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Titre :
Québec science
Principal magazine d'information scientifique généraliste québécois. [...]

Le mensuel d'information scientifique Québec Science est publié à partir de 1970. Il est le résultat de l'acquisition par l'Université du Québec de la revue Jeune scientifique, qui était publiée par l'Acfas. C'est Jocelyne Dugas, auparavant responsable de la revue Techniques, publiée par le ministère de l'Éducation, qui préside à cette mutation.

Québec Science opte pour une formule plus journalistique que pédagogique. La revue sera un terreau de développement de la profession de journaliste scientifique. Michel Boudoux, Yannick Villedieu, Christian Coutlée, Daniel Choquette, Solange Lapierre-Czerniecki, Pierre Sormany, Michel Gauquelin, Madeleine Harbour, Fabien Gruhier, Lise Laberge, Gilles Provost, Gilles Paquette, François Picard y participent.

La revue vise à intéresser les jeunes à la science et aux carrières scientifiques en leur offrant une information scientifique à jour présentée par des articles rigoureux et approfondis. Un accent est mis sur l'attractivité visuelle; une première couverture signée par le graphiste Jean-Pierre Langlois apparaît ainsi en septembre 1973. Pierre Parent et Richard Hodgson poursuivront le travail de ce dernier. Diane Dontigny, Benoit Drolet et André Delisle se joignent à l'équipe au milieu des années 1970, alors que Jean-Pierre Rogel en dirige la rédaction à partir de l'automne 1978.

Les premières années sont celles de l'apprentissage du journalisme scientifique, de la recherche de l'équilibre entre la vulgarisation, ou plutôt la communication, et la rigueur scientifique. Les journalistes adoptent styles et perspectives propres à leur métier, ce qui leur permet de proposer une critique, souvent liée à l'écologie ou à la santé. Plus avant dans les années 1970, le magazine connaît un grand succès, dont témoignent l'augmentation de ses ventes et la résonance de ses dossiers.

Québec Science passe sous la responsabilité des Presses de l'Université du Québec en 1979. La revue est alors prospère; en 1980, le magazine est vendu à plus de 25 000 exemplaires, dont 20 000 par abonnement. Les années 1980 sont plus difficiles à cause de la crise économique. Luc Chartrand pratique le journalisme d'enquête pour la revue, dont l'équipe de rédacteurs se renouvelle. On assiste ainsi à l'arrivée de Gilles Drouin, Bernard Giansetto, Claude Forand, Louise Desautels, François Goulet et Vonik Tanneau. Québec Science produit des articles sur les sujets de l'heure : pluies acides, sida, biotechnologies.

Au tournant des années 1990, le magazine fait davantage appel à des collaborateurs externes - journalistes, professeurs et scientifiques. Le cégep de Jonquière devient l'éditeur de la revue. Il en gardera la charge jusqu'au transfert de Québec Science à Vélo Québec en 2008.

Au moment de l'arrivée, en 1994, du rédacteur en chef actuel, Raymond Lemieux, le magazine est encore en difficulté financière. Il connaîtra cependant une relance, fort de la visibilité engendrée par la publication, depuis février 1993, d'un numéro spécial sur les découvertes scientifiques de l'année au Québec. Québec Science devient le premier média québécois à se trouver sur Internet, ce qui lui offre un rayonnement international. Le magazine surfe sur cette vague, avec davantage de contenus et de grands reportages qui franchissent les frontières du Québec; il obtient un soutien accru du gouvernement québécois, ce qui lui permet de recomposer une équipe de journalistes : Catherine Dubé, Vincent Sicotte, Marie-Pierre Élie, Joël Leblanc viennent travailler pour la revue.

Québec science profite ensuite de l'engouement pour les avancées technologiques et s'attire de nombreux collaborateurs qui maintiennent le dynamisme de la revue.

Source :

LEMIEUX, Raymond, Il était une fois¿ Québec Science - Cinquante ans d'information scientifique au Québec, Québec / Montréal, MultiMondes / Québec Science, 2012, 165 p.

Éditeurs :
  • Québec :Les Presses de l'Université du Québec,1970-,
  • Montréal :Vélo Québec éditions inc.
Contenu spécifique :
Mai
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Jeune scientifique
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Références

Québec science, 1983, Collections de BAnQ.

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ES NOUVEAUX S Telugents S GRANDES CHOSES PETIT ÉCRAN DURNAL UN TÉLÉMATICIEN DEFI ES LOGICIELS .UTON, N MONDE GLACE rt de retour garanti ^ URRIER 2ième classe Enregistrement numéro 1 052 ort payé à Québec BIBLIOTHEQUE NATIONALE QUEBEC BUREAU DEPOT LEGAL 01977 1700 ST DENIS G SEPT S2 NTRE C.P.250.Sillery Québec GIT 2R1 MICOI.AI COf ERNICI n«t, SAUTERELLE id i bu i e Labre Oeil facettes données très variées, du catalogue d'un grand magasin à l'index de tous les articles publiés par un magazine, deviendront alors largement accessibles à domicile.Pour le moment, la technologie Télidon est utilisée à grande échelle sous son angle «passif», c'est-à-dire comme style d'affichage graphique d'informations électroniques.Ses qualités à ce chapitre sont exceptionnelles: les images sont nettes, les contours les plus complexes sont respectés, le choix des couleurs est extrêmement large, le degré de précision des images est très élevé.Cet affichage vidéotex permet ainsi la reproduction de photographies, le dessin d'animation, la construction de plans d'architecte ou d'ingénieur__Sa souplesse et sa simplicité ont assuré à la technologie Télidon un succès, même à l'extérieur du Canada.Aujourd'hui, la plupart des grandes entreprises américaines ont adopté le style vidéographique canadien pour leurs opérations d'information électronique.Ailleurs dans le monde, le système vidéotex Télidon sert de plus en plus de référence pour les normes d'affichage sur écran vidéo, de données transmises sur les réseaux de télécommunications.del n10 ¦oji# innelsi I slidf d'at# aas»"1 glOOP^ ,sss8,li tés8 |l|f la diffusion des horaires construits par la compilation des demandes.La vidéothèque est accessible jour et nuit sans interruption.Selon les statistiques fournies par le Groupe Vidéotron, les demandes suffisent à occuper 96 pour cent du temps disponible sur les ondes: les abonnés programment ainsi eux-mêmes 650 heures par semaine par une technique qui combine l'écrit, le téléphone et le câble! Depuis 1978, les téléviseurs branchés aux réseaux Inter-vision peuvent aussi servir d'écrans pour des 3 jeux informatiques, à condition que l'utilisateur dispose du câblosélec-teur et d'un téléphone à boutons-poussoir.Une liaison directe est alors établie avec des micro-ordinateurs munis de «répondeurs» automatiques, et le tour est joué.la partie peut commencer.Les joueurs ont le choix parmi une quarantaine de jeux vidéo courants, des plus sérieux tels que les dames et les échecs aux plus futuristes tels que «Star Trek» et «GORG».De façon générale, un seul canal est affecté aux jeux.Mais durant certaines périodes creuses, par exemple pendant les vacances des députés, le nombre de lignes et d'ordinateurs «adversaires» peut passer à trois ou quatre.Et les lignes téléphoniques ne dérougissent pas! L'ENSEIGNEMENT TÉLÉVISÉ La «bidirectionalité» prend aussi de plus en plus de place à l'adresse du canal des «cours».Durant l'année 1982, une expérience discrète de «télé-enseignement» reliant des établissements d'enseignement, notam- ment certaines constituantes de l'Université du Québec, et des câblo-distributeurs a démontré la faisabilité d'un enseignement à distance mettant à profit toutes les ressources de la télématique.Existant officiellement depuis le début de 1983, le canal éducatif se veut une extension électronique des institutions d'enseignement.Dans un premier temps, les salles vidéo des constituantes de l'Université du Québec sont raccordées aux installations des câblodis-tributeurs.L'association trouve son intérêt dans le fait que les salles vidéo sont déjà pourvues des équipements permettant les communications visuelles et sonores entre deux points.La conversation «à l'écran» est ainsi possible entre des étudiants et des professeurs qui sont dans des lieux différents.Initiatrice du projet, la Télé-Université coordonne la mise en place d'un réseau québécois de télévision éducative, dont le contenu serait à la charge des institutions d'enseignement.Pour le moment, les interactions entre étudiants et professeurs se limitent à des échanges téléphoniques doublés d'une image «unidirectionnelle».Par conséquent, la communication visuelle n'est pas à la portée de l'étudiant installé dans son salon.L'éventualité d'un tel retour d'image semble d'ailleurs lointaine.Par contre, l'interaction directe et instantanée entre professeurs et étudiants, par exemple sous forme de questions et réponses inscrites sur l'écran à l'aide d'un clavier relié au câble, est plus plausible à court terme.Déjà, plus de 20 entreprises de câblodistribution ont accepté d'assumer les frais d'interconnexions entre leurs installations et les salles audiovisuelles des universités participantes.Les classes «virtuelles» d'étudiants participant à des activités pédagogiques animées par un professeur confiné à son studio font maintenant partie de l’actualité! Mais, malgré ces campus sans fron- 26 mai 1983 / QUÉBEC SCIENCE Anik C, le dernier des satellites de communications mis en orbite pour le Canada par ta navette spatiale.U est aujourd'hui utilisé pour relayer les signaux de la télévision payante au Canada.tières, il reste beaucoup à faire pour que de telles études «télé-universitaires» ne satisfassent les exigences d'un diplôme.LES SOUCOUPES S'EN VIENNENT Quelques mois seulement après l'introduction de la télévision au Québec, soit au début des années 50, le câble brisait le monopole des «oreilles-de-lapin» et des «tours métalliques fixées sur le toit», dans le champ de la réception domestique.Au cours des dix dernières années, les câblodistri-buteurs ont rapidement étendu leur emprise sur une très large part des téléviseurs installés.Mais voilà qu'une nouvelle antenne, parabolique cette fois, risque d’assombrir les beaux jours de l'industrie de la télédistribution.Cet ultime gadget de l'industrie télévisuelle, libéré récemment de ses entraves légales par l'intervention du ministère fédéral des Communications, trouve des adeptes de plus en plus nombreux.La réduction du prix des antennes paraboliques et des équipements de raccordement, aujourd'hui vendus entre 3 000$ et 4 000$, n'est pas étrangère à l'engouement observé dans certains milieux, dont les bars et les installations hôtelières.Et les vendeurs nous promettent un système complet pour moins de 2 000$ avant la fin de 1985.Cette télévision de l'ère spatiale offre une solution de rechange commode à l'encombrement des ondes hertziennes terrestres.Elle repose sur des satellites de «radiotélédiffu-sion», véritables ré-émetteurs de signaux perchés à 35 785 kilomètres d'altitude au-dessus de l'équateur et tournant à la même vitesse de rotation que la Terre.La facilité de réception des signaux transmis par ces satellites est précisément due à leur position fixe ou «géostationnaire» au-dessus de la planète.Le Canada a fait office de pionnier dans le domaine du relais par satel- lite de signaux commerciaux de télévision.En 1976, le ministère des Communications, en collaboration avec la NASA, lançait le satellite Hermès pour expérimenter la télédiffusion vers des stations terrestres d'envergure réduite.Deux ans plus tard, Anik B était placé en orbite, premier satellite destiné à fournir des services de radiotélédiffusion sur une base commerciale.Les signaux provenant de ce répétiteur spatial peuvent être captés par de petites soucoupes fixes de 1,2 à 1,8 mètre de diamètre.Cette propriété a permis de desservir en émissions de télévision certaines zones éloignées du Nord du Canada.En 1980, les télédistributeurs québécois, par l'intermédiaire du consortium La Sette, louaient une position sur Anik B de façon à expédier aux divers centres régionaux de diffusion les émissions enregistrées fournies par les chaînes françaises.L'an dernier, un autre astre artificiel canadien de télécommunications, Anik C-3, était transporté dans l'espace par la navette spatiale américaine.Ce satellite est aujourd'hui utilisé pour relayer les signaux de la télévision payante au Canada.Les câblodistributeurs sont dotés des antennes nécessaires pour recevoir ces émissions et les acheminer, une fois brouillées, vers les abonnés.Pour le moment, les acheteurs d'antennes paraboliques ont accès, par le biais d'Anik B, à la programmation de Radio-Canada dans les deux langues officielles.Un autre satellite, Anik D, retransmet quatre canaux loués à des stations indépendantes.Le seul en français provient de la station membre de Télémédia à Sherbrooke.Les trois autres programmations originent de stations anglophones privées d'Ontario, d'Alberta et de Colombie-Britannique.Enfin, les débats de la Chambre des communes parviennent aussi aux entreprises de câblodistribution par le satellite Anik D.À compter de 1 985, Radio-Québec joindra la ronde des chaînes transmises par satellite.D'un centre de mise en onde situé à Montréal, le signal sera dirigé sur le satellite Anik C dont deux canaux ont été réservés par la société d'État québécoise.UN SUPERMARCHÉ DES IMAGES Ces quelques possibilités, se comptant sur les doigts, représentent bien peu en comparaison de la centaine de canaux déjà disponibles à partir des neuf satellites de télévision commerciale américaine.Là-bas, les fervents de la «télévision directe» magasinent à même un véritable supermarché d'émissions aussi ori- I ginales que diversifiées.Mais les ondes ne s'embarrassent pas des frontières.Les soucoupes canadiennes peuvent donc recueillir i Au eau; lien |our Ij meui b fin pou; nue SUf I eue» fcc 1985 une Près, C fca etlor Sfcs celtij, I fclSfi fcci; '%è 1 P'ejij Ifcen static: "elle; ! Wniei : 'h tualiiç ,é9ion S3Clt.C,fcic QUÉBEC SCIENCE / mai 1983 27 indistinctement cette pluie d'images américaines qui nous tombe gratuitement et continuellement sur la tête.Au milieu de 1983, environ 105 canaux sont ainsi accessibles, 60 d'entre eux présents 24 heures par jour.Et le portrait change très rapidement.Les vendeurs affirment qu'avant la fin de l'année en cours, 155 canaux pourront être captés directement par une antenne parabolique installée sur le toit ou dans la cour.Plus encore, un inventaire des intentions des cinq grandes compagnies américaines impliquées dans l'exploitation commerciale des satellites de télédiffusion permet de prévoir qu'en 1985, 20 satellites pourront fournir une programmation complète sur près de 400 canaux! C'est donc un menu très chargé qui attend les convives volontaires, et fortunés, du banquet électronique de la télévision américaine.Tous les goûts, sauf peut-être celui d'une culture francophone, devraient être satisfaits.La programmation très spécialisée des canaux touche des intérêts très larges.Les films en première et les événements sportifs y prennent la part du lion.Des superstations de télévision conventionnelle s'attachent à faire connaître en primeur, sinon à faire vivre en direct les événements importants de l'actualité internationale, nationale et régionale.Certaines stations se consacrent à la production de spectacles exclusifs, qui dans la grande musique classique, qui dans les chansons western.Les grands noms de antenne parabolique La réception peut se faire sur une base individuelle avec l'antenne classique (1 ) qui capte les signaux hertziens, ou l'antenne parabolique (2) qui reçoit les signaux émis par les satellites.Elle peut aussi être communautaire : une station centrale reçoit les signaux hertziens ou ceux des satellites, les traite, puis les distribue par câble (3) à toute la vide.l'industrie des divertissements, qu'ils s'appellent Disney ou Playboy, sont aussi au nombre des diffuseurs empruntant la voie de la diffusion spatiale.Des sociétés sérieuses, telles que la NASA ou l'Académie des sciences de la santé, disposent aussi d'un canal pour montrer au public leurs exploits.Si cet envahissement de l'espace télévisuel canadien par les émissions américaines est une bonne nouvelle pour les vendeurs d'antennes, il est plutôt un sujet d'inquiétude pour les autorités politiques canadiennes, craignant une influence néfaste sur la culture nationale.Déjà équipés des antennes adéquates pour récolter cette manne étrangère, et la rentabiliser auprès de leurs clients, les câblo-distributeurs ne sont toutefois pas libres de puiser autant qu'ils veulent dans cette vaste librairie électronique.Pourront-ils soutenir la concurrence d'une télévision qui n'a pas à respecter les frontières entre les pays, et les règlements qui en découlent?Tous se posent encore la question.LE TÉLÉVISEUR NOUS REGARDE En attendant que se précisent les enjeux encore trop frais de la télévision directe par satellite, lescâblo-distributeurs.Vidéotron en tête, misent plutôt sur les services hors programmation pour rentabiliser davantage leurs infrastructures.Au cours des dernières semaines, on a mis au point la stratégie de commer- cialisation du terminal qui introduira à domicile les premiers services de la télévision par câble de deuxième génération.Cet «interface» très sophistiqué amorce le passage graduel à une télévision vraiment bidirectionnelle.Très apparenté au micro-ordinateur qui utilise le téléviseur comme écran, ce nouvel appareil branché entre le téléviseur et le câble constitue le lien matériel entre l'émetteur d'information et le récepteur.Un clavier alphanumérique et un dispositif d'affichage sur l'écran de textes et d'images permettent le dialogue entre l'utilisateur et le fournisseur de données.Dans sa première phase d'implantation, le système de livraison d'information, connu sous le nom de Vidacom, permet à l'abonné d'avoir accès à des services facultatifs auxquels il doit souscrire.La télévision payante est l'exemple déjà connu de ce mode de fonctionnement laissant le choix au téléspectateur.La consultation sélective, parmi une masse de données expédiées en bloc aux abonnés intéressés, de pages d'informations spécifiques s'ajoutera graduellement au système, au rythme de l'introduction des informations dans la banque centrale.Les informations ainsi livrées peuvent contenir les détails des journaux, les horaires des transports en commun, les cédules de cours, les calendriers des spectacles ou même les listes de produits en solde des grands magasins.Toutefois, il faudra encore effectuer ses commandes par téléphone .L'interrogation directe et individuelle de banques de données, ou encore le travail en temps réel avec un ordinateur installé chez le télédistributeur ou ailleurs sont des avenues qui restent à développer.Pour assurer une interaction sans restriction par la seule technologie du câble, il faut, par exemple, que chaque abonné ait une adresse particulière de façon à le distinguer des autres abonnés au niveau des 28 mai 1983 / QUEBEC SCIENCE mv- mm services spécialisés.Déjà, certains câblodistributeurs se sont équipés de tels systèmes automatiques d'adressage individualisé.À Baie-Saint-Paul, dans le comté de Charlevoix, la distribution personnalisée est contrôlée par un ordinateur; une telle installation, connue sous le nom de Minicom, communique avec le décodeur de chaque abonné, permettant d'ajouter ou d'enlever instantanément un canal de télévision payante à partir des bureaux d'affaires du câblodistributeur.UNE PRÉSENCE DE PLUS EN PLUS ENVAHISSANTE À l'heure actuelle, la plupart des services bidirectionnels peuvent être disponibles aux utilisateurs d'un ordinateur individuel, en contact téléphonique avec les fournisseurs de données.De leur côté, les compagnies de téléphone ont expérimenté un système de communication à domicile, de «privatique», faisant appel aux technologies de la micro-informatique et des télécommunications.Lors du lancement de l'expérience, les promoteurs de Bell Canada affirmaient que leur système, baptisé VISTA, était très prometteur et pénétrerait rapidement dans de nombreux foyers.À la lumière des tests effectués pendant plusieurs mois dans certaines résidences choisies au hasard, il apparaît que la technologie VISTA ne suscite pas autant d'intérêt que prévu chez les consommateurs individuels.L'option VIDACOM, offerte sous peu par la compagnie Vidéotron, devra faire preuve d'une souplesse et d'une utilité évidente pour l'abonné, si elle doit dépasser l'étape de la simple commande à distance des services désirés par l'abonné.La véritable télévision bidirectionnelle, celle qui permet l'accès à des outils informatiques diversifiés, le courrier électronique entre abonnés ou l'addition de services de surveillance et de monitoring rattachés à un centre de contrôle suppose une organisation technique beaucoup plus complexe.La capacité limitée de transport des messages par un seul câble coaxial risquerait alors d'être rapidement dépassée; à ce moment, l'expansion des nouveaux services supposera le remplacement des infrastructures actuelles de transmission et de raccordement des résidences par des réseaux faisant appel à la technologie des fibres optiques.Les coûts pourraient alors retarder significativement l'accès des services de «deuxième génération» à un public large.Chose certaine, il y a convergence au niveau de l’offre des nouveaux services interactifs, qu'ils nous soient fournis par la compagnie de téléphone ou celle du câble.Pour le moment, leur pénétration des marchés reste lente et prudente.Les Les audiences publiques du BAPE sur la tordeuse des bourgeons de l'épinette: une expérience unique de télévision bidirectionnelle.Les participants réunis dans cinq villes, dont Québec (à gauche), et les commissaires qui siégeaient à Rimouski (à droite) étaient reliés « électroniquement».habitués du téléphone peuvent, par exemple, avoir recours à des téléconférences; ceux du câble peuvent s'adonner à leurs jeux électroniques préférés.Pour sa part, la télévision brille surtout par sa capacité de refléter directement et instantanément les diverses facettes du monde dans lequel nous vivons.La multiplication des canaux disponibles crée une véritable guerre d'images pour attirer une clientèle exigeante aux besoins spécifiques.L'invention de l'écran plat risque de rendre le petit écran encore plus présent dans nos vies.Que ce soit sous forme d'écran miniature porté au poignet, du tableau d'affichage électronique intégré à la table de travail ou du «cadre animé» percé dans le mur d'une pièce de la maison, la télévision de divertissement ou d'information instantanée se fera de plus en plus envahissante dans la vie des individus.? Le 51e congrès de l’ACFAS aura lieu les 25, 26 et 27 mai 1983 à l’Université du Québec à Trois-Rivières.Voici une liste (partielle) des colloques.Colloques interdisciplinaires : Le marché du travail et l’Université : la formation universitaire correspond-elle au marché du travail?- Être femme de science - Le statut de chercheur étudiant - L’émergence du jeune chercheur dans le contexte actuel : responsabilité partagée - Séance publique du Conseil de la politique scientifique - Le français scientifique Sciences humaines : La crise économique et ses effets sur la PME - L'Etat-employeur -L’enseignement des sciences - Étude de la dialectique société-famille-école - Avantages et limites de la recherche-action - Aménagement de l’espace rural au Québec - La littérature de masse - L’héritage de Marx - Les entreprises commerciales de loisir - La charte canadienne des droits et libertés en regard des droits collectifs et sociaux - Crise économique, transformations politiques et changements idéologiques - Vie quotidienne et religion - Corps et religion - La pratique de la sociologie et de l'anthropologie - Le développement international et le transfert technologique - Les relations politiques entre Blancs et Amérindiens au Québec - Langues modernes - La recherche en arts plastiques - L’Holographie, science ou art?- Recherches sur la comptabilité dans les universités francophones - La perception et l’utilisation des cartes - L’influence du contexte sur l'évaluation des programmes - L'administration scolaire, défi des années 1980 -L’interdisciplinarité : une utopie?, ou : Le SV congrès de l’acfas, un rendezvous pour ceux que la intéresse Le congrès de l’Association canadienne-française pour l’avancement des sciences est la plus importante manifestation scientifique francophone en Amérique.Ce congrès réunit annuellement plus de 2 000 chercheurs et étudiants, autour de 1 000 communications scientifiques et plus d’une quarantaine de colloques dans une cinquantaine de disciplines scientifiques.D?a c f a s Le centre de recherche, support à l’interdisciplinarité Sciences biologiques et médicales : La classification des plantes - La matière organique dans l'environnement aquatique - La microbiologie alimentaire au Québec - La tordeuse - La spectrométrie de masse dans les sciences de la vie - Les travaux de R & D en santé et sécurité au travail - Les soins de santé en milieu naturel : une réponse aux besoins de la population Sciences physiques : L’industrie manufacturière dans le Québec de demain : CAO/FAO et robotique - La recherche en génie industriel, une action concertée de développement - Processus d’érosion actuels (impact et coût) - Les économies d’énergie - Les énergies du futur : position québécoise - La géophysique appliquée - Pâtes et papiers - Technologies électroniques - Les transports dans un virage technologique Il y aura aussi plusieurs communications en : Biochimie.Biologie cellulaire.Biophysique et génie biomédical.Botanique.Chimie analytique et minérale.Chimie organique.Chimie physique.Démographie.Economique.Education.Endocrinologie.Environnement.Etudes amérindiennes.Etudes hispaniques.Etudes slaves.Génie civil, mécanique et manufacturier.Génie électrique, chimique et industriel.Géographie.Géomorphologie et quaternaire.Germanistique.Gérontologie.Histoire.Linguistique.Littérature de la langue française.Mathématiques et informatique.Microbiologie, virologie, immunologie.Neurologie et physiologie.Nutrition.Pharmacologie et toxicologie.Philosophie.Physique.Psychologie.Sciences administratives.Sciences de l’activité physique.Science du loisir.Sciences juridiques.Science politique.Sciences religieuses.Sociologie.Zoologie, limnologie et écologie animale.2730, Côte Ste-Catherine, Montréal H3T 187(514) 342-1411 30 mai 1983 / QUÉBEC SCIENCE L'INRS-TÉLÉCOMMUNICATIONS ET LE QUÉBEC D'AUJOURD'HUI ET.DE DEMAIN L'INRS-Télécommunications félicite vivement Québec Science de son heureuse initiative de consacrer la présente livraison au domaine des communications.La mutation qui s'opère présentement dans la société québécoise ainsi qu'au Canada et dans d'autres pays est due, entre autres, d'une certaine manière, à l'impact du développement des communications, que ce soit dans le secteur de l'éducation, du monde du travail ou des loisirs.Avant tout, dans la vie d'aujourd'hui et celle de demain, il n'est pas absolument nécessaire qu'une personne connaisse tout au sujet des technologies nouvelles, mais il importe qu'elle sache les maîtriser et les utiliser à son avantage.Sans cette philosophie, à quoi serviraient tous les efforts déployés par les chercheurs du Québec et du monde entier?Certains aspects de la recherche à l'INRS-Télécommunications Dans un domaine de pointe comme celui de l'ingénierie des systèmes de télécommunications, le développement accéléré de la recherche et l'obtention des résultats demandent la collaboration de divers organismes.C'est pourquoi l'INRS-Télécommunications coopère avec la société Recherches Bell-Northern, avec des établissements universitaires et avec des chercheurs reconnus.Cette collaboration permet au Centre d'œuvrer aussi bien dans le secteur des communications visuelles et verbales que dans celui des réseaux de télécommunications.La communication visuelle Depuis quelques années déjà, une équipe multidisciplinaire du Centre travaille à la mise au point d'un système réalisable économiquement et qui pourra être utilisé pour manipuler les images fixes lors de téléconférences.Un tel système porte le nom de Communication visuelle interactive (CVI).En profitant des derniers développements de la technologie numérique et des communications, les chercheurs mettent au point un système complet de CVI pouvant relier plusieurs sites à l'aide des seuls réseaux téléphoniques.Le système de CVI se fonde sur la notion de rencontre «face à face», et elle remplace le matériel d'appoint, tels le tableau noir, le projecteur, etc., par des écrans de téléviseur.Réception et interaction par les gens placés devant différents écrans, communication entre différents terminaux particuliers, tenue de sous-téléconférences, etc., tous ces aspects sont envisagés dans la mise au point d'un système de CVI.En vue de parvenir à ces fins, le système expérimental du Centre tient aussi compte, entre autres, de l'accès à une structure complexe de logiciels et à un réseau de transmission.Les logiciels de CVI sont basés sur un ensemble d'éléments indépendants et spécialisés qui communiquent entre eux par le moyen de messages transmis par paquets.Présentement, l'équipement pour le fonctionnement d'une telle technologie avant-gardiste nécessite, de la part de l'usager, l'accès à un appareil téléphonique, une ligne de 9.6 kbits/sec, un terminal, une banque de graphiques et d'images, un moniteur de télévision.On retrouve également dans le système un PDP 11 /34 pour les nœuds, des modems ainsi qu'un PDP 11/40 pour le pont central.Système de téléconférence vidéo Bien que la CVI s'intégrera éventuellement à un système complet de téléconférence vidéo, la CVI ne permet pas la transmission d'images animées qui demandent une bande passante qui doit être près de 1 000 fois plus ample que celle qui est utilisée pour la CVI.L'INRS-Télécommunications effectue des travaux dans le but de réduire la largeur de bande requise pour transmettre des images animées et ainsi réduire le coût de transmission de telles images.La compression des signaux vidéo est possible car une grande partie de l'information de l'image est redondante.Il faut comprendre que, dans une séquence d'images vidéo, le changement est minime dans le passage d'une image à l'autre.De plus, des phénomènes de perception et de limitation de la vision humaine font que le signal est redondant, en ce sens que l'œil normal ne peut pas détecter ou semble ignorer des petits changements dans le déroulement d’images consécutives.À partir de ce fait, les scientifiques procèdent actuellement à la mise au point de systèmes qui permettent de transmettre, à un coût moindre, des images animées d'une qualité acceptable, en considérant le fait que la dégradation des signaux n'est pas visible ou délétère, lors de conditions normales de réception.Autres recherches En plus des recherches sur les téléconférences vidéo, d'autres études sont effectuées par les scientifiques de l'INRS-Télécommunications.Dans le domaine des communications verbales, le Centre s'implique surtout dans le codage efficace de la parole en vue d'une transmission numérique ainsi que dans la conception de système de communication personne/machine qui soient pertinents.Cela signifie, entre autres, la génération et la synthèse de la parole, la reconnaissance des mots et des phrases ainsi que la reconnaissance du discours.Théorie de base, conception etgestion des réseaux; modélisation de nouveaux services, conception et gestion d'un réseau intégré, voilà autant d'autres domaines favorisés en regard de recherches quant aux réseaux de télécommunications.Il va de soi que la téléinformatique retient aussi l'attention des chercheurs lorsque l'on mentionne les réseaux de télécommunications.Chaire Cyrille-Duquet Dernièrement, l'Institut national de la recherche scientifique, grâce à une entente avec le Comité d'organisation du 10e Colloque international de commutation (tenu à Montréal en septembre 1981), a institué, à l'INRS-Télécommunications, la «Chaire Cyrille-Duquet».Cette chaire sera vouée à l'étude des logiciels reliés à l'informatique des communications et permettra aux chercheurs québécois ainsi qu'aux thésards de se tenir à la fine pointe du progrès en ce domaine.Soulignons que M.Cyrille Duquet a été un grand inventeur (1841 -1922): il a ouvert les voies au développement des télécommunications au Québec.Maîtrise en télécommunications L'INRS-Télécommunications offre un programme de maîtrise (2e cycle) en télécommunications.L'environnement des études comprend un captivant milieu universitaire/industrie situé à Verdun (lle-des-Sœurs).Intéressant programme de bourses et débouchés abondants sont, en outre, à la portée des gradués de 1 er cycle de domaines tels que le génie électrique, le génie physique, la physique, ou l'équivalent.Renseignements Pour des renseignements additionnels sur les recherches et les programmes d'études de l'INRS-Télécommunications et des autres centres de l'Institut, s'adresser au: Secrétariat général INRS Case postale 7 500 Sainte-Foy, Québec G1V 4C7 Téléphone: (418) 657-2508 Université du Québec Institut national de la recherche scientifique PUBLIREPORTAGE mUTT KUbUb I tbb IMrhKMb m EZ PAS MOIN ES NOUVEAUX SACS POUR WIN/ E CO modèl MPRE ede node ; double avant EXCLUSIF! arriéré atenai ustes RADIS c au s son monte ment SAC INTERIEUR IMPERMÉABLE on de sur le ncepti nos mar mettre notre soucis arfaite REELS uits p s sér ment c 11 ste leux Q UANTI LIMITEES XCLUS1F: Crochet ajustable LATERALE STABILISATION EXCLUSIF: TENDEUR ELASTIQUE fa elle à remplacer (fini les ressorts qui se débobinent).Armature interne en aluminium dessinée spéciale ment pour faciliter l'ouverture du sac et minimiser les ballottements de la charge POLIQUIIM SPORTIF INC 2159 est.rue Ste-Cathenne Montréal P Q H2K 2H9 Tél 524-1515 2999 Chemin Ste-Foy Ste-Foy.PQ Gix 1P7 Tél (418)653-0172 32 mai 1983 / QUÉBEC SCIENCE au sens large, il s'agit de banques d'informations contenues dans de gros ordinateurs et accessibles en direct par de petits terminaux par voie téléphonique ou câblodistribution, On fait cependant une distinction entre les banques de données.où l'on peut trouver un maximum d'informations sur un sujet donné, et les bases de données fournissant surtout des références bibliographiques et parfois des résumés.unité de vitesse de transmission correspondant à un bit par seconde.Ainsi 300 bauds équivalent à 300 bits par seconde.le système canadien de transmission de données d’ordinateur par paquet, c'est-à-dire que les données sont envoyées à un ordinateur spécialisé par voie téléphonique à une certaine vitesse; cet ordinateur en fait des paquets qu'il envoie à très grande vitesse dès que la voie de transmission est libre.néologisme d'origine québécoise désignant l'ensemble des programmes qui constituent les différentes phases d'un système d'enseignement assisté par ordinateur dans un domaine précis de connaissances.ensemble des techniques et des méthodes d'utilisation de systèmes informatiques comme outils pédagogiques intégrés au contexte éducatif, que ce soit dans l'enseignement initial (primaire, secondaire, supérieur) ou dans la formation permanente.____________________________ les programmes qui permettent de faire effectuer à l'ordinateur des opérations ou du traitement de données.dispositif qui permetd'emmagasiner puis de restituer des données.À l'intérieur de l'ordinateur, la mémoire est contenue dans des circuits intégrés.Le contenu de certains est fixe (les ROM = reaa' only memory) tandis que d'autres sont reprogrammables à volonté (les RAM random access memory).Les bandes ou cassettes magnétiques constituent des prolongements à cette mémoire interne mais demandent un temps d'accès plus long.un système électronique qui sert à transposer les signaux numériques envoyés d'un ordinateur vers un autre en signaux analogiques, sous forme de bips sonores, de façon à ce qu’ils puissent être transmis sur une ligne téléphonique.Certains modems comportent un coupleur acoustique dans lequel on pose le combiné téléphonique, d'autres sont reliés directement au réseau téléphonique par une simple fiche.néologisme créé par J.E.Forge en 1962 à partir des mots produit et logiciel et qui désigne un ensemble cohérent et indépendant constitué de programmes, de services, de langages et d'une documentation, conçu pour réaliser des traitements informatiques standards dont la diffusion revêt un caractère commercial et qu'un usager peut utiliser de façon autonome après une mise en place et une formation limitée.Le terme équivalent, en anglais, est package.au départ, il ne s'agissait que de la parcelle de silicium minuscule, mais très vite on a appelé «puce» le microprocesseur lui-même, c'est-à-dire le principal circuit intégré de l'ordinateur, celui qui en constitue le cerveau.ensemble des organes mécaniques qui constituent l'ordinateur et ses périphériques.l'ensemble des services associant les diverses utilisations des ordinateurs et des terminaux non intelligents de câblodistribution aux systèmes de télécommunications: le vidéotex, le télétexte, le télétex, les téléconférences, la télescopie.service unilatéral de transmission de données sur un écran de télévision, ce qui en fait une des applications de la câblodistribution.À l'aide d'un clavier oud'unetélécommande, l'usager choisit une page d'informations parmi un certain nombre qui sont diffusées en permanence sur un canal spécial.service de courrier électronique international qui permet des communications entre des terminaux prévus à cette fin.système de communication international entre des abonnés équipés de téléimprimeurs.technique permettant la visualisation sur l'écran d'un téléviseur ou celui d'un terminal spécifique des données provenant d'une base ou d'une banque de données.Les informations transmises peuvent apparaître sous forme de textes, de chiffres ou d'illustrations graphiques.On distingue le vidéotex diffusé à sens unique (télétexte) du vidéotex interactif qui fonctionne à double sens et nécessite un terminal intelligent.Le système canadien de vidéotex interactif s'appelle Télidon; il nécessite cependant un décodeur spécial contrairement aux autres systèmes de vidéotex simples auxquels on a accès. QUÉBEC SCIENCE / mai 1983 33 LA REVANCHE dE la PANTHERE GRISE ja® îiir!i je N iie1 .esi»l INTERLUDE par Jean-Pierre Rogel J'aurais dû m'en douter.Mais j'ai été pris par surprise et lorsque je suis arrivé, tout était consommé.Mettez-vous à ma place: auriez-vous imaginé tante A-déiaide capable de kidnapper le micro-ordinateur de mon onde Adrien, de l'installer dans sa cuisine (pas mon onde, /'ordinateur.), et d’en saisir les commandes?Toujours est-il que lorsque je suis arrivé le samedi de Pâques, j'étais devant le fait accompli.Trônant au milieu de ses casseroles, l'œil vif et ta mèche en bataille, ma tante Adélaïde (65 ans, neuf enfants, cinq petits-enfants) préparait le repas du soir, tout en couvrant le terminai de son ordinateur d'un air jaloux.Affichée à /'écran, la recette de ragoût de veau de Juliette Huot tirée de Maigrir tout en cuisinant.«J'ai déjà mis en mémoire mes deux tiroirs de recettes, expliquait ma tante.J'ai jeté toute ma paperasse ! Et puis, Marguerite doit m'apporter sa cassette de recettes chinoises mardi.Alors, je vais rentrer tout ça en mémoire et lui passer ma cassette de Margo Oliver.» Mon onde Adrien émit un grognement significatif et souffla bruyamment: — U y a quinze jours, elles sont entrées dans mon programme de gestion de stocks et ont effacé une partie des transactions de la semaine.Imagine, faut maintenant que je me protège contre les fouineuses! — Nous, on s'est choisi des noms d'animaux comme mots de passe, répliqua ma tante en saisissant sa U passoire.Tiens, regarde! Je reviens au début du programme, je tape le mot de passe «crocodile» et je suis dans mes recettes de veau, par exemple.Je peux commander un plat avec des légumes, tu vois, et au four, comme ça.Cia, cia, cia, et dans une envolée de lignes vertes, un rôti de veau à l'espagnole apparut à l'écran.— Est-ce que cela vous dirait pour demain?enchaîna ma tante, toujours aussi pratique.— Euh, eh bien, je crois qu'on a déjà du veau ce soir, ma tante, et.— Ah oui! C'est vrai, j'oubliais ! Bon, alors attends un petit peu, je retourne à mon ragoût.Cia, cia, cia, nouvelle envolée de lignes vertes à /'écran.Impressionné, mais soucieux de ma réputation de scientifique de la famille, je pris un air dégagé: — Eh bien, c'est fort, ma tante, ce que vous avez appris à votre cours du troisième âge à /'université.Mais moi, je n'aime les écrans d'ordinateurs que lorsqu'il y a des graphiques.— C'est drôle ce que tu dis là parce qu'on est justement en train de tra- vailler à une mise en page graphique de notre budget d'alimentation.J'aime assez ça.Tiens, je vais te montrer.Cia, cia, cia, volée de lignes vertes.Air concentré de ma tante.Cia, cia, cia, les doigts courent sur les touches.I Même mon oncle 1 a levé le nez de « son journal.Trois | lettres clignotent c à /'écran, puis un ! graphique avec | une courbe en cloche.S'agit-il des ventes de cigarettes de mon onde (qui tient, à partir de son sous-sol, un petit commerce de location de machines Oistrioutnces de cigarettes, j’ai oublié de vous le préciser)?Non, c'est la courbe des prix du concombre au détail, selon les données de T Association des épiciers du Québec (la source est mentionnée en bas du graphique, en petits caractères).Mon onde émit un nouveau grognement.Ma tante avait repris sa cuillère et s'affairait autour de sa casserole.— Pis, ça va être bon, ma tante?— Aussi bon qu'avec des recettes sur petits bouts de papier.Et cette fois, vous ne pourrez pas vous moquer de mes bouts de papier! H n'y avait décidément plus rien à dire.Cela sentait bon l'odeur de la cuisine de ma tante, et nous étions à Pâques.Dehors, le soleil se couchait plus tard qu'à l'habitude, et ia neige avait fondu aujourd'hui, nous rappelant l'arrivée du printemps.Le printemps des panthères grises de l'informatique.Attachez vos ceintures, on approche du Virage! m w pwm ¦ -: ' - ‘ '•'>- m 4 -’b ;'¦"!< ¦ QUÉBEC SCIENCE / mai 1983 35 ms lu: c/i Notre reporter s’est acheté un micro-ordinateur.Courrier électronique, banques de données, tout cela est devenu une réalité quotidienne pour lui par François Picard Plus de trois millions de Nord-Américains ont maintenant leur propre ordinateur.Au Québec, on évalue à au moins 30 000 le nombre d'individus ou d'institutions d'enseignement qui ont déjà acheté un ordinateur personnel, et ce chiffre augmente de 2 000 à 3 000 chaque mois.Cela fait autant d'utilisateurs potentiels du service téléphonique pour mettre leur ordinateur en communication avec d'autres ordinateurs.Le mot télématique, créé en France, il y a quelques années, par Simon Nora et Alain Mine, auteurs d'un important rapport sur l'informatisation de la société, désigne cette jonction entre les télécommunications et l'informatique.Par télématique, micro-télématique ou téléinformatique, trois termes au sens très voisin, on désigne donc la communication entre ordinateurs sous toutes ses formes.Déjà, un micro-ordinateur domestique permet d'échanger rapidement des informations avec d'autres ordinateurs, de rejoindre des banques de données ou de transmettre du courrier électronique.J'en ai fait l'expérience, en particulier en préparant cet article.PETIT À PETIT Alors que l'avènement de l'informatique avait entraîné une centralisation des informations, qui devenaient de moins en moins accessibles, on constate actuellement un certain éclatement de ce système d'acquisition et d'échange de données par la constitution d'une quantité de réseaux d'ordinateurs où les « micros» sont de plus en plus nombreux.Et rien de plus facile que de s'y joindre.Le plus simple des réseaux est en fait celui que l'on crée en reliant des micro-ordinateurs proches l'un de l'autre, sous un même toit.En effet, on peut ainsi constituer sans difficulté un petit réseau local, même si les micro-ordinateurs sont de marques ou de modèles différents.Cela peut être très pratique, par exemple dans une école ou un bureau.Il suffit de les relier entre eux par un câble dans lequel on intervertit deux fils (pas n'importe lesquels) pour créer un modem nul; on doit aussi, dans les cas les plus complexes, ajouter un contrôleur de réseau pour éviter l'anarchie.Autrement dit, on fait croire aux ordinateurs qu'ils sont reliés ensemble par un modem et une ligne téléphonique, comme on le ferait normalement pour mettre en communication deux ordinateurs éloignés l'un de l'autre.On charge ensuite un programme de communication dans la mémoire de chaque appareil et on les règle selon les mêmes caractéristiques de transmission.Cela m'a permis, par exemple, de rédiger un texte en traitement de texte sur un TRS Couleur, qui est petit et facilement transportable, et de le transférer par la suite sur un TRS-80, Modèle III, équipé d'un générateur de caractères français et de disquettes.À 9 600 bauds, vitesse que l'on peut utiliser hors du circuit téléphonique, on parvient à transmettre, d'un ordinateur à l'autre, dix pages de texte en une quinzaine de secondes; c'est donc une opération très rapide.De la même façon, on peut envoyer des programmes en BASIC d'un appareil à l'autre.Si ces derniers sont de types ou de marques différentes, il faut par la suite modifier quelque peu ces programmes avant de pouvoir les utiliser.Avec un programme de conversion, cela se fait en quelques secondes; sinon, avec un peu d'expérience, en une heure ou deux.Cela vaut mieux, de toute façon, que de recopier entièrement un programme avec ses corrections ou de se dire: «Ah! si j'avais un autre ordinateur, je pourrais profiter de ce programme.» À LA PORTÉE DE LA MAIN .PAR TÉLÉPHONE Voulant en savoir plus sur les communications d'un micro-ordinateur à un autre, j'ai recherché un habitué de ce genre de transfert de données.J'ai ainsi rejoint par téléphone François Faguy, un professeur du Cégep de Lévis qui a écrit le livre Découvrir son ordinateur personnel.Il m'a d'abord précisé qu'il ne communique presque pas avec des banques de données; il utilise son ordinateur Apple II surtout comme terminal pour faire du télétravail.Il commence alors à m'expliquer qu'il échange ainsi des textes avec une autre personne qui travaille sur les mêmes projets que lui.Mais toute cette expérience se trouve déjà racontée dans un texte qu'il avait envoyé la veille au ministère de l'Éducation et dont il a conservé une copie sur une disquette.Aussi me propose-t-il de m'envoyer par téléphone ce texte de cinq pages, ce qui me semble une bonne idée.Aussitôt dit, aussitôt fait.Je raccroche le téléphone.Je mets en marche mon ordinateur avec un programme de communication.Ensuite, je vérifie si le modem est prêt.Je fais le numéro de téléphone de François Faguy et j’entends un sifflement continu qui me signale que son ordinateur est déjà en fonction de communication.Je pose le combiné téléphonique sur le coupleur acoustique du modem, puis je retourne m’asseoir devant mon 36 mai 1983 / QUÉBEC SCIENCE mm i • • ordinateur.Je reçois sur l'écran un message, dactylographié, à l'autre bout de la ligne, par mon interlocuteur qui me demande, avant de me transmettre son texte, si la réception est bonne.Elle l'est après quelques ajustements.J'ouvre la mémoire tampon de mon ordinateur pour y emmagasiner temporairement le texte.La transmission dure environ quatre minutes et demi, puis nous nous envoyons un dernier message avant de raccrocher.Je vérifie ensuite la qualité du texte, c'est-à-dire s'il n'y a pas eu de manque dans la transmission de celui-ci, et je décide de l'imprimer, ce qui prend quatre autres minutes.Et voilà.En moins de dix minutes, et pour le seul coût de la communication téléphonique longue distance (0,50$), j'ai obtenu une copie d'un document dont j'avais besoin.Autrement, j'aurais dû attendre soit sa publication (un mois plus tard), soit d’en recevoir une copie par la poste (deux jours), ou encore aller la chercher en auto (deux heures de voyage et environ 15$ de frais de déplacement).L'expérience était concluante.Mais bien sûr, elle ne l'aurait pas été si j'avais acheté mon ordinateur dans ce seul but.Il faut y penser aussi.DAVID ET GOLIATH Dans son texte, François Faguy raconte, entre autres, comment, chez lui, à l'Islet-sur-Mer, il a pu travailler en étroite collaboration avec Gérard Cuggia, qui habite à Stoke, près de Sherbrooke, lors de l'adaptation française du programme de traitement de texte Le Rédacteur, pour Sogiciel.Gérard Cuggia traduisait le manuel de l'usager, les menus et les messages du logiciel et envoyait au fur et à mesure ses traductions à François Faguy.Celui-ci les insérait alors dans le programme original et renvoyait le tout à son collègue pour vérification.Finalement, le manuscrit du manuel a été transposé directement sur une photocomposeuse, chez l'imprimeur.Cette façon défaire, très efficace, leur a permis d'économiser beaucoup de temps, d'éviter des erreurs de transcription et de multiples corrections d'épreuves.Avec un peu d'imagination, chacun peut penser à ce qu'il arriverait à faire avec un tel moyen de communication.Pour ma part, j'ai décidé de ne plus courir à Québec Science porter mes articles, lorsque le «jour de tombée» approche, mais plutôt de les faire parvenir à bon port, grâce aux bons soins de mon micro-ordinateur et des maxi-ordinateurs de l'Université du Québec.Je dois dire que je me sentais un peu gêné, comme devait l'être David face à Goliath, lorsque j'ai demandé à relier mon petit appareil au grand réseau.Cela n'avait d'ailleurs pas encore été fait, ni même prévu à si court terme, mais les spécialistes en informatique envisageaient cependant cette possibilité.En fait, on a réussi à transmettre un premier texte sans trop de problèmes, avec seulement quelques modifications aux caractéristiques de la transmission et l'utilisation de divers codes et mots de passe.De tels essais indiquent que l'université entièrement décentralisée pourrait facilement exister, du moins pour des cours aux adultes, en utilisant, par exemple, la télévision par câble et des micro-ordinateurs.Selon Gérard Lizée, un spécialiste en téléinformatique de l'Université du Québec, on y pense sérieusement.Pour leur part, des professeurs de l'Université de Californie tentent actuellement de monter un tel programme.PUISER DANS LES BANQUES Le micro-ordinateur peut aussi servir à communiquer avec les banques de données.Selon \e Directory of Online Databases, publié par Cuadra Associates, de Santa Monica, en Californie, il y en a plus de 1 500 accessibles par téléphone en Amérique du Nord.On divise ces fournisseurs d'information électronique en deux groupes, les bases et les banques de données.Selon le Dictionnaire de /'informatique, de Pierre Morvan, publié chez Larousse en 1981, et qui fait autorité en la matière, les bases de données ne fournissent à leur utilisateur que des références et parfois des résumés sur un sujet déterminé.Par contre, les banques de données offrent un maximum d'informations sur le sujet choisi, par Illustration: Gaëtan Laroche QUÉBEC SCIENCE / mai 1983 37 S, site 4 I lemeit Hits* tenlrf on til ]0ES si sen* floes* 10 aAssf CaM a# néfl11 IfS^ jet* nies f jnsUi ,a^ #1’’ exemple letexteentierd'un articlede journal ou d'une encyclopédie.Les bases de données sont donc les moins intéressantes pour le grand public et la plupart des chercheurs que nous avons interrogés n'y ont eux-mêmes pas recours très souvent.Il faut dire que l'utilisateur doit payer de 40$ à 400$ de l'heure, selon la base de données, pour n'obtenir la plupart du temps que des références à un document qu'il doit trouver ailleurs par la suite.Il existe cependant des centaines de bases de données spécialisées traitant aussi bien des recherches nordiques que de la physique ou de la médecine.Certaines sont plus souvent consultées que les autres, soit qu’elles sont plus complètes et renferment à la fois les références et le texte complet, soit qu'elles coûtent moins cher.J'ai déjà eu recours à plusieurs d’entre elles pour compléter des recherches journalistiques, mais j'ai rarement trouvé les informations souhaitées.J'estime que la bonne vieille méthode, qui consiste à consulter la bibliographie de publications scientifiques pour trouver d'autres documents en chaîne sur un même sujet, reste la meilleure, tout au moins pour des journalistes.Parmi ces bases de données, les plus utilisées sont celles de droit, car elles sont en général les plus complètes et les légistes doivent sans cesse faire référence à d'autres cas.Ainsi, la base de données LEXIS, aux États-Unis, compte 150 000 membres et l’on y effectue 35 000 recherches par jour.Les médecins peuvent avoir accès à AMA/NET, qui donne des informations sur 1 500 médicaments et aide à diagnostiquer plus de 3 500 maladies.Ils disposent aussi de 30 autres bases de données.Ceux qui travaillent dans le café consultent COFFEELINE et pour les pommes de terre, c'est POTATO DATA BANK.Les trois principaux serveurs de bases de données au Canada sont Informatech, de Montréal, CAN/OLE à Ottawa et QL Systems, de Kingston.Informatech propose surtout des bases de données françaises, CAN/ OLE, qui dépend du Conseil national de recherches du Canada, est davantage tournée vers les informations technologiques, tandis que QL Systems fournit surtout des renseignements légaux.Pour y avoir accès, il faut en devenir membre et disposer d'un terminal.rejoint depuis chez nous sans trop de difficulté, ni de frais.Les plus importantes sont CompuServe, The Source et Dow Jones.Cette dernière est surtout intéressante pour ceux qui ont des actions ou pour qui la bourse est un hobby, mais elle offre aussi un service de nouvelles journalistiques classées par sujet et le texte complet de VAcademie American Encyclopedia.Entre 18 heures et 6 heures, v v .AMÉRICAINES ET EUROPÉENNES SEULEMENT Les banques de données grand-public accessibles par micro-ordinateurs sont, par contre, encore inexistantes au Canada, alors qu'on en compte des centaines aux États-Unis et des dizaines dans plusieurs pays d'Europe.On peut donc souhaiter qu'il s’en développe rapidement.Pour l'instant, on peut cependant profiter des banques américaines que l'on le lendemain matin, chaque heure d'utilisation coûte environ 25$.The Source et CompuServe sont moins chères et proposent à leurs abonnés un plus vaste choix de services.The Source, qui dépend du Reader's Digest, a cependant un défaut majeur, qui lui fait probablement perdre beaucoup de clients potentiels.Il faut en effet verser 100$ au départ pour en devenir membre, avec un rabais de 6$ pour la première heure d'utilisation, et, Illustration Gaétan Laroche 38 mai 1983 / QUÉBEC SCIENCE Pour être en mesure d'entrer en contact avec d'autres appareils du même genre, un micro-ordinateur a besoin, avant tout, d'un équipement spécial qui le transforme en terminal de communication.Il s'agit d'une interface de communication, d'un modem et d'un logiciel.Si l'on veut rejoindre d'autres ordinateurs, il est donc indispensable d'en faire l'acquisition et l'on risque bien des déboires si l'on ne sait pas exactement ce dont on a vraiment besoin.Selon la configuration de l'ordinateur de base, tel qu'on le trouve chez le marchand, cela peut en effet représenter un investissement de 200$ à 500$.Le plus important, pour communiquer, consiste à être capable d'établir le contact avec son interlocuteur et à parler la même langue.C'est le rôle joué en informatique par toute une gamme de standards, en particulier ceux de l'élément de jonction et des codes transmis.L'interface de communication la plus commune actuellement est l'interface Pour entrer en communication 646-1973 (F).Cela consiste à remplacer dix signes rarement utilisés, mais auxquels avait été attribué un code ASCII, par autant de caractères français.Le code du «é» correspond, par exemple, à celui d'une petite accolade tournée vers la gauche.Fort heureusement — nous l'avons vérifié —, tous les générateurs d'accents mis sur le marché au Québec actuellement suivent cette norme; ce qui permet, entre autres, d'envoyer un texte accentué d'un Apple II à unTRS-80 Modèle III, sans aucun problème.Une fois ces standards établis, il faut songer à relier l'ordinateur à la ligne téléphonique.Mais l'ordinateur émet des impulsions électriques, qui correspondent aux «0» et aux «1 » du langage binaire, et le réseau téléphonique, qui -1 RS-232-C.Il s'agit d'un système standard de transmission des données entre un ordinateur et ses périphériques, entre autres une imprimante ou un second ordinateur.Ce sont en fait des spécifications sur le voltage qui correspond aux «0» et «1» des nombres binaires retransmis sur les signaux de contrôle de la transmission, ainsi que sur les types de câbles et de fiches à utiliser.D'autre part, les signaux transmis doivent être en ASCII (prononcer «askii »), qui est VAmerican Standard Code for Information Interchange.Ainsi, le «A» a, comme code ASCII décimal, «65» et, lorsqu'un ordinateur reçoit ce code sous forme binaire, c'est-à-dire 01000001, il le traduit instantanément par la lettre en question.Il y eut cependant un problème à résoudre lorsque l'on a voulu retransmettre des caractères français accentués ou spéciaux, ce qui n'était pas prévu dans le standard ASCII original.Finalement, l'Organisation internationale de normalisation (ISO) et l'Association canadienne de normalisation (ACNOR) ont accepté comme standard la norme fonctionne encore presque partout en mode analogique, n'est pas en mesure de les retransmettre.On contourne donc cette incompatibilité au moyen d'un modem.C'est un appareil qui transforme en sons les impulsions électriques, puis les transmet sur le circuit téléphonique.À l'autre extrémité de la ligne, l'opération se déroule en sens inverse, avec un autre modem.Il y a deux types de modems, ceux à coupleur acoustique et ceux à connexion directe.Les premiers sont pourvus d'embouts en caoutchouc sur lesquels on pose le combiné téléphonique, mais ils ont l'inconvénient de capter parfois les sons extérieurs, ce qui peut perturber la transmission de données.Par contre, les modems à connexion directe se branchent dans la prise du téléphone et sont en ligne systématiquement.Certains d'entre eux sont même programmables pour composer les numéros de téléphone ou répondre automatiquement, mais ils coûtent plus cher.Il existe actuellement des modems qui s'adaptent aux deux vitesses de transmission utilisées généralement par les micro-ordinateurs, qui sont de 300 bauds et 1 200 bauds, soit, respectivement, 300 bits à la seconde (environ 30 caractères) et 1 200 bits à la seconde.Il est préférable d'avoir un modem travaillant en 300 bauds car c'est la vitesse la plus commune.Il est cependant plus économique à la longue de transmettre des données en 1 200 bauds, puisque l'on paie habituellement pour le temps d'utilisation des réseaux ou des banques de données.Certains modems bi-vitesses commencent à apparaître sur le marché, comme le Apple Cat 21 2 ou le DC-1200 de Radio Shack, mais ils sont encore assez chers (entre 800$ et 1 000$) et il faudra attendre encore quelques mois pour qu'ils soient à un prix abordable.Maintenant que tout est au point pour la liaison elle-même entre les ordinateurs, il faut penser à donner à notre propre micro-ordinateur les instructions nécessaires pour qu'il se comporte soit en terminal, soit en système hôte.La procédure à suivre lui est donc dictée par un logiciel conçu à cette fin.De tels programmes sont cependant de plus en plus nombreux et l'on peut facilement se noyer dans une multitude de caractéristiques attribuées à chaque produit.Au départ, on doit faire une différence entre les terminaux passifs et les terminaux dits intelligents.La seule fonction des premiers est de recevoir des données sur leur écran, sans même avoir la possibilité de les enregistrer.Il ne sert donc pas à grand-chose d'acheter un programme qui va transformer notre micro-ordinateur en un terminal de ce genre.Parmi les autres types de programmes de communication, il faut rechercher celui qui offre le meilleur rapport capacités/prix et qui correspond à nos besoins réels.Un tel programme peut coûter entre 10$ et 500$.Mais il existe des programmes à 10$ qui en valent 50$ et des programmes à 300$ pour lesquels on ne devrait pas payer plus de 50$.C'estd'ailleurs la même chose pourtous les types de logiciels; le prix ne fait pas forcément la qualité, quoi qu'en disent certains marchands.Un programme de communication doit avant tout permettre de correspondre avec la plus grande diversité possible d'appareils.Il faut que l'on puisse enregistrer les données reçues, transmettre des dossiers en langage BASIC ou en langage machine à partir de la mémoire de l'ordinateur ou d'une unité de disquettes.En outre, notre terminal doit pouvoir rejoindre les banques de données.Toutes ces caractéristiques sont primordiales.Il existe d'autres particularités, elles aussi très pratiques.Ainsi, pourceuxqui doivent transmettre des chiffres plutôt que du texte, il est important que le programme renferme un protocole de vérification pour détecter et corriger les erreurs de transmission.Tout ce système une fois en place, il faut essayer d'en tirer le maximum.pa ifi toi ne rat dii à for de eoi est w Coi lar Thi [ I con o;c i«i tes née Dai l «Ile E- CS[ l’ort fuis eem Poiii °èai 0 s QUEBEC SCIENCE / mai 1983 39 par la suite, environ 13$ par heure d'utilisation depuis le Québec.Par contre, l'inscription à CompuServe ne coûte que 30 $, avec trois heures à rabais pour la mise en route, et 16$ de l'heure par la suite.Dans les deux cas, on est facturé directement sur une carte de crédit, à moins de demander une autre forme de paiement.On trouve le kit de départ pour CompuServe chez Radio Shack et celui de The Source dans les magasins Computerland, entre autres.Tandis que The Source est tournée à environ 50 pour cent vers le monde des professionnels, CompuServe vise avant tout le plus large public possible.Cela se ressent sur le nombre de membres: 45 000 pour CompuServe et 24 000 pour The Source.DES DIZAINES DE MILLIERS DE BITS PAR SECONDE Pour consulter CompuServe, on commence par organiser le microordinateur en mode de terminal interactif, comme précédemment.Mais, cette fois-ci, on doit passer par le système de transmission de données par paquets, qui s'appelle Datapac au Canada, Telenet ou Tymnet aux États-Unis.Il s'agitd'une liaison spéciale par micro-ondes et câbles spéciaux entre les principales villes du Canada et des États-Unis.Entre les différents points d'accès à ce réseau, les échanges de données se font à très haute vitesse.En fait, l'ordinateur de Datapac assemble les bits d'information, qui lui parviennent au rythme de 300 par seconde, pour en former des paquets de 2 048 (256 octets) et il envoie chaque paquet à destination à la vitesse de plusieurs dizaines de milliers de bits par seconde.Le temps réel d'utilisation du réseau estainsi extrêmement court, ce qui fait qu'il n'en coûte que quelques dollars pour transmettre des données à 300 bauds n'importe où au Canada pendant une heure.On compose donc le numéro du lieu d'accès à Datapac le plus proche de notre domicile et l'on sait que l'on est en ligne dès que l'on entend un sifflement dans l'écouteur du téléphone.On pose donc le combiné téléphonique sur le modem, ou bien on met en marche le modem à connexion directe.On dactylographie alors un point et on presse sur la touche de retour du chariot, ou ENTER sur certains appareils.Apparaît sur l'écran: DATAPAC et un numéro d'accès.On dactylographie ensuite P 1 3106 et on fait un retour du chariot.Cela nous met en contact avec le réseau américain Tymnet, dont l'ordinateur demande alors le numéro du destinataire de la communication, qui est dans ce cas-ci: CIS02.Il faut ensuite donner le code du CompuServe, CIS, puis le code et le mot de passe qui nous ont été octroyés à des fins de sécurité et de facturation.Nous sommes alors en ligne avec la banque de données.Nous pouvons alors nous rendre directement à un secteur spécifique de CompuServe, ou encore suivre les instructions très clairesdu menu, qui est une suite de choix que l'on peut faire, du moins défini au plus précis (ce que l'on appelle une structure arborescente) pour parvenir aux informations recherchées.Plusieurs centaines de sujets intéressants trouvent leur place dans cette banque de données.On y a, entre autres, un accès direct au texte complet des nouvelles des agences de presse Canadian Press et Associated Press, à la World Book Encyclopedia entière, par mots-clés, au texte de revues comme Computer & Electronics ou Popular Science, de journaux comme le Washington Post ou le Middlesex Daily News.On peut y connaître les horaires et tarifs d'avion dans toute l’Amérique du Nord et même faire des réservations.¦ -Y ï.' .V- i m ï ciÊfc U y t Tr4 T ' ’Y ï : K*'*WW mm 40 mai 1983 / QUÉBEC SCIENCE Il est possible aussi de commander des articles directement chez des fournisseurs américains, de transmettre du courrier électronique à n'importe quel autre abonné, d'acheter un programme pour son ordinateur et de le recevoir immédiatement.Et on pourrait continuer cette énumération de services sur plusieurs pages.J'ai essayé la plupart de ces services et l'un de ceux qui m'ont le plus impressionné est la possibilité d'entrer en contact instantanément avec une quantité de gens intéressés par un même sujet, les groupes d'intérêts (les SIGS).Il y a ainsi des milliers de gens qui s'intéressentà la haute technologie, d'autres à l'éducation, d'autres aux problèmes familiaux, d'autres aux ordinateurs ou à la littérature et tous correspondent par le biais de CompuServe.Ils y laissent des messages que tout le monde peut lire, annoncent des rencontres, entreprennent des discussions en direct ou des conférences électroniques qui rassemblent des centaines de personnes qui expriment leurs idées à partir de leur ordinateur, au regard de tous les autres.C'est un nouveau moyen très intéressant d'échanger des idées, certains profi- tant, bien sûr, de l'assurance que leur fournit l'anonymat.DONNEZ VOS LETTRES À L'ORDINATEUR L'utilisation qui va devenir la plus commune pour les micro-ordinateurs au niveau des communications est celle de terminaux de courrier électronique.On peut évaluer entre 5000 et 10 000 le nombre de Canadiens qui se servent déjà de ce moyen efficace de transmission de messa- ges, de lettres, de bons de commande, voire d'un magazine électronique.Outre les banques de données grand-public américaines, qui offrent un service de courrier électronique à leurs membres au coût habituel d'utilisation de la banque, il existe un certain nombre de compagnies spécialisées dans le domaine.Les services de courrier électronique les plus développés au Canada sont actuellement Envoy 100 de Bell Canada, et Dialcom.Il y a aussi QL Mail, qui dépend du serveur de bases de données QL SYSTEMS, mais ce service, pourtant efficace et bon marché (1 5 $ de l'heure d'utilisation), n'est pas du tout publicisé et ne sert qu'à environ 200 membres.Comme la puissance d'un système de courrier électronique se juge au nombre d'interlocuteurs que l'on peut rejoindre, on peut dire qu'il s'agit là d'un gros handicap.Parmi ses clients, on retrouve Pierre Guindon et David Thomas, que j'ai contactés à partirde mon micro-ordinateur.Pierre Guindon, de Dollard-des-Ormeaux, est représentant pour une compagnie qui oeuvre dans l'industrie du meuble.Tous les jours, il se sert du courrier électronique pour communiquer avec sa compagnie.«Avant ce système, écrit-il dans une lettre électronique qu'il m'a fait parvenir, j'utilisais la «malle».Chaque commande prenait environ une semaine à se rendre, et il y avait en plus le coût de l'enveloppe et du papier.Maintenant, mes commandes sont en production le lendemain matin, et le coût est de moitié.L'avantage: rapidité et efficacité.» UN HEBDOMADAIRE ÉLECTRONIQUE Pour sa part, David Thomas, de Hudson, près de Montréal, a lancé par le biais de ce nouveau moyen de communication le premier «magazine électronique» québécois, Aurora', c'est le deuxième au Canada après Electronics Communicators.Il s'agit d'un magazine d’information hebdo- j .h .m'.i - '.T-:.?M ni ym üül QUÉBEC SCIENCE / mai 1983 41 I - Dde,1 e às tent ueà itue eue spé-se(-les sont Bell iQL eses see boe op: sert utee I ¦S' 1 madaire sur les ordinateurs et les communications.Mais, au lieu de le recevoir par la poste, on peut l'avoir directement sur l’écran du microordinateur, le lire, le mettre en mémoire ou en faire des copies imprimées si on le désire.L'abonné paie un tarif annuel pour le magazine, mais doit aussi être membre des services de courrier électronique qui y donnent accès, soit QL Mail, Dialcom et The Source.Dans une lettre électronique qu'il m'a envoyée, David Thomas m'explique qu'il a dû retirer son magazine de Envoy 100, le service de courrier électronique de Bell Canada, qui lui revenait trop cher d'utilisation parce qu'il faut payer proportionnellement au nombre de caractères transmis.Dans son volume 2, numéro 9, publié en mars dernier, /Aurora faitd'ailleurs une étude comparative des deux principaux services de courrier électronique, Dialcom et Envoy 100.On y apprend que le premier, Dialcom, est offert tant par la compagnie Sage/ Dialcom, de Toronto, que par CNCP, en franchise, selon un accord récent.Les utilisateurs de ce service peuvent ainsi rejoindre sans frais supplémentaires les 50 000 usagers du Telex au Canada.Pour l'instant, les utilisateurs de Dialcom paient 15$ de l'heure pour autant de caractères qu'ils veulent, ou peuvent dactylographier, mais CNCP prévoit mettre le tarif à 30$ par mois, plus 5,40$ de l'heure en ligne.De son côté, Envoy 100 facture 20$ par mois chaque organisme-utilisateur, plus 3$ par membre qui s'en sert à l'intérieur de l'organisme.À cela s'ajoutent 0,30$ chaque fois que l'on rentre sur le système et 0,30$ par 1 000 caractères transmis, même s'il s'agit d'espaces.Il y a aussi un supplément de 0,05$ par adresse différente à laquelle est envoyé le texte, mais aucun frais pour le temps nécessaire à la dactylographie du message.Ainsi, Envoy 100 peut être rentable si l'on transmet de courts messages à une seule personne, mais moins si le texte est long et s'il y a plusieurs destinataires.Par contre, Envoy 100 offre un nouveau service depuis fin mars, celui du courrier express.Ses 5 800 usagers peuvent maintenant envoyer du courrier électronique directement dans 20 bureaux de poste à travers le Canada, une centaine d'ici un an à l'échelle internationale, et ce courrier est alors imprimé, puis mis sous enveloppe et enfin rendu au destinataire à la distribution de courrier suivante.Dans ce cas, Bell Canada évalue à 1,45$ le coût d'envoi d'un message de 80 mots.Cela peut donc être efficace et rentable.MAGASINEZ PAR ORDINATEUR Au cours de mes essais, j'ai aussi découvert le courrier électronique direct.Dans ce cas-ci, un individu, une compagnie ou une entreprise commerciale dispose d'un tableau d'affichage électronique (bulletin board, en anglais).On peut appeler un numéro de téléphone donné et prendre contact avec un ordinateur programmé à cette fin.On a alors la possibilité de laisser ou de lire plusieurs types de messages: des informations ou desquestionsadres-sées à tous les correspondants du tableau d'affichage, une réponse à un tel message, du courrier privé à l'un ou l'autre des utilisateurs aussi bien qu'au responsable du système, le «SYSOP» (pour system operator).Ainsi, pour en savoir plus, j'ai rejoint, au Massachusetts, un tel service opéré par un marchand de logiciels qui servent à organiser un tableau d'affichage électronique.Dernière minute.Nous apprenons, de sources sûres, que le ministère américain des Communications se prépare à donner son accord pour le développement et la mise en place d'un nouveau type de télématique, il s'agit de la transmission de données au moyen d'émetteurs-récepteurs portatifs à très haute fréquence couplés à des micro-ordinateurs ou des ordinateurs de poche.Selon le système actuellement envisagé, et dans lequel la compagnie Tandy est très en avance, l'utilisateur rédigera ses messages et les mettra en mémoire dans son ordinateur.Ensuite, il lui suffira de presser sur le bouton d'émission du petit émetteur muni d'une antenne de seulement 7,5 centimètres de long pour que les données rejoignent à la vitesse de 25 000 mots/minute un émetteur-récepteur répéteur qui, lui-même, les retransmettra à un satellite, puis à un autre répéteur et enfin au destinataire.Le tout ne durera que quelques secondes et, surtout, ne coûtera pas cher à cause du peu de temps d'utilisation du réseau. 42 mai 1983 / QUÉBEC SCIENCE L’ordinateur m'a demandé de m'identifier, puis m'a expliqué les services qu'il pouvait m'offrir.J'ai laissé un message au «SYSOP» pour obtenir de plus amples informations sur leurs différents programmes.J'ai eu ma réponse le lendemain et on m'apprenait, par la même occasion, que 'mon ordinateur-interlocuteur pouvait envoyer directement à mon propre micro-ordinateur le logiciel que je déciderais d'acheter et que je serais facturé directement sur ma carte de crédit.Ce n'est pas de la science-fiction, cela se passe en 1983.VERS LA SOCIÉTÉ INFORMATISÉE La multiplication des micro-ordinateurs domestiques au rythme que l'on connaît actuellement n'était pas prévue, ni la possibilité qu'ils se transforment en autant de terminaux de communication.Cela apporte donc quelques maux de tête aux gestionnaires des compagnies spécialisées dans les télécommunications.À Bell Canada, il n'y a pas encore de plans précis, mais on pense cependant pouvoir répondre à la demande de plus en plus grande de communications entre micro-ordinateurs, en fait jusqu'à ce que le réseau téléphonique soit entièrement numérisé, vers l'an 2000.Àce moment-là, la plupart des foyers seront informatisés, selon les prévisions du Conseil des sciences du Canada, et l'on n'aura plus besoin de modems puisque les ordinateurs et le réseau téléphonique seront compatibles.Et puis, ce sera la société informatisée totale.?Pour en savoir davantage — Envoy 100 Bell Canada Groupe des communications informatiques tél.: 1-800-361-8441 ou Zénith 33000 — QL Mail QL Systems Ltd, Ottawa tél.: 613-238-3499 — Dialcom/Sage 55 University Avenue Toronto, Ont.M5J 2H7 tél.: 416-862-1116 — CompuServe 5000 Arlington Centre Boulevard P.O.Box 20212 Columbus, Ohio 43220 — The Source 1616 Anderson Road McLean, Virginia 22102 — Informatech Montréal tel.: 1-800-361-8716 — Aurora C P.429 Hudson, P.O.JOP 1 HO tél.: 514-458-2121 — CAN/OLE Institut canadien de l'information scientifique et technique Ottawa tél.: 613-993-1210 — Dow Jones Information Services P.O.Box 300 Princeton, N.J.08540 Quelques livres Jacques Chaumier, Les banques de données, Presses universitaires de France, collection Que sais-je?, Paris, 1981, 128 pages Serge Gauthronet, La télématique des autres: les expériences de vidéotex en Europe, La Documentation Française, Paris, 1982, 164 pages (disponible chez l'Éditeur officiel du Québec) Pierre Mathelot, La télématique.Presses universitaires de France, collection Que sais-je?Paris, 1982, 128 pages Un séjour d’Auberge à la Vigie Voilà une façon de passer de belles vacances en plein air au Québec.Une pause nature où l’enthousiasme et le calme se côtoient au fil des activités et des rencontres.Une occasion de profiter pleinement de nos activités nautiques et terrestres et tout cela, si vous le voulez bien, avec l'aide d’une équipe d’animation désireuse de répondre à vos besoins.Sur semaine à partir de $36.00/jour Fin de semaine à partir de $72.00/F.S.Le tarif comprend: l'hébergement, la nourriture, ¦’équipement, l'animation Sur réservation (418) 875-2727 (sans frais de Québec).La Vigie n’est qu'à 3 heures de Montréal et 45 minutes de Québec.V J Lac St-Joseph, Québec, Portneuf.Vi- les ACTIVITES SUR PLACE: planche à voile, voile, plongée en apnée, randonnée pédestre, canot, abris sous roche, tir à l'arc .À PROXIMITÉ: golf et planeur (en surplus).P.S.Pour ceux et celles qui le désirent, nous avons des séjours orientés plus spécifiquement sur la voile et la planche à voile./ Le NOMADIC, dernier né de notre gamme de uélos pour le cyclotourisme, est destiné à ces fanatiques qui ne croyaient plus auoir d’autres solutions que de bâtir leur propre vélo pièce par pièce et coûte que coûte afin d’être totalement satisfaits.Un cadre de très haute qualité fait de tubes d’acier renforcés, une panoplie complète d’accessoires brasés, un assortiment de composante «haut de gamme» soigneusement sélectionnées ainsi qu’un jeu complet de roulements scellés, font de notre nouvel étalon, un vélo robuste, léger, facile d’entretien et parfaitement modelé aux besoins du cyclotourisme.Comme tous vélos MIKADO, le NOMADIC vient en 8 tailles différentes.2159 est, rue Ste-Calherine H2K2H9 1 (514)524-1515 RÉGION DE MONTRÉAL if 2999 Chemin Ste-Foy Ste-Foy, P Q G1X 1P7 Tel (418) 653-0172 RÉGION DE QUÉBEC ET AILLEURS EN PROVINCE *0 s* cSb- O V v GRA1UIT. 44 mai 1983 / QUÉBEC SCIENCE Off le défi des IOG1C1ELS Le Québec aura fort à faire pour se tailler une place au soleil de la télématique par Liliane Besner Ils ne sont pas encore entrés dans les écoles que déjà, c'est la polémique.Pourquoi acheter en catastrophe 40 000 ordinateurs si personne ne sait comment les utiliser, se demandent les plus inquiets?Ils n'ont pas oublié les luxueux studios de télévision et l'appareillage audio-visuel sophistiqué qui dorment aujourd'hui dans les polyvalentes et les collèges québécois, cette technologie acquise trop vite, sans qu'on ait pris le temps de mesurer les besoins des enseignants.Mais le Québec a déjà cinq ansde retard, répondent les plus pressés.En comptant les écoles et les collèges, on y retrouve moins de 1 000 appareils.Soit quatre fois moins qu'en Ontario et guère plus qu'au Nouveau-Brunswick.Et encore, plus de la moitié des micro-ordinateurs sont installés dans les écoles anglaises! L'automne dernier, un article choc àe L'Actualité a sonné l'alarme.«Alors que toute l'Amérique s'informatise, écrit Jean Blouin, le Québec est en train de rater le vrai virage technologique.» Nous serions en train de devenir le dernier bastion d'analphabètes de la planète.ou presque.L'article était excessif.Il a porté fruit.Et les machines à calculer se sont mises en branle, au ministère de l’Education comme au nouveau ministère de la Science et la Technologie.«Mais on a mis la charrue avant les bœufs», déplore Louis-Philippe Hébert, pourtant partisan de ce programme intensif d'acquisitions scolaires.Jeune président de la firme Logi-disque axée sur la production de logiciels en langue française, ces «programmes» qui permettent à l'ordinateur d'être plus qu'un assem- blage de fils et de puces en silicium, Hébert rappelle de nouveau la démarche ontarienne, plus rationnelle selon lui.«Là-bas, avant d'acheter des appareils, on s'est d'abord assuré qu'on aurait des programmes à y entrer.On a lancé des appels d'offres pour la production de cours par ordinateurs, et on a ainsi favorisé l'émergence d'une industrie culturelle au profit de l'éducation.» «Allons donc! répond Guy Mont-petit, président du conseil de Silicart-Circuit Inc.Un ordinateur, c'est avant tout un outil de développement intellectuel.C'est un instrument de travail, comme un crayon.Alors, tu t'arranges pour que chaque enfant en ait un.Après, ils les feront eux-mêmes leurs logiciels! Ceux qui pensent que, dans les écoles, on ne saura pas s'en servir, ce sont des gens qui veulent tout organiser par le haut, tout «driller».» LA CULTURE DANS LA MACHINE Mais pour que les utilisateurs d'un appareil puissent rédiger leurs propres programmes, encore faut-il que l'ordinateur comprenne leurs instructions.Pour cela, on a inscrit, au cœur même des puces de silicium qui forment le «cerveau» de la machine, un code d'interprétation des commandes: c'est le langage de programmation, première intrusion de la culture dans l'univers de plastique, de métal et d'électrons.La plupart des micro-ordinateurs parlent présentement le BASIC, quoiqu'il existe une bonne douzaine de variétés de ce langage, dérivé peu fonctionnel de l'anglais de cuisine.Toutefois, de plus en plus d'ordinateurs acceptent le langage LOGO, développé au Québec à la suite de travaux de recherches menés au Massachusetts Institute of Techno- logy et inspirés des théories piagé-tiennes de l'apprentissage.Il existe aussi plusieurs centaines d'autres langages génériques, plus ou moins spécialisés, par exemple en création graphique, création musicale, contrôle de machineries en temps réel, mathématiques avancées, etc.Dans certains cas, ils peuvent s'intégrer aux micro-ordinateurs courants, à condition qu'on fournisse à ces derniers une «traduction» sous forme d'une disquette ou d'une «puce» de mémoire additionnelle.Et il y a les programmes proprement dits.En principe, Guy Montpetit a raison: n'importe quel informaticien en herbe découvre rapidement les plaisirs de dicter à sa machine les comportements qu'il désire.Seulement, tous les utilisateurs éventuels ne seront pas des informaticiens en herbe.Et les programmes bricolés par les amateurs n’ont pastous l'efficacité des produits conçus par des spécialistes, et raffinés à l'usage.Alors, on achète des logiciels «prêts-à-porter», les progiciels: progiciels de comptabilité, de classification, de traitement de textes, jeux vidéo, etc.Au début des ordinateurs, selon une étude du groupe Evans Research Corp.(mai 1981), les achats de logiciels représentaient moins de 20 pour cent des déboursés initiaux requis pour l'appareil.Dès 1985, les coûts afférents aux services informatiques et aux logiciels devraient représenter plus de 90 pour cent des coûts d'acquisition de matériel, selon la même étude.Avec le prix de plus en plus faible des machines et la disponibilité de plus en plus grande des programmes, le marché des logiciels devrait même, à moyen terme, dépasser celui des machines.Un marché lucratif dont la matière première est le cerveau.D'où la vigilance dont il faut faire preuve dans le ®Æ®m "“1‘iuUUIiii,,,' pMhhhB 0 iy>“0 ^¦1 L'introduction de l'informatique dans le monde de l'éducation signifie un besoin important en logiciels.Serons-nous en mesure de répondre à cette demande, les produits originaux québécois ne comptant, en 1980, que pour 44 pour cent des ventes.développement de ce marché qui pourrait filer aux mains de quelques créateurs étrangers.«Si l'on peut accepter que les films québécois soient tournés avec des caméras japonaises ou allemandes, que l'on écoute des disques sur des tables tournantes importées, personne n'admettrait que les œuvres artistiques, elles, ne nous viennent que de l'étranger», remarque Louis-Philippe Hébert, dont la société, Logidisque, Pedro Rodrigue 46 mai 1983 / QUÉBEC SCIENCE OUÉ Les logiciels d'exploitation de réseaux, destinés, par exemple, aux exploitants de banques de données, de services publics ou autres, constituent un marché lucratif où les Canadiens et les Québécois peuvent se tailler une place intéressante.se décrit comme le premier véritable «studio de production» dans ce marché des media informatiques.Pour Michel Cartier, directeur du laboratoire de télématique de I'UOAM, il s'agit d’une question de souveraineté culturelle: «Quand Ottawa a investi dans la technologie Télidon, on a concentré tous les efforts dans la quincaillerie, et on a complètement oublié les contenus.Mais ça serait tout de même absurde qu'au-jourd'hui, au Québec, on laisse à des compagnies ontariennes ou américaines le mandat de décider ce que découvriront les utilisateurs.» LA MAIN PLEINE DE PUCES Absurde?Peut-être.N'empêche que c'est déjà le sort des milliers de jeunes Québécois qui forment la clientèle des galeries vidéo (les arcades).Les Pacman et autres Space Invaders nous viennent tout droit de Californie ou du Japon.Les instructions sont en anglais.La «philosophie» est importée elle aussi.Cette industrie culturelle risque-t-elle de nous échapper?C'est inévitable, estime Guy Montpetit.«Dans le domaine de la francophonie, les Québécois ne contrôlent pas le marché francophone.Et dans le domaine de l'anglophonie, noussommesfrancophones, d'une culture forcément marginale, il ne faut pas l'oublier.» Pour Montpetit, le développement d'une industrie culturelle locale n'est pas nécessairement à exclure, mais elle sera condamnée à rester marginale si les concepteurs québécois ne s'emparent pas de la clé des marchés d'exportation : la conception du «matériel» informatique.Le langage LOGO, qu'il a contribué à développer avec l'informaticien Seymour Papert du Massachusetts, est une étrange exception.«Si LOGO a réussi, c'est parce que les Américains y ont investi 50 millions de dollars en recherche fondamentale! Car, comme culture, nous n'avons pas de crédibilité sur le plan international, nous — n'avons rien pour imposer un software sur les marchés japonais, américains ou européens.Nous, on a réussi parce qu'on pouvait dire: on a fait nos travaux au M.I.T.» Le discours que tient Montpetit vient contredire le thème favori de nos planificateurs.Si le texte du programme économique du gouvernement québécois, Le virage technologique, n'exclut pas le secteur des composantes, il lui préfère nettement celui des logiciels: «L'âpreté de la concurrence internationale de même que le niveau très élevé des dépenses de recherche et des investissements requis rendent difficile l'accès à la production de composantes de base.Les mêmes réserves valent pour les produits finis fabriqués en grande série (.).La production de logiciels [au contraire] repose essentiellement sur les ressources humaines, soit sur le facteur pour lequel le Québec peut le mieux soutenir la concurrence.» Le problème vient de ce que la frontière n'est pas aussi claire, entre l'intelligence, la machine et les circuits qui la composent.Un créateur isolé peut certes concevoir un programme novateur, un langage inédit.Toutefois, s'il l'imprime sur une disquette, il s'expose à la piraterie: n'importe quel bricoleur averti parvient sans trop de peine à contourner les «clés» destinées à empêcher les copies, ou à mettre sur le marché des logiciels d'imitation.Dans les faits, les droits d'auteur ne sont pas protégés.Très tôt, les concepteurs optent donc pour les logiciels gravés dans des puces, montés sur des «cartes» (circuits imprimés) et incorporés dans les ordinateurs.Mais fabriquées en petite série, ces greffes d'intelligence coûtent cher.De quelques centaines à quelques milliers de dollars, pour des systèmes informatiques destinés à faire du traitement de textes ou de la conception graphique.La solution ultime consiste donc à remonter d'un cran encore et à concevoir des micro-processeurs, fabriqués en très grande série et intégrant à l'intérieur même du cerveau de la machine les nouvelles fonctions désirées.«Ce que les gens oublient, dit encore Guy Montpetit,c'estquevous pouvez investir des dizaines de millions de dollars dans un logiciel, sans parvenir à l'imposer au marché.Mais si vous investissez 30 millions de dollars dans une usine de puces de silicium, vous êtes sûr de produire en bout de ligne quelque chose de vendable!» Son bébé, le LOGO, a d'ailleurs suivi toutes les étapes de cette évolution inévitable: d'abord conçu comme un langage, il s'est ensuite incorporé dans des machines.L'ordinateur Tortue coûtait 20000$, et la société qui le produisait fit faillite.Aujourd'hui, le LOGO s'est fait puce, produite à 1 75 $ l'unité par la compagnie SOLI (Système d'ordi- uni lan lie* Au* Pour Quel Due lérisi flue l'ontr déni, le dans conci c#eni ces ( tors c°n!r( QUÉBEC SCIENCE / mai 1983 47 'fzzzr vol nateurs LOGO Inc.) de Lachine, et vendue aux Atari, Fujitsu, Apple, Commodore, NEC, IBM, Thomson-Brandt, Tandy, etc.La dernière étape découle presque logiquement: avec un tel marché presque garanti d'environ un million de circuits intégrés chaque mois, pourquoi ne pas fabriquer soi-même ses puces et détenir la main haute sur toute une lignée d'exportation ?LE PROJET DU SIÈCLE DE VIDÉOTRON Aux côtés de LOGO, un autre empire pourrait bien prendre racine au Québec au cours des prochains mois.Une histoire différente, mais caractérisée elle aussi par cet heureux mariage entre logiciel et matériel.Une histoire au futur, toutefois, puisque le produit n'existe encore qu'au stade du prototype.C'est le nouveau câblosélecteur Vidacom, issu de l'entreprise du câble québécois Vidéotron.Les compagnies américaines de câblodistribution s'étant développées dans un marché compétitif, où les concurrents devaient s'arracher la clientèle à coups de nouveaux services offerts en primeur, elles n’ont pas pu planifier à l'avance les outils requis pour les services domestiques futurs.Chaque nouveau service appelait un nouvel appareil, un nouveau décodeur, un nouveau clavier.Par contre, la stricte réglementation en vigueur au Canada, en retardant l'entrée de la télévision payante, des services de télé-banking, de courrier électronique et autres fleurons de la télématique résidentielle, a donné le temps aux ingénieurs montréalais de concevoir une interface polyvalente destinée à la réception de tous les services disponibles aujourd'hui.et les autres prévus à plus long terme.Le terminal Vidacom sera donc le premier en son genre, si du moins son avance actuelle se maintient.Son marché potentiel est énorme: près de 20 millions d'abonnés à la télévision payante aux États-Unis, sans compter les quelque 10 millions d'auditeurs pirates qui profitent de la faiblesse de tous les décodeurs actuels.jusqu'à ce que soit introduit, tôt ou tard, le produit québécois ou d'éventuels imitateurs.Fabriqué dès le départ en grande série, grâce à une association entre Vidéotron, d'une part, et la firme américaine Gaming Systems (celle qui fabrique les terminaux de Loto-Québec), d'autre part, le sélecteur Vidacom pourra ainsi intégrer, pour quelques dizaines de dollars, une puce de décodage des messages graphiques Télidon.Les décodeurs actuels, signés Norpak ou Microtek coûtent quelques centaines de dollars.Muni d'une sortie à fréquence variable, Vidacom pourra en outre servir de modem (l'interface entre les ordinateurs domestiques et les réseaux de câbles), remplaçant à ce seul titre des appareils deux ou trois Des 20 pour cent des déboursés initiaux qu’ils représentaient au début des ordinateurs, les logiciels et les services informatiques accapareront en 1985 plus de 90 pour cent des coûts d’acquisition de matériel.fois plus coûteux.Et Vidacom sera en outre un câblosélecteur, un décodeur pour télévision payante, en plus de contenir une mémoire vive, adressable individuellement (comme pour le téléphone, chaque abonné aura son numéro en propre), permettant d'y acheminer des services individuels de banques de données, du courrier électronique, voire des jeux vidéo sur commande, etc.«Je crois sincèrement qu'il s'agit là du projet du siècle en télécommunications au Québec», affirme Michel Dufresne, vice-président à la recherche à Câblevision nationale, une filiale de Vidéotron.«Nous avons deux ans d'avance sur nos concurrents et cette avance a de fortes chances de se maintenir, car tout le système est entièrement basé sur du logiciel.Il peut donc être adaptable au fur et à mesure de l'évolution des besoins.» L'avance québécoise tient à quelque chose de plus fondamental encore: Vidacom devrait être le premier dispositif du genre à apparaître sur le marché et il profitera de l'excellente «vitrine commerciale» que constitue un réseau de câblodistribution opérationnel de 600 000 abonnés (Câblevision nationale et Vidéotron, au Québec).Si, par la suite, Jerrold (General Instruments), Zenith, Sanyo, ou quelqu'autre producteur de câblosélecteur développe un produit concurrent, même moins cher, il sera fortement incité, à cause du marché, à respecter les codes d'adressage, de transmission des messages, de brouillage, et autres protocoles mis au point par le pionnier québécois.Comme l'affirme Guy Montpetit, c'est en faisant main basse les premiers sur le «matériel» que les concepteurs québécois imposeront leurs logiciels.LE TREMPLIN INTÉRIEUR Le mariage entre les logiciels et le matériel donne aussi naissance à des systèmes informatiques, machi- 48 nés spécialisées conçues par l'assemblage d'éléments simples, mais destinées à quelques fonctions spécifiques.À ce chapitre, le Québec fut le berceau des premiers systèmes de traitement de textes, avec les firmes AES Data et Micom, toutes deux nées à Montréal.C'était au tout début de la bureautique, à l'époque où IBM et Xerox n'avaient pas encore envahi ce champ.Depuis, tous les ordinateurs, des plus petits aux plus gros, offrent leurs programmes de traitement de textes.Le marché des pionniers risque de rétrécir comme peau de chagrin, si AES, Micom et les autres «bureauticiens» ne se transforment pas eux aussi en ordinateurs polyvalents, compatibles avec les réseaux de télécommunications.Un défi de taille, car la compétition est féroce dans ce marché en plein essor.À l'échelle canadienne, la technologie Télidon fait face au même défi, avec plus de risques encore.La société ontarienne Norpak ou sa cadette de Vancouver, Microtel, encore à la recherche d'une clientèle pour leur technologie trop coûteuse, n'ont pas réussi à s'imposer sur le marché que déjà les micro-ordinateurs Apple, transformés par les bricoleurs québécois de la firme Formic, moyennant 2 000$, se convertissent à Télidon.Tout comme Montpetit avec son ancienne Tortue, Norpak et Microtel devront peut-être se recycler dans les composantes, s'ils veulent survivre à la concurrence .à moins de verser eux aussi dans la compétition féroce du côté des ordinateurs polyvalents.Du côté de Québec, on regarde donc avec envie le marché gouvernemental.Presque vierge, tant pour la télématique que la bureautique, il fournirait éventuellement à l’industrie locale ce tremplin intérieur qui lui permettrait de se recycler et de conserver sa part du marché.«Vingt-sept organismes du secteur public ont dépensé en 1980-1981 29 millions de dollars pour I acquisition de biens et services.Si on extrapole à l'ensemble du secteur public et para-public, aux réseaux de l'éducation et des affaires sociales, on atteint la centaine de millions de dollars», notent les rédacteurs du document Un futur simple, préparé par le ministère des Communications pour le prochain sommet socio-économique dans ce secteur, à l'automne.Or, peut-on y lire encore, seulement sept pour cent des dépenses gouvernementales se font présentement au Québec ! Le plan d'intervention gouvernemental dans le secteurde l'électronique et de l'informatique, actuellement en voie de finalisation, comportera donc un important programme «d'achat-développement» pour permettre aux entreprises de bureautique d'ici de sauter d'une génération dans la conception des nouveaux systèmes.LA RUÉE VERS L'ÉCOLE Autre aspect du même programme d'intervention, l'annonce par le ministre de la Science et de la Technologie, Gilbert Raquette, fin décembre dernier, de la décision d'équiper les écoles québécoises de 70 000 ordinateurs illustre bien toute l'importance d'une telle politique d'achat.Sitôt l'annonce faite, se bousculaient à l'agenda du ministre les représentants d'IBM, de Xérox, d'Apple, de Matra, de SOLI, de Micom, d'AES, de Comterm, et de combien d'autres! Jamais n'avait-on autant parlé de «micro» dans les calèches de Québec ! Le calcul valait le déplacement: à 2 000$ pièce, beaucoup plus dans le cas d'appareils spécialisés pour les cours de formation professionnelle ou les laboratoires techniques, c'est un marché de plus de 150 millions de dollars qu’ouvrait ainsi le Québec.À côté de ces fournisseurs éventuels, qui flairent la poule aux œufs d'or, il y a les autres, plus timides, qui attendent les retombées.Les éditeurs de livres surtout, qui arrivent de peine et misère à joindre les deux L'industrie québécoise des logiciels Mais Lorsqu'on achète un ordinateur, c'est déjà plus qu'une simple machine à écrire.À l'intérieur, ses circuits sont dessinés en fonction de certaines fonctions à accomplir, d'une certaine interprétation des commandes du clavier.C'est le langage-machine, généralement le BASIC pour les micro-ordinateurs, quoique près de 85 pour cent d'entre eux acceptent aujourd'hui aussi bien le LOGO, et de plus en plus souvent le PASCAL.Ce logiciel de base est imprimé au cœur même de la machine.Mais on peut aussi trouver de tels langages de programmation sous forme de cartes électroniques (circuits imprimés et puces de mémoire) ajoutées ou sous forme de disquettes.Ces langages additionnels devront être «traduits» par la machine dans le dialecte qu'elle comprend.Après ces langages de programmation viennent les programmes eux-mêmes.À l'origine, on les concevait spécifiquement pour les besoins de gestion de l'entreprise qui achetait l'ordinateur.Quand on paie un million de dollars pour l'appareil, on peut bien investir 25 000$ ou 40000$ pour lui apprendre nos besoins en propre.Mais avec les appareils de 5 000$, de 2 000$, puis maintenant de moins de 500$, il faut de plus en plus recourir aux programmes standardisés, commercialisés en série, que les informaticiens ont baptisés «progiciels».Le prix de ces progiciels peut varier beaucoup, en fonction de la complexité, certes, mais aussi en fonction du marché que le concepteur espère conquérir.Généralement, les moins chers coûtent aux environs de 25$, les plus chers pliXB piodyi plaires pue.t mop Qnoiq eaiew lerme, quedi lifer deser Mes, vile te fui sontlî autlin aussi donné! îpts qmrà Ni ta, O tant t où les Penven ica® de ras aïons seaoD séné p promet bouts dans la galaxie Gutenberg et qui songent à plonger avec armes et bagages dans l'édition version disquettes.Car si un livre coûte cher à monter et à imprimer, le support en plastique souple des logiciels et didacticiels ne coûte que quelques dollars.«L'édition de logiciels sur disquette, reconnaît Louis-Philippe Hébert, c'est le support le moinscher actuellement.Mais éditer un logiciel, ce n'est pas du tout la même chose que d'éditer un livre.On peut être un très bon auteur, ou un très bon pédagogue, mais un mauvais programmeur, un mauvais créateur d'effets spéciaux sur l'ordinateur.» Sa crainte, c'est que dans le free for all pu\ suivra l'introduction massive d’ordinateurs à l'école, on confie à n'importe quel professeur moyennement initié, la publication, chez flimpoft Wop tadéri! 'tais dé "taéii; Ontaiio tacé (j£ Ncin C0lta5ni si»1 ay tadesf talion, m, 'en frai % taAlo, ï id I, oat: I QUÉBEC SCIENCE / mai 1983 49 te ES :tae] s soi s loue., iniEf :!i« Jew atem nieesi «en « ipiit te isess tars il pues Bed ionos ladii i ïam» s Eli wen il»' ol » pollll le S m sois.ampo (cialu tns.il pouvant parfois approcher des 1 000$.Mais curieusement, le rapport prix-qualité n'est pas automatique.Pour deux produits comparables, certains producteurs préféreront étiqueter un prix minime dans l'espoir de vendre le produit en plusieurs milliers d'exemplaires, alors que d'autres choisiront plutôt de fixer un prix élevé en se disant que, de toute façon, il n'existe aucun moyen sûr d'empêcher les copies pirates.Quoi qu'il en soit, l'utilisateur d'un ordinateur domestique doit prévoir, à moyen terme, investir autant dans les logiciels que dans le matériel.Avec une dizaine de programmes éducatifs, autant de jeux vidéo ou interactifs, quelques progiciels de service (comptabilité, traitement de textes, conception graphique), on atteint vite les 2 500$.En plusdeceslogiciels(ou progiciels) d'application, il est une autre classe de logiciels, moins visibles mais plus rentables encore pour leurs créateurs: les logiciels d’exploitation de réseaux.Ce sont les programmes destinés surtout auxfirmes de télécommunications, mais aussi aux exploitants de banques de données, de services publics ou autres agents économiques devant communiquer à distance, selon des protocoles standardisés.Moins visibles pour le grand public que les logiciels d'application, ces logiciels d'exploitation constituent toutefois un marché fort lucratif où les Canadiens et les Québécois peuvent se tailler une place intéressante, à cause du développement remarquable de nos réseaux et de l'avance que nous avons prise dans ces technologies (réseau DATAPAC de Bell, satellites de la série Anik, câblodistribution, etc.).Un dernier domaine à l'avenir fort prometteur, mais où les Canadiens souffrent d'un certain retard: les logiciels de servo-contrôle, ceux qui sont destinés à servir d'interface entre l'ordinateur et la machine-outil, dans le domaine de la robotique et des contrôles industriels essentiellement.Avec l'essor prévu de la robotique, au fil des cinq prochaines années, cela pourrait bien devenir le secteur le plus rentable de cette industrie naissante des logiciels.Mais le Québec ne forme dans ce secteur qu'une poignée d'universitaires, et seulement trois cégeps s'intéressent à ce domaine de l'informatique de contrôle (Lionel-Groulx à Sainte-Thérèse, Èdouard-Montpetit à Longueuil, et La Pocatière).Quoi qu'il en soit, lorsque l'on cherche à définir le contour de l'industrie québécoise des logiciels, on découvre des frontières floues : il y a une symbiose progressive entre logiciels et matériel, soit sous forme de puces ou de cartes (les logiciels à support solide, comme on les désigne parfois), soit sous forme de systèmes : les machines de bureautique, par exemple, ne sont souvent que des assemblages de composantes, en fonction d'une application donnée, du logiciel d'assemblage en quelque sorte.Le marché est mouvant.Il y aurait présentement plus d'une centaine de producteurs de logiciels au Québec.Des ventes qui dépassent les 1 50 millions de dollars, en excluant totalement les logiciels-machine et les systèmes informatiques, dont l'importance est sans doute plus grande encore.Mais il y a, dans ce commerce, beauqpup d'importation et d'adaptation.En 1980, par exemple, les produits originaux québécois comptaient pour 44 pour cent du volume des ventes, et les «progiciels», pour 10 pour cent à peine.iirt* [oies! ion J® îcW1 uell^ ill! il® >0 iinscfe lSle^ ion1" j one»"1, [0 n'importe quel éditeur, de logiciels de qualité médiocre.Ou pire encore, que l’on achète et traduise, pour des prix dérisoires, des logiciels et didacticiels déjà éprouvés aux États-Unis, mais étrangers à notre culture.«En Ontario, le ministère de l'Éducation a lancé des appels d'offres pour la production de logiciels.Plus de 400 commandes fermes : jeux de conver-¦Ision au système métrique, notions d'horizontale et de verticale, correc-ition des fautes d'orthographe, signalisation routière, etc.Avec ça, un éditeur sait où il va !» Logidisque est la première maison d'édition en Amérique du Nord consacrée exclusivement à la conception et à la production de logiciels en français.Elle a eu pignon sur rue avant que le virage technologique ne soit sur toutes les lèvres.Trop tôt, en fait: la jeune entreprise s'est vite rendu compte qu'aucune catégorie administrative dans les programmes gouvernementaux n'arrivait à l'intégrer.C'est la ballade entre les ministères, de l'Éducation aux Communications, des Affaires culturelles à la Science et la Technologie, avant que ce dernier ne lui conseille.de s'adresser à Ottawa ! LA RONDE DES CONVERTIS Logidisque cherche péniblement à ouvrir un marché.«Au début, les propriétaires d'ordinateurs étaient des informaticiens qui faisaient eux-mêmes leurs programmes, puis des bricoleurs qui copiaient les disquettes.Ensuite, il y eut les entreprises, qui n'achetaient que deux ou trois logiciels pour leurs opérations courantes.C'est vraiment lorsque les ordinateurs entreront dans le milieu scolaire, puis dans les salons que nous aurons un marché.Pas avant.» Ils n'y serontdéjà plus seuls.Trois employés de l'éditeur HMH viennent de créer la société PUCE (Programmes Utilisés et Conçu pour l'Enseignement), spécialisée dans les didacticiels pour l'éducation.Eux aussi ont fait la ronde des ministères.À leurs côtés, Computerre et Sogiciel ont opté pour la traduction de logiciels importés du Canada et des États-Unis respectivement.Pour les grands éditeurs, la concurrence est forte dans ce marché encore vierge.Les éditions Le Nordet passent à l'attaque en créant une filiale Nordet-logiciels.Et le vice-président de Sogides, Pierre Turgeon, pilier de Sogiciel, passe chez le nouveau concurrent, comme président.Ça bouge dans ce milieu.Fin février, impossible de rejoindre Pierre Turgeon: il est en Californie.Son remplaçant et désormais concurrent est lui aussi en voyage d'affaires aux États-Unis.Et c'est entre deux avions que Guy Montpetit nous accordera son entrevue.Ça bouge aussi, plus discrètement, dans les réseaux d'échanges qui se tissent un peu partout à travers le Québec, autour des groupes de loisir informatique ou des propriétaires d'une même marque d’ordinateur (les «clubs Apple», les «clubs TRS», etc.).Une créativité remarquable, estime Michel Cartier, lui-même animateur de nombreux groupes à Montréal.«Je trouve qu'on est en train de développer un folklore à grands coups de «on est en retard» et de «on est des pas bons», alors que le problème n'est pas là: la technologie évolue si vite, avec une durée de vie de quatre ans pour chaque génération de produits, qu'on peut toujours rattraper un retard en visant tout de suite les services qu'on entrevoit pour demain.» Une question de planification, de prévision à long terme en somme.Car pour la compétence, les ressources du Québec ne font pas de doute. 50 mai 1983 / QUÉBEC SCIENCE La prochaine génération reposera sur l'intégration des ordinateurs en réseaux qui démultiplieront leurs capacités, sans sacrifier leur autonomie.Or, dans les réseaux de télécommunications, l'expertise canadienne et québécoise est remarquable.Au nouveau Palais des congrès de Montréal, on a donc conçu une > c0 Plfn .!o‘3»0;“ 3p'“6 saü^,g 3S'psau de'^ps Pr":; sauv c?i ch^prtSe ,acofprintaN uvages J^fplante5 ?*xe:^¥ntà+ 2oaf0V0^ £/7 i^eAife chez votre libraire ou par commande postale à: QUÉBEC SCIENCE, C.P.250, Sillery, Québec GIT 2R1 Joindre votre paiement en incluant 1,75$ pour les frais d'expédition ^EiOO-SCSE^1^15 Animé par Gilles Proulx Réalisé par le Service d'information Hebdo-Science de l'Université de Montréal Le lundi à 19h30 En reprise: mercredi 20h30 et vendredi 19h30 TVC ?XNTEH-UX5XDN TÉLÉ DES CdLIHS LE RÉSEAU DU CÂBLE CÂBLE 24 Montréal — CÂBLE 25 Québec : : Ü ! PAS BESOIN DE VELO U POUR S’ABONNER À VELO QUEBEC ARRIERE avant RES ENJOLIVEUR NOM.PRÉNOM _ ADRESSE.VILLE___ CODE POSTAL Vélo Québec 1415, rue Jarry est, Montréal H2E 2Z7 • Tél.: 514-374-4700 nous J NOUVELLE COLLECTION L QUÉBEC SCIENCE ÉDITEUR COLLECTION 573 VL Pour plusieurs, l'environnement se définit comme l'eau, l'air, le sol, les végétaux et les animaux.Mais l'environnement, c'est aussi : l'homme, ses institutions sociales, économiques et politiques, ses aménagements spatiaux, son héritage culturel, sa technologie.Faire disparaître les barrières qui nous empêchent de mettre en relation ces paramètres jusqu'à ce jour analysés individuellement et suggérer de nouvelles avenues: telle est l'ambition de Perspectives 2001.Pour prendre le temps d’être mieux JEAN-CLAUDE JAY-RAYON POUR FKENERE LE TEMPS D’ÊTRE MIEUX par Jean-Claude JAY-RAYON Québec Science Éditeur, 1983 ISBN 2-920073-14-1 192 pages, 22 photos hors texte 12,95$ Disponible en librairie Ce premier volume de la collection nous explique pourquoi nous manquons de plus en plus d'espace et de temps pour vivre et pourquoi notre qualité de vie globale en souffre de façon dramatique.Jean-Claude JAY-RAYON remet donc en question l'ensemble de notre mode de vie et nous propose des solutions simples pour le modifier en profondeur.À paraître dans la même collection: Des animaux malades de l'homme?par Claude VILLENEUVE LU C5 c j __« r j cz ~l— I_I LU I _ I CC __I LU CILi LÜ Lü LU I_I C” LU LJ LÜ LH LU CIi cz CIi __I ü” Lü Salon des sciences et de la technologie 13 au 22 mai 1983 PLACE BONAVENTURE MONTRÉAL Pré-vente des billets La direction du Salon des sciences et de la technologie est heureuse, pour la deuxième année consécutive, d’offrir aux jeunes et aux étudiants de tout âge des billets à prix très spécial.En mai dernier, plus de 35 000 étudiants ont pu profiter de cette offre exclusive.Au programme, cette année, spécialement pour les jeunes: • Une exposition de jeunes et d’amateurs scientifiques jamais égalée • Des activités très spéciales en électronique et en informatique • Des concours destinés exclusivement aux jeunes • Du théâtre, du cinéma, des conférences • Des ateliers et des démonstrations spectaculaires • La science en spectacle durant dix jours Tarif des billets d’étudiants • Jusqu'au 12 mai 1983: 1,50$ Vente aux guichets: • 6 à 1 2 ans : 1,50$ • Étudiants et âge d'or : 3,00$ • Adultes: 4,50$ Pour réservations et documentation: Manon Hervieux: (514) 849-4196 PLUTON un monde glacé ?Cette planète est si éloignée que notre Soleil y semble une étoile quelconque par Pierre Béland Washington, juillet 1978.Dans les couloirs du US Naval Observatory, un scientifique cherche la salle de conférence tout en discutant avec un autre chercheur aussi perdu que lui.Ils y arrivent enfin, sous le regard ironique du gardien de l'agence de sécurité.À l'intérieur, ils se joignent aux astronomes, curieux et chroniqueurs qui attendent une conférence de presse annonçant ce que tous savent déjà.Un physicien de la boîte lance à son voisin qu'il y a bien cent ans qu'un événement du genre ne s'est produit ici.Et pourtant, le titre ne paraîtra pas dans bon nombre de journaux du lendemain tant il semblera anodin à plus d'un éditeur: on vient de découvrir que Pluton a une lune.Pluton est la neuvième, la plus lointaine et la moins connue des planètes du système solaire.Elle est si éloignée du Soleil que si nous avions été enfants de Pluton, il ne nous serait jamais venu à l'idée d'imaginer un centre au monde.De là-bas, le Soleil n'est vraiment rien d'autre qu'une grosse étoile très brillante: 250 fois plus que notre pleine Lune, mais 1 500fois moindre que le Soleil vu de la Terre.Rien de plus qu'un lampadaire au coin de la rue.Le reste du système solaire est invisible à l'œil nu ; vue au télescope, la Terre dans sa course s'éloigne du Soleil d'à peine un degré et Jupiter de sept.En moyenne, la planète est distante du Soleil de près de 40 unités astronomiques (précisément, 39,37 fois la distance Terre-Soleil).Le concept de système solaire aurait-il pris la même importance à nos yeux?Pour un philosophe vivant sur Pluton, graviter autour d'un si lointain Soleil relèverait de l'absurde.Notre besoin d'appartenance, notre hantise de la solitude nous pousseraient peut-être vers d'autres mondes.Mais bien sûr, il n'est pas question d'une humanité sur Pluton, où il ne se trouve presque certainement pas la vie la plus infime.C'est une sphère glacée où les rayons du Soleil, froids comme ceux des étoiles de la nuit, glissent sur un monde cristallin dur comme l'acier.À peine perceptible, aux confins du système solaire, Pluton tourne contre un fond d'étoiles sur une orbite dont l'élongation et la position sont uniques parmi les planètes connues.DU NOM DU DIEU DES ENFERS On divise généralement les planètes de notre système en planètes terrestres (Mercure, Vénus, Terre, Mars)et planètes joviennes (Jupiter, Saturne, Uranus, Neptune).Les premières sont petites et constituées de matériaux rocheux et ferreux; les secondes sont géantes etfaitesd'éléments \ V /' légers tels hydrogène, hélium, méthane, ammoniaque.Ces huit planètes orbitent approximativement dans le même plan, appelé écliptique.Par contre, l'orbite de Pluton est inclinée de plus de 17 degrés par rapport à ce plan, et sa distance maximale du Soleil est près de deux fois sa distance minimale.De plus, lorsque Pluton croise l'écliptique, elle passe parfois à l'intérieur de l'orbite de Neptune sa voisine.En particulier, à partir des années 1980 jusqu'à la fin du siècle, Pluton sera plus près du Soleil que Neptune.Par sa taille également, Pluton fait bande à part.En comparaison des quatre planètes géantes qui précèdent, Pluton est minuscule: son diamètre de 3 000 kilomètres ne représente que 64 pour cent de celui de Mercure, la plus petite des planètes terrestres.Il y a même jusqu'à sept des satellites des planètes qui sont plus gros que Pluton (y compris la Lune).C'est à cause de sa faible taille autant que de son éloignement (un quart de millénaire s'écoule pen- dant qu'elle fait une fois le tour du Soleil) que Pluton est demeurée très longtemps inconnue.Au 19e siècle, c'était encore Neptune qui était la plus lointaine planète connue.Un astronome autodidacte, F.W.Bessel, fut un jour intrigué par son orbite irrégulière; ses calculs lui disaient que son mouvement ne pouvait être imputable uniquement aux influences de Jupiter, Saturne et Uranus.Il suggéra donc qu'il pouvait bien y avoir une neuvième planète dans le système solaire.Au début du 20e siècle, le fameux astronome américain Percival Lowell se convainquit qu'il la trouverait.On se souvient surtout de lui comme le plus illustre défenseur de la théorie des canaux de Mars, mais on ignore souvent qu'il fut à l'origine de la découverte de Pluton.Avec son collègue Pickering, il calcula la position probable de la planète «X».De son observatoire privé en Arizona, il fouilla inlassablement le ciel en vain.Ce fut après sa mort que Clyde Tombaugh, utilisant le même appareil- Pluton et sa lune Charon (indiquée par la flèche) lage conçu à cette fin, vit enfin la planète en 1930.Elle fut baptisée Pluton, du nom du dieu des Enfers (et dont les deux premières lettres sont les initiales de Percival Lowell).DE SATELLITE, PLUTON EST PROMUE PLANÈTE Les longues nuits d'observation hantent la vie des conjoints d'astronomes mais sont propices à la germination de théories.Le comportement de Pluton engendra le doute et les spéculations sur sa véritable nature.Certains proposèrent que Pluton était à l'origine un des trois satellites de Neptune.L'interaction de ces lunes aurait modifié leurs orbites, éjecté Ron Miller et K.Hartmann, The Grand Tour.Workmann Publ., N.Y., 1981, avec la permission de l'éditeur 56 Pluton et placé la plus grosse, Triton, sur son orbite rétrograde actuelle.Ce satellite, qui est en fait 30 pour cent plus gros que Pluton, a un mouvement opposé à celui des planètes et de tous les gros satellites du système solaire.Les suites de cet événement se poursuivraient encore aujourd'hui, puisqu'on a calculé queïriton spirale vers Neptune, sur laquelle il s'écraserait dans quelque 100 millions d’années.D'autres furent inspirés par la découverte en 1977 d'un astéroïde, Chiron, dont l'orbite inclinée croise, comme celle de Pluton, l'orbited'une planète.Chiron se retrouve à son aphélie (c'est-à-dire le point de son orbite le plus éloigné du Soleil) dans le voisinage d'Uranus, bien au-delà de la ceinture entre Mars et Jupiter où les astéroïdes gravitent.On proposa donc que Chiron et Pluton n'étaient pas originaires du système solaire interne.Ils seraient plutôtdes corps non planétaires venus de la région la plus lointaine du système solaire, comme ces noyaux qui entrent épisodiquement vers le Soleil et auxquels on donne le nom de comètes.Chiron et Pluton pourraient n'être que les premières captures parmi les plus gros d'une série de corps errant à la périphérie du système.Mais la découverte de juillet 1 978 remet tout en question: si elle a un satellite, Pluton pourrait bien être une planète.Il est vrai qu'on sait depuis peu que même de petits astéroïdes peuvent avoir des satellites.Pallas, par exemple, d'un diamètre de 580 kilomètres, a un satellite de 90 kilomètres à quelque 300 kilomètres de lui.Mais la lune de Pluton, qu'on a nommée Charon (ne pas confondre avec Chiron, l'astéroïde), semble tout à fait énorme.Cependant, on ne la connaît que bien approximativement, et sa découverte même fut fortuite.Lors d'un travail de routine pour préciser le mouvement orbital encore mal connu de Pluton, James W.Quelques chiffres Diamètre : 3 000 km Densité : 2 g/cc Composition: gaz à l'état solide (méthane, ammoniaque), ou mélange glace-roc-gaz?Température (surface): -220°C Atmosphère: trace, méthane Satellite: Charon, diamètre 1 200 km Durée du jour: 6 jours 9 heures terrestres Année: 248 années terrestres Distance moyenne du soleil: 5,9 milliards de km Aphélie: 7 milliards de km Périhélie: 4 milliards de km Christy examinait des clichés pris en avril et mai précédents.Sur deux d'entre eux, il remarqua un renflement sur la planète.Soupçonnant la présence d'un satellite, il obtint qu'un collègue calcule la période orbitale présumée.La prédiction ainsi faite se vérifia sur des clichés plus anciens montrant le même renflement déplacé d'un angle correspondant à la période.Curieusement, celle-ci est identique à celle de Pluton, ce qui veut dire que le satellite est toujours comme un témoin au-dessus du même point de la planète.UNE TAILLE PLUS MINCE QUE L'ON CROYAIT Les photographies de Pluton donnent une image imprécise qui permettait jusqu'à récemment d'estimer son diamètre à environ 5 800 kilomètres.Mais maintenant, on peut utiliser une mesure approximative de la distance entre le centre de Pluton et celui de Charon pour raffiner cette valeur.Grâce à l'équation de Képler, qui donne la masse totale du système, et en supposant que les deux corps ont la même réflectivité et la même densité, on détermine leur taille relative et le rapport de leur masse.Mais leur grosseur véritable dépend de la valeur réelle de la réflectivité puisqu'un petit corps brillant réfléchit autant qu'un corps plus gros mais plus sombre.De récentes mesures montrent que l'émission infrarouge en provenance de Pluton est nulle.Cela suggère un monde glacé et brillant et, par conséquent, relativement petit.On estime donc que le diamètre de Pluton ne fait pas plus de 3 000 kilomètres, et celui de Charon environ 1 200 kilomètres.Ce rapport est le plus élevé pour un mai 1983 / QUÉBEC SCIENCE couple satellite/planète; le seul qui s'en approche est le couple Lune/ Terre avec près de un sur quatre.Dans ces conditions, il ne semble plus vraisemblable que Pluton ait pu être à la fois éjecté du voisinage de Neptune et attirer avec elle un satellite aussi gros.Dans le numéro d'octobre 1980 à'Icarus, une série d'articles est consacrée à Pluton.L'un d'eux rapporte que la planète a une atmosphère.Son spectre lumineux comporte sept bandes correspondant au méthane, dont certaines permettent de postuler la présence d'une phase gazeuse.Il est possible que cette atmosphère ténue ne soit présente que lorsque Pluton arrive à sa périhélie (c'est-à-dire le point de son orbite le plus près du Soleil).Il y aurait équilibre entre la condensation quand la planète s'éloigne du Soleil et la sublimation quand elle s'en approche.Possiblement, cette atmosphère serait toujours présente, mais dépendrait de façon critique de la variation de la température à la surface de Pluton.Si elle est trop froide, le gaz se condense; si elle est trop chaude, le gaz échappe à la faible masse de la planète et se perd dans l'espace.On calcule de cette façon que la température moyenne de Pluton serait de l'ordre de -220° C en surface.Pour bon nombre de spécialistes, la suggestion d'une atmosphère sur Pluton complète sa réhabilitation parmi les planètes du système solaire.La genèse et l'évolution des conceptions sur la nature de Pluton illustrent la façon dont progresse l'astronomie, qui est avant tout une science basée sur l'observation.Science de la nuit, elle a soif de lumière: seuls de nouveaux phénomènes permettent de rejeter, confirmer ou modifier une hypothèse, puisque l'expérimentation est impossible.En ce sens, elle rappelle la paléontologie: on ne peut qu’observer, jamais provoquer, et ce qu'on voit fait déjà partie du passé.? K [If; ^\o * Un livre destiné à tous ceux qui se sentent concernés par les ordinateurs mais qui n'en ont aucune notion et sont rebutés par les livres trop techniques.Après vous avoir expliqué en termes simples ce qu'est un ordinateur, les auteurs vous proposent une introduction à la programmation en langage Basic, vous donnent quelques conseils pour l'achat d'un micro-ordinateur et décrivent ce que vous pouvez en attendre.APPRIVOISEZ L'INFORMATIQUE Restez dans la course En vente dans toutes les librairies ou disponible au prix de 19,95 $ l'unité, chez DIFFUSION DU LIVRE MIRABEL 8925, boul.Saint-Laurent Montréal, Qué.H2N 1M5 Veuillez trouver ci-joint un chèque ou mandat-poste au montant de $ _____________ pour________exemplaire(s) à 19,95$ chacun.VISA n°: .Master Gard n°:.Nom: .Adresse:.Ville:.Province : .Code postal :.jeosJ joec out»* soil1* y est1; Québec ES a PLACEMENT ÉTUDIANT 1 ETUDIANT EN 2 TEMPS 3 MOUVEMENTS .grâce au service informatisé du Placement étudiant du Québec.De plus en plus d’employeurs bénéficient de l'efficacité d’un tel système.Sur un simple appel téléphonique au Centre Travail-Québec de leur région, ils obtiennent les noms d'étudiants et étudiantes disponibles.Travail-Québec sélectionne minutieusement, à l’aide de son fichier informatisé, les candidats et candidates en fonction de leur formation et des exigences de l'emploi à combler.Et en 2 temps 3 mouvements un jeune peut, tout en participant au développement de l’entreprise, acquérir une expérience précieuse pour son avenir.Nouveau programme subventionné De plus, dès cet été, les employeurs qui offriront un emploi à des étudiants et étudiantes en science et technologie auront droit à une subvention.Le monde de demain se forme maintenant.Le Placement étudiant du Québec y voit.TRAVAIL-QUEBEC I Gouvernement du Québec Ministère de la Main-d'oeuvre I et de la Sécurité du revenu OUVREZ L’OEIL IBM! 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plus particulièrement en dehors de la région de Montréal.L'interrogation vaut autant pour le texte à l'écran que pour les manuels d'utilisation.Jusqu'à présent, les vendeurs, embarrassés, ne s'empressaient pas de répondre.Certains disaient : « Pas encore, mais c’est pour bientôt.» D'autres, «ce n'est pas très important, vous savez».J'ai même entendu un vendeur vanter un micro-ordinateur bon marché en affirmant: «Il a un avantage sur la plupart des plus gros modèles : il n'a pas besoin qu'on y ajoute les accents, puisqu'il n'écrit qu'en majuscules.» Mais, bonne nouvelle, la situation évolue rapidement depuis le début de l'année.Cela ne veut pasdirepourautant que, du stade de «colonisés culturels», nous passons à une certaine égalité.Enfin, pas vraiment.Cela signifie seulement que des marchands d'ordinateurs importés se rendent compte qu'il y a de l'argent à faire ici, en particulier parce que les micro-ordinateurs faits au Québec sont plutôt rares.Aussi, comme la majorité des acheteurs potentiels actuels, intéressés par la gamme des systèmes allant de 2 000$ à 5 000$, sont des professionnels, des écoles ou de petites entreprises, la faculté d'un appareil à produire des caractères accentués est vite apparue comme un des principaux arguments de vente.L'initiative d'introduire les accents dans les ordinateurs n'est cependant pas venue des compagnies-mères pour qui le Info/puce ANGLAIS OU BILINGUE?fait francophone est le dernier des soucis.Les instigateurs en sont surtout les directions régionales des ventes de ces compagnies, en prise avec ce problème de langue, ou de petites entreprises indépendantes, le plus souvent formées de passionnés d'ordinateurs qui ont décidé de trouver une solution par eux-mêmes.C'est ainsi, par exemple, que Bernard Bélisle, d'Ordinateurs PME, à Québec, a passé des semaines à mettre au point un générateur de caractères français pour le modèle III de Radio Shack, parce que cette compagnie ne voulait pas se décider à le faire.En fait, pour l'instant, Radio Shack n'a mis ces caractères que sur le modèle II, plus cher et dont les stocks étaient difficiles à écouler.Écrire sans les signes français, ajouter ensuite les accents, à la main, ou lire un texte non accentué, cela peut paraître sans importance de prime abord.Mais c'est très vite frustrant, surtout lorsque l'on se rend compte que l'ordinateur et une imprimante pourraient autrement nous permettre de produire un texte quasiment parfait.Même les Français qui, pourtant, au début de l'invasion de la micro-informatique, acceptaient d'écrire sans les signes français par un certain snobisme, sont devenus très exigeants en la matière.Et l'on peut donc se réjouir de pouvoir écrire bientôt en français avec la grande majorité des micro-ordinateurs.Actuellement, seuls sont mis de côté les modèles de bas de gamme, en-dessous de 1 000$, c'est-à-dire les VIC-20, TRS-Couleur, TI-99, Atari 400, Sinclair et autres.Pourtant, ce serait possible de changer leur générateur de caractères sans trop de difficultés et ceux qui le feraient ne le regretteraient certainement pas.Pour sa part, une compagnie de Sherbrooke, Visiontronic, a mis au point les accents pour la plupart des modèles Commodore.Le Apple Ile et le Persona, de NDC (autre texte dans cette page), sont maintenant disponibles avec les signes français en option, sans supplément, lors de l'achat.Ce sera aussi bientôt le cas pour le Osborne.Fait intéressant: les signes sont compatibles d'un ordinateur à l'autre, car tous les fabricants se sont soumis aux normes ACNOR.Cela veut dire qu'on peut envoyer sans problème un texte accentué d'un ordinateur à un autre.Pour ce qui est des manuels d'utilisation, on risque, dans la plupart des cas, d'attendre encore un certain temps avant de les trouver en français.Mais il ne faut surtout pas désespérer.C'est comme pour tout le reste: le mode d'emploi sera écrit en français à partir du moment où ce sera rentable, ou encore rendu obligatoire par une législation quelconque.LE PERSONA CANADIEN Enfin un micro-ordinateur canadien à prix abordable pour un large public.Nelma Data Corporation (NDC) fabrique le Persona à Mississauga, en Ontario.Basé sur un micro-processeur Z80A, cet appareil est présenté, en version standard, avec une mémoire vive (RAM) de 64K, deux lecteurs de disquettes et un moniteur séparé du clavier.Il utilise le CP/M 2.2, qui est le système d’exploitation le plus populaire au monde avec près de 2 000 logiciels disponibles, ainsi que le langage Basic, de Microsoft, tout aussi connu.Autre avantage: il est vendu en option, sans frais supplémentaires, avec les accents français au clavier et à l'écran, ce qui est extrêmement rare.De plus, on peut obtenir un manuel d'utilisation en français.Son prix suggéré de 2 600$ devrait tenter beaucoup de monde.TELEPHONE-MOI TA PHOTO! La compagnie américaine Commsoft fabrique le PhotoCaster, qui permet de transformer une photo prise par une caméra vidéo en signaux utilisables par un ordinateur.Il s'agit d'une carte de circuits imprimés avec des micro-processeurs et d'un logiciel qui ne sont pour l'instant destinés qu'au Apple II.L'image produite a une résolution de 128 points par 128, ce qui est loin d'être très délai lié, et chaque point apparaît dans un des 1 6 gris possibles.On peut ainsi conserver des photos sur disquette, les transmettre par voie téléphonique en quelques secondes ou les imprimer.Cela peut servir autant dans le cadre de programmes d'ordinateur que lors de téléconférences.Prix: environ 500$.(Commsoft, 665 Maybell Avenue, Palo Alto, California 94306, U.S.A.) EN BREF.• Panasonic met en marché un microordinateur domestique, le VR-200, avec 32K de RAM, qui utilise un poste de télévision en guise de moniteur.• Atari, pour sa part, lançait en février le modèle 1200XL, avec une mémoire de 64K et la possibilité de produire 256 couleurs différentes. 60 mai 1983 / QUÉBEC SCIENCE ACTUALITÉS VIDÉO LE DISQUE INTELLIGENT Wm æ A peine est-il arrivé sur le marché que déjà les mélomanes avertis l'acclament comme le «nec plus ultra» de la haute fidélité.Quant aux mordus du petit écran, il leur accorde la joie de voir Jaws déguster ses victimes au ralenti, en accéléré ou encore, fin du fin de la gastronomie maritime, les régurgiter en nageant à reculons.Cette petite merveille se nomme vidéodisque, ce disque sans sillon sur lequel s'enregistrent les images de la télévision.Déjà très étonnant comme objet de divertissement, le vidéodisque se transforme en un fascinant outil d'enseignement ou de communication dès qu'on le relie à un ordinateur.Il devient alors interactif, c'est-à-dire que son utilisateur peut, par l'intermédiaire de cet ordinateur, faire varier à son gré l'ordre de succession des séquences ou même des images du document télévisuel enregistré sur le disque.Cela lui permet d'absorber à son propre rythme l'information véhiculée par ce document.Ainsi couplé à l'intelligence de l'ordinateur, l'œil de la télévision s'apprête à révolution- ne vidéodisque s'apprête à révolutionner le monde de l'audio-visuel et de l'enseignement assisté par ordinateur.ner à la fois le domaine de l'audio-visuel et celui, jusqu'ici un peu décevant, de l'enseignement assisté par ordinateur auquel il apporte une dimension beaucoup plus humaine.Le vidéodisque interactif, en plus d'être un professeur doué d'une patience infinie, devient, grâce à ses images comparables en qualité aux meilleurs passages de la Guerre des Étoiles, et pour peu qu'on l'ait adroitement programmé, le guide d'aventures didactiques aussi palpitantes que les jeux vidéo les plus raffinés.Sous son format le plus courant, le vidéodisque, interactif ou pas, ressemble à un microsillon ordinaire.Toutefois, sur sa surface métallisée aux reflets chatoyants, aucun sillon n'apparaît.Les informations sont gravées, sous une couche protectrice de plastique transparent, dans une succession de petits caractères que vient lire le pinceau microscopique d'un laser qui s'y reflète.Le disque tourne à la vitesse constante de 1 800 tours par minute et à chaque tour correspond une image complète de télévision.Chaque face du disque contient 54 000 de ces images, soit une demi-heure d'émission au rythme normalisé de 30 images par seconde qu'utilisent les émetteurs de la télévision.Outre l'image en couleurs, le disque comporte deux pistes sonores distinctes ainsi que tous les signaux de synchronisation nécessaires au couplage avec les téléviseurs domestiques.Lorsque le vidéodisque est destiné à être utilisé de manière interactive, on peut y inscrire, en regard de chaque image, toutes les données de programmation destinées à » commander la marche du !> lecteur, l'information supplé-” mentaire qui doit apparaître ¦§ sous forme de texte à l'écran » ainsi que, dans certains cas, I une bande sonore numérique < pouvant contenir, pour chaque image (dont la durée, rappelons-nous, n'est que d'un trentième de seconde), plusieurs secondes de commentaires! Quant aux lecteurs de vidéodisques capables de fonctionner de manière interactive, on en trouve déjà dans le commerce, parfois pour moins de 1 000$.Outre leur capacité déjà appréciable d'interactivité sous la seule commande du vidéodisque, la plupart de ces lecteurs comportent la possibilité d'être reliés à un microordinateur qui, au moyen d'un logiciel approprié, leur ouvre les avenues d'une interactivité si complète que les simulations les plus improbables deviennent réalité.Toute cette technologie qui, voilà quelques mois à peine, relevait encore de la science-fiction, est aujourd'hui tout à fait accessible.À l'instant où vous lisez ces lignes, on «essaie» sa voiture neuve, dans les salles de montre américaines, au moyen d'un vidéodisque interactif conçu comme outil de vente, on s'exerce à ressusciter un mannequin cardiaque relié par des capteurs à un ordinateur qui montre.grâce à un vidéodisque interactif, la marche à suivre, ou encore on voyage, dans le sillage de Mariner, Viking ou Voyager, dans un univers programmable de plus de 100 000 photographies que la NASA vient de publier sous forme de vidéodisque interactif.Quand on considère la quantité phénoménale d'informations qu'il est possible d'inscrire dans l'espace réservé sur un vidéodisque à une seule image de télévision, on peut difficilement éviter de considérer ce medium sous l'aspect d'une gigantesque mémoire d'ordinateur.En effet, chaque image de télévision est composée de plus de 200 000 points lumineux individuels.À la place de chacun de ces points, on peut facilement enregistrer deux «bits» de données, soit l'équivalent de 50 kilo-octets par image ou encore plus de deux milliards d'octets d'information par face ! Il existe déjà des appareils capables d'enregistrer les données de cette manière: sur un seul vidéodisque de 30 cm, ils peuvent inscrire et retrouver en moins de quatre secondes l'équivalent de mille ans de Québec Science ! Pedro Rodrigue Pour ceux qui s’intéressent aux micro-ordinateurs ou qui s’y intéresseront.bientôt.L’informatique a envahi notre quotidien et ses applications, d’une spectaculaire diversité, progressent à pas de géant.Notre vie de tous les jours en est déjà profondément transformée.Qu’en sera-t-il de notre avenir?Voici deux livres qui vous permettront de maîtriser la situation.Initiation aux micro-ordinateurs Vivre l’électron Louis E.Frenzel Pierre Arnold Lrad.Jean Matte et J.-C.Oriol Vous désirez connaître la terminologie et le fonctionnement des micro-ordinateurs?Vous voulez comprendre le jargon technique.pour choisir plus judicieusement votre ordinateur individuel?Ce livre répond à toutes vos questions sur les micro-ordinateurs.Écrit dans un langage simple, abondamment illustré, il vous fait découvrir pas à pas, par questions et réponses, toutes les composantes d’un système informatique: microprocesseur, mémoire, entrée-sortie, disques, programmation, etc.Le best-seller de tous les ouvrages consacrés aux microordinateurs.264 pages 19,95$ L’ordinateur est-il sur le point de remplacer le cerveau humain?La robotique est-elle créatrice de chômage?L’Occident pourra-t-il relever le défi japonais qui menace son industrie?Ce livre explique en détail la passionnante histoire de l’électronique et de l’informatique.L’abondance et la qualité des schémas, illustrations et photographies en couleurs sont tout à fait remarquables.Un livre enthousiaste, précis, riche d’idées, qui apporte une vision neuve de notre monde informatique et qui se veut, essentiellement, un cri d’espoir.216 pages 19,95$ couverture rigide jaquette en couleurs Offre spéciale — Les deux volumes au prix de 30 $ (Un rabais de 10 $.) Cette offre est valable jusqu’au 15 juin 1983.exemplaire(s) de «Initiation aux micro-ordinateurs» exemplaire(s) de «Vivre l’électron» Veuillez m envoyer Paiement ci-joint (Chèque ou mandat) Nom: jy- (en majuscules) Adresse: MASTER CARD no VISA no Code postal: Date d’expiration de ma carte: Signature: Tél.: MODULO ÉDITEUR 825, Querbes, Outremont, Qc H2V 3X1 MODULO (514)272-5733 62 mai 1983 / QUÉBEC SCIENCE ACTUALITÉS R&D LES METAUX EN PANNE A peu près inconnu de l'industrie il y a une trentaine d'années à peine, le niobium est maintenant utilisé dans plusieurs secteurs industriels, particulièrement en alliage avec divers aciers.Une faible proportion de cet élément donne à l'acier des qualités de résistance supérieure.Ainsi, on emploie ce dernier pour fabriquer des pipelines, qui ont à supporter de très grandes pressions, ou des voitures qu'on doit désormais rendre plus légères et plus durables.Les charpentes d'édifices gagnent aussi en légèreté, du fait de la plus grande résistance des métaux de fer et de niobium.À l'état pur ou comme métal de base dans certains alliages, ce «super-métal» se prête à des applications de haute technologie, par exemple dans les domaines de l'aéronautique ou de la pétrochimie.Selon Rudy Biss, directeur de l'usine de la mine Niobecde Saint-Honoré, cette pénétration rapide du niobium dans l'industrie est en grande partie due à des recherches appliquées effectuées au Québec.L'École polytechnique de Montréal et l'entreprise «St Lawrence Columbium» (qui a exploité un gisement dans la région d'Oka) ont été les pre- miers groupes à développer des méthodes industrielles de concentration du minerai par gravité et par flottation.En 1965, un autre pas technique était franchi, lorsque le Centre de recherche minérale du gouvernement du Québec mettait au point le procédé d'extraction et de traitement du métal de Saint-Honoré.Pour Rudy Biss, on a acquis là un savoir-faire qui donne aux Québécois une avance technologique sur les concurrents étrangers.Avec des moyens très modestes, les chercheurs d'une université, d'une entreprise privée et d'un organisme gouvernemental ont accompli un exploit à peu près unique dans les annales de la recherche minérale au Québec.Une telle collaboration tripartite était possible parce qu'on avait affaire à un métal «jeune», ne souffrant pas des contraintes d'une longue exploitation industrielle par des grandes entreprises plutôt portées sur le secret.Là s'arrêtent les bonnes nouvelles en ce qui concerne la recherche sur le niobium et ses utilisations.Le modèle de recherche qui caractérise les secteurs des vieux métaux, tels que le fer et l'amiante, s'installe présentement dans les milieux du niobium, avec les problèmes qui surviennent à moyen et à long terme.Bien que le Québec soit le deuxième producteur mondial de ce métal exotique et qu'il possède cinq pour cent des réserves totales connues, la recherche s'essouffle et n'évolue plus avec son dynamisme du début.Le diagnostic de Rudy Biss ressemble à celui qu'on peut établir dans presque tous les secteurs de la recherche minérale: «Le manque de dyna- SI UNE IMAGE VAUT MILLE MOTS nous avons dit beaucoup sur le pays, la société, les hommes et les femmes, le monde.Et c'est par le documentaire, l'animation, la fiction, par les photos.les diapositives et le matériel scolaire que l'O.IN.F.continue à dire la santé, les arts, les nouvelles technologies, la culture et l'avenir.Office National national du film Film Board du Canada of Canada 1983 Année mondiale des communications CINE OCCASION POUR NOUS D’APPRIVOISER LES NOUVELLES TECHNOLOGIES DE COMMUNICATIONS EXPOSITIONS • COLLOQUES • RENCONTRES INTERNATIONALES ACTIVITÉS RÉGIONALES • PRODUCTIONS AUDIO-VISUELLES COLLOQUE INTERNATIONAL DES RADIOS COMMUNAUTAIRES MANIFESTATIONS DIVERSES Québec mi® EtSDto QUÉBEC SCIENCE / mai 1983 63 Mew I obim J odéleï I ense s ai «eiîi: J| amiuï oj W fei I i im, ii« I wr ' m.fe îij eytri lu de si I possài I réseris si idle® I loe f's | luiédi f>| nd)' fe Ij ’on p ^ looses tien | 'e ^ 'i misme ne peut être attribué au manque d'ingéniosité des gens impliqués, mais plutôt au manque d'interrelations, de coordination et de concertation entre les groupes universitaires, la recherche industrielle et les organisations gouvernementales.» Aujourd'hui, les ressources humaines et les moyens financiers consacrés à la «recherche et développement» dans le secteur du niobium sont dispersés, ce qui surprend du fait qu'il n'y a qu'un seul producteur dans la province.La situation est encore plus dramatique dans les «vieux» secteurs miniers.C'est du moins ce qui ressort d'un colloque portant spécifiquement sur cette question.En février dernier, les représentants des diverses branches de l'industrie minière étaient invités par le Centre de recherche miné- rale du gouvernement du Québec à exposer leurs besoins.Ils ont tracé des portraits plutôt sombres de la situation, se rejoignant sur les lacunes ressenties au niveau de l'innovation.Que l'on parle du fer, de l'amiante, des métaux précieux ou d'autres substances, les diagnostics ne différaient que par l'importance des fonds consentis à la recherche et développement.Curieusement, une corrélation se dégageait entre le degré de détérioration atteint au plan de la recherche et la faible rentabilité de l'industrie correspondante.En général, les porte-parole des milieux de la recherche déploraient l'absence d'efforts systématiques et structurés de développement, particulièrement dans les secteurs industriels faisant présentement face à de grandes difficultés, notamment pour le fer et l'amiante.Dans certains cas, pour l'amiante par exemple, la démarche de récupération est commencée.Des sommes de plusieurs millions de dollars sont investies pour trouver des débouchés nouveaux à un produit qui subit les contrecoups de l'opinion publique internationale.Les gouvernements, via la Société nationale de l'amiante, et les manufacturiers, par le biaisde l'Institut de recherche sur l'amiante, abordent l'avenir de ce secteur avec un esprit neuf.Dans les autres secteurs miniers, les plans de sauvetage proposés sont plus ou moins calqués sur l'approche retenue dans le domaine de l'amiante.Pour sa part, Rudy Biss avançait l'idée d'un Institut du niobium pour regrouper les efforts de recherche et susciter des innovations adaptées aux technologies de pointe.Certaines industries ont pris les devants: ainsi, certains groupes industriels disposent de laboratoires pour réaliser des projets en rapport avec leurs opérations.L'Alcan se préoccupe évidemment de l'aluminium dans son centre de recherche de Jonquière, Noranda est installé à Montréal dans le domaine du cuivre et la compagnie Fer et Titane du Québec a des installations de recherche à Tracy.En ce qui concerne le fer et l'acier, la situation est beaucoup moins réjouissante, et d'autant plus grave que cette industrie connaît actuellement la pire panne de son histoire: tout y reste à faire sur le plan de la recherche et du développement .André De!isle SBORN Double/Densité L'ordinateur personnel d'affaires, portatif avec 64K RAM, deux lecteurs de disquettes, 204K chacune, moniteur 5 po, claviers ASCEE et numérique, RS232C, IEEE, avec logiciels inclus, traitement de texte WORDSTAR avec MAILMERGE, feuille de travail électronique SUPERCALC, langages de programmation CBASIC et MBASIC, CP/M système d'opération.«Personal pearl»: programme de génération de banques de données (valeur de 395$) gratuit avec l'achat du OSBORNE, double/densité.(Quantité limitée) Nous avons la librairie informatique la plus complète en ville Centre d’achats ^place * • ¦ » quatrc-bourgeots 999, de Bourgogne Sainte-Foy, Québec (418) 659-3858 Aussi, succursales à Trois-Rivières et Rimouski CENTRE DE MICRO-ORDINATEURS micro co-tme librairie, losiciels et accessoires pour micros Logiciels (taxable) APPLE II+, 48K, DISQUE ?The Home Accountant (A) $109.95 ?Le Rédacteur (F) $179.95 ?L’organisateur (F) $289.95 ?Mail List 3.0 (A) $64.95 TRS-80, MOD III, 48K, DISQUE ?The Family Budget (A) $50.00 Volumes ?La réalisation des ?programmes $15.00 D ?Le dictionnaire du Basic $30.00 ° ?Le Basic et l'école $24.00 D o Outils financiers et ?comptables pour ?l'entreprise $24.00 ?The Investing Adviser (A) $57.00 ?Text Editor (A) $35.95 CBM-64, DISQUE ?Microcomputers Stock Program (A) $85.00 ?The Home Accountant (A) $109.95 VIC-20, 8K, K-7 ?VICALC (A) $22.50 ?VICHECK (A) $36.95 $24.00 $13.95 $13.50 $15.95 $13.50 Je possède un TRS80 I ?Il ?III EDTRS80 couleur D16 ?APPLE II ?Ile GlIlD VIC 20 ?CBM 64 ?SUPERPET ?IBM ?ATARI ?AUTRE ?Veuillez me faire parvenir votre catalogue ($1.00; gratuit avec achat) Veuillez me faire parvenir les articles cochés ci-dessus: Montant: Paiement: ?Chèque visé ?Mandat poste ?Visa ?M.C.Commande: ____________________________ Carte no: __________________________________________________ Taxe 9%:______________________ Date d'expiration:__________________________________________ Envoi:______________ Nom: _______________________________________________________ Total:________________________ Adresse: __________________________________________________________________________________ Ville: _________________________________ .Date: Signature: ___________________________________________________ RETOURNER A: miCTO COJme c.p.1860, 1419mirkd, rock forest, que, canada, jOb 2jO 64 mai 1983 / QUÉBEC SCIENCE BP®* ACTUALITÉS SANTE VIVRE VIEUX.EN FORME! Si l'espérance de vie s'est accrue de plusieurs années au cours des dernières décennies, il semble que l'espérance de vie en bonne santé n'a pour sa part guère progressé.En fait, chacun d'entre nous aurait entre 11 et 18 ans à vivre en mauvaise santé.Perspective qui n'a rien de réjouissant! C'est, entre autres, ce que révèle une étude que vient de faire paraître le Conseil des affaires sociales et de la famille et qui s'inscrit dans le cadre d'un mandat ministériel visant l'élaboration de nouvelles stratégies de promotion de la santé.On y apprend notamment que si les femmes vivent en général plus vieilles que les hommes, leurs années de grâce se passent dans un piètre état ! En effet, leur espérance de vie qui est de 78 ans chute à 60 ans lorsqu'on parle d'espérance de vie en bonne santé, c'est-à-dire sans restriction d'activité.Presque nez à nez avec les femmes, les hommes, eux, peuvent espérer être en bonne santé jusqu'à 59 ans bien que leur espérance de vie générale atteigne tout juste 70 ans.Pour connaître l'état de santé de la population et son évolu- On parle toujours d'espérance de vie, mais on ajoute maintenant de vie en bonne santé, sans restriction d'activité.tion dans le temps, le gestionnaire en santé s'est traditionnellement appuyé sur l'indicateur de mortalité.Cependant, il apparaît que la baisse du taux de mortalité observée au Québec comme partout ailleurs ne suffit plus à elle seule à justifier les orientations actuelles du système de santé.«On peut se demander si les gains observés en espérance de vie n'ont pas été obtenus au prix d'unedimi-nution de la qualité de vie, s'interroge le docteur Madeleine Blanchet, présidente du Conseil des affaires sociales et de la famille.En mesurant l'état de santé de notre population au moyen d'un indicateur aussi imparfait et aussi partiel que la mortalité, on évite ainsi de considérer les incapacités fonctionnelles de courte ou de longue durée.» Le Conseil des affaires sociales et de la famille présente donc, dans son étude, un bilan de l'état de santé des Québécois mais en faisant appel à un nouvel indicateur qui combine les données de mortalité et de restriction des activités de la population.Cet indicateur de vie en bonne santé ou sans incapacité fait apparaître clairement le poids de maladies chroniques ou invalidantes, maladies qui ne sont pas nécessairement fatales mais qui affectent durement et souvent de façon irréversible la qualité de vie des individus.Selon l'indicateur de mortalité qui,toutbien considéré, est plutôt un indicateur de survie, les maladies de l'appareil circulatoire causent près de la moitié des décès, les tumeurs sont responsables du quart et les traumatismes et empoisonnements du dixième des décès.Mais, vue sous l'angle de l'incapacité, la hiérarchie des problèmes de santé se modifie considérablement.Au premier chef, les maladies cardio-vasculaires sont responsables du plus grand nombre d'incapacités.Au second plan, les tumeurs font place a ux.ma ladies ostéo-articulaires qui constituent le problème de santé le plus invalidant affectant en priorité les femmes.Cette dimension d'incapacité fait aussi ressortir l'importance des maladies de l'appareil respiratoire et des troubles mentaux.Il est intéressant de noter qu'en matière de santé, l'indicateur de vie en bonne santé permet de pointer des cibles différentes de celles identifiées par l'indicateur de mortalité.On constate, entre autres, dans cette étude la forte prévalence des restrictions d'activité chez les femmes, supérieure à celle des hommes pour tous les groupes d'âge au-delà de 15 ans, bien que ces restrictions soient plus souvent mineures chez les femmes.Selon l'étude du Conseil, ce sont les provinces de l'Ouest et la Colombie-Britannique qui remportent la palme en termes d'espérance de vie totale alors que le Québec arrive au dernier rang, tant pour les hommes que pour les femmes.On L lies De ktai Smite i île die aucune _ assiste cependant à un renversement de la vapeur lorsqu'on regarde le nombre moyen d'années à vivre sans restriction d'activités: le Qué bec prend alors la tête du peloton pour les hommes et le deuxième rang pour les femmes alors que la Colombie-Britannique est reléguée aux derniers rangs.C'est donc dire, en somme, qu'au Québec, on peut espérer vivre moins longtemps qu'ailleurs au Canada mais qu'en revanche, on peuty vivre plus longtemps en pleine possession de ses moyens, sans invalidité ou incapacité ¦ tours Mi : «alfii piipai r Dits Ginette Beaulieu %]UE-POUSSE - ^ boutique hydroponique Les Spécialistes du Jardinage Intérieur L’HYDROPONIQUE JARDINAGE INTERIEUR CULTIVEZ V0$ PROPRES LE6UMES FINES HERBES, TOMATES, PLANTES D'APPARTEMENT.A L'INTERIEUR TOUTE L'ANNEE.LA CULTURE SANS SOL.' ÉQUIPEMENT-ACCEWOlRES- LIVREE • ÉC/.AI RAGE • ETC / 5322 Boul.St.Laurent, Montreal.273-1559 : «ton îttSffljQUÈBEC SCIENCE / mai 1983 65 »tafié, ie amies irtepiéiî sd'actitc périeuie: pooi tos rtlàï es inventif mes.looseil,! ie l'Oos impuefe enlenr; ilaleato muer tasqu'i MICROBIOLOGIE DES BACTERIES MISES SUR FICHES Lf environnement, notre corps, toute vie est grouillante de bacté-j'ies.De ces milliers d'espèces différentes, l’homme n'en a identifié qu'une partie.Pour rambler cette lacune, un groupe Je chercheurs montréalais aisse depuis peu pénétrer de nombreux microbes.dans un ordinateur.L'équipe, composée de MM.Drapeau et Laurence de l'École polytechnique de Montréal et Lambert du Laboratoire de santé publique du Québec, a mis au point une technique d'analyse des cultures bactériennes dont les résultats peuvent facilement être informatisés.Ce nouveau procédé utilise la pyrolyse, c'est-à-dire I s ami 'li rleûm'1 «es fit des h Coloirte ijoée so iort Code postal Decane éditeur inc.825.Ave Querbes Montréal.Que.H2V 3X1 oiosinrç Caras «caps- I stesi*1' itéii»* LE MARATHON: EQUILIBRE ENERGETIQUE, ENDURANCE ET ALIMENTATION DU COUREUR SUR ROUTE de Péronnet, Thibault, Ledoux et Brisson Une approche entièrement nouvelle de la physiologie de la course sur route qui saura intéresser le coureur, les entraîneurs, les éducateurs physiques, les biologistes et les médecins.Sous une forme vulgarisée, avec de nombreuses illustrations originales et de nombreux tableaux, les conceptions modernes de la bioénergétique et de l’endurance et leurs conséquences sur la préparation physique et alimentaire de l’athlète sont exposées.Une section spéciale est réservée aux problèmes de la régulation de la température en course sur route et à la prévention du coup de chaleur.Grâce à un modèle mathématique de l’équilibre énergétique en course sur route établi par des chercheurs à l’aide d’un ordinateur, cet ouvrage permet au coureur d’établir ses propres données énergétiques.Le coureur peut ainsi déterminer les paramètres exacts de l’alimentation (avant et pendant la course) et de l’entraînement qui vont maximiser ses chances de succès.De plus, un coupon inclus dans le livre donne accès aux services informatiques d’H LRM ANN qui.à partir de quelques données, effectuera tous ces calculs.192 pages 50 illustrations 12.50$ BON DL COMMAND! Veuillez m’expédier à 12.50$ ch.copies de LL MARATHON Ci-joint mon règlement au montant de_____________$ Adresse Ville _ que la culture est soumise à une élévation de température, successivement 800, 900, 950 et 999°C, permettant sa décomposition chimique.Cette étape est effectuée à l'entrée d'un spectrographe de masse, un appareil qui sert à séparer les atomesdes corps selon leur masse.Chaque bactérie est donc exprimée en quatre graphiques, le spectrogramme enregistré à chacune des températures, dont les points caractéristiques sont transmis à l'ordinateur.L'identification de la bactérie inconnue implique que la mé- moire informatique possède déjà des données semblables pour un grand nombre de bactéries connues.L'ordinateur, comparant celle-là à celles-ci, peut alors fournir la liste des plus proches parentes, un même profil sous-tendant une même espèce.Arnold Drapeau souligne que ce procédé est susceptible d'applications en biotechnologie, par exemple dans le choix des bactéries spécialisées en vue d'épurer des eaux usées.Il espère aussi des débouchés en virologie.Louise Desautels la randonnée.V ETTA ?Porte baggage Vetta Porte baggage arrière fait d’alliage d'aluminium super léger.Résistance mécanique au-dessus de tout (30-35 kg/mm2).Les procédés spéciaux de pliage et de soudage éléminent tout stress dans les tiges.Anodisé, il ne ternit pas.Peut porter plus que ce que vous serez capable de transporter en cyclotourisme ou en ville.$35.95 Le meilleur sur le marché au meilleur prix.?Mirrycle Mirrycle, le seul et l'unique rétroviseur conçu pour les guidons renversés.Léger et solide, il s'adapte à tous les types de freins.Mirrycle, dégage 5 cm du guidon.Légèrement parabolique, il fournit un angle de vision supérieur.Mirrycle est essentiel pour le touring et la ville.Mirrycle vous permet de regarder en avant.$11.95 ?Cyclo Computer: ENFIN! 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lessojci Socéa i b Iss ntd H îtif N H JÉBEC SCIENCE / mai 1983 67 TOURISME LES ÎLES DU SAINT-LAURENT faut pas hésiter, même si la journée semble s'annoncer mauvaise, sur le fleuve il fait meilleur.les relevés météorologiques le prouvent, le climat des îles est plus ensoleillé que celui des berges.Il n'ya pasqu'au pointde vue climatique que cet archipel est une charnière.Géologiquement il constitue la limite entre les Appalaches, au sud, et le bouclier canadien, au nord.La flore change suivant le balancement des marées, le fleuve étant chargé tantôt d'eau douce, tantôt d'eau salée.Bien que la nature soit l'élément le plus marquant quand on navigue dans l’archipel, les bâtiments sur les îles rappellent que c'est dans ce paysage à la fois tranquille de longs bancs de sable et tourmenté des formations géologiques taillées par la mer que s'est tournée une page tragique du peuplement du Québec: l'arri- " V I « ' S*, v Le fleuve Saint-Laurent fascine toujours.Le Québécois, le riverain, le tou-¦iste.en subissent le charme lui reste cependant relative-ient peu exploité.Il n'y a que luelques croisières sur le Neuve organisées de façon régulière et celui qui veut aller ;ur l'eau doit souvent se ra-( battre sur les traversiers ou sur i des amisqui ont la chance — et les soucis — d'avoir un bateau.Pour combler ce vide, la }ii*u;\o.\s E Ijlltlll Lucas i; wturcv GUIDE PRATIQUE DES PRINCIPAUX CHAMPIGNONS DU QUÉBEC mite* me elle casffl oiiliatt.linue,* spatial heial et le pelili (illanls le#» 'uniolt a# lauuil-j: c'est! peciam js lais* sioo ils jèstoj m* ie W pVaiet.es blés- eut*' x s ^ lelucas suiai* jlie 1® s basa" 'est P*' lu'ilss* sil«'- Ie0i‘ pue^ jldOlûî ibets mis failli René Pomerleau La Presse, Montréal, 1982 201 pages, 12,95 $ Tout mycologue digne de ce nom connaît sans doute, pour en avoir au moins entendu parler, la Flore des champignons au Québec, cette bible de la mycologie publiée récemment.Ou il connaît à tout le moins son auteur, René Pomerleau, un pionnier de la mycologie québécoise.Cette œuvre magistrale lui a d'ailleurs valu la plus haute décoration scientifique du Québec : le prix Marie-Victorin 1981.Mais, comme toute œuvre d’envergure, elle ne se laisse pas trimbaler facilement par monts et par vaux et elle n'est pas com-! mode à consulter lors d'excursions de champignons, Alors, comme il aime bien les mycologues et qu'il a à cœur de servir, par la même occasion, la cause de la mycologie, René Pomerleau a extrait de sa Flore un Guide pratique des principaux champignons du Québec.Il a ainsi sélectionné, parmi les 1 400 espèces répertoriées dans son traité, 142 espèces au nombre des principales qu'on trouve au Québec, en se basant sur trois critères: qualité gustative, fréquence et abondance, et toxicité.Cela donne un excellent guide pratique qui deviendra vite un compagnon indispensable de vos ballades en forêt.Si vous aimez les champignons, bien sûr.Des textes descriptifs simplifiés, mais suffisamment complets; 142 illustrations couleurs (certaines laissent cependant à désirer) que viennent compléter des dessins qui permettent de mieux apprécier lesformeset les dimensions; de brefs commentaires sur les qualités culinaires ou le degré de toxicité auxquels s'ajoute un symbole indiquant le classement de l'espèce quant à sa qualité gustative ou à sa toxicité: un ensemble d'éléments donc qui font de ce livre un outil A Boîte à livres de référence fort utile à tout cueilleur de champignons, qu'il soit débutant, simplement amateur ou mycologue chevronné.D'une présentation agréable et à certains égards originale, d'un format qui s'emporte bien en excursion sans être nécessairement de poche, ce guide ne manquera pas de rendre davantage accessible, comme l'a sans doute voulu son auteur, la science des champignons et le plaisir de charmer nos palais de cette chair des dieux.Ginette Beaulieu L'ORDINATEUR À L'ÉCOLE Gérard Bossuet Presses Universitaires de France Collection L’éducateur Paris, 1 982 234 pagës, 27,65$ Ce livre arrive au bon moment pour répondre à certaines questions que se posent les enseignants sur les implications pédagogiques de l'entrée de l'informatique à l’école.Partant d'expériences pratiques, l'auteur donne une idée de ce que l'on peut faire avec un micro-ordinateur.Maître-assistant en sciences mathématiques à l'Université de Paris VI, Gérard Bossuet a en effet mené une expérience d'introduction du système LOGO dans une classe de l'élémentaire.Inventé aux États-Unis en 1970, traduit au Québec, puis implanté en France à partir de 1978, Logo est un langage simple de programmation qui permet aux enfants de réaliser des programmes.L’auteur raconte en détail son expérience, rapportant les commentaires des animateurs ainsi que ceux des enfants.Il consacre une autre partie de son livre aux questions que l'on devrait se poser dans les institutions scolaires avant d'acheter des appareils : ce qu'est un ordinateur, ce que l'on peut faire avec cet appareil et surtout ce que l'on veut en faire.Pour Gérard Bossuet, l'entrée des ordinateurs à l'école élémentaire présente un double danger.Il craint qu'une intégration trop rapide de cette machine, sans que les enseignants y soient préparés, ne provoque un effet contraire à celui recherché, soit une incompréhension du mode d'utilisation ou une surcharge de travail pour l’enseignant.Par contre, une implantation trop lente empêcherait les enfants d'accéder à la compréhension et à l'utilisation de l'ordinateur, réalité de la vie qui deviendra tout aussi courante que l'automobile ou la télévision.Il conclut en disant que l'informatique «ne devrait pas être considérée comme une discipline en soi, mais faire partie d'un ensemble d'outils mis à la disposition de l'individu dans un contexte d'apprentissage».Ce livre se lit d'autant plus facilement que l'auteur, même s'il est persuadé de l'intérêt de LOGO, reste néanmoins ouvert à d'autres méthodes d'introduction à l'ordinateur.Danielle Shaw LA PLUIE JAUNE Sterling Seagrave Le Seuil, Paris, 1983 280 pages, 19,75$ Fascinant et édifiant! Un grand reportage sur l'usage secret des armes chimiques et bactériologiques dans le monde, et plus particulièrement sur les allégations que des mycotoxines — des poisons sécrétés par des cham- 71 pignons microscopiques — aient été utilisés contre d'innocentes populations civiles en Afghanistan, au Laos ou au Cambodge.Sur le plan humain, avouonsque le livre de Seagrave ressemble à un voyage dans l'horreur de la guerre moderne.Ce voyage nous ramène à Ypres, champ de bataille de la Première Guerre mondiale où les gaz furent utilisés, à Kronstadt dans la Russie post-révolutionnaire.Puis dans les usines de fabrication des gaz organo-phosphores, enfin dans les rizières et les forêts du Vietnam arrosées d'herbicides contenant de la dioxine.Entoiledefond.les arguments politiques pour ou contre la fabrication de tels poisons chimiques, les tractations internationales et la réalité scientifique de la guerre chimique et de ses effets.Tout cela est fascinant et raconté sur le ton de la grande enquête de journaliste, mais le lecteur qui attend une discussion serrée de la question de la «pluie jaune» du Laos restera sur sa faim.En effet, les documents sur lesquels a pu se fier l'auteur au moment de son enquête étaient peu nombreux et très controversés, non probants sur le plan scientifique.Depuis la rédaction originale de ce texte, en 1 981, la question a rebondi et nous disposons de plus d'éléments de réponse, mais l'auteur, malgré le rajout d'une préface et d'un épilogue, ne les a pas utilisés.Et c'est dommage, car l'actualité évolue très vite, et ce dossier «percutant» se trouve déjà dépassé au moment de sa parution.Un autre reproche que l'on peutformulerconcerne la superficialité du ton «journalisme d'enquête» à certains moments: de longues descriptions d'ambiance, des rebondissements un peu artificiels, une mise en scène un peu trop poussée: à force de nous faire patauger dans les rizières du Vietnam, de nous faire respirer la poussière du désert du Yémen, de nous parler de ses «vieux amis» dans l'armée ou le renseignement, Seagrave finit par nous fatiguer dans son rôle du héros à la recherche de la vérité.Mais il est difficile de repousser du revers de la main le sérieux du sujet et l'importance que peut avoir actuellement l'armement biologique dans le monde.En ce sens, il s'agit d'un livre courageux et intéressant.Jean-Pierre Roge! mai 1983 / QUÉBEC SCIENCij fcCS® 72 ÉCHEC ET MAT Il y a une jolie erreur dans le numéro de septembre 1982, à la page 27; avant de caricaturer le jeu d'échecs, votre dessinateur Jacques Goldstyn devrait apprendre à y jouer! Non seulement l'échiquier est mal orienté (case angulaire blanche à gauche du joueur), mais sur cette case justement, il y a un pion noir qui, selon les règlements, n'a pas accès à cette rangée.ï .‘•Si Devant une telle position illégale, le robot n’est pas censé continuer à jouer! Jacques Sormany Chicoutimi Vous avez raison, et bravo pour votre vigilance! Nous avons écrit à notre collaborateur, actuellement en Grèce pour quelques mois, afin de l'inciter à apprendre le jeu d'échec dans ses heures de loisir.LE «POURQUOI» DES FORMES DE LA NATURE Comme toujours, l'article sur les«formes de la nature» s'est révélé passionnant {Québec Science, mars 1983).S'il montre très bien «comment», le texte, cependant, aborde à peine la question «pourquoi».Permettez-moi donc de le faire, en vous priant de bien vouloir apporter les réponses complémentaires.On sait qu'un siphon (dans un évier qui se vide, par exemple) tourne dans deux sens différents (l'un dextrogyre, l'autre lévogyre) selon qu'on se trouve dans l'un ou l'autre hémisphère.En va-t-il de même pour les plantes et les autres Courrier SC/, C.P.250, Sillery, ’c g'Q organismes vivants?Leur spirale est-elle orientée dans un sens s'ils croissent dans l'hémisphère austral, et dans l'autre dans l'hémisphère boréal?Et que font ceux qui croissent à proximité de l'équateur?Le genre de réponse qu'appellent ces questions permettra, très certainement, de donner un aperçu sur l'orientation (sans jeu de mots) à donner à la question «pourquoi»?En effet, s'il y a inversion généralisée, la cause pourrait n'êtreque la rotation de la Terre sur elle-même.Mais, en ce cas, il faudrait immédiatement se reposer la question: «comment»?Cette fois-ci, dans le temps.Joseph A.Shotész Saint-David-d'Yamaska Effectivement, la question des formes dans la nature fait appel à tout un appareil mathématique assez complexe.Notamment au niveau des plantes (croissance, formes, etc.), des théories mathématiques de pointe s'élaborent rapidement.La vulgarisation de ces thèmes très abstraits et très théoriques est cependant beaucoup plus ardue, le sujet risquant de n'intéresser qu'une faible proportion des lecteurs.Ce sujet abordé pour la première fois dans Québec Science pourrait cependant avoir des suites éventuellement.En attendant, voici les titres de deux livres dans lesquels vous pourrez déjà trouver réponse à quelques-unes de vos questions.H s'agit d'abord de Phytoma-thématique, publié aux Presses de l'Université du Québec, puis de Croissance végétale et morphogénèse, publié chez Masson et les PUQ, tous deux écrits par Roger V.Jean, professeur de mathématiques à l'Université du Québec à Ri-mouski.DOLBEC TRANSPORT INC.325, rue Marconi, Sainte-Foy, Québec Télex: 051-31652 DÉMÉNAGEMENT LOCAL, NATIONAL.INTERNATIONAL Garde-meubles, électronique et appareils scientifiques Services professionnels «Allied».Affilié avec plus de 300 représentants dans 135 pays Service de transitaire.Entrepôt d'attente en douanes Découvrez l'excellence, appelez (418) 687-3830 À Québec.c'eût DOLBEC CHEi PARI llÈBEC SCIENCE / mai 1983 73 IM r Les feux de forêt: non seulement on les combat plus efficacement, mais on peut maintenant les prévoir en mettant à profit satellites et ordinateurs, nous explique Sarto Ouellet |j(n.pmifix te 'lié! sfa i(torj » iis» lit to ffisfi1 ilhift tim I 1 Faites-vous plaisir ABONNEZ-VOUS CHEZ VOTRE LIBRAIRE PARTICIPANT en JUIN Les miracles existent-ils?Luc Chartrand a cherché une réponse à cette question du côté de la médecine psychosomatique Ginette Beaulieu nous présente celles qui pourraient initier une seconde révolution verte, les superplantes.La marmotte, ou «siffleux», un animal qui s'est acquis une bien mauvaise réputation auprès des agriculteurs, mais qui leur rend pourtant des services insoupçonnés.Un article de Jacques Prescott T—^ .rtnf 1 ** ¦ it ?.* •• # .e:;S: r ! j >- vtu^GZZ?V\TTce indiqur0 coup°^ Au Canada : ?Abonnement spécial (2 ans / 24 numéros): 40 $ ?Abonnement régulier (1 an / 1 2 numéros) : 23 $ ?Groupe: (10 et plus — 1 an): 21 $ À l'étranger: ?Abonnement régulier (1 an/I 2 numéros): 32 $ abormernent D réabonnement COUPON D ABONNEMENT ^ r,- D changement d adresse (à remplir en lettres MAJUSCULES) 31 nom 1 1 1 Il 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 61 LBj prénom U 80 7 8 il 1 l 1 1 l Il 1 1 II 1 9 numéro 1 1 1 rue appartement 28 1 1 1 1 1 1 1 29 ville province 48 Il II 1 II 49 pays 68 ?Chèqu 1 1 1 1 1 Tarif er 69 code postal 74 Le magazine QUÉBEC SCIENCE, case postale 250, ï 74 mai 1983 / QUÉBEC SCIENCE 4 «a par Vonik Tanneau ATTENTION AUX JOINTURES Il y a des gens qui trouvent très amusant de se tirer sur les doigts pour faire craquer leurs jointures.C'est leur droit, après tout.Mais qu'ils se méfient, les jointures sont des régions fragiles comme toutes les articulations.En les faisant craquer, ils déplacent le fluide qui protège les os et certains orthopédistes pensent que cela peut augmenter les risques d'arthrite pour plus tard.DES «MACHOS» CHEZ LES LÉZARDS Dans les pays où vivent les lézards, les enfants jouent souvent à les attraper par la queue, qui leur reste dans la main.Jeu cruel.et encore plus quand on sait l'effet que cette mutilation a sur le statut social du pauvre lézard ! Des chercheurs de l'Université d'Oklahoma viennent en effet de découvrir que, chez ces petits sauriens, les mâles les plus longs sont les dominants et ont accès à davantage de femelles.Sur 30 paires d'animaux du même sexe, le rapport dominant-dominé s'est trouvé radicalement inversé lorsqu'on a coupé deux tiers de queue au dominant.Neuf lézards ont même perdu leur statut de dominant dès l'ablation d'un premier tiers de queue! Sans commentaires ni comparaison déplacée.?en Vrac LE PARADIS RETROUVÉ Dans un article paru dans la revue Nature, deux géologues, l'un américain, l'autre tchèque, disent avoir découvert le site du paradis terrestre, qui serait le lieu où l'homme s'est converti à la chasse et à la cueillette.La plupart des experts considéraient jusqu'ici que cette étape importante de l'évolution humaine avait été franchie en Afrique.Repenning et Fejfar affirment, eux, qu'elle a eu lieu en Israël, sur un site nommé Ubeidiya.Seulement voilà, «l'œil sceptique» de Discover ne les prend pas tellement au sérieux.C'est que nos deux géologues déclarent que les fossiles trouvés sur le site datent de deux millions d'années, époque où se situe cette étape, alors que les archéologues qui travaillent sur les lieux depuis 15 ans estiment qu'ils sont bien plus récents.Ils se demandent comment les géologues ont fait pour arriver à une telle conclusion, car personne ne les a jamais vus sur le site et ils n'ont donc pas pu examiner eux-mêmes les fossiles! Doit-on mettre tout cela sur le compte de l'innocence du paradis terrestre?LE CHEVAL DE TROIE DES TERMITES Lorsqu'un termite meurt dans son nid, les ouvriers viennent aussitôt enlever la dépouille.Non sans risque, car la carcasse vide abrite parfois l'ennemi numéro un des termites, une nymphe assassine qui, malgré son joli nom de Salyavata variegata, est aussi redoutable que rusée.Jugez-en! Après avoir complètement évidé la carcasse du termite mort, elle s'y camoufle et attend l'arrivée du premier croque-mort qu'elle occit en moins de deux pour en faire son prochain repas.et sa prochaine cachette.La nymphe est tellement rusée qu'elle se cache sous de petits morceaux de carton, le matériau de base des nids de termites, et vaque en toute tranquillité à ses occupations à l'intérieur du nid.Même les sentinelles termites ne se rendent pas compte que le cheval de Troie est dans leurs murs ! ANIMAL RARE CHERCHE ÂME SŒUR T«KV«> ÜHi Il n'y a pas que les humains qui ont du l mal à trouver l'âme sœur.Certains ; animaux dont l'espèce est en voie d'ex- -tinction n'ont pas un vaste choix et, , souvent, le partenaire possible se cache 9 dans un zoo éloigné.Pour les aider à se | retrouver et à se reproduire, l'ordinateur !i ISIS (International Species Inventory ( System) relie maintenant plus de 180 zoos, aquariums et collections privées, Jf aux États-Unis, au Canada, en Europe et f en Nouvelle-Zélande.ISIS leur permet I d'échanger des renseignements sur les j: animaux qu'ils possèdent (température, .poids, taux hormonal, composition san-guine, etc.) et de faire s'accoupler les j spécimens rares, afin de sauver l'espèce de la disparition.L'HÔTEL À PUCES Bientôt, l'hôtel informatisé.Il est en voie |i de construction dans la banlieue d'Ottawa II et devrait accueillir ses premiers clients !| dès l'automne prochain.Pour 150$ par |i nuit, l'homme d'affaires ou le hautfonc- j tionnaire en visite dans la capitale ja disposera d'une chambre équipée d'un terminal relié à l'ordinateur central de l'hôtel et jumelé à un écran pour le traitement de textes, les films ou les jeux vidéo.Le hall de l'hôtel ressemblera à un véritable centre de télécommunications, doté du dernier équipement sur le marché.Tout ça manquera peut-être un peu de chaleur, mais les clients auront toujours le choix entre le charme vieillot du Château Laurier et les puces.électroniques! Une victoire canadienne en supratechnologie ©I jya Si r: ^ P Æm f'ÜêW- twà csü — *¦ ¦ =- ~ Eggr .Le vidéotex transforme le simple téléviseur en un appareil qui nous permet d'obtenir en un clin d'oeil une grande variété de renseignements.Au Canada, le système Télidon occupera bientôt une place de choix dans nos foyers.D'ici peu, nous aurons le monde au bout des doigts.En appuyant sur les touches d'un clavier, nous ferons apparaître sur l'écran les renseignements que nous cherchons.Sans quitter le confort de votre fauteuil préféré, vous pourrez faire des achats, lire votre courrier ou votre journal, payer des factures, retenir des places au théâtre, planifier un voyage ou effectuer des transactions bancaires.Ceci n'est pas un rêve; Télidon le fait déjà.Le téléviseur pourra se métamorphoser en école, en bureau de poste, en banque, en supermarché ou en bibliothèque.Il pourra même faire partie d'un système de communication instantanée avec les services d'incendie ou d'urgence.Le système repose sur trois composantes: un téléviseur muni d'un clavier qui ressemble à une calculatrice de poche, un ordinateur relié à des banques de données et, enfin, un moyen de diffusion et de réception.Le téléviseur est relié à un ordinateur central par un moyen de diffusion comme une ligne téléphonique, un câble ou une fibre optique.Les essais Vista de la compagnie Bell Canada sont déjà en cours à Montréal.Bientôt, Télidon sera opérationnel partout au Québec.Mais ce n'est pas tout.Télidon a été mis au point par le ministère fédéral des Communications.Pious sommes fiers de vous dire que c'est le nôtre.Au Canada.24 millions de personnes travaillent ensemble et participent avec le gouvernement du Canada à l'essor collectif.Ce grand pays favorisé, c'est le nôtre! 1 + Canada Gouvernement Government du Canada of Canada |P’ •' 7 1983 Année mondiale des communications Les télécommunications : nos clés d'accès à l'ère de l'information.Au cours des dernières années, la révolution technologique a transformé le monde des télécommunications à une vitesse vertigineuse.D'un bout à l'autre du pays, d'un continent à un autre, on peut maintenant communiquer par la parole, l'image et les données avec une rapidité exceptionnelle.Bell Canada, pionnier et leader dans le monde des télécommunications, participe à cette grande révolution en l'harmonisant à la vie de tous les jours.* 7* • C* * Apprivoiser les modes de communication, apprendre .à maîtriser la technologie de demain, c'est se lancer avec confiance dans l'ère de l'information.
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