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Titre :
Québec science
Principal magazine d'information scientifique généraliste québécois. [...]

Le mensuel d'information scientifique Québec Science est publié à partir de 1970. Il est le résultat de l'acquisition par l'Université du Québec de la revue Jeune scientifique, qui était publiée par l'Acfas. C'est Jocelyne Dugas, auparavant responsable de la revue Techniques, publiée par le ministère de l'Éducation, qui préside à cette mutation.

Québec Science opte pour une formule plus journalistique que pédagogique. La revue sera un terreau de développement de la profession de journaliste scientifique. Michel Boudoux, Yannick Villedieu, Christian Coutlée, Daniel Choquette, Solange Lapierre-Czerniecki, Pierre Sormany, Michel Gauquelin, Madeleine Harbour, Fabien Gruhier, Lise Laberge, Gilles Provost, Gilles Paquette, François Picard y participent.

La revue vise à intéresser les jeunes à la science et aux carrières scientifiques en leur offrant une information scientifique à jour présentée par des articles rigoureux et approfondis. Un accent est mis sur l'attractivité visuelle; une première couverture signée par le graphiste Jean-Pierre Langlois apparaît ainsi en septembre 1973. Pierre Parent et Richard Hodgson poursuivront le travail de ce dernier. Diane Dontigny, Benoit Drolet et André Delisle se joignent à l'équipe au milieu des années 1970, alors que Jean-Pierre Rogel en dirige la rédaction à partir de l'automne 1978.

Les premières années sont celles de l'apprentissage du journalisme scientifique, de la recherche de l'équilibre entre la vulgarisation, ou plutôt la communication, et la rigueur scientifique. Les journalistes adoptent styles et perspectives propres à leur métier, ce qui leur permet de proposer une critique, souvent liée à l'écologie ou à la santé. Plus avant dans les années 1970, le magazine connaît un grand succès, dont témoignent l'augmentation de ses ventes et la résonance de ses dossiers.

Québec Science passe sous la responsabilité des Presses de l'Université du Québec en 1979. La revue est alors prospère; en 1980, le magazine est vendu à plus de 25 000 exemplaires, dont 20 000 par abonnement. Les années 1980 sont plus difficiles à cause de la crise économique. Luc Chartrand pratique le journalisme d'enquête pour la revue, dont l'équipe de rédacteurs se renouvelle. On assiste ainsi à l'arrivée de Gilles Drouin, Bernard Giansetto, Claude Forand, Louise Desautels, François Goulet et Vonik Tanneau. Québec Science produit des articles sur les sujets de l'heure : pluies acides, sida, biotechnologies.

Au tournant des années 1990, le magazine fait davantage appel à des collaborateurs externes - journalistes, professeurs et scientifiques. Le cégep de Jonquière devient l'éditeur de la revue. Il en gardera la charge jusqu'au transfert de Québec Science à Vélo Québec en 2008.

Au moment de l'arrivée, en 1994, du rédacteur en chef actuel, Raymond Lemieux, le magazine est encore en difficulté financière. Il connaîtra cependant une relance, fort de la visibilité engendrée par la publication, depuis février 1993, d'un numéro spécial sur les découvertes scientifiques de l'année au Québec. Québec Science devient le premier média québécois à se trouver sur Internet, ce qui lui offre un rayonnement international. Le magazine surfe sur cette vague, avec davantage de contenus et de grands reportages qui franchissent les frontières du Québec; il obtient un soutien accru du gouvernement québécois, ce qui lui permet de recomposer une équipe de journalistes : Catherine Dubé, Vincent Sicotte, Marie-Pierre Élie, Joël Leblanc viennent travailler pour la revue.

Québec science profite ensuite de l'engouement pour les avancées technologiques et s'attire de nombreux collaborateurs qui maintiennent le dynamisme de la revue.

Source :

LEMIEUX, Raymond, Il était une fois¿ Québec Science - Cinquante ans d'information scientifique au Québec, Québec / Montréal, MultiMondes / Québec Science, 2012, 165 p.

Éditeurs :
  • Québec :Les Presses de l'Université du Québec,1970-,
  • Montréal :Vélo Québec éditions inc.
Contenu spécifique :
Juin
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Jeune scientifique
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Références

Québec science, 1978, Collections de BAnQ.

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UER S Volume 16, numéro 10 JUIN 1978 QUEBEC SCIENCE r MAQUILLER \ L€ RISQUE NUCLEAIRE - = DSSlhi Llii Jj- L’ÉLECTRICITÉ RENDUE FACILE ou Les visites industrielles à l’Hydro-Québec Arrêtez-vous chez vous C'était l’invitation engageante que l’Hydro-Québec lançait l'an dernier aux Québécois pour les inciter à visiter certains de ses établissements.En tout, 60 000 personnes ont été reçues au cours de l'année 1977 dans les centrales et les postes ouverts au grand public, ou encore à l’Institut de recherche de Varennes.Des spécialistes sont venus scruter des appareils insolites.Des scientifiques canadiens et étrangers ont visité les laboratoires de l'IREQ.Des groupes d'élèves se sont rendus à la centrale de Beauharnois avec leurs professeurs en complément d'un cours ou, tout simplement, pour profiter d'une journée de congé.Des familles de vacanciers, caméra en mains, ont parcouru les centrales de la Manicouagan, le centre d'information de Gentilly, la centrale de La Tuque ou celle de Carillon.A ce dernier endroit, elles ont pu se détendre à loisir dans le parc aménagé tout près sur le site du Long Sault.L’Hydro-Québec réitère son invitation cette année.Comme par le passé, des guides sont à la disposition du public dans les établissements désignés et un programme de visites a été préparé.Pourquoi des visites industrielles Ouvrir les portes de ses installations les plus importantes et les plus représentatives, c’est, pour l'Hydro-Québec, un moyen simple et agréable de démythifier l’électricité, sa production et sa transformation aux yeux du plus grand nombre possible.Installations ouvertes au public Eté seulement • Région Maisonneuve (514) 842-7861, poste 212 • Région Mauricie (819) 378-4581, poste 256 • Région Manicouagan (418) 296-5581, poste 220 • Complexe nucléaire Gentilly (819) 298-2943, poste 347 Centrale Carillon (22 mai - 4 sept.) Centrale Rivière-des-Prairies (22 mai - 4 sept.) Centrale La Tuque (24 mai - 11 sept.) Centrales Manie 2, Manie 3, Manie 5 (15 juin - 4 sept.) Centrale Gentilly 2 (12 juin - 4 sept.) Toute l'année • Région Maisonneuve Centrale Beauharnois (514) 842-7861, poste 212 N.B.(On peut visiter, sur demande, les postes Dorchester, Berri, Duvernay ou Boucherville) • Région Montmorency Postes Lévis et Laurentides (418) 529-8711, poste 503 (sur demande seulement) • Tracy Centrale thermique Tracy (514) 742-3731 (sur demande seulement) • Institut de recherche de I Hydro-Québec Laboratoires de recherche (514) 652-8508 (sur demande seulement) Du même coup, le public est mis au courant de certains rouages de l'entreprise et se familiarise avec elle.Mais la valeur éducative des visites industrielles à l’Hydro-Québec ne se limite pas aux notions techniques qu'on peut en retirer, même si cet aspect est loin d'être négligeable.Cette initiative vise aussi plus loin que des relations de bon voisinage.L'Hydro-Québec est en effet persuadée que ces visites sensibilisent le public aux questions énergétiques.L’éiectricité est actuellement la plus '‘québécoise” des sources d’énergie dont nous disposons.Si connaître: c'est comprendre (selon l’opinion d'un penseur optimiste), être mieux renseigné sur l’électricité devrait préparer à mieux comprendre les politiques du gouvernement du Québec en matière d'énergie ainsi que les projets et les actions de l’Hydro-Québec.Le déroulement d une visite Une visite se déroule généralement de la façon suivante: un guide accueille les visiteurs et leur donne quelques explications préliminaires.Après quoi, il y a projection d’un film ou d’un diaporama qui retrace l’historique de l'installation, les étapes de sa construction et son intégration au milieu.S'il s'agit d'une centrale, le guide décrit ensuite son fonctionnement général à l'aide de maquettes.Puis la visite proprement dite commence.Les visiteurs sont pilotés à travers la salle des turbines, la salle de commande, puis au barrage (ou dans la cour du poste), et ils ont le loisir de poser toutes les questions qui leur viennent à l'esprit.De retour dans la salle d’accueil, le guide continue à répondre aux questions, qu'elles portent sur la centrale ou le poste,ou sur l'Hydro-Québec en général.Puis il remet aux visiteurs de la documentation sur l’entreprise et ses aménagements.Pour en savoir davantage Pour obtenir des renseignements plus complets sur les visites industrielles de l'Hydro-Québec ou pour se procurer un dépliant sur les établissements ouverts durant l'été de 1978, téléphoner à (514) 285-1711 poste 1550, ou écrire à: Hydro-Québec Relations collectivités Direction Relations publiques 75 ouest, boul.Dorchester 19e étage Montréal, Qué.H2Z 1 A4 r;: I )ef- ¦r I - :: » el: T;' I 1 |ifci (JÉBEC SCIENCE / juin 1978 _e magazine Québec Science, mensuel à but non lucratif, est publié par Université du Québec avec le soutien jdu ministère de l'Éducation du Québec 3t du Conseil national de recherches du Canada.La direction laisse aux auteurs ' entière responsabilité de leurs textes.Les titres, sous-titres, textes de présentation et rubriques sont dus à la 'édaction.ISSN-0021-6127.Dépôt légal, Bibliothèque nationale du Québec, deuxième trimestre 1 978.Répertorié dans PÉRIODEX et RADAR.Courrier de deuxième classe, enregistrement no 1052.Port de retour garanti; LE MAGAZINE QUÉBEC (SCIENCE, C.P.250, Sillery, Québec G1T2R1 '¦ je s (a f Copyright 1978 — le magazine Québec Science — Université du Québec.Tous droits réservés pour tous pays.Sauf pour les citations dans une critique, il est interdit, sans la permission écrite de l'éditeur, le magazine Québec Science, de reproduire ou d'utiliser ce mensuel, ou une partie de ce mensuel, sous quelque forme que ce soit, par des moyens mécaniques, électroniques ou autres, connus présentement ou qui seraient inventés à l'avenir, y compris la xérographie, la photocopie et l'enregistrement, de même que les systèmes d'informatique.COMITÉ DE SOUTIEN Bell Canada M.Claude St-Onge vice-président Zone provinciale à Québec Banque de Montréal Jean Savard vice-président — Division du Québec Imasco Limitée Les produits mperial Tobacco Limitée Institut de recherche de l'Hydro-Québec W.Lionel Boulet directeur La Sauvegarde Cie d'assurance sur la vie M.Clément Gauthier président Université du Québec Jean-Marc Gagnon directeur et rédacteur en chef Diane Dontigny Louis de Bellefeuille adjoints à la rédaction Jean-Pierre Langlois directeur de la production Marie Prince promotion et publicité Patricia Larouche administration et secrétariat Nicole Bédard Claire D'Anjou diffusion Raymond Robitaille composition typographique Distribution postale Paul A.Joncas Photogravure et impression L'Éclaireur Itée Distribution en kiosques Les Messageries Dynamiques Abonnements (1 an / 12 numéros) Régulier: $1 7.00 Groupe (10 et plus): $15.00 À l'étranger: $21.00 A l'unité: $1.75 Port de retour garanti Le magazine QUÉBEC SCIENCE Case postale 250 Sillery, Québec GIT 2R1 Tél.: (418) 657-2426 Télex: 051 3488 TWX: 610-571-5667 Les chèques ou mandats postaux doivent être établis à l'ordre du MAGAZINE QUÉBEC SCIENCE Sommaire 4 Courrier 6 La tête en fleurs 9 Agriculture Désodoriser le fumier 10 Référendum Le néo-étapisme est né Nucléaire Farcir le globe 12 Médecine du travail Les déboires du droit à la santé 13 Diabète De l'insuline génétique 14 Neurophysiologie En suivant les sentiers de la douleur 39 Technologie Les ions négatifs démystifiés Technologie médicale Des sons qui font voir 40 Sables bitumineux Du pétrole aux micro-ondes 41 Astronomie Chiron, le dernier-né du système solaire 42 Transport aérien Atterrir sans pilote 43 Art dentaire Sur-dose de rayons X 44 Physique Un réacteur nucléaire naturel Emploi Une sécurité insécure 46 Temps pleins 47 Parutions récentes 49 En vrac 15 Maquiller le risque nucléaire Gilles Provost Dissection d'un rapport de la Commission de contrôle de l’énergie atomique sur les risques des différentes formes d'énergie 18 Le destin des étoiles Jean-René Roy Supernova: la fin spectaculaire que peut connaître une étoile 23 Tuer sans détruire! Jean-Pierre Rogel La bombe à neutrons rend plus facile et plus probable le recours à l'arme nucléaire 27 La mode coca René Gob/ot Très répandue au début du siècle, puis déclarée illégale, la cocaïne refait surface 33 Les connaître pour mieux les manger Michel Chevrier Quelques espèces de champignons comestibles facilement identifiables 4 ju in 1978 / QUÉBEC SCIENC! 15 COURRIER.MISE AU POINT SUR LA FUSION J'ai lu avec grand intérêt l'entrevue entre le ministre fédéral Judd Buchanan et Jean-Marc Fleury de Québec Science, publiée à la page 45 du numéro d'avril de Québec Science (volume 16, numéro 8).Vers la fin de l'entrevue, Monsieur Fleury fait référence à notre accusation portée contre le gouvernement fédéral quant au partage des fonds de recherche pour la fusion thermonucléaire.Nous mentionnons alors que ces fonds sont distribués ailleurs qu'au Québec, malgré l'existence d'un important centre d'expertise.Ces faits furent rapportés par Gilles Provost dans Le Devoir (jeudi 17 novembre 1977) et par Louis de Belle-feuille dans Québec Science (février 1978).À l'accusation, le ministre Buchanan nie qu'il y ait des fonds disponibles pour la recherche en fusion et affirme que «la fusion est tout au bas de nos (gouvernement fédéral) priorités dans le domaine des recherches sur l'énergie.» Le ministre, non seulement ne répond pas à la question, mais laisse entendre que le fédéral ne subventionne pas de telles recherches.Or, depuis notre accusation de l'année dernière, d'autres fonds fédéraux ont été distribués dans le domaine de la fusion, et encore une fois, le même scénario se répète.Il s'agit cette fois-ci d'un nouveau programme thématique du Conseil national de recherches; un des trois thèmes est l'énergie.Sur les $225 000 déjà octroyés aux universités pour la recherche en fusion pour l'année 1978, l'INRS-Énergie reçoit $20 000 (9 pour cent), malgré les cinq demandes de subvention et sa grande équipe réputée (dans notre centre, nous avons 46 pour cent de tous les professeurs-chercheurs actifs dans le domaine de la fusion au Canada).Dans sa dernière intervention.Monsieur Buchanan dit.«Le Québec ne fait pas assez pour la recherche scientifique.Si les dirigeants québécois voulaient faire cavalier seul, je leur souhaite bonne chance.» J'ajoute tout simplement pour terminer que puisque le Québec ne reçoit qu'une faible fraction de sa quote-part du gouvernement fédéral pour la recherche, il est bien souvent obligé de faire cavalier seul.Brian C.Gregory directeur INRS-Énergie DES MESURES ANCIENNES J'aimerais ajouter quelques précisions à la réponse que vous donnez à votre correspondant André Hemlin, de Montréal (numéro d'avril 1978, page 5).Le hogshead est bien une unité de volume médiévale (éviter l'adjectif moyenâgeux!).C'est une mesure anglaise utilisée à la fin du XVe siècle et valant 52 gallons imp.et demi.C'était une mesure à vin.Le «ell», par contre, n'est pas spécifiquement médiéval.C'est une mesure de longueur propre aux îles anglo-normandes, surtout Jersey, valant 4 pieds.L'équivalent français en serait l'aune (1 mètre 20) qui fut abandonnée, en France, autour de 1840.Je ne connais pas le «boit».Peut-être serait-il préférable d'éviter de supposer une origine médiévale à des mesures inconnues.Cela risque en effet d'induire vos lecteurs en erreur.Denise Angers Hull RÉPONDRE PAR UN DESSIN J'ai trouvé passionnant l'article de Jean-Marc Fleury intitulé «Pas de barrière pour la télévision» (Québec Science, avril 1 978).Je vous communique mes impressions sous forme d'une courte bande dessinée.Je n'ai que des compliments à adresser à votre revue, tant au point de vue contenu (articles très intéressants et stimulants.pour l'imagination) qu'au point de vue forme (excellente mise en page).Lise Gascon Montréal - Selon Québec Science farri/ 78)- Depuis 50ans, /es télévisions terrestres émettent une bu//e électrvmaçfnétique.gui "a maintenant refunt plus de JOO sysfèmes solaires peut-être arec des civilisations.’ : llfKZAMlien/ V!£NS VOIR1! ' Lf IWÊ FORME' D'INTRLU&EVCS (J y) ÉME7TA/VT RRr/FiClEU£MS/vr PFS OUDE5 électromagnétiques.1.JE ME DEM AN PF S! cette forme de vie ms RESSEMBLE UN PEU LES OVNI DU QUÉBEC | ;> J'aimerais savoir l'adresse du magazine UFO Québec.Bravo pour votre article sur ) les OVNI dans le numéro 11 du volume 15.André Tanguay Montréal Vous pouvez communiquer avec UFO Québec à l'adresse suivante: BP 53, Dollard des Ormeaux, P.Qué.:ï Ül * i) V « QUAND ON PARLE GÉOMORPHOLOGIE Dernièrement, je faisais l'acquisition de plusieurs numéros de Québec Science parus au fil des années 70; je ne peux que féliciter l'équipe du magazine pour les différentes améliorations apportées au niveau du contenu et du contenant.C'est dans cette optique que je désire faire quelques remarques à propos d'imprécisions relevées dans les articles où sont inscrites des expressions-clichés qui témoignent d'une méconnaissance de la géomorphologie.En effet, à propos des glaciers par exemple, on retrouve parfois l'expression «vallée creusée par le glacier»; or, il est plus exact de parler de «surcreusage»gla-ciaire, ce qui relativise le pouvoir érosif de ce «fleuve de glace».Incidemment, ce dernier terme est emprunté au vocable des glaciations de type alpine tandis que celle qui a englacé le Québec en fut une de type inlandsisien.Le fait de parler du «fjord du Saguenay» engage quant à la morphogénèse de cette vallée; la désignation «auge de fracture» implique une interprétation différente, nuancée.Toujours dans le domaine des glaciations, si vous prenez la peine de résumer la théorie de Milankovitch, pourquoi ne pas en faire autant avec celle de «l'autocatalyse inlandsisienne d'altitude».Dans un cadre plus large, parler de la «pénéplaine du Saint-Laurent» (Québec Science, janvier 1 976, page 1 8) est on ne peut plus incorrect.J'ai lu dans plusieurs articles des références à la théorie de la dérive des continents ou encore sur la tectonique des plaques, mais jamais, sauf erreur, sur l'hypothèse de la contraction de la peau sialique ou encoresur l’énergie morphogénétique.La géomorphologie apporte sa contribution à l'avancement de notre compréhension du monde, Québec Science se doit d'être à l'écoute.Louis Saint-Hilaire Saint-Romuald d'Etchemin Vos remarques concernant l'usage des expressions «vallée creusée par le glacier» i et «pénéplaine du Saint-Laurent» sont parfaitement justifiées.Ces expressions sont en effet à éviter.Il est vrai, comme vous le dites, que le terme «fjord» du 3UÉBEC SCIENCE / juin 1978 5 H ni: Saguenay «engage quant à la morpho-jénèse de cette vallée».L'expression >auge de fracture» est certainement pré-'érable, ce d'autant plus qu'on a effecti-/ement observé des réseaux de fractures =n échelon dans la vallée du Saguenay.H 'aut malgré tout tenir compte du contexte.Y ne serait sûrement pas nature! de parler f'auge de fracture dans un article d'inté-¦êt général, alors que le terme un peu rop engageant, certes, de fjord est à notre disposition, terme qui s'est mérité jne place dans tous les dictionnaires.Après tout, les glaciers ont bel et bien 'aissé une empreinte, ne serait-elle que superficielle, dans la vallée du Saguenay.S'il n'a pas été question de l'hypothèse de ta contraction de la peau sialique (la nartie la plus légère de l'écorce terrestre) fans Québec Science, c'est simplement tue cette théorie ne jouit pas actuellement de la faveur de la majorité des scien-ifiques.Et si nous avons parlé de la héorie de M/lankovitch et non de «l'auto-satalyse inlandsisienne d'altitude», c'est tue la première explique au moins en partie les modifications climatiques; la seconde n'en est, indirectement, qu'une conséquence.Quant à ce que vous appelez «l'énergie morphogénétique», nous voyons ma! ce à quoi vous référez.Comme vous le savez, il y a plusieurs phénomènes qui façonnent simultanément le paysage, qui concourent donc à sa morphogénèse.Par exemple la dérive continentale, à laquelle vous faites allusion.Puisque chacun de ces phénomènes moule à sa façon le paysage, d n'existe pas un type unique d'énergie que l'on pourrait qualifier de «morphogénétique».Rassurez-vous, nous sommes à l'écoute de la géomorphologie.DES ALTERNATIVES AU PÉTROLE La présente est pour vous communiquer quelques commentaires sur la courte rubrique intitulée «Pétrole — Ce que nous risquons de perdre?», parue dans Québec Science, édition d'avril 1978.Je m'em- ERRARE HUMANUM EST! Si vous n'avez pas compris le sens de ce titre, ne vous en faites pas: 95% des Québécois sont comme vous.Eh oui! le latin se perd.C'est d'ailleurs ce qui explique pourquoi il s'est produit de déplorables erreurs dans l'article d'Hélène Martineau intitulé: «Le retour des couleurs naturelles» et paru dans notre édition d'avril dernier.Ces erreurs concernent surtout les noms latins des plantes mentionnées Nous donnons plus bas la liste exhaustive de ces plantes avec leur nom scientifique exact.Plusieurs lecteurs nous ont écrit à ce sujet.Nous les en remercions bien sincèrement et prions tous nos lecteurs de croire qu a l'avenir, nous y regarderons à deux fois avant de publier quelque nom latin que ce soit.Aulne {Alnus glutinosa), espèce importée d'Europe Betterave {Beta vulgaris), plante cultivée Bleuet (Vaccinium); il en existe de nombreuses espèces Bouleau blanc (Betula alba), arbre ornemental importé d'Europe Bourdaine ou aulne noir (Rhamnus frangula), plante naturalisée à quelques endroits Raisin d'ours (Arctostaphylos Uva-ursi) Bruyère {Calluna vulgaris), plante européenne rarement cultivée au Québec Canneberge (Vaccinium Oxicoccos) Coptide ou savoyan(n)e (Soptis gro-enlandica): savoyan(n)e prend un ou deux «n» selon les auteurs Pissenlit (Taraxacum officinale), mauvaise herbe d'origine européenne Douce-amère (Solanum dulcamara) Épinette (Picea): on en trouve trois espèces au Québec: P.mariana, P.glauca, P.rubra Gaillet (Galium verum) plante européenne peu naturalisée au Québec Hêtre (Fagus grandifotia) Noyer (Juglans cinerea) Oignon (Allium cepa), plante cultivée et non indigène Oseille (Rumex acetosa), naturalisée près de Québec et à l'île Bonaven-ture Persil sauvage (Anthriscus silvestris) Prêle des bois ou queue-de-renard (Equisetum silvaticum) Pruche (Tsuga canadensis) Renouée persicaire (Polygonum Per-s ica ri a) Rhubarbe (Rheum rhaponticum), plante abondamment cultivée qui persiste dans les jardins abandonnés Sanguinaire ou sang-de-dragon (San-guinaria canadensis) Sarrasin (Fagopyrum esculentum), plante cultivée Sureau (Sambucus) Saule (Salix) Sumac ou vinaigrier (Rhus typhina) presse de vous signaler que l'auteur de cet entre-filet, M.François Picard, a réussi, en quelques paragraphes, à décrire assez justement la situation de la pétrochimie et surtout à énumérer les multiples usages des produits dérivés du pétrole, matière première vouée à un épuisement plus ou moins prochain.À l'instar de l'auteur de cette rubrique, tous les lecteurs de Québec Science se doivent de constater le sérieux de la situation mais je m'étonne quelque peu de l'attitude alarmiste que l'auteur épouse à la fin de son court article.En effet, l'industrie nord-américaine de la pétrochimie est fortement tributaire des importations de pétrole et le Québec n'échappe sûrement pas à cette règle.(Le déficit énergétique du Québec tant discuté ces derniers temps confirme ce fait.) Cependant, il y existe des alternatives qui valent la peine d'être signalées.Par exemple, l’acétylène, si utile pour la synthèse de multiples produits organiques, y compris plusieurs polymères, peut être synthétisé à l'aide de charbon, de chaux et d'énergie électrique (c'est-à-dire dans un four à arc), ce qui rend cette techniquetrès attrayante pour leQuébec.C'est d'ailleurs ce procédé qui est à l'origine de l'établissement d'une industrie chimique de grande importance dans la région de Shawinigan et ce, il y a plusieurs décennies.L'éthylène, cet autre monomère très important, peut également être produit à partir de l'acétylène, au moyen d'une étape d'hydrogénation catalytique.Par ailleurs, la chimie du bois s'avère également très prometteuse.Les produits chimiques et les dérivés que l'on peut tirer de l'arbre sont très nombreux et variés, d'autant plus que les ressources ligneuses sont quand même assez abondantes au Québec et constituent une ressource «renouvelable».Par conséquent, je me permets de vous indiquer qu'il n'y a pas lieu d'être TROP alarmiste au sujet de l'épuisement du pétrole et des dérivés de ce produit dans un avenir plus ou moins immédiat, mais que d'autres ressources naturelles disponibles au Québec (hydro-électricité, ressources forestières) constituent des avenues fort prometteuses, en vue de la substitution (partielle ou totale) des produits de la pétrochimie.Il y a là sûrement de quoi écrire un ou plusieurs articles de fond afin de renseigner le lecteur de Québec Science et surtout de démontrer que le Québec ne doit pas nécessairement être à la merci des importations de matières premières et à la remorque des technologies étrangères.Gérald André Université de Waterloo, Ontario COURRIER 6 juin 1978 / QUEBEC SCIENCE î H'* a L.Thérèse Dionne et Bernard Dupuis La fraîcheur sous les pieds Le tapis de gazon, ou pelouse, fait partie intégrante de l'art paysagiste pour le jardin d'agrément.Il apporte de l'unité en reliant entre eux tous les éléments du décor.Il fait ressortir les volumes, formes et couleurs des différentes plantations et, par sa teinte uniforme et reposante, confère au jardin une apparence d'hospitalité et de fraîcheur.Le tapis de gazon, c'est aussi les espaces verts des parcs, des édifices publics et des zones récréatives.En plus d'être à la fois l'agrément et le repos du regard, chaque coin de verdure joue un rôle important dans l'assainissement de notre environnement.Il réduit la pollution de l'air, grâce au phénomène de la photosynthèse.L'herbe, qui contient de la chlorophylle, a en effet la merveilleuse possibilité, sous l'influence de la lumière, d'absorber et de transformer le gaz carbonique (C02), combiné avec l'eau des plantes, en hydrates de carbone indispensables à la nutrition de tout être vivant (un hectare de pelouse fixe par année 1 000 kilogrammes de C02).Cette réaction chimique libère de l'oxygène comme sous-produit, contribuant ainsi à purifier l'air ambiant.Or la commission d'enquête Castonguay-Nepveu a soutenu que la pollution de l'air vient au premier rang des causes de maladie et d'invalidité, en raison de sa relation avec les maladies respiratoires.Aussi les espaces verts de gazon sont-ils d'autant plus importants à cet égard qu'ils ont une grande surface foliaire absorbante (une pelouse de 10 centimètres de hauteur possède une surface foliaire de 20 mètres carrés par mètre carré de surface).Par sa surface molle, la pelouse absorbe les bruits au lieu de les amplifier comme le font les surfaces dures: asphalte, pierre, béton, etc.Enfin, la pelouse élimine les poussières autour des résidences et la fraîcheur qu'elle dégage rend plus supportables les chaleurs de l'été.PRÉPARER LE TERRAIN Qu'on choisisse de semer ou d’installer du gazon en plaques, ou tourbe, la préparation du terrain sera la même dans les deux cas.Pour durer de nombreuses années et rester bien verte tout l'été, une pelouse doit être établie sur une épaisseur de terre végétale d'au moins 1 5 à 20 centimètres sur un sous-sol de bonne qualité (sain, perméable et ameubli).Puisque nous avons déjà parlé des différents types de sol dans nos premières chroniques, de leur amendement et de leur fertilisation, nous ne reviendrons pas sur le sujet.Il faut quand même souligner que c'est une grave erreur que de vouloir écono- miser sur la qualité et la quantité de la terre utilisée.Avec les spéculations sur les terres arables, les ensembles domiciliaires sont, la plupart du temps, érigés sur des étendues de terrain où on a prélevé toute la couche de terre fertile pour la revendre au prix fort.Le nouveau propriétaire se trouvera en face d'une terre d'excavation, la plupart du temps impropre à la culture, et tellement tassée par la machinerie lourde qu'elle constitue une surface tout à fait imperméable.Si tel est le cas, il faudra défoncer et aérer le sous-sol et augmenter l'épaisseur de la couche de terre arable.Il peut arriver que, à cause de la nature du sol, de la i hauteur de la nappe phréatique ou d'un surplus d'eau venant de terrains voisins plus élevés, le drainage se fasse difficilement.Il faudra alors installer un drain souterrain avant d'étendre la terre definition.llyadans le commerce des tuyaux de drainage de différentes m /(*> Multiplication par rhizomes \ \\ .Multiplication par stolons Touffes QUÉBEC SCIENCE / juin 1978 SOi\; Jiillÿ; grosseurs et fabriqués de divers matériaux.Comme la pose de drains souterrains doit se faire selon certains Jj'.:.critères, il vaudrait mieux consulter des experts avant d'en faire l'installation.Quant au drainage superficiel, il suffira normalement ": de donner une pente minimum au terrain, de l'ordre de 15 centimètres à tous les 30 mètres.Il faudra aussi corriger les dépressions qui retiennent l'eau et contri-' buent ainsi à la formation de glace durant l'hiver, ce qui endommage gravement la pelouse.r i à BIEN «TAMISER» LE SOL Une bonne préparation du sol comprend l'enlèvement des débris, pierres, souches, racines de mauvaises herbes.Un simple enfouissement superficiel ne suffit pas; les pierres finissent toujours par remonter à la surface et risquent d'endommager la tondeuse.Les souches et morceaux de bois, en se décomposant, créent des dépressions par l'affaissement du sol; ces débris sont souvent la cause de l'apparition de champignons sur les pelouses.Une fois les mottes de terre émiettées et la terre stabilisée naturellement, un premier roulage permettra de vérifier la régularité du nivelage.Il vous restera à combler les creux et à aplanir les bosses en ajoutant ou retirant de la terre là où il le faudra.C'est un travail qui demande de l'attention.Sur une grande surface, il est souvent nécessaire d'utiliser un niveau et des piquets repères.Ces travaux de nivelage ne doivent être faits que sur un sol non mouillé.Lorsque la surface semblera assez régulière, on l'ameublit légèrement une dernière fois sur une épaisseur de trois à quatre centimètres.Tout est alors prêt pour commencer le semis ou étendre le gazon en plaques.ON NE SÈME PAS À TOUT VENT Quand semer: Le meilleur temps est sans contredit la fin de l'été, soit de la mi-août à la mi-septembre.À cette époque, les jeunes plantules profitent d'une température moins chaude et des conditions de sol plus fraîches et plus humides.Lejeune gazon a aussi le temps de bien s'établir avant l'hiver.On peut semer aussi au printemps, de la mi-mai à la mi-juin.Il faudra alors surveiller de près l'humidité du sol car les jeunes plants de graminées tolèrent mal un sol trop chaud et un soleil trop ardent.On peut aussi réussir de bons semis hors des époques les plus favorables, pourvu que l'arrosage soit adéquat.Quoi semer: Sachons au départ qu'une bonne pelouse ne peut être composée d'une seule espèce d'herbe.En effet, les graminées à pelouse diffèrent beaucoup dans leurs formes de croissance, selon les espèces et variétés.Le pâturin des prés et la fétuque rougetraçante se multiplient par rhizomes.Ceux-ci sont des tiges traçantes souterraines se propageant juste au-dessous de la surface du sol.L'agrostidetraçante se multiplie par un vigoureux système de stolons croissant à la surface du sol.Les graminées non traçantes comme l’agrostide commune se multiplient par pousses latérales dressées, plus ou moins grosses (voir les illustrations).Les deux graminées les plus utilisées sont le pâturin des prés et la fétuque rouge traçante, parce qu'elles sont permanentes et vivaces.Par contre les ray-grass, qui sont souvent utilisées comme plante-abri parce qu'elles poussent plus rapidement, sont temporaires.La formule des mélanges vendus dans le commerce est ordinairement basée sur les caractères de permanence et de croissance des graminées, les conditions du milieu et le type de gazon désiré.Si l'on veut un gazon d'une couleur plus intense, on se servira surtout du pâturin Merion.Mais il s'établira lentement et exigera des soins appropriés (eau et fertilisants).L'agrostide traçante reste depuis des années la graminée standard pour les terrains de golf.Il y a des graminées pour les terrains ombragés, d'autres pour les terrains exposés à un piétinement continuel.Il est donc très important de vous approvisionner chez des fournisseurs qui sauront vous aider à choisir le mélange approprié selon l'usage déterminé que vous ferez de votre pelouse.Combien semer: La quantité variera selon les mélanges.Respectez les indications données par le fournisseur.Achetez toujours un peu plus que nécessaire afin de réensemencer immédiatement tout emplacement ravagé par une pluie d'orage ou toute autre cause.Comment semer: Malgré son élégance si évocatrice, pas de «geste auguste du semeur».Il vaut mieux utiliser un récipient, la plupart du temps un épandeur qui donnera un semis plus régulier.Il est à conseiller de diviser les graines en deux parties égales.La première partie est semée dans un sens (longueur) et l'autre partie dans le sens inverse (largeur).Le semis terminé, recouvrez à peine les graines avec un râteau tenu très légèrement, sans faire de va-et-vient, en tirant toujours vers vous, pour éviter les amas de graines.Terminez le travail en passant le rouleau sur toute la surface afin de mettre les grains en contact intime avec le sol et permettre une levée régulière.Comment arroser après le semis: Arrosez toujours en pluie très fine, afin que l'eau ne ravine pas le sol et ne déplace pas le semis.L'idéal serait d'arroser légèrement chaque jour mais régulièrement afin que le sol reste humide en surface jusqu'à la levée du semis.Par la suite, arrosez moins souvent mais plus copieusement pour favoriser un enracinement en profondeur.Toujours dans le but de bien fixer le gazon, roulez-le lorsqu'il atteindra cinq centimètres de hauteur.Roulez toujours sur terrain sec, sinon la terre collera et vous arracherez le gazon.Lorsque vous changerez votre arroseur de place, évitez de marcher sur les emplacements mouillés.La première tonte: Elle se fait lorsque le gazon a atteint 8 à 10 centimètres de hauteur environ.Réglez la hauteur de coupe à 5 centimètres et procédez délicatement pour ne pas arracher l'herbe.La première tonte doit être suivie d'un roulage pour «refixer» les herbes qui auraient pu être soulevées.Faites suivre d'un bon arrosage.LA TOURBE Si vous préférez utiliser le gazon en plaques, qui est plus coûteux mais qui donne une pelouse instantanée, exigez un produit cultivé en gazonnière par des producteurs reconnus.Vous avez, de par la loi, le droit de savoir quelles sont les graminées qui entrent dans la composition du semis.Les plaques de gazon doivent être bien vertes, légèrement humides, exemptes de mauvaises herbes et de maladies et assez solides pour éviter le gaspillage par le bris des plaques.Les fournisseurs sérieux donnent à leurs clients des feuillets d'instruction sur la pose et l'entretien.Pour en lire plus Roland Gilbert, Le gazon, édité par Les produits Marquette, Inc.Comment réussir vos pelouses, les guides «Mon jardin et ma maison» HH Certains ont attrapé lé Chnac" à cause de la logeabilité de la Renault 5.(y/iedoz JF/ i! s ¦ 51 il1 S 'S ïll li a La logeabilité de la Renault 5, voilà une autre bonne raison d’attraper le « Chnac ».Confort et logeabilité enfin réunis: les places arrière de la 5 sont d’accès facile grâce au système exclusif de basculement des sièges avant.Quatre adultes et leurs bagages voyagent en tout confort dans la 5.Pour encore plus d’espace, vous pouvez abaisser le siège arrière et obtenir 31.5 pieds cubes de volume utile, d’autant plus utile que le hayon arrière s’ouvre du pare-choc jusqu’au toit.La capacité de chargement de la 5 vous séduira tout comme sa robustesse, et sa résistance./fi, Beaucoup ont attrapé le « Chnac » à cause de la logeabilité de la 5 parce qu’elle permet de répondre à toutes les exigences.même à celles d’un Épagneul chouchouté et dorloté! FICHE TECHNIQUE Moteur: 1300 CC, 68.5 chevaux.Freins: disques à l’avant.Suspension: indépendante aux 4 roues, barres de torsion.Pneus: radiaux Michelin.Direction: crémaillère.Transmission: traction avant, 4 rapports synchronisés au plancher.Les concessionnaires Renault sont présents dans tout le Québec.Acton Vale, Alma, Brome, Chicoutimi, Drummondville, Granby, Grand’Mère, Greenfield Park, Joliette, Laval, Longueuil, Magog, Montréal, Ottawa-Hull, Pierrefonds, Port-Neuf, Québec, Repentigny, Rimouski, Rivière-du-Loup, Rouyn-Noranda, Ste-Agathe, St-Antoine-des-Laurentides, St-David, St-François, St-Jean, Ste-Méthode, St-Nicolas, Ste-Thérèse, Sept-Iles, Sherbrooke, Trois-Rivières, Valleyfield, Victoriaville.RENAULT 5 QUÉBEC SCIENCE / juin 1978 9 AGRICULTURE DÉSODORISER LE FUMIER Les discussions entre les agriculteurs et les services de protection de l'environnement au sujet du projet de règlement concernant la pollution agricole n'aboutissent pas.Depuis 1974, les versions du projet se succèdent sans pouvoir obtenir le consensus général.L'obstacle?Les odeurs! Les agriculteurs se disent prêts à prendre les mesures qui s'imposent pour éviter la contamination de l'eau ou du sol par la fumée.Mais, lorsqu'il s'agit des odeurs, ça ne va plus.Selon lesproduc-teurs agricoles, l'odeur en soi n'est ni bonne, ni mauvaise et ne cause aucun tort au milieu ou à la santé.C'est une question de goût et d'opinion, une question politique.taller une fosse d'entreposage du fumier produit par 3 000 porcs peuvent dépasser 40 000 dollars.On comprend alors que les ingénieurs et techniciens associés à l'agriculture cherchent à diminuer ces coûts ou du moins à rentabiliser au maximum les installations d'entreposage du fumier.Des propositions fort intéressantes ont été énoncées lors du sixième colloque de génie rural, tenu récemment à l’université Laval.Cette rencontre des agriculteurs, des chercheurs et des fabricants de machines agricoles était entièrement consacrée à l'inventaire des solutions aux problèmes de manipulation, d'entreposage et de traitement des «TT , •4P* fmStn L, Sous cet aspect, il semble que le recours à une règlementation ne soit pas la solution.On n’interdira pas au fumier de sentir le fumier! Les odeurs font partie de l’agriculture.Il reste néanmoins possible de diminuer l'intensité des émanations du fumier par des méthodes adéquates d'entreposage et d'épandage.Bien que ces techniques de désodorisation coûtent très cher, les agriculteurs les envisagent pour l'avenir, à condition de bénéficier d'une aide gouvernementale substantielle.Les dépenses encourues pour ins- fumiers.Au chapitre de la désodorisation et la mise en valeur des excréments animaux, des solutions très originales et prometteuses ont été apportées par des chercheurs universitaires et par des ingénieurs du secteur privé.Le système le plus complet de dépollution et de revalorisation du fumier a été présenté par un géologue conseil, Fernand Benoît.Celui-ci s'intéresse particulièrement à la biodégradation, que ce soit dans le cadre du traitement des déchets urbains ou des résidus d'épuration des eaux.Son expérience des processus de décomposition des matières organiques lui a permisdecon-cevoir des systèmes de traitement du fumier pour solutionner les problèmes de pollution et d'odeurs.Baptisée GEOBI, la technique développée et expérimentée par M.Benoît en collaboration avec le professeur J.A.Choi-nière du département de Génie rural de l'université Laval, vise à accélérer la décomposition anaérobique, par laquelle le fumier mélangé à l'eau se dégrade en libérant le «biogaz», source d'énergie disponible pour la ferme.Les réacteurs à méthane, pour être efficaces, doivent fonctionner à une température idéale de 35 degrés Celsius.Le procédé GEOBI entretient cette chaleur de deux façons.D'abord, en enveloppant le digesteur anaérobique dans une couche de fumier exposée à l'air.Cette enveloppe, en plus de l'effet d'isolation, chauffe le digesteur en se dégradant.La température de décomposition du fumier en présence d'air peut en effet dépasser 40 degrés Celsius.Ensuite, le gaz biologique récupéré du processus peut alimenter un appareil de réchauffement du fumier introduit dans le digesteur.D'après les inventeurs, l'énergie nette récupérée du procédé est supérieure à 80 pour cent, en comparaison de 50 pour cent pour des systèmes expérimentés dans d'autres pays.Le système GEOBI traite le fumier liquide le plus frais possible.Un délai d'environ 1 5 jours est requis pour une décomposition complète.Le gaz s'échappant du fumier est enfermé temporairement dans une cuve renversée sur le fumier.Par la suite, il sert, par exemple, de carburant à un générateur d'électricité répondant à certains besoins de la ferme.Fait intéressant, après la décomposition la liqueur résiduelle n'a pas d'odeurs.Elle constitue de plus un engrais de qualité supérieure au fumier de départ.Pourlesagriculteurs ne disposant pas des surfaces suffisantes pour l'épandage, le concepteur du système GEOBI suggère l'addition d'un appareil de séchage de la boue résiduelle.Ceci, afin d'obtenir un engrais sec et sans odeurs dont la valeur marchande est très élevée.Les économies pour le producteur agricole utilisant ce procédé de traitement du fumier sont multiples.Il dispose, premièrement, d'une source d'énergie complémentaire pour son exploitation agricole.Deuxièmement, le volume du fumier est réduit de 20 pour cent au cours du processus, diminuant d'autant les frais d'entreposage et de manutention.Troisièmement, l'engrais disponible après le traitement représente, à cause de ses qualités, un potentiel financier non négligeable, soit par la vente à l'extérieur de la ferme, soit par l'utilisation sur la ferme.Enfin, la possibilité d'épandre l'engrais liquide maintenant désodorisé en tout temps sans nuire aux autres opérations de l’exploitation représente un profit indirect pour l'agriculteur.Du point de vue environnemental, les avantagessonttout aussi probants.On sera moins tenté de jeter à la rivière un fumier d'excellente qualité, qui pourrait pourtant diminuer la facture d'engrais chimiques ou être vendu aux jardiniers amateurs.La réduction importante du volume permettra aussi de diminuer la pression sur le milieu, qui n'est capable d'absorber qu'une quantité limitée de matières organiques.Enfin, la disparition des odeurs, et avec elles des mouches et des microbes pathogènes, rendra le système particulièrement attrayant.Déjà, un prototype de digesteur GEOBI a été construit et expérimenté.La marge est cependant encore très large entre ce succès expérimental et une application répandue dans les exploitations agricoles.Non seulement parce que les agriculteurs peuvent résister à l'introduction d'une technologie nouvelle.Mais encore faut-il que les milieux gouvernementaux s'occupant d'agriculture et d'environnement acceptent de regarder du côté de la technique pour trouver des solutions à la pollution.Alors seulement sera-t-il possible d'encourager les agriculteurs, par des programmes d'incitation et de support, à faire appel à des méthodes de traitement adéquates de leur fumier.André De!isle 10 juin 1978 / QUEBEC SCIENC 1 ; RÉFÉRENDUM LE NÊO-ËTAPISME EST NÉ «Maîtres chez nous» (Lesage), «Égalité ou indépendance» (Johnson), «Souveraineté culturelle» (Bourassa), «Souveraineté-association» (Lévesque), les étapes se suivent.Pour la majorité des invités au colloque sur le référendum organisé en mars dernier par la Société canadienne de science politique et le département de science politique de l'université Laval, il était bien clair qu'un processus politique est en cours au Québec et au Canada etque le référendum promis par le Parti Québécois n'en est qu'un élément.Certains ont même parlé de la naissanced'un néo-étapisme.Cet étrange instrument, qu'est le référendum, peu connu des moeurs politiques canadiennes, a été passé à la loupe, ausculté au plan juridique, disséqué au niveau politique.Le diagnostic n'a pas tardé, clair et rassurant: c'est un sondage solennel, sans doute étranger au droit constitutionnel de type britannique, mais qui lui est déjà intégré en Australie et en Grande-Bretagne.Dans les circonstances actuelles il ne peut être que consultatif, mais il pourrait acquérir une grande valeur politique.Autrement dit, si un référendum ne fait pas le poids face à la Couronne britannique, si la sanction du peuple ne peut équivaloir à la sanction royale, il reste que les conséquences politiques d'un «oui» massif, d'un «non» massif ou d'un résultat mitigé à ce type de consultation populaire pèsent sur l'avenir d'une nation et d'un pays.C'est en sa qualité de doyen et de professeur à la faculté de droit de l'Université d'Ottawa que Gérald Beaudoin, membre de la commission Pépin-Robarts, s'est évertué, dès les premières heures de ce colloque, à décortiquer les aspects juridiques et constitutionnels d'un référendum au Canada.Le référendum existe donc en Australie, où il est partie intégrante des processus d'amendement constitutionnel, et en Grande-Bretagne, où il a permis aux sujets de Sa Majesté d'exprimer leur désaccord face à un retrait du Marché Commun.À Terre-Neuve, il a permis à 52,4 pour cent de la population de se prononcer pour le rattachement à la Confédération.Son importance politique est donc certaine.Mais en droit strict il ne vaut pas grand-chose, même s'il est tenu sous l'autoritéd'une loi.À titre d'exemple, une loi sur les référendums a déjà été annulée au Manitoba, ce qui confirme qu'en droit britannique c’est le législatif qui prime, après la Couronne.L'Assemblée nationale du Québec peut-elle partager avec la population, via un référendum, une partie de ses attributions législatives?Oui, et cela se fait déjà au niveau municipal par exemple, mais non dans le cas du droit à la sécession, droit qui n'est pas prévu dans la constitution du Canada.Selon les juristes, il faudrait un amendement constitutionnel.Or seul le Parlement de Westminster peut modifier les Actes de l'Amérique du Nord Britannique qui nous servent de constitution.La loi québécoise sur les consultations populaires va donc permettre de tenir un référendum pour s'enquérir auprès de la population de l'opportunité de changer le statut constitutionnel du Québec.Mais, en soi, elle ne constituera pas un amendement constitutionnel.Tout ce que pourra obtenir le gouvernement québécois, c'est un mandat pour aller discuter avec l'autorité compétente, c'est-à-dire Westminster, la possibilité de changer la constitution.Puisque le droit à la sécession n'est pas prévu au Canada, comme dans la plupart des États, sauf dans les véritables confédérations (le Canada est plus une fédération qu'une confédération), une déclaration d'indépendance d'une province est donc ultra vires, non légale.Mais elle peut être entérinée par le gouvernement central, ce qui change tout.Autre précision apportée par Gérald Beaudoin, un référendum, qui porte en principe sur une idée, n'a rien à voir avec un plébiscite, qui porte sur une personne.En fait, il y a toujours une part de plébiscite dans un référendum car un homme, le chef du gouvernement par exemple, personnifie l'idée.Dans le cas d'un échec, René Lévesque n'est peut-être pas obligé de démissionner, (il a déjà annoncé qu'il ne se sentait pas lié par le résultat du référendum), mais il y a l'exemple du général de Gaulle qui a démissionné après avoir perçu comme un échec personnel le résultat négatif d'un référendum sur la régionalisation.Si sa valeur légale est réduite, le référendum n'en possède pas moins une importance politique de premier ordre, et les considérations des politicologues Vincent Lemieux et Gérard Bergeron (université Laval), Daniel Latouche (université McGill), Richard Simeon (université Queen's) l'ont bien montré.Plus la question sera claire, plus les réponses seront «lisibles», c'est-à-dire non sujettes à controverse, plus l'impact politique sera fort.Plusieurs des conférenciers y sont allés de leurs suggestions de question, certains insistant sur la nécessité pour le Parti Québécois d'avoir une question «gagnante», c'est-à-direuneques-tion qui ne parle ni de souveraineté, ni d'association.qui serait donc étapiste unefoisde plus, quitte à mécontenter les militants de l'indépendance.C'est la stratégie du néo-éta-pisme.Cette question, selon Vincent Lemieux, ne portera pas sur une idée ou un concept mais plutôt sur une démarche.Ce qui implique que bien des gens iront voter au référendum pour approuver ou désapprouver la performance globale du gouvernement du Parti Québécois.Vide de tout contenu intéressant depuis 1 976, le débat sur l'avenir du Québec risquedonc de rester aussi ennuyeux, ont affirmé plusieurs conférenciers.Conscient maintenant de ne pouvoir probablement gagner son référendum, le Parti Québécois redéfinit toute sa stratégie afin de ne pas le perdre, c'est-à-dire de sauver les apparences, d'affirmer Daniel Latouche.Et, toujours selon lui, pour recueillir une majorité d'appuis, celui de l'Union nationale en premier, il existerait 42 644 possibilités de présen- ter le débat à la population grâce à la combinaison de sep -à huit options allant du fédéra lisme renouvelé à l'indépen dance.Les politicologues on donc de quoi s'occuper pou les mois qui viennent, tou comme les politiciens.Miche! Gauquelii NUCLÉAIRE FARCIR LE GLOBE Le stockage définitif des déchets radioactifs provenant des centrales nucléaires ne poserai) aucune difficulté technique majeure.C'est du moins l'opinion exprimée par Michae Tomlinson de l'Université de Montréal.Par stockage définitif, on entend ici qu'une fois le stockage des déchets effectué aucune surveillance du lieu ne serait requise.On peut stocker des déchets de grappes de combustible épuisé tels quels ou bien les retraiter.Le retraitement sertà séparer les déchets des produits de fission et récupérer les restants d'uranium et le plutonium en vue d'une utilisation future.Au Canada, on a choisi de garder le combustible épuisé-en réserve jusqu'au moment où les conditions économiques ou le climat social créeront un besoin de retraitementou alors jusqu'au moment où tout retraitement s'avérera inutile.Quels processus nécessite le retraitement?Il faut d'abord réduire les grappes en morceaux, dissoudre l'oxyded'ura-nium et le plutonium dans de l'acide nitrique et, à l'aide de procédés d'extraction chimique, séparer l'uranium restant, le plutonium et les produits de fission.L'uranium et le plutonium sont retransformés en combustible, alors que les produits de fission sont solidifiés et incorporés à des blocs de verre.Ces blocs de verre hautement radioactifs constitueraient les déchets radioactifs défini- i tifs, et on les enterrerait à grande profondeur dans le sous-sol.Les organismes vivants sont soumis aux dangers d'exposi- ^ QUÉBEC SCIENCE / juin 1978 lissi:: «jüljh i!;;.n»l; eis ii nife:[ lips bis:' ii H' lif: SiS nk> iiiWjj ifE' te;s nib tK> lli?»! ylü (?- lllfi ii .1 tnj •( ?m pi» 11 lion à la radioactivité externe et aux risques d'ingestion de matière radioactive (air, eau, aliments contaminés) — il faut donc éviter ou réduire au minimum ces deux formes de contact.La demi-vie du plutonium étant de 24 OOO ans (la demi-vie est le temps requis pour que la moitié de la quantité initiale soit désintégrée), il faut donc que la solution retenue soit très fiable.Le stockage temporaire est sous la responsabilité de la compagnie d'électricité exploitant la centrale nucléaire.Mais le stockage définitif devra se faire par l'intermédiaire de la Commission de contrôle de l'Énergie atomique du Canada; elle sera donc sous la responsabilité du gouvernement fédéral.L’Énergie atomique a d'ailleurs lancé un programme afin de développer des techniques de stockage définitif sous terre.On analyse présentement un peu partout au Canada les formations rocheuses stables, celles qui n'ont subi aucun changement majeur depuis 200 à 2 000 millions d'années.Il semble que les gisements de sel, en raison de leur faible contenu en eau, puissent convenir comme «poubelle»; aussi tente-t-on d'en localiser les principaux gisements.Le Bouclier canadien pourrait offrir une autre possibilité, en raison de sa grande stabilité.On a déjà effectué une étude des concepts préliminaires et des coûts de stockage dans des roches dures.Les déchets radioactifs seraient placés dans des salles souterraines aménagées dans le roc et seraient ensuite recouverts de bouchons de béton.Une fois remplies les salles seraient remblayées et le dépôt de stockage scellé.Un tel dépôt aurait une étendue souterraine de quatre par cinq kilomètres et pourrait recevoir tous les déchets canadiens jusqu'à la fin du siècle et une partie appréciable du siècle à venir.Le rapport du coût des dépôts de déchets sur celui de l'électricité serait inférieur à 3 cents par gigajoule (un cent par kilowatt-heure).Le volume des roches déplacées pour creuser un tel dépôt (tunnels, salles) sera suffisant pour accueillir tous les autres déchets beaucoup moins radioactifs mais plus volumineux associés à l'exploitation des centrales, y compris les déchets gazeux que créera une usine de retraitement.On utilise aujourd'hui des programmes d'ordinateur et des modèles physiques pour évaluer le comportement d'un dépôt de stockage sous diverses conditions et pour étudier la migration de matières radioactives vers la surface.Ainsi, en appliquant des valeurs probables représentant la perméabilité et le gradient hydraulique à grande profondeur dans des formations rocheuses du Bouclier canadien, les analyses indiquent que le temps nécessaire à la remontée de l'eau à la surface sera supérieur à 1 0 000 ans.Concernant les noyaux radioactifs qui ne se seront pas désintégrés en cours de route et qui parviendront jusqu'à la surface, on étudie minutieusement leur migration par diverses voies à la surface du globe, dans les océans et dans les sédiments souterrains.Bien que les analyses n'en soient qu'à leur début il semble que les niveauxderadioativitépou-vant être atteints dans l'environnement soient très bas.Et ce d'autant plus que, dans ces études faites jusqu'à présent à l'aide de modèles relativement simples, on n'a pas tenu compte de la réduction de la libération de radioactivité en raison du faible taux de solubilité du matériau de confinement.On veut à l'avenir étendre la portée des analyses afin de prévoir des incidents, même s'ils sont improbables, tels que la fracturation des formations rocheuses.M.Tomlinson, se référant à la découverte dans une mine d'uranium au Gabon des restes de six réacteurs nucléaires préhistoriques naturels, pense que la nature y a démontré là que des produits de fission peuvent rester isolés sous la terre pendant de très longues périodes de temps.En effet, le plutonium et l'uranium se trouvent encore dans les grains du minéral où ils se sont formés, il y a de cela 2 000 millions d'années.Et M.Tomlinson de nous rappeler qu'en parlant de toxicité il faut bien faire la différence entre le danger potentiel d'une substance et le risque réel qui lui est associé, celui-ci étant fonction de la manière dont cette substance est utilisée.Ainsi, selon M.Tomlinson, un plombage dentaire ordinaire contient 20 fois la quantité léthale de mercure et pourtant, à cause d'une réaction chimique, il est inoffensif.Claude de La un 1ère CKRL-MF station de radio communautaire, à but non lucratif, 89,1 '.'/.•wJ s-*:; m w k Depuis cinq ans, il existe à Québec une station de radio MF qui possède des objectifs de travail fort différents de ce qui existe, à l'heure présente, au sein du milieu des télécommunications.Sa programmation, son fonctionnement interne, de même que la participation du milieu à ses activités radiophoniques et à son financement, illustrent, de façon concrète, ces mêmes objectifs.Quelque 90 producteurs bénévoles y réalisent hebdomadairement 125 heures de programmation.De par son mandat, CKRL-MF est une radio différente.CKRL-MF, suite 0447, Pavillon de Koninck, Université Laval, Ste-Foy, P.Q.G1 K 7P4. 12 juin 1978 / QUÉBEC SCIENCE MÉDECINE DU TRAVAIL LES DÉBOIRES DU DROIT  LA SANTÉ —* •'*1 i\ a A ! La médecine du travail, cela se résume très souvent au médecin de l'entreprise, payé par celle-ci et par conséquent en conflit d'intérêt la plupart du temps.Cettevéritéaplanétout au long du colloque «l'Université et la médecine du travail», organisé conjointement par les facultés de médecine des universités Laval, McGill, de Montréal et de Sherbrooke, à la mi-mars dernier.Certains n'ont pas hésité à être explicites sur les liens du médecin avec les services d'administration de l'entreprise: «Parfois, il faut presque une enquête policière pour vérifier que les résultats d'une analyse de laboratoire effectuée à l'hôpital vont directement au médecin de l'entreprise, sans passer par les bureaux du service du personnel.» Ce n'est pas un syndicaliste qui parle, mais Albert Nantel, directeur du centre de toxicologie du Centre hospitalier de l'université Laval.Dans la salle de l'hôtel Québec Hilton, les représentants du monde syndical ont un sourire narquois en entendant le président du Conseil du patronat du Québec, Pierre Desmarais II, rétorquer du mieux qu'il peut: «Je prends pour acquis que les médecins sont sérieux.» Réunissant un petit monde de médecins d'entreprise, d'universitaires, de syndicalistes, de représentants du patronat et du gouvernement, ce colloque visait entre autres choses à connaître les besoins en formation et en recherche dans le domaine de la médecine du travail qui pourraient être satisfaits par les universités.Personne n'a mis en doute le fait qu'il y a des accidents du travail.De toutes façons, les représentants des milieux syndicaux étaient là pour le rappeler.«La violence du système se manifeste entre autres par un nombre effarant d'accidents du travail qui entraînent quotidiennement des morts, des blessés et des malades, et qui ont occasionné de 1968 à 1975 près de 27 millions de jours perdus.soit énormément plus que le nombre de jours de grève pour la même période», a déclaré le président de la Centrale de l'enseignement du Québec, Yvon Charbonneau.Celui-ci, tout en précisant que les mineurs, soudeurs ou travailleurs de la construction vivent les situations les plus dangereuses, a fait prendre conscience à plusieurs des problèmes de santé auxquels sont parfois confrontés les cols bleus et les cols blancs du secteur public.La jardinière d'enfant, par exemple, qui travaille sans répit avec deux groupes successifs de 20 enfants chacun.Les employés du milieu hospitalier, également, surtout dans les établissements psychiatriques.Ou encore l'enseignant à qui l'on demande d'encadrer un groupe d'élèves, de surveiller les toilettes, les transports, la cour de récréation, les déplacements dans les escaliers au point qu'il lui est bien souvent impossible d'aller à la toilette ou de prendre dix minutes de répit par demi-journée.Aucune université ne s'est intéressée à en savoir plus sur le stress et les conditions de santé de ces personnes.Tout le monde a reconnu que le nombre de médecins «du travail», une centaine à temps plein et environ 400 à temps partiel — et très partiel —, est lamentablement faible.Quant à leur compétence, l'affirmation de Michel Bérard, représentant de la corporation des médecins du Québec, selon laquelle ceux qui sont à temps plein sont probablement devenus des experts a suscitéquel-ques ricanements dans les rangs syndicaux.Pendant que dans plusieurs milieux le médecin-qui-soigne reste le clef de voûte de la santé au travail, la notion de santé au travail comprise globalement et surtout avec son aspect prévention fait de plus en plus de chemin.Gilles La-gacé, ex-commissaire à la Commission Beaudry, qui s'est penché sur les questions de salubrité dans les mines d'amiante au Québec, a développé cette idée, en compagnie de Jean Saint-Arnaud, qui travaille dans un hôpital et un CLSC de Sherbrooke.«On sait très bien que les solutions aux problèmes de santé au travail sont la plupart du temps tout autres que d'ordre médical.Jusqu'à tout récemment, la société a accepté que les atteintes à la santé fassent partie intégrante des activités de travail.On parlait avec défaitisme, pour ne pas dire avec fatalité, des «risques du métier.» Et M.Lagacé poursuit en avançant qu'un nouveau concept d'intégrité physique au travail prend de plus en plus d'importance, concept qui suppose une volonté sociale et politique afin que les autres valeurs sociales y soient subordonnées.Est-ce le choix que s'apprête à faire le ministre Pierre Marois dans le livre blanc sur la sécurité-santé au travail, promis pour la fin de l'année dernière?Le ministre d'État au développement social n'était pas là pour répondre et son représentant, Thomas Boudreau, n'a pas été très bavard, se contentant de réaffirmer que le livre blanc propose la prise en charge par les principaux intéressés de leur santé.Un syndicaliste lui fera remarquer qu'il est naïf de croire qu'un travailleur, acculé par son employeur à accomplir une tâche dans des conditions périlleuses, pourra réellement se soucier de prendre des mesures adéquates.Projet idéaliste et naïf jusqu'à un certain point reconnaît alors M.Boudreau, mais projet à long terme afin que le citoyen retrouve l'initiative.Le livre blanc sera peut-être plus précis.«Au Québec, comme ailleurs au Canada, le bilan qu'ont à offrir les universités au chapitre de la formation axée sur la médecine du travail est désespérément mince, nous en sommes tous parfaitement conscients.» Ancien sous-ministre à l'Éducation, actuel recteurde l'Université de Sherbrooke et co-signataire du rapport Martin-Bouchard sur la révision du régime des négociations collectives dans les secteurs public et para-public, Yves Martin a ainsi résumé cequise fait dans le domaine à Laval, McGill, Montréal et Sherbrooke, c'est-à-dire pratiquement rien.Quant à l'Institut national de la recherche scientifique de l'Université du Québec, il a été durement attaqué par le président de la CEQ: un de ses centres avait pour mandat la recherche dans le domaine de la santé au travail, et «le groupe de travail qui s'y était constitué dès 1970 a été graduellement démantelé et systématiquement immobilisé avec de rares ressources humaines congédiées ou forcées de démissionner dans des conditions humiliantes».Pourtant, il y existe encore un des meilleurs centres de documentation sur la question au Canada.Coincé entre Pierre Desmarais Il et Yves Martin, le journaliste Yanick Villedieu, collaborateur à Québec Science et à l'émission «Science-Réalité» de Radio-Canada, a été invitéà parler de la perception du public sur la médecine du travail, public volontairement tenu à l'écart de ce colloque.Les infirmières, pourtant largement impliquées dans ce secteur, avaient également été «oubliées», et l'une d'elle n'a d'ailleurs pas manqué de le souligner.L'auteur de Demain la santé, se récusant du titre de représentant du public, n'en a : UÉBEC SCIENCE / juin 1978 13 S tl as moins précisé sa percep- planter une recette peut sem- fères n'avait pu être lue, lais- mais encore ces bactéries ont ¦3 ! on de la santé au travail et blerfacile.Maispourenobtenir sant supposer qu'il fallait peut- produit l'hormone peptidique y' >i urtout des solutions.la lecture adéquate, il faudrait être surmonter un obstacle, codée.En outre, ce premier ,ies de fond sont sociaux et i olitiques.Il ne suffit pas d'avoir lus de spécialistes, plus de octeurs formés par les uni-ersités, encore que ce soit : lécessaire.«C'est le bruit qu’il sut combattre et non la sur-ité.Le fond du problème éside dans la reconnaissance leine et entière du droit absolu es travailleurs à la santé.Le roit à la santé est un des droits Dndamentaux de l'homme, ce ui ne saurait être le cas du roit au profit que s'arrogent : îs patrons.» Michel Gauquehn DIABÈTE DE L’INSULINE GÉNÉTIQUE aussi implanter les divers «opérateurs» et s'assurer que la cellule possède aussi les «cuisiniers» enzymatiques capables de déclencher ces opérateurs et lire la recette.Tout un programme! Jusqu’en novembre dernier, il semblait donc à beaucoup de chercheurs qu'on était encore fort loin du but.Aucune implantation bactérienne de gènes provenant de mammi- encore à découvrir, pour concilier cellules nucléées «supérieures» et cellules bactériennes.Mais, ce mois-là, trois équipes de recherche américaines (dirigées par Boyer, Riggs et Vale) publiaient conjointement une nouvelle sans précédent: le gène de la somatostatine humaine a pu non seulement être implanté dans des bactéries et mutiplié de la sorte, succès réel est dû à un gène entièrement synthétique, produit en éprouvette, ce qui accroît encore l'importance de l'exploit.Découverte par Roger Guil-lemin (homme descienced'ori-gine française résidant aux États-Unis et gagnant du prix Nobel de médecine en 1977), la somatostatine est une hormone composée d'une succession de 15 acides aminés.Elle LArt de bien faire.’armi lespromessesqu'offrent ¦ as manipulations génétiques, a production d'insuline vient ' ouvent en tête (voir Québec Science, mars 1977).Actuel-ement, cette hormone pan- !:réatique qui fait défaut aux liabétiques est remplacée par 'insuline de porc.Mais les lores se font «rares» face à la lemande, et on estime qu'a-'ant la fin du siècle il faudra t'avoir plus recours qu'à l'in-iuline synthétique.D'où l'idée de «commander» à des bactéries de fabri-juer désormais cette protéine issentielle, en intégrant dans eur génome (leur longue chaî-le d'ADN) la recette codée de :ette hormone.On avait réussi jusqu'ici à mplanter avec succès le gène :odant pour l'insuline du rat fans certaines bactéries.Ce }ène s'est par la suite répliqué fans toutes les bactéries filles obtenues par division de la souche primitive.Malheureu-iement, il n'y était point «lu», le sorte qu'on n'obtenait guère insuline désirée.On sait en effet que le mes-;age codé dans l'ADN a besoin, jour être interprété, de l'action Je protéines cellulaires qui sgissent spécifiquement sur fes sites déclencheurs.Im- La créativité sous plusieurs formes.Paul-Émile Borduas par François-Marc Gagnon.64 ill- n.et b., 12 ill.coul-, 118 p.$3.95 Les fours à pain au Québec par Lise Boily et Jean-François Blanchette, ill.coul., n.et b., 127 p.$6.00 Guido Molinari par Pierre Théberge.ill.coul., n.et b., 160 p.$17.50 L’orfèvrerie en Nouvelle-France par Jean Trudel.ill.n.et b., 239 p.$12.00 John Vanderpant Photographies par Charles C.Hill.ill.n.et b., 96 p.$5.95 Envoyez votre commande à l’adresse suivante: Les Musées nationaux du Canada, Section des commandes postales, Ottawa, Canada K1A 0M8 LES MUSÉES NATIONAUX DU CANADA Et d’histoires en Histoire. 14 juin 1978 / QUÉBEC SCIENC joue un double rôle dans l'organisme.Émise en quantités démesurément faibles au niveau de l'hypothalamus, masse de neurones à la base du cerveau, la courte chaîne peptidique de la somatostatine agit tout d'abord comme facteur déclencheur et régulateur de la production par l'hypophyse de l'hormone de croissance.Elle peut donc entrer dans le traitement de certaines formes d'acromégalies, maladie due à une croissance anormale des os.(Protéines et chaînes peptidiques sont toute deux composées d'acides aminés.La différence entre les deux est essentiellement quantitative: les protéines sont plus massives que les chaînes peptidiques.) On a découvert depuis que la même somatostatine était aussi produite par les cellules du pancréas, où elle joue un rôle totalement différent: c'est elle qui commande à la fois la production de glucagon (substance qui règle la libération de sucre dans le sang au niveau du foie) et celle d'insuline (qui, une fois le sucre libéré, dirige son absorption par l'ensemble des cellules du corps).Quoique son utilisation thérapeutique soit plus complexe, de nombreux chercheurs espèrent que la somatostatine permettra bientôt de réduire largement les besoins des diabétiques en insuline, en contrôlant plus rigoureusement la libération du sucre dans le sang.Parce que la somatostatine, avec ses 1 5 acides aminés, est plus courte que l'insuline, le gène qui code sa production est lui aussi de petite taille (45 bases).Mais pouren assurer la lecture, les équipes de recherche ont préféré fabriquer un gène synthétique en utilisant les bases nucléiques les plus fréquentes chez les bactéries, plutôt que celles qu'on retrouve dans l'ADN humain.Car le code génétique comporte beaucoup d'équivalences, c'est-à-dire que divers arrangements de bases peuvent donner lieu à la formation du même acide aminé.Il semble donc que cette concession faite aux exigences bactériennes soit responsable du succès obtenu.Mais cela ne résout qu'à demi le problème de la lecture.Il apparaît en effet plus facile de «camoufler» un gène court, habilement déguisé pour ressembler à l'ADN bactérien, et recombiné auparavant avec un gène naturel très long, que de réussir le même truquage avec un gène déjà complexe.Quoi qu'il en soit, ce premier pas est des plus encourageants pour l'avenir des recherches en manipulations génétiques (on parle plutôt maintenant de génie génétique).Quant à son importance pour la production de somato- La découverte dans le cerveau du porc, puis dans celui de la majorité des mammifères, y compris l'homme, de substances endogènes réagissant avec les récepteurs de la morphine, et ayant donc un effetanalogue à celle-ci, en doses nettement plus faibles, a ouvert de nouveaux champs de recherche en neurophysiologie.Les premiers efforts ont porté sur le cerveau.On a imaginé que les endorphines jouaient un rôle dans la schizophrénie, puis plus récemment dans l'épilepsie (voir Québec Science, novembre 1977).Mais les recherches les plus fascinantes ont sans doute été celles portant sur la douleur.Depuis longtemps on connaissait des mécanismes physiques capables d'inhiber les influx nerveux, comme l'acupuncture ou l'utilisation de courants électriques faibles, mais ces mécanismes n'avaient guère d'explication biologique démontrée.Par exemple, si l'on doit au professeur Melzac, du centre de recherche sur la douleur de l'université McGill, une intéressante théorie sur les systèmes de transports de la douleur, avec des «seuils» et des «portes», l'analyse biochimique des processus impliqués dans ce transport demeurait à faire.Il y a quelques années, une équipe japonaise dirigée par M.Otsuka a mis en évidence l'existence d'une substance peptidique de onze acides ami- statine, elle a failli être considérable, (il aura fallu un demi-million de cervelles de mouton à Roger Guillemin pour isoler une infime quantité de somatostatine «naturelle»), n'eut été la découverte il y a quelques années que l'on peut produire cette substance à volonté par des techniques entièrement synthétiques.C'est donc plus une réussite expérimentale importante qu'une percée économique! Pierre Sormany nés, baptisée tout simplement substance P, en attendant un meilleur nom, qui pouvait être impliquée dans le transport de la douleur.Cette substance P était en effet 30 fois plus abondante au niveau des racines dorsales de la moelle épinièrequ'au niveau des racines ventrales (les premières sont sensitives, les secondes, motrices).De même, l'excitation des neurones sensibles à la douleur provoque l'augmentation de la concentration de cette substance, qui ne varie pas lors de l'excitation d'autres neurones.Tout contribuait aussi à faire de cette substance un intermédiaire de type neuromédiateur: sa structure peptidique; le fait que sa libération dans la moelle était supprimée par l'appauvrissement du milieu extra-cellulaire en calcium et son enrichissement en magnésium; et enfin les courbes de réponse de sa concentration par rapport à celles de l'activité des nerfs.Avec la découverte à peu près à la même époque des premières endorphines (la met-enképhaline, notamment) on tenait maintenant un second élément de ce réseau de la douleur.Qu'il suffise de mentionner que la majeure partie des récepteurs morphi-nométiques de l'organisme sont situés le long de la moelle épinière.Restait donc à connaître le processusqui reliait la douleur, la production d'endor- phines et la sécrétion des neu ro-transmetteurs du type de I; 1 substance P.C'est à l'équipe d'Iverson, i Cambridge, au Massachusetts qu'on doit la mise en évidenci de la première relation entn ces deux peptides nouvelle ment découverts.Lechercheu a en effet démontré l'automm dernier que tous les agent! morphiniques inhibaient h libération de substance P pa , les boutons terminaux de: neurones sensitifs.À première vue, toutefois un certain nombre de faits pa raissent étonnants.D'abord bien qu'on n'ait pas identifii avec précision quels neurone: pouvaient produire les endor phines dans la moelle, il sem ble que leur concentration ni soit importante qu'en périphé rie, où sont d'ailleurs situé: tous les récepteurs morphini ques.Or, les fibres sans myé line responsables du transpor des influxsensitifssontsituée: en profondeur (dans la coucht 5, comme l'appellent les neu ro-physiologistes).Le modèle proposé, qu , semble confirmé par quelque: expériences déjà, suppose que ces neurones sensitifs possèdent des dendrites qui formen' des ramifications s’étendan' b vers les couches superficielle: de la moelle.Les récepteur: (: des endorphines seraient donc | situés à l'extrémité de ces den- :: drites, agissant directement sur le métabolisme des neuro- jj nés, et indirectement sur Is I libération du médiateur peptn dique, à l'autre bout de l'axone Le dendrite serait donc er quelque sorte la «tour de con trôle» de la circulation nerveu se, et les petits neurone: endorphinergiques, lescontrô leurs.Prochaine étape: dégagei le mode d'action de ces neurones contrôleurs, s'ils existent et leur rapport avec la produc- 1 tion d'endorphines par le glande hypophyse, qui n'a plu: aucun rôle dans le modèle proposé.Ce qui contredit ce-pendant les expériences du Torontois Bruce Pomeranz, qu ' a démontré que l'ablation de ,, l'hypophyse empêchait toute I action de l'acupuncture.Pierre Sorman) NEUROPHYSIOLOGIE EN SUIVANT LES SENTIERS DE LA DOULEUR :UÈBEC SCIENCE / juin 1978 15 MAQUILLER LE RISQUE NUCLEAIRE Dissection d’un rapport de la Commission de contrôle de l’énergie atomique sur les risques des différentes formes d’énergie •-t.-.-’toa—.JÉ v' -'Æ: ; L - par Gilles Provost À production égale d’électricité, l’énergie nucléaire serait 200 fois moins dangereuse pour la vie et la santé des Canadiens que le pétrole ou le charbon, cinq fois moins dangereuse que l’hydro-électricité quia la cote d’amour des Québécois et 60 fois moins nocive que l’énergie solaire.De plus, un chauffage à l’électricité d’origine nucléaire serait environ dix fois moins dangereux qu’un chauffage équivalent à l’énergie solairefavecdescollecteurs sur le toit, par exemple).Tels sont en tout cas les conclusions grossières (il s'agit surtout d'ordre de grandeur) qu'on peut dégager d'une étude publiée récemment par la Commission de contrôle de l'énergie atomique du Canada, un organisme qui sort rarement de son mutisme officiel et qui a pour tâche de défendre les intérêts du public vis-à-vis de l'industrie nucléaire et de veiller à l'établissement et au respect de normes de sécurité.Cette étude est extrêmement importante non seulement par son caractère exceptionnel mais aussi par la technique de comparaison utilisée: c'est la première fois, au moins en contexte canadien, qu'on tente de comparer l'énergie nucléaire avec des technologies «douces» ou nouvelles, et c'est aussi la première fois qu'on dépasse l'optique bornée aux grandes catastrophes pour tenir compte de tous les dangers de chacune des filières énergétiques, depuis l'extraction des matériaux requis pour la centrale jusqu'à l'élimination finale des déchets en passant par les diverses formes de pollution toxique, par les accidents de travail pendant la construction ou la manipulation des combustibles et, évidemment, par le risque éventuel d'une catastrophe majeure.C'est donc une étude extrêmement technique bourrée de chiffres dont l'évaluation demande une masse impressionnante de données.Dans l'ensemble toutefois, le résultat de cet exercice n'est aucunement à la hauteur des ambitions initiales et les conclusions citées plus haut restent éminemment contestables.Il y a à cela deux 16 juin 1978 / QUÉBEC SCIENC! raisons principales: d'une part, on peut trouver de nombreuses hypothèses peu réalistes et identifier des contradictions ou des erreurs d'inattention qui enlèvent beaucoup de crédibilité.L'autre raison, beaucoup plus fondamentale, est aussi bien" plus paradoxale.Cette étude originale qui voulait élargir le débat traditionnel limite quand même trop sa perspective au nombre d'accidents dont chaque filière énergétique serait responsable.Cette technique a en effet un biais majeur en ce qu'elle favorise de façon incroyable les techniques qui ne demandent qu'un minimum de main-d'œuvre et qui créent donc très peu d'emplois.Or, il est bien évident qu'une société comme la nôtre, obsédée avant tout par le problème du chômage, choisira une filière énergétique en considérant autant ses effets d'entraînement pour l'emploi et l'économie que la quantité finale d'énergie qu'elle peut fournir à un prix donné.Deuxièmement, il est certain qu'un système très centralisé et automatisé qui n'exige qu'un tout petit chantier risquera beaucoup moins de provoquer des accidents et des morts qu'un autre système concurrent qui fait appel à de gigantesques chantiers et à une main-d'œuvre innombrable.À la limite, si personne n'y travaille, il n'y aura certainement aucun accident de travail! DES CONCLUSIONS BIEN DIFFÉRENTES De fait, des journées de calculs et d'analyses effectués avec la collaboration d'un autre artisan de Québec Science, Pierre Sormany, révèlent qu'on peut arriver à des conclusions assez différentes si on corrige les erreurs de détail, si on «ajuste» les hypothèses les plus invraisemblables et, surtout, si on exprime les résultats de façon à tenir compte aussi du nombre d'emplois fournis par chaque filière énergétique.Ainsi, pour chaque emploi créé et à production égale d'électricité, le nucléaire cause huitfois plus dejournées d'incapacité (parmi les travailleurs et le public) que l'énergie éolienne, trois à quatre fois plus que l'énergie solaire-électrique, deux fois plus que le gaz naturel et à peu près autant que l'hydroélectricité ou que d'éventuelles centrales alimentées à l'alcool de bois.Dans cette optique, seules les centrales au charbon ou au pétrole restent plus dangereuses que le nucléaire et la différence n'est que d'un facteur trois.Comme on le voit, les incroyables différences indiquées dans le rapport de la Commission de contrôle ont fondu comme neige au soleil et la situation du nucléaire apparaît bien moins reluisante.On remarquera aussi que l'on n'a pas cité de chiffre pour le chauffage direct à l'énergie solaire parce que cette option, très différente des autres, recèle trop d'inconnues.Selon l'humeur du moment et en modifiant légèrement certaines données de base à propos desquelles il n'existe pas d'information valable, les iSjggilpn! CL v >7^ r;< « JtïlOrjtr.t'i' J „ conclusions peuvent être tout à fait contradictoires.En adoucissant les hypothèses inutilement sévères à l'égard de cette option, on peut, par exemple, montrer que cette solution est six fois moins dangereuse que le nucléaire par emploi créé, pour la même production d'énergie.Toutefois, d'autres hypothèses trop favorables, si elles étaient aussi amendées, pourraient rendre cette option beaucoup plus dangereuse.Au bout du compte, il est certainement trompeur de comparer une énergie ainsi décentralisée jusqu'au niveau de chacune des pièces d'un logement avec d'autres systèmes qui ne considèrent que les grosses centrales de production et qui laissent de côté tout le réseau nécessaire pour distribuer cette électricité à chaque centre urbain, à chaque domicile et, même, dans chaque recoin d'une maison.En somme, ni les données de l'étude ni les autres données qu'on peut rassembler actuellement ne permettent de comparaison valable entre ces deux systèmes et les conclusions du document de la Commission de contrôle, à cet égard, doivent être complètement rejetées.ENTRE 1 5 ET 2 000 JOURS PERDUS! Si on rentre maintenant dans le détail de l'évaluation des dangers de Chaque filière, on remarque aussi la qualité fort inégale des divers chapitres.Dans certains cas, comme l'utilisation de l'alcool de bois tiré d'une exploitation intensive des forêts, l'analyse est viciée par des erreurs grossières et nous avons dû la reprendre au complet.L'hydro-électricité, pour sa part, n'a été traitée qu'en annexe, selon une méthodologie différente du reste et les conclusions comportent des contradictions avec les autres chapitres.En ajoutant des données complémentaires disponibles à l'Hydro-Québec, on peut toutefois arriver à des conclusions apparemment valables.Enfin, dans la majorité des autres cas, les «améliorations» qu'on peut apporter aux calculs officiels de la Commission de contrôle ont surtout des effets mineurs.Même lorsque les conclusions sont substantiellement affectées, d'ailleurs, la logique d'analyse reste la même et on réduit les écarts entre les diverses filières bien plus qu'on n'en bouleverse la position relative.Les chapitres les plus «solides» de cette analyse concernent les formes d'énergie traditionnelles, surtout les centrales thermiques au charbon, au pétrole ou au gaz amsi que les centrales nucléaires.Ce sont évidemment lestechnologies les plus courantes et celles pour lesquelles on possède la plus grande masse de données.La part de subjectivité est donc plus faible.Même alors, pourtant, on fait face è des difficultés majeures.Dans le cas di charbon, par exemple, le danger majeui semble provenir des émanations toxiques d'anhydride sulfureux.Or, l'impact de cette pollution dépend évidemment des techniques anti-pollution utilisées, de le sorte de charbon, de la situation de l'usine (à la campagne ou au centre d’une région déjà polluée et très peuplée), etc Au bout du compte, le document de le Commission estime que le nombre des jours perdus dans le public, pour chaque mégawatt-année d'électricité au charbor est compris entre 1 5 et.2 000.On peu apprécier l'ampleur de cette «imprécision quand on note que l'ensemble des jours perdus, pour l'ensemble des dangers de toute la filière au charbon (en incluant les mines, le transport, etc.) oscille entre 3Î et.2 085.Pour donner un autre point de 1 6 comparaison, l'ensemble des risque: i inhérents à la filière nucléaire, selon li j même étude, oscillent entre 2 et 1 0 jour: perdus par mégawatt-année d'électricité Selon qu'on sera optimiste ou pessimiste l'évaluation du danger des centrales ai i charbon connaîtra donc des variations incroyables.Évidemment, l'étude de Is Commission de contrôle retient la valeu la plus élevée, ce qui a des répercussions sur toutes les autres formes d'énergif j parce qu'on suppose que toute fabrica tion d'acier exige la combustion de char bon et produit donc des gaz toxiques.QUAND LE PROGRÈS TECHNOLOGIQUE EST OUBLIÉ Cette incertitude sur les dangers réels d< ; l'électricité au charbon produit un autn déséquilibre majeur parce que l'auteu iUÉBEC SCIENCE / juin 1978 17 M lestl t!: ït:r: I wksl •iî6'.a mW rim iies"H )i(e> 2el® .{m 'îlO*® tliS es^ le cette étude, M.Herbert Inhaber, sup->ose que la plupart des énergies nouvelles vent, soleil, etc.) ne peuvent fonctionner •n permanence et ont donc besoin d'un .ystème de production d'appoint, les jours sans vent ou sans soleil.Évidem-nent, on choisit alors un système d'ap-loint.au charbon, toujours avec l'hypo-hèse la plus pessimiste au niveau des langers, avec la conséquence aberrante lue 85 pour cent des dangers présumés l'une centrale électro-solaire viennent :n réalité.du système d'appoint au :harbon.Dans le cas de l'énergie éolien-le, les deux tiers des dangers qu'on lui mpute viennent aussi de cet appoint au :harbon.Cet exemple des dangers des centrales iu charbon met aussi en relief une autre aiblesse fondamentale de ce genre l études: on compare d'une part une echnologie moderne qui dispose des neilleurs perfectionnements disponibles m matière de sécurité et de lutte à la lollution avec des industries souvent lésuètes.Par exemple, il est peu probable lue les statistiques disponibles sur les nines de charbon représenteraient rai-•onnablement le risque réel d'une mine iltra-moderne qui serait mise en service lujourd'hui.De même, les centrales dermiques au charbon, construites en lénéral à une époque où personne ne se ouciait vraiment des problèmes de pol-ution ont certainement un niveau de 'ollution moyen fort supérieur à celui I une centrale moderne.Toujours de la nême façon, le taux moyen des dangers le la fabrication de l'acier ne se compara ertainement pas à celui d'une aciérie ontemporaine.Tout ceci pour dire que ce mode de comparaison a pour effet de favoriser urtout l'énergie nucléaire et les systè-nes «nouveaux» qui exigent une grande luantité de matériaux ou de main-d'œuvre ouisque les dangers de l'extraction des matériaux et du travail sont évalués en onction des données «moyennes» de Amérique du Nord.En vertu de ce genre le considérations, il est beaucoup plus irobable que le nombre de journées 'erdues pour chaque mégawatt-année est certainement compris entre 33 et 1 05 'our le charbon (plutôt qu'entre 38 et 2 085) et entre 7 et 40 pour le pétrole (plutôt que 11 et 1 938 comme le calcule l'étude de la Commission de contrôle).Les chiffres maxima restent supérieurs à ceux du nucléaire mais le décalage est quand même beaucoup réduit.Incidemment, certaines réévaluations des risques nucléaires nous amènent, Pierre Sormany et moi, à porter à 15 (plutôt qu'à 10) le nombre maximum des jours perdus par un mégawatt-année de nucléaire.Cela ne change pas grand-chose au total.LE RISQUE HYDRAULIQUE SURÉVALUÉ Si on passe maintenant à l'hydro-électri-cité, nettement négligée dans l'étude, on constate que le risque d'accident mortel prévu dans la construction des barrages et le transport des matériaux nécessaires représenterait un total de 200 à 500 morts pour un complexe majeur comme le projet Manie-Outardes de LHydro-Québec qui produira 1 65 000 mégawatts-année pendant sa vie utile de 50 ans (en supposant que les centrales fonctionnent en moyenne à 60 pour cent de leur puissance).Une telle conclusion fait évidemment bondir les gens de l'Hydro-Québec aux yeux de qui ces chiffres sont au moins dix fois trop gros.Cela change les conclusions du tout au tout parce que, selon l'étude, les accidents de construction représentaient à eux seuls les deux tiers du risque de la filière hydro-électrique.De même, il est curieux qu'à énergie égale, dans cette étude, l'entretien d'une centrale hydraulique apparaisse de dix à quinze fois plus dangereux que l'entretien de centrales au gaz, au pétrole ou nucléaire alors que ces dernières sont considérablement plus compliquées et plus vulnérables aux pannes.D'ailleurs, l'étude cite elle-même une référence américaine selon laquelle les blessures dans les centrales hydro-électriques des États-Unis sont deux fois moins fréquentes et dix fois moins graves (en termes de jours perdus) que la moyenne pour toutes les centrales nord-américaines.Enfin, l'autre grand facteur de risque des centrales hydro-électriques tient à la possibilité d'une rupture catastrophique d'un barrage.Or, là encore, on compare ‘ l) MSI iljpâE avec la moyenne des barrages du monde en oubliant que ces barrages étaient généralement situés bien plus près des villes et conçus selon des normes différentes de celles qui sont présentement en vigueur.De plus, on peut avoir des raisons de penser que les barrages des pays pauvres sont de moindre qualité que ceux du Québec, par exemple, de la même façon que les centrales nucléaires des pays pauvres sont nettement moins sécuritaires que celles des pays industrialisés.Donc, encore une fois, le risque hydro-électrique semble surévalué.Si on corrige les calculs en conséquence, l'hydraulique apparaît présenter un danger du même ordre que le nucléaire et non pas cinq à dix fois plus élevé comme on le prétend.Par ailleurs, on pourrait aussi faire le même genre d'exercice critique pour la plupart desfilières énergétiques utilisées et, notamment pour le méthanol où l'auteur de l'étude calcule deuxfois, sans s'en rendre compte, le danger du fonctionnement de l’usine et qu'il compare, on ne sait trop pourquoi des centrales électriques avec le méthanol utilisé comme combustible d'automobile.Il suppose aussi assez arbitrairement qu'une usine de méthanol serait aussi dangereuse qu'une raffinerie de pétrole mais que sa vie utile serait de dix ans plus courte (20 ans au lieu de 30).En fin de compte, il est évident que cette étude ne met pas fin au débat qu'elle a ouvert.Il est fort heureux qu'on tente de comparer plus rigoureusement les avantages et inconvénients des diverses techniques de production d'énergie mais les méthodes de comparaison devront être considérablement raffinées pour que les conclusions aient un minimum de valeur probante.Référence Herbert Inhaber, Les dangers inhérents à la production d'énergie.Commission de contrôle de l'énergie atomique, no 1119, Ottawa, Ontario, K1P 5S9, mars 1978 %- ^ * y ï>*jf ¦*i.Æ _-w yf :rafic et pour le consommateur c'est la loi.Bien que les amphétamines soient If» tans doute plus dangereuses que la rfïB -ocaïne, selon le conseiller en toxicoma-:i pie au ministère de la Justice du Québec, i-lnénald Chabot, il est possible d'en obtenir : ;ur ordonnance.Les amphétaminestom-~ rent sous la loi des aliments et drogues dors que la cocaïne, qui n’est pas un , 1 tupéfiant, tombe sous le coup de la loi îles stupéfiants avec des peines beau-.oup plus sévères pour possession et j irafic.Déjà, il y a cinq ans, le rapport Le fain recommandait que la cocaïne «soit letranchée de la loi sur les stupéfiants vant qu'elle ne se répande davantage».Les craintes se sont réalisées bien u'il soit difficile de mettre un chiffre sur 31 le nombre des usagers pour des raisons évidentes.Selon des statistiques très officieuses, il pourrait y avoir dix millions d'Américains à en prendre ou en avoir déjà pris.D'après des recherches effectuées pour le compte d'organismes s'intéressant au problème de la drogue, un grand nombre de personnes prisent la substance d'une façon modérée, comme l'on consomme de l'alcool, certaines le faisant seulement une fois par semaine ou même par mois.En reprenant les données américaines, il est permis de supposer qu'au moins un million de Canadiens ont goûté à la cocaïne, violant du même coup la loi.Le porte-parole de la GRC indique qu'il est difficile de se donner une idée du nombre d'usagers uniquement par les saisies.Il estime en outre que Montréal, considérée jusqu'à tout récemment comme ville-transit pour le trafic de la cocaïne est devenue un terminus avec son propre marché.EN VENTE A LA SOCIÉTÉ DES ALCOOLS?L'avocat montréalais Steven Goldenberg, a constaté un accroissement spectaculaire du nombre de ses causes concernant la cocaïne.En 1 976 il en a plaidé45, chiffre qui a doublé en 1 977, et il s'attend à une autre multiplication par deux pour l'année en cours.Maître Goldenberg se plaint que les tribunaux de la province soient très mal informés des effets médi- Panarpa OQVénézuela ( Timbie'; Vï ateür Pérou Brési ^ Para f Argentine vers l'Europe vers l'Amérique du Nord circuits continentaux LES CHEMINS DE LA COCAÏNE Les routes de la cocaïne partent de l'Amérique du Sud pour se diriger vers l'Europe ou l'Amérique du Nord.Le Pérou serait le plus gros producteur, suivi de la Bolivie, de l'Équateur et de la Colombie. 32 juin 1978 / QUÉBEC SCIENCE CONSOMMER PAR LE NEZ La prise nasale est la façon ta plus ordinaire d'employer la cocaïne.U s'agit de réduire la cocaïne en poudre à l'aide d'un pilon dans un mortier, ou en la hachant sur une plaque de verre avec une lame de rasoir.On l'inhale ensuite à l'aide d'une paille ou d'un billet de banque roulé.eaux de la drogue et craint que l'on soit en train de créer une véritable armée de criminels qui veulent consommer chez eux un produit qu'ils considèrent inoffensif pour la santé mais que la loi range parmi les narcotiques.Le professeur Zinberg, de l'université Harvard, estime même que la cocaïne est moins nocive que le café ou le tabac si elle est prise modérément mais reconnaît qu'elle peut amener des complications si elle est prise par injection sous-cutanée.Ilsignalequele Comité présidentiel sur la santé mentale, dont il fait partie, va recommander cet automne au président Carter une libéralisation des règlements régissant la cocaïne, vu le nombre énorme de personnes qui en font usage sans conséquence pour eux-mêmes ou pour la société.Le professeur Zinberg envisage des règlements similaires à ceux qui régissent les ventes d'alcool, assortis de mesures sévères pour les abus ou l'utilisation de seringues.Par contre, un psychologue montréalais souvent appelé comme expert devant les tribunaux, Maurice Barker, s'oppose résolument à toute libéralisation de la cocaïne affirmant que si «l'on ouvre la porte à cette drogue, on laisse entrer un problème majeur avec le risque de transformer tous les déprimés de la société en de véritables bombes humaines».Il pense que si la cocaïne est faussement classée dans la loi sur les stupéfiants, les peines prévues permettent de punir ceux qui en font le trafic et réalisent des bénéfices énormes.Le docteur Yves Laçasse s'y oppose également soulignant que l'on «a tout juste réussi à faire face aux hallucinogènes mais qu'on est loin d'avoir maté la question effarante de l'alcool dont la libéralisation ne fait que créer des problèmes».On peut se demander si celui de la cocaïne n'est justement pas d'être d'un usage inoffensif: elle semble plus bénéfique que nuisible et pourtant ne semble pas offrir un grand défi à la science médicale.Le public l'ignore, la confond, la met dans le même sac que l'héroïne ou la morphine, la consomme discrètement parce qu'illégale et viole la loi chaque fois qu'il la prise.Toute cette discrétion entourant la cocaïne fait l'affaire des trafiquants qui réalisent des profits énormes dont le fisc ne voit pas la couleur.Ce sera peut-être grâce à l'impôt si l'on voit un jour en vente un champagne des Andes à la Société des alcools ou un concentré de jouvence chez le pharmacien au prix d'un paquet de cigarettes.Pour en lire plus Jean Basile, Coca & cocaïne, L'Aurore, Montréal.1977 Everett H.Ellinwood et M.Marlyne Kilbey, Cocaine and Other Stimulants, Plenum Press, New York, 1 976 Ls Goodman et A.Gilman, The Pharmalogical Basis of Therapeutics, MacMillan Publ.Co., New York Jerome Jaffe, Drug Addiction and Drug Abuse, Columbia University W.Golden Mortimer, History of Coca "The Divine Plant" of the Incas, 1 901, réédité en 1974 par la Fitz Hugh Ludlow Memorial Library San Francisco, 1 974 Rapport Le Dain, ou Rapport de la commission d'enquête sur l'usage des drogues à des fins non médicales.Information Canada, Ottawa, 1972 QUÉBEC SCIENCE / juin 1978 33 LES CONNAÎTRE POUR MIEUX LES MANGER Quelques espèces de champignons comestibles facilement identifiables •MT par Michel Chevrier Des 1 400variétésdechampignons charnus du Québec — une estimation de René Pomerleau — il n'y en a pas deux pareilles.Les champignons constituent un univers fascinant et pour ainsi dire infini en formes, teintes, parfums et saveurs.Chacun a sa taille, son port, sa ou ses couleurs, son goût, son odeur, son habitat, sa saison, ses caprices, pourrait-on dire.Il suffit parfois de connaître l'habitat spécifique d'une espèce pour aussitôt la différencier d'une autre avec laquelle elle partagerait des traits communs mais qui serait insignifiante au goût ou de comestibilité inconnue ou encore vénéneuse.L'étude des champignons exige donc beaucoup de mémoire, d'attention de patience et, avant tout, de prudence.En effet, si peu d'espèces sont mortelles (dans le groupe des amanites surtout), d'autres sont suffisamment toxiques pour causer des malaises et réclament de tout amateur la plus grande prudence.La description des quelques champignons présentés ici se veut une introduction aux espèces comestibles les plus facilement identifiables.Parmi les espèces décrites, on distingue d'abord trois grands groupes: les champignons dont le dessous du chapeau (l’hyménophore) est constitué de lamelles ou feuillets (par exemple, les coprins, les lactaires, les lépiotes, les marasmes, les pleurotes), d'aiguillons (les hydnes), de pores (les bolets et les polypores).Viennent ensuite ceux qui présentent des formes si particulières (éponge alvéolée, arbuste, languette simple, trompette, coupe, boule, etc.) qu'il est pour ainsi dire impossible de les confondre avec d'autres.Les groupes de champignons dont on traitera le moins dans cet article sont ceux à lamelles (agarics) qui présentent souvent des traits communs entre les variétés comestibles et celles vénéneuses: à noter que les agarics constituent la vaste majorité du monde des champignons charnus.Des espèces assez communes et faciles à identifier, comme la psalliote des prés (Psalliota campestris) ou le pied-bleu {Tricholomapersonatum), 34 juin 1978 / QUÉBEC SCIENCE ont été passées sous silence parce qu'elles exigent d'avoir été comparées avec des espèces de la même famille ou d'autres pouvant leur ressembler.OÙ ET QUAND LES RÉCOLTER Chaque champignon a son habitat propre et il est de première importance de se référer à celui-ci dans l'identification de ses récoltes.Plusieurs facteurs, souvent liés entre eux, déterminent l'habitat: parmi les principaux, mentionnons la nature du sol (sablonneux, argileux, humide, riche, acide, etc.), les plantes et les arbres environnants, l'humidité ou la sécheresse du milieu, l'altitude, l'exposition au soleil ou à l'ombre, l'âge de l'habitat lui-même.Le facteur humain est, lui aussi, de première importance: avec la disparition des forêts de chênes disparaît aussi l'Amanite des Césars [Amanita cæsaria), l'une des meilleures espèces de champignons comestibles: par ailleurs, il n'est recommandé à personne de récolter des morilles dans un verger où auraient été répandus, les années précédentes, des tonnes d'insecticides et fongicides.À noter au passage que certains champignons ne se nourrissent que de matières en décomposition (champignons dits saprophytes) telles que les vieilles souches, les arbres morts, les feuilles mortes, tandis que d'autres (champignons dits parasites) poussent en association obligatoire surtout avec les arbres qu'ils peuvent, à la longue, épuiser et détruire.Une autre chose importante dans l'identification des champignons est leur temps de croissance: si certains poussent durant toute la saison (marasme d'Oréa-de), d'autres ne croissent qu'à un moment précis de l'année, au printemps (morille) ou en automne (auriculaire).À ce niveau, la pluie est un facteur capital: plus encore que celle des plantes, la croissance des champignons dépend directement d'elle.Certaines espèces devront être récoltées dès le lendemain d'une pluie (coprins), avant que le soleil ne se soit attaqué à elles, d'autres prendront plus de temps à se développer (chanterelles).Une surabondance de pluie sera néfaste en ce qu'elle accélérera la décomposition des champignons et le pullulement des insectes et des limaces.Pour débarrasser les champignons des vers qui souvent en creusent le pied et le chapeau, il existe d'ailleurs un truc simple: il suffit de placer ses champignons la tête en bas: les vers remonteront dans le pied du champignon qu’il suffit, après quelques heures, de couper et de jeter.Les pieds des champignons sont d'ailleurs le plus souvent insignifiants au goût, ou creux, ou coriaces.COMMENT ET QUI RÉCOLTER Les instruments requis pour la cueillette des champignons se résument à un ou quelques paniers de paille à compartiments, un bon couteau tranchant, un calepin et un crayon et, si l'on s'aventure dans des endroits marécageux ou détrempés, une paire de bottes de caoutchouc.Si l'on rencontre une espèce inconnue, on la récolte en entier avec, si possible, un peu de terre de surface, en notant les détails de son habitat, puis on l'isole dans un compartiment de son panier en y joignant ces détails.Pour les espèces connues, il est recommandé de les nettoyer sur place, afin que la terre ou les aiguilles de pin,par exemple, ne se répandent pas sur les diverses parties des champignons, ce qui en rend la préparation laborieuse.On déconseille, dans la cueillette des champignons, de les placer dans des sacs de plastique: ceux-ci font «suer» les champignons, ce qui en accélère la décomposition.Les trop jeunes champignons, particulièrement ceux en forme d'oeufs, doivent rester sur place: les jeunes amanites mortelles ont cette forme.Une fois la cueillette ramenée à la maison, on prend un spécimen de chaque espèce récoltée, on en sépare le pied du chapeau (certains doivent être coupés, d'autres se détachent tout seuls du chapeau): on pose ce dernier sur une feuille de papier blanc, hors de la portée des enfants, s'il y en a.Quelques heures plus tard, on aura obtenu une sporée, une des clés principales dans l'identification.La sporée est l'amas des spores (ou semences microscopiques des champignons) récoltées par dépôt sur la feuille de papier.Sa teinte, invariable chez une même variété, permettra, en plus des autres détails recueillis, d'identifier un champignon.Spores blanches, noires, roses, rouille, lavande etc., chaque sporée a sa teinte propre.René Pomer-leau nous confiait, lors d'une entrevue, qu'une de ses amies américaines s'était acheté 5 000 crayons de couleurs afin de Amanite tue-mouches (Amanitamuscaria) tenter de reproduire les teintes exactes des champignons! Pour identifier les champignons, on se sert ensuite d'un bon manuel de mycologie.Le meilleur que je connaisse pour le Québec est évidemment celui de René Pomerleau dont je me suis largement inspiré ici.La plupart des champignons qui seront décrits, sauf l'auriculaire, le coprin et la vesse-de-loup, se sèchent facilement et peuvent ainsi se conserver très longtemps.Pour ce faire, il suffit de les exposer au soleil ou encore de les enfiler, entiers ou coupés en morceaux, sur des cordelettes qu'on accrochera ensuite, bien tendues, dans un endroit sec et bien ventilé.On les conservera par la suite dans des boîtes de bois ou de métal ou des sacs de papier.Au moment de les utiliser, on les fera gonfler dans l'eau froide.On peut aussi faire mariner les champignons ou les conserver dans l'huile.Cette méthode a cependant le désavantage d'être onéreuse.Les champignons ne doivent, en aucun cas, être congelés: la congélation, en faisant éclater leur chair délicate, leur enlève beaucoup de saveur.Il existe une foule de recettes de champignons, des plus élaborées aux plus simples.La meilleure façon de les cuire est de les faire sauter dans un peu de beurre avec une pointe d'ail, du sel et du poivre.Cette méthode s'applique surtout aux champignons aqueux qu'on débarrasse ainsi d'une partie de leur eau.Les champignons à chair plus ferme pourront être cuits de la même façon, mais à l'étouffée, ce qui leur conserve le maximum de saveur.Une fois qu'on aura pleinement découvert le goût de chaque espèce, on pourra, à loisir, créer ses propres recettes de soupes, pot-au-feu, etc DES CÉSARS AU TUE-MOUCHES C'est parmi le groupe des Amanites qu'on rencontre les meilleures et les pires variétés de champignons.Si l'Amanite des Césars est considérée comme le meilleur de tous les champignons, d'autres, comme l'Amanite bisporigère et l'Amanite brunissante (Amanita bispori-gera et A.Brunnescens) sont mortelles.Ce n'est qu'après des années de pratique qu'on peut se permettre de manger l'Amanite des Césars, par ailleurs très rare puisqu'elle croît, en automne, dans les bois de chênes qui sont eux-mêmes rares au Québec.Toutes les amanites sont caractérisées par un chapeau facilement détachabledu pied, une volve, un anneau et des spores blanches.Il faut particulièrement se méfier des jeunes sujets en forme d'œuf qui peuvent présenter des ressemblances avec d'autres jeunes champignons (comme les vesses-de-loup ou le coprin chevelu décrits plus loin).N'est illustrée ici que l'Amanite tue-mouches (Amanita muscaria) à laquelle toutes les amanites ressemblent beaucoup. cw QUÉBEC SCIENCE / juin 1978 35 L'OREILLE-DE-JUDAS H; iei|; 51 i.|B l«8i mi: fi:'; Die: L'Auriculaire ou Oreille-de-Judas (Auri-cularia auricula-Judæ) se présente comme une masse plus ou moins cartilagineuse brune aplatie, ayant plus ou moins l'apparence d'une oreille avec son lobe.Ce champignon s'étage généralement en groupes denses sur les troncs de sapin ou d'épinette morts, en automne et même en hiver.C'est une espèce extrêmement facile à identifier, bonne au goût et qu'on peut apprêter comme la morille.H ira.-: i.0»?oitisi ipç: lest Ui i-' Oütj ::e: ire I jefe] ale, il elles 1 aes:| lûiti iM Cusi Auriculaire ou oreille de Judas (Auricularia auricula-Judæ) U O11* lec® iiéei: ytfü nies?-' lesl;: 1'^' [Otfi lO«i!i Od^ il'' A SAVEUR DE NOISETTE Toutes les variétés de bolets (une vingtaine) sont comestibles sauf une dont la chair est très amère.Les bolets sont faciles à reconnaître en ce que le dessous de leur chapeau est formé non pas de lamelles mais d'une masse plus ou moins spongieuse criblée de trous ou pores.C'est dans cette famille qu’on trouve le cèpe, un des meilleurs de tous les champignons, tandis que les variétés de bolets à pores rouges sont les moins estimées.Le cèpe ou bolet comestible {Boletus edulis) se caractérise par un chapeau convexe, glabre, sec, mais luisant et visqueux par temps humide, avec une teinte verdâtre sur le pourtour, chamois clair, brun fauve ou rouge grisâtre.Son diamètre est habituellement de 10 à 20 centimètres, et parfois de beaucoup plus.Son èpe ou bolet comestible (Boletus edulis) sous-chapeau (hyménophore) est formé de longs tubes blancs, puis jaune verdâtre.Son pied, gros et bulbeux à la base, solide et plein, est blanc ou jaune pâle.Il peut atteindre 10 à 20 centimètres de hauteur.La sporée est d'un brun olivâtre.Sa chair, épaisse, blanche et parfumée, a une saveur de noisette.Le bolet domestique se récolte en été et en automne dans les forêts de conifères et leurs clairières.Il se présente généralement seul.Pour ne pas le confondre avec le bolet amer {Tylopilus felleus), il suffit d'en goûter un petit morceau de chair crue.Toutes les parties du cèpe, le pied y compris, sont comestibles.UN CHAMPIGNON ENTONNOIR Les sept variétés de chanterelles sont comestibles.Comme certaines offrent des ressemblances avec des espèces vénéneuses comme, par exemple, les clitocybes, une seule variété mérite d'être décrite: la chanterelle ciboire ou girolle (Cantharel/us cibarius).Le chapeau de ce champignon, ferme et convexe dans le jeune âge, devient par la suite plat ou creusé en forme d'entonnoir, à marge ondulée, irrégulière, de couleur jaune chrome à jaune d'œuf.Son diamètre est habituellement de 2,5 à 13 centimètres, mais il peut aussi être plus grand.Son sous-chapeau se caractérise par des lamelles décurrentes, très rudi- Chanterelle ciboire ou girolle (Cantharel/us cibarius) mentaires (comme des plis grossiers), épaisses, cireuses, de la même couleur ou légèrement plus pâles que le dessus du chapeau.Le pied, lisse, ferme, plus pâle que le chapeau, d'une hauteur de 5 à 7,5 centimètres, est souvent enfoui dans la mousse ou les aiguilles de conifères.Ce champignon, à la chair épaisse, ferme, blanchâtre ou jaunâtre, produit une sporée blanchâtre ou jaune crème.À l'été et au début de l'automne, on trouvera la chanterelle ciboire dans les bois de conifères humides et souvent au bord des cours d'eau où elleforme parfois d'abondantes et très denses colonies.Ce champignon se retrouve au même endroit année après année.Il faut faire bien attention de ne pas confondre cette espèce avec le clitocybe lumineux, champignon jaune éclatant qui croît en grosses touffes sur les souches pourries ou le bois mort du chêne en été et en automne.VIEILLIR EN FONDANT Les coprins, dont toutes les variétés sont comestibles, s'identifient facilement à leurs spores noires.De plus, ils croissent très rapidement, en touffes denses, sur le fumier ou les vieilles souches pourries et se liquéfient en une encre noire en vieillissant pour fondre littéralement sur place.C'est le lendemain d'une pluie abondante qu'il faut les cueillir.Ne pas confondre les coprins avec les panéoles, champignons peut-être hallucinogènes, à spores noires eux aussi, qui croissent sur le fumier et qui portent, sur un long pied grêle, un chapeau campanulé gris ou blanchâtre.À noter qu'il ne faut jamais consommer d'alcool en même temps que les coprins qui d'ailleurs ont déjà été employés dans le traitement de l'alcoolisme: des réactions légères de type allergique seraient à craindre chez certaines personnes.Une variété de coprin est particulièrement recherchée pour sa saveur, le coprin chevelu dont l'auteur de cet article a déjà trouvé une colonie en plein cœur de Montréal.Ce coprin chevelu ou escumelle (Co-prinus comatus) se distingue par un chapeau, cylindrique d'abord, puis en forme de cloche, couvert de grosses mèches brunâtres à partir du centre, blanc et jaunâtre en son centre, de sept à dix centimètres.Les jeunes champignons ont parfois l'apparence d'œufs déposés dans le gazon.Le dessous de ce chapeau est constitué de lamelles longues, libres, très serrées, blanches puis rosées, tournant rapidement en une encre noire.Le pied, creux, lisse, uniforme, est enserré dans le chapeau dans le jeune âge, et il porte généralement un anneau mobile, de sept à dix centimètres de hauteur.La sporée produite est noire.Ce champignon, à ia chair mince, blanche, tendre et fragile, se cueille en été et en automne au bord des routes, sur les pelouses riches et dans les dépotoirs, où il pousse en touffes de six à huit ou même plus.Il faut noter que les coprins se conservent peu de temps et doivent être jetés aussitôt qu'ils ont commencé à se liquéfier en une encre noire.DE LA TAILLE D'UN CHOU-FLEUR Toutes les variétés de clavaires sont comestibles.On les reconnaît facilement en ce qu'elles ont la forme de petits arbustes plus ou moins ramifiés ou de petites languettesjaunesou blanchâtres.Elles croissent en forêt sur les vieux troncs pourris ou les sols riches en humus.Certaines espèces atteignent la taille d'un chou-fleur.Il est recommandé de ne récolter que les jeunes sujets, les 36 Clavaire en chou-fleur (Clavaria botrytis) vieux clavaires étant toujours plus ou moins coriaces.LA TROMPETTE-DES-MORTS Le craterelle ou trompette-des-morts [Craterellus cornucopioides), proche parent de la chanterelle ciboire, est un champignon extrêmement facile à reconnaître à sa forme d'une petite trompette noirâtre avec un pavillon aplati et lobé.Il croît parfois en abondance, en été et en automne, dans les bois feuillus.Malgré son nom sinistre, c'est un très bon champignon comestible.Ce champignon est dépourvu de lamelles ou de plis.UNE SOURCE DE LAIT ORANGE Le lactaire délicieux (/.acfa/ws deliciosus) est le seul de sa famille à être recommandé pour la table de l'amateur, les autres lactaires étant vénéneux ou d'un goût médiocre.Il est assez commun et très facile à reconnaître à ses caractères distinctifs.Son chapeau, déprimé au centre, est lisse et visqueux au toucher.Il arbore une couleur gris orange ou orange rougeâtre brillant, avec des taches et des zones concentriques de couleur plus vive, tournant avec l'âge au grisâtre ou au vert gris.La marge du chapeau est d'abord enroulée puis elle se soulève.Son diamètre atteint 6 à 12 centimètres et parfois plus.Lactaire délicieux (Lactarius deliciosus) juin 1978 / QUÉBEC SCIENCE Son sous-chapeau est constitué de lamelles décurrentes, étroites, serrées, de la même couleur ou plus orangées que le dessus du chapeau; elles verdissent légèrement quand on les brise ou quand elles vieillissent.Le pied, rempli de moelle dans le jeune âge, devient creux par la suite.Il est uniforme ou légèrement étranglé à la base, de la même couleur ou un plus pâle que le chapeau et souvent marqué de taches orangées.Sa chair, d'abord blanchâtre, tourne à l'orange, puis lentement au vert quand on la brise Le lactaire délicieux est facile à différencier des autres lactaires en ce que ses lamelles et la chair de son chapeau libèrent un lait orange vif ou rouge quand on les brise (les autres lactaires donnent un lait blanc).Une autre de ses caractéristiques est d'être le seul de son groupe à donner une sporée jaune pâle ou jaunâtre, les autres lactaires donnant une sporée blanche.Il croît, en été et en automne, dans les bois humides de conifères et aux abords des endroits marécageux.Il y pousse en solitaire ou en petites colonies, mais toujours individuellement.HÉRISSÉ D'ÉCAILLES Bien que plusieurs variétés de lépiotes soient comestibles, voici la description de la meilleure, la lépiote élevée.Deux espèces, la lépiote en bouclier et la lépiote de Morgan, sont vénéneuses.Toutes les lépiotes se caractérisent par un anneau persistant, l'absence de volve à la base du pied (ce qui les différencie des amanites) et la présence d'écailles hérissées disposées en cercles concentriques sur le chapeau.Le chapeau de la lépiote élevée, ou coulemelle (Lepiota procera), de blanc et en forme d'oeuf dans le jeune âge, devient ensuite convexe, étalé, mamelonné au centre et couvert d'écailles brunes disposées en cercles concentriques réguliers et de couleur brune.Son diamètre est de 1 0 à 20 centimètres.Le sous-chapeau de ce champignon se caractérise par la présence de lamelles libres, distantes du pied, blanches, larges et tassées.Son pied, très long (jusqu'à 46 centimètres) est creux, rugueux et couvert de taches brunes.Il est bulbeux à la base, sans volve (un détail important qui le différencie à coup sûr des amanites).Le pied est entouré, à quelques centimètres du chapeau, d'un anneau élastique et mobile, très distinctif.On trouve ce champignon, en août et en septembre, dans les champs, les pâturages, les érablières et les clairières.C'est sa haute taille et sa sporée d'un blanc pur qui permet de distinguer la lépiote élevée des lépiotes vénéneuses, soit la lépiote de Morgan, dont la sporée est verdâtre et le pied lisse, et la lépiote en bouclier, beaucoup plus petite et croissant dans les bois en automne.Lépiote élevée ou coulemelle (Lepiota procera) EN RONDS-DE-SORCIÈRE On compte deux variétés de marasmes dont la plus intéressante est le marasme d'Oréade (Marasmius oreades).Cette variété se caractérise par son chapeau convexe, puis plat et mamelonné au centre, lisse, charnu et souple.La marge est unie et parfois légèrement striée.Il arbore une couleur brunâtre à fauve pâle ou chamois qui peut s'atténuer jusqu'à devenir presque blanche.Le sous-chapeau est formé de lamelles libres ou liées au pied par un filament.; Ces lamelles sont larges, assez distanciées les unes des autres, certaines plus courtes que d'autres, de couleur blanchâtre à chamois pâle.Elles deviennent visibles en même temps que le dessus du chapeau quand le champignon est avancé en âge et qu'il atteint de 2,5 à 5 centimètres de diamètre.Le pied, uniforme, plein, recouvert d'un léger duvet, présente la même couleur ou presque que le chapeau.Il atteint 2,5 à 8 centimètres de hauteur.Le pied du marasme ne se consomme pas, étanttrop coriace.Par contre, la chair du champignon, épaisse et de couleur chamois pâle à blanchâtre, est succulente.Ce champignon, qui produit une sporée blanche, pousse à partir de juin jusqu'à tard en automne.Les poussées régulières semblent favorisées par la foudre.On le trouve surtout sur les pelouses, dans les pâturages.(On en a même découvert en plein cœur de Montréal).Ils forment des cercles désignés par «ronds-de-sorcière».En les cueillant, il faut voir à ce que ne se soient pas glissés dans les ronds-de-sorcière de marasmes, des espèces vénéneuses, en particulier des petits clitocybes dont la couleur varie du blanc au gris et dont les lamelles, au lieu d'être libres, sont serrées, blanches et décurrentes.On connaît des ronds-de-sorcière de marasmes vieux de plusieurs siècles et < ; = j :¦ J . QUÉBEC SCIENCE / juin 1978 R V i Marasme d'Oréade (Marasmius oreades) ayant des centaines de mètres de diamètre.!Le marasme d'Oréade est un champignon qui se sèche facilement, qui reprend sa forme dans l'eau et qui peut servir d'assaisonnement.lilif 5 W linest: UNE PETITE COUPE ORANGÉE Toutes les variétés de pézizes sont comestibles.Elles se reconnaissent à leurforme qui ressemble à une petite coupe sans pied croissant à même le sol.Une variété est particulièrement recherchée, la pézize orangée (Aleuria aurantia).Son corps fructifère, mince, fragile, en forme de coupe, est orangé sur sa surface intérieure, mais orange pâle et comme givré à l'extérieur.Sa chair, cartilagineuse, est très fragile.On la retrouve, en été et en automne, dans les terrains sablonneux, tels que certains bois et le bord des routes.La pézize pousse généralement en petits groupes de sept ou huit champignons.eoi:" JessL Slit je# f#: te»;; iteiitf epêf lu# a#' j# ud» Pézize orangée (Aleuria aurantia) EN FORME D'HUÎTRE ; Fous les pleurotes sont comestibles.Tous #,1 pnt des lamelles blanches et décurrentes sur un pied excentrique ou absent, ont 1 \ Fes spores blanches et croissent sur les jf;; i arbres ou le bois mort.Une espèce en B# oarticulier est recherchée: le pleurote en it# orme d'huître qui peut d'ailleurs se culti-l’él» /er au Québec, comme l'a démontré le i# i professeur G.M.Ola'h de l'université .aval.Ce pleurote (Pleurotus ostreatus) issr présente un chapeau un peu en forme d'éventail, convexe ou presque plat, lisse et de couleur blanchâtre à gris brun sombre, parfois ondulé ou lobé à la marge, et de 7 à 1 8 centimètres de largeur.Lesous-chapeau est formé de lamelles blanchâtres, larges et décurrentes.Son pied, blanc, entier, excentrique ou presque absent, est court trapu et un peu courbé.Sa chair est ferme et blanchâtre.On le cherchera, de mai à octobre, sur les troncs d'arbres, vivants ou morts, à feuilles caduques comme l'orme, l'érable, le saule ou le peuplier, où il forme, en général, de grosses touffes étagées.Comme le pleurote est légèrement coriace, même chez les jeunes pousses, une bonne façon de le faire cuire est de le saupoudrer de sel et de poivre, de le rouler, coupé en morceaux, dans un œuf battu puis dans de la chapelure.On le fait ensuite frire dans l'huile.On peut cuire les polypores de la même façon.LA CÉLÈBRE MORILLE La morille (Morchella.) est, la fonte des neiges achevée, le premier champignon à percer les croûtes de feuilles mortes des bois clairs et des vergers.J'en ai trouvé à deux reprises: la première fois, en plein coeur de Montréal, le long d'une voie ferrée, et la seconde fois, dans un bois du nord de l'Ontario (si abondant que j'en ai ramassé une vingtaine de kilo- Morille conique (Morchella conica) V grammes en un après-midi).La morille est très facile à reconnaître.Elle a plus ou moins la forme d'une éponge allongée et sa couleur varie du brun grisâtre au brun jaunâtre.Elle peut mesurer jusqu'à 25 centimètres de hauteur.Le pied du champignon est creux et sa couleur varie du blanc crème au blanc jaunâtre.On la trouve généralement en groupes nombreux.Bien des amateurs de champignons considèrent la morille comme le meilleur de tous.Une seule ombre au tableau: il ne 37 faut pas confondre la morille avec la gyro-mitre comestible [Gyromitra esculenta) qui, malgré son nom et même si elle est rarement dangereuse, peut incommoder certaines personnes.On assure cependant qu'elle perd, une fois bien séchée, toute toxicité.Lagyromitrea laformetrès variable d'une cervelle aplatie à gros plis irréguliers et sans alvéoles comme en comporte la morille.Sa couleur varie du brun rougeâtre au brun foncé et elle se rencontre sous les conifères, les pins en particulier, en mai et en juin.Hydne sinué ou pied-de-mouton (Hydnum repandum) SANS PIED NI CHAPEAU Les hydnes sont des champignons extrêmement faciles à reconnaître par le dessous de leur chapeau constitué, non pas de lamelles ou de pores, mais d'aiguillons serrés.Chez certaines variétés, le champignon n'a ni pied ni chapeau, mais il est formé d'une masse de ces aiguillons croissant à même les troncs morts de certains arbres.Les variétés à pied et à chapeau croissent en général sur le sol.Il faut cueillir ces champignons très jeunes car, comme les polypores, ils se lignifient rapidement.L'espèce d'hydne la plus recherchée est l'hydne sinué ou Pied-de-mouton (Hydnum repandum) qui est blanc jaunâtre, crème ou chamois, a une sporée blanc crème et croît dans les bois mêlés ou dans les forêts de conifères, en colonies parfois abondantes.LE POLYPORE DES BREBIS Aucune des variétés de la famille des polypores n'est vénéneuse mais la plupart sont trop coriaces pour être consommées.Une variété en particulier est estimée: le polypore des brebis.Contrairement aux autres polypores qui croissent sur les troncs d'arbres vivants ou morts, celui-ci pousse au sol autour des arbres.La principale caractéristique des polypores est d'avoir, comme les bolets, le dessous du chapeau constitué de pores et non de lamelles.Le polypore des brebis (Poly-porus ovinus) a un chapeau épais, lisse, convexe, puisétaléou légèrement creusé au centre, charnu, blanc grisâtre puis jaunâtre et craquelé.Le sous-chapeau 38 uin 1978 / QUEBEC SCIENCE Polypore des brebis fPolyporus ovinus) est caractérisé par des tubes courts, décurrents avec des pores petits, blancs puis jaunâtres.Son pied, court, épais, bulbeux, central ou excentrique, est blanc et souvent tacheté de jaune.Sa chair, ferme et blanche, se couvre souvent de taches jaunâtres.On le rencontre, en été et en automne, dans les bois de conifères, surtout autour des épinettes où il croît au sol, en colonies.ET QUELQUES VESSES-DE-LOUP Toutes les variétés de vesses-de-loup sont comestibles sauf une, le scléroderme vulgaire, dont la surface extérieure craquelée et comme couverte de verrues jaunes ou brunes et la chair intérieure noire suffisent à la différencier des vesses- Vesse-de-loup piriforme (Lycoperdon piriforme) ¦» */ de-loup.Une variété en particulier est recherchée, la vesse-de-loup géante (Cal-vatia gigantea) qui peut atteindre la taille d'une petite citrouille et qui se consomme en tranches sautées dans le beurre.Toutefois, cette variété ne se rencontre qu'occasionnellement, contrairement à la vesse-de-loup piriforme (Lycoperdon piriforme), l'une des plus communes.Cette variété présente un corps fructifère blanc jaunâtre ou brunâtre, en forme de poire renversée ou de boule et couverte d'aiguillons minuscules, sans pied.Sa chair, d'abord blanche, devient olivâtre puis noire.Durant l'été et l'automne, ce champignon formera des groupes compacts sur les souches pourries ou les arbres morts.UN ART PAS SORCIER Comme on peut le voir, l'identification des espèces «faciles» de champignons n'est pas un art si sorcier.Il n'en reste pas moins qu'on n'est jamais assez prudent et qu'il est, bien sûr, toujours préférable, lors des premières cueillettes, d'être accompagné de quelqu'un qui s'y connaît.Car si beaucoup de champignons ont un goût divin, il ne faut jamais oublier qu'un seul champignon vénéneux mortel peut vous envoyer au ciel.! Pour en lire plus Champignons vénéneux et comestibles du Canada, Groves et Walton, Ministère de l'Agriculture du Canada, Publication 1112, 1 962 Champignons comestibles et vénéneux, Gus-sow et Odelle, Ministère de l'Agriculture du Canada, Ottawa 1927 Les Champignons d'Europe, Roger Heim, N.Boubée et Cie, Paris 1963 The Mushroom Handbook, Louis C.Krieger, Dover Publications, New York 1967 Le Pleurote Québécois, G.M.Ola'h, Presses de l'Université Laval, 1976 Champignons de TEst du Canada et des États-Unis, René Pomerleau, Éditions La Presse, 1 976 (à noter que René Pomerleau est à préparer l'encyclopédie des champignons charnus du Québec (1 400 espèces traitées)) POUR QUE L’ON PARLE DE LA MÊME CHOSE Anneau: voile partiel couvrant les lamelles et persistant comme une membrane autour du pied.Certains anneaux sont fixes (amanites), d'autres, mobiles lépiotes).(Voir aussi voile partiel, voile universel et volve ) Bulbeux: se dit d'un pied de champignon dont la base est renflée.Campanulé: se dit d'un chapeau en forme de cloche.Central: se dit d'un pied qui s'insère au plein centre du chapeau.Chair: partie intérieure, le plus souvent ferme, de l'intérieur du chapeau.Chapeau: partie supérieure d'un champignon charnu à lamelles, pores ou aiguillons d'où s'échappent les spores.Concave: se dit d'un chapeau creusé suivant une courbe peu prononcée.Conique: se dit d'un chapeau ayant plus ou moins une forme de cône.Convexe: se dit d'un chapeau arrondi et régulièrement plus élevé vers le centre.Décurrent(es): se dit des lamelles ou des aiguillons se prolongeant sur le pied du champignon.Déprimé: se dit d'un chapeau plus ou moins creusé en son centre.Étalé: se dit d'un champignon dont le chapeau est complètement déployé et généralement plat.Glabre: se dit d une surface lisse, sans poils ni écailles.Habitat: lieu de croissance d'un champignon.Lamelle: feuillet mince et rayonnant sous le chapeau des agarics.Libre(s): se dit des lamelles qui ne touchent pas au pied du champignon.Mamelonné: se dit d'un chapeau dont le centre offre une petite proéminence arrondie.Mêlée: se dit d'une forêt composée de conifères et de feuillus.Marge: pourtour de la partie supérieure du chapeau.Mycélium: se dit du réseau de fi laments s'étendant au niveau du sol ou légèrement enfoui dedans dont le champignon n'est que l'organe de fructification.Mycologie: science traitant des champignons.Pied: tige supportant le chapeau du champignon.Plein: se dit d'un pied de champignon qui n'est ni creux, ni farci de filaments blancs lâches.Pore: ouverture des tubes à la face inférieure du chapeau des bolets et des polypores.Séparable: qui se détache ou casse facilement.Serré(es): se dit des lamelles très rapprochées les unes des autres sous le chapeau.Spores: semences microscopiques des champignons.Sporée: dépôt de spores obtenu en laissant un chapeau séparé de son pied appliqué sur une surface de papier blanc pendant quelques heures.On recouvre généralement le chapeau d'un verre ou d'un bocal.Tubes: tuyaux parallèles composant le sous-chapeau des bolets et des polypores (voir aussi pore).Vestige: reste d'un tissu ou d'un organe, fugace ou persistant.Visqueux: couvert d'une couche gluante ou collante, en particulier par temps humide.Voile partiel: membrane réunissant la marge du chapeau au pied et recouvrant les lamelles ou les tubes dans le jeune âge (voir anneau).Voile universel: membrane enveloppant tout le champignon dans le jeune âge et qui persiste au pied de certaines espèces (voir volve).Volve: vestige du voile universel qui entoure la base du pied de certains champignons comme une coupe (principal caractère des amanites).Source: René Pomerleau. 39 1EC®fl(j QUÉBEC SCIENCE / juin 1 978 Hfel èied(fti| Hi if: wvi.y iiitiiiiiiil TECHNOLOGIE LES IONS NÉGATIFS DÉMYSTIFIÉS |er Hein.1 S?I i,Pri el&fit La BUS Si tieuie P mauls j agàf I ïampi- F aim ?aids iijiim menls p L tides s«P' [ oisle esdes I' «lais- | flpied j papie1 5.0» 1 iîjlle (Sa«e J lua»1» f Ï#1 I it-'f I tai»es I ïti'»5 I a À en croire certains invités au colloque sur l'ionisation négative tenu le 7 mars à Montréal et organisé par l'Informathè-que France-Québec, l'avenir est à l'ionisation.Mythe ou réalité, voilà toute la question.La recherche médicale en ce domaine compte déjà une vingtaine d'années.Le Dr R.A.Rager, cardiologue bordelais, est venu en témoigner: sans pouvoir préciser avec exactitude les mécanismes par lesquels Tes ions influencent notre métabolisme, il a fait état de résultats positifs et de guérisons obtenues grâce à l'aéro-ionisation.Les maladies respiratoires et pulmonaires, les affections cutanées (brûlures, urticaire), les ulcères figurent parmi les succès remportés.Le traitement consiste simplement à exposer le patient à un flux d'ions négatifs.Les ions sont des atomes ou molécules ayant un surplus (ion négatif) ou un déficit (ion positif) en électrons.On attribue aux ions négatifs des effets bénéfiques tels que la vitalité, l'acuité cérébrale, le dynamisme, la productivité au travail, etc.Au contraire, la présence d'ions positifs entraînerait plutôt des effets nocifs.C’est du moins ce qu'on a laissé entendre tout au long du colloque, jusqu'à ce que ne survienne une révélation surprenante: le Dr Rager a en effet rapporté que selon certaines observations faites sur des malades, des guérisons ont été obtenues à la suite d'expositions à des ions positifs.Le dosage et le rapport entre ions positifs et négatifs seraient peut-être plus significatifs que la seule présence d'ions négatifs.Ce fait contradictoire allait renforcir le camp des opposants, pour qui les études sur I ionisation, bien que prétendument scientifiques, laissent large place à la subjectivité.Les seuls effets reconnus des ions sur l'organisme sont la facilité accrue à fixer l'oxygène sur l'hémoglobine, une plus grande activité des cils vibratils des bronches ainsi qu une action sur la séroto- nine (une des nombreuses substances neuro-transmet-trices de l'organisme).Ce dernier point a donné lieu à des interventions colorées.Le Dr André Moreau, philosophe et homme de lettres, président et fondateur du mouvement Jo-vialiste, a fait part de son expérience — non scientifique —de l'aéroionisation.Il soulignait, entre autres choses, l'augmentation de sa capacité sexuelle ressentie après exposition, nu, devant son ioniseur.Le Dr Héroux, chercheur au C.N.R.C., est venu appuyer ses dires: ses propres travaux sur des rats lui ont appris qu'il existe un rapport certain entre la sérotonine et l'activité sexuelle.Comme il semble acquis que les ions agissent sur cette substance, il pourrait donc exister une corrélation entre ions et capacité sexuelle.Mais les choses se gâtent lorsqu'on commence à parler d'ionisation à domicile.Les fabricants d'appareils moussent leurs ventes en s'appuyant sur le droit au bien-être.L'idée est la suivante: qu'est-ce qui fait qu'à la montagne, à la campagne ou au bord de la mer on se sente bien?Des phénomènes naturels tels les radiations cosmiques, la radioactivité du sol, la pulvérisation des gouttes d'eau par les vagues, la foudre, etc., ionisent l'air.Mais, en ville, la pollution atmosphérique gêne le passage des radiations cosmiques, réduisant d'autant l'aé-roionisation.La quantité d'ions s'y chiffre à environ 1 50 paires d'ions par centimètre cube, alors qu’à la campagne elle atteint 400.Dans un bureau, ce chiffre baisse jusqu'à 50.Pour rétablir un taux ionique «naturel», on vous offre donc toute une gamme d'ioni-seurs capables en principe de recréer à domicile les propriétés bienfaisantes de l’air pur.Or, voilà: pour des rapports de prix allant du simple au triple, la production d'ions d'un modèle à l'autre varie selon un rapport de 1 à 2 000.Certains d'entre eux seulement sont munis de ventilateurs, ce qui allonge leur portée jusqu'à trois mètres.Autrement, au-delà de quelques dizaines de centimètres, les concentrations d'ions projetés dans l'air sont négligeables.Un autre défaut caractérise ces appareils: plusieurs produisent de l'ozone (03), un composé d'oxygène plus nocif que le chlore! Somme toute, l'achat d'un ioniseur semble contre-indiqué, compte tenu de leur inefficacité relative, des doutes subsistant sur leurs pouvoirs bénéfiques et surtout du danger de production d'ozone, dont le processus de fabrication s'apparente à celui des ions.Le consommateur averti aurait donc tout intérêt à utiliser son argent pour des visites à la campagne ou à la mer, drôlement plus stimulantes que la séance devant l'ioniseur.Pauline Gagnon TECHNOLOGIE MÉDICALE DES SONS QUI FONT VOIR C'est dans les deux premières années de sa vie qu'un enfant acquiert le concept des relations spatiales.À partir d'une coordination innée de ses différents sens, l'enfant apprend alors à juger des distances, à mettre en relation sa vision, les sons qu'il entend, et les gestes qu'il pose.Pour l'enfant atteint de cécité congénitale, toutefois, cet apprentissage pose de graves difficultés, contrairement à l'enfant devenu aveugle au bout de quelques années (et même à deux ans).Ainsi, alors qu'un certain pourcentage des aveugles accidentels parviennent assez facilement à maîtriser la technique de la canneou de la marche avec un chien, les enfants nés aveugles connaissent à ce chapitre d'énormes difficultés.Pour le Dr Tom Bower, du Centre for Advanced Studies and Behavioral Sciences (Centre des études avancées sur les sciences du comportement), en Californie, cet inconvénient pourrait toutefois être compensé bientôt par un énorme avantage.En effet, alors que de nombreux aveugles d'âge adulte, pourtant très habiles dans leurs activités quotidiennes, ont échoué à utiliser adéquatement les nouveaux dispositifs de localisation à base de messages sonores développés au cours des 30 dernières années, il semble que les bébés aveugles de naissance parviennent à remplacer presque parfaitement leurs yeux par de tels dispositifs.Le Dr Bower, qui a résumé l'hiver dernier ses travaux dans le journal L'information médicale et paramédicale, utilise pour ces enfants aveugles un dispositif très perfectionné, les «lunettes à ultra-sons», mis au point en Grande-Bretagne sous l'égide de la National Development Corporation.L'appareil ressemble à un bandeau rembourré que l'enfant porte, telle une couronne, tout autour de la tête, et qui supporte deux saillies latérales souples en métal.Les lunettes envoient des impulsions d'ondes sonores à des fréquences ultrasoniques; les ondes renvoyées par les objets qui se trouvent dans le champ de l'appareil, en face de l'enfant, produisent des échos transformés en ondes audibles faibles, dirigées directement vers les oreilles.En principe, un tel appareil fournit quatre des principaux éléments de la vision normale: la distance de l'objet (selon la fréquence du signal), sa grosseur (plus il est gros, plus l'écho sera fort), sa texture (une surface molle ou irrégulière donnera un son plus diffus), et sa localisation (selon la différence d'intensité entre les deux oreilles).Ne manquent donc que les notions de couleur, transparence et luminosité.Toutefois, comme ces informations sont totalement artificielles par rapport à l'expérience visuelle, les premiers dispositifs à ultra-sons (ou autres appareils sonores) ont donné des résultats décevants.Peu d'aveugles parvenaient à 40 juin 1978 / QUÉBEC SCIENCE décoder adéquatement ces signaux avant plusieurs mois d'usage.Le Dr Bower a toutefois émis l'hypothèse que chez les jeunes enfants qui n’ont jamais utilisé leur vision, mais qui possèdent malgré tout les réflexes innés de déplacement des yeux en direction des bruits (dans les premières semaines, du moins), l'apprentissage de cette nouvelle forme de vision serait grandement simplifiée.Non déformés par une expérience visuelle antérieure, ces enfants recevraient tout simplement les messages sonores.comme s'ils provenaient de leurs yeux! La première expérience a porté sur un enfant de 16 semaines seulement, Sarah.Dès la première séance, elle réagissait à un objet qu'on approcha à plusieurs reprises de ses yeux en faisant converger ceux-ci pour«suivre» l'objet et en plaçant bientôt sa main sur la trajectoire, comme pour protéger son visage.À l'âge de six mois, elle utilisait ses deux mains en parfaite coordination pour saisir un objet; à huit mois, elle déplaçait un objet pour en trouver un autre, caché derrière; et à 9 mois, elle parvenait à ramasser deux bâtons déposés sur une table, ce qui montre la précision du message sonore.Selon le Dr Bower, aucun enfant atteint de cécité congénitale ne parvient à poser de tels gestes avant l'âge de la parole, et aucun adulte ayant appris à se servir des lunettes à ultra-sons n'aurait atteint une telle dextérité uniquement avec cet appareil.Le cas de la petite Sarah n'est d'ailleurs plus unique.En début d'année le Dr Bower a suivi ainsi quatre autres enfants, qui semblent avoirappris aussi facilement à se servir de leurs oreilles pour voir.Des cinq pionniers de cette technique, le plus âgé avait 13 mois au début.Il a mis environ une heure pour «voir», soit plus que les enfants plus jeunes, mais nettement moins que les adultes.Pierre Sormany SABLES BITUMINEUX DU PÉTROLE AUX MICRO-ONDES Commencée il y a maintenant plus d'une dizaine d'années par une entreprise pionnière, la Great Canadian Oil Sands, l'exploitation commerciale des sables bitumineux de l'Ouest canadien sort maintenant de son enfance avec l'entrée en service prochaine de l'usine de la société mixte Syncrude.Cela ne signifie pas pour autant que les problèmes technologiques soient résolus.Comment séparer de manière économique et efficace le pétrole du sable?Comment faire cette séparation sans avoir à creuser des galeries de mine à des profondeurs inouïes?Des chercheurs de l'École polytechnique de Montréal, dont Claude Chavarie et Danilo Kivana, travaillent présentement à une solution élégante au problème de la séparation en usine du sable et du pétrole; l'utilisation des hyperfréquences.Rappelons d'abord que dans les deux usines déjà construites, la technique consiste à broyer la «pâte» bitumineuse, qui ne contient d'ailleurs que de 8 à 1 5 pour cent de pétrole en moyenne, et à mélanger le tout avec de l'eau chaude.L'eau aide à la séparation, et ce d'autant mieux que la densité du sable et du pétrole est différente.Toutefois, les particules de sable incorporées au bitume sont si fines qu'elles restent longtemps en suspension dans l'eau.En outre, comme on ne peut rejeter telle quelle l'eau dans les .rivières, il faut la laisser décanter ensuite dans de vastes réservoirs construits à cette fin.Le principe de l'utilisation des hyperfréquences (aussi appelées micro-ondes) repose sur la liquéfaction du bitume par échauffement.Les procé-j dés classiques de chauffage I 'aii eifi «¦» 1ST, îlli llîfT1: Int a is; bit fep; ïîill ftS LA PREMIÈRE SYNTHÈSE DE LA PRÉHISTOIRE DU QUÉBEC Veuillez me faire parvenir.exemplaire(s) de IMAGES DE LA PRÉHISTOIRE DU QUÉBEC au prix de $5.00 chacun (ce volume se vend dans les librairies pour $6.00) Vous trouverez ci-joint un chèque (ou mandat postal) au montant de.fait à l'ordre de Recherches Amérindiennes au Québec.NOM:.ADRESSE:.RECHERCHES AMÉRINDIENNES AU QUÉBEC 4050, rue Berrl Montréal H2L 2R1 | JUÉBEC SCIENCE / juin 1 978 41 u chili raiioM i late Je est 4i i[ticuls ao hiic les less msioaii Mew icelle I’i faiitW Misai ces|a« iesliap hutte Les pu chaiA xigent qu'on chauffe à la fois 3 bitume qu'on espère recueil-r et la masse de scories dans aquelle il est incorporé.Au ontraire, les ondes radioàtrès aute fréquence, au-delà de 00 mégahertz etjusqu'à 5000 ois plus, sont absorbées de nanière sélective selon les hatériaux, et le chauffage peut e faire en profondeur, pres-ue sans perte thermique.Selon la revue Chercheurs, ubliée par l'Université de Montréal, une première série e travaux effectués par l'équi-e de l'École polytechnique urait permis de démontrer ue les hyperfréquences per-tettent effectivement de dé-ager très rapidement le pé-ole du sable et même, ce qui était pas espéré, de réaliser n premier craquagedes molé-ules les plus lourdes en pro-uits plus directement utilisa-les.L'eau emprisonnée natu-sllement dans les sables con-ribuerait à l'efficacité du hauffage en créant de petites arches de plasma à l’intérieur u minerai traité.>s P»,J< mes y Pour l'instant, le procédé a été mis à l’essai qu'à petite chelle, mais les résultats sont éjà concluants quant à la rapi-ité et l’efficacité d’extraction, y a bien sûr un long délai ntre une telle réussite en îboratoire et la réalisation une éventuelle «raffinerie» rimaire aux micro-ondes.Mais déjà un autre projet otterait dans la tête des cher-heurs.Tant qu'à utiliser les yperfréquences pour régler le roblème du traitement en sine des sables extraits, pour-uoi ne pas s'attaquer aussi à jn second défi technologique, slui du traitement «in situ» es sables profonds?Actuellement, les méthodes nvisagées reposent sur l’en-ahissement des nappes sou-irraines par de la vapeur d’eau aus pression ou par des gaz n combustion qui propage- raient devant eux un front de bitume liquéfié et gazéifié.Mais dans les deux cas, le taux de récupération prévu est faible, et l'on n’est guère certain qu’on y gagnera, compte tenu de l’énergie investie dans cette opération de «chauffage souterrain».Les chercheurs envisagent donc la conception Le premier novembre 1977, l’astronome américain Charles Kowal annonce qu’il vient de découvrir un nouveau corps céleste entre les orbites de Saturne et d’Uranus.D’emblée, les media d’information se sont emparés de la nouvelle pour annoncer avec fracas la découverte d’une nouvelle planète dans le système solaire.Eh bien! il a fallu se détromper.Car, pour réel qu’il soit, l’objet Kowal, comme on l’avait nommé à l’époque, n’est probable- d’une antenne cylindrique génératrice de micro-ondes qui pourrait être introduite dans le puits de forage et y provoquer le jaillissement d’une bonne partie du pétrole.Mais dans ce second cas, on n’en est qu’à la conception.Pierre Sormany ment qu’un astéroïde, c'est-à-dire un objet de petite taille, de diamètre très inférieur à 1 000 kilomètres.Kowal poursuit depuis quelque temps déjà une étude systématique des régions externes du système solaire avec le télescope Schmidt de 1 22 centimètres du mont Palomar, télescope conçu spécialement pour l’étude photographique du ciel.Le premier novembre dernier, il observait avec étonnement sur des plaques prises les 18 et 1 9 octobre une courte traînée parmi la multitude des points stellaires.C'était à vrai dire une bien courte traînée puisque Kowal ne put l'observer qu'avec un puissant microscope.Pour écarter la possibilité d’une erreur, un collègue, Torn Gehrels, examine des films de la même région du ciel pris les 11 et 1 2 octobre.L'objet y apparaissait, de même que sur les clichés pris ultérieurement.L'existence de l'objet Kowal ne faisait donc plus de doute.Depuis, on a partout braqué les télescopes sur ce nouveau membre du système solaire.On a aussi cherchéfrénétique-ment à le retrouver sur de vieilles plaques photographiques, pour le retracer sur au-delà d'une trentaine d’entre elles.Les plus anciennes, prises à l'observatoire de Harvard, au Massachusetts, remontent même à 1895.On a pu ainsi déterminer avec précision l'orbite de l'objet Kowal à partir de données s'étalant sur plus de 80 ans, soit plus d'une fois et demie la période de révolution de l’objet autour du Soleil.La coutume veut que ce soit le découvreur qui choisisse le nom d'un nouvel astéroïde, une fois son orbite déterminée.Kowal a examiné plusieurs possibilités, pour finalement fixer son choix sur un personnage de la mythologie grecque, Chiron.Chiron était un centaure, une de ces fabuleuses créatures mi-homme, mi-cheval.Descendant des dieux Saturne et Uranus, on lui avait confié l'éducation d'Achille.Est-on vraiment certain que Chiron est un astéroïde et non une comète?On peut dire aujourd'hui sans trop risquer de se tromper que oui, mais avec une réserve comme nous le verrons plus loin.D'abord, l'orbite de Chiron, avec son excentricité et son inclinaison moyennes, est plutôt caractéristique de celle d'un astéroïde.Les comètes ont généralement une orbite plus excentrique et plus inclinée.Ensuite, et surtout, Chiron a toujours un aspect ponctuel sur chacune des plaques photographiques où il a été identifié, et sa luminosité, compte tenu de sa distance, est à peu près constante.Les comètes, elles, ont une allure un peu floue et subis- Terre Jupiter Saturne Uranus L’orbite de Chiron est très excentrique.Le périhélie (P) est de 8,5 unités astronomiques (une UA est égale à la distance de la Terre au Soleil) et l’aphélie (A) de 1 8,9 UA.Chiron pénètre donc à l’intérieur de l’orbite de Saturne, éloignée en moyenne du Soleil de 9,5 UA.et atteint presque l’orbite d’Uranus.éloignée en moyenne de 1 9.1 UA.Sa période de révolution est de 49 années terrestres et son orbite est inclinée de sept degrés par rapport au plan du système solaire.ASTRONOMIE CHIRON, LE DERNIER-NÉ DU SYSTÈME SOLAIRE 42 juin 1978 / QUÉBEC SCIENCE sent d'importantes variations de luminosité.En effet, lorsqu'une comète s'approche du Soleil, les éléments volatilesqu'ellecontient se transforment en gaz qui, sous l'action des particules et du rayonnement d'origine solaire, deviennent incandescents.Lorsqu'elle s'éloigne du Soleil, ces gaz se resolidifient, mettant fin à leur incandescence.Or, les comètes perdent une petite fraction de leurs matières volatiles à chaque approche du Soleil, de sorte qu'après leurs multiples révolutions certaines d'entre elles ne renferment plus qu'une faible quantité de matières volatiles.De telles comètes sont composées essentiellement de matières solides.Cela les rend difficiles à distinguer des astéroïdes, d'où la réserve exprimée plus haut.Chiron, (qui n'a actuellement qu'une magnitude de 18), est presque à son maximum d'éloignement de la Terre.Il est trop éloigné pour que l'on puisse mesurer avec précision son albédo, ce qui permettrait de calculer ses dimensions.(L'albédo est la mesure de la réflectivité d'une substance ou d'un objet; il varie de 0 à 1, sa valeur étant moins élevée pour les corps sombres.) Néanmoins, puisque l'albédo des astéroïdes varie de 0,035 à 0,27, on en déduit que le diamètre de Chiron se situe probablement entre 160 et 640 kilomètres.Durant les années 90, Chiron s'approchera de son périhélie (sa magnitude sera de l'ordre de 14,5).Il sera alors possible de dissiper toute incertitude concernant sa nature exacte.Il n'est pas du tout impossible que Chiron ne soit qu'un des membres d'une nombreuse famille d'astéroïdes gravitant entre Saturne et Uranus, famille qui serait analogue à celle située entre Mars et Jupiter.Dans ce cas, on pourrait s'attendre à cequed'autres astéroïdes soient découverts bientôt dans cette partie du ciel.Mais ne soyons pas impatients.Il n'est pas facile d'observer à detellesdistancesdes objets aussi peu lumineux que Chiron.Quant à la découverte d'une nouvelle planète, du moins d'une planète en-deça de Pluton, cela reste improba- ble.Car, avec la puissance des télescopes et des outils mathématiques aujourd'hui à la disposition des astronomes à travers le monde, il serait très étonnant qu'une telle planète soit jusqu'ici passée inaperçue.Et c'est tant mieux ainsi: les astrologues, qui en ont sûrement plein les bras avec la multitude des astéroïdes, n'auront pas à réviser toutes leurs cartes du ciel! Louis de Bellefeuille TRANSPORT AÉRIEN ATTERRIR SANS PILOTE D'ici peu, le système d'atterrissage aux instruments ILS, utilisé depuis 1949 dans la plupart des aéroports du monde, deviendra désuet.L'augmentation constante du trafic aérien et le perfectionnement des avions en sont la cause.Dès la Septième conférence sur la navigation aérienne en avril 1972, on avait décidé d'étudier les nouveaux systèmes de remplacement et de choisir le plus adéquat.Aussi, du 4 au 21 avril dernier, l'Organisation de l'aviation civile internationale (OACI) s'est réunie à Montréal pour voir à l'action les deux systèmes finalistes et prendre une décision qui fera date dans l’histoire de l'aviation.Le choix devait se faire entre un système d'atterrissage micro-ondes britannique à balayage Doppler et un système d'atterrissage micro-ondes australo-américain à faisceau battant.Nous verrons plus loin lequel de ces systèmes a remporté la palme.Les deux ont un point commun important, celui de fonctionner à partir des micro-ondes au lieu des gammes de fréquences plus basses de l'UHF et du VHF qu'utilise FILS.Il s'agit d'ondes extrêmement courtes qui rendent possible un nombre très élevé de canaux d'émission, beaucoup plus de précision, des antennes plus petites, une diminution des interférences et donc davantage d'efficacité.Le système d'atterrissage à micro-ondes (MLS) est idéal pour permettre de plus nombreuses trajectoires d'approche.Alors que l'ILS ne peut guider l'avion que dans une seule trajectoire d'approche située dans le prolongement de la piste d'atterrissage, la zone de guidage du système à micro-ondes peut s'étendre jusqu'à 60 degrés de part et d'autre de l'alignement de la piste et 30 degrés au-dessus de son plan.L'ILS permet seulement au pilote de savoir s'il est dans l'alignement de la piste et s'il suit la trajectoire d'ap- interférences dues aux édifices ou aux terrains proches.Le pilote peut donc avoir davantage confiance en ses instruments.On pourrait même dire qu'il peut suivre leurs indications les yeux fermés puisque l'équipement de bord MLS peut être relié au système de pilotage automatique actuel, permettant ainsi l'approche et l'atterrissage automatiques.Le système d'atterrissage micro-ondes présenté par la Grande-Bretagne (DMLS) s’appuie sur l'utilisation de l'effet f‘}\ JiK jüîS: Mit: p;:: î :i B" LtC I::S Tu : Où iu ÎaïF rM rr ;s : ¦ -ÜS: T "f '.A-r.A J An *5 A-T:,-T proche correcte suivant cette ligne, alors que le MLS Laide à se diriger vers la piste en venant d’un très grand éventail possible de directions.Cela est un avantage énorme dans les cas où Ton désire faire suivre aux avions une trajectoire qui favorise l'atténuation du bruit au-dessus des communautés proches des aéroports ou pour un contrôle plus efficace du trafic aérien à proximité d'aéroports de plus en plus achalandés.Le système d'atterrisage microondes peut être adapté à toutes les sortes d'aéronefs: grands, petits, lents, rapides, avions à décollage et atterrissage verticaux et hélicoptères.Arrivant à environ 40 kilomètres de la piste à l'intérieur de l'angle de contrôle du système, l'appareil est aussitôt pris en charge et dirigé vers l'extrémité de la piste où il doit toucher le sol.Le récepteur de bord reçoit les signaux qu'il décode, donnant au pilote sa position exacte et la trajectoire qu'il doit suivre.A la différence du ILS, le récepteur de bord MLS est capable, à cause des fréquences élevées quïl utilise, de discerner le vrai signal des Doppler.L'effet Doppler, c'est le glissement de fréquence qui se produit lorsqu'une source d'ondes sonores, d'ondes lumineuses ou de micro-ondes se rapproche ou s'éloigne du récepteur.Selon qu'un véhicule se rapproche ou s'éloigne de soi, on percevra un son qui deviendra de plus en plus aigu ou de plus en plus grave.Ainsi, si l'on fait en sorte qu'une source de micro-ondes se déplace uniformément le long d'une droite, en mesurant le glissement de fréquence par effet Doppler à n'importe quel point, on peut déterminer la position de ce point par rapport à la source.Avec le système MLS Doppler, l'espace est codé en fréquence.Pour chaque angle d'azimut (horizontal) et chaque angle de site (vertical), il existe unefréquence particulière qui peut être mesurée depuis l'avion.Le système australo-améri- % ] l(Li! ! Ï7;!c ¦ A:: ¦ A.: ps E hsys ?îii 1 A; - .Hia 1 %• H- k P K |S ai cain est basé sur une techni- j- .que à faisceaux battants et référence temporelle.Une an- .tenne placée au bout de la , piste transmet un signal qui balaie l'espace de droite à gau- che sur un angle de 120degrés pour repérer l'azimut de l'avion ¦mBm wSks® I QUEBEC SCIENCE / juin 1978 Dar rapport à la piste.Une tel autre antenne située en bordure de la piste fait la même • ahose de haut en bas.Le récep-•t: :eur de bord mesure le temps tiii s'écoule entre les balaya-(Mi jes consécutifs du même fais-1l$l ;eau pour déterminer dans les ilîJ: alans horizontal et vertical la iEl,(f position de l'avion.Le balayage ote ip ¦p?I les faisceaux se fait très rapi-iement, ce qui permet à l'avion Ile recevoir de nouvelles infor-nations sur sa position plu-: iieurs fois par seconde.Chacun des deux systèmes arésente ses avantages et in-:onvénients.Il semble cepen-lant que le système australo-iméricain d'atterrissage micro-indes à faisceaux battants et éférence temporelle soit le ilus au point et plus appro-irié à un nouveau standard »-!i nondial d'approche et d'atter-iissage tous temps puisque, en in de compte, c'est celui-là lue l'OACI a choisi pour rem-ilacer l'ILS d'ici quelques an-lées.En effet, à la fin de la éunion spéciale de l'OACI à /lontréal, un vote a mis fin à ilusieurs mois d'essais com-iaratifs des deux systèmes à livers aéroports d'Europe et 'Amérique du Nord.71 pays, ur 142 possibles, étaient re-résentés.39 pays ont voté en aveur du système présenté .iar les États-Unis et l'Australie, • '¦andis que 24 pays ont montré sur préférence pour le système /ILS Doppler britannique; 8 se ont abstenus.Le MLS-TRSB, mis au point ar la NASA, le ministère des ransports et le ministère de la aïi'i défense des États-Unis, devient il one le système d'atterrissage iternational des 40 ou 50pro-1 haines années; il sera fabri-ue sous licence par diverses jmpagnies.L'ILS sera encore 7ilisé durant toute la période 3 transition entre les deux ^stèmes.D'ici quelques années, les ires conditions atmosphéri-iues, y compris une visibilité ulle, ne seront plus un obsta-le à l'atterrissage ou au déco-ige des avions.Combien de lients des compagniesaérien-seront contents d'appren-qu'ils ne seront pas déroutés 3rs un autre aéroport ou que iur vol ne sera pas annulé tême par le brouillard le plus oais.Cette belle époque arrive grands pas! •csl ART DENTAIRE SUR-DOSE DE RAYONS X Dans un rapport daté de février 78, l'Association des consommateurs du Canada (section Trois-Rivières) fait état d'une enquête réalisée par ses soins auprès des dentistes du Québec.Le sujet: l'usage des radiographies dentaires chez les enfants.Les conclusions: un abus scandaleux de la part des dentistes et un danger sérieux pour la santé des enfants.L'ACC révèle que les radiographies de routine sont largement répandues chez les jeunes enfants.Elle émet des doutes sur leur utilité dans plusieurs cas et sur la compétence des personnes qui les administrent.On réclame donc «que la Régie de l'assurance-maladie cesse immédiatement de défrayer les coûts des radiographies chez les enfants de 0 à 12 ans qui fréquentent les dentistes».On recommande en outre que des normes et des contrôles sévères soient établis par le gouvernement du Québec afin de réduire le danger relatif aux radiations émises par les appareils de radiographie.Le rapport s'accompagne des témoignages de quelques dentistes qui dénoncent cette pratique.On prétend même que plus un dentiste est compétent, moins il se sert de radiographies.Interrogée par Québec Science, Mme P.Boileau, responsable du dossier, insiste sur les nombreuses plaintes reçues et cite des cas aberrants.Toutefois, elle admet que l'enquête ne fournit pas de renseignements précis sur la qualité technique du travail de radiologie dans les cabinets de dentistes: temps d'exposition, réglage de l'appareil, usage de filtres, distance foyer-peau, etc.À cause de la complexitéd'une telle enquête, LACC ne peut estimer l'apport total de radiations infligé à la population par ces radiographies.données statistiques permettant d'en attendre une diminution du nombre de radiographies.On se base sur l'argument que le remboursement par la Régie de l'assurance-maladie constitue une incitation pour les dentistes à l'abus.De son côté, le directeur-général de l'Ordre des dentistes, le Dr Lamarche, rétorque que si problème il y a, c'est plutôt celui des praticiens qui ne profitent pas assez des techniques radiologiques.Selon lui, l'apport de radiations provenant des cabinets des dentistes est minime et en-deça des normes de sécurité.Par ailleurs, les cabinets sont régulièrement visités par un comité d'inspection professionnelle et un autre comité mène depuis quatre ans une étude poussée en vue d'accroître encore la protection des patients dans ce domaine.Quoi qu'il en soit de cette polémique, il est bon de savoir qu'il existe aux États-Unis des études comme celles qui manquent au Québec et dont on peut tirer quelque enseignement sur le danger qui nous guette.43 L'une d'entre elles a été publiée dans la revue Oral Surgery de janvier 1977.Elle fournit une appréciation du risque occasionné par les radiographies dentaires à l'ensemble de la population américaine.Cette étude se base sur deux enquêtes, l'une publiée en 72 par le National Research Council, l'autre en 73 par le U.S.Department of Health Education and Welfare.Soulignons quelques caractéristiques de cette étude.D'abord, les résultats s'appuient sur des calculs statistiques.Le risque est évaluépour l'ensemble de la population et non pour un individu.Ensuite, les calculs sont effectués à partir de données concernant de fortes doses de radiations, et on a extrapolé pour évaluer le risque résultant de faibles doses.Les auteurs ne présument d'aucun seuil en-dessous duquel une dose de radiations présenterait un risque nul.Il s'agit donc, et Ton insiste là-dessus, d'un risque potentiel maximum.Le risque réel pourrait être inférieur.Le principal effet somatique résultant des radiographies 40 000 LIVRES À VENDRE Provena n iennë.s'd^s Québec.Livres anciens sur t Objets.Cette collection compre omh (1869) François Picard 44 juin 1978 / QUÉBEC SCIENCE dentaires, selon l'étude, est la leucémie.Tout considéré, on calcule que le risque probable, au pire, est de 8 à 11 décès par année dans l'ensemble de la population américaine, ce qui paraît assez faible.Les auteurs, observant que le danger ne peut être considéré avec certitude comme nul, recommandent que toutes les mesures soient prises en vue de diminuer la quantité de radiations à laquelle la population est exposée.Ils soulignent toutefois avec insistance que ces chiffres ne justifient pas que l'on dissuade les dentistes d'utiliser la radiologie lorsque cela est indiqué.Selon eux, le risque encouru par la population pourrait fort bien être plus élevé si cette technique n'était pas exploitée.Il se dégage de tout cela qu'aucune mesure de protection n'est superflue en ce qui concerne l'usage de la radiologie.Les risques potentiels justifient une grande vigilance de la part des personnes compétentes.Mais rien ne semble indiquer, pour l'instant, qu'il faille s'alarmer, du moins quant aux radiographies dentaires.Vincent Choquette PHYSIQUE UN RÉACTEUR NUCLÉAIRE NATUREL Fin 1 972.Des physiciens français annoncent la découverte à Oklo, au Gabon, des vestiges d'une réaction de fission en chaîne qui se serait produite dans des minerais uranifères, il y a de cela 1,8 milliard d'années.On avait affaire à rien de moins qu'un réacteur nucléaire naturel.C'était la premièrefois que l'on observait le phénomène dans la nature, chose que l'on considérait auparavant fort improbable.Comment sait-on qu'il y a bel et bien eu réaction en chaîne à Oklo?Tout d'abord et surtout par la découverte d'une anomalie isotopique.On sait que l'uranium naturel se compose presque exclusivement de deux isotopes, d'abondance très inégale: l'uranium 238 (99,3 pour cent) et l'uranium 235 (0,7 pour cent).Seul l'uranium 235 est fissible, c'est-à-dire que seul cet isotope participe activement à la réaction en chaîne.Or, l'uranium du gisement d'Oklo renferme moins de 0,7 pour cent d'uranium 235.On a également trouvé toute une gamme de produits de fission, lesquels sont des isotopes formés par la fission de l'uranium 235.Cinq ans plus tard, les choses ont évolué.C'est du moins ce qui ressort d'un article de la revue Nature dans lequel on fait état de la réunion en décembre 1 977, à Paris, d'un groupe d'experts pour faire le point sur la question.Si c'est encore sans succès que l'on a cherché des anomalies isotopiques dans des échantillons uranifères précambriens provenant d'Australie, du Canada, de l'Amérique du Sud, d'Afrique et des États-Unis, l'étude de ce qui s'est produit à Oklo révèle que cela aurait bien pu se reproduire ailleurs.On en est même à se demander pourquoi le cas d'Oklo est encore unique.En effet, la probabilité que s'amorce une réaction en chaîne était alors supérieure à ce qu'elle est aujourd'hui.Puisque la demi-vie de l'uranium 235 est de 713 millions d'années, cet isotope devait donc constituer, à l'époque de l'événement d'Oklo, non pas 0,7 pour cent de l'uranium naturel, mais au-delà de trois pour cent.(La demi-vie d'un isotope radioactif est la période de temps requise pour que la moitié de cet isotope se désintègre.) Il y avait donc presque cinq fois plus de combustible fissible.Depuis 1972, on a entrepris une étude poussée du réacteur naturel d'Oklo.On s'est rendu compte qu'il n'y a pas eu qu'un seul réacteur, mais au moins six sur une étendue de seulement quelques milliers de mètres carrés.On a émis l'hypothèse que l'un d'entre eux aurait pu être un réacteur «primaire», qui aurait déclenché les autres.C'est un peu comme si les réactions en chaîne s'étaient propagées à la manière d'organismes vivants — l'organisateur de la réunion de Paris, R.Naudet, du centre de recherche de Saclay en France, parle du «mystère d'Oklo».On a en outre reculé quelque peu l'âge du réacteur à environ deux milliards d'années.La durée totale du phénomène, de la première étincelle aux derniers soubresauts, serait de l'ordre de deux millions d'années ou plus.On estime que les eaux souterraines auraient pu jouer un rôle important.En ralentissant les neutrons de fission, elles auraient agi comme modérateur.Fait remarquable, les produits de fission sont en quasitotalité restés sur place durant ces deux milliards d'années.Ils sont renfermés dans de la pechblende, forme massive de l'oxyde nature! d'uranium, ruraninite(U02).On a retrouvé certains produits de fission dans exactement les mêmes proportions qu'on les retrouve dans les déchets radioactifs produits par l'homme.Même les plus volatils d'entre eux, des gaz comme le krypton et le xénon, ont très peu migré des lieux.L'étonnante stabilité de l'ura-ninite a des implications fort intéressantes pour leproblème de l'entreposage des déchets nucléaires.On ad'ailleurscon-sacré une des sessions des discussions de Paris à ce problème.Aussi la technique qui consiste à entreposer à très long terme les déchets nucléaires dans des formations géologiques stables paraît de plus en plus prometteuse.Cette façon de procéder serait d'autant plus sûre que l'on pourrait, par exemple, incorporer les déchets dans une matrice d'uraninite synthétique.ï.'i Louis de Belle feuille b:; EMPLOI UNE SÉCURITÉ INSÉCURE - On a beaucoup parlé de la fermeture de Dupuis Frères et de celle de la Wayagamack au Cap-de-la-Madeleine lors du 33ème congrès des relations industrielles de l'université Laval.Plusieurs centaines de représentants des milieux gouvernementaux, universitaires, patronaux et syndicaux s'étaient donné rendez-vous au Château Frontenac à Québec, en avril dernier, pour parler de la sécurité d'emploi: «laquelle et à quel prix?».Les licenciements collectifs et individuels se multiplient et de plus en plus les syndicats mettent la sécurité d'emploi au premier plan de leurs revendications.Pourquoi ces licenciements?Parce que nous sommes dans une conjoncture économiquedépressive, autrement dit dans une crise économique, et parce que surviennent des changements technologiques majeurs, explique Bernard Solasse, professeur au département de sociologie de l'université Laval.La sécurité d'emploi, cette «situation objective qui élimine tout risque pour un salarié de perdre son emploi pour des motifs autres que disciplinaires ou de santé», la sécurité d'emploi, donc, ne vaut plus grand-chose dans ces circonstances, même si elle est inscrite dans les conventions collectives.«La logique de la conjoncture économique l'emporte toujours sur les «droits» que pourrait assurer la meilleure et la plus progressiste des conventions collectives», précise Bernard Solasse.Tous les représentants des milieux d'affaires, gouvernementaux et universitaires s'entendent d'ailleurs sur le fait que la sécurité d'emploi totale est impossible et même non souhaitable, car en contradiction avec le «progrès économique».Comme l'a répété le ministre du Travail et de la Main-d'Oeuvre, Pierre-Marc Johnson, «il faut bien casser des oeufs.dans une société démocratique, la sécurité des uns, poussée à la limite, peut entraîner l'insécurité des autres».C'est donc sur cette base d'une nécessaire mobilitédela main-d'oeuvre, même si l'on tend à la spécialisation des tâches, que plusieurs conférenciers y sont allés de leurs solutions pour minimiser les conséquences désastreuses que provoquent lesfermetures d'établissements.Fermetures dont les conséquences, souvent dramatiques pour les travailleurs, sont parfois loin d'être désastreuses pour les employeurs.Et bien au contraire, dans le cas des fusions, de mentionner Jean Sexton, pro- Heii ba ÜiSi :xi, Ib'i K ait Mîp ïsiit L iî tf I 'il: fea,,, Epie '•llb I%1 ¦N '7'; lit J .« : ï% I b; li :. 45 ïSCBi QUÉBEC SCIENCE / juin 1978 »e.tfllie tu WmiI mijfîdi lédef* îIioir I: îf ;s lleoiso?sions t iàte(ii Pniiiuei]i seràti üsiub onsjeti «I ie pl ise.te «rail (fi inpom rpoiei I a main pue.LA SÉCURITÉ D'ElVUvOI LAQUELLE ET A QUEL PRIX?33e CONGRÈS du Département des relations industrielles Université Laval.Québec.Canada CHATEAU FRONTENAC.QUÉBEC LES 3 ET 4 AVRIL 1978 IRE JCM&1 ICI«S| i toiijd iepo» ¦ alla; jneiW a 8# ntaaM JOlKi5 laites i| sut le ' nploi® mè*1 ctteiiil séci«f ssseur au département des elations industrielles de l'uni-ersité Laval.Le programme de reclasse-nent de la main-d'oeuvre prévu l'article 45 de la loi 49 n'a emblé, pour personne, être la olution miracle.Les comités aritaires de reclassement qui oivent être formés en cas de cenciements collectifs (dix mployés et plus) ne sont guère fficaces.S'il y en a eu 500 de réés depuis 1969, il reste u'au moins la moitié des cas e mises à pied ne sont pas onnus des autorités.L'obliga-dn du préavis obligatoire ne aut pas mieux; le cas de Dupuis rères en est un brillant exem-le, puisque les autorités gou-bmementales étaient au cou-ant des intentions de la com-agnie, devait affirmer Jean exton.Les solutions sont globales, elon Jean Sexton, et on doit lier à la source en protégeant emploi avant les fermetures.*0# .potf «K tl iuisw és^ pin sar: 1#' fer^ HT »,leÜ Itis^.je patronat est loin d'être con-e cette idée et l'interprète omme l'obligation que devrait voir le gouvernement d'aider ;s compagnies en difficulté, 'lais le professeur de l'univer-ité Laval y va aussi de proposions plus terre à terre: créer h fonds de protection de l'em-loi, fonds qui plait aux syndi-ats et que le patronat accepte.condition de ne pas le financer.Professeur à l'Institut suédois ie recherches sociales, Costa iehn propose de son côté les rimes à l'emploi telles qu'elles 3 pratiquent en Grande-Bre-igne, en France, en Suède ou n Finlande.Dans ce dernier ays, le gouvernement finance 5 à 40 pour cent des salaires liés à de nouveaux emplois dans des régions défavorisées, tandis qu'en France on réduit de 25 pour cent les charges sociales des employeurs qui embauchent des jeunes de moins de 25 ans.Mesures fort appréciées des employeurs, c'est évident.Pour leur part, les dirigeants de la CSN et de la FTQ se sont cantonnés à réclamer des mesures comme la divulgation des informations financières des compagnies, la formation d'un organisme permanent anti-fermeture qui travaillerait à tirer la sonnette d'alarme à temps, ou encore l'obligation pour une entreprise qui ferme de céder ses actifs à un organisme communautaire.Liée à la vente de produits sur un marché de consommateurs, la vie de l'entreprise ressemble à celle de l'homme: naissance, croissance et mort, affirme Ghislain Dufour, vice-président du Conseil du patronat du Québec, ajoutant du même souffle «à chaque fois qu'on veut réaliser un rêve (la sécurité d'emploi) il y a une note à payer quelque part et par quelqu'un».Il était clair pour tous que la note est dans les mains des employés et que le plus qu'on pouvait faire c'était de la minimiser.C'est-à-dire de «vider le lavabo de façon plus douce, sans faire de balounes», selon le mot d'un conférencier — ce que d'autres appellent l'approche «réaliste».Miche! Gauquelin À la découverte des Oiseaux du Québec.,.vient de paraître N1CHOIRS D’OISEAUX par Raymond Cayouette illustrations de Jean-Luc Grondin La description de 20 espèces d’oiseaux qui occupent les ni-choirs.Des trucs pour les attirer et les faire nicher.Plus de 25 modèles de maisonnettes.36 pages, ill.$4-00 fâ)l& nouvelle édition LES OISEAUX DU QUÉBEC par Raymond Cayouette et Jean-Luc Grondin L’habitat, les moeurs, le nid, le chant, la distribution, les migrations et lieux d’hivernage de 243 espèces d’oiseaux du Québec.Un complément idéal aux guides d’identification sur le terrain.120 pages, ill.'$5.00 GUIDE SONORE DES OISEAUX DU QUÉBEC Vol.1 réalisé par Jean Bédard Disque microsillon présentant les chants et les cris de plus de 80 espèces d’oiseaux du Québec enregistrés en pleine nature.Un outil indispensable pour l’identification des oiseaux et l’enseignement des sciences naturelles.$5.40 (taxe incluse) dus oiseaux (InDuélxv ^ Vol unie Les Oiseaux du Québec LES ÉDITIONS DE LA SOCIÉTÉ ZOOLOGIQUE DE QUÉBEC, INC.Adresse Code postal Nichoirs d’oiseaux ?$4.00 Chèque ou mandat à l’ordre de Les Oiseaux du Québec ?$5.00 La Société zoologique de Guide sonore des oiseaux du Québec U $5.40 Québec, inc.8191, avenue du Zoo, Charlesbourg, Qué.GIG 4G4 46 juin 1978 / QUÉBEC SCIENC! L'État et les loisirs scientifiques Tout comme plusieurs de ses collègues, le ministre délégué au Haut-Commissariat à la jeunesse, aux loisirs et aux sports, Claude Charron, a produit lui aussi un livre vert.Intitulé Prendre notre temps, ce document de 84 pages présente la situation des loisirs au Québec, propose des objectifs, suggère des avenues de développement.Rendu public à la fin d'octobre 77, ce livre vert sur le loisir au Québec a alimenté bien des discussions l'hiver dernier et donné lieu à une vaste tournée de consultation du ministre dans les quinze régions-loisir et auprès des organismes nationaux.Peu d'associations d'amateurs dans le domaine des loisirs scientifiques se sont cependant fait entendre, confiant plutôt ce mandat aux structures nationales de représentation que sont la Fédération québécoise du loisir scientifique (FQLS), regroupement des sociétés, et le Conseil de la jeunesse scientifique (CJS), regroupement des clubs-sciences scolaires.Parmi les organismes locaux ou régionaux qui ont présenté des mémoires, mentionnons le Club de minéralogie de Montréal, la Société d'animation du Jardin et de l'Institut botaniques de Montréal, la Société de généalogie de Québec, la Société linnéenne de Québec, la Société de zoologie de la Mauricie.Les auteurs du livre vert ont tracé un portrait très sombre de la situation des loisirs des Québécois: très faibles taux de participation (sauf l'écoute de la TV et de la radio); inégale accessibilité des différentes couches de la population (une minorité peut «fouler l'herbe et respirer l'air pur alors qu'une majorité se partage le béton et la fumée d'usine»); exploitation commerciale sauvage à trois volets: publicité aliénante pour des équipements coûteux, association fallacieuse du loisir et de la détente à la consommation de bière, cigarettes et gadgets, et omniprésence de l'industrie du sport professionnel.On souligne d'autre part l'insuffisance et l'incohérencedes ressources consacrées au loisir, ainsi que le dédoublement et les conflits au niveau des structures locales, régio- temps PLEINS par Félix Maltais nales et provinciales («une véritable tour de Babel»), Le livre vert élabore ensuite les principes de l'intervention de l'État («répartition équitable des ressources»; «reconnaissance des droits du citoyen réalisateur et consommateur»; participation de l'individu aux orientations et aux décisions; «rationalisation des interventions» et «promotion des contenus québécois»), puis propose quatre grands objectifs, soit «la santé à recouvrer», «la nature à s'approprier», «la créativité à développer» et «le pays à découvrir», qu'il associe respectivement à chacun des grands secteurs du loisir (sport, plein-air, socio-culturel, tourisme).Le chapitre des «actions à promouvoir» traite de sensibilisation et d'information du public, de soutien aux «projets de la base», et de concertation entre les intervenants (municipalités, commissions scolaires, centres de loisirs, associations volontaires, fédérations nationales, etc.).Enfin, là où il est question de «structures à remodeler», le livre vert affirme avec force que «la municipalité doit être le principal maître-d'oeuvre du développement du loisir de la communauté locale», accorde sa confiance aux conseils régionaux de loisir mais s'interroge sur les organismes nationaux («une réévaluation de ce véritable maquis va s'imposer dans les meilleurs délais»), et soumet l'hypothèse de la création d'un ministère du loisir.Les organismes de loisirs scientifiques qui ont présenté des mémoires n'ont pas systématiquement réagi aux divers énoncés et propositions du livre vert.Ils ont plutôt défini qui ils étaient, ce qu'ils voulaient devenir, et comment l'État pourrait les aider.Un point a toutefois attiré des réserves unanimes: le rôle de «maître-d'oeuvre» que le livre vert consacre aux municipalités.Les loisirs scientifiques sont aujourd'hui plutôt absents des préoccupations de ces dernières, qui préfèrent le sport et le macramé à l'astronomie et à la botanique.Et quand elles s'en occupent, en organisant çà et là un atelier d'initiation, elle le font généralement sans consultation avec les organismes existants, de sorte que leurs efforts tombent à plat.Plutôt qu'un «maître-d'oeuvre» (qui réalise peu souvent une «oeuvre de maître», ironise la FQLS), la municipalité est vue comme un fournisseur de services aux groupes du milieu; ainsi le Club de minéralogie de Montréal souligne l'importance d'obtenir un local, où les amateurs pourraient travailler et où le public pourrait être sensibilisé à cette forme de loisir.La FQLS et le CJS considèrent que les municipalités (et les commissions scolaires) devraient créer des instruments collectifs (du genre planétarium, aquarium, centre de nature, etc.) visant à sensibiliser le public aux sciences et à permettre la pratique d'activités.De tels outils sont aux amateurs scientifiques ce que les arénas sont aux joueurs de hockey, soutiennent ces deux fédérations.Une autre réaction directe au livre vert concerne le rôle des fédérations nationales.Le CJS plus particulièrement s'interroge sur les silences du livre vert et demande que les organismes nationaux, regroupements d'associations volontaires locales ou régionales, soient considérés non seulement comme des fournisseurs de services mais aussi comme des «développeurs» de leur domaine.Il ressort des divers mémoires un accord implicite sur la plupart des autres faits saillants du livre vert: on conteste peu le fil II constat de faible participation mais on souligne la qualité de celle-ci; on accepte les quatre grands objectifs du Ministre, e-l’on considère même que le; loisirs scientifiques les attei gnent tous quatre (ainsi di thème de la découverte de pays, que le livre vert restrein' aux loisirs touristiques, la FQLS dit que c'est aussi «apprendre; connaître ses plantes, arbres fleurs, ses oiseaux (.) ses roches et minéraux (.) et même aussi son ciel»).Les idées de «concertation entre les inter venants», «de rationalisatior des interventions», etc., son également acceptées, le CJS et la FQLS soulignant qu'ils sont présentement dans ur processus de regroupement 1 l'intérieur d'une seule struc ture.En gros, les organismes de mandent à l'État d'investi davantage dans les loisirs scien tifiques, de considérer les asso ciations comme des partenaires dans le développement, et d< ne pas leur imposer de carcar ='î •lis bureaucratique.Il est impossible d'évaluei l'impact qu'auront les mémoi res des organismes scientifi ques dans le futur livre blanc où le ministre énoncera ss politique du loisir.Il est certair toutefois que monsieur Char ron connaît mieux qu'aupara vant la réalité des loisirs scien tifiques: lors des audiences i\ Montréal, il s'est montré ur peu surpris d'apprendre qus gravitait autour du Jardin et ds l'Institut botaniques une sociétf populaire de 2 000 membres fort active, et que les membres du Club de minéralogie ds Montréal n'étaient pas des étudiants en géologie mais dei adultes ordinaires qui étudien le sous-sol québécois dansj leurs temps libres.Reste à savoir dans quells mesure l'État voudra participe à l'«effort collectif» que deman de la FQLS dans la conclusior de son mémoire, intitulé«Com prendre notre temps»: «Redon ner aux Québécois le goû d'apprendre dans leurs temp: libres, développer une forms de loisir qui permet au citoyer de mieux connaître son milies et éventuellement de mieu: agir sur celui-ci, promouvoi une activité d'intense partie! pation intellectuelle et souven même physique, voilà un dé1 qui n'est pas facile à relever.P ï'h [H 1 : r ‘«B I: ¦te W| Ile té r : H rJ:> li: •*f' jfy ' i I'ï* ®s«{ îUÉBEC SCIENCE / juin 1978 47 ‘3 PARUTIONS â RÉCENTES s les o | efcj .'EX CROISSANCE PHILIPPE LEBRETON croissance les chemins de fécologisme preface Brice Lalonde ’hilippe Lebreton, Denoël, ("H )arjs -, 978 352 pages, seule Sii ; 14.95 aH1(5l ious-titré «les chemins de l'éco-ogisme», L'ex-croissance est ” 1 me sorte de bilan de la société idustrielle et des mouvements jreilessi icologiques qui l’affrontent.Bio-spartew sgiste, enseignant et chercheur ful fil l'Université de Lyon, l’auteur a ' jjjgj léjà travaillé comme ingénieur |(J lans la grande industrie.Mais 'est surtout à titre de militant ledw écologiste que Philippe Lebreton 'est fait connaître en France, |8SStjifj 'articipant activement au mou-ement Écologie-78 qui a pré-[ 1 i enté des candidats aux derniè-doûtt es élections législatives.Ileslii13 Dans une première partie, isieurflj auteur fait l'histoire des socié-és primitives, agro-pastorales, jSI[Ct:> rtisanales et industrielles qui e sont suivies au cours des siè- r les.Tirant leçon des dernières ijoiW nnées et du contexte socio-jjeuM ^ergétique qui les ont marquées, ij.-i ebreton extrapole brillamment t brosse un tableau de la société S#®’ iyper-industrielle que nous som-aes en train de bâtir.Pas rassu-lîSmeflH ant du tout.La fin de cette première partie : t toute la deuxième examinent îHlP';', lans le détail tout le mouvement icologique, ses idéologies plus «yiili# IU moins vacillantes, les tendan-es de ses militants.Pratique-aent tous les sujets importants ont abordés et l’auteur prend jaiiif'i 'Osition: la violence qui répugne jUP#*.iais qui est parfois nécessaire, , 3 vie au jour le jour pour un : vrai» écologiste, l’urbanisation, ‘‘L,-* as transports, l’alimentation, le ' -.agement, le chauffage, l’énergie près le pétrole, etc.Philippe .jjsltr .ebreton s'attaque particulière-IjijiS1" ",ent au Tout-à-l’électricité qui révaut en France à l'heure ' noïf ctue^e et surtout au nucléaire e|iufj ui lui est attaché.[6^ j La dimension politique n'est ,1 (I*1 ] as esquivée, la droite et la gau-françaises sont dénoncées, erA :s conceptions judéo-chrétienne f J 1 marxiste analysées du point lljep e vue écologique de l'auteur.,oilil es réflexions intéressantes au 1er cours desquelles P.Lebreton avoue honnêtement que l'écologisme n'apporte pas réponse à tous les problèmes.S'il admet être pessimiste, il refuse le terme de défaitisme et laisse à entendre que son espoir politique réside dans le fait que la gauche française revienne à un véritable socialisme, ce que prône l'écologisme.L'échec de la gauche (socialiste et communiste) et surtout celui plus cuisant des écologistes aux dernières élections législatives ont de quoi alimenter le débat.Miche! Gauqueiin LES SENS MYSTÉRIEUX DES ANIMAUX Vitus B.Drbscher, traduit de l'allemand par G.Turpin et D.Meunier.Robert Laffont, Paris, 1978, 210 pp., $5.50.Voilà un ouvrage qui intéressera vivement tout jeune (et moins jeune) naturaliste qui cherche à parfaire ses connaissances dans le domaine de la psychologie animale.C'est un véritable «roman» composé d'un grand nombre d'historiettes qui illustrent les aspects les plus divers du comportement animal.Les recherches et les observations faites par des zoologistes de grande réputation y sont interprétées et racontées par l'auteur d'une façon absolument passionnante.Pour donner une idée le moindrement juste de l’originalité et de la grande diversité de son contenu, il faudrait s'arrêter à tous les sous-titres ce qui, évidemment, dépasserait le cadre d'unesimplerecension.Nemen-tionnons que certains sujets arbitrairement choisis dans la suite de ces récits, tous plus palpitants les unsqueles autres: La guerre des ultrasons, le troisième oeil des serpents à sonnettes, la couveuse artificielle des mégapodes, une centrale électrique chez le gymnote, la colombe meurtrière (drôle de symbole de la paix!), les hormones de jeunesse et les écoles de combat, la vitamine!fournie par les champignons cultivés dans les termitières, le paysage lunaire des cynomys, le bavardage entre oies, les moeurs électorales de sociétés animales, les débats parlementaires chez les abeilles, la boussole des animaux migrateurs.Et combien d'autres révélations aussi étonnantes que fascinantessur l'instinct animal qui frise l'intelligence et la raison dans bien des cas.Joseph Risi MENU DE SANTÉ llnni (Ir saule Louise-Lambert-Lagacé Les Éditions de l'Homme, Montréal, 1977, 221 pages, $5.00 Jeune adulte, vous consommez tous les jours environ 400 calories de trop et pratiquement deux fois la quantité de protéines dont vous avez besoin.Votre alimentation méconnaît les légumes et ignore, ou presque, les fruits: par contre, vos collations sont nombreuses et passablement sucrées.Chaque jour, 40 pour cent des 3 400 calories que vous ingurgitez vous proviennent des viandes.Vous êtes, de plus, candidat à des troubles cardio-vasculaires induits par votre alimentation, et de toutes façons contribuez ou contribuerez à faire grimper la facture des maladies associées à des excès alimentaires: 200 millions de dollars par an pour le seul Québec.Homme moyen, statistiquement parlant, vous êtes aussi de ceux pour qui la viande est le centre du monde, c'est-à-dire de leur assiette.D'ailleurs, et toujours si vous êtes un individu moyen, vous en mangez 95 kilos par an, dont presque la moitié sous forme de boeuf.Et vous ignorez, soit dit en passant, que le boeuf est la plus grasse de toutes les viandes, même dans ses parties maigres, puisqu'il ne suffit pas de se fier au seul «gras apparent» pour juger une viande de ce point de vue.Bref, vous êtes aussi de ceux qui devraient lire le dernier livre de Louise Lambert-Lagacé.Et le mettre en pratique.Nutritionniste, l'auteur ne se contente pas en effet de dresser ce bilan plutôt noir de nos habitudes alimentaires.Ni même, ce qui est pourtant énorme en soi, de lancer «une croisade contre un des monstres sacrés de l'alimenta- MYSTERIEUX DES ANIMAUX tion nord-américaine en luttant contre la consommation excessive de viande».En termes toujours clairs et recettes à l'appui, elle explique aussi comment diminuer radicalement notre consommation de viande et comment rééquilibrer notre régime.Et, pourquoi pas, comment tenter «la grande aventure» d'un végétarisme aussi sain que sympathique.À lire donc, pour sa dimension de vulgarisation scientifique.Et à savourer, comme tout bon livre de cuisine.Yanick Villedieu NICHOIRS D'OISEAUX Texte de Raymond Cayouette, illustrations de Jean-Luc Grondin, La Société zoologique de Québec, Québec, 1978, 36 pages, $4.00 Qui n'a pas déjà construit une cabane d'oiseaux?Hélas, quand on ne sait trop comment s'y prendre, on risque fort de n'attirer que des moineaux domestiques ou même de faire de ces cabanes les MacDonald des chats du voisinage! Dans Nichoirs d'oiseaux, l'ornithologue Raymond Cayouette explique, à l'aide de maintes illustrations, comment construire des nichoirs susceptibles d'accueillir telle ou telle espèce, et donne une foule de trucs pour attirer et faire nicher ces oiseaux.L'auteur traite ensuite de la biologie d'une vingtaine d'espèces qui occupent fréquemment ou occasionnellement un nichoir artificiel, comme l'hirondelle pourprée, le merle-bleu à poitrine rouge, la mésange à tête noire, etc.Son texte est clair et bien vulgarisé.Cette partie de l'ouvrage est illustrée de superbes dessins en couleurs de Jean-Luc Grondin, qui est considéré comme un des meilleurs artistes animaliers du pays.À eux seuls, ces dessins d'oiseaux valent bien davantage que le prixde la brochure: Failure des oiseaux, les détails de leur anatomie, leurs couleurs, sont rendus avec une précision et une grâce admirables.Bien rédigé et extrêmement bien présenté, «Nichoirs d'oiseaux» intéressera non seulement le bricoleur, mais aussi toute personne désireuse de 48 juin 1978 / QUÉBEC SCIENCE connaître les oiseaux qui setien-nent autour de nos maisons.Au moment où plusieurs éditeurs ne se gênent pas pour mettre sur le marché des livres au caractère scientifique et à l'originalité bien incertains, il est rassurant de voir une société de sciences naturelles publier un ouvrage de cette qualité.On peut se procurer «Nichoirs d'oiseaux» à la Société de zoologie de Québec, 1891, avenue du Zoo, Québec, GIG 4G4.Félix Maltais L'OREILLE ET LA VIE R Alfred Tomate L'OREILLE ET Ld LME «ewss-swm- ¦ mbdi i Par Alfred Tomatis, Robert Laffont, collection Réponses-santé, Paris, 1 977, 315 pages, $15.35 «Installons aux États-Unis un petit Napolitain tout sec, un Allemand large et trapu, un long Anglais filiforme, et laissons-les macérer dans l'air ambiant un certain nombre d'années.Ré-examinons-les à présent: ô surprise, ils n'ont pas seulement changé de langue, mais aussi de visage.Leur tête est plusaplatie.Leur faciès a tendance à se rapprocher de celui de l'lndien»(page 128).«Ne vous demandez pas pourquoi un champion cycliste fait ses déclarations à la presse d'une voix sourde, pauvre en sifflantes.C'est tout simplement parcequ'il s'adresse au centre de son activité (.) en l'occurrence à ses jambes.L'usage d'une voix aggravée est nécessairement lié à la centralisation de l’intérêt sur la partie inférieure du corps», (page 129) «Fixé par le langage à une époque comprise entre la deuxième et la quatrième année de sa vie, le bègue adhère par toute une partie de sa personnalité profonde au stade «sadique-anal» des freudiens (.) Or, l'attachement à l'argent est, chez les adultes, un des signes de fixation anale.Vous pouvez le vérifier: les bègues ne manquent pas dans le monde des banquiers» (page 1 70).«À l'image detous les bègues, il aimait l'argent» (page 191).On peut faire dire ce que l'on veut à un auteur, en extrayant ainsi des citations hors de leur contexte.Arrêtons donc ici notre entreprise, en précisant que le livre d'Alfred Tomatis contient au moins une bonne cinquantaine d'autres affirmations aussi étonnantes, parfois ridicules, qui ont toutes en commun d'être avancées sans preuve, sans référence, sans expérimentation.Mais M.Tomatis est un intuitif.Il a les qualités de ce défaut (ou les défauts de cettequalitél).Des idées qui se bousculent.Presque toujours issues d'expériences trop limitées, invérifiables, impossibles à reproduire.Le scientifique sérieux se serait tu.Mais le poète et l'humaniste qu'est Tomatis n'a que faire desspécialistes universitaires.Toute idée mérite qu'on s'y arrête.Alors il papillonne d'une intuition à l'autre, sa vie toute entièredevenant un fouillis de charlatanisme et d'idées géniales.Car des idées géniales, il y en a sans doute dans tout cet assemblage.Tomatis est un humaniste, un homme brillant, un penseur éveillé.Mais aussi un clinicien hors pair, qui a poussé beaucoup de ses intuitions jusqu'à en obtenir des résultats.Mais bien malin qui saura ce qui a joué, entre le charisme et la conviction de cet homme fascinant, la technique de son appareillage (souvent plus classique qu’il ne le prétend), et les quelques idées de fond vérifiables dans le raz-de-marée de son imagination (voir Québec Science, octobre 1977, page 6).L'histoire ou quelque patient admirateur réussiront peut-être à décanter ce fouillis d'idées saugrenues pour en tirer ce qui pourrait faire progresser réellement Laudiologie, la phonologie, ou plus généralement la médecine psychosomatique.En attendant, contentons-nous de mettre le lecteur en garde contre cette biographie qui n'a pour l'instant de scientifique que la prétention de son auteur, et qui réussit mieux au chapitre de l'humour, de la poésie et de la culture, que de la rigueur essentielle à la science.Pierre Sormany L'OREILLE ET LE LANGAGE Par Alfred Tomatis, Le Seuil, collection Points-sciences, Paris, 1978, 185 pages, $3.50 Le Seuil a profité du lancement, chez un autre éditeur, de la biographie d'Alfred Tomatis (voirci-dessus), pour rééditer un classique de l'ancienne collection «Le rayon de la science».Écrit au début de la carrière de M.Tomatis, il y a maintenant 20 ans, ce livre apparaît comme beaucoup plus rigoureux et scientifique que le précédent.Là encore, toutes les données n'y apparaissent pas comme suffisamment contrôlées, mais l'imagination de l'auteur y déborde moins.Moins intéressant à lire que le précédent, dans ses premiers chapitres plutôt techniques surtout, le texte, même s'il est plus poétique que rigoureux en certains passages, permet tout de même une meilleure prise sur le «fond» de la démarche de cet étrange marginal de la science, et peut servir de base à une analyse plus valable des voies qu'il propose.Pierre Sormany COCA & COCAINE COCA & COCAÏNE Introduction et recherches de Jean Basile, préface de Marie-Andrée Bertrand, L'Aurore, Montréal, 1977, 143 pages, $6.95 Depuis plus de cinquante ans, la cocaïne est reléguée dans l'enfer des drogues qui tuent.La plupart des livres qui abordent le sujet en tracent un portrait alarmant: troubles psychiques, délire de persécution, dépression, état confusionnel, etc.En fait, on connaît très mal cette drogue, confondant coca et cocaïne, quand ce n'est pas cocaïne et héroïne.Les livres sérieux sur le sujet sont rares et en anglais seulement; aussi, faut-il souligner la parution récente de «Coca et cocaïne» le seul livre de vulgarisation disponible en français.Marie-Andrée Bertrand, qui préface ce livre, remarque que Jean Basile est un démystificateur remarquable, particulièrement dans le domaine des drogues.Le livre arrive à point car depuis quelques années, la cocaïne a fait une rentrée spectaculaire sur le marché parallèle.L'auteur brosse un tableau historique de la feuille de coca, depuis la plante divine des Incas jusqu'à sa condamnation par les Conquistadores, puis sa découverte par une Europe émerveillée et ravie.On apprend avec surprise les noms des utilisateurs de la cocaïne, Ereud par exemple qui y voyait le remède universel.Basile aborde aussi l'aspect botanique de cette drogue et ses modes de culture.L'auteur ne fait pas simplement une information factuelle, mais aussi une description du contexte religieux, culturel et social qui a entouré et continue d'entourer tout ce qui touche à la drogue et en particulier à la cocaïne.Aussi, Basile analyse lucidement les effets de cette drogue dont il ne sous-estime pas les dangers d'intoxication.Mais, s'il est le premierà admettre les dangers de l'habitude de la cocaïne, il signale pertinemment que l'illégalité même de la drogue sur-ajoute à ces dangers: adultération, trafic, etc.Considérant que cette rentrée de la cocaïne n'est pas une mode passagère mais qu'elle est là pour rester, un chapitre explique la façon de reconnaître la drogue ainsi que les modes de consommation.Un dernier chapitre, particulièrement intéressant, porte sur Mariani, cet homme étrange qui avait inventé un vin à base de coca.Parmi ceux qui en firent leurs délices, Léon XIII, Zola, Flammarion, Albani, et de nombreux autres dont le Cardinal de Lavigerie, fondateur des Oblats.Abondamment illustré, agréable à lire, c'est l'achat nécessaire pour qui veut vraiment avoir une base sur le sujet.Comme le signale l'auteur: «s'il est imparfait, ce livre est honnête et nous espérons qu'il permettra à bien des gens de reconsidérer le problème».Il Foi nui l'ITI Claude March s, îl Ki Derniers livres reçus Le T.A.T.et les fonctions du moi.Propédeutique à l'usage du psychologue clinicien Monique V.G.-Morval Les Presses de l'Université de Montréal, Montréal, 1977.188 pages, $7.50 L'investissement et le progrès J.Plassart et J.M.Boussemart Masson, Paris, 1978.158 pages.$11.75 Mara, la Bible en avance sur la science moderne Walter Stark traduit par Simone Trenner É dit ions du Jour, collection Vivre aujourd'hui.Montréal.1977.328 pages, $9.95 La grande aventure de l'humanité Arnold Toynbee Elsevier Séquoia.Paris-Bruxelles.1977.566 pages.$29.95 ÜUÉBEC SCIENCE / juin 1978 49 fcse «ej , ÈN AC ¦ ¦ ¦ mtP ar Rene R°V Wa enJ E CERVEAU ORDINATEUR Jes recherches sur les difficultés de éveloppement chez l'enfant au niveau u langage, de l'apprentissage et de la scture suggèrent que l'hémisphère gau-ihe du cerveau contient un secteur biolo-iquement pré-programmé pour le lan-iage.Dans ses études sur la fonction des eux hémisphères du cerveau, orientées ers les conditions qui inhibent le déve-(eHil^pppement normal, le Dr Sandra Witelson |u département de psychiatrie de l'uni-ersité McMaster a établi qu'un secteur pécifique du cerveau, relié à la compré-ension du langage, est plus grand dans 'hémisphère gauche que dans le droit hez un nouveau-né.Il serait aussi pos-ible que, dans l'organisation de l'hémi-phère gauche, il y ait des différences ntre les sexes.En reconnaissance de es travaux de recherche en santé men-HABjale, la Fondation de la santé mentale de tait* Ontario a accordé le prix John-Dewan u Dr Witelson pour l'année 1 978.¦m sw Cois fliUÈ 'ENCYCLOPÉDIE DE L'IGNORANCE es encyclopédies usuelles, de Historia aturalis de Pline (77 av.J.-C.) à la plus ente, font étalage de la somme des nnaissances acquises.RonaldDuncan, ans, auteur dramatique, et Miranda èston-Smith, 21 ans, ont édité et publié ncyclopédie de l'Ignorance, un volume 540 pages qui tente, de façon témé-ire, de cerner ce que l'homme ne sait as.Pour ce faire, ils ont fait appel à 58 ommes et femmes de science (dont cer-sins ont reçu le prix Nobel) qui ont écrit ur ce qui est inconnu dans leurs champs e recherche.Ainsi, on ne sait toujours fis comment s’est formé l'univers, pour-qoi l’homme dort, comment les galaxies e sont formées, ce qu'est la conscience, ourquoi une espèce s'éteint! Malgré )ut, un certain optimisme est présent ans l'encyclopédie et «témoigne de la foi ans le progrès» (Coleridge).A l'instar de ¦J.S.Clarke, mathématicien anglais, ette encyclopédie pourrait porter comme n-tête: «nous ignorons ce que nous ne avons pas».E HIT-PARADE >ES NOUVEAU-NÉS >utre la musique foetale, les nouveau-és normaux se plaisent particulière-lent à entendre Vivaldi, surtout un oncerto grosso en mi, Mozart, concerto our flûte, K.313, Poulenc, ses travaux lour flûte.Par contre, la musique de eethoven les laisse indifférents.Ces références musicales ont été mises en vidence lors d'expériences réalisées ans un hôpital de Londres sur l'ouïe des ouveau-nés.Suivant celles-ci, les nou-sau-nés qui dorment ne réagissent pas des bruits étranges comme le claque- ment d’une porte mais se réveillent au son de la musique foetale, c'est-à-dire le bruit du sang dans l'aorte et celui du mélange du sang dans le placenta ou encore réagissent à la musique de Vivaldi, Mozart, Poulenc.Ces sons pourraient peut-être aider les médecins à détecter, dans les premiers jours suivant la naissance, les dommages au cerveau alors qu'auparavant cela n'était possible qu'a-près le sixième mois de la vie du bébé.Tel est du moins l'avis du Dr Michèle Clements qui rapportait ses découvertes au congrès mondial d'obstétrique psychosomatique à Rome.UN BULLETIN DE MÉTÉO SPÉCIAL Le 21 ième siècle sera une période chaude accompagnée de sécheresses prolongées dans la plupart des régions du monde productrices de blé.Des icebergs seront à la dérive à plusieurs endroits.Le niveau des mers devrait s'élever de dix mètres causant ainsi des inondations à plusieurs endroits.L'épuisement du charbon produira un déclin important des émissions de dioxyde de carbone après l'an 2000, mais le niveau de carbone atmosphérique ne commencera à baisser qu'après l'an 2500.À cause de cela, le climat chaud durera pour l'ensemble du siècle.C'était un bulletin spécial émis par les climatologues (dont les noms ne sont pas divulgués) à l'occasion de leurs études sur l'interaction des gaz fossiles et le climat.IL Y A 20 ANS Des pionniers américains de l'espace se sont rassemblés pour célébrer le 20ième anniversaire de la première mission spatiale américaine.Le 31 janvier 1958, le satellite de 14 kilogrammes.Explorer I, était mis en orbite par des hommes de science du Laboratoire de recherche sur la propulsion par réacteur de Pasadena en Californie après qu'un ordre précipité du président Eisenhower leur eut accordé 80 jours pour apprêter l'Explorer et réussir leur mission.Ce mandat impératif était dû aux succès enregistrés par l'Union soviétique dans les lancements des Spoutnik I et IL L'Explorer devait par la suite accomplir 58 000 orbites.L'HABIT FAIT-IL LE MOINE?Les psychologues cliniciens s'attendent à ce que leurs patients leur disent tout mais ces professionnels ne portent pas un uniforme qui les distingue convenablement des enquêteurs de tout acabit et qui mette les patients en confiance.M.Peter McCue propose donc, dans le Bulletin de la Société britannique de psychologie (volume 30), les améliorations vestimentaires suivantes: les psychologues devraient porter des sarraus blancs (avec, dessus, une grande lettre Psi argent) et un chapeau blanc conique avec le même emblème.Chaque classe de psychologue aurait une plaque de métal à angle vertical de 90° fixée au chapeau permettant de suspendre d'un à quatre grelots selon que le psychologue soit stagiaire, reçu, avec expérience ou psychologue en chef: ainsi les psychologues érudits feraient pius de bruit que les autres.Les meilleurs et les plus remarquables psychologues cliniciens pourraient même avoir des grelots plus gros et une lumière verte scintillante, ce qui serait d'une grande utilité pour la thérapie par hypnose.LA RECHERCHE INDUSTRIELLE EN MAUVAIS ÉTAT Le Canada a un des pires records dans le monde occidental en ce qui a trait à la promotion de la recherche industrielle, a admis M.Judd Buchanan, le ministre d'État à la Science et à laTechnologie.Il a offert à l'opposition législative d'étudier avec le ministère des Finances la possibilité de dégréver les impôts des compagnies qui feraient plus en ce domaine, en fait la traditionnelle panacée.Selon le ministre d'État, le Canada devraitaussiconcentrer ses recherches dans les secteurs suivants: les communications à haute technologie, le développement de l’océanographie, l'agriculture, l'innovation en énergie, la médecine.Rappelons que les compagnies General Motors, International Business Machines, Ford Motor ont, chacune, des budgets de recherche plus élevés que le budget de recherche de l'ensemble de toutes les compagnies canadiennes.SI ALI AVAIT SU Des membres des forces armées de la base militaire de Trenton en Ontario déclarent avoir porté sur un graphique les biorythmes de Muhammed Ali, le jour de son dernier combat.Ils ont trouvé que Ali aurait dû rester au lit au lieu de livrer un combat au cours duquel il fut détrôné par Leon Spinks.Le caporal Robert Thompson rapporte qu'un groupe de capitaines a programmé un ordinateur du ministère de la Défense nationale à cet effet et fait la découverte fatidique.La méthode de la biorythmique trace sur un graphique une courbe montrant les bons jours et les jours critiques.LA SAINTE ALLIANCE?Les stratégies industrielles canadiennes devraient porter sur la formation d'une alliance nord-américaine.Dans les années 80, la situation mondiale sera complètement modifiée en termes de commerce; il y a même possibilité d'une 50 juin 1978 / QUEBEC SCIENCE troisième guerre mondiale, inter-blocs, où on se servira d'armes économiques et commerciales.Les Nord-Américains devraient commencer la mobilisation en vue de batailles commerciales internationales et intercontinentales qui s'annoncent pour cette prochaine décennie.Cette situation inévitable explique pourquoi des compagnies canadiennes (et particulièrement Northern Telecom) investissent tant aux États-Unis: de tels investissements sont nécessaires à la survie du Canada et de ces compagnies.Tels sont les propos «patriotiques» tenus par M.Robert Scrivener, président de Northern Telecom à la conférence «Issues and Outlook 1978» du Conseil économique de TOntario.en JUILLET Jean-René Roy présentera le nouvel observatoire d'astronomie optique du Québec, sur le mont Mégantic, entré en opération à la fin du mois d'avril dernier Jean-Marc Fleury montrera comment, dans certaines régions, les arbres s'associent aux cultures traditionnelles pour donner l'agroforesterie Pierre Sormany montrera comment l'échange de matériel génétique entre les bactéries entraîne une vision nouvelle de ce monde microscopique LA MÉTÉO BILINGUE TAUM-Météo est un système opérationnel de traduction automatique de prévisions météorologiques.Il fonctionne actuellement sur ordinateur au Centre météorologique canadien et fournit à tous les intéressés, surtout aux media d'information, une traduction française des prévisions météorologiques.TAUM-Météo ne traduit pour l'instant que les prévisions régionales des bulletins maritimes(desti-nés aux petites et moyennes embarcations qui circulent en eaux canadiennes) et des bulletins généraux (destinés au grand public via les media d'information).TAUM-Météo est une production du Groupe de recherche pour la traduction automatique de l'Université de Montréal.LES ASTRONOMES SE RÉUNISSENT Au cours du mois de juin, plus précisément les 1 6, 17 et 1 8 juin, se tiendra à Québec le troisième congrès annuel de l'Association des groupes d'astronomes amateurs du Québec.Cette année, ce congrès est organisé par le Centre de Québec de la Société royale d'astronomie du Canada.Les membres des différents groupes présenteront des communications et exposeront les résultats de leurs travaux.Ce sera aussi pour l'association l'occasion de tenir son assemblée générale annuelle.Lors du banquet, le samedi soir, Jean-René Roy sera le conférencier invité et il entretiendra son auditoire de l'archéo-astronomie ou de l'astronomie à l'âge de pierre.L'inscription au congrès se fera sur place, c'est-à-dire à l'université Laval au pavillon de Koninck.Le coût est de $8.00; si vous êtes membre d'une société, il est de $5.00; si, en plus, vous êtes étudiant, il ne vous en coûtera plus que $3.00.NE NOUS CHERCHEZ PLUS ABONNEZ VOUS Au tarif de $17.00 (1 an / 12 numéros), je m'abonne pour .années au magazine QUÉBEC SCIENCE.?abonnement ?réabonnement COUPON D'ABONNEMENT fà remplir en lettres MAJUSCULES) 31 | | nom 1 1 1 ! 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 II II 61 prénom 80 [BJ U 7 | | 8 1 1 1 1 M II 1 1 II 1 1 1 M 1 1 9 | | numéro 1 1 1 rue 1 M 1 1 1 appartement 28 M 1 M M 1 1 1 29 LL ville 1 .LL 1 1 1 1 1 1 48 1 1 1 1 1 M 1 II 60 ?Cheque ou mandat postal ci-joint ?Veuillez me facturer Tarif en vigueur jusqu'au 31 décembre 1978 49 province ou pays 69 code postal 74 CIME FM 99.5 SAINTE-ADELE, P.Q. U IM PROGRAMME UNIVERSITAIRE POUR VOUS TOUT PRÈSTOUT PRÊT! TOUT PRÈS de chez vous se manifeste une présence de l'Université du Québec.TOUT PRÊT pour vous, un choix de 320 programmes dans les grands secteurs d'enseignement universitaire: sciences humaines, sciences de l'éducation, sciences de l'administration, sciences de la santé, sciences pures et appliquées, arts, lettres et plusieurs autres champs d'études.TOUT PRÈS, TOUT PRÊT, le réseau de l'Université du Québec admet aux études de 1er cycle le détenteur d'un diplôme d'études collégiales ou l'équivalent.De plus, le candidat âgé d'au moins vingt-deux ans possédant des connaissances appropriées et une expérience pertinente peut être admis.Université du Québec Chicoutimi T rois- wivieres 7 Rimousk Montreal 1.Centre d'études universitaires dans l'Ouest québécois (Rouyn), (819) 762-0971 2.Centre d'études universitaires dans l'Ouest québécois (Hull), (819) 770-3360 Institut Armand-Frappier, (514) 687-5010 4.École de technologie supérieure, (514) 282-7784 5.Université du Québec à Montréal, (514) 282-7161 6.Université du Québec à Trois-Rivières, (819) 376-5454 7.Télé-université, (418) 657-2990 11.12.Institut national de la recherche scientifique, (418) 657-2508 École nationale d'administration publique, Mtl.(514) 282-6890 Qué.(418) 657-2485 Université du Québec, (418) 657-3551 Université du Québec à Chicoutimi, (418) 545-5613 Université du Québec à Rimouski, (418) 724-1432 LG 2 Baie James ChibougamauQ OMatagami O La Sarre OAmos Lebel-sur-,->.Quévillon^ J Senneterre OTémiscaminque Val d'OrQ ManiwakiO Fort-CoulongeQ St-JoviteO L'AnnonciationQ Mont-LaurierQ BuckinghamO feu Lachô,e ^J’Papmeauville La TuqueO QShawinigan O-Joliette VictoriavilleQ "OSorel Thetford Mines-^ ISt-Hyacinthe DrummondvilleQ OSaint-Félicien © TjAlma _ Sept-^ Hes^ ^La Malbaie.Rivière-J du- Loup 1 Baie-Comeau Matanel Gaspé*
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