Québec science, 1 janvier 1981, Juin
Volume 19, numéro 10 /> •* -'V« È - 4* ¦» • - ^ ^ * * L V \s !S • LE BARRAGE DELANEY Port de retour qaranti DE RENÉ POMERLEAU TIREZ PAS SUR IA BALEINE I)URRIER 2ième classe Enregistrement numéro 1 052 Port payé à Québec LA MACHINE À ÉCRIRE DES L’USINE QUI FLOTTE • LACS EN OTAGES • LA O'KWÎW'l /ï. sari:* jatf lairee [iiaï^ ijiit ^ t¥: ilnk ûl^||ï, 'iï#j rf®" IjIi^ Les possibilités d’emploi sont nombreuses dans la GRC.’eut-être avons-nous ce qu’il vous faut.; La GRC vous offre la possibilité de réaliser votre plein potentiel grâce à votre instruction supérieure.Venez relever le défi.Prenez votre vie et votre avenir en main.un avenir dans la GRC.Si vous répondez aux conditions j^ci-dessous et si un salaire de départ de $18 430 vous intéresse, vous pourriez vous tailler un avenir de choix au sein de la GRC.Vous devez, à cette fin: —être citoyen canadien avoir terminé vos études secondaires ou l'équivalent —posséder un permis de conduire valide —avoir une conduite exemplaire et être en bonne santé posséder une connaissance pratique du français ou de l'anglais—être âgé d'au moins 18 ans.Pour les candidats qui répondent aux conditions essentielles d’admissibilité, la connaissance de la deuxième langue officielle constituera un atout précieux sur le plan des perspectives d’embauche et des possibilités de carrière.Une fois accepté, 'ous recevrez une formation intensive dans tous les aspects du travail policier: droit, enquêtes, premiers soins et relations communautaires, par exemple.C’est une possibilité d'avenir à ne pas manquer.Pour de plus amples renseignements sur la façon de vousjoindre à la GRC, remplissez le coupon ci-dessous et postez-le dès aujourd'hui ou téléphonez au bureau de la GRC le plus près de chez vous.Cette offre d’emploi s'adresse également aux hommes et aux femmes.i C'EST PEUT-ÊTRE CE QUE VOUS RECHERCHIEZ! GRC RCMP Le Commissaire Gendarmerie royale du Canada Ottawa (Ontario) K1A 0R2 À l'attention de l’officier recruteur te» .PROVINCE: .N°TÉL: .an su 8 juin 1981 / QUÉBEC SCIEN GÉNÉTIQUE LA MACHINE À ÉCRIRE DES GÈNES Une machine à synthétiser des gènes a été mise sur le marché en avril dernier par une jeune compagnie de biotechnologie de Toronto, Bio Logicals, grâce aux travaux d’un chercheur de l’université McGill, Kelvin K.Ogilvie.Le «synthétiseur d’ADN-ARN », peut assembler une unité de matériel génétique en moins d’une heure (un gène comprend des centaines, voire des milliers, de ces unités appelées nucléotides); il devrait provoquer une nouvelle accélération de la recherche et du développement en matière de génie génétique, un domaine actuellement en pleine effervescence.Jusqu’à maintenant en effet, la synthèse d’ADN ou d’ARN pouvait se faire en laboratoire, mais de façon artisanale et au prix d'opérations délicates et particulièrement lentes.La machine, qui se vendra moins de 20 000 $ (É.-U.), travaille vite et peut être utilisée, selon ses fabricants, «par n’importe quelle personne intelligente après un entraînement d'une demi-heure».Véritable «machine à écrire» le code génétique, le synthéti- seur fonctionne selon un principe fort simple: il assemble bout à bout, molécule après molécule, les éléments chimiques constituant la chaîne d’ADN ou d’ARN ; pour ce faire, l’appareil pompe ces éléments chimiques ou les réactifs nécessaires à l’opération dans des réservoirs, et cela en suivant un ordre prédéterminé par l’opérateur.On sait que l’ossature de la chaîne est constituée par des sucres et des phosphates, et que l’information génétique y est écrite avec un «alphabet» de quatre lettres, c’est-à-dire au moyen de quatre molécules relativement simples ; ces molécules, des bases, sont habituellement désignées par leurs initiales A, G, C et T (pour adénine, guanine, cytosine et thymine).C'est l’ordre dans lequel apparaissent ces «lettres » qui détermine les « mots » du code (chaque mot comporte trois lettres), et l’ordre dans lequel apparaissent les « mots » qui détermine les «phrases».Un gène est une phrase de plusieurs centaines, voire de quelques milliers de mots.Chacun des mots de la phrase se traduit, dans la cellule, en un acide aminé (il en existe 20) ; mis bout à bout, dans un ordre bien précis, les acides aminés forment les protéines, énormes molécules essentielles à toute forme de vie.Mais, même avec le nouveau synthétiseur d’ADN-ARN, on est encore loin, bien sûr, de pouvoir fabriquer des gènes complets.On en est tout juste à des morceaux ne dépassant pas la dizaine ou la vingtaine de nucléotides.Pourtant, fait remarquer le fabricant, rien n’empêche de procéder étape par étape, morceau après morceau, puis d’assembler «à la main », au moyen d’enzymes, les fragments obtenus.Dans les dernières années, on a déchiffré la séquence de gènes entiers, nucléotide après nucléotide, au moyen de techniques que la nouvelle machine va d’ailleurs permettre d’améliorer.À la fin de 1980, on estimait que les séquences ainsi déchiffrées et publiées dans les revues scientifiques totalisaient y 2 c < v/ .t * t '¦'V C.V rt c \ ew c r Le docteur Kelvin K.Ogilvie, dont les travaux ont permis la mise au point du synthétiseur d’ADN-ARN.Le synthétiseur d’ADN-ARN mis au point par Bio Logicals représente, malgré son aspect plutôt banal, une petite révolution dans le monde de la biotechnologie.environ 350 000 nucléotides; et ce chiffre, croit-on, augmente d’environ 15 pour cent par mois.La machine à gènes est donc loin de manquer de modèles à copier.Cependant, et c’est l’intérêt le plus immédiat du synthétiseur, les spécialistes du génie génétique ne se servent pas nécessairement, pour faire leurs expériences, de gènes entiers, mais de portions composées de quelques nucléotides seulement.Au lieu de se les procurer en allant les «pêcher» dans des gènes naturels, ils pourront désormais les fabriquer facilement — et être sûrs de leur composition.Ils pourront par ailleurs «inventer» des portions de gènes n’existant pas dans la nature (ou, en tout cas, pas encore identifiées), en faisant varier l’ordre des nucléotides selon une séquence choisie préalablement.En génie génétique, ces morceaux de gènes sont fréquemment utilisés, par exemple comme «sonde», pour localiser un gène complet sur une chaîne d’ADN.De façon générale, le synthétiseur facilitera donc ces recherches appelées à de nombreuses applications dans les domaines de la médecine, de l’agriculture, de l’alimentation et même de la lutte contre la pollution ou de la production d’énergie.Aussi troublante que fascinante, cette machine à écrire le code génétique nous fait donc faire un pas de plus dans l’univers de quasi-fiction de la biotechnologie.Pourrons-nous, demain, fabriquer des gènes artificiels pour programmer l’homme ?Il est peut-être permis de le craindre, même s’il ne faut pas perdre de vue la fantastique complexité de notre machine génétique, une «brique», dit-on, d’au moins trois milliards de «lettres».Au rythme, pourtant rapide, d’une lettre toutes les 30 minutes, le synthétiseur de Bio Logicals prendrait.plus de 170 000 années à fabriquer l’ADN contenu dans une seule de nos cellules.Yanick Villedieu QUÉBEC SCIENCE / juin 1981 9 «UN NOUVEAU-NÉ CHEZ HEWLETT PACKARD LA HP-41CV» HP-41CV * Une version améliorée de la HP-41C vous permettant: - L'utilisation maximale de ses 319 registres adressables déjà incorporés ou plus de 2000 étapes de programmation.- L'utilisation maximale de ses périphériques (lecteur de cartes, imprimante, lecteur optique).- .L'utilisation de modules préprogrammés plus les caractéristiques existantes de la HP-41C, soit: * Plus de 130 fonctions.* Affichage alphanumérique.* 10 tests conditionnels, 56 indicateurs internes (Flags).* Contrôle des boucles, adressage indirect, touches personnalisées, mémoire continue.* 12 caractères visibles, décalages pour visualier 24 caractères, fonctionnement mémoire permanente.Modules mémoires * Modules de spécialité préprogrammés disponibles."1Q33&SSI Lecteur optique * Lecture de codes-barres imprimés, traduction des données et des programmes dans le calculateur.* Livres de solutions avec codes-barres disponibles (en anglais seulement).Lecteur de carte * Conserve des programmes complets et des données sur cartes magnétiques.* Cartes magnétiques des HP-67 et 97 compatibles.L'Imprimante * Caractères numériques et alphabétiques (majuscules et minuscules).Tracés et graphiques ainsi que dessins à caractères spéciaux.Intensité d'impression réglable, extrêmement silencieuse.«LES PRIX: HP41CV: $471.75, LECTEUR DE CARTE: $287.50, IMPRIMANTE: $536.50, MODULES MÉMOIRE: $42.50, LECTEUR OPTIQUE: $171.95.(Une réduction est accordée aux membres).» Des dépliants détaillés sont à votre disposition.Pourquoi payer plus cher ailleurs?Venez nous voir.* Commandes postales acceptées avec chèque visé: prière cTajouter la taxe de vente provinciale [S%] et les frais d'expédition de $4.00 [$6.00 pour les modèles de plus de $200.\ «Les prix sont sujets à changement sans préavis » COOPERATIVE ETUDIANTE DE POLYTECHNIQUE LOCAL C-106 Ecole Polytechnique Campus de l'Université de Montréal C.P 6079, Suce.«A» Montréal H3C 3A7 Tél.: (514) 344-4841 S3- CHEMIN DE POLYTECHNIQUE en >_ O z m QUEEN MARV O 10 PUBLIREPORTAGE juin 1981 / QUÉBEC SCIENCE S'il est un domaine de la technologie qui a progressé à pas de géants durant les dernières années, c'est bien celui de l'électronique avec toutes ses retombées sur les activités humaines, entre autre sur l'informatique.De la «grosse» machine centrale d'il y a moins de 10 ans, les installations informatiques passent de plus en plus à la décentralisation d'abord avec les mini-ordinateurs et dernièrement avec les micro.En fait il est de plus en plus difficile de tracer des frontières dans ce quasi-continuum qui va de la machine qui occupe tout un «hall» à la puce savante qui tient sur le bout du doigt.Un des point les plus important de cette évolution (révolution?) est qu'elle a entraîné une baisse des coûts de fonctionnement et donc une très forte hausse des possibilités d'utilisation.En fait il y a une modification profonde qui s'amorce dans le public utilisateur de cet informatique miniaturisée qui sera bientôt à portée de toutes les bourses.Jacques Sainte-Marie, professeur au département de technologie de l'enseignement à l'Université Laval, a monté récemment un laboratoire d'exercice, basé uniquement sur l'utilisation de micro-ordinateurs, disponible de façon courante dans le commerce, pour permettre à ses étudiants de s'initier à l'utilisation des ordinateurs comme moyen d'enseignement dans les salles de classe.C'est une étape, et l'avenir le dira sans doute, un tournant dans le cheminement intellectuel de ce chimiste-informaticien-professeur d'éducation qui veut faire faire de l'enseignement par ordinateur à des enseignants qui n'ont aucune connaissance préalable de l'informatique.Tout un programme.Il y a dix ans Jacques Sainte-Marie donnait son premier cours dans ce e domaine.À cette époque il existait des systèmes fonctionnant sur de gros ordinateurs comme Platon ou Course Writer.Programmes américains, les «versions québécoises» n'étaient que des traductions ou des versions européennes assez mal adaptées au marché de la Belle province.De plus il était impensable d'implanter ces systèmes coûteux à Laval pour l'initiation d'une quinzaine d'étudiants.Il s'est donc mis à l'oeuvre pour créer un système plus général qui permet à la fois l'enseignement assisté par ordinateur, l'enseignement géré par ordinateur, les tests, les banques de questions, les dialogues, les diagnostics, dépannage, jeux, simulations.Le système résultant SCOPE (Simulation de conversation sur ordinateur entre un précepteur et son élève), qui a été programmé en langage APL, est tellement simple que quiconque peut apprendre à l'utiliser en quelques heures, et entrer directement à la console le contenu de cours, tests.sans l'intermédiaire d'un codeur ou d'un programmeur.Le système s'est développé peu à peu, alimenté par la rétroaction que le professeur Sainte-Marie retirait de son ensei- L’UUIVERSITÉ LAmL EN CAPSULES ji'Per limitai» fin ou (est pa jfleo fail».feeno teswe ïÉla iiitw ENO R eue: jafali le lép tarée terépt pailiei taoes irtlE( Physiologie végétale L'Université Laval sera l'hôte du 14 au 18 juin du symposium conjoint des sociétés canadienne et américaine de physiologie végétale.Un symposium, qui se tiendra au Théâtre de la cité universitaire le 1 5 juin, à 9 heures portera sur «L'eau de la plante en relation avec les stress de l'environnement», un autre à 13h30 traitera de «La dynamique hormonale: état de la question».D'autres communications scientifiques seront présentées en sessions thématiques et sous forme d'affichage au Pavillon De Koninck.Les organisateurs locaux de cette rencontre, Agriculture Canada et l'Université Laval s'attendent à recevoir de 1 000 à 1 500 congressistes.Une première, du 3 au 7 juin L'an dernier, l'équipe pédagogique des cours en environnement à la Télé-université mettait sur pied un programme de sensibilisation des citoyens aux problèmes de conservation de l'eau, dans le cadre de la «décennie internationale de l'eau potable et de l'assainissement» déclarée par la conférence des Nations-Unies sur l’eau.Le projet est unique en son genre.Depuis mars 1980, des ateliers régionaux se sont tenus un peu partout au Québec, animés par des gens du milieu.La phase finale de ce projet se déroulera du 3 au 7 juin, sur le campus de l’Université Laval, lors de «l'Atelier international sur les stratégies de conservation de l'eau» dont la coordination est assurée par le Centre d'étude sur l'eau (CENTREAU) de l'Université Laval.Cet atelier permettra un dialogue entre des scientifiques du monde entier et tous les autres intervenants: gouvernement, industrie, média et simples citoyens.Quatre thèmes seront abordés: l'administration et la gestion, les politiques de conservation et leur efficacité, l'évaluation des incidences humaines et le rôle de l'opinion publique dans les prises de décision.Ce dernier thème sera traité en plénière après que les participants auront travaillé en ateliers de «jeux de rôle», où scientifiques, citoyens «ordinaires», industriels, fonctionnaires et représentants des media devront quitter leur véritable rôle pour en jouer un autre.D'autre part, les 2 et 3 juin un symposium international sur l'écologie et la gestion des réservoirs se tiendra à l'Université Laval.Ce symposium de format plus classique est placé sous la respon- sabilité de l'INRS-eau, la Société d'énergie de la Baie James et l'Hydro-Québec.Il traitera de l'écologie et l'évolution temporelle des réservoirs, l'aménagement: travaux correctifs ou complémentaires et les aspects socio-économiques, politiques et législatifs de l'aménagement.Toute cette vaste opération de sensibilisation a été rendu possible par le soutien des organismes participants: la Télé-université, l'Université Laval, l'Université de Montréal et l'INRS-eau et l'aide des ministères de l'Environnement et de l'Éducation du Québec, de l'UNESCO, du CRSNG et des compagnies IMB, Alcan et Price.fais pools Ms, jo feJo ta iss mai P'des te L H pit it ki Recherches franco-québécoises en pisciculture Dans le cadre d'un échange France-Québec, une équipe de chercheurs du Centre de recherches en nutrition travaillera de concert avec des scientifiques du Laboratoire de pisciculture de St-Pée-sur-Nivelle au Pays Basque.Ce centre français, rattaché à l'INRA (Institut national de recherches agricoles) se spécialise dans les études tant fondamentales qu'appliquées de différentes espèces de QUÉBEC SCIENCE / juin 1981 11 PUBLIREPORTAGE gnement.Par exemple pour pallier à la limitation des tests à réponses vrai ou :faux ou choix multiples, le système s'est peu à peu enrichi d'un langage simple et efficace pour traiter des réponses ouvertes, LEGATO.LEGATO est capable d'interpréter les fautes d'orto-graphe, les pluriels, les suffixes, les préfixes, les synonymes.et tout ça au versi te trail* mes ass e la St.eipeesatii eorilaii • dé» départ d'opérateurs simples et «intuitifs» eimepw qnipei par » s de ps iagnostiq .Les)! ulalion à entre i a été pu i tellerra pprenir , et eut «niera diaireii les signes disponibles sur le clavier, combinés les uns avec les autres.En faisant intervenir les parenthèses II devient possible de traiter des réponses assez évoluées comme par exemple 2/(1/QUE-BEC NORDI*) (1/MONTREAL CANADI*) (1/TORONTO MAPLE L*F*) la question, par exemple deux équipes de la ligue nationale de Hockey à l'Est de Winnipeg.Une réponse possible, le Canadien de Montréal et les Nordiques de Québec.Les réponses: Montréal et Québec ou Canadien et Maple Leaf auraient été bonnes aussi mais pas Canadien de Montréal car elles sont équivalentes.Ensuite Jacques Sainte-Marie a enrichi LEGATO pour lui permettre défaire de l'analyse de textes: repérer des mots dans une phrase, compter des mots, les remplacer par autre chose.De fil en aiguille, LEGATO se mit à avoir les capacités de générer du texte.Effectivement en remplaçant un mot comme tel par une variable dans une expression LEGATO, cette variable pouvait servir à générer réellement un texte.porte ouverte vers la traduction (mot à mot), et tous les jeux intellectuels de création littéraire par ordinateur.Vous me direz qu'on est bien loin de l'enseignement par ordinateur.Oui et non.LEGATO est devenu grand mais en même temps il reste petit.Jacques Sainte-Marie vient de créer un LEGATO pour l'interprétation des réponses ouvertes sur un micro-ordinateur.l'interprète de cette miniversion est écrit en BASIC ne demande que 6k de mémoire, la réaction des vendeurs de ce micro: impossible.et pourtant ça marche.L'interprète de LEGATO, complet devrait prendre 12 à 16k d'espace mémoire.Mais d'autre part, il n'est pas impossible de demander à LEGATO de générer de la programmation en n'importe quel langage à partir d'une «conversation».dès lors le rêve de l'ordinateur qui comprend «monsieur et madame tout le monde» serait résolu tout en gardant intacte la puissance d'un langage informatique sophistiqué.Mais maintenant que le problème proprement informatique est en quelque sorte résolu et que l'ordinateur est capable de dialoguer avec tout le monde, Jacques Sainte-Marie voit poindre d'autres problèmes, d'ordre plus didactique cette fois.Le professeur, qui conçoit son cours pour le transmettre par l'intermédiaire de l'ordinateur, le fait en style écrit or l'ordinateur dialogue.c'est-à-dire qu'il parie, qu'il pourrait plaisanter, qu'il est essentiellement actif.Il faut donc réinventer le langage ou du moins la forme du discours pédagogique pour qu'un jour réellement cet outil qu'est l'ordinateur soit utilisé au meilleur de ses énormes capacités.Marianne Kugler-Gagnon jEE tratioit ivaU*1 lS-ea» I onnei^ poissons à intérêt commercial: truites, saumons, esturgeons, brochets.L'équipe québécoise s'intéresse, quant à elle, au recyclage biologique des eaux ^ tusées.Joël de la Noue, du Département .olllj(iKl de biologie, Gaston Picard, du Département des vivres et un groupe d'étudiants à la maîtrise et au doctorat travaillent depuis plusieurs années, à la «récupération» des substances nutritives des eaux usées par des algues, qui sont à leur tour mangées par des daphnies (petits crus-tacées d'eau douce) qui, elles peuvent servir de base à l'alimentation d'autres organismes, comme par exemple des poissons.Les intérêts des chercheurs québécois et des chercheurs français ilsont donc complémentaires.La collabo- î F«"1- ÿlltS [itiot^ enlifif, je S1' Cet1 litiit" spour avoir bien mérité de la patrie.(.) Nous manquons dans ¦ mener à bonne fin une grande entreprise industrielle.C'est 1 pays d'hommes ayant les connaissances suffisantes pour 'ans le but de combler cette lacune que l'Ecole scientifique t industrielle a été créée.N'y aurait-H qu'un seul élève par classe, l'École continuera de la même manière que s'il y en avait trente ou plus et nous avons l'espoir que notre persévérance sera couronnée de succès.» Le succès, on le sait, sera long à venir.En fait, «Poly» sera longtemps boudée par l'élite québécoise et abandonnée à la oersévérance de quelques individus.L'indifférence générale K ® que rencontra cette entreprise, somme toute audacieuse, est Il ta assez facile à comprendre.iliio j j,.,.L'élite de l'époque, souvent calquée sur le modèle du notaire ((j; Le Potiron, n'a aucun intérêt à promouvoir la science et la B, i, technologie ou, plus largement, l'entrée des francophones ffr- dans Père industrielle.Un te! bouleversement ne pourrait avoir pour effet que de disqualifier les valeurs culturelles traditionnelles — le bon parler, la maîtrise du latin et du grec, etc.— sur lesquelles la petite bourgeoisie francophone assoit son prestige social.Lorsqu'on peut impressionner le bon peuple en plaçant deux ou trois citations latines dans la conversation, on n'a pas besoin de lui dire que son avenir se trouve du côté de la science.celw Un autre problème venait du fait qu'à cette époque, il fallait être particulièrement clairvoyant pour saisir le lien qui existait entre la révolution industrielle et les progrès scientifiques.Pour bien comprendre cette relation, il aurait fallu avoir des notions de sciences économiques.Or, nos premières percées en ce domaine ne surviendront qu'au 20e siècle, avec la fondation de l'Ecole des hautes études commerciales.Si bien «4 Mil] jMÔ, sf' que, jusqu'à la création de Polytechnique en !873, l'ensei-P- gnement des sciences au Québec n'avait pratiquement jamais te®11* eu d'autre fonction que celle d'agrandir le champ de la culture Unis i* générale, sans aucune considération d'ordre pratique.Et puis, il était loin d'être évident que le fait de sortir de Polytechnique avec un diplôme d'ingénieur ait constitué un .*'] bon visa pour le Canadien-Français désireux de faire une ÿii carrière dans l'industrie.C'est un secret de polichinelle que de dire que les francophones n'ont pas souvent eu la partie ïîi facile lorsque venait le temps d'accéder aux postes supérieurs de l'industrie.Pendant longtemps, les diplômés de «Poly» !,lj furent relégués aux franges du monde de l'ingénierie.En 1881, l'Ecole avait cumulé 33 inscriptions.Sur ce nombre, 12 étaient encore étudiants, 11 pouvaient être classés comme drop-out, et on comptait 10 diplômés.Six d'entre eux travaillaient aux Travaux publics à Ottawa, un était décédé, un autre «en disponibilité»; un chanceux était devenu professeur à l'École, et finalement, un seul avait trouvé un emploi industriel, comme membre d'une expédition au Manitoba.Dans ce contexte, on comprend pourquoi un bon nombre des ¦ francophones aient choisi d'étudier le génie à l'université McGill plutôt qu'à Polytechnique.On ne saurait les blâmer d'avoir préféré entrer sur le marché du travail par la porte d'en avant, plutôt que par l'escalier de service.©LIVRE Eli MOIS LE TRAVAIL FANTÔME Ivan Illich Éditions du Seuil Paris, 1981, 161 pages 12,95 $ Dans la lignée de ses essais critiques sur la société industrielle, Ivan Illich nous revient aujourd'hui avec une dénonciation, plus subtile des activités individuelles qui, bien que non rétribuées, alimentent de plus en plus la machine économique des sociétés modernes.Même dans sa vie privée, nous dit-il, l'individu voit ses efforts enrégimentés par un système qui les transforme en gestes de consommation.Une masse croissante d'activités, occupant les périodes sans emploi ou les moments de loisir et non reconnues comme travail parce que volontaires et sans salaire, compte aujourd'hui au nombre des facteurs de production sans lesquels l'économie des sociétés industrialisées ne peut survivre.Le phénomène de l'entretien domestique est déjà bien connu comme tel et a été largement dénoncé par les mouvements féministes: le travail de la «ménagère» est la forme la plus ancienne de travail non payé, générateur d'un secteur de consommation des plus dynamiques et, pour cette raison, essentiel à la bonne santé économique d'une nation.Graduellement, qu'elles soient domestiques ou communautaires, toutes les facettes de la vie à l'extérieur du bureau ou de l’usine sont atteintes par cette nécessité du «travail fantôme».Alors que la diminution des heures de travail officiel devait conduire les sociétés vers l’ère des loisirs, on assiste plutôt à un transfert des activités vers un travail «fictif», non payé mais encore soumis aux règles du jeu de la société de consommation.Le «jardinier urbain à ses heures», qui s'empresse d'acheter l'équipement complet du parfait jardinier (terre fertile, outils, engrais, contenants.) est un autre exemple de travailleur fictif.Son passe-temps, produire des aliments, est devenu une activité de production comptabilisée dans le PNB, même si aucun salaire n'a été versé directement.C'est le comble de l'efficacité économique: un travailleur qui accepte volontairement de contribuer à la production sans être rétribué et engendre ainsi de nombreux salaires dans des secteurs connexes! Selon Illich, déjà plus du tiers de la production économique des nations avancées serait due à ces activités non rétribuées.Illich affirme même qu'au tournant du siècle, nous deviendrons les travailleurs fantômes d'une gigantesque usine de production en série d'activités pour gens en quête de loisirs «productifs».Pour contrer cette «colonisation» sournoise de nos vies personnelles par une économie tentaculaire, Illich avance l'alternative des activités de subsistance, tournées vers une quête continue et sévère de l'indépendance du marché.Pour qualifier ces gestes subtilement distincts du travail fantôme, Illich propose de «réactiver» le terme «vernaculaire»: l'expansion du «domaine vernaculaire» doit se faire au détriment de «l'économie fantôme».Pour Illich, le mot «vernaculaire «désigne «les actions autonomes, hors marché, au moyen desquelles les gens satisfont leurs besoins quotidiens, actions échappant par leur nature même au contrôle bureaucratique.» On est loin du studio commercial de conditionnement physique, de la boutique pour bricoleur averti ou de la maison en pièces détachées pour constructeur amateur.Pour connaître les trajectoires qui nous permettront d'échapper à cet enrôlement comme travailleur volontaire non rétribué, ou du moins pour se rendre compte de sa situation de victime consentante, la meilleure façon reste probablement de se référer à la thèse de Illich dans son dernier livre: Le travail fantôme.André Delisle 60 juin 1981 / QUÉBEC SCIENCE PARUTION! ntCENIE! LA RÉPUBLIQUE DES SONDAGES alfred max la république des sondages # jdfai qaDimard | Alfred Max Gallimard, collection Idées Paris, 1981, 190 pages 4,95 $ En 1936, le jeune George Gallup prévut la réélection de Roosevelt à partir d'un échantillon de 1 500 Américains, alors qu'un grand magazine, se basant sur les réponses postales de deux millions de ses lecteurs clamait l'inverse.Exemple classique et triomphaliste de la fiabilité de l'instrument «sondage».Dans un petit livre d'à peine 200 pages, Alfred Max nous livre un raccourci valable de l'utilisation des sondages dans le domaine politique et particulièrement électoral.Il survole rapidement les fondements mêmes de la science de l'échantillonnage et des techniques d'administration des sondages, confiant sans doute que de tels livres abondent, pour concentrer son tir sur la dynamique même des ascensions et chutes des hommes politiques en regard des courbes de popularité issues des sondages.Puisant ses exemples autant en France qu'aux États-Unis, Max trace un historique, peut-être trop anecdotique, de la confrontation des Nixon, De Gaulle, Carter, Mitterand, Giscard, Johnson, etc., avec les opinions publiques de leurs pays à divers moments.Le lecteur y retrouvera aussi des esquisses de réflexions sur les liens étroits entre, d'une part, le contenu électoral et politique issu des sondages et, d'autre part, les techniques de vente télévisées d'un candidat.Il existe, aux États-Unis, des livres et des articles très spécialisés sur ces sujets.Max aurait pu lui aussi s'attarder un peu plus à certains paramètres propres à tel ou tel pays ou système politique, par rapport à l'utilisation plus fondamentale des sondages.Il aurait eu aussi avantage à relativiser son approche, ce que le lecteur québécois doit faire pour transposer les données de son livre.D'un angle plus moral, l'auteur nous livre des réflexions, ma foi, juteuses et à point, sur l'inser- tion souhaitable du sondage dans le processus de choix démocratique.Comme d'autres l'ont fait avant lui, il met en lumière les effets multiples, souvent contradictoires, des sondages tels que diffusés : bandwagon effect, underdog effect, qui s'inversent; effet de démobilisation, qui joue tant pour le vainqueur présumé trop puissant que pour le futur perdant trop délavé.Et surtout, il faut que les hommes politiques apprennent à composer avec les sondages, au sens où ces derniers ne fixent pas l'opinion publique, qui demeure coulante et mobile.La conclusion de Max est que les sondages doivent constituer une donnée parmi d'autres dans un processus dynamique qui se nomme la prise de décision politique.C’est là leur poids et leur limite.Après bien des livres et des réflexions sur les mœurs politiques, le célèbre politicologue Jean Meynaud disait un jour à ses étudiants: «Au fond, j'en viens à penser que les gens votent pour celui dont la moustache ressemble à celle du portrait du grand-père sur la cheminée.» Miche! Lemieux DE L'ÉCHEC SCOLAIRE A L'ÉCHEC DE L'ÉCOLE; LES SACRIFIÉS Jean Gaudreau Éditions Québec/Amérique Montréal, 1980, 280 pages 12,95 $ «Dans le domaine de l'éducation, l'écolier normal, au sens «apa-thologique» du terme, décrit celui qui ne présente aucun signe distinctif.L'insignifiant quoi ! L'écolier ni trop gêné, ni trop turbulent, ni trop brouillon, etc., finit bien malgré toutes ces absences de particularités, par se distinguer des autres de quelque façon.Une définition du normal, par son contraire, ne peut nous mener bien loin sur la voie de solutions pratiques au problème des échecs de l'apprentissage ou de l'adaptation scolaire.» (page 45).Cerner les facteurs de l'inadaptation scolaire, trouver des solutions, le problème crée des urgences puisqu'au Québec il y a près de 100 000 élèves que notre système regroupe sous l'étiquette «en difficulté d'adaptation et d'apprentissage».L'ouvrage de Jean Gaudreau paraît donc à ce moment crucial où l'on doit s'interroger sur les causes de cette inadaptation et sur les services mis à la disposition des enfants qui en sont victimes.L'ouvrage est de qualité et l'un de ses premiers mérites est de présenter une synthèse, incluant de nombreuses recherches québécoises sur cette problématique de l'enfance inadaptée.Jusqu'à ce jour, en effet, nous devions la grande majorité du temps nous référer à la littérature américaine.Manifestant une stricte rigueur scientifique, l'auteur en arrive à détruire certains mythes: «Les enfants d'aujourd'hui n'écrivent pas plus mal que les écoliers d'antan» (page 20); à susciter la réflexion et à amener le lecteur à se poser les bonnes questions: quels sont donc les facteurs de l'inadaptation, comment l'école contribue-t-elle à générer des échecs aussi bien dans le rendement que dans le comportement des enfants?Cette rigueur scientifique n'empêche nullement l'auteur de laisser émerger ses opinions personnelles parfois avec humour, parfois avec un certain cynisme.Les maillons faibles de notre système sont dévoilés: utilisation abusive des tests pour fins de classification des élèves, formation trop psychologisante de nos enseignants, classes spéciales où l'on regroupe entre eux les élèves présentant des problèmes de comportement: «Force nous est d'admettre que le concept de «mésadaptation socio-affective» a été créé de toutes pièces par l'administration scolaire pour des fins de classement; sur le plan clinique aussi bien que du simple bon sens, il ne correspond à aucune réalité tangible.» (page 1 28).Toute cette compilation de faits, de recherches mène Jean Gaudreau à constater que l'école n'opère pas réellement pour les enfants: «L'école est au service, non pas d'une classe spéciale particulière comme le soutiennent les communistes, mais au service de l'État.Il suffirait qu'elle se mette simplement au service des enfants.» (page 185).Des solutions?Jean Gaudreau nous propose celle d'une école unique, l’adoption d’un système d'enseignement sans voies spéciales.On regrette cependant que l'auteur n'ait élaboré davantage ce concept dans le dernier chapitre du volume.Somme toute, c'est un excellent ouvrage synthèse, cependant, une ombre au tableau le texte est souvent complété par des citations en langue anglaise sans qu'aucune traduction ne soit offerte au lecteur.Georgette Goupil LA MATIÈRE AUJOURD'HUI Interviews réalisées par Émile Noël Le Seuil, collection Points-Sciences, Paris, 1980 249 pages, 6,95 $ Pourquoi la matière s'est-elle substituée au vide?Question essentiellement métaphysique, à laquelle seule la philosophie ou la religion peut apporter une «réponse».Toutefois, si vous voulez savoir comment cette matière est apparue et comment elle se comporte, la science peut avancer, sinon des réponses complètes, du moins des débuts de solution.La lecture de La matière aujourd'hui, transcription de 14 entretiens avec des scientifiques, réalisés pour Radio-France, permet au lecteur de se faire une assez bonne idée des certitudes et interrogations des scientifiques d'aujourd'hui face à la matière.La notion de la matière que l'on possédait autrefois, déduite surtout de l'expérience sensorielle, a été complètement remise en question avec la connaissance scientifique que nous en avons de nos jours.Au début du 20e siècle, l'avènement de la physique corpusculaire et l’arrivée de la théorie quantique ont ébranlé les certitudes acquises au fil des siècles.Dans cette série d’entretiens, après une introduction historique et épistémologique montrant l'évolution du concept de matière, on aborde les aspects structuraux de la matière.Particules, noyaux, atomes, quarks, matière-antimatière figurent au menu.On s'intéresse également aux formes microscopiques habituelles de la matière: les trois états (solide, liquide et gazeux), les états intermédiaires, les plasmas, la turbulence, et enfin, à la technologie des matériaux.Le tout se termine avec brio par une discussion philosophique sur la matière et la réalité.Malgré les répétitions inévitables dans ce genre d'ouvrage constitué à partir d'interviews radiophoniques, La matière aujourd'hui est un livre qui, malgré l'aridité du sujet, est de lecture facile et enrichissante.y I «jrfc, V»nr tlh (It l'un j e pliai feell Claude de Launière Derniers Livres Reçus Sur l'aménagement du temps.Essais de chronogénie Collectif Denoël/Gonthier, collection Médiations, Paris, 1981 278 pages, 6,95 $ L'inhibition de l'action Henri Laborit Masson, Par is/Les Presses de l'Université de Montréal Montréal, 1980 214 pages, 29,00 $ Les mangeurs de momies.Des tombeaux d'Égypte aux sorciers d'Europe Roland Pécout Belfond, collection Initiation et Connaissance.Paris, 1981 174 pages.19,50$ «des Mem Su - % S me % Wi; Dits % UÉBEC SCIENCE / juin 1981 we deli tlJIÇpf iiïeei1 «ii to:.toit; ê!»1 aiitn: i'Iiüilii CŒUR EN TUBE tête 'üK-ii lif 'amteill saiS1:-: it ate liés iiit.fr- Mint ipra dWl tier Jllïü iii,itrf je 1*1 üif/4 Mi \K .Jl Ijli.ljll JI lJUi mi» Un cœur artificiel, de la grosseur d'un cœur humain adulte vient d'être approuvé par une commission de contrôle formée de 13 membres du Collège de médecine de l'université de l'Utah.Fait d'aluminium et de plastique, ce cœur est le résultat de plus de 20 années de recherches effectuées par M.William J.Kolff et des chercheurs de cette université, il fonctionne à l'aide d'une pompe qui est implantée dans la poitrine, mais actionnée par une source extérieure reliée au patient par deux tubes de deux mètres de long! L'emploi de ce cœur est sujet à l'approbation finale de la Food and Drug Administration.POMPES A POIDS Si une équipe de recherche de l’école de médecine de l'université Harvard dit vrai, on aurait une première indication comme quoi l'obésité serait due à une déficience cellulaire et non à l'abus de nourriture.Dans les cellules existe un mécanisme connu sous le nom de «pompe à sodium», qui commande le transfert du sodium et du potassium à travers la membrane cellulaire.Selon ces chercheurs, ces «pompes», dont le fonctionnement requiert beaucoup d'énergie, n'existent pas en même nombre dans les cellules de tous les individus.Ainsi, supposent les chercheurs, les personnes qui en possèdent un moins grand nombre dépense- raient moins d'énergie que les autres, et auraient tendance à prendre du poids.Il faudra cependant d'autres études avant de pouvoir confirmer leur hypothèse.(New England Journal of Medecine) BALLONS DE BOIS La compagnie Piasecki Aircraft of Canada Limited fait construire actuellement aux États-Unis un vaisseau aérien qui combine les qualités du dirigeable et celles de l'hélicoptère.L'appareil comprend quatre hélicoptères de 1 525 chevaux, reliés par une structure rigide à un dirigeable à armature flexible.Ce dernier consiste en une enveloppe remplie d'hélium, d'un volume de 28 000 m3.L'ensemble fait 34 m de haut sur 45 m de large et peut transporter une cargaison de 22 000 kg à une vitesse de 60 nœuds.Ce dirigeable sera utilisé dans les industries du bois, du gaz et des ressources naturelles, pour le transport de ces matières premières et pour la récolte aérienne du bois.On prévoit que l'appareil sera prêt en 1 982.SCIENCE ET PAIX Des scientifiques canadiens tentent de mettre sur pied une organisation pour l'application de la science à des fins pacifiques.Le président de Science for Peace, M.Eric Fawcett, physicien de l'université de Toronto, résumait récemment les objectifs du groupe : la sensibilisation des scientifiques et l'éducation du public quant aux risques de destruction massive que représenterait un conflit faisant appel à la technologie moderne.Ces scientifiques, appartenant à des universités et à des organismes de recherche gouvernementaux, entendent fournir l'expertise nécessaire aux mouvements pacifistes et promouvoir l'idée d'un satellite international neutre pour la surveillance de la paix.L'ANTI-ENNUI Certaines personnes arrivent toujours à la dernière minute, frisent régulièrement la panne d'essence et remettent leurs travaux au tout dernier moment.Est-ce par manque d'organisation?Dru Scott, psychologue à San Francisco, est convaincue que c'est plutôt là le signe d'un appétit quasi insatiable de stimulations.Ce comportement, qui fait que des gens multiplient les choses à faire à la dernière minute, ne reflète pas, selon elle, un manque de maturité, mais répond à un besoin essentiel de stimulation.Un moyen comme un autre de lutter contre une vie pas toujours très excitante?Vivez dangereusement en attendant l'heure de la fermeture, moins cinq minutes, pour faire votre marché ! COBAYES LIBÈRES Les lapins, souris et autres cobayes sont en bonne voie d'être remplacés par des ordinateurs pour les expérimentations médicales.Trente chercheurs américains participant à une conférence organisée par l'Institut national de la santé et le Congrès des États-Unis ont en effet été unanimes pour dire que le traitement informatique de modèles mathématiques était plus scientifique que les expériences sur les animaux, pour étudier les maladies de l'homme et leur traitement.De plus, le recours croissant auxordinateurs dans la recherche médicale permettrait de régler le problème émotionnel que cause l'expérimentation animale.Un point pour le respect de la vie.DE L'OR EN GLACE L'industrie de la glace serait-elle une mine d'or?La Leisure Time Ice Association, qui regroupe 32 compagnies en Amérique du Nord, déclare des profits de 500 millions de dollars par année, provenant de la vente des sacs de glace distribués par les dépanneurs et les stations-service.Cette association prétend que ses cubes de glace sont meilleurs que ceux faits à la maison, cela à cause de sa méthode de fabrication qui consiste à agiter l'eau durant la congélation, ce qui élimine les impuretés.D'autre part, en entreposant les glaçons dans des sacs de plastique, on supprime presque totalement les pertes d'eau «aspirée» par le congélateur.Rien ne se perd! (The Gazette) L'ANTIBIOTIQUE DES CAVERNES Une nouvelle science, la spéléomicro-biologie, semble vouée à un bel avenir.Le Dr Nogrady, professeur au département d'immunologie et de microbiologie de l'Université de Montréal, vient en effet de démontrer que certains micro-organismes cavernicoles ont des propriétés antibiotiques dont l'industrie pharmaceutique pourra bientôt tirer parti.Un chercheur de la compagnie Ayerst McKenna (Canada) s'emploie déjà à cultiver deux souches d'une variété «très pure» de streptomyces, découverts dans les grottes de l'île de Pâques.À l'heure où les microbes sont devenus de plus en plus résistants aux antibiotiques classiques, la découverte de nouveaux antibiotiques, capables de «surprendre» les agents infectieux, est une très bonne nouvelle! LES LAPINS NE PLEURERONT PLUS La compagnie Revlon Inc.vient d'annoncer un don de 750 000 $ (É.-U.) pour aider les chercheurs de l'université Rockfeller à mettre au point untestqui remplacerait le test Draize, utilisé depuis 40 ans par l'industrie pharmaceutique et les fabricants de cosmétiques.Ce test sert à vérifier que le produit n'est pas irritant pour les yeux.On en dépose quelques gouttes dans le sac inférieur de l'œil d'un lapin; on maintient l'œil fermé et on examine périodiquement les réactions.L'idée est de remplacer cette pratique, fortement condamnée par les groupes de défense des animaux, par un nouveau test de sensibilité qui se ferait sur des cultures de tissu plutôt que sur des animaux vivants.juin 1981 / QUÉBEC SCIENCE 1 2 3 André Delisle nous emmènera en balade vers quelques lieux passionnants du tourisme scientifique québécois Danielle Ouellet, quant à elle, nous entraînera sur des chemins plus tortueux, dans le monde mystérieux des labyrinthes Luc Chartrand, enfin, analysera l'apport du frère Marie-Victorin dans le développement de l'esprit scientifique au Québec 1910 FAITES-VOUS PLAISIR ABONNEZ-VOUS! Au Canada: ?Abonnement spécial (2 ans 7 24 numéros) : 38,00$ ?Abonnement régulier (1 an / 12 numéros) : 21,00$ ?Groupe: (10 et plus — 1 an): 19,00$ À l'étranger: ?Abonnement spécial: (2 ans / 24 numéros): 51,00$ ?Abonnement régulier: (1 an / 12 numéros): 28,00$ COUPON D'ABONNEMENT (à remplir en lettres MAJUSCULES) ?abonnement ?réabonnement ?changement d'adresse 31 LL nom -LJ.1 1 1 1 1 1 1 1 1 Il 1 1 1 1 II 61 prénom 80 LBJ U 7 1 1 8 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 9 numéro rue appartement 28 1 1 1 1 1 1 i 1 1 1 1 l 1 M i i I 1 l i 29 ville 1 1 1 1 II 1 1 1 1 1 province 40 1 II 1 1 1 1 1 49 pays 68 I—I—I—^ 1 1—I Tarif en vigueur jusqu'au 31 mai 1982 69 code postal 74 Le magazine QUÉBEC SCIENCE, case postale 250, Sillery, Québec, GIT 2R1 S(|Ut|.Itifiljut surfe )iè [E Hydro-Québec Les herbi Un contrôle efficace de la végétation sous les lignes de transport d'électricité est indispensable à la fiabilité du réseau et à l'entretien normal des installations électriques.Car un développement incontrôlé du couvert végétal représenterait un risque élevé de courts-circuits, de bris, voire de feux de forêt.Les méthodes de contrôle sont choisies en fonction de la protection de l'environnement naturel et humain, de même que des contraintes techniques et économiques.De plus, chaque programme d'entretien élaboré par Hydro-Québec, y compris les produits à utiliser, sont soumis à l'approbation du ministère de l'Environnement du Québec.Méthodes de contrôle de la végétation Un programme d'entretien des emprises est établi à partir de l'information recueillie lors des inspections des lignes et de l'inventaire périodique de la végétation à l'aide de photographies aériennes.Après le déboisement initial, préalable à la construction d'une ligne de transport, le traitement choisi peut être physique ou chimique.Le traitement physique est soit manuel, c'est-à-dire qu'il consiste à couper en tout ou en partie la végétation ligneuse à l'aide de haches ou de tronçonneuses; soit motorisé, c'est-à-dire que la végétation ligneuse est éliminée à l'aide de débroussailleuses.Le traitement chimique.L'utilisation d'herbicides s'avère un des moyens les plus efficaces et les plus économiques pour le contrôle de la végétation.Ces produits, aussi appelés PHYTOCIDES, détruisent la végétation ligneuse et toute autre végétation indésirable.Les herbicides biologiquement actifs comprennent deux types principaux : les composés inorganiques et les composés organiques.Les composés organiques sont les plus généralement utilisés.La plupart sont synthétiques, mais certains sont extraits de plantes et sont dits « botaniques ».Les composés inorganiques choisis sont à base d'arcenite et de chlorate de sodium.Ils servent comme stérilisants des sols dans des endroits spécifiques, tels que les postes.Parmi le nombre considérable d'herbicides sur le marché, Hydro-Québec utilise, pour le dégagement des empri- ses, des herbicides sélectifs, c'est-à-dire ceux qui ne suppriment définitivement que certaines plantes, sans en atteindre d'autres.Ces herbicides sont à la fois les moins toxiques et les plus efficaces, et ils représentent le moins de risques pour l'environnement.Les herbicides 11 n'entre pas dans le cadre de cet article d'énumérer les différentes propriétés qui distinguent uq herbicide d'un autre.Les herbicides se présentent sous plusieurs états, dont l'état liquide et l'état granulé.Herbicides liquides Ce sont les herbicides les plus généralement utilisés par Hydro-Québec pour contrôler la végétation ligneuse.Il existe trois modalités d'application du traitement : • par arrosage et pulvérisation du produit sur le feuillage par voie terrestre.Ce traitement s'adapte bien aux grandes superficies facilement accessibles ; Ç-0 i d • par application basale.Cette application, plutôt localisée et coûteuse, est utilisée sur des tronçons d'emprise proches de cultures, mais hors saison, de façon que celles-ci ne soient pas atteintes ; • par arrosage des souches de feuillus par voie terrestre.Cet arrosage est effectué à la suite d'un déboisement initial sur les essences qui se reproduisent par rejets.Cette modalité permet de retarder de quelques années le cycle de retour du traitement de l'emprise.Herbicides granulés L'épandage d'herbicides granulés peut s'effectuer par voie aérienne dans les régions difficilement accessibles ou sur des emprises fortement accidentées.L'épandage s'effectue aussi par voie terrestre ; il est pratiqué partout où l'utilisation.,dg_ produits chimiques granulés est jugée préférable aux produits liquides.Persistance des herbicides dans l'environnement Le temps de persistance d'un herbicide dans l'environnement est un facteur très important à considérer lors de la détermination du risque de contamination et d'accumulation des herbicides dans les différents écosystèmes.En milieu terrestre ou aquatique, il est principalement fonction de la vitesse à laquelle s'effectuent les différents processus d'élimination comme la dégradation microbiologique ou chimique, la photolyse en milieu gazeux ou aqueux.Les propriétés physico-chimiques du sol (pH, teneur en matières argileuses ou organiques, degré d'humidité, etc.) influencent la vitesse d'élimination des herbicides.Dans l'eau, en plus des caractéristiques physico-chimiques, elle est aussi conditionnée par l'hydrodynamique du cours d'eau.Les conditions climatiques jouent aussi un rôle important sur la cinétique d'élimination des herbicides dans les divers écosystèmes.Étant donné que le délai observé à Hydro-Québec entre deux arrosages varie de 3 à 9 ans, il existe peu de risques d'accumulation d'herbicides dans le sol.(à suivre) Hydro-Québec Publi-reportage Juin 1981 ?v?5’
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