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Titre :
Québec science
Principal magazine d'information scientifique généraliste québécois. [...]

Le mensuel d'information scientifique Québec Science est publié à partir de 1970. Il est le résultat de l'acquisition par l'Université du Québec de la revue Jeune scientifique, qui était publiée par l'Acfas. C'est Jocelyne Dugas, auparavant responsable de la revue Techniques, publiée par le ministère de l'Éducation, qui préside à cette mutation.

Québec Science opte pour une formule plus journalistique que pédagogique. La revue sera un terreau de développement de la profession de journaliste scientifique. Michel Boudoux, Yannick Villedieu, Christian Coutlée, Daniel Choquette, Solange Lapierre-Czerniecki, Pierre Sormany, Michel Gauquelin, Madeleine Harbour, Fabien Gruhier, Lise Laberge, Gilles Provost, Gilles Paquette, François Picard y participent.

La revue vise à intéresser les jeunes à la science et aux carrières scientifiques en leur offrant une information scientifique à jour présentée par des articles rigoureux et approfondis. Un accent est mis sur l'attractivité visuelle; une première couverture signée par le graphiste Jean-Pierre Langlois apparaît ainsi en septembre 1973. Pierre Parent et Richard Hodgson poursuivront le travail de ce dernier. Diane Dontigny, Benoit Drolet et André Delisle se joignent à l'équipe au milieu des années 1970, alors que Jean-Pierre Rogel en dirige la rédaction à partir de l'automne 1978.

Les premières années sont celles de l'apprentissage du journalisme scientifique, de la recherche de l'équilibre entre la vulgarisation, ou plutôt la communication, et la rigueur scientifique. Les journalistes adoptent styles et perspectives propres à leur métier, ce qui leur permet de proposer une critique, souvent liée à l'écologie ou à la santé. Plus avant dans les années 1970, le magazine connaît un grand succès, dont témoignent l'augmentation de ses ventes et la résonance de ses dossiers.

Québec Science passe sous la responsabilité des Presses de l'Université du Québec en 1979. La revue est alors prospère; en 1980, le magazine est vendu à plus de 25 000 exemplaires, dont 20 000 par abonnement. Les années 1980 sont plus difficiles à cause de la crise économique. Luc Chartrand pratique le journalisme d'enquête pour la revue, dont l'équipe de rédacteurs se renouvelle. On assiste ainsi à l'arrivée de Gilles Drouin, Bernard Giansetto, Claude Forand, Louise Desautels, François Goulet et Vonik Tanneau. Québec Science produit des articles sur les sujets de l'heure : pluies acides, sida, biotechnologies.

Au tournant des années 1990, le magazine fait davantage appel à des collaborateurs externes - journalistes, professeurs et scientifiques. Le cégep de Jonquière devient l'éditeur de la revue. Il en gardera la charge jusqu'au transfert de Québec Science à Vélo Québec en 2008.

Au moment de l'arrivée, en 1994, du rédacteur en chef actuel, Raymond Lemieux, le magazine est encore en difficulté financière. Il connaîtra cependant une relance, fort de la visibilité engendrée par la publication, depuis février 1993, d'un numéro spécial sur les découvertes scientifiques de l'année au Québec. Québec Science devient le premier média québécois à se trouver sur Internet, ce qui lui offre un rayonnement international. Le magazine surfe sur cette vague, avec davantage de contenus et de grands reportages qui franchissent les frontières du Québec; il obtient un soutien accru du gouvernement québécois, ce qui lui permet de recomposer une équipe de journalistes : Catherine Dubé, Vincent Sicotte, Marie-Pierre Élie, Joël Leblanc viennent travailler pour la revue.

Québec science profite ensuite de l'engouement pour les avancées technologiques et s'attire de nombreux collaborateurs qui maintiennent le dynamisme de la revue.

Source :

LEMIEUX, Raymond, Il était une fois¿ Québec Science - Cinquante ans d'information scientifique au Québec, Québec / Montréal, MultiMondes / Québec Science, 2012, 165 p.

Éditeurs :
  • Québec :Les Presses de l'Université du Québec,1970-,
  • Montréal :Vélo Québec éditions inc.
Contenu spécifique :
Décembre
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Jeune scientifique
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Références

Québec science, 1990, Collections de BAnQ.

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Volume 29, numéro 4 ) I— D Hdt Mot «sel# rt la! PLEIN AIR : AUX FRONTIÈRES DU POSSIBLE S’ADAPTER POUR VAINCRE (.’HIMALAYA SUPERTEXTILES, SUPERVÊTEMENTS TRANSFUSION : LE SANG DES AUTRES ip'lM I Jerk LE TELEPHONE DE POCHE LE USER, UN RAYON DE SANTÉ LE GLOBE-TROTTER DE LA PLANÈTE DÉCHET » ?classe’ enregistrement n“ 1052.Port payé à Québec «o, Sillery, Québec.Canada GU 2R1 £ I III I BOURSES FI D-SEGUINI Les bourses Fernand-Seguin de l’Association canadienne-française pour l’avancement des sciences (Acfas) offrent à de nouveaux talents qui émergent dans le secteur du journalisme scientifique non professionnel l’occasion de faire un stage au sein d’un organisme d’information.i On attribue trois bourses au maximum.Pour participer à ce concours, les personnes intéressées doivent présenter un article journalistique | portant sur un thème scientifique ou technologique et dont le contenu est vulgarisé, c’est-à-dire un J article qui ne s’adresse pas nécessairement à un public spécialiste (des informations supplémentaires sur la nature de l’article demandé sont disponibles au secrétariat de l’Acfas).Admissibilité Est admissible toute personne qui réside au Québec et qui n’a jamais occupé d’emploi à temps plein dans un organe de presse, ni déjà tiré la majeure partie de ses revenus d’une activité de rédaction scientifique ou de journalisme à la pige.Ne sont pas admissibles: les lauréats et les lauréates des concours précédents.Modalités de participation Le dossier, soumis en cinq (5) copies, doit comprendre: - une description de l’ensemble de la recherche : lectures, entrevues et démarches préparatoires; - un article inédit de 5 à 10 feuillets, dactylographié à double interligne (préciser en 5 lignes au maximum le public cible et dans quelle publication cet article pourrait être publié); - un curriculum vitae.Critères d’évaluation Le concours vise à découvrir des personnes aptes à travailler dans un organe de presse.En conséquence, on évaluera: - la qualité du français écrit; - le souci de vulgarisation; - l’originalité et la qualité de la recherche, la diversité des entrevues et de la documentation; - le sens critique et l’esprit de synthèse; - l’exactitude des informations scientifiques; - la polyvalence du candidat ou de la candidate.Prix : stage de formation et allocation Chacune des personnes gagnantes choisira, parmi les organes de presse participants, celui où elle désire^, effectuer un stage de formation d’une durée de trois mois.Elle recevra 4 000 $ d’allocation pour cette période.\JO"° gY-JN® VO' LÜ'®' O'® ^90 NC/' so' to’ «o^e (^vz JT: ¦¦mmMÏÊM I -wmÊËÏ +M.Z-*- mm cette personne.Il vérifiera tout d’abord si votre destinataire a programmé un renvoi d’appels en direction d’un terminal quelconque.Dans la négative, il balaiera la base de données, qui sera constamment mise à jour lors des déplacements de l’usager, pour essayer de le repérer.Tous les équipements, depuis les terminaux sans fil et les PBX, jusqu’aux réseaux cellulaires et de téléappel, contribueront à cette course-poursuite électronique.Si le système ne trouve rien, une messagerie vocale sera mise à votre disposition ; cela voudra dire que votre destinataire a débranché son appareil.Toute la puissance d’un système de communications ne peut rien contre la liberté d’un individu qui a décidé d’avoir la paix.» LE CHAINON MANQUANT Une architecture de réseau d’un type nouveau s’édifie sous nos yeux, qui tend à «délocaliser» les numéros de téléphone et à les «personnaliser».Aujourd’hui, il reste des zones grises.Si vous êtes dans l’immeuble de votre entreprise, mais pas dans votre bureau, personne ne peut vous rejoindre directement.Même chose si vous vous promenez dans la rue (tout au plus peut-on faire sonner votre récepteur de téléappel).Pour la maison, il existe bien des téléphones sans fil, mais leur portée est très limitée et, si tous vos voisins s’équipent en même temps, il y aura de l’interférence.Dans un environnement de communications personnelles, ces vides ne pourront être tolérés.Le nouveau système se doit donc d’être moins cher que le cellulaire et plus sophistiqué que le téléphone sans fil.Or, le «chaînon manquant» existe en deux versions.L’idée initiale vient de Grande-Bretagne, où un nouveau système appelé Télépoint, a été lancé en janvier 1989.Il s’agit d’un téléphone de poche, qui permet d’appeler quand on se trouve dans le voisinage immédiat d’une pico-antenne.Celle-ci remplace la cabine téléphonique dans les lieux publics (restaurants, gares de chemins de fer, aéroports, stations-service, centres commerciaux, etc.) du centre des grandes villes anglaises.Le Télépoint a cependant un défaut: aux yeux des consommateurs, il apparaît, à tort ou à raison, comme le «cellulaire du pauvre».Quoi qu’il en soit, l’innovation anglaise a le mérite d’avoir enclenché la dynamique du changement.À l’invitation du fabricant suédois Ericsson, plusieurs entreprises européennes se sont réunies pour mettre au point le concept des services de communications personnelles.Là où les choses se compliquent, c’est que, non contents d’avoir créé une nouvelle architecture de réseau, Ericsson et ses alliés ont imaginé un appareil radicalement différent du Télépoint anglais, pour servir de porte d’entrée aux services de communica- tions personnelles.Ainsi, le téléphone picocellulaire permettra à quelqu’un non seulement d’être appelé, mais aussi d’appeler.Le nouveau système sera numérique et la voix codée, afin que les communications demeurent vraiment.personnelles.Il sera entièrement compatible avec les systèmes cellulaires et de téléappel.Son rayon d’action sera comparable à celui du Télépoint: entre 50 et 300 mètres.LA GUERRE DES NORMES Le téléphone picocellulaire mis au point par la firme suédoise Ericsson a été présenté pour la première fois au public en mai 1990, au Colloque international de commutation (CIC) à Stockholm.C’est ce système que Bell Canada teste à l’interne depuis septembre dernier.De son côté, Northern Telecom explore une autre solution.L’entreprise canadienne, elle, a amélioré le Télépoint anglais pour en faire un appareil picocellulaire aussi évolué que celui d’Ericsson.L’avantage du système de Northern est qu’il utilise une norme déjà existante.BCE Mobile teste, depuis septembre également, le Télépoint anglais auprès d’une cinquantaine d’usagers, à Place Montréal Trust, à Montréal.Cet essai, beaucoup Si ip plus ambitieux que celui de Bell, car il est effectué en milieu réel, a également lieu à Toronto, à Halifax, à Regina et à Edmonton.La guerre des normes entre le système anglais revu et amélioré par Northern Telecom et le système suédois fait rage et suscite un lobbying intense.D’après Peter MacLaren, lu < Le téléphone de poche, quelle que soit la technologie choisie, suppose tout un dispositif de repérage.Sur un territoire divisé en picocellules - espace géographiquement restreint -, un ordinateur détecte le signal de l’appareil.Il suit ainsi les déplacements de la personne d’une picocellule à l’autre.K, 36 QUÉBEC SCIENCE / DÉCEMBRE 1990 vice-président adjoint au développement des systèmes de communications personnelles chez Northern, les deux technologies sont comparables.«Les véritables questions, affirme-t-il, sont l'encombrement du spectre et la compatibilité avec les normes internationales.Nous croyons que notre système est supérieur au système suédois, car il est très économe en fréquences et respecte la norme anglaise, qui a l’avantage d’exister déjà et d’avoir été adoptée par la plupart des pays européens.» C’est le Conseil consultatif canadien de la radio (CCCR) qui départagera les deux camps en avril 1991.UN COMPLEMENT AU CELLULAIRE : K fif é| iï Le Où se trouveront les antennes des nouvelles «picocellules»?Elles pourront être installées dans les rues et les édifices publics du centre-ville, selon le modèle Télépoint.On pourra en installer à la maison, de façon à couvrir toutes les pièces et le jardin.Elles pourront enfin desservir les édifices à bureaux, à raison de plusieurs picocellules par étage.Ces antennes seront reliées à un système de base, qui prendra la forme d’un Centrex, d’un PBX ou d’un système à clés.Le nouveau système, qu’il ne faut pas confondre avec le téléphone cellulaire, est un «téléphone de proximité» qui ne permet pas de rejoindre une voiture en marche, et ses picocellules sont beaucoup trop petites pour couvrir des régions entières.C’est véritablement un complément au cellulaire, et son prix sera fixé en proportion.L’essai interne qui commence chez Bell porte au départ sur le picocellu-laire dans un environnement de travail.D’après M.Sarault, c’est l’application la plus prometteuse des communications personnelles.«Nous allons tester, dit-il, les systèmes Centrex, SL-1 et Norstar, qui sont tous des équipements bien connus, auxquels nous ajouterons des cartes d’interface et l’infrastructure nécessaire.Quarante terminaux mobiles seront donnés à des employés de Bell, à Montréal et à Ottawa.Ceux-ci pourront se déplacer librement avec leurs terminaux à ¦/ En septembre 1990, lors du principal essai de communications personnelles au Canada, par BCE Mobile, le ministre des Communications du Canada, M.Marcel Masse, essaie un appareil de type TSF-2.travers tout l’espace couvert par les picocellules.En principe, plusieurs picocellules desservent un étage.Les employés pourront aussi programmer le système pour se faire appeler sur des terminaux fixes.» L’essai de BCE Mobile vise en priorité le grand public.Non pas que l’entreprise néglige les applications d’entreprises, mais elle entend profiter du test pour étudier le comportement d’un grand nombre d’usagers.Les deux compagnies sœurs, Bell Canada et BCE Mobile, ont-elles fait des choix opposés?À la première, la technologie suédoise et les applications d’entreprises, à la seconde la technologie de Northern et les applications grand public.M.MacLaren, qui collabore activement à l’essai de BCE Mobile, corrige cette impression de désordre : « Bell Canada et BCE Mobile se sont partagé les tâches.Cette répartition est valable pour les essais seulement et ne présume en rien des orientations futures.L’heure de vérité sonnera quand le gouvernement aura choisi la norme gagnante.» LE CANADA A RÉPONDU PLUS VITE À L’APPEL En face du groupe Bell, Cantel a également deux fers au feu.Le responsable LEScSSants d u Canada^ ni an i fes té! ’int" 'Ca 110 ns "ontpasencTreéé HVenantS’ ^ « déjà, six eL * Ch0,S,S’ D’ores l’autorisation de nmrt °m reçu essais: Bell pan oceder à des P7™nica,S te BeCcE «««er., Camel ïtt11' E?ce"C0„“BeeP'rP“ffc'"e''S,“ tion, les det v COnCerne la fabricants sont Northern'S 'H'6™®' travaille sur la nonne TSF Tpi’ ^ 3 «mte albertame ^ U$’« ?est associée avec FhZ ’ qu‘ élaborer le TSF^et ?Sl0n;P°Ur norme DECT m e ProJet de " Mo,oro,r?,ttE,“tr0ni“ manifesté leur into,.f aussi le marché picocelluh '0" d attacluer Projet concret n’est annonœa.'SaUCl,n des services de communications personnelles, Wally Kowal, explique: «Nous aimons tellement les systèmes de communications personnelles que nous testons les deux technologies, l’anglaise et la suédoise ! » L’essai a commencé avec de l’équipement anglais en août 1990.Au début de 1991, on y adjoindra de l’équipement suédois.Il s’agit d’un essai en deux volets : un essai intente, qui porte sur les caractéristiques techniques, et un essai avec kiosque de démonstration ambulant, qui a surtout pour objet l’étude des comportements des usagers.DÉCEM BRE 1990 / QUÉBEC SCIENCE 37 Mais que ce soit Bell Canada, BCE Mobile, Northern Telecom ou Cantel, toutes les entreprises sont d’accord sur un point: le Canada a une longueur d’avance sur les États-Unis, où le choix d’une norme n’est même pas envisagé.Les services de communications personnelles préfigurent un monde multipolaire où le géant américain n’est plus le maître de l’innovation.Les entreprises canadiennes doivent aller chercher l’innovation où elle se trouve.Selon Pierre Sarault, des essais plus importants devraient être faits au cours de 1991 et la commercialisation pourrait commencer à partir de 1992, par étapes.Le projet est si avancé que le gouvernement fédéral a déjà réuni les principaux intervenants industriels du secteur des technologies de l’information au sein du consortium Vision 2000 pour étudier les impacts éthiques, sociaux et économiques des services de communications personnelles.Cela va du danger d’invasion de la vie privée par la publicité jusqu’à la modification du comportement de certains acteurs économiques.Les experts de Vision 2000 citent l’exemple de l’agriculteur et de sa moissonneuse-batteuse de 160 000$ qui tombe en panne au milieu d’un champ.Un système de satellites mobiles relie le tracteur géant à la banque de données John Deere, où un système-expert diagnostique un problème de carburant pollué.Ensuite, le réseau détermine quel est le mécanicien John Deere ou autre le plus proche qui dispose d’un filtre à huile.La réparation peut ainsi être effectuée dans un temps record, ce qui est appréciable quand on pense à la valeur du véhicule immobilisé.L’agriculteur n’a pas eu à se déplacer ni à faire de recherches longues et coûteuses.Quelle que soit la norme retenue, un tel scénario ne relève plus de la science-fiction.Il s’agira d’une grande simplification pour les gens d’affaires qui souhaitent rejoindre quelqu’un qui est en transit.Par contre, cela suppose un accroissement des pouvoirs conférés aux différentes technologies de l’information en jeu.Il faudra apprendre à intégrer des banques de données de plus en plus puissantes LA GUERRE DES NORMES Le Télépoint anglais a un avantage sur son concurrent suédois: il fonctionne depuis janvier 1989.Il est basé sur la norme TSF-2 (téléphone sans fil -2e génération), que l’on désigne souvent par son sigle anglais: CT2 (Cordless Telephone -2e génération).Il se distingue du TSF-1 (téléphone sans fil ordinaire) par sa technologie numérique.Devant la concurrence suédoise, le ministère de l’Industrie britannique encourage la recherche pour améliorer le système Télépoint et la norme TSF-2 qui le sous-tend.Ainsi, Northern Telecom a mis au point la norme TSF-2 Plus, qui présente le grand avantage de concilier les exigences de la norme anglaise avec les derniers acquis de la technologie.Cependant, aucun équipement TSF-2 Plus n’a encore été fabriqué.Sous la gouverne d’Ericsson, des compagnies européennes (Alcatel, Philips, Olivetti, GPT et Ascom) travaillaient depuis plusieurs années sur un projet plus perfectionné que le TSF-2.Il s’agit de la norme DECT (Digital European Cordless Telecommunications), qui définit à la fois l’architecture des communications personnelles et ce que devra être le nou- veau téléphone picocellulaire.C’est sans aucun doute le concept le plus évolué en matière de communications personnelles, mais bien du travail reste à faire avant de passer au stade de la production.L’ETSI (European Telecom Standard Institute) étudie actuellement le projet de norme DECT.En attendant la mise au point de cette norme, Ericsson a conçu un précurseur appelé TSF-3, et c’est ce produit qui est actuellement testé au Canada par Bell et bientôt par Cantel.La technologie TSF-3 est aussi étudiée par le ministère des Communications du Canada et le Radio Advisory Board of Canada.Ces deux organismes trancheront en mars 1991 entre l’équipement suédois TSF-3 et le concept anglais amélioré par Northern Telecom, TSF-2 Plus.Le grand avantage de TSF-3 est que le produit existe déjà alors que son concurrent TSF-2 Plus en est au stade du concept.Par contre, sa principale faiblesse est qu’il s’agit d’une technologie intérimaire, et nul ne peut se hasarder à prédire si TSF-3 sera conforme à la norme DECT quand cette dernière sera enfin définie et adoptée.* dans le réseau de télécommunications sans menacer les libertés individuelles.D’ici quelques années, on n’entendra plus jamais une voix anonyme répondre: «Monsieur Untel est absent de son bureau.» Il suffira de composer un numéro de téléphone, un seul, et l’interlocuteur ou l’interlocutrice répondra de son bureau, son auto, sa maison, son chalet, un avion et, pourquoi pas?de la tranquillité d’une paisible partie de pêche.38 QUÉBEC SCIENCE / DÉCEMBRE 1990 L'EDUCATION PSYCHOMOTRICE Par Francine Lauzon 1990,314 pages ISBN 2-7605-0597-9, 25$ Comment concilier la spontanéité des gestes, l'exploration anarchique et les joies de l'expression libre avec es contraintes qu'imposent les nécessaires apprentissages de la vie en société?Climat affectif, environnement éducatif approprié, apprentissage de autonomie corporelle, socialisation, équilibre affectif, respect du rythme de l'enfant et de ses particularités individuelles.Abondamment illustré.EN VENTE CHEZ VOTRE LIBRAIRE ou chez l'éditeur au (418) 657-3551, service à la clientèle Vous pouvez aussi indiquer le nombre d'exemplaires désiré dans la case placée à côté du prix et expédier cette annonce avec votre paiement aux : Presses de l'Université du Québec, C.P.250, Sillery (Québec) G1T2R1 Nom Code postal ClChèque C MasterCard Numéro ?Mandat postal Date d’exp ?Vi Signature INRS INSTITUT NATIONAL DELA RECHERCHE SCIENTIFIQUE LA FORCE DE LA SCIENCE GEORESSOURCES Le nouveau Centre géoscientifique de Québec est le résultat d'une entente entre l'Institut national de la recherche scientifique et le ministère de l'Énergie, des Mines et des Ressources Canada.Entreprise conjointe, ce Centre réunit sous un même toit, l'équipe de chercheurs de l'INRS-GÉORESSOURCES et un groupe de chercheurs de la Commission géologique du Canada.Grâce à cette structure qui favorise le rapprochement et la collaboration de tous les milieux concernés, NNRS-GÉORESSOURCES participera de façon encore plus concrète au dynamisme d'un secteur clé de notre économie.Axé sur le développement des sciences de la Terre, ITNRS-GÉORESSOURCES continuera d'œuvrer dans les domaines de recherche suivants: .Géologie régionale et évolution des bassins sédi-mentaires.Métallogénie.Combustibles fossiles.Renseignements: Téléphone: Québec (41 SI 654-2604 Université du Québec QUÉBEC SCIENCE, C'EST 28 ANS DE DÉVELOPPEMENT DE LA CULTURE SCIENTIFIQUE AU QUÉBEC — ' - J • ¦ - • La suite dans le prochain numéro Zœ£l>eS DÉCEMBRE 1990 / QUÉBEC SCIENCE 39 ÜN RAYON par Daniel GUÉRIN C’est tout un cocktail de traitements au laser que nous offre la médecine d’aujourd’hui.Certes, Tutilisation du laser en médecine n’est pas nouvelle puisque les premières applications remontent aux années 60.Des ophtalmologistes découvraient alors les possibilités thérapeutiques étonnantes des brûlures minuscules qu’un rayonnement laser de très faible puissance permet de produire sur un œil atteint de certaines anomalies.Depuis ce temps, l’emploi du laser s’est étendu à une douzaine de spécialités médico-chirurgicales.DU PETIT BALLON AL PLISSANT RAYON Depuis quatre ou cinq ans, on a entrepris de relever peut-être l’un des défis les plus complexes de l’histoire médicale du laser, soit de tenter à l’aide du rayon le déblocage d’artères obstruées par des plaques d’athérome, une cause importante d’infarctus du myocarde et de thrombose.On essaie en effet, sur une base expérimentale, d’utiliser le laser pour détruire les amas de graisse et de cholestérol qui diminuent la circulation dans les artères des jambes ou du cœur.Pour ce faire, on achemine par fibres optiques, à l’intérieur d’un cathéter, une source de rayonnement laser qui permet de pulvériser l’amas d’athérome bloquant la lumière artérielle.En chirurgie vasculaire périphérique, l’angioplastie au laser a été introduite dans le but d’améliorer les résultats de la dilatation par ballonnet, qui consiste à augmenter la lumière artérielle en écrasant les amas de graisse au moyen d’un dispositif gonflable introduit dans les artères fémorales, iliaques ou poplitées au moyen d’un petit cathéter.«L’angioplastie 40 QUÉBECSCIENCE/DÉCEMBRE 1990 Le laser est devenu, au fil des ans, un allié puissant de la médecine dans la lutte contre de nombreuses pathologies, et son champ d’application continue de croître à un rythme accéléré.conventionnelle a effectivement réduit le pourcentage de pontages qu’il fallait pratiquer pour rétablir la perméabilité des artères jambières atteintes par la maladie athéromateuse », déclare le Dr Yves-Marie Dion, chirurgien à l’Hôpital Saint-François-d’Assise, à Québec.Cependant, les médecins ont constaté que dans environ 30% des cas, les artères finissaient par se reboucher, d’où la nécessité d’une nouvelle intervention.C’est en cherchant à mettre au point une technique peu invasive, susceptible de diminuer ce taux de récidive, que l’on a eu recours à l’énergie laser.L’argon et le Nd-YAG, qui agissent par effet thermique, furent les premiers à être utilisés dans ce qu’on appelle l’angioplastie thermique percutanée au laser.Le Dr Dion l’a employée sur 25 patients jusqu’à ce jour.«La procédure, explique-t-il, consiste à introduire dans l’artère, par voie percutanée (après avoir perforé la peau d'une piqûre ou d’une petite incision), le cathéter d'une dimension de 2 à 3 mm à l’intérieur duquel est acheminé, par fibres optiques, le rayon laser.Nous faisons cheminer le cathéter à l’intérieur de l’artère jusqu’au site de l’obstruction, guidés dans notre intervention par la vidéo-angioscopie (caméra minuscule, reliée par fibres optiques à l’intérieur du cathéter) ou l’angiographie, qui permet de prendre des radiographies des vaisseaux après injection d’un produit de contraste.Une fois le laser parvenu au site du blocage, nous déclenchons le rayon, qui en principe devrait pulvériser la plaque athéromateuse.Une fois le segment désobstrué, nous devons présentement insérer un ballonnet de dilatation pour augmenter encore plus la lumière artérielle.» En théorie, la technique est très intéressante, et les expérimentations ont donné des résultats prometteurs, même si les difficultés sont loin d’être toutes résolues.L'une des difficultés principales, selon le Dr Dion, consiste à amener l’énergie laser exactement au site de l’obstruction, ce qui pose le problème de la visualisation de l’intérieur des artères, un problème qui n’est toujours pas résolu de façon satisfaisante.De plus, le risque de DÉCEMBRE 1990/QUÉBEC SCIENCE 41 perforation artérielle n’est pas encore bien contrôlé, compte tenu de l’effet thermique important des lasers à l’argon et Nd-YAG.Le Dr Dion pense que les recherches en cours permettront de mieux situer l'utilité future de la technique et d’entraîner, éventuellement, des progrès technologiques susceptibles d’améliorer l’efficacité et la sécurité de l’angioplastie au laser.On pourrait notamment mettre au point un système de visualisation plus performant et utiliser des rayons moins dommageables pour les structures environnantes.Ainsi, le laser à l’excimère, grâce à son émission pulsée et à son mode d’action par photo-dissociation, diminue la chaleur absorbée par les tissus au pourtour, de même que les risques de perforation.Parallèlement à l’utilisation expérimentale du laser en chirurgie vasculaire périphérique, se déroulent des essais cliniques visant à établir l’efficacité et la sécurité de l’angioplastie coronarienne percutanée au laser.Il s’agit d’une intervention qui s’apparente à celle décrite plus haut, sauf qu’elle est pratiquée au niveau des artères coronaires.L’angioplastie coronarienne trans-luminale percutanée existe depuis 1977 et vise à écraser les plaques d’athérome dans les artères du cœur, au moyen d’un système de dilatation introduit par cathéter.En 1988, des médecins de l’Institut de cardiologie de Montréal, dont le Dr Gilles Côté, eurent l’idée de combiner le laser à cette technique et furent les premiers à tenter l’expérience.La procédure consiste donc à introduire un cathéter-guide par voie percutanée dans la veine et l’artère fémorale, puis à l’acheminer sous guidage angiographique ou angioscopique jusqu’à l’arcade aortique.Un minuscule guide métallique permet ensuite d’ouvrir la voie au cathéter laser à l’intérieur de l’artère coronaire et de la lésion qui cause l’obstruction.Le chirurgien peut alors émettre le rayon, pulvérisant ainsi les plaques d’athérome en très petits fragments qui se dispersent dans la circulation sanguine.On complète l’intervention en procédant à une dilatation par ballonnet.Des produits de contraste injectés dans l'artère permettent à l’équipe médicale de suivre sur l’écran fluoroscopique la progression du guide métallique.À droite, vue du guide métallique et du corps du cathéter (en vert).En raison de certains problèmes d’instrumentation pouvant entraîner des risques de perforation, l’Institut de cardiologie a dû cesser ses essais cliniques pendant quelques mois.Mais grâce à l’acquisition récente d’un nouveau laser et d’un cathéter mieux conçu pour les besoins de la procédure, l’Institut a l’intention de reprendre l’expérimentation de l’angioplastie coronarienne au laser, et les médecins qui la pratiquent sont confiants d’en arriver à améliorer cette technique très prometteuse, qui en est toutefois encore à ses débuts.QUESTIONS DE VUE Le traitement des maladies de l’œil est l’un des domaines ayant le plus profité des retombées de l’emploi du laser en médecine.Actuellement, les ophtalmologistes utilisent surtout deux types de lasers pour traiter les pathologies de l’œil : l’argon et le Nd-YAG.Le premier, utilisé à des puissances infinitésimales (100 milliwatts en moyenne) sert à produire une photocoagulation, en particulier au niveau de la rétine.Quant au second, il agit par photosection.Par la formation d'une bulle de plasma, l’action du laser Nd-YAG provoque une onde de choc : c’est le claquage optique.Le Nd-YAG est un laser dont le faisceau n’a pas besoin d’être absorbé par un tissu pigmenté.Il permet donc la coupe des tissus au point de focalisation.Le Dr Yvon Tardif, ophtalmologiste au Centre hospitalier de l’Université Laval (CHUL), est l’un des pionniers, au Québec, du traitement des affections rétiniennes par rayons laser, ayant expérimenté la technique dès le début des années 70.«Les effets biologiques du laser sur la rétine, explique-t-il, sont liés à l’absorption de la lumière par trois substances : la xan-thophyle, la mélanine et le sang.L’absorption du rayonnement laser par ces éléments provoque l’élévation de température nécessaire à la photocoagulation, laquelle provoque une toute petite brûlure, qui varie généralement entre 50 et 500 micromètres, et qui permet de traiter l’œil malade.» L’une des premières applications du laser, en ophtalmologie, fut le traitement de la rétinopathie diabétique, une maladie des vaisseaux rétiniens qui affecte de nombreux diabétiques.Non traitée, cette pathologie de l’œil peut conduire à la cécité.Elle se caractérise par des hémorragies attribuables à la fragilité des vaisseaux et par la formation de nouveaux vaisseaux sanguins.«Avec le laser à l’argon, ajoute le Dr Tardif, nous bloquons les hémor- 42 QUÉBECSCIENCE/DÉCEMBRE 1990 BRULER POUR GUÉRIR i ni •JUi JO" im alil ragies en photocoagulant les vaisseaux qui ont tendance à se briser et nous freinons la formation de nouveaux vaisseaux.Le traitement ne redonne pas la vision perdue, mais il freine la progression d’une maladie pour laquelle il n’existait, jusque-là, aucune thérapie.Le laser a révolutionné complètement la vie de nombreuses personnes diabétiques, en améliorant sensiblement leur vue.» Pratiqué en clinique externe, le igH traitement n’est aucunement douloureux et ne prend généralement qu’une dizaine de minutes.Après avoir instillé dans l’œil une goutte de solution anesthésiante, le médecin place sur la cornée un verre de contact spécial pour la visualisation au microscope.Le rayon laser est relié par fibres optiques à un microscope binoculaire, à travers lequel le médecin peut identifier avec précision, guidé par une mire, les zones à irradier.La tête du patient est bien appuyée sur un support placé sous le menton, comme pour tout examen du fond de l’œil.Après avoir repéré la zone à traiter, le médecin délivre l'émission lumineuse thérapeutique en fonction des paramètres de temps (impulsions brèves, en millisecondes) et de puissance préalablement enregistrés sur le boîtier de commande.Une autre application fréquente, en ophtalmologie, est le traitement préventif du décollement de la rétine.Dans ce cas-ci, le procédé thérapeutique est différent.«Il s’agit, explique le Dr Tardif, de réaliser un barrage de photocoagulations autour de certaines lésions qui risquent d'entraîner un décollement, par exemple une déchirure de la rétine.La cicatrisation de la brûlure des cellules de l’épithélium pigmenté aboutit à un maillage des membranes de ces cellules et de celles du reste de la rétine, ce qui permet une adhérence rétinienne beaucoup plus forte.» Avant le laser, le traitement d’une telle anomalie nécessitait une opération chirurgicale majeure, comportant des risques beaucoup plus importants.Le traitement du glaucome représente également une application répandue du laser en ophtalmologie.Le glaucome est une maladie oculaire caractérisée par une détérioration du Le mot laser est un acronyme de «Light Amplification by the Stimulated Emission of Radiation».Essentiellement, le laser peut être défini comme un générateur de lumière qui tire sa spécificité de ses caractéristiques d’émission, c’est-à-dire cohérence, directivité, monochromaticité, intensité, qui se distinguent de celles des autres sources de lumière.Les différents types de lasers peuvent être classés selon la longueur d’ondes (elle-même déterminée par la source du rayonnement ionisant), le mode d’émission et la puissance.Par exemple, le laser à l’argon, qui émet dans les longueurs d’ondes du bleu et du vert, et le laser au CO„ qui émet dans l’infrarouge lointain, tirent tous deux leur énergie d’une source gazeuse.Dans le cas du laser Nd-YAG, la source de photons est un cristal de Néodyme-YAG (Yttrium-Aluminium-Grenat).II émet hors du spectre visible dans l’infrarouge.Les divers types de lasers peuvent émettre leur rayonnement soit en mode continu, soit en mode pulsé, ce dernier résultant en un faisceau divisé dans le temps en de très brèves impulsions.Lorsque le laser atteint un tissu vivant, il peut être réfléchi, transmis, absorbé ou dispersé.Mais il doit y avoir absorption pour que l’énergie se convertisse en chaleur.Le laser agit sur les tissus de plusieurs manières: thermique, électrique, photochimique, mécanique.Dans ses applications médicales, il tire surtout profit de son effet thermique, qui résulte de l’absorption par les tissus de l’énergie contenue dans le faisceau et de sa dégradation en chaleur.Trois modes d’interaction peuvent découler de l’action thermique du laser sur les tissus: la coagulation, la coupe et la vaporisation.Chaque type de laser agit sur les tissus de façon particulière.Par exemple, l’effet du laser à l’argon en est un principalement de coagulation, tandis que le C02, avec son faible pouvoir de pénétration, agit par vaporisation et par sectionnement à la surface des tissus.Le Nd-YAG agit par volatilisation et par coagulation, par exemple dans le traitement des saignements gastro-intestinaux.Selon les cas, l’augmentation de température au niveau cellulaire peut varier entre 60 °C pour le CO, et 100 °C pour le Nd-YAG.Il est important de préciser que la force de l’effet thermique dépend du degré d’absorption du rayonnement par le milieu biologique.L’élévation de chaleur est d’autant plus marquée que la longueur d’onde caractéristique du laser correspond à une bande fortement absorbante du tissu visé.Par exemple, le laser à l’argon est efficace au niveau des tissus pigmentés, qui ont la propriété de bien absorber les longueurs d’onde du bleu et du vert, dans le spectre visible.Ce type de laser est donc utilisé en ophtalmologie pour produire, dans un but thérapeutique, de petites brûlures au niveau des structures rétiniennes, qui se caractérisent par leur forte pigmentation.Par contre, le laser à l’argon sera peu efficace dans le traitement d'une structure transparente dépourvue de vaisseaux, comme la cornée, sauf là où se trouvent des opacités ou des dépôts fragmentaires.Parmi les nombreuses applications du laser en ophtalmologie, on retrouve le traitement du décollement de la rétine et celui de la rétinopathie diabétique.DÉCEMBRE 1990 / QUÉBEC SCIENCE 43 DE MERVEILLEUX CHIRURGIENS nerf optique, avec perte du champ visuel et augmentation de la pression oculaire.Dans l'œil normal, c’est l’équilibre entre la sécrétion et l’excrétion de l’humeur aqueuse, un liquide incolore sécrété derrière l’iris, qui permet de stabiliser la pression oculaire.Or, dans le glaucome à angle étroit, il se produit un blocage de la circulation de l'humeur aqueuse en raison de la fermeture subite et complète de l’angle irido-coméen.Il s’agit donc de pratiquer, au moyen du rayon laser, une petite incision dans la partie supérieure de l’iris, pour faciliter l’écoulementt de l’humeurr aqueuse.Mentionnons également d’autres applications courantes du laser dans ce domaine : le traitement de la généres-cence maculaire (la macula est une portion de la rétine responsable de la précision de la vision), qui consiste à freiner la prolifération de nouveaux vaisseaux, la capsulotomie, après opération de la cataracte, qui se pratique en produisant une ouverture dans la capsule postérieure dans le but de diminuer l’opacification de la lentille implantée dans l’œil, quatre ou cinq ans après l’intervention.CELA AUGURE BIEN En ce qui concerne les voies d’avenir, le Dr Tardif pense que le laser devrait faire des percées majeures, soit grâce à la recherche de nouvelles longueurs d’ondes, soit par la mise au point de techniques novatrices.Par exemple, une réussite importante est à prévoir dans le domaine de la kératotomie radiaire, une intervention visant à corriger les défauts de réfraction de l’œil, notamment la myopie.Jusqu’à présent, les résultats de la chirurgie conventionnelle ne sont pas encore pleinement satisfaisants, mais le laser pourrait bien apporter la solution à certains problèmes techniques reliés à cette procédure, qui consiste à aplatir la cornée par des incisions disposées en rayons.L’utilisation d’un laser à excimère, qui produit une lumière dans l’ultraviolet et qui agit par effet photochimique plutôt que par action thermique, en rompant les liens entre les molécules, pourrait en principe augmenter la précision des micro- La chirurgie au laser possède plusieurs avantages potentiels sur les techniques de chirurgie conventionnelles.L’un des plus importants réside dans l’absence de contact tissulaire, ce qui prévient les lésions par traction provoquées par la manipulation.Également, le laser peut être employé à travers un contrôle microscopique.un avantage marqué lorsque le chirurgien doit travailler dans des régions profondes et difficilement accessibles, comme le cerveau.C’est pourquoi, aujourd’hui, cet allié puissant de la médecine, en plus de trouver des applications en chirurgie vasculaire et en ophtalmologie, est devenu une modalité thérapeutique aux indications bien établies dans plusieurs spécialités.En gynécologie, on utilise actuellement le laser au CO, pour traiter une grande variété de pathologies des organes génitaux, et les applications dans ce domaine ne cessent d’évoluer.On l’utilise notamment pour détruire des lésions précancéreuses au niveau du col utérin.L’emploi du laser en gynécologie se fait en conjonction avec le colposcope, cet instrument optique qui permet au médecin d’examiner le col de l’utérus et de guider le traitement.Le laser au CO, est efficace également en dermatologie pour détruire les lésions cutanées bénignes.L’effet de coupe de ce «scalpel optique» comporte plusieurs avantages, en chirurgie dermatologique: limitation du saignement, absence de contact direct avec les coupes concentriques de la cornée et ainsi améliorer les résultats du traitement.Une autre innovation récente est l’augmentation des possibilités thérapeutiques des interventions pratiquées par voie endoculaire, qui permettent notamment d’acheminer dans la cavité vitrée, en passant directement à travers le globe oculaire, une petite sonde de 1 mm de diamètre, sur laquelle est montée le laser amené par fibres optiques.Cette procédure a l’avantage d’assurer une obturation plus sécuritaire des nouveaux vaisseaux du corps vitré, en prévenant une absorption indésirable de l’énergie laser par certaines parties fragiles de ce corps vitré.Dans tous les secteurs de la médecine où il est déjà bien implanté, le laser devrait continuer d’étendre ses applications de façon accélérée dans tissus, excellentes conditions de cicatrisation.En gastro-entérologie, on utilise le laser Nd-YAG pour détruire certains types de tumeurs obstruant la lumière du tube digestif.Le rayon sert également à traiter les saignements gastrointestinaux reliés aux ulcères.On peut ainsi éviter l’emploi de tubes servant à rétablir la déglutition, le laser facilitant la destruction des tumeurs qui obstruent l'œsophage.Sa supériorité par rapport aux techniques conventionnelles, dans ce type de pathologie, reste toutefois encore à démontrer.En otho-rhino-laryngologie.on utilise le laser au CO, au niveau du trac-tus respiratoire supérieur, que ce soit pour les cordes vocales, la trachée ou le rhino-pharynx.La précision du laser, utilisé avec la microlaryngoscopie, en plus de la diminution de la douleur et de l'œdème, a permis d’en faire le traitement de choix dans la thérapie de la papillomatose laryngée, des nodules et polypes laryngés, des kystes, nodules et granulomes des cordes vocales.Dans ces applications, le rayon laser est adapté à un laryngoscope ou un bronchoscope.Les lasers sont utilisés en neurochirurgie pour l’exérèse des tumeurs cérébrales, l’hémostase des vaisseaux, le traitement des malformations vasculaires.L’apport du laser, dans cette discipline, n’est pas encore pleinement précisé, mais on l’utilise en conjonction avec des techniques endoscopiques qui permettent la pénétration du cerveau de façon moins invasive.les prochaines années, tandis que les indications bien établies bénéficieront sans doute d’un raffinement des différentes techniques opératoires utilisant le laser.Il ne faut pas voir dans le laser la panacée que d’aucuns se plaisent à saluer.Il s’agit d’une possibilité thérapeutique très intéressante, qui peut être offerte aux patients, en tenant compte de ses avantages et de ses indications croissantes dans nombre de spécialités chirurgicales, mais qui possède également ses limites, particulièrement dans les domaines où des études et des expérimentations supplémentaires sont nécessaires.Quoi qu’il en soit, on peut affirmer que le laser a déjà beaucoup apporté à la médecine, ces trente dernières années, et que son utilité risque de s’accroître, au grand bénéfice de la science médicale des décennies à venir.44 QUÉBEC SCIENCE / DÉCEMBRE 1990 y a m Chaque année, depuis 1944,l’Acfas s’associe au milieu des affaires pour décerner des prix qui récompensent une contribution »xceptionnelle à la recherche au Canada français.Ces prix peuvent oit couronner l’ensemble d’une carrière, soit souligner des percées si-inificatives.Ils sont accordés par des jurys de pairs et destinés aux per-onnes oeuvrant en enseignement ou en recherche, dans le secteur -lUblic ou dons l’©ntr©Drise nrivpp Ile f'onrmfV’tont r-'hmr-'I m 11r-> esiffi :iW i|i Critères d’attribution _ Chacun de ces prix est attribué à une personne résidant au Canada français qui s’est illustrée par ses contributions au pays.S#*' On ne peut proposer la candidature d’une personne que pour un seul des prix à la fois.La candidature d’une personne ayant déjà reçu un prix de l’Acfas ne peut être soumise de nouveau pour un prix.Mises en candidature Toute candidature doit être présentée par au moins deux personnes.Elle doit être accompagnée d’un curriculum vitae détaillé S* ainsi que d’une lettre de présentation de deux pages environ, faisant nettement ressortir le caractère exceptionnel de la contribution de la personne que l’on propose ainsi que la pertinence de son profil de carrière par rapport à la définition du prix.Faire parvenir un dossier complet en sept (7) exemplaires à: Acfas: 2730, chemin de la Côte-Sainte-Catherine, Montréal (Québec) H3T 1B7, Tél.:(514) 342-1411 ° Prix André-Laurendeau •Sc/ences/?uma/nes » LE DEVOIR Créé en 1986 en l’honneur d’André Laurendeau, grand éditorialiste et humaniste, ce prix est financé par le journal Le Devoir.Il est destiné aux personnes oeuvrant en sciences humaines.Prix J.Armand-Bombardier • Innovation technologique BOMBARDIER INC.Créé en 1979 en l’honneur d’Armand Bombardier, le plus célèbre des inventeurs québécois, fondateur de la compagnie Bombardier, ce prix est financé par Bombardier Inc.Il a pour but de reconnaître les contributions à l’innovation technologique qui ont résulté en une commercialisation concrète se distinguant par un succès économique.Prix Jacques-Rousseau • Interdisciplinarité IBM CANADA Créé en 1980 en l’honneur de Jacques Rousseau, botaniste, ethnologue et naguère secrétaire de l’Acfas, ce prix est financé par la compagnie IBM Canada.Il souligne les réalisations scientifiques exceptionnelles de personnes qui ont largement dépassé leur domaine de spécialisation en recherche et qui ont établi des ponts entre différentes disciplines.Prix Léo-Pariseau *Sc/ences biologiques et sciences de la santé BANQUE NATIONALE DU CANADA Créé en 1944 en l’honneur de Léo Pariseau, premier président de l'Acfas, ce prix est financé par la Banque nationale du Canada.Il est destiné aux personnes oeuvrant en sciences biologiques ou en sciences de la santé.Prix Marcel-Vincent • Sciences sociales BELL CANADA Créé en 1975 en l’honneur de Marcel Vincent, premier président francophone de Bell Canada, ce prix est financé par la compagnie Bel! Canada.Il est destiné aux personnes oeuvrant en sciences sociales.Prix Michel-Jurdant • Sciences de l’environnement HYDRO-QUÉBEC Créé en 1985 en l’honneur de Michel Jurdant, ce prix est financé par Hvdro-Québec.Il récompense des activités de recherche et de vulgarisation importantes en sciences de l’environnement.Il est destiné aux personnes dont les travaux et le rayonnement scientifiques sont directement liés aux impacts sociaux concernant la mise en valeur et la protection de l’environnement.Prix Urgel-Archambault • Sciences physiques, mathématiques et génie ALCAN LIÉE Créé en 1953 en l’honneur d’Urgel Archambault, directeur-fondateur de l’École polytechnique de Montréal, ce prix est financé par la compagnie Alcqn Ltée- Il est destiné aux personnes oeuvrant en sciences physiques, en mathématiques et en génie.Prix Desjardins d’excellence étudiants-chercheurs FONDATION DESJARDINS Financés par la Fondation Desjardins, ces deux prix sont destinés aux étudiants qui commencent leur maîtrise.Ils ont pour but de souligner excellence du dossier des lauréats pendant leurs études universitaires de premier cycle et de les encourager à s'intéresser à des carrières de recherche.Chaque prix consiste en une bourse de 2 500$.Critères d’attribution Ces prix sont attribués à deux étudiants diplômés de premier cycle, de citoyenneté canadienne, admis dans toute institution universitaire reconnue a travers le monde pour y poursuivre des études de deuxième cycle à partir de septembre 1990.Le mémoire de maîtrise devra être rédigé en français.Aucune discipline n’est exclue du champ d’attribution des prix.Pour de plus amples renseignements et pour recevoir le formulaire de mise en candidature, veuillez vous adresser à l’Acfas au (514) 342-1411.Clôture du concours: Vendredi 16 janvier 1991 LA DIMENSION CACHEE par Raynald PEPIN Le feu ! Il chauffe, éclaire, cuit, fascine.C’est lui qui a amené nos ancêtres à se rassembler, à former des communautés et à se sédentariser.Encore aujourd’hui, qui n’apprécie pas une bonne flambée?Ce bonheur, toutefois, n’est pas sans nuages.de fumée.Quand on pense qu’un feu de bois dégage du C02, des HAP et plusieurs autres polluants, on trouve cela un peu moins romantique et on en allume moins souvent.Pour faire du feu, il faut du bois.Généralement, les bûches fournies par les marchands de bois sont d’un diamètre assez respectable et il faut donc les fendre.Fendre du bois est un bon exercice.et un art qui repose pourtant sur de solides bases scientifiques ! Il faut d’abord s’équiper adéquatement : une bonne hache, un coin, une masse, des bottes avec protecteurs d’acier et des gants pour les mains tendres.Un gros billot ou une vieille souche peuvent servir de base, pour que la bûche soit à la bonne hauteur et afin d’éviter que le tranchant de la hache ne soit abîmé si le coup est trop efficace.Pour fendre la bûche, il faut allier précision et vitesse dans le coup de hache, ce qui ne s’apprend pas en criant lapin.Si le bois est bien sec et sans nœud, si la bûche n’est pas trop grosse, si le coup est bien porté, on arrive souvent à fendre du premier coup.Mais quand on s’attaque à des bûches noueuses ou ayant plus de 30 centimètres de diamètre, la hache peut rester prise dans le bois sans fendre complètement la bûche.Que faire alors?Les bûches de Noël BÛCHER À L’ENVERS !________________________________________________________________________________________________________________________________________ Pour finir de fendre la bûche, il faut exercer une force assez grande sur le fer de la hache pour que celui-ci, malgré le frottement, pénètre plus avant et achève d’écarter le bois.Afin de développer une telle force, il ne suffit pas de peser sur la hache.Il faut créer une situation où un mouvement rapide est ralenti en un temps très court.De façon analogue, quand une auto fonce dans un massif d’arbustes, l’arrêt est progressif et la force exercée sur l’auto et ses passagers reste faible; mais si l'auto fonce sur un mur, l’arrêt se fait en un temps très court, la force exercée sur l’auto par le mur est extrêmement élevée et déforme l’auto.Dans le cas de la bûche récalcitrante, il y a trois stratégies : décoincer la hache et utiliser un coin (on y revient bientôt), rabattre l’ensemble hache-bûche à l’endroit ou bien encore.à l’envers.Tout dépend des masses respectives de la hache et de la bûche, car la force développée à l’interface hache-bûche, lors d’un arrêt brusque, est plus grande quand l’objet le plus pesant est au-dessus.Généralement, un fer de hache a une masse d’environ 2 kg.Une petite bûche d’érable de 8 cm de diamètre environ 1,5 kg (densité de l’érable ~ 0,7g/cm3).En un tel cas, il est souvent préférable de lever l’ensemble hache-bûche et de le rabattre sur le billot, la hache dessus, avec la plus grande vitesse possible.Si on s’attaque plutôt à une bûche de 20 à 30 cm de diamètre, pesant de 10 à 20 kg, la méthode précédente fonctionne mal.Il est très difficile de frapper vite, à cause de la masse à déplacer et surtout parce qu’il n’est pas facile de contrôler l’orientation de l’ensemble hache-bûche (le centre de gravité du tout étant loin du manche).Si la vitesse est ainsi réduite, l’interaction entre la hache et la bûche s’en trouve affaiblie.ce qui n’aide pas, car il faut une force plus grande pour fendre une bûche de 30 cm que pour en fendre une de 8 cm.La solution : bûcher à l’envers.Il faut lever l’ensemble hache-bûche derrière soi (comme si on n’avait que la hache) et le rabattre rapidement, la bûche dessus.La force ainsi développée est plus grande et la hache s’enfonce davantage dans le bois.Avec un peu de pratique, la technique est facile à maîtriser, car la direction du mouvement est plus facile à contrôler, la hache r f*1 : , • ifcil to ko é ri fet :: te.! Eli SB feti bii tes ktfe iU tel CONCOURS-CON La personne gagnante du mois d’octobre 1990 est: M.Jacques Gélinas 6285, rue Lacoursière T rois-Ri vières-Ouest (Québec) G8Y 4T6 Pour sa réponse à la question « Drôles de vitres», cette personne recevra un exemplaire de l'ouvrage Le loup, de Candace Savage, gracieuseté des Éditions du Trécarré (une valeur de 39,95$).Les règlements de ce concours sont disponibles à l’adresse de Québec Science.O N OURS CONCOURS LA QUESTION DU MOIS LA PORTE DU MOINDRE EFFORT Durant votre magasinage des Fêtes, vous arrivez aux portes d’un magasin et vous préparez à sortir.Une des deux portes est fermée, l’autre est en train de se refermer, une personne venant juste d’y passer.Par quelle porte devez-vous sortir pour forcer le moins possible?H Ifti pfeij i1per % te,, "¦'a: %| 46 QUÉBEC SCIENCE/ DÉCEMBRE 1990 précédant la bûche.Mais il faut s’assurer que la hache est bien coincée dans la bûche, pour éviter les décrochages intempestifs.Tout dépend des bûches, mais il arrive que même avec cette méthode, le bois n’ait pas encore cédé quand la hache est déjà enfoncée jusqu’au manche! La bûche a alors gagné la première bataille, mais pas la guerre.Pour lui montrer de quel bois on se chauffe, il faudra décoincer la hache, ce qui n’est pas aussi facile à faire qu’à dire, et sortir l’arme secrète : un coin.COMMENT EN BÛCHER UN COIN Le coin, un prisme triangulaire fait de métal, est une «machine simple», tout comme le levier, la poulie et autres plans inclinés.Ces machines simples servent à modifier l’orientation ou la grandeur d’une force : ainsi, le levier permet de soulever un objet lourd, donc d’exercer une grande force, en appliquant à son autre extrémité une force plus faible.Dans le cas du coin (voir schéma), la force F appliquée à son I fa; mm kiflSextrémité supérieure est «relayée» aux ssïUideux faces obliques, qui exercent sur le akalbois les forces F' perpendiculairement à sH Jleurs surfaces (à remarquer que le fer de J1 hache est lui-même un coin).La valeur du ! de la force F' est liée à celle de F par lalt.tll’angle 9 au sommet du coin: : FL 2 siny Selon cette relation, plus l’angle 9 est petit (plus le coin est mince), plus la force F', celle qui écarte le bois, est grande.Toutefois, si le coin est trop mince, le bois ne sera pas assez écarté et la bûche ne se fendra pas ; de plus, le coin sera fragile.Il faut donc chercher un compromis: les angles 9 des coins vendus dans les quin-bailleries sont d’environ 19-15 degrés, ce qui permet de quadrupler (au moins) la ;! force exercée.Notons qu’il existe également différents types de haches.Le modèle le plus courant sert à abattre et à ébrancher les arbres.D’autres haches sont spécialement -¦destinées à fendre: le fer est plus large !9 grand), pour écarter davantage le bois, ît moins affûté, pour limiter les cas où la hache se prend dans le bois.-_________________________________________ Pour que la force F' exercée par le coin soit la plus grande possible, il faut aussi que la force F soit élevée.Comment la maximiser?En augmentant, justement, la force de frappe.Avec le plat de la hache, par exemple, ou, mieux, avec une masse.En effet, pour transférer le maximum d’énergie au coin, il faut que l’outil avec lequel on frappe dessus ait une masse plus grande que la sienne.Cependant, la masse de l'outil ne doit pas être trop élevée non plus, car alors il est difficile de lui donner une grande vitesse, et son maniement devient difficile.La masse d’un coin est d’environ 2 à 3 kg; avec une masse de 3 à 6 kg comme outil, la bûche n’a qu’à bien se tenir ! Une donnée essentielle, dans l’utilisation du coin, est le frottement.Entre les coups, en effet, le bois comprimé exerce sur le coin une force, dirigée vers le haut, qui tend à faire ressortir le coin.Heureusement, le frottement entre le bois et les faces du coin suffit à tenir celui-ci en place.Il existe, par ailleurs, des fendeuses mécaniques qui font le travail aussi bien qu’un bon bûcheron.Ces fendeuses comportent un coin sur lequel la bûche est pressée par un vérin hydraulique actionné par un tracteur ou un moteur à essence.Plutôt que des coups, c’est une force constante qui enfonce le coin.Au lieu d’embaumer le bois, ça sent l’essence.La fendeuse n’est peut-être pas aussi romantique, mais elle est à peu près infatigable.L’ÉRABLE BAT L’ÉPINETTE On dit souvent que les bois durs des feuillus fournissent plus de chaleur et brûlent plus longtemps que les bois mous des résineux.Selon Daniel Gagnon, biologiste à l’UQAM, la différence n’est qu’une question de densité : à masse égale, les deux types de bois fournissent à peu près la même quantité d’énergie, soit environ 20 mégajoules (MJ) par kilogramme de bois anhydre (pour fixer les idées, les aliments que nous absorbons au cours d’une journée contiennent environ 10 MJ).Toutefois, le bois n’est pas vendu au poids, mais au volume: une corde de bois mesure 8 pieds sur 4 pieds sur 16 pouces (la longueur des bûches).Une corde d’érable (densité de 0,6 à 0,7 g/cm3) produira donc deux fois plus d’énergie qu’une corde de thuya, de sapin ou d’épinette blanche, car la densité de ces bois varie de 0,30 à 0,35 g/cm3.Les résineux s’enflamment bien et dégagent une agréable odeur, mais ils brûlent plus vite que les feuillus.Comme le bois est encombrant à transporter et à entreposer, le bois vendu en ville est généralement de l’érable ou un autre type de feuillu.PBNÊ fl°Y ' Hubei Prélace L’ASTRONOMIE ET SON HISTOIRE Jean-René Roy préface de Hubert Reeves 1982, ISBN 2-7605-0303-8 55 $ SUPERBE CADEAU • Couverture cartonnée • 668 pages • Près de 400 illustrations Un livre qui se veut une vaste synthèse des connaissances actuelles en astronomie et en histoire de l’astronomie, des origines à nos jours.Le développement de l’astronomie prend ici l’allure d’un roman d’aventures destiné aux personnes qui souhaitent une solide introduction, mais sans formalisme mathématique.EN VENTE CHEZ VOTRE LIBRAIRE ou chez l'éditeur au (418) 657-3551, service à la clientèle.Vous pouvez aussi indiquer le nombre d'exemplaires désiré dans la case placée à côté du prix, et expédier cette annonce avec votre paiement aux: Presses de l'Université du Québec, C.P.250.Sillery, (Québec) G1T2R1 Nom________________________________________________ Ad resse___________________________________________ Code postal____________Tél.( )____________________ ?Chèque ?Mandat postal ?Visa ?MasterCard Dated'exp.____________Numéro_________________________ Signature____________________________________________ P-134-1 DÉCEMBRE 1990/QUÉBEC SCIENCE 47 w MAUX DE L’ESPACE Dans l’espace, les astronautes vivant en état d’apesanteur souffrent fréquemment de nausées et de vomissements.D’autres symptômes, comme les sinus bouchés et les yeux gonflés, résultent de la distribution plus égale des fluides corporels dans le haut du corps.Quant aux muscles des jambes, ils s’atrophient rapidement parce qu’ils n’ont plus à supporter le poids du corps.Les os, eux, perdent de leur volume.Enfin, le cœur ralentit son rythme et réduit son volume parce que sa charge de travail est allégée, l’apesanteur favorisant la circulation du sang.Vive le plancher des vaches ! UN CLIN D’ŒIL À NOÉ Depuis le 5 décembre 1990, 8 scientifiques célibataires, originaires de 4pays et dont l’âge varie entre 26 et 66ans, vivent dans un total isolement, à l’intérieur d’une structure de verre et d’acier érigée dans le désert d’Arizona, aux États-Unis.Leur mission de deux ans consiste à mettre à l’essai des idées pour la construction d’avant-postes sur d’autres planètes et à chercher à mieux comprendre la manière dont la Terre recycle l’eau, l’air et les substances nutritives.Baptisé Biosphere II, le projet occupe 1,3 hectare, couvre 5 écosystèmes différents et contient 3 800 plantes et des douzaines d’espèces d’animaux.Un microcosme du paradis terrestre ?L’ENCENS DES ROIS MAGES Une expédition scientifique américaine a mis au jour dans le désert Rub’Al-Khali, du sultanat d'Oman, les vestiges d’un lieu funéraire qui pourrait avoir appartenu à la civilisation d’Ad.Celle-ci aurait été le centre mondial du commerce de l’encens entre l’an 3000 avant Jésus-Christ et le premier siècle de notre ère.L’encens offert par un des Rois mages à l’Enfant Jésus provenait probablement de cette région.Quant à la découverte, elle a été rendue possible grâce à des images transmises par satellite et améliorées par ordinateur.De la « magie » en Arabie ! EN VRAC L’AMOUR DES MATHS Le pédagogue japonais Toru Kumon aurait-il trouvé la solution pour faire aimer les mathématiques aux élèves du niveau primaire?Depuis plus d’un an, sa méthode d’apprentissage des mathématiques, Kumon Mathamatex, est expérimentée dans près de 200 écoles aux États-Unis.Elle vise à apprendre et à accroître la vitesse et la précision en calcul en mettant l’accent sur l’aspect machinal plutôt que théorique des mathématiques.Conçue comme supplément aux cours réguliers, la méthode comprend 4400 fiches de problèmes graduées.Grâce à elle, de jeunes Américains ont acquis confiance et intérêt -— face aux maths.À quand sa *lr mise à l’essai au Québec ?f, LA CARTE ROUTIÈRE ÉLECTRONIQUE Au Japon, environ 1 300 véhicules sont actuellement équipés d’un système de navigation électronique.Offerts par Mitsubishi, Nissan et Toyota, ces systèmes comprennent une carte routière numérisée du Japon, stockée sur un disque compact de 12 cm.Un petit ordinateur convertit l’information en cartes routières couleurs, à échelle variable, apparaissant sur un moniteur.En surimpression, divers signes indiquent la position exacte de la voiture, ainsi que la meilleure direction à suivre.Le système Toyota utilise une boussole à l’état solide pour déterminer la direction, de même que des senseurs montés sur les roues pour mesurer la distance parcourue.Tout un copilote ! LE NO MAN’S LAND SOVIÉTIQUE Chelyabinsk-40, le complexe militaire soviétique où furent fabriquées des bombes atomiques dans les années 40 et 50, possède le site d’enfouissement de déchets nucléaires le plus radioactif au monde: le lac Karachay.Une étude américaine récente révèle que l’accumulation de la radioactivité dans ce lac atteint 120 millions de curies, soit environ deux fois et demie la quantité émise lors de la catastrophe de 1986, à Chernobyl.En 1967, la campagne environnante fut contaminée par des particules radioactives provenant du lac et transportées par le vent.Encore aujourd’hui, le site dégage des doses de 600 rôntgens, suffisantes pour provoquer la mort en une heure.Une bien triste révélation de la glasnost ! r I: ip )si fc UNE CHAUVE-SOURIS ALTRUISTE Une petite chauve-souris insectivore d’Amérique du Nord serait-elle l’exemple par excellence de l’altruisme chez les mammifères?Un chercheur américain pose la question, après avoir observé durant deux étés le comportement de chauve-souris femelles venues donner naissance à leur progéniture dans le grenier d’une église du Missouri.Au début, les mères ne nourrissaient que leurs petits.Mais après deux ou trois semaines, elles commencèrent à donner leur lait à d’autres petits, une fois sur cinq.Cet allaitement communautaire se produisait à peu près à l’époque où les petits, commençant à voler et chasser, rentraient bredouilles et affamés.Quand la survie de l’espèce est menacée.fcc “le S'«: l«c Ititil fcli mon ¦ 48 QUÉBEC SCIENCE/ DÉCEMBRE 1990 ALIKE En novembre 1988, un violent tremblement de terre secouait une grande partie du Québec et toute la population en était consternée.Combien de gens, toutefois, ont compris la nature de ce phénomène?Dans son récent ouvrage, Yvonne Rebeyrol non seulement explique l’origine et la nature des séismes, mais démontre aussi que la terre renouvelle constamment sa physionomie par le mouvement de ses continents, ses fréquents séismes, ses éruptions volcaniques et ses cycles géologiques.liTiilisiiisili'imm iliiushsiiriHnàlalmT Yvonne Rebeyrol PifllaceOcC judo Alegit % LA DfCOUVERTE l'f Uloüilf diii tatt et S idi OÉ: ttittii jink Mit tfoii lac»! I» Mail Journaliste au journal Le tes Monde, Mme Rebeyrol a suivi depuis les années 60, l’évolution w||passionnante des sciences de la terre qui expliquent par la théorie de la tectonique des plaques les mouvements de la croûte terrestre.Dans une première partie, l’auteure montre comment la terre est formée de six plaques et de plaquettes qui dérivent lentement et provoquent des accidents géologiques.Elle vulgarise, dans un style clair et précis, la constitution des fonds océaniques, les ifoasis de vie sous-marine et les éruptions volcaniques.La terre, itrès légère, subit régulièrement selon l’expression de l’auteure des «drames géologiques», dont jla succession a donné naissance ux continents, aux chaînes de ontagnes et aux volcans.La deuxième partie de l’ou-rage, moins longue que la pre-ière, est consacrée à l’origine et |à la description des principaux olcans.Mme Rebeyrol fait ontre, ici, de brio, dans un style ¦'journalistique qui l’a rendue : I ' â[ J .•S.JYW en populaire auprès d’un public nombreux.Voilà un livre à lire, pour ceux et celles qui désirent connaître davantage l’évolution de la terre et en savoir plus long sur les secousses sismiques.REBEYROL, Yvonne La terre toujours recommencée.Trente ans de progrès dans les sciences de la terre La Découverte, Le Monde Paris, 1990, 424 pages, 49,95 $ ISBN 2-7071-1921-0 ¦ Il n’y a pas que les sciences de la terre qui ont progressé durant les trente dernières années.La médecine, la biologie et la génétique ont aussi fait un bond prodigieux, grâce à la transplantation d’organe et de moelle osseuse.Ainsi, Laurent Degos raconte, dans son livre Le don reçu, cette aventure unique de la découverte du rôle physiologique de groupes tissulaires HLA dans les greffes d’organes.Pour ce faire, il décrit les expériences des pionniers, Jean Dousset en 1952, puis Jean Hamburger et Jean Bernard, trois scientifiques français qui se sont vite associés à des chercheurs étrangers, comme John Merrill, Richard Batchelor, Pavol Ivanyi, dans la recherche de la formule immunologique susceptible de permettre de neutraliser le rejet.Tout en donnant priorité aux activités de la médecine française, l’auteur décrit l’apport des chercheurs étrangers dans cette quête scientifique, notamment au cours de certains congrès internationaux.C’est surtout au début des années 80, que les découvertes se succèdent et que la réussite de la transplantation d’organe est assurée.Cette percée remarquable est attribuable à l’immense effort collectif et à la systématisation des expériences effectuées conjointement par des hommes de science et des médecins.Grâce à leurs recherches, la greffe d’organe est aujourd’hui une opération courante, car on a enfin vaincu l’obstacle immu- nologique longtemps insurmontable du rejet.Laurent Degos est professeur d’hématologie à LUniversité Paris Vil et un proche collaborateur des premiers scientifiques spécialisés en la matière.DEGOS, Laurent Le don reçu.Grejfe d’organe et compatibilité Plon, Paris 1990, 160 pages, 25,95$ ISBN 2-259-02084-4 A.G.CAIRNS-SMITH L’ÉNIGME DE LA VIE UNE ENQUETE SCIENTIFIQUE ¦ La vie est déjà un mystère, mais quand on veut en scruter les origines, on multiplie les difficultés de la découverte.Dans L'énigme de la vie, A.Graham Cairns-Smith tente de remonter aux sources de la vie et de la terre.Comment la terre a-t-elle évolué?Quand et comment est apparue la vie?Autant de questions qu’essaie d’élucider ce professeur de l’Université de Glasgow.M.Cairns-Smith n’utilise pas la méthode cartésienne, qui part du simple pour aller au complexe, mais imite plutôt Sherlock Holmes.Quand il étudiait un problème, ce dernier orientait ses recherches vers les aspects mystérieux et incompréhensibles, au lieu de commencer par les plus simples.Tout le contraire, donc, de la méthode de Descartes.L’auteur commence par explorer la complexité du monde, en vue de déceler les meilleures pistes conduisant à la vie sur terre.Il en identifie sept, à la fin de son dernier chapitre, qui pourraient nous donner la clef de l’énigme.Le livre est écrit dans un style simple, genre roman policier, justement.De là son intérêt pour le profane, malgré la complexité du sujet.Alors, d’où vient la vie?Vous pouvez, vous aussi, tenter de la découvrir en suivant les pistes de M.Cairns-Smith.CAIRNS-SMITH, A.Graham L’énigme de la vie.Une enquête scientifique Editions Odile Jacob, Paris 1990, 204 pages, 33,95$ ISBN 2-7381-0065-1 À SIGNALER Le Saint-Laurent ¦et ses EsisSSS BÉLUGA] Société linéenne du Québec Le Saint-Laurent et ses bélugas La Société linéenne du Québec, Sainte-Foy 1990, 32 pages, 5,95 $ ISBN 2-920125-30-3 Abondamment illustrée en couleur, et conçue pour le grand public, cette publication apporte des connaissances vulgarisées sur le béluga du Saint-Laurent, son milieu de vie, son alimentation, sa reproduction, en plus de mettre en évidence la problématique de sa conservation.Calendrier météo 1991 Groupe Communication Canada- Édition Ottawa 1990, 11,25 $ Un calendrier qui contient une multitude de renseignements météorologiques et de superbes photos par Mia et Klaus.DÉCEMBRE I99Q/QUÉBECSCIENCE 49 I DANS LE PROCHAIN NUMERO LES ODEURS, DES ESSENCES ESSENTIELLES ?(Sylvie Dugas) Certaines plantes ont des vertus relaxantes.Par quelle chimie assimilons-nous leurs bienfaits odorants?Les odeurs citadines ont-elles des effets dépresseurs?La mémoire des odeurs est, semble-t-il, la plus tenace.Y a-t-il une explication à ce phénomène?Sylvie Dugas nous apporte des réponses à de multiples questions concernant l’odorat.LES DERNIERS ELEVEURS DE RENNES (Ève-Lucie Bourque) Comment les Lapons vivent-ils maintenant?Comment s’adaptent-ils à la société contemporaine?Quelles infrastructures ont-ils mises en place pour assurer leur survie?Ève-Lucie Bourque a suivi une famille lapone vivant selon les anciennes traditions durant l’été et.en ville durant l’hiver.LA STERILISATION HUMAINE (Marie -Noëlle Delatte) Pourquoi le Québec dépense-t-il, chaque année, plus de 30 millions de dollars pour pratiquer 3,45 stérilisations à l’heure?Marie-Noëlle Delatte nous explique les différentes techniques utilisées.Elle s’est aussi intéressée aux conséquences démographiques de cette stérilisation volontaire.L’AMPLEUR DES BOULEVERSEMENTS EN URSS 8 Écrit dans un style journalistique de qualité 1990, 92 pages ISBN 2-7605-0575-8 15$ ?Par Monique Giguère EN VENTE CHEZ VOTRE LIBRAIRE ou chez l’éditeur au (418) 657-3551, Service des commandes, ou indiquez le nombre d'exemplaires désiré dans la case à côté du titre, et expédiez cette annonce avec votre paiement aux : Presses de l’Université du Québec, C.P.250, Sillery, Québec, GIT 2R1 Nom Code postal Tél.( )_ ?Chèque ?Mandat postal ?Visa ?MasterCard Date d’expiration _ Numéro ___________________________________________Signature ______________________ 50 QUÉBEC SCIENCE/ DÉCEMBRE 1990 LE GALILEE DU MICROSCOPE (La vie et les tribulations de Gaston Naessens) par Christopher Bird publié par Les Presses de l'Université de la Personne Inc.“N.' ^ Les découvertes de Gaston Naessens ébranlent les bases de la science médicale.Ce scientifique indépendant révolutionne les lignes de pensées orthodoxes des chercheurs traditionnels.L'auteur, Christopher Bird, I est convaincu que la solution des maladies spécifiques au vingtième (20e) siècle comme le cancer et le SIDA se trouve dans les découvertes étonnantes du I brillant chercheur, dont le 714-X.LE GALILEE DU MICROSCOPE, l'histoire vécue de | cet homme, Gaston Naessens, qui ne cherche qu'à améliorer nos conditions de vie sur cette planète, grâce à ses recherches consciencieuses.Un sujet d'importance historique.320 p.22,95$ Distribué par QUÉBEC-LIVRES disponible en librairies ALCAN Pour répondre AUX GRANDES QUESTIONS, IL FAUT POSER DE GRANDS GESTES.Il y a 50 afîs, nos prédécesseurs étaient fiers de leurs usines.Les Québécois aussi.Aujourd'hui, certaines ne répondent plus aux attentes environnementales.Dans les prochaines décennies, elles seront démolies.Les autres, modernisées.Le processus de reconstruction est enclenché.L'investissement requis:plus de 3 milliards $.Mais au-delà des dollars, il y a une politique.Non seulement corrective mais préventive.De Vutilisation réfléchie des matières premières et de Vénergie jusqu’au recyclage du produitfini, Alcan s’impose des normes environnementales rigoureuses.Cette façon d’agir est le propre d’Alcan.Elle trace la voie d'une évolution sensible.Elle est surtout le signe manifeste de son engagement et du sens de la direction qui l’anime.Alcan.Une force SENSIBLE.PUBLICITÉ BLOUIN COULOMBE DUBÉ Jfllpil LES DERNIERS-NÉS D’UNE GRANDE FAMILLE f Les nouveaux télécopieurs ImageFax,MC derniers-nés de la grande famille de Bell Canada, profitent de la réputation solide de Bell au niveau de la fiabilité et du service.De leur côté, les entreprises qui se procurent un télécopieur ImageFax profitent de l’expérience et de la compétence des conseillers de Bell, et bénéficient en tout temps d’un service hors pair.Et afin de les assurer d’une plus grande tranquillité d’esprit, les utilisateurs sont même reliés par téléphone à un centre de diagnostic.On peut ainsi au moyen d’un simple appel téléphonique identifier l’origine de tout problème, qu’il provienne de l’appareil lui-même ou de la ligne de transmission, et intervenir rapidemen Les nouveaux télécopieurs ImageFax EX et LX sont compacts et simples à utiliser.Le modèle LX est pourvu d’une mémoire de 6 pages et d’une capacité d’alimentation de 30 pages, alors que le modèle EX, auquel on a intégré un répondeur, est doté d’une capacité d’alimentation de 10 pages.Ces télécopieurs sont offerts à prix concurrentiels et il est possible à ceux qui ne désirent pas en faire l’achat direct de profiter d’une location avec option d’achat, selon les modalités du Contrat à tarifs fixes de Bell.Pour en savoir plus long, composez sans frais le 1 800 361-BELL.Il h des gens de parole
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