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Titre :
Québec science
Principal magazine d'information scientifique généraliste québécois. [...]

Le mensuel d'information scientifique Québec Science est publié à partir de 1970. Il est le résultat de l'acquisition par l'Université du Québec de la revue Jeune scientifique, qui était publiée par l'Acfas. C'est Jocelyne Dugas, auparavant responsable de la revue Techniques, publiée par le ministère de l'Éducation, qui préside à cette mutation.

Québec Science opte pour une formule plus journalistique que pédagogique. La revue sera un terreau de développement de la profession de journaliste scientifique. Michel Boudoux, Yannick Villedieu, Christian Coutlée, Daniel Choquette, Solange Lapierre-Czerniecki, Pierre Sormany, Michel Gauquelin, Madeleine Harbour, Fabien Gruhier, Lise Laberge, Gilles Provost, Gilles Paquette, François Picard y participent.

La revue vise à intéresser les jeunes à la science et aux carrières scientifiques en leur offrant une information scientifique à jour présentée par des articles rigoureux et approfondis. Un accent est mis sur l'attractivité visuelle; une première couverture signée par le graphiste Jean-Pierre Langlois apparaît ainsi en septembre 1973. Pierre Parent et Richard Hodgson poursuivront le travail de ce dernier. Diane Dontigny, Benoit Drolet et André Delisle se joignent à l'équipe au milieu des années 1970, alors que Jean-Pierre Rogel en dirige la rédaction à partir de l'automne 1978.

Les premières années sont celles de l'apprentissage du journalisme scientifique, de la recherche de l'équilibre entre la vulgarisation, ou plutôt la communication, et la rigueur scientifique. Les journalistes adoptent styles et perspectives propres à leur métier, ce qui leur permet de proposer une critique, souvent liée à l'écologie ou à la santé. Plus avant dans les années 1970, le magazine connaît un grand succès, dont témoignent l'augmentation de ses ventes et la résonance de ses dossiers.

Québec Science passe sous la responsabilité des Presses de l'Université du Québec en 1979. La revue est alors prospère; en 1980, le magazine est vendu à plus de 25 000 exemplaires, dont 20 000 par abonnement. Les années 1980 sont plus difficiles à cause de la crise économique. Luc Chartrand pratique le journalisme d'enquête pour la revue, dont l'équipe de rédacteurs se renouvelle. On assiste ainsi à l'arrivée de Gilles Drouin, Bernard Giansetto, Claude Forand, Louise Desautels, François Goulet et Vonik Tanneau. Québec Science produit des articles sur les sujets de l'heure : pluies acides, sida, biotechnologies.

Au tournant des années 1990, le magazine fait davantage appel à des collaborateurs externes - journalistes, professeurs et scientifiques. Le cégep de Jonquière devient l'éditeur de la revue. Il en gardera la charge jusqu'au transfert de Québec Science à Vélo Québec en 2008.

Au moment de l'arrivée, en 1994, du rédacteur en chef actuel, Raymond Lemieux, le magazine est encore en difficulté financière. Il connaîtra cependant une relance, fort de la visibilité engendrée par la publication, depuis février 1993, d'un numéro spécial sur les découvertes scientifiques de l'année au Québec. Québec Science devient le premier média québécois à se trouver sur Internet, ce qui lui offre un rayonnement international. Le magazine surfe sur cette vague, avec davantage de contenus et de grands reportages qui franchissent les frontières du Québec; il obtient un soutien accru du gouvernement québécois, ce qui lui permet de recomposer une équipe de journalistes : Catherine Dubé, Vincent Sicotte, Marie-Pierre Élie, Joël Leblanc viennent travailler pour la revue.

Québec science profite ensuite de l'engouement pour les avancées technologiques et s'attire de nombreux collaborateurs qui maintiennent le dynamisme de la revue.

Source :

LEMIEUX, Raymond, Il était une fois¿ Québec Science - Cinquante ans d'information scientifique au Québec, Québec / Montréal, MultiMondes / Québec Science, 2012, 165 p.

Éditeurs :
  • Québec :Les Presses de l'Université du Québec,1970-,
  • Montréal :Vélo Québec éditions inc.
Contenu spécifique :
Novembre
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Jeune scientifique
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Références

Québec science, 1987, Collections de BAnQ.

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2,95$ CD Volume 26, numéro 3 D J LJ ,—l LJ Les vingt-cinq ans de QUEBEC SCIENCE une aventure passionnante LE MARCHÉ DES TECHNOLOGIES Novembre 1987 DES MAMMOUTHS À OTTAWA CANCER: PROGRES OU ILLUSION?1 / DES SAUMONS CULTIVES Sma: m SPOUTNIK: L’AVENTURE CONTINUE °Urr'er de 2e classe, enregistrement n° 1052 Pol t de retour garanti.C.P.250, Sillery.Québec, Canada GIT 2R1. Depuis plusieurs années, la Société générale de financement contribue à doter le Québec d’une infrastructure industrielle dans plusieurs secteurs vitaux.Aujourd’hui, l’avenir s’ouvre aux projets d’envergure et aux entrepreneurs qui voient grand.Lancer une entreprise dans des domaines tels la pétrochimie ou l’électro-métallurgie nécessite un encadrement sûr et un partenaire financier solide.Plus que jamais, le Groupe SGF prend, en 1987, une importance nouvelle dans l’établissement et le développement d’une industrie québécoise vigoureuse.Quand il s’agit de grandes idées, la SGF prend les grands moyens.69 LE GROUPE SGF lume 26, numéro 3 SOMMAIRE Novembre 1987 ARTICLES 6 Le marché des technologies Acheter ou vendre un savoir-faire technologique est un élément de croissance de plus en plus indispensable à une entreprise.Par Gilles Drouin Î2 La lutte contre le cancer : progrès ou illusion statistique?La lutte engagée contre le cancer se poursuit toujours.Mais il n'est pas certain qu'on ait vraiment avancé.Par Robert Verreault •0 Des mammouths à Ottawa Soigneusement reconstitués par les experts, des mammouths laineux accueillent désormais les visiteurs au Musée national des sciences naturelles à Ottawa.Par Huguette Guilhaumon 6 Les 25 ans de Québec Science Une partie de l'histoire passionnante de Québec Science, depuis son envol, en novembre 1962, sous le nom de Jeune Scientifique, jusqu'à aujourd'hui.Par Jean-Marc Gagnon 10 L’aventure du Spoutnik H y a 30 ans, les Soviétiques lançaient le premier satellite artificiel de la Terre : Spoutnik I.Depuis, leur aventure se poursuit.Par Claude Lafleur 14 Des saumons cultivés Comment les biotechnologies ont contribué au succès de l’aquaculture du saumon en Colombie-Britannique.Par François Goulet Page 44 Page 16 Page 30 Page 40 SORTIE mmw CHRONIQUES 9 Pour ou contre?Changer la loi sur les brevets Par Roger Gaudry 11 Actualité Par l’Agence Science-Presse Comment choisir le meilleur joueur Les filles et les carrières scientifiques : un pas en avant 1987: une mince récolte pour les sans-abri 47 Interview Serge Fournier: la fascinante mutation d’une idée en un produit fini Propos recueillis par Gilles Drouin 50 Fernand Seguin Le bol coréen et le piquet québécois 54 Des sciences à loisir La généalogie Par Denis Gilbert 7 Entre les lignes 10 Courrier 55 Lu pour vous Sciences et médecine au Québec L’état du tiers monde Mieux connaître une intervention chirurgicale 56 Prochain numéro 58 En vrac QUÉBEC SCIENCE, magazine à but non lucratif, est publié 11 fois l’an par les Presses de l’Université du Québec.La direction laisse aux auteurs l’entière responsabilité de leurs textes.Les titres, sous-titres, textes de présentation et rubriques non signées sont dus à la rédaction.Tous droits de reproduction, de traduction et d'adaptation réservés.Télex: 051-31623 Dépôt légal: Bibliothèque nationale du Québec Quatrième trimestre 1987.ISSN-0021-6127 Répertorié dans Point de repère ® Copyright 1987 QUÉBEC SCIENCE PRESSES DE L'UNIVERSITÉ DU QUÉBEC QUÉBEC SCIENCE / NOVEMBRE 1987 3 "PÊiliilîËÉiiMËmiÉ DES LIVRES QUI ONI PANAC T I VGENDA D’ART l*>SS Le Saint-Laurent LUOlLL du PARLEMENT Mi:ici Klaus témoin de nulle histoire PORTRAITS D ARTISTKS 1/ OTR£ ENFANT au, i o- u.r e a, O Agenda d’art 1988 Pour l’édition 1988 de son Agenda d’art, le Musée du Québec a développé le thème de l’autoportrait et du portrait d’artiste.L’Agenda s’avère pour notre ère trépidante, un instrument précieux voire essentiel et le beau ne peut-il pas se joindre à l’utilitaire?Musée du Québec 127 pages EOQ 24173-7 16,95 $ L’Hôtel du Parlement, témoin de notre histoire ün superbe volume qui retrace l’histoire du premier site historique national du Québec: l’Hôtel du Parlement.Abondamment illustré, ce superbe livre deviendra sans contredit un ouvrage de collection.• édition de luxe, reliure pleine toile • plus de 50 photos couleurs • plus de 230 illustrations ou photos noir et blanc dont de nombreux documents d'archives Assemblée nationale 1986, 204 pages ._ _ _ EOQ 23933-5 40,00 ^ aussi disponible en anglais Quebec's Parliament Building: Witness to History EOQ 23934-3 Le Saint-Laurent Cln album exceptionnel pour découvrir ce fleuve majestueux qu’est le Saint-Laurent.Jamais autant de photos couleurs sur le Saint-Laurent n’ont été réunies sous une même couverture, révélant à chaque page un visage nouveau de ce cours d’eau et des sites fabuleux qu’il traverse.• 140 photos couleurs • texte de Pierre Perreault • reliure pleine toile Mia et Klaus Coédition Libre Expression/Art Global sous licence du gouvernement du Québec 1984, 224 pages — n ^ EOQ 21269-6 / U $ Votre enfant au jour le jour Comment reconnaître les «petites maladies» de l’enfant?Comment prévenir les accidents et les intoxications?Gn ouvrage qui donne plus de moyens aux parents des enfants de la naissance à six ans! D.S.C.Hôtel-Dieu-de-Lévis D.S.C.Hôtel-Dieu-de-Montmagny 1987, 111 pages Q n CZ à EOQ 23121-7 0,yD s> Bon de commande postale (A compléter en lettres moulées SVP) Quant.Code EOQ Titre Prix unitaire Total 24173-7 Agenda d’art 1988 16,95 $ 23933-5 L’Hôtel du Parlement 40,00 $ 21269-6 Le St-Laurent 70,00 $ 23121-7 Votre enfant au jour le jour 8,95 $ Retourner à: Les Publications du Québec Case postale 1005 Québec (Québec) G1K 7B5 Important: Paiement par chèque ou mandal-poste Cartes de crédits acceptées ?IS] n®©] Date déchéance Banque ________ En vente dans nos librairies, chez nos concessionnaires, par commande postale et chez votre libraire habituel.Les Publications du Québec C.P 1005 Québec (Québec) G1K 7B5 Vente et information (418) 643-5150 (sans frais) 1-800-463-2100 Nom du titulaire Québec TOUTE COMMANDE EST PAYABLE À L'AVANCE À L'ORDRE DE - LES PUBLICATIONS DU QUÉBEC» UNIVERSITÉ DU QUÉBEC BUREAU DU PRÉSIDENT Chères lectrices et chers lecteurs de QUÉBEC SCIENCE QUÉBEC SCIENCE célèbre cette urinée le 25e annirer saire de su fondution.Créée en 1962 pur /Association canadienne-française pour Caiancernent des sciences (ACFAS) et publiée sous le nom de JEUNE SCIENTIFIQUE jusqu'en 1969.cette rerue se situe au coeur de la tradition de rulparisation scientifique au Canada français.Au cours des années 60.le JEUNESCIENTIFIQUE\ est acéré une aide précieuse à l'apprentissage des sciences au secondaire.Les élèves de ce niveau ont pu s'initier, grâce à cette revue, aux sujets les plus populaires de la science et de la technologie de l'époque.Après sa prise en charge par l'Université du Québec, en 1969.la revue est devenue QUÉBEC SCIENCE qui a élargi son approche pour aider l'ensemble des Québécois à mieux suivre et à mieux interpréter l'actualité scientifique et technologique.Dans une rétrospective sommaire, on peut affirmer que durant ces vingt-cinq années le magazine QUÉBEC SCIENCE a été à la fine pointe de la vulgarisation scientifique au Québec.Ce faisant.QUÉBEC SCIENCE a contribué à l'accomplissement d'une des missions de l'Université du Québec : rendre la connaissance scientifique accessible au plus grand nombre de Québécois.En cette année anniversaire, il m'est agréable de souhaiter longue et fructueuse vie à QUÉBEC SCIENCE et de remercier les nombreux lecteurs, les annonceurs et le personnel de leur engagement et de leur fidélité envers le magazine.Le président.Gilles Botilet FAITES LE PLEIN DE CONNAISSANCES! LES REVUES QUÉBÉCOISES D'INFORMATION SCIENTIFIQUE : UN CARBURANT ESSENTIEL QUEBEC SCIENCE INTERFACE OBJETS MESSIER DOSSIER: SUPERNOVA Michael Florian LM HYPOGLYCÉMIE AGRICULTURE ET ENVIRONNEMENT 1 QUÉBEC SCIENCE, doyen des magazines scientifiques québécois (25 ans en novembre 87], s'adresse aux non-spécialistes, et traite une très grande variété de sujets d'actualité.Dans un monde ae plus en plus scientifique, il faut lire chaque mois les articles accessibles et bien illustrés de Québec Science pour comprendre le présent et prévoir l'avenir.Un an, 11 numéros, 25 $; 2 ans, 44 $.2 JE ME PETIT-DÉBROUILLE.Expériences «scien-tifix», jeux, bandes dessinées, reportages et chroniques (astronomie, animaux, ordinateurs, etc.).Le magazine du Club des petits débrouillards est le rendez-vous des 7-14 ans qui veulent s'instruire en s'amusant.Un an, 11 numéros, 15 $ (carte de membre incluse).Deux ans, 28$.r 3 LE QUÉBEC ASTRONOMIQUE, la revue des astronomes amateurs du Québec.On y discute de J'astronomie, de l'astronautique et des sciences connexes.Voyez comment utiliser un télescope, une carte du ciel ou des jumelles! Apprenez à découvrir les merveilles célestes et a retrouver les planètes.Pour tous ceux qui s'intéressent de près ou de loin à l'astronomie.Un an, 6 numéros, 16 $.4 INTERFACE.De l'astronomie à la zoologie, Interface vous fait parcourir le pays de la recherche.Quels sont les travaux importants effectués au Québec et au Canada?Qui sont nos chercheurs?Pour le savoir, lisez Interface.Cinq numéros par année, plus le Bottin annuel de la recherche.Un an, 20 $ (Étudiants : 10 $, Institutions/Étranger: 40 $) 5 FRANC-NORD, la vulgarisation scientifique « sauce nature ».Pour ceux qui s'intéressent à la conservation de l'environnement.On y traite de faune, de flore, d'environnement, de loisir et de sites naturels, le tout illustré de superbes photos couleurs.Un an, 4 numéros, 15 $; 2 ans, 28 $.Inclut le membership à l'Union québécoise pour la conservation de la nature (UQCN).6 FORÊT CONSERVATION, le magazine de la forêt, de l'environnement et des sciences naturelles.Chroniques et reportages sur les réalités écologiques, économiques et sociales de la forêt, sur l'environnement, la faune et les sciences naturelles.Publié par l'Association forestière québécoise.Un an, 10 numéros, 25 $ (inclut le membership à l'AFQ).T HUMUS, le magazine de l'écologie pratique, vous transporte des laboratoires de recherche à la vie quotidienne des paysans du Tiers-Monde, en passant par l'horticulture, la santé et l'alimentation, l'environnement.Rempli d'informations pratiques, Humus est le témoin de l'actualité écologique.Un an, 6 numéros 12 $; 2 ans, 23 $.Oui, je veux faire le plein! Veuillez m'abonner NOM au(x) magazine(s) suivontjs] : ADRESSE 1 QUÉBEC SCIENCE ?2 JE ME PETIT-DÉBROUILLE ?3 LE QUÉBEC ASTRONOMIQUE ?4 INTERFACE ?CODE POSTAL TÉL.t 5 FRANC-NORD ?6 FORÊT CONSERVATION ?7 HUMUS ?Ci joint un chèque de à l'ordre de AGENCE SCIENCE PRESSE 2730, Côte Sainte-Cotherine Montréal (Québec) H3T1B7 Prix en vigueur jusqu'au 1er juillet 1988.Votre commande sera traitée rapidement.et scientifiquement.QS 87 B7D QUÉBEC SCIENCE 2875, boul.Laurier, Sainte-Foy (Québec) G1V 2M3 Tél.: (418) 657-3551 — Abonnements: poste 2854 Rédaction: SCIENCE-IMPACT: (418) 831-0790 DIRECTEUR Jacki Dallaire RÉDACTION La coordination rédactionnelle de QUÉBEC SCIENCE est effectuée par Les communications SCIENCE-IMPACT C.S.I.Itée Rédacteur en chef Jean-Marc Gagnon Adjointe à la rédaction Lise Morin Recherches iconographiques Ève-Lucie Bourque Collaborateurs Jean-Marc Carpentier, Claire Chabot, Gilles Drouin, Claude Forand, François Goulet, Michel Groulx, Fabien Gruhier, Huguette Guilhaumon, Élaine Hémond, Madeleine Huberdeau, Yvon Larose, Claude Marcil, Félix Maltais, Danielle Ouellet, Gilles Provost, Fernand Seguin, René Vézina.PRODUCTION Conception graphique Richard Hodgson Réalisation graphique Line Nadeau Typographie Raymond Robitaille Photo couverture Alain Vézina Séparation de couleurs Les ateliers graphiscan Itée Photogravure et impression Imprimerie Canada inc., Sillery, Québec PUBLICITÉ Marie Prince 2875, boulevard Laurier Sainte-Foy, Québec G1V 2M3 Tél.: (418) 657-3551, poste 2842 COMMERCIALISATION Directeur de la commercialisation René Waty Abonnements Nicole Bédard Distribution en kiosques Messageries dynamiques Abonnements Au Canada: Régulier: (1 an/11 nos: 25,00$ Spécial: (2 ans/22 nos): 44,00$ Groupe: (1 an/11 nos): 23,00$ (10 ex.à la même adresse) À l’unité 2,95$ À l’étranger: Régulier: (1 an/11 nos): 35,00$ Spécial: (2 ans/22 nos): 61,00$ À l’unité: 3,50$ Pour abonnement ou changement d'adresse: QUÉBEC SCIENCE C.P.250 Sillery G1T2R1 Québec Science atteint ce mois-ci l’âge respectable de 25 ans.Cela représente certes toute une évolution depuis la parution du premier numéro du Jeune Scientifique en novembre 1962, mais pose en gros le même défi d’intéresser un maximum de personnes.Un aperçu du chemin parcouru est présenté plus loin dans ce numéro.Pour quelqu’un qui, comme moi, a vécu de très près plus de la moitié de ces années, cet aperçu peut paraître sommaire.Mais on ne peut pas consacrer tout un numéro à l’histoire de Québec Science, et risquer de n’intéresser qu’une partie des lecteurs.Des lecteurs qui, justement, apprécient d’abord et avant tout la variété des sujets abordés dans le magazine ! Même s’il souligne notre anniversaire, le présent numéro ne donne pas pour autant, croyons-nous, dans la mélancolie rétro.Bien sûr, parler des mammouths d’Ottawa ne semble pas forcément moderne au premier abord.Mais il faut lire le texte de Huguette Guilhaumon pour se rendre compte qu’il s’agit d’un sujet presque futuriste, au moins pour les techniques et les matériaux utilisés ! Quant au premier Spoutnik, il y a, bien sûr, 30 ans qu’il a doté la Terre de son premier satellite artificiel, mais l’article qu’a écrit Claude Lafleur pour l’occasion parle bien plus du présent et de l’avenir que du passé ! En ce qui concerne les saumons du Pacifique, il n’était pas question d’en faire l’élevage dans de vastes fermes marines, il y a 25 ans.Encore moins, comme le décrit François Goulet, de recourir aux techniques biotechnologiques pour transformer les femelles en mâles capables de n’engendrer que des femelles.Il faut le lire pour le croire.Ce numéro aborde aussi des sujets d’une actualité urgente comme les transferts de technologie.Notre collaborateur, Gilles Drouin, montre toute l’importance de tels transferts dans notre économie.Une autre urgence: le cancer, ce mal de notre siècle contre lequel nous ne sommes pas encore si bien armés que nous le croyions.Robert Verreault fait le point sur les progrès réalisés en ce domaine.Des progrès qui, selon certains, ne seraient qu’illusion statistique.Vous pourrez lire aussi dans ce numéro l’opinion de Roger Gaudry sur la nouvelle loi sur les brevets, le portrait du directeur du Centre de recherche Bell-Northern à l’fle des Soeurs, comment attraper la piqûre de la généalogie amateur.Également, pour un second numéro, un nouveau groupe de collaborateurs est chargé de la rubrique Actualité: l’Agence Science-Presse (ASP).Auparavant appelée Service de nouvelles scientifiques Hebdo-science, cette agence fournit des nouvelles scientifiques aux journaux hebdomadaires depuis plus de dix ans.Désormais, les pages d’actualité scientifique de Québec Science seront redevables à /’ASP.J’oubliais ! Qu’y a-t-il de commun entre un bol coréen et un piquet de clôture ?Il faut lire la chronique de Fernand Seguin pour y trouver la réponse ! QUÉBEC SCIENCE 2875, boul.Laurier, Sainte-Foy (Québec) G1V 2M3 Tél.: (418) 657-3551 — Abonnements: poste 2854 Rédaction: SCIENCE-IMPACT: (418) 831-0790 DIRECTEUR Jacki Dallaire RÉDACTION La coordination rédactionnelle de QUÉBEC SCIENCE est effectuée par Les communications SCIENCE-IMPACT C.S.I.Itée Rédacteur en chef Jean-Marc Gagnon Adjointe à la rédaction Lise Morin Recherches iconographiques Ève-Lucie Bourque Collaborateurs Jean-Marc Carpentier, Claire Chabot, Gilles Drouin, Claude Forand, François Goulet, Michel Groulx, Fabien Gruhier, Huguette Guilhaumon, Élaine Hémond, Madeleine Huberdeau, Yvon Larose, Claude Marcil, Félix Maltais, Danielle Ouellet, Gilles Provost, Fernand Seguin.René Vézina.PRODUCTION Conception graphique Richard Hodgson Réalisation graphique Line Nadeau Typographie Raymond Robitaille Photo couverture Alain Vézina Séparation de couleurs Les ateliers graphiscan Itée Photogravure et impression Imprimerie Canada inc., Sillery, Québec PUBLICITÉ Marie Prince 2875, boulevard Laurier Sainte-Foy, Québec G1V 2M3 Tél.: (418) 657-3551, poste 2842 COMMERCIALISATION Directeur de la commercialisation René Waty Abonnements Nicole Bédard Distribution en kiosques Messageries dynamiques Abonnements Au Canada: Régulier: (1 an/11 nos: 25,00$ Spécial: (2 ans/22 nos): 44,00$ Groupe: (1 an/11 nos): 23,00$ (10 ex.à la même adresse) À l’unité 2,95$ À l’étranger: Régulier: (1 an/11 nos): 35,00$ Spécial: (2 ans/22 nos): 61,00$ À l’unité: 3,50$ Pour abonnement ou changement d'adresse: QUÉBEC SCIENCE C.P.250 Sillery G1T2R1 QUÉBEC SCIENCE / NOVEMBRE 1987 7 INFQPUQ Un excellent moyen pour toute la famille de parfaire ses connaissances.|Un système de courrier électronique parmi les moins chers au Canada.prn OFFREZ UN ABONNEMENT OU UN CRÉDIT D’UTILISATION DE LA BANQUE D’INFORMATIONINFOPUQ.L’heureux bénéficiaire recevra la trousse du nouvel usager et/ ou le certificat-cadeau accompagné(s) d’une carte de Noël en votre nom.INFOPUQ Payez a l’ordre de CODE POSTAL nom ADRESSE.PROV- .^’nne valeur de 35$• O Un abonnemen consuUation D un créd.t en temps de con ^ d’une valeur de Complétez et retournez le coupon ^mourcrhutartntiuevo^ cadeau soit livre avant Noël.„„ chèque au montant de — MASTERCARO.¦' Un ur carte de crédit ?VISA da,.dW™»" Rthtutcu.pat sam________________ SIGNATURE- LE donateur ^ — RETOURNEZ À L’ADRESSE SUIVANTE: INFOPUQ, 2875, boul.Laurier, Sainte-Foy, Qc G1V 2M3 Tél.: (418) 657-3551 POUR OU CONTRE?par Roger GAUDRY De tous les pays industrialisés, le Canada est probablement le seul à ne pas posséder une importante industrie pharmaceutique indigène.Au cours des années, plusieurs fabricants canadiens ont cherché sans succès à se hisser au rang de «multinationale» du médicament.Plusieurs raisons expliquent cet état de fait.D’abord la petitesse du marché canadien et sa grande dispersion.Mais surtout, le fait que le climat économique était peu propice à de tels développements, en raison, en particulier, de la protection insuffisante accordée par la loi canadienne sur les brevets.En effet, même lorsque les brevets sur les produits pharmaceutiques étaient respectés, ils protégeaient les méthodes de fabrication des substances chimiques et non les produits eux-mêmes.À partir de 1969, la situation s’est considérablement dégradée.Il devint alors légalement possible, pour les fabricants de médicaments dits « génériques », de commercialiser des produits mis au point par d’autres en ne payant qu’une redevance insignifiante aux propriétaires des brevets et en défrayant le coût d’une simple licence d’exploitation.Dans un tel contexte, le maintien de centres de recherche importants au Canada par les grandes compagnies pharmaceutiques n’offrait donc pas beaucoup d’intérêt.D’où la diminution du nombre de laboratoires de recherche existants et, corollaire direct, la chute rapide des possibilités d’emploi pour les diplômés en chimie, en biochimie, en pharmacologie, en toxicologie, en microbiologie, etc., dans le domaine pharmaceutique.Au moment d’aller sous presse, le projet de loi sur les brevets (C-22) était encore à l’étude par le Sénat canadien.Je crois qu’il devrait être adopté et ce, pour plusieurs raisons.D'abord, il m’apparaît équitable que le Canada reconnaisse la propriété intellectuelle dans le domaine des médicaments, comme cela se fait dans d’autres domaines.Il n’est tout simplement pas correct qu’une loi permette de s’approprier les résultats des découvertes d'autrui sans son consentement.Une telle situation doit être corrigée afin que les compagnies pharmaceutiques qui dépensent beaucoup en recherche-développement (dans le domaine pharmaceutique, les coûts de recherche sont particulièrement élevés) puissent récupérer leurs investissements en exploitant en exclusivité pendant un certain nombre d’années les produits qu’ils ont mis au point.Une durée raisonnable pour cette exclusivité serait de l’ordre de dix ans après CHANGER LA LOI SUR LES BREVETS l’émission de l’avis de conformité par la division de la Protection de la santé du ministère des Affaires sociales.Cette période de dix ans peut paraître longue à première vue.Elle ne l’est pas si l’on considère qu’un nouveau produit n’atteint habituellement une rentabilité convenable que quatre ou cinq ans après sa mise en marché.RETOMBÉES CERTAINES Une autre raison tout aussi importante d’adopter le projet de loi C-22 concerne les retombées scientifiques et économiques résultant de la reconnaissance adéquate des brevets dans le domaine pharmaceutique.Une telle protection constituerait une forte incitation pour les compagnies pharmaceutiques à investir dans la recherche-développement au Canada, ce qui entraînerait la création de laboratoires et d’emplois pour nos diplômés dans des secteurs technologiques de pointe, sans oublier l’impact énorme que cela provoquerait sur la recherche clinique canadienne.À l’heure où tous les gouvernements s’entendent pour élaborer des politiques de développement des technologies nouvelles, créatrices d’emplois et d’enrichissement de la population, la recherche pharmaceutique repré- sente sans l’ombre d’un doute l’un des secteurs les plus attrayants pour utiliser, dans l’avenir, les résultats des découvertes en biotechnologie.Le principal argument employé par les opposants au projet de loi C-22 est celui des prix.Ils prétendent que l’adoption de la nouvelle loi entraînerait une augmentation importante du coût des médicaments.Voilà qui est grandement exagéré.D’abord, les nouveaux médicaments deviendraient disponibles à tous ceux qui voudraient les commercialiser dix ans après avoir reçu l’avis de conformité.Ensuite, il ne faut surtout pas oublier que la compétition est extrêmement vive dans le domaine des médicaments.Dès qu’une nouvelle molécule particulièrement intéressante arrive sur le marché, le compte à rebours est déjà commencé pour qu’une autre molécule vienne lui faire concurrence.Dans cette optique, la période d’exclusivité que consentirait la nouvelle loi apparaît bien courte.Une telle exclusivité ne s’appliquerait donc qu’à un petit nombre de produits.Pour s’assurer que les prix de ces quelques produits ne soient pas excessifs, le gouvernement canadien n’aurait qu’à instaurer un mécanisme de surveillance, comme cela se fait déjà dans plusieurs pays; un tel mécanisme est d’ailleurs prévu dans le projet de loi C-22.De toutes les provinces canadiennes, le Québec est sans doute celle qui a le plus à gagner du développement de la recherche pharmaceutique puisque c’est au Québec que se trouvait la plus grande concentration de laboratoires de recherche en ce domaine avant 1969.Il n’y a pas de raison pour que la situation ne redevienne aussi bonne, sinon meilleure qu’à la fin des années 60, advenant, bien sûr, que le gouvernement du Canada décide enfin de redonner au pays un climat favorable à de tels développements en adoptant le projet de loi C-22.Aujourd'hui retraité «actif», l'auteur a d’abord été directeur des laboratoires de recherche de la compagnie pharmaceutique Ayerst avant d’être recteur de l’Université de Montréal.QUÉBEC SCIENCE / NOVEMBRE 1987 9 COURRIER L’ÉNIGME DES TOURBIÈRES J’ai lu avec beaucoup d’intérêt l’article de Élaine Hémond sur les tourbières dans le numéro de juillet-août 1987.Bravo! Alain Durocher Baie-Comeau Dans l’article Au pays des sphaignes, l’énigme du pin blanc solitaire et «resplendissant de santé» de la tourbière de Rivière-Ouelle m’a fait réfléchir.Cette présence exceptionnelle ne s’expliquerait-elle pas par le fait que ce pin ait pu être mycorhizé?Qu’en pensez-vous?Gérard Boucher Baie-Comeau Normalement, le pin blanc ne pousse pas dans les tourbières.Et la mycorhization, ce phénomène de l’association par symbiose d'un champignon aux racines de certains arbres, ne peut expliquer la présence de ce pin.Les épinettes noires qui poussent dans les tourbières sont très probablement mycorhizées de même que les pins blancs que l'on retrouve dans la nature.C’est un phénomène généralisé.Si votre hypothèse était juste, on retrouverait beaucoup de pins blancs dans les tourbières.Et ce n’est pas le cas.Dans le passé, il a pu y avoir une production énorme de graines de pin blanc autour de la tourbière; une sorte de pluie de graines a pu tomber à cet endroit.De ce nombre, en raison du phénomène de la variabilité, quelques individus mieux armés que d’autres ont pu survivre et s’adapter à ce milieu.Ce pin blanc est un variant : il s’écarte de la norme.Il a quelque chose en plus ou en moins qui explique sa présence.Malheureusement, on ne sait pas quoi.Cette différence individuelle pourrait être une explication possible.M.Robert Gauthier Département de phytologie Université Laval UN ABONNE FIDÈLE Je renouvelle mon abonnement pour la 12e année.J’aimerais vous suggérer quelques sujets d’articles qu’il serait intéressant de lire dans les prochains numéros de Québec Science: - les stagiaires canadiens à l’étranger, - les glaciers, - les femmes en agriculture, - les accords scientifiques Québec-France, - les méduses.Longue vie à Québec Science ! John Mcbrearty Nouvelle PAUL ET NON ROBERT! Le prénom du directeur du Stela (Groupe de recherche en sciences et en technologie du lait) dont il est question en page 17 de notre édition d’octobre 1987, dans l’article intitulé: «Du lait s’il vous plaît», est Paul et non Robert Faquin.Toutes nos excuses ! Que nous réservent les grands bouleversements technologiques ?.Un avenir à employer technologiques de pointe Un aperçu des Le réseau BIOCIDE, constitué de scientifiques des milieux universitaires et gouvernementaux intéressés à la recherche sur ie bacille thuringien, a le plaisir d'inviter les chercheurs canadiens de tous les milieux à son premier La technologie en milieu de travail — Résultats d’une enquête sur l’automatisation au Canada Innovations, emplois, adaptations Le centrage technologique L’innovation en milieu de travail au Canada — Réflexions sur la situation passée et les perspectives d’avenir FORUM INDUSTRIEL SUR LE BACILLE THURINGIEN le vendredi 4 décembre 1987 de 9 h à 12 h à l'Institut de recherche en biotechnologie 6100, avenue Royalmount Montréal, Québec H4P 2R2 Cinq études du Conseil économique du Canada.Les membres du réseau présenteront des résultats portant sur l'isolation des gènes d'endotoxine, la transformation dans les plantes, la photostabilité des cristaux, les anticorps, la caractérisation des protoxines et toxines, les tests de toxicité in vitro et in vivo et le travail sur le terrain.Pour de plus amples renseignements, veuillez écrire au : Le réseau désire explorer avec les participant(e)s les possibilités de projets conjoints et les meilleures façons de servir les intérêts industriels canadiens dans le domaine.Centre d’édition du gouvernement du Canada Promotion et publicité Ottawa, Canada K1A 0S9 Il n'y a pas de frais d'inscription, mais le nombre de participant(e)s est limité à 50.Les personnes intéressées peuvent s'inscrire en écrivant à l'adresse ci-haut, a/s Trudie Resch ou en téléphonant d'ici le 23 novembre au (514) 496-6357.fl ^ I Approvisionnements ¦ ~ ¦ et Ser Services Canada Supply and Services Canada Canada ¦+ de recherches Canada Council Canada Institut de recherche en biotechnologie Biotechnology Research Institute Canada I y» II Il B* l'a I 10 NOVEMBRE 1987 / QUÉBEC SCIENCE ACTUALITE s Jll poui ( Sinijt.'lit ill® par l’Agence Science-Presse iiM (cHk! pape lit , dus fï-o«s [Mis à Toi® ismilw L'âge, la condition physique, les milieux familial et social et l'hérédité entrent en jeu dans la sélection qui mène à la Ligue nationale de hockey.MUI® taie.| te-Fi» w! Si votre petit hockeyeur est né sous le signe astrologique du verseau ou des poissons, il a plus de chances de jouer dans la Ligue nationale un jour que s’il est né sous les signes du scorpion ou du sagittaire.L’astrologie n’a toutefois rien à voir là-dedans: c’est plutôt le fait d’être né au début de l’année qui semble favoriser un jeune plutôt qu’un autre.Voilà du moins ce qui ressort de deux études québécoises présentées à un symposium sur la détection du talent sportif dans le cadre du congrès de l’Association internationale des écoles supérieures d’éducation physique.Le facteur-clef dans la progression d’un jeune hockeyeur est le processus de sélection.À dix ou 12 ans, l’enfant doué sera classé dans la catégorie élite, où l’entraînement et le calibre de jeu sont supérieurs, alors que les moins talentueux se retrouveront dans les ligues maison, moins propices à l’éclosion de leur talent.Or, un enfant né en janvier, par exemple, est 11 mois plus vieux qu’un autre né en décembre; il a alors bien des chances d’être plus développé aux plans physiologique et psychomoteur, ce qui augmente ses possibilités d’être sélectionné dans la catégorie élite, la voie d’accès aux ligues professionnelles.Deux recherches appuient cette thèse.Ainsi, le professeur Georges Larivière, de l’Université de Montréal, a réalisé une étude auprès de 69 joueurs de catégorie Pee Wee qui ont suivi volontairement le même programme d’entraînement.Une première évaluation a permis d’identifier les deux meilleurs joueurs, des jeunes de presque 14 ans, plus grands et plus forts que les autres.! COMMENT CHOISIR LE MEILLEUR?Mais, aujourd’hui, ce sont deux autres participants à ce programme qui ont signé des contrats avec la LNH.Ces deux-là affichaient pourtant un rendement moyen au début de l’entraînement.Âgés alors de 13 ans, ils n’avaient pas encore terminé la période de croissance rapide caractéristique de l’adolescence.Le programme leur a permis de s’améliorer à un rythme accéléré et de dépasser tous les autres.Dans un processus habituel de sélection, ces deuxjeunes auraient sans doute été écartés du jeu.De son côté, M.Jacques L.Boucher, étudiant au doctorat à l’Université de Montréal, a constaté que 63 p.cent des joueurs de la Ligue nationale de hockey et 67 p.cent des jeunes hockeyeurs d’élite (catégorie Atomes AAA) sont nés dans les six premiers mois de l’année, confirmant ainsi l’importance de la maturité biologique dans le processus de sélection.Cette sélection pourrait-elle s’effectuer scientifiquement plutôt que d’être basée sur les perceptions des entraîneurs de hockey?Les chercheurs se montrent très prudents à ce sujet.L’évaluation du potentiel athlétique d’un jeune tient en effet de la jonglerie.Un nombre incroyable de facteurs entrent enjeu.On peut toujours chercher quelques indices dans le bagage génétique mais, comme l’a souligné Luc Léger, de l’Université de Montréal, «il n’y a pratiquement pas de disciplines sportives qui ne reposent que sur le facteur héréditaire».L’environnement, les milieux social et familial, de même que le QUÉBEC SCIENCE / NOVEMBRE 1987 11 profil psychologique de l’individu sont autant d’éléments dont on doit tenir compte.Il est également important de connaître parfaitement les caractéristiques physiologiques requises pour un sport donné.Faut-il de l’endurance ou de la puissance?De bonnes épaules ou de bonnes jambes?Une acuité visuelle particulière ou une excellente capacité d’analyse?L’évolution des disciplines sportives introduit passablement d’incertitudes dans cette évaluation.Les jeunes doués d’aujourd’hui seront les athlètes de la fin des années 90.Comment prévoir ce que sera le hockey à ce moment?Faudra-t-il des superpatineurs?Un joueur de moins de 90 kilos pourra-t-il survivre plus d’un an dans la Ligue nationale de hockey?«Il faudra faire de la prospective, sinon investir dans la détection ne servira à rien», a souligné Christian Pelchat, de l’Université du Québec à Montréal.Science oblige.Les spécialistes de l’activité physique tentent présentement de contenir ces nombreuses dimensions dans des équations qui devraient permettre une évaluation objective de l’aptitude à la pratique sportive.Toutefois, les recherches n’ont pas encore donné les résultats anticipés.«Les outils de dépistage dont disposent les entraîneurs sont loin d’être efficaces», soulignait Georges Larivière.Selon un chercheur allemand, G.Treuflin, peu de résultats scientifiques permettent, dans la pratique, de porter un meilleur jugement que celui d’un entraîneur expérimenté.Gilles Drouin LES FILLES ET LES CARRIÈRES SCIENTIFIQUES : UN PAS EN AVANT Lentement mais sûrement, les filles choisissent des carrières traditionnellement masculines.T*'" De récentes statistiques du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Science confirment l’intérêt croissant des filles pour des carrières en science ou en technologie, domaines qui, traditionnellement, ne semblaient attrayants que pour les garçons.Ainsi, en 1986, 43 p.cent des personnes inscrites au premier cycle universitaire en sciences pures étaient de sexe féminin.En sciences appliquées, cette proportion atteignait 22 p.cent.En 1982, l’élément féminin représenté dans ces disciplines formait respectivement 40 et 15 p.cent du total.«Le vent souffle actuellement vers des métiers plus scientifiques», constate Mme Michèle Violette, du bureau de coordination à la condition féminine du ministère de l’Éducation.Un vent, certes, mais pas une tornade puisque les femmes sont encore très peu représentées dans certaines disciplines comme le génie électrique ou mécanique où elles forment moins de 10 p.cent des effectifs dans les deux cas.De même, au secondaire et au collégial, des «fiefs» masculins comme la mécanique et l’électrotechnique attirent encore de 30 à 50 fois plus de garçons que de filles.On ne brise pas facilement des traditions, comme le démontre une enquête récente du ministère canadien du Travail effectuée auprès de 700 élèves du primaire.Ce sont encore les métiers de secrétaire-réceptionniste, d’infirmière, d’enseignante et de mannequin qui attirent le plus les 360 filles interrogées.Cependant, signe des temps, un plus grand nombre de filles que de garçons déclarent se destiner à l’informatique, à la médecine et à la médecine vétérinaire.Il faut dire également que de plus en plus d’efforts sont consentis pour attirer les filles vers les secteurs scientifiques dits masculins.Lors de son dernier congrès annuel, l’Ordre des ingénieurs du Québec, qui ne compte que trois p.cent de femmes dans ses rangs, a décidé d’organiser une campagne de promotion auprès des filles.De son côté, l’Association cana-dienne-française pour l’avancement des sciences renoue cet automne avec une ancienne formule de causeries sur les carrières scientifiques dans les écoles secondaires avec, cette fois, autant de conférencières que de conférenciers.Enfin, le bureau de coordination à la condition féminine du ministère de l’Éducation souligne que, depuis un an, plus de 500 conseillers d’orientation, professeurs et cadres d’écoles secondaires ont participé à des sessions de formation en vue d’aider les filles à choisir des carrières dans des secteurs auparavant à prédominance ou à exclusivité masculine.Benoît Chapdelaine 12 NOVEMBRE 1987 / QUÉBEC SCIENCE ijtdO! ODI 111 1987: UNE MINCE RÉCOLTE POUR LES SANS-ABRI Gtoifs > eoral- résolim iilapia- ipM Mil: iM soin::- MS- itipiaie il k pis pendait nid not iédaœ iit, U ttiiià edtpte iiispw irsst» 5 de s® Itdiede ecoœplî oeidat1 lia® iprfids ontaffl- [jceiii*! Les Canadiens sans-abri — entre 130 000 et 250 000 personnes, selon une enquête du Conseil canadien de développement social (CCDS) — risquent de ne pas retirer grand-chose de cette Année internationale du logement pour les sans-abri.Les initiatives financées par les gouvernements sont en effet presque toutes à caractère temporaire.Par exemple, seulement 92 des 567 abris (chambres, logements ou lits) créés au Québec sont pour des clientèles aux prises avec un problème de logement permanent.Et ce qui a inquiété encore davantage les participants canadiens à la Conférence internationale sur les sans-abri, tenue à Ottawa du 14 au 16 septembre dernier, c’est que ce phénomène va grandissant et qu’il touche de nouvelles clientèles, entre autres, dans les régions rurales.«Les organismes qui offrent un hébergement aux sans-abri ont observé une augmentation du nombre de jeunes et de femmes.Les personnes restent aussi longtemps dans ces refuges parce qu’elles ne peuvent plus se loger ailleurs», explique Mary Ann McLaughlin, auteure de l’étude du CCDS.taiisens ¦lie (os.eda'®1' 0*1 .Jep® ii'on» jisiiS’ «En plus des sans-abri, les personnes «à risque» — celles qui n’ont ni argent ni emploi stable — sont maintenant beaucoup plus nombreuses», poursuit Mme McLaughlin.Trois facteurs contribuent à l’augmentation du nombre des sans-abri: — La diminution du nombre de logements à prix modéré: cette diminution a été très importante au cours de la dernière décennie.Les maisons de chambres ferment ; les vieux bâtiments sont démolis ou transformés; les quartiers du centre-ville reviennent à la mode et attirent les gens à revenus élevés.— La diminution des services sociaux gouvernementaux offerts aux personnes vivant sous le seuil de pauvreté.— La désinstitutionnalisation: de plus en plus, les hôpitaux donnent congé à leurs patients en psychiatrie, qui ne peuvent pas tous se prendre en mains.On estime que la clientèle des centres d’hébergement est constituée à plus de 20 p.cent d’ex-psychiatrisés.Le phénomène des sans-abri en région est beaucoup plus important que l’on croit.« Les gens y sont cependant peu sensibles parce que les problèmes n’ont pas l’ampleur de ceux de Montréal», explique Allan Gaudreault, responsable du Bureau régional d’intervention coopérative en habitation (BRICH), un centre de ressources techniques du Saguenay.«Il y a 800 chambreurs à Chicoutimi, et en grande partie des ex-psy- UN BANC CONTROVERSE / c'v ¦MON tmmsimer Le Vaga-banc, un projet de banc de parc élargi et doté d’un toit amovible, présenté par des étudiants en architecture de l’Université de Montréal, a suscité une controverse lors de la Conférence internationale sur les sans-abri.Certains participants ont reproché aux étudiants de «perpétuer les préjugés envers les sans-abri».«Nous n’avons jamais prétendu que notre banc était une solution aux problèmes des sans-abri», ont protesté les étudiants.Ceux-ci soulignent que le Vaga-banc est un équipement urbain adapté à une réalité: celle des gens qui dorment sur les bancs publics.«Nous respectons le choix des personnes qui désirent vivre en marge de la société.D’ailleurs, les itinérants que nous avons consultés se sont déclarés enchantés de cet abri temporaire.» La ville de Montréal n’a pas encore décidé si elle irait de l’avant avec ce projet mais la controverse n’augure rien de bon.F.G.QUÉBEC SCIENCE / NOVEMBRE 1987 13 chiatrisés, rapporte M.Gaudreault.Ils finissent toujours par avoir un toit pour la nuit, mais jamais le même.Ce n’est pas un milieu de vie qui facilite la réinsertion sociale.Et, comme à Montréal, les maisons de chambres sont souvent insalubres.» La pauvreté rurale cause des problèmes de logement particuliers.Nombreux sont les petits propriétaires terriens qui n’ont pas d’eau courante ou d’électricité et qui n’ont pas les moyens de rénover.«J’ai vu des bidonvilles dans certaines campagnes du Saguenay», affirme Allan Gaudreault.Jennifer Foster, du Interchurch Housing Society, en Nouvelle-Écosse, a rapporté l’expérience intéressante du programme Heart Home, adapté aux populations rurales de cette province.«Prendre des familles qui habitent des cabanes en forêt, n’ont pas d’eau courante et se chauffent au bois, pour les reloger dans un bungalow de banlieue s’est souvent avéré désastreux, explique Mme Foster.C’est pourquoi notre programme fournit non seulement une petite habitation sécuritaire et confortable et ce, pour la moitié du prix d’un bungalow, mais également de l’aide professionnelle et des services éducatifs pour que ces personnes apprennent à se débrouiller en société.» Le logement n’est pas évidemment la solution à tous les problèmes des sans-abri: drogue, alcoolisme, ou problèmes psychiatriques.«Mais entre des logements permanents et le revenu minimum garanti, je choisis la première option, déclare Claudette Godley, de la maison d’hébergement Chez Doris, parce qu’avec le temps et l’inflation, le seuil de pauvreté s’ajuste au revenu minimum garanti.» Et selon beaucoup d’intervenants, un abri stable est la condition première pour qu’un individu puisse se prendre en mains et régler éventuellement ses problèmes personnels.François Goulet Allez chercher les faits et ensuite vous pourrez tes déformer autant qu'il vous plaira.Mark Twain CHARLEVOIX, un paysage de rêve.une terre de mystère Reconnue pour ses paysages aux charmes d'aman, la région de Charlevoix dégage une atmosphère paisible, propice à la rêverie.Qui donc alors pourrait imaginer qu'elle représente également la zone de tremblements de terre la plus active dans l’Est du Canada?Pourtant, son passé le révèle clairement: à l'instar d'autres régions du Canada, cette région du Québec a subi les secousses de plusieurs tremblements de terre au cours de son évolution.Bien que l'on connaisse le mécanisme de production des séismes, la cause demeure énigmatique.La croûte terrestre, en perpétuels réajustements, crée des forces tectoniques qui, au cours des années, s'accumulent dans les roches.Lorsque sous l'effet des contraintes, la déformation excède la résistance des roches, ces dernières se fracturent et provoquent ainsi un séisme.La plupart des séismes ont lieu le long de failles situées en profondeur.Le socle rocheux de la région de Charlevoix contient ce genre de failles, et selon les experts, ce sont elles qui seraient désignées comme zones de prédilection pour le relâchement de l'énergie accumulée dans la croûte terrestre.Pourquoi plus de séismes dans la région de Charlevoix qu'ailleurs dans l'Est du Canada?Il est possible que ce soit attribuable à la faiblesse géologique de la région ou à des sources de contraintes régionales particulièrement importantes.Mais dans l'état actuel des connaissances, on peut seulement affirmer que ces deux facteurs ont de l'importance.Auparavant, on croyait que le retrait des glaciers et le relèvement isostatique qui a suivi pouvaient être à l'origine de ces séismes.Toutefois, des régions avec des relèvements isostatiques beaucoup plus importants ne montrent pas de séismicité comparable: par conséquent, cette hypothèse n'est donc plus retenue.Mais, un tremblement de terre est toujours possible dans la région de Charlevoix, comme à bien d'autres endroits au Canada.Conscient de cette éventualité, Énergie, Mines et Ressources Canada (EMR) collabore étroitement avec la Protection civile au Canada afin d'informer la population par des documents et des bandes magnétoscopiques, des moyens à sa disposition pour se prémunir des dangers occasionnés par des séismes.Quoi qu'il en soit, lors d'un tremblement de terre il faut: • Demeurer calme en tout temps, ne pas céder à la panique: • S'éloigner des fenêtres et des objets en verre qui peuvent éclater et être propulsés assez loin; • S'abriter sous un meuble solide pour se protéger contre les débris qui tombent; • Ne pas sortir dans la rue car il y a risque d'être blessé par des débris tels que les revêtements de brique, les installations électriques, les cheminées, etc.; • Demeurer dans un endroit à découvert si l'on est à l'extérieur, loin des édifices et des lignes de transmission; • S'arrêter dans un endroit à découvert lorsqu'on est au volant d'un véhicule; • Fermer le gaz (chauffage, cuisinière, etc.) pour éviter un indendie.Après un tremblement de terre: • Ecouter les bulletins à la radio; • N'utiliser le téléphone que pour des appels urgents.Un vidéo sur les dangers et risques de séismes est donc offert au grand public.À noter que ce dernier est un projet mis de l'avant par EMR en collaboration avec la Protection civile au Canada.Pour obtenir plus de renseignements sur les séismes, s'adresser à : Communications EMR 530, rue Booth Ottawa (Ontario) Kl A 0E4 Téléphone: (613) 995-3065 1+ Energie, Mines et Ressources Canada Energy, Mines and Resources Canada L'Hon.Marcel Masse, Non.Marcel Masse, Ministre Minister Canada 14 NOVEMBRE 1987 / QUÉBEC SCIENCE es Mots-Clés DU TRANSFERT DE TECHNOLOGIE l'objet de , -ïtfSïüsS * j de secfet iant d'une.°'' g ciivulgatnd f^^,airel"w k • ind^’f d fabrlC8 t accord De1s à »»ar,iI ,eUr d^f(^»ces lige651 ,n détenten „ant re apP edevan définie' d nouvel16 dont pplication féderal cepl -8m ^:,né„; d'»»»;;;,.!.ran^nchisé '^'comf'^ fran uel un marque |o narfait ^ laquelle Zsgsigs&'Z'az 8e,,ice„n "’arll“ -,ia»8fll,ithîi''e' „ectue"e produd de c0lîloierce' été in|e perattaahatn parque5 d6 fdlart'**' Proprietenne|sse' droits pers° d'auteur' bre’ i\/6tS/ tels droits îtrielS’ 'o brev6' donnée^ indu5 SaVoir-fairet mlative u;h“rication I teabnipqt1 la fab:!i SVfd Toute lt[fconcept;;aeütre ^5ons,flcheS et reletï fab>on °U-d'instt tlble ou ^"peinent, «^atiof ^'an ' ont de dations, n-nti||0ns, etc- d.lt-^Sans^iod- d'eXP|oltexrclusive façon e* le PaVs oroou ' nt des N Ve yAT®1 f.fSé 8^,80» ¦ et c6-le bre''61 que-Vdi, brevetel ^Ae.^-NOUS1 robj61 ^pgf couvert P CONS CENTRE DE RECHERCHE INDUSTRIELLE DU QUÉBEC 333, rue Franquet Case postale 9038 Sainte-Foy (Québec) Canada G1V 4C7 (418) 659-1550, télex: 051-31569 8475, rue Christophe-Colomb B.P.2000, Succursale Youville Montréal (Québec) Canada H2P 2X1 (514) 383-1550, télex: 05-827887 par GILLES DROUIN Les entreprises québécoises tardent à fréquenter le marché des technologies.Sans être une solution miracle, le transfert de technologie offre néanmoins des garanties certaines de développement.Vous avez soif.Machinalement, vous ouvrez le réfrigérateur et vous prenez un litre de jus de pomme.Vous vous en servez un grand verre que vous videz en quelques gorgées.Geste simple et banal du quotidien.Pourtant, ce litre de jus n’est pas tout à fait comme les autres.Vous l’ignorez sans doute, mais il contient une bonne dose de technologie.D’abord, le contenant de ce jus (un litre de jus Oasis) était très novateur, lors de son apparition sur le marché, en 1979.Hypa, de son vrai nom, fut en effet le premier contenant fait d’un laminé flexible de polyéthylène et d’aluminium.Moulé sur place et plus économique que les cannettes traditionnelles, ce contenant permet également d’améliorer la conservation du produit.Il s’agit d’un procédé d’emballage allemand que les représentants de A.Lassonde et Fils, de Rougemont, ont acheté dans une foire commerciale européenne et implanté au Québec.Autre caractéristique de ce litre: son contenu reste clair.La limpidité du produit est obtenue grâce à un procédé de clarification appelé tout simplement Clarifruit.Cette technique permet d’extraire en 45 minutes les particules en suspension alors qu’autrefois, il fallait compter entre 6 et 16 heures pour obtenir le même résultat.Cette fois, il s’agit d’une ' [4 r"’-' ¦ ur* technologie bien québécoise.Conçu par le vice-président à la recherche et au développement de A.Lassonde et Fils, M.Yves Dumont, le procédé Clarifruit est d’ailleurs en train de faire le tour du monde.UNE OASIS DANS LE DÉSERT À la fois importatrice et exportatrice de technologie, cette firme constitue 16 NOVEMBRE 1987 / QUÉBEC SCIENCE un exemple spectaculaire d’une compagnie de taille modeste qui a compris rapidement l’importance de se maintenir constamment à la fine pointe des technologies dans son secteur d’activités.On y est toujours à l’affût du nouveau procédé qui permettra d’améliorer la qualité du produit, tout en diminuant les coûts de production.Régulièrement, on y intègre de nouveaux contenants et de nouvelles techniques d’emballage.Toutefois, l’histoire de A.Las-sonde et Fils n’est pas très représentative du panorama québécois de la recherche technologique.«On peut compter sur les doigts d’une seule main les PME qui ont compris l’importance de la technologie dans le développement de leur entreprise», affirme Normand Brault, agent de valorisation au Centre de recherche industrielle du Québec (CR1Q).Au Québec, les mots transfert de techno- Dans le domaine des ressources naturelles, le transfert d’expertise se fait du Québec vers l’Asie ou l’Afrique.Ici, un aménagement hydro-électrique réalisé par Lavalin, au Ghana.logie entrent à peine dans le vocabulaire quotidien du monde industriel.« Ici, il y a entre 250 et 300 transferts de technologie par année pour un total d’environ 10 000 entreprises industrielles», estime André Du- QUÉBEC SCIENCE / NOVEMBRE 1987 17 quenne, directeur de la division des transferts de technologie au Centre d’innovation industrielle de Montréal (CIIM).Il admet cependant que ce chiffre est arbitraire puisqu’au Canada, il n’existe pas de registres pour ce genre de transactions.«C’est peu, mais c’est un commencement.Il y a une dizaine d’années, on parlait dans le vide», ajoute M.Duquenne qui est aussi directeur de la foire Transtech International 87, un vaste marché des technologies et de l’innovation qui se tiendra à Montréal, fin novembre.En matière de recherche-développement (R-D), les PME sont à l’image du pays.Les situations québécoise et canadienne en matière de transfert de technologie correspondent à l’effort consenti aux plans canadien et québécois pour la recherche-développement.Malgré les beaux discours, l’investissement en R-D, au Canada, ne dépasse pas 1,5 p.cent du produit intérieur brut (PIB), soit assez loin derrière des pays comme la Suède, les Pays-Bas ou la Suisse qui y consacrent plus de 2,0 p.cent de leur PIB.Il ne faut donc pas se surprendre que le Canada soit un pays importateur de technologies.«En 1985, les importations canadiennes de produits de technologie de pointe dépassaient de 14 milliards de dollars nos exportations», souligne André Duquenne.Au Québec, la faiblesse de l’investissement en recherche technologique s’explique et se complique à la fois par le fait que 94 p.cent des entreprises sont petites ou moyennes.En général, les PME, d’ici ou d’ailleurs, ne disposent pas des fonds nécessaires à la recherche.Souvent, les dirigeants se sont formés eux-mêmes «sur le tas» et ne sont pas toujours sensibilisés à la nécessité de la recherche.«La situation n’est pas particulièrement encourageante, reconnaît Jean-Paul Brassard, directeur de la valorisation au CRIQ.Peu d’entreprises intègrent la recherche technologique dans leur planification.Parmi celles qui ont essayé, plusieurs ont été déçues de leur expérience du transfert technologique», constate-t-il.Au Québec, les services d’aide en transfert de technologie ne manquent pas.Les compagnies ont l’embarras du choix.En voici quelques-uns.Le Conseil national de recherches du Canada (CNRC) offre le Programme d’aide à la recherche industrielle (PARI).Le PARI compte plusieurs volets qui permettent de répondre à une vaste gamme de besoins.On peut, par exemple, commander des études en laboratoire, obtenir de l’information technique, engager un étudiant ou bénéficier d’une contribution financière pour un projet de recherche précis.Le PARI s’adresse en priorité aux PME.La rapidité est la principale force de ce programme.Des conseillers en technologie industrielle sont disponibles dans toutes les régions.Ils ont tous une expérience de l’industrie, ce qui les place en bonne position pour comprendre les problèmes des entreprises.En frappant à cette porte, l’entreprise a non seulement accès aux nombreux laboratoires du CNRC, mais aussi à toutes les sources d’information disponibles.Le Centre de recherche industrielle du Québec (CRIQ) est aussi bien connu pour sa collaboration avec l’industrie.L’entreprise peut y trouver un service d’information technologique des plus à jour et de solides équipes de recherche qui l’aideront à mettre au point de nouveaux procédés ou de nouveaux produits.Les agents de valorisation conseillent aussi les entreprises qui désirent acheter ou vendre une technologie.Le Centre d’innovation industrielle de Montréal (CIIM) agit comme un courtier en transfert de technologie.On y offre des services qui couvrent l’ensemble du processus de transfert, L’EXEMPLE DES GRANDS Pourtant, les exemples ne manquent pas pour montrer comment la technologie peut permettre à une économie nationale de se tailler une place sur la scène mondiale.Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, les Japonais n’ont pas hésité à jouer la carte du transfert technologique.Entre 1950 et 1959, ils ont conclu plus de 1 000 accords de fabrication sous licence, ce qui leur a permis d’augmenter rapidement leur savoir- de la recherche d’une technologie jusqu’à l’implantation.On y trouve également un service d’évaluation des inventions.Le ministère du Commerce extérieur et du Développement technologique a la responsabilité du Programme de soutien à l’emploi scientifique.Ce programme accorde des subventions pour l’embauche de personnel scientifique.Le ministère facilite aussi l’acquisition et la vente de technologies, entre autres, en organisant des missions commerciales à l’étranger.Le réseau des délégations du Québec constitue une excellente source d’information sur les plus récentes innovations technologiques réalisées un peu partout dans le monde.Au cours des dernières années, les universités québécoises ont mis sur pied des bureaux de valorisation industrielle de la recherche.Par le biais de contrats de recherche, la PME peut ainsi accéder à un bassin de chercheurs très important.Pour stimuler les relations industries-universités, le gouvernement québécois permet aux entreprises de déduire de leurs impôts, 40 p.cent des salaires versés dans le cadre d’une collaboration avec l’université.L’Agence québécoise de valorisation industrielle de la recherche (AQVIR) dispose de capital de risque pour la mise au point de nouveaux procédés ou équipements.Elle peut subventionner directement, prendre une participation minoritaire à l’entreprise ou simplement faire un prêt remboursable au moyen de redevances en cas de succès.Depuis trois ans, l’AQVIR a consacré 24 millions de dollars à des projets provenant d’entreprises, de particuliers ou de groupes de chercheurs.faire.Bien sûr, il serait simpliste de dire qu’il s’agit de l’unique raison de la remontée du géant asiatique.Un fort protectionnisme a aussi obligé les compagnies étrangères qui voulaient investir le marché nippon à négocier des accords de transfert technologique avec des sociétés japonaises.Au Québec, quelques exemples illustrent également comment une compagnie peut se tailler une place sur le marché mondial en s’appuyant sur une technologie préalablement 1 UNE AIDE ABONDANTE ET COMPÉTENTE 18 NOVEMBRE 1987 / QUÉBEC SCIENCE w'^NMiAxaV1*»' Les jus Oasis contiennent une double dose de technologie.L'une achetée: le procédé d'emballage, et l’autre produite et exportée: la clarification du jus.! » I ¦ ^ mm rnrr.13, ICS I 3 91 I lliOD I 'at b I i, la I illllt | irai- |j liva-11 «ois I Kit I fe I toil- P insa- | isdii I isqai I -eau I fill I :«lif I to- I prS I îiaa- I sas I liiî I d'en- I liste* lison* jiit.® iolli?ippot> itsiaf développée ailleurs.Ainsi, Bombardier est parvenu à percer le marché du matériel de transport et de la logistique en s’appuyant sur des transferts de technologies pour la construction de wagons de métro sur pneumatiques, à Montréal, et de wagons de métro sur roues métalliques, à New York.Il s’agissait de deux technologies différentes, importées respectivement de France et du Japon.«Dans tous les cas, nous continuons à développer la technologie acquise en l’adaptant à un marché précis.Si bien que quelques années après la signature des ententes, la technologie n’est plus vraiment la même.Nous pouvons alors apposer notre marque de commerce sur le produit», explique un porte-parole de Bombardier.Ce fut le cas également pour les jeeps Iltis que Bombardier a d’abord fabriquées sous licence pour l’armée canadienne.La compagnie a ensuite décroché un contrat pour fournir des jeeps à l’armée belge.sous le nez de Volkswagen, concepteur de la Iltis originale ! Chez Bombardier, il s’agit d’un scénario typique que l’on retrouve derrière des contrats comme ceux du métro de Mexico, des voitures de train de banlieue dans l’Est des États-Unis ou encore des systèmes légers sur rail de Portland.Évidemment, pour parvenir à maîtriser et à améliorer une nouvelle technologie aussi rapidement, il faut un niveau de savoir-faire important.Bombardier a entre autres investi énormément dans la conception et la mise au point d’équipements de transport comme le train LRC (Léger, Rapide, Confortable).Cet effort, hors de portée d’une petite compagnie, a permis à la firme de Valcourt de former une main-d’œuvre qualifiée.De leur côté, les firmes d’ingénieurs comme Lavalin, SNC et Monenco exportent une expertise acquise en travaillant de concert avec des géants mondiaux de l’ingénierie, principalement français et américains.Les premiers grands barrages hydro-électriques ont permis aux ingénieurs québécois de maîtriser la gestion de grands projets, particulièrement dans le domaine des ressources naturelles.Aujourd’hui, le transfert technologique se fait du Québec vers la Chine, le Pérou, la Thaïlande ou le Ghana.Bien sûr, la plupart des pays en voie de développement ont compris l’astuce inhérente à de tels transferts et exigent de plus en plus que les ingénieurs étrangers forment la main-d’œuvre locale.Dans quelques années, on verra sans doute des ingénieurs chinois transférer leurs con- BREVETS: PREMIERS ARRIVÉS, PREMIERS SERVIS ans toutes les discussions sur 1 la nouvelle loi sur les brevets, nous avons surtout entendu parler des compagnies pharmaceutiques, mais ce qui est beaucoup plus important, c’est que notre système de brevets passera du principe de premier inventeur à celui de premier déposant», explique Thierry Orlhac, conseiller senior chez Robic, Robic et associés, une firme spécialisée dans la propriété intellectuelle.Auparavant, un inventeur avait jusqu’à deux ans pour déposer un brevet.Si un autre demandait un brevet avant lui, il était toujours possible de recourir aux tribunaux pour faire la preuve qu’il était le premier à avoir innové.Dans le passé, ce système a donné lieu à des poursuites mémorables dont celle entourant l’invention du téléphone par Graham Bell qui s’est terminée devant la Cour suprême américaine.Dorénavant, celui qui déposera le premier sa demande de brevet sera reconnu comme seul et unique inventeur.Les recours en justice seront beaucoup moins nombreux.Le système du premier déposant est en vigueur un peu partout dans le monde.Seuls, les États-Unis conserveront celui du premier inventeur, bien que le système soit actuellement réévalué.La nouvelle législation aura peu d’effets sur le transfert de technologie puique le brevet ne représente qu’une étape préliminaire du processus.Il y aura peut-être un accroissement de la production de brevets, surtout si les compagnies pharmaceutiques accentuent leurs efforts de recherche au Canada.Actuellement, les Canadiens font piètre figure dans le domaine des brevets.Nous produisons environ 6 brevets par 100 000 habitants, comparativement à 34 au Japon, 28 en Suisse, 16 aux États-Unis, 15 en France et 14 en Allemagne de l’Ouest. Intercommunica Le métro sur pneumatiques de Montréal, le métro de New York roulant sur métal et la jeep Ht is utilisée par les armées canadienne et belge: trois réalisations de Bombardier qui, pour y arriver, a importé puis adapté au marché visé des technologies provenant respectivement de la France, du Japon et de VA llemagne.naissances à d’autres ingénieurs quelque part en Asie, en Afrique ou au Québec! Les grandes compagnies ne sont pas les seules à pouvoir importer et exporter des technologies.Roger Rougier Meubles, par exemple, a vendu les droits de fabrication de ses meubles en Europe.La transaction conclue comprend le design, le procédé de fabrication et, même, le procédé de laquage.Les Équipements Denis, de Saint-Hyacinthe, une entreprise spécialisée dans l’équipement forestier, ont aussi compris, depuis quelques années, que l’achat de technologie pouvait être avantageux.C’est ainsi que cette firme fabrique sous licence un scarificateur, un appareil pour préparer le terrain au reboisement.POUR NE PAS RÉINVENTER LA ROUE Dans un contexte où les compagnies québécoises investissent peu dans la recherche, l’achat d’une technologie devient un bon moyen d’acquérir un savoir-faire.«Le transfert de technologie permet de minimiser les risques liés au développement et d’obtenir une technologie déjà éprouvée, ce qui est très intéressant pour une compagnie qui en est encore au démarrage », souligne Michel Normandin, président-fondateur du CRIQ, maintenant professeur à l’École Polytechnique de Montréal.Cependant, dans certains cas, il faut adapter la technologie ou le nouveau produit au marché local, ce qui demande une certaine expertise.Malgré tout, le transfert de technologie permet d’éviter de réinventer la roue.N’importe quelle compagnie peut puiser à même un marché international de technologies, de produits et de savoir-faire qui représente environ 17 p.cent du volume des transactions internationales.M.Pierre Coulombe, sous-minis-tre associé au Développement technologique, considère le transfert de technologie comme le premier pas d’une entreprise vers une implication dans la recherche-développement.«Un premier apport de technologie pourra susciter un intérêt pour la recherche et faire comprendre l’importance de ce facteur dans la croissance de l’entreprise, souligne M.Coulombe.Mais pour que cette technologie porte des fruits, il ne faut pas qu’elle se retrouve dans un milieu stérile.Il faut qu’il y ait un minimum de structures scientifiques.La technologie attire la technologie», ajoute-t-il.Malgré tous les avantages qu’il peut apporter, il ne faut pas oublier que le transfert de technologie n’est pas une mince affaire.Il faut d’abord évaluer les besoins de l’entreprise avant de se lancer à la recherche de la technologie appropriée.Une opération qui peut être longue lorsque l’entrepreneur ne se préoccupe pas déjà de l’innovation dans son secteur.Une fois trouvée, il est toujours préférable d’évaluer la technologie en question.Vient ensuite la négociation d’un accord industriel qui déterminera les conditions d’implantation de la technologie choisie dans l’entreprise qui l’achète.Un processus lent qui peut prendre jusqu’à deux ans, en moyenne, et qui requiert, entre autres, des spécialistes en génie, en droit et en fiscalité.20 NOVEMBRE 1987 / QUÉBEC SCIENCE «Souvent les gens sont à la recherche d’une solution miracle qui sortira leur compagnie du pétrin.Ils ne planifient pas le développement technologique de leur entreprise.Ils improvisent à la petite semaine, alors que la recherche technologique devrait faire partie intégrante d’une planification à long terme du développement de la compagnie», souligne Normand Brault, du CRIQ.Un matin, l’industriel part visiter une foire commerciale, persuadé d’être un expert.Il en revient avec un accord en poche pour finalement se rendre compte que le vendeur ne détenait pas les brevets requis sur l’invention salvatrice.En fait, des histoires d’horreur comme celle-là pourraient facilement être évitées.Au Québec, plusieurs organismes publics et un nombre grandissant de firmes privées offrent des services et des programmes pour faciliter l’acquisition ou la vente de technologies.(Voir l’encadré: «Une aide abondante et compétente»).À long terme cependant, l’achat d’une technologie n’est pas une stratégie parfaite.Il doit être jumelé à une politique de R-D au sein même de la compagnie.D’abord, parce qu’il est important de disposer d’une main-d’œuvre qualifiée pour comprendre et améliorer la technologie.Ensuite, parce qu’il est toujours plus intéressant de percevoir des droits sur une technologie vendue que d’en payer ! Pour l’instant, le portrait de la recherche industrielle québécoise n’est pas particulièrement souriant à ce chapitre.«Toutefois, les exemptions fiscales accordées lors du der- nier budget provincial stimuleront sans doute l’investissement des compagnies dans la recherche», estime Michel Normandin.Les recherches menées par les filiales québécoises de multinationales devraient aussi avoir plus de retombées au Québec.«Le gouvernement pourrait également accroître le nombre de contrats de recherche confiés à des compagnies privées qui seraient en mesure d’exporter plus facilement l’expertise ainsi acquise», suggère M.Normandin.Les effets de telles politiques ne se feront pas tous sentir dans un avenir immédiat.En attendant, souhaitons-le, l’exemple des entreprises qui auront tiré profit de la recherche et du transfert de technologie saura sans doute convaincre les sceptiques mieux que tous les beaux discours.?N \ .c-t 'O?' \ s s ' s s f ° Ayr?) \ \ \ \ y+s y c \ \ \ \v \ \ \ I A .r?^ •-€/• 6e \0 «-y yyyy ^ J?„ (ô(as »F Ite »(l!CM0;“ I Is 00 o I OOil'-' I 'I jo»if I# Ifl^l I «fj ' I I, I ip^l is» ‘51 les sports.L’ordinateur comprendra le mot sport puis le type de sport que vous désirez connaître.Il vous donnera alors le numéro à composer.Ce service sera bientôt mis à l’essai.Q.S.— Croyez-vous que la population est vraiment prête à parler avec des machines comme celle-là?S.F.— Nous ne savons pas comment les gens réagiront.C’est la première fois que nous mettons une telle technologie en service.Cet essai nous permettra d’évaluer l’intérêt du grand public pour cette innovation.Mais, chose certaine, il y a une foule d’autres applications possibles.Ainsi, par exemple, lorsqu’on compose le zéro, un tel «reconnaisseur» de parole pourrait identifier le service demandé et poser les questions nécessaires, comme c’est d’ailleurs le cas lors de l’utilisation d’une carte d’appel.La reconnaissance de la parole couplée à la synthèse de parole permettra de mettre sur pied un nombre quasi infini de services d’information et d’accéder à certaines banques de données.Au début, le téléphone ne servait qu’à mettre en contact deux personnes.C’était merveilleux pour l’époque.Mais aujourd’hui, ce n’est plus seulement cela.On pense de plus en plus en termes de valeur ajoutée aux communications.Ces nouveaux services sont maintenant possibles grâce à la numérisation des systèmes qui a permis l’informatisation des réseaux.Q.S.— La généralisation du réseau de fibres optiques facilitera-t-elle la mise en place de ces nouveaux services?S'.F.— Le recours généralisé à la fibre optique en téléphonie permettra d’augmenter sensiblement la capacité de transport des informations.Dans les années à venir, nous trouverons sans doute de nombreuses utilisations à ces milliers de nouveaux canaux comme, par exemple, le transport d’images vidéo qui est sans doute le plus grand consommateur actuel de capacité de transport.D’ailleurs, des recherches sont constamment faites pour déterminer le rap- port entre une qualité d’image acceptable et la quantité minimale d’informations qu’il faut véhiculer.Q.S.— Dans le domaine du traitement numérique des signaux, BNR travaille en étroite collaboration avec l’INRS-Télécommunications.En fait, ne serait-il pas plus juste de parler d’un jumelage entre cette institution universitaire et BNR?S.F.— Recherches Bell-Northern et l’Institut national de la recherche scientifique (INRS) ont créé l’INRS-Télécommunications au début des années 70.Pour en faire un «centre d’excellence», disait-on à l’époque.Un centre spécialisé en traitement numérique des signaux, domaine dans lequel l’INRS avait des experts.Dans le cadre de cette association, chacun des deux organismes poursuit ses propres intérêts et la collaboration s’établit surtout lorsque ces intérêts se recoupent.Chaque collaboration fait l’objet d’un contrat distinct qui précise le rôle de chacun de façon à éviter les ambiguïtés et les conflits.«Nous travaillons présentement à mettre au point un système de répondeur automatique capable de reconnaître la parole.» Q.S.— Ce modèle pourrait-il être valable pour d’autres organismes, dans le cadre de la collaboration industrie-université, par exemple?S.F.— Sans être universel, ce modèle est sûrement applicable ailleurs.Notre collaboration avec l’INRS-Télé-communications fonctionne bien parce que nous travaillons à livre ouvert avec les chercheurs de l’INRS.Ils savent où nous allons, mais nos secrets industriels sont protégés.Nous partageons nos connaissances avec les professeurs de l’INRS qui sont libres de les utiliser dans leurs propres recherches.T out ce que nous demandons, c’est qu’ils ne divulguent pas les données précises provenant de BNR.Q.S.— Justement, n’est-ce pas là une atteinte à la liberté de publier des universitaires que l’on reproche à l’entente BNR-INRS?S.F.— Non.Notre contrat n’empêche personne de publier.D’ailleurs, en 12 ans, nous n’avons exigé qu’une seule fois qu’un mot soit retiré de l’article d’un chercheur.Certains estiment que la relation INRS-BNR est trop close, mais c’est précisément cela qui permet à l’industrie d’apporter beaucoup plus dans l’échange.Il existe d’autres formes de collaboration industrie-université intéressantes.C’est le cas, par exemple, du Centre de recherche en informatique de Montréal (CRIM).Mais à l’intérieur de cette entente beaucoup plus ouverte, les industries ne partageront pas des informations stratégiques avec les universitaires.Les projets de recherche sont plus théoriques et touchent donc des sujets plus généraux, des problèmes communs à l’industrie qui impliquent une information non compétitive.Q.S.— Croyez-vous que le Québec ait besoin d’un plus grand nombre d’associations comme la vôtre ou comme celle du CRIM?S.F.— Le Québec doit absolument tirer avantage de ce genre de rapprochements.Cela vaut vraiment la peine de s’associer à une université et ne demande pas une grosse équipe.Ici, une dizaine de personnes assurent les liens avec l’INRS.Grâce à cette collaboration, il est possible de pousser encore plus loin la recherche.On atteint une masse critique plus rapidement.En plus, un réseau informel de communication se crée de lui-même.Les informations s’échangent souvent à l’occasion de rencontres dans les corridors ou à la cafétéria.De tels échanges représentent une source intarissable d’idées nouvelles qui insufflent à tous un dynamisme incroyable.QUÉBEC SCIENCE / NOVEMBRE 1987 FERNAND SEGUIN Mia et Klaus IV Il est ici question d’un bol à thé coréen et d’un piquet de clôture québécois.Le bol existe: un poète coréen du XVIe siècle l’a vu et l’a décrit.Le piquet de clôture, je le connais et je pourrais vous le montrer.Entre le premier objet et le second s’insère naturellement une ébauche de réflexion sur la fabrication en série, célébrée par les uns comme symbole de la civilisation technologique triomphante, décriée par les autres qui voient en elle la source de tous les maux dont souffre la société de consommation.Entre la célébration et l’opprobre, une autre voix peut-elle se faire entendre?Ce bol à thé, objet de vénération nationale en Corée, est conservé précieusement, recouvert de soieries et de lainages, dans le plus petit de cinq coffrets emboîtés les uns dans les autres.Admis à le contempler, le poète Yanagi exprima ainsi son étonnement: «Lorsque je l’aperçus, mon cœur se décrocha.Un bon bol à thé, assurément, mais tellement ordinaire ! On ne pouvait imaginer objet plus simple, ni plus commun.Pas la moindre trace d’ornement ni de composition.C’était un simple bol coréen destiné à l’alimentation, un bol qu’un homme pauvre pourrait utiliser tous les jours — la plus humble poterie.» LE ET BOL COREEN LE PIQUET QUÉBÉCOIS (il KOI ila iss iistilr 'ijitil Kiti' Yanagi décrit ensuite la fabrication en série de ce type de bol et conclut par ces mots: «L’uni et le calme, l’ingénu, l’inoffensif, le direct, le naturel, l’innocent, l’humble, le modeste: où se trouve la beauté, sinon dans ces qualités?» Vivant en notre siècle, le poète Yanagi pourrait-il conjuguer les mêmes émotions à la vue d’une assiette en mélamine, d’un rivet ou d’une pile alcaline?Ce sont pourtant des objets de fabrication en série, au même titre apparemment que le bol à thé.D’où peut naître l’émotion que nous inspire celui-ci et l’indifférence que suscitent ceux-là?Ces interrogations remettent en question, au-delà de la fabrication en série, l’évolution du progrès scientifique et technique au cours des siècles, l’organisation du travail humain qui en a été la conséquence apparente et, notamment l’avènement de la société de consommation qui imprime à notre époque sa marque irréversible.Comme telle, la fabrication en série est apparue en même temps que la spécialisation des tâches dans les sociétés primitives, lorsque le besoin s’est fait sentir de fournir à la communauté des récipients, des outils, des cordages, des tissus, des objets d’utilité ou d’agrément, que n’avaient plus le temps de fabriquer ceux qui vouaient le plus clair de leur temps à la production des nourritures terrestres.Cette antique fabrication en série était limitée par le temps et par l’espace, c’est-à-dire par le nombre d’objets que pouvait fabriquer un artisan au cours de sa vie utile, ainsi que par l’absence quasi totale d’un système de distribution qui en eût assuré la diffusion au-delà de l’horizon familier du groupe social.D’où l’étonnante diversité des cultures artisanales primitives, au sein desquelles l’amphore crétoise, la coupe thrace, l’ampoule égyptienne et la coupelle maya coexistaient sans se justaposer.La fabrication en série d’objets innombrables et apparemment identiques, préfigurant dans son organisation (la chaîne de montage) sinon dans ses produits le système qui a transformé nos sociétés technologiques depuis l’avènement de la révolution industrielle du XIXe siècle, n’est apparue que d’une façon sporadique dans les temps anciens.Elle est née, dans tous les cas, de la volonté d’un chef ou d’un despote désireux d’assurer son immortalité par la construction d’un temple ou d’un monument à sa gloire; elle a nécessité le concours, volontaire ou imposé, de milliers d’artisans soudainement soustraits à la variété habituelle de leurs tâches et transformés en robots interchangeables, ultraspécialisés, esclaves des mêmes gestes répétitifs: extraire la pierre des carrières, la tailler en blocs identiques, transporter ces derniers au lieu convenu, les superposer dans l’ordre indiqué.C’est ainsi, pour ne citer que l’exemple le plus célèbre et le mieux documenté, que fut érigée la grande pyramide de Gizeh, dont les blocs étaient ajustés les uns aux autres avec une marge de tolérance d’un millième de pouce, comparable à celle des meilleurs objets manufacturés de nos jours.La pyramide de Gizeh représente l’exemple insigne de ce que peut accomplir la méga-machine industrielle des temps modernes: il n’y manque ni l’organisation hiérarchique rigide, ni l’extrême spécialisation des tâches, ni la répétition monotone des gestes, ni la précision des parties.La première différence qu’on y voit «il 50 NOVEMBRE 1987 / QUÉBEC SCIENCE tient à [’utilisation collective de l’énergie musculaire humaine, plutôt qu’au recours à la vapeur ou à l’électricité.La seconde différence, capitale dans ses conséquences, vient du caractère éminemment exceptionnel de ces entreprises, monuments isolés à l’orgueil ou à la volonté de puissance et d’immortalité, alors que les entreprises du machinisme contemporain sont omniprésentes et placées sous le double signe du profit et du provisoire, c’est-à-dire de la désuétude programmée.L’ABSENCE DE TOUTE EMPREINTE HUMAINE Personne ne contestera que l’arrivée de la machine à vapeur, bientôt suivie du moteur électrique, a transformé de façon irréversible le visage du monde moderne en multipliant les développements scientifiques et techniques et, surtout, en faisant de la fabrication en série, progressivement soustraite aux mains humaines et confiée aux machines et même aux robots programmés, le principal moteur de l’économie des sociétés et, de ses produits innombrables, les éléments inséparables de notre milieu quotidien.L’analyse systémique de cette chaîne de phénomènes, ainsi que de ses ramifications, déborderait largement le cadre de cet essai.De l’éche- Le bol à thé coréen célébré par le poète Yanagi.veau ainsi constitué, on pourrait tirer plusieurs fils, dont celui qui va du machinisme à la bureaucratie, de celle-ci à la simulation électronique du travail puis à la négation graduelle des desseins et des efforts humains, sauf s’ils favorisent le système de production.Un autre fil, qui mériterait examen, révélerait qu’en dernière analyse, l’objectif de la fabrication en série ne consiste plus à obtenir de meilleurs produits mais à tirer de ces derniers un profit plus considérable en le faisant consommer par un plus grand nombre d’individus.Ainsi est née et se perpétue la société de consommation; non seulement elle se perpétue mais elle est entrée dans une phase de prolifération délirante dont oh ne voit guère comment la société actuelle pourra l’inverser ni même la ralentir.Car ce ne sont plus seulement les objets de consommation courante qui nous inondent, dont l’utilité est parfois manifeste et souvent douteuse; ce sont les objets qui les accompagnent en amont et en aval.En amont, ce sont les boîtes et contenants de toute sorte, qui servent à les distribuer et à les conserver sur l’étagère; en aval, dérision ultime, ce sont les objets que l’on nous vend afin d’emballer et de jeter au rebut les produits transformés en déchets.Sauf dans le cas des objets volumineux (appareils électro-ménagers, par exemple), les dépenses qu’entraîne l’acquisition des objets accessoires au produit usuel sont supérieures au prix du produit lui-même.Ainsi, dans l’industrie pharmaceutique, le coût de fabrication du médicament est fréquemment inférieur à celui de son emballage.Doit-on condamner la société de consommation, fille de la fabrication industrielle en série, et ses conséquences désastreuses sur la qualité de la vie?Je suis de ceux qui éprouvent la vanité de lutter collectivement contre les phénomènes irréversibles, quitte à tenter individuellement et sans illusions d’en limiter les dégâts.Mais je demeure sensible à une certaine dégradation qualitative de l’objet devenu désincarné par l’ab- Des piquets de clôture signés à la hache.¦'V)"***1*^ ** f1 1 ¦ v7*.\ ’• .•AV/, •.' *tV ¦.JAv.X ( T, sence de toute empreinte humaine dans sa fabrication.Si le bol à thé coréen, dont il était question plus haut, émeut encore bien qu’il ait été fabriqué en série, c’est qu’il est le résultat d’un labeur humain individuel.Beaucoup de ceux qui nient, au nom du progrès, cette valeur essentielle du travail individuel, sont les premiers à réclamer, lorsque leur fortune le leur permet, le vêtement sur mesure plutôt que la confection, le bijou personnalisé plutôt que la breloque, le tableau unique plutôt que la reproduction.C’est en pensant à la valeur humaine du travail — inquantifiable selon les critères scientifiques courants — que j’évoque parfois les humbles piquets de clôture de mon voisin, agriculteur et artisan.Accusé à tort, alors qu’il était tout jeune, d’avoir dérobé quelques piquets à son voisin pour parachever sa clôture, il eut cette défense admirable: « Mes piquets de clôture sont faciles à reconnaître; ils portent la marque de ma hache ! » Ainsi, la fabrication en série aboutit à deux classes d’objets.Le bloc de Gizeh et les microprocesseurs sont anonymes et collectifs: ils laissent froid.Le bol à thé coréen et le piquet de clôture québécois, également anonymes, conservent la trace du travail humain individuel: ils parlent au cœur, chacun à sa manière.QUÉBEC SCIENCE NOVEMBRE 1987 51 UN RÉSEAU NATIONAL DE LA RECHERCHE PROGRAMMES D’ETUDES DES 2e ET 3e CYCLES Centre Domaine INRS-Eau Sciences de l’eau INRS-Énergie Sciences de l’énergie INRS-Santé Pharmacologie INRS-Télécommunications Télécommunications /' .I — M — ! I M INRS-Urbanisation Analyse et gestion urbaines M,1) INRS-Océanologie INRS-Géoressources Ces deux centres, comme les autres centres de l’INRS, peuvent accueillir, en stages de recherche, des étudiants inscrits à différentes universités.52 NOVEMBRE 1987 / QUÉBEC SCIENCE (1) Ce programme est offert conjointement avec l’École nationale d’administration publique et l'Université du Québec à Montré;1 # Siki_i^WiBB v i i mm r i \ //I n mi ¦\m ' "Vi !V.! iJj^ ¦'1^ * fail'll «Sî9SIB> mw"-** lîfis à relever Implication dans des domaines de pointe.L’asso-icition à des équipes scientifiques multidisciplinaires, il réalisation de travaux de recherche axés sur des ipblèmes d’actualité au Québec.L’interaction avec [I; milieux privés ou publics et industriels.burses lis bourses sont disponibles pour les étudiants ins-(its aux programmes d’études de l’INRS.y enseignements: lii Registraire de l’INRS l'îse postale 7500 ainte-Foy, Québec G1V 4C7 iléphone: (418) 654-2606 MB Université du Québec iHV Institut national de la recherche scientifique I ^ \\j V\e^v .O La nouvelle HP-28C fait ce qu'aucune autre calculatrice ne peut effectuer.Elle peut résoudre, entre autres, des problèmes d'algèbre et de de calcul différentiel en utilisant des lettres ou mots (x, y, zèbre) comme variables.La HP-28C peut effectuer les calculs matriciels et vectoriels ainsi que les opérations avec des nombres complexes.De plus, elle peut porter des points sur un graphique et tracer des courbes.Elle résoud toutes les équations, quel que soit l'ordre d'entrée des variables.Comment la HP-28C peut-elle faire tout cela sans être trop compliquée?Grâce à des commandes par menus, des touches programmables et à un plus grand nombre de fonctions que toute autre calculatrice.La HP-28C marque l'arrivée d'une génération inédite: la calculatrice réinventée.Venez la voir dès aujourd'hui! njM HEWLETT )/7l ¦ ¦ ZÆ PACKARD COQpo|Y Succursale informatique 5000.Jean-Talon Ouest 340-4487 Papeterie 340-4841 Librairie scientifique 340-4851 QUÉBEC SCIENCE / NOVEMBRE 1987 53 DES SCIENCES A LOISIR par Denis GILBERT LA GÉNÉALOGIE M.Guy Fréchet, responsable du comité informatique à la Fédération québécoise des sociétés de généalogie.¦/ La période des Fêtes sera bientôt là avec son lot de réunions de famille.Pourquoi ne pas en profiter pour en apprendre davantage sur vous-mêmes et sur vos ancêtres en écoutant les histoires des grands-parents qui, souvent, représentent une mine de renseignements qu’il ne faut pas négliger si l’on souhaite reconstituer un jour son arbre généalogique?Voilà le premier conseil que formule M.Guy Fréchet à l’intention de ceux qui désirent pratiquer la généalogie en tant que loisir scientifique.même si ce n’est pas ce qu’il a d’abord fait lui-même! D’ailleurs, à 32 ans, ce «jeune homme » détonne quelque peu avec l’idée qu’on se fait habituellement des généalogistes amateurs.«On croit généralement qu’il s’agit de personnes âgées portant des lunettes et arborant un air sévère», affirme-t-il.«Malgré tout, même s’il est vrai que beaucoup de personnes âgées pratiquent ce loisir, la réalité démontre qu’elles sont, pour la plupart, jeunes de cœur et qu’elles possèdent une grande vigueur d’esprit», s’empresse-t-il d’ajouter.Pour sa part, M.Fréchet a commencé à s’intéresser à la généalogie en 1982, alors qu’il était encore étudiant.«À cette époque, je cherchais des réponses précises aux questions que je me posais sur mes origines et j’ai décidé d’aller passer deux ou trois jours aux Archives nationales.Et je n’ai pas cessé d’y retourner depuis ! » Grâce à ses recherches, il a pu remonter jusqu’à la 10e génération et apprendre que son premier ancêtre était farinier.Il décrit ainsi les émotions que lui a procurées la découverte de ses racines: «C’est comme provoquer un court-circuit dans l’espace-temps.Ça donne des frissons et une vision de l’histoire très concrète et très intéressante.» Depuis, Guy Fréchet ne compte pas les heures qu’il consacre à la promotion de la généalogie.Il est actuellement directeur du comité de «généatique» (la combinaison de la généalogie et de l’informatique) de la Société de généalogie de Québec et responsable du comité d’informatique à la Fédération québécoise des sociétés de généalogies.En plus de ses recherches personnelles, il a contribué, avec les membres Lectures : La généalogie, Marcelle Faribault-Beauregard et Ève Maïak, Éditions de l'homme, 1 987.Cherchons nos ancêtres, Michel Langlois, Québec Science Éditeur, 1980.Répertoire des registres d’état civil catholiques et des toponymes populaires du Québec, Roland Grenier, Société de généalogie de Québec.du comité de généatique, à informatiser divers outils de travail pour les généalogistes de la région de Québec.Un autre projet, de plus grande envergure, Initient particulièrement à cœur: celui de constituer, avec l’aide de ses confrères, une véritable banque de données généalogiques pour l’ensemble du Québec.En attendant que quelqu’un invente une machine à remonter dans le temps, pourquoi ne pas prendre quelques minutes de votre vie pour aller fouiner un peu dans les locaux de la société de généalogie la plus près de chez vous ou dans l’un des bureaux des Archives nationales?Vous y apprendrez sûrement bien des choses intéressantes sur ceux et celles qui vous ont précédé en ce bas monde, des racines au sommet de votre arbre généalogique ! Denis Gilbert est agent d’information à INFOPUQ.Vous pouvez le rejoindre au (418) 657-3551 ou par courrier électronique au QC00011.Renseignements supplémentaires: Fédération québécoise des sociétés de généalogie inc.a/s M.René Beaudoin (président) C.P.9454 Sainte-Foy (Québec) G1V 4B8 54 NOVEMBRE 1987 / QUÉBEC SCIENCE LA GÉNÉALOGIE AMATEUR AU QUÉBEC Effectifs : On compte environ 20 000 généalogistes amateurs au Québec.De ce nombre, 8 000 sont inscrits dans l'une ou l'autre des 15 sociétés de généalogie qui existent à travers la province.Qualités requises: Patience, minutie, esprit de recherche, curiosité et goût de connaître le passé.Coûts : Devenir membre d'une société de généalogie peut coûter entre 5 et 20 dollars par année.Conseil : Rendez-vous à la Société de généalogie la plus près de chez vous ou encore aux Archives nationales et laissez-vous imprégner par l'ambiance du passé. LU POUR VOUS SCIENCES ET MÉDECINE AU QUÉBEC Perspectives sociohistoriques, sous la direction de Marcel Fournier, Yves Gingras et Othmar Keel Institut québécois de recherche sur la culture Québec, 1987, 210 pages, 20$ L’intérêt des historiens québécois pour la science et son histoire a grandi depuis quelques années et l’attitude du chercheur qui garde jalousement son savoir pour lui-même ou pour quelques rares initiés, tend à disparaître.On ne peut donc que louer les efforts de plusieurs «savants» pour mettre la recherche universitaire à la disposition d’un public de plus en plus vaste.Dans cette perspective, Sciences et médecine au Québec regroupe six articles écrits par des chercheurs qui tentent de mettre en lumière le caractère original de certains aspects du développement des sciences et de la médecine au Québec de la fin du 19e siècle au milieu du 20e siècle.Si leur langue n’est pas hermétique, loin de là, elle incite cependant à une lecture attentive qui reste parfois aride pour les néophytes.L’information y est toutefois abondante et les thèmes passionnants.L’attitude du clergé et des classes dirigeantes envers les sciences, la position des sciences dans l’enseignement, la vaccination obligatoire, les scientifiques et la découverte des rayons X, la formation des médecins et les stratégies des chercheurs dans Danielle Ouellet les centres de recherche biomédicale sont autant de problèmes minutieusement scrutés et rigoureusement analysés par les auteurs.Les sujets peuvent sembler à première vue disparates; un lien les unit cependant: le souci de montrer que l’analyse historique ne peut plus désormais se limiter à l’idée du fameux et traditionnel «retard» du Québec en science.Si la sociohistoire et ses méthodes ne vous effraient pas, Sciences et médecine au Québec offre un voyage aux sources de la science québécoise qui ne manquera pas de plaire.L’ÉTAT DU TIERS MONDE Jean-Marc Fleury Éditions La Découverte, Boréal, Montréal, 1987 377 pages, 19,95$ La multiplication des ouvrages synthèses du style L’État du monde (Éditions La Découverte), State of the World (Worldwatch Institute, Washington), La Situation des enfants dans le monde (UNICEF), Rapport sur le développement dans le monde (Banque mondiale) — la liste s’allonge chaque année — illustre bien l’extraordinaire capacité de notre époque à générer, collecter et traiter l’information.À leur façon, ces résumés offrent aussi une réponse à la surdose d’informations qui afflige la même époque.Il suffit d’en lire quelques-uns pour donner un goût de déjà lu ou de déjà vu à une foule d’articles et de reportages.L’État du Tiers Monde, le dernier ouvrage synthèse des Éditions La Découverte présente en plus de 120 analyses et reportages une vision dynamique et complète du contexte dans lequel vit la majorité des habitants de la planète.Il ne s’agit aucunement d’une série de tableaux statistiques, mais d’un recueil de textes écrits par une soixantaine d’experts et de journalistes.La diversité des collaborateurs et le parti pris des éditeurs de limiter la longueur des textes font de ce petit manuel un ouvrage facile à consulter et où chacun trouvera les pages qui l’intéressent.Mais, quelle que soit votre spécialité, il faut lire les séries d’articles sur les cultures (musique: le Tiers Monde est-il en train de «coloniser» l’Occident?), les religions (l’essor extraordinaire des sectes), les guerres (la guerre semble omniprésente), les terrorismes (le terrorisme publicitaire comme substitut à la guérilla) et les pouvoirs (on assiste aujourd’hui à une sorte de mondialisation de l’aspiration à la démocratie).Si vous ne le savez déjà, vous apprendrez que les principales menaces contre l’environnement se manifestent au Sud et non plus au Nord; que les populations les plus démunies ne vivent plus aujourd’hui dans les zones rurales, mais dans les villes; et que depuis quelques années, dans le domaine de la santé, le Tiers Monde est sur la voie de la stagnation.Une donnée indique quel sera, sans nul doute, le problème majeur des pays les plus démunis du monde au cours des prochaines décennies: 47 millions, tel est le nombre d’emplois que les pays du Tiers Monde devront créer chaque année au cours des quarante prochaines années pour faire face à la demande actuelle et résorber le chômage.Mais, présentement, le problème le plus pressant est celui de la dette.Un excellent article le situe parfaitement dans le contexte global des échanges Nord-Sud; dommage seulement qu’il ne présente pas les diverses stratégies envisagées et déjà à l’essai pour le résorber.Tout le phénomène de la privatisation, important en Amérique latine, en Afrique et même en Chine, QUÉBEC SCIENCE / NOVEMBRE 1987 55 hÀuUÏÏ.OjJ L> U méritait un article.Ce type d’ouvrage rate inévitablement quelques tendances et développements parmi les plus récents, comme les politiques économiques «hétérodoxes» inventées et testées en Amérique latine; attendons les éditions subséquentes (même si les éditeurs ont prudemment oublié d’indiquer l’état du Tiers Monde en quelle année?).Finalement, la seule frustration du lecteur d’ici serait l’absence de toute information sur les Organismes non gouvernementaux (ONG) et les publications canadiennes et québécoises MIEUX CONNAÎTRE UNE INTERVENTION CHIRURGICALE Quatre nouveaux titres viennent de s’ajouter à cette collection destinée aux personnes devant subir une intervention chirurgicale : L'ablation du sein, L’ablation des calculs urinaires, L’ablation de la vésicule biliaire et Les malformations cardiaques congénitales.Une initiative du journaliste médical bien connu des lecteurs de La Presse et du Soleil, Jean-Claude Paquet, qui vise à répondre à toutes les questions que l’on se pose avant une intervention chirurgicale, mais auxquelles les chirurgiens ont toujours trop peu de temps pour répondre, quand ils parviennent à trouver des mots compréhensibles au commun des mortels ! Ces petits livres comprennent une soixantaine de pages chacun, sont publiés aux Editions de l’homme et se vendent au prix de 9,95$ chacun.s’intéressant au Tiers Monde, surtout que L'Etat du Tiers Monde contient une liste exhaustive de ce qui se fait en France.Dans une prochaine édition, le coéditeur québécois Boréal ne pourrait-il pas collaborer avec les ONG de la francophonie américaine?L’INCROYABLE AVENTURE DU CERVEAU Un voyage fantastique à travers notre cerveau, le seul objet du monde à pouvoir s’observer, s’étudier et se décrire lui-même, plus un projet «captivant pour petits et grands : la construction et la visite d’un cerveau géant».Écrit par Robert Ornstein et Richard Thompson, traduit de l’américain par le Dr François-Xavier Roux et publié par Inter-Éditions.PROCHAIN NUMERO RACONTE-MOI LE NORD (Jean-Marc Carpentier) Le Grand Nord, c’est le froid, le pergélisol et les glaciers, bien sûr.Mais c’est surtout un espace à connaître et à utiliser à bon escient.Jean-Marc Carpentier rendra compte du tour du Grand Nord canadien qu’il a effectué en racontant son espace, ses ressources, ses habitants, et en montrant des images souvent saisissantes et toujours nouvelles.300 ANS APRÈS LA POMME DE NEWTON (Raynald Pepin) On ne saura jamais si l’anecdote qui attribue la découverte de la gravitation universelle par Isaac Newton à l’observation de la chute d’une pomme est vraie ou non, mais on est certain que cette théorie, publiée en 1687, a permis d’unifier la physique céleste et la physique terrestre pour la première fois dans l’histoire de l’humanité.Raynald Pepin se chargera de l’expliquer.s ^ LA TECHNOLOGIE DU SKI (Ève-Lucie Bourque) En chaussant nos skis, nous ne soupçonnons pas toujours l’ingéniosité et le savoir-faire qu’il a fallu déployer pour en définir la cambrure, en composer les matériaux, en augmenter la résistance et la performance, etc.Ève-Lucie Bourque est allée voir de près comment on fabrique les skis en Scandinavie, particulièrement en Suède.56 NOVEMBRE 1987 / QUÉBEC SCIENCE Créée en 1968 par l’Assemblée nationale, l'Université du Québec constitue aujourd’hui un réseau implanté dans sept villes et rayonne, en outre, dans quelque 35 sous centres.Le réseau compte 11 établisse ments : six universités constituantes — l'Université du Qué bec à Montréal (UQAM), l’Univer sité du Québec à Trois Rivières (UQTR), l’Université du Québec à Chicoutimi (UQAC), l’Université du Québec à Rimouski (UQAR), l’Université du Québec à Hull (UQAH), l’Université du Québec en Abitibi Témiscamingue (UQAT); deux écoles supérieures — l’École nationale d’adminis tration publique (ENAP), l’École de technologie supérieure (ETS); deux instituts de recherche — l’Institut national de la recherche scientifique (INRS), l’Institut Armand Frappier (1AF); un établissement de formation à distance — la Télé université (TELUQ).L’Université du Québec regroupe aujourd'hui une communauté universitaire de plus de 78000 étudiants, plus de I 800 professeurs réguliers et 3000 employés non enseignants.L’Université du Québec offre 370 programmes d’études de 1er cycle, 117 programmes d’études de 2e et 3e cycles.Elle rassemble aussi une commu nauté scientifique travaillant sur plus d’un millier de projets de recherche recensés et disposant annuellement de 34 millions de dollars en subventions, contrats et commandites.Université du Québec EN VRAC y.Vji mm æti&xi $SBS& ÜSaât L’AVENIR DES FEUILLUS «Les feuillus ont-ils un avenir?»Tel était le thème d’un colloque sur la régénération des essences feuillues de qualité, organisé par le ministère québécois de l’Énergie et des Ressources, en septembre dernier.Bien entendu, il est très important économiquement et écologiquement de s’occuper de ces espèces, mais on ne peut se retenir d’appréhender l’effet catastrophique qu’aurait la disparition des feuillus.sur les couleurs de l’automne ! IL NE DANSE PAS ENCORE, MAIS.Le nouveau logiciel HyperCard, d’Apple, intègre non seulement le texte et le graphisme, mais aussi la vidéo, la musique, la voix et l’animation.À quand la MacDanse?LE TEMPS DES HOLOGRAMMES EST ARRIVÉ Après plusieurs années d’incertitude, il semble que l’usage commercial des techniques holographiques (qui permettent de reproduire des images en relief) soit en train de se généraliser.Ainsi, en avril dernier, la compagnie Tonka a mis sur le marché ses premiers jouets comportant des hologrammes.De leur côté, Mastercard et Visa se proposent d’agrandir les hologrammes qui figurent déjà sur leurs cartes.Le principal débouché commercial des hologrammes serait cependant celui des certificats d’actions ou de valeurs dont il faut sauvegarder l’authenticité afin de prévenir toute fraude.À quand les fraudeurs en trois dimensions?AU TOUR DES PHOTONS DE TRAVAILLER Avec quelque 10 milliards de cycles à la seconde, la lumière offre des possibilités de vitesse de calcul de 100 à 1 000 fois supérieures à l’électronique, sans présenter les inconvénients d’interconnexion que posent les ordinateurs électroniques actuels lorsqu’on les fait travailler en «surchauffe».Mais la vitesse n’est pas le seul avantage du photon sur l’électron.La transmission optique permet en effet de travailler sur des schémas en trois dimensions, rend possibles des opérations parallèles (alors que les ordinateurs actuels travaillent de façon séquentielle), etc.Malheureusement, les photons sont plus difficiles à contrôler que les électrons.Voilà pourquoi la prochaine révolution informatique annoncée, celle de l’informatique optique, ne devrait commencer qu’autour de l’an 2000.L’ALPHABET AVANT LA SCIENCE?La conférence de M.Mahdi Elmandjira, professeur de droit et de science économique de l’Université de Rabat, au Maroc, a fait l’effet d’une bombe au Sommet des pays francophones tenu à Québec, en septembre dernier.En fait, M.Elmandjira (qui est aussi membre du Club de Rome) a tout simplement rappelé quelques statistiques.Ainsi, par exemple, les pays présents au Sommet ne représentaient que six p.cent de la population mondiale, mais 13 p.cent de la totalité des adultes analphabètes dans le monde.En fait, 40 p.cent des citoyens de ces pays, soit 114 millions de personnes, ne savent ni lire, ni écrire.Comme la réalité qu’elles tentent de chiffrer, les statistiques font parfois très mal.En français comme en toute autre langue, d’ailleurs ! UNE COMÈTE EN PLASTIQUE La comète de Halley serait partiellement composée de plastique.Même, une bonne partie de la matière contenue dans l’espace serait aussi du plastique.«Cette découverte risque d’en décevoir plus d’un», constate Walter Huebner, le chercheur américain qui a identifié la présence de plastique dans la comète de Halley.«Je sais que plusieurs croyaient que le plastique était entièrement attribuable à l’homme, a écrit le chercheur dans la revue américaine Science, mais je crois bien qu’il n’y a que très très peu de choses susceptibles d’être inventées par l’homme qui n’existent pas quelque part dans l’univers.» Une confirmation que la modestie est vraiment une vertu scientifique.LA SPHAIGNE QUI ABSORBE LES CHÔMEURS C’est une usine de pâtes et papier fermée depuis 1981 et située à Desbiens, au Saguenay-Lac-Saint-Jean, qui servira à la fabrication d’un nouveau matériau absorbant à base d’une forme purifiée de sphaigne mis au point par la compagnie Johnson & Johnson.Résultat de plus de 12 années de recherches effectuées au centre de recherche de Johnson & Johnson, à Montréal, le nouveau matériau qui sortira de l’usine de Desbiens exploitera les étonnantes propriétés absorbantes de la sphaigne.Cette plante hydrophile par excellence peut en effet absorber plusieurs fois son poids en fluide.Inutile d’ajouter qu’elle permettra indirectement d’absorber une quarantaine des chômeurs que la fermeture de l’usine avait créés.58 NOVEMBRE 1987 / QUÉBEC SCIENCE Le plus actuel i fJlUL» C«^l Lltyl I des grands dictionnaires Larousse Ail'- \ I s ‘•-k v& -1 ?• V - i : Une source inépuisable de formation et d’information pour enfants, adolescents et adultes.Réalisé par une centaine de spécialistes, le Grand Larousse en ô volumes, est à la fois: • un dictionnaire du langage courant et littéraire • un dictionnaire terminologique (vocabulaire essentiel de disciplines spécialisées) • un dictionnaire encyclopédique • un dictionnaire de noms propres DISPONIBLE CHEZ VOTRE LIBRAIRE Distributeur exclusif: les éditions françaises 1411, rue Ampère, Boucherville, Québec, J4B 5Z5, Tél.: (514) 641-0514 • 871-0111 • 1-800-361-9635 Aujourd'hui, Edison lui-même travaillerait chez nous Certains des plus grands chercheurs dans le domaine de l’électricité travaillent en effet à l’IREQ, l’Institut de recherche d’Hydro-Québec.L’IREQ regroupe dans ses laboratoires ultra-modernes un personnel hautement qualifié.En association avec des partenaires industriels, on y met au point de nouveaux produits d’une grande efficacité énergétique: l’Institut a ainsi participé récemment à la conception d’un four à infrarouge destiné au séchage industriel.Au Québec et à l’étranger, l’IREQ s'impose plus que jamais comme leader technologique.La recherche, pour Hydro-Québec, c'est un autre moyen d'améliorer notre qualité de vie.a L’ÊLECTRIFFICACITÊ
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