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Titre :
Québec science
Principal magazine d'information scientifique généraliste québécois. [...]

Le mensuel d'information scientifique Québec Science est publié à partir de 1970. Il est le résultat de l'acquisition par l'Université du Québec de la revue Jeune scientifique, qui était publiée par l'Acfas. C'est Jocelyne Dugas, auparavant responsable de la revue Techniques, publiée par le ministère de l'Éducation, qui préside à cette mutation.

Québec Science opte pour une formule plus journalistique que pédagogique. La revue sera un terreau de développement de la profession de journaliste scientifique. Michel Boudoux, Yannick Villedieu, Christian Coutlée, Daniel Choquette, Solange Lapierre-Czerniecki, Pierre Sormany, Michel Gauquelin, Madeleine Harbour, Fabien Gruhier, Lise Laberge, Gilles Provost, Gilles Paquette, François Picard y participent.

La revue vise à intéresser les jeunes à la science et aux carrières scientifiques en leur offrant une information scientifique à jour présentée par des articles rigoureux et approfondis. Un accent est mis sur l'attractivité visuelle; une première couverture signée par le graphiste Jean-Pierre Langlois apparaît ainsi en septembre 1973. Pierre Parent et Richard Hodgson poursuivront le travail de ce dernier. Diane Dontigny, Benoit Drolet et André Delisle se joignent à l'équipe au milieu des années 1970, alors que Jean-Pierre Rogel en dirige la rédaction à partir de l'automne 1978.

Les premières années sont celles de l'apprentissage du journalisme scientifique, de la recherche de l'équilibre entre la vulgarisation, ou plutôt la communication, et la rigueur scientifique. Les journalistes adoptent styles et perspectives propres à leur métier, ce qui leur permet de proposer une critique, souvent liée à l'écologie ou à la santé. Plus avant dans les années 1970, le magazine connaît un grand succès, dont témoignent l'augmentation de ses ventes et la résonance de ses dossiers.

Québec Science passe sous la responsabilité des Presses de l'Université du Québec en 1979. La revue est alors prospère; en 1980, le magazine est vendu à plus de 25 000 exemplaires, dont 20 000 par abonnement. Les années 1980 sont plus difficiles à cause de la crise économique. Luc Chartrand pratique le journalisme d'enquête pour la revue, dont l'équipe de rédacteurs se renouvelle. On assiste ainsi à l'arrivée de Gilles Drouin, Bernard Giansetto, Claude Forand, Louise Desautels, François Goulet et Vonik Tanneau. Québec Science produit des articles sur les sujets de l'heure : pluies acides, sida, biotechnologies.

Au tournant des années 1990, le magazine fait davantage appel à des collaborateurs externes - journalistes, professeurs et scientifiques. Le cégep de Jonquière devient l'éditeur de la revue. Il en gardera la charge jusqu'au transfert de Québec Science à Vélo Québec en 2008.

Au moment de l'arrivée, en 1994, du rédacteur en chef actuel, Raymond Lemieux, le magazine est encore en difficulté financière. Il connaîtra cependant une relance, fort de la visibilité engendrée par la publication, depuis février 1993, d'un numéro spécial sur les découvertes scientifiques de l'année au Québec. Québec Science devient le premier média québécois à se trouver sur Internet, ce qui lui offre un rayonnement international. Le magazine surfe sur cette vague, avec davantage de contenus et de grands reportages qui franchissent les frontières du Québec; il obtient un soutien accru du gouvernement québécois, ce qui lui permet de recomposer une équipe de journalistes : Catherine Dubé, Vincent Sicotte, Marie-Pierre Élie, Joël Leblanc viennent travailler pour la revue.

Québec science profite ensuite de l'engouement pour les avancées technologiques et s'attire de nombreux collaborateurs qui maintiennent le dynamisme de la revue.

Source :

LEMIEUX, Raymond, Il était une fois¿ Québec Science - Cinquante ans d'information scientifique au Québec, Québec / Montréal, MultiMondes / Québec Science, 2012, 165 p.

Éditeurs :
  • Québec :Les Presses de l'Université du Québec,1970-,
  • Montréal :Vélo Québec éditions inc.
Contenu spécifique :
Juin
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Jeune scientifique
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Références

Québec science, 1989, Collections de BAnQ.

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k ' :: ::: nia* «[to :le«i Il Mi BC: k: ; se1 nliei m r:' !3[C( 12 26 m 38 42 ARTICLES Des jardins venus du froid Les jardins des Quatre Vents et de Métis rappellent que l’horticulture tient tout à la fois de l’art et de la science.Par Gilles Parent et Bernard Duchesne Les œuvres architecturales sous l’œil de la science Le Centre canadien d’architecture de Montréal s’est doté des meilleurs instruments pour préserver ses nombreuses pièces d'archive.Par Jeanne Morazain Visites guidées La nature au musée Une visite de trois musées qui permet de connaître et d’admirer les minéraux, les plantes et les animaux.Par Yvon Larose Le gaz naturel: la flamme discrète des Québécois De plus en plus, les Québécois lorgnent vers le gaz naturel comme source d’énergie, mais ce sont surtout les industries qui l’utilisent.Par Madeleine Huberdeau Sur la piste d’Alzheimer Les biologistes moléculaires suivent de très près la piste génétique pour identifier les causes de la maladie d’Alzheimer.Par Jean-Pierre Rogel La communication sous surveillance L’envahissement des mass media et des nouvelles technologies de communication commandent un examen de leur impact.Par Gérald Baril et Marie-Hélène Lavoie r Page 16 Page 22 m ¦¦ m \ Page 32 CHRONIQUES 7 ACTUALITÉ Par l’Agence Science-Presse Le Soleil coupe le courant Se soigner à domicile La forêt à l’heure de l’innovation technologique Marchés demandés pour la culture in vitro Nouvelles brèves 12 MICROMÉGA WINGZ: quand les chiffres s’envolent Par Jean Lalonde 14 LA DIMENSION CACHÉE L’eau sur la route Par Raynald Pepin 5 ENTRE LES LIGNES 48 EN VRAC 49 LU POUR VOUS Dictionnaire de l’alimentation Vivre l’informatique 50 DANS LE PROCHAIN NUMÉRO QUÉBEC SCIENCE, magazine à but non lucratif, est publié 11 fois l’an par les Presses de l’Université du Québec.La direction laisse aux auteurs l’entière responsabilité de leurs textes.Les titres, sous-titres, textes de présentation et rubriques non signées sont dus à la rédaction.Tous droits de reproduction, de traduction et d’adaptation réservés.Télex: 051-31623 Dépôt légal: Bibliothèque nationale du Québec Deuxième trimestre 1989, ISSN-0021-6I27 Répertorié dans Point de repère c Copyright 1989 QUÉBEC SCIENCE PRESSES DE L’UNIVERSITÉ DU QUÉBEC Page 38 QUÉBEC SCIENCE / JUIN 1989 3 PUBLIREPORTAGE PRODUCTIONS AUDIO-VISUELLES POUR VOUI La cartographie : de l'astrolabe au laser étendue de notre pays est telle qu'une cartographie exhaustive exige des techniques hautement perfectionnées.La production sur bande magnétoscopique La cartographie : de l'astrolabe au laser vous invite à découvrir, avec la réincarnation d'un précurseur des cartographes modernes, Samuel de Champlain, tout le progrès accompli depuis l'invention de l'astrolabe jusqu'au laser.À la recherche de son astrolabe perdu lors d'une exploration au XVIIe siècle, Samuel de Champlain se rend compte du potentiel quasi illimité des applications des cartes topographiques.Les détails apparaissant sur ces cartes sont d'un précieux secours à une clientèle variée d'utilisateurs: enseignants, géologues, ingénieurs, militaires et amateurs de plein air.Jusqu'à maintenant, le Canada entier a été cartographié à l'échelle de 1/250 000; on complète actuellement une série de 13 000 cartes à l'échelle de 1 /50 000.Ce court métrage vous fera apprécier le travail méticuleux accompli depuis 1909 par les arpenteurs-géomètres de la Division des levés géodésiques, d'Ênergie, Mines et Ressources Canada, pour l'établissement d'un réseau national de points de repère.Les levés sont une donnée essentielle à l'exactitude des cartes produites, car elles permettent de connaître la latitude, la longitude et l’altitude de milliers de sites canadiens, de délimiter les frontières canado-américaines et les propriétés foncières, etc.Au fil des ans, les méthodes traditionnelles d'arpentage ont cédé le pas au rayon laser, à l'informatique numérique et au satellite.Cette production vous fera survoler le territoire canadien lors de la prise de photographies aériennes nécessaires à l'établissement de cartes, vous initiera au principe de l'aéro-triangulation, fort utile dans les régions canadiennes ayant peu de points de référence, et vous fera participer à la réalisation d'une carte au moyen de tables traçantes commandées par ordinateur.Enfin, à la fine pointe du progrès, les cartographes possèdent désormais un traceur photographique Gestalt qui dessine les contours d’une région donnée à partir de photographies aériennes.Ce document audio-visuel explore également l'avenir de la cartographie canadienne.Bientôt, des rayons lumineux reproduiront directement l'information sur plaque d'impression et l'animation numérique permettra d'examiner, sous tous les angles voulus, une carte sur un écran cathodique.La cartographie : de l'astrolabe au laser vous aidera assurément à faire le point sur la situation de la cartographie au Canada et à saisir toute l'importance du travail accompli par les successeurs de Samuel de Champlain.N.B.// est formellement interdit d'utiliser des extraits de ce vidéo afin de les incorporer dans d'autres productions vidéo, sans avoir reçu l'autorisation d'Ênergie, Mines et Ressources Canada, et de diffuser ledit vidéo sur les ondes de la télévision privée commerciale.Vous pouvez également vous procurer les productions audio-visuelles suivantes: Les explosifs ne sont pas des jouets ni à la maison, ni à l'extérieur Les scientifiques des sciences de la Terre Les îles au soleil de minuit Lithoprobe, 40 km sous terre Des tremblements de terre au Canada?• L'océan sans limites — la dorsale Juan de Fuca • La Commission géologique du Canada.d'hier à aujourd'hui Pour plus de renseignements veuillez écrire à: Diane Lorenzato Agente de l audio-visuel Direction des communications Énergie, Mines et Ressources Bureau 971 580, rue Booth Ottawa (Ontario) K1A0E4 Tél.: (613) 992-5198 (613)992-0792 ¦ Énergie, Mines et Energy.Mines and ¦ Ressources Canada Resources Canada Canada QUÉBEC SCIENCE 2875, boul.Laurier, Sainte-Foy (Québec) G1V 2M3 fél.: (418) 657-3551 —Abonnements: poste 2854 Rédaction : SCIENCE-IMPACT: (418) 831-0790 On peut rejoindre la rédaction de Québec Science par courrier électronique, au numéro Infopuq QS 00101, ou par télécopieur: (418) 831-0009 DIRECTEUR Jacki Dallaire RÉDACTION La coordination rédactionnelle de QUÉBEC SCIENCE est effectuée par Les communications SCIENCE-IMPACT C.S.I.Itée Rédacteur en chef Jean-Marc Gagnon Adjointe à la rédaction Lise Morin Révision linguistique Robert Paré I Recherches iconographiques Ève-Lucie Bourque Collaborateurs Jean-Marc Carpentier, Claire Chabot, jilles Drouin.Claude Forand, Michel Groulx, Fabien Gruhier, Élaine Hémond, Madeleine Huberdeau, Jean Lalonde, Yvon Larose, Claude Marcil, Félix Maltais, Danielle Ouellet, Raynald Pepin, Gilles Provost, Jean-Guy Rens, René Vézina.PRODUCTION Conception graphique Richard Hodgson Typographie Raymond Robitaille Photo couverture Brigitte Ostiguy Séparation de couleurs et photogravure Graphiscan Itée Impression Interweb inc.PUBLICITÉ ET MARKETING Marie Prince 2875, boulevard Laurier Sainte-Foy, Québec G1V 2M3 Tél.: (418) 657-3551, poste 2842 COMMERCIALISATION Abonnements Nicole Bédard Distribution en kiosques Messageries dynamiques Membre de The Audit Bureau CPPA Abonnements \u Canada: Régulier: (1 an/11 nos): 28,005 Spécial: (2 ans/22 nos): 49.00$ Groupe: (1 an/11 nos): 25,00$ (10 ex.à la même adresse) À l’unité: 3.25$ À l’étranger: Régulier: (1 an/11 nos): 39.00$ Spécial: (2 ans/22 nos): 68,00$ À l’unité: 4,00$ Pour la France, faites votre chèque à l'ordre de: DAWSON FRANCE, B.P.40.rue de la Prairie 91146 Villebon/Yvette Cedex France Pour abonnement ou changement d’adresse QUÉBEC SCIENCE C.P.250, Sillery GIT 2R1 ' n a ie reportage de Gilles Parent et de Bernard Duchesne sur ces splendides jardins de plantes exotiques acclimatées à notre pays que sont le jardin des Quatre Vents, dans la région de Charlevoix, et les Jardins de Métis, près de Mont-Joli, montre à quel point l’horticulture associe art et science.Quel plaisir à la fois pour l’œil et pour l’esprit ! À défaut de se rendre dans ces oasis merveilleux, ceux qui veulent approfondir leurs connaissances pourront toujours visiter, au cours de l’été, les musées de sciences naturelles que présente Yvon Larose dans le second article de la série intitulée Visites guidées : l’herbier Marie- Victorin du Jardin botanique de Montréal, le Musée de géologie de l’Université Laval et le Musée des sciences naturelles, à Ottawa.Des beautés de la nature aux ressources quelle fournit à l’homme, il n'v a qu’un pas.Les pannes électriques que les Québécois ont eu à subir au cours des dernières années rappellent avec acuité qu’en matière d énergie (comme en bien d’autres domaines, d’ailleurs), il ne faut pas mettre tous ses œufs dans le même panier: celui de l’hydro-électricité, si «naturelle)) soit cette dernière ! Dans le secteur industriel à tout le moins, une autre source d’énergie tout aussi «naturelle)), le gaz, constitue une solution de rechange énergétique intéressante.Madeleine Huberdeau présente les adaptations technologiques et les développements en cours.De son côté, une nouvelle collaboratrice, Jeanne Morazain, décrit avec brio les techniques et les procédés utilisés par le tout nouveau Centre canadien d’architecture inauguré en mai dernier à Montréal, et dont la mission est de restaurer et de préserver les collections qui lui sont confiées : ici encore, la science vient à la rescousse de l’art ! Les habitués salueront avec plaisir le retour de Jean-Pierre Rogel dans les pages du magazine.En effet, celui qui fut rédacteur en chef de Québec Science de 1978 à 1987, et qui poursuit désormais une carrière de journaliste indépendant est l’auteur de l’article sur les causes génétiques possibles de la maladie d’Alzheimer: un article à la fine pointe de l’actualité scientifique.Les Québécois sont de plus en plus rivés à leur petit écran et leur univers est sans cesse envahi par de nouvelles technologies de communication.Allons-nous vers l’abrutissement total ou vers cet âge d’or de la communication que prédisent maints prophètes des temps modernes?Gérald Baril, qui a signé, pendant quatre ans, la chronique «Cinéscience)) dans Québec Science, et Marie-Hélène Lavoie font le point sur la question et concluent que, plus que jamais, la recherche sur l’impact social des moyens de communication s’impose.Notre chroniqueur, Raynald Pepin, traite des mirages de la route dans «La Dimension cachée)).Dans « MicroMéga)), Jean Lalonde présente un nouveau tableur dont les vertus graphiques ajouteront des couleurs même aux chiffres les plus ternes.QUÉBEC SCIENCE / JUIN 1989 5 PARTI Claude Lejran^ C ACT La famille Labarre, Trois-Rivières 0 N A 'V' % ï&L » | ."’.''/.ït- -i-e: ^ milien, le grand-père, amène A* régulièrement jogger ses enfants et petits-enfants.Lui et son épouse prennent de longues marches et ne manquent pas une occasion d’aller voir leur progéniture jouer au soccer, à la balle, skier, faire du rouli-roulant, patiner.Les Girouard, Saint-Valérien ïîÉSI fcsfca* • î"* ** .- ?.fl \aude "^.^ucit-Bruneau.Mm / ' réadaptation WC1 fauteuil \J d’aider les P^eute forme, d a roulant à eue enm^^a^ées a e ÊÊ ême si on compte plus de 4 500 porcs nft à la ferme des Girouard, Victor trouve F " le temps de faire de la course à pied trois fois par semaine.Son épouse Danielle, infirmière de nuit, s’adonne aussi à la natation.Ça, c’est de la PARTICIPaction! PdRTlLlPdCTian^ ® 'pd^p(0 t T £ par l’Agence Science-Presse Les orages électriques peuvent provoquer des courts-circuits et la mise hors tension subséquente d’équipements ou de lignes électriques.Depuis la panne générale du 13 mars dernier, tout le ! monde sait qu’il faut aussi compter avec les orages magnétiques dus .aux éruptions solaires.Au lieu de I nous éclairer, le Soleil nous plonge dans le noir.Le Soleil émet continuellement I dans l’espace, outre un rayonne-j ment électromagnétique, le «vent | solaire», un plasma neutre, formé I de particules chargées comme des protons et des électrons.Lors i d’éruptions solaires, le plasma i libéré est plus dense et plus énergétique.«En pénétrant dans le champ magnétique terrestre, explique le physicien Mortimer Berco-vitch, du Conseil national de recherches du Canada (CNRC), les : protons sont déviés dans un sens, j les électrons dans l’autre.Les ! courants nets ainsi produits pertur-j bent le champ magnétique terres-I; tre.» C’est ce qu’on appelle un orage magnétique.Une certaine proportion des particules chargées s’approchent de la Terre, dans le voisinage des pôles magnétiques.«Dans l’ionosphère, poursuit M.Bercovitch, aux environs de 100 kilomètres d’altitude, de forts courants peuvent s’établir sur une période allant de quelques minutes à quelques heures.Ces courants modifient le champ magnétique terrestre et ces variations du champ magnétique induisent des courants électriques dans la croûte terrestre.» Toutefois, la résistance électri- Ique du Bouclier canadien est passablement grande.«Si le courant induit dans le sol trouve un chemin plus conducteur, il va le prendre», souligne Léonard Bolduc, chercheur à l’Institut de recherche d’Hydro-Québec (IREQ).«Et ce chemin, I ce peut être les lignes électriques.» Le Soleil coupe le courant Le Dr Terry Hugues, chercheur au Conseil national de recherches du Canada, illustre, à l’aide d’un relevé, le rythme et l’intensité des orages magnétiques qui ont causé la panne électrique du 13 mars dernier.Pour passer du sol à la ligne, le courant pénètre, par leur mise à la terre, dans les transformateurs installés dans des postes espacés le long des lignes.Selon M.Bolduc, les courants continus saturent les transformateurs.L’onde sinusoïdale du courant alternatif est alors déformée, ce qui engendre des fréquences harmoniques (120 Hertz, 180 Hertz, etc.).Ces dernières perturbent le fonctionnement de certains appareils sensibles, comme les compensateurs statiques qui ont pour mission de stabiliser la tension du réseau.Les systèmes de protection mettent les compensateurs statiques hors tension pour éviter les dommages.«Lors de la panne du 13 mars, explique le chercheur, les compensateurs statiques ont été mis hors tension avant même que le réseau ne tombe.» Celui-ci a ensuite perdu sa stabilité et les circuits se sont ouverts.Les lignes d’Hydro-Québec s’étendent loin au nord, donc plus près du pôle magnétique situé dans l’Arctique canadien.Elles sont donc davantage susceptibles d’être affectées par des orages magnétiques que des lignes situées plus au sud ou même à une latitude semblable, en Europe.Si le Soleil est effectivement coupable, il faut peut-être s’attendre à d’autres pannes, en cette année d’intense activité solaire.À moyen terme, l’installation d’équipements supplémentaires pourra résoudre le problème.«Les compensateurs série (formés de condensateurs) qui seront installés au début des années 90 devraient empêcher la circulation de courant continu entre les postes où ils sont situés», croit Léonard Bolduc.On aurait aussi envisagé d’installer des filtres empêchant le courant continu de passer du sol aux transformateurs.Raynald Pepin QUÉBEC SCIENCE / JUIN 1989 7 SE SOIGNER À DOMICILE Revenir de l’hôpital avec sa trousse personnalisée contenant des sacs de solutés, de la tubulure, des aiguilles, des seringues, des tampons alcoolisés et des diachylons.voilà une idée intéressante pour les patients et rentable pour le système de santé.C’est du moins ce qui ressort d’une étude pilote réalisée de 1984 à 1987, par une équipe de l’Université Laval et du Centre hospitalier de l’Université Laval (CHUL) de Sainte-Foy.Le traitement intraveineux aux antibiotiques à domicile profite à la fois aux patients et aux établissements hospitaliers.La pratique à domicile d’un traitement intraveineux aux antibiotiques («l’antibiothérapie parentérale à domicile») permet d’écourter le séjour hospitalier des patients traités pour de graves infections atteignant, par exemple, les os (ostéomyélite), les reins, les poumons ou les valves du cœur (endocardite).Des lits sont ainsi libérés plus rapidement et l’hôpital peut desservir plus de gens.«De plus, souligne le Dr Alain Martel, la plupart des 36 bénéficiaires que nous avons évalués ont préféré cette option à un séjour prolongé à l’hôpital.Ils sont ainsi plus autonomes et peuvent reprendre leurs activités normales plus rapidement.» Selon le Dr Martel, Fantibio-thérapie intraveineuse n’est pas un traitement compliqué.Il suffit que le patient ait un site veineux facilement accessible, que sa maladie soit stable, qu’il tolère bien le traitement et qu’il en ait une bonne compréhension.On lui fournit donc un bon enseignement et on s’assure qu’il a bien saisi la technique.Un examen hebdomadaire réalisé à domicile par une infirmière, et quelques visites à la clinique externe ou à l’urgence complètent le suivi et permettent de s’assurer que tout se déroule correctement.Bien que la durée du traitement puisse varier grandement d’une personne à l’autre, la thérapie à domicile peut prendre fin après une vingtaine de jours, en moyenne, comme ce serait le cas à l’hôpital.Pour le moment, cependant, sauf au CHUL, on n’offre que très rarement cette option aux patients.Lyne Lauzon LE MEDICAMENT QUI REND DOUX Deux chercheurs de la Faculté de pharmacologie de l’Université de Montréal ont mis au point un nouveau médicament qui supprime l’agressivité sans causer le sommeil ' MALHejft/ ' je MB suis TWMPÉ PE FLACOH-Jg C&UAiSaUE C'ÉTAiT PES / sr£ fZÆïPÉS// (comme le Valium et le Largactil), i ni provoquer d’effets secondaires.Ces excellents résultats ont été obtenus en laboratoire sur des rats 'i et des souris, mais il reste plusieur étapes à franchir avant de tester le i médicament sur des humains.Les chercheurs devront d’abord l’expérimenter sur des animaux supérieurs, chiens et singes macaques par exemple, et noter comment le produit agit sur les organes, notamment le foie et les reins.Ce > n’est pas avant trois ou quatre ans i qu’on pourra faire des essais sur les humains.i J a r.LE ROBOT TUEUR 1 Sans le vouloir, bien sûr, il arrive que les robots industriels se retournent contre leurs collègues humains.Ainsi, depuis 1979, 10 personnes (huit au Japon, deux '»» aux États-Unis) ont perdu la vie à |1|( cause d’un accident avec un robot H Ce n’est pas beaucoup, mais c’est 11 quand même assez pour préoccuper les chercheurs, ainsi que la Commission de la santé et de la L sécurité du travail, qui a déjà envoyé une mission au Japon pour i étudier le problème.À l’École Polytechnique de Montréal, le pro-1 i fesseur Kaylan Ghosh s’efforce de mettre au point des mesures préventives pour faciliter l’introduction des robots dans les usines.Selon lui, la formation du personnel et la formulation de normes et de règlements sont essentielles pour une intégration en t douceur du tandem homme-machine.8 JUIN 1989 / QUÉBEC SCIENCE IA FORÊT À L’HEURE DE L’INNOVATION TECHNOLOGIQUE .Ir.î.-N.V- X'V^ «es _ Le lance-flamme, Terratorche, ijjjj permet de brûler les résidus de coupe en toute sécurité.Avec la quantité de plus en plus imposante d’informations écologiques dont les compagnies forestières peuvent disposer, l’informatique devient un outil important.Pas étonnant, alors, que la compagnie Consolidated Bathurst ait attiré l’attention des participants au troisième Carrefour de la recherche forestière, qui s’est tenu à Québec au mois de février dernier.Consolidated applique actuellement un système informatique de cartographie pour la gestion et la planification de ses opérations forestières.À partir des données fournies par l’inventaire aérien du ministère de l’Énergie et des Ressources (MER), le système de Consolidated dessine la carte d’un secteur d’exploitation et détermine les endroits où la coupe doit être effectuée.Par exemple, on pourra marquer en vert toutes les zones qui devraient être exploitées d’ici les cinq prochaines années, en jaune les zones à exploiter dans les 10 prochaines années et ainsi de suite.Pour l’ensemble du secteur, le système peut évaluer la quantité de bois disponible sur une période donnée.Consolidated a remporté l’un des trois «prix à l’innovation technologique», offerts par le MER à la suite du vote des participants au carrefour.En lançant ce concours, le Ministère voulait mettre l’accent sur l’importance du transfert technologique pour relever le «défi forestier».Le Carrefour projetait d’ailleurs une image particulièrement technologique cette année: les systèmes de micro-informatique, de télédétection et de mesure par ultrasons côtoyaient des équipements de coupe et d’aménagement de terrain de plus en plus perfectionnés.Une équipe du MER a décroché un prix à l’innovation pour la mise au point de la «Terratorche», sorte de lance-flammes d’origine américaine.L’appareil modifié peut projeter sa flamme jusqu’à 40 mètres, ce qui permet de brûler en toute sécurité les déchets de coupe amassés sur les sites d’ébranchage.Le combustible est un mélange d’essence et d’une poudre à base d’aluminium nommée « Surefire », qui contrôle l’explosion de l’essence.Selon le Ministère, le brûlage constitue l’un des meilleurs moyens de remettre ces superficies en production.La troisième innovation primée est celle de la compagnie Abitibi-Price.Il s’agit d’une méthode simple de localisation des tracés routiers en forêt.On utilise des ballons gonflés à l’hélium et un théodolite (instrument de visée et de levés topographiques) pour faciliter l’alignement de la route.La méthode est particulièrement utile en terrain accidenté et boisé, où elle permet de contourner les obstacles naturels.Gilles Drouin DU MAÏS DANS LES DÉSERTS?La génétique moléculaire n’est pas encore une science très développée.Mais des recherches sur des applications pratiques de découvertes faites dans ce domaine se poursuivent à travers le monde.Ainsi, des travaux réalisés en Espagne ont permis d’isoler une hormone, l’acide abscissique, présente notamment dans le maïs, qui protégerait les plantes contre la déshydratation.La création de plantes rendues génétiquement plus résistantes à la déshydratation est le rêve de nombreux agronomes.Des recherches comme celles-ci rapprochent le moment où il sera possible de faire pousser des plantes dans des milieux jusqu’ici hostiles à l’agriculture à cause de l’irrégularité de l’approvisionnement en eau.QUÉBEC SCIENCE / JUIN 1989 9 F.Desaulnier/Publiphoto I MARCHÉS DEMANDÉS POUR LA CULTURE IN VITRO Déjà bien répandue en Europe, l’utilisation de la culture in vitro pour la reproduction massive de plantes tarde à décoller au Québec, faute de marchés.C’est du moins l’un des constats d’un colloque sur la culture in vitro qui a regroupé environ 200 participants à l’Université Laval, en mars dernier.Aux Pays-Bas, 60 millions de plantes sont produites in vitro annuellement.Au Québec, seulement deux compagnies ont eu recours à ce type de culture pendant quelques années: Les Serres Dion, à Sainte-Thérèse, et Rhizotec, à Saint-Jean-Chrysos-tome.Les deux ont abandonné la pratique.La culture in vitro regroupe plusieurs techniques ayant pour but de multiplier les plantes.Grâce à la technique de micropropagation, qui est ni plus ni moins qu’une forme de bouturage, jusqu’à un million d’exemplaires d’un même plant peuvent être produits en un an, car les conditions de croissance sont optimalisées.Les plantes multipliées par voie végétative, plutôt que par voix sexuelle, sont des copies conformes de leur «mère».La micropropagation est donc utile, au plan commercial, pour reproduire des espèces végétales particulièrement intéressantes.«La micropropagation à l’échelle industrielle est une question économique et non technologique, explique Maurice Lalonde, président de Rhizotec.Le transfert de cette technologie vers l’industrie est maintenant chose faite et des plantes sélectionnées pour certaines caractéristiques ont déjà été livrées, mais le marché est tellement faible que l’investissement n’est pas justifié.» Pour le moment, seules les plantes ornementales ont un prix de revente suffisamment élevé pour justifier l’utilisation de la culture in vitro, mais il faut produire de grandes quantités de plants d’une même variété pour que ce soit rentable.Selon le Belge Pierre Deberg, spécialiste de la question, il est nécessaire de s’associer aux horticulteurs qui connaissent et même créent les marchés en lançant des modes.Dans cette optique, l’entreprise Les Serres Dion songerait à relancer ses activités de culture in vitro en collaborant avec un laboratoire de Saint-Césaire.K ' Certains marchés présenteraient un intérêt.«Le Québec importe des quantités faramineuses de boutures de géranium à chaque année», affirme Yves Desjardins, biologiste à l’Université Laval et l’un des organisateurs du colloque.«Il n’y a pas de raison pour qu’on ne puisse pas les produire ici par micropropagation.» Mais, selon Maurice Lalonde, compte tenu du nombre astronomique de plants qui doivent être produits pour atteindre la rentabilité, c’est sur la scène internationale que tout se joue.Le Québec peut-il être compétitif sur les marchés internationaux?«Je doute, dit-il, que nous ayons les ingrédients nécessaires pour un success story québécois dans ce domaine.À mon avis, les techniques de culture in vitro demeureront plutôt un outil pour la recherche en amélioration génétique des plantes.» Louise-Julie Bertrand N O U V E L 1 DES FILS SUPRACONDUCTEURS Le Conseil national de recherches du Canada (CNRC) apportera son concours financier et technique à un consortium canadien pour la fabrication de ftls et de câbles en céramiques supraconductrices pouvant servir, entre autres, au transport de l’électricité et à la fabrication d’ordinateurs.Canada Wire and Cable, Hydro-Québec et Énergie atomique du Canada ont investi près de 2,5 millions de dollars dans un programme de trois ans, le reste du montant total de 5,7 millions étant fourni par le CNRC.L’Institut de génie des matériaux du CNRC, l’Université McGill, l’Université de Sherbrooke et l’École Polytechnique participeront également au programme.f'1 pf [S tto: iè T-.fciV IX sis X r.: Ki CHAIRE INDUSTRIELLE L’École Polytechnique vient de créer sa première chaire industrielle.Elle sera consacrée aux matériaux réfractaires, lesquels sont conçus pour résister, entre autres, aux chocs, aux hautes températures et au courant électrique.Les industries métallurgiques s’intéressent à ces matériaux surtout pour la fabrication de creusets.Le financement de la chaire est assuré par le Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie (1 365 000$), un groupe de huit entreprises canadiennes (1 500 000$) et l’École Polytechnique (600 000$).Les premières recherches seront consacrées à la mise au point de céramiques réfractaires.LE GÉNIE DES ÉTUDIANTS Jean-François Côté et François Larochelle, étudiants en génie de l’Université McGill, ont remporté le prix d’excellence des catégories techniques, lors de la dernière compétition d’ingénierie québécoise tenue à Sherbrooke, en février dernier.C’est un étudiant de l’Université Laval, Louis Pelletier, qui a obtenu le prix d’excellence en communication.L’équipe de McGill a travaillé sur un processus, tandis que M.Pelletier s’est intéressé à la fibre optique.À ce concours, les étudiants de l’École Polytechnique ont décroché six prix, tandis que ceux de Sherbrooke ont terminé avec quatre, dont trois premiers prix.Si K : ; .' 1 ! f: - î ii 10 JUIN 1989 / QUÉBEC SCIENCE g BREVES PREVOIR IA METEO Les Éditions du renouveau pédagogique viennent de publier une clé pour prévoir le temps qu’il fera.Conçue par Claude Filion, conseiller pédagogique en sciences de la commission scolaire régionale Blainville-Deux-Montagnes, la clé Prévoir la météo est facile à utiliser et permet des prévisions locales valables, pour une période de moins de 24 heures.Elle repose sur deux facteurs principaux: les variations de la pression atmosphérique et la direction des vents.Elle est le fruit d’une vingtaine d’années d’observations réalisées par M.Filion, physicien et météorologue.On peut se procurer cette clé pour la somme de 4,95 $, à m®.l’adresse suivante: Les Éditions du renouveau pédagogique 8925, boul.Saint-Laurent Montréal (Québec) H2N 1M5 UNE DENT EN ARGENT Le Fonds de recherche dentaire du Québec a amassé trois millions de dollars pour le financement de la recherche.Géré par le Centre de recherche dentaire du Québec, cet argent servira à subventionner des recherches comme la création de nouvelles prothèses nécessitant des implants.Ce sont principalement les dentistes qui ont contribué à ce fonds, en retour de certains crédits fiscaux.POUR DES FORETS BIEN AMÉNAGÉES Le Service canadien des forêts a publié un guide d’aménagement des forêts intitulé Réussir ma forêt.Abondamment illustré et facile à lire, il contient une foule de conseils sur l’ensemble des activités reliées à l’exploitation forestière.Il est destiné aux 400 000 propriétaires de boisés privés canadiens qui voudraient améliorer la production de leur forêt.Il est disponible au coût de 18,95$ dans les librairies associées pour la vente des publications du gouvernement du Canada ou à l’adresse suivante: Centre d’édition du gouvernement du Canada Approvisionnements et Services Canada Ottawa (Ontario) Kl A 0S9 Tél.: (819) 997-2560 Procurez-vous la reliure QUÉBEC SCIEtlCE Cette reliure vous permet de conserver soigneusement 12 numéros de Québec Science et de les consulter de manière pratique et rapide.Nom Adresse Je désire recevoir: 1 reliure ?7,50$ (taxe incluse) 3 reliures ?18,50$ (taxe incluse) 5 reliures ?27,00 $ (taxe incluse) Hors Canada, veuillez ajouter 10% pour frais d’expédition.Code postal Faites votre chèque à l’ordre de: QUÉBEC SCIENCE, 2875, boul.Laurier, Sainte-Foy (Québec) G1V 2M3 Tél.: (418) 657-3551, poste 2854 QUÉBEC SCIENCE / JUIN 1989 11 M1CR0MEGA par Jean LALONDE Les habitués des réunions de clubs d’informatique en ont déjà vu de toutes les couleurs.Il en faut beaucoup pour les impressionner.Un soir, un représentant de Microsoft présentait le logiciel intégré Works.Cet ensemble traitement de texte-chiffrier électronique-base de données était fort approprié pour les débutants.Les logiciels intégrés ne coûtent pas cher et sont généralement plus faciles à utiliser qu’un ensemble hétéroclite de logiciels.Mais Microsoft Works n’a vraiment rien pour impressionner les vieux routiers du Macintosh.Le pauvre représentant de la compagnie américaine a eu des sueurs froides lorsque des membres du club se sont mis à applaudir par dérision les présumées merveilles du logiciel intégré.Somme toute, les usagers du Macintosh en avaient vu de bien meilleures dans de «vraies» applications, comme le chiffrier Excel ou le traitement de texte Word.À la pause, lors de cette soirée, le représentant en marketing laissa la place à un groupe d’anglophones de Toronto venus présenter un nouveau logiciel: Wingz.UN CHIFFRIER QUI MARQUE UNE ÉTAPE Wingz est un chiffrier électronique graphique.Rien de nouveau à première vue.Il y a plusieurs années, déjà, Lotus 1-2-3 avait beaucoup impressionné avec son programme de calcul qui intégrait un module d’impression de graphiques en lignes, en barres ou en tartes.Mais, depuis, il est passé beaucoup d’encre dans les imprimantes et peu de gens vantent encore la fonction graphique de Lotus 1-2-3, dans sa version 2.D’autres logiciels ont pris le haut du pavé.Actuellement, c’est Microsoft qui détient la meilleure position avec son logiciel Excel, conçu originalement pour Macintosh, mais maintenant disponible sur IBM, dans l’environnement graphique Windows.Excel a surtout innové par l’utilisation des fenêtres, qui permettent d’afficher à l’écran des portions différentes d’un chiffrier et même de juxtaposer, dans deux fenêtres, un tableau de chiffres et sa représentation graphique.Mais, pour les habitués du club d’informatique de «hobbyistes», l’effet magique d'Excel est déjà du passé.C’est pourquoi, quand des Torontois sont venus leur montrer leur nouveau-né Wingz, les applaudissements ont fusé.et cela n’était pas par dérision.Wingz va 12 JUIN 1989 / QUÉBEC SCIENCE quand WINGZ :: les chiffres s’envolent Ci s: ldi c: ibm-pc et eomp.TRS 80 Couleur Maclntoeh Apple H Commodore Amiga Atari et autres Clubs 1 6 7 5 4 3 3 4 Membres 50 1 9 2 1 1 6 2 3 1 1 1 6 !a|ï>ûa lui présente (étape 1) pour y déceler les ions qu’elles contiennent.Ceux-ci sont séparés au niveau de la colonne chromatographique résineuse selon leur charge et leur poids moléculaire (étape 2).À leur sortie de la colonne, les principaux éléments chimiques sont détectés; l’instrument précise le type d’ion: ferreux ou ferrique, par exemple (étape 3).Enfin, le restaurateur constatera la quantité de produits retirée et décidera s’il y a lieu ou non de continuer le traitement (étape 4).Source: Dtonex suit la progression du traitement sait quelle quantité du produit a été retirée et s’il y a lieu de poursuivre.Les deux instruments détectent les éléments chimiques.Cependant, là où l’appareil à plasma couplé induit indiquera du fer, le chromatographe ionique précisera s’il s’agit d’un ion ferreux ou d’un ion ferrique.« Il s’agit d’une utilisation nouvelle dans un contexte de musée, affirme Siegfried Rempel.C’est une approche peu commune du problème d’évaluation des traitements en cours.» Ces appareils peuvent aussi servir à faire de la recherche (lorsqu’un objet soulève des questions scientifiques particulières), à faciliter des choix (les types de papier qui seront utilisés pour la restauration) ou à mieux connaître le processus et les effets du vieillissement sur certains matériaux et produits.Un des appareils dont dispose le laboratoire du Centre canadien d’architecture, le spectrophotomètre ultraviolet-visible (UV-VIS), devrait contribuer à l’avancement des connaissances.Utilisé avant et après une exposition, il permet de déceler les moindres changements — décoloration ou noircissement — subis par l’objet.«Les données ainsi recueillies viendront combler une lacune», pense Siegfried Rempel.UN SAVOIR À PARTAGER Les communautés muséologique et scientifique bénéficieront des travaux de restauration et de recherche effectués au laboratoire du CCA.Siegfried Rempel et son équipe ont l’intention de publier des articles, de donner des ateliers, d’accueillir des stagiaires et de céder à d’autres chercheurs les nombreuses données qu’ils recueilleront.«Nous voulons partager la chance que nous avons de faire des choses que nous ne pourrions réaliser nulle part ailleurs», mentionne M.Rempel.«Chaque objet pose un défi, ajoute Johanne Perron.Pour le relever, le Centre non seulement me permet d’utiliser mes connaissances en restauration, mais me fournit aussi un appui scientifique.C’est un mariage pleinement réussi.» ?QUÉBEC SCIENCE / JUIN 1989 25 V I s I T E S NATURE au MUSEE par Yvon LAROSE Une féerie minérale «À défaut d’être le plus gros musée de minéralogie au monde, le nôtre, avec ses 220 mètres, est sûrement le plus long ! » Cette boutade, lancée par André Lévesque, conservateur des collections du Musée de géologie de l’Université Laval, à Sainte-Foy, n’a rien de farfelu.Car, outre l’originalité des installations — une trentaine de vitrines intégrées au mur du corridor du Département de géologie —, ce musée, avec ses 35 000 spécimens de roches, de minéraux et de fossiles provenant du monde entier, est considéré comme le plus important du genre au Québec.Achats, recherches effectuées sur le terrain, mais aussi dons de compagnies minières et de collectionneurs privés ont contribué, au fil des ans, à enrichir substantiellement la col- lection générale de ce musée.L’une des plus importantes acquisitions a d’ailleurs porté, l’an dernier, sur la collection Sisi.«Il s’agit d’une des grosses collections privées au Québec, explique le conservateur.Amassée par Jean-Charles Sisi, professeur à l’École Polytechnique de Montréal, elle contient 1 000 échantillons provenant du monde entier, dont la fameuse séran-dite du mont Saint-Hilaire.Ce cristal orangé est peut-être le minéral le plus recherché par les collectionneurs parmi les quelque 225 minéraux différents que l’on trouve à cet endroit.» De par sa situation, le Musée de géologie de l’Université Laval est un lieu fort animé.Il n’est pas rare, en La rédaction de cette série d’articles a été réalisée dans le cadre du Programme de soutien aux activités de diffusion de la culture scientifique et technique du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Science.effet, d’y voir un visiteur échanger avec un professeur ou un étudiant.«Beaucoup de gens viennent ici pour identifier ou analyser des roches trouvées lors de travaux d’excavation ou de construction», explique M.Lévesque.Quant aux collections de minéraux proprement dites, elles ont tout d’un merveilleux voyage au pays des formes et des couleurs.Sélectionnés à partir de critères tels que la beauté et la rareté, les spécimens exhibés représentent environ 900 des quelque 3 000 espèces minérales découvertes à ce jour.Résultats des transformations physico-chimiques de la matière, les minéraux Sont des corps homogènes et solides, naturellement présents dans la croûte terrestre.Parmi les différentes classes établies par la minéralogie systématique, le musée universitaire met notamment en valeur les éléments natifs (des miné- « k k i if 26 JUIN 1989 / QUÉBEC SCIENCE &• Quelques spécimens de minéraux particulièrement intéressants qu’on peut voir au Musée de géologie, à l’Université Laval: la chalcopyrite (la partie dorée) (1), l'amazonite (2), la marcassite dans du schiste (3), Vapatite dans un calcite orangé (4), le quartz (5), la sérandite (orangée), l’analcime (6) et la pyrite (7).À droite, M.André Lévesque, conservateur du Musée de géologie, à l’Université Laval.Plus de 900 espèces minérales, plus intéressantes les unes que les autres sont exposées dans ce musée ucorridor».Sur la page précédente, ce spécimen de labradorite présente une palette de couleurs spectaculaire.Ce minéral, qu’on retrouve au Labrador, fait partie de la grande famille des silicates qui regroupe près des trois quarts des minéraux connus.Mvitation ' U Musée de géologie ' Lbh^< i# m&imûz&i ph**>ÿs 4- artteuiilkjn trKwpfwiarvjwnrt* ylijJr jf! /« sroxtmS» i radtxM'sfw f is3io->8t; mt«*r»>»qsrpt»r(n«s lst
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