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Titre :
Québec science
Principal magazine d'information scientifique généraliste québécois. [...]

Le mensuel d'information scientifique Québec Science est publié à partir de 1970. Il est le résultat de l'acquisition par l'Université du Québec de la revue Jeune scientifique, qui était publiée par l'Acfas. C'est Jocelyne Dugas, auparavant responsable de la revue Techniques, publiée par le ministère de l'Éducation, qui préside à cette mutation.

Québec Science opte pour une formule plus journalistique que pédagogique. La revue sera un terreau de développement de la profession de journaliste scientifique. Michel Boudoux, Yannick Villedieu, Christian Coutlée, Daniel Choquette, Solange Lapierre-Czerniecki, Pierre Sormany, Michel Gauquelin, Madeleine Harbour, Fabien Gruhier, Lise Laberge, Gilles Provost, Gilles Paquette, François Picard y participent.

La revue vise à intéresser les jeunes à la science et aux carrières scientifiques en leur offrant une information scientifique à jour présentée par des articles rigoureux et approfondis. Un accent est mis sur l'attractivité visuelle; une première couverture signée par le graphiste Jean-Pierre Langlois apparaît ainsi en septembre 1973. Pierre Parent et Richard Hodgson poursuivront le travail de ce dernier. Diane Dontigny, Benoit Drolet et André Delisle se joignent à l'équipe au milieu des années 1970, alors que Jean-Pierre Rogel en dirige la rédaction à partir de l'automne 1978.

Les premières années sont celles de l'apprentissage du journalisme scientifique, de la recherche de l'équilibre entre la vulgarisation, ou plutôt la communication, et la rigueur scientifique. Les journalistes adoptent styles et perspectives propres à leur métier, ce qui leur permet de proposer une critique, souvent liée à l'écologie ou à la santé. Plus avant dans les années 1970, le magazine connaît un grand succès, dont témoignent l'augmentation de ses ventes et la résonance de ses dossiers.

Québec Science passe sous la responsabilité des Presses de l'Université du Québec en 1979. La revue est alors prospère; en 1980, le magazine est vendu à plus de 25 000 exemplaires, dont 20 000 par abonnement. Les années 1980 sont plus difficiles à cause de la crise économique. Luc Chartrand pratique le journalisme d'enquête pour la revue, dont l'équipe de rédacteurs se renouvelle. On assiste ainsi à l'arrivée de Gilles Drouin, Bernard Giansetto, Claude Forand, Louise Desautels, François Goulet et Vonik Tanneau. Québec Science produit des articles sur les sujets de l'heure : pluies acides, sida, biotechnologies.

Au tournant des années 1990, le magazine fait davantage appel à des collaborateurs externes - journalistes, professeurs et scientifiques. Le cégep de Jonquière devient l'éditeur de la revue. Il en gardera la charge jusqu'au transfert de Québec Science à Vélo Québec en 2008.

Au moment de l'arrivée, en 1994, du rédacteur en chef actuel, Raymond Lemieux, le magazine est encore en difficulté financière. Il connaîtra cependant une relance, fort de la visibilité engendrée par la publication, depuis février 1993, d'un numéro spécial sur les découvertes scientifiques de l'année au Québec. Québec Science devient le premier média québécois à se trouver sur Internet, ce qui lui offre un rayonnement international. Le magazine surfe sur cette vague, avec davantage de contenus et de grands reportages qui franchissent les frontières du Québec; il obtient un soutien accru du gouvernement québécois, ce qui lui permet de recomposer une équipe de journalistes : Catherine Dubé, Vincent Sicotte, Marie-Pierre Élie, Joël Leblanc viennent travailler pour la revue.

Québec science profite ensuite de l'engouement pour les avancées technologiques et s'attire de nombreux collaborateurs qui maintiennent le dynamisme de la revue.

Source :

LEMIEUX, Raymond, Il était une fois¿ Québec Science - Cinquante ans d'information scientifique au Québec, Québec / Montréal, MultiMondes / Québec Science, 2012, 165 p.

Éditeurs :
  • Québec :Les Presses de l'Université du Québec,1970-,
  • Montréal :Vélo Québec éditions inc.
Contenu spécifique :
Avril
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Jeune scientifique
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Références

Québec science, 1983, Collections de BAnQ.

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lÉIli Volume 21, numéro 8 AVRIL 1983 2,95$ PER î de i |NE METEO ANS FAILLE COYOTE, NOUVEL MIGRANT UTRE MALADIE SUCRE £ S’EN VIENT, DIVA COSMIQUE! S DÉPISTEURS U CANCER 3ort de retour garanti OURRIER 2ième classe Enregistrement numéro 1 052 Port payé à Québec C.P.250, Sillery Québec G1T2R1 Photo: MLCP Pierre Pouhot cet ete prenez Voir de vos parcs LES PARCS DU QUEBEC tout un réseau à découvrir Parc de la Gaspésie Parc des Grands-Jardins Parc de la Jacques-Cartier Parc du Mont-Orford Parc du Mont-Tremblant Parc Paul-Sauvé Parc du Mont-Saint-Bruno Parc des îles-de-Boucherville Parc de la Yamaska Parc Saguenay Loisir, Chasse et Pêche Québec Renseignements: de la région de Québec 643-5349 de la région de Montréal 873-5349 d’ailleurs au Québec 1-800-462-5349 de l’extérieur du Québec (frais d’appel) T-418-643-5349 -1 3 UÊBEC SCIENCE / avril 1983 Sommaire Volume 21, numéro 8 AVRIL 1983 Vers une météo sans faille Bernard Giansetto Un but: des prévisions à moyen terme plus fiables.Des moyens: l'ordinateur et des modèles mathématiques plus précis /*• y /- 26 Le coyote, un nouvel immigrant Jocelyn Philibert Infatigable, il a traversé tout le continent nord-américain.Il est là pour rester 38 Elle s'en vient, la diva cosmique ! Jean-Pierre Marquis Notre rencontre avec la comète de Halley, en 1986, promet d'être mémorable | Post-Scriptum 6 Aérodynamique À 100 km/h sur la glace! 8 Lutte contre la tordeuse Le BT : lentement mais sûrement?10 Démographie Les francophones meurent plus jeunes 14 Sans frontières • 1 :* 32 L'autre maladie du sucre Hélène Bourassa L'hypoglycémie, un mal qui, selon certains, touche 10 pour cent de la population, et 90 pour cent selon d'autres 44 Les dépisteurs du cancer Pierre-Yves Demers Les anticorps monoclonaux permettront de détecter la présence des toutes premières cellules cancéreuses et de les détruire Actualités ^Chroniques 49 Aéronautique Voler, les pieds sur la terre ferme 50 Neurologie La vraie nature du retour en enfance 52 Science Les dangers cachés des labos 54 Médecine Pour échapper au froid 56 Microbiologie Plus petits que les virus 58 Bientôt demain 59 Boîte à livres 60 Courrier 62 En vrac QUÉBEC SCIENCE, mensuel à but non lucratif, est publié par les Presses de l'Université du Québec.La direction laisse aux auteurs l'entière responsabilité de leurs textes.Les titres, sous-titres, textes de présentation et rubriques non signées sont dus à la rédaction.Dépôt légal: Bibliothèque nationale du Québec, deuxième trimestre 1983.ISSN-0021-61 27.Répertorié dans PÈRIODEX et RADAR.Courrier de deuxième classe, enregistrement n° 1052.Port de retour garanti: QUÉBEC SCIENCE, C.P.250, Sillery, Québec GIT 2R1 Tél.: (418) 657-2426 Télex: 051-3488 TWX 610-571-5667 Membre de: CPPA © Copyright 1983 — QUÉBEC SCIENCE — PRESSES DE L’UNIVERSITÉ DU QUÉBEC.Tous droits de reproduction, de traduction et d’adaptation réservés. H t É L E LA SÉCURITÉ ET L' C T R I C I T É Série de cinq articles sur les dangers de l'électricité et les façons de s'en protéger Après avoir exposé quelques notions fondamentales (voir «Les mystères de l'électricité», numéro précédent), nous allons maintenant parler des chocs électriques : ce qu'ils sont, ce qu'ils peuvent vous faire et comment on peut secourir la victime d'un choc.Qu'est-ce qu'un choc?Le courant électrique circule entre les deux extrémités d'un circuit.Si l'on interpose un élément conducteur entre ces deux extrémités, une partie du courant passe par cet élément.C'est ce qui se produit lorsqu'on branche un appareil électrique.Le courant qui y passe fait fonctionner l'appareil et nous procure chaleur, lumière, pain grillé ou autres bonnes choses ! Mais il peut arriver que vous vous interposiez accidentellement dans un circuit électrique.Une partie du courant risque alors de vous traverser le corps.On dira que vous avez subi un choc électrique.Prendre un choc, c'est donc servir de chemin à l'électricité.On n'en meurt pas toujours, mais.Le passage du courant dans le corps entraîne des réactions de gravité variable.Il peut s'agir d'une simple secousse, plus ou moins forte et localisée, qui s'atténue plus ou moins rapidement.C'est le choc léger, à peine senti.Les chocs plus violents provoquent une contraction musculaire involontaire.Vous risquez d'être projeté à terre, avec toutes les conséquences qu'une mauvaise chute peut entraîner.Pire encore, vous pouvez rester «collé» à la source du courant comme le bricoleur incapable de lâcher l'outil défectueux qui lui fait prendre un choc.Dans les deux cas, vous pouvez subir des brûlures importantes et le risque de mort est très élevé.En effet, le passage du courant dans votre corps peut provoqu er l'arrêt respiratoire ou l'arrêt cardiaque, phénomènes qui empêchent !'oxygénation du cerveau.Or, le manque d'oxygène au cerveau entraîne en quelques minutes des lésions irréversibles, suivies de la mort.Bien sûr, les chocs électriques ne sont pas tous mortels.Vous pourriez en être quitte pour des brûlures.Il s'en produit dans 80% des accidents dus à l'électricité.À première vue, les brûlures électriques ressemblent à des brûlures ordinaires peu étendues.Ce qui les rend particulièrement dangereuses, c'est qu'elles s'accompa-gnenttoujours de dommages internes considérables, difficiles à diagnostiquer et à soigner, et qui entraînent parfois l'amputation d'un bras ou d'une jambe.Qu'est-ce qui fait qu'un choc est plus ou moins grave?La gravité des blessures causées par les chocs électriques dépend principalement de l'intensité du courant et de la durée du contact.L'intensité du courant varie en fonction de la tension du circuit électrique, et de la résistance du corps.Plus la tension est élevée et plus la résistance du corps est faible, plus la quantité d'électricité qui traverse le corps est grande.Or, la «dose mortelle» de courant est généralement estimée à 80 milliampères, 80 millièmes d'un ampère.C'est très peu.dix fois moins que ce qu'il faut pour allumer une ampoule de 100 watts.Une intensité aussi faible que 30 milliampères peut déjà entraîner un accident mortel, si on y est exposé pendants minutes ou plus.Quant à la résistance du corps, elle dépend de nom- ues Zone de danger de mort Choc grave breux facteurs, notamment l'épaisseur de la peau et son degré d'humidité.Mains moites, corps mouillé, pieds dans l'eau .autant de circonstances qui abaissent la résistance du corps et aggravent le choc.La forme et la fréquence du courant, ainsi que son trajet dans l'organisme, ont également une influence sur la gravité d'un choc.Comment secourir la victime d'un choc électrique?Vérifiez d'abord si la personne est encore en contact avec la source de courant.Si c'est \e cas, ii faut absolument couper le courant avant detoucher la victime.Si vous ne pouvez pas couper le courant, ne faites rien, car vous risqueriez de subir vous-même un choc.Assurez-vous que quelqu'un appelle la police ou les ambulanciers.Si la victime n'est plus en contact avec le courant, ou si vous avez réussi à le couper, vous pouvez tenter d'apporter quelques soins en attendant l'arrivée des secours.Dans tous les cas de mort apparente ou de difficultés respiratoires, il faut agir le plus rapidement possible.Chaque seconde compte.Si vous savez comment faire, appliquez la technique de réanimation cardiorespiratoire.Sinon, pratiquez la respiration artificielle «bouche-à-bouche».Ne vous découragez pas trop vite : votre persévérance peut sauver une vie.1 Ampere ç Alimentation d'une ampoule de 100 watts Brûlures graves Arrêt respiratoire Difficultés respiratoires Suffocation possible Choc grave Contractions musculaires Difficultés respiratoires légères Impossibilité de lâcher prise Choc douloureux Leger choc Premières sensations Valeurs approximatives Si l'accidenté est sans connaissance mais respire normalement, contentez-vous de le coucher sur le côté et de surveiller son état.S'il a subi un choc nerveux, rassu-rez-le ettenez-le au chaud, sans lui appliquer directement de chaleur.Desserrez ses vêtements autour du cou, de la poitrine et de la taille.Ne lui donnez rien à manger ni à boire, surtout pas d'alcool.Quant aux brûlures, il faut éviter d'y toucher, pour ne pas augmenter le risque d'infection.N'appliquez ni crèmes, ni onguents, ni corps gras, et n'essayez pas d'enlever les vêtements brûlés.La meilleure chose à faire en attendant les secours est de couvrir les parties brûlées d'un linge propre, mouillé d'eau froide.L'eau froide abaisse la température de la peau brûlée et soulage la douleur.N'oubliez pas que le cou rant traverse le corps.Il y aura donc des brûlures visibles aux points d'entrée et de sortie du courant.Le choc électrique est un phénomène extrêmement dangereux, où le risque de mort ou de blessures graves n'est jamais négligeable.Mieux vaut prévenir que guérir.Dans notre prochain article, nous verrons quelles sont les situations les plus dangereuses et comment se protéger.a Hydro-Québec Milliampères 1 000 AVRIL 19 8 3 É JÈBEC SCIENCE / avril 1983 5 QUÉBEC SCIEflCE C.P.250.Sillery, Québec GIT 2R1 (418) 657-2426; 1-800-463-4799 DIRECTION: Jean-Marc Gagnon, directeur général RÉDACTION: Jean-Pierre Rogel, rédacteur en chef Diane Dontigny, adjointe à la rédaction Liliane Besner, André Delisle, Bernard Giansetto, Gérald LeBlanc, François Picard, Vonik Tanneau collaborateurs réguliers PRODUCTION: Véronique Morin, responsable de la production Richard Hodgson, conception graphique Andrée-Lise Langlois, réalisation graphique Louis Ducharme, photo couverture Raymond Robitaille, typographie Les ateliers graphiscan Itée séparation de couleurs Imprimerie Canada inc.photogravure et impression PUBLICITÉ: Marie Prince, publicité institutionnelle j I K Jacques Lauzon et associés Itée rlJ Montréal: (514)382-8630 Toronto: (416)927-9911 COMMERCIALISATION: René Waty, resp.de la commercialisation Renée Bernard, abonnements Messageries dynamiques distribution en kiosques "I Presses de l'Université du Québec Québec Science Canada: Spécial: (2 ans / 24 nos): 40,00$ Régulier:(1 an / 12nos): 23,00$ Groupe: (10 et plus — 1 an): 21,00$ À l'unité: 2,95$ A l'étranger: Régulier: (1 an / 12 nos): 32,00 $ À l'unité: 3,50$ Les chèques ou mandats postaux doivent être établis à l'ordre du MAGAZINE QUÉBEC SCIENCE e SOUTIEN FINANCIER ' Le soutien financier du magazine QUÉBEC ¦ SCIENCE est assuré par ses lecteurs, ses annon-|g I ceurs, l'Université du Québec, le Fonds FCAC pour l'aide et le soutien à la recherche, le Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada, ainsi que par les contributions il J privées suivantes : i Bell Canada M.Claude St-Onge, vice président Banque de Montréal :: Jean Savard, vice-président — Division du Québec Conseil de la langue française \ force antidérive / force de frottement B irtaffi Ueiue f;::r I pula: vüllit:, [ai né (OEîi Hi-fi (*:e 1 (K : r.::-s renion lavant, e voit lotte tottetti iesi fonce voiiej I l'ivant.Yves Kéroack N vent déplacement O force f aérodynamique Le voilier sur glace transforme l’énergie du vent en force aérodynamique.Celle-ci se décompose en force de dérive et en force de propulsion, cette dernière poussant le voilier vers l’avant.tei teiti ment inexistant, comme dans nos problèmes de physique à l’école.Le vent fournit l'énergie au voilier.Et aussi paradoxal que cela puisse paraître, c’est quand il va contre le vent que le voilier peut atteindre de hautes vitesses.Avec un vent arrière, le voilier ne peut pas dépasser la vitesse du vent qui ne fait que le pousser.Mais quand il monte au vent, le phénomène est différent: le vent fournit une énergie brute que le voilier transforme en force de propulsion via sa voile et sa quille.Voici de façon simplifiée et en omettant volontairement Kè % 'teiet QUÉBEC SCIENCE / avril 1983 7 I certains facteurs, comment le voilier avance.D’abord la voile, i En la gonflant, le vent engen-, dre une haute pression dans le / f! creux de la voile, et une basse 1 [ pression de l’autre côté.De ; cette différence de pression — i résulte une force qui «aspire» | le voilier perpendiculairement ; à la voile (illustration A).C’est i à peu près le même phénomène que la portance qu’engendre une aile d’avion, lui permettant de voler.Entraîné par la force aérodynamique, le voilier, dans notre exemple, se déplace vers le nord-ouest.Ce qui n’est déjà pas si mal si on considère que le vent vient du nord-est.Le voilier va déjà contre le vent.[ 1 Maintenant, pour aller franc nord même avec ce vent du nord-est, il faut faire une correction qui permette au voilier de se déplacer uniquement vers l’avant, et non de biais comme le voudrait originalement la force aérodynamique.Cette correction, ce sont la quille ou les patins tranchants qui la font: en mordant dans l’eau ou la glace, ils empêchent le voilier de dériver latéralement.Le voilier va donc maintenant de l’avant.Mais en combattant la tendance à dériver, quille ou patins « consomment » une partie de la force aérodynamique, et il en reste moins pour la propulsion.Ne vous laissez pas intimider par le tas de flèches de l’illustration B.La force aérodynamique est disparue pour laisser place à ses deux composantes.Premièrement, vers l’ouest, la force de dérive : c’est la composante de la force aérodynamique qui cherche à entraîner le voilier sur le côté, à le faire dériver.Elle est facilement maîtrisée par la force antidérive que procurent les patins.Latéralement, c’est donc un combat à peu près nul.Il reste la force de propulsion, la seconde composante de la force aérodynamique, à laquelle s’oppose la force de frottement (frottement des patins, de l’air ou de l’eau).Tant que la force de propulsion sera plus grande que la force de frottement, le voilier accélérera.Souvenez-vous de cette loi de physique qui dit que lorsqu’on applique une force constante sur un corps qui se déplace sans frottement, ce corps accélère continuellement.Ce qui limite la vitesse d’un voilier sur glace, c’est qu’à mesure qu’il accélère, il crée un vent « apparent », résultat de la conjugaison du vent réel et de la vitesse du bateau.Ce vent apparent est de plus en plus fort et vient de plus en plus du nord.Le pilote doit donc resserrer la voile pour la garder gonflée.En refermant la voile, la force aérodynamique s’exerce de plus en plus vers l’ouest ; le vecteur de propulsion résultant devient donc de plus en plus faible, et le voilier cesse éventuellement d’accélérer.Il est donc victime de sa propre vitesse.Sur un bateau, la force de frottement de l’eau augmente rapidement avec la vitesse, et le bateau cesse bientôt d’accélérer.Dans le cas du voilier sur glace, la force de frottement demeure minime: le voilier accélère donc longtemps et atteint de hautes vitesses même si la force de propulsion est relativement faible.En fait, il accélère jusqu’à ce que ces deux forces deviennent équivalentes et, alors, il ne fait que conserver sa vitesse.C’est là l’essentiel du fonctionnement d’un voilier sur glace.On comprend maintenant que tout véhicule à voile pourrait aller très vite, et facilement plus vite que le vent, si on pouvait réduire la friction au minimum.Couché dans ce petit bolide sur glace, j’ai vraiment ressenti la puissance potentielle du vent.Une légère brise apparemment inoffensive soufflait.Trente secondes plus tard, je me faisais peur à 60 km/h sur le fleuve glacé.Pierre René de Cotret LE SOUFFLE CHAUD DES ANIMAUX ,U5k-: ' / M, i -¦J :\.:ï « Un cultivateur français a chauffé sa ferme cet hiver en récupérant la chaleur du lait de ses vaches et celle du souffle de ses animaux.C’est surtout la combinaison des deux sources de chaleur qui constitue une innovation car, depuis trois ans, une douzaine de fermes en France, en Suède et au Danemark ont été équipées de pompes à chaleur ou d’échangeurs à plaques pour récupérer une de ces deux sources de chaleur.BASE PLEIlil AIR ST-GED LAC ST-JEA Pour des vacances réussies.voile dériveur, planche à voile, croisière découvrir, perfectionner individus ou familles 2 à 7 jours juin à septembre Informations: 250 rang des Iles St Gédéon, Lac St Jean GOW 2PO (418) 345-2589 TOUT UN MONDE DE NAUTISME 8 avril 1983 / QUÉBEC SCIENCE Ct® ACTUALITÉS LUTTE CONTRE LA TOR DE USE LE BT : LENTEMENT MAIS SÛREMENT?Dans la lutte contre la tordeuse des bourgeons d epinette, les insecticides chimiques seront-ils un jour relégués aux oubliettes ?Un pas vient d’être franchi en ce sens grâce à la mise au point d’une nouvelle suspension plus concentrée et plus économique de bactéries qui s’attaquent spécifiquement au genre de larves qui menacent nos forêts.Cette bactérie, le Bacillus thuringiensis (BT), a déjà fait ses preuves dans la répression des larves de papillons qui endommageaient les récoltes américaines et l’entreposage des grains européens.Nous consommons tout l’hiver des salades californiennes traitées au BT.Malgré les craintes qui ont d'abord entouré son utilisation, les preuves sont faites que la bactérie n’affecte pas les autres insectes et animaux, et surtout quelle n’engendre pas le développement de variétés de larves résistantes.Il est aussi acquis que le BT permet un contrôle efficace de la tordeuse.Le principal obstacle à un emploi répandu du BT au Québec est d’ordre économique.Les forêts infestées par la tordeuse couvrent un territoire immense.Chaque printemps, on arrose par avion quadrimoteur plus de 1 300 000 hectares.Le gouvernement québécois veut bien avoir recours à la lutte biologique, à condition qu’elle égale les performances économiques des insecticides chimiques tels fénitrothion et amiocarb.C’est ce problème que tente de résoudre l’équipe de Vladimir Smirnoff, au Centre fédéral de recherches forestières des Laurentides, en proposant une nouvelle suspension plus concentrée de BT nommée Futura.En comparaison de l’ancienne suspension, Futura peut traiter le double de surface pour un même volume.Cette amélioration permet de réduire à 3 litres par 100 hectares l’écart entre les I en Ci.insecticides biologiques et chimiques, compte tenu que ce dernier requiert deux arrosages alors que le BT n’en demande qu’un seul.Selon Michel Pelletier, responsable des techniques de pulvérisation et de l’aviation au ministère québécois de l’Énergie et des Ressources, cet écart s’atténue d’année en année et, dit-il, la tendance est marquée vers une utilisation croissante du BT bien que son coût d’achat réel soit encore le double du chimique.La production industrielle de la bactérie est déjà bien établie en France et aux États-Unis.L’action du Bacillus thuringiensis est évidente quand on compare une larve saine de la tordeuse des bourgeons de l’épinette avec celle traitée au BT (en haut de la photo).Ces entreprises pourront fournir le BT au Québec dès que son utilisation plus répandue représentera un marché suffisant.Il serait même possible de produire au Québec, par fermentation à partir de farine de poisson, les quantités suffisantes de BT.Cette idée, Vladimir Smirnoff l’avait lancée il y a sept ans.Il la reprenait dernièrement en proposant la Bpéri fedi le sen cm forêt des coi Siiiit-1 L’uti do BT fini Venez vivre au coeur de la nature en MAURICIE •> - % ( a ¦ r' :: - - - 5 circuits de 2 à 5 jours canotage sur lacs ou rivières nous fournissons: canot, 1 tentes, nourriture, etc.location en sus: sac à dos, sac de couchage, etc.guide-accompagnateur-interprète durant le circuit, descente de rivières en “rabaska”.PRIX À PARTIR DE: 45.$/pers.~ VIENS VIVRE UNE EXPERIENCE ENRICHISSANTE Pour obtenir le dépliant “EXCURSION PLEIN-AIR ’83” écrivez à: Ass.tourist, rég.du Coeur du Québec EXCURSIONS PLEIN-AIR 197.rue Bonaventure, Trois-Rivières Québec, G9A 5M4 - (819) 375-1222 Détenteur d’un permis du Québec.Vau QUÉBEC SCIENCE / avril 1983 -I ta-| m îps-| nf 8 " , I !ft:« 1 stfî 1 V: se 1 flli' I ,bi J! mi J - nî construction d’une telle usine en Gaspésie.Malgré tout, l’épandage de solutions bactériennes ne se fera, l’an prochain, que sur moins de cinq pour cent du territoire québécois traité.Cet usage restreint est surtout motivé par le fait que le nouveau Futura n’est pas encore enregistré auprès de Agriculture Canada et ne peut, par conséquent, servir qu’à des fins expérimentales.Comme on l’a fait, au cours des cinq dernières années, on se servira donc, au printemps prochain, du BT «non amélioré», c’est-à-dire engendrant des coûts supérieurs à Futura.Environ 30 000 hectares du Bas Saint-Laurent en seront aspergés alors que le Futura sera mis à l’épreuve sur 5 000 hectares.L’utilisation à grande échelle du BT — 35 000 hectares, c’est quand même considérable — permet chaque année de perfectionner les techniques de calibrage (ouverture et orientation des gicleurs) et d’arrosage (vitesse et altitude) qui lui sont propres.Graduellement, le BT fait sa marque.Pas assez vite, cependant, au goût de Vladimir Smirnoff.Cet enthousiaste promoteur du BT estime que trop de gens, convaincus de l’efficacité du chimique, repoussent toute autre alternative, nommément Bacillus tburingiensis.Mais il existe aussi de nombreuses personnes qui repoussent l’un et l’autre insecticide.Cet automne, en effet, plusieurs intervenants ont pu se prononcer sur le programme de pulvérisation aérienne du ministère de l’Energie et des Ressources du Québec, faisant ressortir les intérêts de chacun : groupes d’écologistes, représentants d’industries forestières, scientifiques.Et nous connaîtrons d’ici quelques semaines les conclusions qu'en a tirées le Bureau d’audiences publiques sur l’environnement.Louise Desautels La Recherche a des lecteurs dans 83 pays: pourquoi pas vous?d Offre spéciale Je désire souscrire un abonnement d'un an (11 n»s) à la Recherche au tarif de 32 dollars canadiens au lieu de 44 dollars.nom______________________________________________ adresse^ pays- à retourner accompagné de votre paiement à DIMEDIA, 539, boul.Lebeau, Ville Saint-Laurent, P.Q.H4N 1S2 * offre réservée aux particuliers, à l’exception de toute collectivité. 10 avril 1983 / QUÉBEC SCIEN AITUALITÉS DÉMOGRAPHIE LES FRANCOPHONES MEURENT PLUS JEUNES Médecins, sociologues et démographes s’entendent pour dire que des facteurs génétiques, socio-économiques ou encore politiques peuvent déterminer la maladie.Au Canada, selon une récente recherche, une nouvelle variable s’ajoute à cette liste : le fait d’appartenir au groupe francophone augmente la probabilité de maladies, entraînant une mortalité précoce.Professeur au département de géographie à l'Université du Québec à Montréal, Luc Loslier vient tout juste de compléter une recherche sur les 15 villes du Canada de plus de 200 000 habitants, intitulée Villes et santé au Québec et au Canada.Il conclut son étude en mentionnant que «l’appartenance au groupe social qui connaît les conditions de vie les plus pathogènes coïncide dans une très large mesure avec l’appartenance au groupe français ».Pour Luc Loslier, ces résultats ne sont pas «liés au hasard, mais reposent sur l’histoire sociale de deux peuples qu’on appelait les « Canadiens » et les «Anglais», et sur la structure spatiale et économique du système de production canadien ».Utilisant l'analyse factorielle comme méthodologie de base, l’auteur de l’étude a regroupé les 15 agglomérations municipales en quatre groupes caractérisés par la langue, la scolarité, l’âge, le logement et le revenu.Et comme le mentionne le chercheur, on a mesuré la santé publique par la mortalité.Au Québec, l’étude porte sur les villes de Montréal et de Québec qui regroupent 56 pour cent de la population de la province.Il ressort de cette cueillette de données que la région métropolitaine de Montréal est géographiquement représentative de l’ensemble du Canada.Montréal réunit clairement toutes les disparités aux plans social, économique et de la mortalité.Montréal est le modèle du Québec et du Canada urbains.Le groupe 2, anglophone à 88 pour cent et le plus favorisé du côté de la mortalité, rassemble les banlieues de la région métropolitaine, c’est-à-dire Candiac, Saint-Bruno, Pierre-fonds,.Le taux de mortalité de ces agglomérations se compare à celui de plusieurs villes de l’Ouest canadien et de l’Ontario.Viennent ensuite les municipalités bien nanties du centre de Montréal qui suivent de près les banlieues.Dans le groupe 1, on retrouve les municipalités de Westmount, Mont-Royal, Outremont, etc., composées à 87 pour cent d’anglophones à revenu élevé.Les statistiques concernant la mortalité de ces municipalités se rapprochent de celles de l’Ouest canadien et de l’Ontario.Par contre, les deux prochains groupes tranchent nettement sur les deux premiers.L'est de Montréal, le groupe 3, avec une population francophone à 82 pour cent, connaît un haut taux de mortalité et c’est dans le domaine des maladies cardio-vasculaires que cet ensemble d’agglomérations surpasse tous les autres.Ce groupe est formé de 45 municipalités dont une seule se situe à l’extérieur du Québec; il s’agit de Wool wide, une banlieue de Kitchener en Ontario.Et enfin, le quatrième groupe est encore composé en grande partie des villes du Québec.Dans la région de Montréal, on retrouve Verdun, Lachine, Pointe-aux-Trembles.Si on compare le groupe 4 avec le groupe 2 qui est le mieux nanti, on se rend compte que l’écart est extrême.La différence de mortalité générale atteint 35 pour cent chez les hommes.Par contre, chez les femmes, l'écart est de 16 pour cent, ce qui, selon Luc Loslier, reflète une homogénéité dans les genres de vie.Ainsi, les municipalités avec le plus faible taux de mortalité se retrouvent dans l’Ouest canadien et l’Ontario et à Montréal, le West Island et le centre réunissent ces populations.Par contre, les plus défavorisées se localisent dans l’est du Canada et dans l’est de Montréal.Cette cueillette de données portant sur les villes de 200 000 habitants et plus élimine la participation des Maritimes qui ne possèdent qu’une seule grande ville, Sidney.La deuxième tranche de l'étude, qui porte sur les villes de 15 000 habitants et plus, devrait permettre de comparer les dix provinces sur un même pied d’égalité.Sylvie Grandmaison VKTTA ?Porte baggage Vetta Porte baggage arrière fait d’alliage d'aluminium super léger.Résistance mécanique au-dessus de tout (30-35 kg/mm2).Les procédés spéciaux de pliage et de soudage éléminent tout stress dans les tiges.Anodisé, il ne ternit pas.Peut porter plus que ce que vous serez capable de transporter en cyclotourisme ou en ville.$35.95 Le meilleur sur le marché au meilleur prix ?Mirrycle Mirrycle, le seul et l'unique rétroviseur conçu pour les guidons renversés.Léger et solide, il s'adapte à tous les types de freins.Mirrycle, dégage 5 cm du guidon.Légèrement parabolique, il fournit un angle de vision supérieur.Mirrycle est 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administration • Maîtrise en gestion de projet • Maîtrise en gestion des R M.O.(petites et moyenne organisations) En sciences appliquées En sciences Maîtrise en ressources et systèmes Maîtrise en sciences de l'énergie Maîtrise en sciences de la terre fondamentales • Maîtrise en productivité aquatique • Maîtrise en sciences de l'atmosphère (agrométéorologie) • Maîtrise en mathématiques En sciences de l'homme • Maîtrise en éducation • Maîtrise en études régionales • Maîtrise en études littéraires • Maîtrise en théologie ADMISSION On peut être admis à l'un ou l'autre programme de maîtrise si on possède: • soit un diplôme de 1er cycle (baccalauréat) dans une discipline appropriée avec une moyenne cumulative d'au moins 3,0 ou l'équivalent; • soit les connaissances requises, une formtion appropriée et une expérience jugée pertinente.On a jusqu'au 1 er juin 1 983 pour faire parvenir une demande d'admission au bureau du regis-traire, à l'adresse ci-contre.SUPPORT FINANCIER Pendant toute la durée de leur programme, les étudiants peuvent faire appel à diférentes sources d'aide financière: bourses d'études d'organismes internes ou externes, assistance d'enseignement ou de recherche.RENSEIGNEMENTS Pour obtenir plus de renseignements sur l'une ou l'autre de ces maîtrises, sur les conditions d'admission particulières à chacune, ainsi que sur l'aide financière disponible, écrivez au directeur du programme concerné à l'adresse suivante: Université du Québec à Chicoutimi 555, boulevard de l'Université Chicoutimi (Québec) G7H 2B1 Téléphone: (418) 545-5613 DEMANDEZ VOTRE ADMISSION À L'UNIVERSITÉ DU QUÉBEC À CHICOUTIMI Université du Québec à Chicoutimi 12 avril 1983 / QUÉBEC SCIENCE JÜÉ1E LA FLORE: TÉMOIN DE L'HISTOIRE Qu'y a-t-il de commun entre la flore d'un milieu naturel et la flore d'une grande ville?— Uniquement le nombre total d’espèces présentes ! — Si toute la colline de Québec, du vieux port jusqu'à Cap-Rouge, était urbanisée selon les plans actuels, si toutes les espèces de plantes qui y sont menacées de disparition disparaissaient, il resterait probablement autant de sortes de plantes sauvages qu'au début de la colonisation.La composition de cette flore serait cependant complètement différente puisqu'une espèce sur deux de la flore indigène originelle aurait disparu et été remplacée par des plantes introduites par l'homme ou associées à ses activités.Guy Baillargeon a terminé l'an dernier une thèse de maîtrise sur la flore vasculaire de la colline de Québec.C'est un des premiers travaux de floristique urbaines de cette ampleur.Pour ce travail Guy Baillargeon a fait un inventaire de la flore actuelle et consulté longuement la littérature botanique ancienne et les herbiers pour retracer tous les éléments de la flore originelle et tous ceux qui se sont ajoutés au cours de la période historique.La colline de Québec est le plus ancien noyau de peuplement urbain au Canada, un des plus anciens d'Amérique du Nord et.bien sûr, son développement en tant que ville est loin d'être terminé.De par son histoire, la région de Québec présente aujourd'hui une mosaïque urbaine d'aspect hétérogène: quartiers à l'européenne, villes-dortoirs et zones commerciales typiquement nord-américaines, secteurs institutionnels, militaires industriels.grands parcs jardi-nés, terrains sous spéculation et quelques vestiges des peuplements végétaux d'origine.autant de milieux différents pour La colline de Québec et ses boisés en 1822 (document des Archives publiques du Canada).Une jusquiame noire cueillie le 1er août 1978 dans un terrain vague de Ste-Foy.(Herbier de Guy Baillargeon).toie Bè L'UNIVERSITÉ LAVAL EN CAPSULES L'holographie artistique Du 7 au 17 avril, se tiendra la galerie de l'UQAM une exposition de photographies et d'holographies de Marie-Andrée Cos-sette.Cette exposition est l'aboutissement d'une thèse de maîtrise en arts visuelle d'une artiste-professeur de photographie à l'Ëcole des arts visuels de l'Université Laval.Après avoir été initiée à l'holographie au Laboratoire de recherche en optique et laser, elle a poursuivi sa formation en holographie artistique auprès d'artistes canadiens, européens et américains.Elle a été boursière des gouvernements canadien et québécois et l'été dernier elle a obtenu une bourse d'artiste résidente au Laboratoire du musée d'holographie de New York.Marie-Andrée Cossette définie sa démarche par ces mots: «Celle d'exprimer l'aspect essentiellementdramatique de la vie, de faire éprouver la joie sous tous ses aspects, fût-ce l'aspect tragique.Mes images parlent du temps qui fuit, de la réalité et de ses illusions dans la vie de tous les jours et des rêves enfouient dans le cœur de l'homme.Dans mes images je joue avec les effets de la lumière et des couleurs sur des formes et des structures.Et par là, j'essaie de saisir l'essence de l'existence.Dans ce sens, je dis ce qui me préoccupe sans en parler ou plutôt j'en parle toujours sans le nommer.C'est dans ce sens que la photographie et l'holographie, comme formes d'art, font parties intégrantes de mon existence».Les congrès list im Ii38s lions i bts ‘V la: tool Si année; œsuje i la s Biacté lauiif Chaque printemps ramène les congressistes vers les campus permettant ainsi la diffusion des résultats les plus récents et donnant l'occasion aux chercheurs de confronter leurs thèses.Cette année ne fait pas exception et voici quelques-uns des congrès qui viendront animer le campus ou la ville de Québec en avril: 'eiaiiK S, 11,1 Ky OOytjj seen non PUBLI-REPORTi QUÉBEC SCIENCE / avril 1983 13 —«M—MW II MM» II* I seins I spec || «b | »;r I |![J' ^6 Ow P®' iCt îlr •fîl A ii lesquels Guy Baillargeon a pu mettre en évidence une flore particulière.Déjà, par sa position géographique exceptionnelle, au point de jonction entre la vallée et l'estuaire du Saint-Laurent, coincée entre les Laurentides et les Appa-laches, la région de Québec était une importante zone de limites de distribution pour les plantes indigènes.Il y a un peu moins de 10 000 ans, la colline de Québec était une île entourée par les eaux saumâtres de la mer Champlain qui avaient envahi les terres suite à la dernière glaciation.Après le retrait des glaces et de la mer, la végétation de la colline est passée progressivement d'un stade pionnier à celui de l'érablière lauren-tienne à tilleul.Et du côté de la colline baigné par les eaux de l'actuel fleuve Saint-Laurent, une végétation herbacée s'est installée sur les larges battures soumises au rythme quotidien des marées.Une bonne douzaine de races locales de plantes y ont depuis évolué.Ainsi lorsque Jacques Cartier, en 1 535, a mis pied à terre à Québec, c'est ce paysage de forêts matures et de prairies ripariennes qu'il a vu.Paysage qui est bien différent de celui qu'on peut voir aujourd'hui.Les résultats des travaux de Guy Baillargeon montrent que du strict point de vue de la diversité des espèces, l'action de l'homme s l'- r :: L U Ci ?' fî| 5.S' li If- té Les 11 et 12 avril: Faut-il accroître la syndicalisation dans le secteur privé ?Le 38e congrès du Département de relations industrielles se tiendra à l'Hôtel Loews le Concorde, et porte sur un sujet de la plus haute actualité.La syndicalisation demeure un important sujet de controverse et fait parfois l'objet de luttes épiques.Ces dernières années, un débat majeur s'est engagé à ce sujet au Québec.D'un côté l'on réclame un soutien juridique plus large à l'accès à la syndicalisation, en invoquant le caractère fondamental de ce droit.De l'autre, on met de l'avant la liberté de ne pas se syndiquer et l'impact économique de la syndicalisation.Il est certain que l'issue de ce débat, quelle qu elle soit, aura des répercussions profondes sur le régime de relations du travail et sur le marché du travail au Québec.C'est ainsi, par exemple, que si 15% des non-syndiqués au Québec devenaient syndiqués le taux de syndicalisation augmenterait d’environ 10 points de pourcentage et dépasserait sensiblement 50%.De plus, on peut supposer que la plupart de ces nouveaux syndiqués se situeraient dans le secteur privé.La décision de favoriser ou non la syndicalisation implique donc, pour tous les milieux intéressés, un choix politique important.a été positive, au moins jusqu'après la deuxième guerre mondiale.Jusque-là, il y avait eu beaucoup plus d'ajouts que de disparitions.En fait, près de 80% des plantes des milieux ouverts proviennent d'Europe.C'est aux colons français que l'on doit la marguerite, le pissenlit, le chiendent et bien d'autres de nos «mauvaises herbes» communes.Elles ont été introduites le plus souvent comme impuretés de semences.D'autres, comme la dangereuse jusquiame noire, ont été introduites comme plantes médicinales.Plus tard, au 19e s, les Britanniques ont amené avec eux leurs plantes ornementales: la pervenche, le muguet, le sceau de Salomon, l'œillet.Certaines de ces fleurs se sont tellement bien acclimatées qu'elles ont déplacé leurs cousines d'Amérique.C'est ainsi que dans les bois de Sillery, le sceau de Salomon anglais a pratiquement supplanté l'espèce canadienne, que l'anémone des bois et l'ortie européennes ont remplacé au cours des années 30 leurs équivalents américains.Mais il n’y a pas que les français ou les anglais qui ont apporté leur écot à la flore de la colline de Québec,.il y a aussi le port et les gares, avec leur trafic continu de grains et de marchandises, par lesquels s'introduisent autour des quais et sans relâche encore aujourd'hui, tout un cortège de plantes éphémères comme le blé, l'avoine, l'orge, mais aussi de nouvelles nuisances comme la soude roulante, le kochia à balais et le salsifis majeur.Depuis une quarantaine d'années par contre, le développement accéléré des ban-lieux-dortoirs est en grande partie responsable de la perte de plus de 20% de la flore indigène originelle.Un 25% supplémentaire est menacé, à moins que des mesures de protection d'habitat ne soient entreprises.De très simples mesures de conservation pourraient souvent assurer la survivance de beaucoup d'espèces menacées par la croissance de la ville.Les quelques 5 000 observations et 2 000 spécimens récoltés par Guy Baillargeon, de même que les milliers de données qu'il a rassemblé à partir de littérature et des herbiers permettent d'une part de décrire l'état actuel de la flore de la colline de Québec et d'autre part d'estimer les changements qu'a subis cette flore depuis le 16e siècle.Les botanistes et urbanistes des prochaines générations pourront, à partir de cette thèse, non seulement estimer, mais décrire avec exactitude l'influence de l'urbanisation future sur la flore régionale.Et c'est là que ce travail acquièrera toute son importance! Marianne Kugler Les conférencières et les conférenciers invités seront appelés, d'abord à dresser un bilan analytique de l'état actuel de la syndicalisation dans le secteur privé, sous l'angle économique et sous celui du régime des relations du travail, et ensuite à discuter des projets actuels de réforme à cet égard.Le programme comprend des conférences, des commentaires, des tables rondes et des discussions.Les invités proviennent des milieux universitaires, des instituts de recherche, du monde syndical et juridique.Le lundi 11 avril à 16 h, une table ronde porte sur «L'organisation syndicale: difficulté et motifs de résistance» et le mardi 12 avril à 14 h 30, une autre a pour titre «Les réactions du milieu face à la politique gouvernementale en matière de syndicalisation».Les 15, 16 et 17 avril: La marionnette en milieu éducatif, culturel et social Une grande première au Québec! Ce colloque sur l'utilisation de la marionnette est la première manifestation au Québec qui permettra au grand public, aux enseignants, aux animateurs de divers milieux et aux étudiants de discuter avec des professionnels de la marionnette et d'approfondir les innombrables possibilités d'utilisation de la marion- nette.L'association québécoise des marionnettistes en collaboration avec le programme de perfectionnement des maîtres en français au primaire (PPMF-Laval) ont mis sur pied ce colloque qui comprendra des ateliers pratiques, des conférences sur diverses approches proposées par les professionnels de la marionnette, des exposés sur les expériences vécues avec la marionnette dans divers milieux: le visionnement de documents télé-visuels, la présentation d'ouvrages de références sur la marionnette (répertoire et documents pédagogiques) et enfin une exposition ouverte au grand public qui permettra à tous de découvrir les différents visages des marionnettes québécoises.Pour plus d'informations s'adresser au Service des relations publiques Local 214, Tour des Arts Université Laval, Cité universitaire Québec G1K7P4 Tél.: (418) 656-2572 PUBLIREPORTAGE 14 par Bernard Giansetto DES OXYDES SUR VÉNUS Venera 13 et 14, deux sondes soviétiques qui se sont posées sur Vénus en mars 1982, ont révélé la présence d’une quantité inattendue d'oxydes de fer à la surface de cette planète.Ceux-ci se sont probablement formés à la suite de l'évaporation d'importantes quantités d'eau, estiment les Soviétiques.Selon eux, Vénus possédait un volume d'eau équivalant environ au tiers de celui des océans de la Terre qui, pendant, les 500 premiers millions d'années d'existence de la planète, se serait évaporé en raison de la proximité du Soleil.L'oxygène de l'eau aurait ainsi formé les oxydes et l'hydrogène se serait dissipé dans l'atmosphère.(Reuter) UNE CASSETTE-DETENTE La cassette s'appelle «vidéo-poisson» (video-fish): elle a tous les avantages d'un aquarium sans les inconvénients.Et surtout, elle est la première d'une famille qui risque d'être rentable: les cassettes vidéo tranquillisantes.Insérez la cassette et votre téléviseur se transforme en vitrine d'aquarium où évoluent des poissons tropicaux sur fond sonore produit par de simples bulles d'air.L'idée, qui vient des Etats-Unis, a germé après avoir constaté que la contemplation d'un aquarium favorisait la détente.On utilise dès à présent ce genre de bande vidéo dans certains hôpitaux et cabinets de dentistes pour calmer les patients.Au programme infini de la relaxation figure aussi un feu de cheminée, le ressac des vagues sur une plage, une cascade et même une promenade en forêt.le tout sans quitter son salon.(Associated Press) avrill 983 / QUÉBEC SCIENCE : JIJEIR' Sans" frontières UNE SUPER-SOURIS Des scientifiques américains ont greffé des gènes de rats commandant les hormones de croissance sur des ovules de souris fraîchement fertilisés.Non seulement, ces souris ont grandi plus rapidement mais elles sont devenues deux fois plus grosses que des souris normales et ont même donné le jour à leur tour à une génération géante.Poussées plus loin, de telles expériences devraient nous permettre de mieux comprendre les maladies congénitales et les cancers, de résoudre le problème des nains et des géants.On peut même entrevoir l'augmentation de la production alimentaire en accélérant la croissance des animaux d'élevage.(Nature) BOSON INTERMEDIAIRE: UN PAS IMPORTANT Les scientifiques du Centre européen pour la recherche nucléaire (CERN) ont mis en évidence l'existence de la particule W (wea/r/faible) à la suite de deux séries de collisions de particules réalisées à la fin de 1982.La particule W ou boson intermédiaire est la médiatrice de Vinteraction faible par laquelle s'échangeraient les grains d'énergie nécessaires aux interactions faibles, source de la désintégration radioactive.C'est la quatrième force qui, avec Vinteraction forte — liant neutrons et protons pour former le noyau atomique —, \'interaction électromagnétique — retenant les électrons en orbite autour du noyau — et Vinteraction gravitationnelle — la gravité qui n'est plus perceptible pour des corps plus petits que les virus —, gouverne toute la matière.Le boson intermédiaire ne vit que quelques millionièmes de seconde.Les 180 scientifiques du CERN, originaires de huit pays européens et des Etats-Unis, vont maintenant chercher à détecter le boson intermédiaire neutre Z, dix fois plus rare que la particule W; le but fixé étant de fournir une explication unique aux quatre forces qui gouvernent la matière.(Reuter) LE NUCLEAIRE SANS DANGER: TROP CHER?D'un côté, les partisans de la mise au point d'une nouvelle génération de réacteurs nucléaires efficaces et sécuritaires; de l'autre, les fabricants qui renâclent face à la création de modèles nouveaux et plus coûteux.Tels sont les opposants dans le débat en cours aux États-Unis.L'issue de la confrontation déterminera l'éventuelle émergence d'une «seconde ère nucléaire» dans les années 90.Depuis 1978, les États-Unis n'ont pas commandé une seule centrale nucléaire.Alvin Weinberg, directeur de l'Institut pour l'analyse des problèmes énergétiques, préconise la mise en chantier de réacteurs ultra-sûrs et cite l'exemple des modèles canadien Candu, californien HTGR ( High Temperature Gas Cooled Reactor) et suédois PIUS (Process Inherent Ultimately Safe Reactor) en les opposant aux principaux systèmes à eau pressurisée construits aux États-Unis.L'industrie américaine n'est pas enthousiaste car ces réacteurs «exotiques» coûtent au moins 20 pour cent plus cher et n'ont généralement pas été expérimentés à grande échelle.Du côté des partisans du statu quo, on ne voit pas l'utilité de se lancer dans de tels investissements alors que la consommation d'électricité n'augmente plus.-j* Les compagnies américaines préfèrent travailler à améliorer les modèles actuels — Westinghouse propose même un projet de centrale nucléaire flottante; ils ne sont pas absolument sans danger, mais ils ont l'avantage d'être «les meilleurs» à l'heure actuelle.(Science) Mali1 lem lientii1 la isi k; mé nmeii pays Scale tel U iiictj appe liais PPaii 15 QUÉBEC SCIENCE / avril 1983 LES REMARIAGES SONT PLUS RÉUSSIS.QUAND ILS DURENT .Le mariage est meilleur à la seconde j ji tentative, affirment ceux et celles qui se ^ c remarient.Pourtant les statistiques mon-ûj i trent que les divorces sont plus fréquents Il la deuxième fois.Cette contradiction J|fj ,, | vient de recevoir une explication grâce à une étude basée sur 113 cas analysés en ji profondeur par Frank Furstenberg Jr, ’ sociologue à l’Université de Pennsylvanie.Pour ces 11 3 personnes, leur second mariage s’est caractérisé par une communication plus ouverte, une plus grande acceptation des conflits et une meilleure communauté de décisions.Les conjoints ont moins d’attentes romantiques et ont plus tendance à se montrer d’emblée tels qu’ils sont, plutôt que de projeter une image qu’ils ne peuvent maintenir.Ils privilégient aussi la stabilité, le caractère réfléchi du partenaire et l’importance des intérêts communs avant la beauté, l’ambition ou le niveau social du conjoint comme cela avait pu être le cas avec leur «première moitié».Si ces remariages échouent si souvent, c’est que les nouveaux couples s'efforcent de suivre de près l'évolution de leur relation.Comme ils connaissent les signes révélateurs d'une détériora-ration, ils sont moins enclins à s'accrocher vainement à une relation qui fait naufrage.En fait, ils préfèrent un second divorce à un second mariage raté.(Psychology today) I '= * r i i !)=; J ¦ ! lit *'! i Mi ¦4 LE TRITICALE ET LE JOJOBA NOUVEAUX SONT ARRIVÉS Une nouvelle céréale, le triticale, et une plante oléagineuse miracle, le jojoba, sont en train de dépasser le stade expérimental et pourraient assez rapidement connaître une commercialisation de masse.Le triticale (de triticum, blé et secale.seigle) est un hybride qui pousse maintenant sur plus d’un demi-million d’hectares, de l’Europe (URSS surtout) aux Amériques.Il combine lesqualitésdeses parents en étant plus résistant aux maladies que le blé et s'accommode bien de sols pauvres ou inhospitaliers sur lesquels il peut doubler les rendements obtenus avec le blé.Il reste à convaincre les consommateurs, notamment dans les pays du Tiers-Monde, que le pain de triticale (de couleur brune) est aussi bon que le pain blanc.Un problème que n'auront pas les producteurs de jojoba (prononcer rhorhoba), un arbre du désert mexicain dont les graines contiennent plus de 50 pour cent d'une cire liquide semblable au sperma-céti, cette huile extraite d'une poche cérébrale du cachalot et communément appelé blanc de baleine, que les États-Unis ont classé et stocké comme produit stratégique.Lors de cultures expérimentales au Soudan, les résultats ont dépassé les attentes puisque les jojoba non irrigués se sont développés aussi vite que ceux qui l'ont été.Vendue 45 $ le kilogramme, l'huile de jojoba ne rancit pas et ne peut pas être produite industriellement.Avec ses racines adultes de 30 mètres, le jojoba permet en outre de stabiliser les sols et ainsi de freiner la désertification.(New Scientist et Forum du développement) POUR MEMOIRE.• Les réserves alimentaires mondiales dépassent d’environ dix pour cent ce qui est strictement nécessaire pour nourrir la population mondiale.• La F.A.O.(Food and Agriculture Organization) estime que 25 pour cent de la population des pays en développement à économie de marché souffrent de malnutrition, soit 23 pour cent de la population en Afrique, 28 pour cent en Extrême-Orient et 13 pour cent en Amérique latine.• Les dépenses globales d’armement totalisent un milliard de dollars par jour.Le prix d'un seul sous-marin nucléaire Trident (deux milliards de dollars) est plus élevé que le budget cumulé de la F.A.O.de 1945 à 1981 (1,222 milliard).(Forum du développement) ALTERNATIVES ET POLLUANTES Une des principales organisations écologiques américaines affirme que certaines sources d'énergie renouvelable qui avaient sa préférence jusqu’à présent, pourraient présenter un danger inacceptable pour la flore et la faune.La société américaine Audubon explique dans un rapport que la biomasse provoque des phénomènes d’érosion, d'épuisement aquifère, et de pollution de l'air; pour le solaire, la fabrication de cellules photovoltaïques fait appel à des composants toxiques; les éoliennes sont bruyantes et provoquent des interférences avec la télévision; les isolants génèrent des gaz toxiques.Le rapport précise que l’énergie solaire individuelle favorise l'étalement urbain et que les structures solaires passives à base de grandes baies vitrées peuvent être des obstacles pour les oiseaux et les insectes.L'un des chercheursd'Audubonexplique que ce rapport ne constitue pas un revirement et que le recours aux énergies renouvelables demeure préférable à la prolifération nucléaire ou à l'emploi massif du charbon et à la pollution globale qu'il entraîne: «Mais quand vous vous apercevez que l'électrification solaire des États-Unis exigerait deux pour cent de la superficie de la nation, alors vous vous rendez compte qu'il ne s'agit ni de petite échelle, ni d'un petit problème.» (Renewable Energy News) BACTERIES AU TRAVAIL L'Institut américain de recherche solaire prépare un centre de production d'hydrogène par bactéries.L'objectif: faire produire chaque jour, dans un étang artificiel peu profond, 28 000 mètres cubes d'hydrogène par certains micro-organismes qui utiliseront l'énergie solaire et, comme matière première, des déchets industriels et ménagers.(Énergies) L'INRS-EAU ET LES EAUX DU QUÉBEC Il n'est nullement besoin d'expliquer comment l'eau occupe une place importante dans nos vies.Elle est une source de vie, une source d'énergie, une source de loisirs, une source de transport, etc.D'où le fait que les Nations Unies ont proclamé les années 80 corn me étant celles de la «Décennie internationale de l'eau potable et de l'assainissement».Depuis plus de 13 ans, l’INRS-Eau, centre de recherche de l'Institut national de la recherche scientifique, a su conduire à bonne fin une foule d'études portant sur la recherche fondamentale et appliquée dans les différentes disciplines ayant trait à la connaissance, la conservation, l'aménagement et la gestion de la ressource eau.Les programmes d'enseignement de 2e et 3e cycles du Centre et les services rendus à différentes communautés ont fait que, en plus de poursuivre sa recherche, l'INRS-Eau a pu occuper un créneau important dans le secteur universitaire des sciences de l'eau.Modèle hydrologique CEQUEAU, arrosage des pelouses, consommation d'eau, lacs du Québec, précipitations acides, réseaux de mesures, etc., sont autant de domaines où l'INRS-Eau a apporté sa contribution.Cependant, il faut penser à l'avenir, et c'est pourquoi le Centre a établi, il y a quelque temps, sa planification 1982-1988 qui tient compte, avant tout, des priorités du Québec concernant cette ressource essentielle qu'est l'eau.Ci-après, nous faisons part des préoccupations qui seront celles des chercheurs du Centre, pour les prochaines années.La recherche Dans sa gestion programmée de recherche sur l'eau, l'INRS-Eau retient quatre grands domaines: l'hydrologie, l'assainissement, la dynamique chimique et biologique du milieu aquatique, la gestion et l'aménagement de la ressource.Hydrologie Il s'agit, dans ce programme, de mieux connaître et de bien modéliser la ressource eau.Les chercheurs voient donc à l'amélioration et à l'application des modèles développés à l'INRS-Eau et ailleurs, pour fins de simulation et de prévision des débits (crues et étiages).Les méthodes de cueillette, d'analyse et d'interprétation des données constituent donc un aspect important des travaux, et la télédétection et les méthodes statistiques viennent à l'aide du chercheur qui veut améliorer la connaissance de la variation spatiale et temporelle de phénomènes météorologiques et hydrologiques.Dans ce secteur, les scientifiques du Centre s'intéressent aussi bien aux problèmes de quantité que de qualité de la ressource.Il va de soi, entre autres, que des problèmes, tels le transport à longue distance des polluants atmosphériques, les précipitations acides, etc., captent l'attention des chercheurs.Assainissement Tous et chacun connaissent bien le programme d'assainissement des eaux usées du Québec, qui permettra de combler le retard en ce domaine.Vu les sommes énormes qui y seront consacrées, il faut comprendre que des travaux de recherche doivent être effectués en regard de l'assainissement des eaux.Pour sa part, l'INRS-Eau poursuivra des études sur la faisabilité, les performances et la commande optimale des procédés d'assainissement des eaux usées dans le contexte particulier du climat québécois.Effluents domestiques ou industriels ou les deux, substances toxiques, etc., seront étudiés quant aux traitements envisagés.La revalorisation et le recyclage des rejets constitueront aussi un objet de recherches.Dynamique chimique et biologique du milieu aquatique Sous ce thème, l'INRS-Eau exprime ses préoccupations au sujet de l'importance d'en savoir davantage sur la bio-géochimie des métaux dans le milieu aquatique ainsi que sur le comportement des eaux superficielles (notamment celles qui sont sensibles aux précipitations acides).De telles recherches impliquent, par exemple, la mise au point de nouvelles méthodes analytiques, de modèles mathématiques ainsi que de techniques se rapportant à la manipulation du milieu in situ et à la simulation du milieu en laboratoire.Gestion et aménagement de la ressource eau La gestion de la ressource comprend la totalité des tâches requises pour fournir de l'eau ainsi que des biens et services en relation avec l'eau.Les travaux de l'INRS-Eau dans ce secteur visent à contribuer à l'amélioration des pratiques de gestion et d'aménagement de l'eau par le développement d'une meilleure compréhension de ces pratiques, par l'intégration de plus en plus poussée des connaissances sur les processus hydro-biologiques, par l'analyse de l'état, de l'évolution et des interactions des usages de l'eau, et par la mise au point de modèles d'aide à la décision.Une attention particulière est consacrée à l'aménagement intégré et à la gestion optimale de l'eau ainsi qu'aux répercussions environnementales et à la gestion des projets.L’enseignement Les programmes interdisciplinaires d'études avancées de l'INRS-Eau conduisent aux diplômes de maîtrise ou de doctorat en sciences de l'eau.Le programme de 2e cycle a pour objectif la formation, dans le domaine de l'eau, des spécialistes nécessaires à l'aménagement et à la gestion de cette ressource.Quant aux thésards de 3e cycle, la formation qu'ils acquièrent les rend capables, en poursuivant des activités de recherche, de répondre aux besoins scientifiques et socio-économiques qui se manifestent dans le secteur de l’eau.De plus, l'INRS-Eau accueille des stagiaires (cégépiens, 1er, 2e et 3e cycles), et des étudiants postdoctoraux, tient des séminaires et colloques (éducation permanente) pour les professionnels et participe à l'enseignement donné dans quelques autres universités québécoises, etc.Les services à la collectivité Depuis la création du Centre, les scientifiques de l'INRS-Eau ont vécu de nombreuses collaborations et rendu de grands services à diverses communautés.Le Centre a à cœur de mettre en valeur, au profit des groupes, l'expertise pertinente ainsi que les résultats obtenus à la suite de la conduite de ses travaux de recherche.Les ministères, les municipalités, les organismes publics et privés qui ont reçu de l'aide et des avis de l'INRS-Eau sont nombreux.Renseignements Pour des informations additionnelles sur les programmes d'études avancées et les travaux de recherche de l'INRS-Eau ainsi que sur les autres centres de recherche de l'INRS, s'il vous plaît, vous adresser au: Secrétariat général INRS Case postale 7 500 Sainte-Foy (Québec) G1V4C7 Téléphone: (418) 657-2508 Université du Québec Institut national de la recherche scientifique PUBLIREPORTAGE — Pour ceux qui s’intéressent aux micro-ordinateurs ou qui s’y intéresseront.bientôt.L’informatique a envahi notre quotidien et ses applications, d’une spectaculaire diversité, progressent à pas de géant.Notre vie de tous les jours en est déjà profondément transformée.Qu’en sera-t-il de notre avenir?Voici deux livres qui vous permettront de maîtriser la situation.Vivre l’électron Pierre Arnold Initiation aux micro-ordinateurs Louis E.Frenzel Lrad.Jean Matte et J.-C.Oriol L’ordinateur est-il sur le point de remplacer le cerveau humain?La robotique est-elle créatrice de chômage?L’Occident pourra-t-il relever le défi japonais qui menace son industrie?Vous désirez connaître la terminologie et le fonctionnement des micro-ordinateurs?Vous voulez comprendre le jargon technique.pour choisir plus judicieusement votre ordinateur individuel?Ce livre explique en détail la passionnante histoire de l’électronique et de l’informatique.L’abondance et la qualité des schémas, illustrations et photographies en couleurs sont tout à fait remarquables.Ce livre répond à toutes vos questions sur les micro-ordinateurs.Ecrit dans un langage simple, abondamment illustré, il vous fait découvrir pas à pas, par questions et réponses, toutes les composantes d’un système informatique: microprocesseur, mémoire, entrée-sortie, disques, programmation, etc.Un livre enthousiaste, précis, riche d’idées, qui apporte une vision neuve de notre monde informatique et qui se veut, essen- micro- tiellement, un cri d’espoir.216 pages 19,95 $ couverture rigide Le best-seller de tous les ouvrages consacrés aux microordinateurs.19,95 $ jaquette en couleurs 264 pages Offre spéciale — Les deux volumes au prix de 30 $ (Un rabais de 10 $.) Cette offre est valable jusqu’au 15 juin 1983.I Veuillez m’envoyer exemplaire(s) de «Initiation aux micro-ordinateurs» 1 exemplaire(s) de «Vivre l’électron» Paiement ci-joint_ (Chèque ou mandat) Nom:- (en majuscules) MASTER CARD no VISA no Adresse: Code postal: Date d’expiration de ma carte: Signature: MODULO ÉDITEUR Tél.: 825, Querbes, Outremont, Qc H2V 3X1 MODULO (514) 272-5733 I 18 avril 1983 / QUÉBEC SCIENCE Vers une plus fiable Un but: des prévisions à moyen terme plus fiables.Des moyens: l’ordinateur et des modèles mathématiques plus précis par Bernard Giansetto Les météorologues ont aussi leur boule de cristal : elle porte le joli nom d'héliographe.C’est un bel instrument qui ne permet que de connaître l'ensoleillement quotidien en concentrant les rayons solaires à travers un globe de verre sur une feuille de papier graduée.Ainsi, heure par heure, quand les nuages ne le voilent pas, notre astre trace un noir sillon de brûlure, manifestant ses présences et absences comme d’autres pointent à l'usine ou au bureau.Pour prévoir l'avenir, la boule de cristal, on l'aura deviné, perd toute utilité et c'est plutôt l'ordinateur qui, aujourd'hui, prédigère les informations recueillies par les stations d'observation, les ballons radio-sondes, les navires ou les satellites.Les ordinateurs vont même jusqu'à tracer les cartes météo.Ils ont permis à «la science des choses de l'air» de prendre véritablement son envol, depuis la Seconde Guerre mondiale, avec l'introduction des méthodes numériques.Ces dernières sont basées sur le fait que l'atmosphère est considérée comme un fluide régi par les loisde la mécanique et de la thermodynamique.Ainsi, avec la formulation mécanique de ces lois, ajoutée à une connaissance correcte de l'atmosphère à un instant donné, on peut calculer son évolution future, une fois résolu le système d'équations issu de la formulation mathématique.C'est à ce stade que les ordinateurs prennent toute leur importance puisqu'ils rendent possible le traitement automatique de la masse énorme de calculs nécessaires à une seule prévision.Tout est donc affaire de modèles mathématiques appropriés pour percevoir l'évolution possible de ce fluide perpétuellement turbulent qui nous environne.La boule de cristal des météorologues, l'héliographe, qui enregistre heure par heure l'ensoleillement quotidien.FIABLES POUR 48 HEURES «Nos prévisions sont fiables de 80 à 85 pour cent du temps pour les premières 24 heures», explique Jocelyne Blouin, météorologue qui présente la météo à la télévision de Radio-Canada à Montréal.Ensuite, la qualité des prévisions se dégrade rapidement, ce qui n'empêche pas le Centre météorologique canadien (CMC), installé aux abords de l'autoroute 40 à Dorval — « La Mecque des prévisions au Canada », comme se plaît à le surnommer son directeur — de faire des prévisions sur cinq jours.«Je n'utilise que les premières 48 heures, précise Jocelyne Blouin.Les trois, quatre et cinquième jours ne sont pas fiables : si vous prenez le risque de donner une prévision à trois ou quatre jours et qu'une perturbation que vous avez bien vue venir ralentit tout à coup de 12 heures ou, au contraire, accélère, vous vous êtes mis les deux pieds dans le plat pour rien.Et les gens ne retiennent que vos erreurs.» Ainsi, on entend parler des 48 heures à venir: prévisions détaillées pour les prochaines 24 heures, suivies d'un aperçu pour le lendemain.La croissance du nombre d'erreurs avec le temps n'est cependant pas due seulement à l'inconstance de l'atmosphère et de ses dépressions.L'efficacité du modèle mathématique entre aussi en jeu.Car pour résoudre le problème de la prévision, il convient de faire un nombre plus ou moins grand d'hypothèses simplificatrices.Cela revient à remplacer l'atmosphère réelle par une atmosphère fictive, un modèle qui ne suit pas exactement la même évolution que l'atmosphère réelle.Aussi les méthodes mathématiques ne conduisent pas à des prévisions rigoureuses dès que l'on s'aventure un peu trop dans le futur.Àtel pointque les chercheurs passent plus de temps à modifier et à améliorer leur modèle qu'à le concevoir.Enfin, l'état de départ du magma atmosphérique est lui-même très imparfaitement connu puisqu'il n'est pas possible d'être partout en même temps sur la planète pour mesurer la température, le vent, les précipitations et les nuages.«Même si les prédictions sont de caractère déterministe, tout comme on prédit le déplacement d'un boulet de canon, les erreurs initiales sont grandes et elles s'accumulent rapidement», dit Claude Girard, chercheur au CMC.DES DÉSERTS MÉTÉOROLOGIQUES Malgré l'efficacité de l'Organisation météorologique mondiale, cette suc- QUÉBEC SCIENCE / avril 1983 19 ÊÊËmm 5323* '•I-.Les instruments traditionnels, comme ce système de thermomètres pour mesurer les maximum et minimum de température, sont encore en usage même si l'ordinateur a maintenant envahi les centres météorologiques.» 1 - ) cursale de l'ONU qui supervise \ lechange international des données I recueillies quatre fois par jour partout dans le monde, les stations d'observation ne couvrent guère plus de 20 pour cent de la surface terrestre.¦ Depuis quelques années, les satel-I lites comblent en partie notre igno-i rance sur les «déserts météorologi- Iques» que sont les océans ou les zones inhabitées du globe.Quand on sait que les systèmes météorologiques se déplacent d'ouest en est .autour de notre hémisphère, on com-: prendra qu'il n'est pas inutile d'être j informé de ce qui s'en vient depuis le Pacifique vers le continent nord-américain.Et l'Océanie est incontestablement le plus vaste désert météorologique de la planète.Une fois reçues à Dorval, les données provenant des quatre coins de l'hémisphère donnent aux météo- y Bernard Giansetto Bernard Giansetto 20 avril 1983 / QUÉBEC SCIENCE r** Environnement Canada ÿiSiSliPï Ces deux photographies fournies par les satellites montrent le déplacement et le développement des systèmes météorologiques au-dessus du Québec et au-dessus de l'est de l’Amérique du Nord.rologues une image partielle de l'état présent de l'atmosphère ; il y a même des erreurs instrumentales ou humaines qu'il faut s'efforcer de déceler.Il faut surtout obtenir une image complète, en surface comme en altitude.Et donc déduire l'état de ce 80 pour cent d'atmosphère qui n'a pas été directement auscultée.En pratique, on divise l'atmosphère en un certain nombre de petites boîtes dont les dimensions sont actuellement d'environ 400 kilomètres de côté sur l'horizontale et de quelques centaines de kilomètres sur la verticale (en altitude).On obtient donc un gigantesque filet en trois dimensions où l'on fait figurer, à chaque maille, l’état de l'atmosphère mesuré sur place ou par calcul puisque toute observation apporte une information.Non seulement au point A où elle est faite mais aussi aux points voisins, cette influence décroissant lorsque la distance par rapport à A augmente.Quand aucune information n'est disponible, on fait une estimation à partir d'une prévision à courte échéance réalisée à partir d'analyses précédentes.Il est ainsi possible d'obtenir une image détaillée de l'atmosphère présente, à partir de laquelle on pourra effectuer une prévision.Un processus mathématique, le schème semi-implicite, qui permet de «faire des pas dans le temps», selon l'expression de Claude Girard, est alors mis en branle.On calcule l'évolution des données figurant à chaque maille du filet, de 20 minutes en 20 minutes.Autrement dit, le modèle prévoit des valeurs de température, de pression, de vent, d'humidité, à tous les points du filet.Ainsi, par petits pas de 20 minutes, les météorologues canadiens simulent l'évolution de l'atmosphère jusqu'à cinq jours.En réalité, cette méthode dite à points de grille est complétée par un nouveau système de traitement des équations, la méthode spectrale.Comme nous l'explique l'un des res- «au lieu de se contenter de traiter séparément chaque point de la grille, la méthode spectrale permetde relier chaque champ, d'homogénéiser l'ensemble, en faisant ressortir les ondes et leurs amplitudes qui parcourent l'atmosphère.» Cette mise en évidence des batte- l'avenir devant elle puisqu'elle permet non seulement de tenir compte de la structure locale des champs, mais aussi de leur continuité autour du globe terrestre.Des prévisions locales justes passent par la capacité ponsables du CMC, Ron Robinson, ments de l'atmosphère semble avoir de réaliser une bonne analyse globale (planétaire), car l'atmosphère terrestre est un tout indivisible.Plus QUÉBEC SCIENCE / avril 1983 21 MARITIME POLAIRE ENTAI MARITIME POLAII CONTINENTALE TROPICALE «^MARITIME TROPICALE MARITIME TROPICALE on veut voir loin dans le temps et plus on doit tenir compte de ce qui se passe aujourd'hui aux antipodes pour en prévoir les contrecoups à moyen terme (cinq jours et plus).Et le moyen terme semble être la météo de demain.MIEUX QU'À PILE OU FACE Malgré son savoir-faire dans le domaine numérique, le CMC n'utilise pas les méthodes numériques pour ses prévisions à moyenne échéance.Une fois par semaine, il émet une carte qui couvre les deux semaines suivantes.En réalité, ces prévisions sont très limitées puisqu'elles indiquent seulement la moyenne des températures en fonction de «la normale»; autrement dit les anomalies: au-dessus, en-dessous ou conforme à la moyenne saisonnière selon les régions.D'après Ron Robinson, les projections à 15 jours du CMC sont fiables à 60 pour cent: «C'est mieux que rien et c'est surtout un peu mieuxque les 50pour cent que vous obtenez en tirant à pile ou face.» Pour le téléjournal, Jocelyne Blouin ignore totalement ces prévisions à moyen terme.À l'aéroport de Québec, les météorologues affirment qu'ils consultent cette carte, mais manifestement elle ne fait pas partie de leurs documents de travail de base parmi tout ce qu'ils reçoivent de Dorval par télé-impression.L'un d'eux, Jacques Bureau, qui présente les prévisions météorologiques à la radio de Radio-Canada à Québec, estime quelle peut éventuellement aider à pressentir la venue précoce ou tardive des saisons.En réalité, ces prévisions aux 15 jours sont considérées au CMC même comme des tentatives d'esquisses: «Le changement jour par jour ne compte pas dans le moyen terme, explique M.Robinson.Nous cherchons à établir une moyenne, ce qui peut être utile, par exemple, aux scientifiques qui étudient le problème des glaces dans la mer de Beaufort ou dans le golfe du Saint-Laurent et auxquels nous faisons parvenir nos prévisions.» Pour l'instant, il n'est donc pas question de prévoir la formation de perturbations ou plus simplement la moyenne des précipitations, calculs que s'efforcent de faire les Américains.Le CMC reçoit ainsi de Washington des cartes donnant; pour plusieurs mois, les prévisions thermiques et pluviométriques, toujours calculées à partir de la moyenne saisonnière.Ces cartes n'apparaissent que très exceptionnellement dans les media : en février dernier, le Ces six masses d'air, par leurs caractéristiques et leur mouvement, influencent à différentes périodes de l'année le climat qui règne sur l'hémisphère Nord.quotidien Le Soleil, par exemple, s'était aventuré à reproduire les projections américaines qui prévoyaient une fin d'hiver «près de la normale».Comment peut-on esquisser de telles prévisions?«Nous utilisons les statistiques, explique-t-on à Dorval.Nous disposons d'archives précises pour les 30 dernières années.Il suffit de chercher dans cette filière les situations comparables à aujourd'hui.S'il est possible de trouver dans le passé une situation analogue, on peut imaginer que le futur pourrait être semblable; mais, même sur 30 ans, il n'y a jamais de situations exactement similaires.» L'HISTOIRE NE SE RÉPÈTE PAS Cette méthode analogique est d'ailleurs à la base de nombreux dictons populaires qui ont précédé la science météorologique.En fait, le nombre élevé de combinaisons possibles — de «degrés de liberté» — qui caractérisent une situation météorologique, rendent extrêmement rare toute répétition d'un scénario passé: les analogies, bien souvent, ne durent pas.Ce qui n'empêche pas le Centre climatologique canadien (CCC) de Downsview, près de Toronto, de faire depuis deux ans le même genre de projections que le CMC (moyenne des températures) maisà long terme, plus précisément sur un mois.«Les Américains vont beaucoup plus loin dans le temps parce qu'ils utilisent des méthodes plus élaborées en associant plusieurs outils statistiques à l'expérience etaux jugements des météorologues, dit Stan Woronko, l'un des responsables des prévisions à long terme au CCC.Notre modèle à Downsview est très simple et est basé sur les statistiques mais, de toute manière, au-delà de dix jours plus personne n'utilise les méthodes numériques.» Si l'échelle de dix jours marque une barrière présentement infranchissable par les ordinateurs, il est cependant tout à fait possible d'amé- 22 avril 1983 / QUÉBEC SCIENCE liorer les prévisions à moyen terme, de trois jours à une semaine.La recette est connue et les Européens se sont donné les moyens de la mettre en œuvre.Le Centre européen pour les prévisions météorologiques à moyen terme (CEPMMT), installé à Reading en Angleterre et qui regroupe les ressources de 1 7 pays, réalise depuis 1979 des prévisions sur dix jours considérées fiables jusqu'à une semaine : «Ils font une prévision globale et quand je dis qu'ils sont meilleurs que nous, je parle de leurs prévisions sur l'Amérique du Nord», constate Claude Girard qui a travaillé deux ans à Reading.Pour obtenir une telle efficacité sur une semaine, les Européens ont misé sur une technologie de pointe: ils disposent en effet de l'un des ordinateurs les plus puissants jamais construits — le Cray-1 — capable d'effectuer 50 millions d'opérations à la seconde.Les mailles de leur filet sont plus fines (200 kilomètres); quant à la verticale, ils utilisent 15 niveaux contre 10 ici.Pourtant, sur le plan théorique, les chercheurs canadiens ne semblent pas en retard.UN CHOIX POLITIQUE «On a contribué à la prévision numérique de façon non négligeable, affirme Claude Girard.On a été les premiers au monde, avec les Australiens, à avoir un modèle spectral.De même, le schème semi-implicite a été créé ici.On l'a inventé, mais on n'a pas été les premiers à l'utiliser.» Le problème est donc surtout une question de moyens et, par conséquent, de choix politiques.Côté moyens, Ottawa a commandé pour cette année à l'ingénieur Cray une machine qui ne sera pas aussi puissante que le Cray-1 mais qui devrait nous faire remonter la pente.Les mailles de la grille, par exemple, pourront être diminuées de moitié (200 kilomètres au lieu de 400), ce qui devrait permettre de différencier des villes comme Montréal et Québec dès l'étape du modèle global.Depuis quelques années, l'hiver semble hésiter à venir prendre ses quartiers au Québec.De partout on entend dire que l'on n'a plus les hivers d’autrefois.On s'interroge: «Mais où sont les neiges d'antan?» Les palmiers, pour prendre Charle-bois au mot, seraient en train de germer en terre canadienne: on les imagine déjà délogeant les érables.Certains songeraient à changer la feuille du drapeau pour une palme.Bien entendu, on n'en est pas là.Mais, après tout, si les dinosaures, ces grandes bêtes frileuses, peuplaient l'Alberta il y a 60 millions d'années, c'est que les climats changent eux aussi.Où en est donc le climat québécois?Côté froid, qu'on se rassure, la rigueur et la bise n'ont pas disparu.Ainsi, pour 1981-1982, le Centre climatologique canadien parle de «l'hiver le plus rigoureux depuis plusieurs années» sur «la plus grande partie du Canada».Quant à la neige, il est exact qu'il en est moins tombé depuis l'hiver 1979-1980, l'un des plus avares en poudre blanche depuis longtemps.Mais se rappelle-t-on seulement que l'hiver 1970-1971, qui n'est pas si loin, a été l'un des plus prolifiques avec près de quatre mètres de neige (383,1 cm) à Montréal?Peut-on alors sérieusement conclure à un changement de climat au Québec?Les météorologues sont prudents, voire sceptiques.Au Centre météorologique régional de Ville-Saint-Laurent, qui couvre la province de Québec et l'île de Baffin, le climatologiste Guy Borne constate que «la normale sur 30 années s'élève à 235,1 cm pour Montréal (343,4 cm pour Québec).Si l'on se fie aux statistiques de l'université McGill qui, elles, remontent à l'hiver 1871-1872, il y a de nombreuses années avec moins de 100 cm de neige: 1877-1878 (78,2 cm): 1880-1882 (97 et 82,9 cm): 1 894-1 895 (77,2 cm).Plus près de nous, les trois hivers des années 1945 à 1947 ont respectivement connu 73,5 cm, 137 cm et de nouveau 73,5 cm,«c'est-à-dire une série en-dessous de la normale tout à fait comparable à ce que nous connaissons depuis 1979.Pour Guy Borne, comme pour la plupart des spécialistes, il est donc «très difficile de se prononcer».Le passé récent est toujours trompeur.Et la mémoire populaire semble l'être tout autant.«Et pourtant, on a vu ça d’année en année, écrit Alcide Ouellet dans son ouvrage évidemment intitulé La météo (Les Éditions de l’Homme).De fait, on oublie qu'il n'existe pasà proprement parler de temps normal sous nos latitudes tempérées.Les moyennes calculées, d'après les statistiques, ne sont que des procédés commodes pour établir des comparaisons et, ce qui serait exceptionnel, ce n'est pas une année avec des records, mais ce serait plutôt une année où tous les éléments atmosphériques coïncideraient avec la moyenne.Cette moyenne, en fait, ne représente même pas le temps le plus probable.» L'extrême variabilité du temps s'explique par notre situation de double influence alternante des masses d'air polaire et tropical, ce qui exclut la réalité d'un temps moyen.Il suffit, comme cela s'est produit cette année, que la zone de basse pression arctique ne descende pas suffisamment vers le sud — c'est-à-dire vers nous — pour que la vallée du Saint-Laurent demeure sous l'influence des masses d'air tempéré des Bermudes, nous explique Jacques Bureau, météorologue à Québec.L'ultime question est pourquoi les basses pressions arctiques ne sont pas venues à notre rencontre: «Les volcans sont à la mode, conclut Jacques Bureau, alors les charlatans vont parler du Mont Sainte-Hélène.Un jour, on va sans doute accuser les Chinois qui, par leur nombre, dégagent beaucoup de chaleur.» iClEK: I QUÉBEC SCIENCE / avril 1983 23 4 *¦ i- e y - y v;- ¦ .• mE ' & fS&P j- ' Si l'amélioration promet d'être substantielle, il n'est pourtant pas question de voir aussi loin que les Européens et de faire la pluie et le beau temps huit jours à l'avance.Ce que regrettent certains chercheurs qui estiment que le Canada sacrifie ainsi sa recherche à une rentabilité sans envergure.Yvon Bernier, du ministère de l'Environnement à Ottawa, est catégorique: «Notre première priorité consiste à améliorer Si les nids d’abeilles sont haut perchés, la neige tombera en grande quantité, dit le dicton.Mais il vaut mieux ne pas s’y fier.Par exemple, le météorologue Jacques Bureau affirme avoir déjà vu deux nids, dans le même voisinage, l’un accroché en hauteur, l’autre près du sol.D’ailleurs, même les méthodes modernes — satellites, ordinateurs, etc.— ne permettent pas encore de faire des prévisions à très long terme.les prévisions à très court terme.Le public exige plus de précision.Et dans le climat économique actuel, avec les crédits dont on dispose, il faut faire des choix.C'est vrai que les modèles numériques nedonnentpas de très bons résultats à court terme mais on dispose d'autres outils comme les radars et les satellites.» À titre d'exemple, le gouvernement fédéral a financé récemment un système couplant un radarà court rayon d’action avec un ordinateur.Baptisé RAPID [Radar Analysis Prediction and Interactive Display), il permet d’excellentes prévisions sur trois heures en produisant une carte tridimensionnelle couvrant un rayon de 240 kilomètres sur 20 kilomètres de hauteur.C'est vraiment du très court terme, mais les pilotes de ligne ne s'en plaindront pas; sans parler du simple citoyen qui aura la possi- bilité de connaître la vitesse des orages et la quantité de pluie en instance de se déverser.L'HOMME ENCORE MEILLEUR QUE L'ORDINATEUR En attendant, les chercheurs du CMC s'efforcent quotidiennement d'améliorer leurs modèles à partir de situations passées.Claude Girard nous donne une idée de ce travail digne de Sisyphe en nous montrant une série de cartes exposées sur un mur et qui sont toutes des tentatives de prévision d'une situation météorologique passée: la plus approchante révèle ainsi le meilleur modèle mathématique.Du côté des applications présentes, le CMC expérimente un système de prévision informatisé à court terme (24-48 heures) baptisé WEDGE ( Weather Element Digital Guidance Evaluation).Concrètement, celui-ci trace des séries de graphiques qui prévoient la pression, la hauteur des nuages, la température et même la visibilité, ce dernier point étant, selon Ron Robinson, particulièrement aléatoire: «L'homme peut regarder par la fenêtre; il a une qualité d'observation et de jugement que ne possède pas l'ordinateur.» On est donc encore loin des prévisions météo entièrement automatiques: «L'homme demeure meilleur à ce stade de la première estimation», ajoute-t-il.Au mieux, le système WEDGE permet au météorologue d'avoir «le point de vue de l'ordinateur» sur le temps à prévoir.Mais jusqu'à présent on l'a fait tourner davantage pour le tester que pour avoir son avis.» Il est frappant de constater que dans cet univers météo où tout semble se faire tout seul — de la photo par satellite à la confection automatique des cartes — l'homme conserve une place de choix.Lejuge-ment d'un prévisionniste expérimenté, capable de s'appuyer en cas de besoin sur les archives climatologiques, n'a pas encore son équivalent dans un cerveau électronique.? mmmmwMÊTTê 19 * ¦râ i un i mmmwrm nc«z*+ w'4rà i^ >r>^: B, f m' l’accélération ou de la décélération.En y ajoutant les secousses mécaniques, les bruits ambiants internes et externes, le pilote vit une situation identique à toutes les étapes d’une envolée.J’ai pu goûter aux plaisirs de la navigation aérienne en «pilotant» un simulateur DC-10 sur une envolée décollant de l’aéroport d’Amsterdam à destination de Zurich, en compagnie de Jean-Pierre Leduc et Ted Carolus, les deux ingé-nieurs-pilotes.Ces derniers m’ont fait découvrir, entre autres, pourquoi les pilotes de « jumbo jets » ne paniquent pas lorsque les conditions atmosphériques se détériorent pendant une envolée.Après avoir navigué dans des conditions normales, l’instructeur de bord a ajouté au scénario informatique quelques cataclysmes : bourrasques de vent latéral, orage électrique combiné à de fortes turbulences, baisse soudaine de pression atmosphérique.Peut-être avez-vous déjà vécu une telle expérience à bord d’un avion?Le simulateur reproduit des conditions de ce genre à volonté.C’est à ce moment que l’élève-pilote commence son entraînement.L’instructeur peut comparer les temps de réaction avec ceux qui ont été programmés en fonction des paramètres du véhicule et des conditions imposées à l’appareil.Un aspect fascinant du développement de tels systèmes demeure sans doute la compétence professionnelle des pilotes spécialisés de la CAE Électronique qui raffinent, avec les ingénieurs et les informaticiens, chacune des fonctions de ces appareils.Ce sont des artistes de la reconstitution et ils pourraient probablement faire pâlir plusieurs scénaristes de jeux vidéo car Pac Man et Donkey Kong semblent bien rudimentaires après une envolée sur un simulateur de Boeing 767.Pierre-Paul Brassard 50 avril 1983 / QUÉBEC SCIENC ACTUALITÉS NEUROLOGIE LA VRAIE NATURE DU RETOUR EN ENFANCE S g il est couramment admis qu’on a l'âge de nos artères, il semble de plus en plus établi qu’on a aussi l’âge de nos neurones.On fonde notre espoir de vivre de bonnes et belles années de l’âge d’or et même du quatrième âge sur une longévité accrue, mais il faut aussi voir que cela s’accompagne du risque de finir nos jours en vieillards gâteux.Au Québec, le quart de nos lits d’hôpitaux sont occupés par des personnes âgées atteintes de démence sénile ! Selon des chiffres anglo-saxons, une personne âgée de plus de 65 ans sur six serait atteinte de la maladie d’Alzheimer, une des formes les plus courantes de démence car elle est en cause dans 60 à 75 pour cent des cas de démence sénile.Comme l’explique Pierre Etienne, de l’hôpital Douglas de Montréal, la fréquence de cette maladie croît proportionnellement avec l’âge ; chez les 80 ans et plus, c’est une personne sur quatre qui en est atteinte.Dans les hôpitaux du Québec, un lit sur huit serait occupé par un patient atteint de ce mal encore bien mystérieux.La maladie d’Alzheimer se classe même bonne cinquième parmi les causes de mortalité au Canada, faisant environ 10 000 victimes chaque année sans compter les quelque 200 000 individus qui en sont atteints à divers degrés de gravité.Le problème avec cette maladie, c’est quelle est très difficile à diagnostiquer, les symptômes évoluant lentement, souvent même sur plusieurs années.Elle se présente d’abord comme un vieillissement plus rapide que la normale.Dans un premier temps, la maladie d’Alzheimer, du nom du chercheur qui l’a identifiée en 1906, se manifeste par un changement de personnalité marqué par un désintérêt pour les activités sociales, des difficultés d’adaptation (manies) ainsi que des pertes de mémoire suivies, dans l’escalade, par des déficiences de jugement et des difficultés de plus en plus grandes d’apprentissage.A ce stade, le malade est conscient de son déclin et développe anxiété et irritabilité.La maladie continue ses ravages: la personne atteinte perd la notion du temps et de l’espace, ne sachant plus quel jour ou en quelle saison on se trouve et s’égarant dans des rues jusque-là familières.Pour son entourage, cette personne manifeste un retour en enfance.Elle fait table rase de ses apprentissages, réagit de manière infantile et devient insensible à son état.Elle se trouve alors réduite à l’impossibilité de faire les gestes quotidiens élémentaires, à l’immobilité et à l’incontinence.C’est l’ultime stade du « retour en enfance » : on doit la nourrir et lui donner les soins comme à un bébé.Cette forme de sénilité correspond à des lésions précises dans des groupes de neurones situées à la base du cerveau, dans la zone de l’hippocampe, ainsi que dans le lobe frontal.Ces neurones constituent plusieurs régions cérébrales dont, entre autres, le «noyau basal de Meynert».On a découvert récemment que la lésion de ce noyau était associée de façon spécifique à la maladie d’Alzheimer.On retrouverait moins de cellules dans le noyau basal de Meynert chez les gens souffrant de la maladie d’Alzhei- mer que chez ceux atteints d’autres types de démence.Mais qu’est-ce qui peut bien enclencher un tel processus de détérioration des neurones ?Selon Pierre Etienne, coordonnateur d’un groupe de recherche sur la maladie d’Alzheimer à l’hôpital Douglas, il s’agit d’un dérèglement du système cholinergique, un système chargé de la synthèse de l’acétylcholine.Cette hormone, qui transmet l’influx nerveux dans les neurones et est ainsi à la base de nos processus mentaux, sert aussi d’aliment pour les corps, cellulaires de notre cerveau.Cette substance est donc essentielle à la vitalité de nos cellules cérébrales.On a ainsi observé chez des personnes souffrant de la maladie d’Alzheimer que l'activité de synthèse de l’acétylcholine se trouvait réduite au point de n’être plus que de 10 à 30 pour cent du taux normal observé chez des personnes du même âge.L’existence de cette maladie apparaît nettement liée à un déficit en acétylcholine mais on cherche maintenant à savoir s’il s’agit d’une maladie impliquant une région du cerveau ou d’un trouble du système choli- nergique lui-même, explique Pierre Etienne.La cause de la maladie d’Alzheimer reste encore inconnue.L’existence d’une maladie d’Alzheimer de type familial fait pencher certains chercheurs pour une prédisposition génétique.Pierre Etienne se dit plutôt en faveur d’une cause virale, ce qui permettrait d’envisager une possibilité de traitement, un vaccin par exemple.Une équipe de chercheurs du General Hospital de Toronto a pour sa part mis en évidence l'importance d’un facteur environnemental dans le déclenchement de la maladie d’Alzheimer, mais sans démontrer une relation de cause à effet.En fait, on a trouvé des quantités particulièrement élevées d’aluminium dans les cerveaux atteints de cette forme de démence, ce qui amène les chercheurs à soupçonner que ce métal ait un rôle à jouer dans le processus de détérioration neuronal.Cette hypothèse donne cependant lieu à des controverses.Mais il n’est sans doute pas impossible qu’il y ait plusieurs causes à cette maladie.Ginette Beaulieu À L’AFFÛT DES MÉTÉORITES Il semble tomber plus de météorites dans les régions fortement peuplées, durant le jour et entre avril et octobre.Serait-ce parce que les mesures sont biaisées par les observateurs qui sont plus nombreux, réveillés et plus souvent dehors au printemps et en été qu’en automne et en hiver ?Une équipe canadienne d’astronomes de l’Institut Herzberg d’astrophysique a voulu en avoir le cœur net et lan Halliday et Arthur Griffin ont publié les résultats de 20 ans d’observations dans la revue Meteoritics.Le réseau de caméras du projet Meteorite Observation and Recovery, mis sur pied par le C.N.R.C., leur a permis d’analyser les orbites des précurseurs de météorites et d’en déduire quand et où ces derniers toucheraient terre.D’après eux, leur nombre varie faiblement suivant la latitude.Plus de 60 pour cent tombent pendant le jour et il y en a davantage au printemps.Mais c’est dans la soirée du 8 novembre dernier qu’est tombé le dernier météorite connu.Et pour la deuxième fois en 11 ans, c’est dans le salon d’un habitant de la ville de Wethersfield, dans le Connecticut, qu’il a atterri ! Marianne Kugler HP75C L’ORDINATEUR QUI VOUS SUIT DANS VOS DÉPLACEMENTS - Langage basic étendu de Hewlett-Packard - Jusqu’à 24 KRAM (16K incorporé + module 8K en option) - 48 KROM - Interface HP-IL incorporé - Structure à filière multiple - Horloge et rendez-vous à accès direct - Lecteur de cartes inclus * ENFIN un ordinateur que vous pouvez transporter aux endroits les plus éloignés de votre bureau ou domicile.* Compatibilité avec ses «grands frères» de la série HP-80 de Hewlett-Packard * Une gamme complète de périphériques pouvant s’y adapter, tels que: - moniteur - imprimante à impact 8V2 x 11” - traceur graphique - coupleur téléphonique - RS-232 - imprimante et lecteur de cassettes de la HP-41C fonctionnant avec la boucle d’interface HP-IL 1 446,95 $ PRIX HP-IL Pour de plus amples informations, contactez: COOPERATIVE ETUDIANTE DE POLYTECHNIQUE 2900 Édouard-Montpetit C.P.6079, suce.A Montréal, Québec H3C 3A7 tel.: (514) 344-4841 Veuillez nous contacter pour des commandes postales ORDINATEUR PERSONNEL MtWLCTT PACKARD CONCESSIONNAIRE AUTORISÉ 52 avril 1983 / QUÉBEC SCIENCE a NCSO-ORaMTEURS: COMKJfT CA MARCHE.MICRO-ORDINATEURS: COMMENT ÇA MARCHE.(8595) Schomberg, R.Ce livre expose de manière claire et concise les principes de fonctionnement de tous les éléments qui constituent l'univers des microordinateurs.Il s’adresse à tous en présentant des concepts indispensables illustrés de manière simple.Maîtrisez votre matériel et déjouez ses pièges.Eyrolles, 1982,100 pages.14,95$ SCIENCE LES DANGERS CACHÉS DES LABOS LA CONDUITE DU VIC 20 (8625) Monteil, F.Avec "La conduite du VIC 20” vous découvrirez les possibilités offertes par votre micro-ordinateur, même si vous n'en possédez qu'une version de base.En effet cet ouvrage vous apprend à accéder au langage machine en écrivant vos propres moniteur et assembleur, à créer votre propre générateur de caractères et exploiter ainsi les possibilités graphiques en haute-résolution du VIC.LA CONDUITE DU VIC 20 Ls .S A Eyrolles, 1982,140 pages 16,10$ LE BASIC UNIVERSEL (8594) Schomberg, R.Il vous expliquera, à l’aide d’exemples, comment programmer en BASIC, et tout simplement comment programmer, car les concepts exposés dans le cadre du BASIC se retrouvent dans de nombreux langages.Après la lecture de ce livre, vous serez capable d’aborder le manuel BASIC de n’importe quel microordinateur.Eyrolles, 1982,128 pages 14,95$ TELECOMMANDE AVEC VOTRE MICRO-ORDINATEUR (8621) Saguez, F."Pourrai-je lui confier la surveillance de mon pavillon, lui faire économiser mon huile, lui faire arroser mon jardin, lui confier mon aquarium ou mon labo-photo ou la gestion de mon réseau de train miniature, le brancher sur mon téléphone.?” Cet ouvrage vous montre que votre ordinateur personnel peut faire tout cela.et bien d’autres choses encore, en utilisant le matériel du commerce qui se branche sur la majorité des micro-ordinateurs existants.a TOKOMMANK «SC VOTRE MICRO-OROtttATEUR TV V.\ Eyrolles, 1982,126 pages 16,10$ Bon de commande Veuillez me faire parvenir les ouvrages cochés ^ ?#8595.14,95$ ?#8625 .16,10$ ?#8594___14,95$ ?#8621 ______16,10$ Règlement ci-joint , CD Chèque bancaire ?Mandat postal CD ¦¦¦m CD ?Date d’expiration________________________ Nom et Prénom_______________________________________________ (en capitales) Adresse____________________________________________________ Ville ______________________________________________________ Signature à découper et à retourner à somabec 2475, Sylva Clapin Case postale 295 St-Hyacinthe.Qué.J2S 5T5 Tél.: 774-8118 Mtl.: 467-8565 Ltee Des produits chimiques rangés par ordre alphabétique.Des substances qui, mélangées accidentellement, pourraient produire des effets désastreux.Parmi ces produits, certains sont classés comme cancérigènes et bannis dans plusieurs universités américaines.Et les manipulations de ces substances se font dans des laboratoires dotés de systèmes de ventilation déficients, occasionnant des irritations de la peau et des voies respiratoires chez les utilisateurs.Voilà quelques-uns des événements qui ont graduellement sensibilisé les techniciens, les étudiants, et enfin les profes- Première étape à franchir: reconnaître qu’il existe dans les laboratoires des risques pour la santé et la sécurité.seurs, aux risques pour la santé existant dans les laboratoires du pavillon des sciences de l’Université du Québec à Montréal.Ce pavillon abrite des laboratoires de physique, de chimie, de biologie et de géologie, et posséderait de sérieux vices de conception.«Un système de ventilation problématique faisait jusqu’à récemment que les gens au premier étage pouvaient deviner avec quels produits les chimistes travaillaient au cinquième,» souligne Luc Desnoyers, professeur au département de biologie de Î’UQAM.Il ne comprend surtout pas pourquoi l’architecte a décidé de ne pas mettre de fenêtres dans les laboratoires.Il est également difficile d’expliquer l’absence de sorties de secours à certains endroits.«-ri- fe 53 : JQUËBEC SCIENCE / avril 1983 .• m I (one ft I *, 3 K2 W LA TAMISE BARRÉE x "¥ Iv, ;'î-.Une nouvelle barrière de protection contre les inondations vient d’être érigée à Woolwich, dans le sud-est de Londres.La barrière, qui se compose de quatre portes principales de 61 mètres en acier et de six plus petites portes, peut être mise en place en l’espace de trente minutes, en cas de danger d’inondation et fait appel à une technologie de pointe.micro cojme Logiciels (A): Anglais (F): Français APPLE II+, 48K, DISQUE librairie, logiciels et accessoires pour micros (TAXABLE) 1RS 80, MOD III, 48K, DISQUE ?Mail List 3.0 (A) $64.95 ?Text Editor (A) $35.95 ?Le Rédacteur (F) $179.95 ü The Predictor (A) $35.95 ?Les Vautours (F) $37.95 \/ip on ai/ i/7 ?L’organisateur (F) $289.95 VIU-^U, o K, K-/ ?Le Guerrier des Etoiles (F) $49.95 CT VICALC (A) $22.50 ATARI 400/800, 32 K, DISQUE ?VICHECK (A) $36.95 ?Mail List (A) $64.95 VIC-64, K-7 ?Text Wizard (A) $119.95 ?Froggee (A) $29.95 Volumes O Mathématiques + Statistiques $27.50 ?Modèles pratiques de décision T.1 $27.50 ?Modèles pratique de décision T.2 $27.50 ?Le Basic et l’École $24.00 ?Les Finances familiales $20.00 ?Le Basic et ses fichiers T.1 $24.00 ?Le Basic et ses fichiers T.2 $24.00 ?Armchair BASIC $15.95 ?VisiCalc® made Easy $17.95 ?Z80, Ass’y, Language Subroutines $21.95 ?Data Base Management Systems (D.B.M.S.) $22.95 Je possède un TRS80 I ?Il Dili DTRSSOcouleur D16 DAPPLE II ÜHeCllllG VIC 20 ?CBM 64 ?SUPERPET ?IBM ?ATARI ?AUTRE ?Veuillez me faire parvenir votre catalogue ($1.00; gratuit avec achat) Veuillez me faire parvenir les articles cochés ci-dessus; Montant: Paiement: ?Chèque visé ?Mandat poste ?Visa ?M.C.Commande:_________________ Carte no: __________________________________________ Taxe 9%:__________________ Date d’expiration:__________________________________ Envoi: ^2.50 Nom: _______________________________________________ Total: Adresse: Ville: _________________________________Date: Signature: retourner A: micro cojme c.p.I860, 1419mirl -i /¦.,'.-V L’École en animation écologique de l'Université du Québec à Rimouski vous invite à vous inscrire à l'un de ses stages de sept jours "À la découverte du milieu physique".Cet été, nous vous offrons deux itinéraires soit le Bas-St-Laurent et la Vallée de la Matapédia.Au programme, sept jours de détente et de découvertes en pratiquant le camping et de nombreuses activités de plein air.Venez participer à un stage qui n'a pas de prétention académique, mais qui pourtant est riche en enseignements.Faites l'apprentissage ou perfectionnez vos connaissances sur le milieu naturel (ornithologie, botanique, mycologie, géologie, etc.).Devenez un homme ou une femme des cavernes en faisant de la spéléologie.Vivez pendant sept jours une expérience de groupe inoubliable et d'une grande intensité avec des animateurs spécialisés en sciences naturelles ainsi qu'en plein-air.Bref, des vacances différentes et passionnantes! Cinq stages : 20 au 26 juin: Bas-St-Laurent 4 au 10 juillet : Vallée de la Matapédia 18 au 24 juillet : Bas-St-Laurent 1er au 7 août : Vallée de la Matapédia 15 au 21 août : Bas-St-Laurent Groupes : maximum de 14 personnes Prix : 200,00 $ incluant le transport, la nourriture, l'hébergement et le service des animateurs.Pour plus d'information, écrivez à : École d'animation écologique À l'att : Jacques Carrier Université du Québec â Rimouski 300, avenue des Ursulines Rimouski G5L 3A1 Tél.: (418) 724-1782 Université du Québec à Rimouski 6 56 avril 1983 / QUÉBEC SCIENCE ACTUALITÉS I o.:.: MICROBIOLOGIE PLUS PETITS QUE LES VIRUS Jusqu’à il n’y a pas si longtemps, on croyait que les virus étaient les plus petits organismes vivants.On a dû se raviser depuis, car on a découvert qu’il en existait d’autres encore plus petits : ce sont les viroïdes, mis en évidence en 1969, et plus récemment, en 1982, les prions.Les premiers sont des agents pathogènes s’attaquant à des plantes (par exemple, la maladie en fuseau de la pomme de terre ou le rabougrissement du chrysanthème) ; les seconds ont été mis en évidence dans le cerveau de moutons atteints de la « tremblante » et pourraient être impliqués dans certaines LE QUATRIÈME CHRIST DTPSILANTI Si un malade mental qui se prend pour Jésus-Christ est confronté à un autre malade qui se prend lui aussi pour le Christ, que se passe-t-il?C’est cette idée fascinante qui avait poussé Milton Rokeach à regrouper trois schizophrènes paranoïdes se prenant chacun pour le Christ dans le même hôpital d’Ypsilanti, dans le Michigan, il y a 20 ans.Résultat?Une riche moisson d’observations, mais aucun résultat sur le plan thérapeutique.Aucun des trois Christs n'avait changé de personnalité d’emprunt, et tous s’étaient ressaisis, après les premiers moments de désarroi face aux «autres Christs».(L’un d'eux, Clyde, ne manquait pas de sens de la répartie.Une nuit, lorsqu’un malade, exaspéré par les ronflements de son voisin, lança, très en colère: «Arrête de ronfler, Christ!», Clyde se dressa aussitôt dans son lit, outré: «C’est pas moi, dit-il, c’est l’autre!) À tel point qu’à la fin de l’expérience, les trois Christs, Joseph, Léon et Clyde, présentaient un front uni contre Rokeach, qui tentait de les «dé-stabiliser».Une des caractéristiques des trois malades était d’ailleurs leur capacité à surmonter les contradictions et à contourner la logique du monde «normal».Ainsi Joseph expliquait à Rokeach qu’il était gouverneur de l’Illinois en même temps que Christ: «Il faut bien que je gagne ma vie, moi ! » Vingt ans plus tard, le chercheur américain vient de publier une réédition de son livre, dans laquelle il se montre un peu penaud: «J’avais échoué dans ma tentative de guérir les trois Christs de leur illusion, écrit-il.Mais eux avaient réussi à me guérir de la mienne: l’illusion de croire qu’il était possible de changer leur personnalité en organisant et en ré-organisant chaque jour leur vie, de façon toute-puissante et omnisciente, comme Dieu.Je n’avais réellement aucun droit, même au nom de la science, de jouer à Dieu.J’ai été guéri le jour où j’ai été capable de les laisser en paix.» (J-P- R.) maladies du système nerveux chez l’homme (entre autres, la maladie de Parkinson, la sclérose multiple, la démence sénile d’Alzheimer) ou des maladies articulaires (l’arthrite rhumatismale).Ces micro-organismes sont une source abondante de points d’interrogation pour les scientifiques car, avec leur constitution des plus simples, on s’explique difficilement comment ils se multiplient.Les virus, en effet, sont formés d’une molécule d’acide nucléique, entourée d’une cap- side constituée de protéines.Par contre, les viroïdes ne sont formés que d’une molécule d’ARN libre, sans capside protéique autour.Les prions, quant à eux, ne contiennent aucun acide nucléique, mais seulement une molécule protéique de petite taille.Jusqu’ici, on a émis deux hypothèses pour tenter d'expliquer le mode de multiplication du viroïde.Selon la première, le viroïde se répliquerait en synthétisant, de façon répétée, des copies de leur ARN, comme le font habituellement Médecine Mceill Renseignements: (514) 392-5306 Tout ce qu’un fumeur ne veut pas savoir .Une bonne part de nos connaissances sur les méfaits du tabagisme et de la pollution atomosphérique sur nos fonctions respiratoires est le résultat de recherches menées depuis dix ans aux laboratoires Meakins-Christie de McGill.Fondés en 1972 à partir du laboratoire cardio-pulmonaire de l’hôpital Royal Victoria, ces laboratoires sont devenus l’un des grands centres de recherche mondiaux sur les fonctions et les maladies respiratoires.La formation postdoctorale qui y est offerte jouit d’une excellente réputation internationale.De nombreuses recherches y sont menées en étroite collaboration avec des chercheurs rattachés aux hôpitaux universitaires de McGill et de l’Université de Montréal et ce, depuis leur fondation.Le docteur Joseph Milic-Emili, directeur des laboratoires Meakins-Christie, cite parmi les nombreuses réalisations de ses chercheurs les techniques permettant d’évaluer la distribution dans les poumons de l’air inspiré d’une part et la gravité des affections des petites voies aériennes de l’autre.Ces deux techniques sont d’ailleurs couramment utilisées dans le monde entier à des fins diagnostiques, thérapeutiques et de recherche.L'histoire au secours de la génétique La seule façon d’étudier la répartition d’une mutation génétique liée à la consanguinité au sein d’une population, c’est de dresser la généalogie d’un enfant malade à partir de ses deux parents et retracer ainsi tous les couples qui sont porteurs de la mutation aujourd’hui.C’est ce que faisaient jusqu’ici le Dr Francis Glorieux, directeur de l’unité génétique de l’hôpital Shriners pour enfants infirmes et le Dr Charles Robert Scriver, directeur du Groupe CRM en génétique médicale de McGill, afin de savoir si les parents des enfants, dont ils soignent le rachitisme héréditaire vitamino-dépendant, ne seraient pas des cousins éloignés.Comme cette maladie génétique affecte surtout des familles driginaires du Saguenay, il leur suffira désormais de consulter le fichier de population SORER avec la collaboration de son directeur, M.Gérard Bouchard, professeur d’histoire à l’Université du Québec à Chicoutimi.“Nous pourrons ainsi," explique le Dr Scriver, “retracer à peu près toutes les familles à risque et, grâce au Réseau québécois de médecine génétique, rejoindre ces enfants et les guérir dès leurs premiers jours de vie.” V:-'.I ÏL:: I l'eue t «011,11 Publi-reportagei 57 vi'O IQUÉBEC SCIENCE / avril 1983 OUI! Dans la région de Montréal votre LIBRAIRE participant peut vous abonner ou vous réabonner à QUÉBEC SCIENCE Demandez-le-lui ! tins fies acides nucléiques.Mais * ; cette synthèse d’ARN à partir I® [d’une molécule d’ARN néces-i site l’action d’une enzyme lions' t particulière, la réplicase, qui lia i n’existe pas dans la cellule-oh I hôte.Il reste donc au viroïde à fï i synthétiser lui-même cette [ enzyme au moment où il en a fa besoin.Un petit problème se pose pfoj >1 toutefois qui rend cette hypo-p thèse difficilement acceptable : iHC j la synthèse d’une protéine — et [(jo j l’enzyme réplicase en est une — ® ) ne peut se faire qu’à partir ma d’une chaîne simple d’ARN de i; taille suffisante, ce qui fait ti justement défaut au viroïde.La deuxième hypothèse voit S le viroïde comme le produit de i certains gènes de la cellule-hôte i elle-même.Ces gènes, norma-^ ; lement inexprimés, seraient :: activés par l’ARN des viroïdes i et serviraient alors de modèles ;; h pour la copie de nouvelles ' i molécules d’ARN qui ne seul e raient nulle autre que celles de il 3 ces viroïdes.Toutefois, pour que cette .: hypothèse se confirme, il devrait exister dans l’ADN des : plantes infectées des régions ij dont la composition corres-!¦ || pondrait à celle de TARN des i’ viroïdes.la ¦ .,N Or, jusqu a maintenant, on "j n’a pu démontrer, dans l’ADN j II des plantes, l’existence d’au-if ftj cune région présentant dans sa } Il composition une certaine ho-I; mologie avec l’ARN des vi-I: roïdes.Et l’énigme du mode de ; si réplication de ces viroïdes de-j r;: meure complète, comme d’ail-!j ¦ leurs celle de leur mode d’action )i Hi sur les plantes.En effet, si leur i ï ARN est trop petit pour | diriger la synthèse d’une molé-| I cule de l’enzyme réplicase s II essentielle à leur multiplica-(• I tion, il ne peut à plus forte s raison diriger celle des autres i |i molécules qui seraient respon-|j sables des divers symptômes ; Il observés chez les plantes affec-e I tées.D’ailleurs, on n’a décou-s H| vert chez les plantes malades U: aucune protéine différente de celles normalement observées chez les plantes saines.Il n’est pas plus aisé d’expliquer comment les prions, qui ne sont constitués que d’une molécule de protéine, donc aucun acide nucléique, peuvent se multiplier.Encore là, deux hypothèses circulent.Selon la première, les prions activeraient, dans la cellule-hôte, certains gènes jusqu’alors silencieux.Ces derniers dirigeraient la synthèse de la protéine qui constituera les nouveaux prions.Ce mode de multiplication impliquerait toutefois l’existence de nouvelles enzymes qui n’ont encore jamais été isolées expérimentalement; ce mécanisme est donc peu probable.La deuxième hypothèse fait appel à des mécanismes beaucoup plus originaux.Dans ce cas-ci, c’est la protéine elle-même qui servirait de modèle à la synthèse d’un ARN qui, lui, par la suite, dirigerait la synthèse des molécules de protéine des nouveaux prions.C’est donc le processus inverse de la normale qui consiste à partir d’un acide nucléique pour obtenir une protéine.Ce mode de multiplication est possible, car déjà on sait que certains antibiotique, par exemple la gramicidine, sont fabriqués de cette façon.Notons toutefois qu’il reste possible que les prions contiennent un acide nucléique, mais si bien caché par une gaine protéique qu’on ne peut le détecter.Si tel était le cas,'les prions se répliqueraient alors comme les virus et ils appartiendraient à ce groupe de micro-organismes.Cette possibilité ne pourra être confirmée ou infirmée que le jour où on réussira à isoler et à purifier des prions en assez grande quantité pour en entreprendre l’-analyse chimique directe.AGENCE DU LIVRE FRANÇAIS 1246, rue St-Denis Montréal, Qué.SOCIÉTÉ DE BIOLOGIE DE MONTRÉAL 2041, rue Jolicoeur Ville Eymard, Montréal AUX BONNES PAGES 7868, boul.Champlain La Salle, Qué.CENTRE D'INTERPRÉTATION DE LA NATURE DU LAC BOIVIN 700, rue Drummond Granby, Qué.COOPÉRATIVE ÉTUDIANTE DU COLLÈGE DE JOLIETTE 20, rue St-Charles sud Joliette, Qué.LA LIBRAIRIE COMMUNAUTAIRE DES LAURENTIDES INC.455, Fournier St-Jérôme, Qué.COOPÉRATIVE MAISONNEUVE 3800, Sherbrooke est Montréal, Qué.LA PROMENADE ST-JOVITE INC.974, rue Ouimet St-Jovite, Qué.LE COMPTOIR DU LIVRE INC.548, Mondor St-Hyacinthe, Qué.LE PARCHEMIN INC.550, rue Ste-Catherine est Montréal, Qué.LES ÉDITIONS LE FURETEUR INC.615, Victoria St-Lambert, Qué.LETTRE-SON 1005, Laurier ouest Outremont, Qué.LIBRAIRIE AUX PUCES» 5351 A, 5e Avenue Montréal, Qué.LIBRAIRIE BEAUDOIN 1826, Mont-Royal est Montréal, Qué.LIBRAIRIE BOYER LIÉE 10, Nicholson Valleyfield, Qué.LIBRAIRIE CAMPUS ENR.3762, rue Masson Montréal, Qué.LIBRAIRIE CARCAJOU Place Rosemère 401, boul.Labelle Rosemère, Qué.LIBRAIRIE C.E.C.MICHEL FORTIN INC.3714, rue St-Denis Montréal, Qué.LIBRAIRIE CHAMPIGNY 4474, rue St-Denis Montréal, Qué.LIBRAIRIE CLASSIC 56 Place Longueuil 825, St-Laurent ouest Longueuil, Qué.LIBRAIRIE CLASSIC 121 Galeries Granby 40.rue Évangéline Granby, Qué.LIBRAIRIE DeMARC INC.LIBRAIRIE DeMARC INC.3100, boul.de la Concorde Duvernay, Qué.LIBRAIRIE DeMARC INC.Complexe Desjardins Montréal, Qué.LIBRAIRIE DeMARC INC.900, boul.Grignon St-Jérôme, Qué.LIBRAIRIE DeMARC INC.1 691, Fleury est Montréal, Qué.LIBRAIRIE DES GALERIES DE GRANBY 40, rue Évangéline Granby, Qué.LIBRAIRIE DIALECTA INC.135, Messier Mont St-Hilaire, Qué.LIBRAIRIE FLAMMARION 4380, rue St-Denis Montréal, Qué.LIBRAIRIE HERMÈS 1120, rue Laurier ouest Outremont, Qué.LIBRAIRIE JEAN-YVES INC.3, rue Court Granby, Qué.LIBRAIRIE LARICO 13, Place Chambly Chambly, Qué.LIBRAIRIE MARCEL WILKIE INC.89, Georges Sorel, Qué.LIBRAIRIE MERCIER 40, St-Joseph Ste-Thérèse, Qué.LIBRAIRIE MEUNIER ENR.23, Ronaldo Bélanger Ste-Martine, Qué.LIBRAIRIE NOUVELLE FRONTIÈRE 185, Ontario est Montréal, Qué.LIBRAIRIE «POCHOTHÈQUE» PLAISIR DE LIRE 706, rue Sud Cowansville, Qué.LIBRAIRIE ST-PIERRE-APÔTRE LTÉE 1085, chemin Chambly Longueuil, Qué.LIBRAIRIE RAFFIN INC.6722, St-Hubert Montréal.Qué.LIBRAIRIE RENÉ MARTIN INC.598, St-Viateur Joliette, Qué.LIBRAIRIE SCIENTIFIQUE B.HÉNAULT INC.2001, rue Université Montréal, Qué.LIBRAIRIE SONS ET LETTRES 4150, rue Wellington Verdun, Qué.LIBRAIRIE STE-THÉRÈSE ENR.7, Turgeon Ste-Thérèse-de-Blainville, Qué.LIBRAIRIE UNIVERSITÉ DE MONTRÉAL Jean Robin Pavillon Principal Montréal, Qué.ZONE LIBRE 185, boul.Les Promenades 325, Ste-Catherine est St-Bruno-de-Montarville, Qué.Montréal, Qué.Le magazine QUÉBEC SCIENCE, C.P.250, Sillery, Québec GIT 2R1 Tél.: 657-2426 Interurbain sans frais: 1-800-463-4799 avril 1983 / QUEBEC SCIENCE par François Picard PETIT MAIS PUISSANT Le petit ordinateur Sinclair prend de plus en plus de puissance tout en restant à un prix abordable.Différentes compagnies proposent divers accessoires à cette fin, en particulier des compléments de mémoire.Ainsi les «Memopaks» de Me-motech permettent déjà de pousser sa RAM à 64 K, de faire des graphiques à haute résolution, d'utiliser une imprimante ou de rejoindre d'autres ordinateurs par voie téléphonique.Et on annonce pour bientôt des lecteurs de disquettes.(Memotech Corporation, 7550 West Yale Ave., Denver, CO 80227, U S A.) UNE CEINTURE ÉLECTRIQUE L'un des principaux problèmes que rencontrent les utilisateurs de magnétoscopes portatifs qui partent à la chasse aux images est le peu d'autonomie des batteries de leurs appareils.En fait, celle-ci varie habituellement entre une demi-heure et une heure, ce qui est bien souvent insuffisant.Mais il existe maintenant des générateurs de courant prévus à cette fin, très efficaces, qui sont copiés sur le matériel profes- sionnel.Le «Power Belt» de la compagnie américaine Vdo-Pak Products a ainsi été conçu pour les vidéophiles avertis.Les cellules de batteries, qui fournissenf un courant de 12 volts en 12 ampères, sont contenues dans une ceinture, le tout pesant environ six kilogrammes.Selon le modèle, cela permet une utilisation continue du magnétoscope et de la caméra pendant une période de quatre à douze heures.Prix: 200 $ à 400 $ canadiens.(Vdo-Pak Products, P O.Box 67, Port Orange, Florida 32019, U.S.A.) Bientôt demain PLUS SOLIDE QUE U Ad ER PILOTER PAR LA VOIX L'armée de l'air américaine vient de procéder à des essais en vol d'un système par ordinateur permettant à l'appareil d'obéir à la voix du pilote.Les 36 commandes différentes auxquelles répond l'avion — un F-16 — ontétépré-enregis-trées par le pilote.Le système pourrait être opérationnel avant la fin de cette décennie.PERCER SANS FIL Depuis une vingtaine d'années, la forme et la constitution des casques de moto ont sans cesse évolué dans un souci de fournir une plus grande sécurité à leur utilisateur.On en était rendu à des casques en fibre de verre renforcée de diverses façons.La compagnie Nava USA a remplacé la fibre de verre par un filament de Kevlar, un matériau dont elle ne veut pas donner la composition, mais qui serait aussi solide que de l'acier.Dans les nouveaux casques «Fibernava», avant d'être recouverte de résine, cette fibre est tissée de façon à lui donner une structure de filet dont la géométrie favorise l'absorption de l'impact par l'ensemble du casque.Ce casque est aussi fait d'une seule pièce, sans joint, et il est plus léger qu'un casque en fibre de verre.(Nava USA, 5729 Ward Avenue, Virginia Beach, Virginia 23455, U.S.A.) Quoi de plus énervant, lorsque l'on se sert d'une perceuse dans des endroits difficiles d'accès, que d'avoir à se débattre avec un fil électrique qui se glisse toujours où il ne faudrait pas ! La solution : une perceuse sans fil, mais qui soit cependant efficace.Mise sur le marché récemment par la firme américaine AEG-Peugeot, la perceuse «EZ505» sert autant de perceuse que de tourne-vis électrique et elle n'utilise que le courant 7,2 volts de sa pile rechargeable.Son moteur a deux vitesses, 600 tours/minute pour la fonction de perceuse et 300 tours/minute pour celle de tourne-vis.Selon le fabricant, cet outil, pesant à -tn -4____ peine plus d'un kilogramme, perce 300 trous d'un centimètre de diamètre dans de l’érable de deux centimètres d'épaisseur ou visse jusqu'à 450 vis de 5 mm de diamètre avant qu'on ait à recharger sa pile; ce que l'on peut faire en une heure.(AEG Power Tool Corporation, 1 Winnenden Road, Norwich, CT 06360, U.S.A.) EN BREF.• Le Laboratoire des basses températures du CNRC, à Ottawa, a mis au point un système de découpage de fentes dans la glace à l'aide de jets d'eau à haute pression, une nouvelle technique qui pourrait aider les brise-glace à avancer dans la glace.• Avant de poser des tuiles de céramique sur un plancher, il faut normalement s'assurer que celui-ci est rigide et bien plat, mais la compagnie anglaise FocusCeramicsa misau point le «Lazemoflex», une feuille de mousse semi-rigide que l'on recouvre d'un adhésif spécial avant de mettre les tuiles en place.• CN Rail a fait l'acquisition de six machines «Combo» capables d'effectuer plus efficacement les opérations de bourrage.Le bourrage consiste à remplir et à tasser mécaniquement le ballast afin que l'assise de la voie ferrée soit plus solide et donc plus stable.• Un collège américain qui désirait utiliser des micro-ordinateurs dans ses classes, mais qui manquait de fonds, a conclu une entente avec ses étudiants: ceux-ci paient 200 $ de dépôt, puis 200$ par semestre pendant quatre ans et, à la fin de cette période, ils peuvent partir avec leur ordinateur.Pourquoi pas?L'INFLUENCE DE LA FORMULE 1 Bombardier a développé avec Gerard Karpik, un coureur sur motoneige, un prototype de Ski-Doo capable de meilleures performances que celles des motoneiges actuellement sur le marché.Prévu pour la compétition, ce nouveau modèle est, entre autres, plus aérodynamique et sa suspension s'inspire de celle des voitures de course de Formule 1.Les innovations les plus intéressantes devraient se retrouver sur les motoneiges Bombardier de série d'ici deux ans, mais déjà le Ski-Doo 5500 MX est équipé de la nouvelle suspension arrière qui assure un meilleur confort et une meilleure tenue de piste.% Silné K «ou 51 s SûajijÈBEC SCIENCE / avril 1983 59 esd itiei,* le ir- leld lioni K[S- ta epf; a Michel Schiff L’intelligence gaspillée Inégalité sociale, injustice scolaire L'INTELLIGENCE GASPILLÉE inégalité sociale jjï injustice scolaire par Michel Schiff Le Seuil, Paris, 1982 216 pages, 1 8,15 $ D'après Michel Schiff, les intelligences gaspillées sont celles des personnes qui, en majorité, font partie des classes moins favorisées de la société et qui, dans le système scolaire actuel, sont pénalisées du fait que leurs valeurs et culture sont différentes de celles des classes plus favorisées et dominantes.Ce ne sont pas là de nouvelles idées; les inégalités sociales entretenues ou engendrées par le système scolaire ont souvent été dénoncées.Par contre, l'effort de Michel Schiff pour en convaincre parents, enseignants et psychologues, estfort louable.Il définit ainsi ses intentions: «[Ma] démarche a consisté à prendre au mot les apologistes des «dons» et de la sélection scolaire.«À ces apologistes d'une reproduction «naturelle» des inégalités sociales, je tiendrai le discours suivant.«Vous appliquez les principes de la génétique quantitative là où ils sont inapplicables (.) Vous confondez Ql et intelligence (.) Nous confronterons votre théorie à la réalité sociale observable (.) Nous sortirons cette théorie du flou artistique où vous l'avez maintenue.» » Il confronte donc la réalité sociale à la théorie selon laquelle le rang d'un individu dans la société résulte en grande partie des «dons» qui lui sont transmis par les gènes de ses parents.On trouve d'ailleurs dans la première partie une série de citations surprenantes qui abondent dans le sens de la théorie d’un ordre racial naturel.Ainsi, Valéry Giscard d'Estaing, dernier président français avant Mitterrand, a déclaré: «L'intelligence est la vertu principale du chef (ou guide) moderne.l'intelligence nts* |C0* litlllî roirô jaid® in)'* iiXs!l Boîte à livres permet de prévoir et de prévenir la révolte des exclus, dont Mai 1968 est l'exemple le plus fameux.» Une place importante est aussi donnée à une étude dont M.Schiff fut l'instigateur: Enfants de travailleurs manuels adoptés par des cadres.Il s'agit d'une recherche échelonnée sur dix ans (de 1971 à 1981 ) qui portait principalement sur les enfants de 32 couples sans qualification professionnelle, abandonnés à la naissance et adoptés par la suite par des familles de cadres.Les autres enfants de ces mères d'origine, qui, eux, n'avaient pas été abandonnés, constituaient l'échantillon complémentaire.On y a étudié l'effet du milieu d'adoption sur la performance scolaire de ces enfants, ceci au moyen des résultats de deux tests de quotient intellectuel (Ql) ainsi que de la carrière scolaire des enfants étudiés.Les résultats ont démontré, entre autres, que: «Les différences observées entre les deux groupes sont considérables.Au changement de milieu familial et social correspond une diminution des échecs scolaires de 75 pour cent.On observe également un accroissement de 14 points dans la moyenne des notes obtenues à deux tests de Ql.» Étant donné l'esprit du livre, il est surprenant de voir que M.Schiff ne conteste que le caractère arbitraire et socialement discriminatoire des tests de Ql.On pourrait s'attendre à ce qu'il fasse partie du courant actuel qui remet en question l'évaluation de la performance d'un individu au moyen detests.Au contraire, il se sert principalement des tests de Ql pour effectuer son étude sur les enfants adoptés; de plus, il dit que le «Ql vrai» d'un enfant de classe moins favorisée est la note de Ql qui lui serait attribuée s'il avait vécu dès sa naissance dans les mêmes conditions sociales que les enfants du groupe favorisé.Ce qui laisse irrésolue la question de la nature de l'intelligence et de son caractère mesurable ou pas.Nicole Baril Anniiiul XUiluLirt, Hertor sJmmacr L'ordinateur et le tiers monde L'Amériptc titiiic à l'Itaiw des cljuix téimitijua.L'ORDINATEUR ET LE TIERS MONDE L'Amérique latine à l'heure des choix télématiques Armand Mattelart et Hector Schmucler François Maspero Paris, 1983 206 pages, 15,25 $ Auparavant, on rêvait de l'âge d’or mais aujourd'hui, ordinateur oblige, c'est plutôt l'âge du silicone qui enflamme les esprits.Et pour cause, de Vague en Défi, les auteurs de best-sellers se surpassent pour trouver La formule qui rendra le mieux compte des horizons bleutés de l'informatique.Aussi faut-il se réjouir quand apparaissent sur le marché des analyses plus critiques, qui nous rappellent la part de mirages qui se cachent derrière ces lointains si bleus.C'est dans cette optique qu'il convient d’aborder avec intérêt L'ordinateur et le tiers monde, de Armand Mattelart et Hector Schmucler.Tous deux spécialistes des sciences de la communication, les auteurs posent la question des véritables enjeux de la télématisation du tiers monde.Le terrain leur est connu : Mattelart a enseigné pendant une dizaine d'années au Chili (jusqu'à Pinochet) et Schmucler, d'origine argentine, est aujourd'hui rattaché à l'Université de Mexico.Cette expérience et les enquêtes qu'ils ont par la suite menées leur ont permis d'amasser nombre de données qui illustrent bien qui contrôle les filières électroniques et informatiques naissantes en Amérique du Sud.Du coup, ils ouvrent une sérieuse brèche dans le discours des croisés du microprocesseur, prophètes de la technologie libératrice.Il suffit de lire les passages où on traite de l'usage accru des systèmes informatiques dans le raffinement de la répression pour que déjà le doute soit semé.Et de toute façon, quand bien même l'informatisation générale de ces sociétés serait à la longue bénéfique, il ne faut pas oublier que le seul téléphone reste, pour la grande majorité des peuples concernés, un luxe financièrement et techniquement inaccessible.Alors, pour ce qui est du micro-ordinateur domestique.L'argumentation de Mattelart et Schmucler repose, en définitive, sur l'affirmation suivante: ce n'est pas parce qu'on étale les nouvelles technologies que les rapports sociaux s'en trouvent du même coup modifiés et bonifiés.À leurs yeux, c'est plutôt l'inverse qui risque d'arriver, compte tenu des fortes inégalités existantes, auquel cas la technologie-miracle pourrait fort bien servir la cause d'une ségrégation sociale accrue.Quelle que soit sa sophistication, l'outil demeure un outil: ce qui importe, ce sont les desseins de ceux qui les conçoivent et les manipulent.Et jusqu'à preuve du contraire, les grands consortiums — souvent étrangers — qui investissent dans le secteur informatique, en Amérique du Sud, ne sont pas d'abord des agences philanthropiques, et la démonstration reste à faire que leurs intérêts coïncident avec ceux des paysans du Mato Grosso ou des mineurs des plateaux andins.René Vézina HISTOLOGIE DESCRIPTIVE René Mould Décarie éditeur, Montréal et Maloine éditeur, Paris 1983, 303 pages, 34$ Avec ce volume, nous dérogeons à notre politique qui est de vous présenter des volumes non spécialisés, qui s'adressent à un large public.Mais il s'agit d'une première.En effet, c'est la première fois qu'on offre aux étudiants du premier cycle universitaire un livre traitant d'histologie, écrit par un Québécois (professeur au Cegep de Shawi-nigan) et publié par une maison d'édition d’ici.Un événement important quand on sait le peu de livres québécois disponibles pour l'enseignement des sciences. 60 avril 1983 / QUEBEC SCIENCE L'APPORT DE DEUX TRADITIONS Merci de votre article de décembre dernier qui a éclairé certains aspects de l'acupuncture.L'explication scientifique de l'acupuncture par la théorie des endorphines et des médiateurs chimiques était un premier pas dans l'exploration scientifique de l'acupuncture.Mais l'aspect analgésique et anesthé-tique de l'acupuncture ne représente qu'une partie des possibilités de cette méthode millénaire et on a tendance à négliger l'énorme potentiel à un niveau thérapeutique où un soulagement peut être obtenu, non pour quelques heures, mais définitivement.Elle peut influencer positivement des processus physiologiques et cela de façon permanente.La médecine chinoise, donc l'acupuncture, est une médecine de synthèse, c'est-à-dire qu'elle cherche à comprendre la cause d'une maladie en replaçant celle-ci dans un contexte global de l'individu, contexte héréditaire, familial, social, professionnel, culturel et climatique.Différemment, la médecine occidentale est une médecine d'analyse qui cherche en allant vers le plus en plus petit à isoler de son contexte l'élément malade.Avec des approches si différentes, il ne faut pas s'étonner de la difficulté de communication entre ces deux traditions, sans compter les barrières de vocabulaire, jargon de métier, propre à chacune des traditions.J'ai tout de même confiance qu'avec patience et bonne volonté dans les échanges, chaque tradition contribuera à l'enrichissement et au progrès de l'autre.Bernard Côté acupuncteur Montréal DES VACANCES INFORMATIQUES Félicitations pour votre numéro de décembre et son spécial sur les microordinateurs.Pourriez-vous m'indiquer quelques adresses de colonies de vacances informatiques au Canada et aux États-Unis?Gérard Désir Caraquet, N.-B.Voici l'adresse de deux camps de vacances informatiques, l'un dans l'État de New York, l'autre en Ontario.Le premier est le Family Computer Camp, Clarkson College of Technology, Postdam, New York.Le second est celui du Educamp Canada's International Summer Camps, situé à Aurora en Ontario; pour plus de Courrier renseignements sur ce camp, il faut s'adresser à Abbie Armstrong, 55 Overland Dr, Don Mills, Ontario, M3C 2G3, (416) 444-6731.Nous apprenons que le Cégep de Rivière-du-Loup et la Base de Plein-Air du lac Pohénégamook organiseront, au cours du prochain été, une session en informatique et animation plein-air.Nous en reparlerons sûrement.LES INFORMATIONS SUR LES BREVETS Pour tous ceux qui, à la suite de la publication de notre article sur les inventions dans notre numéro de janvier 1983, sont intéressés à se procurer les publications du Bureau des brevets (Centre de l'édi- tion, ministère des Approvisionnements et Services, 270, rue Albert, Ottawa, Kl A 0S9), voici les nouveaux prix en vigueur.L'abonnement à la Gazette est de 63$ par année, au lieu de 26$ comme nous l'avions indiqué, et chaque numéro se vend 1,25 $.Et si vous désirez obtenir la liste des brevets déjà accordés dans une classe ou sous-classe donnée, il vous en coûtera maintenant 0,50$ la page.Un piéton, c'est un automobiliste qui se sert de sa tête pamtapacmnk B La mouvwnant Canadian du bt«n-*tre physique -Y' Musée NATIONAL DES SCIENCES NATURELLES Veillons à la protection de la nature Écrivez-nous afin d’obtenir les programmes de nos expositions itinérantes.Nous pouvons aussi vous faire parvenir de la documentation sur les domaines suivants : zoologie, botanique, sciences minérales et paléobiologie.Regardez nos publications chez votre libraire.Ottawa K1A 0M8 (613) 996-3102 Canada IéBEC SCIENCE / avril 1983 61 pécial Télématique Spécial Télématique Spécial Télématique Spécial Télématique en MAI Spécial Télématique Spécial Télématique Spécial Télématique Spécial Télématique Spécial Télématique Télétexte, vidéotex, télévision payante, banques de données, commutation numérique, réseaux interactifs, télélogiciels, satellites, fibres optiques: vous sentez-vous un peu perdus?Intéressés, mais perplexes devant la multitude des choix qui s’offrent à vous?Inquiets, intimidés?Pour entrer dans l'âge de la télématique, ce nouveau domaine au carrefour des télécommunications et de l'informatique, l'équipe de Québec Science a préparé un cahier spécial de 30 pages qui fait le point sur les nouveaux développements en technologie de la communication.En cette Année internationale des communications.Des articles sur les nouveaux usages de la télévision, sur les micro-ordinateurs qui communiquent, sur le défi des logiciels d'application au Québec.Des encadrés sur ces techniques qui intriguent.Un petit glossaire des nouvelles télécommunications.À ne pas manquer dans le numéro de mai de Québec Science.ET AUSSI.DEUX NOUVELLES CHRONIQUES MENSUELLES L'une sur la micro-informatique: pour vous tenir au courant de l'évolution rapide en ce domaine, tant en matière de services que de matériel et de logiciels.Et l'autre sur la science qu'on montre à l'écran: des critiques de films, des présentations de techniques cinématographiques, une réflexion sur les images de la science qu'on nous donne à voir.Désormais, chaque mois, dans Québec Science.Faites-vous plaisir ABONNEZ-VOUS CHEZ VOTRE LIBRAIRE PARTICIPANT vous vwsiï&GEZ- igueu1 Rue Çïoviuce APP aiteiu' J.UCIEUUS [ tîutnèi0 1 VVUe CoS.P"- ou paVs -eut Au Canada : ?Abonnement spécial (2 ans / 24 numéros): 40 $ ?Abonnement régulier (1 an / 12 numéros) : 23 $ ?Groupe: (10 et plus — 1 an): 21 $ À l'étranger: ?Abonnement régulier (1 an /I 2 numéros): 32 $ COUPON D'ABONNEMENT fà remplir en lettres MAJUSCULES) ?abonnement ?réabonnement ?changement d'adresse 31 1 1 nom M 1 II 1 1 1 1 1 II 1 1 1 1 1 1 61 prénom 80 [31 U 7 8 9 1 1 numéro rue appartement 28 29 LL ville province 48 49 pays ?Chèque ou mandat postal ci-joint Tarif en vigueur jusqu'au 31 août 1983 69 code postal 74 Le magazine QUÉBEC SCIENCE, case postale 250, Sillery, Québec GIT 2R1 — 62 avril 1983 / QUÉBEC SCIENCI 4 ^ par Vonik Tanneau DU VIN CASHER, C'EST CHER! Il y a des gens dont le sens des affaires frise le génie.Ainsi, ce négociant bordelais qui commercialise chaque année 150 000 bouteilles de Graves, rouge et blanc, dont l'originalité est d'être casher.La vinification est effectuée selon les rites religieux Israélites et toutes les interventions en cours de fermentation sont faites par un rabbin.Le résultat: un vin exactement semblable à celui que produit traditionnellement cette cave, puisque le tribunal rabbinique admet tous les adjuvants.La différence, c'est qu’il se vend beaucoup plus cher.Et les affaires vont bien puisqu'après le marché français, s'ouvrent maintenant ceux des États-Unis, d'Angleterre et d'Israël.«G» COMME.GADGET?Le sujet à la mode dans les salons cet hiver, c'est le point G.Vous ne savez pas ce que c'est?Mais voyons, le point Gràfenberg, une certaine zone érogène chez la femme, décrite il y a 40 ans par le gynécologue du même nom et que les trois auteurs d'un best-seller viennent de sortir de derrière les fagots.Une nouvelle zone érogène, c’est toujours bon à savoir.Seulement voilà, il y a des gens sérieux qui émettent des doutes sur la valeur des conclusions de Ladas, Whipple et Perry.Discover, entre autres, trouve que leur preuve scientifique est mince: deux petites études — qui n'ont été reprises par personne — et, bien sûr, une incroyable quantité d'anecdotes intimes.Ma is corn me dans ce domaine, c'est souvent Grand parleur.en Vrac LE VIRUS DE LA VERTU Il paraît que depuis la vague d'herpès qui balaie l'Amérique, les mœurs s'assagissent.Selon un sondage effectué en septembre dernier auprès de 1 500 adultes, 22 pour cent des célibataires de moins de 37 ans disent avoir modifié leurs habitudes sexuelles pour éviter de contracter le virus.Ils s'arrangent pour être dans des situations «où ils n'ont pas vraiment peur».NE SOUFFLEZ PLUS, CRACHEZ! Si l'alcooltest permet aux policiers de savoir si le conducteur arrêté a un peu ou beaucoup forcé sur la bouteille, il ne suffit pas lorsqu'il s'agit de drogue ou de barbituriques, qu'on ne peut détecter que par une prise de sang.Aussi, une équipe de la GRC travaille-t-elle depuis plusieurs mois à adapter un test de salive, déjà utilisé pour des patients en pédiatrie et qui, par chromatographie gazeuse, leur permettrait de déceler la présence d'alcool, de codéine, de barbituriques, de cannabinoïdes, etc.Pour recueillir les échantillons de salive nécessaires à ces recherches, l'équipe a fait appel à la générosité de certains automobilistes soumis à l'alcooltest.En plus de souffler, on leur a demandé de donner trois millilitres de salive! Et, comme l'alcool et la drogue ont tendance à diminuer la production de salive, ils recevaient, en prime, une gomme sans sucre.PITIÉ POUR LES BROSSES À DENTS La vie d'une brosse à dents n'est pas toujours reluisante.Coincée dans l'armoire à pharmacie, entre la dernière crème miracle et le super somnifère, elle ne défraie pas la chronique comme certains médicaments que l'on connaît.Pourtant, cette vieille routière, aussi robuste soit-elle, a la vie dure.À force de servir fidèlement deux fois par jour, elle passe inaperçue et, souvent, son propriétaire ne se rend même pas compte que ses poils partent dans tous les sens et finissent par ressembler à une touffe d'herbe dans laquelle on vient de se rouler! Une étude démontre que deux tiers des brosses à dents en usage demanderaient à être remplacées, affirmait récemment le vice-président des brosses Owens, dans un article de Advertising Age, histoire de relancer un peu les affaires.Il y a du vrai dans ce qu'il dit cependant.Allez donc jeter un coup d'œil dans votre salle de bai LE FANTÔME N'AIMAIT PAS LES DENTISTES! L'histoire commence l'année dernière.Kurt Baschseitz, un dentiste allemand, était au téléphone avec un patient qui demandait un rendez-vous lorsqu'une voix dans l'écouteur lança : «Pas la peine d'y aller.Ça ne vous fera aucun bien!» Imaginez l'émoi du patient.Et ce n'était pas fini; la voix insolente se fit entendre de plus en plus souvent.On pensa d'abord à une plaisanterie d'un employé de la compagnie de téléphone, mais il fallut abandonner cette hypothèse.D'ailleurs, la voix ne tarda pas à diversifier ses manifestations.Un jour, elle sortait dû crachoir, un autre du lavabo! Puis elle se mit à faire des avances à la jolie réceptionniste du dentiste et c'est ainsi qu'on découvrit que celui-ci était un ventriloque émérite! Il a depuis abandonné la dentisterie. f-* ¦ La matière grise est aussi une matière première K*/*» V-.IPW ALCAN sa u Notre CYCLOTOUREUR est beaucoup plus qu’un simple vélo de randonnée car il comporte toutes les caractéristiques essentielles au cyclotourisme de long trajet: roues d’une extrême robustesse, freins de type CANTILEVER ultra puissants, rapports de vitesses bien calibrés, assortiment de composantes très fiables et cadre bien proportionné.Ajoutons que la fourche de ce long courrier est conçue pour recevoir notre révolutionnaire porte-sacoches avant surbaissé, que son pédalier à double plateaux peut être facilement converti en triple plateaux et qu'il est disponible en^ grandeurs de cadre, 5 largeurs de guidon, 3 longueurs de potence et 2 largeurs de selle (homme ou femme).Côté poids, le CYCLOTOUREUF ,est irréprochable puTsque ^a^s composantes, faites presqu’exclu-sivement d'alliage d’aluminium en font un vélo qui allie solidité et légèreté.Décidemment, peu de vélos de prix plus élevé en ont autant à dire sur le plan technique.(/ 13Bî > - 2999 Chemin Ste-Fdj Ste-Foy, P Q.G1X 1F| Tél : (418) 653-017 RÉGION DE QUÉBEC! ET AILLEURS Eff PROVINCE \:
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