Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
Québec science
Principal magazine d'information scientifique généraliste québécois. [...]

Le mensuel d'information scientifique Québec Science est publié à partir de 1970. Il est le résultat de l'acquisition par l'Université du Québec de la revue Jeune scientifique, qui était publiée par l'Acfas. C'est Jocelyne Dugas, auparavant responsable de la revue Techniques, publiée par le ministère de l'Éducation, qui préside à cette mutation.

Québec Science opte pour une formule plus journalistique que pédagogique. La revue sera un terreau de développement de la profession de journaliste scientifique. Michel Boudoux, Yannick Villedieu, Christian Coutlée, Daniel Choquette, Solange Lapierre-Czerniecki, Pierre Sormany, Michel Gauquelin, Madeleine Harbour, Fabien Gruhier, Lise Laberge, Gilles Provost, Gilles Paquette, François Picard y participent.

La revue vise à intéresser les jeunes à la science et aux carrières scientifiques en leur offrant une information scientifique à jour présentée par des articles rigoureux et approfondis. Un accent est mis sur l'attractivité visuelle; une première couverture signée par le graphiste Jean-Pierre Langlois apparaît ainsi en septembre 1973. Pierre Parent et Richard Hodgson poursuivront le travail de ce dernier. Diane Dontigny, Benoit Drolet et André Delisle se joignent à l'équipe au milieu des années 1970, alors que Jean-Pierre Rogel en dirige la rédaction à partir de l'automne 1978.

Les premières années sont celles de l'apprentissage du journalisme scientifique, de la recherche de l'équilibre entre la vulgarisation, ou plutôt la communication, et la rigueur scientifique. Les journalistes adoptent styles et perspectives propres à leur métier, ce qui leur permet de proposer une critique, souvent liée à l'écologie ou à la santé. Plus avant dans les années 1970, le magazine connaît un grand succès, dont témoignent l'augmentation de ses ventes et la résonance de ses dossiers.

Québec Science passe sous la responsabilité des Presses de l'Université du Québec en 1979. La revue est alors prospère; en 1980, le magazine est vendu à plus de 25 000 exemplaires, dont 20 000 par abonnement. Les années 1980 sont plus difficiles à cause de la crise économique. Luc Chartrand pratique le journalisme d'enquête pour la revue, dont l'équipe de rédacteurs se renouvelle. On assiste ainsi à l'arrivée de Gilles Drouin, Bernard Giansetto, Claude Forand, Louise Desautels, François Goulet et Vonik Tanneau. Québec Science produit des articles sur les sujets de l'heure : pluies acides, sida, biotechnologies.

Au tournant des années 1990, le magazine fait davantage appel à des collaborateurs externes - journalistes, professeurs et scientifiques. Le cégep de Jonquière devient l'éditeur de la revue. Il en gardera la charge jusqu'au transfert de Québec Science à Vélo Québec en 2008.

Au moment de l'arrivée, en 1994, du rédacteur en chef actuel, Raymond Lemieux, le magazine est encore en difficulté financière. Il connaîtra cependant une relance, fort de la visibilité engendrée par la publication, depuis février 1993, d'un numéro spécial sur les découvertes scientifiques de l'année au Québec. Québec Science devient le premier média québécois à se trouver sur Internet, ce qui lui offre un rayonnement international. Le magazine surfe sur cette vague, avec davantage de contenus et de grands reportages qui franchissent les frontières du Québec; il obtient un soutien accru du gouvernement québécois, ce qui lui permet de recomposer une équipe de journalistes : Catherine Dubé, Vincent Sicotte, Marie-Pierre Élie, Joël Leblanc viennent travailler pour la revue.

Québec science profite ensuite de l'engouement pour les avancées technologiques et s'attire de nombreux collaborateurs qui maintiennent le dynamisme de la revue.

Source :

LEMIEUX, Raymond, Il était une fois¿ Québec Science - Cinquante ans d'information scientifique au Québec, Québec / Montréal, MultiMondes / Québec Science, 2012, 165 p.

Éditeurs :
  • Québec :Les Presses de l'Université du Québec,1970-,
  • Montréal :Vélo Québec éditions inc.
Contenu spécifique :
Novembre
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Jeune scientifique
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichiers (12)

Références

Québec science, 1992, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
lume 31, numéro 3 e a 3 Novembre 1992,3,25$ -9 jUEBEC SCIENCE Hioert Reeves, Jean-Claude Marsan, Luise Lambert-Lagacé, Yvon Fortin, Lcienne Robillard, Michel Lemieux, etc.iO experts imaginent l'avenir «as m ÿ édecine génétique liomme reprogrammé iseignement ofessionnel industrie s'en mêle îocks de poissons i morue loribonde ?m Mm - m.M till® V-Î7 4»/: min > i : ¦ ¦ w.//> Wê.^, t;v ' : ¦ ’ nVhÆ».’ v i' I i f t min1.-'., h\ vin m^W^'W^ ’ ï&à m îîij 73333 01719 1 1 ' JîiiV > tv, ; ¦¦ .-nrn : ; 9 ' ; /./ 'y ipv/ !Ü; ; .7;,y.- ' 7- wMmMifWmiW^MA â / /Ità 'id'4mk • 7 • ,»#/ ^ «#* L’électricité et le développement durable, plus qu un engagement Satisfaire les besoins réels d'aujourd'hui et léguer tes ressources aux générations futures afin quelles puissent en profiter.C’est la garantie que nous offrent lhydroélectricité et les économies d'énergie.s» -, I ¦H II/ h p- n 11 ».V ¦ .»• * * • ’ n 1 Hydro-Québec Le me il leur de nous-memes \ ANNIVERSAIRE Sommaire E Editorial 6 Courrier Actualités 14 16 Marché de l'emploi Urgent : l'industrie veut des techniciens par Louise Desautels La Commission parlementaire sur l’enseignement collégial remettra en question le fonctionnement des cégeps.Au secteur professionnel, la réforme est déjà commencée; l’industrie y occupe une place grandissante.Convention sur la biodiversité À qui appartiennent les espèces ?par Bernard Samson Avec la Convention sur la biodiversité, le tiers-monde aura accès à de nouvelles sources de revenus, ce qui soulève d’importantes questions de propriété et de droits d’auteur.Des radiographies aux ultra-violets par Pierre D’Amour Une nouvelle technique pour les radiographies fournit des clichés plus clairs tout en réduisant l’exposition des patients aux rayons X.EURECA : un labo spatial en mission prolongée par Françoise Côté Pour la première fois, un laboratoire spatial restera plusieurs mois en orbite.i- La science pour tout le monde L’aventure de Québec Science est liée à l’apparition du métier de journaliste scientifique au Québec.Les pionniers de cette profession voulaient rendre la science accessible à tous et faire connaître au public les retombées possibles des découvertes scientifiques.Les compagnons historiques de Québec Science par Eve-Lucie Bourque Les années 60 ont vu naître Québec Science, mais aussi la télévision en couleurs, la pilule contraceptive, les premières montres digitales, etc.$¥¦ '¦WW: St 23 30 experts imaginent l'avenir 30 spéciahstes se sont prêtés au jeu : imaginer l’influence de la science et de la technologie dans leur domaine au cours des 30 prochaines années.38 Le triomphe du Canada dans l'espace par Jean-Guy Rens Il y a 30 ans, le lancement du satellite Alouette 1 propulsait le Canada au troisième rang des puissances spatiales.Sept ans plus tard, le gouvernement fédéral créait Télésat Canada dans un climat de tractations politiques entre l’État, les scientifiques et les compagnies utilisatrices du satellite.J 42 50 Stocks de poissons Histoires de pêcheurs.et de scientifiques par René Caissy Lorsque le ministre Crosbie a fermé une zone de pêche à Terre-Neuve, les pêcheurs ont protesté qu’ils signalaient depuis longtemps une diminution des stocks de morue.Leurs appels ont-ils vraiment été ignorés ?47 Génétique médicale L'homme reprogrammé par Etienne Denis Manipulations génétiques sur les humains, reprogrammation des gènes, guérison de maladies incurables.Un portrait de cette technologie qui joue dans le programme de la machine hu- Révolution gén.éthique ?par Luc Dupont et Etienne Denis On sait identifier les porteurs de dizaines de maladies génétiques.On commence à associer des gènes à des comportements.Ces découvertes faci-Uteront la prévention et le traitement des maladies.Mèneront-elles à la discrimination sur le génome ?NOVEMBRE 1992 / QUÉBEC-SCIENCE 3 Québec Au nom Au nom du gouvernement du Québec, j’ai le grand plaisir de souligner le trentième anniversaire de Québec Science.MESSAGE DU PREMIER MINISTRE Par la compétence de ses collaborateurs et la grande qualité de l’information qui y est offerte, ce magazine de renom s’est taillé depuis longtemps une place privilégiée dans sa sphère d’activité.Sa longévité exceptionnelle témoigne bien de l'importance du rôle qu’assume cet outil de vulgarisation en scrutant l'actualité dans les secteurs scientifique et technique.Les constantes mutations que connaît ce domaine et son impact considérable sur la société ne font qu’accroître l’intérêt de cette publication et confirmer le besoin qu’elle n’a cessé de combler depuis ses tout débuts.À tous les artisans de cette remarquable réussite, j’adresse mes plus chaleureuses félicitations et formule le voeu que cette mission méritoire connaisse une fructueuse continuation.Robert Bourassa Québec 1992 QUEBEC SCIENCE Publié par La Revue Québec Science 425, rue de la Gauchetière Est, Montréal, Québec, H2L 2M7 CEGEP de Jonquière RÉDACTION Téléphone : (514) 843-6888 Télécopieur : (514) 843-4897 PUBLICITÉ Téléphone : (514) 227-8414 Télécopieur : (514) 227-8995 ABONNEMENTS ET CHANGEMENTS D'ADRESSES Téléphone : (418) 657-3551, poste 2854 ADMINISTRATION Directeur général : Michel Gauquelin Adjointe administrative : Joan Laçasse RÉDACTION Rédactrice en chef : Isabelle Montpetit Collaborateurs : Ève-Lucie Bourque, René Caissy, Claire Chabot, Suzanne Champoux, Françoise Côté, Pierre D'Amour, Étienne Denis, Louise Desautels, Marie-Claude Ducas, Danielle Ouellet, Bernard Samson Comité de rédaction : Patrick Beaudin, Étienne Denis, Jean-Marc Fleury, Félix Maltais, Gilles Parent, Sarah Perreault, Anne-Marie Simard, Pierre Sormany, René Vézina, Yannick Villedieu Photo de la page couverture : Yves Dubé PRODUCTION Graphisme : Normand Bastien Séparation de couleurs : Les ateliers haut registre inc.Impression : Imprimerie L'Éclaireur COMMERCIALISATION Publicité : Jean Thibault Abonnements : Nicole Bérard Distribution en kiosques : Messageries Dynamiques Québec Science reçoit l'aide financière du gouvernement du Québec (Programme de soutien aux revues de culture scientifique et technique) Membre de : The Audit Bureau CPPA The Audit Bureau Member Québec Science est produit gratuitement sur cassette par l'Audiothèque, pour les personnes handicapées de l'imprimé.Téléphone : (418) 648-2627 ABONNEMENTS Tarifs Au Canada (taxes incluses) lan (10 numéros) 32,36$ Groupe (10 ex./ même adresse) 28,89 $ 2 ans (20 numéros) 56,62 $ 3 ans (30 numéros) 78,58 $ À l'unité 3,75 $ A l'étranger : lan (10 numéros) 39,00$ 2ans (20 numéros) 68,00 $ 3 ans (30 numéros) 95,00 $ À l'unité 4,00 $ Pour abonnement et changement d'adresse QUÉBEC SCIENCE C.P.250, Sillery, Québec, GIT 2R1 Pour la France, faites votre chèque à l'ordre de : DAWSON FRANCE, B.P.57, 91871, Palaiseau, Cedex, France Editorial La trentaine d’un magazine exceptionnel Pour le commun des mortels, trente ans c’est à peine quelques rides.Tout juste la maturité, puis la force de l’âge qui se profile.Pour un magazine, trente ans ce n’est pas rien.Ce qui est exceptionnel, pour un magazine du nom de Québec Science, c’est ce rôle indispensable qu’il joue pour nous aider à connaître et comprendre notre monde, de plus en plus compliqué, fascinant, voire inquiétant.Toute une épopée ! Souvenez-vous, c’est Québec Science qui a publié le premier cri d’alarme pour le Saint-Laurent au milieu des années 1970, qui a questionné tout notre système de santé bien avant la Commission Rochon, qui pointait du doigt dès 1979 les grands enjeux des aménagements hydroélectriques de la Baie James, qui publiait un dossier avant-gardiste sur la micro-informatique en 1982.La chanson ne le dit pas, mais c’est bien aussi à trente ans que les magazines sont beaux.et qu’ils décident de bien vieillir pour que les trente prochaines années soient aussi, et même encore plus belles.Parce qu’il porte bien sa trentaine, parce qu’il a été au coeur de ce grand essor de la vulgarisation scientifique qu’a connu le Québec au cours des vingt dernières années, Québec Science a le désir, et le devoir, de poursuivre sa mission.La science et la technologie ne sont-elles pas encore plus présentes aujourd’hui, jusque dans les détails de notre vie quotidienne, pour le meilleur sinon le pire ?Ne sommes-nous pas encore face à des choix difficiles dans le domaine de l’énergie, de l’environnement ?Notre santé ne nous préoccupe-t-elle pas encore plus ?Tout comme il l’a fait par le passé, Québec Science va continuer à informer, à vulgariser, à apporter des éléments de réflexion.Quel que soit le secteur d’activité, la discipline, le magazine va apporter à ses lecteurs nouvelles et dossiers de fond.Fournir une information scientifique que nous considérons importante pour comprendre notre monde moderne et nous situer face aux grands enjeux, actuels et à venir.Bref, donner l’heure juste.Les journalistes scientifiques de Québec Science vont donc suivre l’actualité, et même la précéder, afin de nous décrire et nous expliquer ce que la science et la technologie sont en train de nous apporter.Cette information est dans les laboratoires, les centres de recherche, mais aussi dans notre vie quotidienne car l’innovation technologique est omniprésente dans notre travail, nos loisirs, nos maisons, nos communications.Science et technologie transforment notre façon d’être.Avec l’arrivée d’une nouvelle équipe pour le produire, Québec Science poursuit donc son travail de vulgarisation, en mettant l’accent sur la qualité de ses informations, sur la pertinence des sujets, sur leur actualité, sur une vulgarisation de haut calibre.En fin de compte, nous voulons tout simplement que Québec Science réponde à vos attentes.Celles que vous nous avez déjà exprimées dans la vaste enquête menée l’an dernier, et celles que vous nous direz en nous écrivant, nous téléphonant ou nous télécopiant.Technologie obüge.et facilite! Michel Gauquelin NOVEMBRE 1992 / QUÉBEC-SCIENCE 5 Courrier Biodôme : Coplanam apporte des précisions au MESS Dans son numéro de juin, Québec Science insérait un supplément sur le Biodôme, publié par le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Science (MESS).Coplanam a fait parvenir au MESS une lettre dont nous publions les extraits suivants.C’est avec plaisir que nous constatons l’implication de votre ministère dans la diffusion d’information sur le Biodôme de Montréal^.) Notre lettre veut ici faire durer le plaisir.Nous jugeons en effet que votre encart ne donne pas toute la lumière sur la mise au monde de ce projet.(.) Les faits sont les suivants.À l’été 1988, Coplanam, société affiliée aux Architectes Tétreault, Parent, Languedoc et Associés (TPL) recevait le mandat de valider la faisabilité technique de l’idée qu’avait eue Monsieur Bourque : convertir le Vélodrome olympique en musée des sciences naturelles nouveau genre, regroupant le jardin botanique, le jardin zoologique et Paquarium.(.) En octobre 1988, dans un délai extraordinairement court imposé par la date d’ouverture prévue pour juin 1992, Coplanam remettait avec enthousiasme (.) une étude de faisabilité complète, assortie d’un concept spatial, documenté de plans, coupes et perspectives.(.) C’est ce concept qui a servi à construire le Biodôme de Montréal.Si tous les intervenants l’ont subséquemment enrichi de leurs compétences ex- Pour l'amour de la Terre «Je suis certain que ce livre touchera et éclairera tous ceux qui se préoccupent du sort de la planète.Son message est celui du Sommet de la Terre : assurer à tous un avenir meilleur et plus équitable».Maurice Strong, secrétaire général, Conférence des Nations Unies sur 1‘environnement et le développement (CNUED) Nous sommes confrontés au défi le plus pressant de notre époque : une crise sociale et écologique planétaire.Comment la société fera-t-elle face à ce défi?En cette année du Sommet de la Terre, 1992, « Pour l’amour de la Terre » est le premier livre qui explore en profondeur cette crise dans une perspective du Sud.Si cette question vous importe, il faut lire ce livre.traordinaires, il est totalement injuste que notre implication à ce niveau soit passée sous silence.(.) Je crois pouvoir parler au nom de Michel Lincourt, à l’époque patron-responsable du projet chez TPL, au nom de Michel Languedoc qui en a assuré la relève, au nom de Jean-Luc Vadeboncoeur, chargé de l’équipe de réalisation architecturale, au nom de Lise Schink qui a travaillé avec coeur à ce projet, aux noms de François Carrière, Dany Harton, Gilles Giordani, Jacinte Léveillé et j’en passe une vingtaine avant de vous donner l’impression d’être rendu au gala Métro-Star, pour exiger de vous une correction publique juste et équitable, sous la forme que vous jugerez bonne.Pierre Corriveau, architecte Ozone: Environnement Canada rectifie ses chiffres Une rectification s’impose dans votre article intitulé : « Amincisse- : ment ‘naturel’ de la couche d’ozone » (septembre 1992).Dans cet article, vous indiquiez que, de mars à juin 1992, l’atmosphère des Prairies contenait entre 10 et 15 % moins d’ozone qu’avant 1980.Ces chiffres (.) basés sur les données prises par Environnement Canada, (.) sont exacts pour le mois de mars.Toutefois, une erreur s’est glissée dans nos calculs pour les mois suivants.Les calculs refaits démontrent que la diminution de l’ozone à la station d’Edmonton était d’environ 5 % en mai et juin, et que la quantité d’ozone était très près de la normale en juillet, août et septembre.Cette erreur n’affecte en aucune façon la vahdité du restant de l’article.(.) Nous tenons à nous excuser de cette | erreur et profiter de l’occasion pour vous communiquer les résultats de nos analyses les plus récentes.Nous avons comparé la situation cette année avec celle des années : ! précédentes.Il en résulte que la diminution enregistrée en 1992 est aus- * 1 si importante, sinon plus, que par le passé.(.) Pour Edmonton et Toronto, cette diminution est la plus importante depuis que les stations existent.(.) Comme par le passé, la couche d’ozone se rétablit pendant les mois d’été.(.) Ce retour à la norme semble s’être bien effectué à Edmonton.Toutefois, ce rétablissement est plus lent à Toronto où les valeurs d’ozone semblent se maintenir environ 5 % sous la « normale ».L’analyse des mesures à partir de l’Europe et de l’Asie devraient déterminer si la lenteur du rétablissement observé à Toronto est un phénomène local ou hémisphérique.Guy Fenech, Direction de la recherche, Service de l’environnement atmosphérique, Environnement Canada Éditions du CRDI (ES10) CP 8500 Ottawa (Ontario) K1G3H9 Tél.: (613) 236-6163 (Poste 2087) Éditions du Méridien 1 980 rue Sherbrooke Ouest, Montréal (Québec) H3H 1 E8 Tél.: (514) 932-9037 Téléc.: (514) 932-3986 CRDI CANADA Donnez-nous vos commentaires ! Vous aimez, détestez, contestez un article de Québec Science ?Vous avez des commentaires et des suggestions sur le magazine ?Faites-nous le savoir.Écrivez-nous à l'adresse suivante, ou envoyez-nous une télécopie au (514) 843-4897.Québec Science 425, rue de la Gauchetière Est Montréal, Québec H2L2M7 6 QUÉBEC-SCIENCE / NOVEMBRE 1992 IL-A MESSAGE DE LA MINISTRE DE L'ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR ET DE LA SCIENCE Je suis heureuse de m'associer à la célébration du SO1, anniversaire du magazine Québec Science et de souligner sa contribution au développement de la culture scientifique et technique.Cette célébration me fournit l'occasion de rendre hommage à l'esprit d'innovation et à la ténacité des promoteurs d'une telle entreprise.Les défis qui ont été relevés vont bien au-delà de la réussite du magazine : ils se situent on ne peut plus nettement dans les perspectives de la diffusion de la culture scientifique pour tous.En cette matière, l'orientation du gouvernement du Québec et du ministère de l'Enseignement supérieur et de la Science est claire : la culture scientifique doit se développer dans toutes les régions du Québec et elle doit être accessible à tous les groupes de la population.Nombreux sont les défis qui conditionnent notre avenir scientifique et, à travers lui, notre développement social, économique, voire le maintien de notre niveau de vie.Inciter les jeunes à choisir des carrières scientifiques, porter un regard critique sur la science dans des domaines comme l'environnement, la biologie, la santé, les biotechnologies, l'informatique ou l'aérospatiale, s'intéresser aux débats qui secouent la communauté scientifique québécoise, canadienne ou internationale : voilà des défis qui nous engagent toutes et tous, en cette fin de siècle.Puisse Québec Science nous aider à les assumer pleinement.Lucienne Robillard Québec UuLuLulMJÙ Actualité Marché de l'emploi Urgent: l’industrie veut des techniciens ! Les cégeps sont en réforme.Ils ne suffisent plus à la demande d'employés qualifiés.On remettra même en question leurs programmes et leur fonctionnement à la Commission parlementaire sur l'enseignement collégial qui commence le 4 novembre.La métamorphose est déjà commencée, et l'industrie prend de plus en plus de place au cégep.Par Louise Desautels C’est une véritable pénurie.Près de la moitié des membres de la Fédération canadienne de l’entreprise manquent de techniciens à la fois compétents et polyvalents, capables d’initiative et de communication, et pouvant assumer la responsabilité de leur part de production.Conséquemment, disent plusieurs oiseaux de malheur, dans 30 ans, nous ne seront plus parmi les pays les plus riches.à moins d’un changement de cap.La prédiction vient entre autres de la très sérieuse Organisation pour la coopération et le développement économiques (OCDE).Habituellement très diplomate, l’OCDE enlève ses gants blancs pour souligner, dans son dernier rapport annuel, que le Canada prend un retard notable au niveau de la productivité.Un jugement particulièrement sévère.La menace ne vient pas uniquement du tiers-monde, dont les produits fabriqués par des gens sous-payés inondent le marché planétaire.Le Canada se fait aussi distancer par beaucoup de pays riches qui orientent leur production vers les secteurs de haute technologie requérant une main-d’oeuvre qualifiée.Le diagnostic de l’OCDE est clair.Nos activités de recherche et développement sont anémiques.Mais aussi, notre formation de main-d’oeuvre est défaillante, dit l’organisme.0% 10% 20% 30% Dessin et conception assistés par ordinateur Ingénierie assistée par ordinateur Machines-outils à commandes numériques Fabrication assistée par ordinateur Contrôle des procédés de fabrication Stockage et manutention automatisés Ateliers flexibles Robots Gestion informatisée de la production Les PME manufacturières utilisent de plus en plus les nouvelles technologies.Par exemple, comme on peut le voir sur ce graphique, près de 30 % ont adopté des machines-outils à commandes numériques.( Tiré de Profil technologique de la PME manufacturière québécoise, publié par l'Association des manufacturiers québécois, juin 1992.) Sans main-d’oeuvre qualifiée, le virage technologique devient un dérapage.Cette carence, on commence à peine à s’y attaquer.Des réformes sont en cours au secondaire et dans les facultés universitaires de sciences appliquées, mais c’est bien au cégep qu’elles seront les plus musclées.Ce mois-ci, la Commission parlementaire remettra en question tout l’enseignement collégial, y compris le secteur professionnel, déjà en pleine restructuration.En plus de transformer les structures et les programmes, on veillera à rapprocher la formation technique des besoins de l’industrie.Un bon début, diront les économistes.Un grand ménage C’est vraiment à une métamorphose que nous assistons.La révision d’un programme professionnel était autrefois confiée à un comité de professeurs qui s’inspirait des doléances de l’entreprise pour ajouter ou retrancher quelques cours.Désormais, le ministère fait table rase.Oubliant complètement le vieux programme, il charge des représentants de l’industrie de dresser la liste des compétences concrètes que le finissant utilisera dans son milieu de travail.Les cours sont ensuite définis de façon à répondre à ces besoins.Les entreprises qui engagent les finissants deviennent en quelque sorte les chents des collèges.Une vingtaine de programmes subissent actuellement un tel traitement, mais le ton a déjà été donné en 1990 par la révision du cours d’Électrotechnique.Le comité consultatif a d’abord fusionné ce programme avec ceux de Technologie physique et de Technologie des systèmes ordinés.Puis, les cours ont été divisés selon les spécialités : recherche-développement (travail en laboratoire et technologies de pointe), industrie et service.Le changement est assez profond pour que les professeurs doivent mettre à jour leurs connaissances.Cet automne, dix collèges implantent le nouveau programme, appelé Technologie du génie électrique.Depuis l’an dernier, les collèges remettent aussi en question l’obligation pour un étudiant d’avoir suivi certains cours du secondaire pour être admis à un programme de technique.On se demande pourquoi exiger la maîtrise des logarithmes ou de la trigonométrie chez un étudiant qui ne les utilisera jamais dans son travail.« Ces cours préalables ne constituent plus des outils de sélection des candidats », explique Jacques Lanoue, sous-ministre au collégial au Ministère de l’enseignement supérieur et de la Science (MESS).La re- lüii joptil œtei Ijlcil Biais fejH felilf l lô«0 teftr piti itfe.1 wiii] to-et mS De: qui | «ipoi Wj ;fc[ Ml iaes %! N 'Ni 'Ni 1% N: :*!(t Mt ;Si ¦N 8 QUÉBEC-SCIENCE / NOVEMBRE 1992 iWse en question concerne les cours préalables en mathématiques et en sciences, et affectera principalement les techniques loiologiques et physiques.Seuls les cours qui sont pédagogique-litnent justifiés seront exigés.La modification des cours préalables mettra aussi l’accent sur IC I ila capacité de communiquer au sein d’une équipe de travail.Un '1 bondage du MESS qui devrait être rendu public cet automne in-qdique en effet que la majorité des 1167 employeurs interrogés nont satisfaits des connaissances techniques des finissants du ¦secteur professionnel au collégial, mais déplorent la faiblesse de d’expression orale et écrite des jeunes.De trop nombreux étudiants ne peuvent pas vraiment structurer leur pensée, disent-.ils.I Les nouveaux préalables permettront aux collèges d’ouvrir leurs portes à d’autres types d’élèves.On met beaucoup d’espoir du côté des filles, qui fréquentent peu les techniques indus-Irielles.L’accent mis sur la communication et le travail d’équipe ®Ig||pourrait leur plaire.I Les industries ne peuvent plus se permettre le luxe de se passer des filles.Pendant qu’ils mettent à pied des ouvriers mal «qualifiés, les employeurs cherchent désespérément des candi-Jdats - et candidates - compétents.Attirant surtout les gars, le ¦{réseau d’enseignement des techniques industrielles ne réussit ptif ds Des stages qui donnent le guts ! Serge Landry avait décroché du cégep depuis quelques mois quand on lui a téléphoné pour lui proposer de participer au programme d'alternance travail-études, offert en Techniques de génie mécanique par le cégep de Valley-field.Il reprend donc le chemin de l'école et, après deux sessions, il entre comme stagiaire dans une usine de produits chimiques.L'usine agrandissait et on devait planifier le démontage et l'installation de machinerie.« C'est là que ça te donne le guts, se souvient-il.Je voyais le lien avec ce que je venais d'apprendre à l'école.Pour un dessin technique, je suis même retourné dans mes livres.» Pendant son deuxième stage, l'été suivant, Serge Landry met au point un agitateur pour déloger les particules prisonnières d'un filtre.En quoi de tels stages sont-il différent d'un emploi d'été ordinaire ?« Ça n'a rien à voir, répond Serge Landry.S'ils m'avaient engagé comme étudiant, j'aurais peinturé tout l'été ! » A la fin de son cours, Serge Landry aura ainsi accumulé l'équivalent d'une année d'expérience.De la poix à la pureté il devenait impératif pour la compétitivité de l'industrie canadienne des pâtes et papiers de trouver une solution aux problèmes occasionnés par la poix dans les moulins à papier.Le CRIM s'est avéré un partenaire indispensable pour PAPRICAN dans la conception d'un système expert pour le contrôle de la poix.Nous y avons trouvé l'infrastructure et les ressources nécessaires à la réalisation de ce projet: support financier, expertise en gestion de projets de R-D, personnel hautement qualifié, équipements et logiciels appropriés pour la mise au point.Depuis juillet 91, le système Pitch Expert a permis une réduction des coûts liés aux problèmes de la poix excédant de loin notre investissement.Il a surtout pleinement justifié la réputation du CRIM comme partenaire de choix dans la recherche de solutions informatiques de pointe.Dr.Larry Allen, directeur de la recherche en sciences chimiques, PAPRICAN (Pulp And Paper Research Institute of Canada).Le CRIM se consacre à des activités de recherche et développement de haut niveau portant sur le développement de technologies informatiques de pointe, assure le transfert des connaissances vers les utilisateurs et contribue à la formation d'une main-d'oeuvre hautement qualifiée en informatique aux 2 et 3 cycles universitaires.Le CRIM oeuvre dans les domaines d'intervention suivants: ?systèmes à base de connaissances ^ compréhension de la parole et interprétation des signaux ^ génie logiciel et Centre de génie logiciel appliqué ^ architectures parallèles ?informatique des processus industriels et vision artificielle ^ téléinformatique et réseaux ^ environnements informatisés de formation et interfaces personne-système Une force mobilisatrice en technologies de l’information m M Centre de recherche informatique de Montréal Tél.: (514)340-5700 rcviiv/i Téléc” (514)340'5777 LrtlIVI Québec, Canada NOVEMBRE 1992 / QUÉBEC-SCIENCE 9 Perspectives d'emplois pour l'avenir Agriculture Autres secteurs du primaire Industrie manufacturière Construction Transports, communications Commerce Finances, assurances, affaires immobilières Services Administration publique Ensemble des secteurs iliiii f m mii i ttfttotti vvviMvfil tii -1% -0,5% 0% 0.5% 1% 1,5% 2% Pourcentage de nouveaux emplois qui seront créés chaque année au Québec d'ici 1996, dans différents secteurs d'activités.(Statistiques du Ministère de la Main-d'oeuvre, de la Sécurité du revenu et de la Formation professionnelle du Québec.) pas à fournir assez de diplômés.La crise a été particulièrement aiguë au milieu des années 80.Et pour répondre aux offres d’emplois des années 90, nos collèges devront former 40 % plus d’étudiants, estime Emploi et de Immigration Canada.Professeur de cégep devient ainsi un métier d’avenir ! Du nouveau : des stages Le manque d’étudiants est un problème vraiment sérieux.Des programmes du collégial comme informatique, électrotechni-que, et chimie industrielle ont connu dans les années 80 des baisses de 35 à 50 % de leur clientèle.Pourtant, pendant cette période, 80 % de leurs diplômés trouvaient un emploi.Paradoxalement, la récession a temporairement augmenté la popularité de ces programmes.et le taux de chômage des finissants.« Ce n’est pas seulement le futur salaire ou les perspectives d’emploi qui attirent les jeunes, note cependant Tring Dung Tran, du Cégep de Limoilou.Ce qui les décide, c’est de savoir s’ils vont aimer le travail.» Pour convaincre les jeunes, tous les moyens sont bons : vidéos, journées de portes-ouvertes, publicité, etc.Nouvelle stratégie, les collèges ont de plus en plus recours aux stages de longue durée (voir l’encadré à la page 9).Les étudiants y acquièrent une expérience qui les aidera à trouver du travail.et reçoivent un salaire, payé par l’entreprise.Cette année, 28 programmes de formation professionnelle du niveau collégial proposent aux élèves une telle formule d’alternance travail-études.Les stages dureront une session, soit quatre mois.« Mais cette formule est très exigeante pour les collèges, commente Jean-Yves Marquis, directeur général du collégial au MESS.Ils doivent recruter les entreprises, superviser les stages, et offrir des sessions complètes de cours en plein été.» Les universités emboîtent le pas.Pionnière, l’Université de Sherbrooke offre déjà ce régime d’alternance en génie.Elle n’est plus seule.Les étudiants qui complètent leur troisième année à l’École polytechnique pourront réaliser un stage rémunéré de huit à 12 mois avant d’entreprendre leur quatrième année.Cette for- mule gagnera en popularité, estime Maryse Deschênes, de l’École polytechnique.Les entreprises qui accueillent les étudiants y trouvent leur compte, car elles peuvent ainsi mettre à l’essai les bons candidats.Certaines sont même débordées.« Les écoles secondaires, les cégeps, les universités, Emploi et Immigration Canada et le ministère québécois de la Main-d’oeuvre, tout le monde cogne toujours à la porte des mêmes grosses entreprises pour les stages », déplore Jacques Garon, du Conseil du patronat du Québec (CPQ).Sa solution consiste à dresser dans chaque ville la liste des entreprises capables d’accueillir des stagiaires.Les PME devraient être impliquées, dit-il.Bien sûr, le secteur industriel, dont il est question dans cet article, n’est pas seul à offrir d’intéressantes perspectives d’emploi.une fois la récession passée.Sept travailleurs québécois sur 10 oeuvrent actuellement dans le secteur des services.Ce sont surtout les domaines de la finance, des assurances, des affaires immobilières, du commerce et du transport qui créeront des emplois d’ici 1995, prévoit le ministère de la Main-d’oeuvre, de la Sécurité du revenu et de la Formation professionnelle.La création de nouveaux emplois y atteindra de 1,8 à 2 % par année.Mais la vente de nos produits sur un marché devenu pratiquement sans frontière restera l’une des principales locomotives de l’économie.Les entreprises qui fabriquent ces produits sont bel et bien engagées dans ce fameux virage technologique.Le rythme d’acquisition de nouvelles technologies semble même s’être accéléré entre 1989 et 1992.Plus de la moitié des PME membres de l’Association des manufacturiers du Québec (AMQ) auraient adopté au moins une nouvelle technologie (voir le graphique à la page 8) : machines-outils à commandes numériques, gestion informatisée des inventaires, conception ou fabrication assistés par ordinateur.« C’est pour nous un signe encourageant », note Gaston Charland, de l’AMQ.Nous ne pouvons donc plus nous permettre de négliger l’apport moteur des techniciens.Dans ce contexte, entrer dans le groupe un peu abstrait de la « main-d’oeuvre qualifiée » devient très avantageux pour un jeune qui veut un bon emploi.• 10 QUÉBEC-SCIENCE / NOVEMBRE 1992 La santé'sécurité des travailleurs, un objet de science L’Institut de recherche en santé et en sécurité du travail du Québec est un organisme de recherche scientifique voué à l’identification et à l’élimination à la source des dangers et des risques professionnels, et à la réadaptation des travailleurs qui en sont victimes.L’IRSST effectue, commandite et subventionne des recherches qui visent à réduire les coûts humains et financiers occasionnés par les accidents de travail et les maladies professionnelles.irsst Institut de recherche en santé et en sécurité du travail du Québec ! IJ l Illustration Caroline Mérola Convention sur la biodiversité V A qui appartiennent les espèces La Convention sur la biodiversité fournit des balises pour la conservation des ressources de notre planète.Certaines de ses clauses fourniront de nouveaux revenus aux pays du tiers-monde, ce qui soulève d'importantes questions de propriété et de droits d'auteur.par Bernard Samson En 1970, un jour s’écoulait entre la disparition de deux espèces, estimait l’Organisation des Nations Unies.Aujourd’hui, le délai n’est plus que de 12 minutes ! La principale raison : on connaît de plus en plus d’organismes vivants, et on découvre continuellement de nouvelles espèces, surtout tropicales, marines et microbiennes.On a répertorié 1,4 million d’espèces, mais on estime que 5 à 100 millions peupleraient la Terre.Pourtant, le nombre d’espèces existantes, connues ou non, diminue.Et de plus en plus vite.Pour contrer cette érosion biologique, 150 pays, dont le Canada, ont signé en juin la Convention sur la biodiversité.Cette Convention, qui aborde tous les aspects de l’activité humaine touchant la biodiversité (exploitation des forêts, agriculture, pêche, éducation.), a été qualifiée de pièce maîtresse du Sommet de la Terre de Rio.« Les grands principes de protection de l’environnement et de développement durable y sont reconnus comme jamais auparavant », dit Arthur H.Campeau, chef de la délégation canadienne aux séances de négociations.Le modus ope-randi est simple : chaque pays a le mandat de préserver sa propre diversité biologique.Toutes les espèces vivantes sont comprises dans cette notion de biodiversité, jusqu’aux microbes, qui servent à l’industrie biotechnologique.le toi luit: B fit pti.Skc# pfis ismp la® JLM -V m w m ' i .s i» * : ' ï PC « E[M nie iHïi jgïn tHtî Pli [p; Itoei Rkir •%?' Le Canada à l'avant-garde La Convention ne révolutionnera pas les politiques de conservation du Canada.« Toutes les dispositions de cet accord sont déjà assurées par notre législation », dit John Herity, le directeur du bureau canadien sur la Convention de la biodiversité.Le Canada est perçu comme chef de file, explique-t-il, un honneur qu’il partage avec d’autres pays comme les États-Unis (qui n’ont pas signé la Convention !) et la Suède.L’effort du Canada, l’un des rares pays qui ait son Plan Vert, est déjà important.La superficie des parcs nationaux et des réserves augmentera de moitié d’ici 1996, passant de 8 à 12 % du territoire du pays.Gestionnaire d’un dixième des forêts de la planète, le Canada a adopté une stratégie de développement durable de ses écosystèmes forestiers.Vingt ans avant la Convention de Rio, le Canada commençait à se préoccuper de la conservation des ressources génétiques des plantes sauvages et agricoles, des animaux domestiques et des microorganismes.« Nous conservons 100 000 échantillons de semences et 2500 variétés d’arbres et d’arbustes (pommiers, fraisiers, framboisiers.) sur une ferme près de Trenton, sur le bord du lac Ontario », dit Brad Fraleigh, directeur du Programme national de conservation des ressources phytogénétiques.Le Canada gère aus- Stffi bip; ffiil 12 QUÉBEC-SCIENCE / NOVEMBRE 1992 û-r ;i les collections mondiales d’orge et l’avoine : 35 000 échantillons d’orge sauvage et cultivé, et 30 000 échantillons 'd’avoine.< Si le coeur de la Convention de Rio ne > oose pas de problème, ses à-côtés sont ifclus complexes.« Elle crée un partenariat entre les pays riches et les pays en voie de léveloppement », dit John Herity.Les leux tiers des espèces se trouvent dans les aays du Sud, qui souvent n’ont ni les moyens financiers, ni la technologie nécessaire pour répondre aux exigences de la Convention.Les pays riches devront donc [fournir science et argent.Le Canada a engagé 28 millions de dollars, dit John Herity, mais ce n’est qu’un début.Des revenus pour le tiers-monde iUn point a retenu l’attention des médias : ¦la Convention reconnaît aux pays pauvres le droit de négocier et d’exiger des in compensations pour l’utilisation de leurs u, iüressources génétiques.En termes clairs, les compagnies biotechnologiques qui i prélevaient des plantes, des animaux, des ^insectes, devront dorénavant payer.(Du ¦ moins, si la Convention est appliquée.) ; On espère qu’en y trouvant un intérêt ( économique, le Sud préservera mieux sa I biodiversité.Un argument : la moitié des ji médicaments sur le marché ont été déve-; loppés à partir de plantes ou d’animaux sauvages.Des exemples de ce partenariat Nord-Sud existaient avant la signature de la I Convention.Le premier fabricant de médicaments au monde, la multinationale américaine Merck & Co.Inc.signait en 1991 un accord de coopération de deux ans avec l’Institut national de biodiversité du Costa Rica.L’Institut costaricain échange des insectes, des plantes et d’autres échantillons naturels contre des fonds de recherche et des royautés sur tout produit ou médicament développé à partir de l’un de ses spécimens.Merck défend pourtant la même posi-".v tion que les autres industries pharmaceu-1 tiques et biotechnologiques américaines.Ces entreprises ont demandé à leur gouvernement de ne pas signer la Convention, à moins qu’elle ne soit amendée pour protéger la propriété intellectuelle S et les droits d’auteur.dorée; g# KiOft1 «if-\ rf1 Créer de nouveaux médicaments est un procédé coûteux où les réussites sont rares.mais souvent très lucratives.« Notre crainte, c’est que les pays en voie de développement ne respectent plus nos droits d’auteur », dit Jeffrey M.Goldstein, porte-parole de Merck.La Convention accorde en effet un droit de compensation aux pays d’où proviennent ces ressources.(Avant la Convention, ce droit n’existait pas.) « Les pays en voie de développement peuvent désormais exiger que les infrastructures de recherche et de production qui utilisent leurs animaux, leurs plantes ou leurs microbes soient implantées chez eux », explique Arthur H.Campeau.De son côté, l’Association canadienne de l’industrie du médicament (ventes de 4,4 milliards de dollars en 1991) prétend ne pas connaître ces nouvelles règles du jeu ! « On ne sait pas, dit Robert Andrews, un porte-parole de l’Association ; on n’a pas lu le texte de la Convention.» « Je me suis senti frustré par ces négociations qui confondaient la conservation, le développement et le commerce », confesse Robin Quinn, le président de l’Association canadienne de l’industrie de la biotechnologie.Selon lui, les pays du tiers-monde ont oublié la question de base : pourquoi et comment arriver à conserver la biodiversité en conciliant les intérêts respectifs de tous.Il ajoute cependant que l’impact de la Convention de Rio sur l’industrie biotechnologique sera négligeable.« Mais si les pays du Sud en viennent à exiger des retours démesurés pour leurs ressources, nous trouverons d’autres voies ! »• le génie pour l’industrie (514) 289-8833 / x •%; Il 3 " Le système coopératif de l’ETS : ; Université du Québec École de technologie supérieure NOVEMBRE 1992 / QUÉBEC-SCIENCE 13 Rayons X Rayons X Des radiographies à l’ultra-violet Grâce à une nouvelle technique pour les radiographies, on obtiendra des clichés plus clairs tout en réduisant l'exposition des patients aux rayons X.par Pierre D'Amour Les clichés noir et blanc des radiographies à rayons X sont flous.Bien que la technique ait évolué, ehe fournit encore des images diffuses, entourées d’une espèce d’aura surna- Devenez un partenaire de l’Institut de recherche en biotechnologie du CNRC et visez de nouveaux sommets I L ^ orsc,u on a * am*,'t‘on d’être au premier i_____1 rang de la compétition nationale et internationale, un coup de main est toujours apprécié.L’Institut de recherche en biotechnologie du CNRC se consacre principalement à 1 la recherche et à la mise au point de nouveaux '~^L ’Jf, composés biopharmaceutiques et à la protection v de l’environnement.Nos biologistes moléculaires, nos chimistes, nos microbiologistes et nos ingénieurs collaborent étroitement en s'attaquant à vos problèmes de recherche et développement les plus complexes.Nous pouvons travailler pour vous sous contrat ou avec vous par le biais d’ententes de recherche conjointe.Dans les deux cas, nous vous offrons une expertise de pointe ainsi que l’accès à des équipements et des installations exceptionnels, dont une usine pilote.Pour plus amples renseignements, communiquez directement avec nous : Conseil national de recherches Canada Institut de recherche en biotechnologie Groupe des affaires industrielles 6100, avenue Royalmount Montréal (Québec) H4P 2R2 Téléphone (514) 496-8357 Télécopieur (514) 496-5007 ¦ Conseil national National Research ¦ de recherches Canada Council Canada Canada Particule de phosphore Écran renforçateur Cônes de lumière émise Particule de phosphore Émulsion Système Ultra-Vision Base de polyester Émulsion Système conventionnel Dans le système conventionnel, la lumière émise par l'écran forme un large cône avant d'atteindre l'émulsion.Une partie de cette lumière traverse la base du film et provoque une deuxième exposition.L'image est floue.L'écran de Du Pont émet dans l'ultra-violet.Le cône est plus étroit et la lumière est presque toute absorbée par la première émulsion du film.turelle.Les radiologistes sont presque condamnés à « deviner » les désordres du corps humain.Mais si on en croit les porte-parole de Du Pont de Nemours, le travail des radiologistes est sur le point de connaître une amélioration fulgurante.Cette multinationale du Delaware lance en effet Ultra-Vision, une nouvelle technologie de l’image radiologique qui fait appel à la lumière ultraviolette plutôt qu’à la lumière visible comme convertisseur des rayons X.Selon des essais cliniques de ce nouveau système, conduits l’hiver dernier dans une vingtaine d’hôpitaux à travers le monde, la clarté de l’image s’accroît de 40%.Dans un domaine où les progrès technologiques se sont traditionnellement traduits par des améhorations d’environ 4%, cela risque de faire du bruit ! De quoi s’agit-il ?Avec la technologie courante, le film est glissé entre deux écrans intensificateurs qui transforment les rayons X en lumière visible.Chaque photon de rayon X est ainsi converti en plusieurs centaines de photons lumineux.Cette lumière émerge du premier écran en un large cône avant d’atteindre le film.Plus le cône est large, moins l’image est bonne.Avec la nouvelle technologie de Du Pont de Nemours, les rayons X sont plutôt transformés en ultraviolets.Cette lumière ayant une longueur d’onde plus courte que la lumière visible, les cônes produits sont jusqu’à 90% plus étroits.Issue d’une lumière mieux fo- 14 QUÉBEC-SCIENCE / NOVEMBRE 1992 r iHtî i calisée, l’image est plus claire.Les ultraviolets ont un autre avantage.Ils sont totalement absorbés par la base et la première '[émulsion du film.Avec les appareils courants, 35% de la lumière i visible atteint la deuxième émulsion du film, un problème à l’origine de l’aura parasite.La mise en marché de cette nouvelle technologie est donc une -bonne nouvelle pour les radiologistes, mais aussi pour les patients.Une image plus claire signifie en effet moins de reprises, et un diagnostic plus fiable.Plus important encore, la focalisation l' des rayons X par l’ultraviolet peut réduire le dosage administré aux patients.« Les radiologistes auront le choix d’augmenter la clarté de leurs clichés en utilisant le même dosage, ou de réduire jusqu’à la moitié les radiations émises », précise Réjean Dupré, porte-parle de Du Pont au Québec.À l’Hôpital pour enfants malades de Toronto, le système Ultra-Vision a ainsi réduit de 35% l’exposition des bébés prématurés.La mise en marché de ce système commence à peine au Québec.L’enjeu est de taille.Du Pont et Kodak sont les deux géants de cet industrie.Il se partagent un marché mondial d’environ 2,4 milliards $ U.S.• Notreforce: notre matière grise La matière arise de Lafarge, c’est à la fois ses produits, sa technologie et ses ressources humaines.Son originalité tient au dynamisme et à la créativité de ses employés dans la recherche de l’excellence.Lafarge, c’est aussi une tradition longue de plus de 80 ans en Amérique et qui lui a valu une réputation qui n’a d’égale que sa détermination face à l’avenir.Lafarge Canada inc.Siège régional 606.rue Cathcart Bureau 800 Montréal.Quê H3B117 (514) 861-1411 NOVEMBRE 1992 / QUÉBEC-SCIENCE 15 Photo Ponopresse EURECA: un labo spatial en mission prolongée Pour la première fois, un laboratoire spatial restera plusieurs mois en orbite.Les expérimentations qu'on y effectue seront contrôlées et modifiées à partir d'une station terrestre.par Françoise Côté C’est une première spatiale : la nouvelle plate-forme scientifique EURECA (pour European Retrievable Carrier) accomplit actuellement une mission de neuf mois en microgravité.Projet de l’Agence spatiale européenne, cet engin entièrement automatisé et récupérable transporte le matériel nécessaire à une quinzaine d’expériences, dont des fours pour la crois- \\ Le 2 août dernier, le Bras Canadien larguait le laboratoire spatial EURECA.Deuxième congrès-exposition UN PAS DEPLUS VERS LE PARTENARIAT C'est une question d'avenir! Des conférences, des ateliers et une exposition permettront à tous ceux que le développement des technologies et des produits médicaux intéresse, d’échanger et de proposer des moyens concrets visant à profiter des retombées considérables que ce secteur d’activités peut offrir.Ne pas y penser maintenant, pourrait s'avérer fort coûteux! Le jeudi 5 novembre 1992 Le Château Champlain Montréal Procurez-vous le programme en communiquant avec Lorraine Beaudoin ou Sylvie Perreault au (514) 383-3268 AQFJM sauce de cristaux.EURECA testera des matériaux, surtout ceux des panneaux solaires des satellites, mais utilisera aussi des plantes et même des oeufs de crevettes pour des recherches en biologie.Ces expériences sont dirigées et modifiées presque quotidiennement par des chercheurs universitaires et industriels de sept pays européens.Le Centre de contrôle est situé à Darmstadt, en Allemagne.Les données sont reçues aux îles Canaries et en Guinée française.Une troisième station, en Australie, sert de relève.EURECA, dont la facture totale s’élève à 400 millions de dollars U.S., inaugure une nouvelle ère dans l’étude de la microgravité.Aucune autre agence spatiale ne possède un engin équivalent.Par exemple, le prédécesseur d’EURECA, le Spacelab, ne séjournait en orbite basse qu’une dizaine de jours.Ce laboratoire était la contribution européenne à la NASA, comme le Bras canadien (le « Canadarm », dit-on dans le milieu) a été la contribution canadienne.Larguée sans pépin de la navette Atlantis le 2 août dernier, EURECA a ensuite connu quelques problèmes d’orientation.Ses moteurs l’ont finalement propulsée sur son orbite opérationnelle de 525 km d’altitude.Anecdote intéressante, ce fut la première fois que la NASA autorisait un « non Américain » à utiliser le Bras canadien.Cet honneur est revenu à Claude Nicollier, le premier astronaute suisse.La première mission d’EURECA doit se terminer en avril 1993, quand la plate-forme descendra à la rencontre de la navette, qui la ramènera sur Terre.Les chercheurs européens pourront alors récupérer leurs expérimentations et évaluer les résultats.EURECA sera ensuite aménagée pour une deuxième mission, qui devrait avoir lieu en 1995.On prévoit une série de cinq missions pour la plate-forme européenne.# 16 QUÉBEC-SCIENCE / NOVEMBRE 1992 QUEBEC SCI EKE L'information intelligente Pour connaître et comprendre notre monde en mutation, Québec Science est l’outil privilégié.Il guette tout ce qui est nouveau dans les domaines de la science et de la technologie.À chaque numéro, Québec Science offre des reportages sur l’actualité, des dossiers fouillés, des illustrations détaillées, des photos étonnantes.et vos chroniques préférées.Québec Science fait vivre l’aventure scientifique, ses succès, ses échecs, dans notre quotidien comme dans les laboratoires.)uébec Science vous permet d’être à jour dans les domaines les plus actuels : énergie, santé, environnement, innovations technologiques, f nrature, espace, biotechnologies, transports, recherche fondamentale au Québec et dans le monde.iuébec Science est le magazine qui présente les faits et les met en perspective, avec les nuances nécessaires, our aider à comprendre les grands enjeux de notre société.QJEBEC SCIENCE c'est le savoir l'actualité la science au quotidien Bientôt les Fêtes ! Québec Science vous offre un cadeau 101)18 tspfc: tBONNEZ-VOUS, RÉABONNEZ-VOUS ET RECEVEZ GRATUITEMENT UN DES TROIS LIVRES SUIVANTS PATIENCE DANS LAZUR Patience dans l'azur Un grand classique d’Hubert Reeves ! Pour comprendre l’évolution.Un fascinant voyage.Une valeur de 12,95 $ LES.PEf ITiâ ~ MARMIT ?f Les petits marmitons Des recettes illustrées de mets succulents et nutritifs.Pour jeunes et.adultes.Une valeur de 10,95 $ ^Comment nourrir les oiseaux autour de chez sol Comment nourrir les oiseaux autour de chez soi Un guide pratique pour cet hiver.50 oiseaux.En couleurs.Une valeur de 8,95 $ OUI mied1 joi-' piii® 0 J! P-1 I | je m'abonne I | je me réabonne à Québec Science.Q 1 an (10 nos) 32,36 $ TTC [ | 2 ans (20 nos) 56,62 $ TTC | 1 3 ans (30 nos) 78,58 $ TTC (Étranger, voir les tarifs en page 5) Détachez et expédiez à QUEBEC SCIENCE.C.P.250, Sillery, Québec G1T2R1 Tél.:(418) 657-3551 poste 2854 Téléc.: (418) 657-2096 Je vous demande donc de me faire parvenir * mon cadeau.Je choisis: O Patience dans l'azur [H Les petits marmitons Comment nourrir les oiseaux autour de chez soi * Allouez 4 semaines pour l'expédition Nom Prénom Adresse app.Ville Province Code postal Sexe G M Qf Profession: Tél.: G Chèque G Mandat-poste G Visa MasterCard Chèque ou mandat-poste à l'ordre de Québec Science N° de carte Date d'expiration Signature SPECIAL 6 ANNIVERSAIRE Vulgarisation scientifique La science pour tout le monde Québec Science a 30 ans cet automne, une longévité enviable pour un magazine québécois.L'aventure de Québec Science est liée à l'apparition du métier de journaliste scientifique au Québec.Les pionniers de cette profession voulaient rendre la science accessible à tous et faire connaître au public les retombées possibles des découvertes scientifiques.En 1923, la vulgarisation scientifique sort officiellement des universités avec la fondation de l’Association canadienne-française pour l’avancement des sciences (ACFAS).L’Association veut « éveiller tout le Canada français aux progrès de la pensée scientifique et à l’explosion technologique du 20e siècle ».Dans les années 40, elle ouvre même la porte de ses congrès aux Cercles des jeunes naturalistes, qui, à cette époque, rassemblent près de 25 000 jeunes intéressés aux sciences naturelles.Seguin l'innovateur A partir de 1941, la radio commence à s’intéresser aux sciences avec la populaire émission Radio Collège.La série est appréciée par le public, mais elle n’innove 'L'' - ' • *¦.„ —j -c» ¦ S1 f' ** , '¦ -Z ¦¦ 18 QUÉBEC-SCEENCE / NOVEMBRE 1992 Fernand Seguin a inspiré René Lévesque, Walt Disney, et toute une génération d'étudiants en sciences.Dans l’émission La science en pantoufles, Marc Favreau (à droite) lui servait d'interlocuteur ignorant et naïf.' pas encore vraiment.On y invite des conférenciers universitaires dont les exposés ressemblent aux cours publics traditionnellement offerts par les universités.En 1948, un jeune professeur de biologie à l’Université de Montréal se joint à l’équipe de Radio-Collège.Il se nomme Fernand Seguin.Six ans plus tard, il passe à la télévision et s’engage corps et âme dans une aventure où tout est à inventer : les méthodes, les techniques, le langage et l’image.Seguin refuse de jouer le rôle de simple interviewer.Dans La science en pantoufles, qui prend l’antenne en 1954, il parle de sciences avec son voisin ignorant et un peu naïf, incarné par Marc Favreau.Plus tard, il animera Le roman de la Science et SPÉCIAL B ANNIVERSAIRE L’homme devant la science, qui présentent tout aussi bien l’histoire des sciences que l’actualité scientifique.C’est à Seguin que René Lévesque doit l’idée de son fameux tableau noir.Un desjilms de Walt Disney a repris sa représentation d’une explosion nucléaire à l’aide d’une boîte de plexiglas remplie de balles de ping-pong.Des puristes lui reprochent de rendre la i science frivole, mais le succès populaire ' est indéniable.Les lettres affluent à Radio-Canada.De jeunes auditeurs fascinés entendent parler de sciences pour la première fois et veulent savoir comment accéder à une carrière scientifique.En 1967, alors qu’il visitera les étudiants de l’École polytechnique, Fernand Seguin constatera avec bonheur que 80 % d’entre eux avaient été des spectateurs fidèles de ses émissions.{Outre les innovations technologiques, Fernand Seguin pose aussi un regard critique sur les activités des scientifiques, comme il l’expliquait à Québec Science en octobre 1972 : « Si les hommes de science ne se rendent pas compte de la nécessité de communiquer, la politique scientifique va se faire sans eux, et même contre eux.Le public y restera indifférent ».L'émergence de Québec Science Au moment de cette déclaration, Québec ' Science a déjà dix ans.En 1962, l’ACFAS 8 avait en effet décidé de prendre sous son aile Le jeune naturaliste, une revue de sciences naturelles fondée en 1951 et dirigée par le frère Léo Brassard, un clerc de Saint-Viateur.En 1962, Québec Science s’appelle Le jeune scientifique.Mais la commande était lourde, surtout financièrement.Louis Berlinguet, alors vice-président de l’ACFAS, se souvient des premières années : « Nos réunions étaient pratiquement entièrement consacrées à discuter du Jeune scientifique, et le peu d’argent que nous avions allait à éponger son déficit.Il fallait que ça change ».La création par le gouvernement de l’Université du Québec allait fournir une occasion en or pour régler le problème.« Tout était possible dans le monde universitaire.L’enthousiasme régnait, nous avions de l’argent et le pouvoir politique était derrière nous », se rappelle Louis Berlinguet, qui devenait vice-président de ASSIMILER ÊTRE ASSIMILÉ POLLUTION:LE TEMPS DES REMEDES EZECHŒL AT-8.HJ UN kABSEAU SPATIAL?- LA SOCIETE A BESOIN DES PSYCHOLOGUES CANADIAN GENERAL ELECTRIC MULT.X 10 Rr 138 Vt TYPE 1-70 S Kh 7.2 HYORO-OUËBEC 392j ursrgsa j { .U 140 653 2.0- 200m.» 240w.In* 3SVÏ 60» 7- $1.75 KsV nil ffifiirrn—' UN PROBLÈMi DES SUJETS DU VOLUME 15 VI A G-WIN f SANS - P G b' T pIIEIilMlMM DE LA DERNIERE CHMCE PAKISTAN: LES CONTREBANDIERS DU NUCLÉAIRE DES JETS DANS l£ CIEL AMERINDIEN GLACIERS D’ALASKA L’HABJ æssi™ AVEC UN VOLCAN l’Université du Québec, en plus de son poste à l’ACFAS.En 1969, l’Université du Québec achète Le jeune scientifique, pour la somme symbolique de un dollar.La nouvelle rédactrice en chef, Jocelyne Dugas, organise un concours auprès des jeunes pour trouver un nouveau nom à ce qui allait devenir un véritable magazine.« La suggestion d’un étudiant de secondaire 5 au Séminaire de Joliette, Michel Dubuc, n’a pas été acceptée d’emblée », dit-elle.La saveur très nationaliste du nom Québec Science, dans un contexte politique bouillonnant en inquiétait plusieurs.Louis Berlinguet se souvient de ses propres réticences : « J’ai beaucoup hésité, mais madame Dugas m’a regardé dans les yeux en me disant qu’elle ne trouvait pas cela trop nationaliste.Elle a ajouté : Si les Américains ont Scientific American, nous pouvons avoir Québec Science.J’ai accepté ».Dès les premiers numéros, Québec Science adopte un nouveau style : « Nous avons créé une section actualités scientifiques, une rubrique sur les carrières en sciences, une tribune éditoriale, rappelle Jocelyne Dugas.Nous avons adopté une véritable approche journalistique ».Autant de nouveautés qui avaient pour but de rejoindre un plus large public.À l’occasion du 25“ anniversaire du magazine, Jean-Marc Gagnon, qui a succédé à Jocelyne Dugas pendant une quinzaine d’années, rappelait Poriginalité du graphisme adopté par Québec Science : « Une vis énorme sur un écran de boulons de taille moyenne pour aborder le problème de l’obésité; un melon d’eau affublé d’un compteur d’Hydro-Québec pour parler de l’urgence de revenir aux sources biologiques de l’énergie; un amoncellement de billets froissés, jetés pêle-mêle sur une table pour traduire le gaspillage auquel se livre notre société ».Octobre 1974 : Québec Science se penche sur la science des conflits linguistiques, on dénonce le fait que le gouvernement du Québec n'investisse que très peu dans la recherche nécessaire à l'élaboration d'une politique linguistique.Octobre 1977 : Imiter les plantes pour produire de l'énergie.Québec Science illustre le concept par un melon d'eau affublé d'un compteur d'électricité.Février 1987 : Un coeur artificiel.pour la Saint-Valentin ?NOVEMBRE 1992 / QUÉBEC-SCIENCE 19 SPECIAL G ANNIVERSAIRE Une nouvelle profession La plupart des coUaborateurs des premières armées feront carrière en vulgarisation scientifique.Par exemple, Michel Gauque-lin est maintenant directeur général de Québec Science, Yannick Villedieu anime depuis plusieurs années l’émission Aujourd’hui la science à la radio de Radio-Canada, Jean-Pierre Rogel est à l’émission Découvertes.Plusieurs ont participé à un stage sur l’information scientifique en France, organisé par l’Office Franco-québécois pour la jeunesse (OFQJ) au début des années 70.On peut dire que ce stage a été le début d’une nouvelle profession.« Cela a été l’occasion de former le premier noyau des collaborateurs de Québec Science, rappelle Jean-Marc Gagnon, ainsi que toute une génération de communicateurs scientifiques ».Après le stage de l’OFQJ, le besoin d’un regroupement s’est fait sentir.C’est ainsi qu’est née, le 5 novembre 1976, l’Association québécoise des professionnels de la communication scientifique.Aujourd’hui, l’Association des communicateurs scientifiques rassemble près de 150 membres : « C’était le début de l’organisation d’une profession, se rappelle Jean-Marc Carpentier, un des membres fondateurs.Nous sentions le besoin de nous parler, d’harmoniser notre travail et de nous structurer.Nous étions passionnés par ce métier encore jeune.» La vulgarisation tous azimuts L’Association veut diffuser l’information scientifique dans les médias régionaux.Le projet sera subventionné par le Conseil des sciences du Canada et parrainé par l’ACFAS.Le Service d’information Heb-do-Science, aujourd’hui l’Agence Science Presse, est dirigé par Félix Maltais.Le résultat : des capsules sciences dans plusieurs hebdos et stations de radio de la province depuis près de quinze ans ! La première parution d’Hebdo-Science, le 21 novembre 1978, annonce une nouvelle d’importance : « Le Prix Kalinga de l’Unesco, la plus haute distinction internationale dans le domaine de la vulgarisation scientifique, a été remis la semaine dernière, à Paris, à M.Fernand Seguin ».C’est la première fois que ce prix prestigieux est remis à un Canadien.Fernand Seguin prend place parmi les plus grands lejBiine scientifique NOUVEAUX HORIZONS El/l HEn/llAllE ___________________________:_ Octobre 1969 : Le jeune scientifique est produit par l'Université du Québec, avec un graphisme bien de son époque.noms du monde de la connaissance : le prince Louis de Broglie (1952), le philosophe et mathématicien Bertrand Russell (1957), le biologiste Jean Rostand (1959), le médecin Konrad Lorenz (1969) et l’anthropologue Margaret Mead (1970).En septembre 1979, un étrange personnage fit son apparition dans Hebdo-Scien-ce : le professeur Scientifix, auteur d’une chronique d’expériences scientifiques pour les enfants intitulée Le petit débrouillard.La chronique donna naissance à un livre, puis à un magazine.Aujourd’hui, Les débrouillards (un nom tout neuf à l’occasion de ses dix ans) éveille la curiosité scientifique de près de 21000 abonnés de 7 à 14 ans.En 1980, les entreprises et les universi- Vulgaire la science ?« J'ai écrit mes lettres en langue vulgaire parce que je veux que chacun puisse les lire », disait Galilée en 1612.Le célèbre astronome écrivait en italien plustôt qu'en latin, la langue de la minorité des érudits.D'autres ont imité Galilée et, à partir de cette époque, le latin comme langue scientifique régresse rapidement au profit du français, de l'italien ou de l'allemand, des langues qu'on appelait vulgaires parce parlées par le peuple.L'idée fera son chemin et l'expression « vulgarisation scientifique » restera.tés de toutes les régions du Québec ouvrent leur portes au public à l’occasion de la Semaine des sciences.Dix ans plus tard, la Semaine devient Quinzaine, et est organisée par la Société pour la promotion de la science et de la technologie (SPST).Le mois dernier, près de 400 activités, en plus du Festival des films scientifiques, s’adressaient à plus de 200 000 participants.Le grand thème : l’exploration.La SPST organise aussi le jumelage d’élèves du secondaire avec des scientifiques en entreprise.L’an dernier, 80 entreprises ont participé à 500 jumelages.Il y avait même une liste d’attente.La raison du succès ?« Nous avons réussi à démystifier la carrière scientifique et l’image qu’on s’en fait », explique Odette Lamarche, directrice de la Quinzaine des sciences.Plusieurs jeunes imaginaient un professeur Tournesol, chercheur solitaire, cérébral, au fond de son laboratoire, sans véritables contacts avec les gens.Le Québec innove aussi en muséologie.Les musées scientifiques y foisonnent : en 1987, on en dénombrait près de 200, du Musée ferroviaire canadien à Saint-Constant au Biodôme de Montréal.On assiste à l’émergence d’une « ingénierie culturelle », dit Claude Benoît, présidente de l’entreprise de muséologie et de muséographie Métamorphose, en faisant référence à la technologie muséographique.Et pourtant, Montréal n’a toujours pas son musée des sciences et des techniques.Fernand Seguin en recommandait déjà la création en 1979.Quatre ans plus tard, un projet d’envergure, la Maison des sciences et des techniques à Montréal, suscitait bien des espoirs.Après avoir été abandonné pendant cinq ans, le projet renaissait en 1990, à l’initiative du ministre canadien des communications, Marcel Masse.Pour l’instant, il est encore en suspens.Alors, où en est la culture scientifique au Québec ?Peu de temps avant sa mort en 1988, Fernand Seguin déplorait l’absence de désir d’intégrer la culture scientifique à la culture générale.« Tant que cela ne sera pas, nous ne pourrons pas dire que nous avons des individus ou des intellectuels complets.» L’été dernier, il aurait constaté un pas dans ce sens : René Vézina animait une chronique scientifique à l’émission radiophonique Radar de Radio-Canada, un bastion de la culture traditionnelle.# j teli! fern* fetlii WJ, ¦H *>»ti ÿ 20 QUÉBEC-SCIENCE / NOVEMBRE 1992 SPÉCIAL 6 ANNIVERSAIRE compagnons historiques de Québec Science lias f: ems at is plif 1QK9 J D' Watson'F H C- Crick et ODZ.M.H F Wilkins reçoivent le prix Nobel de physiologie et de médecine.Wilkins anticipa la forme de l'ADN; Watson et Crick la décrivirent en 1953.Un grand pas venait d'être franchi dans l'étude de la programmation biologique des êtres vivants.iSD-f iîl# usai A îaîlfl noaifl |iso«| jaiifl si iCiiSàj EaU1' la# IQ La première montre-bracelet l«JUU électronique est mise en vente à New York.La pile prend le dessus sur le ressort ! En 1971, les montres numériques à quartz envahissent le marché.Elle devient multi-fonctionnelle en servant de réveil, de chronomètre et de calculatrice.1QCQ La télévision nous catapulte I3U£ dans l'ère du village global.Les premiers satellites de télécommunications rendent possible les transmissions intercontinentales.Entre 1955 et 1965, la télévision en noir et blanc cède le pas à la télévision en couleurs.Par Ève-Lucie Bourque Le premier homme dans l'espa-|«jO I ce est un Soviétique de 27 ans, Youri Gagarine.Le 12 avril, il tourne en orbite autour de la terre pendant 108 minutes à une altitude de 327 kilomètres et revient sain et sauf.En 1963, Valentina Tereschko-va fut la première femme à aller dans l'espace.La pilule contraceptive est mise lïjOU sur le marché aux États-Unis.Elle va révolutionner le rôle de la femme dans la société et bouleverser les habitudes de vie.En 1965, 25 % des femmes américaines en âge de procréer l'utilisent.¦'i^/ 7/// '¦/)//.# Le laser est breveté.Les tech-lïJOt nologies liées à son utilisation se développent au fil des années.Il devient bistouri en médecine, soudeur dans l'industrie, messager dans le domaine des télécommunications.Il permettra aussi la naissance de l'holographie.Les ordinateurs perdent du vo-|«/0 I lume et commencent à être mobiles.En 1945, le premier calculateur électronique pèse 30 tonnes ! L'invention du transistor en 1947 provoquera le développement de l'informatique, un mot inventé en 1962.4Qf>y| Le premier téléphone touch l»J04 tone est mis sur le marché.Il facilite et accélère la composition des appels.Le clavier comporte déjà l'astérisque et le dièse, deux éléments essentiels depuis les années 1980 pour naviguer plus rapidement à travers le système des messageries vocales © (5 © (/> 'g S Q- O O O tn O’ 3 O m NOVEMBRE 1992 / QUÉBEC-SCIENCE 21 Bombardier Inc.est une entreprise d'envergure internationale dont les activités industrielles se répartissent entre quatre groupes : produits de consommation motorisés, matériel de transport, aéronautique et défense.Un cinquième groupe se spécialise dans les services de financement de stocks.S'appuyant sur une stratégie orientée vers la conquête de marchés mondiaux et la maîtrise de nouvelles technologies.Bombardier exploite des usines dans huit pays et emploie au-delà de 32 000 personnes.Reconnue pour la qualité de ses produits, sa capacité d'innover et le dynamisme de sa gestion, l'entreprise entend poursuivre sa croissance en relevant le défi de la mondialisation des marchés.BOMBARDIER Bombardier Inc.Canada - États-Unis - Mexique - Royaume-Uni - Autriche - Belgique - France - Finlande SPÉCIAL ^|je ANNIVERSAIRE experts imaginent l'avenir À part les voyants, personne n'est à l'aise pour parler d'avenir.Nous avons quand même pris le risque de demander à 30 experts de prévoir l'influence de la science et de la technologie sur leur secteur d'activité au cours des 30 prochaines années.Aucun n'a voulu faire de prévisions, mais tous ont décrit comment cet avenir se prépare aujourd'hui.De l'ensemble, forcément partial et partiel, se dégage un portrait impressionniste de ce que nous pourrions faire du futur.Mais (heureusement !), il reste l'imprévisible.et dans 30 ans, nos enfants liront cette mosaïque d'opinions avec un sourire en coin ! I Planète Le confort de 12 milliards 1 d’êtres humains Hubert Reeves est astrophysicien et auteur.L?humanité fait face au plus grand défi technologique de son histoire : faire vi-/ vre décemment une population en pleine explosion (12 milliards d’êtres humains en '2050), tout en maintenant la planète habitable.« À côté de ça, fabriquer la bombe atomique ou i i aller sur la Lune, ce n’était rien ! », dit Hubert 1 Reeves.Pour cela, il faudra la volonté politique, î * 1 * * * S * * * * * il mais aussi le pouvoir technologique.« Il faudra d mobiliser toutes nos ressources, y mettre une ar- | mée de prix Nobel, s’il le faut ! », affirme-t-il.S : « On peut calculer qu’il faut environ 1 kilowatt % ,'J : ''-jc; 7'^ .'«aSe?&SXi .mz '.V y>ratiquement impossible à rentabiliser en espectant les quotas.En 1989, le Groupe le travail sur la morue du nord avait bien dentifié ce problème et recommandait u Ministère de réduire rapidement la urcapacité de la flotte de pêche.« Le ministre Crosbie est loin d’avoir ne tâche facile, précise Marcel Thérien, ton, lirecteur des Communications à Pêches t Océans à Québec.Des milliers de per-onnes à Terre-Neuve vivent de ce mé-,1(1 ier depuis des générations; la pêche est our eux un mode de vie et une culture, /lais la surcapacité de pêche est réelle et es mesures devront être prises pour quilibrer la capacité de capture et de ransformation de cette industrie.» On onge notamment à proposer un plan de ¦ etrait des permis à ceux qui veulent luitter la pêche, et à un plan de retraite nticipé pour les personnes de 50 ans et >lus.Il est clair que le Canada devra restruc-urer l’industrie de la pêche au cours des jj uochaines années.Dans son rapport, le , iroupe de travail sur la morue du nord oulignait d’ailleurs que les problèmes de industrie de la pêche sont intrinsèque-nent üés à la façon dont on la pratique.)u moment que l’on gère une ressource aturelle comme n’importe quelle autre isource, de façon strictement commer-iale, sans tenir compte des lois naturel-s et en laissant jouer la libre concurren-|e, on finit inévitablement par la surex-foiter.Les biologistes doivent de plus en plus ppliquer le conseil lancé un jour par un êcheur excédé : « Au lieu d’essayer de ompter tous les poissons, essayez donc le comprendre ce qui ce passe ».• artH rai il le ii ili-Él 'fe; «aa sit Fi» île Is uni 58113 æàj xi i b fii tide! s fi b del ger QUEBEC OCEAN ATLANTIQUE Limite de \200 milles marins LABRADOR i NOUVEAU BRUNSWICK I ; f 4R O TERRE NEUVE L _ r2 W a//7 / r La yu 4Vn\ r- - - \3ft 3-0 ÉCOSSE 4W i \ 1 4Vs v - - ! ' —ym*-1" 3N 55° 50° La juridiction canadienne sur la pêche s'étend jusqu'à 200 milles marins des côtes.C'est dans les zones 2J, 3K et 3L que le ministre Crosbie a imposé un moratoire sur la pêche à la morue.La monnaie de Terre-Neuve A Terre-Neuve, on l'appelle the King cod, the Fish, ou carrément « la monnaie de Terre-Neuve ».Dans sa relation de voyage de 1624, le Père Lalemant, raconte sa surprise en entendant un amérindien dire « Jésus ».Révélation chrétienne ?Plutôt une influence des pêcheurs basques qui pêchent déjà la morue dans le golfe Saint-Laurent ! La morue a contribué à l'économie du Nouveau-Monde, mais elle a aussi motivé en bonne partie les premiers voyages outre-atlantique.Mais pourquoi cet engouement pour la morue ?Avec ses 244 000 km de côte, le Canada a pourtant le choix en terme d'espèces commerciales : maquereau, hareng, saumon, espadon, thon, anguille, éperlan, gaspareau, ca-pelan, en plus des poissons de fond.L'une des raisons tient aux vertus prolifiques de la morue.On a calculé que les grosses femelles qui peuplaient autrefois les eaux pouvaient pondre plus de neuf millions d'oeufs.En plus d'être abondante, la morue se conservait bien.Au 16e siècle, le calendrier religieux comptait plus de 150 jours maigres où on mangeait souvent du poisson.Le poisson devait supporter le délai de la mer à la table, sans que sa qualité en souffre trop.La morue pouvait être salée ou séchée avant d'être ramenée en Europe.Aujourd'hui, malgré l'évolution des techniques de conservation telles la conserve ou la congélation, le « salé-séché » est encore populaire sur les marchés européens, et la morue fait toujours partie de nos moeurs.NOVEMBRE 1992 / QUÉBEC-SCIENCE 53 Dans le prochain numéro Effet de serre : un avenir rouge pour la planète bleue ?(Étienne Denis) L’augmentation des gaz à effet de serre aura des conséquences multiples.Pour s’y retrouver, on doit tenir compte des courants atmosphériques et marins, de la physiologie végétale, et même des réactions de nos sociétés.Québec Science présente différents scénarios.Prévention du sida : l'éducation du système immunitaire (Pauline Gravel) Lors d’une infection ordinaire, le système immunitaire entreprend une lutte contre les microorganismes qui l’attaquent.Le virus du sida (le VIH), lui, déjoue cette ligne de défense.On pourrait cependant « enseigner » au système immunitaire comment reconnaître le VIH.Lise Thibodeau, de l’Institut Armand-Frappier utilise ainsi un « faux-virus » pour en faire un vaccin.Danger : avalanches ! (Raynald Pepin) En Gaspésie et dans Charlevoix, les avalanches sont nombreuses, même si elles font moins de victimes qu’en Europe, surtout parce que les pentes sont moins longues et moins fréquentées.Il existe plusieurs méthodes pour les prévenir.Elles vont de la plantation d’arbres à l’utilisation d’explosifs ! La deuxième vie des étoiles mortes (Jean-Rémi Dubois) Les grosses étoiles finissent leurs jours dans une gigantesque explosion, une supernova.Dans les brumes de l’explosion se cachent des étoiles invisibles aux propriétés étranges : les étoiles à neutrons.Certaines de ces étoiles sont des pulsars, et parfois, elles donnent naissance à des trous noirs.f/ ^_ i Adoptez-moi ! Grâce à vous, amis lecteurs, qui achetez ce numéro de Québec Science en kiosque et participez au concours, ainsi qu’aux gens de Messageries Dynamiques qui ont la responsabilité de la distribution en kiosque du magazine, moi Flippo le béluga, serai bientôt en mesure de recevoir officiellement mon acte d’adoption.Plus vite vous participerez au concours, plus vite je serai adopté.GAGNEZ VN SÉJOUR de 3 jours et 2 nuits pour deux personnes à l'Hôtel Tadoussac et une croisière d'observation des baleines.Votre geste vous donnera également la chance de gagner une fin de semaine pour deux à l’Hôtel Tadoussac, au cours de laquelle vous aurez l’occasion d’aller observer les baleines à l’embouchure du Saguenay et, qui sait, peut-être d’y apercevoir notre futur adopté ! Si vous avez acheté ce magazine chez un détaillant, remplissez tout simplement le coupon ci-dessous, puis découpez et remettez-lui cette annonce complète (les fac-similés ne sont pas acceptés).Vous serez ainsi automatiquement inscrit au concours.Estampe du détaillant Remettez au détaillant qui vous a vendu ce numéro de Québec Science Nom_________________________ Adresse _______________________________________ Ville__________________________________________ Code postal____________Tel.(___)______________ Cochez si vous désirez des renseignements i-1 sur la Fondation Québec Science \__| I-._____________________________________________________________________________________________________ Route I ! 54 QUÉBEC-SCIENCE / NOVEMBRE 1992 AUSSI AURONT JOANS A NOTRE AVIS, LA MEILLEURE FAÇON D’ASSURER LEUR AVENIR EST DE LE PRÉPARER DÈS AUJOURD’HUI.' 'r ’.J j fi Chaque année, nos trois organismes investissent dans la recherche d’avant-plan et,la formation de chercheurs dans les universités canadiennes.* î " g,.:- Lavenir, c’est l’exploration scientifique Ét la réflexion sur nos sociétés.C’est aussi le rapprochement entre les institutions et les disciplines.En mettant l’accent sur la collaboration et la multidisciplinarité, des initiatives d’envergure nationale comme les programmes Éco-recherches, le Génome humain ou les Réseaux de centres d’excellence laissent déjà entrevoir un futur prometteur.•.-4 ¦ '.A l’occasion de ce trentième anniversaire, tes conseils subventionnaires fédéraux rendent hommage à l’engagement et à la persévérance de Québec Science envers l’information scientifique et la sensibilisation des Canadiens et Canadiennes à la science et à la technologie.Longue vie à Québec Science et rendez-vous en 2022 pour le trentième anniversaire de nos futurs chercheurs! 1*1 Conseil de recherches en sciences humaines Conseil de recherches médicales Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie Canada La TECHNOLOGIE DE POINTE UN INSTRUMENT EFFICACE.XXXX X X X XXX X X X X XXX XXX X XXXX X X X X X réV»V.v- ^aTaTéTaV» ^ .XXX X XXXXXXX X X X XXXXXXXX XXX X XXXXXXX XXX X XXXXXXX XXX X XXXXXXX La Société des alcools du Québec, grâce à l’apport de ses ingénieurs, de sesl scientifiques et de ses techniciens, est] fière de ses réalisations avant-gardistes au niveau du traitement, de la manu tention, du transport et de la distribution des boissons alcooliques.Elle a été la première entreprise au Canada à adopter un système de manutention qui fait largement appel à la statistique, la simulation et la recherche)) opérationnelle par le biais de programmes informatiques de haute capacité de résolution.Elle s’est dotée d’un laboratoire très sophistiqué dont la renommée dépasse i largement nos frontières.Pouvant assurer un contrôle minutieux de ses produits, j elle s’est lancée dans le transport des! boissons alcooliques par navire-citerne.Elle a implanté une usine d’embouteillage sous atmosphère contrôlée par i microprocesseur, du réservoir jusqu’à la remplisseuse.Ses ingénieurs, ses scientifiques et ses techniciens sont continuellement à l’affût de nouveautés.Ils n’ont de cesse que de satisfaire un client en droit d’attendre une qualité de service et de produit de plus en plus exceptionnelle.Société des alcools du Québec
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.