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Titre :
Québec science
Principal magazine d'information scientifique généraliste québécois. [...]

Le mensuel d'information scientifique Québec Science est publié à partir de 1970. Il est le résultat de l'acquisition par l'Université du Québec de la revue Jeune scientifique, qui était publiée par l'Acfas. C'est Jocelyne Dugas, auparavant responsable de la revue Techniques, publiée par le ministère de l'Éducation, qui préside à cette mutation.

Québec Science opte pour une formule plus journalistique que pédagogique. La revue sera un terreau de développement de la profession de journaliste scientifique. Michel Boudoux, Yannick Villedieu, Christian Coutlée, Daniel Choquette, Solange Lapierre-Czerniecki, Pierre Sormany, Michel Gauquelin, Madeleine Harbour, Fabien Gruhier, Lise Laberge, Gilles Provost, Gilles Paquette, François Picard y participent.

La revue vise à intéresser les jeunes à la science et aux carrières scientifiques en leur offrant une information scientifique à jour présentée par des articles rigoureux et approfondis. Un accent est mis sur l'attractivité visuelle; une première couverture signée par le graphiste Jean-Pierre Langlois apparaît ainsi en septembre 1973. Pierre Parent et Richard Hodgson poursuivront le travail de ce dernier. Diane Dontigny, Benoit Drolet et André Delisle se joignent à l'équipe au milieu des années 1970, alors que Jean-Pierre Rogel en dirige la rédaction à partir de l'automne 1978.

Les premières années sont celles de l'apprentissage du journalisme scientifique, de la recherche de l'équilibre entre la vulgarisation, ou plutôt la communication, et la rigueur scientifique. Les journalistes adoptent styles et perspectives propres à leur métier, ce qui leur permet de proposer une critique, souvent liée à l'écologie ou à la santé. Plus avant dans les années 1970, le magazine connaît un grand succès, dont témoignent l'augmentation de ses ventes et la résonance de ses dossiers.

Québec Science passe sous la responsabilité des Presses de l'Université du Québec en 1979. La revue est alors prospère; en 1980, le magazine est vendu à plus de 25 000 exemplaires, dont 20 000 par abonnement. Les années 1980 sont plus difficiles à cause de la crise économique. Luc Chartrand pratique le journalisme d'enquête pour la revue, dont l'équipe de rédacteurs se renouvelle. On assiste ainsi à l'arrivée de Gilles Drouin, Bernard Giansetto, Claude Forand, Louise Desautels, François Goulet et Vonik Tanneau. Québec Science produit des articles sur les sujets de l'heure : pluies acides, sida, biotechnologies.

Au tournant des années 1990, le magazine fait davantage appel à des collaborateurs externes - journalistes, professeurs et scientifiques. Le cégep de Jonquière devient l'éditeur de la revue. Il en gardera la charge jusqu'au transfert de Québec Science à Vélo Québec en 2008.

Au moment de l'arrivée, en 1994, du rédacteur en chef actuel, Raymond Lemieux, le magazine est encore en difficulté financière. Il connaîtra cependant une relance, fort de la visibilité engendrée par la publication, depuis février 1993, d'un numéro spécial sur les découvertes scientifiques de l'année au Québec. Québec Science devient le premier média québécois à se trouver sur Internet, ce qui lui offre un rayonnement international. Le magazine surfe sur cette vague, avec davantage de contenus et de grands reportages qui franchissent les frontières du Québec; il obtient un soutien accru du gouvernement québécois, ce qui lui permet de recomposer une équipe de journalistes : Catherine Dubé, Vincent Sicotte, Marie-Pierre Élie, Joël Leblanc viennent travailler pour la revue.

Québec science profite ensuite de l'engouement pour les avancées technologiques et s'attire de nombreux collaborateurs qui maintiennent le dynamisme de la revue.

Source :

LEMIEUX, Raymond, Il était une fois¿ Québec Science - Cinquante ans d'information scientifique au Québec, Québec / Montréal, MultiMondes / Québec Science, 2012, 165 p.

Éditeurs :
  • Québec :Les Presses de l'Université du Québec,1970-,
  • Montréal :Vélo Québec éditions inc.
Contenu spécifique :
Janvier
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Jeune scientifique
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Références

Québec science, 1980, Collections de BAnQ.

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$2! ¦ -I " ¦- LA MALADIE DES TEMPS MODERNES ¦ VIVE L’OURS NOIR • LA POUPONNIÈRE D'ÉTOILES MANIPULATEURS OU MANIPULES?MÜl! Sj»;-:; 'v vX''.' COLLECTION BIO-MODULES Dirigée par Jean-Pierre Régnault Décarie, éditeur Montréal La nouvelle biologie.en neuf modules hésHpr COLLECTION BIO-MODULES Dirigée par Jean-Pierre Régnault Enfin un matériel moderne, concis et souple.La Collection Bio-modules permet de comprendre et d’assimiler facilement les points forts et les grands concepts de la biologie.ODILE PARADIS ÉCOLOGIE Chaque module se veut complet et autonome.Nous y retrouvons un contenu substantiel, ordonné et bien structuré.Disponibles: Drainville Génétique Couillard.Biologie cellulaire Paradis .Écologie Dugas .Circulation, respiration, excrétion Péronnet Contrôles nerveux et endocrinien Régnault Bioénergétique, nutrition, digestion À paraître (1980): Systèmes osseux et musculaire Diversité, adaptation Reproduction et développement Editions Etudes Visantes.Montréal.Pans Décarie, éditeur Montreal Distributeur exclusif: Les Éditions Études Vivantes Ltée BON DE COMMANDE Veuillez m'expédier: exemplaires de GÉNÉTIQUE ($8,00)*._ exemplaires de BIOLOGIE CELLULAIRE ($7,50)* .__ exemplaires de ÉCOLOGIE ($8,50)* .____ exemplaires de CIRCULATION, RESPIRATION, EXCRÉTION ($8,50)* _ exemplaires de CONTRÔLES NERVEUX ET ENDOCRINIEN ($8,75) exemplaires de BIOÉNERGÉTIQUE, NUTRITION, DIGESTION ($8,00) *Prix sujet à changement sans préavis ?Ci-joint mon chèque ou mandat Nom________________________________________ Fonction___________________________________ Institution_______________________________ Adresse____________________________________ Code Postal________________________________ D Veuillez facturer Total: Éditions Études Vivantes Limitée 6700, chemin de la Côte de Liesse, Saint-Laurent, Qué.H4T 1E3 Tél.: 341-6690 QUÉBEC SCIENCE / janvier 1980 Le magazine Québec Science, mensuel à but non lucratif, est publié par Les Presses de l'Université du Québec avec le soutien du ministère de l'Éducation du Québec et du Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie Canada.La direction laisse aux auteurs l'entière responsabilité de leurs textes.Les titres, sous-titres, textes de présentation et rubriques sont dus à la rédaction.ISSN-0021-6127.Dépôt légal, Bibliothèque nationale du Québec, premier trimestre 1980.Répertorié dans PÉRIODEX et RADAR.Courrier de deuxième classe, enregistrement no 1052.Port de retour garanti: LE MAGAZINE QUÉBEC SCIENCE.C.P.250, Sillery, Québec GIT 2R1.© Copyright 1980 — le magazine Québec Science — Université du Québec.Tous droits réservés pour tous pays.Sauf pour les citations dans une critique, il est interdit sans la permission écrite de l'éditeur, le magazine Québec Science, de reproduire ou d'utiliser ce mensuel, ou une partie de ce mensuel, sous quelque forme que ce soit, par des moyens mécaniques, électroniques ou autres, connus présentement ou qui seraient inventés à l'avenir, y compris la xérographie, la photocopie et l'enregistrement, de même que les systèmes d'informatiqup.COMITÉ DE SOUTIEN Bell Canada M.Claude St-Onge vice-président Banque de Montréal Jean Savard vice-président — Division du Québec Control Data Canada George J.Hubbs président Imasco Limitée Les produits Imperial Tobacco Limitée Institut de recherche de l'Hydro-Québec M.Lionel Boulet directeur La Sauvegarde Cie d'assurance sur la vie M.Clément Gauthier président Sommaire Jean-Marc Gagnon directeur Jean-Pierre Rogel rédacteur en chef Diane Dontigny adjointe à la rédaction Pierre Parent Andrée-Lise Langlois réalisation graphique Raymond Robitaille composition typographique Claire D'Anjou administration Normande Brouillard secrétariat Marie Prince promotion et publicité Nicole Bédard Cécile Buteau Christian Gosselin diffusion Distribution postale Paul A.Joncas Photogravure et impression L'Éclaireur Itée Distribution en kiosques Les Messageries Dynamiques Abonnements Spécial: (2 ans / 24 numéros): $30.00 | Régulier: (1 an / 12 numéros): $17.00 Groupe (10 et plus): $15.00 A l'étranger: $21.00 A l'unité: $2.00 Port de retour garanti Le magazine QUÉBEC SCIENCE Case postale 250 Sillery, Québec GIT 2R1 Tél.: (418) 657-2426 Télex: 051 3488 TWX: 610-571-5667 Les chèques ou mandats postaux i doivent être établis à l'ordre du j MAGAZINE QUÉBEC SCIENCE 4 Courrier 6 Témiscamingue Les inondations déménagent 7 Énergie Payer plus pour diversifier 8 Écologie Des marais menacés 13 Aéronautique L'hydrogène prend l'avion 14 La filière verte 47 Psychologie Les biorythmes au pilori Sciences Une méthode fantôme 48 Psychologie Trahi par son corps 49 Psychologie Haro sur le berceau Médecine Une aspirine pour le cœur 51 Recyclage Des boues fertiles Santé Les médecins aiment trop la ville 53 Télécommunications Vers le téléphone polyvalent 54 Ces chers ancêtres 56 Parutions récentes 57 En vrac 16 La maladie des temps modernes Carole Thibodeau Beaucoup en sont atteints et peu le savent.L'hypertension est la rançon du modernisme.24 Vive l'Ours noir Serge Houde Familier de nos forêts, ce fascinant animal qu'est l'Ours noir est pourtant peu connu 36 La pouponnière d'étoiles Claude de Launière Les espaces interstellaires que l'on croyait vides sont créateurs d'étoiles 42 Manipulateurs ou manipulés?Jean-Pierre Régnault Une fois de plus les scientifiques sont mis en accusation.Ce sujet chaud a été débattu récemment à Montréal janvier 1980 / QUÉBEC SCIENCE 4 LE CARIBOU A L'HONNEUR J'ai lu avec intérêt votre article intitulé «Le maître de l'Ungava», paru dans le numéro d’octobre dernier de votre magazine.Votre collaborateur, André Lamou-reux, signale fort à propos, dans la section «Pour en lire plus» à la fin de son article, la publication prochaine d'un numéro spécial consacré au caribou dans la revue Recherches amérindiennes au Québec.J'ai eu l'occasion de me procurer depuis un exemplaire de ce numéro spécial qui vient tout juste de paraître et tout ce que je regrette, c’est que vous n'ayez pas disposé de deux ou dix pages de plus dans votre article pour exposer les travaux et les résultats des chercheurs présentés dans la revue Recherches amérindiennes au Québec.Cette découverte de notre patrimoine faunique est passionnante.Continuez ainsi.B.Turcotte Montréal En effet, le numéro spécial de la revue Recherches amérindiennes au Québec, intitulé «Dossier Caribou» (volume IX, numéros 1 -2), vient de paraître.Préparé sous la direction de l'anthropologue François Trude! et du biologiste Jean Huot, tous deux de l'université Laval, ce dossier regroupe des textes de plusieurs spécialistes, qu'ils soient archéologues, ethnologues, biologistes, ou géographes, sur le caribou du Québec-Labrador.H constitue • TECHNICIENS SUR LE MARCHÉ DU TRAVAIL • DIPLÔMÉS DU CEGEP PROFESSIONNEL BACCALAURÉAT EN TECHNOLOGIE dans les programmes de: CONSTRUCTION CIVILE ÉLECTRICITÉ MÉCANIQUE Le bachelier en technologie est un technicien qui a reçu une formation collégiale pratique, à laquelle on ajoute une solide formation universitaire.RÔLE DU BACHELIER DANS L'INDUSTRIE: • Améliorer des procédés de fabrication; • Développer de nouvelles méthodes et de nouveaux produits; • Superviser des opérations industrielles et des chantiers de construction; • Résoudre des problèmes pratiques de gestion industrielle.CONDITIONS D'ADMISSION: • Diplôme d'études collégiales (DEC professionnel en techniques physiques); • Diplôme d'un ancien Institut de technologie; • ou l'équivalent dans un programme correspondant aux programmes de l'E.T.S.Pour renseignements et admission: Bureau du registraire École de technologie supérieure 180 est, rue Sainte-Catherine Montréal, Québec H2X 1K8 Téléphone: (514) 282-7784 Université du Québec Ecole de technologie supérieure 1969-1979 Le réseau de l'Université du Québec: dix ans de réalisations en effet une source importante de documentation sur le caribou, tant sur son écologie que sur son exploitation'par les différentes populations autochtones du Québec-Labrador, à différentes périodes de leur histoire.On peut se procurer ce numéro spécial, au coût de $7:50, en s'adressant à la revue Recherches amérindiennes au Québec, 4050, rue Berri, Montréal, H2L 4H3.MIEUX QUE LA CHASSE Votre article sur le «safari-photo à la baleine» (Québec Science, novembre 1979, p.14) m'a vivement intéressé.J'ai entendu dire que des excursions d'affût en forêt étaient aussi organisées cet automne en plusieurs parcs et réserves du Québec, afin d'observer la flore et la faune, notamment les orignaux dans le Parc des Laurentides.Cela me semble une excellente façon de découvrir notre faune dans son cadre naturel, sans attenter à leur vie comme lors de la chasse, et en respectant mieux l'écologie, par la simple observation.Je souhaiterais pour ma part que les chasseurs troquent leurs fusils pour des télé-objectifs d'appareils photos et que plus de Québécois pratiquent cette approche «douce» de la nature et des animaux.P.Simard Québec LE SCANDALE DE SAINT-RÉGIS Oui, le cas de pollution par lefluor à Saint-Régis est un cas flagrant, comme vous le soulignez (Québec Science, novembre 1 979, pages 12 et 13) et la passivité des autorités est scandaleuse.Vous avez été un des seuls media à en parler, et cela aussi est scandaleux pour la presse en général: est-ce qu'on ferme les yeux sur les empoisonnements au fluor à Saint-Régis parce qu'il s'agit dequelquesAmé-rindiens isolés, ou parce qu'il s'agit d'un petit bout de terre obscur, coincé entre les États-Unis et le Canada?B.Robert Montréal NOS EXCUSES Deux erreurs de nomenclature, dues à une mauvaise traduction de l'anglais, se sont glissées dans notre article intituléLe retour du faucon pèlerin, (Québec Science, septembre 1979).Pour Falco spar-verius, on doit en effet dire «Crécérelle d'Amérique» et non «Kestrel américain».Pour Buteo jamaicensis, il aurait fallu écrire «Buse à queue rousse» et non «Éper-vier à queue rousse».À tous nos lecteurs, nous présentons nos plus humbles excuses pour ces deux erreurs.1 Une calculatrice d'une grande puissance: la TI-59 de TEXAS INSTRUMENTS.Depuis quelques années, les ROM (read only memory) sont utilisés dans les ordinateurs de bureau.Texas Instruments a réussi à les miniaturiser suffisamment pour les inclure dans une calculatrice de poche.Chacun de ces modules interchangeables contient environ 25 programmes, soit jusqu’à 5 000 pas de programmation.La puissance de la calculatrice est ainsi de beaucoup accrue.La calculatrice TI-59 vient avec le module de base comprenant des programmes de mathématiques, de statistiques, de finance et des programmes d'intérêt général.La TI-59 offre une puissance de programmation peu commune avec une possibilité combinée de 960 pas ou 100 mémoires.Vous pouvez compter sur six niveaux, 10 indicateurs binaires (flags), des branchements conditionnels, l'adressage direct ou indirect, etc.De plus, vous pouvez enregistrer vos propres programmes, ou modifier ceux du ROM sur des cartes magnétiques.Des cartes magnétiques vierges sont offertes avec la TI-59 et elles sont compatibles avec les bibliothèques de programme déjà disponibles chez Texas Instruments.TI-59: 316.00 iiti La nouvelle TI-58C avec mémoire continue est maintenant disponible.Tout comme la TI-59 elle utilise les modules de programmation.Ces deux calculatrices sont compatibles avec l'imprimante PC-100 C.Dk CCCPCLV Des dépliants détaillés sont à votre disposition.Pourquoi payer plus cher ailleurs?Venez nous voir • Commandes postales acceptées avec chèque vué.pnère d'ajouter la taxe de vente provinciale |^%| et les frais d'expédition de Si.00 [S6.00 pour les modèles de plus de SSOO.).COOPERATIVE ETUDIANTE DE POLYTECHNIQUE LOCAL C-106 École Polytechnique __ Campus de l'Université de Montréal y C.P.6079, Suce.«A» Montréal H3C 3A7 Tél.: (514) 344-4841 U 'At noter: La Coopérative sera fermée du 20 décembre 1979 au 7 janvier 1980 pour le temps des fêtes.» 6 janvier 1980 / QUÉBEC SCIENCE TÉMISCAMINGUE LES INONDATIONS DÉMÉNAGENT Sur les bords du lac des Quinze, au Témiscamingue, les 532 habitants de Latulipe et les 329 résidents de Moffet se demandent si leurs villages survivront aux grands projets qui sont actuellement mijotés pour régler les problèmes des.Montréalais.Leur crainte vient d’un projet de transformation du lac des Quinze en un réservoir permettant la régularisation des crues printanières qui grossissent la rivière des Outaouais et finissent par inonder la région montréalaise.À Montréal, le problème des inondations n’est pas nouveau, puisqu’il date de 1886, et il coûte cher: quatre millions de dollars chaque année, en moyenne.En 1974, les pressions entreprises par les municipalités touchées, autour des lacs des Deux-Montagnes et Saint-Louis, portent fruit.En effet, le ministre québécois des Richesses naturelles et le ministre fédéral de l'Environnement créent le Comité fédéral-provincial des ouvrages de contrôle des crues, région de Montréal, comité qui regroupe des représentants du ministère fédéral des Transports, du ministère des Ressources naturelles de l’Ontario, du ministère des Travaux publics du Québec, de l'Hydro-Québec et de l’Hydro-Ontario, ainsi que d’Environnement Canada et du ministère des Richesses naturelles du Québec bien sûr.Le premier rapport du comité sort en 1976 et il propose la construction de digues pour protéger les municipalités les plus touchées, travaux qui sont sur le point d’être terminés.Puis c’est un barrage à l’entrée de la rivière des Mille-Îles qui est envisagé, et on en finit les études actuellement.Enfin, cette année, le comité produit son dernier rapport, qui recommande l’utilisation du lac des Quinze (Témiscamingue) et du Grand lac Victoria (parc de La Véren-drye) comme réservoirs pour freiner les crues printanières dans l’Outaouais supérieur, c’est-à-dire contrôler les 930 millions de mètres cubes d’eau qui arrivent à Montréal.Le comité recommandait également que les populations touchées par ce projet, tant au Témiscamingue et dans le parc de La Vérendrye que dans la région même de Montréal, soient consultées.C'est le Bureau des audiences publiques sur l’environnement (Québec) qui s’acquitte de cette tâche et des rencontres ont eu lieu à Saint-Eustache, dans la région de Montréal, et à Laverlo-chère au Témiscamingue.Pour leur part, les Témisca-miens disent non aux recommandations du rapport, car elles signifient une inondation chez eux.Le réservoir des Quinze est constitué de plusieurs lacs dont le niveau serait remonté de 0,6 mètre, tandis que celui du Grand lac Viaoria s’élèverait de 0,9 mètre.S’il est difficile de chiffrer précisément la superficie des terres inondées dans le parc de La Vérendrye, ce n’est pas le cas pour le réservoir des Quinze: 1215 hectares seront submergés et neuf villages touchés.Deux villages auront à subir un déplacement de population.À Latulipe, il s’agit de 24 personnes sur une population totale de 532, soit 4,5 pour cent, et à Moffet de 16 personnes sur 329, c’est-à-dire 4,9 pour cent de la population.Un tel déplacement de population peut nuire à la survie de ces deux villages, d’autant plus qu’à Latulipe on note un décroissement de la population de 16,5 pour cent en moyenne sur cinq ans, et que ce phénomène s’élève à 19,2 pour cent à Moffet, selon une étude effectuée de 1951 à 1976.Il faut également signaler que la population qui réside autour du réservoir est vieillissante.Même si certains considèrent les conséquences comme mineures, Jean-Pierre Hétu, secrétaire du Comité permanent du Témiscamingue, s’interroge sur l’avenir de l’école et des commerces avec une telle PRINCIPAUX AMÉNAGEMENTS DU BASSIN VERSANT DE LOUTAOUAIS RÉSERVOIR DES QUINZE ruupl RÉSERVOIR ^RAND LAC VICTORIA TÊMISCAMINGI kipaAa fbzoïs CÀBONG.DUMCftN! COULONGE fASKATOI I—c BARRAGE __ AMENAGEMENT HYDROÉLECTRIQUE diminution de population.La population affectée œuvre principalement-dans le secteur agricole, secteur qui est l’une des bases principales de l’économie régionale.Si un agriculteur se voit privé de l’expérience et des conseils de ses confrères, du prêt Tie la machinerie entre voisins et d’autres formes d’entraide, la production va s’en ressentir et on peut s’attendre à d’autres départs.Le comité du Témiscamingue craint donc pour l’ensemble de l’économie de la région, basée sur l’agriculture et la forêt, et le comité des ouvrages de contrôle des crues n'a pas évalué toutes les conséquences des inondations, estime Jean-Pierre Hétu.On n’a pas évalué les pertes annuelles sur la production agricole, forestière et même touristique.Comme le souligne un journal régional, l’économie du Témiscamingue est plutôt fragile et une inondation entraînant la perte de propriétés plongerait l’économie dans un état de stagnation.En fin de compte, les gens de cette région voient mal pourquoi ils devraient payer, pour une mauvaise planification faite à Montréal, alors que les dommages enregistrés à Montréal sont dus en bonne partie à une urbanisation accélérée.La réunion de Saint-Eustache a même permis de constater que certaines municipalités n’appliquaient pas les recommandations du premier rapport et allaient même jusqu’à encourager la construction sur leurs berges, de façon à percevoir plus de taxes.Au Témiscamingue, plusieurs personnes pensent par ailleurs que l’élévation du niveau des eaux serviraient grandement les compagnies qui produisent de l’électricité en leur permettant d’augmenter leurs profits.Le Témiscamingue et l'Abitibi, producteurs d’électricité, se suffisaient en énergie jusqu’à l’hiver 1977.Ces régions seront bientôt reliées à la baie James.Pour l’Hydro- QUÉBEC SCIENCE / janvier 1980 7 Québec, tout ce que la hausse du réservoir des Quinze apporterait,-c’est une régularisation dû débit.À l’Hydro-Québec, on précise que même s'il y a plus d’eau, les turbines n’en prennent que pour leur besoin.L’avantage, en principe, serait lié à une accumulation d'eau en vue de la période hivernale, mais dans les faits, avec la Baie James, le rehaussement n’a pas d’utilité.Et si l’Hydro-Québec siège sur le comité, c’est parce que ses installations seront utilisées.De leur côté, les Algonquins du Grand lac Victoria et du village de Winneway au Témiscamingue tiennent à dire un mot sur ce projet car ils se sentent atteints comme d'autres autochtones l’ont été à la baie James.Ils veulent souligner que leurs droits aborigènes dans cette région sont encore protégés par la Proclamation de 1765, puisque ces droits n'ont été ni vendus, ni abandonnés, ni éteints.De plus, ils craignent I des conséquences écologiques et socio-économiques qui n’ont pas été soulevées.Qu’adviendra-t-il des frayères de poissons?Qu’adviendra-t-il i du petit et du gros gibier?J Quelles seront les consé- II quences de la pollution de I l’eau?Pour le moment, comme ! l’ont démontré les audiences j| publiques et en particulier j| celle du 24 novembre au 1 Témiscamingue même, les j| organismes régionaux s’oppo-jl sent au projet ou du moins j demandent que les études | soient plus approfondies sur J les conséquences qu’auront !: les pertes de territoires j agricoles et forestiers, sur l’impact vis-à-vis les commerces, les pourvoyeurs, la valeur des maisons, etc.On demande également que soient faites des études pour savoir si le reboisement des berges de la rivière des Outaouais ne réduirait pas, au moment de la fonte des neiges, l’apport en eaux et par conséquent le volume des crues.Les consultations des populations touchées sont maintenant terminées; et on accordait trois semaines au Bureau des audiences publiques pour remettre son rapport au ministre de l’Environnement, M.Léger, qui devra prendre une décision à partir de celui-ci.Finalement, pour nombre de Témiscamiens, la solution devrait se chercher un peu plus près de Montréal, ne serait-ce qu’en jouant avec le Au lendemain de l’inauguration du complexe hydroélectrique de la Baie James, on a pu assister à un débat des dirigeants politiques sur l’avenir d’un Québec exportateur d’électricité.À ceux qui s’inquiétaient de la répercussion sur leur facture des coûts de financement des gigantesques aménagements nécessités par ce projet ambitieux, on a répondu que la somme dépensée par le consommateur pour l’achat d'une énergie «de chez-nous» constituait un «investissement» individuel sur l’auto-suffisance énergétique québécoise.Au même moment, dans une salle de congrès à Québec, M.Nordine Ait-Laoussine, «conseiller pétrolier» du ministre de l’Énergie de l’Algérie, associait la hausse inévitable des prix du pétrole à une «prime d’assurance» contre les pénuries graves, prime que les États et les individus doivent accepter d’assumer afin de lutter sérieusement contre le gaspillage.C’est donc par conscience nationale ou écologique qu’il faudra se résoudre à payer très cher l’énergie des prochaines années.Mais que dire alors de la hausse vertigineuse des profits des multinationales du pétrole au cours des derniers mois?Les consommateurs pourraient avoir la désagréable impression que leurs sacrifices servent plutôt à niveau des barrages qui se trouvent sur la rivière des Outaouais, dans son cours inférieur, même au prix d’une baisse de rendement des centrales hydro-électriques, une hypothèse qui semblerait être accueillie assez favorablement tant à Montréal que dans l’Outaouais supérieur.gonfler les coffres de l’industrie mondiale de l’énergie.Les participants au Colloque international d’économie pétrolière, colloque tenu à Québec à la fin d'octobre dernier, ont tenté de dissiper ces doutes.Le thème du Colloque, réuni à l’invitation du Groupe de recherche en économie d’énergie (GREEN) de l’université Laval, touchait précisément les prix de l’énergie, leur financement et les conséquences sur les équilibres économiques.L’une des communications les plus remarquées fut sans doute celle de M.Ait-Laoussine prônant l’augmentation des prix du pétrole, condition essentielle pour en préserver l’avenir.Les argents rendus disponibles permet- tront d’encourager la production de sources additionnelles d'énergie.Les sources exploitables commercialement dans le contexte actuel restent néanmoins, pour l’expert algérien, des formes d’énergie conventionnelles: on parle alors d’une meilleure récupération des réserves en place, de la mise en valeur systématique du gaz naturel et de l'exploitation graduelle des gisements pétrolifères découverts à la suite d’explorations intensives.La planète n’aurait en effet livré aux géologues que la moitié de ses secrets.Les réserves récupérables non encore mises à jour pourraient s’élever à plus de 1 000 milliards de barils, soit autant de pétrole à découvrir qu'il n’en a été découvert jusqu’à maintenant.L’amélioration des techniques de récupération, ne permettant aujourd’hui qu’une efficacité d’extraction de l’ordre de 30 pour cent, pourrait aussi se traduire par une production supplémentaire de quelque 220 milliards de barils.Ènfin, l’énergie précieuse et non polluante du gaz naturel mérite une attention particulière, du fait de la possibilité d’une contribution substantielle — l’équivalent de 140 milliards de barils de pétrole —, à l’approvisionnement énergétique mondial.Ces additions d’énergies conventionnelles ne pourront, à elles seules, satisfaire la Claude Gagnon ÉNERGIE PAYER PLUS POUR DIVERSIFIER BLENO-O-MATIC BRRBSHâââ 8 janvier 1980 / QUÉBEC SCIENCE demande à long terme.Il devient donc urgent d'envisager d’autres options moins conventionnelles, malgré les perspeaives peu encourageantes sur leur rôle dans le bilan énergétique mondial, du moins avant 1990.Dans l’optique de la conférence prononcée à Québec par M.Ait-Laoussine, les voies nouvelles ne pourront être déterminantes dans l’avenir.Pour ce dernier, ces options recouvrent tout autant l’extraction d’huiles synthétiques à partir des schistes bitumineux, des sables asphaltiques ou du charbon, de même que la filière thermique nucléaire ou au charbon, que les formes plus «exotiques» telles que l’énergie géothermique, solaire, éolienne et marémotrice.Mais malgré des programmes importants de recherche dans ces secteurs, appuyés par des politiques sévères de conservation, le conseiller algérien du ministre de l'Energie conclut à l’illusion de penser qu’au prix de vente actuel du pétrole, tous ces efforts combinés conduiront à la satisfaction des besoins futurs.«L’augmentation des prix est, de ce fait, indispensable à l’adéquation de l’offre et de la demande.» Ou les prix montent, ou il faudra faire face à la pénurie.Indirectement, M.Ait-Laoussine se fait ainsi un supporteur réaliste des énergies renouvelables.Son plaidoyer pour la hausse des prix de l'énergie devient un encouragement à détruire le mythe de la compétition entre les diverses formes d’énergie: le monde a besoin de mobiliser toutes les ressources énergétiques quelles quelles soient.Et, à moins que le prix du pétrole ne soit relevé au niveau de celui de sources alternatives, renouvelables ou non, aucune d’entre elles ne pourra réussir une entrée significative dans le marché de l’énergie mondiale.Bref, une gestion appropriée du patrimoine énergétique doit inciter tous les pays, producteurs et consommateurs, à s’assurer, par le biais des prix, d’une diversification de l’offre énergétique mondiale, et d’une utilisation optimale de chacune des sources selon ses spécificités propres.Cette démonstration, nouvelle dans les milieux officiels de décision sur l’énergie, reprend une logique à laquelle Amory Lovins nous a habitués dans le cadre de ses «stratégies énergétiques planétaires».L'argumentation entendue au colloque des experts internationaux reste néanmoins une version modifiée de la voie douce: c’est l’option Lovins sans l'écologie! Son impact n’en est toutefois pas diminué pour autant: la période actuelle d’abondance apparente peut encore laisser croire que l’offre demeurera suffisante pour couvrir une demande croissant de façon 'inquiétante.L’avertissement du représentant des pays de l’OPEP doit être reçu sans équivoque: il ne reste que quelques années de «suffisance tranquille».Tous les pays du monde doivent les mettre à profit pour préparer l’avenir et s’assurer une gamme large et adéquate de choix énergétiques.André Delis le ÉCOLOGIE DES MARAIS MENACÉS Après l’empiètement sur les battures de Beauport, d’inquiétantes «grandes manœuvres» sont venues menacer cette fois-ci les marais salants de Pointe-au-Père et de Kamouraska, dans le Bas Saint-Laurent.Et comme à Beauport, c’est un ministère provincial — ici, celui de l’Agriculture — qui, à Kamouraska, agresse un milieu naturel très riche, au mépris des lois et règlements sur l’environnement.Les marais salants, aussi appelés marais à spartines ou marais intertidaux, sont parmi les plus riches écosystèmes naturels qui soient, tant par leur flore variée que par leur faune diversifiée, en particulier les oiseaux.Et pourtant, ces marais salants, et par extension les battures d'eau douce, se révèlent comme étant les écosystèmes naturels les plus méconnus, souvent les plus ravagés, par l’homme.Mal informés, la plupart des gens considèrent en effet que les marais salants ne sont que des lieux vagues, incultes, nauséabonds et sans grande utilité.D’où le prélèvement massif de sol et de végétaux, le dépôt d’ordures de toutes sortes, la pollution par les égouts, l’abattage systématique d’oiseaux migrateurs protégés et, bien sûr, le remblayage ou l’endiguement.Après la controverse des célèbres battures de Beauport, des marais salants du Bas Saint-Laurent, qui constituent une richesse caractéristique de cette région, ont fait l’objet ces derniers mois de «grandes manœuvres» tout aussi inquiétantes.Le premier cas remonte à octobre 1978 alors que des biologistes, ornithologues amateurs et photographes naturalistes se regroupaient pour tenter de faire cesser plusieurs préjudices constatés dans un marais salant de la région de Rimouski.En novembre de la même année, certaines appréhensions se trouvèrent justifiées quand un des propriétaires se mit à remblayer sa portion de marais, limite nord de son lot.Une injonction des Services de protection de l’environnement (SPE) vint toutefois mettre un terme à ces travaux, au grand désespoir du responsable qui ne savait plus comment se débarrasser de cette terre qu’il prélevait ailleurs sur son lot.Entre-temps, la campagne de sensibilisation entreprise sur place semble porter fruits, puisque la dégradation des lieux a cessé.La problèmatique des marais de Kamouraska est assez différente car, contrairement à Pointe-au-Père où l'agresseur est un particulier, le responsable est ici un ministère, en l'occurrence Agriculture Québec.De plus, le problème est plus subtil, car il s'agit d’endiguement et non de remplissage, comme à Beauport.Le tout a débuté en juillet dernier alors que le ministre de l’Agriculture, Jean Garon, relançait son programme SOL-PLUS dont une phase vise la réfection et la construction de digues pour protéger des fortes marées ce que les ingénieurs du MAQ nomment les «basses terres» du comté de Kamouraska.Or, il apparaît que ces «basses terres» constituent en réalité la portion supra-littorale des marais salants, zone où l’on retrouve les spartines étoilées et pectinées, familièrement appelées foin de grève.Un tel programme aurait donc pour but de reprendre sur la mer des battures pour fins agricoles.La première partie de l’endiguement prévoyait la de l’Enseignement supérieur (1980-1981) Un candidat sur trois obtient une bourse* QUÉBEC SCIENCE / janvier 1980 réfection d’aboiteaux déjà existants mais non fonctionnels.Les travaux furent donc entrepris discrètement.Tellement discrètement que les fonctionnaires des SPE et du ministère du Tourisme, Chasse et Pêche l’ont appris par les journaux, alors qu’une consultation préalable aurait normalement et logiquement dû être un prérequis indispensable avant d'amener la machinerie lourde sur les battu res de la baie de Kamouraska.Depuis ce temps, biologistes et ingénieurs des deux ministères respectifs se sont retrouvés une fois ou deux sur les battures.Les travaux actuels de réfection étant assez avancés, les discussions ont surtout porté sur l’emplacement des futures digues, dont on prévoit la construction dans les années 80, et qui couvriraient ^ quelque 26 kilomètres de , rivage, objectif final du'pro- ; gramme SOL-PLUS.D’une part, les ingénieurs en hydraulique agricole veulent récupérer une partie des battures pour l’agriculture (un grand total de 1 300 hectares).Les biologistes revendiquent quant à eux une protection intégrale du littoral visé, soutenant que cette zone à spartines est primordiale pour la production de plusieurs espèces de canards sauvages, dont le si populaire canard noir.De son côté, Environnement Québec a fait savoir au ministère concerné que tous les travaux d’endiguement devraient dorénavant recevoir l’approbation du directeur des SPE et être précédés d’études d’impact, conformément à l’article 22 de la loi de la qualité de l’environnement.Au fur et à mesure de la progression du dossier, la solution apparaissant la plus probable serait la construction d’aboiteaux, mais à la limite des terres actuellement cultivées, les protégeant ainsi des hautes marées extraordinaires.De cette façon, les marais conserveraient leur zone supra-littorale si précieuse pour l’avifaune.Maîtrise 600 bourses de 4 000$: toutes disciplines y compris les sciences de l'administration (Concours B-1).Doctorat 500 bourses de 6 000$ (Concours B-2).Recherches postdoctorales 20 bourses de 9 000$ (Concours B-3).«Jeunes Administrateurs» L'équivalent de 50 bourses de 8 000$.• maîtrise en administration des affaires ou doctorat en administration à plein temps, bourse de 8 000$ (Concours A-3); • études à temps partiel: — maîtrise: 265$ le crédit; — baccalauréat: 265$ le crédit; (Concours A-6).Transport 5 bourses de maîtrise d'une valeur de 6 000$ (Concours A-4).Echanges «Québec-Ontario» Pour études au niveau de la maîtrise, du doctorat ou recherches postdoctorales; 10 bourses de 6 000$, 8 000$ ou 12 000$ (Concours C-1).Arts 30 bourses d'études et de perfectionnement d'un montant maximum de 6 000$ Ces bourses s'adressent aux artistes qui ont terminé leur formation de base qui ne sont pas considérés comme des professionnels (Concours B-4).Date limite d’inscription: Le 31 janvier 1980 pour les nouvelles demandes et le 1er mars 1980 pour les renouvellements.Annonce des résultats des concours: vers le 15 mai 1980.On peut obtenir un formulaire de demandede bourse en s'adressant à; • Direction générale de l'enseignement supérieur, Ministère de l'Éducation, 1035, rue de la Chevrotière, Québec G1R5A5 Tél.: (418) 643-3862 • Sen/ice aux étudiants des universités du Québec • Directions régionales du ministère de l'Éducation du Québec • Délégations et bureaux du Québec à l'étranger.’Moyenne approximative des deux dernières années.Gouvernement du Québec Ministère de l'Éducation Direction générale de l'enseignement supérieur 9 Jean-Pierre Pillion 10 janvier 1980 / QUÉBEC SCIENCE LES ÉTUDES DE 2e ET 3e CYCLES À LTNRS Afin d'assurer la relève scientifique au Québec, les universités se doivent de former de jeunes chercheurs qui verront à aligner leurs travaux sur les besoins de la société québécoise.À l'Institut national de la recherche scientifique, cette mission prend différentes formes.Une d'entre elles consiste à offrir des programmes d'études de 2e cycle en sciences de l'eau, en sciences de l'énergie et en télécommunications.À ceux-ci, s'ajoutent des programmes de doctorat en sciences de l'eau et de l'énergie.Comme on l'observe, les études avancées à l'Institut tiennent compte des besoins de la réalité québécoise et apparaissent, d'une certaine manière, très intéressantes pour le jeune scientifique qui est prêt à accepter un défi.Le climat des études Dans le mémoire qu'ils ont présenté au Ministre Laurin, en juin dernier, en regard du Livre vert sur la recherche scientifique, des étudiants de l'INRS-Eau mentionnent qu'ils ont trouvé à l'INRS «un environnement de recherche de dimension humaine, avec un corps de recherche stable, bien constitué, bien articulé, intégrant des vues interdisciplinaires qui associent le progrès de la connaissance à la solution de problèmes concrets.C'est un lieu où la recherche, l'enseignement et l'application se fécondent pour donner naissance à un environnement pédagogique d'une rare densité».L'environnement est un élément très important dans la poursuite d'études avancées.Compte tenu de la décentralisation voulue des centres de recherche de l'INRS, afin d'assurer une collaboration avec des forces vives intéressées aux thèmes de ses travaux scientifiques, l'étudiant évolue à proximité d'autres organismes scientifiques, et parfois participe à leur recherche.Ainsi, en sciences de l'eau, l'étudiant poursuit ses études au Complexe scientifique de Sainte-Foy où est regroupée la recherche des ministères québécois.À Varennes, NNRS-Énergie est voisin de l'Institut de recherches de l'Hydro-Québec (IREQ).Une collaboration quotidienne est établie entre l'INRS-Télécommu-nications et la société Recherches Bell Northern qui partagent des locaux à Verdun (île-des-Sœurs).9 PP-i- sp / t gnement et le complètent.La suite du programme de formation permet à l'étudiant de démontrer, en présentant un mémoire, son originalité et son aptitude à parfaire une recherche, tout en orientant, au moyen d'un choix de trois cours, sa spécialisation dans un ou deux champs d'intérêt.Il va de soi que le programme de doctorat en sciences de l'eau comprend plus d'ampleur, mais il fait toujours appel à une approche multidisciplinaire réelle et intégrale.Le chercheur ainsi formé pourra cerner et résoudre des problèmes quant à la ressource eau.La thèse requise comporte soixante-quatre crédits sur un total de quatre-vingt-dix.Les chercheurs de l'INRS-Eau effectuent leurs travaux en regard de l'hydrologie déterministe et statistique, de l’utilisation de l'eau en milieu urbain, des effets de l'utilisation et de l'aménagement des ressources naturelles sur la qualité du milieu aquatique ainsi que de l'étude en laboratoire de la dynamique des processus chimiques et biologiques du milieu aquatique.Certains projets font appel aux données obtenues par télédétection.Les objectifs des programmes Sciences de l'eau L'INRS-Eau assure, par son programme de maîtrise, un élargissement des connaissances spécialisées nécessaires aux diplômés de premier cycle qui désirent étudier les problèmes de cette ressource importante.Le programme de formation comporte d'abord un tronc commun de matières obligatoires (chimie des eaux naturelles, potamologie, eaux de surface, etc.) dont l'enseignement assure à tous les étudiants une connaissance de base des disciplines reliées à l'eau; des travaux pratiques et des projets concrétisent l'ensei- Sciences de l'énergie Les programmes d'études de l'INRS-Énergie couvrent les domaines de la conversion, de la génération, de la transmission, du contrôle et de la mise en réserve de l'énergie.En s'associant avec l'IREQ, l'Institut permet aux étudiants de travailler dans un laboratoire de recherche industrielle et, par conséquent, les introduit dans un milieu où le climat de travail et de la recherche diffère de celui des autres universités.En vertu d'une entente, ces programmes sont aussi offerts, par extension, à l'Université du Québec à Trois-Rivières et à l'Université du Québec à Chicoutimi. JK'ï; QUÉBEC SCIENCE / janvier 1980 11 W de )ito- [61 lr iau.1* sui* iqoe,* lets* 0 0 ’es*1' Il n’est nul besoin de dire l’importance que représente, de nos jours, la recherche dans le domaine de l’énergie.Les problèmes mondiaux, qui existent quant aux sources énergétiques, exigent des solutions qui doivent nous être fournies par du personnel qualifié.C’est pourquoi le thésard des 2e et 3e cycles de l’INRS-Énergie voit s’ouvrir devant lui un avenir des plus intéressant et il pourra, de plus, rendre service à la société québécoise.Il s'impliquera, à l'INRS-Énergie, avec des chercheurs chevronnés dont les préoccupations ont trait à l'interaction laser-matière, au confinement d'un plasma chaud, à la technologie des réacteurs à fusion thermonucléaire, à l'application des plasmas et à l'énergie solaire.Le diplômé de premier cycle, qui veut se pencher sur les nouvelles sources d'énergie, aura accès, par les programmes d’études de l'INRS-Énergie, à des données de recherche au point.T élécommunications Lorsqu'on regarde ce qui se passe dans le monde d'aujourd'hui, on s'aperçoit que l'on entre dans l'ère du village global de Mc Luhan.En effet, l'information est de plus en plus à la portée de la main; plutôt, devrions-nous dire, à la portée du téléphone, de l'ordinateur et du satellite.Cela est rendu possible grâce à l'apport provenant, entre autres, des résultats de la recherche en ingénierie des systèmes de télécommunications.Conscient des besoins en ressources humaines québécoises requises dans ce domaine d’avant-garde que constituent les télécommunications, l'INRS offre, dans ce secteur, un programme de 2e cycle que la collaboration de Recherches Bell Northern et de l'université McGill ont permis de concrétiser.Mentionner qu'à l'INRS-Télécommunications la recherche porte sur la communication visuelle, le traitement numérique des signaux de voix ainsi que sur l'analyse et la conception des réseaux de télécommunication signifie peu de choses pour le grand public.Cependant, l'étudiant découvrira, sous cette terminologie, une recherche qui favorise, entre autres, l'amélioration à tous points de vue d'une image de télévision, la production d'un lecteur-robot parlant à l'usage de l'aveugle et l'établissement de systèmes de téléconférences vraiment fonctionnels.Encore ici, il faut signaler que le thésard admis à ce programme œuvrera au sein d'une équipe dont les travaux se situent à la fine pointe de la technologie.Autres formules d'enseignement En plus d'avoir ses propres programmes d'études avancées, l'INRS collabore à des programmes de 2e et 3e cycles qui sont gérés par d'autres institutions universitaires.Cette collaboration s’exprime principalement par les cours que des membres de l'INRS donnent dans les autres universités, l’encadrement de thésards d'autres institutions et l'accueil d'étudiants gradués dans les différents centres de l'Institut.Ainsi, des étudiants à la maîtrise en océanologie de l'Université du Québec à Rimouski ont accès aux équipements du Laboratoire océanologique de Rimouski (situé à l'INRS-Océanologie) et profitent de l'enseignement et de l'encadrement fournis par les professeurs du centre en océanologie de l'INRS.À l'INRS-Urbanisation, on accueille, entre autres, des thésards de l'Université du Québec à Montréal et de l'université de Montréal.En outre, à l'INRS-Pétrole ainsi que dans les autres centres de l'Institut, un bon nombre d'étudiants gradués d'universités québécoises sont accueillis chaque année.Cette formule permet spécialement le partage d'équipements coûteux, le vécu d'une collaboration interuniversitaire, l'accès à des techniques de recherche variées, l'implication dans des projets de recherche ponctuels, etc., le tout conduisant à une formation qui colle à la réalité.Rappel Le Québec a besoin de personnel qualifié en sciences de l'eau, en sciences de l'énergie et en télécommunications.Si ces domaines vous intéressent et si vous remplissez les conditions d'admission à ces études de 2e et 3e cycles, l'Institut national de la recherche scientifique sera heureux de collaborer à votre formation en vous fournissant un environnement adéquat et la possibilité d'obtenir des bourses qui vous aideront à défrayer vos études.Renseignements Comme il serait difficile de résumer succinctement ici tous les renseignements relatifs aux programmes d'études avancées de l'INRS, nous vous suggérons de communiquer à l'adresse indiquée ci-après afin d'obtenir les informations requises.Secrétariat général Institut national de la recherche scientifique Case postale 7 500 Sainte-Foy, Québec — G1V 4C7 Tél.: (418) 657-2508 Université du Québec Institut national de la recherche scientifique PUBLIREPORTAGE Rimouski une université ouverte au monde üi* m «M I QUÉBEC SCIENCE / janvier 1980 13 AÉRONAUTIQUE L’HYDROGÈNE PREND L’AVION La crise énergétique, avec ses soubresauts irréguliers, affecte de plus en plus le transport aérien.Bien que l’aviation ne soit pas la plus grande consommatrice de pétrole, se trouvant loin derrière l’industrie, le chauffage et l’automobile, elle demeure très vulnérable en raison de sa complexité et de sa fragilité.Aussi, depuis quelques années, les chercheurs dans les bureaux d’ingénierie le kérosène; ce qui se traduit par des réservoirs quatre fois plus volumineux.Cependant, il y a aussi des avantages.Le pouvoir calorifique de l’hydrogène étant 2,7 plus élevé que celui du kérosène, le bilan de masse s’en trouve grandement changé.On pourrait ainsi doubler la charge payante.Enfin, sa vitesse de combustion est huit fois plus élevée que celles des hydrocarbures, ce qui permettrait de réaliser des chambres de combustion plus courtes.L’ATTO (Advanced Transport Technology Office) Partie cargo (capacité 48 230 kg) Porte pour le compartiment cargo Réservoirs de combustible (capacité de 22 710 kg) Schéma du Tristar modifié tel que projeté par la compagnie Lockheed.Les changements toucheraient les moteurs, ainsi que le fuselage pour permettre l’installation des réservoirs d’hydrogène.s’acharnent à trouver des améliorations d’ordre aérodynamique, des matériaux nouveaux ou à repenser les moteurs pour rendre l’avion de moins en moins énergivore.Parallèlement à cette recherche frénétique, on songe à l’utilisation d’un nouveau carburant.En fait, depuis plusieurs années, la NASA et plusieurs fabricants d’avions s’intéressent aux possibilités d’utiliser l’hydrogène liquide pour la propulsion des avions de transport.Preuve de l’importance du sujet: il était récemment l’objet d'un symposium à Stuttgart (Allemagne).Le problème numéro un de l’hydrogène liquide pour l'aviation en est un de volume.Sous forme liquide, la seule envisageable pour 1 avion, il possède une masse volumique de 0,07 kg/dm3 comparativement à 0,80 pour de la Nasa, en collaboration avec certaines compagnies, se propose d'examiner la possibilité d’utiliser, vers 1980, l’hydrogène liquide sur un long-courrier subsonique (5 600-10000 km) d’une capacité de 400 passagers et sur un avion cargo capable de transporter une charge payante de 115 tonnes.D’autre part, Lockheed poursuit l’étude préliminaire d'un avion hypersonique à hydrogène liquide.Il transporterait 200 passagers à une vitesse de 6400 km/h, reliant Los Angeles à Tokyo en deux heures 18 minutes.En fait, les performances réalisables pour un avion hypersonique à hydrogène pourraient lui permettre de faire le tour de la terre, sans escale, en quatre ou cinq heures.Mais, plus près de nous, dans le domaine du probable à court terme, la compagnie Lockheed voudrait convertir quatre L-1011 «TriStar» à l’hydrogène.Le projet, réalisable sans trop de difficultés techniques, nécessiterait de légères modifications des moteurs et l’allongement du fuselage pour l'installation des réservoirs.Ces avions cargos seraient exploités entre quatre villes terminus.La réalisation du projet nécessiterait 184 millions de dollars et l’opération commerciale débuterait en 1987.Cependant, les gouvernements des pays abritant les aéroports terminus devraient investir beaucoup plus pour l’infrastructure au sol (fabrication, liquéfaction et distribution du carburant).Enfin, selon la revue canadienne Wing, le gouvernement du Québec et la Noranda Mines Ltd.seraient intéressés à ce que l’Aéroport international de Mirabel devienne le terminus national pour les avions à l’hydrogène.Claude de Launière Appel de candidatures mixtes TRADUCTEURS SPECIALISTES De l'anglais vers le français Bureau des traductions.Secrétariat d'Etat Ottawa (Ontario) Traitement: S11 170 - $19 890 (TR-1) S18 659 - S24 161 (TR-2) No de référence: 79-SEC-480-SF Fonctions Sous la surveillance d'un réviseur, traduire des textes de l'anglais au français selon les normes du Bureau des traduc tions et effectuer des recherches terminologiques.Conditions de candidature Diplôme universitaire ou formation générale et expérience en électronique ou en mécanique.Bonne connaissance de l'anglais et connaissance approfondie du français N.B.Les competences des candidats seront vérifiées par un examen écrit.De plus amples informations sont disponibles en écrivant à l'adresse suivante.Job information is available in English and may be obtained by writing to the address below".Comment se porter candidat Envoyez votre demande d'emploi ou votre curriculum vitae a: Jocelyne Gélinas, Division de la dotation Secrétariat d'Etat, Direction générale du personnel Ottawa (Ontario) K1AOM5 Closing Date: January 31, 1980 Prière de tou/ours rappeler le numéro de référence approprié 14 Ë Filière VERTE Avec cette nouvelle chronique, nous ouvrons la filière verte, le dossier de l'écologie pratique.Gaspilleurs, pollueurs, énergivores, nous sommes tous pris au piège: les ressources de notre petite planète sont limitées, il nous faut penser à les utiliser plus rationnellement et cesser de gaspiller.C'est ce nouveau défi des années 2000 que nous chercherons à éclairer, de façon très concrète: ce que chacun d'entre nous peut faire individuellement, ce que la société dans laquelle nous vivons peut faire collectivement.Pour commencer, Guy Larin, membre du Regroupement des récupérateurs à la source, expose, dans cette chronique et celles qui suivront, les défis du recyclage et de la récupération à la source des déchets.Puis nous ouvrirons d'autres dossiers: la (dé)pollution, l'(auto)production énergétique, etc.La filière verte est ouverte.par Guy Larin Des ressources pour demain La première querelle entre économistes et écologistes ne date pas d'hier.Pourtant, ceux-ci sont condamnés à s'entendre, mais les partisans de la croissance économique illimitée devront sérieusement songer à mettre de l'eau dans leur vin.Quant à Nicholas Georgesco-Roegen — futur prix Nobel d'économie d’après le Scientific American — il insiste depuis 15 ans sur l'incapacité de la théorie économique à intégrer la réalité écologique.Un des problèmes écologiques les plus importants, dit-il, est de distribuer sur toutes les générations à venir un stock de ressources limitées que l'économie, de son côté, gère seulement à l'échelle d'une génération.Dans cette optique, même les recommandations du Club de Rome, taxé d'alarmiste à la parution de son rapport Halte à la croissance — qui préconisait, entre autres, l'arrêt de la croissance de la production industrielle pour 1975 — paraissent maintenant insuffisantes.Toujours selon notre économiste, même stabilisée, la consommation de ressources non renouvelables finira par les épuiser complètement.La question n'est donc point de ne pas consommer de plus en plus mais de consommer de moins en moins: c'est le seul moyen de ménager les stocks naturels pour les générations futures.Ainsi donc, nous n'avons pas le choix: face à une conjoncture sans précédent dans toute l'histoire de l'humanité — épuisement des ressources, explosion démographique, crise de l’environnement — il ne s'agit évidemment pas de produire plus, mais de produire mieux et avec moins, dès maintenant, en réduisant du même coup notre consommation de combustibles fossiles et de matières premières.Pour réduire cette consommation, il existe trois catégories de moyens.D'abord, la mise en œuvre de nouvelles sources d'énergie, objectif qui implique notamment un effort de recherche du côté des énergies dites «redécouvertes», comme l'énergie solaire; puis, l'économie d'énergie, par des mesures comme la récupération de la chaleur et les programmes d'isolation thermique.On pourrait ainsi économiser 25 pour cent de l'énergie mondiale en respectant quelques règles énergétiques de base.janvier 1980 / QUÉBEC SCIENCE Le troisième moyen, soit la récupération et le recyclage des matériaux, demeure pour sa part largement méconnu.Sous l’impulsion de groupes qui considèrent que cette solution n'a pas reçu toute l'attention voulue de la part des autorités, et suite à diverses expériences tentées avec succès au Québec comme ailleurs, l'idée commence à faire son chemin.Le principe est simple et consiste essentiellement à réintroduire au niveau de la production le plus grand flux possible de «déchets» réutilisables, refermant ainsi en forme de boucle un processus jusqu'ici «linéaire».Cette solution possède le double avantage de diminuer la quantité de matière première «vierge» nécessaire à la production industrielle, tout en réduisant la quantité de rejets dans l'environnement.Beau programme en perspective pour notre civilisation du gaspillage.Mais jugeons-en: aux États-Unis (et la situation est proportionnellement la même de ce côté-ci du 45e parallèle), malgré le fait que 600 millions de tonnes de ferraille et huit millions de véhicules soient récupérables annuellement, on estime que 70 pour cent des métaux ne servent qu'une seule fois.Pourtant leur rareté croissante fait dire aux experts que le coût des neuf métaux indispensables sera multiplié par dix dans les années à venir; la prochaine génération pourrait d'ailleurs fort bien ne plus disposer de certains d'entre eux, par exemple l'aluminium.L'industrie automobile, à elle seule, a englouti en 1 968 — toujours aux États-Unis — 11 pour cent de la production annuelle de ce pays en aluminium, 14 pour cent du nickel, 36 pour cent du zinc, 54 pour cent du plomb, 64 pour cent du caoutchouc synthétique et 68 pour cent du caoutchouc naturel.Et les exemples foisonnent.La quantité d'emballage a augmenté de façon telle au Canada que si nous retournions au niveau de 1958, nous économiserions à ce seul chapitre une quantité d'énergie équivalente à plus de six millions de barils de pétrole par année.Au Québec, l'industrie forestière laisse derrière elle chaque année des «déchets» — copeaux, écorces, etc.— évalués à 50 millions de dollars.En fait, 15 pour cent de l'humanité (dont, bien sûr, vous et moi) gaspille de façon totale et jette, sans en avoir rien utilisé, de 25 à 30 pour cent des productions de ce monde.Si des chiffres semblables se passent de commentaires, on peut se demander comment il se fait que le recyclage, dont l'idée n'est pas nouvelle en soi, ne fait pas l'objet d'une application systématique au niveau industriel.Pourtant une étude américaine a déterminé que les deux tiers des matériaux pourraient être recyclés sans modifier notre niveau de vie, en fabriquant des produits plus durables, plus faciles à réparer et à recycler.Mais voilà: si le principe du recyclage est simple, son application reste plus complexe en ce qu’elle exige de profonds bouleversements sociaux.En ce sens, les membres du Regroupement des récupérateurs à la source du Québec (association regroupant une vingtaine de groupes pro-recyclage répartis de par la province), dont certains programmes-pilotes sont suivis de près par les Services de protection de l'environnement du Québec, proposent une démarche qui jette un nouvel éclairage sur une technique quelque peu reléguée aux oubliettes par suite d’échecs d'usines de «récupération de la chaleur» mises en place jusqu'ici un peu partout en Amérique à grands coups de millions.Nous verrons pourquoi.** ¦¦ ._______________ ._____________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________ "I nwü jnMMiBiüMaa ¦ Hi DES ÉTUDES UNIVERSITAIRES À CHICOUTIMI.POURQUOI PAS ! r yl ?iî H ! ¦X-.¦À, **tü3§ • '".V '¦'• &Æ : 'Æ-k.V :¦¦•/- W,** v .• ^ '•' 1 ¦¦ - L'Université du Québec à Chicoutimi est capable de répondre à un bon nombre de besoins de formation universitaire des Québécois avec: 66 PROGRAMMES D'ÉTUDES 31 programmes de baccalauréats 24 programmes de certificats de premier cycle 11 programmes d'études de deuxième et de troisième cycles DANS LES SECTEURS D'ENSEIGNEMENT SUIVANTS: ACTIVITÉ PHYSIQUE ADMINISTRATION ARTS ÉDUCATION SCIENCES HUMAINES INGÉNIERIE LETTRES ET LINGUISTIQUE SCIENCES PURES SCIENCES RELIGIEUSES SCIENCES DE LA SANTÉ SCIENCES SOCIALES SCIENCES DE LA TERRE ET SURTOUT.Une université de taille humaine et en plein essor Une équipe de professeurs jeunes, dynamiques et sensibles aux besoins de leurs étudiants Une vie étudiante active et formatrice Un environnement exceptionnel: la magnifique région du Saguenay-Lac Saint-Jean Demandez votre admission à l'Université du Québec à Chicoutimi Pour tout renseignement, communiquez avec: Le bureau du registraire Université du Québec à Chicoutimi 930, rue Jacques-Cartier est Chicoutimi (Québec) G7H 2B1 Téléphone: (418) 545-5613 Université du Québec à Chicoutimi 6 16 janvier 1980 / QUÉBEC SCIENCE Pour mesurer la pression artérielle, on emploie un appareil appelé tensiomètre (ou sphyngomanomètre).U s'agit de ce brassard pneumatique.Le procédé consiste à arrêter la circulation sanguine dans une grosse artère en la comprimant, d'une pression supérieure à la pression systolique.En décomprimant lentement, on peut écouter les bruits du sang qui se précipite dans l'artère humérale.Le son est amplifié au moyen d'un sthétoscope appuyé sur l'artère au niveau du coude.Lorsque les premiers bruits apparaissent, on mesure la tension systolique.On estime avoir la tension diastolique lorsque les bruits sont sourds et légers, ou même disparus. QUÉBEC SCIENCE / janvier 1980 17 IA MALADIE DES TEMPS MODERNES f;': î:'.: Beaucoup en sont atteints et peu le savent.L’hypertension est la rançon du modernisme.par Carole Thibodeau Près de la moitié des membres des sociétés modernes accusent, à un moment de leur vie, un niveau de tension artérielle suffisamment élevé pour qu’il en résulte un accroissement de la mortalité.Silencieuse, sournoise, l’hypertension est une maladie qui évolue discrètement et n’occasionne aucune gêne dans la vie quotidienne, jusqu'au moment où elle frappe sans qu'on s'y attende.Elle est d'ailleurs la principale cause d'invalidité et de mortalité chez les Américains d'âge moyen.Presque chacun d'entre nous possède un membre de son proche entourage qui en est atteint.L'hypertension, complice numéro un de l'artériosclérose, est soit la cause sous-jacente, soit un signe essentiel de troubles cardio-vasculaires.La victime de cette maladie qui se soustrait à tout traitement s'expose à un triple péril, du fait que cette maladie provoque de multiples lésions sur tout le réseau artériel: au niveau du cœur, l'hypertension multiplie par cinq les risques d'infarctus; au niveau du cerveau, elle favorise les risques d'hémorragie cérébrale; au niveau des reins, elle peut susciter une insuffisance rénale fatale ou nécessitant un traitement chronique par rein artificiel.Or, souvent la personne qui en est atteinte comprend mal la nécessité de soigner un mal qui ne la fait pas souffrir.On considère actuellement que plusieurs causes peuvent être à la racine de ce mal.Des études épidémiologiques nous portent à croire que la tension élevée observée chez les membres des sociétés modernes est probablement liée à des changements physiologiques dus au stress continuel.On peut aussi se demander quel est le rôle exact joué par l’hérédité dans cette maladie?Ou encore la consommation de sel est-elle si déterminante qu'on le dit pour son apparition et son évolution?Quelles contraintes cette maladie apporte-t-elle face à la contraception, le tabac, les sports, les rapports sexuels?Frappe-t-elle davantage l'hommeque lafemme, le noirque le blanc, le citadin que l'homme de la cam- pagne?L'acquisition d'une hygiène de vie adéquate et d'une certaine sérénité sera-t-elle suffisante pour contrer l'hypertension?Autant de questions soulevées par l'hypertension, cette maladie des sociétés modernes.UN PROBLÈME DE PLOMBERIE Le débit d'écoulement d'un tuyau diminuera si la résistance de ce tuyau s'accroît, mais augmentera s'il y a une forte pression à l'intérieur du tuyau.De la même façon, le débit sanguin, la pression artérielle et la résistance des vaisseaux sanguins sont interreliés.La tension artérielle représente l'équilibre entre le débit cardiaque et ses résistances.L'hypertension artérielle apparaît lorsque ces deux forces ne s'harmonisent plus, soit lorsque le débit cardiaque augmente ou, plus fréquemment, lorsqu'il y a une augmentation des résistances périphériques.L'hypertension est donc une élévation de la tension (ou pression) artérielle au-dessus d'un niveau donné ou au-delà d'un niveau jugé acceptable par rapport à la moyenne établie pour un groupe d'âge déterminé.Chez tout sujet normal, rien n'est moins stable que la tension artérielle.Elle varie en suivant un cycle tout au cours de la journée et de la nuit, mais avec une amplitude plus forte chez les hypertendus.Elle s'élève légèrement dans la matinée, augmente dans l'après-midi, pour atteindre son point culminant avant le coucher.Elle s'abaisse alors progressivement au début du sommeil pour descendre au plus bas après deux ou trois heures; elle demeure stationnaire quelques heures, puis elle remonte lentement et s'élève très rapidement au moment du réveil.Elle dépend aussi largement des circonstances et de l'environnement.Elle s'élève lorsqu'on passe de l'horizontale à la verticale et du chaud au froid.Elle augmente aussi lorsqu'on travaille, qu'il s'agisse d'une activité physique ou intellectuelle, lorsqu'on mange, même légèrement, et surtout à chaque émotion.Ces variations vont jusqu'à quelque 20 mm de Hg: elles sont donc d'une importance majeure et on en tient compte lors de l'examen.Il est recommandé dans la pratique médicale de prendre la tension de repos, c'est-à-dire après une immobilisation, couchée, de dix à quinze minutes.LES CAPTEURS DE PRESSION SURVEILLENT Notre organisme est équipé de mécanismes servant à régulariser la pression artérielle.Sur la crosse aortique (à la sortie du cœur) et au sinus carotidien (c'est-à-dire l'endroit où la carotide se divise en deux) se trouvent des minicentres nerveux sympathiques appelés barorécepteurs et chémorécepteurs.Les barorécepteurs sont les «capteurs de la pression artérielle», enregistrant la moindre variation de pression, tandisque les chémorécepteurs réagissent à la composition chimique du sang, et plus particulièrement à la concentration d'oxygène: le moindre écart par rapport au niveau normal est signalé au centre régulateur bulbaire, situé dans le crâne au niveau du bulbe rachidien.Ce dernier, mini-ordinateur et centre de commande, reçoit les données, les analyse, et envoie les réponses via les systèmes sympathique ou parasympathique.Si la tension est trop élevée, c'est le système parasympathique qui sera stimulé, entraînant une dilatation des vaisseaux sanguins, d'où une baisse de tension.Si les barorécepteurs ont décelé une pression artérielle trop faible, le centre de commande stimulera alors le système sympathique, qui intervient pour accélérer le rythme cardiaque et resserrer les vaisseaux.Autre mécanisme régulateur: la partie centrale de la glande surrénale, ou médullo-surrénale sécrète, sous la stimulation du système sympathique, de l'adrénaline et de la noradrénaline, deux hormones qui font se contracter les vaisseaux sanguins.C'est lorsque ces différents mécanismes font défaut que l'hypertension artérielle se manifeste.UN GRAIN DE SEL DE TROP La clé du régime alimentaire de l'hypertendu se trouve dans la restriction plus ou moins sévère du sel, aujourd'hui un peu tempérée par les médicaments.Nous fabriquons tous une hormone appelée aldostérone qui, par la faculté qu'elle a de retenir le sel dans les cellules, garde les concentrations ioniques de sodium et de potassium à l'intérieur des limites optimales pour le fonctionnement des cellules nerveuses et musculaires.Un excès de sodium a pour effet d'augmenter la contractilité et la réactivité des cellules des muscles lisses des vaisseaux sanguins, et donc les contractions artérielles.Il peut aussi activer les neurones du système nerveux sympathique, producteurs de cathécolamines (c'est-à-dire adrénaline, noradrénaline) qui, à leur tour, provoquent une contraction des artérioles.Il apparaît donc que l'accroissement de la concentration de sodium dans les cellules «cibles» (musculaires et nerveuses) joue un rôle majeur dans la genèse de l'hypertension.Chez un individu sain, l'aldostérone est retenue ou sécrétée en réponse directe aux taux de sodium et de potassium dans le sang circulant à travers les cellules surrénales.Lorsque les concentrations sodiques s'élèvent au-dessus des niveaux optimaux, la sécrétion d'aldostérone diminue et vice versa.Chez un tel individu, une forte dose de sel ne produit qu'une hausse modérée et passagère de la tension artérielle.Une quantité plus grande de sel sera retenue si le niveau de base de l'aldostérone est rehaussé comme il advient en présence de stress chronique.Doit-on en conclure que les hypertendus sont des gens qui souffrent tout simplement de stress?Devrait-on diminuer notre ration de sel lorsque nous traversons une période particulièrement stressante?Nous ne pouvons que conclure que le stress est un facteur favorisant à ne pas négliger.LA PART DE L'HÉRÉDITÉ Comme beaucoup de maladie, l'hypertension semble résulter de la concordance de deux facteurs, une fragilité individuelle (transmise par les gènes), et des éléments externes (excès de sel, stress, etc.).Toute cellule vivante maintient sa concentration interne en minéraux à un niveau précis d'équilibre.Ce niveau est continuellement réajusté par une régulation constante des flux minéraux entrant et sortant au travers de la membrane.Une équipe française, dirigée par le Dr Philippe Meyer à l'Institut national de la santé et de la recherche médicale (INSERM), a récemment mesuré, par une -z méthode appelée photométrie de flamme, ü les flux de sodium et de potassium dans ^ les globules rouges d'individus présen- g tant une tension artérielle normale (groupe “ Jean-Guy Lebel QUÉBEC SCIENCE / janvier 1980 ;¦ ' "V Jt* ;>«l I1 En plus de suivre un traitement médical, l'hypertendu doit surveiller plusieurs facteurs de risque, par exemple la cigarette, l'obésité, la consommation de matières grasses (pour éviter l'accumulation de cholestérol).témoin), d’hypertendus traités et de jeunes sujets à tension normale mais dont les parents sont hypertendus.Il a ainsi été démontré que les hypertendus présentaient une anomalie de la membrane cellulaire conduisant à une excessive concentration de sodium au sein même de la cellule.Ceci se retrouve chez de nombreux sujets normaux dont les parents souffrent d'hypertension.Il pourrait donc s'agir d'une faille génétique apparue à un moment ou à un autre de notre évolution et mise en évidence dans notre civilisation, où l'on consomme plus de sel qu'il est nécessaire.Cette découverte, même si la publicité qui en a été faite était exagérée (voir l'encadré), est du plus haut intérêt puisqu'elle permet un test-diagnostic facile à faire en laboratoire.On pourrait ainsi repérer les sujets porteurs de l'anomalie génétique avant que l'excès de sel n'ait produit son effet d'hypertension artérielle.On préviendrait alors la maladie sélectivement, en réduisant le sel seulement chez ceux qui en ont besoin.L'hérédité n'explique pas cependant l'augmentation de la fréquence de l'hypertension (de cinq pour cent à plus de 40 pour cent de la population) qui accompagne la modernisation d'une société.Le gène devrait maintenant être cinq fois plus fréquent dans la population.Alors qu'une telle multiplication prend au moins mille ans à se réaliser dans la race humaine, le changement se serait produit entre 20 et 200 ans dans les sociétés étudiées, et il serait toujours associé à la modernisation.UNE MALADIE DE LA SOCIÉTÉ MODERNE Bien que la ration de sel dans l'alimentation augmente avec le développement social moderne, allant de pair avec les hausses du taux de tension artérielle, il y a de nombreux exemples de sociétés dont les populations salent abondamment leur nourriture sans accuser de tensions plus élevées.Un exemple frappant est celui des Boshimans Kung, aborigènes les plus primitifs de l'Afrique du Sud, qui ajoutent beaucoup de sel à leurs aliments et qui conservent des tensions basses tout au cours de leur vie.On trouve aussi de nombreux exemples de populations exposées au stress qui ont des tensions artérielles plus élevées que d'autres groupes moins stressés de la même région, malgré une consommation de sel analogue.C'est pourquoi la consommation de sel n'est pas l'unique réponse à apporter pour expliquer l'incidence de l'hypertension essentielle dans une société.Ces études épidémiologiques démontrent clairement que l'hypertension est une maladie de la société moderne.En effet, les populations ayant conservé le mode de vie de chasseur-cueilleur montrent une tension artérielle très basse, qu'ils conservent tout au long de ieur vie.Les chasseurs-cueilleurs représentent la forme de société la plus primitive, celle sous laquelle l'espèce humaine a génétiquement évolué.On estime que plus de 99 pour cent de notre histoire s'est déroulée sous cette forme avant l'avènement de l'agriculture sédentaire et surtout de la société moderne, qui a confiné les chasseurs-cueilleurs d'aujourd'hui 20 janvier 1980 / QUÉBEC SCIENCE dans des milieux extrêmement marginaux, tels le désert.La tension artérielle des noirs africains appartenant aux groupes sociaux dont sont originaires les esclaves transportés en Amérique, c'est-à-dire en majorité l'Afrique de l'Ouest, est relativement basse, caractérisant les sociétés paysannes.D'autres noirs africains, pas nécessairement apparentés aux noirs américains, ont des tensions basses constantes jusqu'à la vieillesse.Dans ces populations, les cas d'artériosclérose sont rares, bien qu'un grand nombre de ces groupes aient une diète aussi riche en acides gras saturés et en cholestérol que les Américains.Quant aux tensions artérielles les plus hautes, et s'élevant respectivement avec l'âge, on les retrouve dans deux types de sociétés: celles des régions urbaines et rurales des pays développés, et celles qui ont évolué dans des conditions d'oppression particulières, telles les régions urbaines des noirs d'Afrique du Sud.Cela nous amène à penser que la hausse de tension artérielle des noirs américains au-dessus de celle des blancs peut être d'origine environnementale.Une façon de le vérifier serait d'étudier une population blanche exposée à des stigmates sociaux analogues, ce qui n'est pas facile.Toutefois, une vaste étude, achevée à Détroit en 1973 par le Dr E.Harburg, se rapporte à des groupes assez comparables.La principale constatation est que des noirs et des blancs comparables ont des tensions artérielles semblables.On peut en conclure que si jamais un facteur génétique se glisse dans l'explication de la différence de la tension artérielle entre les noirs et les blancs d'Amérique, son effet est relativement limité.Quel dommage que les avantages de la modernisation (puissance technique et productive) s'accompagne d'inconvénients comme le stress, la pollution, l'hypertension! Le processus de l'industrialisation s'accompagne de la dépersonnalisation des rapports de travail et la désintégration de la collectivité.Viennent alors l'exode de la campagne à la ville et l'apparition de la famille nucléaire (elle-même démembrée par le divorce).Le peu de rapports intimes entre les individus et le manque de créativité, courants chez les pratiquants de la «rage disco» ou chez les Les effets de la pilule Systolique E 100 Diastolique 0 12 3 4 Années Contraceptifs oraux Contraceptifs mécaniques Une étude échelonnée sur quatre ans a démontré que la pression sanguine s'élève graduellement sous l'effet de la pilule contraceptive à œstrogène et à progestérone.Par contre, les femmes ayant employé un contraceptif mécanique ne montrent pas de changement de pression.S'il y a arrêt de l'emploi de contraceptif oral, la pression artérielle retrouve presque son niveau initial.H faut cependant réaliser que chez les femmes à la pression artérielle normale, une telle élévation est plutôt légère et n'empêche pas les pressions systolique et diastolique de demeurer dans des limites très acceptables.Évolution de la tension artérielle en fonction de l'âge 200 _ 180 _ 1 60 _j 140 _ 120 _ 100_ diast diast 60 _ Chez les personnes normales, la tension artérielle s'accroît en fonction de l'âge.Le graphique indique les variations de la tension systolique et de la tension diastolique.On remarque qu'H y a une variation entre la tension artérielle chez la femme et celle chez l'homme. 21 QUÉBEC SCIENCE / janvier 1980 habitués des grandes soirées passives devant la télévision, sont d'autres indices de notre malaise social, bafouant souvent les lois les plus élémentaires de la psychologie.En forçant un peu, ne croirait-on pas que l'état normal de l'homme moderne est d'être hypertendu, alors que celui de l'homme primitif ne l'est pas.BEAUCOUP SONT ATTEINTS, PEU LE SAVENT De 1973 à 1975, le programme Community Hypertension Evaluation Clinic (CHEC), aux États-Unis, a passé en revue la tension artérielle de plus d'un million d'Américains, en échantillons représentatifs de la population réelle.Cette étude a démontré que plus de la moitié des 24 millions de personnes hypertendues aux États-Unis ont une haute pression non détectée, non traitée ou inadéquatement traitée.Sur le million de personnes étudiées par le programme CHEC, 21 pour cent se sont révélées avoir une tension artérielle trop élevée, c'est-à-dire plus de 95 mm de Hg de pression diastolique.De tous ces gens, la moitié à peine recevaient un traitement pour contrôler leur pression sanguine.Un rapport préliminaire sur les maladies coronariennes, fait en 1977 par le ministère des Affaires sociales, a démontré que, parmi les provinces canadiennes, | le plus haut taux de mortalité attribué à la maladie coronarienne chez les hommes de 35 à 64 ans se retrouve au Québec.Le Dr Robitaille et son équipe, du département de Médecine sociale et préventive de l'université Laval, ont mené une étude sur la prévalence de l'hyper- I tension artérielle, dans un échantillon de Canadiens français de la région de Québec, âgés de 35 à 64 ans.Ils ont trouvé que 21 pour cent des gens observés souffraient d'une tension artérielle trop : élevée.Ce qui est surprenant, c'est que |j moins de la moitié de ces malades étaient au courant de leur état, et moins du quart suivaient un traitement.Ils ont aussi (trouvé que l'hypertension était plus fréquente chez les gens au bas niveau de > scolarité.Parallèlement à cela, le ministère des Affaires sociales du Québec avait démontré, en 1 974, une plus haute mortalité par maladie artérielle chez les adultes des quartiers défavorisés de la région métropolitaine.Comme quoi l'illustre P.D.G.est loin d'être le seul à souffrir de la maladie du stress.Autre préjugé tenace: celui de l'urbain plus Système veineux Capillaires Système artériel échanges tissulaires poumon veine cave supérieure aorte artère pulmonaire oreillette gauche ventricule gauche ventricule droit veine cave inférieure artérioles échanges tissulaires La tension artérielle représente l'équilibre entre le débit du sang ne sont pas touchées par les variations de tension et ont un système qui sort et qui entre dans le cœur, et les résistances à l'écoulement du sang qu'opposent les vaisseaux sanguins.C'est donc tout le système vasculaire qui est impliqué.Celui-ci comprend les artères qui amènent le sang oxygéné aux tissus, les capillaires qui constituent, autour des cellules, le secteur des échanges soit l'apport d'éléments nutritifs et l'évacuation de déchets; ces derniers se déversent ensuite dans le système veineux qui effectue le trajet de retour jusqu'au cœur, pompe assurant la fonction centrale d'énergie et de synchronisation.Les artères sont animées de contractions.L'élasticité de leurs parois permet au sang de s'y écouler de façon continue, en régularisant le flux sanguin, plutôt tumultueux à la sortie du cœur.De plus, cette élasticité joue le rôle d'un réservoir de pression, fournissant l'énergie nécessaire pour assurer la progression du sang dans des vaisseaux de plus en plus étroits et de plus en plus nombreux.Quant aux veines, elles de propulsion absolument indépendant de celui des artères.Le cœur est une véritable pompe à deux temps, aussi mesure-t-on deux tensions.La première, la tension systolique, correspond au moment où le ventricule gauche du cœur se contracte pour projeter le sang dans l'aorte.C'est la tension à son maximum, directement dépendante du débit cardiaque.La seconde, la tension diastolique, correspond au moment où le cœur se détend pour accueillir l'afflux de sang veineux.C'est la tension à son minimum.Comme le cœur est alors décontracté, la tension mesurée dépend surtout des résistances périphériques, ce qui en fait un chiffre-clé pour le diagnostic.On considère que la pression systolique est normale entre 100 et 140 millimètres de mercure (Hg).Il en est de même pour la pression diastolique, entre 60 et 90 millimètres de mercure.Plus la tension est basse à l'intérieur de ces limites, mieux vous vous portez. Jean-Guy Lebel ü'AWÏÏ'iïWk ’Mw- janvier 1980 / QUÉBEC SCIENCE L'hypertension est une maladie qui se soigne mais qui ne se guérit pas.Aussi vaut-il mieux la prévenir en ayant une alimentation saine et en faisant de l'exercice physique.affecté que le rural.Les citadins ne sont pas plus touchés par l’hypertension que les gens de la campagne: ils le sont tout autant.UNE VIE TRANQUILLE A CONSEILLER L’hypertension essentielle requiert un traitement pharmaceutique efficace et continu.Grâce à de nombreux médicaments antihypertenseurs apparus aux cours des 20 dernières années, l’évolution de la maladie est extrêmement encourageante.Le but du traitement est d’assurer et de maintenir en permanence la tension artérielle à des chiffres normaux.L’administration de tels médicaments se fait habituellement passé l’âge de trente ans, alors que l’état d’hypertension est irréversible.Les principales catégories de médicaments employés sont les tranquillisants, les vasodilatateurs spécifiques et les diurétiques.Le fait que les tranquillisants soient les hypotenseurs les plus efficaces est en faveur de l’hypothèse stress-tension de la maladie.Les divers moyens thérapeutiques se doivent d’être associés pour une réussite assurée: ils consistent en une certaine hygiène de vie, des règles de régimes alimentaire et la prise de médicaments.On recommande aux hypertendus d’éviter le surmenage professionnel, les conflits familiaux et le manque de sommeil.La pilule contraceptive est contrindiquée.L’exercice physique et les sports (autres que violents) sont un excellent adjuvant des médicaments antihypertenseurs.Les rapports sexuels seront sujets à précautions seulement pour les hypertensions sévères, imparfaitement contrôlées par le traitement.Le régime doit être hyposodé.Voilà une belle occasion d’essayer une kyrielle d’herbes fines et d’épices pour donner du goût aux aliments.Le sel, en plus d’être mal supporté par le malade, a la propriété de retenir l’eau dans l’organisme, ce qui diminue nettement l’efficacité des antihypertenseurs.Il serait naïf de penser qu’un tel programme se réalise aisément.Sans doute est-ce pour cela que, d’après l’étude du Dr Robitaille, seulement la moitiéde ceux qui se savaient hypertendus suivaient leur traitement.UNE SOCIÉTÉ NOUVELLE À RÉFLÉCHIR?Aux États-Unis, depuis les années 70, il y a eu, chez les gens d’âge moyen une baisse de la mortalité due aux maladies du cœur ou du système cardio-vasculaire.On a aussi constaté que la proportion des hypertendus soignés par rapport aux hypertendus non soignés a augmenté.Les campagnes anti-tabac y sont pour quelque chose car, si ce dernier n’influence aucunement la tension artérielle, il n’en favorise pas moins les maladies du cœur.Il va d’ailleurs de soi que tout hypertendu doit contrôler les autres facteurs de risque, tels la cigarette, l’hypercholestérolémie, l’obésité, etc.Finalement, en plus du contrôle de l’hypertension, sa prévention est un des champs les plus importants dans lesquels investir.En plus des médicaments antihypertenseurs, quelques autres méthodes ont déjà été proposées pour accroître la capacité de réadaptation des gens, et peut-être réduire ainsi les effets stressants du changement continuel auquel nous sollicite la société.Une des méthodes proposées est de programmer des périodes quotidiennes de relaxation-méditation, au cours desquelles l’esprit se libère de toutes les anxiétés qui l’oppressent.Même si on a montré qu’une telle mé- thode abaissait effectivement la tension artérielle, il apparaît bientôt que l’exhortation à la relaxation n’a d’efficacité que pour la minorité qui a une certaine latitude sociale, car les autres, compte tenu I des pressions et du temps consacré au travail, ne peuvent relaxer davantage.Ajoutons aussi que les médicaments tentent de contrecarrer les changements physiologiques résultant en grande partie du stress et de la maladie.Ainsi, même si I la moitié de la population adulte prenait des médicaments pour contrecarrer ces effets, il n’en resterait pas moins que ces gens continueraient à ressentir la dou- I leur, l’anxiété, la dépression et la colère, I puisqu’on agit sur les effets du stress et non sur ses causes.Les tranquillisants et les antidépresseurs actuellement em-B ployés présentent une première tentative d’action sur le système nerveux central.Ainsi les antihypertenseurs sont de plus en plus efficaces et comportent de moins en moins d’effets secondaires.C’est alors que se présente le point stratégique de ce propos.À travers l’histoire de l’humanité, chaque révolution ou chaque renouveau religieux réaffirmait l’autonomie des communautés humaines intimes par rapport à des hiérarchies puissantes.Mais si on en vient à découvrir la pilule idéale, qui élimine le stress à sa base, nous pourrions réaliser une population I de gens «modifiés», c'est-à-dire des gens qu'on peut indéfiniment déraciner, surmener, faire chômer, soumettre à des pressions hiérarchiques, continuellement réadapter, bref, stresser sans qu'ils soient stressés.Nous perdrions alors des valeurs fondamentales de l'être humain, telles le culte du libre arbitre et de la liberté, reproduisant un peu le «meilleur des mondes» de Huxley, où le «soma» est la pilule qui rend heureux.Ceci représente un bouleversement encore plus profond que la domestication du feu ou l'invention de la roue! Peut-être aurons-nous à faire, dans un avenir pas si lointain, un choix entre la maladie perpétuelle, la pilule qui nous mène à l’abdication de nos valeurs humaines fondamentales, ou la construction d’une société qui permet aux gens de contrôler les déterminants fondamentaux de leur existence: travail, vie sociale, etc. ÏE«! ïï.QUÉBEC SCIENCE / janvier 1980 23 L'hypertension et la presse La découverte de la perméabilité membranaire et le test pour la mesurer mis au point par l'équipe du Dr Philippe Meyer, de l'INSERM, ne sont pas des premières.Pourtant, cet événement médical a été suivi d'une avalanche d'informations, pas toutes exactes.La presse écrivait: «Découverte majeure sur l'hypertension» et «Le sel, responsable de l'hypertension, vient d'être démasqué».La revue Science et Vie, dans son numéro de juin 1979, a accompli un véritable travail de détective sur ce problème.La perméabilité membranaire semble être la découverte du professeur Jones, physiologiste à l'Université du Missouri, à Columbia, en 1973.Quant au test de dépistage de l'hypertension, il avait déjà été mis au point par une équipe du laboratoire central de la recherche de Moscou, sous la direction du professeur Y.V.Postnov.La seule différence est que la mesure des flux de potassium et de sodium à travers la membrane étaient faite par comptage isotopique et non par photo-métrie de flamme.Le mérite réel de la découverte française réside dans le fait que cette deuxième méthode évite l'emploi de matériel radioactif, ce qui est déjà loin d'être négligeable.En effet, la méthode par comptage isotopique nécessite du radium et du potassium radioactifs, qui sont très chers et surtout dangereux à manipuler.Mais comment expliquer l'emphase avec laquelle les journaux se sont emparé de la découverte?Tout a commencé par un article signé du chroniqueur médical Dr Jacqueline Escoffier-Lambiotte, publié dans Le Monde et repris par Le Devoir, intitulé: «Le mécanisme de l'hypertension en voie d'être élucidé».L'article était volumineux, et le ton excessivement triomphal, laissait croire que cette maladie était enfin vaincue.Le Dr Escoffier-Lambiotte appartient au Comité scientifique de la Fondation pour la recherche médicale française, organisme à caractère privé chargé de distribuer les crédits aux chercheurs qui en font la demande.Il se trouve, ô coïncidence, que le professeur Meyer a fait état de son intention de collecter des fonds auprès du public.On ne s'étonne plus, dès lors, de l'aspect publicitaire de l'article, épaulant et justifiant demandes et octrois financiers.Mais publicité et exagération souvent ne font qu'un.Pour en lire plus: Joseph Eyer, L’hypertension, une maladie de la société moderne, dans la revue International Journal of Health Services, volume 5, numéro 4, 1975 Didier Fritel, L’hypertension artérielle.Un médecin répond à vos questions, Robert Laffont, Paris, 1978 Un ouvrage plus technique, publié par les Drs J.Genest, E.Koiw et O.Kuchel, de l'Institut de recherche clinique de Montréal, Hypertension: Physiology and Treatment, McGraw Hill, New York, 1977 24 janvier 1980 / QUÉBEC SCIENCE Familier de nos forêts, ce fascinant animal qu’est l’Ours noir est pourtant peu connu VIVE L’OURS NOIR par Serge Houde Dès qu'on parle de faune canadienne, c'est l'image de l'ours qui vient à l'esprit de beaucoup de gens.Pour certains, ce sera un grand Grizzly escaladant lourdement une pente verdoyante, dans quelque coin reculé des Rocheuses; pour d'autres, un imposant Ours polaire parcourant les banquises de son domaine glacé de l'Arctique.Et notre petit Ours noirdanstoutcela?Avec des cousins aussi impressionnants que le Grizzly et l'Ours polaire, ce membre plus modeste de la famille des ours du Canada est souvent laissé dans l'ombre.Pourtant, l'Ours noir d'Amérique, Ursus americanus, vaut la peine qu’on s'y arrête.Au Canada, on retrouve l'Ours noir dans toutes les provinces, sauf l'île-du-Prince-Édouard.On le trouve aussi dans le Yukon et lesTerritoires-du-Nord-Ouest ainsi que dans la plupart des îles proches de nos côtes.Son aire de distribution s'étend vers le nord jusqu'à la limite des arbres, et il s'aventure même parfois dans la toundra.Il évite les régions de cultures extensives et les grandes zones urbaines, ce qui fait qu'on ne le trouve pas dans la péninsule du Sud de l'Ontario, ni dans de nombreuses régions des Prairies.En général, la diminution de la population d'Ours noirs dans une région n'est pas tant due à une chasse exagérée qu'à l'effet destructeur des changements que l'installation de l'homme fait subir à son habitat.En général, l'Ours noir aime vivre dans les forêts de conifères épaisses et dans les forêts de feuillus, mais on le trouve aussi dans des broussailles denses. Serge Houde Il lui faut de l’eau et il vit souvent à proximité de criques, de ruisseaux, de rivières et de lacs.Si un coin recèle de quoi se nourrir et s’abriter, et offre une assez bonne sécurité, il y a des chances que vous trouviez un Ours noir dans les parages.L'appellation d'Ours noir n'est pas très appropriée et peut mener parfois à des confusions.Logiquement, on pourrait s'attendre à ce que l'Ours noir soit tout bonnement ce que dit son nom, un ours qui est noir.Mais ce n'est pas aussi simple et il existe des Ours noirs de couleurs différentes en Amérique du Nord.La majorité d'entre eux sont effectivement noirs, mais beaucoup sont bruns, avec des nuances allant du brun chocolat au marron clair.L'ours de couleur cannelle, Ursus americanus cinnamomum, est représenté par un nombre à peu près égal d'éléments noirs et d'éléments bruns et est connu pour ses individus couleur cannelle.En général, les sous-espèces qui vivent dans l'Ouest tirent plus vers le brun que celles qu'on trouve dans l'Est.La nature, dans sa sagesse, a donné à deux des sous-espèces géographiques un choix génétique de couleur encore plus étendu.L'U.a.emmonsiicomprend, en plus d'ours bruns et noirs, un certain pourcentage d'individus de couleur bleue, allant du gris bleu au noir bleuté, connus sous le nom d'Ours bleus.L'autre sous-espèce, \'U.a.kermodei, comprend un petit pourcentage d'individus blancs, allant du crème au blanc neige.On compte aussi parmi les Ours noirs quelques individus, très rares, de couleur orange et alezan.Tout compte fait, on peut dire que l'Ours polaire mérite plus son nom d'Ours blanc que YUrsus americanus celui d'Ours noir.LE DÉPART DANS LA VIE La vie de l'Ours noir débute de la même manière que celle des autres mammifères, par la fécondation d'un ovule dans le ventre de la mère, suivie d'une période de gestation d'environ 220 jours.Comme chez beaucoup de carnivores des régions nordiques, l'œuf connaît ce qu'on appelle une «implantation retardée».Cela veut dire que, même si l'ovule a bel et bien été fécondé et a déjà subi un certain nombre de transformations, au lieu de descendre immédiatement dans l'utérus et de se fixer à la paroi utérine, où se poursuit le développement de l'embryon, comme c'est le cas chez la plupart des mammifères, ce processus décisif, chez l'Ours noir, est retardé d'environ quatre à cinq mois.Durant toute cette période, l'œuf reste stationnaire à l'intérieur de Loviducte.Au bout de ce temps-là, il entre à nouveau en activité et poursuit son développement normal.Ainsi, bien que la saison d'accouplement soit en général juin ou juillet, ce n'est que fin octobre, début novembre, alors qu'elle aura trouvé un abri et fait ses réserves de graisse pour l'hiver, que la femelle fécondée sera physiquement affectée par le développement de l'embryon.C'est vers la mi-janvier ou le début de février, que la période de gestation prend fin et que la femelle met bas.Dans les régions nordiques, il arrivequ'ellesoit encore endormie au moment où elle met bas.La portée compte en général d'un à cinq oursons, la moyenne étant de deux.Le développement de l'ourson dans le ventre de la mère ne prend donc que dix semaines, sur la période totale de gestation, qui est de 31 semaines.C'est la brièveté de la période de développement proprement dit qui fait que l'ourson est si petit au moment de sa naissance.À titre d'exemple, une femelle de 135 kg donnera naissance à des oursons mesurant 20 cm et pesant 300 grammes, ce qui donne le rapport incroyable de 450 à 1 ! A la naissance, les oursons font à peu près la taille d'un petit écureuil.Ils n'ont ni poil, ni dent, et leurs yeux sont clos.La tête et le torse sont forts et bien formés, alors que le train arrière est peu développé.Pendant les cinq premières semaines, ils sont trop faibles pour marcher, mais cela ne les empêche pas de ramper, en se servant de leurs pattes de devant, qui sont fortes, et en traînant leurs pattes de derrière.Fait intéressant à noter, les oursons ne savent pas ramper en ligne droite, le mieux qu'ils puissent faire étant de parcourir de petits cercles, ce qui les empêche de trop s'éloigner de leur mère.Il se peut que celle-ci soit encore profondément endormie et ne soit pas en mesure de s'occuper de ses petits, ni de les surveiller.Peu après leur naissance, les oursons rampent jusqu'à leur mère, leur seule source de chaleur et de nourriture durant les premiers mois de leur vie.Au bout d'une semaine, la peau de l'ourson se couvre d'un léger duvet; à six semaines. 26 On retrouve l'Ours noir dans toutes les provinces du Canada, sauf l'île-du-Prince-Édouard, ainsi que dans le Yukon et les Territoires-du-Nord-Ouest.Celui-ci fut photographié au Québec, dans le parc Matane.ses yeux s'ouvrent et, à deux mois, ses dents de lait sont sorties et il commence à marcher.Mais il est encore chancelant sur ses pattes et aime mieux escalader le corps de sa mère, dont le pelage doux et chaud lui sert de terrain de jeu.Les oursons sont sevrés à cinq mois.Pendant tout le temps qu'ils passent dans la tanière, ils prennent environ 1,3 kg par mois; lorsqu'ils sortent, entre la mi-avril et le début de mai, ils pèsent un tout petit peu moins de 4,5 kg et, à la fin de leur première année, leur poids peut atteindre jusqu'à 27 kg.SE GUIDER AUX ODEURS Lorsque les bébés oursons sortent pour la première fois avec leur mère de la tanière où ils sont nés, et qu'ils jettent leur premier regard sur le monde, ils ignorent encore quelle bonne mère ils ont.L'ourse est une mère très douce et très patiente, qui exige une stricte obéissance de ses petits mais qui, en retour, leur donne beaucoup d'amour et d'attention, allant même jusqu'à risquer sa propre vie pour les protéger du danger.Pendant leur première année, les oursons suivent leur mère partout.Elle leur apprend tout ce qu'ils ont besoin de savoir pour vivre dans la forêt et pour subsister: que manger, où le trouver, quels animaux éviter et où se mettre à l'abri.Ils apprennent à se servir beaucoup de leur odorat et de leur ouïe, qu'ils ont tous deux très développés.Leur excellent flair leur permet de reconnaître des odeurs à de grandes distances et de repérer des pistes, même vieilles.Parcontre, leurvue est très faible et courte, et leur sert surtout à distinguer le mouvement.Les oursons sont parfoistrès bruyants et émettent des sons pouvant aller du grognement sourd au gémissement aigu, ressemblant beaucoup aux vagissements d'un bébé.Il leur arrive même de ronronner de plaisir.L'ourson passe le plus clair de son temps à jouer avec sa mère et ses frères et sœurs, ce qui crée entre eux des liens étroits qui se prolongent souvent tard dans l'adolescence.Les ours se connais- i ü sent et se reconnaissent mutuellement, et il arrive souvent que, lorsqu'ils se rencontrent longtemps plus tard, vers la fin de leur vie, ils se prodiguent des marques d'amitié et d'affection.Quand l'hiver approche, les petits ours apprennent à vivre dans unetanièrequ'ils partageront encore, pour leur second hiver, avec leur mère.Les leçons de survie reprennent le printemps suivant et, au début de l'été de leur deuxième année, ils quittent leur mère, qui les éloigne d'elle, par la force s'il le faut.La première année d'indépendance est la période la plus critique de la vie de l'ourson.En effet, même si les jeunes ours sont capables de se débrouiller, la maladie, les prédateurs ou les accidents les déciment et la moitié d'entre eux n'atteindront jamais l'âge adulte.Les membres d'une même portée demeurent parfois ensemble le reste de l'année, et passent l’hiver dans la même tanière.À ce moment-là, ils pèsent environ 50 kg et ont déjà leurs dents définitives.Ils se séparent au cours de leur troisième été.Les oursons qui parviennent à l'âge adulte ont une espérance devied'environ 10 à 1 5 ans; certains individus vivant en captivité ont même vécu jusqu'à 25 ans.MATURES À QUATRE ANS Ils atteignent leur maturité sexuelle à quatre ans, pour les femelles, et à cinq ans, pour les mâles.Les femelles sont monocycliques, ce qui veut dire qu'elles n'ont qu'un cycle sexuel par an.La période de réceptivité sexuelle dure à peu près un mois, entre la fin de l'été et le début de l'automne.Par contre, l'activité sexuelle des mâles dure beaucoup plus longtemps et se prolonge sur environ quatre mois, ce qui correspond aux variations du cycle entre les différentes femelles.Les femelles comme les mâles peuvent avoir plusieurs partenaires sexuels au cours d'une même saison d'accouplement, bien qu'il se forme parfois des couples éphémères.Le cycle s'arrête pendant la période où la femelle allaite ses petits, ce qui veut dire qu'elle n'a pas ses chaleurs l'année où elle met bas.Si elle perd ses petits assez tôt dans l'année, elle cesse d'allaiter et son cycle reprend.Elle redevient alors sexuellement réceptive et peut à nouveau être fécondée.Ce phénomène Ministère Tourisme.Chasse et Pêche QUÉBEC SCIENCE / janvier 1980 ?% v.'- //V.aji IF ' j.> u-mè:.[agit comme une sorte de sauvegarde naturelle, qui garantit un nombre maximal de naissances par année.IUn Ours noir adulte mesure entre 1 30 et 190 cm.Les femelles atteignent leur pleine maturité à six ans, avec un poids de 135 kg, et les mâles, à sept ans, avec un poids moyen de 170 kg; certains individus exceptionnellement forts peuvent atteindre les 270 kg.Les ours adultes paraissent souvent lourds et lents à se déplacer de leur pas dandinant.C'est une fausse impression, car ils sont capables de courir très vite, jusqu'à 55 km à l'heure, sur de courtes distances.Ce sont également de très bons nageurs, capables de traverser des lacs, des torrents et de franchir les bras de mer qui séparent les îles de la côte.On a même vu des ours se mettre à nager sous l'eau pour échapper à un bateau qui s'approchait.GRIMPER: UNE SECONDE NATURE L'escalade est une seconde nature chez l'Ours noir, et il fait preuve d'une agilité et d'un sens de l'équilibre remarquables lorsqu'il s'agit de grimper aux arbres.L'arbre est d'ailleurs un élément très important dans la vie de l'Ours noir, et il est très rare qu'on en voit là où il n'y a pas d'arbres à proximité.Lorsqu'elle sent le danger, la première chose que fait une femelle, c'est de faire grimper ses petits à un arbre, pour les mettre à l'abri.Libérée de ce souci, elle peut alors se préparer au combat.Les jeunes ours grimpent plus vite aux arbres pour fuir le danger que les adultes.On a d'ailleurs remarqué que, plus ils vieillissent, plus il faut que le danger soit proche et important pour les faire grimper.Ils le font aussi souvent pour s'amuser, jouant à cache-cache dans les airs, et il n'est pas rare de les voir se chauffer au soleil, tout en haut d'un arbre, toutes pattes étirées, restant des heures sans bouger, dans les positions les plus précaires.Le feuillage épais des grands conifères les abritent aussi de la pluie et de la grêle.L'Ours noir est un plantigrade, ce qui signifie que la plante de son pied (talon, articulation et orteils) touche le sol quand il marche.Chaque patte compte cinq orteils, munis de griffes non rétractables, courtes et crochues, qui lui servent à déterrer les racines et à éventrer les Durant les grosses chaleurs d’été, l'ours cherche des moyens de se rafraîchir.Pour celui-ci, c'est en marchant et en s'asseyant dans l'eau d'un marécage, qu'H y arrive, tachant du coup sa fourrure de boue.vieilles bûches et les souches pour y dénicher les insectes.C'est la souplesse des pattes, alliée à la forme des griffes, qui fait que l'ours grimpe si facilement aux arbres.Il s'agrippe au tronc avec ses pattes de devant, plante ses griffes dans l'écorce et tire vers le bas, tout en poussant vers le haut avec ses pattes de derrière.Ces mouvements se font à une telle vitesse qu'on a l'impression que l'ours est rendu d'un bond en haut de l'arbre.Les arbres jouent un autre rôle important.Ils leur servent de repères pour marquer leur territoire.La trace des griffes au haut d'un tronc indiquent aux autres ours qui passeraient par là que le coin est déjà occupé.ILS SE RÉGALENT DE MIEL, ET SURTOUT DE GUÊPES Bien que classé parmi les carnivores, l'Ours noir est en fait un omnivore, qui se nourrit surtout en fonction de ce qui se présente.La majeure partie de son alimentation, plus de 75 pour cent, est constituée de végétaux, herbes, feuillages, racines, baies et noix.Mais ce qu'il aime le plus, ce sont les graines cultivées, les fruits et les légumes.L'Ours noir a des lèvres étonnamment mobiles; cela est dû au fait qu'elles ne sont pas attachées aux gencives.Ce trait particulier, combiné à une langue plutôt longue, permet à l'ours de saisir sans mal baies et insectes, cela malgré leur petite taille.Tout le monde sait que les ours adorent le miel.Pourtant, ce n'est pas tellement le nectar doré qui les intéresse, mais plutôt les abeilles et les larves, qui constituent une excellente source de protéines que peu d'ours dédaignent.L'ours apprécie aussi beaucoup guêpes, fourmis et termites, ainsi que leurs larves.Il raffole de poisson, dans les régions où il y en a, et pour beaucoup d'ours de la côte ouest, les migrations annuelles du saumon sont l'occasion de grands festins.C'est au cours des premiers mois du printemps, alors qu'il vient juste de sortir de sa tanière, que l'ours mange la plus grande partie de la viande qu'il consomme.La végétation est rare à cette période Les Ours noirs de couleur orange sont extrêmement rares.Ils sont de la sous-espèce Ursus americanus kermodei que l'on retrouve dans une petite région au nord-ouest de la Colombie-Britannique.On peut observer chez cet ours endormi tout le détail de la patte.de l'année, et l'Ours noir devient pour quelque temps un nécrophage, parcourant la forêt à la recherche de charognes de chevreuils et d'orignaux morts durant l'hiver.L'Ours noir ne s'attaque à d'autres animaux pour les manger que s'il est sûr de pouvoir les tuer facilement.Il arrive fréquemment que des Ours noirs tuent des animaux domestiques, veaux, cochons et moutons.Les statistiques indiquent que, dans 90 pour cent des cas, il s'agit de mâles, généralement très gros ou âgés et malades.C'est comme s'ils étaient prêts à jouer le tout pour le tout dans l'espoir de se procurer beaucoupde nourriture d'un coup.Chez les animaux malades et âgés, il pourrait s'agir d'un acte de désespoir, alors que chez les gros ours, il s'agirait d'un mouvement inhabituel d'agressivité.On sait que les décharges à ciel ouvert attirent beaucoup les ours, qui sont à peu près certains d'y trouver toujours de quoi manger.Il y a à peu près de tout et il ne leur reste plus qu'à faire leur choix.Mais la présence de ces décharges signifie aussi que l'homme n'est pas très loin et, avec lui, tous les dangers qu'il représente.C'est en général tôt le matin et en fin d'après-midi que l'ours est le plus actif, mais, lorsqu'il sent la présence des hommes, il préfère éviter la lumière du jour, et se déplace surtout le soir et pendant la nuit.METTRE LES FORCES EN COMMUN La dimension du territoire de chaque ours est directement fonction de la nourriture qu'il y trouve; au début du printemps et à la fin de l'automne, lorsque la végétation est rare, il occupera un vaste territoire, pouvant faire jusqu'à 40 km2, alors qu'en été, lorsque la végétation est à son plein, il se contentera facilement de trois à 15 km2.Dans les endroits où les Ours noirs se rassemblent — près des rivières à saumons, des champs de baies, en saison, et des décharges publiques — il s'établit rapidement une hiérarchie, allant de ¦ rjjg» Serge Houde Dans la forêt, un bruit métallique est presque à coup sûr produit par l'homme.Quand cette femelle entendit le dédie de l'appareil photographique, elle se dressa sur ses pattes de derrière, les oreilles dressées, pour trouver l'origine du bruit.Malgré son nom, l'Ours noir peut arborer d'autres couleurs que le noir.Beaucoup sont d'un brun allant du brun chocolat au marron clair.D'autres sont blancs ou, très rarement, de couleur orange ou alezan. 30 janvier 1980 / QUÉBEC SCIENCE K ® l'animal le plus gros et le plus fort, en général un mâle adulte, à celui qui est le plus jeune et le plus faible, qui sera habituellement un ourson de deux ans, venant juste de quitter sa mère.Pour trouver de la nourriture en abondance, les ours seront prêts à abandonner une sécurité relative.Lorsqu'ils sont en groupe, il sont souvent tendus et sur leurs gardes, une rencontre avec un animal plus fort pouvant toujours mener au combat ou les obliger à fuir à toute vitesse.Dans certaines situations, il arrive que deux ou trois ours mettent leurs forces en commun.On verra, par exemple, deux femelles se déplacer ensemble, accompagnées de leurs petits; pendant que l'une mange ou se repose, l'autre s'occupe des oursons.Elles se partagent ainsi les responsabilités.De leur côté, les jeunes oursons et les adolescents se mettent parfois en bande; ils se méfient tous beaucoup du caractère difficile et de l'humeur belliqueuse que manifestent quelquefois les mâles adultes.Dans les deux cas, l'idée est de former un bloc offrant davantage de résistance aux attaques éventuelles, les femelles ayant en plus le souci de prendre soin de leurs petits et de les protéger.Un agresseur réfléchira deux fois avant de s'attaquer à un de ces groupes d'ours.DES ENNEMIS GROS ET PETITS On pourrait croire qu'étant donné sa taille et sa force, l'Ours noir vit sans problème et peut jouir en toute tranquillité de sa liberté dans les lieux sauvages qui constituent son domaine.Eh bien, c’est loin d'être le cas! Dans les régions où il partage son territoire avec le Grizzly et l'Ours polaire, il doit constamment être sur ses gardes, car ces ours, beaucoup plus gros que lui, n'hésiteront jamais à s'attaquer à un Ours noir et à le tuer si l'occasion s'en présente.Le couguar adulte peut être un terrible prédateur pour les ours jeunes ou malades.Ils ont aussi à craindre les hordes de loups.De la même manière, un gros lynx n'hésitera pas à bondir sur un petit ourson qui vient juste de sortir de la tanière et de quitter sa mère.Les oursons doivent aussi se méfier des mâles adultes à qui il arrive parfois de tuer leurs propres petits pour les manger.De leur côté, les porcs-épics et les mouffettes ne se contentent pas toujours de les piquer ou de les incommoder; ils peuvent, quoique rarement, causer leur mort.J © r Sur une plus petite échelle, quoique présentant un égal danger, il y a les parasites, externes, comme les tiques et les puces, et internes, comme le ténia, l'ankylostome et le ver qui cause la trichinose.Lorsqu'il se bat avec d'autres ours ou avec d'autres animaux, l'Ours noir peut aussi avoir des fractures, des coupures ou des entailles, qui s'infectent facilement, comme peuvent le faire, à un moindre degré, les piqûres d'insectes.En vieillissant, l'ours peut aussi souffrir de maux de dents, et même d'arthrite et de rhumatismes.Les catastrophes naturelles, telles que les inondations soudaines, les incendies de forêt et les avalanches, déciment également la population d'Ours noirs.Mais ce serait faire preuve d'un flagrant parti pris que d'oublier l'homme dans tout cela car il constitue pour l'ours un danger permanent, soit en le prenant bêtement comme cible d'exercice, soit en le chassant durant la saison légale de chasse, soit encore du fait des plans d'aménagement du territoire qui peuvent transformer le territoire d'un ours en lotissements, ou encore l'inonder par la construction d'un barrage.LE LONG SOMMEIL DE L'HIVER Chaque année de la vie d'un ours commence et finit avec l'hiver.Aussi, pour s'adapter à ces longs mois de froidure, où la nourriture est rare, l’ours a trouvé un moyen: il tombe dans un très long et très profond sommeil.Pendant longtemps, on a cru que l'Ours noir hibernait durant l'hiver.Il n'en est rien.Dans la vraie hibernation, l'animal a très peu de contrôle sur la température de son corps, ce qui fait que certains animaux peuvent connaître des baisses de température pouvant atteindre 1 5° C pendant l'hibernation.Leur métabolisme est aussi réduit au strict seuil de survivance.Le métabolisme de l'Ours noir diminue égalemeni, mais beaucoup moins.En fait, s'il n'en était pas ainsi, la croissance des oursons dans le ventre de leur mère cesserait durant toute cette période et, s'ils parvenaient malgré tout à terme, ils mourraient de froid ou de faim.Au lieu de cela, l'ours entre simplement dans un état profond de léthargie prolongée.La température de son corps peut descendre jusqu'à 4° C et sa respiration ralentir jusqu'à deux à quatre inspirations à la minute.¦*.' iW .«y?J : ¦ ¦r ’A- T- .^ ‘Jjj Cette femelle et ses oursons sont poursuivis par des chiens.Les petits se hâtent de grimper dans un arbre pour fuir le danger.Une fois rassurée sur la sécurité de ses petits, la femelle se retourne, prête à affronter ses poursuivants. Ce ralentissement d'activité et cette baisse du métabolisme expliquent pourquoi l'ours peut passer tout un hiver sans s'alimenter et pourquoi il consacre tant de temps à manger pendant le reste de l'année afin d'accumuler les réserves de graisse dont il aura besoin pourtenirtout l'hiver.On a fait une expérience, celle de capturer et de peser un animal, avant et après la période de sommeil.Il s'agissait d'une jeune femelle.Elle pesait 106 kg à la fin de l'automne, et 70 kg au début du printemps; elle n'avait donc perdu que 36 kg après avoir passé plusieurs mois sans manger, et semblait plutôt en bonne santé.La durée de la période de sommeil varie selon la latitude.Les ours du Yukon peuvent passer jusqu'à six mois dans leur tanière, alors que ceux du sud de l'île de Vancouver peuvent très bien ne pas hiberner du tout, à cause du climat très doux.UN ABRI SÛR ET SEC Lorsqu'il s'agit de choisir un abri, les q femelles, surtout si elles attendent des T3 g petits, sont beaucoup plus difficiles que ï les mâles.Elles commencent à chercher 05 « longtemps avant la première neige.Elles veulent un endroit sûr, où elle pourront dormir tranquillement et, le cas échéant, mettre bas.Cela pourra être une grotte, une crevasse dans le roc, un tronc creux, une souche retournée ou un tas de bois, ou encore l'abri formé par les branches du bas de certains conifères — en fait n'importe où pourvu qu'il s'y forme une bonne accumulation de neige et que l'eau s'écoule bien, de façon qu'elles puissent dormir bien au sec.Elles tapisseront alors le sol de leur abri d'une litière confortable faite de mousse, defeuilles et d'herbe.Quant aux mâles, ils vagabondent généralement jusqu'à la première neige, et c'est seulement alors qu'ils se mettent sérieusement en quête d'un abri.Idéalement, ils cherchent exactement la même chose que les femelles, mais, s'ils ne le trouvent pas, ils peuvent aussi bien se contenter de s'allonger par terre, au milieu de la tempête, et laisser la neige s'accumuler autour d'eux, la chaleur dégagée par leur corps ne tardant pas à creuser une cavité dans la neige, formant une sorte de tanière.Pour se protéger du danger, le mâle attendra toujours qu'il neige pour entrer dans sa tanière.De cette manière, la neige fraîche effacera la trace de ses pas, qui pourraient attirer un agresseur.Les ours peuvent être réveillés par un gros bruit, et, lorsqu'il y a des périodes de temps doux en plein hiver, on les a déjà vus sortir de leur tanière, se promener autour, et s'étirer comme s'ils évaluaient le temps qu'il leur restait encore à passer dans leur abri.Au printemps, les ours se réveillent quand la température s'adoucit et que la neige fondante et l'eau froide envahissent peu à peu le sol de la tanière.On sait que pendant la période immédiate qui précède etqui suit l'hibernation, l'Ours noir fait très peu de cas de la nourriture.Cette absence d'appétit est causée, à la fin de l'automne, par une importante accumulation de graisse dans la cavité abdominale, causant une contraction de l'estomac.La déshydratation produite par la longue hibernation rétrécit les muscles de l'estomac, ce qui en diminue considérablement le volume quand vient le printemps.Après avoir quitté la tanière, l'ours recommence lentement à s'alimenter (de pousses nouvelles et de bourgeons) et boit beaucoup d'eau, ce qui contribue à ramener son estomac à son volume normal.C'est à ce moment-là que commence sa mue annuelle et, avec sa fourrure touffue renouvelée, il entame une nouvelle année de sa vie.DE FAUX OURS DE PELUCHE L'homme a tendance à croire que, parce que l'Ours noir est un animal, il n'éprouve aucun sentiment.Pourtant, une mère ourse démontre beaucoup d'amour et de dévouement pour ses petits, de même qu'un ours blessé souffre, qu'un ourson perdu a peur et qu'un ours enfermé dans un zoo peut souffrir de solitude etd'ennui au point de se laisser tomber malade.Nous oublions aussi que chaque ours a son caractère.Certains ont un tempérament facile et amical, tandis que d'autres ont mauvais caractère.Nous avons aussi tendance à trouver comique et adorable tout ce que fait l'Ours noir.Quand il s'assoit sur son derrière, nous trouvons qu'il ressemble à un petit chien, et nous rions lorsqu'il se met sur ses pattes de derrière, comme les ours qu'on montre dans les cirques, ou qu'il marche en se dandinant comme dans les dessins animés.À cause de tout cela, nous le trouvons bien sympathique et nous serions tout disposés à jouer avec lui et à le prendre dans nos bras.Sans 32 janvier 1980 / QUÉBEC SCIENCE (L /.Jusqu'au début de l'été de leur deuxième année, les oursons demeurent avec leur mère et leurs frères et sœurs.Leur première année d'indépendance sera la plus critique.D'ailleurs la moitié d'entre eux n'atteindront jamais l'âge adulte.nous en rendre compte, nous éprouvons facilement un sentiment de familiarité envers l'Ours noir et c'est ce qui peut souvent nous mettre dans des situations difficiles.Il est curieux de voir que, contrairement au loup, qui est toujours resté un personnage effrayant dans les histoires d'enfants, l'ours, lui, est devenu un personnage amical et enjoué.Il semble que ce soit la même chose dans la réalité, car la plupart des gens semblent avoir beaucoup plus peur d'un Loup gris que d'un Ours noir.On ne sera donc pas surpris d'apprendre que la plupart des dégâts matériels et des blessures causés par des animaux au Canada sont le fait du petit Ours noir.Notre manque de méfiance, combiné à la tendance qu'ont ces ours de s'approcher de l'homme dans les terrains de camping et près des décharges publiques, a été à l'origine de nombreux accidents fort regrettables.Tout comme nous, les ours sont sujets à des changements d'humeur, et on ne sait jamais ce qu'un ours va faire, ni comment il va réagir lorsqu'on s'approche de lui.Nous ne devons pas non plus oublier que les troubles mentaux ne sont pas l'apanage exclusif de l'homme.Il peut y avoir des «ours fous», dont le comportement s'écarte de la ligne normale, tout comme cela peut arriver chez les humains.Il existe de nombreuses histoires, toutes plus saisissantes les unes que les autres, mettant en scène des ours ayant perdu la tête et leurs victimes.L'Ours noir est un animal très spécial qu'il vaut mieux observer de loin et traiter avec prudence.Le texte original de cet article a été publié en anglais dans la revue Nature Canada (Bear facts, vol.8, n° 4, oct.-déc.1979), que nous remercions de sa collaboration.Serge Houde La «bible» de la santé des Québécois frMATÉf1 LES TRACES DU PASSÉ par François Picard 13,3 x 21,8 cm ISBN-2-920073-01 -x François Picard les TRACES './h \'7 ?1 ?s.L: 1 Z transducteur T2, le champ acoustique résultant sur C représente l'hologramme-image de l'objet.La perturbation résultante du cristal liquide est ensuite détectée par le système électro-optique S qui donne une image visible sur écran vidéo.L holographie acoustique est une technique d'avant-garde à laquelle l'Université du Québec à Trois-Rivières apporte une contribution originale.Comme ces travaux débouchent sur des applications variées, il pourrait en résulter, pour le Québec, de nouvelles productions industrielles avec un marché international.La recherche n'est-elle pas un facteur essentiel de développement industriel et, par là, de véritable prospérité?Université du Québec
de

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