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Titre :
Québec science
Principal magazine d'information scientifique généraliste québécois. [...]

Le mensuel d'information scientifique Québec Science est publié à partir de 1970. Il est le résultat de l'acquisition par l'Université du Québec de la revue Jeune scientifique, qui était publiée par l'Acfas. C'est Jocelyne Dugas, auparavant responsable de la revue Techniques, publiée par le ministère de l'Éducation, qui préside à cette mutation.

Québec Science opte pour une formule plus journalistique que pédagogique. La revue sera un terreau de développement de la profession de journaliste scientifique. Michel Boudoux, Yannick Villedieu, Christian Coutlée, Daniel Choquette, Solange Lapierre-Czerniecki, Pierre Sormany, Michel Gauquelin, Madeleine Harbour, Fabien Gruhier, Lise Laberge, Gilles Provost, Gilles Paquette, François Picard y participent.

La revue vise à intéresser les jeunes à la science et aux carrières scientifiques en leur offrant une information scientifique à jour présentée par des articles rigoureux et approfondis. Un accent est mis sur l'attractivité visuelle; une première couverture signée par le graphiste Jean-Pierre Langlois apparaît ainsi en septembre 1973. Pierre Parent et Richard Hodgson poursuivront le travail de ce dernier. Diane Dontigny, Benoit Drolet et André Delisle se joignent à l'équipe au milieu des années 1970, alors que Jean-Pierre Rogel en dirige la rédaction à partir de l'automne 1978.

Les premières années sont celles de l'apprentissage du journalisme scientifique, de la recherche de l'équilibre entre la vulgarisation, ou plutôt la communication, et la rigueur scientifique. Les journalistes adoptent styles et perspectives propres à leur métier, ce qui leur permet de proposer une critique, souvent liée à l'écologie ou à la santé. Plus avant dans les années 1970, le magazine connaît un grand succès, dont témoignent l'augmentation de ses ventes et la résonance de ses dossiers.

Québec Science passe sous la responsabilité des Presses de l'Université du Québec en 1979. La revue est alors prospère; en 1980, le magazine est vendu à plus de 25 000 exemplaires, dont 20 000 par abonnement. Les années 1980 sont plus difficiles à cause de la crise économique. Luc Chartrand pratique le journalisme d'enquête pour la revue, dont l'équipe de rédacteurs se renouvelle. On assiste ainsi à l'arrivée de Gilles Drouin, Bernard Giansetto, Claude Forand, Louise Desautels, François Goulet et Vonik Tanneau. Québec Science produit des articles sur les sujets de l'heure : pluies acides, sida, biotechnologies.

Au tournant des années 1990, le magazine fait davantage appel à des collaborateurs externes - journalistes, professeurs et scientifiques. Le cégep de Jonquière devient l'éditeur de la revue. Il en gardera la charge jusqu'au transfert de Québec Science à Vélo Québec en 2008.

Au moment de l'arrivée, en 1994, du rédacteur en chef actuel, Raymond Lemieux, le magazine est encore en difficulté financière. Il connaîtra cependant une relance, fort de la visibilité engendrée par la publication, depuis février 1993, d'un numéro spécial sur les découvertes scientifiques de l'année au Québec. Québec Science devient le premier média québécois à se trouver sur Internet, ce qui lui offre un rayonnement international. Le magazine surfe sur cette vague, avec davantage de contenus et de grands reportages qui franchissent les frontières du Québec; il obtient un soutien accru du gouvernement québécois, ce qui lui permet de recomposer une équipe de journalistes : Catherine Dubé, Vincent Sicotte, Marie-Pierre Élie, Joël Leblanc viennent travailler pour la revue.

Québec science profite ensuite de l'engouement pour les avancées technologiques et s'attire de nombreux collaborateurs qui maintiennent le dynamisme de la revue.

Source :

LEMIEUX, Raymond, Il était une fois¿ Québec Science - Cinquante ans d'information scientifique au Québec, Québec / Montréal, MultiMondes / Québec Science, 2012, 165 p.

Éditeurs :
  • Québec :Les Presses de l'Université du Québec,1970-,
  • Montréal :Vélo Québec éditions inc.
Contenu spécifique :
Février
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Jeune scientifique
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Références

Québec science, 1988, Collections de BAnQ.

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2,95$ Volume 26, numéro 6 HAGNISChN C407957 thomson-cgr ST-FRANCOIS D'ASSISE gWmédicale 15-JHN-88 nivoyaqe miesfeur de l’humain ANT TETE SEQ 2D 250/ 21 COU S Ep 7 H ESP i.4m ONT SEq PfiU n Ep 3 ESP ?UEr 1 NEX 0 CH ¦ ,2 •o r, 5, BIBLIüTHEUUt NATIONALE ÜUEBEC BUREAU DEPOT LEGAL 01977 1700 ST DENIS G SEPT 85 MONTREAL P.U.DEC 90 H 2 X 3 K.6 ' wner de 2e classe, enregistremen P- 250, Sillerv, Québec, Canada ort de reto ranti Port payé Créée en 1968 par l’Assemblée nationale, l’Université du Québec constitue aujourd’hui un réseau implanté dans sept villes et rayonne, en outre, dans quelque 35 sous-centres.Le réseau compte 11 établisse ments : six universités constituantes — l’Université du Qué bec à Montréal (UQAM), l’Université du Québec à Trois Rivières (UQTR), l’Université du Québec à Chicoutimi (UQAC), l’Université du Québec à Rimouski (UQAR), l’Université du Québec à Hull (UQAH), l’Université du Québec en Abitibi Témiscamingue (UQAT); deux écoles supérieures — l’École nationale d’administration publique (ENAP), l’École de technologie supérieure (ETS); deux instituts de recherche — l’Institut national de la recherche scientifique (INRS), l’Institut Armand-Frappier (1AF); un établissement de formation à distance — la Télé université (TELUQ).L’Université du Québec regroupe aujourd'hui une communauté universitaire de plus de 78000 étudiants, plus de 1 800 professeurs réguliers et 3000 employés non enseignants.L’Université du Québec offre 370 programmes d’études de 1er cycle, 117 programmes d’études de 2e et 3e cycles.Elle rassemble aussi une communauté scientifique travaillant sur plus d’un millier de projets de recherche recensés et disposant annuellement de 34 millions de dollars en subventions, contrats et commandites.Université du Québec Février 1988 folume 26, numéro 6 ARTICLES 12 Scanner et compagnie : l’imagerie médicale L'imagerie médicale actuelle permet une exploration du corps humain des plus fines.Par Daniel Guérin 1 17 Les radioamateurs Ces acrobates des ondes s’adonnent à un loisir où s’entremêlent technique et service communautaire.Par Élaine Hémond 22 Les amoureux du scalpel Maladie psychiatrique peu connue, le syndrome de Münchhausen est pour le moins étonnant.Par Chantal Authier et Claude Marcil 26 Minitel au Québec Après les Français, ce sont les Québécois que le Minitel entreprend de séduire.Mais il n’est pas seul.Par Christiane Fabiani La condition des jeunes Québécois Le bilan de la condition physique et mentale des adolescents québécois se présente en un tableau plutôt sombre.Par Marie-Claude Ducas QUÉBEC SCIENCE, magazine à but non lucratif, est publié 11 fois l'an par les Presses de l’Université du Québec.La direction laisse aux auteurs l’entière responsabilité de leurs textes.Les titres, sous-titres, textes de présentation et rubriques non signées sont dus à la rédaction.Tous droits de reproduction, de traduction et d’adaptation réservés.Télex : 051-31623 Dépôt légal: Bibliothèque nationale du Québec Premier trimestre 1988.ISSN-0021-6127 Répertorié dans Point de repère « Copyright 1988 QUÉBEC SCIENCE PRESSES DE L’UNIVERSITÉ DU QUÉBEC : 32 SOMMAIRE Page 17 Page 12 P Page 26 mrr ihteîiks .lilWM»»- Page 32 CHRONIQUES 7 INTERVIEW Rosemonde Mandeville : à la recherche d’anticorps au cancer du sein Propos recueillis par Madeleine Huberdeau 10 POUR OU CONTRE?Les jeunes ne sont pas tous en train de mourir! Par Jacques Lazure 37 FERNAND SEGUIN Les périls de l’interprétation 39 ACTUALITÉ Par l’Agence Science-Presse De Tchernobyl à Québec Biotechnologies: un retard à combler Concilier énergie et environnement 42 DES SCIENCES À LOISIR L’aquariophilie Par Denis Gilbert 44 LA DIMENSION CACHÉE Le chocolat et le céleri Par Raynald Pepin 5 ENTRE LES LIGNES 11 COURRIER 43 LU POUR VOUS Les fureurs de la terre La généalogie 45 EN VRAC 46 PROCHAIN NUMÉRO QUÉBEC SCIENCE / FÉVRIER 1988 3 PUBLIREPORTAGE Le Quaternaire à la rescousse Qu'est-ce que les industries minière, forestière et même touris- minières en reconstituant les grands mouvements des glaciers tique québécoises ont en commun depuis peu?Un intérêt de plus au moyen des stries apparaissant sur le socle rocheux, de l’ana- en plus marqué pour l'étude de la dernière grande glaciation au lyse des formes de terrain, de carottes de forages, etc.Ces ana- Québecl Les gestionnaires de ce?industries ont longtemps lyses ont toutes comme objectif ultime de retrouver l'endroit entretenu certaines réticences quant à l'utilité de ce genre précis d'où proviennent les minéraux d'intérêt économique iden- d'études, mais la Division de la science des terrains de la Corn- tifiés dans le till et ceci, avant même de passer à d'autres méthodes mission géologique du Canada s'efforce de faire miroiter tous les d'exploration visant à préciser la nature du gisement, avantages qu'ils pourraient retirer d'une meilleure connaissance En fait, il existe une fouled'applications découlant des recher- des phénomènes glaciaires.ches et des cartes géologiques quaternaires.Ces cartes étant très Le Quaternaire est cette période géologique, amorcée il y a détaillées, elles permettent de combler les besoins de différents environ 2 millions d'années, qui a vu de grandes calottes glaciaires types d'utilisateurs.Ainsi, l'industrie forestière utilise les rensei- se développer à plusieurs reprises pour recouvrir la plus grande gnements contenus sur les cartes de formations en surface, partie du Canada et du Nord des États-Unis.Des périodes inter- notamment les types de sol (sables, graviers, argiles, etc.) et leur glaciaires, aux conditions climatiques semblables à celles que épaisseur, dans les travaux de coupe et de reboisement, de même nous connaissons depuis environ 1 000 ans, ont séparé ces que pour la localisation des chemins forestiers pour le transport grandes périodes de glaciation.du bois.Les planificateurs de réseaux routiers et les firmes d'in- Le Quaternaire a été marqué par l'action de forces glaciaires génieurs y voient, là aussi, une source de renseignements considérables.En fait, notre continent a parfois été couvert de précieux pour la recherche de bancs d'emprunt et pour la locali- glaces dont l’épaisseur pouvait atteindre les 2 000 m.Ces glaces sation de nouvelles routes.ont remodelé le relief, érodant par endroits le substrat rocheux Les hydrologues utilisent fréquemment des cartes du Qua- et accumulant, en d'autres endroits, des sédiments variés.Le till, ternaire.Au Québec, d'importants aquifères se sont développés le plus répandu de ces sédiments, est constitué de roches, de dans des sédiments mis en place par l'eau de fonte des glaciers, cailloux, de sable et d'argile, et recouvre la majeure partie du La ville de Val-d'Or puise son eau dans ce qu'on dit être le plus territoire québécois.important puits d'eau souterraine au monde, développé dans les Plusieurs des utilisateurs actuels de cartes de formations sédiments meubles d'une moraine.L'étude des glissements de superficielles, dressées à la suite de projets régionaux de la terrain profite aussi des cartes de formations en surface.Généra- Division de la science des terrains, croyaient autrefois que ces lement associés à des sédiments précis, ces glissements de études de géologie et de géomorphologie glaciaires se limitaient terrain sont rendus plus faciles à localiser grâce à ce type de à une recherche de type fondamental, et qu'elles n'avaient cartes.aucune application concrète dans les travaux quotidiens.Or, il en Enfin, même l'industrie des loisirs y trouve son compte, va tout autrement.L’aménagement de parcs, de réserves fauniques et de sentiers Aujourd'hui, en effet, plusieurs sphères de l'activité humaine d'interprétation de la nature exige en effet un inventaire détaillé misent, de plus en plus, sur une reconstitution des conditions des formes de terrain ainsi que des renseignements sur les progéologiques glaciaires afin de jeter les assises de projets de cons- cessus qui ont contribué à leur formation.truction, de prospection et d'exploitation.Énergie, Mines et Ressources Canada démontre, par ses Dans le cas de l'industrie minière, le till est le point de mire travaux, l'étendue des possibilités et des débouchés reliés aux de travaux d'exploration puisqu'il constitue, en quelque sorte, études sur le Quaternaire.Les milieux industriels, entre autres, un échantillon du socle rocheux.Le glacier, lors de son passage, envisageront désormais les études du Quaternaire comme une a arraché des fragments de roche du socle qu'il a redéposés plus sphère d'activités de laquelle peuvent découler une foule d'appli- loin, dans le sens de l'écoulement des glaces, avant de fondre et cations concrètes et utiles pour leur secteur, de disparaître.Ces «échantillons» de roche et de minéraux, lorsque de nature différente du substrat rocheux sur lequel on les retrouve, constituent un indice fiable de transport glaciaire.Grâce à leurs travaux de recherche, les scientifiques de la Énergie, Mines et Energy, Mines and Section du Quaternaire, à la Division de la Science des terrains ¦ m Ressources Canada Resources Canada d'Énergie Mines et Ressources Canada, contribuent à une LHon.Marcel Masse, Mon.Marcel Masse, SI Tl ^ H a meilleure délimitation des secteurs d exploration pour les sociétés Ministre Minister idxACJi L’Institut Armand-Frappier LA recherche: , .microbiologie appliquée, epidemiologie et medecme preventive, immunologie, 1 938-1 988 médecine comparée, sciences appliquées à l’alimentation, virologie,immuno- chimie médicinale.une université de recherche LES programmes: au Service de la santé publique.Maîtrise en microbiologie appliquée Maîtrise en virologie Doctorat en virologie ¦MIM université du Québec Bureau du registraire, Institut Armand-Frappier, Institut Armand-Frappier 531.boulevard des Prairies, Laval (Québec) J7N 9Z9 V Téléphone: (514) 687-5010 ; 4 FÉVRIER 1988 / QUÉBEC SCIENCE QUÉBEC SCIEMCE 2875, boul.Laurier, Sainte-Foy (Québec) G1V 2M3 Tél.: (418) 657-3551 — Abonnements: poste 2854 Rédaction: SCIENCE-IMPACT: (418) 831-0790 iers ma- ina- te len- des T- i ; te ems se • ace, j leur I eme 1 poft I fin- :;l ents I sali- I Ici' vés I iefs.I plus I sles I SC: I era- I s de I : ce I DIRECTEUR Jacki Dallaire RÉDACTION La coordination rédactionnelle de QUÉBEC SCIENCE est effectuée par Les communications SCIENCE-IMPACT C.S.I.Itée Rédacteur en chef Jean-Marc Gagnon Adjointe à la rédaction Lise Morin Recherches iconographiques Ève-Lucie Bourque Collaborateurs Jean-Marc Carpentier, Claire Chabot, Gilles Drouin, Claude Forand, François Goulet, Michel Groulx, Fabien Gruhier, Huguette Guilhaumon, Élaine Hémond, Madeleine Huberdeau, Claude Lafleur, Yvon Larose, Claude Marcil, Félix Maltais, Danielle Ouellet, Gilles Provost, Fernand Seguin, René Vézina.PRODUCTION Conception graphique Richard Hodgson ipie.¦ tiers I ;ail!é I pro- I am très, une # Typographie Raymond Robitaille Photo couverture Alain Vézina Séparation de couleurs Les ateliers graphiscan liée Photogravure et impression Imprimerie Canada inc., Sillery, Québec PUBLICITÉ Marie Prince 2875, boulevard Laurier Sainte-Foy, Québec G1V 2M3 Tél.: (418) 657-3551, poste 2842 I COMMERCIALISATION Abonnements Nicole Bédard Distribution en kiosques Messageries dynamiques Membre de CPPA Abonnements Au Canada: Régulier: (1 an/11 nos: 25,00$ Spécial : (2 ans/ 22 nos) : 44,00 $ Groupe: (1 an/11 nos): 23,00$ (10 ex.à la même adresse) À l’unité 2,95$ À l’étranger: Régulier: (1 an/11 nos): 35,00$ Spécial: (2 ans/22 nos): 61,00$ À l’unité: 3,50$ i /l y a bien longtemps que Québec Science n’avait pas abordé de sujet de type social, comme le propose ce mois-ci Marie-Claude Ducas en traitant de la condition physique et mentale des adolescents.Encore étudiante à l’Université Concordia et lauréate du concours de journalisme scientifique 1987, Marie-Claude est sûrement la collaboratrice de Québec Science qui est la plus proche de l’adolescence ! Le sociologue Jacques Lazure, observateur attentif de la jeunesse québécoise depuis plus de 20 ans, apporte, dans la chronique «Pour ou contre?», un point de vue complémentaire.De gré ou de force, tout le monde doit passer dans le creuset de l’adolescence.Mais il n’en va pas de même pour le syndrome de Münch-hausen, maladie psychiatrique peu connue et, par chance, peu répandue.Il aura fallu un vieux routier du journalisme comme Claude Marcil pour la dénicher et signer, avec Chantal Authier, un article sur ce mal étonnant.Beaucoup plus courante et certainement plus épanouissante est la passion des radioamateurs, ces acrobates des ondes qui s’adonnent à un loisir où s’entremêlent technique et service communautaire.Comme le montre Élaine Hémond, dans l’esprit des radioamateurs, notre planète est vraiment devenue une communauté mondiale dont font partie aussi bien le cardinal Léger que le roi Hussein de Jordanie et Lionel Groleau de Sillery ! Il est une activité, aussi passionnante que la radio amateur, qui risque de devenir bien plus populaire encore: le pianotage du Minitel, terminal français tout simple qui généralisera sans doute l’accès aux multiples ressources de la télématique.Christiane Labiani décrit les premières phases de l'implantation du Minitel au Québec.Allongeant encore la liste déjà interminable des bienfaits de l’électronique et au risque de décevoir les victimes du syndrome de Münchhausen, un nouveau collaborateur, Daniel Guérin, montre comment la médecine actuelle peut effectuer une exploration du corps humain des plus fines sans verser une seule goutte de sang en recourant, entre autres, à l’imagerie par résonance magnétique et à la tomodensitométrie.Derrière la science et la technologie, il y a toujours des êtres humains.C’est d’ailleurs la raison d’être de notre chronique «Interview» qui présente, ce mois-ci, une chercheuse travaillant à l’Institut Armand-Lrappier: Rose-monde Mandeville.Madeleine Huberdeau l’a rencontrée.Lidèle à son rendez-vous mensuel, Lernand Seguin rappelle avec à-propos les périls que l’interprétation des données fait courir à la science.Denis Gilbert, quant à lui, continue sa tournée des divers loisirs scientifiques et présente ce mois-ci l’aquariophilie.Enfin, Raynald Pepin révèle la dimension cachée du chocolat et du céleri.Quatorze février oblige! V\.- Ci.Pour abonnement ou changement d’adresse: QUÉBEC SCIENCE C.P.250.Sillery GIT 2R1 QUÉBEC SCIENCE / FÉVRIER 1988 5 La Recherche a des lecteurs dans 83 pays: pourquoi pas vous?RECHERCHE ¦Pour ^ chercheur, liant, utaire, xhe cons-ynthèse e tout ce d'un- « ei# lilit*1 js ft 0! ,«« tri#11 >:(«# li P»8 jial- ;iltf 0- m# tiltsiH j etj: EPILEPSIE Quand on y pense, ce n’est pas ce qu’on pense ÉPILEPSIE CANADA Épilepsie Canada 2099 Alexandre-DeSève Montréal H2L 4K8 (514) 876-7455 Les préjugés: Voilà le principal problème rencontré aujourd'hui par les personnes épileptiques.Au Canada, environ 2% de la population est atteinte d'épilepsie.Par contre, 80% des gens souffrant d'épilepsie peuvent mener une vie normale.À travers tout le Canada, des associations sont à votre disposition pour venir en aide aux personnes épileptiques.Pourquoi ne pas devenir membre?QUÉBEC SCIENCE / FÉVRIER 1988 11 se plaint de maux de tête lancinants depuis des mois à son médecin.Tous les tests usuels ont été prescrits mais aucun d’eux n’a permis jus-™ qu’ici de déceler la moindre anomalie, tout semble parfaitement normal et le médecin en vient presque à baisser les bras en recourant à l’explication fourre-tout: troubles psychosomatiques.Deux semaines plus tard, le patient s’effondre en pratiquant le ski de fond.C’est alors que son médecin décide de pousser l’investigation encore plus loin: le cerveau de son patient sera examiné au moyen de l’imagerie par résonance magnétique (IRM).Pour cela, il devra se rendre soit à l’hôpital Saint-François d’Assise à Québec, soit à l’Institut de neurologie de Montréal.À deux millions de dollars pièce, installation incluse, ce ne sont pas tous les hôpitaux qui peuvent se payer ce genre de bijou technologique.Le moment tant attendu arrive enfin.Par cet examen, le patient espère être fixé sur son état de santé.L’appareil ressemble à un tunnel ouvert aux deux extrémités.On y insère la personne, couchée sur un lit mobile contrôlé par ordinateur.À l’intérieur de ce tunnel, le patient est soumis à un champ magnétique de forte intensité.Un immense aimant orientera ni plus ni moins les atomes de son corps comme de petites boussoles.L’imagerie par résonance magnétique a ceci de particulier qu’elle permet d’explorer l’intérieur du corps humain sans rayonnement ionisant, c’est-à-dire sans rayons X.Les noyaux des atomes du corps humain étant porteurs d’une charge électrique ont la propriété de réagir à l’imposition d’un champ magnétique.En l’absence d’un tel champ, les noyaux pivotent de façon aléatoire.Toutefois, si on soumet les noyaux — on utilise généralement les atomes d’hydrogène, étant donné leur abondance naturelle dans le corps humain — à un champ magnétique, ils tendent à s’y aligner parallèlement et à rechercher un état stable.Si, par imagerie medicale Jumelées à l’ordinateur, la résonance magnétique et la tomographie permettent une exploration du corps humain des plus fines.par Daniel GUÉRIN la suite, on excite ces noyaux avec une impulsion radiofréquence, leur niveau d’énergie est augmenté et ils deviennent alors plus instables.Ces noyaux excités tendent à retourner à leur état stable d’origine, ce qu’ils font en émettant des signaux à la même fréquence.Captés par une antenne, ces signaux sont reconstruits par ordinateur pour obtenir des images en coupes.CONTRIBUTION AU DIAGNOSTIC ET AU TRAITEMENT La fréquence de l’onde radio appliquée étant proportionnelle au champ magnétique, une modification légère de la valeur du champ dans chaque partie du corps et le déplacement de la fréquence radio permettent de différencier les tissus du corps humain.Revenons-en à notre patient.Il est dans l’appareil depuis maintenant une demi-heure.L’examen tire à sa fin.Dans quelques minutes, le radiologiste pourra étudier les «photos» en deux dimensions du cerveau.LTRM a permis d’en obtenir des coupes dans les trois plans de l’espace.En examinant une coupe transversale, le radiologiste note une grande région blanche.C’est le signe de la présence d’un œdème.En scrutant attentivement une autre image obtenue avec une séquence d’impulsions différente, une masse sombre apparaît: une tumeur primitive du cerveau est diagnostiquée.Diamètre: à peine 4 mm.Mais assez grosse pour causer bien des maux.Contrairement à ce qu’on pourrait croire, le rôle de l’imagerie par résonance magnétique ne se limite pas au champ du diagnostic positif.Elle pourra aussi contribuer au traitement du cancer chez ce patient ou chez d’autres.Le Dr Xavier Prat, radiologiste venu de France et ratta- 12 FÉVRIER 1988 / QUÉBEC SCIENCE rniaçan mmmm !Ji l rs in Js nfi' irffli- e IlK rj0 jiff' il»!' 'iupt iO# live!' Lors de l’utilisation de l’IRM, le patient est placé dans un champ magnétique (100 000 fois plus puissant que celui de la Terre).Un immense aimant excite les atomes d’hydrogène de son corps qui, par après, reviennent à leur état d’origine en émettant des signaux qui sont traduits en une image sur l’écran.La résonance magnétique donne des images d’une grande précision anatomique.Cette radiographie nous révèle, de façon contrastée, les divers centres nerveux cérébraux.J Pi* :l# Thalamus Corps calleux Chiasma des nerfs optiques Sinus r frontal 1 (air) 1 Hypophyse - - > *' Sinus spéroïdal (air) Cerveau Ventricule Cervelet Tronc cérébral Liquide céphalo- rachidien 2e vertèbre cervicale Moelle épinière QUÉBEC SCIENCE / FÉVRIER 1988 rvLv 3v-2/.éZ*vé ¦pnsaaBBBB ¦ IIWIIIHililli On a quelquefois comparé les méthodes contemporaines de traitement des données à la vision microscopique substituée à celle de l’œil afin de faire apparaître ce qui échapperait à la vue habituelle.C’est une comparaison qui n’est pas dénuée de mérite, à condition de bien apercevoir que le traitement microscopique des données visuelles introduit une déformation et, ce qui est plus grave, fait parfois apparaître des artefacts qui transforment la chose réelle en chose vue, surtout lorsqu’on y insère, en cours de route, des procédés de fixation cytoplasmique qui sont, en fait, l’équivalent d’un système de traitement des données brutes.L’histoire de la cytologie microscopique est pleine de ces erreurs de traitement, de ces structures-fantômes, de ces appareils de Golgi aux formes contradictoires selon les observateurs, de ces théories du fonctionnement intracellulaire évanouies aussitôt que formulées, sous la pression de méthodes d’observation plus perfectionnées.Il est possible que le principe d’incertitude, sur lequel achoppe la connaissance de l’univers sous-atomique, trouve son équivalent dans le monde vivant, où l’incertitude serait engendrée, non par la taille, mais par la complexité.Cette incertitude est stressante.On comprend alors pourquoi les chercheurs les plus aguerris essaient parfois de s’y soustraire en cédant à des fantasmes de certitude simpliste, logés dans les replis obscurs de leur vigilance.C’est ainsi qu’on a vu des corrélations se couvrir du manteau de la causalité, et des différences qui n’étaient pas significatives apparaître sur les tableaux, sous prétexte qu’elles étaient bien près de l’être.La courbe que trace la pointe la plus extrême des recherches épidémiologiques ne sera toujours qu’une asymptote, inéluctablement distanciée de la réalité avec laquelle elle voudrait se confondre.Il faut pardessus tout être attentif au point d’origine, c’est-à-dire à la donnée brute, avant de lui imposer un traitement qui risque de la défigurer et de fausser l’interprétation des résultats.i f 1 ai lé Cï Üli 11, 38 FÉVRIER 1988 / QUÉBEC SCIENCE Biotechnologies : un retard à combler hiir- par l’Agence Science-Presse LJ industrie canadienne a du mal à percer dans le secteur pourtant très prometteur des biotechnologies.De petite taille et d’origine récente, les entreprises d’ici risquent de perdre la course engagée avec leurs concurrentes étrangères pour tirer profit des technologies du vivant.Et cela, même si les gouvernements canadien et québécois font l’impossible (ou presque!) pour leur assurer une place de choix dans ce domaine.C’est ce qui ressort de la 3e Conférence de biotechnologie industrielle du Conseil national de recherches du Canada (CNRC), tenue à Montréal en décembre.Les biotechnologies, utilisées depuis des siècles dans la fabrication du pain et du vin, par exemple, connaissent depuis quelques années un développement fantastique.Elles laissent à présent entrevoir des possibilités d’application quasi illimitées qui permettraient de produire de nouveaux médicaments, diagnostiquer des maladies, dégrader des polluants, accroître la productivité agricole.L’industrie, bien sûr, n’est pas restée indifférente à cette révolution.De grandes compagnies ont mis sur pied des programmes de recherche et de développement en biotechnologie, tandis que naissaient des PME spécialisées dans ce secteur.«Au Canada, le nombre de ces sociétés est passé de deux à près d’une centaine en cinq ans», indique Maurice Brossard, vice-président des biotechnologies au CNRC.Pourtant, l’industrie canadienne des biotechnologies accuse un retard par rapport à celle d’autres pays, notamment des États-Unis et du Japon.Ainsi, toutes proportions gardées, le nombre de firmes de biotechnologies est bien moins élevé au Canada que dans ces pays.Pour Jacques Gauthier, président de la firme canadienne Bioméga, spécialisée dans le développement de Les biotechnologies font partie des trois technologies auxquelles le gouvernement canadien accorde la plus grande priorité.produits médicaux, notre pays a tardé à prendre le train des biotechnologies : «Alors que les biotechnologies connaissaient aux États-Unis leur premier «boum» en 1973, il a fallu attendre les années 80 pour qu’elles suscitent de l’intérêt chez nous.» Au Canada, trois ingrédients manquent à la «recette du succès» en biotechnologie.D’abord, les grandes compagnies: le chiffre d’affaires des plus grosses firmes d’ici est loin d’égaler ceux de géants américains ou japonais comme Monsanto, DuPont et Mitsubishi.Ensuite, le capital de risque, qui permet à une jeune entreprise de se lancer dans un projet hasardeux sur le plan commercial.Enfin, une main-d’œuvre qualifiée, indispensable pour mener les difficiles recherches préalables à la mise en marché d’un produit.Devenus finalement conscients des promesses qu’offre l’exploitation du vivant à des fins commerciales, les gouvernements tentent de redresser la situation.«Les biotechnologies sont au nombre des trois technologies émergentes auxquelles le gouvernement fédéral accorde la plus grande priorité», souligne Maurice Brossard.Par le biais du CNRC, il offre aux entreprises une aide de 16 millions de dollars pour leurs travaux de recherche et développement en biotechnologie.Les trois centres de recherche du CNRC, dans cette discipline, mettent également leur expertise et leurs ressources humaines considérables (environ 500 chercheurs et techniciens) à la disposition de l’industrie.De son côté, le gouvernement du Québec a mis sur pied divers programmes d’aide, incluant une formule de capital de risque offerte par la Société de développement industriel.En fait, il n’aspire à rien de moins que de voir Montréal devenir la capitale canadienne des biotechnologies d’ici l’an 2 000.Michel Groulx QUÉBEC SCIENCE / FÉVRIER 1988 39 J De Tchernobyl à Québec Le Québec n’a pas été épargné par les retombées de l’accident nucléaire de Tchernobyl, en avril 1986.Une étude menée par des chercheurs de l’Université Laval indique que la ville de Québec, située à 6 700 km de Tchernobyl, a été l’une des premières grandes agglomérations urbaines au Canada à recevoir les poussières radioactives de la centrale ukrainienne, et qu’elle a été l’une des plus touchées.Le 6 mai, 10 jours après l’explosion du réacteur, une équipe de l’Université Laval, dirigée par le chimiste Jean-Claude Roy, a décelé dans l’air de la région de Québec les premières poussières radioactives du réacteur soviétique.Celles-ci se retrouvèrent bientôt aussi dans les cours d’eau, à cause d’une pluie torrentielle qui s’est abattue le 7 mai, emportant vers le Saint-Laurent et ses affluents le contenu du nuage radioactif qui survolait alors la région.Trois autres «vagues» radioactives suivirent, les 12, 25 et 31 mai.La radioactivité ne revint à son niveau normal dans l’air de la Vieille Capitale que le 21 juin.«Elle y aura donc séjourné pendant une période de 46 jours, une des plus longues dans l’hémisphère nord en dehors de l’Union soviétique, affirme Jean-Claude Roy.Mais les niveaux de radioactivité n’ont à aucun moment représenté de danger pour la population, n’atteignant même pas le double du «bruit de fond» radioactif naturel».La catastrophe de Tchernobyl a eu d’autres effets chez nous.Elle nous a rappelé notamment que de nombreuses centrales nucléaires sont situées à proximité des régions peuplées du Québec et nous a permis de constater qu’il n’existe pas encore de plan d’urgence, à l’échelle de la province, en cas d’accident nucléaire.Il n’y a pas moins de 40 réacteurs nucléaires en fonction et 16 en construction dans un rayon de 1 000 km de Montréal.Selon Jean-Claude Roy, un accident majeur à l’un de ces réacteurs pourrait avoir de graves conséquences au Québec.«Une partie des retombées suivrait alors l’itinéraire des pluies acides.Une autre partie se déposerait sur le sol et serait emportée vers les Grands Lacs, puis vers le Saint-Laurent.Dans les deux La centrale nucléaire Gentilly.Il existe une quarantaine de réacteurs nucléaires en marche à proximité de Montréal.Si l’accident de Tchernobyl a fait réfléchir, il n’a pas pour autant incité les autorités à établir un plan d'urgence, à l’échelle de la province, en cas d'accident nucléaire.cas, le Québec pourrait être durement touché», craint-il.Vingt des réacteurs se trouvant à proximité de Montréal sont des réacteurs Candu, fabriqués par L’Énergie atomique du Canada, Limitée (ÉACL), dont 19 en Ontario et un, celui de Gentilly, au Québec.Aussi, après Tchernobyl, le gouvernement fédéral a-t-il demandé à ÉACL de repasser au peigne fin la sécurité de ses réacteurs.«Nous n’avons rien trouvé qui puisse donner lieu à un accident de type Tchernobyl, le Candu et le réacteur soviétique étant de conceptions entièrement différentes », affirme un porte-parole d’ÉACL, Kellin Kealer.« Le Candu est enfermé dans une enceinte étanche en béton, ce qui manquait au réacteur RBMK de Tchernobyl, renchérit Pierre God-bout, professeur de sécurité nucléaire à l’École Polytechnique de Montréal.Même dans le cas d’une rupture dans cette enceinte, on a prévu un immense silo sous vide qui recueillerait la totalité des poussières et des gaz radioactifs.Seul un sabotage pourrait venir à bout de ces systèmes de sécurité!» Même si le Candu était à toute épreuve, ce n’est pas nécessairement le cas des 20 autres réacteurs américains — dont celui de Three Mile Island — qui sont à nos portes.Or le Québec n’est guère préparé à faire face aux répercussions d’un tel accident près de son territoire.Par exemple, plusieurs des échantillons d’air et d’eau qu’a prélevés Environnement Canada pour connaître le niveau de radioactivité après l’accident n’ont pas été livrés aux laboratoires .faute d’avion.« Et beaucoup des données obtenues étaient incorrectes», déplore Jean-Claude Roy.À ces lacunes s’en ajoute une autre: si on dispose de plans d’ur- li m ti< «! 16 lî llil C( te loi lu Hi w it üi Ml ii 40 FÉVRIER 1988 / QUÉBEC SCIENCE Concilier énergie et environnement gence pour faire face à un accident nucléaire aux abords immédiats d’une centrale, il n’existe pas encore de stratégie globale de défense radioactive à l’échelle de la province.Mais à toute chose malheur est bon.Tchernobyl a en effet convaincu le Bureau de la protection civile du Québec de mettre sur pied un mécanisme de concertation d’urgence des divers ministères lors d’un accident nucléaire ou de toute autre catastrophe de grande ampleur (tremblement de terre, déversement massif de produits toxiques, etc.).Ce mécanisme pourrait faire l’objet d’un décret gouvernemental dès cet hiver.Le Québec sera alors peut-être prêt à faire face à toute éventualité.Michel Groulx L’AÉRO-BÉTON Comment rendre le béton plus résistant aux intempéries et, surtout, au gel et au dégel?En y incorporant tout un réseau de bulles d’air répond le chercheur Michel Pigeon, du Groupe de recherche en technologie du béton, de l’Université Laval.Les travaux de M.Pigeon ont démontré, entre autres, que l’espacement moyen entre ces bulles d’air devrait être de 200 microns, ce qui donnerait une densité suffisante pour bien résister aux pressions internes causées par le gel.De plus, le réseau de bulles d’air doit être distribué uniformément pour que le béton ait une efficacité maximale.Les expériences en laboratoire et sur le terrain de l’équipe de l’Université Laval ont permis d’établir une liste de recommandations qui devraient être fort utiles aux producteurs de béton.Iet bénéfiques aux consommateurs qui paient la note élevée des réfections de stationnements, de ponts et d’édifices.Le développement de nos ressources énergétiques devrait désormais se faire dans le respect de l’environnement.Cette opinion, qui n’était jadis défendue que par des groupes éco-logises, a rallié plusieurs des participants à la conférence nationale sur l’énergie, tenue les 7, 8 et 9 décembre dernier à Montréal.Cet événement marquait l’aboutissement de Confluence énergétique, vaste tournée de consultation lancée sept mois plus tôt par le ministre fédéral de l’Énergie, M.Marcel Masse, dans le but de jeter les bases d’une nouvelle politique nationale de l’énergie.Les environnementalistes, très «visibles» lors de la conférence, n’étaient pas les seuls à se préoccuper des rapports entre l’énergie et les écosystèmes.Avec eux, des industriels et des gestionnaires ont suggéré une série de mesures visant à limiter l’influence sur l’environnement des activités de production ou de consommation d’énergie.Ainsi, on souhaite inciter les utilisateurs à réduire leur consommation, soutenir Les coûts environnementaux reliés à la construction d’un barrage restent difficiles à évaluer.la recherche d’autres formes d’énergie, cesser d’encourager l’exportation de nos ressources énergétiques, et tenir compte des coûts sociaux et environnementaux associés à l’exploitation de l’énergie, dans la fixation des prix.Si cet exercice a permis à d’aussi vieux ennemis que les écologistes et les industriels du nucléaire de se rejoindre sur certains points, des ambiguïtés demeurent.Qu’on pense, par exemple, à la difficulté d’évaluer les coûts environnementaux associés à la construction d’un barrage ou d’une centrale thermique.Par ailleurs, les vœux des environnementalistes et de bon nombre d’autres délégués ne sont visiblement pas partagés par certains hommes politiques.Dans l’édifice Hydro-Québec, voisin de celui où se déroulait la conférence, Robert Bourassa annonçait un important contrat (huit milliards de dollars) de vente d’électricité au Vermont, mettant ainsi en évidence le besoin d’accélérer les travaux de la baie James.Sur les lieux de la conférence, Marcel Masse déclarait, quant à lui, vouloir « ouvrir les portes» du marché américain aux provinces.Mais la facture compor-tera-t-elle une «taxe à l’environnement»?Michel Groulx — '' ’ Stem*-*.m.**’'' AA- ¦ Hydro-Québec ¦IDES SCIENCES A LOISIRM L’aquariophilie par Denis GILBERT Savez-vous quel est le loisir le plus pratiqué au monde après la photographie?Aussi incroyable que cela puisse paraître, il s’agit bel et bien de i’aquariophilie ! Un passe-temps que peu de gens connaissent dans notre province qui, pourtant, possède des centaines de milliers de lacs et de rivières.Le Québec compte malgré tout plusieurs adeptes de ce loisir qui, comme Jean Bonenfant, se passionnent pour la faune aquariophile.Comment en est-il venu à s’intéresser à l’aquariophilie?«J’ai toujours aimé les poissons.Lorsque j’étais petit, j’ai commencé l’élevage, comme un peu tout le monde, avec un poisson rouge.Ensuite, ce fut au tour des guppys.» Les choses ont commencé à devenir plus sérieuses, il y a six ans.«À ce moment-là, j’ai démarré pour de bon en achetant un petit aquarium de cinq gallons, lequel a servi à l’élevage de guppys.Toutefois, ces petits poissons ne me procuraient pas assez d’action à mon goût.J’avais envie d’un plus gros défi! À un moment donné, j’ai appris l’existence du Club d’aquariophilie de Montréal et je n’ai pas tardé à en devenir membre.Grâce au club, nous pouvions faire enregistrer des poissons et recevoir des certificats en retour.Depuis, je n’ai cessé de m’intéresser à ce hobby qui, pour moi, représente un moyen de relaxation et d’évasion sans pareil.» Renseignements supplémentaires: Club d'aquariophilie de Montréal 2533, boul.Harwood Vaudreuil (Québec) J7V5V5 (514)455-9438 L'Association régionale des aquariophiles de Québec 3232, Carré Bochart Sainte-Foy (Québec) G1R7V6 (418)653-3961 En plongeant dans ce monde de beauté, M.Bonenfant en profite pour faire le vide, oublier les tracas quotidiens, ce qui ne veut pas dire que tous les aquariophiles l’imitent pour autant.À un certain moment, sa maison ne contenait pas moins de 25 aquariums de différentes dimensions.Maintenant, il se contente de trois aquariums (dont il a lui-même construit les meubles) contenant respectivement 108, 55 et 25 gallons d’eau, et dans lesquels il pratique l’élevage de cichlidés, petits poissons très colorés et très actifs qui proviennent d’Afrique et d’Asie.Lectures: Favré, Henri, Uaquarium d'eau douce.Marabout, 375 pages, 10,95$.Favré, Henri, La santé de l'aquarium.Marabout, 285 pages, 7,95$.Ces livres sont disponibles dans les animaleries et les librairies.Jean Bonenfant, membre du Club d’aquariophilie de Montréal.Lors de notre rencontre, un mot a souvent refait surface : élevage.C’est ce qui le passionne le plus et ce qui lui a permis de se mériter de nombreux certificats et plaques qui ont souligné l’excellence de ses travaux.«J’ai eu l’honneur, pendant un an ou deux, de mériter le titre du plus grand éleveur de mon club», lequel, d’ailleurs, est un leader dans ce domaine en Amérique du Nord.Quels sont les projets futurs de Jean Bonenfant?«J’aimerais posséder, un jour, un aquarium d’eau salée [le nec plus ultra en aquariophilie].Cela demande plus de soins, de temps et d’argent, mais le défi à relever m’attire particulièrement.» «Défi» est un autre mot que M.Bonenfant utilise souvent.Il trouve dommage le fait que beaucoup de personnes essaient de s’initier à l’aquariophilie, mais abandonnent parce qu’ils sont mal renseignés.«J’ai eu la chance de recevoir l’aide d’un club et je suggère à quelqu’un qui désire pratiquer ce loisir de s’intégrer à un club autant que possible.» Nous aimerions vous raconter une anecdote en terminant.Croyez-le ou non, M.Bonenfant pratique une autre forme de loisir qui a rapport aux poissons : la pêche.Il porte donc deux chapeaux : il est à la fois éleveur et «chasseur» de poissons ! Peu importe le loisir qu’il pratique, Jean Bonenfant est heureux.comme un poisson dans l’eau! Denis Gilbert est agent d’information à INFOPUQ.Vous pouvez le rejoindre au (418) 657-3551 ou, par courrier électronique, au QC00011.L'AQUARIOPHILIE Effectifs: Une famille québécoise sur cinq possède au moins un aquarium.Qualités requises- Patience, propreté, goût d'apprendre et de travailler.Équipement et coûts: Entre 100$ et 150$ pour un aquarium de 20 gallons.Cela comprend le gravier, le système de filtration, le chauffe-eau, le système d'éclairage, un thermomètre, quelques plantes et.des poissons (tels des guppys, vivipares, ou «queues d'épée» pour commencer).Suggestions: Bien s'informer avant d'acheter.Éviter l'achat d'un ensemble complet.Y aller plutôt séparément.Si vous n'êtes pas sûr de vous, demandez l'aide d'un aquariophile membre d'un club.42 FÉVRIER 1988 / QUÉBEC SCIENCE Claire Cadot LU POUR VOUS CLAUDE ALLÈGRE LES FUREURS DE LA TERRE llann.LES FUREURS DE LA TERRE Claude A llègre Éditions Odile Jacob, Paris, 1987, 243 pages, 34,84$ Le titre de ce livre sur les séismes et les volcans fait passer des frissons dans le dos.et nous ramène presque à l’époque où les humains, impuissants et terrorisés par ces cataclysmes naturels, les attribuaient à la colère des dieux ou du dragon habitant l’intérieur de la Terre.Mais c’est bien d’un livre scientifique qu’il s’agit.L’auteur, Claude Allègre, sismologue français réputé, y fait le point sur les questions scientifiques, pratiques et sociales liées aux tremblements de terre et aux éruptions volcaniques.L’importance du sujet est évidente.Au cours du siècle, ces phénomènes naturels auront fait environ deux millions de victimes.ou plus si un cataclysme majeur, comme le séisme qui a causé 650000 morts en Chine en 1976, se produit d’ici l’an 2 000.Des catastrophes récentes, comme celles de Mexico ou du Nevado del Ruiz (Colombie) en 1985, du Came- roun en 1986, sont encore présentes à toutes les mémoires.L’auteur part de la tectonique des plaques pour démonter le mécanisme des tremblements de terre et des volcans et n’hésite pas à souligner les lacunes des connaissances actuelles.Il extirpe les vieux mythes : par exemple, le danger encouru lors d’un tremblement de terre n’est pas de voir une fissure s’ouvrir sous vos pieds mais bien de mourir dans un bâtiment effondré, ou lors d’un incendie ou d’un raz-de-marée provoqués par le séisme.Et, bien qu’on connaisse maintenant les régions à risque, les tremblements de terre ne peuvent pas encore être prédits de façon sûre.À ce titre, la volcanologie est plus avancée.mais les chercheurs ont encore du pain sur la planche.Le point de vue humain et historique reste présent tout au long du livre.Dans les derniers chapitres, l’auteur traite de la prévention des cataclysmes et des précautions à prendre, et explore la question de leurs incidences économiques.Vaut-il la peine, par exemple, en cas de présomption de séisme, d’évacuer totalement la région de San Francisco (deux millions d’habitants), à un coût évalué à un milliard et demi de dollars par jour, et cela, pour éviter quelques milliers de morts?Quelle est la responsabilité des scientifiques dans ces décisions, dans l’information des populations?Un livre intéressant, de niveau abordable, assez bien illustré et sans longueurs.Un index aurait toutefois été utile, et l’auteur aurait pu nous épargner la mise en valeur d’obscurs collègues français et plus encore ses règlements de compte avec Haroun Tazieff qui n’ont guère d’intérêt pour les lecteurs.Raynald Pepin LA GÉNÉALOGIE Retrouver ses ancêtres Marthe Faribault-Beauregard et Ève Beauregard-Malak Les Éditions de l’Homme, Montréal, 1987, 190 pages, 12,95$ Vos ascendants (généalogiques, bien sûr) vous intéressent?Vous ne voulez cependant pas investir les quelque 500$ qu’un généalogiste vous demanderait pour retrouver vos ancêtres.Qu’à cela ne tienne, Marthe Faribault-Beauregard et Ève Beauregard-Malak ont rédigé un ouvrage qui vous permettra de dresser vous-même votre arbre généalogique.Comme elles le disent avec philosophie dans l’introduction de leur livre, «si nous ignorons où nous allons, sachons au moins d’où nous venons ! » Passionnées de généalogie et largement engagées dans le domaine, les auteures parlent avec chaleur d’un sujet qu’elles connaissent bien.Le lecteur se rendra cependant compte que la réalisation d’un arbre généalogique n’est pas une mince tâche, qu’il devra se munir de patience et surtout acquérir une méthode de travail rigoureuse, ce que lui propose en somme cet abrégé.Les chapitres les plus étoffés sont d’ailleurs ceux qui portent sur l’élaboration en tant que telle d’un arbre généalogique.Les auteures passent d’abord en revue les diverses sources d’information pertinentes : registres d’état civil, dictionnaires généalogiques, recensements, livres de référence, etc.Elles consacrent également un chapitre à la généalogie linéaire, étape qui permet de remonter à son premier ancêtre; à cet égard, la méthode de classification internationale Stradonitz y est bien expliquée.Les auteures guident ensuite le lecteur dans sa recherche des descendants d’un même ancêtre (généalogie descendante).Elles expliquent les difficultés de l’exercice et proposent des techniques de classement des documents.De courts chapitres, d’intérêt inégal, complètent le volume.Les plus intéressants portent sur les mouvements d’immigration française en Amérique du Nord et l’origine des noms et des surnoms.En mettant l’accent sur les habitants, ces passages jettent une lumière intéressante sur les débuts et l’évolution de la colonie.Une bibliographie ainsi qu’une liste imposante d’adresses des sociétés généalogiques, des dépôts d’archives, des cercles généalogiques européens éviteront au généalogiste amateur de longues heures de recherche ardue.Madeleine Huberdeau QUÉBEC SCIENCE / FÉVRIER 1988 43 LA DIMENSION CACHÉE ¦I Les apparences sont souvent trompeuses.Et nous ne pouvons pas toujours nous fier à nos sens — ni même au bon sens — pour découvrir la dimension cachée de la réalité.L’explication des choses souvent les plus anodines et banales que permet la science ne manque pas de surprendre et d’instruire.Tel est l’objet de la nouvelle chronique que Raynald Pepin offre aux lecteurs de Québec Science.Avec en plus, chaque mois, une question à laquelle vous saurez sûrement trouver une réponse pour, peut-être, gagner un prix.Le chocolat et le céleri par Raynald PEPIN Sait-on vraiment pourquoi on s’offre du chocolat à la Saint-Valentin?Nos gestes d’affection ont peut-être des raisons cachées.Les chimistes ont ainsi découvert que le cacao contient de la phényléthylamine (PEA), substance excitante de la même famille que les amphétamines.Intéressant détail, le cerveau des gens amoureux contient un surplus de ce neurotransmetteur (sous sa forme endocrine).Après une rupture, la quantité de PEA diminue.Il n’est pas certain que la PEA ingérée (exocrine) se rende jusqu’au cerveau, mais pour une fois j’ai bien envie d’offrir du chocolat à ma blonde cette année, en lui expliquant tout ça.La suggestion peut faire des miracles.Le vieux rêve de trouver un aphrodisiaque efficace ne mourra jamais et des travaux scientifiques nous donnent parfois espoir.Par exemple, des chercheurs f 'V ¦ ; jp allemands ont découvert il y a quelques années que le panais, le céleri et surtout la truffe contenaient de l’androsténole, un alcool très volatil.Or le cochon sécrète une molécule analogue, l’androsténone, qui sert de signal sexuel pour attirer la femelle et déclencher chez elle le comportement de copulation.La truie est si sensible à ce genre de composés qu’elle peut j repérer des truffes à un mètre sous terre ! La femme perçoit également, quoique plus faiblement, ces signaux olfactifs.Or, la présence de l’androsténone a été confirmée dans la sueur sécrétée par les aisselles de l’homme.On peut y voir une similitude entre l’homme et le cochon, jl r9j ou un nouveau truc pour les dragueurs.Levez les bras, Don Juan ! Heureusement, rien n’a encore jamais i y pu remplacer les yeux doux et l’attention | ?l sincère envers l’autre.Mais c’est quand I .même gentil d’offrir un chocolat.avec :, i; peut-être un peu de céleri pour se nettoyer les dents ensuite.IL L’EAU QUI RÉTRÉCIT Avez-vous déjà observé l’eau qui coule doucement, sans turbulences, du bec du robinet?Allez voir.La colonne d’eau rétrécit du haut vers le bas.Pourquoi l’eau ne forme-t-elle pas une colonne cylindrique?Y a-t-il une force dans l’eau qui la concentre?Envoyez votre réponse avec votre nom et votre adresse à: LA DIMENSION CACHÉE Raynald Pepin a/s Québec Science 2875, boul.Laurier Sainte-Foy (Québec) G1V 2M3 Parmi les réponses reçues, nous tirerons au hasard le nom d’un gagnant ou d’une gagnante qui recevra un exemplaire du jeu questionnaire Le Docte Rat (une valeur de 32,95$), gracieuseté des Éditions du Boréal Express.Ce nom sera publié deux numéros plus tard.RÉPONSE «LES CLÔTURES À NEIGE» Pourquoi les clôtures à neige ne sont-elles pas pleines ?I : Le vent n’entraîne la neige que si la vitesse de l’air est assez grande pour soutenir la neige.Lorsqu’il s’approche d’un mur (ou d’un obstacle plein quelconque), l’air en mouvement diverge, il se forme des tourbillons et, finalement, l’air passe au-dessus ou à côté de l’obstacle avec une vitesse plus élevée, entraînant toujours la neige.Une clôture ajourée crée des tourbillons plus faibles et fait moins dévier l’air, mais elle réduit sa vitesse: la neige, non soutenue, se dépose au sol.44 FÉVRIER 1988 / QUÉBEC SCIENCE EN VRAC ¦ PAS DE DEUX Parmi les milliards d’étoiles, c’est connu, certaines vont deux à deux et tournent en rond l’une autour de l’autre.Jusqu’à récemment, cependant, c’est en vain qu’on a tenté d’expliquer le processus de synchronisation de leur mouvement orbital commun, la théorie darwinienne du couple étant fort inefficace dans le cas d’astres fluides.Le professeur Jean-Louis Tassoul propose un simple phénomène d’hydrodynamique: chaque étoile exerce Jdllll il un effet de marée sur sa compagne, occa-| sionnant des courants internes qui modifient sa rotation; mais, petit à petit, les deux s’ajustent au mouvement orbital du couple et en viennent à se faire face con-rl tinuellement.En somme, il s’agit, là 5:1 aussi, de faire la paix.LES PETITS «CREUX» DE L’ESPACE Même en état d’apesanteur, il faut bien manger pour vivre.Les Français, qui ne sont pas encore les champions mondiaux de l’astronautique, mais demeurent l’étoile gastronomique vers laquelle se tournent les gourmets de la planète, le savent bien.Ainsi, l’art du bien manger pourra être pratiqué par nos cosmonautes grâce à la société française Baleme, qui fabrique pour eux de bons p’tits plats, lyophilisés ou en tubes, capables de leur remonter le moral lors de leurs voyages autour de la Terre.Quel menu ! Crème de crevettes, champignons de Paris vinaigrette, filet de canard en gelée, pigeonneau aux lentilles, sauté de canard aux olives, fromage de chèvre, crème de vanille ou de caramel.Comment imaginer des robots préparant des choses aux noms aussi succulents?DE L’OR PUR, PUR, PUR.Un nouveau système à ultrasons permet de déceler les défauts dans les structures et les objets en métal.Capable de produire une image en trois dimensions des défauts d’une matière, ce nouveau système trouvera une première application dans les banques pour détecter la présence de matières étrangères (comme des tiges de tungstène) dans les lingots d’or.COUP DE BALAI DANS LE VIDE Parmi les préoccupations «domestiques» des cosmonautes, il n’y a pas que la nécessité de se nourrir.Il faut parfois aussi faire un brin de ménage.Les Soviétiques Romanenko et Lavéikine, de la station orbitale Mir, ont dû sortir de leur habitacle pour aller nettoyer soigneusement le collier d’amarrage, afin de permettre au module Kvant de s’accrocher adéquatement.En effet, comme les déchets jetés dans l’espace ne s’éloignent pas, mais suivent la station, un objet s’était logé dans le collier et empêchait le bon contact.Comme quoi, les tâches ménagères ne sont pas toutes réservées aux.robots.«o- |(if ««i iit )«i I î| :it- \ if [ i iH jSO" I L’INTELLIGENCE EN VACANCES Dans l’éventail des «tics» technologiques, après l’informatique et la télématique — sans parler de la robotique — voici maintenant la domotique qui entre en scène.Grâce à cette nouvelle spécialité de l’intelligence artificielle, la maison de demain sera presque entièrement automatisée, ce qui permettra à l’intelligence humaine d’avoir congé des tâches ménagères.Les appareils, tant électroniques que ménagers, seront interreliés et interactifs, formant un fin réseau de communication et d’entraide, non seulement pour leurs tâches propres mais aussi pour leur auto-entretien.La lessiveuse à ultrasons fonctionne mal?L’ordinateur central en est tout de suite averti et fait les ajustements nécessaires, ou débranche l’appareil et appelle le réparateur si nécessaire .Les possibilités sont infinies et laissent entrevoir un beau ballet bien réglé, pour ce coup de.balai domotique ! T L’INFORMATIQUE ARMÉE S’il faut préparer la guerre pour avoir la paix, comme on dit, alors quelle paix ce sera ! L’informatique, après avoir été mise au service de l’armement, vient maintenant en aide au commandement.Grâce à des logiciels tous plus puissants et complexes les uns que les autres, la stratégie militaire va bientôt prendre des allures de Star Wars et de War Games.Que ce soit sur terre, en mer ou dans les airs, des programmes français aux jolis noms de Pégase, Serpex, Comoc, Simfla, Disopair, Affect, Triade, Senit, Aid-comer, Sycom, Sextant, et autres, sont destinés à assister les commandants dans leurs décisions de plus en plus nombreuses.Un autre ballet que ne troublera pas le traité de réduction d’armes signé récemment par deux célèbres commandants suprêmes.mfj.QUÉBEC SCIENCE / FÉVRIER 1988 45 PROCHAIN NUMÉRO SA MAJESTÉ L’ORGUE (Raynald Pépin) L’École d’orgue, les organistes et les facteurs d’orgue du Québec ont une excellente réputation internationale.Ce que l’on connaît moins, c est 1 architecture et le fonctionnement de l’orgue.Aussi, Raynald Pepin a-t-il décidé de nous présenter ce noble instrument de musique.LES FOUILLES SUR LE VAPEUR LADY-SHERBROOKE (Louise Gendron) S’inspirant des récentes recherches subaquatiques, Louise Gendron nous révélera les secrets de cette vieille dame qui a élu domicile dans les boues du Saint-Laurent au siècle dernier.Il y sera question de l’architecture des navires à cette époque où s’effectua le passage de la voile à la vapeur.LES SIMULATEURS DE VOL (Sylvie Gourde et Ivan Lamontagne) Tableau de bord, écran radar, altimètre, conditions météorologiques, toutes les variables du pilotage sont présentes dans un simulateur de vol avec un réalisme tel que les apprentis pilotes s’y laissent prendre.sans en subir les dommages.Sylvie Gourde et Ivan Lamontagne nous décriront cette technologie fascinante.VOUS DEMENAGEZ?Collez, dans l'espace disponible, l'étiquette qui se trouve sur la page couverture de votre magazine — CD = Ï -t Q.srf O CD O N 11 3 S °: 3 Û) o o- c o < 3 CD 3 = CD CD 3 ûî Q.S s (/> ûî' C/> a 0 Q.C Cû et) 3 (t> 3 Q) Q- ABONNEZ-VOUS! CHEZ VOTRE LIBRAIRE PARTICIPANT OU EN NOUS FAISANT PARVENIR CECOUPON D'ABONNEMENT Au Canada : À l'étranger: En France: ?Abonnement régulier (1 an/11 numéros): ?Abonnement spécial (2 ans/22 numéros): ?Abonnement régulier (i an/11 numéros): ?Abonnement spécial (2 ans/22 numéros): ?Abonnement régulier (i an/11 numéros): ?Abonnement spécial (2 ans/22 numéros): ?Réabonnement ?Changement d'adresse 25$ 44$ 35$ 61 $ 180 FFt.t.c.300 FFt.t.c.?Abonnement I I I I I I I I 1 I L J___I__I_I__L J I L J 1 L NOM J^L I I I I L I I I I I I L PRÉNOM J 1 I L J 60 IBJ LU 7 8 9 NUMÉRO J 1 L I J I I-L J I-L J ° J I L J^I 1 L RUE 1 L APP J___I_I-L 28 VILLE J I L J^I I L J I^L PROVINCE J I^L 48 -U L TÉLÉPHONE J^I I- 49 ?Chèque Compte ?Visa ?Mastercard n° ?Mandat postal Date d'expiration- Signature- 68 CODE 74 Faites votre chèque à l'ordre de QUÉBEC SCIENCE, 2875, boul.Laurier, Sainte-Foy G1V 2M3 Pour informations: 657-3551, poste 2854 Pour la France, faites votre chèque à l'ordre de DAWSON FRANCE, B.P.40, 91121, Palaiseau, Cedex Tarifs en vigueur jusqu'au 31 mai 1988 46 FÉVRIER 1988 / QUÉBEC SCIENCE Les Mots-Clés DU TRANSFERT DE TECHNOLOGIE lCC° 'd|W$bal, ction '«y fjden l'objet de gisant Paf p(0tégf df'““5l,|orsfl“itptia«a.S.2ni'^'1 trat Cû"""eâ«»' ^Sêg^ Prote tère conT le cara?c donné65' d titn6 u" cons tr8nS" d'un l09icie!' .'on li'/re' dïautonser; S-s" rS."“aeW >,5f JatÇlS.^D""ald ' d'un t6S .^bütion doCUnl|a P' dto|ts'.„t faisi dE et la 1110 Dessin.aPPli(iueSta gistrem6at origin3*6 e ,ou^.eUtJ'ietd'enre' indu^^e°Scati0n qUI P accord6 art'616 .de bre^,aC déco chis6 lafluell6 p eid6nte P Rendre le droit exo ueS par ^es.ant 1" un at/““ïei,P»»' 'k*6'- anceS' à un dejïn'aV- ,« ï'ai.P'»di.»»'““pa ment“, le,ritoira S#»?*»**** *18,1 une ac tivité m»V8"na.n„„,rrn^ P»1 ^'S^SsÇSg o» ‘'"San '^,a,l ilini!sP8,8“Va«le“r' sus- tels indus droits triels donne6' défin'6, |nventi°n le rés61.1;; industr'6116 ouvelle dontappiication |dée noe^ d'Ufle 3PP de faire .prné Par 16 "invent'0'1,' ultat6St r ou notent d6 d'eXP|oltilusive \|0^S CONS > CRIQ CENTRE DE RECHERCHE INDUSTRIELLE DU QUÉBEC 333, rue Franquet Case postale 9038 Sainte-Foy (Québec) Canada G1V4C7 (418) 659-1550, télex: 051-31569 8475, rue Christophe-Colomb B.P.2000, Succursale Youville Montréal (Québec) Canada FI2P 2X1 (514) 383-1550, télex: 05-827887 «CANMET a participé a nos plus importantes innovations et contribué à améliorer la rentabilité de nos investissements en R-D.» Kamal El-Assal, directeur général, Almax Industries Ltd., LINDSAY (Ontario) CANMET est une direction d’Énergie, Mines et Ressources Canada qui a pour mandat de mettre la recherche et les technologies de pointe au service des industriels et des manufacturiers canadiens qui mettent en valeur les richesses naturelles.Au nombre des entreprises qui ont reçu l’aide de CANMET, on retrouve Almax, principal manufacturier et exportateur canadien de céramiques piézoélectriques, utilisées notamment dans les appareils de détection sous-marine, les ultrascans médicaux et les appareils de nettoyage ultrasoniques.La concurrence très vive sur le marché de l’électronique de pointe constitue un défi, et c’est pourquoi Almax compte beaucoup sur les services de CANMET.Résultat : le volume appréciable de ses exportations, une rentabilité accrue et des emplois pour les Canadiens.La recherche est essentielle pour une entreprise de pointe comme Almax.C’est pourquoi elle compte sur les transferts de technologie de CANMET pour lui ouvrir de nouveaux marchés.M.El-Assal précise : «C’est une question de communications et d’échange d’informations.CANMET a participé au développement de nos plus grandes innovations, depuis les céramiques piézo-électriques jusqu’à la mise au point d’un électrolyte au sodium pouvant être utilisé, par exemple, dans les génératrices thermo-électriques.» La collaboration entre CANMET et Almax a valu à cette dernière des reconnaissances officielles.Almax a mérité récemment le Prix argent d’Excellence du Canada, catégorie «transfert technologique» et le Prix de la réussite commerciale de l’Ontario pour la mise au point des produits.M.El-Assal conclut : «CANMET nous a maintenus sur la bonne voie.» ¦ ^ ¦ Énergie, Mines et ¦ Ressources Canada Energy, Mines and Resources Canada L'Hon.Marcel Masse, Ministre Canada Mon.Marcel Masse, • Minister •W CANMET La technologie au service de l’industrie.Pour plus de renseignements sur la façon dont CANMET peut contribuer aux progrès de votre technologie, veuillez communiquer avec : M.Jim Kanasy, CANMET 555, rue Booth, OTTAWA (Ontario) K1A0G1 (613)995-4059
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