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Titre :
Québec science
Principal magazine d'information scientifique généraliste québécois. [...]

Le mensuel d'information scientifique Québec Science est publié à partir de 1970. Il est le résultat de l'acquisition par l'Université du Québec de la revue Jeune scientifique, qui était publiée par l'Acfas. C'est Jocelyne Dugas, auparavant responsable de la revue Techniques, publiée par le ministère de l'Éducation, qui préside à cette mutation.

Québec Science opte pour une formule plus journalistique que pédagogique. La revue sera un terreau de développement de la profession de journaliste scientifique. Michel Boudoux, Yannick Villedieu, Christian Coutlée, Daniel Choquette, Solange Lapierre-Czerniecki, Pierre Sormany, Michel Gauquelin, Madeleine Harbour, Fabien Gruhier, Lise Laberge, Gilles Provost, Gilles Paquette, François Picard y participent.

La revue vise à intéresser les jeunes à la science et aux carrières scientifiques en leur offrant une information scientifique à jour présentée par des articles rigoureux et approfondis. Un accent est mis sur l'attractivité visuelle; une première couverture signée par le graphiste Jean-Pierre Langlois apparaît ainsi en septembre 1973. Pierre Parent et Richard Hodgson poursuivront le travail de ce dernier. Diane Dontigny, Benoit Drolet et André Delisle se joignent à l'équipe au milieu des années 1970, alors que Jean-Pierre Rogel en dirige la rédaction à partir de l'automne 1978.

Les premières années sont celles de l'apprentissage du journalisme scientifique, de la recherche de l'équilibre entre la vulgarisation, ou plutôt la communication, et la rigueur scientifique. Les journalistes adoptent styles et perspectives propres à leur métier, ce qui leur permet de proposer une critique, souvent liée à l'écologie ou à la santé. Plus avant dans les années 1970, le magazine connaît un grand succès, dont témoignent l'augmentation de ses ventes et la résonance de ses dossiers.

Québec Science passe sous la responsabilité des Presses de l'Université du Québec en 1979. La revue est alors prospère; en 1980, le magazine est vendu à plus de 25 000 exemplaires, dont 20 000 par abonnement. Les années 1980 sont plus difficiles à cause de la crise économique. Luc Chartrand pratique le journalisme d'enquête pour la revue, dont l'équipe de rédacteurs se renouvelle. On assiste ainsi à l'arrivée de Gilles Drouin, Bernard Giansetto, Claude Forand, Louise Desautels, François Goulet et Vonik Tanneau. Québec Science produit des articles sur les sujets de l'heure : pluies acides, sida, biotechnologies.

Au tournant des années 1990, le magazine fait davantage appel à des collaborateurs externes - journalistes, professeurs et scientifiques. Le cégep de Jonquière devient l'éditeur de la revue. Il en gardera la charge jusqu'au transfert de Québec Science à Vélo Québec en 2008.

Au moment de l'arrivée, en 1994, du rédacteur en chef actuel, Raymond Lemieux, le magazine est encore en difficulté financière. Il connaîtra cependant une relance, fort de la visibilité engendrée par la publication, depuis février 1993, d'un numéro spécial sur les découvertes scientifiques de l'année au Québec. Québec Science devient le premier média québécois à se trouver sur Internet, ce qui lui offre un rayonnement international. Le magazine surfe sur cette vague, avec davantage de contenus et de grands reportages qui franchissent les frontières du Québec; il obtient un soutien accru du gouvernement québécois, ce qui lui permet de recomposer une équipe de journalistes : Catherine Dubé, Vincent Sicotte, Marie-Pierre Élie, Joël Leblanc viennent travailler pour la revue.

Québec science profite ensuite de l'engouement pour les avancées technologiques et s'attire de nombreux collaborateurs qui maintiennent le dynamisme de la revue.

Source :

LEMIEUX, Raymond, Il était une fois¿ Québec Science - Cinquante ans d'information scientifique au Québec, Québec / Montréal, MultiMondes / Québec Science, 2012, 165 p.

Éditeurs :
  • Québec :Les Presses de l'Université du Québec,1970-,
  • Montréal :Vélo Québec éditions inc.
Contenu spécifique :
Juin
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Jeune scientifique
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Références

Québec science, 1993, Collections de BAnQ.

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• V'v uébec Hibernia : le pétrole des glaces ombe atomique t physique québécoise encontre avec Henri Atlan, ihilosophe de la complexité lières ice : Irassées dans la pub B mt .4®.35® tSS&n&Si ; •f*tJSr‘'sv i> ijfjv ; .'a.Vîv' pn 1 b>/, 73333 01719 8 06 al mm mp vr MRC sam ?ESPACE RECREATIF NATUREL une journée de plaisirs au pays de la nature! 1- DÉCOUVREZ UNE RÉSERVE D'ANIMAUX UNIQUE ! Vous pourrez admirer plus de 1000 animaux dans 5 secteurs animaliers tous différents et très intéressants.Le safari automobile sera pour vous une expérience inoubliable.Et dans la Forêt enchantée vous ferez des rencontres exceptionnelles! 2- VOYEZ 'JUSTICE1' AU STADE PEPSI! Le plus grand spectacle western à l'est du Mississipi.mettant en vedette ( animaux! Représentations tous les jours à 14 heures et 17 heures.FORFAITS PAS CHERS DU TOUT! SAFARI & HÔTEL 3- LES JEUX ET LES MANÈGES Pour les enfants de tous âges!.Le Village Zuma amusera les enfants et fera rire les parents.4- SUR UN TUBE, LAISSEZ-VOUS TRANSPORTER AU FIL DE L'EAU DE LA CRIQUE MAGIQUE! La plage pour se détendre.et l'eau pour s'amuser! 5- SAFARI PHOTO Arrivez tôt et passez toute la journée.Apportez votre caméra et un bon oeil afin de capturer des souvenirs mémorables avec la famille et les amis! m Voyez "Justice" au stade Pepsi Les prix des forfaits incluent: 1- l'hébergement (4 adultes ou 2 adultes et tous les enfants) 2- l'admission au Parc Safari (pour une automobile et ses passagers).Taxes en sus.Vous êtes 3 personnes: déduire 6$.Vous êtes 2 personnes: déduire 16$.Hotel Best Western Vallée des Forts Situé à Saint-Jean-sur-Richelieu, chambres à 2 lits queen avec cafetière, salle à manger, piscine intérieure, sauna et terrasse.Forfait Safari: 99$.(514) 348-7376 ou 1-800-667-3815 - (Canada) Mirifik Inn Harris A Saint-Jean-sur-Richelieu, face au Richelieu.Chambres à 2 lits doubles, dans une atmosphère d'auberge, incluant le petit déjeuner continental.Piscine chauffée, terrain de ballon volant, "shuffleboard".Forfait Safari: 110$.Nuitée additionnelle: 66$.Ajoutez 15$ et demeurez dans une luxueuse suite.(514) 348-3821 Hôtel Delta Valleyfield Sur la baie Saint-François.Usine de coton du début du siècle chaleureusement réaménagée.Sports nautiques à proximité.Deux lits doubles, piscine, club-santé, climatisé.Forfait Safari: 108$.Nuitée additionneUe: 65$.(514) 373-1990 Auberge Handfïeld 555, Richelieu, St-Marc-sur-le-Richelieu, autoroute 20, sortie 112.Forfait Safari, 2 adultes et 2 enfants: 115$-Tél.: (514) 584-2226 Motel Parisienne 3350, boul.Hébert (route 132), Valleyfield, en bordure de la rivière St-Charles.Piscine.Forfait Safari, 99$.TéL: (514) 373-9837 Le Parc Safari, ouvert tous les jours à lOh, jusqu'au 12 septembre 1993 Parc Safari, à 30 minutes au sud de Montréal, direction New York, à St-Bemard-de-Lacolle - Hemmingford.Tel.: 1-800-465-8724 ou (514) 247-2727, Fax: (514) 247-3563 Un safari automobile inoubliable re! Soeoçe \es dec I L«»ia^“s ¦ B P'T' " | Le magazine L'information intelligente Pour connaître et comprendre notre monde en mutation, Québec Science est l’outil privilégié.Il guette tout ce qui est nouveau dans les domaines de la science et de la technologie.À chaque numéro, Québec Science offre des reportages sur l’actualité, des dossiers fouillés, des illustrations détaillées, des photos étonnantes .et vos chroniques préférées.Québec Science fait vivre l’aventure scientifique, ses succès, ses échecs, dans notre quotidien comme dans les laboratoires.}uébec Science vous permet d’être à jour dans les domaines les plus actuels : énergie, santé, environnement, innovations technologiques, nature, ispace, biotechnologies, transports, recherche fondamentale au Québec et dans le monde.'juébec Science est le magazine qui présente les faits et les met en perspective, avec les nuances nécessaires, oour aider à comprendre les grands enjeux de notre société.nce c'est le savoir l'actualité la science au quotidien I Economisez jusqu'à 30% en vous abonnant ou en vous réabonnant et recevez un cadeau reliure pour un abonnement de deux ans reliures pour un abonnement de trois ans Cette offre expire le 31 juin 1993 OUI jfll® ÿ* jluméro l’enregistrement le la TPS : R-1335-97427 Juméro l'enregistrement je la TVQ : 013609086TQ0001 ___je m'abonne ?je me réabonne à Québec Science.___ 1 an (10 nos) 34,67 $ TTC ?2 ans (20 nos) 59,86 S TTC I | 3 ans (30 nos) 83,20 $ TTC (Etranger, voir les tarifs en page 6) Détachez et expédiez à QUEBEC SCIENCE.C.P.250, Sillery, Québec GIT 2R1 Tél.:(418) 657-3551 poste 2854 Téléc.: (418) 657-2096 Je vous demande donc de me faire parvenir * ?une reliure pour mon abonnement de deux ans I I deux reliures pour mon abonnement de trois ans * Allouez 4 semaines pour l'expédition Nom Prénom Adresse app.Ville Province Code postal Sexe ?M [“1F Profession: Tél.: ?Chèque !_J Mandat-poste ?Visa MasterCard Chèque ou mandat-poste à l'ordre de Québec Science N° de carte Date d'expiration Signature QSM 1993-6 Billet Un bon conseil vis au Gouvernement du Québec ! La solution aux défis économiques actuels se trouve dans le recours urgent à la science et à la technologie comme outils de développement économique et social.Voilà la conclusion d’un avis que le Conseil de la science et de la technologie vient de remettre au Gouvernement du Québec pour l’aider à voir clair dans les « défis que lui pose le nouvel ordre scientifique mondial ».En février 1992, la ministre de l’Enseignement supérieur et de la Science, Lucienne Robillard envoyait une longue lettre à Louis Berlinguet, président du Conseil, pour lui expliquer qu’il restait encore bien des questions en suspens avant que le Gouvernement ne puisse produire un plan d’action comprenant des « priorités scientifiques et technologiques clairement identifiées ».Bref, la ministre et son collègue Gérald Tremblay semblaient vouloir mettre un peu de vision dans des politiques de soutien à la recherche qui ont dû, selon la ministre, être « fréquemment révisées ou modifiées ».L’ampleur du mandat, et la difficulté de la tâche sans aucun doute, ont d’ailleurs obligé le Conseil à prendre quelques mois de plus pour remettre son avis.« Urgence technologie » est un avis de prés de 2UU pages qui passera à l’histoire comme un bon survol de tout de ce qui pourrait être fait.Oui, il établit bien 4 priorités, 22 recommandations et plus de 100 moyens d’actions.Mais à un niveau si général qu’il reste à peu près tout à faire pour le Gouvernement.Il reste que les vœux pieux sont parfois nécessaires.En effet, ils permettent de donner une vision.À quand remonte la dernière vision gouvernementale ?Réponse : aux grappes industrielles de monsieur Tremblay.Quand le credo est au désengagement des gouvernements, l’idée des grappes, ce n’est tout de même pas si mal ! En conclusion de son avis, le Conseil écrit ceci : « Le gouvernement du Québec a un nouveau rôle important à jouer pour mieux utiliser la science et la technologie, les dirigeants politiques doivent assumer un leadership dans les décisions qu’il leur faudra prendre à ce sujet ».Comme nous l’explique Louis Berlinguet, « dans plusieurs pays, c’est le président de la République ou le Premier ministre qui assurent cette coordination.L’arbitrage s’exécute au plus haut niveau ».Voilà le signe clair d’une « volonté politique ».« Urgence technologie » a également un sous-titre : « Pour un Québec audacieux, compétitif et prospère ».Rien de moins ! Plus qu’un avis, voilà donc tout un programme de travail pour notre gouvernement.Michel Gauquelin Courrier Livres Chroniques La dimension cachée Le mystère des rainures de trottoir par Raynald Pepin Après avoir lu cette chronique, vous saurez tout du béton ! 64 [p r Histoires de science Bombe atomique et physique québécoise par Danielle Ouellet Il y a 50 ans, on se lançait dans la fabrication de la bombe atomique.Actualités Électronique Le Canada fait son entrée dans le marché aux puces par Pedro Rodrigue Des chercheurs québécois travaillent à mettre au point une puce électronique encore plus miniaturisée.10 Physique La physique des boules de feu par Pedro Rodrigue Un chimiste vient peut-être de trouver l’explication des boules de feu.12 Bières Ice, dry, draft : brassées dans la pub par Étienne Denis Les slogans publicitaires des grosses brasseries correspondent-ils vraiment aux caractéristiques de leurs nouvelles bières ?14 Science-fiction Parlez-vous klingon ?par Claude Mardi Le klingon, la langue des personnages de la série Star Trek III, soulève un engouement aus- |É si extraordinaire qu’inattendu, ip 15 Politique scientifique Pour un Québec audacieux par Michel Gauquelin Le Conseil de la science et de la technologie a remis ses recommandations au gouvernement du ».Québec.16 Tuberculose Le spectre de la mise en quarantaine par Lyne Fréchet Devrait-on isoler de force des malades contagieux irresponsables ?Brèves par Pedro Rodrigue et lan Dorion • Comme chez le dentiste : on gèle, puis on extrait • Le Japon branché sur fibre optique • Torpille à bâbord ! • L'œuf voyageur 4 Québec Science/Juin 1993 I 19 IBillfc Ecologie du Saint-Laurent Le retour du bar d'Amérique par Bernard Samson C’est probablement le creusage de la voie maritime qui a fait [fuir le bar d’Amérique.Mais ce Igros poisson qui faisait le bonheur des pêcheurs sera peut-être réintroduit.Le Guide \JETS Supplément Le Guide des vacances Québec Science Plus de 180 activités scientifiques et I technologiques dans toutes les régions du Québec.Agriculture, archéologie, paléontologie, ethnologie, énergie, industrie et technologie, sciences naturelles, écologie, sciences de la terre, sciences physiques, zoologie.igon BtM ique « irtetifl sre«®l [Hîiwl J 54 Hibernia Le pétrole des glaces >ipar Yvon Larose miselAprès beaucoup d’incertitudes, 'jle Canada extraira finalement le pétrole de la nappe d’Hiber-nia, à plus de 300 kilomètres au j (large de Terre-Neuve.La construction de la plate-forme représente tout un défi technique, que les ingénieurs ont relevé de façon fort élégante.57 Cyclisme Les vélos high tech par Bernard Samson Plus légers, plus rigides, les vélos haut de gamme misent aujourd’hui sur de nouveaux matériaux pour améliorer leur performance.Mais évidemment, il faut y mettre le prix ! rrli 60 Philosophie des sciences Rien n'est simple ! par Bruno Dubuc Systèmes auto-régulés, intelligence artificielle, théorie de l’information, le philosophe Henri Atlan se passionne pour la complexité.Ni scientiste ni mystique, il jette un regard neuf sur de vieux débats : la politique, l’éducation, la science.Québec Science/Juin 1993 5 Chirurgie de la chirurgie Fascinant le macadam, compliqué aussi.Je l’ai appris à mes dépens car des erreurs d’interprétation se sont glissées dans mon article Chirurgie esthétique pour le macadam paru dans l’édition de février de Québec Science.Bien que ces gaffes ne mettent pas en péril la compréhension des processus qui président à la dégradation de nos routes et à leur subséquente réparation, elles risquent de laisser le lecteur sur une fausse impression des techniques utilisées.Dans le texte initial, j’ai amalgamé deux techniques différentes sous le nom de pulvérisation-stabilisation.Cette technique consiste à pulvériser le revêtement et la partie supérieure de la fondation.Ensuite, la route est stabilisée à l’aide d’une injection au bitume.Cette technique rend la base homogène, mais il faut y ajouter une surface de roulement à l’aide d’une profileuse.La « zamboni » de la route, quant à elle, est une thermo-profileuse.C’est cette machine qui permet de repaver 3 kilomè- tres de route dans une journée et non la technique de pulvérisation-stabilisation.C’est aussi la thermo-profileu-se qu’on utilise pour réparer les ornières qui affligent nos pavés, et non les techniques d’entretien préventif.Ces dernières servent à imperméabiliser les chaussées et à leur redonner leur qualité initiale d’adhérence.Elles freinent également la progression des fissures.Une précision pour l’application du skip-mix.Il s’agit d’un mélange où les granulats fins sont enlevés pour ne garder que les granulats plus grossiers.Ce mélange augmente la résistance de la surface.Les surfaces raboteuses que les amateurs de patins à roulettes pourfendent, proviennent plutôt des mélanges à granulométrie ouverte.Enfin la couche drainante est bien une couche de granulat de même dimension, placée en sandwich entre deux géotextiles.Elle est incorporée dans la structure de la chaussée.Elle sert à évacuer rapidement les eaux provenant des infiltrations (par les accotements, les bas-côtés, les fissures de la chaus- sée), ou la nappe phréatique.Cette méthode prometteuse sera mise à l’épreuve prochainement.C’est à suivre.Je regrette les inconvénients que ces omissions auraient pu causer à mes collaborateurs qui ont été d’une politesse et d’un professionnalisme exquis.Surtout M.Gilles Bertrand, président du Centre de recherche et de contrôle appliqué à la construction (CRCAC).Pierre D’Amour, journaliste Déchets revus et corrigés Quelques erreurs se sont glissées dans notre dossier sur les déchets, dans le numéro de mai 1993.Le coût annuel d’opération de l’incinérateur projeté par la RIGD1M est de 18 millions $, et non 18 milliards $.Les coûts d’opération de l’incinérateur Des Carrières sont quant à eux de l’ordre de 10 millions $ par année.L’article sur la Carrière Miron suggérait que des conditions propices aux explosions s’y produisent à l’occasion.En fait, lorsqu’on doit fermer la Carriè- re, ce n’est pas à cause des risques d’explosion, c’est plutôt parce que la concentration de biogaz favorise la formation d’un brouillard qui rend les co: ditions de travail difficiles.Donnez-nous vos commentaires ! Vous aimez, détestez, contestez un article de Québec Science ?Vous avez des commentaires et des suggestions sur le magazine ?Faites-nous le savoir.Écrivez-nous à l'adresse suivante, ou envoyez-nous une télécopie au (514) 843-4897.Québec Science 425, rue De La Gauchetière Est Montréal, Québec H2L2M7 Photo de la page couverture Le coureur cycliste Jean-Piern Lavigne, de l’équipe Argon 18 gérée par la boutique Cycles Gervais Rioux, a été photographié par Laurent Leblanc.Vék de montagne Cadex de Giant e fibres de carbone, muni de roues à trois rayons et d’une suspension à l’avant; vêtement: Sugoi, fabriqués à Vancouver.Matériel prêté gracieusement par les Cycles Gervais Rioux.Québec Publié par La Revue Québec Science 425, rue De La Gauchetière Est, Montréal, Québec, H2L2M7 ADMINISTRATION Directeur général : Michel Gauquelin Adjointe administrative : Joan Laçasse RÉDACTION Rédactrice en chef : Isabelle Montpetit Comité de rédaction : Patrick Beaudin, Étienne Denis, Jean-Marc Fleury, Félix Maltais, Gilles Parent, Sarah Perreault, Anne-Marie Simard, Pierre Sormany, René Vézina, Yanick Villedieu Collaborateurs : Étienne Denis, lan Dorion, Bruno Dubuc, Lyne Fréchet, Yvon Larose, Claude Marcil, Danielle Ouellet, Raynald Pepin, Pedro Rodrigue, Bernard Samson Coordination de la section Actualités : Étienne Denis Photo de la page couverture : Laurent Leblanc Photographes : Laurent Leblanc, Ève-Lucie Bourque Illustrateur : Yayo PRODUCTION Direction artistique : Normand Bastien Séparation de couleurs et pelliculage électronique : Les ateliers haut registre inc.Impression : Interweb COMMERCIALISATION Publicité : Jean Thibault Abonnements : Nicole Bédard Distribution en kiosques : Messageries Dynamiques ABONNEMENTS Tarifs Au Canada (taxes incluses) : lan (10 numéros) 34,67 8 2 ans (20 numéros) 59,86 8 3 ans (30 numéros) 83,20 8 À l'unité 3,99 S Groupe (10 ex./même adresse) 31,208 À l'étranger : lan (10 numéros) 438 2ans (20 numéros) 75 8 3 ans (30 numéros) 105 8 À l'unité 4,50 S Pour abonnement et changement d'adresse QUÉBEC SCIENCE C.P.250, Sillery, Québec, GIT 2R1 Pour la France, faites votre chèque à l'ordre de : DAWSON FRANCE, B.P.57, 91871, Palaiseau, Cedex, France CEGEP de Jonquière RÉDACTION Téléphone : (514) 843-6888 Télécopieur : (514) 843-4897 PUBLICITÉ Téléphone : (514) 227-8414 Télécopieur : (514) 227-8995 ABONNEMENTS ET CHANGEMENTS D'ADRESSES Téléphone : (418) 657-3551, poste 2854 Québec Science reçoit l'aide financière du gouvernement du Québec (Programme de soutien aux revues de culture scientifique et technique) Membre de : The Audit Bureau CPPA Québec Science est produit gratuitement sur cassette par l'Audiothèque, pour les personnes handicapées de l'imprimé.Téléphone : (418) 648-2627 6 Québec Science/Juin 1993 ’s pli I Bat® Actualités Électronique mtsain f«?ÏM «iteuj.•i’fiiüs.| «li'atsj ' fea Le Canada fait son entrée dans le marché aux puces Des chercheurs de l'INRS Énergie et Matériaux travaillent à mettre au point une puce électronique si minuscule que les détails qui y seront imprimés seront invisibles au microscope ordinaire.p.mfie® ar Pedro Rodrigue , ros utilisateur de puces in- ïfïtlfsl vJformatiques, le Canada [ n’en produisait guère jusqu’à tout récemment.Voilà trois ou i quatre ans à peine, notre pays [Élit.Il ¦J létait même complètement ab-feent de ce créneau de la techno-i(if« tlogie.Tout cela va bientôt chan-t;#e®|ker, grâce à Micronet, l’un des jiitjjiï! 15 réseaux de centres d’excel-lence établis par le gouverne-! ment fédéral pour promouvoir la recherche dans certains sec-peurs stratégiques.Micronet, ce pont 16 universités et un laboratoire gouvernemental, associés à |14 partenaires du secteur privé, ui ensemble ont formé le projet e créer une super-puce dont la miniaturisation n’aura rien à en-i per aux plus belles réalisations laponaises ou américaines.Les quartiers généraux de Mi-iccronet sont situés à l’Université j de Toronto, mais c’est à Varen-nes, en banlieue de Montréal, dans les laboratoires de l’INRS 'lÉnergie et Matériaux, que se àprépare cette révolution.Sous la ection du professeur Moha-ed Chaker, les chercheurs de ce laboratoire travaillent parfois | our et nuit pour atteindre leur objectif.Ils comptent en effet oroduire ce mois-ci une matrice de transistors à effet de champ (TEGFET) qui sera la première puce canadienne issue de la nouvelle technologie d’intégration à ultra-haute échelle des composants électroniques.La puce elle-même sera réalisée en collaboration avec le laboratoire L2M du CNRS, à Bagneux, en France, qui possède un synchrotron et un appareil d’alignement, équipements dont nous ne disposons pas encore ici.Toutefois, la technologie est canadienne et les masques que l’on utilisera ont été fabriqués à Varen-nes.Cette puce, grande comme l’ongle, sera un véritable prodige de la miniaturisation.Les détails qui y seront « imprimés » seront si minuscules qu’on ne pourra même pas les distinguer en utilisant un microscope ordinaire.Pourquoi s’amuser à repousser ainsi les limites de la miniaturisation ?Parce qu’en informatique, miniaturisation est synonyme de puissance.Les circuits d’un ordinateur ne sont guère qu’un amas de plomberie fort élaboré, assemblant des millions de petits robinets qui, selon qu’ils sont ouverts ou fermés, indiquent à l’appareil comment réaliser ses calculs.En informatique, on utilise en effet des circuits logiques très simples mais extraordinairement répétitifs, et la taille des composants (ces fameux « robinets ») est vite devenue un facteur limitatif.D’abord, plus une puce contient de composants sur une surface donnée, plus elle augmente sa capacité de traitement.De plus, comme la quantité d’électricité qu’utilisent les composants est proportionnelle à leur taille, la miniaturisation fait souvent la différence entre un processeur et un grille-pain.Enfin, la vitesse du traitement dépend elle-même du degré de miniaturisation : les microprocesseurs modernes sont en effet dotés d’oscillateurs tellement rapides que le temps mis par le courant électrique pour les parcouru’ n’est plus un facteur négligeable.De plus en plus petit Le problème n’est donc plus de compter combien d’anges peuvent tenir sur la tête d’une épingle, mais en quelque sorte de les y installer.Dans les premiers ordinateurs, les « robinets » étaient des tubes triodes semblables à ceux qui équipaient les vieux postes de radio à lampes.Le premier transistor, en 1948, avait à peu près la taille d’un cachet d’aspirine et, vers le milieu des années 60, on parvenait à combiner - ô merveille ! - cinq ou six transistors dans un circuit intégré pas plus gros que l’ongle Le chercheur Mohamed Chaker dirige une équipe de l'INRS Énergie et Matériaux qui travaille à mettre au point une super-puce informatique.L'appareil qu'utilise le chercheur dépose une mince couche de carbure de silicium qui formera la partie transparente des masques.Les motifs opaques seront faits de tungstène.Québec Science/Juin 1993 7 Actualités de votre petit doigt.Aujourd’hui, sur cette même surface, les fabricants de puces entassent tout près d’un million de transistors et le cap du milliard devrait être atteint d’ici l’an 2000.Évidemment, il y a belle lurette que l’on ne grave plus mécaniquement les composants à la surface des gaufres de silicium qui leur servent de support.On utilise plutôt des techniques photographiques qui ressemblent beaucoup aux procédés de lithographie qu’emploient les imprimeurs.Les ingénieurs dessinent d’abord leurs circuits à grande échelle.On réduit ensuite photographiquement ce des- sin à la taille qu’il aura dans la réalité.On forme ainsi une série de masques que l’on utilisera finalement pour imprimer les puces par contact, par l’intermédiaire d’une couche de résine photosensible qui recouvre le support final, de la même manière qu’un photographe tire une planche de contact à partir de ses négatifs.Jusqu’ici, tout va bien, sauf qu’à partir d’un certain degré de miniaturisation, la nature même de la lumière compromet la netteté de la photographie.En effet, comme toutes les ondes électro-magnétiques, la lumière est affectée par des phénomènes de diffraction qui font que le rebord d’un faisceau lumineux n’est jamais parfaitement net.Quoi qu’on fasse, il existera toujours, entre l’ombre et la lumière, une zone grise où alternent des bandes obscures et éclairées que l’on nomme franges de diffraction.Or la largeur de cette zone de transition, et donc la finesse du tracé que l’on peut ob- 8 Québec Science/Juin 1993 Ullluiiill^^im^ imlijI^MLl, nuh?.Ci-dessus, le masque (en jaune) et la membrane (en noir) sont insérés dans un anneau de plexiglass qui permettra de glisser le tout dans l'appareil d'alignement.Sur le masque, chaque petit point noir représente des millions de transistors.À gauche, un détail du masque grossi au microscope électronique.tenir, équivalent grosso modo à dix fois la longueur d’onde de la lumière utilisée.Les fabricants de puces recherchent donc les plus courtes longueurs d’onde possibles.Ils utilisent aujourd’hui l’ultra-violet, dont la longueur d’onde très courte permet d’obtenir des traits extrêmement fins.Encore plus fin que la lumière Mais ce n’est pas encore assez.Il a fallu trouver une radiation encore plus fine.Les rayons X, qui sont de même nature que la lumière, possèdent une longueur d’onde beaucoup plus courte.Les chercheurs ont choisi d’utiliser des rayons X dont la longueur d’onde est voisine de 10 angstroms, c’est-à-dire près de 250 fois plus courte que celle de l’ultra-violet dont on se sert actuellement, ce qui permet en principe d’entasser sot une même surface au moins 1200 fois plus de composants qu’aupara-vant.Cela représente toutefois un certain nombre de difficultés.Il faut d’abord disposer d’une source de rayons X assez puissante pour pouvoir, après avoir traversé un masque, transférer le dessin des circuits sur la couche de résine photosensible qui recouvre la puce au moment où on la fabrique.Le spectre de cette source doit de plus être assez étendu et très régulier.Il faut ensuite créer ce fameux masque, ce « pochoir » qui sert de négatif à l’impression des puces.Il faudra enfin mettre au point des résines dont la sensibilité est optimale dans le domaine des fréquences propres aux rayons X.Comme source de rayons X, il n’est évidemment pas question d’utiliser un tube de Crookes, comme le fait votre dentiste.Les chercheurs favorisent plutôt l’usage d’un accélérateur d’électrons que l’on nomme synchrotron.Il s’agit hélas d’un appareil bien encombrant et surtout fort coûteux.Il existe heureusement un autre moyen de produire des rayons X qui ont les caractéristiques exigées : créer un plasma (un gaz ionisé) en dirigeant sur-une cible de métal le rayon d’un laser alliant une énorme puissance à une durée d’impulsion ultra-courte.Comme ils possèdent déjà le plus puissant laser au Canada, les chercheurs de l’INRS ont choisi cette méthode.En frappant une cible de cuivr-e, une très brève impulsion de ce ! laser produit un plasma qui, à | son tour, émet les rayons X dési-ii rés.Cette source quasi-ponctuel|l le de rayons X possède les caracl téristiques nécessaires pour im-1 primer des puces.Les chercheurs de FINES auraient pu aussi l’utiliser pour fabriquer leur- première puce, s’ils avaient disposé de l’appareil de très har te précision qui permet d’aligne I les masques.Un masque d'une extraordinaire précision La fierté légitime des chercheurs de Varennes, toutefois, c’est d’avoir mis au point un masque d’une extraordinaire précision.Élaboré par l’équipe plasma-matériaux du chercheur Ali El khakani de FINES, ce mas que constitue F« original » à par; tir duquel les puces seront fabriquées.Il contient le dessin, reproduit au moyen d’un faisceau d’électrons, de tous les composants devant être transférés sur une même couche de semi-con- | ducteur.La réalisation complète! d’une puce se fera en plusieurs étapes utilisant une succession i de masques qui devront être parfaitement au registre.Ces masques ressemblent, en beaucoup plus complexe, à des négatifs photographiques en noir et blanc.Des zones transparentes, composées d’une membrane de carbure de silicium épaisse de deux micromètres (mülionniè-mes de mètres) seulement, laisseront passer les rayons X, alors que des zones opaques, où la membrane est recouverte de motifs de tungstène de dimensions sub-micrométriques, les arrêteront.Cette membrane est ensuite montée sur un support de plexiglass grâce auquel le masque pourra être installé dans Faligneur afin de transférer sur la puce les motifs à reproduire.Produh-e ainsi un masque cent fois plus fin qu’un cheveu représente un véritable tour de force.La membrane, malgré son extrême minceur, doit posséder une excellente tenue mécanique et Le zoo de Saint-Félicien, d'une beauté exceptionnelle met en évidence les eaux tumultueuses de la Rivière-aux-Saumons, sur un fond de conifères typiques de la forêt boréale québécoises.Point de rencontre incomparable entre l'homme et la nature, Le zoo de Saint-Félicien vous propose une vision actuelle et unique du monde des jardins zoologiques, soit le Parc des sentiers de la nature.Articulé autour des principaux éco- systèmes du territoire, représentation biogéographique à l'échelle, du Canada; (Toundra, Taïga, Prairie de l'Ouest et Prairie de l'Est).Le Parc des | sentiers de la nature présente l'évolution de l'homme.des reconstitutions historiques vivantes ou des acteurs vous feront revivre le quotidien de l'époque des pionniers, ses relations avec le monde animal: Ours noir, cerf de virginie.le Parc des sentiers de la nature vous présente, un de ses plus beaux joyaux.La plus grande meute de loups au monde en semi-captivité avec à sa tête, fait exceptionnel, une femelle! 1-8 0 0-6(17-5 6 87 bemache du Canada, bison d'Amérique, loup, caribou, boeuf musqué, wapiti, orignal et plusieurs autres.450 animaux d'espèces différentes vivant en toute liberté.ST-FELICIEN Actualités une stabilité thermique à toute épreuve, même lorsqu’on la bombarde avec des rayons X.La moindre déformation des masques, pendant la fabrication des puces, compromettrait l’exacte superposition de leurs éléments et les rendrait inutilisables.On utilise donc des techniques de pointe du génie des matériaux pour fabriquer et caractériser les masques.La puce TEGFET que l’on s’apprête à fabriquer utilisera une succession de cinq masques.Avec des transistors dont la grille fait moins de 0,15 micromètre de largeur, ce sera l’un des circuits les plus miniaturisés actuellement réalisables par lithographie X.Cependant, les chercheurs de Micronet - et ceux de FINES en tête - ne comptent pas pour autant se reposer sur des lauriers si bien mérités.Ils travaillent déjà à réduire encore la taille des composants en focalisant sur une surface encore plus petite le faisceau de rayons X.Toutefois, on ne manipule pas les rayons X comme de la lumière, en utilisant des lentilles ou des miroirs.Aucun dispositif « optique « ne convient à la nature capricieuse de ces radiations.Les chercheurs de Varennes ont mis au point des miroirs multi-couches fort prometteurs qui devraient leur donner quelques longueurs (d’onde ?) d’avance dans la prochaine étape de la course à la miniaturisation.• Physique La physique des boules de feu Les boules de feu, un phénomène rarissime qui peut survenir avant un orage, ont toujours intrigué les physiciens.Mais c'est un chimiste qui vient peut-être d'en trouver l'explication.par Pedro Rodrigue Enfin, me voilà vengé ! Je devais avoir sept ou huit ans, c’était à la campagne, un chaud et orageux après-midi d’été.Dans la cuisine de la grande maison de ferme, l’air était si chargé d’électricité qu’il y flottait une vague odeur d’ozone et qu’on en ressentait des picotements.Ma tante, qui avait une peur bleue des orages, m’avait juché sur une table, m’ayant recommandé, poui une raison que j’ignore toujours, de ne pas mettre les pieds par terre.Puis elle avait couru à l’étage fermer les fenê très.C’est alors que j’ai vu cet- » te « chose » sortir tout doucement du téléphone.Une boule de feu, grosse comme une oran- .!l ge, s’est mise à flotter dans l’aii à un mètre du sol, errant lente-ment dans la pièce et rebondissant mollement sur les murs et le mobilier, à la manière d’un ballon de baudruche.Ni bruit, ni chaleur : c’était même fort joli à voir.Au bout de quelques secondes, la boule de feu tou- tiP ¦ Vous rappelez-vous la boule de feu qui entrait par la cheminée dans Les 7 boules de cristal ?Une aventure semblable est arrivée au journaliste Pedro Rodrigue, fort heureux de voir confirmer le phénomène par des chercheurs respectables.CENTRE d'interprétation des battures et de réhabilitation des oiseaux DE SAINT-FULGENCE 700, du Cap des Roches, Saint-Fulgence (Québec) GOV ISO Téléphone: (418) 674-2425 kijie 10 Québec Science/Juin 1993 Actualités niellai,K # tint b 'tlleitÈ ttltif» jiintd ttè» Itit lui et* on irtel'i es* ittefc .Brà tito ’ftlffl- cha le poêle à bois et disparut comme elle était venue.Dans les milieux scientifiques, on a longtemps traité les observations de boules de feu à la manière des apparitions d’ovnis.Pourtant, je vous le jure, je n’avais pas bu ! Mais voilà : le chimiste David Turner, de iPUniversité de Bristol, vient de soumettre à la très sérieuse Royal Society d’Angleterre une hypothèse qui tente d’expliquer cet étrange phénomène.Il l’a mitai d’ailleurs fait après que l’un de lÉnil ses collègues, le physicien Brian Pippard, eut observé les déplacements d’un pareil « engin » dans son laboratoire, à l’Université de Cambridge.Selon Turner, qui est spécialiste du comportement des sels :en suspension dans la vapeur, une boule de feu peut se former dès que l’air humide électrisé se « dissocie » pour former un plasma froid dont la température ne dépasse pas quelques milliers de degrés.(Eh oui, on /Jdit bien un plasma « froid ».) Comment cela est-il possible ?PU}Et d’ailleurs, qu’est-ce qu’un plasma ?Il s’agit d’un quatrième état de la matière, après le solide, le liquide et le gaz.Le plasma est un gaz très chaud et ionisé : un ! champ magnétique très puissant a par exemple arraché un électron aux molécules ou aux atomes.Les champs magnétiques associés aux éclairs seraient suffisants, et les boules 11 de feu se forment toujours dans ; des conditions propices aux j'éclairs.Si ces conditions peu-j îivent créer une décharge électrique dont la température at-¦ teint 27 000 degrés (cinq fois la température de surface du soleil), elles sont théoriquement i suffisantes pour créer un plasma, beaucoup plus froid.D’ailleurs, les boules de feu ne : brûlent pas tout sur leur passage.Dans l’air ambiant frais, , humide et électriquement char-^ gé, diverses réactions physicochimiques créent immédiatement autour du plasma diffé- iventifl /lH rentes couches qui l’isolent.Selon le modèle de David Turner, au centre de la sphère se trouve le plasma, très chaud.Dans la couche suivante, plus froide, les ions qui s’échappent du centre se recombinent en molécules, ce qui produit une chaleur intense.Mais l’idée novatrice de Turner concerne la troisième couche, qu’il appelle « zone d’hydratation ».Les quelques ions issus du centre qui ne se sont pas recombinés en molécules captent une grande quantité de molécules d’eau.Ce faisant, ils leur cèdent beaucoup d’énergie, ce qui abaisse la température externe de la boule de feu à une centaine de degrés à peine.Cette température est assez basse pour que des gouttelettes d’eau se condensent à la surface de la boule.Alourdie par cette eau, la sphère de feu reste près du sol.L’eau réagit avec l’azote et l’oxygène de l’air pour former une pellicule d’acide nitrique.Selon le chimiste, la tension superficielle de cette couche serait suffisante pour s’opposer à la pression du plasma.Le résultat : un peu comme si le Soleil était emprisonné dans une bulle de savon ! Voilà comment s’expliquent la stabilité des boules de feu et surtout leur longévité, qui atteint parfois près d’une minute.• E.m r Le Japon branché sur fibre optique Il y a fort à parier que l'« autoroute électronique » dont parlent tant les Américains {voir Québec Science, mai 1993), de même que nos gouvernements, sera « pavée » de quincaillerie japonaise.D'autre part, les puces de nos ordinateurs nous viennent souvent du pays du Soleil Levant.Mais les Japonais viennent de s'apercevoir avec horreur que tout juste la moitié de leurs écoles primaires disposent d'un ordinateur (86,1 % dans le cas des écoles secondaires).Étrange retard au pays de la haute technologie ! Comme, par ailleurs, l'économie ne roule pas aussi vite que chacun l'aurait espéré, le ministère japonais du Commerce international et de l'Industrie a préparé pour le pays un plan de relance qui, pour une fois, ne met pas l’emphase sur les travaux publics.Le gouvernement japonais a le choix d'investir dans le secteur de l'ingénierie (par exemple, en rénovant les routes, comme le fait le Canada) ou dans l'électronique destinée aux consommateurs.Selon le ministère japonais, une croissance de 10 % en ingénierie créerait une remontée de 5,6 % du secteur manufacturier.Mais une croissance de 10 % en électronique enrichirait le secteur manufacturier de 23.1 % ! Le gouvernement japonais a choisi l'électronique.Afin de relancer l'économie, il a en effet prévu remplacer à la grandeur du pays les fils du téléphone par des fibres optiques.D'ici 0 2015, chaque foyer japonais sera donc « fibré », ce qui permettra | d'y transmettre en même temps dix millions de conversations et K 10 000 canaux de télévision.D'après le Ministère, les Japonais vou-^ dront alors s'équiper d'une panoplie d'appareils électroniques.• 2 P.R.Cet été, i/isiteg Cexposition “ âPa vis dans ^jo/td du Qagumay et ü’estuai/te du Qt-^au/ient ” Musée 1 3346, boul.da la Grande-Baie Sud H11 1TÎ r\ t*/"! Ville de La Baie (Québec) G7B1G2 UU 11 \ vl w Tél.: (418) 544-7394 • Téléc.: (418) 544-1764 / Ville de la Ba* Québec Science / Juin 1993 11 Actualités Les bières ice, draft, dry dans la pub Les grosses brasseries redoublent d'imagination pour nous offrir de nouveaux produits.Mais les slogans publicitaires correspondent-ils vraiment aux nouvelles caractéristiques de ces bières par Étienne Denis C’est enfin l’été.Il fait beau, il fait chaud, et on boit de la bière.Mais la bière « canadienne » n’est plus ce qu’elle était.La publicité nous apprend que la nouvelle Ice Beer est brassée dans la glace, que les draft sont filtrées à froid, que les diy n’ont pas d’arrière-goût.Évolution ?révolution ?ou marketing?D’abord une précision.Labatt et Molson O’Keefe ne chambardent pas leurs procédés pour produire les ice, dry, et draft.Ce sont essentiellement les mêmes ingrédients qui sont utilisés à peu près de la même manière, dans les mêmes proportions que pour les autres bières.Où est la différence ?La glace des /ce Prenons le cas de ces nouvelles ice.Se faire proposer une bière associée à de la glace est très appétissant lorsqu’on cuit sous un soleil de plomb.La publicité de \& Black ice (de Molson O’Keefe) parle donc de filtrage glacé, celle de \a.Ice Beer (de Labatt) dit carrément qu’elle est « brassée dans la glace ».Une petite controverse a d’ailleurs entouré ce slogan de Labatt.Il est impossible de brasser une bière dans la glace ! Du moins, si l’on choisit la définition utilisée par les maîtres brasseurs.Pour eux, le brassage est la première étape de production d’une bière, celle où les in- grédients sont mélangés et bouillis.Suivront les étapes de fermentation, de maturation et d’embouteillage.Vérification faite, les ingrédients de la/ce Beer de Labatt sont mélangés aux mêmes températures que les autres bières.Les sucres du malt sont extraits quelque part entre 50 et 70 °C (impossible d’obtenir plus de précision), et le houblon est ajouté dans un liquide bouillant.Où est la glace ?Elle vient plus tard, beaucoup plus tard.Le brassage se termine lorsque la bière est mise en bouteille, estime André Lessard, vice-président à l’exploitation Chez McAusIan, l'arôme des fleurs de houblon est extrait dans l'eau chaude à 85 °C.chez Labatt.Après la fermentation à température normale, la Ice Beer de Labatt est mûrie et filtrée à -4 °C (-3 °C pour la Black ice de Molson O’Keefe).Seule cette étape de la production se passe sous le point de congélation.Mais c’est assez pour que Labatt considère que sa fcc est brassée dans la glace.En parlant de « filtrage glacé », Molson O’Keefe est donc plus clair.Pour juger de l’innovation, il faut savoir que toutes les bières de ces deux brasseries sont mûries et filtrées à froid (retenez bien ce détail, nous y revien- drons).La température utilisée > pour les autres marques varie en effet de 0 à 8 °C, soit à peine trois ou quatre degrés de plus que pour les ice, dans certains cas.Lors du lancement de la/ce Beer, Labatt a mis l’accent sur la nouvelle technologie permettant i de retirer les cristaux de glace qui se forment dans la bière à -4 °C.L’entreprise canadienne a demandé des brevets, conclu une entente d’exclusivité avec un fabricant d’équipement.Pourtant, ôter la glace ne change pas le goût de la bière, expli- iiio que André Lessard.(Et ça n’augmente pas le pourcentage d’alcool, contrairement à ce que certains détracteurs ont prétendu).Pourquoi retirer les cristaux ?Simplement parce qu’à -4 °C, ils bloqueraient les tuyaux.Un détail technique ?Peut-être, mais il a donné lieu à un slogan publicitaire : « Brassée dans la glace «.(Chez Molson O’Keefe, on n’a pas ces problèmes de cristaux.) Le vrai but du procédé est de filtrer la bière à très basse température.Cela réduit l’âpreté de la bière, dit André Lessard.À Molson O’Keefe, Robert Pres-seau, vice-président de la pro- ieii, ar Michel Gauquelin itili rj our répondre à l’urgence de L la situation économique dif-ïcile que nous vivons au Québec, il faut faire une utilisation in-;elligente de la technologie et de isftl |la science comme outils pour diversifier l’économie et créer des mplois nombreux », affirme le îonseil de la science et de la ;echnologie, présidé par Louis Berlinguet, dans un avis qu’il dent de remettre au Gouverne-nent du Québec.Intitulé Urgence technologie, °ourun Québec audacieux, compétitif et prospère , cet avis dent répondre à une demande :aite en février 1992 par la ministre de l’Enseignement supérieur jlfitülît de la Science, Lucienne Ro- billard.Pourquoi cette demande ?Parce que la ministre, ainsi que son collègue Gérald Tremblay, ministre de l’Industrie, du Commerce et de la Technologie, sont souvent « sollicités pour expliciter les objectifs nationaux et proposer des actions adaptées aux eryeux de l’heure ».Ces enjeux, expliquent-ils, découlent du nouvel ordre scientifique mondial qui façonne la restructuration des économies nationales et des blocs économiques.Urgence technologie fait un tour d’horizon en près de 200 pages des grandes questions de l’heure en matière de science et de technologie appliquées à la situation du Québec.Quatre priori- ùiaxtvik i V 4 'lit* ü La ministre de l'Enseignement supérieur et de la Science, Lucienne Ro-billard, a voulu se donner les moyens de faire face au « nouvel ordre scientifique mondial ».tés, 22 recommandations et plus de 100 moyens pour les réaliser sont suggérés pour contribuer au développement économique et social du Québec.Les priorités ?Accroître la capacité technologique des entreprises, miser sur la matière grise, développer une nouvelle culture scientifique, technologique et industrielle, redéfinir le rôle du gouvernement en science et en technologie.Les recommandations ?Par exemple, que les entreprises accroissent leurs dépenses de recherche-développement industriel, que les banques investissent plus dans les PME innovatrices et technologiques, que les collèges et les universités forment une relève qui réponde aux Le Musée :r Un voyage dans le passé pour connaître la vie et l’oeuvre du célèbre inventeur Joseph-Armand Bombardier, l’histoire de l’industrie de lamotoneige depuis I960 et une programmation continuelle d’expositions temporaires.Ouvert à l’année, du mardi au dimanche, de 10 h à 1" h Dans le cadre de sa programmation d’expositions temporaires à caractère scientifique, le Musée ].Armand Bombardier est heureux d’accueillir -n exclusivité au_Qugbec: “HORIION MATHÉMATIQUES ” “L’ESPRIT INFORMATIQUE” deux expositions réalisées par la Cité des Sciences et de l’Industrie de La Villette (Pans), du 14 juillet au 30 septembre 1993.1001, avenue J.A.Bombardier, Valcourt (Québec) JOE 2L0 • (514) 532-5300 Québec Science/Juin 1993 15 Actualités besoins de l’économie, que l’action concertée (gouvernement-entreprises-universités) soit développée, qu’une « véritable révolution des mentalités » soit provoquée pour développer une culture scientifique, que le gouvernement évalue et rationalise ses activités internes, ses programmes et ses organismes en science et en technologie.et qu’au plus haut niveau gouvernemental, soient fixés des objectifs précis et soit assurée une coordination des activités des ministères et organismes publics en science et en technologie.À côté de ces recommandations très générales, on en trouve plusieurs plus précises : que les universités incluent dans leurs plans de développement stratégique un chapitre sur la recherche, ou encore que l’enseignement de l’anglais et l’apprentissage d’autres langues soient renforcés.Le Conseil va même jusqu’à recommander des objectifs chiffrés sur cinq ans : les entreprises, PME surtout, devraient accroître de 50 % leur personnel scientifique et technique.Elles devraient porter de 0,5 % à 1,5 % de la masse salariale leurs investissements en formation continue et aussi accroître de 60 % leur volume d’exportation de technologies de pointe.Enfin, les entreprises devraient porter de 0,9 % à 1,5 % du PIB leurs dépenses de recherche-développement industrielle.Les moyens sont eux aussi d’ordre plutôt général, comme le reconnaît le Conseil, qui parle de « pistes ».Le Conseil table essentiellement sur le partenariat, l’encouragement, l’expansion, la mobilité, etc.Le Conseil de la science et de la technologie a donc laissé un peu d’ouvrage au Gouvernement.Et comme il ne fallait pas trop demander à un gouvernement qui a du mal à équilibrer son budget, le Conseil lui recommande de ne pas augmenter ses dépenses consacrées à la science et à la technologie, mais plutôt de réaménager, de remplacer ou d’éliminer.• 16 Québec Science/Juin 1993 Tuberculose Le spectre de la mise en quarantaine Devrait-on isoler de force des malades contagieux irresponsables ?par Lyne Fréchet Aux États-Unis, de nouvelles lois permettent désormais de mettre en quarantaine les tuberculeux qui refusent de se soigner.Certaines mesures, comme la détention en hôpital, soulèvent des discussions passionnées sur l’éthique médicale.Faut-il en premier lieu protéger la santé d’une population, ou préserver les droits et libertés individuels ?« Les hôpitaux devraient s’en tenir à des plans de traitements volontaires », déclarait en février Lawrence 0.Gostin, directeur de Y American Society for Law, Medicine and Ethics.La confidentialité, croit-il, est importante pour préserver la vie privée, l’autonomie et la dignité des gens.Par crainte d’être dénoncées, certaines personnes pourraient éviter de consulter un médecin, ignorer des symptômes inquiétants et continuer à répandre la tuberculose, allèguent aussi des groupes de défense des libertés.À New York, les législateurs du Health Department rétorquent que d’autres mesures plus souples ont été essayées sans succès.D’après eux, la quarantaine reste le seul moyen d’enrayer l’épidémie.Dans cette ville, la loi permet aux hôpitaux d’engager des gardiens de sécurité pour contrôler les allées et venues d’un patient.Celui-ci peut ainsi être tenu sous haute surveillance médicale pour une période de deux ans.S’il refuse de collaborer, le récalcitrant s’expose à l’emprisonnement.La tuberculose est tout à fait curable à la condition que le patient prenne jusqu’à 10 pilules par jour, pendant une période pouvant aller jusqu’à deux ans.Le problème, c’est que les personnes atteintes - qui sont, sauf exception, très pauvres et sous-alimentées - peuvent abandonner le traitement.La maladie peut alors réapparaître sous une forme plus sévère et plus contagieuse.{Voir Québec Science, fê- le docteur Jean Robert (à droite),du département de médecine préventive de l'Hôpital Saint-Luc, croit qu'on peut convaincre les tuberculeux récalcitrants de se faire soigner.L'épidémiologiste Robert Rémis (à gauche) préconise des mesures plus sévères face à des comportements qu'il qualifie de criminels.vrier 1993.) Les autorités souhaitent aussi que la « détention » des patients pousse les médecins à tenir compte de certains problèmes typiques des tuberculeux récalcitrants : maladie mentale, toxicomanie, itinérance.Htn fai si Des mesures plus sévères ?Chez nous, aucune loi ne traite directement de la quarantaine, mais certains articles de la Loi sur la protection de la santé publique permettent d’imposer un traitement pour certaines maladies.Ces maladies « à traitement obligatoire » comprennent la tuberculose en phase active, mais aussi la syphilis, la peste, le choléra, etc.Selon la Loi, le chef du département de santé communautaire doit prendre les mesures nécessaires pour prévenir ces maladies, enrayer la contagion et protéger la population.Mais il ne s’agit là que de principes généraux, les mesures à prendre ne sont pas mentionnées.Ce sont les autorités médicales qui doivent les interpréter.D’où le débat.Les médecins utilisent parfois cette loi, mais uniquement après » Actualités ji lavoir waiment épuisé tous les autres moyens à leur disposition : rencontres avec le patient, plan d’action avec le médecin I SI traitant, les infirmiers des CLSC, j (etc.« Lorsque nous sommes tout il] à fait convaincus qu’il n’y a pas | ail d’autres possibilités, nous de- > Iff] B'W P ! *t|i ifitdem l’Hôpital ipsit» mwalt taa, bertHéK des late à da il mandons une injonction », expli-iique le docteur John Carsley, i coordonnateur du département il de santé publique de l’Hôpital !l général de Montréal.Chaque an-Jnée, des tuberculeux reçoivent ainsi un ordre de la cour les obligeant à se faire soigner.À ce jour, ces ordonnances de la cour ont largement suffi à convaincre les malades.Person-|ne n’a refusé de collaborer, et les médecins donc n’ont jamais neu à passer à l’étape suivante : (demander un mandat d’arrestation.Mais l’arrestation ne réglerait pas tous les problèmes.Comme il n’y a aucun précédent judiciaire, les tribunaux des cours supérieures devraient probablement décider du sort du malade.Il s’en suivrait certainement de longues, très longues discussions.De nouvelles personnes pourraient entre temps être infectées.C’est pourquoi Robert Rémis, i directeur du Bureau des mala-j.i J dies infectieuses de Montréal, réclame des mesures plus sévè-res.« On parle d’une maladie ; « hautement contagieuse et ceux -, if.i qui en refusent le traitement ont un comportement criminel, dit-il.Peu importe les moyens utilisés, le plus important est de protéger la santé de la population.Les droits des uns s’arrêtent quand la santé des autres est menacée.» Un retour vers Plnquisition ?Jean Robert, chef du Département médecine préventive de l’Hôpital Saint-Luc, n’est pas d’accord.« Sur papier, il paraît évident de prendre toutes les mesures nécessaires pour enrayer la contagion, dit-il.Mais sur le terrain, les choses se pas- sent différemment.» Certaines personnes peuvent se comporter de façon irresponsable, admet le médecin.« Mais ce sont là des cas isolés et existe d’autres moyens pour leur venir en aide : suivi à domicile, éducation, prévention, etc.» En matière de santé publique, estime Jean Robert, des soins plus efficaces seraient plus utiles qu’une loi facilitant la mise en quarantaine.Les Américains, croit-il, retournent à l’époque de l’Inquisition.Le processus de révision de la Loi sur la protection de la santé publique est déjà commencé.Mais il faut parfois compter jusqu’à 15 ans avant qu’une nouvelle loi soit adoptée, explique Jean Robert, qui participe à la révision à titre d’adjoint au sous-ministre.D’où l’importance, selon lui, que les mesures aillent au-delà d’une épidémie ponctuelle.Les lois doivent énoncer de grands principes et respecter la culture et les habitudes d’une population.« L’esprit dans lequel a été rédigée la Loi ne visait pas seulement à enrayer la contagion, dit Jean Robert, mais aussi à protéger les malades en leur offrant des soins gratuits.“Traitement obligatoire” signifie aussi : obligation pour le système de santé de soigner les malades.» « Traditionnellement au Québec, nous avons toujours misé sur la prévention et l’éducation plutôt que la répression », poursuit-il.Au Québec, c’est un fait, la lutte contre la tuberculose n’a jamais cessé même si la maladie avait presque disparu.Résultats : nous risquons peu de connaître une épidémie similaire à celle des États-Unis.L’expérience du sud peut néanmoins nous servir.Ainsi, on constate qu’il existe toutes sortes de moyens pour inciter des malades à se soigner.kwBeth Israel Medical Center de Manhattan, par exemple, on incite les patients contagieux à demeurer dans leur chambre en leur fournissant téléphone, téléviseur et jeux vidéo ! • iïlUSËE flflTIOnt DE L' faites dêcÆefi i/ot/te imagination.Ottawa, 1-800-463-2038 Canada r~ Réduction de 5 X) sur tout achat “A | sur présentation de ce coupon au 7950, de Marseille, Montréal I I I affiches • • disques * ANNIVERSAIRE du Groupe Centre de conservation de la faune ailée Le centre de la jumelle au Québec La haute qualité japonaise à petit prix Jumelle Legacy 7 x 35 U.G.A.Baush & Lomb Spécial 129,95$ _ .„ en Sugg.: 211,24 J Bushnell Lunette Spacemaster Zoom 15-45 w l-T Sugg.: 464$ Plus de 60 modèles à prix imbattables 7950, rue Marseille Montréal.Qc H1L 1N7 (S 14) 351-5496 MÉTRO Honoré-Bssugrand 7/j .ssdno) • eadoasoaaïuj • sedoasçiç wj — Québec Science/luin 1993 17 23 Actualités itolURH' LE MAGAZINE DROLEMENT SCIENTIFIQUE DES 7 À 14 ANS Vous propose, en juin : Les voitures solaires Une grande course de voitures solaires se déroule ce mois-ci aux États-Unis.Des Canadiens sont sur la ligne de départ.La science en vacances Au placart, lo télé! Dix idées pour un été génial et .scientifique.Comment vole un frisbee?Comme l'aile d'un avion, le dessus d'un frisbee est légèrement convexe et le dessous concave.Atchoum! La saison des allergies Ils sont si petits, ces grains de pollen! Comment peuvent-ils provoquer de si gros éternuements?Météo à la carte Que signifient tous ces signes sur la carte météo du journal?Les routes du ciel A l'âge de 10 ans, Bharat Thapa n'avait jamais vu d'auto ni même de bicyclette.Aujourd'hui, il pilote un avion canadien entre les sommets de l'Himalaya.En plus : Des expériences amusantes à faire à la maison, des concours, des jeux, des fiches à collectionner, des bandes dessinées, la rubrique des correspondants et plus.52 pages de découvertes! Les Débrouillards est en vente dans plusieurs kiosques au prix de 2,95$.Pour s'abonner (1 an, 10 numéros, 26$) s'adresser à: Magazine Les Débrouillards 25, boul.Taschereau, bureau 201 Greenfield Park, Québec J4V 2G8 Commande téléphonique (carte de crédit indispensable): 875-4444.^U>57 VaJ Torpille à bâbord ! La Calypso de Cousteau est un ancien navire militaire, un dragueur de mines qui est main tenant bourré d'équipement scientifique.En Australie, on a décidé de faire à peu près l'in verse.Le navire de recherche océanographique Aurora Australis, joyau de haute technologie est maintenant armé d'une torpille.Nouvelle étape dans la guerre aux chasseurs de baleines ' Pas tout à fait.La torpille, qui traînait depuis 30 ans dans les entrepôts de la très pacifique Royal Australiar Navy, a été transformée en appareil de mesure de l'épaisseur des glaces antarctiques (sa char ge explosive a d'ailleurs été retirée).Modifiée afin de lui donner une plus grande autonomie et pilotée par un système de guidage entièrement informatisé, cette torpille transportera de: appareils scientifiques qui lui permettront, en naviguant sous la banquise, d'en mesure) :!ûi l'épaisseur avec une précision inégalée jusqu'ici.En gros, l'engin combinera les information: reçues d'un profondimètre fort sensible et d'un sonar dirigé vers le haut.Il calculera en continu l'épaisseur de la glace, opération qui, auparavant, exigeait le forage de milliers de trous C'est pour mieux comprendre les échanges thermiques qui existent entre l'océan et l'atmosphère, une donnée essentielle en climatologie, que les Australiens veulent mesurer avec autant d'exactitude l'épaisseur de la banquise australe.• P.R.L’œuf voyageur L'œuf d'un oiseau géant disparu depuis plus de 300 ans à Madagascar a été découvert en Australie.Il aurait été charrié par vents, courants et marées sur 6000 kilomètres, pour finalement s'échouer sur les rivages de l'autre côté de l'océan Indien.L'œuf, vieux de quelques milliers d'années, est pétrifié.Il fait 30 centimètres de longueur ; ses parents, qui ne savaient pas voler, mesuraient 3 mètres et pesaient plus de 450 kilogrammes.L'œuf a été découvert par trois jeunes écoliers, et est présentement exposé au musée de Perth, en Australie.La loi australienne oblige les deux familles qui en sont propriétaires à le garder au pays, mais elle ne les empêche pas de le vendre.Le musée de Perth compte en faire l'ac- yj quisition, grâce au don de certains bienfaiteurs.Les deux familles veulent bien 55r, [•EUE laisser partir l'œuf.mais pas en bas de cent mille dollars.Trop cher, dit le musée, i a On s'attend à ce que les vendeurs se mon trent un peu plus raisonnables.•/.D.Comme chez le dentiste : on gèle, puis on extrait Le plus riche gisement d'uranium au monde se trouve à Cigar Lake, dans le nord de la Saskatchewan.Les 150 000 tonnes de minerai qu'il contient sont en moyenne huit fois plus riches en uranium que le minerai des autres mines.Il y en aurait assez pour alimenter durant trois ans toutes les centrales nucléaires de la planète.Cette mine est toutefois un véritable cauchemar pour les géologues.Premièrement, au contraire des autres mines d'uranium, ce gisement est très profond : 450 mètres.Comme le minerai est très radioactif, les mineurs devront travailler à une distance respectable.Pour couronner le tout, le minerai est entouré d'argile gorgée d'eau.Les deux tunnels creusés près du gisement n'ont donc pu être terminés.« Nous avons trouvé tellement d'eau, explique Jean-Michel Marino, directeur de projet chez Cogema, la firme qui a découvert le gisement, qu'il devenait impossible de creuser davantage.» Comme il était impossible de pomper toute cette eau, les ingénieurs ont décidé de la congeler.Il s'agit de noyer dans l'argile des milliers de serpentins métalliques, dans lesquels on fait ensuite circuler une solution réfrigérante de saumure.La température descend à -25 °C, ce qui consolide l'argile.Autre avantage de ce refroidissement : les opérations de forage dégageront moins de poussière radioactive et l'argile gelée retiendra mieux le radon émis par le minerai.Au cours des années 70, certains immeubles du centre-ville de Montréal ont été construits selon cette technique.• I I Tt f ] .II .- T N I 18 Québec Science/Juin 1993 jr Ecologie du Saint-Laurent ïtedirul^ ^WeiKi ysMisùJ iwladii ifautowi i'fii mesi'i «foiaik* Le retour du bar d’Amérique L'écologie du Saint-Laurent a été fortement perturbée depuis quelques décennies.Et pas seulement par la pollution : c'est probablement le creusage de la voie maritime qui a fait fuir le bar d'Amérique.Mais ce gros poisson qui faisait le bonheur des pêcheurs sera peut-être réintroduit.ias datai in et l'ata» met am a» PJ T lit le* euw* (d 9BI ’ Animation à Baie-Eternité, dans le Parc du Saguenay Centre Astro, Dolbeau, (418) 276-0919.Dolbeau possède depuis déjà 23 ans son observatoire, construit à la même latitude que l’Observatoire de Paris pour permettre l’observation conjointe de phénomènes astronomiques.En plus d’observation de jour et de soir, le Centre offre aux visiteurs un spectacle son et lumière, des expositions sur divers phénomènes liés à l’astronomie (marées, éclipses).On y simule même un tremblement de terre! Belvédère d’observation à proximité.De 3 $ à 5,75 $.?Musée du fjord 3346, boui.de la Grande-Baie sud, Ville de La Baie, (418) 544-7394.Parc du Cap Jaseux, Saint-Fulgence, (418) 674-9224.Un énorme cap qui offre une perspective de choix sur les escarpements du fjord du Saguenay.Un centre d’accueil offre de la documentation sur ia faune, la flore et la géologie du parc, et des guides naturalistes, dans les sentiers d’interprétation, peuvent initier les visiteurs à l’ornithologie, la botanique, l’entomologie et la mycologie.De 1 $ à 2 $.?Centre historique et aquatique de Roberval, (418) 275-5550.L’histoire et l’évolution environnementale du lac Saint-Jean.Aquarium, projections de jeux interactifs et projections audio-visuelles nous en font découvrir ia faune et la flore.De 2,50 $ à 4 $.Une toute nouvelle exposition sur les être vivants qui habitent le fjord du Saguenay, des poissons aux oiseaux en passant par les mammifères marins.On insiste sur les particularités de cet habitat unique et sur l'importance de le protéger.Tubes aquariums avec les principales espèces de poissons du fjord.Documents vidéos sur différentes espèces fauniques.Panneaux explicatifs, maquettes, jeux et questionnaires interactifs.Prévoir entre 1 et 2 heures.Du 27 mai au 24 juin, lun.à ven.8 h 30 à12h;sam.etdim.13hà17h.Du 24 juin au 4 septembre, !un.à ven.8 h 30 à 17 h; sam.et dim.10 h à 17 h.Adultes 3 $.Enfants, étudiants, âge d’or 2$.Familles 8$.èv.O Centre d’interprétation de la Métabétchouane Desbiens, (418) 346-5341.Une exposition à caractère historique et archéologique, près d’un ancien poste de traite.Ustensiles et outils remontant à 5000 ans.Interprétation des fouilles archéologiques.Visites guidées.De 1,50 $ à 3 $.?Exposition sur le fjord du Saguenay.Sainte-Rose-du-Nord; à l’école Sainte-Rose.Les visiteurs de passage y enrichiront encore leurs connaissances sur l’écologie, la géologie et l’archéologie de la région.Animateur sur place.Gratuit.B Centrale hydroélectrique de Shipshaw, Jonquière, (418) 694-1547.La plus importante des installations hydroélectriques de la compagnie Alcan au Saguenay/Lac Saint-Jean, construite pendant la Deuxième Guerre mondiale.Visites guidées.CS Ferme expérimentale de Normandie, (418) 274-3378.Cette station d’Agriculture Canada se spécialise dans les recherches sur les plantes fourragères et ornementales: nouvelles variétés et guérison des maladies des plantes.Les visites guidées intéresseront surtout les mordus de l’agriculture.Gratuit.Passe migratoire et observatoire à saumons, Ville de La Baie, (418) 544-5116.Les saumons qui font une pause dans leur remontée peuvent être observés à travers une vitre sous le niveau de l’eau.Guide naturaliste sur place et fosses à saumon à proximité, presque au cœur de la ville! Les géniteurs sont transportés en camion-citerne jusqu’en amont d’un barrage, sur le site du Centre de plein-air Bec-Scie, où les sentiers pédestres longent un véritable canyon.Gratuit.I Trou de la fée, Desbiens, (418) 346 5632/5436.Une caverne creusée à même le granit, facile d’accès.Visite commentée par des guides De 4 $ à 5 $.Visites industrielles: H Abitibi-Price : Papeterie Alma, (418) 668-9346/9348.Papeterie Kénogami, Jonquière, (418)699-4541.Alcan : Usine Isle-Maligne, Alma, (418) 668-9872.Usine Laterrière, Chicoutimi, (418) 678-1600.Complexe Jonquière, (418) 699-3900.Installations portuaires, Ville de La Baie, (418) 544-9624/9650.H Ferme du Clan Gagnon Métabetchouan, (418) 349-2317.Fromagerie Albert-Perron, Saint-Prime, (418) 251-3164.r Jardin zoologique de Saint-Félicien 2230, bout du Jardin, Saint-Félicien; (418) 679-0543; 1-800-667-5687.Le seul zoo au Canada où les visiteurs sont derrière les barreaux et les animaux en liberté.La promenade à bord d’une baladeuse grillagée, en compagnie d’un guide-interprète, permet de mieux comprendre les liens entre les animaux de la région et leur habitat naturel, et l’influence de l’homme sur leur environnement.Un écomusée avec des reconstitutions historiques sur la vie des habitants de la région et un zoo traditionnel présentant quelques espèces exotiques complètent la visite.Prévoir de 3 à 4 heures.Du 24 juin au 3 septembre, tous les jours, 9 h à 18 h.Du 23 mai au 23 juin et du 4 au 26 septembre, 9 h à 17 h.Adultes 16 $.12-17 ans 11 S.2-11 ans 6 S.Âge d’or et étudiants 13 $.Le Guide des vacances Québec Science / Juin 1993 27 Saguenay / Lac Saint-Jean Abitibi-Témiscamingue Inhabituels pays d’en haut Un ciel déployant de telles aurores boréales ne peut couvrir qu’un pays cousu d’or.Il y a un million d’années, la terre s’entrouvrait au Nord-Ouest du Québec, pour laisser lentement remonter les métaux précieux des profondeurs du sol.Puis, la riche faille qui traverse l’Abitibi s’est refermée.Pendant des milliers d’années, les Algonquins ont occupé cette frontière au nord de laquelle commence le pays des Cris, à des centaines de kilomètres de ce qui allait devenir le territoire des Blancs.Au milieu du siècle dernier, les premiers colons, venus par l’Ou-taouais, s’installent au Témiscamingue et remontent vers l’Abitibi.Puis le chemin de fer amène un mince filet de pionniers, qui devient torrent lorsque les prospecteurs découvrent les riches gisements d’or, de cuivre et d’argent le long de la faille millénaire.Bientôt une ceinture minière s’étend de Timmins à Val d’Or.Éden des baigneurs et autres pieds marins, la région grouille de lacs et de rivières.les pêches y sont presque miraculeuses.Avec ses 116 000 kilomètres carrés, TAbitibi-Témiscamingue rend un culte aux grands espaces.Parsemée de villages aux noms si jolis qu’on en ferait un poème, la région s’ouvre sur Val d’Or.Ville énergique et joviale, elle honore passé et présent, par le village minier de Bourla-maque et le panorama grandiose de sa tour d’observation.À 25 kilomètres vers le nord, la « Boom Town » Malartic glorifie le quotidien des mineurs.Plus loin, Amos évolue au rythme du clapotis de la rivière Harricana.Le Centre des marais et ses habitants y accueillent les animaux blessés pour les bichonner jusqu’au retour de la santé.Sur la route qui mène à La Sarre, le parc d’Aiguebelle, avec ses reliefs comblés de lacs et de cascades limpides, garantit un dépaysement radical.L’univers minier reprend ses droits à Rouyn-Noranda, tut ma Parc d’Aiguebelle Accueil à Saint-Norbert-de-Mont-Brun, (819) 637-5322, à Destor, (819) 637-5950 et à Taschereau; centre d'information à Rouyn-Noranda, (819) 762-8154.La quintessence du paysage de l’Abitibi-Témiscamingue, modelé par les volcans, les mouvements de la croûte terrestre et le passage des glaciers.De nombreuses montagnes et plusieurs lacs émaillent une dense forêt de conifères.Sentiers avec panneaux d'interprétation.Naturalistes aux centres d'accueil et exposition sur la géomorphologie de la région à Saint-Norbert.Visites guidées è sur réservation.Prévoir une demi-journée.| Du 21 mai au 6 septembre, tous les jours, 7 h à 22 h.Gratuit.capitale du cuivre, témoin d’un des plus importants efforts de dépollution au Québec.Doucement se dessine le chemin du Témiscamingue.À Notre-Dame-du-Nord, la Société d’histoire se passionne de paléontologie et du haut de ses fossiles, 480 millions d’années vous contemplent.À Ville-Marie, le Fort-Témiscamingue se conjugue au passé des traites de fourrures et, côté jardin, s’épanouit la forêt enchantée.Décor unique de ce côté-ci de l’Amérique, le boisé révèle des cèdres aux formes abracadabrantes.Muse des Duguay et Desjardins, l’Abitibi habite à jamais ceux qui l’aiment.le Témiscamingue aussi.Marie Riopel ?B Exposition de géologie et de paléontologie 11, rue Principale nord, Notre-Dame-du-Nord, (819) 629-3358.Une rencontre avec nos « ancêtres » de plus de 400 millions d’années : l'histoire des espèces vivantes, les sciences paléontologique et géologique.Fossiles, photographies et moulages.Interprétation avec guides.Démonstrations de dégagement de fossiles.Ateliers, modelage de fossiles pour les jeunes.Prévoir 2 heures Du 7 juin au 27 août, horaires à confirmer.Environ.3 $.?Centre éducatif forestier du Lac-Joannès.McWatters, (819) 762-2369.Sentiers d’interprétation.Visites guidées sur demande.Journées thématiques et activités avec naturalistes.Gratuit.?Centre des marais et ses habitants, Amos, (819) 732-6875.Animaux en convalescence.Visites commentées sur demande.De 1 $ à 3 $.Visites industrielles: Ferme André Paquet Fugèreville, (819)748-3481.Ferme Champagne et frères Lor- rainville, (819) 625-2625.Ferme Plourde et fils Rémigny, (819) 761-2131.Ferme Jean-Luc Baril, Saint-Eugè-ne-de-Guigues, (819) 785-2171.Ferme Poulanie, Saint-Bruno-de-Guides, (819) 625-2067.La Sauvageraie Amos, (819) 727-2503.H Minéraux Noranda: Usine de smeltage, Horne, (819) 762-7764.Mines de cuivre et de zinc, Matagami, (819) 739-2511 Mines Selbaie, Joutel, (819) 756-2491.Cuivre, or, argent et zinc.Tembec.Témisaming, (819) 627-3321.Usine de pâtes.ED: I Serres Doralie, Senneterre, (819) 737-2929.Reboisement.Serres coopératives de Guyenne (819) 732-0456.Reboisement, tomates, fleurs.Complexe La Grande Phase 1 Municipalité de la Baie James, (819) 638-8486 ou (514) 289-2215.Au nord du nord de la région, accessible par route ou par avion, la centrale LG-2, à 137 m sous terre, est la plus grande centrale souterraine au monde.Les travaux se poursuivent à LG-1 et LG-2A.Visites guidées sur réservation seulement Musée régional des mines 650, rue de la Paix, Malartic, (819)757-4677.Une initiation complète et concrète à l’industrie minière et à la minéralogie de la région, dans la ville qui fut la capitale de la « ruée vers l’or » des années 40.Salles d’exposition avec minéraux, plans, photographies et maquettes.Simulations d’une descente souterraine dans une mine .Visites commentées disponibles.Prévoir 45 minutes Du 15 juin au 15 septembre, tous les jours, 9 h à 17 h.Adultes 3,25 $.12 ans et moins 1,25 $.Étudiants et âge d’or 2,75 $.ÏÜOi %ltj: ”®0fl Tj ikk 28 Le Guide des vacances Québec Science / Juin 1993 Muse et nature En Outaouais, on se trouve à la toute périphérie du Québec mais presque au cœur du Canada.Le touriste scientifique peut y profiter du meilleur des deux mondes.La région de la capitale compte des musées spectaculaires.Les plus anciens, comme le Musée national des Sciences et des technologies et celui de la Nature, demeurent des haltes de premier intérêt.Mais Ottawa n’est pas que la science-musée.C’est aussi la science en train de se faire.Dans cette ville surnommée la « Silicon Valley du Nord », les laboratoires du Conseil national de recherche, sur la promenade Sussex et le chemin de Montréal, ouvrent parfois leurs portes aux visiteurs.Sur l’autre rive, du côté québécois, Hull se laisse tranquillement gagner par cette activité, et la technologie de pointe y fait son apparition.Au bord de l’Outaouais, le tout-en-courbes Musée des civilisations célèbre les sciences humaines et offre une vue splendide d’Ottawa et de la rivière.Avec le parc de la Gatineau et les réserves fauniques de Papineau-Labelle et de Plaisance, c’est la fête des sciences naturelles : la caverne Laflèche, quelques kilomètres au nord de Hull, est la plus grande de tout le bouclier canadien.Mais l’une des plus belles expériences n’est qu’à quelques minutes du centre d’Ottawa ou de Hull, dans le parc de la Gatineau.Le sentier Mont-King.vous fera traverser, sur seulement quelques dizaines de mètres, des millieux très différents, de l’érablière à la plus forte concentration de chênes rouges du Québec, puis vous conduira sur les bords de l’escarpement de Eardly.Sur le rebord du bouclier canadien, votre regard embrassera la vallée de l’Outaouais.Si vous savez regarder, vous verrez l’urubu à tête rouge se laisser flotter dans les courants d’air chaud qui remontent l’escarpement.L’Outaouais est aussi un musée vivant à ciel ouvert.Le Centre éducatif forestier de l’Outaouais, à Mayo Jean-Marc Fleury H Musée national des sciences et des technologies 1867 bout Saint-Laurent, Ottawa, (613) 991-3044.Musée de l’aviation aéroport de Rockliffe, Ottawa, (613) 993-2010/1-800-463-2038.La culture scientifique sous tous ses aspects, l'interactivité à son meilleur.Exposition permanente « Eurêka ! », sur les inventions du 20* siècle.La technologie, de la goélette du 18e siècle jusqu’au Bras canadien.Les débuts de l’automobile, la navigation et la technologie maritime, l’imprimerie, la pomme de terre.Exposition temporaire « Le Canada dans l’espace ».Soirées d’astronomie.Visites guidées ou auto-visites.À côté, le Musée de l’aviation, de renommée mondiale, nous transporte sur les ailes du temps, du premier biplan à l’avion à réaction de combat.Principes de l’aérodynamique et des techniques de vol.Films et animation théâtrale.Bricolage pour enfants.Vols de biplan, avec possibilité de jouer les co-pilotes ($).Visites commentées les fins de semaine.Prévoir de 3 à 4 heures.De mai à septembre, tous les jours, 9 h à 17 h, jeudi jusqu'à 21 h.De 1,50 $ à 4,28 S.Moins de six ans gratuit.Famille 9 $.Forfaits disponibles pour les deux musées.êv ?B Musée canadien de la nature Angle Metcalfe et McLeod, Ottawa, (613) 996-3102.L’évolution de la vie, de la création de la Terre à aujourd’hui.Impressionnante collection d’oiseaux et de mammifères naturalisés.Squelettes de dinosaures canadiens.Explication de la vie souterraine et des failles sous-marines.Exposition sur le papillon monarque (dès le 15 juin).Volière, jardin de fleurs, audio-visuel, guide-naturaliste.Prévoir 2 heures.Du 1" mai au 6 sept., dim.lun.et jeu., 9 h 30 à 20 h; autres jours 9h30à17h.De2$à4$.Familles 12$.Jeudi après 17 h gratuit.?Centre d’interprétation de l’historique de la protection de la forêt contre le feu, Maniwaki, (819) 449-7999.Les causes des feux de forêts et les moyens de les combattre.Mini-quartier général de lutte aux incendies, ordinateur relié à centrale des gardes-forestier.Réserve algonquins à proximité.Avion citerne CL-215.De 1,25 $ à 2,25 $.?év n Musée canadien des civilisations, Hull, (819) 776-7000.Importante exposition ethnologique, tribus amérindiennes de l’Atlantique au Pacifique.Les Inuit : vêtements et artefacts.Films Antarctica et Titanica.De 4 $ à 4,50 $.Centre éducatif forestier de l’Outaouais, route 315, Mayo, (819) 986-2183.Sentiers d’interprétation auto-guidés (7 km).Exposition sur la connaissance des écosystèmes forestiers et l’aménagement.Érablières,variété de fougères.Gratuit.?Réserves fauniques peuplées d’une faune abondante, avec sentiers d’auto-interprétation.Gratuit : Papineau-Labelle accueil à Lac Simon (route 321), Outaouais, (route 309 et route 315), de Nominingue, (819) 454-2013.Orignaux et cerfs de Virginie.Circuits routiers d’observation de la faune.Plaisance, accès route 148, (819) 427-5334.Marais, passerelle flottante.La Vérendrye.accès route 117 (819) 438-2017.Castors aux Chutes du lac Roland.Exposition d’animaux naturali- Parc de la Gatineau Par la route 366, près de Sainte-Cécile de Masham, (819) 827-2020.Un immense terrain de jeux pour les amateurs d’interprétation écologique.Préparez vos jumelles pour le cerf de Virginie et les rapaces.Visite auto-guidée des cavernes du lac Philippe; interprétation de l’escarpement au belvédère Champlain et de l’épinoche à trois épines au lac Pink (naturaliste les fins de semaine).Films les soirs au chalet du lac Philippe.Animation d’été du 24 juin au 6 septembre tous les jours.Gratuit.Le Guide des vacances Québec Science / Juin 1993 29 Outaouais Index thématique El AGRICULTURE Centre d’interprétation de l’aboiteau de la Seigneurerie de Kamouraska.25 Centre d’interprétation de la pomme de Rougemont .7 Centre spécialisé des pêches de Grande-Rivière.Centre sylvicole de Forestville.Fermes : André Paquet.Champagne et frères.Clan Gagnon.Jean-Luc Baril.La Sauvageraie.Plourdeetfils.Poulanie.Ferme expérimentale de Normandie.Fromagerie Albert-Perron.Institut de technologie agricole de La Pocatière.Les Fruits de mer de l’Est du Québec.Miellerie Intermiel.Miellerie Miramiel.Pisciculture de Gaspé.Pisciculture de Tadoussac.Rose Drummond.Serres coopératives de Guyenne.Serres Doralie.Station piscicole d’Anse-Pleureuse.ARCHEOLOGIE, PALEONTOLOGIE ET ETHNOLOGIE Centre d’interprétation de la Métabétchouane.Centre d’interprétation de la vie urbaine.Exposition archéologique de Grande Bergeronnes.Exposition de géologie et de paléontologie du Témiscamingue.Fouilles archéologiques de Blanc-Sabion.Fort Ingai!.LTIot des Palais, Québec.Musée canadien des civilisations.Parc de Miguasha.Site archéologique de la Pointe-du-Buisson.B 19 ENERGIE Centrale des Sept-Chutes.Centrales hydroélectriques : Beauharnois.7 Carillon.10 Frontenac.9 Rivières-des-Prairies.5 Shawinigan 2.15 Shipshaw.27 Centrale nucléaire Gentilly 2.14 Centre d’information de Grondines.11 Complexe hydroélectrique Manie-Outardes.21 Complexe hydroélectrique LG1-LG2.28 Éolienne de Cap-Chat.23 H INDUSTRIE ET TECHNOLOGIE Centre d’interprétation de l’industrie de Shawinigan.JS Centre d’exposition sur l’industrie des pâtes et papiers.15 Forges-du Saint-Maurice.15 Installations minières de Black Lake.12 Les Industries Cascades.15 Métaux Reynolds.21 Mines Selbaie.28 Minéraux Noranda.28 Musée ferroviaire canadien.7 Musée J.Armand Bombardier.9 Musée régional de la Côte-Nord.21 Musée national des sciences et de la technologie/ Musée national de l’aviation.Papeterie Saint-Gilles .19 Musée minéralogique et minier de Papeterie Alma (Abitibi-Price) .27 la région de l’amiante .12 Parc industriel de Bécancour .15 Musée régional des mines de Malartic .28 Usine Tembec .28 Parc de la Gatineau .29 Usines Alcan .27 Site cavernicole de Saint-Léonard 5 n Trou de la fée .27 kuri NATURE ET ECOLOGIE Centre de conservation de IÎ9 SCIENCES PHYSIQUES la nature du Mont-Saint-Hilaire .7 Centre Astro .27 Centre de la Montagne, Montréal .5 Électrium 7 Centre de la nature de Boisbriand .10 Expotec/lmages du Futur 5 Centre d’éveil aux Musée Rutherford (U.McGill) 5 sciences naturelles des Escoumins .21 Muséobus 7 Centre d’interprétation de la Baie des Capucins .23 Observatoire du Mont-Mégantic 9 Centre d’interprétation de la Batture de Kamouraska .25 Observatoire du Cégep de Trois-Rivières .15 Centre d’interprétation de la nature du lac Boivin .9 Planétarium Dow 6 Centre d’interprétation la nature de l’étang Burbank .9 Station scientifique Aster .25 Centre d’interprétation du milieu écologique du WJ Mont-Saint-Grégoire .7 LA ZOOLOGIE Centre d’interprétation de l’historique Aquarium de Québec .11 de la protection de la forêt contre le feu .29 Aquarium des Îles-de-la-Madeleine .24 Centre écologique de Port-au-Saumon/Jardins aux Biodôme de Montréal 6 Quatre-Vents .19 Centre de loisirs marins des Escoumins .21 Centres éducatifs forestiers : Centre des marais et ses habitants .28 Baie-des-Chaleurs .23 Centre d’interprétation des battu res et Bois de Belle-Rivière .10 de réhabilitation des oiseaux .26 Laurentides .10 Centre d’interprétation des Duchesnay .11 mammifères marins (CIMM) .21 La Plaine .15 Centre d’interprétation du phoque .24 Lac-Joannès .28 Centre d’interprétation du saumon de l’Atlantique .24 Macpès .25 Centre historique et aquatique de Roberval .27 Outaouais .29 Centre Naturanimo .23 Les Palissades .19 Collège Macdonald (U.McGill) 5 Parke .25 Croisières dans les îles de Sorel 7 Excursions d'initiation à l’environnement des Croisières Duvetnor .25 îles-de-la-Madeleine .24 Croisières d’observation des baleines : Exposition sur le fjord du Saguenay .27 Tadoussac .21 Jardin botanique de Montréal .A Rivière-du-Loup .25 Jardin Roger-Van den Hende .12 Domaine Matamajaw .23 Les Jardins de Métis .22 Expositions sur les cétacés/traversier Rivière-du- Musée de la civilisation .13 Loup/Saint-Siméon .25 Maison de l’eau Sherbrooke .9 Ferme des reptiles .10 Parc et Centre d’interprétation de l’île Insectarium de Montréal 4 Bonaventure et du Rocher Percé .23 Jardin zoologique de Granby 8 Parc d’Aiguebelle .28 Jardin zoologique de Québec .12 Parc de la Gaspésie .23 Jardin zoologique de Saint-Félicien .27 Parc de la Gatineau .29 Mini-ferme de l’Arche de Noé .10 Parc de la Jacques-Cartier .19 Musée canadien de la nature .29 Parc des Grands-Jardins .18 Musée du fjord .27 Parc des Hautes-Gorges-de-la-rivière-Malbaie .19 Musée Redpath (U.McGill) .5 Parc national de Forillon .23 Musée des sciences naturelles du Parc de récréation du Mont Orford .9 Séminaire de Sherbrooke 9 Parc du Bic .25 Naturalium de Québec .12 Parc du Cap Jaseux .27 Parc du Saguenay et Parc marin du Saguenay .20 Parc du Saguenay et Parc marin du Saguenay .26 Parc régional de Pointe-aux-Outardes .21 Parc national de la Mauricie .14 Parc Safari d’Hemmingford 7 Parc de la Rivière Batiscan .15 Passe migratoire de La Baie .27 Parc Marie-Victorin .15 Pavillon d’interprétation du saumon de Parc de l’île Saint-Quentin .15 l’Atlantique, Donnacona .12 Parcs régionaux de l’île de Montréal .6 Réserve nationale de la faune de Réserves fauniques de l’Outaouais .29 la Baie de l’Isle-Verte .25 Réserve de parc national de l’Archipel-de-Mingan.20 Réserve nationale de la faune du Cap Tourmente.19 Safari Tour .9 Réserve nationale de la Pointe-de-L’Est .24 K9 Réserve nationale de Pointe-au-Père .25 10 SCIENCES DE LA TERRE Site d’observation des oiseaux de Baie-du-Febvre.15 Centre d’histoire naturelle/Randonnée Société de Conservation de Berthier et ses îles .10 Nature Charlevoix .19 Station de recherche des îles Mingan .21 Centre d’interprétation du cuivre de Murdochville.23 Station piscicole de Saint-Faustin .10 Écomusée de Saint-Constant .7 Théâtre éducatif des migrations, Montmagny .13 île d’Anticosti .21 Maison du Granit.Musée des cavernes et grotte de Saint-EIzéar.30 Le Guide des vacances Québec Science / Juin 1993 .29 Le magazine de l’informatique et de la technologie au service des utilisateurs et des décideurs québécois.Un an, 11 nos, 31,57$.iér inloüüiMièTfo Québec Clilnifÿtc e>Uu;Uquc |>uur uut luulea Dossier Télé, radio, vidéo I a\ révolution numérique sam i»wm irpriitiinonwrtnmin , ** Toute l’actualité en sciences et en technologie.Fiable et passionnant depuis 30 ans! Un an, 10 nos, 34,67 $.¦t ulnllfiq** iSfc«G1 L’ensemble de la plate-forme et de sa base j sera ensuite remorqué jusqu’au site de forage i et de pompage, à 315 kilomètres au large.Sur a le site, on remplira à nouveau les ballasts d’eau, pour que la base se dépose au fond.De I petits murets fixés à la dalle de la SEP péné-(j treront le fond de l’océan pour mieux mainte-j nir la plate-forme en place.0^1 H Les dents de la mer Bien installée au fond de l’océan, la plate-forme devra demeurer en place, ce qui n’est pas évident avec les nombreux icebergs de la ré-l gion.Ils ne se déplacent pas rapidement (ils dérivent à environ 50 centimètres à la seconde), mais leur masse est imposante : en HtO (h «pa ie dejiai iiî®S tïfK U moyenne 250 000 tonnes.Sans protection, fif Construction de la structure à embase-poids et de la plate-forme de forage et de pompage ^ * Chaland “ - ^ 1.On amorce la construction de la base flottante en cale sèche, en façonnant d'abord la dalle.2.Lorsque les parois atteignent 20 mètres de hauteur, on détruit le barrage provisoire qui isolait la cale sèche.L'eau y pénètre et soulève la structure, qu'on remorque ensuite au large.3.L'automne prochain, on poursuivra les travaux sur la base amarrée au site en eau profonde.4.On finira de monter les parois, de façonner les colonnes et on posera la dalle supérieure.La structure à embase-poids sera alors prête à recevoir la plate-forme de forage et de pompage.5.Chacun des cinq modules de la plate-forme de forage et de pompage sera amené sur une grande barge, et glissé sur un gigantesque embarcadère d'assemblage.Les modules seront ensuite soudés les uns aux autres.6.Ballastés d'eau de mer, deux chalands pontés se glisseront sous la plate-forme, qu'ils soulèveront après avoir vidé leurs ballasts.7.Des remorqueurs tireront la plate-forme jusqu'à la structure à embase-poids dont on aura rempli les ballasts pour l'immerger.On glissera la plate-forme au-dessus de la base, puis on videra l'eau des ballasts pour faire remonter le tout.8.L'ensemble de la plate-forme et de sa base sera ensuite remorqué jusqu'au site de forage et de pompage, à 315 kilomètres au large.Québec Science/Juin 1993 55 Hibernia : investissement ou gaspillage LABRADOR Golfe du Saint-Laurent TERRE-NEUVE Chaque Canadien aura payé plus de 125 dollars pour Hibernia, sous forme de subventions et de garanties d'emprunts par le gouvernement fédéral.L'État assumera ainsi 60 % des coûts de conception et de construction, qui s'élèveront à plus de cinq milliards de dollars.C'est un consortium formé des firmes Mobil OU Canada, Chevron Canada, Pétro-Ca-nada et Murphy OU qui paiera le reste.L'investissement du gouvernement est-il justifié ?« Les ressources pétrolières du Canada sont en déclin et la demande domestique continuera d'augmenter », plaide William Simpkins, du consortium Hibernia.Le ministère fédéral de l'Énergie, des Mines et des Ressources prévoit en effet que le Canada consommera 1,5 millions de barils par jour avant la fin de la décennie, alors que sa production aura chuté à 840 000 barils.« Notre projet est viable aux prix d'aujourd'hui, poursuit-il.Et nous prévoyons que les prix augmenteront.» Tous ne font pas la même analyse.« Personne ne sait de façon précise combien coûtera le baril de pétrole dans l'avenir », rétorque le professeur Antoine Ayoub, du Groupe de recherche en économie de l'énergie, à l'Université Laval.Depuis trois ans, les prix sur les marchés internationaux tournent autour de 18 S U.S.(soit 24 dollars canadiens).« À ce prix, il y a risque de non-rentabilité.Hibernia est un projet à risque financier élevé.C'est pourquoi les compa- nnioc n'ont woiiIm n i i'-i» I' I ~ ^~ —* x a ' i Ile du Cap Breton HIBERNIA o Presqu'île Avalon LES GRANDS BANCS DETERRE-NEUVE Le champ pétrolifère d'Hibernia est situé à 315 kilomètres au large des côtes de Terre-Neuve.gnies n'ont voulu participer qu'avec l'aval du gouvernement fédéral.» une plate-forme de forage peut très bien être endommagée lors d’un impact.Les études de la pétrolière Mobil indiquent que des icebergs de 7 à 10 millions de tonnes peuvent aussi visiter le secteur.Hibernia ne fait pas le poids : « à peine » 1,2 million de tonnes.« La plate-forme sera la plus sécuritaire du genre au monde », dit pourtant William Simpkins, directeur des relations gouvernementales et affaires publiques du consortium Hibernia.Une surveillance aérienne constante et un nouveau système de radar au sol permettront de détecter tout iceberg menaçant.Bien avant qu’il ne s’approche, il sera poussé ou tiré au large.Mais tout système de sécurité a ses failles, et c’est pourquoi Hibernia est conçue pour résister à une collision avec l’une de ces îles de glace flottantes.Le mm extérieur de la base, en forme de roue dentée, est une sorte de scie à 16 dents de béton.« Lors d’un impact, la dent pénètre la glace et, en la brisant, absorbe l’énergie cinétique produite par l’iceberg en mouvement », explique Jean Pagès, gérant de projet adjoint pour la partie technique de la base.Les dents, qui font six Le fonctionnement d'Hibernia mètres de profondeur, s’appuient sur un mu intérieur d’une quinzaine de mètres, une soi te d’anneau très résistant qui protège le réservoir de stockage.En cas d’impact, la dent transfère l’énergie qu’elle reçoit à l’ensembl de l’anneau.Le choc est donc absorbé par l’ensemble de la structure, et pas unique ment par l’une de ses composantes.Les ingénieurs estiment qu’en cas de colli sion, les dents seront habituellement suffisantes pour stopper l’iceberg.Mais dans les pires situations, la dent pourrait s’enfoncer complètement dans la glace, et l’iceberg atteindrait alors la structure.« Si toutefois cel se produisait, dit Jean Pagès, l’iceberg aurai déjà énormément ralenti.La structure n’aurait alors à prendre qu’une force résiduelle.Et les vagues ?La plate-forme sera à 30 mi très au-dessus du niveau de l’eau.C’est hors de portée des plus hautes vagues.Reste le risque d’accident.Qu’il s’agisse d’éruptions de pétrole ou de gaz, d’explosions ou d’incendies, les accidents majeurs sont rares sur les plates-formes pétrolières.Mais ils arrivent.En juillet 1988, une explosion suivie d’un incendie détruisait la plateforme Piper Alpha, en mer du Nord.Une soixantaine de travailleurs ont été rescapés mais 166 sont morts.L’industrie pétrolière aurait beaucoup appris de telles catastrophes, selon William Simpkins.Les concepteurs d’Hibernia ont pa exemple placé les quartiers d’habitation du côté opposé aux équipements de production.En plus de canots de sauvetage spéciaux, il est possible que la plate-forme soit équipée d’un système d’évacuation par téléphérique.En cas d’urgence, les travailleurs resteraient au sec et passeraient directement sur le pont du bateau de surveillance qui tournera en permanence autour de la structure.• liée! ifei Comme sur n'importe quelle plate-forme, les travailleurs d'Hibernia devront extraire le pétrole du sol, le débarrasser de ses principales impuretés, et l'entreposer dans l'attente des pétroliers qui viendront régulièrement en prendre livraison.La première étape consiste bien sûr à percer des trous jusqu'aux nappes de pétrole.La nappe Avalon se trouve à 2500 mètres dans le sous-sol océanique; celle d'Hibernia, à 3500 mètres.Pour les rejoindre, on utilisera probablement la technique de forage la plus courante, qui consiste à enfoncer sur toute cette distance une série de tiges d'acier de 9 à 12 mètres de longueur qui sont vissées les unes au bout des autres.Le trépan, la pointe au bout de cette série de tiges, tourne à une vitesse de 50 à 300 tours par minute.Il supporte le poids de toutes les tiges qui sont au-dessus — quelques dizaines de tonnes ! — et peut donc facilement percer la roche.En terrain dur, il s'enfonce de 1 à 2 mètres par heure.En fait, le forage n'est pas nécessairement rectiligne.La direction du forage peut être changée de 0,5 à 1 degré tous les 10 mètres.L'inclinaison par rapport à la verticale peut atteindre 40 degrés.Cette technique permet de forer jusqu'à 3,5 kilomètres de l'entrée du puits.L'élimination des débris de roche créés par le creusage se fait grâce à un mélange d'eau et d'argile injecté à l'intérieur des tiges de forage.Cette boue circule en continu, à raison de 1000 litres à la minute.Elle descend d'abord jusqu'au trépan, passe par ses orifices, et remonte à 25 mètres par minute, entraînant avec elle les débris de roches.À la surface, elle est reconditionnée et réutilisée.Pour extraire le pétrole brut du fond sous-marin, on injecte d'abord de l'eau ou du gaz dans le champ pétrolifère.Cela exerce une pression sur le liquide et l'aide à remonter.Le pompage est alors plus facile.Le pétrole est rarement extrait seul : il contient des dépôts de gaz naturel et d'eau.Il doit donc être purifié sur place.Hibernia pourrait récupérer ce gaz naturel, mais les débouchés étant limités à Terre-Neuve, cette opération ne serait pas rentable, explique William Simpkins, du consortium Hibernia.« Le gaz naturel sera réinjecté dans le sous-sol en vue d’une possible utilisation future », dit-il.Tout mégaprojet qu'elle soit, Hibernia sera loin d'être la plus grosse plate-forme pétrolière en activité à travers le monde.Avec ses 110 000 barils par jour, elle paraîtra bien modeste à côté de celle de Statfjord, en mer du Nord, dont la production est actuellement sept fois plus importante.Wour: H m 1% kas «strt| % 56 Québec Science/Juin 1993 Cyclisme taiHiff Kuiartl La conception des vélos et de leurs accessoires est en pleine ébullition technologique.Il n’y avait qu’à voir le Britannique Chris Boardman en juillet dernier sur la piste du vélodrome de Barcelone.Sur son Lotus Sport, un vélo machiavélique construit sur mesure par la firme anglaise qui fabrique des voitures sport et des Formule 1, Boardman a non seulement battu Jens Lehman, le champion du monde en titre, mais il a aussi retranché sept secondes au record du monde de poursuite ! Pour dessiner le vélo le plus rapide au monde, les ingénieurs de Lotus se sont inspirés d’une antiquité : un prototype de 1889 déniché dans un musée ! Les deux vélos sont en quelque sorte construits en porte-à-faux.Au lieu d’avoir un cadre à cheval sur les roues, comme dans un vélo ordinaire, le Lotus Sport et son ancêtre ont un cadre cantilever, c’est-à-dire que les roues sont fixées d’un seul côté du cadre.À l’avant, la fourche est remplacée par un monobras.Mais à part certains détails techniques, les technologies de pointe qui ont servi à construire le Lotus Sport sont déjà à l’étalage des boutiques spécialisées.Toujours plus léger « Le nerf de la guerre, c’est les matériaux », dit Michel Tremblay, propriétaire de Bicycle Record, à Sainte-Foy, en banlieue de Québec.Depuis plus de 30 ans, on cherche à développer des matériaux à la fois plus rigides et plus légers.Quand le vélo est rigide, l’effort du cycliste sert presque entièrement à le faire avancer.Un vélo mou demande plus d’efforts car une partie de l’énergie du cycliste est absorbée par la structure du vélo.Par contre, un vélo très rigide est moins confortable.L'idéal, c’est de doser la rigidité, de l’augmenter à certains endroits stratégiques où l’effort est important, comme autour de l’axe du pédalier.« Dans les années 70, les fabricants de vé- Les vélos high tech Plus légers, plus rigides, les vélos haut de gamme misent aujourd'hui sur de nouveaux matériaux pour améliorer leur performance.Mais évidemment, il faut y mettre le prix ! par Bernard Samson Fibres de carbone, aluminium, titane : un seul but, construire des vélos à la fois plus rigides et plus légers.los avaient provoqué un véritable engouement pour le “10 vitesses”, en remplaçant l’acier des cadres par un alliage plus léger, le chrome-molybdène », rappelle Michel Tremblay.Puis, au cours des années 80, on a joué sur le diamètre des tubes.En effet, quand on double le diamètre d’un tube, on multiplie sa rigidité par huit.En grossissant les tubes des cadres, les fabricants ont pu produire des vélos d’aluminium plus légers que des vélos d’acier, mais aussi rigides, sinon plus.Plus tard, on a vu apparaître des tubulures en fibre de carbone, comme celles du vélo de l’Américain Greg Lemond au Tour de France de 1986.Leur rapport rigidité/poids est deux fois supérieur à celui de l’acier.Récemment, on a vu apparaître des cadres en titane, un matériau 40 % plus léger que l’acier, mais un peu moins rigide.Par contre, le titane résiste encore mieux à la corrosion que l’acier inoxydable.On voit aussi des cadres monocoques en fibres de carbone.« Ces cadres moulés d’une seule pièce sont de véritables bijoux d’aérodynamique, dit Michel Tremblay.Leurs tubes ovoïdes ont été testés en soufflerie.Ils permettent de gagner au moins 2 km/h à vitesse de pointe.» Le hic, c’est le prix : de 2000 à 10 000 dollars, seulement pour le cadre ! Mordus des deux roues Évidemment, ces « Lamborghini à deux roues » ne représentent qu’une infime partie des ventes.En 1990, les Canadiens payaient un prix moyen de 198 dollars pour leur bicyclette.Mais certains mordus sont prêts à Québec Science/Juin 1993 57 mettre le gros prix.Monsieur X, 45 ans, de Québec, vient ainsi de payer plus de 8000 dollars pour son dernier vélo fabriqué sur mesure.Il désire garder l’anonymat.« Je ne tiens pas à ce que les gens sachent.L’automne dernier, je me suis fait voler un vélo identique.» L’armature du vélo de monsieur X est un cadre monocoque de marque Kestrel qui vaut 3000 $.Le principe de construction est simple : des entrelacs de fibres de carbone sont appliqués sur une matrice d’aluminium.Cette technique permet de doser la rigidité, de l’augmenter aux endroits stratégiques en superposant plusieurs couches de fibres.L’ensemble est maintenu avec de la résine et recouvert d’un émail ou d’un plastique poli.Résultat : un cadre ultrarigide qui ne pèse que 1,13 kilos, y compris la fourche, elle aussi en fibres de carbone.« Plus c’est léger, plus c’est cher ! », souligne monsieur X.En plus du cadre, il a fallu ajouter des moyeux, un pédalier, des plateaux, des pédales, une chaîne, des mécanismes de changement de vitesse et des freins : 2500 $ pour le groupe C-Record Delta, du fabricant italien Cam-pagnolo.« L’alliage d’aluminium italien est le meilleur au monde », dit Michel Tremblay, qui chante les louanges de ce groupe d’accessoires.La finition des roulements à billes assure un roulement plus doux et une plus grande longévité.Les freins, le dérailleur et les autres pièces ont une forme effilée qui optimise l’aérodynamique.Les bras de pédalier sont incurvés de façon à rapprocher les pédales du cadre, ce qui donne au coureur une position plus aérodynamique.Monsieur X n’a pas lésiné sur les autres parties de son vélo.Tout est calculé pour optimiser la rigidité et la légèreté.Les jantes sont en alliage d’aluminium : 200 $ chacune.Elles sont munies d’une bordure de freinage en céramique qui garantit les arrêts, même quand la route est mouillée.Les minuscules pneus boyaux à 125 $ chacun sont faits main.Ils se gonflent à 115 livres de pression, ce qui réduit la surface de friction sur le sol.Le reste est à l’avenant : 64 rayons de roue en acier inoxydable (plus rigide que l’acier), 0,75 $ chacun; une selle de 180 grammes montée sur une armature de titane, 150 $, et sa tige de selle fine, légère et très rigide, 175 $; la potence et le guidon en alliage d’aluminium, respectivement 140 $ et 75 $.Il ne restait plus qu’à faire assembler le tout : huit heures de travail, 350 $.Ajoutez les taxes et le compte y est.Pourquoi investir autant dans un vélo ?« Je me suis fait un cadeau », répond Monsieur X, qui roule entre 5000 et 6000 kilomètres par année, plus que la distance entre Québec et Vancouver.Il trouve qu’il y a une différence énorme entre un vélo de 1000 dollars et un de 8000 dollars.« La puissance générée par le coup de Pignon Galet guide mais le sien est monté sur des roues en fibres de carbone à trois rayons, 750 $ chacune.Elles sont plus légères et plus aérodynamiques que des roues à rayons conventionnelles, mais aussi beaucoup plus rigides.« Il y a dern ans, dit Michel Tremblay, ces roues en fibres de carbone se détaillaient 1500 $ pièce ! » « Mon Kestrel, c’est une Formule 1, dit Patrice Porter.Il ne pèse que 7,7 kilos.C’est un §itte vélo conçu pour les courtes distances, mais il est tellement rigide qu’il devient vite inconfortable.» Il ne l’utilise que pour ses randonnées éclair de 50 ou 60 kilomètres.Pour ses longs trajets, il enfourche son Merlin, un vélo de 8,6 kilos en titane, à roues conventionnelles.Fabriqué à Boston, garanti 25 ans, il vaut 5000 dollars.« Avec celui-là, je parcours 11 000 kilomètres par année.Il est plus souple, plus confortable, mais assez rigide pour être très efficace.» cftiii Sta nt.ï* leïi »[« Les vélos de montagne Sylvain Cossette, un avocat montréalais, a lui aussi deux vélos : un pour la route et l’autre pour les sentiers.« La route et la montagne sont deux entraînements très différents, dit-il.La route demande de l’endurance et de la concentration alors que les sentiers exigent des réflexes et de l’agilité.» Pour la route, Sylvain Cossette utilise un « Eddy Merckx » de 4000 $ fabriqué à Paris et nommé en l’honneur de le, la HO ta iteei Ët- iip irati -i" Æi Spl «dot aial tel fer is mu tau Les nouvelles transmissions SIS de Shimano permettent de changer de vitesse par un simple déclic, sans avoir à chercher la bonne position de la manette.La longueur de câble nécessaire pour que la chaîne se place sur le bon pignon est automatiquement déterminée.De plus, la configuration des pignons permet d'éviter que la chaîne ne glisse sur la couronne au moment du changement de vitesse, qui est alors beaucoup plus rapide.pédale est accrue, de même que la précision de la conduite et le plaisir de rouler.» Patrice Porter, 34 ans, a deux vélos : un pour les longs trajets, l’autre pour les courts.« Je suis un mordu, je m’entraîne, je roule à fond, je ne roule pas pour le paysage », dit ce cuisinier de Sillery.Chaque année, sur ses deux vélos, il parcourt 15 000 kilomètres, l’équivalent de l’aller-retour entre Saint-Jean Terre-Neuve et Vancouver.Comme monsieur X, il a un monocoque de marque Kestrel, son fabricant, un ex-champion du monde.Pour les sentiers, il se réserve un Argon de 1600 $ conçu à Montréal par l’artisan Marinoni.Le premier prototype de mountain bike a été conçu en 1974 par le Californien Gary Fisher.Dix ans plus tard, le vélo de montagne envahissait le marché.Aujourd’hui, il représente 70 % des ventes.Ces vélos doivent être plus solides, tout-terrain oblige.Leur guidon est droit, ce qui les rend plus stables et aussi plus confortables.Munis d’une transmission à 21 ou 24 vitesses et de manettes de changement de vitesses montées sur le guidon, ils vous permettent de grimper sans trop forcer, et de changer les vitesses sans avoir à lâcher les poignées.Avec leurs énormes pneus ballons, ils mordent le sol et absorbent bien les trous et les bosses.Depuis dix ans, le vélo de montagne a lui te su tali, tau fctltl N(| au 58 Québec Science/Juin 1993 ml® itrcpj ;ellii| ijif® 'dë lelsf tSfW i, aussi pris un coup de technologie.En 1987, il )| inaugurait un nouveau type de transmission, la transmission indexée SIS, commercialisée par le fabricant japonais Shimano (voir l’illustration).C’est un mécanisme de changement de vitesse à rochet qui garantit le positionnement parfait de la chaîne sur les pignons.Finis les glissements de chaîne au moment des changements de vitesse.Aujourd’hui, la plupart des vélos de plus de 180 $ en sont équipés, y compris les vélos de route.Comme le vélo de route, le « montagnard » utilise l’aluminium, les fibres de carbone et le titane pour les cadres haut de gamme.On lui fabrique des pneus spéciaux pour la boue, le sable, les descentes.et même des pneus d’hiver criblés de crampons métalliques.Le nec plus ultra : des bolides conçus pour la descente, comme on la pratique au Mont-Sainte-Anne et à Bromont.Ils coûtent plus cher que des motocross ! Au lieu de freins conventionnels, qui glissent et deviennent in-i efficaces quand l’eau ou la boue atteint les bandes de freinage, ils ont des freins à dis-j ques hydrauliques.Ils sont aussi équipés de suspensions à l’avant et à l’arrière, ce qui permet de rouler plus vite sur terrain bosselé, i Ces suspensions utilisent soit de l’élastomère, un caoutchouc synthétique, ou des cylindres à l’huile et à l’air.comme les motos ! « Les suspensions ont été introduites pour de bon il y a trois ans », rappelle l’ex-coureur cycliste Gervais Rioux, qui représentait le Canada aux Jeux olympiques de Séoul, en 1988, et qui tient aussi sa propre boutique à Montréal.« Cette année, pour la première fois, des manufacturiers de vélos de montagne in-i| cluent des suspensions avant en équipement B(a.de série », dit-il.aiipiij I Les suppléments lit* Les accessoires et les gadgets sont eux aussi | portés par la vague technologique.« Les ven-| tes sont en nette progression », constate | Jean-François Pronovost, le directeur général ! de Vélo Québec.On trouve des casques venti-' lés de moins de 200 grammes, des pédales à : déclenchement automatique qui fixent et li-i bèrent les souliers comme des fixations de ski alpin, des guidons ultralégers en titane ou i cen fibres de carbone, et des guidons profilés jqui donnent au cycliste une position regroupée et plus aérodynamique.Les cyclistes high tech s’habillent aussi ^khigh tech.Le manufacturier de vêtements IJLouis Garneau, de Saint-Augustin, près de ¦iQuébec, fut le premier manufacturier au imonde à mettre au point un substitut synthétique aux chamois naturels qu’enfilaient les cyclistes sous leurs cuissardes, pour éviter le ; i frottement.Louis Garneau utilise les tricots Avec son vélo à cadre cantilever muni d'un monobras, le Britannique Chris Boardman a retranché sept secondes au record du monde de poursuite pendant les jeux olympiques de Barcelone.mqp't r m de polyester Coolmax et Thermastat pour confectionner les maillots et des cuissards cyclistes.« Ces nouveaux tissus s’étirent dans tous les sens, pour une parfaite liberté de mouvements, dit-il.Ils laissent passer la vapeur d’eau mais ne l’absorbent pas.» On peut aussi se procurer des compteurs électroniques, de véritables ordinateurs qui vous donnent votre vitesse actuelle et votre vitesse moyenne.Un petit aimant fixé sur la jante de la roue enregistre les révolutions et vous donne la distance parcourue.Certains compteurs donnent le nombre de révolutions du pédalier, l’altitude, et même votre rythme cardiaque.D’autres vous avertissent lorsque vous atteignez un objectif, distance Les nouveaux vélos de montagne sont équipés de suspensions à l'avant.\< ou temps, que vous avez programmé.Pour gruger quelques grammes au poids de leur vélo, certains mordus sont prêts à tout.Ainsi, on peut trouver des roulements à billes scellés qui roulent plus doux et qui allègent le vélo de.100 grammes.À150 $ pièce, ils coûtent dix fois plus cher qu’un roulement conventionnel ! On peut aussi se procurer des ensembles de boulons et d’écrous en titane.Pour 600 $, ils vous font aussi gagner quelques centaines de grammes ! « Le marché haut de gamme croît depuis une dizaine d’années », dit Stéphane Lebeau, directeur de produits chez Outdoor Gear Canada, à Montréal, une entreprise spécialisée dans l’équipement cycliste haut de gamme dont le chiffre d’affaires s’est accru de 15 % l’an dernier.« Les cyclistes de haut niveau sont en voie de multiplication, poursuit-il.Pour desservir ce nouveau marché, les fabricants investissent de plus en plus dans la recherche et le développement de nouveaux produits.» Ainsi, on trouve maintenant sur le marché des tubes d’acier à épaisseur variable, dont la rigidité et la légèreté rivalisent avec la fibre de carbone.Les vélos de luxe sont plus faciles à utiliser, plus légers et.plus chers qu’il y a dix ans.Ils sont aussi de plus en plus abordables.« Nous offrons des vélos de route en carbone, tout équipés, pour moins de 1000 $, dit Michel Tremblay.Il y a cinq ans, c’était 1200 $, seulement pour le cadre ! » Pendant que les prix dégringolent, les ingénieurs de Lotus travaillent à mettre au point une version « route » du Lotus Sport.Avis aux mordus.au porte-monnaie bien rempli ! • Québec Science/Juin 1993 59 Philosophie des sciences Rien n’est simple ! Comment la complexité nécessaire à la vie s'est-elle développée ?La méthode scientifique peut-elle tout expliquer ?La quête d'une « Vérité ultime » est-elle illusoire ?Voilà quelques unes des questions auxquelles s'intéresse le philosophe, médecin et biologiste Henri Atlan.Ni scientiste ni mystique, il jette un regard neuf sur de vieux débats : la politique, l'éducation, la science.par Bruno Dubuc Quand on rencontre un des plus impor tant théoricien de la complexité, on espère, en plus d’avoir mis de bomies piles dans son magnétophone, que l’exposé ne sera pas trop aride, voire glacial.Surtout quand le théoricien en question nous confie a départ qu’il n’a pas le talent de vulgarisateur.Mais quand, une heure et demie plus tard, on sursaute à l’arrêt du magnétophone que l’on avait complètement oublié, c’est que nor seulement l’homme s’est avéré simple et cha leureux, mais qu’en plus il a su nous faire voyager dans les dédales de sa pensée.C’est simple, quand Henri Atlan nous parle de systèmes auto-régulés, d’intelligence artificielle ou de théorie de l’information, on a l’impression d’avoir jonglé avec ces concepts abstrait: toute notre vie ! Dans un langage posé et articulé, il navigue avec rigueur entre les écueils d’un matérialisme réducteur ou d’un idéalis- Comme biologiste, Henri Atlan a d'abord travaillé sur le vieillissement.C'était au milieu des années 60, dans un centre de recherche de la NASA, près de Stanford en Californie.Pour comprendre le vieillissement, qui est en fait un processus de désorganisation, le biologiste a dû s'intéresser à la nature de l'organisation.Ses travaux ont plus particulièrement porté sur l'auto-organisation, c'est-à-dire la façon dont un système vivant se modifie lui-même.Il fallait pouvoir expliquer deux pro- O priétés fondamentales du vivant : la croissance et l'augmentation de la diversité, et en même temps, le vieillissement et la mort.Le modèle développé par Atlan suggère que ces deux propriétés sont des effets du « bruit », c'est-à-dire de certaines perturbations dues au hasard.Ces perturbations modifient le système et permettent l'apparition de nouvelles possibilités.Le « bruit » devient alors, dans certaines conditions, source d'évolution, de diversité, d'adaptation. tfÇfjt Ime mystique.Et quand il parle des limites i 9t^ entre le domaine de la raison et ce qui lui 'échappe (éthique, esthétique,.), c’est toujours avec une pointe d’humour et un enthou-| siasme contagieux.û I Henri Atlan ne fait pas ses soixante ans.Né V | en Algérie, il a étudié la médecine à Paris.Il s'est ensuite intéressé à la physique puis à la biophysique (l’étude des propriétés physiques des structures biologiques) qu’il enseigne aujourd’hui à Paris et à Jérusalem.Il a publié en 1979 Entre le cristal et la fumée, un ouvrage qui décrit ses travaux sur le 1bruit organisationnel », lesquels marquent |une étape importante dans notre compréhension de l’origine de la vie.Suivra en 1986ri {tort et à raison, une analyse de la rationalité scientifique et de ses limites, qui aboutit à la ; renonciation du mythe de la Vérité globale.Avec son dernier livre paru aux éditions du Seuil en 1991 et intitulé Tout, non, peut-être, Henri Atlan explore les conséquences de l’absence de Vérité ultime dans des domaines comme l’éducation, la politique ou l’éthique.De passage à Montréal en décembre dernier, il a bien voulu, entre deux conférences, nous parler de son itinéraire intellectuel et des réflexions issues de son dernier livre.Quand une réponse amène mille questions.iplüiil flalti sètel 'ftp tlMI MÉ t plein Éontf* estipti Québec Science (QS) : Votre théorie weft du « bruit organisationnel » {voir l'encadré en page 60) est doublement surprenante.On aurait plutôt tendance à croire que le bruit amène le désordre et non pas l'ordre.Vous donnez aussi l'impression que l'organisation se fait toute seule.Henri Atlan (HA) : Enfin, ça dépend de ce qu’on entend par « toute seule ».Les êtres virants sont des systèmes ouverts.Ils sont donc en interaction avec leur environnement, qui est source de perturbations aléatomes dans l’organisme lui-même.C’est ce qu’on a appelé le « bruit » en théorie de la communication.Il est vrai qu’à une époque pas si lointaine, on pensait que de telles pertobations ne pou-¦'60i paient avoir qu’un effet désorganisateur.Mais cette vision a changé à partir du moment où l’on a pris conscience qu’un système rivant se situe quelque part entre l’ordre répétitif du cristal et la diversité toujours renouvelée de la fumée.On a alors pu comprendre comment des dérangements dans un système hautement redondant pouvaient augmenter la complexité du système.(NDLR : Dans le vi-jjW vant, différentes molécules ont souvent le \nême rôle, de sorte que l’altération d’une de es molécules peut créer une nouvelle fonc-lion, paraissant a posteriori adaptée à un Environnement nouveau, sans nuire am "onctions déjà existantes.) Mais cette com-olexification globale est difficile à prévoir.a» fiai ôte*' ¦Off ifi* ««'ll1 ciitk ¦odiftl dîri :laif 10$ 0': QS : Vous avez donc essayé de simuler ces processus par ordinateur.Avez-vous observé des constantes au cours de ces modélisations ?HA : Oui, on observe des constantes de comportement.Par exemple, à partir d’un état initial statistiquement homogène, et sous l’effet de lois locales, on observe l’apparition de structures globales stables ou oscillantes.Tout se passe comme si, en effet, une forme émergeait.{NDLR : Dans ces simulations par ordinateur, c’est le programme qui jette les dés en faisant une première distribution au hasard de 0 et de 1.Certaines lois régiront ensuite les interactions entre ces 0 et ces 1.On laisse alors rouler le programme.Après quelque temps, on observe que la distribution des 0 et des 1 a changé, et que cer- d’expliquer ces comportements de façon mécanique, par des causes physico-chimiques, de sorte qu’on n’ait pas besoin de finalité intentionnelle.¦ La créativité QS : Vous faites une nuance entre la créativité de la nature et la créativité humaine.HA : Nous ne créons pas des théories ou des œuvres d’art de la même façon que la nature a par exemple créé les espèces vivantes.En disant cela, je m’oppose à tout un cornant qui existe actuellement en philosophie, l’épistémologie évolutionnaire, qui dit que c’est le même processus qui a conduit de l’amibe aux théories d’Einstein, et donc que l’évolution des espèces et l’évolution de la pensée dépendent d’un même processus.ILa notion de programme génétique suggère une intention finale qui est celle du programmeur.Et un des avantages de la notion d'auto-organisation, c'est qu'elle permet de se passer de cette notion de programme.taines structures sont appames.) Mais contrairement aux anciennes théories spiritualistes, cette émergence n’a rien de mystérieux.Elle n’est due qu’aux contraintes internes du système, aux lois qui régissent les interactions entre les éléments.QS : Vous concluez donc que le passage du non-vivant au vivant se fait tout à fait graduellement.HA : Ça, c’est le résultat principal de la biologie moléculaire.Mais l’interprétation classique en biologie moléculaire a fait plusieurs emprunts à l’informatique, en particulier la notion de programme génétique.J’ai toujours considéré, comme beaucoup d’autres d’ailleurs, que cette notion était ambiguë et essentiellement métaphorique.Elle est utile, mais il ne faut pas la prendre au pied de la lettre.La notion de programme suggère un mécanisme évolutif qui fonctionne de façon mécanique, comme une machine, mais en même temps elle suggère une intention finale qui est celle du programmeur.Et un des avantages de la notion d’auto-organisation, c’est qu’elle permet de se passer de cette notion de programme.QS : Et de se passer, du même coup, de la notion de finalité intentionnelle, c'est-à-dire du concept de Créateur ?HA : Exactement.La nature nous montre des comportements qui semblent finalisés : lorsqu’un œuf se développe et donne naissance à un individu adulte, tout se passe comme si son développement le « tirait » vers son état final.Mais la biologie essaie justement QS : C'est plutôt séduisant comme hypothèse.HA : En effet, oui (rires.), tellement séduisant que beaucoup de philosophes en ont été séduits, et des grands comme Popper ou Lorenz.QS : Et pas vous ?HA : Non, je pense que les mécanismes de l’évolution des espèces obéissent à des contraintes structurales et énergétiques, qui sont de l’ordre de la suivie, et ne sont pas les mêmes que les contraintes esthétiques, logiques ou affectives auxquelles obéissent les créations humaines.C’est une erreur de faire comme si ces contraintes étaient toutes les mêmes.¦ L'influence des scientifiques QS : On a parfois l'impression que l'ancien pouvoir qu'exerçait la religion a été mis entre les mains des scientifiques, qui ont un certain prestige dans la société.HA : Je pense que leur prestige est certainement mérité, dans la mesure où ils ont souvent fait preuve de beaucoup d’efforts et d’intelligence ! Mais c’est un prestige qui doit être limité au domaine dans lequel ils ont fait ces efforts.Je ne vois pas comment la compréhension de l’équation de Shrodinger permet de mieux comprendre un problème politique ! QS : Mais on a quand même cette conviction que la science va finir par apporter toutes les réponses.HA : En êtes-vous sûr ?Je pense qu’il y a ac- Québec Science/Juin 1993 61 tuellement un désarroi quant à la façon déjuger des possibilités de la science.En effet, on est fasciné par les succès des sciences et des techniques, qui semblent repousser les limites de notre maîtrise de la nature au-delà de tout ce qu’on pouvait imaginer.Mais on observe aussi que ces nouvelles découvertes créent de nouveaux problèmes d’ordre social ou d’ordre moral, que la science et la technique ne résolvent pas.Il est pratiquement impossible de prévoir les conséquences techniques, et a fortiori sociales, d’événements très importants de la recherche fondamentale.Ceux qui ont découvert les enzymes de restriction (NDLR : des enzymes qui coupent la molécule d’ADN à certains endroits bien précis), qui sont à la base de toutes les techniques de génie génétique, qui veulent trop souvent marcher main dans la main.Mais c’est vrai aussi que comme tout pouvoir, celui des médias peut être exercé de façon perverse.De la même façon qu’il faut utiliser la raison comme outil de critique dans la pratique scientifique, il faut aussi l’utiliser comme outil de critique dans la pratique journalistique.QS : On rejoint ici votre idée d'une « surveillance » entre les différents pouvoirs.HA : Oui.La rigueur scientifique, dans sa méthode, permet d’être critique aussi bien face au pouvoir politique qu’au pouvoir médiatique.Mais il ne faut pas non plus que le pouvoir scientifique prenne la place des deux autres en prétendant dicter ce que doit être le projet politique ou l’exercice de la diffusion de l’information.IJe me méfie du rôle d'éthicien.Cela laisse supposer qu'il existerait de nouveaux experts qui sauraient ce qui est bien et ce qui est mal.n’avaient pas du tout prévu leurs applications.Mais une fois que les découvertes ont été faites, les applications sont arrivées aussitôt.QS : Mais qui serait compétent alors pour juger des conséquences sociales des découvertes ?Les philosophes ?Les éthiciens ?HA : Les philosophes, oui, mais pas seulement eux : tout le monde, je crois.Je me méfie un peu du rôle d’éthicien.Cela laisse supposer qu’il existerait de nouveaux experts qui sauraient ce qui est bien et ce qui est mal.Lorsqu’il s’agit déjuger du bien-fondé de l’utilisation d’une technique, on pose la question de l’origine du jugement moral : qui est compétent pour dire ce qui est bien et ce qui est mal ?Tout dépend de la forme de la société.Si c’est une société théocratique, ceux qui sont compétents, ce sont les prêtres.Si c’est une société démocratique, c’est le peuple qui est compétent.Évidemment c’est peut-être plus difficile, mais peut-être aussi plus agréable ! ¦ Les pouvoirs QS : Dans votre dernier livre Tout, non, peut-être vous distinguez trois pouvoirs : le pouvoir scientifique, le pouvoir politique et le pouvoir « poétique », celui des médias.Faut-il, à votre avis, se méfier du pouvoir accru des médias ?HA : C’est un pouvoir inévitable, et en soi, il n’est pas mauvais.Au contraire, il est même indispensable.On voit ce qui se passe dans les régimes totalitaires lorsque ce pouvoir est supprimé.Mais même en démocratie, la fonction critique des médias est essentielle pour séparer les pouvoirs politique et scientifique QS : Comment des langages aussi différents que le langage scientifique, le langage esthétique ou encore le langage politique peuvent-ils interagir ?Ils ont si peu en commun.HA : C’est précisément parce qu’ils sont incommensurables qu’ils peuvent se limiter l’un l’autre.Il ne s’agit pas de faire une synthèse.Au contraire ! Il faut simplement admettre que chacun de ces langages ne s’applique qu’à un domaine limité de la réalité.Même le langage scientifique, dont l’idéal est de tout couvrir, ne couvre qu’une partie de la réalité.On peut comparer ces langages à des jeux dont les règles sont différentes.On joue au football en appliquant les règles du football et au basketball en appliquant les règles du basketball, mais on ne peut pas jouer en appliquant à la fois des règles de l’un et de l’autre.Mais lorsque vous jouez tantôt à un jeu, tantôt à l’autre, vous prenez un recul qui vous permet de mieux saisir les stratégies de chacun.Vous les comprenez alors mieux, mais par différence, pas par analogie.C’est la même chose pour les différents types de langage.La seule rencontre possible est de l’ordre du vécu, pas de la théorie.QS : Il n'y a donc plus une « Vérité » mais seulement des vérités plurielles ?HA : Oui.Et cela redonne une certaine liberté.Cela permet aux individus de jouer avec différentes formes de vérité qui, si elles étaient cristallisées, les étoufferaient.Et c’est ce qu’on constate avec les dictatures qui se prétendent détentrices de la vérité.¦ L'éducation QS : Comment abordez-vous le problème de l'éducation qui d'une part, vise l'épanouissement individuel et d'autre part, l'ii|| tégration dans la société ?HA : Pendant longtemps on a cru que le rôle de l’école était de fabriquer à la fois de têtes bien pleines et bien faites.L’accumul tion de savoirs, de connaissances, reste indispensable.Par contre, pour ce qui est de la tête « bien faite », c’est-à-dire de la capa cité déjuger, on s’aperçoit qu’elle est de plus en plus à la merci des méthodes média tiques.Et on retombe sur la critique qu’on faisait tout à l’heure des dangers du pouvoii médiatique.Donc qu’est-ce qui reste à l’école ?Il rest l’apprentissage d’un certain savoir, mais aussi l’apprentissage d’une exigence de qua lité qui fait qu’on ne se satisfera pas d’une fausse science, d’une esthétique de mauvais goût, de choses vulgaires, etc.Cela s’apprem et je crois que c’est le rôle de l’école.Il s’agit si vous voulez, de fabriquer de bons spectateurs de télévision ! Des individus qui soient exigeants par rapport à ce que leur montre 1; télévision, que ce soit en termes de savoir, d( morale ou d’esthétique.Autrement dit, d’individus qui ne se contentent pas d’un savoir vulgarisé et cheap.Oui, je crois que l’école peut jouer ce rôle-là.QS : Et comment arriver à faire de la vulgarisation scientifique de qualité ?HA : Écoutez, je ne suis pas très bon pour vulgariser la science, mais j’ai une certaine idée de la façon dont cela devrait se faire.Je crois qu’on ne devrait pas présenter un savor clos, c’est-à-dire un savoir qui dirait de façon définitive : voilà comment sont les choses.At contraire, il vaudrait mieux montrer comment ce savoir se constitue, montrer aussi qu’en même temps qu’on comprend quelque chose, de nouvelles questions surgissent.Il faut donc présenter la science comme un courant.QS : En même temps que la science rebute,! i elle exerce un fort pouvoir de fascination.On raconte souvent l'histoire de l'univers comme si c'était notre histoire personnelle.HA : À mon avis, cette fascination repose sur une confusion.On ne peut plus croire à des récits traditionnels, comme la création du monde en six jours, et en même temps, on a besoin de savoir comment tout a commencé.Je crois que ces récits scientifiques jouent le rôle de mythes d’origine et il faut accepter qu’on a besoin de tels mythes.Mais| ce n’est pas parce qu’ils sont exprimés dans un langage scientifique qu’ils ont le même caractère de vérité empirique que la physique contemporaine ou la biologie contemporaine.• 62 Québec Science/Juin 1993 •MtGBi s,œiii tpieJà fètiiiï leW | Évolution, une théorie en crise par Michael Denton Flammarion, 1992, 386 pages.Non, il ne s’agit pas d’un nouveau plaidoyer en faveur du créationnisme, qui s’oppose à la théorie de l’évolution en se rattachant aux écrits bibliques selon “'d laquelle la vie est apparue sur terre lorsque Dieu l’a créée, du jour au lendemain.L’auteur, qui est directeur du Centre de re-¦“'N cherches en génétique humaine 11111 jde Sidney, propose plutôt une ré-1 vision en profondeur des idées et 'i™ des faits qui ont contribué à faire M accepter aujourd'hui la théorie de l’évolution de manière presque générale dans le monde scientifique.Il rappelle notamment que « par sa nature même, l’évolution ne peut pas être prouvée par les méthodes scientifiques habituelles que sont l’expérimentation et l’observation di-¦ecte », et que Darwin lui-même est devenu « un homme envahi edeto] par le doute, frustré par son incapacité à riposter aux nombreuses objections soulevées par sa théorie ».En fait, dit-il, nous sommes encore à la recherche du chaî-aon manquant.Pour le docteur \uray Blain, professeur de générique à l’Université de Montréal oendant plus de quarante ans, la ecture de ce livre a été très trou-olante : « Je n’aijamais vu une lémolition pareille, avec des ar-(geiil juments scientifiques.Il est dé-r orimant de constater, après tou-;e une carrière à enseigner une l.’ '1“.^ - tfirrompé.Je ne sais pas encore par «o^lïuel bout prendre ce livre ».onM if f Invitation à la iscience de l'écologie | Dar Paul Colinvaux Points, 1982, 352 pages.MI» [sd* ait de M Tfl(®| tlffîfil ¦jjsfM Il n’est jamais trop tard pour bien faire, et même plus de lix ans après sa parution, ce li-Te garde sa fraîcheur.Cette nitiation en douceur à l’écologie lermet une réflexion originale ¦ur des questions comme : pour- quoi n’y a-t-il pas d’arbres dans l’Arctique, pourquoi la mer est-elle bleue, et pourquoi les grosses bêtes féroces sont-elles rares ?L’auteur, qui est professeur de zoologie à YOhio State University, prend son lecteur par la main pour lui présenter la sociologie des plantes, pour lui expliquer que, contrairement à la croyance populaire, les océans sont des déserts chimiques, ou pour lui faire comprendre la relation entre les prédateurs et leurs proies.Des chapitres courts où se mêlent des références historiques et des souvenirs personnels présentent efficacement les différents écosystèmes de la planète.On n’oublie pas la place de l’humain dans la nature et ses efforts millénaires pour y trouver son équilibre.F PLANÈTE TERF% 1 AL GORE ¦ *> Sauver la planète, l'écologie et l'esprit humain par Al Gore Albin Michel, 1993, 352 pages.11 est rare qu’on ait accès aux pensées intimes d’un vice-président des États-Unis.Autant en profiter, d’autant plus que le livre de Al Gore se dévore comme un roman.Défenseur de la protection de l’environnement avant même que cette activité ne devienne une préoccupation incontournable des politiciens, l’auteur nous fait revivre, à travers sa propre perspective, les événements marquants de l’histoire récente des catastrophes écologiques.Il nous raconte sa découverte de l’effet de serre dans les armées 70 et l’indifférence des milieux politiques, sa constatation de la destruction d’une ampleur « quasi biblique » de la mer d’Aral, les 100 000 kilomètres carrés de forêt tropicale coupés ou brûlés annuellement et les milliers d’animaux morts englués dans des mers de pétrole.Al Gore ne s’en tient cependant pas aux manchettes de l’actualité environnementale.Il se passionne pour les théories scientifiques qui peuvent alimenter ses réflexions, comme la théorie du chaos ou la révolution dans le domaine de la chimie, et n’hésite pas à recouru’ à l’histoire pour tenter de comprendre les effets des variations climatiques sur les comportements sociaux et politiques des peuples.Pour l’auteur, gagner un combat contre l’environnement équivaut à gagner une guerre contre nous-mêmes.Qu’un homme politique aussi influent déclare aujourd’hui, sans crainte du ridicule : « Plus je cherche les racines profondes de la crise générale de l’environnement, plus je suis convaincu qu’elle n’est que la manifestation extérieure d’une crise intérieure que je qualifierais, faute de mot plus approprié, de spirituelle », a de quoi surprendre.À moins qu’il ne faille se réjouir de l’apparition, enfin, d’une nouvelle conscience chez les dirigeants.en attendant des actions concrètes.La foire aux dinosaures, réflexions sur l'histoire naturelle par Stephen Jay Gould Éditions du Seuil, 1993, 494 pages.L’auteur, professeur à l’Université Harvard, est un biologiste évolutionniste réputé.On lui doit plusieurs livres à succès comme Darwin et les grandes énigmes de la vie (1979), fie Pouce du Panda (1982), Quand les poules auront des dents (1984) Stephen Jay Gould La foire La foire aux airçpsaures Réflexions r sur l’histoire naturelle SW et Le sourire du flamant rose (1988).Tous ces livres, de même que La foire aux dinosaures, rassemblent des textes tirés d’une chronique mensuelle que Gould publie depuis près de 20 ans dans la revue américaine Natural History.Ses textes célèbrent la mort du créationnisme et défendent sans cesse la théorie de l’évolution et le darwinisme, y compris lorsqu’il rend compte de la mission spatiale Voyager : il se pose alors résolument en biologiste évolutionniste lorsqu’il compare les planètes à des organismes et compare leur évolution à « celle des molécules dans les équations chimiques ».Les néophytes de l’histoire naturelle trouveront peut-être la lecture de ces essais quelque peu ardue, mais les passionnés y trouveront leur compte.Villes de demain par Pierre Larouche Les Éditions Villes nouvelles, villes anciennes, 1993,226 pages.Cette réflexion sur l’écologie urbaine, par un ingénieur et urbaniste québécois, trace un portrait du développement urbain au Québec, le compare avec des modèles comme Stockholm, rappelle l’envie que suscitent Québec et Montréal des Américains et propose une vision de l’avenir pour l’organisation des villes de demain.• Danielle Ouellet Québec Science/Juin 1993 63 par Danielle Ouellet Printemps 1943 : la petite ville de Los Alamos au Nouveau-Mexique se prépare à recevoir la plus importante concentration de savants au monde.Leur objectif : fabriquer une arme d’une puissance encore inégalée.Tout excités d’avoir à leur disposition des moyens techniques et financiers aussi importants, et convaincus de participer à l’écriture d’une page d’histoire inoubliable, la plupart de ces chercheurs ne s’inquiétaient pas des conséquences de leurs travaux.Pourtant, les drames de Nagasaki et de Hiroshima, premières villes victimes de la bombe atomique, allaient hanter les mémoires pendant des décennies.Pour fabriquer la bombe, les travaux de l’Italien Enrico Fermi allaient jouer un rôle prépondérant.À l’époque, Rome était devenue la capitale mondiale de l’atome, sous l’influence du professeur Orso Mario Corbino, directeur de l’Institut de physique de l’Université de Rome.Dans les années 20, ce chercheur, qui était le seul physicien d’envergure en Italie depuis le début du siècle, avait décidé de créer une équipe de physiciens digne de la gloire de Rome.Lejeune Enrico Fermi allait diriger la future équipe, qui allait porter le nom de « groupe de la Via Panisperna ».« Des hommes comme lui, répétait Corbino, il n’en paraît qu’un ou deux par siècle.» Cultivé, farceur, timide et passionné de littérature, Fermi venait d’être propulsé dans le panthéon suprême des physiciens, celui des particules, grâce à des travaux publiés à l’âge de 24 ans ! On appelait déjà « fer- 64 Québec Science/Juin 1993 Bombe atomique et physique québécoise Il y a 50 ans, l'armée américaine recrutait les meilleurs physiciens au monde pour fabriquer la bombe atomique.Mais certains refusèrent de participer, comme l'Italien Franco Rasetti, qui préféra venir à l'Université Laval où il présida à la naissance de la physique au Canada français.,11 iflai et 1 on parle désormais discrète A l'Université Laval, le physicien italien Franco Rasetti a formé les premiers physiciens canadiens-français.mions » des particules qu’il avait décrites.Bientôt, les chercheurs de son groupe réussirent à fîs-sionner le noyau d’uranium et à ralentir les neutrons.Sans s’en douter, ils venaient d’établir le principe de la bombe atomique.Mais l’approche de la guerre et l’émergence du fascisme en Italie allaient disperser les membres de l’équipe.En 1938, Fermi reçoit le prix Nobel en physique, et comme sa femme est d’origine juive, il profite de son voyage en Suède pour s’exiler aux États-Unis.Il s’installe en Amérique en 1939 et poursuit ses études sur les neutrons, à l’Université Columbia à New York.Ses travaux aboutissent, le 2 décembre 1942, à la réalisation de la première réaction en chaîne au monde, dans un laboratoire de Chicago.La confirmation des intuitions théoriques de Fermi rendait possible la fabrication de la bombe.L'arme atomique Pendant ce temps, la crainte que l’ennemi allemand ne développe une arme atomique tourne à l’obsession.Les militaires américains se mobilisent pour chercher une solution radicale qui mettrait fin au conflit le plus rapidement possible.À l’automne 1942, le président Franklin D.Roosevelt confie au général Leslie R.Groves la tâche d’organiser la recherche pour éventuellement fabriquer une arme atomique.Le général s’adjoint un jeune et brillant physicien, Robert J.Oppenheimer, pour assurer la direction scientifique des opérations.Ils visitent ensemble les mésas, des hauts plateaux du Nouveau-Mexique couverts de pins, de sapins bleus et de trembles, où la famille d’Oppenheimer possède un ranch.Ce véritable désert n’est accessible que par une seule route de montagne.L’endroit séduit le général ment du Site Y, qui surplombe 1 canon de Los Alamos.La ville de Los Alamos, à 2 16i k,; mètres d’altitude, devait être .érigée rapidement à partir de janvier 1943, sous la superasion de l’armée.Oppenheimer pré- voyait qu’on y logerait une tren- taine de savants et leurs famillej , , tout au plus, mais à la fin des j iki] •k\\- kl travaux, deux ans plus tard, 600 personnes y vivaient.Pour ne pas éveiller les soup- çons, tous devaient changer de % nom et ne jamais dévoiler leurs titres universitaires.Les conver- :I À Wej sations étaient truffées d’expres ¦ sions ou de mots de code et les épouses étaient souvent les I moins bien informées des activi-j.'»iti Ws tés de leurs maris.Les scientifiques les plus prestigieux, venus d’Europe et des États-Unis, commencent à s’installer à Los Alamos au prin temps 1943.L’âge moyen des % Si 'Eitit Itoais m;. /fl' .ad /./it chercheurs tournait autour de ] 30 ans.Parmi les plus réputés ; se trouvèrent le Danois Niels Bohr, l’Anglais James Chadwick, Enrico Fermi, tous Prix Nobel, ainsi que l’Américain d’origine hongroise Edward Teller qui allait devenir conseiller du président Bush dans les années 80.Au moins six des plus jeunes chercheurs allaient éventuellement recevoir le Prix Nobel.Emilio Segrè, un ancien membre du groupe de la Via Panisperna, était aussi de la partie.Franco Rasetti, le bras droit de Fermi en Italie, avait quant à lui refusé de participer à des recherches sur les applications de l’énergie nucléaire.En 1939, Rasetti acceptait un poste de professeur à l’Université Laval à Québec.On croyait toujours que l’Allemagne était sur le point de découvrir le secret de la bombe atomique.Cette perspective catalysait les travaux, même si elle s’est révélée par la suite totalement erronée.Le 16 juillet 1945, dans le désert d’Alamogor-do, explosait la première bombe atomique.Le président Roosevelt étant décédé en avril, c’est (son successeur, le président Har-ry Truman qui, au mois d’août, donnera l’ordre de lancer les deux bombes qui restaient sur les deux villes japonaises.Ces jtragiques événements marquè-jrent la fin de la guerre.Immédiatement après les ibombardements, chacun com-iinença à se poser des questions sur la pertinence d’utiliser de telles armes.À Los Alamos, cer-jtains s’en voulaient d’avoir continué à travailler sur le projet après qu’ils en aient eu compris la portée.D’autres demeuraient iconvaincus que c’était le seul moyen d’arrêter la guerre et de i sauver des milliers de vies.Ro-! jbert Oppenheimer regretta ses activités : « Maintenant, dit-il, je suis devenu un compagnon de : | ila mort, un destructeur du monde ».Enrico Fermi, lui, a toujours cru « qu’ignorer ne vaut jamais mieux que savoir ».ap S.Ulltëu siiwj H àwpC lillM t.ir« lî# 0 Un objecteur à Laval Le bras droit de Fermi en Italie, Franco Rasetti, a refusé dès 1938 de se joindre aux équipes de recherche sur les applications de l’énergie nucléaire.Entrevoyant les conséquences dra- matiques des recherches américaines, Rasetti préféra accepter un poste au Québec, à l’Université Laval, une petite université sans prestige, à peine organisée en science.En plus de fini' la guerre en Eu- rope, il venait de s’isoler de la recherche internationale de pointe.Mais l’Université Laval, elle, gagnait un physicien de premier ordre, qui allait littéralement organiser la recherche et l’enseignement en physique au Canada français.Pour comprendre l'électricité JTRIUIV Centre d'interprétation des champs électrique et magnétique r ?LES GRANDS DU TOURISME QUÉBÉCOIS Lauréat regional du Prix de l'entreprise publique Ouvert a l'annee L'Éledrium est un centre d'interprétation qui vous permettra de mieux comprendre les phénomènes liés à la présence de l'électricité dans votre environnement.Nos guides-animateurs vous parleront, entre autres, de la nature de l'électricité, des champs électrique et magnétique générés par les équipements électriques, des relations entre la vie, l'environnement et l'électricité, des animaux qui produisent de l'électricité et de ceux qui s'orientent grâce au champ magnétique terrestre.Bref, une promenade électrisante qui peut à coup sûr satisfaire votre curiosité.Situé à Sainte-Julie, à 20 minutes de Montréal, l'Électrium s'adresse au grand public ainsi qu'aux publics scolaires.• Visites guidées • Entrée libre • Réservations nécessaires pour les groupes de 10 personnes et plus • Pour renseignements, composez le (514) 652-8977 a Hydro-Québec Québec Science/Juin 1993 65 À l’époque, l’École supérieure de chimie de FUniversité Laval, fondée en 1920, était devenue la Faculté des sciences.Au fil des ans, outre la chimie, on avait commencé à y enseigner la biologie, la biochimie, la minéralogie, la géologie, les mathématiques et la physique.Les professeurs étaient souvent d’anciens étudiants de l’École supérieure de chimie qui étaient allés se perfectionner en Europe.C’était le cas de Cyrias Ouellet, qui avait passé quelques années en Angleterre dans l’un des laboratoires de physique les plus prestigieux de l’époque, le laboratoire Caven- dish à Cambridge.Il y avait notamment assisté à l’une des premières expériences de transmutation d’éléments au monde, le bombardement d’une feuille d’aluminium avec des particules alpha.Chimiste de formation, Cyrias Ouellet avait été catapulté au poste de professeur de physique par les autorités de l’Université Laval, dès son retour à Québec.Après tout, n’avait-il pas côtoyé les plus grands physiciens en Europe ?Conscient de ses lacunes, Ouellet ne cessait d’inciter le doyen de la Faculté des sciences, l’abbé Alexandre Va- JPH I ri-:- '"'"V 5?FAITES PLAISIR A VOS ENFANTS ET À VOUS-MÊME! Le plus important musée des sciences et de la technologie au Canada, situé à dix minutes de la colline du Parlement, vous fait pénétrer dans un monde de découvertes et d’innovations technologiques.Vous apprécierez sa collection extraordinaire et son approche participative.Ne manquez pas la cuisine bizarre, les périscopes, la poussinière, les locomotives géantes, les automobiles antiques, les ordinateurs et surtout nos expositions « Le Canada dans l’espace : destination Terre » et « La magie de la pomme de terre ».Venez en auto, en autobus, à bicyclette ou à pied.Vaste parc de stationnement gratuit pour autos, autobus, et véhicules récréatifs.Aire de pique-nique et boutique.AU PLAISIR DE VOUS ACCUEILLIR! Musée national des National Museum of SCIENCES + SCIENCI TECHNOLOCIE TECHNOLOi Boulevard Saint-Laurent, angle Lancaster, Ottawa • Accès par l’autoroute 417 (613)991-3044 Canada chon, à trouver un vrai physicien.Vachon se rendit finalement aux arguments de Ouellet et se lança à la recherche d’un directeur pour le département de physi que.À l’approche de la guerre, des scientifiques européens cherchaient à quitter leur pays et plusieurs se retrouvaient aux États-Unis.En France, en Italie, en Grande-Breta- t gne et aux États-Unis, les contacts de l’Uni- ;H versité Laval furent nombreux mais aucun n n’aboutit.«ipli Éfi Bel rt Un nom revenait cependant, celui de Fran co Rasetti.Cyrias Ouellet avait déjà eu l’occa sion d’assister, à Zurich, à une de ses conférences : « J’avais été épaté par ce type qui était venu faire une conférence sur l’effet Ra man dans les cristaux.Le sujet était très diff cile, mais il était d’une clarté extraordinaire.À l’École polytechnique de Zurich, les cristal lographes, qui ne sont pas des moindres, l’on bombardé de questions et ses réponses étaient toujours précises.Il était parmi les meilleurs que j’avais vus, éblouissant de vrak clarté tranquille ».Rasetti devint donc la per sonne à recruter.Il ne restait plus qu’à trou- ’ ver le moyen de le faire venir d’Italie.En cette période d’avant-guerre, la situation est délicate car l’Italie est déjà alliée à l’Allemagne.Alexandre Vachon confie à Cyrias Ouellet le soin d’effectuer les démarche: auprès des officiers de l’immigration : « Il faut que Rasetti entre au pays sans problèmes ».Au début de l’été 1939, Ouellet se rend à Rome rencontrer Rasetti.Le prétexte officiel est qu’il va voir sa tante religieuse.Il fait un détour par l’Université Columbia, à New York, où il rencontre Fermi exilé.Celui-ci l’écoute tout en continuant à travailler : « Il n’a rien voulu dire, j’ai bien vu, raconte Ouellet.Le fait que je parlais italien pouvait aviver ses soupçons ».En mai 1939, Ouellet quitte New York à bord du navire Rex, en route vers l’Italie pour une mission digne d’un roman d’espionnage.À Rome, Rasetti, qui pensait avoir affaire à un ecclésiastique d’un âge respectable, voit arriver un jeune laïc d’une trentaine d’années qui parle italien, une langue qu’il avait apprise auprès des Italiens antifascistes de Cambridge.Les deux hommes évitent les couloirs de l’Université, et c’est au cours de promenades anonymes dans la ville qu’ils discutent de leurs projets, loin des oreilles indiscrètes.Une fois Rasetti installé à Québec, Ouellet retourne à sa chimie pendant que le physicien itaüen organise le département de physique.Certains étudiants lui réservent ce pendant un accueil plutôt glacial.En temps de guerre, la présence d’Italiens à l’Université Laval n’est pas appréciée par tous, mais le prestige de Rasetti lui vaut d’être bien proté- lîlioij 66 Québec Science/Juin 1993 ¦ mute É, î.liSitll En 1939, Einstein influença la décision du président Roosevelt de fabriquer la bombe atomique en lui faisant voir les dangers que courrait le monde si l'Allemagne parvenait à fabriquer l'arme nucléaire.Mais à la fin de sa vie, il condamnait l'utilisation militaire de l'énergie nucléaire.Après es explosions de Hiroshima et de Nagasaki, Robert J.Oppenheimer (à droite) regretta d'avoir participé à la fabrication de la bombe.'il) m “é par les autorités de TUniversité.Ses premiers étudiants et collaborateurs se souvien-ent de son perfectionnisme, de sa disponibi- lité et de son sens de l’humour : parodiant le nom de substances chimiques, il qualifiait volontiers les choses mal faites de « cochonate de cochonium ».Pendant son séjour à Québec, Rasetti s’intéresse à la recherche en paléontologie et en physique, tout en participant régulièrement aux congrès de l’ACFAS, l’Association canadienne française pour l’avancement des sciences (qui est toujours active).C’est lui qui a introduit au Canada les compteurs Geiger pom’ mesurer la radioactivité.On lui doit une première mondiale : l’observation du mésotron, ou méson, une particule cosmique très instable.Il a aussi formé les premiers physiciens canadiens-français, notamment Albéric Boivin en optique, et Larkin Kerwin premier recteur laïque de l’Université Laval, directeur pendant plusieurs années du Conseil national de recherches au Canada et premier directeur de l’Agence spatiale canadienne.Le 8 juillet 1947, après huit ans à l’Université Laval, Rasetti accepte l’offre de l’Université Johns Hopkins à Baltimore.Deux raisons motivent sa décision : le salaire et les conditions de recherche sont beaucoup plus intéressants, et sa future épouse y travaille comme chercheure.Franco Rasetti est maintenant âgé de 92 ans.Il vit en Belgique avec son épouse, o Danielle Ouellet est docteure en histoire des sciences.Québec Science facile à consulter La reliure Québec Science a belle apparence.De plus, elle est solide, pratique, facile d'entretien.Un grand nombre (84,7 %) des abonnés de Québec Science disent qu'ils conservent leur magazine*.La reliure est l'outil idéal pour garder intacts vos Québec Science et retrouver rapidement les dossiers, articles ou chroniques qui vous intéressent.Chaque reliure peut contenir 12 numéros de Québec Science.‘Enquête QS-CREST, mai 1991 ïl®1 [titlî* itoiïsi H«Si 0# I reliures : 23,69 S i reliures : 34,67 S farifs I reliure : 9,82$ TPS, TVQ et frais d'expédition inclus lour le Canada) 'euillez prévoir environ quatre semaines lour la livraison.*ette offre expire le 30 juin 1993.Je désire recevoir_______reliure(s) au prix de_________ Nom Prénom Adresse app.Ville Province Code postal Pays I I Chèque [D Mandat-poste O Visa O MasterCard Chèque ou mandat-poste à l'ordre de Québec Science N° de carte Date d'expiration Signature Détachez et expédiez à Québec Science.C.P.250, Sillery, Québec GIT 2R1 Québec Science/Juin 1993 67 QSM 1993-6-R .AV .VVCv VAV.VVVY,'.'.! •*.;;vM^ ¦¦WNmw: par Raynald Pepin Qui n’a pas essayé, un jour ou l’autre, de marcher sur un trottoir tout en mettant les pieds sur toutes les rainures ?Hélas, faute de trottoirs en banlieue, de plus en plus d’enfants sont privés de ce jeu simple, amusant et sain pour la jeunesse.Mais pourquoi diable y a-t-il des rainures dans les trottoirs ?Pour répondre, il faut parler du béton, le matériau de construction le plus utilisé au monde.Juste au Québec, il s’en est vendu plus d’une tonne par habitant en 1992 ! « Le béton, c’est une roche artificielle composée de ciment, d’eau et de granulats », explique Martin Vachon, ingénieur et chercheur chez Miron, une division de Essroc Canada.Et cette roche artificielle tient ensemble grâce au ciment, lui-même un mélange de plusieurs substances très faciles à trouver.Les principaux ingrédients du ciment : de l’argile et du calcaire, une roche composée de carbonate de calcium (CaC03).Autrefois, les mortiers étaient à base de chaux, formée par le chauffage du calcaire.À haute température, le calcaire se décompose en chaux (de l’oxyde de calcium, CaO) et en gaz carbonique (C02).Mélangée à l’eau puis exposée à l’air, la chaux se combine lentement au gaz carbonique présent dans l’atmosphère.Résultat : il se reforme du carbonate de calcium, sous forme de cristaux enchevêtrés, et le mortier durcit.CaO + C02 = CaC03 : la réaction est presque arithmétique ! Le ciment est un immense progrès sur la chaux : il durcit plus vite et il est plus résistant.Autre avantage : il permet de fa- La dimension cachée L A S C I N C DAN L A V I Q U O T I Le mystère des rainures de trottoir kleti Des ingrédients faciles à trouver, une recette toute simple.Solide, économique et omniprésent, le béton est devenu le symbole de la grisaille urbaine.liïIKl n L’art du béton tient dans le dosage de l’eau.Trop d’eau et le mortier perd de la résistance; pas assez, il est difficile à travailler.briquer des objets massifs car il durcit en l’absence d’air (et même dans l’eau).Outre le calcaire, les ingrédients de base du ciment sont la silice (Si02) et l’oxyde d’aluminium (A1203), provenant de l’argile, ainsi que l’oxyde de fer (Fe203, la rouille !).« La composition du calcaire et de l’argile est constamment analysée, dit Martin Vachon, de façon à s’assurer que les composés de base sont présents dans les bonnes proportions.Sinon, il faut corriger la composition.» La torréfaction du ciment Fabriquer du ciment ?Simple : mélangez les ingrédients et mettez au four à 1400 °C.Difficile à faire chez soi.mais c’est ce que font les cimenteries, au nombre de quatre au Québec.Pour chauffer, on utilise surtout du charbon.Il arrive aussi que les cimenteries brûlent de vieux pneus ou des huiles usées.« La combustion s’effectue directement dans le four, précise notre ingénieur, et il faut tout de même limiter la quantité de ces combustibles exotiques, afin de ne pas introduire trop d’impuretés dans le ciment.» Le chauffage du calcaire libère du gaz carbonique, en plus de celui émis par la combustion du charbon, des vieux pneus ou des vieilles huiles.En 1990, les émissions des cimenteries représentaient 3 % de tout le C02 émis au Québec, selon les chiffres que m’a communiqués Pierre Lafre-nière, du ministère de l’Environnement du Québec.À titre de comparaison, les usines de pâtes et papiers et le transport contribuaient respectivement pour 14 et 40 % du total.La chaleur du four est essentielle : elle permet des réactions chimiques qui ne se feraient pas autrement.De nouveaux composés sont engendrés, principalement des silicates tricalcique et bicalcique (respectivement 3Ca0.Si02 et 2Ca0.Si02), qui constituent environ 75 % du poids du ciment.Les boulettes obtenues sont refroidies rapidement à la sortie du four.On ajoute du gypse, qui régularisera la prise du ciment, puis le tout est broyé en une poudre fine.L’oxyde de fer ne contribue pas au durcissement du cimem mais en sa présence, les réactions chimiques s’effectuent à une température plus basse, ce qui diminue les coûts de fabrica tion.C’est l’oxyde de fer et les composés qu’il engendre durant le chauffage qui donnent au ciment sa couleur grise.Pour obtenir un mortier, on mélange le ciment à du sable et de l’eau.Le béton, lui, contient en sus des gros granulats comm< du gravier, qui augmentent sa ré fflip sistance mécanique.Le ciment ne constitue que 10 % à 20 % du poids du béton.« Le sable améliore la maniabilité du béton, dit Martin Vachon.De plus, il remplit avec la pâte les vides entre les granulats plus gros.» i i Le béton ne sèche pas Contrairement à ce qu’on croit, ce n’est pas l’évaporation de l’eau qui fait durcir le béton.Au contraire, en réagissant avec le ciment, principalement avec les silicates de calcium, l’eau est « fixée » dans le béton sous forme de composés hydratés.C’est pourquoi il est préférable de gar der le béton humide au début, afin que les réactions chimiques soient aussi complètes que possible.Les grains de ciment se couvrent d’abord d’une couche gélatineuse de composés hydratés.Il se forme ensuite des petites aiguilles à la surface des grains; er croissant, ces protubérances forment des liens entre les grains de ciment et constituent un réseau de fibrilles entrelacées : le ciment prend.Au fur et à mesure que la quantité d’eau disponible diminue, la réaction entre les silica- 1 C' 68 Québec Science/Juin 1993 nique (If.: ilitoî àti* .lesté*- ktiieitl stei sèBii leret tes et l’eau ralentit, mais l’hydratation peut continuer des années, le ciment devenant de plus en plus dur.« Après une semaine d’hydratation, un béton a déjà atteint 75 % de la résistance qu’il aura à un mois », mentionne Martin Vachon.Les mortiers et bétons les plus durs sont ceux qui contiennent le moins d’eau possible.Par con-e, s’il n’y a pas assez d’eau, le ton n’est pas assez plastique et d est difficile à mettre en place.« On doit donc ajouter plus d’eau ju’il n’en faut pour hydrater le aiment, explique Martin Vachon.Quand cette eau excédentaire se nt» ie au ciment, il se forme des ores dans le béton.(Les silica-fifc] lltes hydratés occupent un volume ]ij Jinférieur à celui qu’occupaient (ff.Jlnitialement l’eau et le ciment.) ; V, j Des pores réduisent la résistance jtpj.ii mécanique du béton.On doit [ppjj.| ionc ajuster la quantité d’eau j iiivec minutie afin de maintenir jjjjpr.! m bon équilibre entre la plasticité et la résistance.» Un béton standard résiste à une pression de 30 mégapascals, soit 300 fois la pression atmosphérique.Une section de 3 cm2 peut ainsi supporter une tonne ! Des bétons à haute performance dont la résistance est de 60 mégapascals ont été mis au point par des chercheurs du Réseau canadien de centres d’excellence sur les bétons à haute performance.Le secret : ces bétons sont à base de fumée de silice, une substance qui permet de former des composés hydratés en utilisant beaucoup moins d’eau que le ciment ordinaire.Certains additifs permettent même de faire des bétons qui résistent à 150 mégapascals.Le bon rapport eau-ciment n’est pas toujours respecté.Par exemple, plusieurs maçons préparent leur mortier en incluant beaucoup de sable.Le mortier coûte alors moins cher, tout en durcissant très bien si les grains de sable sont bien enrobés de ciment.Cependant, un mortier à haute teneur en sable est difficile à travailler.Pour améliorer la plasticité, certains maçons ajoutent de l’eau.Cette eau additionnelle augmente le rapport eau/ciment et diminue la résistance du mortier durci.Un mortier qui s’effrite après 10 ou 15 ans a probablement subi ce régime.C’est avantageux pour le maçon, car le mortier s’étend mieux.et le mur est à refaire plus vite.L'art de faire le trottoir En plus de réagir avec les silicates, l’eau du béton s’évapore en surface, ce qui réduit le taux d’humidité du béton et le fait rétrécir : c’est ce qu’on appelle le retrait.Typiquement, le béton peut rétrécir de 6 millimètres par 10 mètres de longueur.« Ce rétrécissement met le béton en tension, analyse Martin Vachon.Dans le cas des trottoirs et des dalles, la surface exposée à l’air est grande.La perte d’humidité étant plus importante en surface, cette région subit un retrait plus grand qu’à l’intérieur.Les contraintes qui en résultent provoquent aisément des fissures.» On ne peut pas empêcher les fissures mais on essaie de les contrôler.« Pour éviter que les fissures se produisent n’importe où, dit notre spécialiste en béton, on crée des faiblesses dans le béton.Ces faiblesses, ce sont les rainures ! Les fissures se développent donc sous les rainures, ce qui plus esthétique.» Outre les rainures, les trottoirs comportent également, à tous les 15 mètres environ, des joints d’expansion, reconnaissables à la planche de bois asphalté qui les remplit.Ces joints séparent deux sections de trottoirs sur toute l’épaisseur de la dalle.Grâce à eux, la contraction et la dilatation dues aux changements de température se font sans fissuration additionnelle.• Les petites nouvelles.?Gouvernement du Québec Ministère de l'Éducation iepai p#lt: ÎJ'Sll fi! S1 ¦ .ê'i'- CONCOURS APOLOG 1993 Dans le cadre du 11e colloque de l'AQUOPS, M.Robert Bibeau, en présence de M.André Vézina, sous-ministre adjoint et de M.Michel de Celles, directeur général des ressources didactiques et de la formation à distance, a divulgé aux participants le nom des deux auteurs de logiciels proclamés victorieux par les membres du jury APOLOG (André Tellier, Jean Lasnier, Sonia Bélanger, Robert Bibeau et Nicole Huneault) lors du processus de sélection.Messieurs Léo Fortin et Gilles Gagné se sont mérités chacun un trophée APOLOG et une bourse de 6000$.- ¦: ¦ t«M ' #1 ir#i !f#| iii::Jf (lit il* (3 De gauche à droite, MM.Serge Careau, président de l'AQUOPS; André Vézina, sous-ministre adjoint au MEQ; Léo Fortin, gagnant du du prix APOLOG-primaire, enseignant à la CS St-Jean-sur-Richelieu; Michel de Celles, directeur général au MEQ; et Roberf Bibeau, responsable du concours et président du jury (MEQ).1er GAGNANT ____________________________________________ Titre du logiciel: LOGIFORME - sur IBM Ordre d'enseignement: Préscolaire et primaire Auteur: Léo Fortin Commission scolaire: St-Jean-sur-Richelieu « LOGIFORME » est un jeu éducatif comprenant une multitude d'exercices qui propose de développer des habiletés reliées à la logique mathématique chez les écoliers du préscolaire et du primaire.Dans une grille de neuf cases, l'écolier doit placer neuf objets (3 formes et 3 couleurs) en se fiant à des indices visuels sur leur position.Les exercices sont classés selon la complexité et le nombre des indices (60 niveaux de complexité) et peuvent être réalisés selon 3 niveaux de difficulté.2e GAGNANT ________________________________________________ Titre du logiciel: USITEC - sur Macintosh Ordre d'enseignement: Professionnel - adultes Auteur: Gilles Gagné Commission scolaire: Lac Saint-Jean Ce logiciel « USITEC -1 et USITEC 2 » développé avec HyperCard version 2.1, est un robot à calculer qui peut servir en industrie comme dans le monde de l'éducation.En effet, « USITEC » pourra résoudre tous les calculs de l'usinage de base (les sortes de filets, les cônes, les types d'engrenages, la conception de programmes en contrôle numérique, etc.).Avec cette ressource technologique de formation, les étudiants pourront entrer leurs paramètres et ils auront toutes les données nécessaires pour usiner une pièce.De plus, les apprenants auront la possibilité de réaliser de multiples exercices.Ils entreront leurs réponses et « USITEC » pourra vérifier si elles sont exactes et par la suite leur fournir les réponses.Un document accompagne le logiciel.Québec Science/Juin 1993 69 Al Le microscope à effet tunnel Pas plus gros qu’un grille-pain, le microscope à effet tunm permet de voir des atomes, et même de les déplacer un à un pour fabriquer les plus petites structures imaginables.1 Place à Père des nanotechnologies.La station spatiale Première étape avant l’exploration des autres planètes du système solaire, la station orbitale permettra d’observer k réactions humaines à la vie en apesanteur.En attendant, ].: projet se heurte aux difficultés économiques de notre bonne vieille Terre.Les Attila de l'environnement Moule zébrée, coyotte, salicaire pourpre : un mollusque, u: mammifère et une plante.Ces espèces à la vitalité redoutable ont envahi plusieurs habitats, et résistent aux tentatives de les déloger.Devrait-on les laisser faire ?Une commission d'enquête scientifique.Il est rare qu’une commission d’enquête se penche sur un sujet relatif à la technologie.Avec les nouvelles technologies de reproduction, la commission Baird avait du pain sur la planche pour alimenter notre réflexion.Pourtant, ses activités se sont déroulées à peu près secrètement.- Adoptez-moî 1 Grâce à vous, amis lecteurs, qui achetez ce numéro de Québec Science en kiosque et participez au concours, ainsi qu'aux gens de Messageries Dynamiques qui ont la responsabilité de la distribution en kiosque du magazine, moi Flippo le béluga, serai bientôt en mesure de recevoir officiellement mon acte d’adoption.Plus vite vous participerez au concours, plus vite je serai adopté.Gagnez un séjour de 3 jours et 2 nuits pour deux pei'sonnes à VHôtel Tadoussue et une croisière d9observation des baleines.Votre geste vous donnera également la chance de gagner une fin de semaine pour deux à l’Hôtel Tadoussac, au cours de laquelle vous aurez l’occasion d’aller observer les baleines à l’embouchure du Saguenay et, qui sait, peut-être d’y apercevoir notre futur adopté ! Si vous avez acheté ce magazine chez un détaillant, remplissez tout simplement le coupon ci-dessous, puis découpez et remettez-lui cette annonce complète (les fac-similés ne sont pas acceptés).Vous serez ainsi automatiquement inscrit au concours.Estampe du détaillant Remettez au détaillant qui vous a vendu ce numéro de Québec Science Nom Adresse Ville Code postal Tél.:( ) l Route 70 Québec Science/Juin 1993 invent! et du Ufttsi l»iv: tenili cinema c La folie de l’invention Si vous ne devez voir qu’une seule exposition à Montréal cet été, choisissez la plus interactive, celle qui vous informe et vous divertit en même temps, celle qui change votre perception des choses, qui vous intrigue et vous enrichit, celle où l’on peut répondre sur place à toutes vos questions.Choisissez Expotec 93 - La folie de l’invention.Tout un monde de tests, de découvertes et d’inédit.De l’insolite aux grandes réussites, du parcomètre au microbot, voilà une grande expo-science pour toute la famille.Du 19 mai au 19 septembre La folie des grandeurs Soixante-douze pieds de large et la hauteur d’un immeuble de sept étages.IMAX®, c’est comme si vous aviez devant vous 4 000 écrans de télévision, les uns contre les autres.C’est le cinéma du futur, grandeur nature.HD ou 3D.En haute définition ou en trois dimensions, et grâce à un système de son audionumérique révolutionnaire, le cinéma IMAX du Vieux-Port de Montréal vous en met toujours plein la vue! Programme double quotidien Ouvert toute l’année Info-horaire: 496-4629 EXPOTEC-IMAX® 2 événements majeurs 1 seul prix d’entrée LE VIEUX-PORT DE MONTRÉAL 1-800-361-4595 i Quai King Edward angle de la Commune et Saint-Laurent Métro Place-d’Armes \ Le Jardin botanique Une mosaïque de jardins Le jardin de Chine, le jardin japonais et son pavillon, les grands jardins à l'européenne, le jardin alpin, le jardin de sous-bois, etc.Chacun à sa manière célèbre la nature dans toute sa splendeur.Ouvert tous les jours E3 Pie-IX Renseignements : 872-1400 BIOnÔME DE MONTRÉAL Le Biodôme Un hommage à la planète Terre Nouveau musée de l'environnement, le Biodôme de Montréal propose un , voyage fantastique à travers quatre écosystèmes.A découvrir : des collections vivantes de plantes et d'animaux de la forêt tropicale, de la forêt laurentienne, du Saint-Laurent marin et du monde polaire.Ouvert tous les jours El Viau Renseignements : 868-3000 L'Insectarium Un musée qui pique votre curiosité Du scarabée d'or aux papillons aux ailes d'oiseaux, ^ des milliers d'insectes, vivants ou naturalisés, illustrent toute la diversité et l'originalité d'un univers méconnu et fascinant qui dépasse l'imagination.Ouvert tous les jours El Pie-K * Renseignements : 872-1400 Le Planétarium Dow Un son et lumière de l'Univers Des productions originales, plus de 1500 spectacles par an présentent, en français et en anglais, l'Espace, les confins de l'Univers, la Voie lactée, les lointaines galaxies, les quasars et les trous noirs.m Bonaventure (sortie : gare Windsor) Renseignements : 872-4530 VIVRE, MONTREAL
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