Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
Québec science
Principal magazine d'information scientifique généraliste québécois. [...]

Le mensuel d'information scientifique Québec Science est publié à partir de 1970. Il est le résultat de l'acquisition par l'Université du Québec de la revue Jeune scientifique, qui était publiée par l'Acfas. C'est Jocelyne Dugas, auparavant responsable de la revue Techniques, publiée par le ministère de l'Éducation, qui préside à cette mutation.

Québec Science opte pour une formule plus journalistique que pédagogique. La revue sera un terreau de développement de la profession de journaliste scientifique. Michel Boudoux, Yannick Villedieu, Christian Coutlée, Daniel Choquette, Solange Lapierre-Czerniecki, Pierre Sormany, Michel Gauquelin, Madeleine Harbour, Fabien Gruhier, Lise Laberge, Gilles Provost, Gilles Paquette, François Picard y participent.

La revue vise à intéresser les jeunes à la science et aux carrières scientifiques en leur offrant une information scientifique à jour présentée par des articles rigoureux et approfondis. Un accent est mis sur l'attractivité visuelle; une première couverture signée par le graphiste Jean-Pierre Langlois apparaît ainsi en septembre 1973. Pierre Parent et Richard Hodgson poursuivront le travail de ce dernier. Diane Dontigny, Benoit Drolet et André Delisle se joignent à l'équipe au milieu des années 1970, alors que Jean-Pierre Rogel en dirige la rédaction à partir de l'automne 1978.

Les premières années sont celles de l'apprentissage du journalisme scientifique, de la recherche de l'équilibre entre la vulgarisation, ou plutôt la communication, et la rigueur scientifique. Les journalistes adoptent styles et perspectives propres à leur métier, ce qui leur permet de proposer une critique, souvent liée à l'écologie ou à la santé. Plus avant dans les années 1970, le magazine connaît un grand succès, dont témoignent l'augmentation de ses ventes et la résonance de ses dossiers.

Québec Science passe sous la responsabilité des Presses de l'Université du Québec en 1979. La revue est alors prospère; en 1980, le magazine est vendu à plus de 25 000 exemplaires, dont 20 000 par abonnement. Les années 1980 sont plus difficiles à cause de la crise économique. Luc Chartrand pratique le journalisme d'enquête pour la revue, dont l'équipe de rédacteurs se renouvelle. On assiste ainsi à l'arrivée de Gilles Drouin, Bernard Giansetto, Claude Forand, Louise Desautels, François Goulet et Vonik Tanneau. Québec Science produit des articles sur les sujets de l'heure : pluies acides, sida, biotechnologies.

Au tournant des années 1990, le magazine fait davantage appel à des collaborateurs externes - journalistes, professeurs et scientifiques. Le cégep de Jonquière devient l'éditeur de la revue. Il en gardera la charge jusqu'au transfert de Québec Science à Vélo Québec en 2008.

Au moment de l'arrivée, en 1994, du rédacteur en chef actuel, Raymond Lemieux, le magazine est encore en difficulté financière. Il connaîtra cependant une relance, fort de la visibilité engendrée par la publication, depuis février 1993, d'un numéro spécial sur les découvertes scientifiques de l'année au Québec. Québec Science devient le premier média québécois à se trouver sur Internet, ce qui lui offre un rayonnement international. Le magazine surfe sur cette vague, avec davantage de contenus et de grands reportages qui franchissent les frontières du Québec; il obtient un soutien accru du gouvernement québécois, ce qui lui permet de recomposer une équipe de journalistes : Catherine Dubé, Vincent Sicotte, Marie-Pierre Élie, Joël Leblanc viennent travailler pour la revue.

Québec science profite ensuite de l'engouement pour les avancées technologiques et s'attire de nombreux collaborateurs qui maintiennent le dynamisme de la revue.

Source :

LEMIEUX, Raymond, Il était une fois¿ Québec Science - Cinquante ans d'information scientifique au Québec, Québec / Montréal, MultiMondes / Québec Science, 2012, 165 p.

Éditeurs :
  • Québec :Les Presses de l'Université du Québec,1970-,
  • Montréal :Vélo Québec éditions inc.
Contenu spécifique :
Décembre-Janvier 1994
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Jeune scientifique
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichiers (10)

Références

Québec science, 1993, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
a mode de recologie 101-01377.ÔTE:0 liy8Tgi^f LtîieNftLE 1700 ST DENIS MONTREAL QUE.H2X 3K6 QUEBEC 73333 01719 8 ' .v Volume 32, numéro 4 Décembre 1993/Janvier 1994,3,45 $ écouvert la masse manquante le l'Univers ?.ois gourous de efficacité énergétique spèces menacées : arriment les sauver Pourquoi LES FEIVIIVIES O IUT PEUR de la technologie Université de Montréal Faculté des études supérieures L’Université de Montréal compte la plus importante faculté des études supérieures au Canada.Elle décerne chaque année environ 275 doctorats et 2 100 maîtrises, certificats et diplômes d’études supérieures spécialisée La Faculté des études supérieures propose 50 certificats et diplômes d’études supérieures spécialisées, 116 programmes de maîtrise, 75 programme de doctorat et un programme d’études postdoctorales dans les secteurs suivants : sciences fondamentales et appliquées • aéronautique (Polytechnique) conjoint avec McGill et Concordia • aménagement 3 spécialisations • administration (H.E.C.) 7 spécialisations Ph.D.conjoint avec UQAM, McGill et Concordia • bibliothéconomie et sciences de l’information • chimie • démographie • éducation 11 spécialisations • environnement et prévention • génie (Polytechnique) 12 spécialisations • génie biomédical conjoint avec Polytechnique • géographie • géologie • informatique et recherche opérationnelle • mathématiques • mathématiques de l’ingénieur conjoint avec Polytechnique • physique • psychologie • sciences biologiques • sciences économiques • sciences humaines appliquées • statistique • toxicologie • urbanisme sciences humaines et sociales • administration (H.E.C.) 7 spécialisations Ph D.conjoint avec UQAM, McGill et Concordia • anthropologie • bioéthique • communication Ph.D.conjoint avec UQAM et Concordia • criminologie • démographie • droit • éducation 11 spécialisations • études allemandes • études anglaises • études françaises • études hispaniques • histoire • histoire de l’art • linguistique et philologie • littérature comparée et générale • muséologie conjoint avec l'UQAM • musique 5 spécialisations • philosophie • psycho-éducation • relations industrielles • science politique • sciences économiques • sciences humaines appliquées • sciences médiévales • service social • sociologie • théologie • traduction • urbanisme sciences de la santé • administration des services de santé • anatomie • biochimie • bioéthique • biologie moléculaire • biopathologie cellulaire • éducation physique • environnement et prévention • ergonomie conjoint avec Polytechnique • génie biomédical conjoint avec Polytechnique • médecine dentaire 4 spécialisait • médecine du travail et de l’environnement • médecine vétérinaire 6 spécialisait • microbiologie et immunologie • nutrition • optométrie • orthophonie-audiologie •pharmacie 6 spécialisait • pharmacologie • physiologie • psychologie • réadaptation • santé communautaire • sciences biomédicales • sciences infirmières • sciences neurologiques • toxicologie • virologie conjoint avec l’Institut Armand Frappier Demandes d’information pour l’Université de Montréal Service des admissions Université de Montréal C.P.6205, succursale A Montréal (Québec) Canada, H3C 3T5 Tél.: (514) 343-6426 pour l’École Polytechnique : Bureau du registraire École Polytechnique de Montréal C.P.6079, succursale A Montréal (Québec) Canada, H3C 3A7 Tél.: (514) 340-4713 pour l’École des Hautes Etudes Commerciales École des Hautes Études Commerciales ; 5255, avenue Decelles Montréal (Québec) Canada, H3T 1V6 Tél.: (514) 340-6151 Les femmes, désormais majoritaires dans nos collèges et dans nos universités, sont encore insuffisamment présentes dans certaines disciplines: au collégial, elles ne comptent que pour un septième de l'effectif de techniques physiques, alors que, à l'université, elles constituent seulement le quart de l'effectif inscrit en sciences appliquées.Heureusement, les choses peuvent changer.Qu'on se rappelle seulement que des champs d’études où les femmes sont aujourd'hui majoritaires, comme le droit ou la médecine, étaient considérés comme d'imprenables bastions masculins il y a à peine un quart de siècle.Certains signes sont encourageants, comme le fait que la parité soit pratiquement atteinte en sciences de la nature, au collégial, et en sciences pures, à l'université.Ces questions intéressent le système scolaire, mais leur caractère social invite à une discussion élargie.Voilà pourquoi j'accueille avec le plus vif intérêt le dossier préparé par Québec Science, qui alimentera notre réflexion collective sur la présence des femmes en sciences et en techniques.La ministre de l’Éducation et ministre de l'Enseignement supérieur et de la Science / Québec s s Chroniques Commentaires Sexisme Ce numéro de Québec Science a été censuré.Par moi.La censure est une partie essentielle du travail de tout rédacteur en chef, même si cela est une réalité qu’on n’ose jamais avouer.Un journaliste qui voudrait par exemple endosser une idée raciste ou sexiste ne pourrait pas le faire dans les pages de Québec Science.Heureusement, le problème ne s’est jamais posé aussi directement.Il est par contre assez fréquent que l’une des sources d’un journaliste défende un point de vue raciste ou sexiste.Que doit alors décider le journaliste qui ne partage pas l’opinion de sa source ?La censure « pure et dure » consisterait à cacher au lecteur l’existence de ce point de vue.Mais cette solution n’est vraiment pas idéale.Comme lecteur de magazine, je préfère que les journalistes identifient clairement certaines idées comme suspectes, puis me fournissent tous les éléments nécessaires pour que je puisse m’en faire une opinion éclairée.Ce n’est malheureusement pas toujours possible.Parfois, l’explication briserait le rythme du texte, ouvrirait une trop longue parenthèse qui n’a pas nécessairement rapport avec le sujet de l’article.Pour le journaliste, la solution la plus simple consiste alors à ne pas inclure l’idée raciste ou sexiste dans l’article.N’ayons pas peur des mots, nous faisons alors face à de la censure.La situation est d’autant plus claire quand c’est le rédacteur en chef qui prend la décision finale, comme je l’ai fait avec l’article sur le malaise de plusieurs femmes face à la technologie.Le sujet de cet article est très délicat.Les deux journalistes qui l’ont écrit affirment par exemple qu’à l’école, les filles sont plus timides et ont moins d’ambition que les garçons.II est facile de qualifier cette affirmation de sexiste.Mais les journalistes — deux femmes — ont leurs preuves : elles citent entre autres choses de nombreuses études.Toutes les informations rapportées ont ainsi été vérifiées deux fois plutôt qu’une.Toutes les informations, sauf une.Celle qui a été retirée du texte.Une personne intemewée affirmait que la science faite par les hommes est beaucoup axée sur des projets reliés à la guerre ou à la détérioration de l’environnement, alors qu’une science faite par des femmes s’orienterait plutôt sur le bien-être et la qualité de vie.Peu importe qui est cette source : vous conviendrez que le raisonnement est très courant.C’est d’ailleurs pourquoi les deux journalistes l’ont inclus dans une version préliminaire de leur texte, même si elles n’étaient pas vraiment d'accord avec la citation.J’ai retiré ce point de vue de l’article.Pourquoi ?Il y a bien sûr des différences entre les façons de travailler des hommes et des femmes, comme il y en a par exemple entre celles des jeunes et des vieux.Mais quand les médias séparent le monde entre hommes et femmes, on parlera toujours de qualités féminines et de défauts masculins.En d’autres termes, on associera toujours la vertu avec un sexe, toujours le même.Je me trompe peut-être, mais à ma connaissance aucun fait vérifiable ou étude sérieuse n’appuie ce point de vue.La seule « preuve » est historique : notre société aurait été bâtie par des hommes, les hommes sont donc responsables de tout ce qui va mal.C’est pourquoi je trouve ce raisonnement sexiste.Remarquez que ce point de vue n’a pas vraiment été censuré, en ce sens qu’il n’a pas été retiré du magazine — c’était hors de question ! Il a simplement été déplacé dans l’éditorial, où il a d’ailleurs acquis beaucoup plus d’importance.C’était selon moi la meilleure façon de vous fournir tous éléments nécessaires pour vous en faire une opinion éclairée.Que cette opinion soit semblable à la mienne ou non.Étienne Denis 52 La dimension cachée Tendres gelées À Noël, on accompagne la dinde de gelée de canneberges.Mmm ! Délicieux ce réseau tridimensionnel de molécules ! 54 Histoires de science Quand Einstein faisait jaser Québec La relativité restreinte a créé des remous jusqu’à.l’Université Laval.Les théories hérétiques de ce « juif allemand » suscitaient la méfiance.Opinion Pierre Béland : l'écologie est out ! Passés de mode les pistes cyclables, le recyclage et les sentiers pédestres ! Aujourd’hui, la municipalité de Saint-Lin veut éliminer les coyotes, ces animaux « nuisibles ».Et attirer, du même coup, les chasseurs pour « stimuler l’économie ».Actualités llfctl] ÏBp '-.v 9 Génétique Des Blue Jays au prix Nobel Comment réagit-on quand on gagne le prix Nobel ?Le Canadien Michael Smith, Nobel de chimie 93, raconte.10 Travail Du solvant dans les yeux Des milliers de travailleurs québécois manipulent des solvants organiques.Or, ces substances attaquent le système nerveux central.On sait maintenant comment « lire » les dommages dans leurs yeux.13 Hockey Les composites lancent et comptent Une firme de Sherbrooke vient de lancer la Cadillac du bâton de hockey.Léger, solide et puissant, il est le prochain roi de la patinoire.il! ! 14 Pollution Cheminée Noranda : In memoriam La « numéro 3 », qui crachait sa fumée noire sur Rouyn-Noranda, est en voie de démolition.Récit de sa mise à mort.piei ¦% 4 Québec Science / Décembre 1993 - Janvier 1994 _ Sommaire Univers Société | Ç Femmes et technologie : pourquoi le malaise ?s Les chiffres le montrent : après 20 ans de féminisme, ! la technologie ne «branche» toujours pas les filles.Sont-elles i; génétiquement allergiques aux circuits intégrés ?Quelques suggestions pour y remédier.Lumière sur la matière invisible Nous savions que 90 % de la matière de l’Univers échappait à nos appareils.Elle serait composée d’étranges objets : les MACHO.Leur masse déterminera le futur de notre Univers : né du Big Bang, finira-t-il en Big Crunch ?¦i ^ Especes menacees Mauvaises stratégies Au Québec, des espèces animales et végétales sont rayées de la carte.Et la liste s’allonge.Interview Des barrages ?Des centrales ?Niet ! Trois gourous mondiaux de l’efficacité énergétique nous parlent de leur révolution tranquille.Exclusif.Québec Science / Décembre 1993 - Janvier 1994 5 I ._______ Pour ou contre la chasse ?Je réponds à votre invitation de vous faire part de mes commentaires à la suite de la parution de l’article de Bernard Samson intitulé « Ne tirez pas sur le chasseur », paru dans le numéro d’octobre.Je partage le point de vue de l’auteur sur deux points : la chasse sportive telle que nous la connaissons permet de préserver l’environnement parce qu’elle fait maintenant partie du processus de régulation et d’équilibre de la nature.Je pense aussi que, connaissant personnellement plusieurs chasseurs, ils sont effectivement plus conscients depuis quelques années des problèmes environnementaux liés à la faune et à la nature en général.Ceci précisé, allons un peu plus loin puisqu’il s’agit d’un débat.Je me pose la question suivante : quelles valeurs caractérisent l’activité « sportive » qu’est devenue la chasse ?Selon moi, elles traduisent avant tout un univers masculin.Même si une photo de chasseuse figure dans votre article, cela ne change rien au fait que les chasseurs sont en grande partie des hommes.Vous l’avez affirmé subtilement vous-même : «.les militants pour la défense des droits des animaux (.) sont surtout des Montréalaises ».Vous savez, lorsque je vois des chasseurs revenir en jubilant et en exhibant fièrement la tête de l’orignal ou du chevreuil « su’l top du char », je me dis : « Quelle belle culture ! ».On croit rêver.Si la question du droit des animaux a été développée dans votre article, il y manque néanmoins un autre aspect : celle du « trip » bien macho de posséder une arme à feu, de tirer, de voir sa proie tomber, de la décapiter (comme un ennemi à la guerre), de se promener en vainqueur avec la tête de l’animal bien en évidence.Malgré leur proximité avec la nature, quel type de rapport ces chasseurs entretiennent-ils avec la faune ?Encore une fois, quelles valeurs y a-t-il là-dessous ?La compétition, le pouvoir, le machisme, la célébration de l’archétype du chasseur ?Si la chasse est « leur lieu d’exploits », eh bien, à mon avis, il n'y a vraiment pas matière à pavoiser.Chantal Doré Saint-Augustin-de-Desmaures Je suis profondément déçu et amer à propos de l’article de M.Sam-son intitulé « Ne tirez pas sur le chasseur » paru dans l’édition du mois d’octobre de Québec Science.(.) L’intégrité journalistique serait-elle à ce point menacée au même titre que nos prédateurs naturels (lynx, loup, carcajou, couguar de l’Est) ?M.Samson, de toute évidence, vous êtes passé complètement à côté de ce qui est convenu d’appeler un « débat », terme qui implique nécessairement les nombreuses argumentations des différents intervenants sur un sqjet donné.C’est avec une malsaine complaisance que vous vous êtes fait le porte-parole des chasseurs qui représentent uniquement 8 % de la population du Québec au détriment de 2 300 000 Québécois qui pratiquent consciencieusement des activités non consommatrices de faune, selon un sondage effectué par le MLCP en 1980.(.) Monsieur Samson, jamais je ne pourrai accorder de crédibilité à la thèse propagandiste et omniprésente véhiculée dans votre article qui présente, le plus sérieusement du monde, le chasseur comme étant le meilleur outil de gestion et d’aménagement du patrimoine faunique du Québec.Cette stratégie fait preuve de bien peu de réflexion ainsi que d’une volontaire naïveté.(.) C’est Frédéric Back, réalisateur Aq L’homme qui plantait des arbres qui affirmait que « des comportements qui semblaient tout à fait acceptables il y a quelques années doivent changer si nous voulons survivre ».Le cinéaste Perreault peut aller remiser son habit de camouflage.En terminant M.Samson, il était bien futile de spécifier en caractères gras que vous étiez vous-même chasseur, oh pardon !, chasseur « écologiste et fédéré » je suppose, car de toute évidence après la lecture de votre « papier » personne ne peut ignorer de quel côté votre arme balance ! Benoit Ayotte, Saint-Raymond Nous regrettons sincèrement que vous soyez choqué par ces illustrations.Il est évident qu’elles ne reflètent pas l’opinion de Québec Science.Si nous les avons publiées, c’est parce que nous avons jugé qu’elles illustrent le discours que des anglophones tiennent sur les francophones, élément important dans la construction de l’identité québécoise.Est-il nécëssaire d’ajouter que nous n’avons voulu en aucun cas insulter qui que ce soit.Étienne Denis rédacteur en chef Précision C’est bien le docteur Jocelyn Faubert qui apparaît sur la photo de la page 19 du numéro de septembre de Québec Science.Une partie des travaux rapportés dans l’article sur le paradoxe de la vision aveugle ont été effectués dans le laboratoire du docteur Faubert.Stupéfait J’ai été stupéfait par les images avec lesquelles vous avez illustré mon propos.Pourquoi avez-vous cru bon de reprendre des caricatures de la Gazette qui ridiculisent les Québécois francophones ?Vous allez jusqu’à reproduire un répugnant dessin de Terry Mosher que la Gazette elle-même, dites-vous, « a préféré ne pas publier ».Je me sens profondément insulté de me trouver en pareille compagnie.Fernand Dumont Donnez-nous vos commentaires ! Vous aimez, détestez, contestez un article de Québec Science ?Vous avez des commentaires et des suggestions sur le magazine ?Faites-nous le savoir.Écrivez-nous à l’adresse suivante, ou envoyez-nous une télécopie au (514)843-4897.Québec Science 425, rue De La Gauchetière Est Montréal, Québec H2L2M7 I : aice PRODUCTION Direction artistique : Normand Bastien Séparation de couleurs, pelliculage électronique et impression : Interweb CEGEP de Jonquière Publié par La Revue Québec Science 425, rue De La Gauchetière Est, Montréal, Québec, H2L2M7 COMMERCIALISATION Publicité : Jean Thibault, Nathalie Forget Abonnements : Nicole Bédard Distribution en kiosques : Messageries Dynamiques ABONNEMENTS DIRECTION Directeur général : Michel Gauquelin Adjointe administrative : Joan Laçasse Tarifs (taxes incluses) Au Canada À l'étranger lan (10 numéros) 34,67 $ 43,00$ 2 ans (20 numéros) 59,86 $ 75,00 $ 3 ans (30 numéros) 83,20$ 105,00$ À l'unité 3,99$ 4,50$ Groupe (10 ex./même adresse) 31,20$ Non disponible ABONNEMENTS ET CHANGEMENTS D'ADRESSES Téléphone : (418) 657-4391 PUBLICITÉ Téléphone : (514) 227-8414 Télécopieur : (514) 227-8995 REDACTION Téléphone : (514) 843-6888 Télécopieur : (514) 843-4897 Dépôt légal : Bibliothèque nationale du Québec Quatrième trimestre 1993, ISSN-0021-6127 Répertorié dans Point de repère et dans l'Index des périodiques canadiens.REDACTION Rédacteur en chef : Etienne Denis Comité de rédaction : Patrick Beaudin, Jean-Marc Fleury, Félix Maltais, Isabelle Montpetit, Gilles Parent, Sarah Perreault, Anne-Marie Simard, Pierre Sormany, René Vézina, Yanick Villedieu Collaborateurs : Pierre Béland, Valérie Borde, Marie-Noëlle Delatte, Gilles Parent, Danielle Ouellet, Pascale Ouellet, Raynald Pepin, Denyse Perreault, Anne-Marie Simard Pour abonnement et changement d’adresse QUÉBEC SCIENCE C.P.250, Sillery, Québec, GIT 2R1 Pour la France, faites votre chèque à l'ordre de : DAWSON FRANCE, B.P.57,91871, Palaiseau, Cedex, France Illustrateurs et photographes : Bernard Brault, Pierre-Paul Pariseau Correction : Natalie Boulanger Québec Science, magazine à but non lucratif, est publié 10 fois l'an par la revue Québec Science.La direction laisse aux auteurs l'entière responsabilité de leurs textes.Les titres, sous-titres, textes de présentation et rubriques non signées sont attribuables à la rédaction.Tous droits de reproduction, de traduction et d'adaptation réservés.© Copyright 1993 - Le Revue Québec Science ©Imprimé sur papier contenant 50 % de fibres recyclées et 40 % de fibres désencrées (post-consommation) Québec Science reçoit l'aide financière du gouvernement du Québec (Programme de soutien aux revues de culture scientifique et technique) Membre de : ft The Audit Bureau CPPA Québec Science est produit gratuitement sur cassette par l'Audiothèque, pour les personnes handicapées de l'imprimé.Téléphone: (418) 648-2627 6 Québec Science / Décembre 1993 - Janvier 1994 1 9Bœ&8r ^ ar "i* ___ r] s finr we» l&rAJr m' ^ • • .« ^aiHi de JoQquière.irtïJonc(uiêre,Québec Tel.: (418) 54!7I*24a£ i^i Université du Québec École de technologie supérieure .•I- L’ETS : le génie pour l’industrie Pour faire face aux défis de plus en plus complexes qu’elle rencontre, l’industrie québécoise a plus que jamais besoin d’ingénieurs qui connaissent ses exigences particulières.V X_ A l’ETS, nous formons ces hommes et ces femmes.S’adressant spécifiquement aux personnes qui détiennent un DEC en techniques physiques, nos programmes d’enseignement sont axés sur la pratique, l’expérimentation et la réalisation de projets.De plus, grâce à notre formule d’enseignement coopératif, tous nos étudiants acquièrent dès leurs études une expérience et une connaissance des réalités de l’industrie dont bénéficieront grandement leurs employeurs.Les ingénieurs de l’ETS.des participants actifs au développement de l’industrie d’ici.Ecole de technologie supérieure, 4750, avenue Henri-Julien, Montréal, H2T 2C8, (514) 289-8800 # 1111 mm.M Wmm IIIh I Actualités Auparavant, on pouvait provo- faite, les deux brins.adhè-lUobel canadien quer des mutations génétiques rent.Bingo ! Après quelques iontrôle total oilà comment le Canadien Michael Smith gagné le prix Nobel de chimie.par Anne-Marie Simard a veille de ce mercredi 13 octobre, Michael Smith l’était couché tard.Il avait cé-ébré le 281, anniversaire de sa Me avec un repas bien arrosé, 'est pourquoi ce matin-là, à heures, le bourreau de travail ramait encore au lit.Sans se ever, il allume la radio : « Je foulais savoir si les Blue Jays .vait gagné la partie.» Parmi es nouvelles prononcées d’un ;on laconique, il entend : « Un | scientifique canadien de l’Uni-•sité de Colombie-Britanni-.-J iue vient de remporter le prix "V Vobel de chimie.Michael Smith, âgé de 61 ans, etc.» Le ¦ sang du chercheur se fige sou-iainement dans ses veines.r—J Mais la sonnerie du téléphone I le tire de sa stupeur.C’est l’am-—™hassadeur de Suède qui veut lui noncer la nouvelle avant i.ifl qu’il l’apprenne par les mé-iæ dias ! Le téléphone ensuite ne dérougit plus : les collègues de l’est du Canada, qui sont déjà debout depuis quelques heures, l’inondent de félicitations.À 9 heures, lorsque Michael I Smith, en t-shirt et sandales, arrive finalement au labo, il est accueilli par une salve de.bouchons de bouteMes de mousseux ! La technique qui a valu à Smith le plus grand honneur scientifique permet d’effectuer une mutation sur un endroit précis d’un gène.Il l’a mise au point à la fin des années 70.« En fait, je suis surpris qu’une simple technique puisse se mériter un prix Nobel », confie Michael Smith, rejoint par Québec Science à son bureau de Vancouver, deux jours après l’annonce de la nouvelle.Léa Brakier-Gingras, professeure au département de biochimie de l’Université de Montréal, explique : « Toutes les découvertes réalisées en biologie moléculaire depuis Font été en partie grâce à la technique de Mike ! Elle a ouvert la porte à la compréhension précise du fonctionnement des gènes.» La technique de Michael Smith était très simple.Elle lui a quand même permis d'avoir un contrôle total sur les mutations génétiques.Auparavant, on pouvait provoquer des mutations génétiques au hasard.La technique de Smith permet de décider de l’endroit précis où effectuer la mutation.« C’est le contrôle total », dit Léa Brakier-Gingras.Aujourd’hui, la « méthode Smith » est une opération courante dans tous les laboratoires.Voilà en quoi elle consiste : le gène qu’on veut étudier se trouve sur un petit bout d’ADN, celui d’un virus qui attaque les bactéries, par exemple.Lorsque le virus se reproduit, son ADN, composé de deux brins, se divise.On savait déjà comment fabriquer un brin complémentaire qui se colle sur un des brins esseulés.Il s’agit d’accrocher au brin du virus une amorce longue de quelques dizaines de bases (adénine, cytosine, guanine ou thymine).À partir de ce point de départ, une enzyme reconstitue le reste de la chaîne.En faisant ces manipulations, il y a 15 ans, Michael Smith eut une idée : pourquoi ne pas utiliser une amorce dont une base aurait été changée ?Résultat : même si la complémentarité n’est pas par- faite, les deux brins.adhèrent.Bingo ! Après quelques divisions, la moitié des virus contiennent la mutation, l’autre moitié, non.Avec la méthode Smith, FADN devient une petite usine à protéines, fabriquées sur mesure.Michael Smith a obtenu le prix ex-æquo avec Kaiy Mullis, un chercheur américain.Ce dernier a inventé la méthode PCR, Polymerase Chain Reaction (voir Québec Science, mars 1993).Cette technique permet de multiplier les gènes à volonté.Ils partageront donc le million de dollars qui accompagne le prix.À cause du Nobel, la vie du chercheur canadien d’origine britannique prendra un rythme accéléré : « Je vais devoir accorder beaucoup d’entrevues aux médias et prononcer des conférences dans les universités où on m’invitera.On va sans doute me demander d’appuyer toutes sortes de causes.Tout ça en plus de mes tâches régulières ! » Puis, songeur, Michael Smith laisse tomber : « J’espère avoir le temps de faire du ski cet hiver.» • Québec Science / Décembre 1993 - Janvier 1994 9 Actualités Santé au travail Du solvant dans les yeux Au Québec, des milliers de travailleurs sont exposés à des solvants organiques.Petit problème : ces substances affectent le système nerveux central.Une chercheuse a trouvé un truc pour mesurer l'étendue des dégâts.dans leurs yeux ! par Marie-Noëlle Delatte Quelques verres de trop dans le nez et.on se met avoir double ! C’est normal, car l’alcool altère la transmission et le traitement des informations au niveau du système nerveux central.Résultat : les fonctions physiologiques sont perturbées.Dont la vision.L’alcool est le moins toxique des quelque 200 solvants organiques.Une personne qui manipule régulièrement de tels solvants, à Fusine par exemple, pourrait donc développer de graves problèmes de santé — comme un alcoolique ! De nombreuses personnes travaillent avec des solvants organiques.Dans les peintures, par exemple, on utilise du xylè-ne et du toluène pour mélanger le pigment et obtenir une couleur uniforme.En imprimerie, le nettoyage des équipements s’effectue à sec à l’aide de solvants chlorés, car ils ont la propriété de dissoudre facilement les graisses.On les retrouve aussi dans les colles et les vernis.Le problème, c’est que la majorité d’entre eux comportent des risques pour la santé.Donna Mergler, professeure au département des sciences biologiques à l’UQAM, le sait bien.Depuis plusieurs années, elle cherche à comprendre comment les solvants organiques affectent les fonctions visuelles.En étudiant des cas de travailleurs exposés aux solvants, Donna Mergler a découvert qu’ils discernaient moins bien les couleurs.Pour en avoir le coeur net, la chercheuse utüise un test simple, mis au point en France.Le travailleur se place devant un ensemble désordonné de 15 pastilles de couleurs pâles, allant par exemple du rouge très clair à un rouge foncé.Donna Mergler lui demande ensuite de les classer de la plus pâle à la plus foncée, à partir d’une pastille fixe qui sert de référence.Chaque oeil est testé séparément, car la détérioration visuelle peut n’apparaître que d’un côté.Ce test est doublement intéressant.D’abord, il est plus fiable que d’autres tests mesurant les atteintes du système nerveux Le test qui évalue la dextérité manuelle, par exemple, dépend de l’habilité ou de la forme physique du travailleur.La chercheuse précise cependant que le test n’est pas un diagnostic individuel.« Il permet de constater, chez des groupes de personnes, s’il y a un lien entre l’exposition aux solvants et l’atteinte de leurs fonctions visuelles.C’est un instrument intéressant pour surveiller des groupes », dit-elle.Autre avantage du test : il permet d’intervenir avant que les dommages au système nerveux soient irréversibles.En 10 Québec Science / Décembre 1993 - Janvier 1994 Wmm, norations de la couche extern effet, la perte de vision des couleurs est un signe précoce de dégradation du système nerveux.À vrai dire, la chercheuse a émis l’hypothèse que l’état de la rétine fournit de précieux renseignements sur l’état de l’ensemble du cerveau.Pour confirmer cette séduisante hypothèse, Donna Mergler a effectué des tests avec des travailleurs exposés aux effets de l’éther éthylique, un solvant utilisé dans la fabrication des explosifs.Résultat : ceux qui sont fortement exposés au solvant perdent progressivement la vision dans l’axe bleu/jaune.À mesure que l’intensité et la durée de l’exposition augmentent, l’altération atteint l’axe rouge/vert.La chercheuse a par la suite obtenu les mêmes résultats avec des travailleurs des industries plastiques, des imprimeries et des fabriques de peintures, notamment.Les problèmes de discernement des couleurs sont donc reliés à l’intensité et à la durée de l’exposition.Comment expliquer ce résultat ?Les scientifiques savent que les pertes de vision dans l’axe bleu/jaune indiquent des dété- de la rétine, qui tapisse le fond i de l’oeil.Les pertes dans l’axe - v ¦ rouge/vert signifient plutôt des dommages de la rétine interne et du nerf optique.La chercheuse émet donc une supposition : la rétine d’une personne anormalemem exposée à des solvants se dégraderait d’abord au niveau di sa couche externe.Puis, en fonction de la durée et de Fin- fcifc tensité de l’exposition, cette détérioration atteindrait le nerf optique.et le cerveau ! Ce pourrait être le mécanisme général d’action de tous les solvants.r.Cette hypothèse est d’une grande importance, car elle conduit Donna Mergler à corn parer la rétine à un micro-cerveau.Beaucoup d’informations sont en effet codées dans la ré tine.On y trouve plusieurs types de cellules nerveuses et de neurotransmetteurs qui sont également présents dans le cerveau.Selon la chercheuse, si les cellules de la rétine sont affectées par un solvant, celles du cerveau pourraient l’être de la même façon.En d’autres termes, la mesure de la perte de vision des osé! '•ait! Actualités (jtpj Nous sommes tous exposés aux solvants organiques, mais certains travailleurs sont L'iiS beaucoup plus menacés.mW loi* * Ému # a itn Éfin «lif1 il le couleurs deviendrait un moyen rapide et fiable pour déceler les détériorations du système nerveux central chez des groupes de personnes exposées aux solvants.Mais Donna Mergler reste prudente : « Nos études permettent de supposer que les al- térations des fonctions visuelles sont progressives : des couches externes de la rétine vers le nerf optique.Des études en cours vérifient ces hypothèses à l’aide de mesures électrophysiologiques.» Il y a deux façons d’être contaminé par des solvants : par contact avec la peau et par la respiration.Comme les solvants sont volatils, c’est par les voies respiratoirés qu’ils pénètrent le plus facilement dans l’organisme.Les vapeurs inhalées passent dans le sang et se rendent jusqu’au cerveau.Exactement comme le fait l’alcool.Au début, l’effet du solvant augmente l’activité du système nerveux central.Ce qui se traduit par un état euphorique.Puis, une dépression entraîne le ralentissement de toutes les fonctions physiologiques : diminution des réflexes et de la concentration, mauvaise humeur, grande émotivité.Cet effet dépresseur augmente le risque d’accidents en milieu de travail.Dans les cas extrêmes, par exemple lorsque des solvants organiques sont accidentellement renversés, ils peuvent provoquer une perte de conscience, voire la mort.Selon la concentration des vapeurs dans l’air et la durée de l’exposition, les solvants affectent le système nerveux, le foie, les reins ou les fonctions reproductrices.Après des années d’exposition, certains solvants provoquent des cancers.C’est le cas du chloroforme et du benzène.La majorité des solvants ont beau être toxiques, la plupart sont éliminés en quelques heures par la respiration et, surtout, par voie urinaire.Transformés dans le foie où certains perdent leur toxicité, ils sont éliminés par les urines sous forme de métabolites.C’est de cet indicateur biologique que se sert Donna Mergler pour suivre l’effet des solvants : elle compare le niveau de métabolites avec la perte de vision des couleurs.Nous sommes exposés quotidiennement à des solvants organiques.Ces substances se cachent dans l’alcool, les peintures, les encres, les essences.c’est-à-dire dans notre environnement.Doit-on craindre pour notre santé ?Tout est une question de doses et de durée d’exposition.Quand on repeint une pièce, par exemple, on s’expose nettement moins aux solvants que les travailleurs qui ont fabriqué cette peinture.Par contre, la situation est souvent inquiétante en milieu de travail.Selon la CSST, plus de 200 cas de lésions dues à des vapeurs de peinture, de vernis ou d’essence de térébenthine ont été signalés en 1991.Comment protéger les employés ?La loi oblige que chaque produit soit accompagné d’une fiche signalétique destinée à informer l’utilisateur sur les dangers du solvant.Mais cela ne suffit pas.Pour améliorer la situation, la CSST, les CLSC et les chercheurs comme Donna Mergler font des recommandations aux employeurs.Ils leur conseillent, par exemple, d’utiliser des solvants moins toxiques, inflammables et volatils, qui pénètrent moins dans la peau; de se servir de procédés qui nécessitent une plus faible quantité de solvant; d’assurer une bonne ventilation des lieux; finalement, d’informer les travailleurs et de les faire suivre régulièrement par-un médecin.À en croire Donna Mergler, tout semble se passer assez bien : « On est là pour développer et donner aux employeurs des outils de prévention.Certains Font bien compris, car nos recommandations sont de plus en plus suivies.» • LOGICIELS EDUCATIFS SCIENCES DE kA NATURE :î!H4 M fil 4 le ($ iiffi Zoo électronique Zoo électronique est un logiciel permettant aux enfants de collectionner les animaux, de sauvegarder leurs collections et d’en extraire les informations qu’ils désirent.Vous désirez savoir quels animaux ont des poils?Lesquels ont des ailes?Quels animaux ont le sang froid?Utilisez Zoo électronique et vous pourrez .11 répondre à toutes ces questions.De plus, le logiciel offre un ensemble d’environ 30 animaux avec leurs images et caractéristiques.Configuration requise KSXZpi Graphtab Un tableur spécialement conçu pour l’apprentissage des mathématiques et des sciences.Graphtab utilise les cellules pour faire des opérations mathématiques de base, les fonctions logiques ou trigonométriques, construire des diagrammes et construire des graphiques algébriques à partir d’une formule.E=; Configuration requise IBM PC ou compatible; mémoire vive de 640 Ko et carte graphique.Macintosh avec un 1 Mo de mémoire vive.El Québec C* logiclol a »t» produit avac la soutlan at la collaboration du ilnlittra da ( education du Qu«bac MATHEMATIQUES Carrés mathématiques Ce jeu mathématique permet aux enfants de maitriser les tables de multiplication, d’addition, de soustraction et de division tout en jouant une partie j ou le hasard, la vitesse et la stratégie I entrent en ligne de compte.11 y a 5 niveaux de performance, de débutant à super-pro.Carrés mathématiques est un nouveau produit qui offre une interface souris.Configuration requise IBM PC ou compatible; mémoire vive de 640 Ko; carte graphique.3155 Hocheiaga Montréal, Qc H1W 1G4 Téléphone: (514) 528-8791 Fax: (514) 526-9192 Nous distribuons au-delà de 150 titres de logiciels éducatifs dans toutes les matières académiques, du préscolaire à l'université.Demandez notre catalogue! CRAPO O G I C I E L S2 Veuillez me faire parvenir votre catalogue GRATUIT! Nom: _______________________________ Adresse: ___________________________ Ville:______________________________ Province:______Code postal:_________ Ordinateur: ?PC ?Macintosh J Québec Science / Décembre 1993 - Janvier 1994 11 Profitez de 1 hiver, bien au chaud dans un Kanuk -x Durable et chaud Confectionné en tissu très résistant à l’usure qui "respire" très bien.Chaudement isolé, le Patrouilleur offre quatre poches doublées et zip-pées et un capuchon isolé et escamotable dans le col enveloppant.Le Patrouilleur (-28°C).375$ KANUK Le Coyote Kanul Résistant à l'usure, très confortable t! bien chaud.Comme tous les Kanuk, offre un capuchon escamotable dan le col et ses coudes sont préformés.Le Coyote Kanuk (-25°C).354$; s Pour la ville : le Condor Le nouveau manteau long Kanuk très chaud.Chaudement isolé et très léger, la coupe des manches assure votre confort lorsque vous portez un veston.Le Condor Kanuk.572$ Le lai ï ^ fcirr Recevez le catalogue Kanuk L'Otarie Kanuk, chaud à -35° et super confortable L’Otarie vous surprendra par sa légèreté et son confort inégalé.Son tissu microporeux coupe le vent à 100 %.Il offre quatre poches réchauffe-mains zippées et un capuchon isolé escamotable.Ses coudes sont préformés pour l'aisance.Pour homme ou femme.Couleurs : (bleu typhon), (noir), (rouge), (safran), (améthyste), (bleu royal), (marine), (aubergine) L'Otarie Kanuk (-35°C).504$ ¦ 52 pages en couleurs illustrant les manteaux chauds Kanuk, les W Iimperméables qui "respirent", les sacs à dos, sacs de couchage, I M tentes et tous les articles Kanuk pour le plein air.Vous y J ’ trouverez de plus des coupons-rabais qui vous feront économe coupo*' p0ur uJ1 Æ miser 50$, 25$ ou 10$ lors de votre achat Kanuk.Et grâce à votre un QVl\ïl *\^r coupon cadeau, vous recevrez en plus un foulard polaire (valeur de 25$) lors d'un achat de 300$ et plus./^r Postez ce coupon à Kanuk, 752, rue Rachel est, Mtl, H2J 2H5 ^ Télécopiez-le à : 514-527-5255 ou téléphonez-nous à : 514-527-4494 "atuit! j Ville.Code postal. Actualités î fllfltPRO | SÎLs.^j.lUouveaux matériaux MH 1 % te ?iy «f ai ï Les composites lancent et comptent par Valérie Borde Dix pour cent de puissance en plus pour les lancers sans le moindre effort supplémentaire ! Les nouveaux bâtons de hockey de la société Sherwood Drolet, de Sherbrooke, devraient réjouir les amateurs de ce sport.Fabriqués en fibres composites, ils sont plus légers que les traditionnels bâtons en bois et fibre de verre et résistent entre cinq et dix fois mieux au bris et à l’usure.La société les a mis au point en collaboration avec une firme suisse, Busch, spécialisée dans la fabrication.de pompes à vide.« Ils maîtrisaient les technologies bées aux matériaux composites, nous connaissions les exigences des joueurs », raconte Denis Drolet, président de Sherwood Drolet.Après deux années de recherche, au Québec et en Suisse, on a commercialisé les nouveaux bâtons au mois de septembre.Leur armature est constituée d’une tige en mousse de polyuréthane très rigide qui résiste aux impacts.Autour de cette tige, sont enroulées à la main des fibres de carbone et de kevlar.Cette matière plastique très robuste est déjà largement utilisée dans la fabrication de coques de voiliers, de skis, de raquettes de tennis, de bobsleigh, etc.L’ensemble est alors placé dans un moule en métal.Une résine liquide est irqectée à l’intérieur du moule et recouvre toute la surface du bâton.Sous l’effet de la chaleur et de la force de fermeture du Les bâtons des professionnels seront peut-être bientôt tous faits de fibres composites.moule, la résine se solidifie et scelle tous les composants.« Le bâton est d’autant plus solide qu’il est fabriqué en une seule pièce, en accolant un moule pour le manche et un autre pour la palette.Grâce à différents types de moules, nous pouvons donner n’importe quelle forme à la palette », explique Denis Drolet.Au début de la saison, 10 joueurs ont testé ces nouveaux équipements dans les camps d’entraînement de diverses équipes canadiennes.La palette est quasiment inusable, mais le bâton peut se briser.« En fait, nous aurions pu fabriquer un bâton presque incassable, mais il n’aurait pas pu être homologué par la Ligue nationale de hockey pour des raisons de sécurité », pré-cise-t-il.La première année, la compagnie espère vendre 2000 bâtons en Amérique du Nord; 25 000, en 1995.Il faut dire qu’à 200 dollars pièce, les bâtons en composites ne sont pas près d’envahir toutes les patinoires.• Par des spécialistes.ET ______nwojrs n vtr-ccK o - ¦•r luio AUAL WJW «t Prt-Jc- PflWtKCU» Évaluation formalive cl didactique du français Évaluation formative et didactique du français Collection «Techniques et méthodes pédagogiques» 268 pages 33.95$ pour des spécialistes Professeurs à l’U.Q.A.M.et l’U.de M.L’hétérogénéité des apprenants Un défi poor la classe df français — j %, -> —;— L’hétérogénéité des apprenants «Un défi pour la classe de français» Sous la direction de Monique Lebrun et Marie-Christine Paret 319 pages 38.95$ DELACHAUX et NIESTLÉ MHiimn - On «uumu LE HANDICAP DIT MENTAL Le handicap dit mental Le fait social, le diagnostic, le traitement 302 pages 33.95$ AIDE AU JEU DES ENFANTS EN DIFFICULTÉ Aide au jeu des enfants en difficulté Le jeu, comme élément de joie, de découverte et de progrès 100 pages 25.95$ Disponibles en librairie Pour informations ou catalogue miH- Diffusion Raffin 7870 Fleuricourt St-Léonard, Québec H1R 2L3 Tél.: 325-5553 Fax: 325-7329 1; ï Québec Science / Décembre 1993 - Janvier 1994 13 Actualités Cheminée in memoriam « Les grandes cheminées, éternelles comme l'enfer », chante Richard Desjardins.La technologie a changé, les grandes cheminées ne sont plus éternelles.Au moment d'écrire ces lignes, on termine la démolition de la vieille cheminée.Des travaux « à risques élevés ».par Mathieu Desnoyers Les vieux fours à réverbères de la fonderie Home, à Rouyn-Noranda, engouffraient chaque jour 2000 tonnes de minerais.Le cuivre extrait, la fumée toxique était crachée très haut dans le ciel de l’Abitibi : à 170 mètres, l’équivalent de 50 étages.Les fours ont été remplacés, la grande cheminée est devenue inutile.À cause de sa hauteur et de la proximité des autres installations de la fonderie, la cheminée ne pouvait être dynamitée.Métallurgie du cuivre No-randa voulait aussi récupérer les différents matériaux qui la composent.La solution retenue consiste à démolir la cheminée par l’intérieur, à l’aide d’une excavatrice équipée d’un brise-béton hydraulique.L’ex-cavatrice de six tonnes a donc été hissée au sommet de la cheminée; l’exploit aura peut-être droit à une mention dans le livre des records Guiness.Les travaux sont « à risques élevés », explique l’ingénieur Patrice Dubé, responsable de la démolition.Les chutes, les intempéries et la foudre sont à craindre, mais le problème le plus insidieux vient des poussières générées par la démolition.Quarante ans d’usage ont en effet imprégné l’intérieur de la cheminée d’arsenic et de métaux lourds comme le plomb.Les ouvriers portent des mas- Certains jours, lorsque le panache de fumée se dirige droit sur la cheminée en démolition, il est impossible de poursuivre le travail.Et comme les prévisions de la météo restent incertaines, les tra-vaüleurs disposent toujours de masques d’évacuation, sortes de cagoules étanches équipées d’une capsule d’air comprimé pouvant fournir 15 minutes d’air pur.Si le panache se tourne brusquement vers les travailleurs, ils disposent d’une autonomie suffisante pour redescendre là où l’air redevient respirable.• U ques équipés de cartouches spéciales de filtration.Ils sont suivis par des médecins, et la compagnie nous assure qu’au moment d’écrire ces lignes les analyses révèlent des concentrations bien en deçà des normes gouvernementales.L’exposition aiguë aux vapeurs de dioxyde de soufre (S02) constitue un autre risque important.La cheminée numéro 2, qui évacue encore le dioxyde de soufre de l’usine, est située près de la vieille cheminée en démolition.Bien que la majeure partie du S02 est aujourd’hui récupérée en acide sulfurique, la fonderie évacue encore des quantités appréciables de ce gaz toxique.La grande cheminée de Rouyn-Noranda n'est plus.La démolition produit des montagnes de matériaux usagés qui seront, tant bien que mal, recyclés.Le béton armé formant l’enveloppe extérieure de la cheminée sera réutilisé comme remblayage sur le terrain de la fonderie, alors que son armature d’acier sera vendue à un ferrailleur.Les 12 000 tonnes de briques posent un problème plus complexe.Imprégnées de métaux lourds, elles constituent un risque de contamination pour l’environnement.Elles seront donc fondues dans le réacteur de l’usine.On récupérera ainsi les différents métaux qui s’y sont déposés, notamment du cuivre et.de l’or.Métallurgie du cuivre Noran-da tenait à démolir la cheminée pour éviter les coûts d’entretien et de réparation, dit Normand Ouimet, porte-parole de la fonderie.C’est aussi une question d’image.Véritable monument visible à des kilomètres à la ronde, la cheminée est le symbole d’un passé peu reluisant, alors que des tonnes de S02 rendaient l’air irrespirable.Les précipitations acides venant de l’usine brûlaient alors les pelouses, les arbres et même la peinture des voitures.Ce passé est aujourd’hui révolu, et la compagnie espère que la démolition de la cheminée témoignera du début d’une nouvelle ère.• Appel à tous les lecteurs ! Les vacances d'été s'en viennent très vite pour l'équipe de Québec Science.C'est en effet dès cet hiver que nous préparons.le Guide des vacances Québec Science, édition 1994, qui paraîtra en juin prochain.La première édition a été un grand succès.Nous voulons la renouveler cette année avec votre collaboration.Vous avez visité des sites, parcs, zoos, musées, etc.?Vous avez été enthousiasmé(e) ?Vous avez été déçu(e) ?Vous avez des commentaires particuliers à faire ?Dites-nous le, en quelques mots, en écrivant à : Québec Science, Guide des vacances, 425, rue De La Gauchetière Est, Montréal (Québec) H2L 2M7.Bien sûr, nous publierons plusieurs de vos témoignages.Pour vous remercier, Québec Science offrira un numéro gratuit* aux 100 premières personnes qui nous feront parvenir leur texte.N'oubliez pas d'indiquer votre nom, adresse et numéro de téléphone I * Les abonnés verront leur abonnement prolongé d'un numéro.14 Québec Science / Décembre 1993 - Janvier 1994 .s J.A FACULTE DES SCIENCES M PAYS DE CONNAISSANCE - \ (S# m îf.15 J ! 1 £*IÀ v- •A-' ' , v ¦*v P 's* ' ¦ Va' at ••’« v ^ % ^"V.*^tS> %>w >" ¦ rAT:^- ¦ ‘ > ^ O La recherche à la Faculté des sciences de l’Université de Sherbrooke : une tradition, un mode de vie.De taille humaine, la Faculté des sciences dispose d’équipements et d’infrastructures nécessaires à la recherche scientifique de pointe.Les équipes de recherche, jeunes et dynamiques, se distinguent par leur esprit novateur.Elles offrent une solide formation et un encadrement individualisé dans un milieu qui favorise l’épanouissement personnel.À la Faculté des sciences de l’Université de Sherbrooke les champs de formation à la recherche vont de la physiologie animale à la biologie moléculaire; de l’écologie animale à l’écologie végétale; de la chimie bio-organique à l’électrochimie; des matériaux industriels à la chimie théorique; de la physique des supraconducteurs à celle des semi-conducteurs lll-V et à l’optoélectronique; du génie logiciel aux réseaux neuronaux; de l’algèbre aux mathématiques des points fixes; des probabilités à la recherche opérationnelle; de l’informatique théorique aux télécommunications.” I »-y Au coeur des sciences il y a la vie en pays de connaissance P * -m 4* -'Ç- M Renseignements: 1-819-821-7007 1-800-267-UdeS c*.Faculté des sciences *• M UNIVERSITÉ DE - i SHERBROOKE École et carrière pourquoi lo uialaiso ?Les statistiques le montrent : lorsque vient le temps de choisir une carrière, les femmes boudent les secteurs de haute technologie, passant ainsi à côté de nombreux emplois rémunérateurs.Dommage.Nous sommes ainsi privés de talent et d'intelligence dont nous aurions grandement besoin.Pourquoi ce malaise face à la technologie ?Comment remédier à la situation ?par Pascale Ouellet et Anne-Marie Simard /y T e dois parfois sortir de force les gar-'' I çons du laboratoire : ils passent des , I nuits entières à l’ordinateur, négli-\J gent les autres cours et oublient presque de manger, confie Denis Paradis, professeur d’informatique au Collège Jean-de-Brébeuf.Les filles, par contre, repartent aussitôt leurs travaux terminés.» Et ce n’est pas pour s’entraîner à résoudre des colles en mathématiques : l’an dernier, au Québec, seulement 7 filles se sont classées parmi les 50 premiers élèves aux examens provinciaux de mathématiques en quatrième et cinquième secondaires.Aux États-Unis, la psychologue Camilla 16 Québec Science / Décembre 1993 - Janvier Benbow a étudié les performances intellectuelles des 416 meilleurs étudiants parmi 10 000 élèves au pays.Dans son échantillon, on ne trouve qu’une fille pour 12 garçons.« Les filles s’avèrent des étudiantes solides, mais l’élève transcendant est presque toujours un garçon », observe Jean Ménard, directeur du département de mathématiques-informatique à TUniversité du Québec à Montréal.Est-ce un manque d’inclination pour les sciences plus techniques qui empêche les filles d’occuper les premiers rangs ?Ou y a-t-il une raison plus profonde ?« Les femmes sont plus critiques envers elles-mêmes 1994 Les « Scientifines », un groupe du Sud-Ouest montréalais.Perfectionnistes les filles ont en général des exigences plus élevées que les garçons.Confrontées à un problème, elles se découragent plus facilement.et leur confiance en soi est facilement ébranlée », soupire l’astronaute Julie Payette.Polyglotte, triathlète, musicienne et ingénieure, choisie parmi 5000 scientifiques canadiens pour participer au programme spatial, elle avoue souffrir elle-même de cette insécurité ! Elle n’est pas la seule.Dans un sondage effectué par le Conseil consultatif sur le X.\ '¦*c Les filles et les sciences au secondaire Présence féminine aux examens finaux des cours optionnels proportion de filles moyenne des filles moyenne des gars biologie générale 60 % 74 % 71 % chimie (sec.V) 51 % 62 % 60 % physique enrichie 53 % 73 % 72 % (sec.IV) (source : ministère de l'Éducation du Québec, 1992) Au secondaire, les filles tiennent le haut du pavé.En plus de terminer leurs cours de sciences en plus grand nombre, leurs performances scolaires sont légèrement supérieures.Ces chiffres laissent deviner le décrochage scolaire, plus fréquent chez les garçons.Ce que les filles étudient an cé^ep Présence féminine dans les différentes concentrations offertes dans les cégeps du Québec Lettres : 77 % Sciences humaines : 57 % Arts : 56 % Sciences : 47 % Techniques biologiques : 78 % Techniques physiques : 17 % (source: ministère de l'Enseignement supérieur et de la Science, 1992) Au cégep, le clivage apparaît.À part leur éternel penchant pour les arts et les lettres, les filles affectionnent les sciences de la vie.Les techniques physiques restent la chasse gardée des garçons.statut de la femme du Canada auprès de 3000 adolescents, les filles plus souvent que les garçons ont coché « non » à la case « J’ai confiance en moi ».Chez les jeunes de 13 ans, l’écart est de 10 %.À la fin de l’adolescence, le fossé se creuse davantage.De nombreux tests psychologiques le confirment : dès l’enfance, la personnalité des filles diffère de celle des garçons.Les petites filles sont déjà perfectionnistes, leurs exigences sont élevées et elles se découragent plus facilement.Confrontées à un problème de mathématiques, nombreuses sont celles qui lisent plusieurs fois la question et commencent à y répondre seu- lement lorsqu’elles sont certaines de savoir comment.Selon les mêmes tests, les garçons sont plus spontanés et procèdent plus naturellement par essais et erreurs.Les filles souffriraient de ce que le jargon appelle la « motivation intrinsèque » : le désir d’apprendre les stimule davantage que la compétition, qui est le moteur des garçons.Même à l’université, les hommes et les femmes abordent les problèmes différemment.Jean Turgeon enseigne les mathématiques àl’Université de Montréal; après avoir donné un examen, il calcule toujours la moyenne des filles et celle des garçons, pour chaque question.« Si le problème exi- ge que l’étudiant soit venu aux cours et ait pris des notes, les filles se démarquent.Mais s’il faut réfléchir de façon nouvelle et bâtir un raisonnement à partir de zéro, sans l’aide d’une théorie déjà vue au cours, alors les gars dominent largement.» Jean Turgeon affirme que cette tendance a peu changé depuis qu’il a commencé à établir ces statistiques en.1969.D’où vient la différence ?Depuis déjà 20 ans, les résultats obtenus en neuropsychologie montrent de légers écarts entre les performances des hommes et des femmes : si les femmes dominent pour l’ensemble des fonctions verbales, les hommes jouis- Québec Science / Décembre 1993 - Janvier 1994 17 Les jeux des garçons les amènent à mieux comprendre les sciences.Pas les jeux des jeunes filles.sent d’une meilleure capacité visuospatia-le, c’est-à-dire qu’ils visualisent mieux les objets et leurs mouvements en trois dimensions.Cette capacité devient un atout en mathématiques, en physique, etc.À peu près égales chez les enfants, les performances visuospatiales des deux sexes divergent vers l’âge de 11 ans.Il faut cependant mettre un bémol : nous parlons ici de moyennes.La plupart des femmes sont aussi performantes que la plupart des hommes.Mais il suffit de quelques exceptions pour faire pencher la balance et créer une meilleure moyenne chez l’un des sexes.Cette situation reflète-t-elle une véritable différence dans l’organisation du cerveau ?Les sièges du langage se situent dans l’hémisphère gauche, alors que les fonctions spatiales occupent plutôt le droit.Or, selon une théorie controversée, les fonctions verbales des femmes seraient davantage distribuées entre les deux hémisphères.Conséquence : en mobilisant aussi le droit, ces fonctions verbales laisseraient moins de « place » aux fonctions spatiales.Ces différences (si elles existent vraiment) sont-elles génétiques, et donc immuables, ou plutôt sociales ?L’éducation, le mode de vie ou les expériences d’une personne peuvent façonner ses structures mentales.Par exemple, quand une souris blanche est exposée à des jeux, elle développe beaucoup plus de connexions neuronales qu’une autre qui vit dans une cage vide.« Les jeux des garçons les amènent à mieux comprendre l’environnement dans sa spécificité physique », croit Claire Chamberland, psychologue du développe- Proportion des diplômes décernés à des femmes dans les universités du Québec Discipline baccalauréat maîtrise doctorat Nursing 93 % 93 % — Psycho-éducation 82 % 58 % — Microbiologie 57 % 59 % 43 % Biologie 56 % 52 % 25 % Médecine 51 % — — Biochimie 50 % 46 % 23 % Mathématique 46 % 31 % 16 % Informatique 27 % 24 % 13 % Géologie 26 % 36 % 9 % Physique 18 % 14 % 14 % Foresterie 18 % 18 % 13 % Génie 15 % 14 % 7 % (source: ministère de l'Enseignement supérieur et de la Science, 1992) Infirmière, éducatrice: seules les femmes choisissent ces carrières traditionnellement féminines.Mais elles ont désormais envahi les sciences de la santé et de la vie.Pour la physique, le génie ou l'informatique, elles sont peu nombreuses à répondre àl'appel.Elles sont beaucoup moins nombreuses à poursuivre leurs études au-delà du baccalauréat.Dans la majorité des disciplines, les femmes se font plus rares à la maîtrise.Au doctorat, on compte encore peu de femmes.Action concrète Le Comité de l'IiverSité de Montréal «lyi ous diffusons largement un répertoire de femmes-ressources dans les secteurs non I il traditionnels d'études pour les étudiantes », explique Andrée Labrie, coordinatrice du Comité permament du statut de la femme à l'Université de Montréal.« Nous développons aussi un réseau d'échanges entre femmes scientifiques, dit-elle, du secondaire jusqu'aux milieux professionnels en passant par tous les niveaux d'études.L'intérêt pour les sciences chez les jeunes étudiantes dépend entièrement de ce suivi.» Le Comité permanent du statut de la femme prévoit également une table ronde en février 1994 pour favoriser la rétention des étudiantes en sciences au 2e et 3e cycles, là où elles décrochent le plus.Il met aussi sur pied une banque d'articles de presse sur la science et les scientifiques québécois(e)s, pour les proposer aux journaux d'étudiants et augmenter ainsi la visibilité des chercheuses et des professeures.\ 'liiiem ïr:- flkllf1 [ ¦ Il.Laurent Fontaine Wl foiroiu Le Cégep, une voie essentielle de développement personnel ! cegep d’alma CEGEP - de St-Félicien CEGEP CHICOUTIMI CEGEP Renseignez-vous sur notre vaste choix de programmes de formation offerts dans un environnement propice au développement personnel.SERVICE RÉGIONAL DES ADMISSIONS: Tél.: (418) 548-7191 18 Québec Science / Décembre 1993 - Janvier 1994 '4; K y' - Action concrète « Les femmes sont plus critiques envers elles-mêmes et leur con-ifiance en soi est facilement ébranlée », dit l'astronaute Julie Payette.5* ; ! (ien-l ment et professeure à l’École de service social de FUniversité de Montréal.« Un garçon qui a joué au hockey aura appris ce qu’est la friction, comment se déplacer dans l’espace et faire des rotations », dit-elle.Les garçons acquièrent ainsi une connaissance intuitive de leur environnement physique.Cette connaissance est tissée autant de faussetés que de vérités, mais elle permet de développer un intérêt pour les sciences.Quant aux filles, leurs jeux explorent plutôt l’environnement social, où elles développent par ailleurs des habiletés indiscutables.Voilà pour le rôle du hockey dans l’éveil de l’intérêt scientifique ! D’autres facteurs pèsent aussi lourd dans la balance, notamment les attentes des parents.« Je donne des cours particuliers pour les mathophobes, ceux pour qui les maths représentent un véritable calvaire, raconte la mathématicienne Louise Lafortune.Lorsqu’un garçon éprouve des problèmes dans cette matière, ce sont ses parents inquiets qui m’appellent.J’ai vu des mères pleurer pour l’avenir de leur fils.Les filles, pour leur part, viennent me consulter d’elles-mêmes.» Et les professeurs ?Font-ils vraiment sentir aux filles qu’elles sont à leur place dans les cours de sciences ?Julie Payette se souvient du paternalisme et de la condescendance de certains professeurs de FUniversité McGill, où elle était l’une des rares filles inscrites en génie informatique.« Lorsqu’un professeur change de ton en te répondant ¦—- comme s’il présumait au départ que ta Des qualités < féminines > Minutie, sens des responsabilités et créativité ! Au département de sciences physiques du Cégep du Vieux-Montréal, on considère que ces qualités sont propres aux filles.Et il y a quelques années, le cégep produisait un dépliant « pour elles seulement ».On y promet une formation passionnante dans des domaines de technologie de pointe et.un emploi assuré ! Puis on enchaîne avec quelques témoignages d'enseignantes et d'étudiantes comme celui de Sylvie Desgroseillers : « Moi, j'étudie en génie civil et, croyez-moi, nous nous y sentons très bien et à notre place ! » Le document souligne aussi l'originalité d'une carrière en sciences physiques pour une fille : « S'inscrire en techniques physiques, c'est une façon de briser le cercle des préjugés.» « Nous voulions augmenter le nombre d'étudiantes en sciences physiques et, en même temps, nous recherchions pour ces carrières des qualités dites féminines, comme la minutie », raconte Claude St-Cyr, qui a participé à la réalisation du dépliant.Après avoir distribué le dépliant lors de visites dans les écoles secondaires, on n'a pas noté d'augmentation sensible des inscriptions chez les filles.Eric Bernatchez Communiquez votre pensée écrite de façon efficace en ponctuant correctement.Le Ponctueur Un logiciel didactique multimédia sur la ponctuation Évitez désormais tous les pièges de la ponctuation.De la virgule à la barre oblique en passant par le point-virgule ou le tiret.Le Ponctueur saura mettre un point final à vos interrogations.• Quatre niveaux d'expertise, de débutant à expert • Un test diagnostique vous permettant d'évaluer vos connaissances en ponctuation ainsi que 23 tests spécifiques.• 13 tutoriels sur autant de signes de ponctuation i Grammaire complète sur la ponctuation disponible à l'écran ¦ Narration des textes par l'ordinateur vous permettant de saisir les intonations reliées à la pontuation > Traitement de textes intégré Configuration requise mémoire vive de 640ko; carte graphique VGA couleur-disque rigide; souris; carte de son Sound Blaster ou compatible.sn CRAPO LOGICIELS 3155, rue Hochelaga Montréal (Québec) H1W 1G4 Téléphone: (514) 528-8791 Télécopieur: (514) 526-9192 Québec Ce logiciel a été produit avec le soutien et la collaboration du ministère de l'Éducation du Québec Bon de commande Faites moi parvenir le logiciel LE PONCTUEUR au prix spécial de 95$, Taxes et transport inclus.Nom: Adresse: ville: Code postal: Téléphone: Visa Q MC Q Chèque Q # de carte Expiration Signature Cette offre expire le 31 décembre 1993 Québec Science / Décembre 1993 - Janvier 1994 19 flCBROUiUARDS LE MAGAZINE DROLEMENT SCIENTIFIQUE DES 7 À MANS vous propose en décembre : Un « verre de contact » pour Hubble Dans quelques jours, des astronautes vont poser un « verre de contort » ou télescope spotiol Hubble.Le pauvre souffre de myopie.Nos meilleurs jeux vidéo Une douzaine de mordus, âgés de 9 o 15 ons, dévoilent leurs jeux vidéo préférés.Un Noël scientifique Une vingtaine des meilleurs jeux offerts sur le marché.SOS Terre #2 : Autour du monde Eoston est de retour ! Ce grand reporter et chevalier de l'environnement est le héros d'un second livre-jeu.Isabelle, la fille électrique Voici Isobelle Goldstyn, une jeune fille dont le corps fonctionne en grande partie à l'électricité ! Est-ce un robot ?Une extro-terrestre ?En plus : Des expériences amusantes à faire o lo moison, des concours, des jeux, des fiches à collectionner, des bandes dessinées, la rubrique des correspondants et plus.52 pages de découvertes ! Les Débrouillards est en vente dans plusieurs kiosques ou prix de 2,95$.Pour s'abonner (1 on, 10 numéros, 26$) s'adresser à: Magazine Les Débrouillards 25, boul.Taschereau, bureau 201 Greenfield Park, Québec J4V 2G8 Commande téléphonique (carte de crédit indispensable): 875-4444.Action concrète Dans un centre culturel du sud-ouest de Montréal, un groupe de fillettes examinent des pièces d'automobiles, construisent des mini-ordinateurs et des circuits électriques et s'acharnent sur des problèmes mathématiques.Les « Scientifines », qui ont entre 9 et 12 ans, y viennent tous les jours après l'école pour développer leur curiosité, leur esprit d'analyse, leur patience, leur persévérance.entre filles seulement.« Elles posent plus de questions et utilisent une approche plus audacieuse qu'en classe », confirme Lucie Brais, la directrice du projet.Le projet, lancé par un groupe de femmes, visait d'abord le milieu défavorisé.« Dans les quartiers moins nantis, les enfants sont amenés plus tard — à cause de la rareté des livres et des stimulations familiales — à développer leur pensée abstraite », explique la psychologue Claire Chamberland, qui a participé au démarrage du projet.Ces derniers éprouvent donc plus de difficultés à l'école.Avec les fillettes du sud-ouest de Montréal, le projet fait donc d'une pierre deux coups.Les résultats d'une récente évaluation auprès des participantes indiquent une plus grande ouverture aux métiers non traditionnels, une amélioration du processus de résolution de problèmes, une motivation scolaire accrue et, en bout de ligne, un plus faible taux d'abandon scolaire.Pascale Ouellet Les Scientifines : à Montréal, le (514) 938-3576.Action concrète La carrière par l'exemple «I es filles ont l'impression que l'électronique est un métier comme la mécanique au-Litomobile, un travail malpropre et réservé aux gars.ou aux tom-boys, dit Vivianne Tassé, de l'Institut Teccart.Mais ce n'est pas du tout comme ça ! » Dans un publi-reportage publié dans Filles d'Aujourd'hui, l'Institut s'adresse aux futures candidates en leur disant « tu ».On met l'accent sur l'emploi presque assuré, le domaine motivant.Et on précise que les filles ont des chances accrues : « Comme il y a peu de filles en électronique, elles sont en grande demande.» (Là où il y a des programmes d'accès à l'égalité en emploi.) « Mais notre plus grand atout, insiste Vivianne Tassé, c'est le contact personnalisé.» Des graduées, qui sont sur le marché du travail, font la tournée des écoles secondaires.Et ça marche ! Dès la première année, le nombre de filles parmi les recrues est passé de 0 à 5 % ! Cette année, 7 % des recrues sont des filles.É.B.20 Québec Science / Décembre 1993 - Janvier 1994 Action concrète question allait être plus naïve, moins tech-; nique, moins intéressante —, tu te sens Il forcément attaquée.» .Une collègue journaliste raconte que e p dans ses cours de physique du cégep, qu’eUe fréquentait il y a une dizaine d’années, le professeur aimait bien poser des .colles à ses élèves.Puis, pour rompre le profond süence émanant de la classe, il lançait : « Personne ne le sait ?Les gars ?» Des cas isolés, ces professeurs condescendants envers les étudiantes ?Le Bureau du statut des femmes de l’Université Concordia a jugé la situation assez sérieuse pour la mettre en évidence dans le vidéo \En Umte égalité.Une mise en scène d’un cours fictif montre une professeure réagir favorablement (« Excellente intervention ! », « Tu as parfaitement raison ! ») à ses étudiants les plus dégourdis, tous des hommes dans ce cas.En arrière-plan, les filles attendent la main levée qu’elle leur accorde la parole.ce qui n’arrive jamais.L’effet a été exagéré pour susciter la réflexion des professeurs sur leur propre comportement.Mais Claude-Marie Landré pense que sa classe de quatrième secondaire ressemble parfois à celle du vidéo.« Les gars ne lèvent jamais la main : ils prennent la parole, En 1991, l'Ordre des ingénieurs du Québec (OIQ) a créé un Comité pour les femmes en ingénierie.Après une enquête du Comité auprès de 1410 ingénieures, l'OIQ a développé un plan d'action pour attirer plus d'étudiantes vers le génie.et les aider à y poursuivre leur carrière.L'Ordre a mis sur pied un réseau de conférenciers, organise des visites de profession-nel(le)s dans les écoles, soutient les actions de parrainage scientifique de la Société pour la promotion de la science.L'OIQ met aussi de l'avant des modèles d'ingénieures très diversifiés : dans sa brochure « Devenir ingénieur/e., super ! », neuf des douze témoignages viennent de femmes.L'OIQ travaille aussi avec les employeurs pour intégrer les femmes dans le milieu professionnel, et l'adapter à leur manière d'être et à leurs obligations familiales spécifiques.L F.tout simplement, explique-t-elle.Moi, j’attends parfois longtemps la main en l’air et je dois crier “ Monsieur ! Monsieur ! ” pour attirer l’attention du professeur.Beaucoup de mes amies, plus effacées, finissent par baisser la main, résignées.» Plusieurs études, tant québécoises qu’américaines, ont démontré que les filles sont plus hésitantes que les garçons à poser des questions en classe.À l’université, les étudiantes en sciences se sentent mises à l’écart, en classe et dans les groupes formels de travail, selon une enquête de Jill Rejskind, professeur au département de psychoéducation et coun- selling de FUniversité McGill.L’enquête révèle même que ce sentiment d’isolement persiste jusque dans les groupes informels, ceux qui se constituent spontanément dans le corridor ou autour d’un café.De plus, ces étudiantes comptent moins que leurs confrères sur le soutien de leurs professeurs, soit par des lettres de références ou plus simplement des conseüs, lorsque vient le temps de postuler un emploi.Point central : la perception.« Les filles sont bonnes en sciences parce qu’elles travaillent davantage.Chez les gars, c’est un talent naturel », affirme Karel Oliver, qui étudie au Collège Jean-de-Brébeuf.Dans le h mty-mk Stage de formation et de sensibilisation du 26 juin au 10 juillet 1994 Le Cégep de Rivière-du-Loup vous invite à vivre et à partager une expérience hors de l'ordinaire en vous présentant son camp-école en biotechnologies, une initiative unique au Québec.Du 26 juin au 10 juillet 1994, initiez-vous aux sciences et aux techniques biologiques de pointe dans un contexte de vacances.Ce projet reçoit l'appui dïndustrie, Sciences et Technologie Canada, dans le cadre du programme Sciences et Culture Canada, et de la Fondation du Collège de Rivière-du-Loup.Il est également rendu possible grâce à l'implication de l'entreprise pharmaceutique Merck Frosst.Un contenu scientifique à la mesure de vos aspirations, des expériences captivantes en laboratoire, des visites scientifiques, un programme original d'activités socioculturelles et touristiques.Frais d’inscription : 50oos (non remboursable en cas de désistement) Frais de participation: 47 5 00S (incluant les frais de séjour, de pension et de participation aux activités) Date limite d'inscription : 6 mai 1994 Pour en savoir plus sur les critères d'admissibilité ou pour obtenir notre dépliant d'information: Camp-école en biotechnologies Cégep de Rivière-du-Loup a/s Madame Nicole Saint-Pierre 80, rue Frontenac, Rivière-du-Loup (Québec) G5R 1R1 Téléphone : (418) 862-6903, poste 240 Télécopieur: (418)862-4959 Cégep de Rivière-du-Loup Québec Science / Décembre 1993 - Janvier 1994 21 ÊÊÊ Université È du Québec à Trois-Rivières Bourses et aide financière Pour l'année 1992-1993, des organismes publics et privés ont accordé 1 525 000 $ en bourses aux étudiants inscrits aux programmes de 2e et 3e cycles à l'UQTR.Bourses pour nouveaux étudiants Une nouvelle inscription, à temps complet, à un programme de 2e ou 3® cycle à l'UQTR, rend admissible, soit à: • une des dix-neuf bourses d'excellence (2 x 7500$; 7 x 5 000$; 10 x 2 000 $) offertes par l'UQTR.• une des quatre bourses d'excellence (5 000 $ chacune) offertes par la Fondation du CEU de Trois-Rivières.Postes d'auxiliaire L'Université proipose également des postes d'auxiliaire d'enseignement de recherche.Renseignements; Service des bourses et de l'aide financière (819) 376-5014 Conditions d’admission • au diplôme et à la maîtrise: détenir un baccalauréat ou l’équivalent avec une moyenne cumulative d’au moins 3.0 ou l’équivalent • au doctorat: détenir une maîtrise ou l’équivalent dans la discipline choisie ou dans un domaine connexe.Renseignements Bureau du registraire Université du Québec à Trois-Rivières C.P.500, Trois-Rivières, Québec Canada / G9A 5H7 Tél.: (819)376-5045 Études de 2 et 3e cycles Diplômes de 2e cycle Éducation spécialisée* (i) Génie industriel Maîtrises Biophysique Chimie (2) Éducation- Éducation spécialisée* (1) Électronique industrielle Études littéraires Études québécoises Gestion de projet (3)** Gestion des PME et de leur environnement-Philosophie* Physique Psychologie- Sciences de l’activité physique Sciences de l’environnement Sciences des pâtes et papiers Sciences du loisir Sécurité et hygiène industrielles Théologie (M.A.et M.Th.) Doctorats Biophysique Éducation (4)** Études québécoises-Génie papetier* Philosophie-Sciences de l’énergie et des matériaux (5) * Admission: automne et hiver seulement ** Admission: automne seulement (1) Programme extensionné de l'Université de Sherbrooke (2) Programme extensionné de l'UQAM (3) Programme géré conjointement (4) Programme offert par l'UQAM en association avec l'UQTR (5) Programme extensionné de l'INRS En moyenne, les hommes visualisent mieux les objets et leurs mouvements en trois dimensions.Mais les moyennes sont trompeuses.h j ———.corridor, où les étudiants attendent le prochain cours, les trois filles qui l’entourent ne protestent même pas ! Elles seraient elles-mêmes convaincues de leur manque d’aptitude : dans une étude menée en 1986 par la mathématicienne Roberta Mura, de l’Université Laval, 55 % des garçons attribuent leurs succès au talent, contre 19 % des filles.Même les « bollées » se sous-estiment.Selon une récente enquête française, les lycéennes se considèrent moins bonnes que leurs confrères de classe.à résultats scolaires équivalents ! Pour pallier cet écart imaginaire, elles redoublent d’efforts : notes de cours détaillées et présence assidue en classe.Les femmes et les hommes ne partagent pas le même mode d’apprentissage, croit Louise Lafortune (voir Québec Science, juillet-août 1993).Dans son livre Z-cs/m-mesfont des maths, elle propose une série d’exercices pédagogiques adaptés au tempérament moins compétitif et plus intuitif des femmes.Un des exercices s’adresse à celles qui sont intimidées lorsqu’il faut répondre à une question devant toute la classe : après avoir posé une question, le professeur demande aux élèves de réfléchir une minute avant de donner la solution.Les filles ont alors le temps de noter la réponse.Selon Louise Lafortune, même si elles ne le disent pas à haute voix, le fait de l’avoir trouvée elles-mêmes les réconforte.Un autre atelier a pour but de fortifier la confiance en soi.« Si ime femme pense qu’elle n’est pas bonne en mathématiques, il y a de fortes chances pour qu’elle n’essaie même pas de trouver de solutions aux problèmes », explique Louise Lafortune.On tente donc de briser cette attitude en lui proposant des petits problèmes simples.Exemple : « Six personnes se rencontrent et se saluent en se serrant la main.Corn- Action concrète Le Centre de développement du loisir scientifique (CDLS), organisateur des expo-sciences au secondaire, avait les idées claires en créant le prix Irma-Levasseur : inciter plus de jeunes filles à choisir une carrière scientifique.Le prix : une bourse de 1000 dollars, réservée aux filles, offerte par le Secrétariat à la condition féminine.et versée à la très stricte condition que la lauréate s'inscrive plus tard en sciences à l'université ou à une technique scientifique au cégep.Pascale Charest a gagné ce prix en 1990.Elle avait alors été un peu chatouillée d'apprendre qu'il y avait un prix juste pour les filles : « Moi, je n'ai jamais considéré que les filles n’ont pas de place en sciences ».Elle étudie aujourd'hui en biologie à l'Université Laval.Bon an mal an, les filles partagent la moitié des kiosques avec les garçons.« On a même eu des années où il y avait 63 % de filles », dit Marie Lavoie, du CDLS.Ê.B.DEPUIS 1945 La grande école de l'électronique TECCI1RT a formé des milliers de techniciens et transfert son expertise en formation sur mesure par.TECCflRT INDUSTRIE Bien plus, depuis 1985, Teccart exporte son savoir-faire à travers le monde.(''f?^ÇKTECEH RT INTERNflTmiMflL ^2000 .et s'est établi au Maroc COLLÈGE INTERNATIONAL^ DE RABAT Pour toute la fierté d'une compétence reconnue.GROUPE TECCART 3155, Hochelaga Montréal, H1W 1G4 Tél.: (514) 526-2501 Fax: (514) 526-9192 Québec Science / Décembre 1993 - Janvier 1994 23 1271 Encore aujourd'hui, certains conseillers en orientation découragent les filles de choisir des carrières « masculines ».bien de poignées de main sont échangées en tout ?b1 Un détail : Louise Lafortune fait remarquer que de tels exercices profitent aussi à plusieurs garçons.Les cours de sciences et les laboratoires sont un territoire étranger pour de nombreuses femmes.« Territoire masculin », précise Claudie Solar, chercheuse en didactique des mathématiques à FUniversité d’Ottawa.De nombreux sondages le montrent : les femmes ont plus souvent besoin de voir les applications concrètes des problèmes qu’on leur demande de résoudre.La dimension sociale est primordiale à leurs yeux.Or, ces préoccupations sont à des lieues de la façon dont on enseigne les sciences.Même parmi les plus douées, certaines en seraient rebutées.« J’aime le contact avec les gens, s’exclame Julie Larouche, étudiante au Collège Jean-de-Brébeuf.Mais quand je suis avec des amis, je ne m’imagine pas parler du comportement de la molécule de chlore immergée dans un gaz à basse température ! » Bien que forte en mathématiques, elle ne choisira pas une carrière en sciences.Encore aujourd’hui, certains conseillers en orientation découragent les filles de choisir des filières « masculines ».« Pas nécessairement par sexisme, constate Marielle Dufresne, ingénieure et ’ Les « petits problèmes simples » sont parfois plus compliqués qu’on pourrait le croire.Trouvez donc la bonne réponse ! Collège Français 35 années d’existence Etes-vous à la recherche d’un collège privé ?Maternelle Primaire Secondaire Collégial Renseignements : Collège Français 185, av.Fairmount Ouest Montréal (Québec) H2T 2M6 Tél.: (514) 495-2581 Fax : (514) 271-2823 Taux de diplômation des femmes en génie dans les universités du Québec Génie chimique 36 % civil 24 % industriel 17 % mécanique 12 % électrique 9 % informatique 7 % (source: ministère de l'Enseignement supérieur et de la Science, 1992) L'ingénierie est encore un domaine très masculin.Par contre, le génie chimique, avec ses applications dans l'industrie alimentaire, exerce un attrait sur les étudiantes.Encore une fois, l'éternel féminin penche vers les aspects « humains » du génie : chimique, civil, industriel.Le génie informatique remporte la palme d'impopularité.ie Proportion de professeures en génie dans les universités du Québec École Polytechnique 7 % Université McGill 7 % Université Concordia 6 % École de Technologie Supérieure 4 % Université Sherbrooke 2 % Université Laval (faculté science et génie) 2 % Membres féminins de l'Ordre des ingénieurs du Québec 6 % (source: les universités et l'OIQ) Pour les étudiantes en génie, les modèles féminins ne sont pas légion.Les femmes se comptent sur les doigts d'une main dans le corps professoral et dans les bureaux d'ingénieurs.Action concrète Jeudi soir, 19 h 50, Hans Wernecke, professeur de physique au Collège Vanier, travaille encore un peu dans son bureau avant d'aller au concert.Non, il ne corrige pas le dernier examen, pas plus qu'il ne prépare le prochain test.En fait, le professeur Wernecke fait des heures supplémentaires pour répondre aux questions écrites de ses étudiants.Wernecke est l'un des rares professeurs à appliquer cette approche nouvelle, visant à mieux aider les étudiants timides en sciences.Étudiants.mais surtout étudiantes.« Les filles préfèrent poser leurs questions par écrit », a-t-il remarqué.Selon lui, cette approche les aide à rester en sciences.« Mon rôle est de leur faire sentir qu'elles ont parfaitement le droit de poser une question », dit Hans Wernecke.24 Québec Science / Décembre 1993 - Janvier 1994 Action concrète présidente du Comité pour les femmes en ingénierie de l’Ordre des ingénieurs du Québec.Plutôt parce qu’ils sont conscients des difficultés qu’elles rencontreront si elles choisissent ces professions.» Dans le milieu de travail, la discrimination se manifeste parfois dès l’entrevue de sélection.« On s’est rendu compte que les gars se faisaient poser des questions plus techniques; les fdles, des questions plus personnelles ou plus sociologiques », racontait une ingénieure dans le cadre d’un sondage de l’Ordre des ingénieurs du Québec.Parce qu’elles sont habituellement jeunes, les femmes ingénieures n’ont pas encore beaucoup d’influence.« Plusieurs d’entre elles se sont plaintes que, dans les réunions, leur point de vue plus “ social ” est souvent ridiculisé par leurs collègues masculins », dit Marielle Dufresne.Même comme chercheuses à l’université, les femmes ne se sentent pas toqjours acceptées.Claudie Solar raconte : « Lors d’une réunion à laquelle je participais, un collègue présentait les participants : docteur Untel, professeur Chose, Claudie.» Claudie Solar détient elle aussi un doctorat.Le milieu de la recherche est très exigeant : les absences et les ajournements sont difficilement pardonnés.Les femmes doivent se plier aux règles tacites du milieu, souvent au prix d’une gymnastique éreintante entre le travail, les grossesses, les otites des enfants, l’école et la maison.Malgré des décennies de féminisme, de nombreuses études rappellent que c’est encore surtout aux femmes que revient la responsabilité de l’éducation des enfants, du ménage, de la préparation des repas.Difficile d’orienter les filles vers les secteurs non traditionnels dans un tel contexte ! « Nous n’y arriverons pas sans travailler simultanément à valoriser les tâches parentales auprès des garçons », conclut Claire Chamberland.• Pour la promotion des études scientifiques, le ministère de l'Enseignement supérieur et de la Science (MESS) met à la disposition des conseillers pédagogiques et des étudiants une foule de brochures, de dépliants, de feuillets (« femmes et sciences »).« Nous mettons l'accent sur les domaines traditionnellement délaissés par les étudiantes, comme les sciences physiques, le génie civil, mécanique, électrique ou métallurgique.Nous montrons aussi l'implication des femmes dans ces métiers, pour inciter les étudiantes à s'y intéresser.» La brochure « Salut les filles, bonjour les sciences », qui présente le portrait de 18 femmes scientifiques, a incité de nombreux cégeps à organiser des rencontres avec elles.En 1992, les services du ministère ont également conçu plusieurs outils pédagogiques, comme les recueils « Boules à mythes », pour aider les enseignants à revoir l'apprentissage des sciences et des mathématiques, afin d'attirer les jeunes et les filles.En recherche, trois subventions ont été accordées à des études sur la pédagogie non sexiste, notamment aux collèges Alma et Vanier.Il y a aussi le programme « Agrippe », spécialement conçu pour mieux comprendre les problèmes de décrochage des étudiantes en physique.Le ministère fait aussi de la discrimination positive dans l'octroi de ses subventions : lors de l'évaluation des projets à subventionner, 15 % des points portent sur l'éducation scientifique des filles.En collaboration avec les universités, trois études importantes ont lieu actuellement : l'une sur les conditions de vie des femmes aux 2e et 3' cycles universitaires, la deuxième sur le mode d'embauche des femmes professeures (elles ne représentent que 17 % du personnel académique), la troisième sur les garderies en milieu universitaire.L.F.Action concrète Laval : intimer les filles.entre autres ! Entre 1988 et 1992 (avec une plus grande discrétion après la tragédie de Polytechnique, en 1990), la faculté de science et de génie de l'Université Laval a mis sur pied un programme de recrutement et d'intégration des étudiantes en science.« Pour intégrer les filles en science, il ne faut pas prévoir de programme exclusif, mais d'abord humaniser le climat de la faculté », explique Louise Turgeon, consultante au service d'orientation et membre du comité d'intégration de la faculté de science et génie.Les femmes auraient une approche plus globale et accorderaient plus d'importance à la qualité de vie et aux relations humaines.La faculté des sciences s'efforce donc de sensibiliser les professeurs à ces différences, via des tables rondes et des conférences, pour que l'ambiance de la faculté devienne plus agréable pour les filles.Cette action « par le haut » n'empêche pas des approches plus ponctuelles auprès des étudiantes.On propose des modèles féminins aux candidates en leur faisant rencontrer des femmes.Des programmes de discrimination positive augmentent très lentement le nombre de professeures.On favorise la poursuite des études aux 2" et 3' cycles par l'octroi de bourses spéciales et l'assurance d'un poste à l'université après le doctorat.À noter aussi que les professeurs de génie électrique se cotisent pour accorder chaque année une bourse d'études à une de leurs étudiantes.L.F.COLLEGE SAINTE-ANNE 1250, rue Saint-Joseph, Lachine (Québec) H8S 2M8 est une institution privée dirigée par les soeurs de Saint-Anne 132 ans d’excellence au service des jeunes pour filles et garçons de 1 re à 5e secondaire qi ]ji, I i 11 11 ¦ • ¦ ' “n- ' r j >Tyj : p Information : (514) 637-3571 Québec Science / Décembre 1993 - Janvier 1994 25 Astronomie Lumière sur la masse manquante L'Univers vient peut-être de nous révéler l'un de ses plus grands secrets.Nous savions que 90 % de la matière de l'Univers échappait à nos instruments.Deux équipes d'astronomes croient l'avoir détectée.Dans ce premier article, Pierre Chastenay nous explique l'impact de cette découverte sur l'histoire de l'Univers, du Big Bang au Big Crunch.Dans le prochain numéro, il nous fera part d'une autre primeur : l'Univers aurait la forme d'une mousse.par Pierre Chastenay astronome au Planétarium de Montréal L9 observation annoncée par Bernard Sadoulet en septembre aurait normalement dû passer inaperçue.L’astronome s’était rendu dans un congrès à Capri, en Italie, pour annoncer que ses collaborateurs de FUniversité de la Californie à Berkeley avaient découvert un objet de la taille d’une petite étoile, flottant à la périphérie de notre galaxie, la Voie lactée.Mais une équipe française, qui travaillait indépendamment sur le même sujet avec des techniques différentes, annonçait la même semaine la découverte de deux objets similaires.Les observations se confirmant l’une l’autre, on pouvait difficilement les expliquer par une simple coincidence.Les deux équipes avaient peut-être identifié pour la première fois des objets appartenant à la masse manquante de l’Univers.Les astronomes venaient peut-être ainsi d’apprendre sous quelle forme se cache cette mystérieuse matière non lumineuse.De quoi s’agit-il ?Les scientifiques soupçonnaient depuis longtemps déjà l’existence d’une grande quantité de matière émettant peu ou pas de lumière, et donc pratiquement indétectable de la Terre.Cette matière « invisible » pourrait représenter jusqu’à 90 % de toute la masse de l’Univers, selon plusieurs calculs.En effet, la plupart des galaxies tour- nent tellement vite sur elles-mêmes qu’elles devraient en théorie voler en éclats : la force gravitationnelle exercée par la masse des étoiles qu’elles contiennent n’est pas suffisante pour contrecarrer la force centrifuge.Explication plausible : un important halo de matière (qu’on ne réussit pas à voir) les stabilise.La même constatation a été faite avec les amas de galaxies.Les galaxies tournent trop vite les unes autour des autres, selon les lois de la gravitation.Même explication : une grande quantité de matière non lumineuse assure la cohésion des amas.D’où la question : si cette matière existe, de quoi est-elle faite ?Pour plusieurs astronomes, la réponse se trouvait du côté de l’une ou l’autre des particules élémentaires : axions, WIMP {Weakley interacting massive particles), ou d’autres particules encore plus exotiques.Mais aucune de ces particules n’a encore été découverte, et leur existence demeure tout à fait hypothétique.Les objets découverts cet automne sont très différents.Ils ont une taille intermédiaire entre une grosse planète et une petite étoile.Ils ont été baptisés ifossfw Compact Halo Objects, ou MACHO.S’ils étaient assez nombreux — peut-être des milliers de milliards —, ils formeraient une véritable nuée invisible autour des ga- laxies.Leur masse combinée serait alors peut-être 10 fois plus importante que celle de toutes les galaxies de l’Univers réunies ! Une telle donnée bouleverserait l’histoire de notre monde.Si nous en connaissons déjà assez bien la genèse, telle que racontée par la théorie du Big Bang, nous aurions beaucoup plus de précisions sur son apocalypse, un événement qui pourrait prendre la forme d’un « Big Crunch », d’une implosion de l’Univers.Avec les MACHO, les astronomes tiennent peut-être la clé de l’évolution et du destin de l’Univers.Revenons à cette théorie de la création et de l’évolution de l’Univers qu’est le Big Bang.L’idée qu’une « explosion » serait à l’origine de notre Univers a été formulée sérieusement pour la première fois par l’abbé Georges Lemaître, au cours des années 1920.À l’époque, le Big Bang n’était qu’une théorie parmi d’autres.Ce sont d’ailleurs ses détracteurs qui, par dérision pour la théorie, lui ont donné ce nom un peu pompeux.Si les scientifiques adhèrent aqjourd’hui massivement à cette théorie, c’est parce qu’elle a su prévoir une série de phénomènes qui, les uns après les autres, ont été confirmés par des observations.La première prévision issue du Big Bang était une idée révolutionnaire : l’Univers est en expansion.C’est l’astronome américain 26 Québec Science / Décembre 1993 - Janvier 1994 *a> *;vjv ¦ - '7 .¦ : ¦ ws»*&*11 ,/v _ _ >__ _ ^ ?: ' ¦ ' mÆê jndi, Edwin P.Hubble qui en amena la preuve.Durant les armées 1920, il fut le premier à déterminer la distance qui nous sépare de notre plus proche voisine, la grande galaxie d’Andromède (voir encadré à la page 32).Hubble réussit ensuite à mesurer la distance d’une vingtaine d’autres galaxies.Il fit alors une découverte capitale.Chaque type d’atome émet ou absorbe la lumière à certaines longueurs d’ondes, créant ainsi des raies spectrales à des longueurs d’onde bien définies.En analysant la lumière des galaxies, Hubble avait remarqué que dans la grande majorité des cas leurs raies spectrales étaient décalées vers la partie rouge du spectre : toutes les raies spectrales étaient là, mais pas vis-à-vis des bonnes longueurs d’onde.Ce phénomène avait toutes les caractéristiques de l’effet Doppler.Ce phénomène physique est courant : lorsqu’une ambulance s’approche à grande vitesse, vous dépasse et s’éloigne rapidement, le son de la sirène passe subitement des aigus aux graves (voir Québec Science, février 1993).En effet, le véhicule qui s’approche de vous rattrape un peu les ondes qu’il émet : la longueur de ces ondes diminue, le son devient aigu.Quand l’ambulance s’éloigne, le phénomène inverse se produit et le son de- Edwin P.Hubble.La théorie du Big Bang a su prévoir une série de phénomènes qui, les uns après les autres, ont été confirmés par des observations.vient plus grave.Plus le véhicule se déplace vite, plus l’effet Doppler sera prononcé.On peut donc se servir de l’effet Doppler pour mesurer la vitesse d’un objet.L’effet Doppler agit non seulement sur les ondes sonores, mais également sur la lumière émise par une source en mouvement — en l’occurrence, une galaxie ! Notant côte à côte, dans un carnet, la distance et la vitesse de récession de chaque galaxie, Hubble fut frappé par une apparente relation entre les deux valeurs, relation qui devint la loi de Hubble : la distance qui nous sépare d’une galaxie est directement proportionnelle à sa vitesse de récession.En d’autres termes, une galaxie située deux fois plus loin s’éloignera de nous deux fois plus vite.Conclusion : l’espace entre les galaxies est en expansion.C’est exactement ce que prévoyait la théorie du Big Bang ! Mais, concrètement, qu’est-ce que cela veut dire un « espace en expansion » ?Un pain au raisin qui gonfle dans un four nous en fournit un bon modèle.Les raisins ne se déplacent pas par rapport à la pâte du pain.C’est le gonflement de la pâte qui les entraîne et les éloigne les uns des autres.De la même manière, c’est l’expansion de l’espace entre les galaxies qui les éloigne les unes des autres.D’ailleurs, dès 1917, les équations de la relativité générale prédisaient l’expansion de l’Univers.Malheureusement, Albert Einstein croyait à un Univers statique.Il ne put se résoudre à croire ce que lui disaient ses équations.Il les a donc modifiées en ajoutant un facteur arbitraire pour annuler le facteur d’expansion.Ce fut là « la plus grosse bêtise de ma vie », a-t-il dit plus tard.Autre prédiction issue du Big Bang : au début, l’Univers était beaucoup plus petit et beaucoup plus chaud qu’il ne l’est aujourd’hui.À vrai dire, les physiciens calculent que jusqu’à 700 000 ans après le Big Bang, l’Univers ressemblait à l’intérieur d’une étoile, chaud et opaque à toute forme de radiation.Les électrons empêchaient les photons (des grains de lumière) de se déplacer librement sur de grandes distances.La lumière était littéralement prisonnière de la matière ! Mais la situation changea radicalement 700 000 ans après le Big Bang, lorsque les électrons se combinèrent aux noyaux pour former des atomes neutres d’hydrogène et d’hélium.À l’exception de certaines raies spectrales bien définies, ces deux gaz sont transparents à la lumière.Les photons pouvaient donc désormais voyager librement dans LE CEFRIO MAINTENANT PRESENT A MONTRÉAL > I # i : ' 0 gj ¦ ' : ; : .CEFRIO Centre francophone de recherche en informatisation des organisations lÉÉÉliÉ LE Ll Univers Entrepri •"L’V-.'.;' WÆm mmM mÊÊÊÊÈË , , A partir d'une problématique globale visant l'augmentation de la performance des organisations, le CEFRIO réalise des projets de transfert universités-entreprises dans quatre grands domaines : • informatisation et planification stratégique; • rentabilité de l'informatisation; • réingénierie des processus et du travail; • gestion de l'information organisationnelle et dimensions linguistiques.140, Grande Allée Est, bureau 470, Québec (Québec) GIR 5M8 Téléphone : (418) 523-3746 Télécopieur : (418) 523-2329 407, Boul.Saint-Laurent, bureau 600, Montréal (Québec) H2Y 2Y5 Téléphone : (514) 395-8983 Télécopieur : (514) 874-1568 28 Québec Science / Décembre 1993 - Janvier 1994 suite à tapage 30 COMFÉREMCE DES RECTEURS ET DES PRINCIPAUX DES UNIVERSITÉS DU QUÉBEC LE QUEBEC CHANGE.e XXe siècle l’a vu sortir de sa situation de société rurale pour ^^^^ejoindr^le peloton de tête des sociétés industrielles prospères et s’y maintenir.Pour y arriver, il a dû faire V "¦ J û peser des contraintes très fortes sur son environnement, en exploitant souvent de façon imprudente ses richesses naturelles et en altérant indûment l’équilibre écologique.Il doit désormais abandonner les chemins de la croissance à tout prix pour apprivoiser les exigences d’un Les universités québécoises n, en mettant à contribution le ' [« » LE PATRIMOINE NATUREL Climats en mouvement Botanistes, écologistes, géologues, géographes et géomorphologues mettent à contribution leur expertise au Centre d'études nordiques de l’Université Laval en vue de reconstituer les climats anciens et actuels à la limite nord des forêts.Conduits en collaboration avec l'Université du Québec à Rimouski et l’École Polytechnique, ces travaux apportent une meilleure compréhension des changements climatiques survenus au cours des siècles derniers.Protéger la vie sous toutes ses formes, concevoir des indicateurs de la santé et de la pérennité de l’écosphère pour prévenir les déficits écologiques, proposer des orientations qui assureront la transmission d’un patrimoine plus sain aux générations futures, tels sont les objectifs poursuivis par les universités québécoises.Voici quelques exemples qui illustrent leur contribution.Au cours des prochaines années, la mise en oeuvre du projet BOREAS (Boreal Ecosystem Atmosphere Study), lancé par la NASA, requerra l’apport d'environ 200 scientifiques américains et canadiens.Hank Margolis, de l'Université Laval, coordonne la participation des universitaires canadiens qui analyseront l’évolution de la forêt dans le nord du Manitoba et de la Saskatchewan, là où les plus grands effets des changements climatiques sont attendus.Aménagement forestier et faune Quelles sont les conséquences des coupes à blanc sur les oiseaux, les cervidés et les petits mammifères?L’équipe de Louis Bélanger, de l’Université Laval, qui évalue les effets des différents modes de récolte sur la forêt et qui développe des pratiques d'aménagement forestier en vue de protéger les habitats, tente de répondre à cette question.Ours, chevreuils et coyotes Pourra-t-on éviter la dispari tion de l’ours noir dans le parc de la Mauricie?Sans doute, puisque des espaces ouverts, dont il a besoin dans son habitat, ont été créés à son intention, par brûlage contrôlé.Cette mesure a fait suite à une recherche menée par l’équipe du biologiste jean Huot, de l’Université Laval, avec le soutien d'Environnement Canada et du Service canadien des Cette équipe travaille maintenant avec les spécialistes de Loisir, Chasse et Pêche en vue de résoudre un autre problème : une baisse de population des chevreuils en Gaspésie, victimes des rigueurs de l’hiver et de la prédation des coyotes.Ces derniers jouissent d’un taux de reproduction cinq fois plus élevé que les cervidés, mais doivent également être protégés puisqu’ils jouent un rôle irremplaçable dans la chaîne alimentaire.Restreindre le nombre des prédateurs sans les éliminer reste effectivement possible.À la suite des travaux conduits par des biologistes de l'Université du Québec à Rimouski, des mesures ont été adoptées pour freiner la prédation des coyotes envers les caribous.Au mont Albert, on a enregistré une nette amélioration du rapport faon/femelle par la suite.Les réservoirs hydroélectriques Taïgas, tourbières, colonies d’arbustes et brûlis ont été submergés pour construire les barrages de la Baie-James; depuis, des centaines de scientifiques ont suivi l’évolution des milieux aquatiques qui ont été créés artificiellement.Grâce à leur travail et à la suite d’expériences menées sur place, des ingénieurs chimistes de l’Université de Sherbrooke ont développé un modèle prévisionnel de la décomposition de cette biomasse dans les réservoirs et les lacs où elle s’est stabilisée. Alimentation et traditions Les peuples autochtones du Nord puisent traditionnellement leurs ressources alimentaires dans un environnement dont l’intégrité est aujourd’hui compromise.À l’Université McGill, les travaux menés sous la direction d'Harriet Kuhnlein, au Centre de recherche sur la nutrition et l’environnement des peuples autochtones, sont orientés de manière à proposer des solutions à ce problème.Le Collège du Yukon et le Collège de l’Arctique des Territoires du Nord-Ouest collaborent à ces travaux.Les altérations subtiles qui pourraient apparaître dans le fonctionnement cellulaire des piscivores exposés de façon chronique au méthylmercure sont au cœur des travaux d’une équipe regroupant des experts de l’Université de Montréal, de l'Université McGill et d'Hydro-Québec.Leur objectif consiste à développer et à valider des bio-indicateurs fiables qui permettront de contrôler les risques de contamination de la faune dans la région de la Radissonnerie.Des oiseaux en péril Le Centre d'ornithologie et de conservation des oiseaux de l’Université McGill participe activement à la revitalisation des espèces menacées d’extinction.Depuis 1976, le professeur David Bird et son équipe ont élevé et relâché plus de 50 couples de faucons pèlerins.Iis travaillent aussi à la préservation des pies-grièches migratrices en collaboration avec Loisir, Chasse et Pêche.Au Département de médecine sociale et préventive de l’Université Laval, l’équipe d’Éric Dewailly étudie la présence des contaminants dans la nourriture et dans l’organisme des personnes vivant au Nouveau-Québec et sur la Basse-Côte-Nord.Ces recherches, qui portent notamment sur les BPC, le mercure et le cadmium, ont mené à des recommandations portant sur le régime alimentaire des adultes et l’allaitement des nourrissons.Poisons et poissons Pollution, sédimentation des déchets toxiques et pluies acides ont altéré la qualité chimique de l'eau, entraînant ainsi des modifications dans la répartition, l’abondance et le fonctionnement des communautés aquatiques.Sous la direction de Bernadette Pinel-Alloul, de l’Université de Montréal, les équipes du Groupe de É y*» Des récoltes menacées Les grandes oies blanches inspirent les poètes, mais constituent une véritable nuisance pour certains agriculteurs de la vallée du Saint-Laurent qui les voient parfois picorer leurs champs.Après avoir proposé des techniques pour contrer le broutage de ces oiseaux, des biologistes de l’Université Laval et de l’Université du Québec à Montréal poursuivent des travaux sur leurs 1 aires de reproduction dans l’Arctique canadien en vue de comprendre l’accroissement de leur population.* À l'Université Concordia, Perry Anderson, biochimiste, amène ses étudiants de deuxième cycle en éco-toxicologie à analyser et à mesurer les effets nocifs de certains produits chimiques sur les poissons.Dans le cadre de leurs travaux, ils élaborent des normes de traitement pour tous les éléments toxiques en cause tout en extrapolant au sujet de mesures qui pourraient être établies pour la gestion des déchets.je# Comment pourrait-on traiter efficacement les matières toxiques sédimentées dans le Saint-Laurent?Ce problème, qui a des incidences majeures sur la chaîne alimentaire, fait l’objet d’une étude dirigée par Raymond Yong, géotechnicien de l’Université McGill, avec l’appui d’Environnement Canada et de SNC-Lavalin.: 11' T 1: rs'K : ¦ V- : Le ï A Je e;-trait: ear isioi Esturgeons, meuniers et dorés fers le; : oep es ' Mit recherche interuniversitaire en limnologie et en environnement aquatique étudient ces modifications dans différentes régions du Québec en vue de concevoir des modèles de contrôle permettant d’évaluer la portée éventuelle des mesures de redressement.Le taux de malformations chez les esturgeons et les meuniers noirs du Saint-Laurent, dans la région industrielle de Montréal, s’avère anormalement élevé.Est-ce sous l’effet des BPC, des dioxines et des métaux lourds?Les meuniers noirs de la rivière L'Assomption souffrent également du même problème.Faut-il blâmer la présence des pesticides dans l’eau?L’on poursuit des travaux à l’Université du Québec à Montréal et à l’Université Concordia en vue de répondre à ces questions.saitoop sisible dlioi.fer !ï e le üw K À : t.r.' r et ¦' it T: : m Mottn P lei» K /1 y- r-V Mît- fe tele fa, ïjeiies ie.___iel Martineau, :te la Faculté de édecine vété-naire de 'Université de Montréal, s'intéresse à une :umeur causée par jn nouveau rétrovirus : e sarcome dermique du toré, qui s'agrandit ou diminue selon la température te l'eau, et qui montre zertaines ressemblances avec e sarcome de Kaposi associé iu sida.a grenouille et le lac jjjjej )ans les marais, où l'envi-onnement est instable, la souplesse d'adaptation des imphibiens étonne; dans les acs, où le milieu est stable, eur spécialisation les rend beaucoup plus fragiles et sensibles aux effets de la Jlution.Sous la direction le Raymond Leclair, des biologistes et des chimistes le l'Université du Québec à Frois-Rivières consacrent leurs travaux à la dynamique de ces communautés lacustres, présentement en déclin à travers l’Amérique.Le béluga Le béluga de l'estuaire du Saint-Laurent, qui se situe, dans la chaîne alimentaire, au même niveau que les êtres humains, est très contaminé par la pollution.Une équipe de spécialistes de l'Université de Montréal et de l'Université du Québec à Montréal compare le fonctionnement du système immunitaire de ce cétacé avec celui du béluga i de l'Arctique, moins infecté, espérant ainsi mieux comprendre les effets de la pollution sur notre propre organisme.J Pêcher sans abus L’abondance des morues et des pétoncles fluctue d'une année à l'autre, sous l’effet de facteurs écologiques méconnus.Une équipe de recherche océanographique regroupant des experts de l’Université Laval, l'Université McGill et l’Université du Québec à Rimouski participe à un projet pancanadien en vue d'élucider cette question.Leurs travaux devraient avoir des incidences sur les quotas de pêche.De son côté, Jean-Claude Brêthes, de l'Université du Québec à Rimouski, a procédé au marquage de 1 000 crabes des neiges dans une zone de pêche exploitée depuis peu.En observant leurs habitudes, leur migration et le comportement des géniteurs, ce biologiste vise à établir un modèle scientifique dont on pourra tenir compte dans la gestion des stocks afin d’éviter la surpêche.L’appât et la proie Plusieurs espèces de poissons, introduites comme appâts dans les lacs du bouclier laurentien, menacent aujourd’hui la truite mouchetée.Comment pourrait-on freiner leur prolifération?Une équipe dirigée par Pierre Magnan, à l’Université du Québec à Trois-Rivières, consacre ses recherches à cette question en vue de proposer des mesures de contrôle s’appuyant sur la connaissance de leur écosystème respectif.Des chercheurs observent les habitudes alimentaires de la truite mouchetée, ou omble des fontaines, dans le cadre de travaux qui permettront de formuler des recommandations en vue d’augmenter ses effectifs.Les insectes piqueurs Agents naturels de lutte contre certaines formes de pollution, pollinisateurs et détritivores, la plupart des insectes sont des alliés de l'homme.D'autres, comme les mouches noires, les taons et les tiques, ont cependant un potentiel épidémiologique dangereux.À l’Université du Québec à Trois-Rivières, le Groupe de recherche sur les insectes piqueurs explore de nouveaux modes de contrôle biologique pour protéger les communautés humaines menacées par ces espèces.Les insectes ravageurs À l'Université Laval, l’équipe de jeremy McNeil s'intéresse aux phéromones, qui jouent un rôle dans l’accouplement des insectes; ces sécrétions chimiques peuvent également être utilisées pour attirer leurs prédateurs.L’objectif poursuivi consiste à développer de nouveaux modes de contrôle biologique qui permettront d’éviter les ravages des insectes qui s'attaquent aux plantes cultivées.On ne comprend pas encore le cycle de développement de la tordeuse des bourgeons de l’épinette.Une équipe de l'Université du Québec à Montréal I et de l’Université du Québec à Chicoutimi travaille sur les îles et les berges du lac Duparquet, en Abitibi, retraçant l’historique des épidémies sur des sites différents en vue de déterminer si la prolifération de la tordeuse ne serait pas liée à la localisation, à la composition et à l'âge des peuplements d'arbres.: Gestionnaires éclairés En s'appuyant sur les besoins de la Montérégie dans le domaine de l’environnement, l'Université de Sherbrooke a mis en œuvre un programme multidisciplinaire de deuxième cycle en vue de former des conseillers capables d’aider les entreprises et les communautés de la région.Centré sur la prévention, la résolution de problèmes et la communication, ce programme en gestion de l’environnement aborde le sujet sous tous ses angles.De plus, une autre équipe de Sherbrooke construit un nouveau modèle de comptabilité qui permettra d'orienter les projets de développement de l'Estrie et d’ailleurs dans le but de favoriser la qualité de vie de la population plutôt que de s’en tenir uniquement aux intérêts financiers des promoteurs.Le cadre d’analyse de ces économistes experts permet d'attribuer un coût à la détérioration de l’environnement et au gaspillage des ressources de même que de considérer toutes les options possibles.À Montréal, le Groupe d’études et de recherche sur le management et l’écologie (GERME), dirigé par Michel Provost, professeur à l'École des Hautes Études Commerciales, organise des activités Une installation mise au point par des chercheurs de l’Université McGill permet de vérifier l’efficacité des systèmes de ventilation.Former les compétences requises pour façonner la société à l’image de ses aspirations collectives dans le domaine de l’environnement, protéger la santé publique et développer de nouveaux modèles de gestion assurant la conservation des ressources, tels sont les objectifs poursuivis par les universités québécoises.Voici quelques exemples qui illustrent leur contribution.Laboratoire de recherche en toxicologie de l’environnement (TOXEN), perfectionne un test respiratoire qui permet de déceler cette intoxication et de déterminer l’étendue des altérations cellulaires avant même que les tissus ne soient atteints par des gaz oxydants, des métaux lourds ou des solvants.à l’intention des décideurs en vue de les aider à intégrer les critères environnementaux dans leurs stratégies de développement, leur calcul de rendement et leurs pratiques de gestion.Le Groupe a également créé deux cours à l’intention des futurs gestionnaires.de recherche environnementale de l’Université McGill, avec l'appui de la Société immobilière du Québec.Le syndrome des immeubles malsains En injectant une faible quantité d'hexafluorure de soufre dans les installations qui alimentent un immeuble en air frais, on peut jauger avec précision l’efficacité de son système de ventilation à travers la trajectoire empruntée par ce gaz inoffensif.Cette procédure de contrôle a été mise au point par l'équipe du professeur Jean-Pierre Parant, au Laboratoire Respirer normalement Évaluer le rendement du chauffage, de la ventilation et de la climatisation d’un grand immeuble à partir d’une simulation informatisée, afin de bonifier le système en place de manière à améliorer la qualité de l’air et à réduire la consommation d’énergie, telle est la fonction du progiciel conçu par le professeur Les substances toxiques ont-elles un effet sur le système nerveux?Cette question est au cœur des travaux menés à l’UQAM, au Centre d’étude des interactions biologiques entre la santé et l’environnement (CINBIOSE).Les résultats de ces recherches permettront de déterminer les seuils limites d’exposition sans danger, de planifier les interventions préventives en milieu de travail et d’élargir les connaissances dans le domaine thérapeutique.a.:> Radu Zmeureanu, du Centre des études sur le bâtiment de l’Université Concordia, avec le soutien de la Ville de Montréal.r " .Prévenir plutôt que guérir Lorsque les poumons rendent de l’éthane et du pentane au moment de l’expiration, c’est le signe d’une intoxication.À l'Université du Québec à Montréal, l’équipe de Gaston Chevalier, au Une signature compromettante Chaque usine polluante émet des particules dont la morphologie, la y dimension et le contenu sont caractéristi-l ques : c’est sa signature.À ’aide d’un microscope ék électronique, doublé d’un analyseur de rayons X et d’un spectromètre de masse ionique, on peut identifier et quantifier ces poussières toxiques afin de retracer leur origine.Ce dispositif de détection, mis au point par l’équipe de Marcel Baril, de l’Université Laval, est tout aussi efficace en usine qu’en milieu extérieur.feavoi 10601 «aide: iooaidi jtalei loiides iped Is.c .feteuii paiéer Éistèi dut 1' '¦ Q: i'-i-Lj L'; - fto L'- ,j3ei :pai svle ^id ‘¦L’oi ^terv, Plaisirs et découvertes eau potable :s mandats qui sont confiés Centre d'applications et ?recherches en télédétec-[le' in (CARTEL) dans le >maine environnemental nt variés et proviennent ut autant du Québec que " a i Mali, du Niger, de la jte-d'lvoire et du Viêt-nam, i des experts de l’Universi-de Sherbrooke ont fait, :: itre autres, l’inventaire des ssources en eaux douces; irès avoir analysé leurs ;ont- odes d’utilisation, ils ont me oposé des mesures de ies dressement visant à favo-k er une saine gestion.Me «s ie aide appréciable fin d’aider les municipalités gérer leurs stations d’épu-s tion des eaux domestiques, iquipe de Jean-Baptiste te érodes, de l’Université lefl kval, a mis au point un r 'stème expert pouvant agnostiquer rapidement un oblème et suggérer des ilutions pertinentes aux Dérateurs de station, éparé en collaboration avec ministère de l’Environne-«t ient du Québec, cet outil st maintenant commer-alisé par une firme privée, e I orage apprivoisé ,< SJ W ¦ ¦ .-Te** l’impact environnemental avant d’engager des manœuvres dans les stations hydrauliques.L’érosion des berges Située en bordure du Saint-Laurent et traversée par cinq rivières, la municipalité régionale de D’Autray, dans le comté de Berthierville, a consulté le Groupe de recherche en géologie de terrain appliquée (GEOTERAP) pour résoudre ses problèmes m d’érosion : après avoir analysé le cadre géologique et dressé une typologie des endroits les plus touchés, les chercheurs de l’UQAM ont proposé un plan d’action qui fait appel à la collaboration des propriétaires riverains, des cultivateurs et des décideurs.Un campus exemplaire Près de 30 tonnes de déchets chimiques sont ramassées, triées et prétraitées chaque année sur le campus de l’Université Laval; une firme spécialisée se charge d’éliminer ensuite les résidus.Ce système, mis au point par le Département de chimie, s'avère si économique et efficace qu'il a seivi de modèle pour l'implantation de programmes semblables dans plusieurs municipalités de la région de Québec.Sur le chemin des écoliers En parcourant les pistes d’interprétation de la tourbière et du boisé de Johnville qui seront bientôt aménagés par l’Université Bishop’s, en collaboration avec la municipalité de Lennoxville, les jeunes sauront-ils que c’est Janin Michaud qui en a tracé les plans dans le cadre de son mémoire de maîtrise en environnement?Le professeur Robert van Hulst de Bishop’s, qui a supeivisé ses travaux avec Colette Ansseau de l’Université de Sherbrooke, collabore également à l’implantation d’un centre d’interprétation de la nature qui leur est destiné.5 Le futur anticipé Alors qu’on prévoit un accroissement de l’effet de serre, une équipe de biologistes dirigée par Martin Lechowitz évalue la performance de jeunes arbres sous ce climat anticipé, créé artificiellement à l’intérieur du Phytotron de l’Université McGill : des lignées d’épi-nettes noires et de pins gris, qui s’y développent plus rapidement que d’autres essences, ont été transplantées en Abitibi-Témisca-mingue, dans le cadre d'un programme expérimental de reboisement.La modélisation des prévisions climatiques appliquée à l'échelle régionale serait un véritable atout pour la planification de la gestion forestière puisque l’état de santé des arbres, leur rythme de croissance, de même que les risques d’épidémies d’insectes et de feux de forêts sont en partie déterminés par le régime pluvial.Une équipe du Département de physique de l'Université du Québec à Montréal perfectionne cet outil en collaboration avec le Centre climatologique canadien.Explorer de nouvelles hypothèses de développement et des technologies pour éviter le gaspillage des ressources et la pollution, conjuguer les connaissances afin d’intégrer les valeurs environnementales dans les prises de décisions, tels sont les objectifs poursuivis par les universités québécoises.Voici quelques exemples qui illustrent leur contribution.Les déchets miniers Entassés sans traitement, transportés dans l’atmosphère ou entraînés dans les eaux de ruissellement, les déchets miniers menacent les sols, l’atmosphère et l'eau.L'Unité de recherche et de service en technologie minérale de l’Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue, qui s’intéresse au contrôle du drainage acide et au traitement des effluents, travaille en collaboration avec des organismes gouvernementaux et des entreprises privées en vue de corriger cette situation.Des chercheurs de l'INRS-Géoressources et de l’INRS-Eau s'intéressent à la restauration des parcs de résidus miniers.À cet effet, ils développent divers procédés biologiques et physicochimiques afin de récupérer les métaux qui subsistent dans ces résidus.Ces recherches se poursuivent avec la collaboration de Ressources Ste-Geneviève Itée.Un recyclage délicat Dans la région de Sorel- Tracy, 200 000 tonnes de poussières de zinc et de fer sont entassées en bordure des aciéries.Pourquoi ne pas récupérer cette richesse pour la recycler! C’est le but visé par l’équipe de Michel Jebrak ^ et Maurice Morency, au Centre de recherche UQAM/Sorel-Tracy, qui explore également des possibilités technologiques permettant de recueillir ces résidus sans que les poussières de zinc, qui sont toxiques, ne se répandent dans l’atmosphère.pwo du* xesu pm Des résidus fertilisants Malgré leurs propriétés fertilisantes, les boues de désencrage et de traitement des eaux usées, les résidus des papetières, les déchets de table et les débris végétaux restent peu recyclés.À l’Université Laval, une équipe du Centre de recherche en horticulture explore ce potentiel : dans le cadre du programme gouvernemental Synergie, ces chercheurs élaborent des substrats de résidus organiques et de tourbe en collaboration avec certaines entreprises horticoles.ale litatf s» ïauoe aînée -^9- OUI Numéro d’enregistrement de la TPS : R-1335-97427 Numéro d’enregistrement de laTVQ : 1013609086 ?j e me réabonne à Québec Science.?1 an (10 nos) 34,67 $ TTC ?2 ans (20 nos) 59,86 $ TTC ?3 ans (30 nos) 83,20 $ TTC (Étranger, voir les tarifs en page 6) Détachez et expédiez à Québec Science CP.250, Sillery (Québec) GIT 2R1 Tél.: (418) 657-4391 Téléc.: (418) 657-2096 Je vous demande de me faire parvenir (Allouez 4 semaines pour l'expédition) I] le bandeau I I le bandeau et la reliure (abonnement de deux ans) lZj le bandeau et les deux reliures (abonnement de trois ans) Nom Prénom Adresse no.rue app.ville province code postal Profession téléphone ED Chèque [I] Mandat-poste i 1 Visa Chèque ou mandat-poste à l’ordre de Québec Science 1 MasterCard N° de carte Date d'expiration / Signature kv - , .par Danielle Ouellet L9 article, publié en 1905 dans \zs, Anna-lender Physik, portait un titre plutôt banal : « Sur l’électrodynamique des corps en mouvement ».L’auteur : Albert Einstem.L’équation énoncée pour la première fois dans l’article, E = MCZ, révélait que toute l’énergie contenue dans un objet (E) est égale à la masse de cet objet (M) multipliée par le carré de la vitesse de la lumière (Cz).Cela fait beaucoup, beaucoup d’énergie.Albert Einstein venait d’amorcer un virage important de l’histoire des sciences.Mais les conséquences de la formule d’Einstein bouleversaient trop d’idées pour être acceptées d’emblée.Les attaques étaient parfois cinglantes : « Vous prétendez qu’il y a plus de puissance dans un morceau de charbon que dans toute la cavalerie prussienne, disait-on à Einstein.Si cela était, comment se fait-il qu’on ne l’ait jamais remarqué ?» Le physicien rétorquait : « Si un homme fabuleusement riche ne dépense ni ne donne jamais un sou, personne ne pourra dire combien il est riche, ni même s’il a de l’argent.Il en est de même pour la matière.Aussi longtemps que rien de cette énergie ne se manifeste, elle ne peut être observée.» Pour observer cette puissance en action, Einstein avait compris qu’il fallait scinder l’atome.Cela devint possible seulement 40 ans plus tard, avec l’explosion de la Histoires de science Einstein, le temps et la religion I»» ey Wr fljlî etic- Eiffi Les nouvelles idées sont souvent contestées.Au Québec, c'est sur une base religieuse que des scientifiques se sont opposés aux théories d'Albert Einstein.[ü I: -JZÏ-.ZZ-'.' .-aausw.••‘«aesr Trente ans après avoir été formulées, les idées d'Einstein fascinaient les foules.première bombe atomique.En 1905, les physiciens connaissaient déjà la désintégration atomique du radium, mais Einstein n’avait pas utilisé ces travaux pour élaborer sa théorie.Détail scandaleux pour plusieurs, c’est loin de tout laboratoire qu’il avait conçu ses équations.Albert Einstein croyait en la puissance de la pensée.Même si plusieurs doutaient de ses idées, d’éminents physiciens, comme Max Planck et Hendrik Antoon Lorentz, ne tardèrent pas à reconnaître son travail.Il fallut toutefois quelques années pour que la théorie de la relativité quitte les cercles restreints des milieux scientifiques pour atteindre le grand public.À la fin des années 30, les idées d’Einstein fascinaient déjà les gens.Le temps devenu relatif à la position de l’observateur, on imaginait des scénarios extravagants, qui firent par la suite l’objet de films, où par exemple un père quitte la terre pour reve nir, presque aussi jeune, retrouver ses enfants devenus des vieillards.Pour les philosophes et les théologiens à la recherche de certitudes, habitués aux certitudes, le concept du temps relatif était menaçant.La relativité était donc devenue un sujet de réflexion pour de nombreux prêtres de diverses confessions religieuses.Einstein estimait même qu’il y avait plus de religieux qui se penchaient sur la théorie de la relativité que de physiciens.« Parce que les religieux s’intéressent aux lois générales de la nature et que les physiciens, très souvent, ne s’y intéressent pas », a-t-il dit, sans toutefois préciser s’il était vraiment sérieux.Au Québec, où les religieux ont alors encore mainmise sur l’enseignement supérieur, et donc sur la science, les attaques ne tardent pas.L’abbé Alexandre Vachon, un professeur de chimie à FUniversité Laval, publie en 1922 un article intitulé « Les théories d’Einstein ».Il est alors loin d’être le seul détracteur du « relativisme » de ce « juif allemand » (sic).Malheureusement, il ne réussira qu’à démontrer son manque de connaissances en mathématiques.Selon lui, le temps est peut-être relatif, mais « il a toujours été considéré comme étant le même dans toutes les parties de l’Univers ».Si un Itr.'.liai sla ip f sk: BS* M L.50 Québec Science / Décembre 1993 - Janvier 1994 •ayon lumineux prend un temps diffé-'ent pour se rendre d’un endroit à un i mtre selon la position de l’observateur, t moit-il, c’est à cause d’une « erreur de ugement qui n’a rien à faire avec l’ob-ectivité des phénomènes ».Pour : Alexandre Vachon, le raisonnement i’Einstein est « fallacieux ».L’abbé Vachon s’efforce pourtant i; l’avoir une indépendance de pensée dill 'ne d’un homme de science.Il devien-Ira d’ailleurs le directeur de l’École su-jérieure de chimie, puis jouera un rôle le premier plan dans la transformation « le cette école en Faculté des sciences h le l’Université Laval.M- N’empêche que peu de temps après la ?• publication de l’article, Alphonse Chris-; ;en, un professeur de physique suisse liv récemment engagé par l’Université La-ila ral, réplique avec un texte plus « scien-# tifique ».Alexandre Vachon sera à l’ave-spt air plus prudent, à tel point que son ar-i tide semble avoir été oublié par tous ceux qui ont fait, par la suite, l’éloge du i® professeur.La théorie de la relativité de sera comprise par de plus en plus de s- gens, et l’appréciation de l’abbé Vachon e restera lettre morte.• : Danielle Ouellet est docteure en histoire !•;.les sciences.", L'abbé Alexandre Vachon.Scientifique, c’est pourtant sur une base religieuse qu'il -¦ s'est opposé à Einstein.Un levier pour votre talent ?Le cégep du Vieux Montréal vous donne accès à une gamme exceptionnellement étendue de programmes en sciences et technologie et s’engage à vous donner l’environnement pertinent pour développer votre potentiel si vous êtes déterminé à prendre les moyens de réussir vos études collégiales et détenez les préalables scolaires requis.UN MILIEU STIMULANT • Des professeurs disponibles, compétents et consciencieux • Des professionnels de la santé, de la psychologie, de l’orientation scolaire, de l’information scolaire et professionnelle, du cheminement scolaire, du placement, à l’écoute de l’étudiant, selon les règles de l’éthique • Des activités de soutien à la formation tout à fait variées, centrées sur la liberté et l’obligation de choisir • Des personnes qui trouvent leur raison de travailler dans la valeur qu’elles peuvent ajouter à l’intelligence - déjà florissante- de l’étudiant, citoyen à part entière INSCRIT DANS LA CONFLUENCE DES DIVERSES TENDANCES SOCIALES DE LA JEUNESSE ET DU QUÉBEC ACTUEL • Une panoplie de programmes, tant du secteur préuniversitaire que technique, qui couvrent les principaux domaines du savoir • Des liens tissés serrés avec des milieux de travail en haute technologie et les établissements universitaires informez-vous pour résoudre le plus simplement l’écheveau que dessine votre curiosité Cégep du Vieux Montréal 255, rue Ontario Est Montréal (Québec) H2X 1X6 5^ Berri-UQAM Saint-Laurent CHEia Sherbrooke Normand Martineau (agent d'information au Recrutement scolaire) ou Portes ouvertes : samedi 4 décembre, de 9h30 à 16 h30 ou Visite du Cégep : sur rendez-vous ou Demandez le prospectus Un seul numéro de téléphone : 982-3437, poste 2036 N’oubliez pas la date limite d’admission : 1er mars 1994 ¦iHMiiHinnin— ¦IIPII ¦HH * 811^ par Raynald Pepin Qu’ont en commun la gelée de canneberges l’aspic, la garniture au citron, le tapioca et certaines sauces ?Ils forment ce que les chimistes appellent un gel.Attention, n’allez pas mettre de la gelée de canneberges dans vos cheveux! Un gel, c’est un réseau tridimensionnel de molécules liées qui retient un liquide, généralement de l’eau (en cuisine).La plupart des gels sont constitués de longues macromolécules enchevêtrées ou associées par des liaisons hydrogènes, des liens résultant de l’attraction entre une partie positive et une partie négative de deux macromolécules.Prenons par exemple la gelée de canneberges.Comme les pommes, les groseilles et quelques autres fruits, les canneberges contiennent beaucoup de pectines (du grec pêktos, figé).Ces molécules sont de longs polymères d’un acide organique.À elles seules, les pectines ne peuvent pas former une gelée.Dissoutes dans l’eau, les molécules s’ionisent négativement.Portant la même charge, les molécules se repoussent les unes les autres.À ce stade-ci, le mélange est encore liquide ! La présence d’acide permet de neutraliser les charges négatives.S’il n’y en a pas assez dans le jus de fruit, il faut en ajouter.Mais ce n’est pas encore suffisant : les pectines com-prennent de nombreux grou- La dimension cachée L A SCIENCE DANS L A V I E QUOTIDIENNE Tendres gelées Y a-t-il quelque chose de plus semblable à un party de Noël qu'un autre party lfjiji de Noël ?Bien sûr, l'an passé mononcle Léo s'est « paqueté » et il y a quatre heteii ans matante Yvette s'est étouffée en avalant de travers une trop grosse bouchée.Mais, d'année en année, on bouffe toujours la même dinde, la mêmi gelée de canneberges, le même aspic au thon, le même gâteau aux fruits, les mêmes tartes au citron.Heureusement, voilà au moins un jour dans l'année où on peut oublier la nouvelle cuisine et s'empiffrer ! Vous l'avez deviné, ce mois-ci, on va parler popote.J * pes d’atomes chargés électriquement (ou groupes polaires).Les molécules d’eau, elles-mêmes polaires, s’y accrochent, ce qui nuit aux liaisons entre pectines.La solution à ce problème n’est pas très diététique : il faut ajouter du sucre.Le sucre contient beaucoup de groupes hydroxydes (OH) polaires, qui accaparent assez d’eau pour enfin laisser les molécules de pectine libres d’unir leurs destinées.Le liquide reste alors emprisonné dans les espaces intermoléculaires et on obtient une gelée, solide mais élastique.La gelée de canneberges est souvent faite à partir de fruits entiers.Une « vraie » gelée est plutôt préparée à partir de jus de fruits ou d’une solution obtenue en faisant bouillir des fruits; on obtient ainsi une gelée translucide.Les pectines sont aussi utilisées à l’autre bout du tube digestif.Quand j’étais petit et que j’avais la diarrhée, ma mère me faisait prendre du Kaopectate, un antidiarrhéique en vente libre contenant du kaolin et des pectines.« En principe, les pectines adsor-baient les microbes ou toxines à l’origine de la diarrhée, avant d’être éliminées dans les selles », explique Diane Lamarre, pharmacienne et chargée de cours à l’Université de Montréal.Adsorber, et non absorber, signifie que les microbes se lient à la surface des pectines.« En pratique, dit-elle, des études cliniques faites il y a quelques années ont montré que la combinaison kaolin-pectines n’a pas d’effet sur la fréquence, le poids et la teneur en eau des selles ! » Bref, le Kaopectate, en plus d’être exécrable au goût, était à peu près inutile.La compagnie Upjohn, qui produit le Kaopectate, a modifié sa composition il y a envi- 52 Québec Science / Décembre 1993 - Janvier 1994 I ran deux ans.Le médicament [ contient maintenant un adsor-bant plus efficace, l’attalpulgi-ite, un silicate d’aluminium et :de magnésium.Mais avant de ¦ mourir à la pharmacie, sachez ^ que les infections responsables des diarrhées se résorbent généralement d’elles-mêmes en 24 ou 48 heures.« Durant ce temps, il faut maintenir une hydratation adéquate et éviter les aliments solides », men-otionne Diane Lamarre.Terminons cette parenthèse médica-i de en mentionnant qu’un autre nantidiarrhéique, le Donnagel, tsest toqjours à base de kaolin et de pectines.I Un ingrédient différent des pectines est à la base de nom-< breuses gelées : la gélatine, 1 évidemment ! C’est elle qui 1 fait prendre le fameux Jell-O.i j et les gelées de viandes.Par exemple, lorsqu’on fait cuire du poulet et qu’on laisse re-'froidir le liquide de cuisson, bn obtient une gelée jaunâtre sous une couche de gras.Cette gelée contient l’eau, les produits solubles et la gélatine libérés par la cuisson du poulet.« Nous obtenons la gélatine à partir du collagène provenant des os, de la peau et des tissus coryonctifs du boeuf et du porc », explique Judy Hare, de Lipton qui commercialise la gélatine Knox.La gélatine est une protéine constituée de divers acides aminés; une grande quantité de groupes polaires donnent à la gélatine une forte affinité avec l’eau, ce qui facilite la formation des gelées.Autre qualité avantageuse pour la formation de gels, les molécules de gélatine sont longues et minces, au contraire de beaucoup de protéines qui s’enroulent sur elles-mêmes.Elles peuvent donc former un réseau pour enfermer l’eau.Quand on utilise de la gélatine en sachet, U faut l’ajouter à : [ un liquide froid ou tiède.Dans l’eau chaude, la gélatine tend à former des grumeaux, sauf si on y mêle auparavant du sucre (comme dans le Jell-O), qui sépare les granules de gélatine.De temps en temps, je confectionne un plat aussi appétissant pour les pupilles que pour les papilles : une gelée de jus de fruits (orange et ananas) dans laquelle je dépose des morceaux de carottes, de céleri, de mandarines et d’ananas.La recette comporte deux particularités.On ne doit ajouter les fruits et légumes qu’une fois la gelée à moitié prise.Si on le fait avant, le mélange n’est pas assez visqueux pour empêcher les fruits de monter à la surface.Les fruits frais flottent parce qu’ils contiennent des poches de gaz qui diminuent leur densité globale.Autre recommandation, étrange de prime abord : on spécifie d’utiliser des ananas en conserve.Ne serait-ce pas meilleur avec des morceaux d’ananas frais ?C’est que l’ananas frais contient une enzyme, la bromelaïne, qui détruit les molécules de gélatine.Cette enzyme est détruite lorsqu’on chauffe les ananas pour les mettre en conserve.Il y a aussi moyen de préparer une gelée avec de l’amidon.C’est ainsi que durcissent les poudings au tapioca, les poudings instantanés et certaines garnitures de tarte commerciales.La molécule d’amidon, un polymère de glucose, peut compter des milliers ou même des centaines de milliers de sous-unités de glucose.L’amidon est extrait des racines ou des grains de divers végétaux.Le tapioca, par exemple, provient des racines du manioc; la fécule de maïs, du.je vous laisse deviner ! Bons repas de Noël, et ne vous gênez pas : la gelée d’ato-cas, ça arrive rien qu’une fois par armée ! On reperdra en janvier les kilos gagnés ! • V- L'ingénieur Christian Roy I La science made In Québec Nos grandes découvertes Quelles sont les principales percées scientifiques du Québec en 1993 ?Quels sont les laboratoires qui ont obtenu des résultats surprenants, ou depuis longtemps attendus ?Nos forces et nos faiblesses Ce n’est pas dans tous les secteurs de la science que le Québec est performant.Quelles sont nos forces, nos faiblesses ?Notre place dans le monde Si le Québec n’est pas le leader mondial en recherche scientifique, sa place est honorable.Comment nous classons-nous par rapport à des pays comme la Belgique ou le Mexique ?Québec Science / Décembre 1993 - Janvier 1994 53 L’UNIVERSITE DE SHERBROOK UN PAYS DE CONNAISSANCE Étoile montante de la recherche au Canada, l’Université di Sherbrooke est différente; elle favorise non seulement li développement intellectuel, mais aussi l'épanouissemer personnel.Son dynamisme et son esprit novateur s conjuguent à l’environnement humain et aux attraits naturel de la région estrienne pour créer le milieu de vie qui a fai sa renommée, un milieu où les gens se sentent chez eux, e pays de connaissance.L’originalité des programmes de l’Université de Sherbrook réside également dans un enseignement de qualité axé su une formation pratique.Première université au Québec e deuxième au Canada à instaurer un régime coopérât d’enseignement, elle ne cesse d’innover en offrant à prè de 20 000 étudiants et étudiantes, dont 13 000 à temp complet, un éventail de programmes aux trois cycle d’enseignement dans les domaines des sciences de la santé des sciences humaines, des sciences pures et des science appliquées.À la fine pointe du progrès technologique e scientifique, l’Université de Sherbrooke contribue aussi a développement et à la croissance d’entreprises québécoise grâce à ses activités de recherche, dont l’excellence s traduit par une augmentation continue de subventions et d L’Université de Sherbrooke offre 18 de doctora Au-delà de la passion du savoi, il y a la vit en pays de connaissana L’Université de Sherbrooke offre 18 programmes de doctoral ainsi qu’une quarantaine de programmes de maîtrise, dont I.majorité sont orientés vers la recherche.Elle encourage le i regroupement de ses chercheurs en équipes et se distingue! de façon particulière dans les domaines de la télédétection de l’acoustique, du béton à haute performance, de la valorisation de la biomasse, de l'éducation au travail, des études littéraires, de la pharmacologie, de la biologie moléculaire, de la médecine nucléaire, de la synthèse organique et de bien d’autres.Renseignements : 1-800-267-UdeS UNIVERSITÉ DE SHERBROOKE
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.