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Titre :
Québec science
Principal magazine d'information scientifique généraliste québécois. [...]

Le mensuel d'information scientifique Québec Science est publié à partir de 1970. Il est le résultat de l'acquisition par l'Université du Québec de la revue Jeune scientifique, qui était publiée par l'Acfas. C'est Jocelyne Dugas, auparavant responsable de la revue Techniques, publiée par le ministère de l'Éducation, qui préside à cette mutation.

Québec Science opte pour une formule plus journalistique que pédagogique. La revue sera un terreau de développement de la profession de journaliste scientifique. Michel Boudoux, Yannick Villedieu, Christian Coutlée, Daniel Choquette, Solange Lapierre-Czerniecki, Pierre Sormany, Michel Gauquelin, Madeleine Harbour, Fabien Gruhier, Lise Laberge, Gilles Provost, Gilles Paquette, François Picard y participent.

La revue vise à intéresser les jeunes à la science et aux carrières scientifiques en leur offrant une information scientifique à jour présentée par des articles rigoureux et approfondis. Un accent est mis sur l'attractivité visuelle; une première couverture signée par le graphiste Jean-Pierre Langlois apparaît ainsi en septembre 1973. Pierre Parent et Richard Hodgson poursuivront le travail de ce dernier. Diane Dontigny, Benoit Drolet et André Delisle se joignent à l'équipe au milieu des années 1970, alors que Jean-Pierre Rogel en dirige la rédaction à partir de l'automne 1978.

Les premières années sont celles de l'apprentissage du journalisme scientifique, de la recherche de l'équilibre entre la vulgarisation, ou plutôt la communication, et la rigueur scientifique. Les journalistes adoptent styles et perspectives propres à leur métier, ce qui leur permet de proposer une critique, souvent liée à l'écologie ou à la santé. Plus avant dans les années 1970, le magazine connaît un grand succès, dont témoignent l'augmentation de ses ventes et la résonance de ses dossiers.

Québec Science passe sous la responsabilité des Presses de l'Université du Québec en 1979. La revue est alors prospère; en 1980, le magazine est vendu à plus de 25 000 exemplaires, dont 20 000 par abonnement. Les années 1980 sont plus difficiles à cause de la crise économique. Luc Chartrand pratique le journalisme d'enquête pour la revue, dont l'équipe de rédacteurs se renouvelle. On assiste ainsi à l'arrivée de Gilles Drouin, Bernard Giansetto, Claude Forand, Louise Desautels, François Goulet et Vonik Tanneau. Québec Science produit des articles sur les sujets de l'heure : pluies acides, sida, biotechnologies.

Au tournant des années 1990, le magazine fait davantage appel à des collaborateurs externes - journalistes, professeurs et scientifiques. Le cégep de Jonquière devient l'éditeur de la revue. Il en gardera la charge jusqu'au transfert de Québec Science à Vélo Québec en 2008.

Au moment de l'arrivée, en 1994, du rédacteur en chef actuel, Raymond Lemieux, le magazine est encore en difficulté financière. Il connaîtra cependant une relance, fort de la visibilité engendrée par la publication, depuis février 1993, d'un numéro spécial sur les découvertes scientifiques de l'année au Québec. Québec Science devient le premier média québécois à se trouver sur Internet, ce qui lui offre un rayonnement international. Le magazine surfe sur cette vague, avec davantage de contenus et de grands reportages qui franchissent les frontières du Québec; il obtient un soutien accru du gouvernement québécois, ce qui lui permet de recomposer une équipe de journalistes : Catherine Dubé, Vincent Sicotte, Marie-Pierre Élie, Joël Leblanc viennent travailler pour la revue.

Québec science profite ensuite de l'engouement pour les avancées technologiques et s'attire de nombreux collaborateurs qui maintiennent le dynamisme de la revue.

Source :

LEMIEUX, Raymond, Il était une fois¿ Québec Science - Cinquante ans d'information scientifique au Québec, Québec / Montréal, MultiMondes / Québec Science, 2012, 165 p.

Éditeurs :
  • Québec :Les Presses de l'Université du Québec,1970-,
  • Montréal :Vélo Québec éditions inc.
Contenu spécifique :
Juillet
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Jeune scientifique
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Références

Québec science, 1983, Collections de BAnQ.

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Volume 21.numéro 11 JUILLET 1983 SSES UJX ANTIBIOTIQUES LACE AUX PIÉTONS N FEU DE TOUTES ES COULEURS •ES AIGUILLES LUI SOULAGENT LUNE, ARC INDUSTRIEL •E DEMAIN?«< üiPf PËCIAL AAAS i—vsv/u.iMrt i Iw.RADAR 05743 1700 ST DENIS G OCT 81 MONTREAL PO SEPT 83 H2X 3K6 C.P.250, Sillery Québec G1T2R1 ort de retour garanti Enregistrement numéro 1 052 Port payé à Québec niï&t(g ùcJtfuûae -en fyoftçcù Deux, ÙHpoyùwfeé Mt&ulxtfyfas à, &, jjia/tçaûfe Ouviago recommandé par 1 Office de In langue fiança Cférœpu ni (I) U VOCABULAIRE DU MATÉRIEL PAPETIER (anglais-français) 1983, Presses de l'Université du Québec Université du Québec à Trois-Rivières Consolidated-Bathurst Inc.Office de la langue française 160 pages, 28,95 $ ISBN 2-7605-0318-6 LEXIQUE TECHNIQUE GÉNÉRAL (anglais-français) par Jean-Marie CÔTÉ et collaborateurs 1983, Presses de l'Université du Québec Université du Québec à Trois-Rivières Consolidated-Bathurst Inc.280 pages 39,95 $ ISBN 2-7605-0319-4 Jean-Marie Côté et collaborateurs GENERAL [Anglais • Françoisl Ces livres sont disponibles dans les LIBRAIRIES.Pour les régions non desservies, commander aux: Presses de l'Université du Québec, C.P.250, Sillery, Québec GIT 2R1 Tél.: 657-2426 Joindre votre paiement en incluant 1,75$ pour les frais d'envoi co O co 00 CD O ^ÊBDOSCîEINfC Votre maaaziime de vufaadsaïion sdenîjfjque Animé par Gilles Proulx Réalisé par le Service d'information Hebdo-Science de l'Université de Montréal Le lundi à 19h30 En reprise: mercredi 20h30 et vendredi 19h30 TVCD xnter-uxsxdn TÉLÉ DES COURS LE RÉSEAU DU CÂBLE CÂBLE 24 Montréal — CÂBLE 25 Québec QUÉBEC SCIEMCE SOMMAIRE JUILLET 1983 ENQUÊTES/REPORTAGES 16 Engraissés aux antibiotiques GéraidLeB/anc La viande qui finit dans votre assiette contient parfois des résidus de médicaments.Une situation qui n'est pas sans poser certains problèmes 24 Place aux piétons ! Jean-François Pronovost D'Amsterdam à Montréal, on redécouvre les centres-villes et on redessine des rues piétonnes.Non sans débats.30 Un feu de toutes les couleurs Andrée Poulin Papineauville, P.Q.: la capitale de la technique et de l'art des feux d'artifice 36 Des aiguilles qui soulagent RaynaidPepin L'acupuncture: les Chinois la pratiquent depuis des millénaires, mais la médecine occidentale commence à peine à la découvrir 42 La Lune, parc industriel de demain?Claude de Launière Certains n'ont pas oublié la Lune : ils lui dessinent même un brillant avenir ACTUALITÉS SPÉCIAL AAAS 6 Technologie L'auto en plastique.et intelligente?7 Technologie La pharmacie dans l'espace 8 Science Pourquoi trichent-ils?12 Télédétection Pour naviguer entre les glaces 13 Pêcheries Participaction pour les saumons 50 Course à pied Hermann vous surveille 50 Art dentaire Seul son dentiste le sait.51 Audiologie Des sons plein la tête 52 Syndrome du choc toxique Un virus serait en cause CHRONIQUES 1 0 Sans frontières Revue de presse internationale Bernard Giansetto 47 Info/puce Un ordinateur: pour qui?pourquoi?François Picard 10 conseils avant d'acheter un micro-ordinateur 54 Cinéscience La science à l'écran GéraldBaril 55 Boîte à livres Lus pour vous 58 En vrac Les p'tits mots de la fin Vonik Tanneau LA SÉCURITÉ ET L' ÉLECTRICITÉ Abattre un PUBLI-REPORTAGE uer un Série de cinq articles sur les dangers de l'électricité et les façons de s'en protéger Votre bouleau est mort ?Vous aimeriez donner une forme spéciale au gros cèdre qui pousse au bout de votre terrain ?Ce n'est pas bien malin, pensez-vous.Une échelle, quelques outils, et voilà, vous entreprenez d'abattre ou d'élaguer l'arbre qui vous tracasse.Avez-vous pensé aux conducteurs électriques ?Abattre ou élaguer un arbre qui passe près des conducteurs d'Hydro-Québec présente des risques que vous ignorez peut-être.C'est un travail de spécialiste, que vous devriez confier à des spécialistes.En effet, il existe des règlements très stricts sur le travail près des conducteurs électriques.Dans le cas de conducteurs de moins de 250 000 volts, comme la plupart de ceux qui bordent les propriétés, ces règlements interdisent à quiconque d'effectuer des travaux dans un rayon de 5 mètres des conducteurs.Vous pouvez être électrocuté Ce n'est pas là un caprice du législateur.En effet, si une branche de l'arbre dans lequel vous travaillez touche à un conducteur électrique, vous risquez de subir un choc suffisant pour vous faire tomber de l'arbre.Le choc peut aussi vous brûler gravement et même vous tuer.Vous croyez que nous exagérons ?En juillet 1982, près de Montréal, un jeune homme qui élaguait un arbre a fait tomber une branche sur un conducteur de 14 400 volts.En voulant l'enlever, il a été électrocuté.En août 1982, deux autres hommes sont aussi morts électrocutés, simplement parce qu'une branche de l'arbre qu'ils élaguaient avait touché à un conducteur.Et nous ne parlons pas des brûlures externes et internes profondes et des amputations qu'un choc grave peut entraîner, ni des fractures, de la commotion ou de la paralysie qu'une mauvaise chute peut provoquer.Ne croyez pas qu'il s'agit de cas isolés.En été, l'élagage ou l'abattage des arbres est de loin la situation qui entraîne le plus d'accidents : un surtrois, en 1982.Mais, pensez-vous, comment un arbre peut-il me faire prendre un choc ?Les conducteurs ne sont-ils pas isolés ?Le bois lui-même n'est-il pas isolant ?Ne vous y fiez pas ! Les conducteurs ne sont pas tous isolés et, même quand ils le sont, cette isolation n'offre pas une protection à toute épreuve.Quant au bois, il est isolant seulement s'il est parfaitement sec et spéciale- ment traité.L'arbre que vous voulez élaguer est vivant, plein de sève, et la sève, comme la plupart des liquides, est un excellent conducteur pour l'électricité.Même l'arbre qui semble mort peut être conducteur, spécialement s'il est encore humide de la dernière pluie.Ne servez pas de conducteur N'oubliez pas ! Une partie du courant qui circule dans les câbles risque toujours d'être dérivée si un élément conducteur entre accidentellement en contact avec ces câbles.Cet élément conducteur peut justement être une branche de l'arbre que vous élaguez et, si vous êtes vous-même en contact avec la branche à ce mo-ment-là, le courant peut très bien vous traverser le corps.Vous pouvez aussi recevoir un choc par l'intermédiaire de l'outil que vous tenez, ou en touchant vous-même accidentellement un câble.Votre corps risque d'être assez bon conducteur, spécialement si vous avez transpiré.Bien sûr, le choc pourrait être sans gravité.Peut-être un de vos amis s'est-il déjà très bien tiré d'une expérience semblable.Mais la résistance du corps au courant varie considérablement d'une personne à l'autre et selon les circonstances.Le danger est toujours là ! Mieux vaut prévenir que guérir.ou quels arbres peut-on planter près des conducteurs ?Hydro-Québec reconnaît que les poteaux et les conducteurs électriques ne rehaussent guère le paysage.Mais rien ne sert de vouloir les cacher derrière un écran de peupliers, de saules ou d'autres arbres à croissance rapide.En effet, soucieuse de protéger son réseau et de vous assurer un service fiable, Hydro-Québec élague régulièrement les arbres qui poussent trop près de ses conducteurs.Nous vous suggérons plutôt de planter des arbres à croissance lente, dont certains sont particulièrement attrayants, par exemple, les cerisiers, les pommiers et autres arbres fruitiers.Les lilas et les sorbiers sont aussi très décoratifs.Certes, ces arbres n'arrivent pas à masquer nos lignes.Mais ils sont si beaux qu'ils vous les feront oublier ! M’A ,«11* Le rôle d'Hydro-Québec De notre côté, à Hydro-Québec, nous inspectons régulièrement nos lignes afin de repérer les arbres qui risquent de nuire au réseau.Des équipes spécialisées font périodiquement l'élagage nécessaire pour dégager les conducteurs.Si un de vos arbres touche à nos lignes, ou si vous voyez une branche tombée sur les conducteurs, surtout ne tentez pas d'y remédier vous-même.Souvenez-vous des risques ! Appelez plutôt notre Service à la clientèle, dont le numéro se trouve sur votre facture d'électricité et dans l'annuaire.Selon les renseignements que vous leur donnerez, nos préposés pourront évaluer la situation et prendre les mesures nécessaires.Quant à ce bouleau mort ou ce cèdre dont vous n'aimez plus la forme, confiez-le donc aux bons soins d'un spécialiste.Vous protégerez ainsi du même coup votre propriété, votre arbre, et surtout.votre vie ! j iifiî; EPIS! iras Ijüi-Pe' Ayez recours aux spécialistes Si vous avez un arbre à abattre ou à élaguer, ne cou- I rez donc pas de risques inutiles.Faites appel à des spécialistes.Ils connaissent les règles de sécurité à observer, et ils prendront les précautions voulues pour protéger votre propriété, ainsi que la santé et l'apparence de vos arbres.Vous trouverez le nom de spécialistes de l'entretien des arbres sous la rubrique «Arbres-Service», dans les pages jaunes de la plupart des annuaires.Bien sûr, de tels services peuvent être coûteux.Mais les entreprises sérieuses font gratuitement l'estimation des frais avant tout travail, et votre vie ne vaut-elle pas bien des dollars ?Ù'iS S; "«sir, Hydro-Québec : ¦>î 1 v.; JUIN 19 8 3 5 ;QÉBEC SCIENCE / juillet 1983 ! QUÉBEC SCIEHCE I C.P.250.Sillery, Québec G1T2R1 » (418) 657-2426; 1-800-463-4799 I aux ne® lesim- mite ta! (DIRECTION :ernand Grenier, directeur général RÉDACTION : Jean-Pierre Rogel, rédacteur en chef Diane Dontigny, adjointe à la rédaction Liliane Besner, André Delisle, Bernard Giansetto, Gérald LeBlanc, François Picard, Vonik Tanneau pollaborateurs réguliers 3RODUCTION : Véronique Morin, responsable de la production Richard Hodgson, conception graphique Andrée-Lise Langlois, réalisation graphique leSSfr Alain Vézina, photo couverture Raymond Robitaille, typographie Les ateliers graphiscan Itée, James Centrale de La Grande 2 Visites guidées, avec réservation seulement, du 1er mai au 1er septembre.Renseignements et réservations : (514) 871-9402, poste 710.« * I 47 Devant les nombreux articles qui inondent les quotidiens et les magazines, bien des gens se demandent, si oui ou non, un micro-ordinateur pourrait leur être d'une quelconque utilité, ou encore s'ils manquent quelque chose en n'en ayant pas ni au travail, ni à la maison.Et pendant ce temps, une élite informatisée est en train de se former, discrètement, mais sûrement.En fait, on peut sérieusement se demander s'il est vraiment raisonnable d'acheter tout de suite un micro-ordinateur car, si l'on n'y prend garde, il peut s'agird'un investissement important, pas seulement des 300 ou 400$ que coûte l'élément de base.Par exemple, quand la compagnie Commodore fait de la publicité télévisée pour son VIC 20 à moins de 400$, il faut être conscient que les périphériques et logiciels qui apparaissent à ses côtés sur l'écran en font monter le prix au-delà de 2 000$ et c'est sur ces ventes que comptent les marchands pour rentabiliser leurs «spéciaux».Pour Michael Rogers, le rédacteur en chef de la revue américaine Personal Computing, il n'y a aucune raison d'attendre et il incite même les gens à se décider rapidement.Ses principaux arguments sont la nécessité de s'adapter au nouveau marché du travail et le besoin de donner aux enfants un moyen de s'initier à l'ordinateur, de leur donner un maximum de chances dans la société de demain.Il se base particulièrement sur le fait que celui qui sait maîtriser les ordinateurs trouve actuellement un emploi beaucoup plus facilement que les autres, et il est habituellement mieux payé.Comme la plupart de ceux qui analysent l'évolution de l'implantation de l’ordinateur, Michael Rogers estime 1.Choisir de s'intéresser ou pas aux micro-ordinateurs.2.Se renseigner: lecture d'articles ou de livres sur le sujet, émissions de radio ou de télévision, séances d'information ou d'initiation.Info/puce UN ORDINATEUR: POUR QUI?POURQUOI?en effet que cela prendra encore longtemps avant que, dans les écoles, il y ait un ordinateur par élève.La véritable initiation à cette nouvelle technologie se fera donc à la maison, tant pour les enfants que pour les parents.Pour les petites entreprises et les travailleurs indépendants, cet outil représente aussi un atout parce qu'il permet un travail plus efficace.Au dernier congrès de la Fédération de l'informatique du Québec, Norbert Beauregard, qui est conseiller en informatique, insistait donc pour que tous les professionnels s'informatisent le plus tôt possible, mais surtout de façon rationnelle.Selon lui, l'informatisation d'une entreprise commence à rapporter après dix-huit mois environ et attendre signifie donc une perte de profits que l'on ne pourra jamais rattraper.Pour la maison, on peut voir les choses un peu de la même façon, si l'on considère que l'idéal, pour se fa mi lia riser à l'informatique, est de s'asseoir en face d'un ordinateur, sans contraintes, et d'essayer d'en tirer le maximum.Même faire des jeux sur l'ordinateur peut aider à démystifier l'appareil qui n'a rien de 10 conseils avant d'acheter un micro-ordinateur 3.En discuter avec des gens qui ont déjà un micro-ordinateur, mais sans se laisser prendre par un possible parti-pris pour un appareil donné.4.Déterminer ce que l'on veut faire d'un ordinateur.La plupart des appareils permettent d'apprendre à programmer, de faire des jeux, de la gestion domestique, du traitement de textes, des com- munications ou des programmes éducatifs, mais à des degrés divers.5.Magasiner.Ne pas avoir peur de poser des questions et d'essayer les appareils.6.Vérifierai les programmes permettant les applications que l'on vise existent bien pour l'ordinateur que l'on pense acheter.7.Choisir: — soit un appareil très bon marché avec le minimum d'accessoires et en rester là pour un an ou deux, en attendant la baisse des prix de micro-ordinateurs plus puissants; — soit un appareil déjà bien développé, de moyenne ou de haute gamme, auquel il est facile d'ajouter des périphériques de qualité.8.Choisir, dans la mesuredu possible, un appareil du même modèle que celui d'une personne que l'on connaît, afin d'échanger facilement des livres ou des programmes, magique.Bien sûr, on peut se contenter de lire des articles ou des livres sur les ordinateurs, ou encore suivre des cours ou devenir membre d'un club, mais il n'y a rien de tel que la pratique.Pour cela, peu importe le type et le prix de l'appareil: ils permettent tous de programmer, de faire des jeux, de communiquer, et on peut leur trouver des applications domestiques.Les ordinateurs domestiques diffèrent surtout par le volume de leur mémoire utilisable (RAM), la qualité de l'image produite et la rapidité d'exécution des différentes tâches.En fait, si l'on a un petit budget, on peut acheter un appareil entre 100$ et 500$, en cherchant bien entendu le meilleur rapport capacités/prix selon ses moyens, et en rester là jusqu'à ce que le prix des appareils plus puissants baisse suffisamment.Il est à peu près sûr en effet qu'un ordinateur qui coûte actuellement 2 000$, ou son équivalent, vaudra trois ou quatre fois moins dans quelques années.Mais, en attendant, on aura pu se familiariser avec la machine et vérifier si l'on a des dons pour la programmation.Cependant, l'important est de ne pas se laisser tenter par tous les périphériques et logiciels qui arrivent sans cesse sur le marché.La seule exception est l’achat d'un modem (entre 100$et250$, selon les marques), qui permet d'échanger des textes ou des programmes par téléphone, de faire imprimer des documents à distance sur une imprimante de qualité ou de chercher des informations sur des banques de données grand public.Même si cette forme de communication n'en est qu'à ses premiers pas, un bel avenir lui est promis et l'on considère qu'elle constitue la moitié des utilisations domestiques potentielles du micro-ordinateurs.étant donné qu'il existe certaines incompatibilités entre des modèles différents.9.Choisir un appareil avec un minimum de 16Ko de mémoire vive (RAM).Avec moins de mémoire, il faut être prêt à supporter bien des frustrations.D'un autre côté, pour la maison, un magnétophone à cassette ordinaire est bien souvent suffisant.10.Acheter l'appareil qui représente le meilleur rapport capacités/prix, selon la mise de fonds que l'on veut faire, tout en prévoyant qu'il faudra de nouveau faire des dépenses pour l’achat de logiciels. 48 juillet 1983 / QUÉBEC SCIENCE (JÈîEtS MODÈLE Puce RAM (Ko) mini- mum RAM (Ko) maxi- mum Écran car.x li.Haute résolution largeur x hauteur Signes français Couleur Logiciels cote sur 10 Prix de base min.16Ko Appré- ciation sur 100 Jtm SINCLAIR ZX-81 Z80 i 64 32x29 Blocs N N 7 160$ 47 tilt TEXAS Tl 99/2 9995 4 36 32x24 256x192 N 0 7 200$ 52 Mil TIMEX 2000 Z80A 16 48 32x24 256x192 N 0 7 230$ 60 mu TRS80 MC-10 6809 3 16 32x16 256x192 N 0 8 270$ 51 mu TRS80 COULEUR 6809E 16 64 32x 16 256 x 192 N 0 8 349$ 63 •mi ATARI 400 6502B 16 48 40x24 320x 192 N 0 8 390$ 60 • mi TEXAS Tl 99 4A 9900 16 52 32x24 256x 192 N 0 8 395$ 60 nui ACORN ATOM 6502 2 40 32x16 256x192 N N 5 500$ 44 • in COMMODORE VIC-20 6502 5 32 20x23 176x184 N 0 8 500$ 54 •M»! ORANGE PEEL 6502 64 128 40x24 256x192 0 0 10 790$ 89 ••in COMMODORE 64 6510 52 52 40x25 320 x 200 0 0 8 900$ 76 •Mil TRS80 MODÈLE III Z80 16 128 64x 16 Blocs 0 N 10 999$ 78 ••H ATARI 800 6502 16 48 40x24 320 x 192 N 0 7 999$ 62 "ni PMC-81 Z80 16 48 64x 16 Blocs 0 N 10 1 000$ 78 ••Il LNW-80 Z80A 48 48 64x 16 460x192 0 0 10 1 000$ 89 "•m GOLDEN 6502 48 48 40x 24 280x192 N 0 10 1 090$ 74 EPSON HX-20 6301 16 32 20 x 4 120 x 32 0 N 6 1 100$ 55 Il ATARI1200XL 6502 64 128 40x24 320x 192 0 0 7 1 200$ 73 K TRS80 MODÈLE 4 Z80 64 128 80x24 Blocs 0 N 10 1 399$ 87 "H TRS MODÈLE 100 80C85 8 32 40 x 4 Blocs 0 N 7 1 400$ 55 H COMMODORE PET 6502 16 32 40x25 Blocs 0 N 9 1 495$ 65 "•H APPLE Ile 6502 64 128 80x24 280 x 192 0 0 10 1 995$ 95 COMMODORE 8032 6502 32 96 80x25 Blocs 0 N 9 2 195$ 80 '•U IBM PC 8088 64 320 80x25 640 x 200 0 0 9 2 367$ 95 •"i COMMODORE SUPERPET 6502 96 96 80x25 Blocs 0 N 8 2 795$ 82 •h KAYPRO II Z80A 64 64 80x 24 Blocs N N 8 2 795$ 70 ••i OSBORNE 1 Z80A 64 64 52x 24 Blocs N N 8 2 895$ 62 ", NELMA PERSONA Z80A 64 128 80x24 Blocs 0 N 8 2 895$ 83 "i TEXAS PROFESSIONAL 8088 64 256 80x25 710x300 N 0 8 3 500$ 84 •" OSBORNE EXECUTIVE Z80A 128 256 80x 24 Blocs N N 8 3 500$ 71 Choisir son micro-ordinateur personnel Afin d'aider ceux qui désirent acheter un microordinateur, nous avons fait une analyse des facultés de la plupart des appareils actuellement sur le marché.Cette étude est basée sur les informations que nous avons pu glaner auprès de distributeurs de micro-ordinateurs aussi bien que dans des revues spécialisées ou lors d'essais de matériel ou de logiciels.L'appréciation que nous portons correspond au total de cotes que nous avons données à différentes caractéristiques des appareils ou aux logiciels disponibles.Ces cotes ont été déterminées par rapport à un idéal, qui correspondrait à 100,chaqueappareil étant pris séparément, sans le comparer à ses concurrents, ceci afin de parvenir à un maximum d’objectivité.Il est certain que les marchands ou possesseurs d'un modèle particulier pourront avoir l'impression que l'on a sous-évalué leur système ou sur-évalué les autres, mais nous avons tout fait pour que les informations et les résultats soient les plus exacts possible.Nous avons ainsi pris en considération le minimum et le maximum de mémoire vive disponible, le nombre de caractères affichables à l'écran, la qualité de l'image produite en plus haute résolution, la faculté de produire les signes français, la possibilité d'afficher en couleurs, la facilité d'utilisation du clavier, la possibilité d'ajouter des périphériques, la disponibilité de logiciels domestiques de qualité adaptés à l'appareil, en particulier pour ce qui est des programmes de traitement de textes, de jeux, de communications, utilitaires et éducatifs.Par la force des choses, le prix que nous indiquons est approximatif.Il n'est là qu'à titre de référence et ne peut pas être utilisé pour établir de véritables comparaisons entre les modèles.Pour les appareils en-dessous de 500$, nous indiquons cependant le prix avec 16Ko de RAM afin d'arriver à une certaine uniformité.Le concept de «modèle de base» varie énormément d'un marchand à l'autre.Lorsque l'on magasine pour l'achat d'un micro-ordinateur, il faut donc comparer les prix de systèmes identiques, avec la même mémoire et les mêmes capacités, pour savoir quel est l’appareil le plus intéressant.Ainsi, lorsque Radio Shack donne le prix du Modèle III à disquettes, cela comprend deux disquettes, tandis que lorsque Apple annonce le coût de son modèle Ile avec disquette, il n'y en a qu'une.De la même façon, certains manufacturiers n'ont pas mis la haute résolution en série sur leurs modèles pour que leur prix de base soit inférieur à celui de concurrents, mais on peut malgré tout faire ajouter de tels compléments par la suite, ce qui peut alors faire hausser la cote d'appréciation d'un appareil donné.François Picard 50 juillet 1983 / QUÉBEC SCIENCE ACTUALITÉS COURSE À PIED HERMANN VOUS SURVEILLE ¦ 1 Coureurs, coureuses, Hermann est maintenant de la course! Non.il ne s'agit ni d'un robot, ni d'une mascotte.Présent sur le circuit des courses sur route au Québec tout au long de la présente saison, soit quelque 25 courses, Hermann vous offre l'opportunité d'analyser votre performance et, grâce à ces informations, de mieux planifier votre saison.Vous avez peut-être deviné que ce nouvel allié est un ordinateur.Développé au Centre d'évaluation en sport et en activité physique (CESAR) de l'Université de Montréal par Guy Thibault, le logiciel du nom de Hermann constitue un outil original qui, en prenant comme point de départ vos performances actuelles, peut répondre à certaines questions sur vos possibilités futures et sur la façon de vous entraîner pour développer au maximum vos capacités.La performance dans la course sur route s'explique essentiellement par la puissance aérobie et l'endurance.Pour les courtes distances (trois à cinq kilomètres), la puissance aérobie maximale (V02 max) apparaît comme le facteur déterminant alors que Si vous optez pour les courses de courte ou de longue durée, l'entraînement diffère et Hermann peut aider à l'orienter.des séances organisées de façon à développer de façon spécifique la puissance aérobie maximale ou l'endurance selon que l'on mise sur la course de courte durée ou le marathon.Il est, à ce qu'il semble, difficile de développer les deux à la fois.Grâce à Hermann, un coureur peut mieux préparer sa prochaine compétition en choisissant de façon éclairée la vitesse de course et les distances à parcourir lors des séances d'entraînement pour maximiser sa performance.Sans compter qu'il lui est ainsi possible d'évaluer les effets d'une saison d'entraînement sur sa V02 max ou son endurance et éventuellement de comparer ses performances avec celles d'autres coureurs.En intégrant les savants calculs d'Hermann, on peut dorénavant planifier de façon rationnelle une saison de course.Les services d'Hermann ne sont-ils applicables qu'à la course?Pourquoi pas à la natation, par exemple?Selon le parrain d'Hermann, le docteur François Péronnet, il n'en est pas question pour le moment.Car appliquée à d'autres disciplines sportives, l'analyse devient beaucoup plus complexe du fait qu'il faut intégrer un plus grand nombre de variables dont on ne connaît pas encore l'importance dans l'explication de la performance.«Avec deux variables, il est relativement simple d'analyser la performance pour la course.Mais ce qui nous a amenés concevoir Hermann en fonction de la course, c'est qu'il y a peu de gens qui bénéficient des conseils d'un entraîneur.Chacun se charge de son propre entraînement.C’est à ces nombreux coureurs qui s'entraînent en solitaire que Hermann veut en priorité offrir ses services», souligne François Péronnet.Bonne course ! ART DENTAIRE pour les courses de longue durée (dix kilomètres et plus), c'est l'endurance qui prime.En se basant sur les performances déjà enregistrées sur dix distances de course entre 3 et 50 kilomètres et en tenant compte des deux facteurs déterminants, Hermann peut, dans un premier temps, prédire approximativement la performance que vous pouvez espérer réaliser lors d'une prochaine épreuve.Présent au dernier marathon de Boston, où il a incidemment connu le succès à cause de résultats assez voisins de la réalité, Hermann avait prédit à la coureuse Jacqueline Gareau un temps de 2 h 29 min 51 s.Elle a pris Hermann de vitesse par quelques secondes et a couru le marathon en 2 h 29 min 28 s pour remporter la deuxième place.Outre leur intérêt prédictif, les informations fournies par Hermann, toujours sur une base individuelle, permettent une meilleure orientation de l'entraînement, notamment par SEUL SON DENTISTE LE SAIT.Un sourire se gâte facilement, il suffit d'une dent cassée.Mais on peut aussi le réparer, d'une façon individuelle, tant et si bien que seul le dentiste le sait.enfin presque.D'une façon générale, toutes ces dents «vissées», ces «caps» ou ces couronnes comme on les appelle, sont composées de deux matériaux différents, soit de la porcelaine dentaire et un alliage de métaux (quelquefois des métaux nobles).Ayant des caractéristiques physiques diamétralement opposées, ces matériaux sont difficiles à unir, surtout à cause des hautes températures (965° C) nécessaires à la fabrication d'une couronne métallo-céramique.De plus, la sous-structure de métal peut parfois provoquer des allergies, allant même jusqu'à causer des «tatouages» de gencives à la suite d'échan- ges biochimiques avec les tissus environnants.Ajoutons à cela que le métal, opposant un écran opaque aux rayons lumineux, modifiera la réfraction de ceux-ci comparativement à la dent naturelle: la couronne aura l'air moins «vivante».Mais un pas de géant vient d'être fait en ce domaine.On peut maintenant fabriquer des couronnes absolument sans métal, avec des matériaux de l'ère spatiale.Certes, il existe déjà des restaurations tout en porcelaine, appelées «coiffes», mais leur adaptation au tenon que le dentiste a meulé à partir de la dent brisée laisse parfois à désirer, ainsi que leur solidité qui est, disons-le, aléatoire.Les nouvelles couronnes, par contre, se composent en surface de porcelaine dentaire conventionnelle et utilisent comme sous-structure un com- Ginette Beaulieu on oiyile issuieci les ijuali lataine Urne » la { Prieur i ment un i ««ielroi *9 moulé, "est *est îoirtC( 'Him ¦— ï'! “% ÏA It soi "'spin QUÉBEC SCIENCE / juillet 1 983 51 ileîSdi injet letiij iiiikJ Jïill , I anij! plus tr utiufe eileiTi iraiîiï dîUilj lOIIH les, il i d'aiïis la com a âne lute uilp iciarii! peui.Ct WP# pose d alumine, c est-a-dire BW,; I un oxyde d'aluminium (AI2O3), “m-, ilssu directement de l'industrie, r.Les qualités intrinsèques de ‘'alumine sont une solidité à toute épreuve ainsi qu'une perméabilité aux rayons X, ce qui permet au dentiste de «voir» la dent naturelle à l'intérieur de la couronne.De plus, l'alumine étant naturellement un isolant pour le chaud ou le froid, on peut manger sans désagrément de la crème glacée, par exemple.Ajoutons à cela une adaptation sans égal puisque la sous-structure est moulée directement sur le modèle tiré de l'empreinte de la dent blessée.Esthétiquement, l'alumine n'est pas complètement opaque et joue le même rôle que la dentine naturelle (le «milieu» de la dent).Il en résulte donc un aspect plus naturel à cause de la profondeur des couleurs.Tout cela a débuté en 1976 lorsque des expériencesfurent effectuées sur l'alumine en tant que matériau dentaire par la compagnie COORS PORCE-«s»1;: | LAIN, la plus grosse firme de porcelaine industrielle au monde, basée au Colorado, à la demande des docteurs Ralph Sozio et Erwin Riley de Tuni-| versité Harvard.Cette compa-| gnie utilisait déjà l'alumine (Oi'SH depuis les années 50 pour liil8|,'j toutes sortes d'applications, j it®'S des isolants électriques jus-jt: i qu'aux sphères océanographi-.iiiu'T Porcelaine de surface Sous-structure d'alumine Dent naturelle RACINE AUDIOLOGIE ttii téiiî®1' Parmi les caractéristiques de l'alumine, H faut noter sa solidité; sa perméabilité et ses qualités d'isolant.ques en passant par les gilets pare-balles (M.Reagan en a un).C'est au centre de toxicologie le plus réputé des États-Unis, le Laboratoire de matériaux de l'Université du Tennessee, que l'on classa l’alumine parmi le huit pour cent des substances les plus biocompatibles jamais testées.Elle est même plus compatible avec le corps humain que l'or pur.Vinrent ensuite des expériences sur des chiens lévriers avec assez de succès pour passer directement aux humains.Cefutalors au tour de l'École de médecine dentaire de l'université Harvard de tester avec succès plus de 300 couronnes sur des patients qui ont été suivis pendant deux ans et demi.Le système est bien implanté maintenant dans la pratique courante et il est là pour y rester.Commercialement, on l'appelle la couronne Cérestoreet, pour l'homme de la rue (sur la chaise du dentiste), le prix est à peu près le même qu'une couronne conventionnelle.DES SONS PLEIN LA TÊTE Avez-vous déjà ouvert votre téléviseur quelques minutes avant le début des émissions?Si oui, vos oreilles se souviennent sans doute du son continu, à tonalité moyenne, qui accompagne l'écran rayé ou, autrefois, l'image d'un Indien.Un tel son, certaines personnes l'entendent 24 heures sur 24.D'autres perçoivent plutôt un grondement, un cliquetis, une suite d'éclatements.Cette gamme de sons importuns est connue en médecine sous le nom latin tinnitus ou, plus simplement, bourdonnements d'oreille.Les spécialistes parlent aussi d'acouphè-nes.Chez la plupart, on peut identifier et parfois éliminer la cause du bourdonnement, qui n'est alors que le symptôme d'une déficience.Par exemple, une légère ouverture dans le tympan qui laisse pénétrer l'air, actionnant ainsi le mécanisme de l'oreille moyenne; le durcissement des artères rendant le passage du sang audible; les mâchoires qui craquent sans cesse.L'environnement sonore, particulièrement au travail (et à la discothèque), peut aussi produire cet effet.Mais de nombreuses autres personnes n'arriveront jamais à se départir du bruyant intrus, quoi qu'ils fassent et où qu'ils aillent.Pour ces gens que le bourdonnement incommode, voire obsède, la science, qui d'ailleurs s’explique mal le phénomène, n'offre que peu de solutions.L'une d'elles est le sound masker, petit appareil à première vue identique à une prothèse auditive conventionnelle mais dont la fonction est d'émettre un son qui masquera le bourdonnement angoissant.Récemment, la Food and Drugs Administration, organisme gouvernemental qui, aux États-Unis, régit les aliments, médicaments et prothèses, mandatait un comité afin d'évaluer la sécurité et l'efficacité des sound maskers.Ses conclusions: à défaut d'alternative, Un bourdonnement d'oreille continuel peut être dû, entre autres, à une légère ouverture dans le tympan.Denis Robert 52 juillet 1983 / QUÉBEC SCIENCE l'appareil est jugé utile.Il faut cependant, ajoute le rapport, tenir compte des dommages potentiels pour l'ouïe.Au Québec, de tels appareils ne sont pas très populaires.À titre d'indice, lesaudio-prothé-sistes de la ville de Québec n'en ont guère vendu plus de trois en 1982.Ces professionnels sont les seuls habilités à ajuster le sound masker.La fréquence du son habituellement perçu par le client, après avoir été identifiée en audio-logie, est reproduite à un degré légèrement plus élevé.Toujours à Québec, depuis la fin du mois de mars dernier, un autre instrument est utilisé pour tenter d'éliminer les bourdonnements chroniques.Il s'agit d'un stimulateur électrique.Cette méthode, découverte accidentellement, visait à l'origine à redonner de l'ouïe à des mal-entendants.Un effet constaté chez certains d'entre eux fut l'élimination du bourdonnement jusque-là incurable.Le groupe de chercheurs français qui menait l'expérience l’a donc reprise à plus grande échelle.Les résultats enregistrés indiquent un 50 pour cent de réussite.En collaboration avec cette équipe, Paul Savary, directeur du département d’oto-rhyno-laryngologie de l'université Laval, soumet quelques patients à l'expérience.De chaque côté du pavillon de l'oreille, il fixe un électrode et applique un traitement électrique à l'oreille interne, selon un protocole établi.Mais il est encore trop tôt pour tirer des conclusions.Louise Désautels SYNDROME DU CHOC TOXIQUE UN VIRUS SERAIT EN CAUSE Une équipe de chercheurs de l'université Rockefeller à New York est maintenant près d'élucider le problème du syndrome du choc toxique.Celui-ci, observé principalement chez les femmes menstruées utilisant les tampons hygiéniques internes, laissait jusqu'à maintenant les experts perplexes.Il se manifeste principalement par de fortes fièvres, des diarrhées et des vomissements.Au cours des recherches précédentes, on a pu identifier la présence d'un micro-organisme, le Staphylococcus aureus.Trois chercheurs américains viennent compléter cette hypothèse.En effet, la plupart des souches de staphylocoques isolées chez les patientes sont porteuses d'un virus.Ce virus appelé «bactériophage» pénètre dans la bactérie et y insère son matériel génétique.Cette modification du code génétique à l'intérieur de la cellule bactérienne occasionne un dérèglement de ses fonctions.La bactérie se mettrait à produire des toxines.Parmi les 12 échantillons prélevés sur des patientes atteintes du syndrome, 11 présentaient une infection virale, comparativement à un cas sur 18 pour le groupe contrôle.Il faut maintenant que les chercheurs prouvent que cette forme de parasitisme de la part du virus et la production de toxines ont un lien direct avec le syndrome du choc toxique.Des essais préliminaires sur des animaux sont en cours à cet effet.Aux Etats-Unis, de 1970 à 1982, on a dénombré 1 925 cas du syndrome du choc toxique; sur ce nombre, 1 500 ont été signalés depuis 1980.Le lien avec l'utilisation de tampons hygiéniques reste encore incertain.Selon les experts, ils favoriseraient l'infection, sans en être la cause directe.Brigitte Lamontagne O'if*.INITIATION À L’ASTRONOMIE A.Acker Voilà un ouvrage qui sera apprécié par toutes les per- j sonnes intéressées par l’astronomie et notamment les astronomes amateurs.Il s'agit bien d’une initiation à l’astronomie qui présente de façon excellente les résultats des observations en indiquant sommaire- ; ment les explications que la théorie donne ou essaye de donner de ces phénomènes.Masson, 1982,150 pages.18,90$ ASTRONOMIE méthodes et calculs A.Acker L’auteur présente ici 93 exercices avec leurs solutions.L’étude des exercices présentés ici exige de la part des intéressés une connaissance de base en astronomie.Il s'adresse aux étudiants et aux enseignants depuis le niveau terminal du secondaire jusqu'à la maîtrise universitaire.Il permet aussi aux observateurs astronomes non professionnels de mieux traiter et interpréter leurs mesures et il leur permet de faire un meilleur choix de sujet d’étude, en indiquant les conditions nécessaires pour obtenir un résultat significatif et valable.Chaque exercice est précédé d’un signe qui correspond au degré de formation astronomique nécessaire et à l'ampleur des calculs demandés.Masson,1981,210pages.23,70$ ASTRONOMIE rUTSUHOniE et rem au îm! ASTRONOMIE ET MESURE DU TEMPS J.-J.Delcourt Ce livre s'adresse à un double public, public d’astronomes occasionnels ou amateurs, et public d’électroniciens éclairés.Devant la diversité des connaissances l’auteur a essayé d’éliminer le recours à un outil mathématique ou complexe ou souvent oublié.Ainsi, bon nombre de calculs tiennent plus de la monstration que de la démonstration.Le même souci de simplification a prévalu dans les chapitres traitant d'électronique bien que tous les schémas aient donné naissance à des prototypes qui fonctionnent pour certains depuis plus de 20 000 heures.Masson,1982,300pages.36,15$ CALCUL ASTRONOMIQUE POUR AMATEURS adapté à l’emploi d’un calculateur ou d’un micro-ordinateur S.Bouiges C’est la 4e édition de cet ouvrage que l'auteur présente tout en conservant l'esprit et l’originalité de la première édition: permettre des calculs sans recours à des tables ou éphémérides.avec un minimum de constantes susceptibles d’être conservées dans les mémoires d'un calculateur de poche programmable.L’auteur souhaite que cette nouvelle édition satisfasse un plus grand nombre de passionnés du calcul et particulièrement ses amis les amoureux du ciel.Masson, 1982,165 pages.19,80 $ CALCUL ASTKOAOMiOJi FOU» AMATéUAS «•Soft* olVnpixH rfu" ck.d’un - lx.«: Bon de commande ?Initiation à l'astronomie.18,90$ ?Astronomie méthodes et calculs .23,70$ ?Astronomie et mesure du temps.36,15$ ?Calcul astronomiquepouramateurs .19,80$ Règlement ci-joint ?Chèque bancaire ?Mandat postal ?Date d’expiration Nom et Prénom (en capitales) Adresse __________ Ville Date Signature à découper et à retourner à somabec Ltée 2475, Sylva Clapin Case postale 295 St-Hyacinthe, Qué.J2S 5T5 Tél.: 774-8118 Mtl.: 467-8565 I : QUÉBEC SCIENCE / juillet 1983 Une nouveauté très attendue.aux ÉDITIONS MARCEL BROQUET SÉRIE DES GUIDES D'IDENTIFICATION • Guide des Oiseaux d'Amérique du Nord.L’ouvrage qui fait autorité.Aucun ornithologue ne peut s'en passer.700 espèces recensées.Plus de 2 000 illustrations en couleurs.• Roches et Minéraux.Ce guide d’identification est aussi une introduction à la géologie et à la chimie des roches et minéraux.• Guide des Arbres de l'Amérique du Nord.Des arbres familiers aux arbres des vastes étendues sylvestres, du Canada, des arbres des forêts vierges aux palmiers des États-Unis, plus de 730 espèces, indigènes et introduites, sont illustrées en couleurs accompagnées de leur carte de localisation.• Guide des Coquillages de l'Amérique du Nord.Enfin, les amateurs de coquillages pourront identifier et apprécier, illustrées en couleurs, plus de 850 espèces des côtes atlantique et pacifique.• Guide des Batraciens de l'Amérique du Nord.Grenouilles, crapauds et salamandres du Canada et des États-Unis — des points de repère visuels en facilitent l'identification.• Guide Pratique des Plantes Médicinales du Québec.Près de 200 illustrations offrent au lecteur québécois la possibilité de s'initier facilement aux vertus médicinales des plantes de son terroir.GUIDE des FLEURS SAUVAGES de l’est de l’AMÉRIQUE du NORD Lawrence Newcomb Gordon Morrison Nouveau système d'identification rapide et positive, sur le terrain, des fleurs sauvages, arbrisseaux à fleurs et plantes grimpantes Un guide de conception tout à fait nouvelle pour identifier la plus énigmatique des plantes.Ce guide des fleurs sauvages couvre plus de plantes que tous les autres guides du genre.500 pages — plus de 2 000 illustrations.Nomenclature française: Gilles Vincent, Jardin botanique de la ville de Montréal.Broché, cousu-collé: 19,95$ Relié: 25,00$ Format: 20x13 cm bulletin de commande Veuillez m’envoyer: L'ex.ex.Guide des arbres d'Amérique du Nord____ 17,50$ .ex.Guide des oiseaux d'Amérique du Nord____ 16,95$ .ex.Guide des coquillages d’Amériq ue du Nord___ 17,50 $ .ex.Guide des batraciens d’Amérique du Nord____ 13,50$ .ex.Guide des roches et minéraux.17,50$ .ex.Guide des fleurs sauvages.broché 19,95$ relié 25,00$ .ex.Guide pratique des plantes médicinales du Québec.14,95$ Retournez à : Éditions Marcel Broquet Inc.Casier Postal 310, (10 d’Anjou) LaPrairie, Qué.J5R 3Y3 tél.: (514) 659-4819 NOM .ADRESSE.CODE POSTAL .TÉLÉPHONE .?Inclus mon chèque ou mandat Portez à mon compte: ?Visa n° .?Master Card n° .(l'éditeur assume les frais d'envoi) 54 Qui n'a pas déjà rêvé de son petit «cinéma total» bien à soi?Qui n'a pas souhaité se retrouver au beau milieu d'un décor féerique, bercé par une musique envoûtante, charmé par de suaves effluves, sur commande, à la simple pression d'un bouton?Depuis longtemps, d'aucuns sont allés plus loin que d'y songer; ils se sont appliqués à reproduire et à combiner les images, les sons, quelquefois les odeurs ou les sensations tactiles, espérant parvenir à l'art total.De cette quête est né le cinéma à trois dimensions (le «3-D», comme disent les Américains), un enfant qui, sans avoir encore acquis ses lettres de noblesse, est déjà aussi âgé que le cinéma lui-même.UN TRUC VIEUX COMME LE CINÉMA Dès les débuts du cinématographe, on a tenté de restituer aux images en mouvement le relief perçu par l'œil humain.Pour créer l'impression de la vision binoculaire, on a d'abord cherché à étendre le champ de vision en élargissant l'écran de projection.Du Cyclorama au Cinémascope, en passant par les Cinérama, Cinétarium, Pan-rama, Specarium (et j'en passe!), les expériences tendant à supprimer le cadre dans lequel est enfermée l'image cinématographique sont innombrables.Parmi ces diverses techniques, certaines se sont imposées (Cinémascope, Pana-vision), d'autres sont demeurées des attractions foraines (le cyclorama du pavillon de Bell Canada à Terre des Hommes), ou furent oubliées.Suivant la même préoccupation, d'autres artisans du cinéma ont tenté de reproduire la vision humaine en captant les images avec deux appareils de prise de vues ou, si l'on veut, avec une caméra à deux yeux.Dès la fin du 19e siècle, on mettait au point un procédé, ancêtre du cinéma à trois dimensions actuel, permettant l'enregistrement de deux séries d'images et la projection de celles-ci en relief stéréoscopique.Selon ce procédé, dit des anaglyphes, les deux séries Cinêscience LE CINEMA À TROIS DIMENSIONS: CHAUSSEZ VOS LUNETTES! d'images enregistrées sur pellicule sont projetées simultanément à travers des filtres colorés, puis sélectionnées par chacun des yeux du spectateur grâce à des lunettes pourvues de filtres colorés correspondants.Ainsi, l'œil gauche devant lequel on place un filtre rouge ne voit que la série d'images préalablement colorées par le filtre vert, et inversement.Bien sûr, même dans les meilleures conditions, l'illusion n'est pas parfaite et on demande au spectateur un effort mental pour se convaincre qu'il voit réellement en trois dimensions.Les anaglyphes furent abandonnés après 1950, vu leur incompatibilité avec la pellicule couleurs.La cinéstéréoscopie, une tentative audacieuse consistant à projeter alternativement les images destinées à l'œil droit et à l'œil gauche, n'eut qu'une vie très éphémère.L'idée était séduisante mais, pour opérer la sélection des deux suites d'images, les spectateurs devaient porter des lunettes à obturateurs synchronisés avec le projecteur.De leur côté, les Russes tentèrent d'opérer la sélection des images à partir de l'écran, au moyen de réseaux ou de grilles, un peu comme certaines cartes postales qu'on peut encore trouver aujourd'hui.Le procédé est exploité avec plus ou moins de succès en URSS depuis 1941, son principal désavantage étant d'obliger le spectateur à garder la tête très droite pendant toute la durée de la projection sous peine de voir se réduire la qualité du relief.Ils n'ont pas les sacrées lunettes, mais nous, au moins, on peut bouger un peu! Enfin, c'est une formule très proche des anaglyphes et utilisant des filtres polarisants au lieu des filtres colorés, qui s'est imposée commercialement dans les années 50 aux États-Unis.La technique n'a pas évolué depuis les «fifties» et c'est donc celle-là qu'on a utilisée pour deux films «en trois dimensions» à sortir sur les écrans cet été : Jaws 3-D et Spacehunter: Adventures in the Forbidden Zone.COMMENT ÇA SE PASSE.À l'entrée du cinéma, on vous remet une paire de lunettes (c'est habituellement inclus juillet 1983 / QUÉBEC SCIENCE brillance de supérieure à plus, l'écran dépolarisant contrecarrer dans le prix d'entrée).Ces lunettes, que vous devez évidemment porter pendant la projection, sont munies de filtres polarisants, qui ont la propriété d’orienter le faisceau lumineux qui les traverse.Les deux séries d'images enregistrées sur une même pellicule sont projetées à travers deux filtres dont les plans de polarisation sont orientés perpendiculairement l'un par rapporté l'autre.Les mêmes filtres montés sur les lunettes (le filtre placé devant chaque œil laissant passer seulement la lumière orientée selon son propre plan de polarisation) permettent de sélectionner pour chaque œil uniquement la série d'images qui lui est destinée.L'usage de filtres privant le faisceau lumineuxd'unepartie de son pouvoir d'éclairement, la technique nécessite une ¦'écran trois fois la normale.De doit être non pour ne pas 'effet des filtres.C'est donc dire que les conditions optimales pour ce cinéma ne peuvent être réunies dans une salle ayant pour fonction première la diffusion de films en version «plate».Néanmoins, le gadget exerce toujours son pouvoir de fascination sur le public.En attendant la commercialisation d'un procédé faisant appel à l'holographie, qui permettra la projection d'une image à trois dimensions dans l'espace, on peut donc s'offrir des sensations.un peu plus fortes que dans les films «plats», grâce au relief stéréoscopique.Et n'essayez pas d'aller voir un «3-D» avec vos lunettes de soleil par peur du ridicule : vous vous distinguerez alors de la masse mais, même si ce sontdes«polaroïds», vous ne distinguerez pas la troisième dimension.Il reste à souhaiter, selon une boutade lancée dans les années 50 par un réalisateur américain, que Jaws 3-D et Spacehunter soient en quatre dimensions, c'est-à-dire qu'ils s'adressent à notre intelligence en plus.Lesgta èl'évi parjîû Grasset ie biolt sciences est « pl»s tiril Jééetii lémit 3 clïomtio lewe It paile fc ««trie les cous Gérald Baril fcsc ne t[ K, >e.s hnriîn, S, KSJ IUÈBEC SCIENCE / juillet 1983 55 reel ï lew i» irtsj «is j « eliistaj wi see epelii iveisaj pep iiep itiesr» s(el e »! » Ml i;i son pci llfi!-; '|io«rf il lis< ite'ï lf«il Stephen Jay Gould Les grandes énigmes de l’évolution LE POUCE DU PANDA Les grandes énigmes de l'évolution Stephen Jay Gould traduit de l'américain par Jacques Chabert Grasset, Paris, 1982 318 pages, 19,95 $ '«[S :l»tt ISSli •' i (ids* iirert * ètiti («il Pk1 îles nilort jû*' lüio^.ilil»s; I Stephen Jay Gould, professeur de biologie et d'histoire des sciences à l'université Harvard, est considéré comme un des plus brillants essayistes de sa génération.Le pouce du panda réunit 31 essais extraits de sa chronique mensuelle dans la revue Natural History, publiée par le Musée américain d'his-jtoire naturelle.Gould y analyse avec brio le contenu, ('histoire, les conséquences, les lacunes, les développements récents de la théorie de l'évolution biologi-Ique, qui constitue le thème sous-ijacent à tous ses essais.À l'aide d'exemples fort judicieusement choisis (le pouce du panda, la migration des tortues, le rapport des sexes, l'évolution de la souris Miquette, etc.), Gould expose avec fermeté et conviction un certain nombre d'idées qui lui sont chères: les imperfections et bizarreries des organismes sont de précieux témoignages de l'histoire; les préjugés culturels contribuent à expliquer le succès des théories scientifiques; les erreurs et les idées farfelues peuvent souvent être (fécondes; les théories des changements graduels — aussi bien dans l'histoire de la vie que dans celle des sociétés — reflètent les préjugés des traditions philosophiques occidentales.Il ne craint pas de dénoncer 'utilisation abusive de théories scientifiques souvent erronées ipour justifier le racisme et le sexisme; ses exemples ici comprennent, entre autres, la con-itroverse du 19e siècle sur la taille du cerveau des femmes et ¦les opinions d'Agassiz sur les Noirs.Certains scientifiques A Boite à livres autrefois renommés en ressortent quelque peu amoindris.Gould dénonce aussi l'attitude de certains évolutionnistes modernes qui ont substitué la toute-puissance de la sélection naturelle à la toute-puissance d'un Dieu, avec souvent la même irrationalité.Gould a certainement ses propres préjugés lui aussi.À propos de Randolph Kirkpatrick, l'auteur d’une théorie extravagante et farfelue sur la «nummulosphère» datant du début du siècle, il avoue son respect pour les hommes d'imagination: «Rares, écrit-il, sont les passions honnêtes qui ne se fondent sur quelque perception harmonieuse ou sur quelque anomalie qui vaille d'être notée» (p.228).On comprend mal alors que son opinion sur le Janus d'Arthur Koestler se résume à écrire que ce dernier manifeste «des sommets de divagation erronée rarement atteints» (p.126).De toute façon, les essais de Gould sont brillants, provocateurs, fascinants et tous ceux qui s'intéressent à la science et aux idées devraient les lire.Malheureusement, la traduction française ne rend pas toujours justice à la prose limpide, parfois espiègle de l'auteur.Si on peut pardonner la lourdeur de certaines phrases, on ne saurait passer sous silence les erreurs de traduction: differentia! reproductive success n'est pas «le succès d'une reproduction différenciée» (p.49 et ailleurs) mais plutôt «le succès différentiel dans la reproduction»; «physiologique» (p.140) est une traduction inexacte de fonctional; translation devrait être rendu en français par «traduction» plutôt que par «translation» (p.86) qui a un tout autre sens; les blue-green algae sont des algues bleues (ou des cyanophytes) et non des algues «bleu-vert» (p.134 et ailleurs), etc.Si vous lisez l'anglais, achetez la version originale publiée par Norton.Sinon, achetez la version française: mieux vaut lire Gould dans une traduction imparfaite que se priver de faire connaissance avec ce penseur brillant.Pierre Morisset RECHERCHES SUR LA BAIE D'HUDSON ET LA BAIE JAMES dans Le naturaliste canadien, volume 109, numéros 3 et 4 Les Presses de l’université Laval, Québec, 1982 En 1981, se tenait à l'Université de Guelph (Ontario), un symposium important, regroupant tous les chercheurs impliqués dans l'étude des régions nordiques.La revue Le naturaliste canadien présente dans ces deux numéros les communications qui furent présentées lors de cet événement.Elles concernent autant la géologie, la climatologie, l'océanographie que l'impact écologique des aménagements hydroélectriques.Cela constitue un outil de référence essentiel pour tous ceux qui s'intéressent à ces régions éloignées.Diane Dontigny Philippe Roqueplo Penser la technique Pourvne démocratie concrète m'm PENSER LA TECHNIQUE POUR UNE DÉMOCRATIE CONCRÈTE Philippe Roqueplo Le Seuil, Paris, 1983 255 pages, 19,95 $ La «rage informatique» touche tout le monde, ou presque.Cette précipitation vers les machines électroniques, que l'on veut introduire le plus tôt possible dans la maison, l'école, le bureau, même la colonie de vacances, laisse peu detemps à la réflexion sur le sens de cette révolution technologique.Pour plusieurs prophètes de la société informatisée, nous sommes forcés d'en- trer dans la course, sinon nous serons éliminés.Mais, reste-t-il une place pour la «négociation» des changements qu'induira dans nos vies ce développement technologique ultra-rapide?Voilà une des questions de fond que pose Philippe Roqueplo dans son essai sur l'impact social des technologies.Sa réponse est simple: «À tous les niveaux, les décideurs revendiquent précisément leur rôle de décideur.» Il est plutôt improbable que toutes les décisions soient liées à une fatalité lointaine et abstraite.Il faut, par exemple, une décision politique pour engager un pays dans un programme nucléaire.Ilfautune décision administrative pour automatiser les opérations d'une usine.La nécessité d'une révolution technologique, quelle qu'elle soit, n'évacue donc pas les choix et n'interdit pas les négociations.Encore faut-il savoir de quoi on parle.Trop souvent, quand il s'agit de science et de technologie, nous avons tendance à déléguer notre pouvoir d'intervention aux experts.Or, Philippe Roqueplo, scientifique lui-même, s'interroge sur la compétence des experts quand vient le temps de contrôler les conséquences sociales des changements qu’ils provoquent.Évidemment, les informations que détiennent les scientifiques en font des intervenants privilégiés dans les mécanismes sociaux de décision.Toutefois, la neutralité et l'objectivité dont ils qualifient trop souvent leurs contributions doivent susciter une certaine méfiance.Philippe Roqueplo a orienté ses recherches sur les conditions d'un contrôle démocratique des options technologiques.Pour ce chercheur, le phénomène «scien-tifico-technique» demeure très peu maîtrisé, probablement parce qu'il est peu pensé, peu réfléchi.«Les techniques, sauf exception, n'ont pas l'honneur d'intéresser le monde intellectuel».L'analyse du caractère plus ou moins irréversible des révolutions technologiques et des rapports sociaux qu'elles semblent imposer est ainsi d'autant plus essentielle.Nous vivons, parfois bousculés, dans une société technicienne.Pour réduire un peu l'opacité des forces en jeu, les quelques pages de réflexion suggérées par Roqueplo sont plus que pertinentes.André De!isle 56 LES PSYCHOTHÉRAPIES AUSSI C'est avec un grand intérêt que j'ai lu le récent article sur la dépression paru dans l'édition du mois de mars de Québec Science.Cependant, cet intérêt est doublé de critiques face aux idées émises dans ce texte.(.) Je pense, et cela est ma critique principale face à votre texte, qu'il y a danger de réductionnisme à des facteurs biochimiques dans la compréhension de la dépression sévère.Lorsque ces chercheurs disent que la dépression sévère (psychotique) a une origine organique, je pense qu'ils parlent d'un élément qui est en cause et non la cause.La médication aide à sortir de cet état de stupeur, mais il faut travailler avec ces gens leur vécu car, avec seulement une aide médicamenteuse, souvent ils rechutent rapidement.Cela est renforcé par un préjugé qui existe dans le milieu psychiatrique que la dépression psychotique et les schizophrénies sont des maladies incurables et ne sont que de nature biologique.Or, à la suite de mon expérience de huit ans en pratique en milieu psychiatrique autant à l'interne qu'à la Clinique externe, je me rends compte que souvent ceux qui reviennent (syndrome de la porte tournante) sont ceux qui souvent n'ont eu qu'une aide médicamenteuse.Or dans l'article, il n'est pasditqu'elle est le pourcentage de la population normale qui est sujette à des dépressions sévères, il n'est pas non plus question de la différence entre schizophrénie et dépression.Souvent pour la population Courrier cc sc, C P 250.Sillery en général, les dépressions sévères sont souvent mêlées avec la schizophrénie, les psychoses, les réactions psychotiques, les problèmes d'état limite et les dépressions névrotiques importantes.De plus, dans le texte il n'est pas question du pourcentage de maniaco-dépressifs dans la population en général.(.) Il y a une sur-estimation des recherches sur la médication et une sous-estimation des recherches intéressantes sur la psychothérapie des psychoses, des dépressions sévères et des états limites.Ainsi, on résume l'approche psychologique à Freud des années 1940.Il ne parle pas des études récentes faites à ce sujet et surtout des résultats intéressants que des chercheurs ont eu avec ces patients.(.) Cela ne veut pas dire pour autant que l'aide psychologique est une panacée aux dépressions, car nous avons également comme ceux qui utilisent la médication des gens chez qui la thérapie n'est pas aussi efficace que nous le souhaiterions.Mais je pense que l'aide psychologique est aussi nécessaire et essentielle que l'aide médicamenteuse.(.) Cette sur-valorisation de la médication, ce retour aux électrochocs démontrent «ce virage à droite» de notre société.Le contrôle médical recherché, juillet 1983 / QUÉBEC SCIE car il l'avait perdu depuis un certain temps, le besoin de régler rapidement (une psychothérapie est trop longue et peu efficace disent-ils) et surtout ne pas trop se poser de questions pour remettre ce système en question, voir les causes réelles du stress et changer cela.Cependant, je ne mets pas tout le monde dans le même panier.Ainsi, je reconnais les excès d'un certain type de psychiatrie.(.) Réjean Simard, psychiatre Centre psychiatrique de Roberval Le danger de réductionnisme que vous mentionnez est réel mais s'applique autant à l'approche psychologique que vous mettez de l'avant qu'à l'étude des facteurs biochimiques de la maladie mentale.Si vous avez bien lu l'article que vous critiquez, vous admettrez qu'une place importante (toute la conclusion en fait) est consacrée à rappeler les composantes psychologiques de la dépression.Mon article consistait effectivement à mettre en évidence ce fait méconnu de la population en général, à savoir que la psychiatrie «chimique» fait des progrès considérables, surtout dans le traitement de la dépression.Que cette voie de recherche évoque pour vous un «virage à droite» tient à mon avis du préjugé.Le fait que la psychiatrie, à gauche comme à droite, soit le terrain de certains abus ne doit pas être confondu avec les orientations de recherche sur des voies tout à fait légitimes.h CH! PAF Enfin 11 w des aliments sans résidus» ALLICIN 1400 St-Édouard, St-Jude, P.Q.JOH 1P0 Tél.: 514-792-2392 514-792-3229 57 M JÉBEC SCIENCE / juillet 1983 1 Derrière la grâce et la souplesse de l'univers du ballet se cache un monde où règne la douleur.Un dossier de Mireille Simard En août Le rythme de disparition des espèces vivantes ne cesse de s'accélérer.Des mesures de protection s'imposent, nous explique Nicole Campeau Avec Jean-Guy Proulx, nous nous rendons aux lles-de-la-Madeleine pour visiter la nouvelle mine de sel André Delisle a rencontré Patrick Lagadec, un des rares spécialistes de la gestion des grands risques technologiques qui menacent les sociétés industrielles jlltfiil r-';! liSI'V «ï* r Il ' ¦; jll(^ rfllîiï1 Faites-vous plasir ABONNEZ -VOUS ! CHEZ VOTRE LIBRAIRE PARTICIPANT ^abonne d'enUée blurt1®10 ¦piOVlttC® CoaePO- svp l ittdi^e^°d®abo^e liesse Au Canada: ?Abonnement spécial (2 ans / 24 numéros): 40 $ ?Abonnement régulier (1 an / 12 numéros): 23 $ ?Groupe: (10 et plus, même adresse — 1 an): 21 $ À l'étranger: ?Abonnement régulier (1 an/1 2 numéros): 32$ COUPON D'ABONNEMENT (à remplir en lettres MAJUSCULES) ?abonnement ?réabonnement ?changement d'adresse 31 nom 60 61 prénom 80 LBJ U 7 8 9 numéro 1 1 1 rue Mill appartement 1 1 1 1 1 1 II 28 29 L1 ville 1 1 1 1 1 province 48 U 49 pays 68 ?Chèque ou mandat postal ci-joint Tarif en vigueur jusqu’au 31 août 1983 69 code postal 74 Le magazine QUÉBEC SCIENCE, case postale 250, Sillery, Québec GIT 2R1 Pour informations: de Québec: 657-2426 de l'extérieur appelez sans frais le numéro 1-800-463-4799 par Vonik Tanneau 58 LA MORT EN PREMIÈRE CLASSE Comment expliquer que cinq fois plus de gens se jettent du haut du Golden Gate que du Bay Bridge?Construits tous les deux à San Francisco dans les années 30, ils font pourtant à peu près la même hauteur, autour de 70 mètres.Un spécialiste du suicide, psychologue à l'Université de Californie, à Berkeley, propose une explication.Il dit que cette préférence pour le Golden Gate est due à son pouvoir de suggestion.Les statistiques sur les désespérés qui se sont jetés du haut du pont ont été largement reprises SlUc'iDëS A CrOLDÉN &AT0 $>2.00 par les guides touristiques, renforçant encore la réputation du Golden Gate comme haut lieu du suicide.De plus, peut-être du fait qu'il relie des quartiers chics de la ville, il donnerait une sorte de «classe» à la mort.Comment expliquer autrement que des gens qui vivent tout près du Bay Bridge traversent toute la ville pour venir se jeter du haut du Golden Gate?RÊVEZ EN PAIX Ne luttez plus contre votre envie de rêver! Laissez-vous aller! Le docteur Berthold Schwartz, de Montclair dans le New Jersey, recommande en effet la rêverie pour soulager la tension.Rêvasser une dizaine de minutes par jour permettrait, selon lui, de retrouver le calme et la sérénité en se réfugiant dans sa propre oasis de paix.Mais pas de rêverie au volant ni au travail, dit le docteur Schwartz.Il semble ignorer à quel point la rêvasserie est une drogue à laquelle il est dur de s’arracher! iii En vrac LES SORCIERS À L'ÉCOLE UN MARI TROP PARFAIT Un beau sujet de réflexion pour les psychologues! Bettina Koch, une Allemande de l'Est, avait un mari on ne peut plus dévoué.Il prenait soin du bébé, faisait le lavage, le ménage, le repassage et trouvait en plus le temps de lui cuisiner de bons petits plats.Pourtant, elle a demandé le divorce! Raison invoquée: Autrefois, les sorciers africains apprenaient les secrets des plantes et des racines sur le terrain, auprès d'un vieux maître.Mais la profession se modernise ! Aujourd'hui, au Zimbabwe, les apprentis sorciers passent par le collège de médecine traditionnelle pour obtenir leur diplôme de sorcier-guérisseur.Ils ont aussi leur association qui compte 15 000 membres.Malgré cela, beaucoup continuent quand même à se servir d'incantation, à parler aux esprits et à porter plumes et colliers.Ils soignent 80 pour cent des malades et prétendent guérir à peu près tous les maux des maladies mentales au cancer, avec cependant un supplément d'honoraire pour l'infertilité.PAPILLON TROMPEUR Vous avez peut-être déjà vu de ces papillons chez qui la partie postérieure des ailes a l'apparence d'une tête avec des antennes.Eh bien! comme on pourrait s'en douter, ce n’est pas là pure fantaisie.Les prédateurs ont tendance à se méprendre et à attaquer cette partie peu vulnérable du papillon.American Naturalist rapporte qu'un chercheur, Robert Robbins, a démontré que, chez certains papillons, cette «fausse tête» était attaquée cinq fois plus souvent que la vraie.il faisait tout, et elle se sentait inutile! En tout cas, il semble que la cuisine retienne moins bien les femmes que les maris.DES PLANTES-ÉPROUVETTES On ne peut pas dire que la vie sexuelle du jojoba ait intéressé beaucoup de monde jusqu'ici.Mais les choses sont en train de changer depuis que l'huile de jojoba est devenue le dernier produit miracle pour la peau, les cheveux et, surtout, pour les compagnies qui font une fortune en l'exportant.Il y a un hic cependant, c'est que cette plante, adaptée au désert, pousse très lentement.Pour fournir à la demande, un laboratoire anglais s'est spécialisé dans le clonage de plants mâles et femelles.On y fait pousser des parties microscopiques d'une plante mère dans un milieu qui contient toutes les hormones de croissance nécessaires et on y obtient ainsi d'importantes quantités de jeunes pousses identiques qu'on a commencé à exporter vers ('Arizona et le Moyen-Orient., ,-u ouifL6uf>]5fé@ UN,^10" En venfe chez votre libraire ou par commande postale à: QUÉBEC SCIENCE, C.P.250, Sillery, Québec GIT 2R1 Joindre votre paiement en incluant 1,75$ pour les frais d expédition Pour plusieurs, l’environnement se définit comme ^ xi wr x ’eau.|,air.!© so!, ¦es végétaux et les animaux.Mais Cx i| Pmr x l’environnement, c’est aussi : l’homme, ses institutions sociales, économiques et politiques, ses aménagements spatiaux, son héritage culturel, sa technologie.Faire disparaître les barrières qui nous empêchent de mettre en relation ces paramètres jusqu’à ce jour analysés individuellement et suggérer de nouvelles avenues: telle est l’ambition de Perspectives 2001.POUR PRENDRE LE TEMPS D’ÊTRE MIEUX JEAN-CLAUDE JAY-AAYON POUR PRENDRE LE TEMPS D’ÊTRE MIEUX par Jean-Claude JAY-RAYON Québec Science Éditeur, 1983 ISBN 2-920073-14-1 192 pages, 22 photos hors texte 17,95$ Ce premier volume de la collection nous explique pourquoi nous manquons de plus en plus d'espace et de temps pour vivre et pourquoi notre qualité de vie globale en souffre de façon dramatique, Jean-Claude JAY-RAYON remet donc en question l'ensemble de notre mode de vie et nous propose des solutions simples pour le modifier en profondeur.CLAUDE VILLENEUVE DES ANIMAUX MALADES DE LHOMME ?DES ANIMAUX MALADES DE L’HOMME?par Claude VILLENEUVE Québec Science Éditeur, 1983 ISBN 2-920073-30-3 336 pages, 19,95$ Dans le contexte géographique v et politique propre au Québec, ¦ il n'est pas toujours facile d'assurer la protection de la faune et de l'environnement.Exploitation ou conservation, destruction ou repeuplement?Si pour un grand nombre de ces animaux malades de l'homme et de la société industrielle, il est déjà trop tard, pour certaines espèces,- on peut encore agir .Ces livres sont disponibles dans les librairies.Pour les régions non desservies, commander aux: Québec Science Éditeur, C.P.250, Sillery, Québec G1T 2R1 Tél.: 657-2426 Les résidus de médicaments ^ dans la viande, on s'en occupe! o Chaque jour, des échantillons sont prélevés dans les abattoirs.Chaque jour, des analyses sont effectuées en laboratoire.Chaque fois qu ’un producteur déroge à la loi, il reçoit un avis et la visite d’un vétérinaire qui l’informe des dangers de l’utilisation inconsciente et abusive dé& médi-caments en production animale.S’il récidive, ses produits sont confisqués.A TTENTION! Producteurs agricoles, fabricants, fournisseurs et distributeurs de produits pharmaceutiques, vous êtes également concernés.Gouvernement du Québec ^Ministère de l’Agriculture, |es Pêcheries et de l'Alimentation direction générale de l’inspection 31 1933 dts aliments Québec ™
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