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Titre :
Québec science
Principal magazine d'information scientifique généraliste québécois. [...]

Le mensuel d'information scientifique Québec Science est publié à partir de 1970. Il est le résultat de l'acquisition par l'Université du Québec de la revue Jeune scientifique, qui était publiée par l'Acfas. C'est Jocelyne Dugas, auparavant responsable de la revue Techniques, publiée par le ministère de l'Éducation, qui préside à cette mutation.

Québec Science opte pour une formule plus journalistique que pédagogique. La revue sera un terreau de développement de la profession de journaliste scientifique. Michel Boudoux, Yannick Villedieu, Christian Coutlée, Daniel Choquette, Solange Lapierre-Czerniecki, Pierre Sormany, Michel Gauquelin, Madeleine Harbour, Fabien Gruhier, Lise Laberge, Gilles Provost, Gilles Paquette, François Picard y participent.

La revue vise à intéresser les jeunes à la science et aux carrières scientifiques en leur offrant une information scientifique à jour présentée par des articles rigoureux et approfondis. Un accent est mis sur l'attractivité visuelle; une première couverture signée par le graphiste Jean-Pierre Langlois apparaît ainsi en septembre 1973. Pierre Parent et Richard Hodgson poursuivront le travail de ce dernier. Diane Dontigny, Benoit Drolet et André Delisle se joignent à l'équipe au milieu des années 1970, alors que Jean-Pierre Rogel en dirige la rédaction à partir de l'automne 1978.

Les premières années sont celles de l'apprentissage du journalisme scientifique, de la recherche de l'équilibre entre la vulgarisation, ou plutôt la communication, et la rigueur scientifique. Les journalistes adoptent styles et perspectives propres à leur métier, ce qui leur permet de proposer une critique, souvent liée à l'écologie ou à la santé. Plus avant dans les années 1970, le magazine connaît un grand succès, dont témoignent l'augmentation de ses ventes et la résonance de ses dossiers.

Québec Science passe sous la responsabilité des Presses de l'Université du Québec en 1979. La revue est alors prospère; en 1980, le magazine est vendu à plus de 25 000 exemplaires, dont 20 000 par abonnement. Les années 1980 sont plus difficiles à cause de la crise économique. Luc Chartrand pratique le journalisme d'enquête pour la revue, dont l'équipe de rédacteurs se renouvelle. On assiste ainsi à l'arrivée de Gilles Drouin, Bernard Giansetto, Claude Forand, Louise Desautels, François Goulet et Vonik Tanneau. Québec Science produit des articles sur les sujets de l'heure : pluies acides, sida, biotechnologies.

Au tournant des années 1990, le magazine fait davantage appel à des collaborateurs externes - journalistes, professeurs et scientifiques. Le cégep de Jonquière devient l'éditeur de la revue. Il en gardera la charge jusqu'au transfert de Québec Science à Vélo Québec en 2008.

Au moment de l'arrivée, en 1994, du rédacteur en chef actuel, Raymond Lemieux, le magazine est encore en difficulté financière. Il connaîtra cependant une relance, fort de la visibilité engendrée par la publication, depuis février 1993, d'un numéro spécial sur les découvertes scientifiques de l'année au Québec. Québec Science devient le premier média québécois à se trouver sur Internet, ce qui lui offre un rayonnement international. Le magazine surfe sur cette vague, avec davantage de contenus et de grands reportages qui franchissent les frontières du Québec; il obtient un soutien accru du gouvernement québécois, ce qui lui permet de recomposer une équipe de journalistes : Catherine Dubé, Vincent Sicotte, Marie-Pierre Élie, Joël Leblanc viennent travailler pour la revue.

Québec science profite ensuite de l'engouement pour les avancées technologiques et s'attire de nombreux collaborateurs qui maintiennent le dynamisme de la revue.

Source :

LEMIEUX, Raymond, Il était une fois¿ Québec Science - Cinquante ans d'information scientifique au Québec, Québec / Montréal, MultiMondes / Québec Science, 2012, 165 p.

Éditeurs :
  • Québec :Les Presses de l'Université du Québec,1970-,
  • Montréal :Vélo Québec éditions inc.
Contenu spécifique :
Janvier
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Jeune scientifique
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Références

Québec science, 1988, Collections de BAnQ.

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t ,wei \a sa" s socta^,e( ^oA' > e CeaAt® \aAet ça, \e du a^0US \es caAa' L\odüe- ««»,„ 4«s 't A\oas 3V\0 10 JANVIER 1988 / QUÉBEC SCIENCE CANADA PRIME MINISTER - PREMIER MINISTRE C’est avec grand plaisir que j’offre mes plus sincères félicitations à la direction et au personnel du magazine Québec Science, à l’occasion de son 2')e anniversaire de fondation.Il va sans dire que l’essor qu’a connu le magazine s’inscrit dans le cadre des changements profonds survenus au Québec au cours du dernier quart de siècle.Lentement mais sûrement, l’intérêt manifesté par les Québécois à l’information scientifique s’est accru et je tiens à souligner que l’apport de Québec Science à cet égard est plus que remarquable.Au nom du Gouvernement du Canada, je vous encourage à poursuivre votre oeuvre de vulgarisation scientifique et technologique, et vous souhaite tout le succès désiré au cours des prochaines années.Ottawa 1987 LA COMMISSION GÉOLOGIQUE DU CANADA tiendra son Forum 1988 des travaux en cours les 19 et 20 janvier 1988 Quelque 70 panneaux explicatifs avec, dans certains cas, des présentations accompagneront les 25 communications verbales suivantes : Mardi 19 janvier 1988 9 h Accueil et allocution d'ouverture R.A.Price 9 h 20 Ententes fédérales-provinciales sur l'exploitation minérale W.H.Poole 9 h 40 Commission fédérale des travaux de recherche et de développement énergétiques R.P.Riddihough 10 h 40 Réalisations du Programme géoscientifique des régions pionnières : les travaux dans l'Ouest de l'Arctique et les îles de l'Arctique W.W.Nassichuk 11 h Le Programme géoscientifique des régions pionnières dans les îles de la Reine-Charlotte : conception et mise en oeuvre D.J.Tempelman-Kluit 11 h 20 Réalisations du Programme géoscientifique des régions pionnières : travaux sur la côte est MJ.Keen 12 h Sondages sismiques à grande profondeur réalisés dans les Grands Lacs dans le cadre du programme Lithoprobe A.G.Green 12 h 20 Lithoprobe, volet est : structure profonde de la région des Grands Bancs C.E.Keen 14 h Résultats du Programme géoscientifique des régions pionnières dans les îles de la Reine-Charlotte R.l.Thompson 14 h 20 Géologie de la marge sud-est du bassin de la mer de Beaufort et du Mackenzie J.Dietrich, J.Dixon, L.Lane 14 h 40 Études structurales dans la zone nickélifère de Thompson, au Manitoba W.Bleeker 15 h Levés géochimiques de reconnaissance régionaux du drainage et études connexes P.B.W.Friske, E.H.Hornbrook 15 h 20 La découverte du pétrole dans le bassin de Williston à l'aide de la géochimie organique K.G.Osadetz, L.R.Snowdon, P.W.Brooks 15 h 40 La modélisation de surcompressions: le champ Venture au large de la Nouvelle-Écosse M.Best, B.Mudford 16 h Levés aéromagnétiques réalisés au large de la côte est B.Loncarevic Mercredi 20 janvier 1988 9 h Travaux d'exploration géophysiques et géologiques réalisés dans le bassin de l'océan Arctique J.R.Weber 9 h 20 Caractéristiques géophysiques de la marge polaire du Canada D.A.Forsyth, J.Broome, A.F.Embry, I.Asudeh, J.Halpenny 9 h 40 Structure crustale de la marge polaire nord-est du Canada I.Asudeh, D.A.Forsyth, A.F.Embry, R.Stephenson, H.R.Jackson, J.Broome, J.Halpenny, L.W.Sobczak 10 h Études du Quaternaire et paléo- climats de l’Arctique : prévision des changements mondiaux P.Mudie 10 h 20 La dernière glaciation : tracés d'écoulement changeants et paléogéographie A.S.Dyke, L.A.Dredge, V.K.Prest, L.H.Thorleifson, J.-S.Vincent 11 h Éventualité actuelle de la manifestation de tremblements de terre importants en Colombie-Britannique G.C.Rogers, H.Dragert 11 h 20 Le groupe de Tétagouche, Nouveau-Brunswick : vestiges de la formation et de la destruction d'une marge passive datant du Cambrien et de l’Ordovicien inférieur, et d'un bassin d'arrière-arc marginal datant de l'Ordovicien moyen C.van Staal 11 h 40 Exploration minière dans la zone de plissements de Cape Smith (1,9 Ga) : contraintes structurales et pétro-logiques dans une série de nappes chevauchantes de dépôts de rift continental et d'unités ophiolitiques M.R.St-Onge, S.B.Lucas, D.J.Scott, N.J.Bégin 12 h Une comparaison du style structural de trois districts aurifères dans la province du lac Supérieur, dans le Centre du Canada K.H.Poulsen, F.Robert 12 h 20 Histoire structurale et plutonisme dans la région cartographique de la partie ouest du lac Contwoyto, T.N.-O.: leurs répercussions au niveau de la prospection aurifère J.E.King, C.Relf, W.Davis 12 h 40 Métallogénie de l'or et de l'argent dans le territoire du Yukon J.A.Morin Les panneaux explicatifs avec, dans certains cas, des présentations porteront également sur divers éléments de projets entrepris dans le cadre des ententes fédérales-provinciales sur l'exploitation minérale, du Programme géoscientifique des régions pionnières, de Liîhoprobe et d'autres travaux connexes.Le Forum se tiendra au Centre des congrès d’Ottawa.Il n'y a pas de frais d’inscription.Pour plus ample information, s'adresser à : M.-F.Dufour Pièce 275 601, rue Booth OTTAWA (Ontario) K1A0E8 (613) 995-4089 1*1 Energie.Mines et Ressources Canada Energy.Mines and Resources Canada L'Hon.Gerald S.Merrithew.Ministre d'Etat (Forêts et Mtnes) Hon.Gerald S.Merrithew, Minister of State (Forestry and Mines) Canad'â POUR OU CONTRE?Nous sommes seuls dans la galaxie par Jean-René ROY LJ idée que d’autres astres soient habités est très ancienne.En fait, déjà dans la Grèce antique, on débattait des différentes hypothèses sur l’unicité de la Terre comme bercail de la vie.Tandis que Platon et Aristote soutenaient que la Terre était le seul globe habité, Pythagore, Démocrite, Leucippe, Épicure, Lucrèce et Thalès appuyaient l’idée de la pluralité des mondes habités.Ce débat n’est donc pas l’apanage de notre siècle.Il importe, d’abord, de distinguer entre vie extraterrestre et intelligence extraterrestre.Prenons, comme définition de la vie, le processus par lequel des matériaux organisés en cellules extraient d’autres substances de leur environnement, copient des molécules et se reproduisent.On parle d’intelligence, lorsque ces organismes vivants font des choses plus complexes, comme écrire des symphonies et lancer des satellites hors du système solaire.La vie est apparue très tôt sur la Terre, c’est-à-dire quelques centaines de millions d’années après la formation de notre planète, il y a 4,5 milliards d’années.Les stromatolithes, colonies d’algues primitives, sont les plus vieilles formes de vie reconnues par les paléontologues; en Australie occidentale, on retrouve des stromatolithes fossilisés qui remontent à 3,5 milliards d’années.L’histoire de la vie a donc été longue, remplie d’embûches et d’extinctions massives, mais le dénouement reste fantastique; elle aboutit, il y a environ deux millions d’années, à une forme de vie intelligente: l’être humain.Est-ce un rarissime accident?UN MILLION DE CIVILISATIONS INTELLIGENTES?La majorité des chercheurs s’entendent sur les données de base fournies par l’astrophysique.Là où la divergence devient brutale, c’est dans la discussion des processus d’évolution biologique.Le débat actuel fait s’affronter deux écoles.Les tenants de la première affirment que, dès que la stabilité des conditions de température et de rayonnement électromagnétique est assurée sur une planète ayant de l’eau sous forme liquide, la vie naît; elle évoluerait ensuite spontanément vers des formes plus complexes, pour aboutir presque automatiquement à une forme avancée de vie intelligente.L’unique problème serait la survie à long terme d’une civilisation ayant acquis une technologie qui la rend capable d’autodestruction.Selon cette hypothèse, on trouverait dans notre propre Galaxie, la Voie lactée, des dizaines de millions de planètes abritant une forme de vie quelconque, dont environ un million de civilisations intelligentes.Étant donné qu’on évalue à au moins un milliard le nombre de galaxies semblables à la nôtre, notre unicité serait fort improbable.D’après ce scénario optimiste, il n’y a pas de place pour les culs-de-sac dans l’évolution des espèces ; on se pose peu de questions sur la probabilité de succès des différentes étapes évolutives.En résumé, c’est un scénario déterministe qui suppose des résultats assurés.Ses partisans sont surtout des astronomes et des physiciens; quelques-uns des noms les plus connus sont ceux de Sagan, Drake et Morrison.À l’opposé, le clan des réalistes, dont les principaux ténors sont le physicien Dyson, le mathématicien Tipler et l’astrophysicien Barrow, s’appuie sur les opinions d’experts en biologie évolutive, comme Dobzhansky, Simpson, François, Ayala et Mayr.Pour ces derniers, la Terre est probablement la seule à abriter une vie intelligente, au moins parmi les planètes de notre Galaxie.Ils insistent avec force sur le fait que le nombre de combinaisons évolutives permettant de remonter des organismes unicellulaires jusqu’aux êtres intelligents est infime, en comparaison du nombre quasi infini de branchements possibles.Ce labyrinthe d’impasses évolutives est si complexe que, même avec 10 milliards de planètes dans notre Galaxie, la probabilité d’avoir une civilisation intelligente dans la Voie lactée reste très petite.Tipler évalue à moins d’une chance sur 10 milliards la possibilité que la vie évolue jusqu’au stade où une civilisation intelligente soit capable de communication interstellaire, en moins de 5 milliards d’années après son éclosion, sur une planète comme la nôtre.Pour les partisans de l’universalité des mondes habités, cette probabilité est d’une sur dix.Personnellement, je partage les idées de Tipler.Je crois que notre existence, au bout de cette longue chaîne d’essais, où les erreurs furent énormément plus fréquentes, est le résultat d’un hasard inouï.Je crois que nous sommes très probablement seuls dans notre Galaxie.Il existe peut-être d’autres civilisations dans d’autres galaxies, mais les distances sont tellement grandes qu’elles deviennent des barrières quasi insurmontables aux contacts; les communications intergalactiques prendraient des dizaines de millions d’années.Il nous faut accepter l’idée que nous sommes peut-être seuls, ce qui, d’autre part, nous investit d’une redoutable responsabilité à l’égard de la biosphère terrestre.Jean-René Roy est astronome et professeur au département de physique de l’université Laval.QUÉBEC SCIENCE / JANVIER 1988 13 COURRIER PLUS DE RÉFÉRENCES Je suis abonné, depuis maintenant trois ans, à Québec Science.J’y ai lu des textes très intéressants qui auraient pu me servir dans mes travaux de recherche.[.] Par contre, le manque d’analyse de certains articles, que je ne critique pas ici, aurait pu être atténué par la présence de références, en l’absence desquelles je n’ai pu utiliser ces textes.J’espère que vous penserez aux gens qui, comme moi, font partie du milieu scientifique et que, désormais, vous publierez une bibliographie en fin de revue ou des références en fin d’article.Robert Brosseau, Repentigny Comme vous avez pu le constater depuis quelques numéros déjà, Québec Science a renoué avec une bonne habitude, quelque peu délaissée au cours des dernières années, soit de faire, en fin d’article, quelques suggestions de lectures pour en savoir davantage sur le sujet abordé.LES ENJEUX DU TRANSFERT DE TECHNOLOGIE À propos de l’article de M.Gilles Drouin concernant le marché des technologies, paru dans votre numéro de novembre 1987, j’aimerais ajouter une dimension dont il est très important de tenir compte dans le processus du transfert de technologie et qui n’a pas été mentionnée par M.Pierre Coulombe, sous-ministre associé au département technologique.[.] Je tiens à faire remarquer qu’un processus d’implantation des nouvelles technologies touche de très près les employés qui auront à travailler quotidiennement avec ce nouveau savoir-faire et, si on a omis de consulter ces derniers, afin d’évaluer leurs besoins et attentes, et de leur expliquer les enjeux d’un transfert de technologie (par exemple, l’augmentation de la qualité des produits ou services, la diminution des coûts de production, le recyclage et le déplacement des employés, la redéfinition des tâches, les changements organisationnels), cet oubli risque de faire émerger des problèmes tels que résistance au changement, conflits de rôles, frustrations, incompréhension, dégradation des relations interpersonnelles entre cadres et employés, sous-utilisation des nouvelles technologies, etc.Tout cela pour dire que, dans un transfert ou lors de l’implantation d’une nouvelle technologie dans une organisation, les dimensions psychosociales sont d’une importance capitale.Même que, dans certaines situations, la négli- gence de ces dimensions fera la différence entre le succès et l’échec.[.] M.Coulombe, je vous en prie, lorsque vous aurez à parler à nouveau du processus d’implantation des nouvelles technologies dans les entreprises, n’oubliez surtout pas de dire que cela requiert, certes, des spécialistes en génie, en droit et en fiscalité, mais aussi des spécialistes en psychologie industrielle et en psychosociologie de la communication.Bruno Tremblay, Montréal L’AGRONOME ET LA RÉGÉNÉRATION FORESTIÈRE J’ai été très heureux de lire l’article de Danielle Ouellet consacré à notre profession et j’en profite pour la féliciter.Sur le plan du journalisme agricole, j’aurais aimé que l’on souligne l’apport de La Gazette des campagnes, fondée en 1861.À la Société historique de la Côte-du-Sud, nous possédons toute la série de ce journal agricole.Il y a quelque temps, j’ai contribué par un témoignage, au volume L’actualité agronomique au Québec.Par pur hasard, le 50e anniversaire de l’Ordre des agronomes coïncide avec mon 50e anniversaire de carrière.Henri Généreux, agronome La Pocatière Dans le numéro d’octobre 1987, Mme Danielle Ouellet signe un article intitulé «Une profession encore jeune: l’agronomie».Il s’agit là d’un très bon texte qui mérite nos félicitations.Dès le début de la lecture, cependant, nous avons sursauté en lisant que la régénération forestière était un secteur où l’agronome est devenu indispensable.Cette affirmation n’est pas exacte.La régénération forestière est plutôt une activité qui a pris une envergure sans précédent ces dernières années et qui a accentué le rôle primordial de l’ingénieur forestier en cette matière.Depuis toujours, cette activité fait expressément partie de son domaine de compétence professionnelle.À cette lecture, force nous est de constater à nouveau à quel point la profession d’ingénieur forestier est mal connue du public.On ignore généralement qu’en plus de la récolte de la matière ligneuse et de sa transformation, l’aménagement de toutes les ressources du milieu forestier, la sylviculture, la régénération forestière, la protection et la conservation de l’environnement, la récréation en forêt, la mise en valeur des superficies boisées en milieu urbain, la recherche forestière, le développement forestier international, et j’en passe, sont tous des domaines relevant des préoccupations professionnelles de l’ingénieur forestier et dans lesquels sa formation universitaire lui permet d’exercer sa profession.Marc Côté directeur général et secrétaire Ordre des ingénieurs forestiers du Québec Le numéro d’octobre de votre magazine contient un article très intéressant sur la naissance et l’évolution de la profession d’agronome au Québec.Quelle ne fut pas ma surprise, toutefois, d’y apprendre que la régénération forestière était l’un des nouveaux défis auxquels cette profession doit faire face.Car il existe une profession dont le mandat spécifique inclut justement cette activité, soit celle d’ingénieur forestier.Loin de moi l’idée de défendre un champ de pratique de façon tatillonne.La collaboration entre personnes de formations diverses est de plus en plus essentielle.C’est d’ailleurs ce qui se produit dans le cas des recherches sur le dépérissement des forêts entre ingénieurs forestiers et agronomes, de même qu’entre biologistes et ingénieurs forestiers dans le domaine de l’aménagement faunique.Il faut espérer que cette tendance s’accentuera.Ainsi, chacun contribuera selon ses compétences propres, à la solution des problèmes, pour le bénéfice de tous.René Doucet, ingénieur forestier Sainte-Foy Il va sans dire que l'intérêt des agronomes pour l’environnement, l’implantation de l'informatique en milieu agricole, la fiscalité agricole ou les méthodes de reproduction des animaux ne leur confère pas pour autant un statut d’environnemen-talistes, d’informaticiens, defiscalistes ou de vétérinaires, pas plus que l’intérêt des ingénieurs forestiers pour la récréation en forêt ne leur donne un statut de «récréologues».L’engagement des agronomes dans la régénération forestière ne fait pas d’eux, non plus des ingénieurs forestiers ou des spécialistes de la régénération forestière.On ne saurait cependant nier cet engagement parfois souhaité par les ingénieurs forestiers eux-mêmes.En effet, à quelques reprises, l’Ordre des ingénieurs forestiers a invité des agronomes à travailler dans des comités conjoints: sur le zonage agricole (en 1973) et sur la régénération forestière (en 1979).Danielle Ouellet 14 JANVIER 1988 / QUÉBEC SCIENCE Québec MESSAGE DU PREMIER MINISTRE Fort du travail acharné et de la rigueur professionnelle d'une équipe de visionnaires dynamiques, le magazine Québec Science célèbre cette année son vingt-cinquième anniversaire.Cet heureux événement mérite d'autant plus d'être souligné que cette publication à but non lucratif a su relever l'exigeant mais combien nécessaire défi d'ouvrir les frontières du monde scientifique à plusieurs générations de Québécoises et de Québécois, et s'avérer ainsi un précieux outil de connaissance et de réflexion.De connaissance, parce qu'il nous a notamment permis de saisir la multiplicité, la diversité et l'interdépendance des éléments de notre patrimoine écologique.De réflexion, parce qu'il a également suscité d'importants questionnements sur l'ampleur et les conséquences des mutations qui s'opèrent à tous les niveaux de notre collectivité.Fort de ses 25 ans, Québec Science nous rappelle mensuellement avec originalité l'importante leçon de la Stratégie mondiale de la conservation, à l'effet que «nous n'avons pas hérité la Terre de nos parents, nous l'empruntons à nos enfants».Nous lui savons gré de cette remarquable contribution et lui souhaitons un avenir des plus fructueux.Robert Bourassa Québec Décembre 1987 LA VIE INTELLIGENTE EXTRATERRESTRE par Claude LAFLEUR Depuis les années 40, astrophysiciens et biologistes scrutent le cosmos à la recherche d’indices, de signaux révélateurs d’une vie intelligente extraterrestre.La question qui intrigue depuis longtemps l’humanité—sommes-nous seuls dans TUnivers?— devient à présent une véritable science, l’exobiologie, dont l’objet est l’étude de la vie sous toutes ses formes dans le cosmos.Ce regain d’intérêt pour les extraterrestres est le fruit de la mise au point de nouvelles techniques et fait suite à un certain nombre de résultats encourageants.En effet, au fil des ans, astrophysiciens et biologistes ont accumulé — et accumulent encore — une à une les données constituant le puzzle de la vie extraterrestre.Déjà, nous avons repéré dans l’espace interstellaire de longues molécules chimiques nécessaires pour construire des chaînes biochimiques.Dans nos laboratoires, à partir d’une «soupe primitive» soumise aux conditions que l’on imagine avoir régné aux premiers jours de la Terre, nous obtenons quantité de matériaux organiques.Les plus récentes recherches astronomiques indiquent, par ailleurs, que la formation de planètes autour des étoiles serait la règle plutôt que l’exception.Au cours des prochaines années, les astronomes ont bon espoir de localiser les premières planètes hors de notre système solaire.Parallèlement, on poursuit sans relâche la recherche d’émissions radio d’origine artificielle, à l’aide de radiotélescopes, aux États-Unis et en Union soviétique.AUCUNE TRACE, MAIS BEAUCOUP D’INDICES L’idée qu’une vie intelligente puisse exister ailleurs que sur la Terre fait rêver depuis toujours.Cependant, à ce jour, la centaine de sondes automatiques qui ont fait le tour du système solaire n’en ont révélé aucune trace sur les mondes voisins: Vénus, Mars, Mercure et la Lune sont apparemment trop chaudes ou trop exposées aux radiations ultraviolettes pour qu’aucune vie de type terrestre n’ait pu s’y développer.Adieu! donc, Vénusiens, Martiens, Mercuriens et Sélénites.Joel Levine, l’un des spécialistes de la question à la NASA, trace le bilan suivant: «Le fait demeure que nous n’avons aucune évidence convaincante de vie dans l’Univers ailleurs que sur la Terre.» Par contre, John Billingham, également de la NASA, considère que «Le succès de la vie sur Terre est l’argument le plus convaincant de son existence ailleurs».En effet, bon nombre de biologistes, constatant avec quelle rapidité la vie s’est implantée sur la Terre (à peine 800 millions d’années après la condensation de la planète), estiment que l’émergence de la vie serait pratiquement inévitable sur un astre bénéficiant des conditions appropriées.Naît ainsi l’impression que la vie, loin d’être une anomalie, serait plutôt l’aboutissement d’un processus chi- 16 JANVIER 1988 / QUÉBEC SCIENCE (at ataBt St \\ "A à AW * La recherche d’une vie intelligente extraterrestre n’est plus l’affaire de quelques chercheurs isolés.C’est maintenant toute une communauté scientifique internationale qui écoute patiemment les étoiles.mique sur lequel nous ne savons pratiquement rien.Soulignons cependant que plusieurs spécialistes demeurent sceptiques et se demandent sérieusement si l’apparition de la vie sur Terre ne résulterait pas, au contraire, d’un ensemble de circonstances tout à fait exceptionnelles, qui ont très peu de chances de se retrouver réunies dans un autre système planétaire.Dans leurs études, les exobiolo-gistes tentent de tirer parti le plus possible du seul exemple connu de planète habitée.Ainsi, ils pensent que le développement d’espèces intelligentes nécessite un environnement qui, à l’image de la Terre, demeure passablement stable durant plusieurs milliards d’années — ce que seule une planète peut offrir.Ils décrivent un monde idéal ni trop chaud, ni trop froid, ni trop grand, ni trop petit, muni d’une atmosphère semblable à la nôtre et disposant d’eau en abondance.Ils considèrent, en général, qu’une telle planète doit se trouver à proximité (mais pas trop près) d’une étoile se consumant assez lentement pour donner tout le temps nécessaire à l’organisation chimique de la vie — somme toute, une étoile assez semblable au Soleil.Ces hypothèses aident les astronomes à concentrer leurs recherches sur un nombre relativement restreint d’étoiles — probablement quelques milliards ! — parmi la centaine de milliards qui composent notre Galaxie.On tente également de déterminer si la formation d’une planète habitable est le résultat d’une série de coups de chance extraordinaires ou un événement probable, voire inéluctable.Encore là, à défaut d’autres exemples, les spécialistes se rabattent sur une hypothèse: la naissance du Soleil (et de son cortège de satellites) ne diffère pas de celle des autres étoiles.Évidemment, on peut imaginer de multiples raisons pour considérer cette hypothèse comme totalement erronée.Ainsi, peut-être que le nuage de poussière à partir duquel se condense une étoile doit avoir une masse, une composition, une température, une vitesse de rotation, etc., très particulières pour donner naissance à des planètes.QUÉBEC SCIENCE / JANVIER 1988 17 UN MONDE HYPOTHÉTIQUE Déjà, notre Soleil se distingue sur au moins un point important.«Le compagnonnage est à la mode, la solitude pas», affirme l’astronome R.S.Harrington, de l’Observatoire naval américain de Washington.«Du moins, c’est ce que nous constatons en regardant les étoiles qui, apparemment, préfèrent se tenir en groupe de deux ou plus.» Il estime qu’au moins les deux tiers des étoiles observées font en effet partie de systèmes multiples.«Certains suggèrent même que ce phénomène est universel et que le Soleil manque à la règle», indique Harrington.Si c’est le cas, peut-on croire qu’il en est ainsi de son cortège de satellites?Une façon de «contourner» ce problème consiste à s’assurer que les étoiles évoluant en groupe sont à même, également, de posséder leur propre escorte planétaire.«Voilà un problème très difficile à résoudre, avoue Harrington, puisque nous ne comprenons pas assez bien comment naissent les systèmes stellaires multiples.Mais, si des planètes parviennent à se condenser au sein d’un tel attroupement, alors certaines d’entre elles pourraient bénéficier des conditions propices à l’évolution de la vie.» Pour illustrer cette possibilité, Harrington manipule quelque peu notre système solaire.Selon lui, remplacer le Soleil par deux étoiles séparées d’une trentaine de millions de kilomètres aurait pour conséquence d’éliminer Mercure, mais n’engendrerait pratiquement aucun changement sur Terre.À l’opposé, transformer Jupiter en Soleil causerait la perte de Mars mais, là encore, notre monde ne s’en ressentirait à peu près pas.(Essayez d’imaginer ce que serait notre vie entre deux étoiles!) L’astronome conclut donc que certains systèmes stellaires seraient parfaitement en mesure d’abriter des familles planétaires stables, où il pourrait y avoir des mondes hospitaliers.(Notons cependant que, devant les incertitudes concernant la dynamique des étoiles en groupe, les spécialistes restreignent généralement 18 JANVIER 1988 / QUÉBEC SCIENCE l’existence de planètes habitables aux abords d’étoiles simples.) Harrington décrit ce à quoi ressemble le trio d’étoiles le plus rapproché de nous: Alpha du Centaure.Deux de ces étoiles, Alpha du Centaure A et Alpha du Centaure B, tournent l’une autour de l’autre à une distance moyenne de 3,5 milliards de km, alors qu’Alpha du Centaure C se déplace autour des deux autres à 2 billions de km.En ce moment, c’est cette dernière qui est la plus proche de nous et, pour cette raison, nous lui attribuons le surnom de Proxima du Centaure.Selon Harrington, une terre évoluant près d’Alpha du Centaure A connaîtrait un environnement aussi stable que le nôtre.La variation de température attribuable à la présence de la seconde étoile serait inférieure à 1 °C.Pour d’hypothétiques habitants de cet hypothétique monde, Alpha du Centaure B apparaîtrait 250 fois plus éclatante que notre pleine Lune, mais mille fois moins brillante que le Soleil.La présence des deux étoiles engendrerait un cycle jour/nuit plus complexe que le nôtre, mais n’aurait probablement aucune influence écologique importante, estime l’astronome américain.Il en serait sensiblement de même pour une planète circulant autour d’Alpha du Centaure B, d’où la possibilité — à faire rêver tout auteur de science-fiction— d’avoir un double système planétaire habitable ! A L’ÉCOUTE DES EXTRATERRESTRES Le problème de la recherche de vie intelligente peut être abordé par le biais de l’hypothèse «ultime»: s’il existe d’autres civilisations comparables à la nôtre, celles-ci pourraient signaler leur présence en émettant des messages.Nous-mêmes, d’ailleurs, diffusons abondamment et involontairement depuis une bonne quarantaine d’années, avec nos émetteurs de télévision et nos systèmes de surveillance par radar.C’est dire que, s’il se trouve des êtres évolués dans un périmètre d’une vingtaine d’années-lumière, ceux-ci pourraient déjà Et si nous n’étions pas seuls dans l découvrir ?L’imagerie populair aux extraterrestres.Le choix esi avoir détecté notre présence et retourné la communication ! Il s’agirait donc, simplement, de se mettre à l’écoute des étoiles grâce aux grandes antennes paraboliques des radiotélescopes.Idée simple, mais difficile à mettre en œuvre, car, comme le calculent les experts, même s’il y avait un million de sociétés technologiques dans la galaxie, il nous faudrait probablement examiner plus de cent mille étoiles avant d’en entendre une ! En fait, le défi réside non pas tant dans la réception d’un signal artificiel, mais dans notre habileté à le distinguer parmi la myriade d’émissions en provenance d’une grande variété de sources naturelles.«Notre situation se compare un peu à celle de quelqu’un qui cherche un ami dans une grande ville, raconte Samuel Gulkis, responsable scientifique des recherches d’extraterrestres de la NASA.C’est facile de le reconnaître une fois que vous savez à quel endroit regarder — sinon, bonne chance.Puis, les circonstances sont considérablement plus compliquées pour nos recherches puisque nous nous devons, en plus, d’imaginer à quelle fréquence écouter.» Ce problème, en effet, est de taille, étant donné l’étendue de la Quels types d’êtres pourrions-nous en des «enveloppes charnellesf> question demeure fascinante.astronomes de la Galaxie.Il paraît donc raisonnable que cette fréquence — ou les quelques autres du même genre — soit le lieu privilégié d’échange parmi le vaste éventail des ondes radios.» L’écoute des étoiles débuta peu après la Seconde Guerre mondiale et fit rapidement découvrir un univers rempli d’émissions variées (mais toutes d’origine naturelle).C’est au mois d’avril 1960 que Frank Drake procéda à la première tentative de détection de signaux artificiels — son célèbre projet «Ozma».Le 8, Drake repéra une émission d’origine inconnue! Il s’avéra par la suite qu’elle provenait d’une expérience militaire ultrasecrète.(À l’occasion du 25e anniversaire du projet Ozma, Drake se rappelait encore l’exaltante émotion qu’il ressentit à l’écoute de ce «premier contact extraterrestre».) e fl i'ajj- I K® BS 11 ait ni :!Ea dans îtitl siois iriélt jtiia- leiî dans iBllIil (dfi le la laittf idroit ut.' # li* s, de del* gamme des ondes électromagnétiques.Logiquement, la meilleure fréquence serait celle à laquelle la conversation interstellaire se ferait le plus efficacement et où les bruits parasites sont les moindres, c’est-à-dire, selon de nombreux experts, la bande des micro-ondes (eh oui! celle qu’utilise votre four à microondes).Ce registre nous laisse cependant avec un vaste éventail de fréquences possibles — un peu comme si vous tentiez de syntoniser votre émission favorite parmi des milliards de canaux de télévision disponibles ! « Heureusement, note John Wolfe, autre spécialiste de la NASA, les [hypothétiques] extraterrestres sont très probablement conscients de ce problème et, s’ils veulent se faire entendre, ils feront en sorte que ce soit facile pour nous.» Les spécialistes pensent d’ailleurs avoir repéré quelques fréquences particulières, dont celle sur laquelle émettent naturellement les atomes d’hydrogène neutre.«Parce que cette fréquence est produite par l’atome le plus simple et le plus abondant de l’Univers, explique Paul Horowitz, physicien de l’université Harvard et ardent chasseur de signaux extraterrestres, elle doit être connue de tous les radio- FAUSSES ALERTES De fausses alertes, il y en a d’ailleurs eu de nombreuses autres par la suite.Ainsi, en 1967, des radio-astronomes britanniques captèrent un signal provenant de l’espace et qui différait totalement de tous ceux détectés jusqu’alors : il était aussi régulier que le tic-tac d’une horloge.S’agissait-il d’une bouée cosmique servant à la navigation interstellaire?Eh non! On venait de découvrir le premier pulsar — une étoile tournant sur elle-même plusieurs fois par seconde, tout en émettant des ondes électromagnétiques, dont des ondes radios.(Les plus rapides de ces «toupies célestes» ne mettent que quelques millisecondes à effectuer un tour complet sur elles-mêmes.) De la quarantaine de programmes d’écoute réalisés à ce jour, la plupart ont été de courte durée et n’ont scruté, au total, qu’à peine quelques milliers d’étoiles.En effet, pour des raisons techniques et par mesure d’économie, on devait se contenter d’écouter les étoiles une à une et sur une seule longueur d’onde.Frank Drake compare ces tentatives ponctuelles à la recherche d’une aiguille dans une botte de foin par «quelqu’un qui ne passerait que de temps à autre devant son tas de foin».Il estime cependant que ces sondages ont eu le grand mérite d’éliminer la possibilité que notre galaxie pétille de vie et de signaux radios.Aux yeux d’Horowitz, «ces travaux mettent en lumière l’énormité de la tâche et leur conclusion [négative] ne doit en rien nous décourager».Il rapporte que l’ensemble des spécialistes croient que, pour avoir une chance raisonnable de détecter une autre civilisation, nous devrons examiner un bon million d’étoiles.Ces dernières années, les programmes de recherche d’émissions intelligentes connaissent une activité soutenue.Le 7 mars 1983, une équipe dirigée par Paul Horowitz inaugurait la première étude d’étoiles sur plusieurs longueurs d’ondes à la fois, grâce à de l’équipement électronique sophistiqué.Dans le cadre de ce projet Sentinel, une antenne parabolique de 25 mètres de diamètre de l’université Harvard scrute attentivement le ciel du Massachusetts à l’écoute simultanée de 128 000 canaux centrés sur la longueur d’onde de l’hydrogène.À partir de 1985, le groupe d’Horowitz mit en service un nouveau récepteur radio multicanal baptisé META (pour Megaehannel Extraterrestrial Assay), capable de recevoir et de distinguer 8,4 millions de canaux à la fois.«S’il y a des civilisations technologiques dans notre Galaxie qui veulent communiquer par les micro-ondes, META devrait être l’instrument pour les détecter», déclare Horowitz.Au fil des ans, ce programme passe le ciel au peigne fin, sans relâche, à l’affût de tout extraterrestre.Un autre programme est réalisé depuis 1973, sous la direction de Robert Dixon, à l’aide d’une antenne appartenant à l’Université de l’Ohio.Plus de 30 000 signaux différents ont été répertoriés, mais aucun d’entre eux ne semble provenir de source intelligente.Le premier programme directement financé par le gouvernement américain devrait être finalement mis en oeuvre par la NASA, au début des années 90.Comme d’habitude, QUÉBEC SCIENCE / JANVIER 1988 19 En 1967, des radioastronomes de Cambridge captèrent une émission d’origine inconnue.Fausse alerte.Ils venaient de découvrir, non pas une civilisation extraterrestre, mais le premier pulsar.Ci-dessus, le pulsar de la nébuleuse du Crabe, de la constellation du Taureau.l’Agence spatiale envisage de faire les choses en grand: aux dires des responsables, leur recherche couvrira dix millions de fois plus de «territoire» que tout ce qui a été réalisé jusqu’à ce jour.Ils procéderont selon deux stratégies.D’une part, 773 étoiles semblables au Soleil et se trouvant à moins de 80 années-lumière de nous — ainsi que quelques régions particulièrement intéressantes (dont le centre de notre Galaxie) — seront écoutées sur des longueurs d’onde voisines de celle de l’hydrogène.D’autre part, tout le ciel sera balayé à l’aide d’un appareillage capable de traiter séparément des millions de canaux de fréquences radios, à chaque seconde et en temps réel.«Ce relevé du ciel augmentera la probabilité que tous les sites potentiels de vie intelligente soient observés, bien que superficiellement », déclare Samuel Gulkis.Du côté soviétique, les programmes de détection de civilisations intelligentes se poursuivent depuis bientôt 20 ans.La stratégie employée est à la fois variée et soutenue, et se base sur plusieurs hypothèses, dont certaines supposent des civilisations nettement plus avancées que la nôtre.Ainsi, le théoricien Nikolai Kar-dashev classe les sociétés selon leur appétit d’énergie: les civilisations dites de «type 1 » consomment toute l’énergie stellaire que reçoit leur planète; celles de «type 2» utilisent l’énergie totale que dégage leur étoile ; celles de «type 3» engloutissent toute l’énergie produite par une galaxie! Un groupe d’astronomes de l’Observatoire de Samarkand se consacre d’ailleurs à la détection d’extraterrestres «du troisième type».D’autres astrophysiciens soviétiques imaginent que les civilisations développées se servent de faisceaux lasers, et non d’ondes radios, pour leurs dialogues interstellaires à haut débit d’information.Un groupe de chercheurs, dirigé par Viktori Chvart-sman, a élaboré un programme d’observation de communications au laser et a commencé récemment à le réaliser en utilisant le télescope géant de l’Observatoire astrophysique de l’Académie des Sciences de l’URSS.À l’étape initiale des travaux, les chercheurs se concentrent sur quelques dizaines d’étoiles semblables à notre Soleil et situées à moins de 65 années-lumière.NOUS MÉFIER DES EXTRATERRESTRES.OU DE NOUS-MÊMES?Nous n’avons aucun moyen de savoir si toutes ces recherches nous permettront un jour de dire si nous sommes seuls dans l’Univers.Si nous ne détectons pas de signaux intelligents, cela indiquera au moins qu’il n’y a pas un grand nombre de civilisations émettrices.Par contre, si nous réussissons à intercepter un message, son impact pourrait avoir des conséquences inattendues sur notre vie.Ainsi, se demandait l’astrophysicien Sebastian von Hoerner, «comment expliquerons-nous notre société à «des petits hommes verts»?Comment leur faire comprendre qu’une espèce «intelligente» fabrique et maintient prêt à servir l’équivalent de trois tonnes de TNT pour chacun de ses représentants?» La plupart d’entre nous et des scientifiques, se basant sur les raisonnements et les hypothèses probables mentionnés ci-dessus, considèrent aujourd’hui comme évidente la pré- sence de la vie dans l’Univers.Mais, attention ! au siècle dernier, l’opinion était tout aussi répandue que les proches planètes étaient toutes habitées.Dans un volume publié en 1848 et intitulé The Solar System, Thomas Dick écrivait qu’il ne fait «aucun doute» que la Lune «est un monde rempli d’habitants » car, estimait-il, il serait «hautement improbable que le Créateur laisse un globe dont la surface égale quinze millions de milles carrés sans créatures sensibles et intelligentes » ! Comment seront jugés nos raisonnements — tous aussi «logiques»— dans 140 ans?Méfions-nous donc de trop prendre nos désirs pour des réalités : ce n’est pas parce qu’une hypothèse est logique qu’elle est vraie ! ?Pour en savoir davantage: Reeves, Hubert, Poussières d’étoiles, Éditions du Seuil, 1984, 195 pages, ISBN 2-02-006983-0.Sagan, Cari, Cosmos, Éditions Mazarine, 1981, 450 pages.Sagan, Carl, Cosmic Connection — L’appel des étroiles, Éditions du Seuil, collection Points, n° 814.«Life in Space», dans Discover, mars 1983.Goldsmith, Dave, Owen, Tobio, The Search for Life in Universe, 1980.20 JANVIER 1988 / QUÉBEC SCIENCE Canada-France-Hawaï Télescope Le reseau numérique à intégration de services o V T*; \ * ^ ^ f- t i~ X t ' , / A l Accès consolidé à tous les services de communication par un point d]entrée unique Be DES mnnUIÏICRTIOIt :,UR nESUI Le Réseau numérique à intégration de services (RNIS) annonce une véritable révolution des communications, à la maison comme au bureau.par Jean-Guy RENS n sigle nouveau a fait son apparition dans les magazines américains : /S’Z^./V (Integrated Services Digital Network).Les Français, qui ne sont pas en reste de nouveauté, parlent de RNIS (réseau numérique à intégration de services).Certains observateurs annoncent une percée technologique.D’autres prévoient une confusion totale.Tout le monde s’accorde sur l’imminence d’un grand bouleversement dans les télécommunications au bureau et même au foyer.Et, comme bien d autres histoires, celle-ci finit aussi par une question de gros sous.IM M I 22 JANVIER 1988 / QUÉBEC SCIENCE La numérisation des télécommunications (voir l’encadré: Qu’est-ce que la numérisation?) a commencé dans les années 60.Peu de gens prévoyaient alors l’ampleur de la révolution qui s’amorçait.Il fallut attendre 1976 et l’annonce à grand renfort de publicité de la gamme de commutateurs numériques DMS par Northern Telecom, pour avoir une idée de ce que l’avenir nous préparait.On ne se contente plus d’incorporer des éléments informatisés dans les télécommunications.C’est le réseau entier qui change de nature et devient un ordinateur géant avec 600 millions de terminaux — les 600 millions de téléphones qu’il y a dans le monde.Le RNIS est l’aboutissement de cette révolution.La numérisation du cœur du réseau est en bonne voie.Maintenant, on s’apprête à informatiser l’accès à votre bureau ou à votre maison.Le RNIS regroupe l’ensemble des normes qui définissent le processus de numérisation de ce que les experts appellent la «boucle de l’abonné».Concrètement, cela signifie la disparition des prises Téléboutique actuelles et leur remplacement par des prises RNIS à huit fiches qui permettront l’intégration des services sur le même câble.Ainsi, on pourra y brancher indifféremment des téléphones, des micro-ordinateurs, des appareils de traitement de texte, des télécopieurs, des équipements de vidéoconférence et, d’une manière générale, tous les terminaux qui respectent la norme RNIS.Les modems ou les convertisseurs ne seront plus nécessaires puisque le réseau sera entièrement numérique et donc transparent à l’échelle du monde entier.Deux types d’accès seront possibles: l’accès de base et l’accès primaire.L’accès de base comprendra, d’une part, deux canaux intégrés voix-données (les canaux B pour «bearer») et, d’autre part, un canal de données de contrôle (le canal D pour «delta»).L’accès primaire, quant à lui, aura une capacité bien plus grande de 24 canaux.On devine que c’est la voix royale qui mène à la grande entreprise et aux ministères.LA MAGIE DES NOUVEAUX SERVICES Voilà pour le support technique.La grande nouveauté est, bien entendu, l’apparition de ce mystérieux canal «delta».Cette innovation reprend la plupart des caractéristiques d’une technique appelée «canal sémaphore n° 7» et qui est actuellement testée par la plupart des entreprises de télécommunications en Amérique du Nord.Quand on fait un appel téléphonique, aujourd’hui, on mobilise un circuit de voix entier (64 Kb/sec.), depuis le moment où l’on compose un numéro jusqu’au moment où la sonnerie retentit chez le destinataire — ou bien, renvoie la tonalité «occupé».Avec le canal sémaphore, seul un signal à faible débit numérique ( 16 Kb/sec.) part en éclaireur dans le réseau et va porter un signal codé chez le destinataire.L’abonné aura la possibilité de voir s’afficher le numéro de celui qui appelle avant de soulever son combiné (à condition d’avoir un appareil téléphonique avec écran de signalisation).Fini, les appels obscènes ! Fini, le règne des compagnies de recouvrement de crédit qui harcèlent les insouciantes cigales ayant chanté tout l’été! Il suffit d’enregistrer les numéros malvenus et de programmer un code de non-réponse.D’une façon générale, le canal sémaphore permettra d’offrir toute la gamme des services de gestion des communications (SGC).Citons les plus connus d’entre eux: — Le signal distinctif qui permet à l’abonné de programmer un numéro particulier qui sonnera de façon différente des autres; — L’identification des appels reçus pendant l’absence de l’abonné (les numéros seront connus grâce à une imprimante ou sous forme de message enregistré en soulevant le combiné) ; — Le rappel automatique, qui prévient l’abonné que le numéro occupé qu’il venait de composer est maintenant libre; — Le renvoi sélectif, qui permet de réacheminer les appels en provenance de certains numéros ou La prise RNIS, à huit fiches, permet de brancher un téléphone aussi bien qu’une machine de traitement de textes, un télécopieur et un équipement vidéo.Fini l’ajout de modem ou de convertisseur.24 JANVIER 1988 / QUÉBEC SCIENCE ESSAIS A BELL CANADA groupes de numéros vers différents autres numéros; — Le rejet sélectif, qui permet de bloquer les appels en provenance de certains numéros ou groupes de numéros sans entendre la moindre sonnerie; — Les téléphones publics, qui seront contrôlés à distance et accepteront les cartes de crédit sans l’assistance des téléphonistes.Le canal «delta» du RNIS permettra d’offrir ces services.Mais, à vrai dire, on n’a pas fini de faire le tour du potentiel de ce canal.On parle déjà de télémétrie (lecture à distance du compteur de gaz ou d’électricité), de sécurité électronique, de courrier électronique, de transfert de fonds électronique et, pourquoi pas, de vidéotex.L’AUSTRALIE MÈNE LE BAL Quelle est la différence entre le canal sémaphore et le canal «delta» du RNIS?Il s’agit surtout d’une question de normes.Le canal sémaphore n° 7 répond à une norme nord-américaine tandis que le RNIS est international.Il y a fort à parier que les entreprises de télécommunications attendront de connaître la définition complète du RNIS avant d’installer le canal sémaphore.Le RNIS n’entre pas en contradiction avec le canal sémaphore, mais au contraire, le complète.Le RNIS devrait être adopté de façon définitive en novembre 1988, en Australie, lors de l’assemblée plénière du Comité consultatif international télégraphique et téléphonique (CCITT).Il s’agit d’un comité spécialisé de l’Union internationale des télécommunications (UIT), à Genève.Inutile de dire que tous les intervenants du monde des télécommunications attendent avec impatience les résolutions de cette assemblée, afin de savoir exactement quelles normes seront adoptées.Pour saisir toute l’importance du RNIS, il faut éviter de le réduire à la seule panoplie de services — aussi spectaculaires soient-ils.Le RNIS constitue avant tout un changement Les Services de gestion des communications (SGC) ont été testés à Peterborough, en Ontario, entre mars 1987 et février 1987.Le succès a été si vif qu’un essai en milieu naturel (les abonnés paient) a immédiatement suivi et devrait s’achever en octobre prochain.Les SGC sont accessibles grâce au canal sémaphore n° 7 ou au canal «delta» du RNIS.En juillet 1987, a débuté un premier essai du RNIS en milieu naturel dans les locaux de Bell Canada, à Ottawa.Outre le fonctionnement du système lui-même, on a prévu d’étu- dans l’architecture du réseau des télécommunications : de fermé qu’il était jusque-là, le réseau devient ouvert.Ce retournement de perspectives est possible dès lors que le réseau est transparent de bout en bout, c’est-à-dire jusque chez l’abonné.LE CLIENT EST ROI Qu’est-ce à dire, au juste?L’usager aura accès, à partir de chez lui, au commutateur qui se trouve dans le central téléphonique, non seulement pour commander des services, mais aussi pour créer des réseaux virtuels.Cette dernière possibilité intéresse surtout les gros usagers.S’il s’agit d’un abonné qui possède déjà un réseau local de type LAN dier l’accès aux services déjà existants via le RNIS (Envoy 100 et iNet 2000).L’essai a été élargi dès novembre 1987 à trois ministères fédéraux: Communications, Défense nationale et Expansion industrielle régionale.Limités à la ville d’Ottawa la première année, ces tests devraient s’étendre à Montréal et Toronto vers la fin de 1988.Les résultats des essais serviront aux ultimes négociations du Comité consultatif international télégraphique et téléphonique (CCITT), en Australie.La commercialisation devrait commencer en 1989.(local-area-network) ou un PBX, il pourra les connecter avec d’autres LAN et d’autres PBX, et intégrer entièrement les services des différentes composantes.Le canal D, qui a une capacité de commutation par paquets, permet de combiner les données de plusieurs terminaux pour accéder simultanément au même ordinateur central, ce qui est très exactement l’équivalent des fonctions du LAN.Il existe déjà un mot pour désigner l’intégration de deux ou plusieurs réseaux de ce type: WAN (wide-area network).Mais il y a plus intéressant encore.Pourquoi acheter un PBX ou un LAN?Une entreprise peut tout aussi bien se constituer un LAN ou un PBX virtuel et en changer l’archi- QUÊBEC SCIENCE / JANVIER 1988 25 tecture, comme on l’a vu, au fur et à mesure que ses besoins évoluent.Pour cela, il faudra, bien sûr, que l’abonné acquière un accès primaire à grande capacité et un processeur d’applications, c’est-à-dire un ordinateur qui lui permette de programmer les configurations de réseau à partir de ses locaux.Depuis quelques mois, les services Megastream de Bell et Mach III du Les communications téléphoniques étaient traditionnellement acheminées de manière analogique.La voix était transmise par ondes électriques qui se propagent de manière «analogue» aux ondes sonores dans l’atmosphère.Dans un système numérique, la voix est codée sous forme de «nombres » composés des chiffres 1 et 0, ou bits d’information.On reconnaît ici le code binaire utilisé dans les ordinateurs.La voix est découpée à raison de 8 000 échantillons par seconde composés de 8 chiffres.Au total, il faut 64 kilobits/seconde pour définir la voix humaine.Ce processus, appelé numérisation, a commencé en 1962 quand les Bell Labs américains ont mis au point le système de câble coaxial T-l qui sert à relier les centraux téléphoniques CNCP offrent un éventail limité de fonctions de ce genre.Un abonné peut utiliser les mêmes circuits pour la voix durant la journée et pour les données durant la nuit.Il peut diviser en deux des circuits de 64 Kb/sec.ou, au contraire, les regrouper afin de répondre aux besoins d’ordinateurs à gros débits.Il s’agit des premiers services de type RNIS au Canada.entre eux.Mais le Canada s’est assuré une confortable avance sur la scène internationale en lançant une gamme complète de commutateurs numériques en 1976.La commutation sert à aiguiller les appels vers le circuit qui correspond au numéro composé.C’est la partie intelligente du réseau de télécommunications, le cerveau.Quand tout le réseau sera numérisé, c’est-à-dire informatisé, on pourra dire qu’il est «transparent».La voix se déplacera sans rencontrer d’obstacles, sous forme de bits d’information, tout comme les données informatiques, tout comme les images vidéo.Le réseau de télécommunications sera alors devenu un ordinateur géant aux dimensions de la planète Terre, avec 600 millions de terminaux: les appareils téléphoniques.Si tel est bien ce que nous réserve l’avenir, tout porte à croire que le marché des terminaux d’affaires est à la veille d’une crise majeure.Depuis quelques années, les entreprises de télécommunications contre-attaquent en essayant de remplacer les PBX, où la concurrence est féroce, par le service Centrex, où elles ont le monopole.L’abonné loue une partie du commutateur public qui le dessert depuis le central téléphonique.Le RNIS accroît encore la souplesse du Centrex et, surtout, rend ce dernier accessible à la PME, voire à l’abonné résidentiel.LE RNIS: UNE PANACÉE?Le RNIS fournit une solution séduisante à plusieurs besoins en télécommunications.Par exemple, si une entreprise déménage à l’intérieur de la même ville, elle pourra garder les mêmes numéros de téléphone et, pour peu que le nouvel immeuble soit doté de prises RNIS, le déménagement des postes téléphoniques ou des terminaux ne lui coûtera rien.À présent, le déménagement d’un téléphone d’affaires ordinaire à l’intérieur d’un même édifice coûte environ 100$.Pour un téléphone à clés, cela peut monter à plusieurs centaines de dollars.j Sans vouloir entrer dans les détails, il est bon de savoir que le RNIS permettra d’accélérer et d’améliorer plusieurs des services déjà utilisés dans les entreprises.Par exemple : — La télécopie d’une page prendra quatre ou cinq secondes au lieu d’une minute actuellement; — Les micro-ordinateurs domestiques pourront communiquer, sur le réseau, 50 fois plus vite (64 Kb/ sec., au lieu de 1 200 bauds comme l’imposent la plupart des modems actuellement sur le marché); — Le service 800 + attribuera un numéro 800 unique à la grandeur w du continent nord-américain et permettra à l’usager de déterminer le ou les postes où il veut acheminer les appels et d’en changer à volonté; Ordinateur personnel Télécopieur RNIS (réseau numérique à intégration de services) NT-1 1 — Bus T • • * Paire de câble Central 1 1 , ’ local (téléphonique) ¦ M Accès de base Imprimante Terminal voix-données / Interface T \ L’interface T, du RNIS, sera en mesure de satisfaire les nouvelles exigences de la technologie.Elle rendra compatibles divers types d’équipements et offrira des possibilités multiples en plus d’améliorer les services existants en télécommunication.QU’EST-CE QUE LA NUMÉRISATION?26 JANVIER 1988 / QUÉBEC SCIENCE - La voix et les données pourront être chiffrées de manière à assurer la confidentialité.Les gouvernements lorgnent avec un intérêt non déguisé cette caractéristique; — La téléconférence sera améliorée par la transmission d’images à faible mouvement vidéo et la transmission de la voix en stéréo.Tout cela ne tient compte que des services à bandes étroites (débit limité à 64 Kb/sec.) qui devraient être accessibles à partir de 1988.Par la suite, avec les regroupements de circuits offerts par les accès primaires, on assistera à un deuxième déferlement de services dits à large bande, dont la vidéoconférence de qualité broadcast et même, un jour, pourquoi pas, les signaux holographiques.Verra-t-on bientôt des annonces publicitaires en trois dimensions à la télévision?Si l’on tient compte du potentiel technologique offert par le RNIS, il faut répondre oui.QUELQUES PETITS PROBLÈMES À RÉSOUDRE Néanmoins, tous les problèmes ne sont pas réglés.La tarification du RNIS reste à faire.Va-t-on facturer le service avec la grille des communications téléphoniques ou avec celle des communications informatiques?On sait que les deux grilles obéissent à des principes totalement différents.Or l’abonné, résidentiel ou commercial, pourra passer du mode téléphonique au mode informatique plusieurs fois, même au cours d’une seule communication.La réponse appartient au Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC).Mais le débat qui s’annonce promet d’être chaud.Quels que soient les paramètres retenus (temps, distance et largeur de bande/débit binaire), il est à prévoir que l’on devra introduire une notion de mesure quelconque dans les communications locales.On sait que le public canadien s’est toujours opposé avec vigueur aux velléités de Bell d’instaurer le service local tarifé à l’utilisation (SLTU).x T Le RNIS intègre tous les services sur le même câble au moyen d’une prise universelle unique.Le problème de l’interconnexion va également se poser avec une force accrue.On sait que l’Amérique du Nord est dans la situation assez originale où le télex et les autres services de télécommunications sont offerts par des entreprises distinctes.Il est à prévoir que les pressions se feront de plus en plus fortes au Canada pour connecter entre eux le réseau télex du CNCP et le réseau de Bell et les autres entreprises de télécommunications.Enfin, il y a le prix.Le vice-président exécutif au marketing de Bell, Brian Hewat, écrivait récemment: «Notre but à long terme est de faire descendre le coût d’un accès de base RNIS au-dessous de celui de deux lignes téléphoniques ordinaires.Dans un premier temps cependant, le coût du RNIS sera plus élevé que nous le souhaiterions et nous devrons nous contenter des domaines où le paiement d’un supplément pourrait être acceptable pour l’usager.Il y a des applications qui justifient un tel supplément.Néanmoins, à long terme, pour que le RNIS ait des chances de succès, il faut que cette technologie ait un coût compétitif.» DES RISQUES DE CONFUSION Aujourd’hui, alors que la numérisation atteint l’abonné, on est en droit de s’attendre à une ruée sans précédent sur les télécommunications.De nouveaux intervenants vont se précipiter sur le marché des lignes d’accès.La politique des entreprises de télécommunications est de proposer une norme internationale: le RNIS.Mais, comment vont réagir les fabricants d’ordinateurs qui ont déjà des modèles de LAN sur le marché?Les constructeurs immobiliers aux États-Unis, réunis autour de la National Home Builders Association, ont aussi leur mot à dire sur le 1 câblage des immeubles.On sait qu’ils -v': v -:V Ginkgo biloba par l'Agence Science-Presse LJ enthousiasme régnait en octobre dernier, à Montebello, lors de la rencontre annuelle du Club de recherches cliniques, organisme qui regroupe des spécialistes québécois de la recherche médicale.Des biochimistes, des physiologistes et des pharmacologistes ont en effet dressé un bilan très positif des travaux menés à travers le monde sur une substance chimique du corps humain nouvellement découverte.Des travaux qui risquent de déboucher sur des applications incroyablement nombreuses et qui pourraient déclencher une véritable révolution dans plusieurs branches de la médecine clinique et fondamentale.Il s’agit du «facteur d’activation plaquettaire», commodément désigné par son acronyme anglais PAF.Ce facteur doit son nom à sa propriété, découverte lors de son isolement en 1972, d’activer l’agrégation des plaquettes, ces corpuscules sanguins qui jouent un rôle clé dans la coagulation.Ce n’est qu’en 1983, toutefois, qu’on commença à entrevoir les conséquences de cette découverte.Une équipe française, dirigée par le Dr Paul Braquet, de l’institut Henri-Beaufour, à Paris, extrayait alors du ginkgo, arbre originaire de Chine, un composé analogue au PAF, mais capable d’en neutraliser les effets.Des expériences faites avec cet «antagoniste» nommé BN 52021 permirent de constater que le PAF jouait un rôle dans une kyrielle de réactions pathologiques, notamment celles qui sont liées à l’inflammation et à la défense immunitaire.En voici quelques exemples: - En provoquant chez des animaux une crise d’asthme par l’administration d’une substance allergène, on observe une importante libération de PAF.Or, la crise cesse complètement dès qu’on injecte l’antagoniste du PAF ! Ceci expli- querait donc l’efficacité, vantée par la médecine traditionnelle chinoise depuis des siècles, d’extraits du ginkgo dans le traitement de l’asthme; — Le PAF est associé à plusieurs autres réactions allergiques et immunes: l’hypersensibilité; les chocs anaphylactiques, réactions violentes à des agents allergènes qui conduisent souvent à la mort ; l’ensemble des phénomènes d’inflammation, comme ceux qui sont causés par les brûlures.Chez l’animal, toutes ces réactions sont considérablement amoindries, voire arrêtées par l’inhibiteur du PAF; — Enfin, le PAF augmente la perméabilité des vaisseaux sanguins et force le plasma à passer de l’intérieur des vaisseaux vers l’extérieur.Cet effet, relié à de nombreuses pathologies, dont l’insuffisance rénale et l’hypertension, est encore une fois enrayé par le BN52021.Ces recherches, on s’en doute, n’ont pas laissé les compagnies phar- maceutiques indifférentes.Celles-ci ont en un temps record mis au point une pléthore de nouveaux antagonistes du PAF.Le Dr Gérard Plante, de la Faculté de médecine de l’Université de Sherbrooke (foyer de la plupart des travaux sur le PAF au Québec), estime que «l’on verra certainement apparaître sur le marché, dans les années à venir, une gamme d’antagonistes du PAF aux propriétés thérapeutiques très variées: d’abord, des médicaments contre l’asthme, les chocs anaphylactiques, le rejet de greffe et les thromboses, qui font déjà l’objet d’essais cliniques.Par la suite pourront naître des thérapeutiques de l’hypertension et des allergies.Même des traitements du diabète et de la sclérose en plaques, qui sont des maladies auto-immunes, ne sont pas exclus ! » Et, si cette révolution médicale tarde à venir, la révolution scientifique qu’entraîneront aussi les découvertes sur le PAF est déjà amorcée.Michel Groulx QUÉBEC SCIENCE / JANVIER 1988 45 T W « Gymnases scientifiques à l’école » Chaque école primaire et secondaire sera-t-elle un jour dotée d’une «salle d’activités technologiques»?Tel est le rêve de Pierre Nonnon, qui a déjà commencé à concevoir certains éléments de ces «gymnases scientifiques ».Dans son laboratoire de l’Université de Montréal, il bricole des «appariteurs-robots» qui, par exemple, actionnent un train électrique selon les indications des enfants et fournissent au même moment une représentation graphique de la distance parcourue en fonction du temps.Cette approche novatrice attire actuellement l’attention.et les subventions du ministère de l’Éducation du Québec.Les appariteurs-robots de Pierre Nonnon s’inscrivent parfaitement dans la philosophie des nouveaux programmes de science, prévus pour septembre 1989; ils sont basés sur l’intérêt de l’enfant, qui observe un phénomène, pose des questions et formule des réponses, plutôt que sur la répétition de notions théoriques sans tâtonnements préalables.On veut maintenant aller du concret vers l’abstrait.Pierre Nonnon propose donc une méthode d’initiation aux sciences par Cet « appariteur-robot » créé par Pierre Nonnon, de l’Université de Montréal, permet à l’élève d’acquérir une démarche scientifique autonome.le biais des découvertes guidées.«Avant de penser à faire de bons petits scientifiques, estime ce psychologue, il faut former de bons petits ingénieurs qui vont être curieux du fonctionnement d’un engrenage et comprendre les notions de multiplication ou de division en manipulant ses rouages.» Chacun des quelque 20 systèmes développés par l’équipe de M.Non-non fonctionne selon le principe de l’appariteur-robot.Au départ, il y a un jouet capable de mouvement: train, pendule, grue, moteur mû par énergie solaire, presse d’imprimerie, etc.Cet objet est relié à un microordinateur qui, sous les ordres de l’élève, commande au train d’aller moins vite, à la grue de charger davantage de poids ou à l’ampoule de cesser d’alimenter les cellules photo-électriques.Des capteurs fournissent instantanément à l’ordinateur les mesures de vitesse, de masse, de température ou de conductivité.Ces variations apparaissent alors à l’écran sous forme graphique.Chaque unité vise l’apprentissage de notions précises.Lorsque l’enfant aura appris à ralentir le train, en ordonnant à l’ordinateur de maintenir le nombre de centimètres à parcourir, tout en augmentant la durée du trajet de 10 secondes, ou lorsqu’il pourra prédire le tracé du graphique s’il modifie une donnée, il sera probablement prêt à comprendre toute équation du premier degré.«Ce sera sans doute la première fois que l’on permettra aux enfants de vraiment jouer avec les variables», remarque Pierre Nonnon.«Il est très important que les élèves puissent se construire une représentation mentale des phénomènes, même si ces images sont imparfaites ou simplistes, avance à son tour Francis Meynard, chargé de projet en technologie pédagogique au MEQ et fervent partisan des travaux de M.Nonnon.Il appartient ensuite au pédagogue de les corriger ou les raffiner selon le niveau des enfants.» En 1985 et 1986, Pierre Nonnon a transporté ses appariteurs-robots dans une école secondaire montréalaise.Résultat : au premier abord, les élèves sont fascinés par ce «jeu»; ils apprennent rapidement les principes de sa manipulation et satisfont aux objectifs pédagogiques.Ces mises à l’essai sommaires ne constituent qu’une première et timide sortie.La seconde aura plus d’ampleur: en novembre dernier, le ministère de l’Éducation confiait à Pierre Nonnon le mandat officiel de rendre certains des appariteurs-robots plus facilement utilisables et moins fragiles, afin de les tester à plus grande échelle d’ici trois ans.Il s’agira d’un véritable «kit pédagogique», qui comportera des explications pour le professeur sur la façon d’intégrer cet outil dans son enseignement et d’accompagner les élèves dans leurs découvertes.Un pas de plus, selon Pierre Non-non, vers le laboratoire d’exploration scientifique de l’an 2000.Louise Desautels 46 JANVIER 1988 / QUÉBEC SCIENCE ¦¦¦¦¦Hi : ! LES EXTRAITS VÉGÉTAUX : une mine d’or vert CD I île- J m jrt pc la- nie iCia ICDl (jl]C :anl Dire Ac- Ht :cà Cllî .ijii ira- ip h bois i;ili ips a«s «si »î»i cnn tic 11)0» ails icilt- jfe i* lablc itcf» sc»f liais IgA® s.No»- A LJ industrie québécoise tente de s’engager dans un secteur négligé jusqu’à présent: la production d’extraits de plantes.Ces substances sont utilisées comme colorants et aromatisants dans les industries pharmaceutique et cosmétique.Le Québec, jusqu’à maintenant, importait la majeure partie de ces produits, mais la situation pourrait changer grâce aux efforts de scientifiques et d’industriels.Les extraits sont des substances présentes en petites quantités dans les plantes, qui permettent d’améliorer les qualités de divers produits lorsqu’elles leur sont ajoutées.Certaines substances servent à épaissir, rehausser la saveur ou modifier la couleur des aliments; d’autres sont utilisées dans la fabrication de certains médicaments ou comme matière première dans certaines industries, dont celle des parfums.Le marché mondial des extraits végétaux est substantiel: de deux à cinq milliards de dollars, selon les estimations.Le Québec en consomme à lui seul pour 26 millions de dollars annuellement.mais il en produit très peu.Ainsi, il n’existe que cinq producteurs québécois d’huiles essentielles de conifères et la plupart de celles que nous consommons proviennent des États-Unis et de Sibérie.Nous ne manquons pourtant pas d’épi-nettes ni de sapins ! Et il n’y a qu’une seule firme productrice d’extraits de plantes aromatiques et d’agrumes, un marché pourtant considérable.C’est aussi un marché très concurrentiel; d’une part, de grandes compagnies monopolisent la production de certains extraits et, d’autre part, il faut compter avec la concurrence des additifs chimiques, dont la qualité est plus stable.Les extraits Utilisés comme colorants ou aromatisants dans l’industrie, les extraits de plantes sont obtenus par un processus sous vide, au moyen de cet instrument appelé colonne de fractionnement.- naturels, lorsqu’ils ne sont pas préparés avec soin, peuvent en effet s’altérer avec le temps, varier en qualité selon les années, ou renfermer des substances étrangères — et leur prix peut être plus élevé que leurs équivalents chimiques.Plusieurs chercheurs et industriels tentent de rendre au Québec la place qui lui revient dans ce secteur.Une équipe du Centre de recherches industrielles du Québec (CRIQ) met au point des techniques d’extraction adaptées aux plantes indigènes du Québec, dont la menthe poivrée et la monarde.«Il s’agit d’un champ prometteur puisque notre flore naturelle est riche et peu exploitée», affirme Yves Lachance, directeur de cette équipe.«Les extraits que nous avons obtenus sont d’ailleurs déjà d’excellente qualité», ajoute M.Lachance, estimant leur commercialisation prochaine.Des expériences sont également en cours à la station d’Agriculture Canada, à Saint-Jean, afin de déterminer les meilleures conditions de culture d’une vingtaine de plantes sauvages aromatiques.Un autre laboratoire, à l’Université du Québec à Chicoutimi, se spécialise dans le contrôle de la qualité des extraits d’origine végétale, étape importante avant leur mise en marché.Et, au Conseil national de recherches du Canada, à Ottawa, on se penche sur des procédés biotechnologiques qui permettraient d’obtenir des extraits très purs et de qualité constante.Tout est en place pour voir les extraits de plantes québécoises partir même à la conquête du marché mondial.D’autant plus que l’engouement du public pour les produits d’origine naturelle ne cesse de croître.Michel Groulx QUÉBEC SCIENCE / JANVIER 1988 47 LES PROGRAMMES D'ÉTUDES SUPÉRIEURES À l'Université du Québec à Rimouski - MAÎTRISE EN DÉVELOPPEMENT RÉGIONAL - avec mémoire de recherche - avec rapport de stage - MAÎTRISE EN ÉDUCATION - enseignement - administration scolaire - intervention éducative en milieu régional - DOCTORAT EN ÉDUCATION - MAÎTRISE ÈS ARTS (ÉTHIQUE) - MAÎTRISE EN ÉTUDES LITTÉRAIRES - MAÎTRISE EN GESTION DE PROJET - MAÎTRISE EN GESTION DES RESSOURCES MARITIMES - avec stage - DIPLÔME DE DEUXIÈME CYCLE EN AFFAIRES MARITIMES - MAÎTRISE EN OCÉANOGRAPHIE - DOCTORAT EN OCÉANOGRAPHIE Aide financière L'Université du Québec à Rimouski offre des bourses d'études et de recherche aux étudiants/es inscrit/es à ses programmes d'études supérieures.Des postes d'auxiliaires d'enseignement et de recherche sont également disponibles pour ces étudiants/es.L'admission La date limite d'admission pour tous les programmes d'études supérieures est le 1er mai de chaque année.Pour plus de renseignements sur l'un ou l'autre de ces programmes, veuillez compléter le coupon ci-dessous et le retourner à l'adresse suivante: Bureau du doyen des études avancées et de la recherche Université du Québec à Rimouski 300, allée des Ursulines, Rimouski, Qué.G5L 3A1 Je désire recevoir la/les brochure/s d'information sur le/s programme/s suivant/s: Nom:_______________________ Prénom:________ Adresse:___________________________________ Code postal: ______________ Téléphone: ( ) Université du Québec à Rimouski La Recherche a des lecteurs dans 83 pays: pourquoi pas vous?RF.CHERCHt F La 1 Recherche ¦Pour chercheur, liant, ntaire, che cons-/nthèse 3 tout ce dim- û>' c/> Q- * Q.c O 3* Q) 3 CD (0 3 CD 3 ABONNEZ-VOUS! CHEZ VOTRE LIBRAIRE PARTICIPANT OU EN NOUS FAISANT PARVENIR CECOUPON D'ABONNEMENT AuCanada: ?Abonnement régulier (1 an/11 numéros) : 25$ ?Abonnement spécial (2 ans/22 numéros): 44$ À l'étranger: ?Abonnement régulier (i an/11 numéros): 35$ ?Abonnement spécial (2 ans/22 numéros): 61 $ En France: ?Abonnement régulier (i an/ii numéros): ISOFFt.t.c.?Abonnement spécial (2 ans/22 numéros): FFt t.c.?Abonnement ?Réabonnement ?Changement d adresse 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1—\—1—l—l—1—1 31 NOM I I I I I I I I I l l l 1 1 1 1 1 L LU 60 LU 61 PRÉNOM 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1\L- 80 i 1 7 D 8 9 NUMÉRO 1 1 1 1 1 1 1 1 1 RUE APR 1 1 1 1 1 1 1 1 1 28 J 1 i 29 VILLE 1 1 1 1 1 1 1 1 1 PROVINCE 1 1 1 1 1 ! 1 1 1 48 TÉLÉPHONE 1 1 LJ 1— 49 ?Chèque Compte ?Visa ?Mastercard n° 68 69 CODE 74 ?Mandat postal Date d'expiration - Signature- Faites votre chèque à l'ordre de: QUÉBEC SCIENCE, 2875, boul.Laurier, Sainte-Foy G1V 2M3 Pour informations: 657-3551, poste 2854 Pour la France, faites votre chèque à l'ordre de: DAWSON FRANCE, B.P.40, 91121, Palaiseau, Cedex Tarifs en vigueur jusqu'au 31 mai 1988.I 58 JANVIER 1988 / QUÉBEC SCIENCE Gaz Métropolitain a toujours cherché à en savoir davantage sur notre monde environnant puisque, comme en toute chose, notre progrès se réalise par le développement de nos connaissances.m3 0 * Æ 0 « "j,/* ^ ^ ¦ A EGaz Mél Métropolitain orénavant, grace au reboi sement et aux traitements syfvicoles, nos forêts seront plus productives.L’industrie du bois sera assurée d'un bois de qualité en quantité suffisante.C'est toute notre économie qui en bénéficiera.Nos forêts seront egalement mieux protégées.Les exploitants forestiers devront tenir compte des autres utilisations de la forêt: loisirs, chasse, pêche, etc.Nous pourrons tous ensemble mieux profiter de notre forêt r A ¦
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