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Titre :
Québec science
Principal magazine d'information scientifique généraliste québécois. [...]

Le mensuel d'information scientifique Québec Science est publié à partir de 1970. Il est le résultat de l'acquisition par l'Université du Québec de la revue Jeune scientifique, qui était publiée par l'Acfas. C'est Jocelyne Dugas, auparavant responsable de la revue Techniques, publiée par le ministère de l'Éducation, qui préside à cette mutation.

Québec Science opte pour une formule plus journalistique que pédagogique. La revue sera un terreau de développement de la profession de journaliste scientifique. Michel Boudoux, Yannick Villedieu, Christian Coutlée, Daniel Choquette, Solange Lapierre-Czerniecki, Pierre Sormany, Michel Gauquelin, Madeleine Harbour, Fabien Gruhier, Lise Laberge, Gilles Provost, Gilles Paquette, François Picard y participent.

La revue vise à intéresser les jeunes à la science et aux carrières scientifiques en leur offrant une information scientifique à jour présentée par des articles rigoureux et approfondis. Un accent est mis sur l'attractivité visuelle; une première couverture signée par le graphiste Jean-Pierre Langlois apparaît ainsi en septembre 1973. Pierre Parent et Richard Hodgson poursuivront le travail de ce dernier. Diane Dontigny, Benoit Drolet et André Delisle se joignent à l'équipe au milieu des années 1970, alors que Jean-Pierre Rogel en dirige la rédaction à partir de l'automne 1978.

Les premières années sont celles de l'apprentissage du journalisme scientifique, de la recherche de l'équilibre entre la vulgarisation, ou plutôt la communication, et la rigueur scientifique. Les journalistes adoptent styles et perspectives propres à leur métier, ce qui leur permet de proposer une critique, souvent liée à l'écologie ou à la santé. Plus avant dans les années 1970, le magazine connaît un grand succès, dont témoignent l'augmentation de ses ventes et la résonance de ses dossiers.

Québec Science passe sous la responsabilité des Presses de l'Université du Québec en 1979. La revue est alors prospère; en 1980, le magazine est vendu à plus de 25 000 exemplaires, dont 20 000 par abonnement. Les années 1980 sont plus difficiles à cause de la crise économique. Luc Chartrand pratique le journalisme d'enquête pour la revue, dont l'équipe de rédacteurs se renouvelle. On assiste ainsi à l'arrivée de Gilles Drouin, Bernard Giansetto, Claude Forand, Louise Desautels, François Goulet et Vonik Tanneau. Québec Science produit des articles sur les sujets de l'heure : pluies acides, sida, biotechnologies.

Au tournant des années 1990, le magazine fait davantage appel à des collaborateurs externes - journalistes, professeurs et scientifiques. Le cégep de Jonquière devient l'éditeur de la revue. Il en gardera la charge jusqu'au transfert de Québec Science à Vélo Québec en 2008.

Au moment de l'arrivée, en 1994, du rédacteur en chef actuel, Raymond Lemieux, le magazine est encore en difficulté financière. Il connaîtra cependant une relance, fort de la visibilité engendrée par la publication, depuis février 1993, d'un numéro spécial sur les découvertes scientifiques de l'année au Québec. Québec Science devient le premier média québécois à se trouver sur Internet, ce qui lui offre un rayonnement international. Le magazine surfe sur cette vague, avec davantage de contenus et de grands reportages qui franchissent les frontières du Québec; il obtient un soutien accru du gouvernement québécois, ce qui lui permet de recomposer une équipe de journalistes : Catherine Dubé, Vincent Sicotte, Marie-Pierre Élie, Joël Leblanc viennent travailler pour la revue.

Québec science profite ensuite de l'engouement pour les avancées technologiques et s'attire de nombreux collaborateurs qui maintiennent le dynamisme de la revue.

Source :

LEMIEUX, Raymond, Il était une fois¿ Québec Science - Cinquante ans d'information scientifique au Québec, Québec / Montréal, MultiMondes / Québec Science, 2012, 165 p.

Éditeurs :
  • Québec :Les Presses de l'Université du Québec,1970-,
  • Montréal :Vélo Québec éditions inc.
Contenu spécifique :
Décembre
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Jeune scientifique
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Références

Québec science, 1985, Collections de BAnQ.

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DECEMBRE 1985 QUEBEC SCIEKE LE MAGAZINE SANS FRONTIÈRES Les photos restent | les couleurs s'envolent.¥ ^ « U ' D l.1 tj i ¦_ L70Ü ST DENiS, MONTRÉ A'L P .U .H 2 X 3Kfa^.w LE Q U E B E I A 01977 ,.WJ.G SEPT 85 AOUT' 9 0 îkllNlS1® UN ICI AILLEURS .L'HOMME DES QUARKS CE QUE VOUS PENSEZ DE LA SCIENCE .LE THE: SECOND DEBUT?L'ALBERTA, PARADIS DES DINOSAURES Dès aujourd'hui, vous pouvez effectuer vos transactions bancaires courantes aux guichets automatiques, participer aux loteries gérées par ordinateur, bénéficier de meilleurs services de télémédecine entre les hôpitaux ou regarder, en direct, une émission de télévision provenant de l’autre bout du pays.Vous pouvez faire tout cela dès aujourd'hui, grâce aux technologies de pointe que Bell met à votre portée.Pour Bell, aujourd'hui c'est déjà l’avenir.Et demain, grâce à Bell, communiquer deviendra peut-être un jeu d'enfant?L'avenir passe par Bell.Bell -(_e, umtxziM- QUÉBEC SCIEItE VOLUME 24, Numéro 4 DÉCEMBRE 1985 ¦ !Î '¦S» ' ' ¦ : .• ENQUÊTES/REPORTAGES .Les photos restent, les couleurs s’envolent.Gérald Baril Même si vous avez le meilleur appareil photographique, vos photos couleurs ne sont pas à l’abri des effets du temps qui passe 16 Un ici ailleurs Pierre Maranda Qu’est-ce qui pousse l’anthropologue à se rendre dans des contrées perdues pour étudier des sociétés différentes de la sienne?22 L’homme des quarks Pierre Sormany Murray Gell-Mann a failli devenir ornithologue ou neurologue.Il a «inventé» les quarks et il s’intéresse aujourd’hui aux sciences humaines 28 Sondage : Ce que vous pensez de la science Jean-Pierre Rogel Pour la première fois, en 113 questions, on a pris le pouls des Québécois à propos de science et de technologie 34 Le thé : second début ?Claude Forand Apprécié depuis plus d’un millénaire, le thé s’adapte aux goûts du jour et se cherche de nouvelles clientèles 38 L’Alberta, paradis des dinosaures Gilles Drouin Ils ont le pétrole, mais ils n’ont pas que ça.Ils ont aussi les dinosaures 42 Père Noël, aidez-moi ! 7 Post-scriptum Le mot du rédacteur en chef 5 Le médecin chercheur: une carrière 8 Infopuce Apprivoiser l’informatique 13 Panama haut la main 9 Boîte à livres Nous avons lu pour vous 53 Athlètes sous hypnose 11 Cinéscience La science à l’écran 55 Filtrer le canal Lachine 47 En vrac Les p’tits mots de la fin 56 Loisirs : les guetteurs du ciel 48 Mois prochain 57 Les composites prennent leur envol 51 Courrier 58 QUÉBEC SCIENCE • DÉCEMBRE 1985 3 I fesscppotts 4L .¦:}%] SK c&nd'jctmer* * tes fsso&f*»«rs \/\/ i>r c >)-' i ft 'ft.'© Vocabulaire ükjstré de transport et de cSstnbution d'électncité Vocabotesir» iiîeaSré des lignes a*ri®»»ess de transport et de distrâsu'bon d'étectncjt» VtHahutn(it> iiluatie «te* Hym»!» ttérlertnes de t»e«8pert et »te distribution d'étet-tricitâ terminologie normalisée pour les lignes aériennes de transport et de distribution délectricité Hydro-Québec produit, transporte et distribue de l’électricité à travers toute la province, c’est bien connu.Ce qui l’est moins, pour la majorité d’entre nous, c’est le nom que portent les éléments d’une ligne électrique; ou, lorsqu'il s'agit de termes avec lesquels les ingénieurs d'Hydro-Québec sont familiers, c'est l'appellation exacte de ces éléments qui n'est pas toujours la même pour chacun.Afin de répondre à ces besoins et de normaliser la terminologie des lignes au sein de l'entreprise, Hydro-Québec a élaboré le Vocabulaire illustré des lignes aériennes de transport et de distribution d'électricité.Ce vocabulaire s'adresse au personnel d'Hydro-Québec, de même qu'aux consultants et aux entrepreneurs chargés de travaux dans ce domaine.Il a de plus été versé dans la Banque de terminologie du Québec, ce qui élargit grandement sa diffusion et son utilisation.Le vocabulaire se présente en quatre fascicules dont trois ont été publiés jusqu'à maintenant.Le premier fascicule porte sur les supports, c'est-à-dire les poteaux, les pylônes et leurs accessoires.Le deuxième traite des conducteurs et de leurs accessoires tels amortisseurs, entretoises ou raccords ainsi que des isolateurs.Le troisième fascicule aborde l'ingénierie, c'est-à-dire les calculs des supports et des fondations, les portées et les phénomènes de même que la construction, soit les fondations et les ancrages, la mise en place des supports et la pose des conducteurs.Enfin, le quatrième fascicule, qui sera publié au printemps de 1986, portera sur l'entretien des lignes.Il comportera six sections : perches et accessoires de fixation, outils adaptables, protecteurs, équipement de monteur, matériel de mesure et de contrôle et techniques de travail.çaise en usage à l'échelle internationale, sauf lorsque des réalités particulières à l'Amérique du Nord amenaient à s'en écarter et à proposer un terme nouveau.Par ailleurs, au fur et à mesure de l'élaboration du vocabulaire, les membres du comité ont mené des consultations à l'échelle de l'entreprise.Cette méthode fait du vocabulaire un réel outil de normalisation de même qu'un outil de travail pour tous ceux qui s'intéressent de près ou de loin aux lignes électriques, tels que professeurs, étudiants, chercheurs et autres.Les extraits qui suivent donneront au lecteur un aperçu du contenu du vocabulaire.On notera que presque chaque terme s'accompagne non seulement d'une définition, mais aussi d'une illustration, de l'équivalent anglais, et dans certains cas de synonymes ainsi que de mentions relatives aux termes à éviter.Les chiffres donnés entre parenthèses à la suite des définitions indiquent la ou les sources consultées et renvoient à la section «Références» qui se trouvent à la fin de chaque fascicule.Les personnes qui souhaitent obtenir gratuitement ces brochures peuvent en faire la demande en écrivant à l'adresse suivante: Centre de diffusion (publications écrites) Direction Édition et Production 75, boul.Dorchester ouest 14' étage Montréal H2Z 1A4 Marie Archambault Publi-reportage Hydro-Québec Décembre 1985 Les termes présentés dans le vocabulaire ont été choisis par le Comité de référence des lignes aériennes d'Hydro-Québec.Ce comité est composé de spécialistes de la conception, de la construction et de l'entretien des lignes ainsi que d'une terminologue.Le comité a convenu d'adopter la terminologie fran- 214.pylône tubulaire Pylône monopode composé de deux à quatre éléments tronconiques assemblés par emboîtement forcé.(5, 52, 531 • Le pylône tubulaire se caractérise par le fait qu'étant moins massif, il s'intégre plus facilement à l'environnement.On trouve aussi l'expression « pylône muguet ».Les expressions « pylône à aspect visuel amélioré » ou « pylône AVA » et « poteau à aspect visuel amélioré » ou « poteau AVA » sont à éviter.Tubular steel pole rn CD 279.déroulage sous tension (mécanique) Procédé de déroulage avec câblette dans lequel l'intensité de l'effort de traction et l'action d'une freineuse maintiennent le conducteur ou le câble de garde déroulé à une certaine hauteur au-dessus du sol.(4, 5, 10, 13, 67) V.a.câblette de déroulage Tension stringing Exemple de déroulege «oui tension , réenrouleur ft—ft~Tft-t- , réenrouleur / i treuil de type cabestan treineuse, I jcm.- câblette guide - câblette de déroulege - conducteur etddCÇSUL L'électrifficacdé QUEBEC SCIENCE C.P.250, Sillery, Québec GIT 2R1 Tél.: (418) 657-3551; 1-800-463-4799 Abonnements: poste 2854; Rédaction: poste 2494 DIRECTION Fernand Grenier, directeur Jean-Pierre Rogel, rédacteur en chef RÉDACTION Diane Dontigny, adjointe à la rédaction Gérald Baril, Ginette Beaulieu, Gilles Drouin, François Picard, Pierre Sormany, Vonik Tanneau, journalistes, collaborateurs réguliers Claude Forand, correspondant à Toronto Bernard Giansetto, correspondant à Paris Ève-Lucie Bourque, recherches iconographiques PRODUCTION Richard Hodgson, conception graphique Line Nadeau, réalisation graphique Raymond Robitaille, typographe Alain Vézina, photo couverture Les ateliers graphiscan Itée séparation de couleurs Imprimerie Canada inc., Sillery, Qc photogravure et impression PUBLICITÉ Les Communications 2005 Raymond Denis 1209, rue Bernard ouest.Bureau 203 Outremont, P.Q.H2V 1V7 Tél.: (514) 277-8080 COMMERCIALISATION René Waty, directeur de la commercialisation Marie Prince, adjointe à la commercialisation Nicole Bédard, abonnements Messageries dynamiques, distribution en kiosques Presses de l'Université du Québec Québec Science Abonnements Au Canada: Régulier: (I an/12 nos): 25,005 Spécial: (2 ans/24 nos): 44,005 Groupe: (1 an/12 nos): 23,005 (10 ex.à la même adresse) À l’étranger: Régulier: (1 an/12 nos): 35,005 Spécial: (2 ans/24 nos): 61,005 À l’unité: 3,505 Voir le coupon d’abonnement à la fin du magazine QUÉBEC SCIENCE, mensuel à but non lucratif, est publié par les Presses de l’Université du Québec.La direction laisse aux auteurs l’entière responsabilité de leurs textes.Les titres, sous-titres, textes de présentation et rubriques non signés sont dus à la rédaction.Le soutien financier du magazine QUÉBEC SCIENCE est assuré par ses lecteurs, ses annonceurs, l’Université du Québec, le Fonds FCAR pour l’aide et le soutien à la recherche, le Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada, ainsi que le Programme d’appui fédéral à la sensibilisation du public à la science et à la technologie.Dépôt légal: Bibliothèque nationale du Québec, quatrième trimestre 1985, 1SSN-0021-6127.Répertorié dans POINT DE REPÈRE.Courrier de deuxième classe, enregistrement n° 1052.Port de retour garanti.Port payé à Québec.Télex: 051-31623 Membre de: CPPA ® Copyright 1985 — QUÉBEC SCIENCE — PRESSES DE L'UNIVERSITÉ DU QUÉBEC.Tous droits de reproduction, de traduction et d'adaptation réservés.D U M O L’arrivée massive sur le marché des appareils-photos compacts et perfectionnés, il y a quelque dix ans, nous a presque tous transformés en photographes amateurs compulsifs et super-équipés.Et s’entassent les photos dans les tiroirs ou les armoires.Mais si les photos restent, nous disent Gérald Baril et Ève-Lucie Bourque (notre photo), les couleurs, elles, s’envolent rapidement.Pourtant, ce n’est pas un cas désespéré, et nos collaborateurs vous donnent des «trucs» pour conserver la couleur dans vos photos.Ils sont tous les deux bien placés pour en parler, puisque Gérald est notre chroniqueur à «la science en images » Cinéscien-ce, présenté chaque mois, et Ève-Lucie Bourque est photographe professionnelle et notre iconographe attitrée.Pierre Sormany a rencontré Murray Gell-Mann à son bureau en Californie, il y a quelques mois.Le prix Nobel de physique de 1976 lui a accordé une de ses rares interviews, que votre « magazine sans frontières» est heureux de vous présenter.À cette occasion, Pierre a renoué avec ses origines de physicien.«C’est toujours très impressionnant, dit-il, de rencontrer un des gourous de la physique moderne, même si on ne fréquente plus ce milieu depuis des années.» Dans ce cas, l’interviewé, lui aussi, était semble-t-il impressionné de découvrir un interviewer si familier du domaine, et venu de si loin.Gilles Drouin, quant à lui, a poussé une pointe du côté de l’Alberta l’été dernier et en a profité pour visiter les hauts lieux de l’étude des dinosaures, en ce pays du pétrole.Après tout, le pétrole et les dinosaures ont en commun de provenir d’une même matière vivante il y a quelque 70 millions d’années et quelque peu fossilisée depuis.Les sciences humaines restent encore le parent pauvre de la science, dans l’opinion publique du moins.C’est un des faits relevé par un autre article de ce numéro (sur un sondage des Québécois face à la science, présenté par votre serviteur).Il semble que ce soit en partie par ignorance que la majorité l des gens se mé-S, fient des sciences I humaines, ou ù ne leur accor- •ui dent pas beaucoup de crédit.On trouvera dans ce numéro un court article de Pierre Maranda, anthropologue québécois bien connu, qui contribuera peut-être à lever le voile sur ces « étranges métiers » (en apparence ! ) des sciences humaines.Pierre Maranda y décrit en termes concrets l’essentiel de son métier, ce qui en fait « la substantique moelle».QUÉBEC SCIENCE • DÉCEMBRE 1985 5 Lutte à la T.B.E.UNE HISTOIRE D’AMOUR.PIEGEE Par.Chantal Roy Qui eût dit que l'alchimie amoureuse allait permettre de lutter contre les insectes nuisibles en forêt?C’est pourtant ce qui se dégage, de façon simple et étonnante, des travaux effectués en étroite collaboration par les spécialistes du ministère de l’Énergie et des Ressources du Québec (M.E.R.) et le Dr Luc Jobin, entomologiste, du Centre de recherches forestières des Laurentides.Gestionnaire de la forêt publique québécoise, le M.E.R.était aux prises depuis 1967 avec une grave infestation de tordeuse de bourgeons de l'épinette (T.B.E.).Lépidémie avait déjà décimé plusieurs millions d’hectares de forêt, entraîné des pertes de matière ligneuse représentant plus de 2,5 milliards de dollars et occasionné des dépenses de lutte dépassant les 100 millions de dollars.Les périodes de crise suscitent souvent des remises en question qui provoquent des changements et mènent à l’exploration de nouvelles solutions.La gravité de la situation incita les forestiers du nord-est américain à échanger leurs connaissances et leurs expériences au sein de CANÜSA, un organisme regroupant des représentants des provinces canadiennes et des états américains touchés par l'infestation.Au M.E.R., on était conscient de la nécessité d'approfondir les connaissances relatives à l'émergence cfes infestations.Aussi, MM.Michel Auger et Gilles Bonneau, de ce ministère, confièrent au Dr Luc Jobin le mandat de pousser la recherche en matière de détection et de surveillance des populations d’insectes nuisibles.Captivé dès l’enfance par le monde des insectes, le Dr Jobin est agronome de formation et entomologiste par vocation.Il s’intéressait déjà aux phéromones — cette substance magique — et accepta avec enthousiasme de mettre à profit ses connaissances pour répondre à la demande du M.E.R.L’histoire de la technologie Les phéromones sont des substances chimiques secrétées par les insectes et qui servent de médiatrices de la communication et de la procréation.Par exemple, chez les fourmis, les phéromones de piste permettent de retourner au nid tandis que les phéromones d’agression poussent les « soldats » à attaquer les intrus.Chez les abeilles, la phéromone de commande émise par la reine détermine le rôle des ouvrières.La phéromone sexuelle est le plus souvent secrétée par la femelle, pour attirer le mâle.Elle agit comme aphrodisiaque et favorise l’accouplement.Cette phéromone se distingue par son pouvoir d’attraction qui peut s’exercer sur une distance atteignant jusqu’à 15 km; de plus, elle est transmissible à un objet inerte touché par cette substance.Ces caractéristiques allaient grandement servir à la recherche.Létude des phéromones n’est pas récente.À la fin du siècle dernier, l'entomologiste français Jean-Henri Fabre s’intéressait déjà à celles des lépidoptères.Vers les années 1930, on mena des études sur la phéromone sexuelle de la spongieuse, un insecte destructeur des forêts et des arbres d’ornement.A l’aide d’une technique artisanale, on coupait des glandes de l’insecte pour faire un frottis, dilué dans une substance volatile lente.Cette solution permettait d’attirer nombre de spongieuses mâles et donc d’évaluer l’importance des populations présentes dans le milieu.Après 12 ans de recherche, on réalisa la synthèse de la phéromone sexuelle de la spongieuse.Il fallut toutefois attendre les années 1970 et les merveilles de la spectrométrie et de la chromatographie pour réussir la synthèse d'un « type » de phéromone dix fois plus puissant que la substance naturelle.La surveillance de la spongieuse à l'aide de phéromone constitue d'ailleurs le plus vieux cas d’utilisation de ces substances en foresterie.Utilisant ses connaissances sur les phéromones et son esprit d’invention, le Dr Jobin a conçu un prototype de piège destiné à capturer les insectes mâles, il s'agit d’un récipient cylindrique en plastique, dont la partie supérieure est percée d’orifices.La couleur du récipient et la forme des ouvertures varient selon le type d'insectes que l’on veut capturer.Le couvercle, qui excède le contenant, empêche la pluie d'y pénétrer alors qu’un entonnoir installé dans la partie supérieure du récipient empêche les insectes de ressortir.Un appât en matière plastique est imprégné de phéromone synthétique et placé à l’intérieur d’une petite « cage » fixée au centre intérieur du couvercle.Fou de désir, attiré par ce qu'il croit être la femelle de sa vie, l’insecte s'engage dans le piège où il est asphyxié par une plaquette d’insecticide suspendue au centre du récipient.Lamant déçu sombre rapidement au fond de ce piège d'amour.Multi-Pher: piège mortel.pour tordeuses amoureuses.Les possibilités du piège Bien que l'élimination des mâles permette de réduire la fécondation et conséquemment, la reproduction, le piège à phéromone ne constitue pas à proprement parler un moyen de lutte contre la tordeuse.On l’utilise plutôt pour la détection et la surveillance.En effet, le nombre de captures permet dévaluer l’importance quantitative des populations existantes et des masses d'oeufs présentes sur le feuillage.Grâce à l'observation continuelle de ces populations, les spécialistes pourront en suivre l'évolution et percevoir l’émergence possible d une infestation.Le piège permettra éventuellement d’établir une relation entre le nombre de captures et le niveau des populations en forêt, ainsi qu’entre le nombre de papillons et l'importance des dégâts causés à la forêt.Utilisé entre la période endémique et le stade épidémique d’une infestation, le piège agit à la manière d'un détecteur de fumée.Grâce à lui, les spécialistes peuvent localiser et circonscrire le phénomène avant qu'il n’ait causé trop de ravages.Par exemple, on peut désormais espérer prédire l’infestation et agir sur des foyers naissants, de superficies réduites, en effectuant des coupes ou des épandages hâtifs d’insecticides.On pourra, en quelque sorte, tuer l’épidémie dans l’oeuf.Succès des Québécois Les premières versions du piège à phéromone présentaient certains problèmes techniques.Èn 1982, on implantait une cinquantaine de pièges de fabrication artisanale dans des sites expérimentaux de la région de Rivière-du-Loup, alors fortement infestée, et dans un secteur à faible population d’insectes de la région centrale du Québec.Le prototype était donc exposé à des peuplements de densités différentes.Devant le succès obtenu, MM.Auger et Bonneau intensifièrent leur collaboration en vue d’instaurer, en 1983, un réseau de pièges permettant de soumettre le prototype à différents types de populations et de former les techniciens et techniciennes à cette nouvelle biotechnologie.Le piège se révéla hautement fonctionnel.De son côté, le Dr Jobin réussit à obtenir des fonds pour la fabrication industrielle et commerciale du piège, baptisé Multi-Pher.Ainsi, un produit québécois mis à l'essai dans la région du Bas-Saint-Laurent, fabriqué à Saint-Jean-Port-Joli et vendu par une firme de Sainte-Foy allait être lancé à la conquête du marché.Le premier réseau opérationnel de pièges à phéromone destiné à la détection et à la surveillance de la tordeuse fut mis sur pied au Québec, en 1984, par le M.E.R.Cent soixante-deux sites, comportant trois pièges chacun, furent installés dans autant de peuplements vulnérables à la T.B.E.Un problème reste toutefois à résoudre.En effet, les scientifiques ne sont pas encore arrivés à établir une corrélation parfaite entre le nombre de papillons pris au piège et l’importance des populations.Néanmoins, l'outil est là, pratique, fonctionnel, peu coûteux — il se vend moins de 5,00 $ — et d'une durée de vie minimale de cinq ans.Son utilisation est très polyvalente, puisqu'il suffit de détenir l’hormone synthétique de l’insecte à contrôler et d’adapter la couleur du piège et la dimension des ouvertures aux exigences des différentes espèces d’insectes.De plus, il s'avère aussi utile en agriculture, particulièrement dans les vergers et les cultures de céréales, qu’en foresterie.Éloge à la collaboration Conscient de ses succès, le Dr Jobin avoue simplement sa satisfaction.Scientifique honnête, doublé d’un homme ouvert et généreux, il vante la valeur et le mérite de ses partenaires, en particulier ceux de son collaborateur, Charles Coulombe.et du personnel professionnel et technique du M.É.R.«Certes je l’ai imaginé, ce piège, dit-il mais j’ai été largement supporté et aidé par le ministère de l’Energie et des Ressources.Si tous ces gens n’avaient pas uni leurs efforts, on n’aurait jamais réussi un tel coup de maître en aussi peu de temps.En deux ans, nous avons mis au point un piège à insectes que nous avons fait breveter et qui est/naintenant vendu tant au Canada qu’aux États-Unis.» Inventé par des Québécois, cet appareil permet les plus grands espoirs en ce qui a trait au contrôle précoce, doux, efficace et économique des populations d’insectes.CE Gouvernement du Québec Ministère de l’Énergie et des Ressources Québec QUÉBEC D’ AILLEURS E T NOUVELLES PERE NOEL, AIDEZ-MOI ! Le Père Noël, un personnage de rêve et de magie, à la barbe blanche, à l’habit rouge, au rire retentissant.mais aussi, il faut bien le dire, le pantin d’une société de consommation.Néanmoins, tous sont d’accord sur un point, le Père Noël n’existe pas.il est de l’ordre du fantasme.Pourtant, depuis deux ans, le pôle Nord est à l’hôpital Sainte-Justine à Montréal.Et s’y affairent trois psychiatres (et oui, pas des lutins) pour répondre aux lettres adressées au Père Noël.Pour Albert Plante, Robert Latour et Daniel Dumont, l’écrit devient une façon privilégiée de connaître l’enfant et d’entrer dans le monde difficilement accessible de l’imaginaire.Chaque année, on estime à un demi-million le nombre de lettres qui sont adressées au Père Noël, dont 150 000 au Québec.Les autres proviennent de partout à travers le Canada et même des États-Unis, parce qu’il ne faut pas se le cacher, le pôle Nord, c’est un peu chez nous.Les lettres sont lues à la Société canadienne des postes par des postiers bénévoles et référées à l’hôpital Sainte-Justine quand ces dernières portent un message plutôt pathétique.De la fin octobre jusqu’à la fin janvier.on écrit au Père Noël et on espère, bien sûr, une réponse de sa part, même si beaucoup sont parfaitement conscients du fait qu’il Certaines des lettres que reçoit le Père Noël exigent d’être psychologue pour y répondre.Ces lettres, il les confie à ses aides de l’hôpital Sainte-Justine.n’existe pas.Car, il ne faut pas s’y laisser prendre, il n’y a pas que les enfants qui s’adressent par écrit au Père Noël; il y a aussi des adolescents et des adultes.Et contrairement à la croyance populaire, les demandes ne portent pas uniquement sur des cadeaux;55% sont des demandes de guérisons, par exemple, de la leucémie, de l’asthme, de la fibrose kystique.Ou encore, elles portent sur des situations de chômage, de pauvreté, de séparation, de décès, etc.On écrit au Père Noël pour soi-même, mais également pour les autres : sa famille, ses amis et parfois pour le monde entier.Une lettre signée par le Père Noël doit apporter un certain réconfort, de l’espoir mais surtout ne pas briser le monde imaginaire et fragile qui permet justement au Père Noël de communiquer avec celui qui lui écrit.Voilà pourquoi le ton des réponses doit différer selon les demandes.Le Père Noël est tantôt poète, tantôt dessinateur, mais i aussi réaliste.Il ne doit ï pas promettre mer et monde car il n’a pas tous les pouvoirs.Il doit plutôt se rattacher à la réalité “ sociale.Par exemple, il | racontera que ses lutins ou encore la fée des glaces se sont déjà disputés avec le Père Noël et que tout s’est finalement arrangé.On confie cependant les cas les.plus graves à des spécialistes, psychologues ou psychiatres.Ce projet de l’hôpital Samte-Justine fait partie d’un stage pour les médecins résidents en pédopsychiatrie.Cette activité supervisée est différente du travail clinique habituel et devient utile à la fois aux médecins-résidents et à ceux qui reçoivent les réponses.La Société canadienne des postes et les psychiatres ont peut-être trouvé là un terrain neutre qui fait oublier, pour le temps des fêtes du moins, les problèmes fréquents de l’une et l’incapacité pour les autres de libérer les gens du spectre de la folie.Louise Bourget QUÉBEC SCIENCE • DÉCEMBRE 1985 7 LE MEDECIN CHERCHEUR : UNE CARRIÈRE «'T e médecin qui, aujourd’hui, veut entreprendre une carrière de recherche a toujours besoin d’une formation prolongée dans le champ des recherches cliniques, mais il devra consacrer quelques années à des études postdoctorales pour se remettre à jour dans les développements des sciences pures et se familiariser avec les plus récentes techniques de laboratoire.» Selon Michel Chrétien, endocrinologiste et directeur scientifique de l’Institut de recherches cliniques de Montréal depuis un peu plus d’un an, un tel background dans les sciences fondamentales (un ajout de trois à cinq ans à la formation classique du chercheur biomédical) est désormais un préalable essentiel à toute recherche efficace.Fini le temps où le médecin «clinique» se contentait d’un stéthoscope et de quelques études de cas.Fini aussi le temps du chercheur «isolé».Selon Christian de Duve, de l’Université Rockefeller de New York, prix Nobel de médecine en 1974, «si de nombreuses découvertes scientifiques ont été le fait de hasards, du jeu des essais et erreurs dans la Selon Michel Chrétien, directeur scientifique de l’IRCM, la formation en sciences fondamentales est un préalable essentiel à toute recherche efficace.lutte contre les maladies, de tels succès sont de plus en plus rares et de plus en plus coûteux».Pourtant, le chercheur reste optimiste «à condition que chercheurs cliniques, épidémiologistes, chimistes et pharmaco-logistes travaillent de concert avec les biologistes cellulaires et moléculaires, les biochimistes, les immunologistes, etc.».Ces tendances nouvelles de la recherche clinique, le docteur Jacques Genest les avait déjà anticipées il y a 33 ans, lorsqu’il avait créé l’Institut de recherches cliniques de Montréal, dans le but de favoriser un tel regroupement interdisciplinaire.En septembre dernier, 150 médecins et chercheurs de l’élite nationale et internationale sont venus, à l’hôtel L’Estérel de Sainte-Marguerite, lui rendre hommage pour ce travail de pionnier.Mais cette rencontre a aussi été l’occasion pour ces chercheurs de faire le point sur les développements récents de la recherche biomédicale, en termes de résultats comme en termes d’organisation.« Il y a dix ans, note James Wyngaarden, directeur du National Institutes of Health américain, les dépenses de l’industrie représentaient 27% du total des recherches biomédicales.En 1985, les entreprises prévoient dépenser cinq milliards de dollars, soit 37% du total national, et plus que la part qui vient du NIH.» Ce nouvel intérêt de l’industrie, Wyngaarden l’attribue en bonne partie au jaillissement du champ des biotechnologies.Mais il souligne que cela va nécessairement changer tout l’environnement de la recherche biomédicale, en «sortant» progressivement cette recherche des hôpitaux, d’abord, mais en la confiant aussi, de plus en plus souvent, à des non-médecins.«La recherche est devenue si complexe, les méthodes si interreliées, et les périodes de formation si longues, note-t-il, que le médecin, même après trois ans de fellowship, demeure moins bien formé que le détenteur d’un doctorat en sciences, dont toute la formation est orientée vers la recherche.» Rejoignant la préoccupation de Michel Chrétien ou Christian de Duve, il estime que la recherche biomédicale implique désormais un véritable «choix de carrière», alors qu’elle pouvait, hier encore, être poursuivie sur une base occasionnelle.Si Jacques Genest possède, lui, une solide formation médicale, il fut aussi un des premiers à reconnaître cette nécessité que les jeunes médecins puissent se consacrer à temps plein à la recherche sans les inquiétudes et distractions de la clinique privée, mais qu’ils puissent bénéficier à la fois des facilités de recherche et des facilités cliniques, dans un même lieu physique.C’est cet a priori, posé il y a plus d’un quart de siècle, qui place aujourd’hui l’institut qu’il a créé au rang des tout premiers centres d’excellence du genre en Amérique, estime-t-il aujourd’hui.Liliane Besner 8 DÉCEMBRE 1985 • QUÉBEC SCIENCE PANAMA HAUT LA MAIN En juillet 1984, la coalition des facultés d’ingénierie du Québec (COFIQ) annonçait que les étudiants et étudiantes en génie pourraient se procurer un ordinateur personnel au prix de 2 050$, auprès de la Coop-Poly ou d’autres coopératives étudiantes.C’est la société Philipps, qui fabrique désormais le PC-3100 à Montréal, qui avait remporté l’appel d’offres, et s’engageait à fournir quelque 10 000 micros à la coalition.L’étape suivante pour la COFIQ fut d’obtenir une assistance Financière du gouvernement, soit une garantie universelle de prêt et le paiement des intérêts pour les étudiants admissibles aux bourses.La négociation de ce «précédent» dura six mois.Plus d’un an plus tard, en septembre dernier, c’était au tour des étudiants et étudiantes en économie et en sciences de l’administration d’annoncer une telle entente d’achat regroupé.Première surprise toutefois, c’est la jeune société montréalaise Ogivar, et son PANAMA XT (voir le spécial jeunesse de Québec Science, en mai dernier), qui a remporté l’appel d’offres.Le prix de détail aux étudiants est le même (2 050$), mais la configuration de l’appareil choisi diffère sensiblement.Alors que l’offre de Philipps comprenait divers logiciels (le système d’exploitation MS-DOS, le langage BASIC, le traitement de texte québécois Secrétaire personnel), le PANAMA XT sera livré sans logiciel.La résolution graphique du PC-3100 est plus grande que celle du PANAMA XT, ce qui représente un «actif» pour les étudiants en génie.Par contre, cette capacité additionnelle se paie par une perte de compatibilité pour certains programmes, ce qui, au banc d’essai des étudiants en gestion, valut une mauvaise note pour l’appareil Philipps.Mais surtout, l’appareil d’Ogivar, de conception entièrement modulaire, présente une capacité d’expansion et d’évolution inégalée présentement sur le marché.Pour Guy Scherrer, de la Coalition des étudiants et étudiantes en économie et sciences administratives (CESA), la compatibilité IBM a certes compté dans le choix des étudiants (rendre les compétiteurs «compatibles» représentait souvent un coût additionnel de quelques centaines de dollars), mais c’est avant tout la capacité d’évolution et le service offert qui ont fait la différence.En août dernier, Ogivar a en effet signé avec Computerland une entente de Deux représentants de la société Ogivar: Éric Antoine et Patrick Gauthier.distribution au Québec.Ces boutiques sont déjà implantées dans toutes les villes universitaires québécoises, et le réseau offrira aux étudiants une formation initiale et des services après-vente, en plus de possibles réductions sur les logiciels et périphériques.Créée un peu comme un «projet de fin d’études» par des diplômés de l’Institut supérieur d’électronique, la société Ogivar mit en marché son PANAMA XT en avril 1984.Ce produit lancé sans capital et presque sans publicité, personne n’y croyait vraiment jusqu’à ce qu’un banc d’essai du ministère fédéral des Approvisionnements et Services l’eut classé bon premier parmi les appareils de type IBM-PC, en décembre suivant.Désormais, les choses allaient s’enclencher: «De 1984 à 1985, note Jaime Benchimil, président d’Ogivar, la compagnie a enregistré une croissance de 600%, et compte maintenant (en septembre) 28 employés.L’an prochain, on projette de vendre pour huit millions de dollars, en excluant les étudiants, et notre personnel devrait comprendre 63 personnes ! » À la conférence de presse du 27 septembre dernier, les représentants de l’entreprise rayonnaient.«Ce choix des étudiants confirme une fois de plus la supériorité technique de notre produit sur tous ses concurrents», affirme Patrick Gauthier, directeur général de l’entreprise, conscient toutefois du défi que représente ce choix.Pour répondre à la demande anticipée, Ogivar devra d’un seul coup doubler sa production ! La compagnie a % profité d’ailleurs de la ^ j conférence de presse des étudiants pour présenter ses nouveaux produits: un ordinateur de haute performance équipé d’un disque rigide de 20 mégaoctets et d’une unité de sauvetage à ruban magnétique, pour servir de poste central d’un réseau local; deux terminaux à bas prix présentant toute la puissance de micro-ordinateurs, avec et sans unité de lecture de disquettes.Selon la compagnie, aucun fabricant n’offre présentement e ut_r! “ni QUÉBEC SCIENCE • DÉCEMBRE 1985 9 de configuration en réseau aussi souple à un prix comparable, et le nouveau «trio» devrait permettre de lancer Ogivar à la conquête du marché américain.Pierre S or many ARACHIDES SOUS LES MICRO-ONDES Des chercheurs d’Agriculture Canada et du Conseil national de recherches du Canada (CNRC) ont mis au point un four à micro-ondes pour rôtir les arachides.Présentement, dans un four standard, la décontamination des arachides se fait en 15 minutes.Avec le four à micro-ondes, elle prend à peine 5 minutes.Le nouveau procédé possède d’autres avantages : il est plus efficace puisqu’il détruit une moins grande quantité des protéines de l’arachide et, à cause de sa rapidité, il ne laisse pas d’arrière-goût.Le four à micro-ondes devrait être disponible pour l’industrie d’ici la fin de 1986.(L.B.) L’ARCTIQUE ÉNERGÉTIQUE (D’après APN) Pour la première fois au monde, des scientifiques soviétiques ont l’intention de construire une centrale thermo-électrique dans l’Arctique, et c’est la différence entre la température de l’air et celle de l’océan qui servira de source d’énergie.La température moyenne de l’air y est de -20 ° C à -30 ° C et celle de l’eau de la mer, de 2 ° C à 200 mètres de profondeur.La centrale fonctionnera au fréon-12, un gaz inerte qui, sous forte pression, se transforme en vapeur grâce à la chaleur dégagée par l’eau pompée depuis les profondeurs marines.Ces vapeurs feront tourner la turbine pour ensuite se condenser sous l’effet du refroidissement de l’air environnant.Une telle centrale pourrait fonctionner durant six à neuf mois par année.(L.B.) La Recherche a des lecteurs dans 83 pays : pourquoi pas vous?Pour ^ le chercheur, l'étudiant, y l'universitaire, La Recherche cons- Offre spéciale* Je désire souscrire un abonnement d'un an (11 n0s) à la Recherche au tarif de 32 dollars canadiens au lieu de 44 dollars.nom________________________________________________________ adresse ___________________________________________________ pays_______________________________________________________ à retourner accompagné de votre paiement à DIMEDIA, 539, boul.Lebeau, Ville Saint-Laurent, P.Q.H4N 1 S2 * offre réservée aux particuliers, à l'exception de toute collectivité.10 DÉCEMBRE 1985 • QUÉBEC SCIENCE ATHLETES SOUS HYPNOSE L} an dernier, John Reisel, un jeune espoir sportif âgé de 17 ans, visait le championnat de tennis de l’Utah aux États-Unis.Puis soudain, au milieu de la saison, il craqua.Reisel se montra irritable, se mit à perdre et fut même expulsé du jeu.Mais lorsqu’il revint quelques mois plus tard, son comportement avait changé.Il reprit du poil de la bête et termina second au championnat 1985 de l’Utah.Que s’était-il passé?Entre-temps, Reisel s’était soumis à des séances d’hypnose sportive.Un domaine d’application récent d’une discipline qui — sans avoir le panache effronté de l’hypnose de scène — enregistre néanmoins certains succès auprès de certains athlètes.Car la recette est loin d’être universelle.C’est dans la France du 18e siècle que Franz Mesmer, un médecin viennois, développa sa célèbre théorie du « magnétisme animal ».Mesmer affirmait que c’est la force émanant du pouvoir de suggestion de l’hypnotiseur qui provoque la transe.Au contraire, on sait depuis peu qu’il existe une habileté du sujet à fabuler, une «susceptibilité à l’hypnose» dont la courbe se distribuerait dans la population tout comme le don pour les langues étrangères, par exemple.Les athlètes — heureusement pour eux — seraient plus facilement hypnotisables que la plupart des gens.«Même un athlète moyen doit posséder une bonne capacité d’abstraction pour figurer mentalement les jeux à effectuer, anticiper le déroulement de la partie et concevoir des plans à l’offensive», explique Arthur Jackson, de l’Université New South Wales en Australie.Ce spécialiste prenait part au récent Congrès international d’hypnose et de médecine somatique à Toronto.Cette précieuse capacité d’abstraction, les hypnotiseurs l’appellent imagerie.Avec la relaxation et la suggestion, l’imagerie constitue l’une des techniques les plus employées pour combattre l’anxiété qui paralyse la performance de l’athlète.«L’anxiété est bénéfique jusqu’à un certain point, indique le docteur Jackson.Elle rétrécit le champ de perception de l’athlète et lui permet de se concentrer sur la situation de jeu du moment: un état mental voisin de l’état hypnotique de transe.Mais au-delà d’un certain seuil d’anxiété, l’athlète perd sa concentration et commence à se remémorer ses échecs passés.Les résultats peuvent être désastreux.» Une partie importante, un adversaire de taille, des échecs récents et hop ! l’anxiété grimpe, parfois au point de nuire à l’athlète.Un moyen de la vaincre; l’hypnose.La performance athlétique, on le sait, est le résultat combiné d’aptitudes de base et d’habiletés acquises, ce que possèdent la plupart des athlètes du circuit professionnel, fait valoir Arthur Jackson.Mais la pression des entraîneurs et du public devient souvent telle qu’elle nuit carrément à la performance.La technique d’imagerie elle-même fait appel à divers procédés.En état de relaxation et sous hypnose, l’athlète est incité à se voir en train de disputer un match de tennis face à une foule hostile, des coéquipiers attentifs ou un adversaire supérieur.Ou encore, il apprend à visualiser certains «signaux» chez lui-même et l’adversaire (déplacement, position de la raquette, etc.) qui déclencheront la riposte appropriée.De même, l’imagerie sert souvent à réajuster «l’horloge psychologique» d’un athlète incapable de défoncer une limite malgré un entraînement intensif.Le sujet est alors incité à visualiser mentalement sa performance selon un chrono réaliste.Au bout de cinq séances environ, on lui enseigne l’auto-hypnose, qu’il peut ensuite appliquer juste avant le match pour renforcer les bénéfices déjà obtenus.«Les résultats ne sont pas évidents sur le coup, précise le docteur Jackson.Il faut plusieurs mois avant que les progrès soient visibles chez l’athlète, ce qui en décourage plus d’un.» Fait étonnant, le recours à des «images mentales» sans l’hypnose reste largement répandu même chez les sportifs du dimanche, comme l’a découvert Kenneth E.Callen, de l’Université de l’Oregon.Callen avait remarqué que les coureurs de longue distance décrivent souvent «l’état de grâce» qui survient parfois après une demi-heure de course dans des termes semblables à la transe hypnotique.Des 424 coureurs interrogés par questionnaire, 58% ont avoué faire appel à l’imagerie, survenant spontanément chez les trois quarts d’entre eux.Les images revêtent plusieurs formes : 26% se voient franchir le fil d’arrivée du Marathon de Boston, «jouent» mentalement une symphonie classique tout en courant, ou encore récitent des poèmes ou des prières.p.QUÉBEC SCIENCE • DÉCEMBRE 1985 11 PUBLIREPORTAGE De plus, Kenneth E.Callen a trouvé qu’outre l’imagerie, les coureurs interrogés faisaient appel à des techniques bien connues des spécialistes pour induire la transe hypnotique: respiration profonde et rythmée, fixation visuelle d’un point imaginaire et répétition monotone d’un mot ou d’une phrase.Claude Forand L’HORMONE DE CROISSANCE ARTIFICIELLE AU CANADA Une hormone de croissance synthétique sera bientôt mise en vente aux États-Unis.Conséquence pour le Canada?Les 1 000 à 1 500 enfants canadiens atteints d’une déficience de cette hormone devraient eux aussi bénéficier sous peu de ce nouveau médicament.L’hormone de croissance (hGH), sécrétée par l’hypophyse, est nécessaire à la croissance post-natale.Une production nulle de cette hormone est à l’origine des nanismes hypophysaires.Devant la difficulté d’obtenir assez d’hypophyses humaines pour en extraire l’hormone en quantité suffisante et sous une forme purifiée (débarrassée des contaminants hypophysaires, voire de possibles virus), les industriels américains de la compagnie Genen-tech en Californie ont créé l’hormone de croissance humaine par génie génétique.Cette dernière a été testée sur plus de 300 enfants aux États-Unis et les résultats démontrent un gain de taille de 3,2 à 10,3 centimètres par année.Genentech pense pouvoir produire l’hormone de croissance artificielle pour 35$ le milligramme alors qu’il en coûte présentement 45 $ le milligramme pour extraire l’hormone de croissance de l’hypophyse humaine.(L.B.) Une bêtise, répétée par 50 millions de gens, reste une bêtise.Anatole France I DES CORSAIRES NOUVELLE \AGUE Jadis, les corsaires sillonnaient les océans à la recherche d'or et de pierres précieuses.Cette époque est aujourd'hui révolue, mais la recherche d'un butin nouveau genre se poursuit toujours.De nos jours, cette recherche vise à faire la lumière sur les formations géologiques sous-marines, et à trouver le pétrole qu'elles recèlent.La recherche sur l'évolution géologique des fonds océaniques du monde a été amorcée il y a plus d'un siècle.En 1872, un bâtiment britannique, le H.M.S.Challenger, s'engageait dans une expédition de quatre ans afin de rassembler et d'analyser des échantillons du fond de la mer.En 1968, les États-Unis inauguraient l'ère moderne de la recherche géologique dans les profondeurs océaniques avec le «Projet de forage en eau profonde» réalisé par le Glomar Challenger.Terminé en 1983, ce projet a confirmé l'hypothèse voulant que les cinq continents aient déjà été réunis; certaines questions ont trouvé réponses, d'autres ont été soulevées, entraînant la création du Programme de sondage des fonds marins (PSFM), qui sera exécuté au moyen de la station de recherche flottante JOIDES Resolution.Ce projet, auquel participent plusieurs pays (le Canada, les États-Unis, la France, l'Allemagne de l'Ouest et le Japon), est une aventure scientifique unique en son genre et sera à l'avant-garde des initiatives géoscientifiques pendant au moins la prochaine décennie.Le coût total du projet est évalué à 39 millions de dollars par année, et EMR coordonne la contribution annuelle du Canada, qui s'élève à 3,25 millions de dollars.Une équipe pluridisciplinaire de 50 chercheurs et techniciens venus de divers pays sera à bord du JOIDES Resolution pour sonder les régions océaniques du monde qui ont suscité le plus d'intérêt du point de vue géologique.Ce navire, enregistré sous le nom de SEDCO/BP/471, a été construit à Halifax.Il mesure 144 mètres et est muni de 1 2 laboratoires des plus perfectionnés installés dans une tour de sept étages.Ces laboratoires permettent d'analyser sur-le-champ les carottes prélevées dans les fonds marins pour trouver les indices quant au potentiel minéral et énergétique des océans du monde.Mais ce qui donne au JOIDES Resolution son caractère unique, c'est sa capacité de sonder à des profondeurs pouvant atteindre 8 235 mètres sous le niveau de la mer, profondeur jamais égalée jusqu'ici.Le PSFM durera neuf ans, au cours desquels le navire effectuera des excursions de huit semaines chacune un peu partout à travers le monde.Des scientifiques et des techniciens canadiens se trouveront à bord du vaisseau pour les différentes expéditions.En septembre dernier avait lieu, dans la mer du Labrador et dans la baie de Baffin, une des premières expéditions de forage du PSFM.Le but de ce sondage était de déterminer les zones qui renferment un potentiel de richesses minérales et énergétiques et, du même coup, de perfectionner les nouvelles techniques d'exploration et de mise en valeur des ressources.La participation du Canada au programme lui permet de rehausser son image sur la scène internationale quant à ses compétences technologiques, de profiter des possibilités de mettre au point de nouvelles techniques de sondage des profondeurs océaniques, et de faire l'apprentissage de nouvelles techniques de collecte et d'analyse de données.De plus, les entreprises canadiennes de technologie de pointe ont l'occasion de faire l'essai de leur nouvel équipement dans des conditions extrêmes.Par ailleurs, ce programme suscite pour le Canada d'intéressantes retombées économiques puisque les entreprises canadiennes peuvent soumettre des offres pour la fourniture de biens et services au navire de recherche, et aussi lui fournir le carburant et les provisions nécessaires, de même que du nouveau matériel, au besoin, lors de ses expéditions en eaux canadiennes.Le PSFM rivalise en portée et en conséquences avec l'exploration de l'espace.Les fonds marins restaient encore largement inexplorés en ce qui concerne les ressources minérales et pétrolières.Nul doute que les découvertes seront d'une valeur inestimable.Vous pouvez obtenir plus de renseignements sur le PSFM en communiquant avec : Communications EMR 580, rue Booth Ottawa (Ontario) Kl A 0E4 Tél.: (613) 995-3065 1+ Énergie, Mines et Ressources Canada Energy, Mines and Resources Canada Canada 12 DÉCEMBRE 1985 • QUÉBEC SCIENCE I N F O R M A T I QUE PORTÉE VOTRE BHH Tï^-Q 1 UN NOUVEAU LANCEMENT DE DISQUE Que diriez-vous de disposer du texte de l’ensemble des magazines Québec Science des dix dernières années ou encore d’une encyclopédie entière, et cela sur un seul disque compact que vous pourriez consulter à partir de votre micro-ordinateur?Non, ce n’est pas de la science-fiction.Ce genre de prouesse vient d’être réalisée aux États-Unis et devrait être de plus en plus fréquente dans les prochains mois.En effet, la compagnie Grolier vient d’annoncer que les 21 volumes de son Academie American Encyclopedia sont maintenant enregistrés sur un disque compact que l’on peut se procurer au coût de 199 dollars américains seulement.Quant à la compagnie Activenture, filiale de Digital Research, elle a créé le logiciel qui permet à un micro-ordinateur Atari ou IBM-PC d’interpréter les codes reçus du lecteur de disque et de les transformer en texte à l’écran.Le lecteur lui-même devrait coûter moins de 500 dollars américains.Panasonic et Sony, entre autres, préparent des lecteurs externes à l’ordinateur tandis qu’une firme japonaise en vend que l’on peut installer à la place d’une unité de disquettes, à même l’ordinateur.C’est l’été dernier, à la National Computer Conference de Chicago, que l’on a annoncé ce nouveau développement, pour le moins spectaculaire, des moyens de stockage de l’information destinés aux micro-ordinateurs.Il résulte de la mise au point de quatre principales techniques d’enregistrement de l’information binaire sur des disques que l’on peut «lire» avec un laser.Ces disques ont un diamètre standard qui a été fixé à 12 pouces.Dans le cas du premier type de disques, l’information est enregistrée sous la forme de petites bulles à la surface d’un support métallique très fin, habituellement en or ou en platine.Dans la seconde technique, la surface du disque est creusée d’une multitude de trous minuscules.Dans ces deux modes d’impression de l’information, la gravure de la surface des disques est irréversible.Une fois qu’on y a enregistré des informations, on ne peut les effacer pour les remplacer par d’autres.De plus, comme les techniques d’enregistrement sont complexes, les disques vendus sont déjà enregistrés.Par contre, à côté de ces deux techniques actuellement les plus répandues, on en développe deux nouvelles qui semblent prometteuses car elles permettent de lire, d’effacer et de réutiliser les disques.Ces deux techniques utilisent un disque recouvert d’une couche d’un matériau amorphe, le tellurium.Dans la première, lors de l’enregistrement, le laser cristallise des particules de tellurium.Au cours de la «lecture» de l’information, la réfraction de la lumière, différente selon que les particules sont cristallisées ou non, sera interprétée comme des 0 ou des 1, donc comme de l’information binaire.La seconde technique consiste à mesurer le flux magnétique des particules de tellurium plutôt que la lumière qu’elles peuvent renvoyer.Ce flux est nul si les particules n’ont pas été cristallisées.Ces nouveaux disques sont des concurrents sérieux des disques durs actuels car, estime-t-on, à un prix équivalent, ils ® ® | LIBRARY OF CONGRESS iLi^a(2 ±.O Ô c 5 S 9 ] 01 E 9 3 E 0 n a 3 3 3 3 a à T K ï î 56 DÉCEMBRE 1985 • QUÉBEC SCIENCE Le Woods Hole Oceanographic Institution a fait la manchette des journaux en septembre dernier, lors de la découverte du Titanic.Mais ce centre de recherches américain ne se contente pas de retrouver des épaves au fond des mers, comme nous l’apprendra Pierre Sormany Les MTS ou maladies transmises sexuellement.Elles sont une quarantaine et font de plus en plus de ravages au Québec.Un reportage-choc de Ginette Beaulieu TEST Une année s’achève, une autre commence.Mais avant de prendre vraiment pied dans la nouvelle année, nous ferons une rétrospective de la dernière année à travers un test portant sur les événements marquants de 1985.Lecteurs trop sérieux, s’abstenir ¦cSoGRÜT^ IP \Q VOUS DÉMÉNAGEZ?Collez, dans l'espace disponible, l'étiquette qui se trouve sur la page couverture de votre magazine C 3 ° 5 O.S _ œ ¦ H ¦' c O CD O N II 3 3 Q> O g- c < CD Q.C 3 CQ CD 3 CO D - CD O 3 3 CD CD 5 û) Û.2 S c/> û>' U) ABONNEZ-VOUS! CHEZ VOTRE LIBRAIRE PARTICIPANT OU EN NOUS FAISANT PARVENIR CECOUPON D'ABONNEMENT Au Canada: ?Abonnement régulier (1 an/12 numéros): 25$ ?Abonnement spécial (2 ans/24 numéros): 44$ À l'étranger: ?Abonnement régulier (1 an/12 numéros) 35$ ?Abonnement Spécial (2 ans/24 numéros): 61 $ En France: ?Abonnement régulier (1 an/12 numéros): 225 FFt.t.c.?Abonnement spécial (2 ans/24 numéros): 385 FFt.t.c.?Abonnement ?Réabonnement ?Changement d'adresse 31 NOM 1 i i i i i i i i i i l l 1 i i l l 1 1 | LBJ 60 61 PRÉNOM 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 80 7 8 9 NUMÉRO RUE APP 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 > > 1 28 1 | 29 VILLE PROVINCE 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 48 TÉLÉPHONE 1 1 1 1 .J— i | 49 68 69 CODE 74 Faites votre chèque à l'ordre de: QUÉBEC SCIENCE, case postale 250, Sillery, Québec GIT 2R1 Pour informations: de Québec: 657-3551, poste 2854, de I extérieur sans frais: 1-800-463-4799 Pour la France, faites votre chèque à l'ordre de: DAWSON FRANCE, B.P.40, 91121, Palaiseau, Cedex Tarifs en vigueur jusqu'au 1er juin 1986 QUÉBEC SCIENCE • DÉCEMBRE 1985 57 67 MÉDECINES DOUCES: LA RECHERCHE DU POUVOIR?[Lors du dernier colloque sur les médecines douces, à la fin de septembre dernier, au Mont Orford,] ILS étaient tous là, le docteur Untel, directeur du département de, M.Untel, professeur agrégé de.à nous adresser la parole dans des ateliers ou des conférences.Une vraie mine d’or pour le lobbying doux ! Quelques-unes étaient là aussi (11 femmes sur 43 conférencier-e-s), certaines avec de presque aussi jolis titres qu’eux, mais deux d’entre elles seulement ont eu droit à la Grande Tribune des conférences/ tables rondes.Aucune n’a eu droit à une Grande Conférence à elle toute seule.Et pourtant, 70% de l’assistance (plus de 600 personnes en tout) était composée de femmes, la majorité de la clientèle de la «médecine douce» est aussi composée de femmes et une grande partie des thérapeutes «doux-ces» sont des femmes (sans statistiques officielles).D’une part, ILS nous l’ont rappelé: le Mouvement des femmes est un des plus importants groupes sociaux en Occident dans le développement des médecines «douces», avec aussi le mouvement des jeunes des années 70.Et, d’autre part, plusieurs (pas tous heureusement) nous ont annoncé que le «Collectif», c’est dépassé.C’est donc d’abord l’individu-e qu’il faut changer.11/elle doit se prendre en charge, se responsabiliser dans sa santé et des thérapeutes doux seront là pour le leur apprendre, moyennant un bon prix, «symbole de l’effort entrepris par la personne pour s’en sortir».Tiens! Étrange! Pur hasard?Le ministère des Affaires sociales, tentant de justifier ses coupures de budget, utilise de plus en plus ce langage: le système de santé actuel est une faillite sociale.Qui est responsable?Mais les individu-e-s, voyons ! qui sur-utilisent un service «gratuit» et qui ne se prennent pas en main.De la responsabilisation à la culpabilisation, il n’y a qu’un petit pas et plusieurs le franchissent allègrement, notre héritage catholique garantissant un terrain sûr pour la culpabilisation, particulièrement chez les femmes.(.) Aucun atelier (à part l’atelier très spécifique sur les sages-femmes) ne permettait d’informer et d’échanger sur le Mouvement de santé des femmes au Québec, issu des premiers Centres de santé des femmes et des luttes sur le droit à l’avortement (depuis le début des années 70).Rappelons que la notion même de self-help, ou auto-santé, telle que développée en Amérique du Nord, est issue des luttes et pratiques féministes de la santé, pour «la prise en charge et l’autonomie», face aux détenteurs de pouvoir dans ce domaine.Ces thèmes font partie depuis dix ans de la vision politique des Centres de santé des femmes.(.) [Certains ateliers] tentaient d’aborder des pistes d’analyses sociologiques ou politiques du mouvement des médecines douces, portant souvent un regard critique sur certains aspects inquiétants de ce mouvement: l’individualisme-roi, le retour à une Nature mythique, l’inaccessibilité à un public non fortuné, la médicalisation «douce» du quotidien, le nouveau trust pharmaceutique «doux», etc.(.) La médecine alternative se définira-t-elle comme la médecine officielle: sans participation active de la population pour la définition des besoins?Sans analyse de fond des conditions économiques et politiques responsables en grande partie de notre société malade (.de la peste, ont déjà dit certains)?(.) Voilà sans doute un diagnostic un peu dur pour ce colloque sur les médecines «douces».Mais c’est l’Urgence santé du féminisme qui nous a obligées à repérer vite ce qui faisait monter notre tension à un seuil critique.Nous ne renions pas pour autant les bienfaits et l’aspect révolutionnaire des pratiques alternatives de santé et l’intérêt d’échanger sur ces pratiques.Nous les prônons et les pratiquons depuis plusieurs années et nous référons des centaines de femmes à des praticiennes alternatives (quand les usagères peuvent se le payer.).Mais à la violence faite aux femmes, au chômage, à la famine et au nucléaire, par exemple, on ne peut répondre seulement par la méditation, la tisane, et l’acupuncture.Le nier dans sa pratique, c’est renvoyer les individu-e-s à leur solitude, leur culpabilité, leur désespoir.C’est aussi abdiquer individuellement et collectivement devant la folie montante des systèmes en place.Véronique O’Leary et Renée Ouimet Centre de santé des femmes de Montréal BOURASSA FAIT DES VAGUES EN ONTARIO Bravo pour votre article sur le projet Grand en octobre dernier.Permettez-moi d’ajouter que le débat sur ce projet de Kierans, dans les années 60, a révélé que ce projet aurait des effets majeurs sur le niveau des lacs, sur la navigation sur les Grands lacs, sur la production d’hydroélectricité, sur les propriétés situées le long des rives, les ports et les marinas.Les ingénieurs ont suggéré qu’un imposant barrage de contrôle devrait être construit sur la rivière Sainte-Clair, près de Sarnia, pour contrôler les niveaux d’eau, et que la majeure partie du potentiel hydroélectrique servirait à pomper l’eau.Bob Morrow, Toronto DE LA COULEUR PLEIN LES YEUX En lisant l’article de Richard Beaudet (Les Dirigeables de l’an 2000) dans votre numéro du mois d’août 1985, je ne pus m’empêcher de dire à quelqu’un que j’en ai raz-le-bol des fonds de couleurs qui laissent à peine le texte transparaître.Si la page 43 de ce numéro me paraît attrayante, la page 42 me déplaît au plus haut point.Sachez que ce qui m’intéresse c’est le texte: le contenu et non pas le contenant! (.) Je profite de l’occasion pour vous faire part de mon appréciation du papier glacé en tant que matériau pour un magazine.En effet, j’estime que ce papier ajoute peut-être au prestige d’une revue ou d’un magazine, peut-être a-t-il une durée de vie plus longue que les autres types, mais il rend certainement la lecture difficile à cause de ses excellentes propriétés réfléchissantes quant à la lumière.(.) Louis Belliard, Chicoutimi Bien sûr, sans contenu, un magazine ne peut susciter longtemps l’intérêt de ses lecteurs.Toutefois, un magazine, fut-il scientifique, s’il n’a pas un contenant soigné, s’il est sans recherche graphique, attire également peu l'attention des lecteurs.Évidemment, dans ce monde, la perfection est difficile à atteindre et les erreurs sont inévitables, à preuve celle des pages 42-43 du mois d’août dernier, causée par une mauvaise interprétation des données graphiques à l'imprimerie, ou d’autres (encres trop subtiles) que l’on pourrait éviter si nous pouvions nous permettre des contrôles en cours d’impression, contrôles qui augmenteraient de beaucoup le prix du magazine.L’utilisation du papier glacé est elle aussi un compromis du même ordre, entre un prix à l’unité acceptable et une reproduction des couleurs de qualité.DÉCEMBRE 1985 • QUÉBEC SCIENCE 3 58 fi-Tfrif, mm CAAVÜi NAPOLÉON GRAND VS.O.P UGRANDE MAF COGNAC FRANCE U Grande Marque 40Za!c./v«l- PRET POUR LA FETE Que la fête commence! Grand ou petit, beau temps mauvais une fête c’est une fête.Profitez donc de l’occasion pour offrir un présent qui fera la joie et l’unanimité.Offrez quelque chose hors de l’ordinaire car.C’EST LA FÊTE.4 INTERIEUR/EXTERIEUR MET-4203 temPS 75 x230 mm_____________ 42.50$ LOUPE EN TECK PLAQUÉ OR LOU-2347 150 100 x 50 mm 39 1 MINIMUM/MAXIMUM MET-4021 50 x 180 mm 19.4 2 HÊTRE ET LAITON MET-2392 50 x 260 mm 19.4 3 LE THERMOMÈTRE 660 | MET-3566 19.4 XI ALUMINIUM BROSSE MET-4205 Intérieur/Extérieur 49.50$ 10 LOUPE SUR SOCLE LOU-2627 Lentille 60 mm 19 6 DÉCORATIF MET-2710 42.50$ 11 (non illustré) MET-2704 24.50$ PRIX DESIGN de STUTTGART A- LOU-15 Grossisse/fifnt 7X THERMOMETRE A VIN MET-3399 Avec rangement B- LOU-' Grossisa int 4X 22.4 ' Ces deux loupes font à monture éclairante.JG A- BAROMETRE ELECTRONIQUE MET-17Q MET-1705 (norf jllusa y v 69.4 XI / 5_ S Il ta il -=B , : v./,/M il 7 f IISTE l’Évêché est, Rknouski (Québec) C.P7815 G5L 1X4 Tél.: (418) 724-6622 \ >rès de vous.plus en plus près av^c UE SANS notr< de ÇOtylJANDE TELEPH0NIQ_________ par ligne dîrecte-4n composant le 1-800-463
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