Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
Québec science
Principal magazine d'information scientifique généraliste québécois. [...]

Le mensuel d'information scientifique Québec Science est publié à partir de 1970. Il est le résultat de l'acquisition par l'Université du Québec de la revue Jeune scientifique, qui était publiée par l'Acfas. C'est Jocelyne Dugas, auparavant responsable de la revue Techniques, publiée par le ministère de l'Éducation, qui préside à cette mutation.

Québec Science opte pour une formule plus journalistique que pédagogique. La revue sera un terreau de développement de la profession de journaliste scientifique. Michel Boudoux, Yannick Villedieu, Christian Coutlée, Daniel Choquette, Solange Lapierre-Czerniecki, Pierre Sormany, Michel Gauquelin, Madeleine Harbour, Fabien Gruhier, Lise Laberge, Gilles Provost, Gilles Paquette, François Picard y participent.

La revue vise à intéresser les jeunes à la science et aux carrières scientifiques en leur offrant une information scientifique à jour présentée par des articles rigoureux et approfondis. Un accent est mis sur l'attractivité visuelle; une première couverture signée par le graphiste Jean-Pierre Langlois apparaît ainsi en septembre 1973. Pierre Parent et Richard Hodgson poursuivront le travail de ce dernier. Diane Dontigny, Benoit Drolet et André Delisle se joignent à l'équipe au milieu des années 1970, alors que Jean-Pierre Rogel en dirige la rédaction à partir de l'automne 1978.

Les premières années sont celles de l'apprentissage du journalisme scientifique, de la recherche de l'équilibre entre la vulgarisation, ou plutôt la communication, et la rigueur scientifique. Les journalistes adoptent styles et perspectives propres à leur métier, ce qui leur permet de proposer une critique, souvent liée à l'écologie ou à la santé. Plus avant dans les années 1970, le magazine connaît un grand succès, dont témoignent l'augmentation de ses ventes et la résonance de ses dossiers.

Québec Science passe sous la responsabilité des Presses de l'Université du Québec en 1979. La revue est alors prospère; en 1980, le magazine est vendu à plus de 25 000 exemplaires, dont 20 000 par abonnement. Les années 1980 sont plus difficiles à cause de la crise économique. Luc Chartrand pratique le journalisme d'enquête pour la revue, dont l'équipe de rédacteurs se renouvelle. On assiste ainsi à l'arrivée de Gilles Drouin, Bernard Giansetto, Claude Forand, Louise Desautels, François Goulet et Vonik Tanneau. Québec Science produit des articles sur les sujets de l'heure : pluies acides, sida, biotechnologies.

Au tournant des années 1990, le magazine fait davantage appel à des collaborateurs externes - journalistes, professeurs et scientifiques. Le cégep de Jonquière devient l'éditeur de la revue. Il en gardera la charge jusqu'au transfert de Québec Science à Vélo Québec en 2008.

Au moment de l'arrivée, en 1994, du rédacteur en chef actuel, Raymond Lemieux, le magazine est encore en difficulté financière. Il connaîtra cependant une relance, fort de la visibilité engendrée par la publication, depuis février 1993, d'un numéro spécial sur les découvertes scientifiques de l'année au Québec. Québec Science devient le premier média québécois à se trouver sur Internet, ce qui lui offre un rayonnement international. Le magazine surfe sur cette vague, avec davantage de contenus et de grands reportages qui franchissent les frontières du Québec; il obtient un soutien accru du gouvernement québécois, ce qui lui permet de recomposer une équipe de journalistes : Catherine Dubé, Vincent Sicotte, Marie-Pierre Élie, Joël Leblanc viennent travailler pour la revue.

Québec science profite ensuite de l'engouement pour les avancées technologiques et s'attire de nombreux collaborateurs qui maintiennent le dynamisme de la revue.

Source :

LEMIEUX, Raymond, Il était une fois¿ Québec Science - Cinquante ans d'information scientifique au Québec, Québec / Montréal, MultiMondes / Québec Science, 2012, 165 p.

Éditeurs :
  • Québec :Les Presses de l'Université du Québec,1970-,
  • Montréal :Vélo Québec éditions inc.
Contenu spécifique :
Août
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Jeune scientifique
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichiers (13)

Références

Québec science, 1983, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
Volume 21, numéro 12 AOUT 1983 per J-6 9 ES PIEGES IE IA DANSE JS ŒUVRES D’ART !ji REFONT >IE BEAUTÉ S’EN VIENT, .SEL DES ÎLES ES ANIMAUX QUE DUS MENAÇONS i SOCIÉTÉ J RISQUE Um »rt retour garanti URRIER 2ième classe Enregistrement numéro 1 052 5^rt payé à Québec / C P 250, Sillery Québec GU 2R1 I / i ._oiUE NATIONALE QUEBEC BUREAU DEPOT LEGAL 1700 ST DENIS MONTREAL P.Q.H2X 3K6 01977 G SEPT 82 AOUT 85 SOGICIEL AU PAVILLON DU QUÉBEC DE TERRE DES HOMMES un événement unique ouvert à tous Cet été, en collaboration avec le Pavillon du Québec, Vifi Sogiciel offre à tous, jeunes et moins jeunes, une chance unique de s'initier au monde merveilleux de l'informatique et de découvrir ses multiples possibilités.Pendant toute la saison estivale, vous aurez l'opportunité de découvrir l'univers des logiciels, leur fonctionnement et leur utilisation.Venez vous familiariser avec les systèmes de traitement de textes, de base de données et, en grande primeur, de correction automatique des fautes d'orthographe, conçus et réalisés par Vifi Sogiciel.Venez découvrir l'univers fascinant des jeux de Vifi Sogiciel et participez au: CONCOURS PROVINCIAL DE PROGRAMMATION ÊTES-VOUS UN PROGRAMMEUR ÉTOILE?À GAGNER 3 PRIX DE 500$ et 30 ABONNEMENTS À QUÉBEC-SCIENCE POSSIBILITÉ DE VOIR VOTRE PROGRAMME ÉDITÉ ET DISTRIBUÉ DANS LE MONDE FRANCOPHONE Le concours est ouvert à toute catégorie d’âge et à tout type d’équipement.INSCRIPTION AU KIOSQUE VIFI SOGICIEL DU PAVILLON DU QUÉBEC À TERRE DES HOMMES OU DEMANDEZ VOTRE FORMULAIRE PAR LA POSTE À L’ADRESSE SUIVANTE: Concours Programmeur Étoile, Vifi Sogiciel, 955, rue Amherst, Montréal, Qc, H2L 3K4 EN COLLABORATION AVEC LE MAGAZINE QUEBEC-SCIENCE DECOUVREZ LES PLAISIRS DE LA MICRO-INFORMATIQUE GRÂCE AUX TOUT NOUVEAUX JEUX DE VIFI SOGICIEL Kl o/^fr * H, «tV , VI CACHE-CACHE Vous, programmeur futé, avez été chargé par le président d'éliminer tous les ' bugs'' (erreurs) dans un programme ultra-secret.Mais attention, le chef programmeur est jaloux de votre mission.REFLEXION Vous êtes dans une arène intergalactique; l'oeil sagace et le geste vif.voilà le secret de la victoire car vous connaissez la devise des gladiateurs: vaincre ou mourir.LA CHASSE AU MAGOT Cueillir des dollars comme des marguerites, ça vous plairait?Alors, relevez le défi de ce jeu mais prenez garde.VOYAGE AU PAYS DES MOTS Amusez-vous, inspirez-vous et créez vos propres vocabulaires avec ces jeux de mots par ordinateur.LES PRODUITS VIFI SOGICIEL SONT EN VENTE CHEZ TOUS LES BONS FOURNISSEURS olume 21, numéro 12 Page 16 a: Ji>i ^ 6 Page 24 • t \ i QUEBEC SCIEI1CE SOMMAIRE 16 24 30 34 40 AOUT 1983 ENQUETES/REPORTAGES Les pièges de la danse Mireille simard Derrière une façade de tutus et de souliers de satin se cache l'univers de la douleur et de la torture des corps Les œuvres d'art se refont une beauté Yvon Larose Le Québec vient de s'équiper à la fine pointe de la technologie pour restaurer nos œuvres d'art Il s'en vient, le sel des lies jean-Guy Prouix Il sera cet hiver sur nos routes.Toute une révolution pour l'économie et l'écologie des îles-de-la-Madeleine Ces animaux que nous menaçons Nicole Campeau L'homme occupe tant de place sur cette planète qu'il refoule les animaux dans des refuges de plus en plus restreints La société du risque?André De lisle Nous vivons, plus que jamais, de grands risques technologiques.Québec Science a rencontré un des rares experts de la jeune science du risque ACTUALITES SPÈCIAL AC PAS Recherches scientifiques Place aux femmes Allergie Géophysique Énergie Mouvements du sol Universités Relaxation Archéologie Neurophysiologie Santé au travail Médecine du sport Baleines Les leucotriènes prennent la vedette L'énigme de Sainte-Mathilde Après I ere du pétrole 25 millions en dix ans Formons-nous les bons experts Un bain de silence et d'obscurité Le bateau sous les glaces Les sportifs sont-ils narcomanes?Pour de nouvelles approches Des bons points pour les diabétiques Pourquoi s'échouent-elles?CHRONIQUES Sans frontières Revue de presse internationale Info/puce Apprivoiser l'informatique Cinéscience La science à l'écran Bientôt demain La technologie des années 80 Boîte à livres Lus pour vous En vrac Les p'tits mots de la fin Bernard Giansetto François Picard Gérald Baril François Picard Vonik Tanneau PUBLI-REPORTAGE L A S E C U R T E E T L E LE CTRICITÉ La prevention Ce texte complète la série.Elle avait débuté par quelques notions fondamentales en électricité (l'ignorance rend vulnérable), expliqué les chocs électriques et leurs conséquences, énuméré les dangers d'origine électrique et traité plus spécialement de l'élagage des arbres, un travail qu'il faut laisser aux spécialistes.On se devait, en toute logique, de clore la série en parlant de prévention (mieux vaut prévenir que guérir).Ainsi, les inestimables services fournis par l'électricité ne seront pas dépréciés par des dangers qui peuvent être facilement évités en prenant certaines précautions élémentaires et de bon sens.Un réseau mis à la terre De par sa conception même, le réseau de distribution d'Hydro-Québec est «mis à la terre», ce qui signifie que la terre constitue une borne du circuit électrique, permettant ainsi le contrôle des tensions par rapport à la terre.Ce système consiste en un réseau triphasé doté d'un quatrième conducteur, le neutre, qui est raccordé au point neutre de la source et mis à la terre environ tous les 300 mètres.Tous les conducteurs neutres des abonnés se trouvent ainsi reliés ensemble et mis à la terre.La responsabilité d'Hydro-Québec est de livrer une énergie à la tension prévue jusqu'au coffret de branchement de l'abonné.Hydro-Québec n'a pas le droit de raccorder à son réseau une installation neuve ou rénovée qui n'a pas été approuvée par le Bureau des examinateurs électriciens du Québec.Il appartient à l'abonné d'obtenir cette autorisation par l'intermédiaire de son électricien, le seul qualifié pour exécuter des travaux d'installations électriques.Série de cinq articles sur les dangers de l'électricité et les façons de s'en protéger Le symbole CSA Que le réseau d'Hydro-Québec et les installations de l'abonné soient convenablement protégés n'écarte pas pour autant tout danger.Il y a aussi les appareils dont se sert l'abonné qui pourraient être défectueux, l'usage imprudent que ce dernier peut en faire ou les erreurs qu'il peut commettre.Normalement, les appareils et les fournitures électriques sont fabriqués de façon à prévenir tout danger.La plupart sont garantis par la marque CSA de l'Association canadienne de normalisation (ACNOR) ou la Canadian Standards Association.Le symbole CSA indique donc que l'appareil ne présente pas de danger lié à l'électricité pourvu qu'il soit utilisé conformément au mode d'emploi et aux règles de sécurité courantes.Les mesures de prévention Même le symbole de l'ACNOR ne peut pas garantir les appareils électriques contre l'usure, les accidents, la rudesse dans l'usage.Voici quelques conseils, déjà connus, mais qu'il est toujours utile de répéter.Faites périodiquement l'inspection de vos appareils électriques, pour vous assurer qu'il n'y a pas chez vous de danger caché : • vérifiez si la gaine isolante de vos fils électriques est intacte ; • assurez-vous qu'aucun appareil ne surchauffe ou ne produit d'étincelles ; • vérifiez si les fusibles sont bons et s'ils sont du calibre recommandé (sur les circuits qui aboutissent aux appareils d'éclairage et aux prises de courant ordinaires, les fusibles ou les disjoncteurs sont toujours de 15 ampères) ; • évitez de manipuler un appareil branché lorsque vous avez les mains mouillées ; • débranchez vos appareils avant de les nettoyer ; • lorsque vous constatez qu'un appareil produit des étincelles, qu'il surchauffe ou qu'il fonctionne par à-coups, confiez-en la réparation à un spécialiste.Le fusible ou le disjoncteur Le fusible ou le disjoncteur mérite une attention spéciale dans les mesures de prévention, pour éviter des accidents qui pourraient tourner à la catastrophe.Le rôle du fusible ou du disjoncteur est essentiel : en cas de court-circuit ou de surcharge, lefusible grille (ou le disjoncteur se déclenche), coupant ainsi le courant sur le circuit.De cette façon, les fils ne s'échauffent pas, la gaine isolante ne se détériore pas, et l'incendie d'origine électrique a peu de chances de se déclarer.Pour remplacer un fusible grillé, observez les règles suivantes : • couper le courant à l'interrupteur principal ; • toujours remplacer le fusible grillé par un fusible de même calibre ; • ne jamais substituer, même temporairement, une pièce de monnaie ou un morceau de papier de plomb au fusible grillé, car vous privez ainsi le circuit de son dispositif de protection.Un disjoncteur qui se déclenche ou un fusible qui saute sont les signes d'une surcharge ou d'un court-circuit.Avant de rétablir le courant, il est essentiel d'alléger la charge ou de repérer le court-circuit.À noter : nous disons bien que le fusible ou le disjoncteur protège votre maison contre l'incendie.Il ne vous protège en aucune façon contre les chocs électriques.»»( Jui-I Dini Lite H tel* rie:.fti» WA Isyisl liyra liüli æp® Inpiin pta» : : Marie I CM IW Niti’e riisüto Que conclure ?Avec ce texte sur la prévention prend fin la série sur la sécurité et l'électricité.Que conclure ?Il faut acquérir au moins une connaissance élémentaire de l'électricité.Cette forme d'énergie peut être une alliée précieuse ou une ennemie mortelle.Les inestimables services qu'elle peut rendre - puissance, efficacité, propreté, sécurité d'approvi- | sionnement, prix compétitif-effacent tout inconvénient, si l'on apprend à la maîtriser.Hydro-Québec l« Cris, N de ttapiése JtstWe tsiissi, •"Sitdi :%iei ¦ ft Ri S Sku, Kje ^ & 'îiK L ^[ L -il K.iSfS H «*' C % QUÉBEC SCIENCE / août 1983 5 QUÉBEC SCIEnCE C.P.250, Sillery, Québec GIT 2R1 (418)657-2426; 1-800-463-4799 DIRECTION Fernand Grenier, directeur général RÉDACTION; Jean-Pierre Rogel, rédacteur en chef Diane Dontigny, adjointe à la rédaction Liliane Besner, André Delisle, Bernard Giansetto, Gérald LeBlanc, François Picard, Vonik Tanneau collaborateurs réguliers PRODUCTION: Véronique Morin, responsable de la production Richard Hodgson, conception graphique Andrée-Lise Langlois, conception graphique Louis Ducharme, photo couverture Raymond Robitaille, typographie Les ateliers graphiscan Itée, séparation de couleurs Imprimerie Canada inc.photogravure et impression PUBLICITÉ: Marie Prince, publicité institutionnelle - I w Jacques Lauzon et associés Itée t I ¦ Montréal: (514) 382-8630 Toronto: (416) 927-9911 COMMERCIALISATION: René Waty, responsable de la commercialisation Nicole Bédard, abonnements Messageries dynamiques distribution en kiosques Presses de l'Université du Québec Québec Science Abonnements Canada: Spécial: (2 ans / 24 nos): 40,00$ Régulier: 1 an / 12 nos): 23,00$ Groupe: (10 et plus—1 an): 21,00$ À l'unité: 2,95$ À l'étranger: Régulier: (1 an / 12 nos): 32,00$ À l'unité: 3,50$ Les chèques ou mandats postaux doivent être établis à l'ordre du MAGAZINE QUÉBEC SCIENCE QUÉBEC SCIENCE, mensuel à but non lucratif, est publié par les Presses de l'Université du Québec.La direction laisse aux auteurs l’entière responsabilité de leurs textes.Les titres, sous-titres, textes de présentation et rubriques non signées sont dus à la rédaction.Le soutien financier du magazine QUÉBEC SCIENCE est assuré par ses lecteurs, ses annonceurs, l'Université du Québec, le Fonds FCAC pour l'aide et le soutien à la recherche, le Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada, ainsi que par les contributions privées suivantes: Bell Canada, M.Claude St-Onge, vice-président — Banque de Montréal, Jean Savard, vice-président; Division du Québec — Conseil de la langue française, Michel Plourde, président — Control Data Canada, George J.Hubbs, président — Imasco Limitée, Les produits Imperial Tobacco Limitée — Institut de recherche de l'Hydro-Québec, M.Lionel Boulet, directeur — Pratt & Whitney Aircraft Canada Ltée, Longueuil, P.Q.— Recherches Bell-Northem, M.Claude I.Proulx, directeur général; Laboratoire de L'ile des Sœurs Dépôt légal.Bibliothèque nationale du Québec, troisième trimestre 1983.ISSN-0021-61 27.Répertorié dans PÉRIODEX et RADAR.Courrier de deuxième classe, enregistrement n° 1052.Port de retour garanti : QUEBEC SCIENCE, C.P.250, Sillery, Québec GIT 2R1 Télex: 051 -3488 TWX 610-571 -5667 Membre de: CPPA © Copyright 1983 — QUÉBEC SCIENCE — PRESSES DE L'UNIVERSITÉ DU QUÉBEC.Tous droits de reproduction, de traduction et d'adaptation réservés.scriptum Regardez Rudolph Noureïev, ci-des-sous, dirigeant la répétition d’une école d’été de danse.L’image d’une grande vedette au regard altier, le geste précis et aisé.Mais que dire de la position de ses pieds?Très peu naturel, n'est-ce pas?Et ce n'est qu'une des positions parmi d'autres, saisie l'espace d'un instant dans la vie d'un danseur professionnel.C'est l'envers de l'image de la danse que Mireille Simard a choisi de nous présenter, dans cet article qui est notre sujet de couverture ce mois-ci.Pieds enflés et déformés, blessures répétées, muscles étirés ou déchirés: la vie des danseurs et des danseuses professionnels est placée sous le signe caché de la douleur.Une douleur dont ils font connaissance un jour, et qui ne les quittera pas dans leur quête de la perfection.Le travail du corps humain dans des postures aussi artificielles entraîne en effet des conséquences physiologiques assez graves, comme nous le révèlent les médecins interviewés par Mireille Simard.La simple technique des pointes, qui est à la base du ballet classique, est une aberration sur le plan physiologique: comprimer des orteils dans un chausson de forme peu naturelle, puisfaire reposer la totalité du poids humain sur un seul orteil, c'est fatalement courir au devant de graves ennuis à long terme.Derrière cette façade feutrée de tutus et de s.atins, on savait qu'il y avait la sueur et l'effort, mais Mireille Simard nous fait découvrir la douleur et la torture des corps.«C'est le côté humain de ce reportage qui m'a motivée à entreprendre cette enquête», dit Mireille Simard, qui en est à ses toutes premières armes dans le journalisme.«L'intensité de la quête de la perfection de ces ballerines et leur force de caractère, expliquent en grande partie leur accoutumance à la douleur, et c'est cela qui m'a fascinée», avoue-t-elle.Nous sommes heureux, quant à nous, de publier ce premier article d'une jeune collègue qui sort tout juste de l'université.D'autant plus heureux, d'ailleurs, que ce reportage a valu à Mireille Simard le premier prix du concours de journalisme scientifique pour débutants en 1983, un concours organisé depuis deux ans maintenant par le ministère québécois de la Science et de la Technologie.Pour notre magazine, Mireille a retravaillé son texte, lui apportant la touche de professionnalisme que, nous aussi, nous aimons mettre à nos productions.Restons dans le domaine de l'art, avec Yvon Larose, qui incidemment sort lui aussi tout juste de l'université: son reportage nous montre à quel point la science moderne est mise à contribution dans la restauration des œuvres d'art.Pour sa part, Jean-Guy Proulx nous amène aux îles-de-la-Madeleine, où certains d'entre vous irez peut-être cet été, et il nous présente une nouvelle vedette des îles, le sel.Nicole Campeau, quant à elle, s'est penchée sur un dossier d'envergure, celui des espèces menacées.Enfin, André Delisle a rencontré pour nous Patrick Lagadec, un spécialiste de la jeune science du risque technologique.Et puis, ne manquez pas notre Spécial ACFAS, dans la première partie de ce numéro. 6 Le 51“”'; congrès de L’ Acfas Association canadienne française pour l'avancement des sciences août 1983 / QUEBEC SCIENCE C'était au tour de la ville de Trois-Rivières, cette année, de recevoir la communauté scientifique québécoise pour le 51e congrès de l'Association canadienne française pour /'avancement des sciences.À la fin du mois de mai dernier, près de 900 chercheurs et chercheuses envahirent donc le campus de /'Université du Québec à Trois-Rivières.À cette occasion, furent organisés quelques colloques spéciaux, certains reflétant tes grandes préoccupations actuelles du monde scientifique.En ces temps où crise économique et virage technologique se partagent la vedette, il n'était pas surprenant que te colloque thématique de T AC F AS porte sur les perspectives d'emplois qui s'offrent aux jeunes diplômés au doctorat et sur les moyens à mettre en œuvre pour favoriser /'émergence des jeunes chercheurs.U n'était pas surprenant non plus qu'universitaires et représentants du patronat discutent de la pertinence de la formation universitaire en fonction des besoins du marché du travail.Et que Ton se questionne encore sur la sous-représentation des femmes qui persiste dans le milieu de la recherche scientifique.Les quelques textes qui suivent rendent compte de quelques-unes des idées qui furent émises sur ces grands sujets, mais aussi des développements de la recherche dans différentes disciplines scientifiques.Le congrès de TACFAS est aussi /'occasion d'honorer des scientifiques québécois pour leur apport remarquable dans leur domaine.Cette année, le prix Archambault fut attribué au chimiste Aidée Cabana, de /'Université de Sherbrooke; le prix Pariseau au spécialiste de la nutrition Germain Brisson, de l'université Laval; le prix Vincent au psychologue Adrien Pinard, de /'Université du Québec à Montréal; le prix Bombardier au chimiste Guy Bélanger, de l'Institut de recherches de Hydro-Québec, et enfin le prix Rousseau au physicien Larkin Kerwin, président du Conseil national de recherches du Canada.Celtf pue ¦si interna talion.pion fagi tear atec ei [f En 1983, la science est-elle encore un univers d'hommes?N'a-t-elle de féminin que le genre grammatical?Peu nombreuses et souvent invisibles dans la hiérarchie universitaire, les femmes s'inquiètent de leur sous-représentation.En 1980, 15 pour cent seulement des professeurs d'université au Canada étaient des femmes.Un maigre progrès de 2 pour cent en dix ans.Etqui plus est, les femmes se retrouvent majoritairement dans des secteurs traditionnels comme l’éducation, les sciences de la santé ou les sciences humaines.En sciences pures ou mathématiques, elles ne constituent même pas 5 pour cent des effectifs.À l'échelle des universités québécoises, les femmes pro-fesseures occupent le plus souvent des postes temporaires de chargées d'enseignement et les chercheuses, des postes d'adjointes à des équipes de recherche.Et beaucoup d'entre elles sont dérivées des champs fondamentaux de recherche de leur discipline.À la lumière de ces faits, la pseudo-croissance des effectifs féminins semble être une illusion d'optique.Car même si on observe que 51 pour cent de la clientèle universitaire est constituée de femmes, ce n'est encore que l'infime minorité qui s'oriente dans des disciplines scientifiques.Et parmi ces dernières, on note un fort taux d'abandon au niveau de la maîtrise et du doctorat.Peu de relève à l'horizon, donc, pour épauler les femmes qui revendiquent un RECHERCHES SCIENTIFIQUES PLACE AUX FEMMES droit de cité dans un univers scientifique construit sur des modèles théoriques et méthodologiques élaborés surtout par des hommes.Dans les annales de l'ACFAS, le colloque qui portait sur ces questions était une première.Un colloque-action, précisait-on dans le programme, le seul de sa catégorie.Affirmant par là même l'urgence d'intervenir En 1980, seulement 15 pour cent des professeurs d’université étaient des femmes.Cela ne représente qu'un progrès de 2 pour cent en 10 ans.pour corriger ces inégalités.Ce signe distinctif semble être aussi à l’image d'une science revue et corrigée par des femmes: une science démystifiée, accessible, où le point de départ et le modèle de travail émanent des besoinsdu milieu et s'arc-boutent à des transformations concrètes.Virage radical dans un monde où la distanciation de l'objet d'étude est valorisée au point où il est presque tabou d'associer recherche et action.De plus, les femmes ne se reconnaissent pas dans les institutions scientifiques et universitaires basées sur la production, la compétition et sur des rapports hiérarchiques.Certaines ont déjà opté pour un modèle de travail scientifique qui présuppose des rapports égalitaires en créant des collectifs, par exemple.Et, ici et là, pointent des initiatives qui témoignent de la spécificité de la pratique scientifique des femmes.Une différence pas toujours bien prisée des milieux subventionnaires de la recherche où les femmes semblent avoir développé l'art de soumettre des projets dans des zones grises, comme le mentionnait Michèle Côté, du département de santé de l'UQTR.C'est-à-dire que les femmes n'ont jamais les bonnes caractéristiques pour obtenir les bonnes subventions, étant donné la difficile reconnaissance institutionnelle des champs d'intérêt et de recherche féminins.Faut-il souligner ici que les critères d'évaluation et d'appréciation sont établis par des comités de pairs représentatifs de la majorité masculine.Et les comités de sélection des professeurs fonctionnent également sur cette même base.pi h ¦ 91 pteraj PE'mett cfcei de la c Pb pi fehim métried dès rai Ptysigu fittirail siuiiie ( 1® moi Iptilii liej fiait “Wéti « lei» '¦ j ‘Ne 'laite.'Nu •s gm 'Sîîi QUÉBEC SCIENCE / août 1983 7 aliffc wk; h: him Cette différenciation des femmes scientifiques s'observe aussi dans leur très faible rayonnement dans les réseaux internationaux de communication.Très peu d'entre elles, en effet, échangent des informations avec des scientifiques étrangers ou encore écrivent des articles en collaboration avec eux(elles).En se démar- quant ainsi de l’orthodoxie institutionnelle, qui accorde beaucoup de prestige et d'importance à la présence dans ces réseaux, les femmes paient le prix de leur excentricité, notait Isabelle Lasvergnas-Grémy, du département de sociologie de l'ÙQAM.Et elle se demandait si les femmes n'occupaient pas par ailleurs des terrains autres que ceux de leurs homologues masculins, révélant ainsi un investissement et une compréhension du geste scientifique qui soient étrangers à ce qu'on croyait être une convention universelle, allant de soi.Il faudrait sans doute poursuivre des recherches en ce sens pour confirmer que le droit de cité des femmes, en sciences, passe par le droit à la différence.En attendant, il y a encore beaucoup de chemin à faire.Le mémoire présenté par l'ACFAS au gouvernement du Québec parle de «la réalité matérielle et humaine qu'étudient nos HOMMES de science» ! Liliane Besner imUm ¦siHfSi É/ifen mà It poitl ( ¦le de Mi «ns de «il à des ici êtes, fej monde fil ALLERGIE LES LEUCOTRIENES PRENNENT LA VEDETTE objet d'èd flint où 'associes* mmes as dans i sees L1 iPCît'lT jioptéP* avail scf • losedîSr:) es ilaspéc® eniiif?E lest# AP* Eprouvettes et cornues sont petit à petit reléguées aux oubliettes, éclipsées par des méthodes plus rapides, plus précises, qui permettent d'étudier des molécules extrêmement complexes de la chimie organique mais plus particulièrement de la biochimie.Ainsi, la spectrométrie de masse, une technique très raffinée empruntée à la physique, gagne du terrain sur l'attirail traditionnel en usage dans les laboratoires de microbiologie et de biochimie, s’imposant de plus en plus dans le vaste champ des sciencesde la santé.Et pour cause! Car la spectrométrie de masse permet d'identifier des substances présentes en quantité infinitésimale dans le corps humain, mais qui n'en jouent souvent pas moins un rôle important.L'utilisation de cette technique a permis récemment d’identifier une nouvelle voie métabolique: les leucotriènes.Synthétisés par les leucocytes, les leucotriènes constituent une famille complète de substances dérivées de l’acide arachidonique, un acide gras qui est un composant lipidique essentiel de la membrane cellulaire.On connaissait déjà les prostaglandines et les thromboxanes qui sont elles aussi synthétisées à partir de l'acide arachidonique mais par d'au- tres voies métaboliques.Ces substances, y compris les leucotriènes, sont impliquées dans les réactions fondamentales de nos mécanismes de défense, d'où leur importance en médecine.La synthèse des leucotriènes ainsi que ses recherches sur les prostaglandines et le thromboxane ont d'ailleurs valu au Suédois Bengt Samuelsson le prix Nobel 1 982, ce qui,est venu en quelque sorte consacré l'intérêt déjà vif pour cette avenue de recherche de la science médicale.En fait, depuis leur découverte, les leucotriènes n'ont cessé de susciter un énorme intérêt dans les milieux médicaux et pharmacologiques.Et, selon Pierre Borgeat, responsable du groupe de recherches sur les leucotriènes au Centre hospitalier de l'université Laval, ces biorégulateurs sont susceptibles d'avoir un impact déterminant au plan médical, notamment en immunologie.Depuis leur synthèse en 1980, on a montré l'effet important de ces substances sur les muscles lisses, en particulier ceux des voies respiratoires (bronches, trachée, parenchyme pulmonaire), qui seraient de 100 à 10 000 fois plus puissantes que l'histamine.Des chercheurs avaient déjà démontré que les leucotriènes étaient libérées lors des réac- tions allergiques et de la crise d'asthme.On sait maintenant que différents stimuli inflammatoires commandent leur synthèse.Les réactions anti-gènes-anticorps seraient ainsi responsables de la libération de ces substances.En fait, l'implication des leucotriènes comme médiateurs dans les maladies inflammatoires et allergiques ne fait maintenant plus de doute.Ces substances s'avèrent en effet un médiateur de la broncho-constriction qui intervient dans la crise d'asthme et elles stimulent aussi les processus biologiques qui entrent en jeu dans les réactions inflammatoires.On comprend dès lors mieux l'enjeu dont font l'objet les leucotriènes dans différents secteurs de la santé mais surtout en pharmacologie.En fait, on tient à portée de la main une approche antiinflammatoire par excellence qui pourra court-circuiter les processus inflammatoires ou allergiques à condition toutefois qu'on arrive à bloquer la synthèse des leucotriènes.Mais la partie n'est pas encore gagnée.Et nous devrons encore pour quelque temps continuer de nous accommoder des corticostéroïdes et de leurs effets secondaires car, jusqu'à nouvel ordre, ils sont encore les seuls capables de contrôler efficacement l'inflammation engendrée par l'arthrite.Mais, avec tous les œufs que les compagnies pharmaceutiques ont déjà investis dans le panier des leucotriènes, il y a fort à parier que l'on réussisse sous peu à barrer efficacement la route à ces substances ou tout simplement à en empêcher la production par l'organisme.Recherché: de bons inhibiteurs qui ne seraient pas toxiques.Il semble que l'on soit sur la piste de quelques-uns d'entre eux mais sans doute encore à quelques années d'un usage thérapeutique ! Ginette Beaulieu BONNE CHANCE AUX FAUSSAIRES! L'accès aux banques de données est bien gardé.Ne communiquent avec elles que ceux qui possèdent la clé, c'est-à-dire le code d'entrée.Cependant quelques petits malins réussissent quand même à y pénétrer illégalement.On cherche donc encore la méthode idéale d'identification.La solution pourrait bien être ce crayon spécial que met au point l'équipe de R.Plamondon, de l'École polytechnique de Montréal, et qui permettrait à l'ordinateur de reconnaître non seulement la signature d'un individu mais aussi les mouvements qu'il effectue en signant son nom.Ce crayon, relié à l'ordinateur, est muni de senseurs qui captent son mouvement complet dans l'espace et dans le temps.Une des difficultés à résoudre est de déterminer des composantes de ce mouvement qui ne changeront pas avec l'âge du signataire et qui ne seront pas influencées par son état du moment, par exemple la nervosité.Une fois mis au point ce crayon donnera sûrement bien des maux de tête aux faussaires. 8 août 1983 / QUÉBEC SCIENCE I*® Le 51 congrès de L’ Acfas Association canadienne française pour l'avancement des sciences GEOPHYSIQUE L'ENIGME DE SAINTE-MA TH/LDE Un «trou» géophysique retient depuis cinq ans l'attention de quelques spécialistes, sans qu'ils puissent expliquer les raisons de son existence.Situé à Sainte-Mathilde, à quelques kilomètres au nord-est de la Malbaie, ce site particulier échappe à la majorité des méthodes d'exploration géologique, sauf à l'analyse des champs électromagnétiques naturels.Cette dernière technique, peu utilisée en exploration, fait partie de l'arsenal des experts en tremblements de terre.C'est donc par hasard, au cours d'études sismiques menées en 1978 dans la région de Charlevoix, qu'on a découvert une zone spécifique où les appareils d'enregistrement se comportaient de façon anormale.Sans comprendre cette anomalie, les experts en séismes se sont alors contentés de déplacer leurs instruments.La curiosité d'un chercheur de l'École polytechnique a néanmoins été piquée.Depuis ce temps, Michel Chouteau, a scruté ce «puits électrique» sous toutes ses coutures, à l'aide des techniques les plus raffinées de détection magnéto-telluriques.Après trois ans de relevés, ce géophysicien obstiné peut affirmer qu'il y a «quelque chose» sous la terre de Sainte-Mathilde, mais sans pouvoir en préciser la nature.Il sait, par contre, que l'étrange formation se trouve à 160 mètres sous la surface jusqu'à une profondeur d'environ 700 mètres.Les responsables gouvernementaux de l'exploration minière, à qui ce comportement géologique avait échappé, parce que leurs instruments ne détectaient aucun signal particulier, restent tout de même sceptiques quant à l'interprétation à donner à ce phénomène géologique inhabituel.En 1982, un premier trou de forage a été creusé par le ministère de l'Énergie et des Ressources pour aller voir de plus près la formation dont la signature électrique est frappante.Les premiers tests à l'intérieur du trou ont confirmé sans équivoque la présence d'une anomalie géologique.Quant à savoir s'il s'agit d'un gisement minier digne d'intérêt, la question reste encore ouverte.Des investissements supplémentaires seront requis pour percer le secret du sous-sol de Sainte-Mathilde, par une exploration systématique et en profondeur du site identifié par des techniques de surface.André Delisle ÉNERGIE APRES LE RE DU PÉTROLE.Les hydrocarbures n'ont occupé qu'un intervalle de temps fort restreint dans l'histoire énergétique de l'univers.Sur une courbe représentant le passage de l'âge de pierre à l'âge du silice, la période pétrolière fait apparaître un mince «pic» ne recouvrant à peine qu'une centaine d'années, d'une évolution qui s'étend sur 5 000 ans, 10 000 ans peut-être.Cette image frappante est utilisée par Clément Veilleux, directeur des énergies nouvelles, au ministère de l'Énergie et des Ressources du Québec, pour bien faire comprendre la précarité des économies industrielles actuelles en grande partie fon- dées sur les ressources pétrolières (schéma 1 ).Reprenant la «pédagogie du schéma», M.Veilleux s'interroge aussi sur les formes d'énergie qui pourraient succéder au pétrole et au gaz, après le déclin de l'ère pétrolière.Une simple courbe traçant la principale source d'énergie au cours des 100 'dernières années permet d'illustrer les cycles énergétiques du passé.En 1850, plus de 90 pour cent de l'énergie des sociétés industrielles provenait du bois.Apparu à cette époque, le charbon n'atteignit le sommet de son utilisation que vers 1910, soit 60 ans plus tard.Dans un intervalle de 100- 80- 60' 40- 20- Schéma 2 Charbon / V Pétrole et gaz \ \ V ?/ sss pa iPOll! pi lomma mentst sement Jean-Vi IR li ineem Nucléaire «s liai 1S?4 j| tastrc I860 -|-1- 1900 Année 1950 -5 000 -4 -3000 Schéma 1 Aujourd'hui temps à peu près identique, le charbon a cédé la place aux hydrocarbures liquides et gazeux.Durant les belles années du pétrole, et surtout dans les débuts de la prise de conscience de son épuisement progressif, diverses technologies énergétiques ont vu le jour, notamment l'énergie solaire sous toutes ses formes et l'énergie nucléaire.Quelle sera l'évolution de l'histoire énergétique au tournant du siècle et peu après?Clément Veilleux ne veut pas se prononcer, bien que les courbes qu'il trace suggèrent certaines hypothèses.(schéma 2).Pour le moment, les politiques énergétiques gouvernementales misent plutôt sur une diversification des sources d'énergie pour l'avenir.Pour Clément Veilleux, il est loin d'être certain qu'une seule forme d'énergie succédera au pétrole, de façon aussi exclusive que le pétrole a remplacé le charbon, ou le charbon le bois.André Delisle j la ^SOU '"îfllsii bu Àpti 'nouven “îtC( La connaissance est le seul instrument de production qui n'est pas soumis à la dépréciation J.-M.Clark Rit UiSECSOi, QUÉBEC SCIENCE / août 1983 îusé pai '( eiSieelPj aller voir é ationdui lire est Iri;.iers tests I ontconfirri la pr Séolos«]i! il s'agit h fgaed'lë ¦este em ütisseiw itrontregi! treldasM latraide, fi fstUl du site to tltnigues i MOUVEMENTS DU SOL 25 MILLIONS EN DIX ANS > ktSi :i ilesH rdes» 'aie1’11',, u'uJî ** I En dix ans, soit de 1971 à 1980, plus de 25 millions de dollars ont été dépensés par les gouvernements pour prévenir ou réparer les dommages dus aux mouvements du sol.À lui seul, le glissement de terrain de Saint-Jean-Vianney en 1971, avait requis le quart de cette somme.Une enquête des services géotechniques du ministère de Énergie et des Ressources du Québec sur la répartition des cas traités durant les années 1974 et 1975 a démontré que les coulées argileuses du type de celle qui a provoqué la catastrophe de Saint-Jean-Vianney, comptent pour bien peu dans le bilan des désastres d’origine géologique.À peine un pour cent des mouvements de terrain rapportés sont des glissements de formations argileuses instables.La grosse part des sinistres sont dus à des décrochements de oaroisabruotes, sous gel.Souvent, ces déplacements de sol compensent des déséquilibres créés lors de travaux de construction, que ce soit de routes ou de bâtiments.Quoi- ments rocheux sont les plus dangereux.Selon les archives gouvernementales sur ces phénomènes géologiques, archives compilées depuis 1840, les chutes de blocs rocheux ont fait 85 victimes jusqu'à main- te glissement de terrain de Saint-Jean-Vianney, en 1971, a coûté à lui seul près de 6,25 millions de dollars.De 1977 à 1980, dans le cadre d'une politique de réparation des sites atteints et de dédommagement des victimes, le gouvernement du Québec a reçu 300 demandes d'intervention.Environ le quart d'entre elles ont fait l'objet de travaux sur le terrain, soit pour stabiliser les zones affectées, soit pour relocaliser les habitations en péril.Parallèlement à ces travaux, évalués à dix millions de dollars, une cartographie des secteurs les plus sensibles a été entreprise.Ces cartes, couvrant notamment les régions de Charlevoix, du Haut Saint-Maurice et la vallée de l'Outaouais, visent à prévenir l'implantation d'infrastructures publiques ou privées dans les zones menacées.Avec les coupures budgé- volet «dédommagement» de l'intervention gouvernementale a été abandonné, au profit de réactions spontanées aux incidents et aux accidents.Fort ligne M.Patrick Rissman du ministère de l'Énergie et des Ressources, aucune catastrophe ne s'est produite depuis ce changement de politique.André Delisle tes MicftOPROtesseuRS Î6 bits a Sa Soupe >1 tktxxï ÎX&vi .n LES MICROPROCESSEURS 16 BITS À LA LOUPE R.Dubois Ce livre est destiné à tous ceux qui ont des notions de microélectronique et de microinformatique et qui désirent s’informer sur les possibilités des nouveaux microprocesseurs 16 bits dont la puissance de traitement et la capacité d’adressage de la mémoire sont équivalentes à celles des miniordinateurs.Les auteurs font la différence entre microordinateur et miniordinateur, passent en revue les microprocesseurs 16 bits de la première génération et étudient en profondeur l’architecture et le jeu d’instructions de chacun de ces microprocesseurs,leurs particularités.Pour rendre plus clair les différents exposés, les auteurs font appel chaque fois à des exemples d’application.Eyrolles, 1982,375 pages.44,40$ LE MICROPROCESSEUR 68000 ET SA PROGRAMMATION P.Jaulent I.Historique technique.II.Organisation interne du 68000.III.Fonctionnement du bus.IV.Procédure d’exception.V.Les modes d’adressage du MC 68000 et MC 68008.VI.Les instructions 68000.VIL Exercices de programmation (étude).Eyrolles, 1983,170 pages.32,20$ litHMH 68000 H SA PROGRAMMATION F21IX.T .taiAEST 1 LA CONDUITE OU VIC 20 LA CONDUITE DU VIC 20 F.Monteil Ce livre vous fera découvrir les possibilités de votre microordinateur même si vous n’en possédez qu’une version de base.Cet ouvrage vous apprend à accéder au langage machine en écrivant vos propres moniteur et assembleur, à créer votre propre générateur de caractères et exploiter ainsi les possibilités graphiques en haute-résolution du VIC.Ce livre s'adresse à tous ceux qui veulent tirer parti à fond des possibilités d’extension du VIC 20 sans pour cela investir dans de coûteux périphériques.Eyrolles,1983,145pages.16,10$ LA CONDUITE DU ZX SPECTRUM T.Hartnell Le ZX spectrum est une machine puissante et ce livre vous aidera à en tirer le maximum.Depuis les premiers principes jusqu'aux techniques de programmation les plus sophistiquées, il vous guidera pas à pas dans l'art de programmer votre microordinateur.Cet ouvrage contient plus de 100 programmes et routines, tous «prêts à tourner», à vous servir ou à vous distraire aussitôt que vous aurez mis le contact.Eyrolles, 1983,210 pages.17,00$ ««.»> WtSMTOAtS- { \ Bon de commande D Les microprocesseurs 16 bits à la loupe.44,40$ ?Le microprocesseur 68000 et sa programmation.32,20$ ?Laconduitedu VIC20.16,10$ ?LaconduiteduZXspectrum .17,00$ Règlement ci-joint ?Chèque bancaire D Mandat postal ?S rBfi ?Date d’expiration Nom et Prénom (en capitales) Adresse __________ Ville Date Signature à découper et à retourner à somabec Ltée 2475, Sylva Clapin Case postale 295 St-Hyacinthe, Qué.J2S 5T5 Tél.: 774-8118 Mtl.: 467-8565 10 août 1983 / QUÉBEC SCIENCE Le 51 congrès de L’ Acfas Association canadienne française pour l'avancement des sciences UNIVERSITES FORMONS-NOUS LES BONS EXPERTS?- i, Les universitaires sentent plus que jamais le besoin de participer aux grands débats socio-politiques de l'heure.Dans un contexte de restrictions budgétaires et d'évolution technologique accélérée, il devient essentiel pour eux de se redéfinir.Le thème général du 51 e congrès de l'ACFAS portait d'ailleurs sur l'adéquation de la formation universitaire aux besoins du marché du travail.Une question qui n'a rien de théorique dans un monde industriel en pleine mutation.On peut en effet se demander si l'université a un dynamisme suffisant pour s'adapter au rythme de croisière des industries de haute technologie où les générations de produits changent en moyenne à tous les trois ans.Un étudiant qui reçoit son doctorat après dix ans de formation ne risque-t-il pas d'être déjà en retard de quelques générations à sa sortie de l'université?Surtout quand on sait que l'élaboration d'un programme de doctorat peut prendre huit ans avant son entrée en vigueur! Il est donc devenu très difficile pour l'université d'assurer la formation de superspécialistes dans des délais qui soient compatibles avec les attentes du monde du travail.Où on fait face à une pénurie d'experts En 1981-1982, au Québec, seulement 20 pour cent des étudiants étaient inscrits en sciences pures ou appliquées.dans des secteurs comme l'informatique, la robotique ou l'ingénierie des télécommunications.Pourtant, en 1981-1982, 20 pour cent seulement des étudiants étaient inscrits en sciences pures ou appliquées dans les universités du Québec, alors que 50 pour cent d'entre eux se retrouvaient en sciences humaines, en sciences sociales, en sciences de l'éducation, en lettres ou en art, des secteurs en nette décroissance.Phénomène inquiétant si on considère qu'en 1976, entre 30 et 46 pour cent des détenteurs de maîtrise en sciences biologiques, en sciences sociales et en sciences humaines ont dû accepter des emplois qui ne requéraient même pas de formation universitaire.On est loin de la situation qui prévalait dans les années 70 où la majorité des diplômés universitaires étaient employés par le secteur public.Mais l'université continue quand même à former des diplômés dans ces secteurs déjà sursaturés.En mars 1982, le Conseil des sciences du Canada avait déjà souligné la responsabilité qui incombe aux maisons d'ensei- gnement face à la formation des spécialistes nécessaires à l'industrie de pointe dans son rapport intitulé Préparons la société informatisée.Les universités devraient-elles, comme le mentionnait Ghislain Dufour, vice-président exécutif du Conseil du patronat du Québec, favoriser les inscriptions dans des secteurs jugés prioritaires, à l'aide de moyens incitatifs de toutes sortes?Rappelant à cet égard que le Canada se classe au deuxième rang de tous les pays industrialisés quant aux investissements consentis en éducation supérieure par habitant, Ghislain Dufour croit qu'un tel effort doit donner de meilleurs résultats pratiques, en termes de réponses aux besoins actuels et à venir de la société.Il demeure toutefois très difficile pour les universités de former des étudiantstaillés sur mesure pour répondre à des besoins technologiques spécifiques.Et certains ajouteraient: pas souhaitable non plus.Jean-Guy Paquet, recteur de l'université Laval, insistait d'ailleurs sur la nécessité de former des étudiants polyvalents qui puissent s'ajuster rapidement à des situations nouvelles.Ce «virage pédagogique», Jean-Guy Paquet le compare au virage qui s'est effectué lorsque l'industrie de l'ère de l'automatisation est passée à celle de la robotisation.Dans le premier cas, la machine fabriquée pour un travail ne peut en effectuer un autre, alors que dans le deuxième, une même machine peut être utilisée pour des tâches très différentes selon sa programmation.I d'eau.I et vol Liliane Besner L'AVENIR DES JEUNES CHERCHEURS Développer la recherche dans les domaines de pointe comme les biotechnologies et emprunter rapidement la voie de l'informatisation semblent être les voies que l'on veut privilégier aujourd'hui.Mais pourra-t-on y parvenir si, dans le même temps, l'émergence des jeunes chercheurs est ralentie par la crise économique et cette ère d'austérité que nous traversons.Cette question fut au centre du débat lors du colloque thématique de l'ACFAS auquel participaient représentants du monde universitaire et du milieu gouvernemental.Pour M.Réal Tremblay, directeur du département de physique de l'université Laval, il sera possible pour le jeune chercheur québécois de parfaire sa formation et de trouver un lieu pour y poursuivre ses recherches.Toutefois, il s'inquiète davantage de l’avenir de la recherche dans les universités francophones où le gel du nombre de postes et l'élimination de la retraite obligatoire après 65 ans limiteront le nombre de postes disponibles aux jeunes chercheurs.Une des solutions proposées par M.Tremblay pour faire face à cette situation est d'offrir des postes d'attachés de recherche à temps partiel, et cela aux chercheurs de plus de 60 ans.À cette étape de leur vie, plusieurs aimeraient prendre une retraite anticipée, sans abandonner complètement leurs activités de recherches.Ce programme tout en le leur permettant, libérerait ainsi des postes de professeurs pour les jeunes qui débutent leur carrière et il contribuerait ainsi à rajeunir le corps professoral.laie iji vous I telic cette e pératui Pas de Cettf plus d vivent ta! leur.E stimuli anti w un foi agi Une mières to noi surtout muscle e"vien •ornent Auk '“mine.ï0e I» Unions oticunj 'otued ments | >n 'aslis, QUÉBEC SCIENCE / août 1983 11 stailléssi liie à fe lutssp» » ds I» Maillai former a lsi|iiipy; idememi nelles.0 re= Je-impare t triélorspi rie fati; iéeàRt e peel s alors pi une méi e utilisf iérera alion.ce Sen 1RS i pomi! ment» jjrven111 rs | eue ère i !tlOU'f! osiei!l; nsifr iStln'- :> " eois* sain*' jran1"11 il.ACTUALITÉS RELAXATION UN BAIN DE SILENCE ET D'OBSCURITÉ Vous êtes seul dans une petite pièce.Vous venez de prendre une bonne douche.Devant vous, une grosse boîte en fibre de verre.Une des extrémités, légèrement inclinée, devient une porte qui vous permet d’y accéder.À l’intérieur, 25 centimètres d’eau.Vous refermez la porte et vous vous allongez doucement.L’eau contient 360 kilogrammes de sel d’Epson (sulfate de magnésium), ce qui vous fait flotter comme un bouchon de liège.On maintient cette eau à 35°C, soit la température extérieure du corps.Pas de bruit, pas de lumière, le minimum de stimulation sensorielle pendant une heure.Cette expérience, de plus en plus de Nord-Américains la vivent lorsqu'ils utilisent le bain flottant ou bain d'apesanteur.En fermant la porte aux stimuli extérieurs, ces compartiments d'isolation sensorielle permettent à l'usager d’éprouver une foule de sensations fort agréables.Une fois calmées les premières craintes qu'engendrent ce nouvel environnement et surtout l'obscurité totale qui y règne, on se laisse rapidement gagner par une douce sensation de relaxation.Certains muscles vibrent quelques secondes, puis se détendent complètement.Peu à peu, on en vient presque à oublier son corps, qui se confond progressivement avec l’environnement.Aux phosphènes (points lumineux que l'on perçoit dans l'obscurité) du début, fait place une imagerie mentale dont l'intensité variera beaucoup au cours de la session.On n'a aucune difficulté à passer en revue des situations ou événements passés.À d'autres moments se succèdent des flashs sans suite logique.On peut se laisser dériver ou encore créer à volonté son propre cinéma.L'expérience dure une heure mais cela semble beaucoup plus court.En sortant de la pièce, tous nos sens sont beaucoup plus en éveil qu'au-paravant.Mais la sensation prédominante est celle d'une profonde relaxation qui se maintient encore durant de nombreuses minutes et qui revient parfois dans les jours qui suivent.D'où vient cette méthode de relaxation si peu orthodoxe?Au début des années 50, une théorie voulait que le cerveau «s'endorme» en l'absence de stimuli extérieurs.Un chercheur américain, John Lilly, décida d'en vérifier le bien-fondé.Se servant d'un réservoir, il conçut le premier bain de privation sensorielle.Cela lui permit non seulement de contredire cette théorie, mais aussi de découvrir qu'un bain dans ce réservoir pour de courtes périodes de temps amenait une relaxation profonde tout en permettant à l'«esprit» de voyager, libéré qu'il était du contact sensoriel.John Lilly poursuivit ses travaux et multiplia ses séances dans le réservoir.Pour accentuer les effets de la privation sensorielle, il en vint même à s'injecter du LSD 25.Ses expériences prirent alors une tournure parascientifique, pour ne pas dire carrément mystique.On s'en est d'ailleurs inspiré pour réaliser le film Au delà du réel (Altered States of Consciousness).Plus tard, d'autres études sur la privation sensorielle eurent lieu sans toutefois utiliser le bain.On se servait plutôt de chambres isolées du son et de la lumière.Ainsi, à l'Université de la Colombie-Britannique, les tests effectués par le psychologue Peter Suedfeld démontrent que la privation sensorielle crée chez les sujets des «perturbations bénéfiques de perception», dont l'augmentation de l'acuité visuelle, tactile et auditive.Et suivent toute une série d'effets positifs qui vont de l'amélioration de la mémoire jusqu'à une modification de l'activité électrique du cerveau.Deux études récentes du Medical College of Ohio et de l'université Lawrence au Wisconsin ont permis de mesurer l'effet relaxant des bains, laissant entrevoir la possibilité de se servir des bains pour abaisser sensiblement la pression sanguine.Yale et UCLA poursuivent des recherches sur les applications médicales des bains d'isolation sensorielle.Fait à signaler, la commercialisation des bains a précédé de peu une récente vague de recherches à ce sujet.À la fin des années 70, Glen Perry, un ami de John Lilly, commercialise le bain flottant sous la marque Samadhi.Aujourd'hui, il existe aux États-Unis trois fabricants de bains.Un d'entre eux.Float to Relax, en fabrique plus de 800 par mois.Un bain doit avoir une dimension de 1,25 m par 2,50 m.Différents systèmes y assurent la ventilation, lechauffageetla filtration de l'eau.Caractéristique fondamentale: l'isolation acoustique doit être impeccable.Mais à 4 000$ ou 5 000$, l'acquisition d'un bain est-elle réservée aux seules personnes fortunées?Pas vraiment puisque, pour une somme de 1 5 $ à 25$, différents centres vous offrent une séance d'une heure.Comment réagit-on aux premières séances de bain flottant?Selon les personnes rencontrées, tenanciers et utilisateurs, les impressions varient considérablement d'un sujet à l'autre.La majorité d'entre eux trouvent ces moments fort agréables.Certains semblent y trouver rapidement l'extase.Rarement, quelques personnes se sentent ennuyées et ne terminent pas leur session d'une heure.Mais que l'on vienne pour s'attaquer au stress ou pour trouver le nirvana, tous s'accordent à dire que les bains de privation sensorielle offrent de multiples possibilités.Aux États-Unis, on en parle même comme d'une nouvelle mode.Gilles Parent 12 août 1983 / QUEBEC SCIENCE DE LA SORCELLERIE À LA MÉDECINE Des sorciers d'Afrique de l'Est utiliseraient de façon empirique, depuis des générations, un antibiotique naturel très efficace contre le choléra.Un chimiste de l'Université de Californie, Isao Kubo, a rapporté dans son laboratoire des baies de Maesa lanceolata, un arbuste de la savane est-africaine, à partir desquelles certaines tribus préparent une tisane.Le bas taux de choléra dans la région donne à penser qu’il s'agit réellement d'une potion magique.yTT *’ I L'analyse en laboratoire a prouvé que le principe actif de la plante — la mæsa-nine — permettait à des souris de survivre sans problème à des doses mortelles de bactéries.La structure chimique de la maesanine étant relativement simple, il a été facile de la synthétiser et plusieurs compagnies pharmaceutiques envisagent de la tester plus avant.(Science 83) WALKMAN A HORMONES Une pompe à hormones destinée à lutter contre la stérilité masculine et féminine a été mise au point par une société française qui a prévu de la commercialiser cet automne.Chronosoma — c'est le nom qu'on lui donne — peut être portée à la ceinture et a une autonomie de trois semaines.La pompe injecte des hormones (LH et RH) à intervalles réguliers par voie intramusculaire, en fonction des cycles hormonaux du porteur.Normalement, les hormones sexuelles sont produites toutes les 90 à 120 minutes par l'hypothalamus.Tout dérèglement de ce dernier est à l'origine d'un grand nombre de troubles touchant aussi bien les menstruations que les problèmes de stérilité chez les deux sexes.(Agence France Presse) Sans frontières On pe UNE LO! SUR LES FŒTUS qui no Dans s sciem Le ministère français de la Santé doit prochainement proposer une loi sur l'utilisation scientifique et thérapeutique des embryons et fœtus humains.En effet, depuis plusieurs années, se développent des techniques de prélèvement de tissus fœtaux d'avortements.Elles ont permis de sauver des enfants souffrant de déficiences immunitaires graves et condamnés à vivre en milieu stérile.Ce sont plus particulièrement le foie et le thymus qui sont utilisés sous forme d'injections dans la moelle osseuse afin de permettre à l'enfant menacé de produire des cellules qui l'immuniseront contre l'attaque des virus.Jusqu'à présent, ces opérations se déroulaient dans un vide juridique absolu, alors que le sujet soulève évidemment les passions les plus vives et alimente toutes sortes de phantasmes à cause des possibilités de manipulations.Le texte qui devrait être examiné par le Parlement français interdit «toute expérimentation, tout prélèvement d'organes ou de tissus sur des embryons ou fœtus humains vivants, tout maintien artificiel d'un embryon ou fœtus humain à des fins autres que la survie, la santé et le bien de l'embryon».En revanche, il autorise les prélèvements réalisés sur des embryons morts.Or, pour être utilisable, le fœtus doit être intact, c'est-à-dire extrait par césarienne du corps de la mère et donc encore vivant pendant encore quelques minutes.Enfin, tout prélèvement sera étroitement surveillé.Le débat à l'Assemblée nationale risque fort d'être passionné.(Inter Press Service) année! missile inefc aucun neutral 'Srand juin 18 DEBUSQUER L’HYPERTENSION merge, Les décès par suite de congestions cérébrales ont diminué de 42 pour cent depuis dix ans.Bien que l'on ignore les raisons exactes de cette diminution, un certain nombre de chercheurs estiment qu'elle est attribuable à la lutte systématique contre l'hypertension.Au début des années 70, presque la moitié des hypertendus ignoraient qu'ils l'étaient.En 1 980, ils n'étaient plus que 25 pour cent.Il y a dixans, 16,5 pourcent des sujets dont la pression diastolique du sang était supérieure à 11 5 (seuil de l'hypertension) étaient parvenus à circonscrire la progression de leur maladie; ils sont aujourd'hui 34,1 pour cent.Même si les spécialistes se refusent à revendiquer des liens de causes et d'effets, certains d'entre eux estiment cependant que des changements dans la façon de vivre, dans les régimes alimentaires, dans l'utilisation des remèdes, et la lutte anti-tabac n'y sont pas pour rien.Lors d'une conférence tenue à Washington sur le contrôle de l'hypertension, les spécialistes ont souligné que la nou- ficains pi si; floes q moyen.velle cible devait être l'hypertension légère, qui se situe entre 90 et 114.On estime que 35 millions d'Américains entreraient dans cette catégorie.Pour ces situations limites, un bon diagnostic s'avère indispensable: certaines hypertensions légères ne sont que passagères et un traitement précipité contre ce phénomène peut faire plus de mal que de bien.L'hypertension légère ne devrait être traitée que si elle est clairement installée et présente.(Science) E«es[» «% feus ^oriéî % Client QUÉBEC SCIENCE / août 1983 13 S i.Le le« Paita mentit» u de lis ilMEl iciel il ides'i tlebieii etoriseB erntutf Je» smit i» [eetiii i]ieW mentsîi il Jl'! ort d'i' issSH ?tii v 11 " *.1.¦ ; .3 18 août 1983 / QUÉBEC SCIENCE OU» .dpw>ir ^2s».cause reste mystérieuse; certains chercheurs en attribuent l'origine à des micro-fractures de la tête fémorale alors que d'autres pensent que c'est le déplacement de la tête du fémur hors de la cavité qui entraîne le frottement des os.Peu importe: quand l'arthrose s'installe, l'heure de la retraite a sonné.DOULEUR UN JOUR, DOULEUR TOUJOURS Outre ces blessures tragiques mais peu fréquentes, les danseuses doi- vent affronter une panopliede malaises plus ou moins dangereux selon qu'ils sont le lot normal d'un corps surentraîné ou le signe d'un muscle au point de rupture.La palme de popularité revient indubitablement aux oignons de pieds que la médecine diagnostique de mal-orientation de l'articulation métatarsophalan-gienne.Plus de 95 pour cent des danseuses en souffrent, contre 10 à 15 pour cent de la population.Lorsqu'on demande à Giaconda Barbuto, danseuse aux GBC, ce qui les cause.Pointes et positions anormales pour le corps, ou encore, dans le cas des danseurs masculins, soulever et soutenir sa partenaire, se traduisent par des douleurs au niveau des articulations et du dos.elle s'enflamme: «Ce que nous faisons est tellement anormal! D'abord, nous comprimons nos orteils pour qu'ils entrent dans un chausson de pointes et déjà, nous mettons de la pression sur le gros orteil- Ensuite, nous montons sur pointe de sorte que la totalité de notre poids repose sur le gros orteil.» Soumis à cette pression infernale, l'os qui esta la base de cet orteil tend, au fil des ans, à se déformer sous la pression.Cela cause ces excroissances appelées oignons.Giaconda connaît bien le problème.Il y a un an, elle a subi une opération visant à corriger cette anomalie, qui s'était aggravée à la suite du port de chaussons de pointes mal ajustés.Deux mois après l'intervention, elle reprend la danse, mais doit s'interrompre quelques mois plus tard, incapable de retrouver sa performance d'antan.Ses plaies sont enflées et tuméfiées, remplies de liquides et de dépôts de calcium.Son congé forcé de plusieurs semaines et 27 31 sesî CO Les (rent mam u del’ emu mus gw «Le le p | C0[| mu: liga ace teui ioji tou loin sou 3vo à ri des d'ui h *en clin Les tou QUÉBEC SCIENCE / août 1983 des traitements de physiothérapie lui ont permis de reprendre son métier.Aujourd'hui, elle fait à nouveau partie des spectacles et espère, à 27 ans, danser encore de nombreuses années.COMPARABLE AU FOOTBALL Les danseuses surentraînées souffrent d'une fatigue musculaire permanente qui occasionne une foule de désordres physiques.Gérard H.Kudo, chiropraticien, s'occupe de ces problèmes depuis cinq ans.«Je pense qu'en comparaison du football et du hockey, les ballerines développent un plus grand nombre de problèmes car elles exercent un art qu'on peut qualifier d'anormal en regard de la structure et du fonctionnement normal du corps humain.Du fait de l'activité sur pointes, la totalité de l'alignement du corps se modifie, entraînant un changement de tonus musculaire.Comme le centre de gravité change, la colonne vertébrale et, en conséquence, tout le reste du corps humain subissent des modifications importantes.Cela cause des problèmes multiples.» La cheville, le genou, la hanche et le pied sont les principaux points du corps où se nichent les désordres musculaires.Entorses, foulures et ligaments étirés, voilà les principaux accidents qui se produisent.Le docteur Kudo, partisan de la kinéséo-logie qui est l'étude du mouvement, considère ses patientes comme un tout.Une blessure récurrente découle souvent de la faiblesse des muscles avoisinants.Le traitement consistera à renforcer ces muscles mous avec des exercices appropriés ou à l'aide d'un courant électrique qui stimule le muscle.Cette méthode vise à prévenir l'installation d'un problème chronique.TOUJOURS ÊTRE LA MEILLEURE Les pathologies des danseuses découlent autant de la fatigue muscu- laire que du stress.Et, à ce propos, Gérard Kudo est formel: c'est l'entraînement intensif et inhumain que s'imposent les danseuses qui cause la plupart des blessures.Plus précisément, les pieds et les chevilles soumis depuis l'enfance à un entraînement intensif subissent un stress si important que des fractures occasionnées par la fatigue emmagasinée par l'os peuvent se produire soudainement, par exemple à l'occasion d'un saut de routine : « La plupart sont blessées, affirme-t-il, mais elles continuent de danser malgré tout.Je ne pense pas d'ailleurs qu'elles en arrivent à être totalement libérées de la douleur.» Cette exigence physique extrême est encore augmentée par la compétition très forte qui règne au sein de la compagnie.Bien que les danseuses occupent une place donnée dans la hiérarchie (apprentie, corps de ballet, demi-soliste, soliste, première danseuse), les chorégraphes qui créent un ballet conservent le privilège de choisir leurs danseuses pour l'interpréter.Les ballerines doivent donc rivaliser de grâce et de finesse pour être choisies le plus souvent possible.Une danseuse toujours laissée pour compte abandonnera vite le métier.Dans ce monde de souliers de satin où ilfaut une technique parfaite et un sens artistique inné, pas étonnant que les danseuses aient la fâcheuse tendance à toujours aller au-delà de leurs limites et continuent d'utiliser leur corps à un train d'enfer malgré les tendinites, les foulures et 19 Dès l'âge de sept ou huit ans, la jeune ballerine se soumet à un entraînement intensif.Et cela peut entraver la sécrétion des hormones nécessaires au développement de son organisme.les entorses qui rappellent silencieusement l'exaspération d'un corps surexploité.Pas étonnant aussi de les voir suivre des régimes alimentaires d'oiseau granivore et ignorer quelques règles élémentaires de prudence.UN RÉGIME DE VIE SPARTIATE Comme toutes ses consœurs, Catherine Lafortune s'entraîne depuis l'âge de huit ans.Entrée il y a cinq ans comme apprentie chez les GBC, la rousse ballerine, âgée de 22 ans, mène une vie dont la rigueur rivalise avec les ordres monastiques.En sus de son entraînement de neuf heures par jour, Catherine participe aux tournées épuisantes que doit effectuer la compagnie pour survivre.Cette année, à titre d'exemple, la compagnie s'est déplacée de juin à décembre, infligeant à ses danseurs des voyages interminables en autobus (difficile de s'étirer.) et une multitude de planchers de performance, souvent trop durs ou encore inégaux.Blessée lors de la répétition générale de Casse-Noisette à la Place des Arts, le 22 décembre dernier, Catherine a dû se résoudre à prendre un repos forcé pour guérir son entorse au genou et les ligaments étirés de sa cheville.Elle affirme que la fatigue accumulée lors de la tournée précédente (sept spectacles en cinq jours) et les répétitions intensives d'avant Casse-Noisette (12 heures par jour) sont à l'origine de sa malheureuse chute.Sans compter l'inégalité du plancher de la scène Wilfrid-Pelletier dont se plaignent beaucoup de danseuses .Catherine appartient à la race des jeunes ballerines talentueuses qui connaissent la férocité d'une carrière exigeante et fort encombrée.Comme la plupart de ses consœurs, le prix à payer n'est jamais trop élevé pour pouvoir s'élancer avec grâce devant un auditoire conquis.Voilà pourquoi 20 août 1983 / QUÉBEC SCIENCE ¦ ' BBS Dans la danse moderne, c'est le corps entier qui se déplace en tout sens alors que, dans la danse classique, les mouvements sont réduits et lents.Le passage de l'une à l'autre ne se fait donc pas sans risques pour la danseuse.lorsque la compagnie lui a demandé de retrancher quatre kilos à sa silhouette déjà émaciée, elle n’a pas hésité à prendre les grands moyens: un jeûne de sept jours au jus de fruit, dont le sucre, affirme-t-elle, lui fournissait l'énergie nécessaire pour accomplir ses journées éreintantes.Depuis, elle a repris sa diète normale: une toast et un fruit au lever, une salade et des protéines maigres au coucher.Plus une jolie ribambelle de vitamines en flacons.Se sent-elle parfois étourdie?«Oui, répond-elle, mais on finit par s'y habituer.» Le témoignage de Catherine reflète avec éloquence l'idéal de minceur, donc de fragilité, qui domine le ballet classique depuis que Marie Taglioni introduisit, en 1832, la danse sur pointes.Depuis cette époque, la technique s'est affinée, les chorégraphies se sont complexifiées, mais l'idéal de fragilité féminine a survécu à l'évolution et aux modes.Pas surprenant que les danseuses se privent de consommer eau et sel, de crainte d'enfler et de paraître énorme! Aujourd'hui, la plupart des ballerines affichententre six et huit kilos en deçà de leur poids «idéal» et croient fermement que beauté rime avec émacié.Ce corps d'adolescente qu'elles affichent presque toutes n'est pas dû uniquement à leur diète sévère, bien que celle-ci y contribue de façon directe.Pour qu'une jeune fille soit menstruée et développe les hormones nécessaires au développement de ses attributs féminins, il faut que son métabolisme possède un minimum de 22 pour cent de gras.Or, le poids plume maintenu depuis l'enfance a entravé le corps dans sa capacité de sécréter les hormones (progestérone et œstrogène) nécessaires au développement des seins ou des hanches.Voilà pourquoi la plupart des danseuses ont un corps de petite fille, un cycle menstruel irrégulier et bien souvent, pas de cycle du tout.LE DIFFICILE PASSAGE DU CLASSIQUE AU MODERNE Aux Grands Ballets Canadiens, la vie de ces créatures diaphanes s'avère encore plus fragile à cause de la double orientation que la compagnie impose à chaque ballerine: ballet classique et danse moderne.Comme la plupart des danseuses ont bénéficié d'un entraînement classique, elles doivent s'improviser danseuses contemporaines.Les conséquences ne sont pas négligeables: en comparaison du Ballet National du Canada et du Ballet Royal de Winnipeg, orientés exclusivement en ballet classique, les Grands Ballets Canadiens affichent un taux supérieur de blessures.«En classique, explique le docteur Kudo, la colonne vertébrale est rigide; les mouvements sont réduits et se font très lentement.En danse moderne, c'est le corps tout entier qui se déplace en tous sens.Avec l'entraînement classique, seuls certains muscles sont développés.Or, lorsque vous faites de la danse moderne, vous vous servez souvent de vos muscles et articulations d'une autre façon.Et c'est alors que des blessures surviennent.» Le chiropraticien estime qu'il faudrait que les GBC abandonnent l'une ou l’autrede ses orientations: sinon, les danseuses risquent de poursuivre longtemps leur ronde infernale de blessures.Les danseurs masculins ne sont pas exempts des désordres causés par leur profession.Chez eux, c'est le dos qui souffre le plus.Le fait de sou- Rancinan / Sygma QUÉBEC SCIENCE / août 1983 21 Gilles R.Tremblay lever et de soutenir perpétuellement sa partenaire amène le danseur à développer des douleurs aux régions lombaire et cervicale.La ballerine semble peut-être aussi légère qu'une plume, mais les vertèbres et les nerfs dorsaux subissent avec frustration les contrecoups de l’illusion.Quant aux chevilles et aux genoux des danseurs, soumis quotidiennement à la pression des sauts et des acrobaties aériennes, ils récoltent leur lot de foulures et de muscles étirés caractéristiques de la profession.Cette vie d'esthète, où tout est sacrifié à l'art, n'est pas reconnue à sa juste valeur, si on la compare à celle des athlètes professionnels.Pourtant, le ballet est second, juste derrière le football, en ce qui con- cerne la sévérité des exigences physiques, selon l'Institute of Sports Medicine de New York.L'échelle des salaires varie entre 14 000$ et 19 000$ par année et fluctue selon la santé financière de la compagnie.Nous voilà bien loindes salaires faramineux du baseball et du hockey! Cette année, par exemple, les ballerines se sont vu imposer deux semaines de congé sans solde en janvier, en plus des trois semaines non payées des vacances estivales.Voilà de quoi tourmenter des artistes dont l’âge de retraite sonne à 35 ans et s'ouvre sur un horizon sans fonds de pension et profession de rechange.Pensent-elles à se syndiquer pour alléger le fardeau d'une carrière exigeante et éphémère?«Oh non, répond Un diagnostic fréquent: ces oignons (1 ), qui sont une déformation de l'os à ia base du gros orteil, et dont souffrent 95 pour cent des danseuses.De plus, l'usure accélérée des articulations est souvent cause d'arthrose (2) qui apparaît à un âge précoce.candidement Catherine Lafortune.Les danseurs prennent à coeur la compagnie.» LA PASSION DE LA DANSE Le pied d'une danseuse illustre laconiquement la face cachée de cet art axé sur la perfection.Couvert d'oignons et de callosités, les ongles racornis, il fait saillir une multitude de muscles insoupçonnés dès qu'il effectue le moindre tendu.Catherine parle de ses cors et de ses chevilles «foulées permanentes», comme d'autres expliquent la géographie d'un territoire accidenté.Le paysage de ce monde de tutus et de port-de-bras se constitue de ces ruptures et désagréments.Les cheveux bouclés de Giaconda Barbuto qui encadrent son visage rieur se baladent tandis qu'elle parle de sa passion pour la danse.Car malgré ses cicatrices tuméfiées et son opération douloureuse, son seul désir consiste à retrouver la forme le plus rapidement possible, afin de poursuivre son ascension vers la perfection.Rien de moins.Malgré l’effort surhumain qu'il faut déployer et la douleur chronique.Qu'est-ce qui les motive donc?Pourquoi choisissent-elles de persévérer dans cette voie de privation et de travail extrême?Pourquoi sacrifient-elles allègrement tant leur vie sociale que familiale?À ce questionnement, les danseuses répondent rarement.C'est davantage dans leur sourire, dans leur rire omniprésent qu'il faut chercher la réponse: pour l'amour de la danse.Parce que cette discipline les comble physiquement, émotivement et socialement.Parce que la danse utilise tant l'esprit et l'âme que le corps.Et que cela leur suffit.? Des nouvelles, des interviews, des dossiers et des chroniques sur le cinëma qui se fait et sur ceux et celles qui le font.Plus tout ce qu'on peut espérer savoir sur les films qui sont ou seront bientôt â l'affiche.Le magazine du cinéma No 4 août/septembre En vente le 4 août i iN 7.o^V 0“ E3 (Anglais • Françai 3T rrnr.VOCABULAIRE DU MATÉRIEL PAPETIER (anglais-français) 1983, Presses de l'Université du Québec Université du Québec à Trois-Rivières Consolidated-Bathurst Inc.Office de la langue française 1 60 pages, 28,95 $ ISBN 2-7605-0318-6 LEXIQUE TECHNIQUE GÉNÉRAL (anglais-français) par Jean-Marie CÔTÉ et collaborateurs 1983, Presses de l'Université du Québec Université du Québec à Trois-Rivières Consolidated-Bathurst Inc.280 pages 39,95 $ ISBN 2-7605-0319-4 Jean-Marie Côté et collaborateurs nf «b Ces livres sont disponibles dans les LIBRAIRIES Pour les régions non desservies, commander aux: ^ Presses de l'Université du Québec, C.P.250, Sillery, Québec G1T2R1 Tél.: 657-2426 g Joindre votre paiement en incluant 1,75$ pour les frais d'envoi g o 40 août 1983 / QUÉBEC SCIENCE Juillet 1976.Seveso à 18 kilomètres de Milan.A l'usine Icmesa.le disque de sécurité d'un réacteur de synthèse se rompt.Un nuage de dioxine s'échappe.Deux semaines plus tard, on évacue 700 personnes.On constate 193 cas de chloracné.On abat 83 000 animaux contaminés ou risquant de rêtre.Sept ans plus tard, on ignore toujours la quantité de dioxine relâchée dans l'atmosphère et les opérations de décontamination se poursuivent toujours Giansanti/Sygma QUÉBEC SCIENCE / août 1983 41 La société du risque?Nous vivons, plus que jamais, de grands risques technologiques.Québec Science a rencontré un des rares experts de la jeune science du risque par André Delisle Patrick Lagadec, ingénieur du Laboratoire d'économétrie de l'École polytechnique de France, est un chercheur isolé.Ses préoccupations sont pourtant d'actualité: il s'attache à comprendre les grandes catastrophes qui secouent périodiquement les sociétés industrielles.En 1974, une explosion dans une usine chimique à Fl/x-borough en Grande-Bretagne endommageait 90 pour cent des habitations dans un rayon de 3,5 kilomètres.En 1976, Seveso fut recouvert d'un nuage rougeâtre échappé d’une usine de fabrication de produits chimiques, accident dont les conséquences sont encore d'actualité.Sur les côtes de la Bretagne, en 1978, s'échouait le pétrolier Amoco-Cadiz, laissant s'échapper 223 000 tonnes de pétrole et polluant 250 kilomètres de rivage.Plus près de chez nous, l'accident de la cen- trale nucléaire de Three Mile Island aux États-Unis et la collison ferroviaire de Mississauga en Ontario ont fait les manchettes pendant plusieurs mois en 1979.Par une analyse systématique et serrée de ces cinq événements, Patrick Lagadec a amorcé la définition d'une «science des situations d'urgence».Rencontré par Québec Science lors de son passage récent au Québec, le jeune chercheur cernait ainsi son domaine d'intérêt: «Actuellement, c'est une discipline qui n'est ni simplement technique, ni simplement économique, ni simplement politique.La difficulté du problème du risque, c'est qu'en s'en occupant, soit comme chercheur, soit comme gestionnaire, on est toujours assis entre trois chaises.J'ai voulu faire le pari que c'était possible de faire face à la complexité de telles questions.» Pour Patrick Lagadec, Flixborough, Seveso, l'Amoco-Cadiz, Three Mile Island et Mississauga sont des avertissements.Au-delà des accidents classiques qui ont été rapportés, se cachent des technologies qui font peser sur les collectivités des risques majeurs.L'échelle des installations et des outils en place, la nature des produits utilisés, la complexité des systèmes mis en œuvre, la concentration des activités et la vulnérabilité au sabotage rendent les grands systèmes industriels pratiquement incontrôlables.Dans plusieurs domaines, notamment dans le secteur énergétique et dans l’industrie chimique, ces difficultés de contrôle et de prévention des accidents «imprévisibles» sont bien connues.Toutefois, les spécialistes sont dans l'impossibilité pratique de tester toutes les conditions et tous les moyens qui leur permettraient de maîtriser le cours des choses en situations d'urgence.Des essais en grandeur réelle sont évidemment irréalisables.Faudrait-il faire exploser un super- méthanier juste pour voir?«La complexité des systèmes actuels rend illusoire l'objectif d'exhaustivité, répond Lagadec.Naturellement, les connaissances dont on dispose sont suffisantes pour faire fonctionner le processus.La difficulté tient à ce que ce savoir ne suffit plus en situation inhabituelle.Des paris doivent donc être faits puisque les décisions sont prises avec une information incomplète.Cette difficulté générale pour toute action humaine est à considérer avec d'autant plus d'attention lorsque les erreurs possibles sont de haute gravité.» Les sociétés sont désormais capables de produire des désastres d'une échelle insoupçonnée, touchant de vastes régions, sans respect des frontières, et menaçant des milliers ou des millions d'individus, non seulement dans leur vie, mais aussi dans leur descendance.Devant l'ampleur des phénomènes appréhendés, la tentation de la réduction est forte, surtout pour des spécialistes habitués à manipuler des problèmes aux limites connues.«En général, affirme Lagadec, on évacue le problème par des simplifications stéréotypées telles que «Le risque est acceptable», «Il faut faire confiance aux experts», «Les citoyens sont des analphabètes», « Les écologistes sont des pessimistes», ou «Les journalistes sont des adeptes du sensationalisme».» Lagadec est sévère pour la plupart des experts qui sont mêlés de près ou de loin à la gestion des situations d'urgence; il les qualifie même «d'étrangers au monde du risque majeur».Jusqu'à maintenant, on se référait à un expert ou à une donnée scientifique pour appuyer des choix au nom de certitudes rigoureusement démontrées.Or, le doute fait partie intégrante de la démarche scientifique, et l'incertitude est l'une des caractéristiques de l'évaluation des risques associés aux grandes catastrophes.« Le savant en imposait car il pouvait parler avec assurance.Comment pourrait-il, sans crainte pour son pouvoir, insister sur ses doutes, essentiels pourtant dans le domaine du risque majeur?» 42 août 1983 / QUÉBEC SCIENCE Poser les questions taboues Louis Pépin « fondamentalement, entantquecher-cheur, j'ai une responsabilité sociale particulière, qui est de poser des questions.Les questions que les autres acteurs ne peuvent pas poser étant donné leur position sociale, étant donné ce que sont pour eux les enjeux.Je pose les questions non posées.Par rapport au problème général de risque auquel sont confrontées les société® industrielles, on peut dire que je suis pessimiste, mais je crois que je ne le suis pas.Mon attitude est plus responsable et moins pessimiste que celle de gens qui ferment la porte et qui disent que la question ne se pose pas.Sous des dehors de grand optimisme, ce refus de faire face au problème cache un profond pessimisme.Pour ma part, je sens une évolution certaine dans ce domaine de préoccupations.Je connais maintenant des équipes très sûres, des experts qui sont maintenant capables de livrer au public des informations fondées.Si je m'accroche aux irrégularités, c'est pour mieux faire ressortir que le risque technologique majeur est un problème nouveau et d'une extrême gravité.On ne peut pas se cacher la réalité: de grandes agglomérations, de vastes zones, sont aujourd'hui sous la menace de graves destructions, contaminations, évacuations.Les populations concernées pour chaque cas se comptent par centaine de milliers, voire par millions.Et les causes de désastres sont multiples, même si elles restent mal inventoriées et peu connues.Explorer le problème, examiner de quelle façon ilestou n'est pas pris en charge actuellement, s'interroger sur les exigences qu'il impose à la société technico-scientifique, voilà la tâche que je me suis donnée.» ¦ V GESTIONNAIRES DE ROUTINE En situation d'urgence, le mythe de la neutralité des experts est aussi atteint dans ses fondements, car les scientifiques consultés dans la gestion des catastrophes et de leurs conséquences sont des employés d'organisations qui ont des intérêts à défendre, que ce soit des industries incriminées ou des agences gouvernementales chargées des questions de sécurité.La supposée objectivité des évaluations scientifiques risque alors d'être biaisée par les pressions internes des organismes mis en cause.«La pression de l'organisation pour qu'il en soit ainsi peut aller depuis le simple oubli de certaines questions capitales jusqu'au refus de certaines études, la mise à l'écart, la réécriture — voire la destruction pure et simple — de rapports jugés trop inquiétants», affirme Lagadec à la suite de ses diverses enquêtes.D'ailleurs, l'apport utile des éclairages scientifiques est souvent simplement ignoré par les gestionnaires dont les façons de faire et les habitudes sont bouleversées par le caractère inédit des situations d'urgence.«C'est un véritable casse-tête, observe Lagadec.En période de crise, les systèmes habituels de gestion deviennent encore plus complexes, et parfois non opérationnels.À l'intérieur des grandes organisations, il y a des fuites de tous les côtés.Cela donne une grande vasière dans laquelle l'intelligence n'a plusprise.» Mars 1978, Bretagne.Le pétrolier Amoco-Cadiz, après une journée de dérive à la suite d’une avarie du gouvernail, s'échoue sur les hauts-fonds en face du petit port breton de Portsall: 223 000 tonnes de pétrole brut se répandent dans la mer.Bilan : 250 kilomètres de rivage pollué et une mortalité massive parmi les animaux des rochers et de plage dans un rayon de 5 kilomètres autour de l'épave.Pour Lagadec, «il est fort risqué de gérer le risque.Des gestionnaires spécialement formés et prêts à être confrontés à des situations d'incertitude seront nécessaires pour faire face aux catastrophes.» «Le propre de la catastrophe est d'être extraordinaire, de bousculer les plans, de mettre en question aussi bien les moyens disponibles que les structures générales.Entre des principes et une action efficace en situation réelle, il y a un pas que la confiance indue et certains impératifs politiques font souvent franchir imprudemment.Gagnée sur le papier, la lutte est perdue sur le terrain.» ÉTUDIER L'ABERRANT La première qualité des nouveaux gestionnaires de risques majeurs est l'acceptation de la vulnérabilité des grands systèmes industriels et de la possibilité de catastrophes dont la gravité dépasse toutes les prévisions, si mathématiques soient-elles.Cette nouvelle perception des risques aura P.Vauthey/Sygma QUÉBEC SCIENCE / août 1983 43 l'avantage de se répercuter sur les mesures de sécurité.«À tout instant, même les meilleurs dispositifs peuvent connaître la défaillance.La possibilité de bouleversements prend sa place, en pointillé, dans le calendrier.C'est là un défi pour le gestionnaire.Il faut revoir les approches coutumières: il ne s'agit plus, notamment, de s'assurer qu'un système donne «en gros» satisfaction.Il importe de viser la quasi-perfection, sans oublier ensuite de traquer les failles résiduelles.L'aberrant doit devenir sujet d'étude.C'est là une gageure pour le technicien.» Fait étonnant, l'enquête postérieure à plusieurs grandes catastrophes, que ce soit celle de Seveso ou de Three Mile Island, a révélé que la notion de risque avait été évacuée complètement: personne n'envisageait sérieusement la possibilité qu'un sinistre majeur survienne à un moment donné! Patrick Lagadec n'est donc pas surpris que dans la plupart des cas, les réactions devant ces accidents aient été marquées par l'improvisation et l'hésitation.LES CITOYENS EN PREMIÈRE LIGNE Fait tout aussi étonnant, malgré l'ampleur de certaines catastrophes (on n'a qu'à penser au nuage toxique de Seveso ou à l'explosion de Flixbo-rough), les réactions -des citoyens concernés ont été en général posées et réfléchies.Selon Lagadec, «les paniques populaires sont rares.En situation de crise, les gens prennent leurs affaires en main.À ces occasions, les citoyens sont évidemment en première ligne; ils ont d'ailleurs un rôle moteur dans la prise en charge des mesures de sécurité».Mais les administrations aux prises avec des situations d'urgence n'ont pas tendance à impliquer de quelque façon les populations concernées.«Exclu, l'administré l'est plus brutalement encore s'il y a accident, explique Lagadec.Car, atteints Mars 1979, Harrisburg (Pennsylvanie).Plusieurs pompes d'alimentation en eau de la centrale nucléaire Three Mile Island tombent en panne.S'ensuit une série d'événements — défaillances de matériels, procédures inappropriées, erreurs de jugement et ignorance — et l'incident devient accident majeur.Les relâchements de radioactivité sont vraisemblablement limités et sans gravité, mais devant l'incertitude technique et la confusion des responsables, 200 000 personnes quittent spontanément la région.Three Mile Island constitue la plus grande crise jamais vécue par l'industrie nucléaire.de plein fouet par la crise, les pouvoirs économiques et politiques se mettent sur la défensive; pour se protéger, ils se font inaccessibles.Depuis sa forteresse, le responsable se permet alors des analyses, des raccourcis qui laissent pantois par leur aplomb; avec, semble-t-il, l'idée que plus la ficelle est grosse, plus elle a de chance de tenir; ce qui n'est pas forcément la meilleure ligne à suivre si le destinataire n'est pas aussi docile et ignorant qu'on veut le croire.» «L'exclusion du citoyen, tenu comme mineur et civiquement incapable, n'est pas seulement critiquable au regard de certains principes.Elle prépare bien mal les conditions du traitement de la crise, enchaîne Lagadec.En effet, sans crédibilité, sans légitimité autre que la façade, les responsables ne peuvent espérer garder une maîtrise suffisante de la situation.On ne sort pas d'une situation de crise très grave sans la confiance des administrés, sans partager avec eux une partie du fardeau.» Les éclairages apportés par les citoyens concernés rejoignent même les dimensions techniques des situations gérées.«Car, souligne Lagadec » avec un certain humour, il y a tou-¦S jours un ingénieur dans la salle.» è Parmi lescitoyenstouchés, plusieurs I disposent de connaissances et d'expériences qui leur permettent d'évaluer les actions des responsables, et d'intervenir au cours des réactions aux catastrophes.La présence de contre-expertise, souvent fortuite, du moins jusqu'à présent, devrait néanmoins être systématisée dans la gestion des risques majeurs et des crises qui peuvent en résulter.«Une garantie serait apportée par l'usage de la contre-expertise, assure Lagadec, et cela suppose un,,, changement d'attitude vis-à-vis de l'expert.On a attendu de l'expert officiel qu'il produise la bonne solution, rationnelle et non critiquable, et qu'il insiste sur les avantages et les points de certitude.Il importe désormais de demander à l'expertise (experts et contre-experts) des palettes de variantes, des indications précises sur les incertitudes, les désavantages et les risques de chaque variante.L'expertise doit ouvrir la discussion et non la clore.» En l'absence de mécanismes d'implication et de participation, les citoyens auront tendance à développer des réactions d'insatisfaction à cause de leur sensation d'impuissance face à des événements qui les touchent directement.«Quand les mécanismes de régulation impliquant les citoyens ne fonctionnent pas, ces derniers recourent aux solutions de l'échec, avertit Lagadec.Le boycottage, les pressions et la résistance passive sont au nombre des attitudes qui rendent les interventions de gestion de crise inopérantes.» DES POLITIQUES DE SÉCURITÉ Bref, si désastre il y a, l'attitude à adopter apparaît assez clairement à Patrick Lagadec: «Il faut rompre avec l'optimisme béat, les assurances non 44 août 1983 / QUEBEC SCIENCE fondées, l'obsession de vouloir défendre à tout prix les intérêts économiques mis en cause.La priorité est de garder quelque maîtrise sur l'événement et pour cela de protéger, de renforcer sa crédibilité de responsable.À défaut de quoi, les forteresses les plus impressionnantes risquent de se transformer bien rapidement en ruines.» Paradoxalement, la meilleure garantie de réaction adéquate en situation de crise a ses racines dans l'adoption de mesures strictes de sécurité, dans le cours des opérations normales.Dans le secteur nucléaire, par exemple, les exigences de la sécurité ont été intégrées à toutes les phases des projets, soit dès la conception des futures centrales jusqu'à leur démantèlement.Si ces plans de sécurité, incluant des stratégies d'urgence, n'éliminent pas les possibilités d'accidents, ils ont l'avantage de constituer d'excellents appuis ou des références connues en cas de situations imprévues.Les événements recensés par Lagadec n'ont pas atteint la gravité qu'ils auraient pu théoriquement atteindre.De l'avis de Lagadec, malgré de nombreuses lacunes, les autorités ont même assez bien réagi aux accidents.À Mississauga, notamment: «L'événement fut somme toute un exercice que surent très bien traiter les autorités canadiennes et toutes les organisations non officielles impliquées dans l'affaire, en première et en seconde ligne.» Mais cette chance ne doit pas faire oublier les véritables menaces qui se sont alors présentées.Pour Lagadec, les cinq accidents qu'il a étudiés sont des «coups de semonce qui avertissent les sociétés industrielles que des phénomènes de haute gravité sont entrés dans le champ du possible.» Il est pour cette raison urgent d'adopter des «politiques de sécurité» qui touchent les secteurs industriels à risque majeur.?LES CARTES À ETRE DE LA RÉVOLUTION TECHNOLOGIQUE Tout d'abord gravées dans le roc sur les parois des sombres cavernes de la Préhistoire, puis ensuite tracées sur des peaux d’animaux ou sur l’écorce des arbres, les cartes géographiques sont maintenant à l’aube d’une nouvelle révolution.D’ici quelques années, il sera en effet possible, à partir d’une petite cassette de magnétophone ou même d'une minuscule puce électronique, d'obtenir une masse de données détaillées sur la géographie et la topographie d’un vaste territoire.Énergie, Mines et Ressources Canada, par l’intermédiaire de sa Direction des levés et de la cartographie et de sa Division des levés topographiques, a joué, sur la scène internationale, un rôle d’avant-garde dans la mise au point de systèmes cartographiques qui font appel à tout ce que peut offrir la technologie de pointe.Dans les faits, les cartes de demain sont déjà disponibles, car c’est à la fin des années 60 que la Division des levés topographiques a entrepris de mettre sur pied un système de données topographiques numériques.Il y a plusieurs années que la Division des levés topographiques met à la disposition des industries et des universités, ces données numériques qui permettent, à l’aide d’un ordinateur, d’afficher des cartes multi-dimensionnelles sur écran vidéo ou de les tracer sur papier.Il fallait cependant établir les bases de ce nouveau système révolutionnaire, car une carte demeure avant tout un outil.Il était donc essentiel d’assurer que cette nouvelle Base nationale des données topographiques numériques puisse répondre véritablement aux besoins des utilisateurs de cartes.Travaillant de concert avec le secteur privé, Énergie, Mines et Ressources Canada a ainsi réussi à établir une norme nationale pour les données topographiques numériques.La Division des levés topographiques se propose maintenant d'accélérer la mise sur pied de la Base nationale des données topographiques numériques.D’ici quelques mois, un nouvel appareil commencera à lire des cartes traditionnelles et à traduire leurs données en chiffres.Les utilisateurs possibles de ces cartes de demain défient l’imagination.En cette époque où les modèles mathématiques prennent de plus en plus d’importance, par exemple dans les travaux d’ingénierie, il devient ainsi possible d’intégrer au modèle les données topographiques du secteur et de réaliser à la vitesse de l’ordinateur des travaux qui prenaient autrefois plusieurs mois.La technologie moderne permettra aussi de projeter les cartes au petit écran.Ainsi, un téléspectateur pourrait visionner les cartes d’un secteur choisi afin de préparer une partie de pêche ou bien une randonnée en plein air.La Base nationale des données topographiques numériques permettra de plus la réalisation de cartes thématiques «sur mesure», rapidement et à bas prix.En intégrant certaines données à la «charpente» d’un terrain qu’est sa topographie, il devient possible d’évaluer le potentiel forestier ou agricole d'un secteur donné.C’est pour cette raison qu’EMR a choisi d’insister tout d’abord sur la topographie dans la mise au point de ce nouveau système.Une fois que la «charpente» du territoire canadien aura été traduite en données numériques, il suffira alors de surimposer d’autres informations pour produire un vaste éventail de cartes.On peut obtenir plus d’information sur la Base nationale des données topographiques numériques et sur les travaux de la Direction des levés et de la cartographie en communiquant avec: Communications EMR 580, rue Booth Ottawa (Ontario) K1A 0E4 (613) 995-3065 1+ Énergie, Mines et Ressources Canada Energy, Mines and Resources Canada PUBLIREPORTAGE «b IS [frit ticD; ;.Efl pbicl RESSOURCES HUMAINES Le plus important groupe de recherche en biotechnologie: 16 chercheurs (bactériologistes, biochimistes, biologistes moléculaires et cellulaires, chimistes, immunologistes, microbiologistes industriels, pathologistes vétérinaires, virologistes) appuyés de 35 techniciens, techniciennes, et de 10 fellowships post-doctoraux, encadrent et dirigent 26 étudiants inscrits à la maîtrise et au doctorat.PROGRAMMES DE RECHERCHE Trois programmes de recherche: -accélération du développement de la microbiologie appliquée - accentuation du développement de nouveaux produits biologiques - développement d'outils analytiques et diagnostiques nouveaux GÉNIE INVENTIF Plusieurs inventions récentes: - nouvelle méthode d'isolement de micro-organismes capables de biotransformation et biodégradation: cellulose, BPC.- pesticides biologiques - procédés de fermenteur - appareil à électrophorèse - chambre de vaccination-aérosol - virosomes (virus artificiels) - hybridomes - anticorps monoclonaux - culture cellulaire animale en masse • • • ?m ,vsrr ’• m\\h T®— B* ïÿffl 1 Université du Québec Institut Armand-Frappier 46 août 1983 / QUÉBEC SCIENCE INRS-Santé Première Conférence annuelle en Gérontologie Dr.A.G.Dickinson (ARC and MRC Date: 31 août 1983 Neuropathogenesis Unit, Edinburgh, Endroit: Palais des Congrès de Montréal Scotland) « A Viewpoint on Dementias from the Conférenciers Standpoint of Unconventional A.M.Dr.R.Cutler (National Institute on Infections» Aging, National Institute of Health, Nota bene: L’inscription est gratuite.Les billets sont disponibles auprès du: Bethesda, U.SA) «Biology of Aging and Longevity» Dr Denis Gauvreau P.M.Dr.B.Reisberg (Director of the Geriatric INRS-Santé Study and Treatment Programme, 7401, rue Hochelaga Department of Psychiatry, New York Montréal, Québec University Medical Center, New York, H1N 3M5 U.SA) ou en composant (514) 253-2832 «Aging of the Brain: a General Review» (a/s de Mme Renée Yale).L’INRS-Santé et la Gérontologie SÉËËÈ: »ï*a''*¦ t WM •
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.