Québec science, 1 janvier 1994, Juin
BébeC I ^M^**vez Jurassique ï - 0?/ ouveaux » w* • ¦ \V»i Juin 1994,3.45$ la science r ¦ >mète contre Jupiter : îvénement astronomique Iî l'année lîs animaux de ferme enacés d'extintf ion ! > ** ¦ * j j Plus de 200 sites à visiter Le guide des vacances 173333 01994 Commentaire Déclin Le matin du 1" mai 1564, en Allemagne, un jeune étudiant en mathématiques, Tycho Brahe, essaie son nouveau bâton de Jacob, un instrument qui permet de mesurer la position des astres.L’adolescent de 17 ans s’aperçoit alors que l’appareil est imprécis : des mesures successives donnent des résultats toqjours légèrement différents.Brillant, ü décide de tenir compte de cette imprécision, d’en calculer la valeur exacte, et de tout faire pour rendre ses mesures les plus précises possibles.L’idée, révolutionnaire à l’époque, est l’un des fondements de la science moderne.Tycho Brahe passa ensuite sa vie à mesurer méticuleusement et systématiquement la position des étoiles et des planètes.Après sa mort, l’un de ses assistants, Johannes Kepler, utilisait ces mesures pour décrire la trajectoire elliptique des orbites, ce qui a convaincu la plupart des astronomes de la validité des idées formulées par Nicolas Copernic un demi-siècle plus tôt, à savoir que c’est la Terre qui tourne autour du Soleil, et non l’inverse.Malgré cette contribution majeure à l’histoire de l’humanité, Tycho Brahe pratiquait une science « inutile » qui n’a aucunement amélioré le sort de ses contemporains.Inutile, et très chère.Le roi du Danemark, Frédéric II, a investi en proportion autant d’argent pour soutenir Tycho Brahe que le firent les États-Unis pour envoyer un Américain sur la Lune.Comme c’est souvent le cas en recherche fondamentale, ce genre d’investissement n’est rentable que pour les générations suivantes.Pour la génération qui paie, les retombées économiques sont ridicules par rapport aux sommes investies.Des Américains viennent, par exemple, de confirmer l’existence du quark top, une particule fondamentale de la matière.Des recherches de ce genre nous coûtent des millions, mais seuls les plus jeunes d’entre nous en verront peut-être un jour une application concrète.Avec un tel décalage entre l’investissement et la rentabilité, la recherche fondamentale et « inutile » est souvent considérée comme un luxe.Surtout que les anciens belligérants de la guerre froide n’ont plus rien à se prouver, et qu’ils se retrouvent aujourd’hui au mieux avec des problèmes sociaux et économiques majeurs, au pire avec une société décomposée.Le prestige national d’une découverte, à l’origine de la conquête de la Lune et des travaux de Tycho Brahe, ne suffit plus pour justifier la dépense.D’ailleurs, avec les collaborations internationales de plus en plus fréquentes, ce prestige est souvent dilué parce que partagé entre plusieurs pays.À long terme, la recherche fondamentale est donc menacée.Le gouvernement américain a déjà abandonné son mégaprojet d’accélérateur de particules.Les pessimistes diront que, dans ce contexte, la découverte du quark top est l’une des dernières percées majeures de la physique des particules.Les sciences « inutiles » en sont peut-être à leur déclin.Étienne Denis Actualités ilS 5 Pharmaceutique Montréal-Bombay à tête reposée Voici venir la pilule anti-décalage horaire.De quoi ravir les globe-trotters.6 Informatique Le Walt Disney québécois Le maître des illusions est à l’œuvre, un pied dans le futur et l’autre sur le boulevard Saint-Laurent, à Montréal.L’informatique est son outil; Softimage, son entreprise.8 Santé Les dollars de la malaria On l’a ! On a fabriqué un vaccin contre le paludisme, ce terrible fléau, aussi appelé malaria, auquel sont exposés deux milliards de personnes.Le comble : on manque de fric pour le distribuer.9 Environnement Le fer ne réduit pas l'effet de serre Répandre du fer dans la mer ?C’est le remède auquel ont songé les chercheurs américains pour stopper le réchauffement climatique.peu'-11 ti«a jurassi lest p* «et» ¦prîilîi J8FÛÉ liœ, (k matit Ergonomie Les mannequins de l'âge virtuel Un logiciel créé au Québec reproduit sur écran gestes et mouvements des secrétaires tout autant que ceux des pilotes d’avion.L’ergonomie sur ordinateur.Chroniques 86 Histoires de science La tête à Duval Un conte du Bas-du-Fleuve.Un vrai.C’est l’histoire de Salluste Duval, de Saint-Jean-Port-Joli.Portrait d’un érudit du siècle dernier.par Danielle Ouellet .a dimension cachée >ur la route Jue faire si votre auto dérape it tombe dans le lac ?Com-nent se déclenche un coussin; ’onflable ?Connaissez-vous :es petits lutins qui font passe< ;• es feux de circulation du •ouge au vert ?mr Raynald Pepin 50 Opinion dépistage génétique : rop de questions de-neurent sans réponse iar Judes Poirier 51 2 Québec Science/Juin 1994 Paléontologie 16 Botanique aréhistorique Jn vrai parc jurassique pü1 il est possible de recréer, dans /otre cour, un environnement rareil à celui de l’ère jurassi-pre.Il faudra cependant raser /os rosiers, abattre vos pommiers, détruire votre gazon et inéantir votre jardin de légu- mes.Car ces végétaux sont bien trop modernes ! 75 ; Agriculture Hécatombe à la ferme , ji Adieux veaux, vaches, co-J chons ?La diversité génétique ' i.est aussi un enjeu dans les fer-e' i mes.Plusieurs races d’ani-|maux sont en voie d’extinction.Mais quelques fermiers ont entrepris de les sauver.\ 'ifjéê0 Le dinosaure nouveau est arrivé Les dinosaures n’étaient pas tous des monstres.Certains possédaient même un brin d’intelligence, tandis que d’autres, pas plus gros que des dindons, vivaient en troupeau.Notre journaliste a suivi leurs traces en Alberta.Là où on a déjà découvert le dixième de toutes les espèces de dinos de la planète.Astronomie Comète contre Jupiter La comète Shoemaker-Levy 9 entrera en collision, fin juillet, avec la plus grosse planète du système solaire.C’est l’événement scientifique le plus attendu de l’année.Pas de doute que Jupiter encaissera facilement le coup.Guide vacances Pour l’été, prenez le chemin de la science et du loisir.Comme l’an dernier, Québec Science vous suggère près de 200 destinations.83 Exposciences Les jeux du Québec de la science Ils ont entre 12 et 18 ans et rêvent de médailles.Émules d’Edison, ils inventent.Mettent leurs leçons de sciences en pratique.Les résultats sont parfois surprenants.Toujours ingénieux.Quels sera l’invention de l’année dans les écoles secondaires ?Pour le savoir, rendez-vous aux jeux du Québec de la science, les Exposciences.85 Science, on tourne ! Il y a « Cégeps en spectacle », il y a aussi « Science, on tourne !» qui fait parler les cégé-piens.À sa deuxième édition, le défi de ce concours annuel consistait à faire avancer un véhicule en n’utilisant que la force de la gravité.Newton aurait applaudi à voir concourir ces bolides.Québec Science/Juin 1994 3 « Un discrédit non justifié » L’Institut de Recherche Bradford du Canada, cité dans l’article « Candida albicans, la maladie universelle ?» (février 1994), nous a fait parvenir deux lettres dont voici des extraits.Cet article jette un discrédit non justifié sur l’Institut et sème une confusion arbitraire non nécessaire dans l’esprit de vos lecteurs.Nous nous voyons obligés de rectifier les faits suivants : 1.Il n’existe aucune activité thérapeutique à l’Institut de Recherche Bradford du Canada.2.Aucune cure anti-candida n’est vendue à l’Institut de Recherche Bradford du Canada.3.L’analyse de sang LBA et HLB n’est pas un test diagnostique et n’a jamais prétendu l’être.(.) 4.Le docteur Bradford n’est pas un promoteur de la cause de l’homéopathie.(.) Il est avant tout un ingénieur et le concepteur de microscopes à haute résolution de plus en plus utilisés aux États-Unis ou ailleurs dans le monde, dans le but de comprendre le développement des maladies dégénératives.(.) Louise Comeau, MD, LCMC Paul Drouin, MD, LCMC J’ai pris connaissance de l’article sur le Candida pubhé dans la revue Québec Science du mois de février 1994 par Douglas Beeson.Inutile de vous dire quel fut mon désappointement à la lecture de ce document que je trouve tendancieux.1.Les coûts attribués à ma cure anti-candida ne sont pas du tout de 1 000 dollars.Il sont de 585 dollars précisément (2 ans).2.Il est stipulé : « Le cas de Fernand Blain fait réfléchir.» En fait, on donne aux lecteurs de la revue l’impression que je ne suis pas capable d’évaluer mon état de santé et de prendre les décisions en conséquence, avec l’aide de professionnels de la santé, membres de la Corporation des médecins du Québec.3.Il est vrai que j’ai eu des problèmes de santé depuis 1972.Mais si la solution à ces problèmes n’est venue que dans les dernières années, c’est que je ne consultais que des médecins et spécialistes de la médecine traditionnelle.4.Que l’on dévoile à vos lecteurs le montant de mes revenus et le lieu de ma demeure n’est certainement pas pertinent à l’article sur le Candida.Fernand Blain L’enregistrement et les notes prises lors de l’entrevue que vous m’avez accordée confirment les chiffres cités dans l’article et que, par ailleurs, vous m’avez donné librement les informations citées.Si vous décidez de les modifier maintenant, voilà qui estfait.Douglas Beeson, journaliste Erratum L’article intitulé « Les monstres homéotiques » paru dans le dernier numéro a été cosigné par Pascale Ouellette.Nos collaborateurs à l'honneur Deux articles publiés dans Québec Science étaient en nomination dans la catégorie sciences au gala des Grands Prix du magazine québécois : Un avenir rouge pour la planète bleue, signé par Étienne Denis, et L’ablation de la moitié du cerveau, par Bruno Dubuc.C’est Yanick Ville-dieu qui a raflé les honneurs pour un texte sur la mémoire paru dans la revue L’actualité.À ce même gala, Marie-Claude Ducas et Sarah Perreault, aussi collaboratrices à Québec Science, ont remporté des prix pour des articles respectivement parus dans Production imprimée et Les Débrouillards.Enfin, Natalie Boulanger, notre correctrice, a obtenu le prix Jean-Charles Pagé pour un article qu’elle a cosigné avec Suzanne Décarie dans le magazine Coup de pouce : La depression : la lumière au bout du tunnel.Donnez-nous vos commentaires ! Vous aimez, détestez, contestez un article de Québec Science ?Vous avez des commentaires et des suggestions sur le magazine ?Faites-nous le savoir.Écrivez-nous à l'adresse suivante, ou envoyez-nous une télécopie au (514) 843-4897.Québec Science 425, rue De La Gauchetière Est Montréal (Québec) H2L2M7 Félicitations à tous ! Précisions Quelques erreurs ou imprécisions se sont glissées dans la chronique La dimension cachée du mois dernier.Dans le second paragraphe, il aurait fallu lire que : « La présence des couleurs résulte d’un phénomène appelé, en physique, interférence sur couche mince ».Comme le mentionne la troisième phrase, il est vrai que l'interférence change l’intensité de la lumière, mais elle ne change pa sa couleur; elle ] peut plutôt modifier les intensités relatives des diverses couleurs.• Aussi, les enduits antireflets sont ] destinés à tous le types de verres, I pas seulement le; verres fumés.Dans le troisiè me paragraphe, i aurait fallu souligner que, dans le cas simplifié et analysé dans une bonne partie de l’article, la lumière arrivait perpen- ; diculairement à la couche d’huile.Sur le schéma, l’inclinaison des rayons était nécessaire pour mettre ; en évidence les divers rayons réfrat tés et réfléchis.Enfin, dans le 9r paragraphe de page 49, on aurait dû lire : « quanc la lumière arrive obliquement, (.’ l’interférence destructive complèt se produit alors pour une longuem A’onde plus petite que celle éliminée à müAenceperpendiculaire > CEGEP de Jonquière Publié par La Revue Québec Science 425, rue De La Gauchetière Est, Montréal (Québec) H2L2M7 DIRECTION Directeur général : Michel Gauquelin Adjointe administrative : Joan Laçasse RÉDACTION Correction : Natalie Boulanger PRODUCTION Direction artistique : Normand Bastien Séparation de couleurs, pelliculage électronique et impression : Interweb COMMERCIALISATION Publicité : Jean Thibault, Nathalie Forget Abonnements : Nicole Bédard Distribution en kiosques : Messageries Dynamiques ABONNEMENTS Tarifs (taxes incluses) Au Canada À l'étranger lan (10 numéros) 34,67 S 43,00 $ 2 ans (20 numéros) 59,86 $ 75,00 $ 3 ans (30 numéros) 83,20 S 105,00$ À l'unité 3,99$ 4,50$ Groupe (10 ex./ même adresse) 31,20$ Non disponib Rédacteur en chef : Étienne Denis Adjoint à la rédaction : Raymond Lemieux Comité de rédaction : Patrick Beaudin, Jean-Marc Carpentier, Raymond Lemieux, Rosemonde Mandeville, Isabelle Montpetit, Gilles Parent, Sarah Perreault, Anne-Marie Simard, Pierre Sormany, René Vézina, Yanick Villedieu Collaborateurs: Marie-Christine Bédard, BenoîtChapdelaine, Isabelle Depocas, Stéphan Dussault, Lyne Fréchet, Michel Groulx, Marc Jobin, Raymond Lemieux, Claude Marcil, Danielle Ouellet, Guy Paquin, Raynald Pepin, Pedro Rodrigue, Bernard Samson, René Vézina Les journalistes de Québec Science sont indépendants.Pour abonnement et changement d'adresse QUÉBEC SCIENCE C.P.250, Sillery (Québec) GIT 2R1 Pour la France, faites votre chèque à l'ordre de : DAWSON FRANCE, B.P.57,91871, Palaiseau, Cedex, France Québec Science, magazine à but non lucratif, est publié 10 fois l'an par la revue Québec Science.La direction laisse aux auteurs l'entière responsabilité de leurs textes.Les titres, sous-titres, textes de présentation et rubriques non signées sont attribuables à la rédaction.Tous droits de reproduction, de traduction et d'adaptation réservés.ABONNEMENTS ET CHANGEMENTS D'ADRESSES Téléphone : (418) 657-4391 PUBLICITÉ Téléphone : (514) 227-8414 Télécopieur : (514) 227-8995 RÉDACTION Téléphone : (514) 843-6888 Télécopieur : (514) 843-4897 Dépôt légal : Bibliothèque nationale du Québec Deuxième trimestre 1994, ISSN-0021-6127 Répertorié dans Point de repère et dans \'Index des périodiques canadiens.© Copyright 1994 - Le Revue Québec Science @ Imprimé sur papier contenant 50 % de fibres recyclées et 40 % de fibres désencrées (post-consommation) Québec Science reçoit l'aide financière du gouvernement du Québec (Programme de soutien aux revues de culture scientifique et technique) et du gouvernement du Canada (Programme Sciences et Culture Canada) l+l Industrie Canada Industry Canada Membre de : The Audit Bureau CPPA Québec Science est produit sur cassette par l'Audiothèque, pour les personnes handicapées de l'imprimé.Téléphone: (418) 627-8882 h i; I I F L l'i-î;! 4 Québec Science/Juin 1994 Actualités Pharmacologie Montréal-Bombay à tête reposée Des chercheurs veulent des voyages outre-mer moins fatigants.Ils sont sur le point de produire une pilule pouvant déjouer notre « hormone de la noirceur » qui prédispose au sommeil.ifôanB idtiBlJ ** I sfisi sM [ LT es premiers comprimés ! I J pour lutter contre l’ef-,!i- l;et du décalage horaire seront Md sur le marché en 1996 », an-lisiifc ^once le docteur Gregory 1* ] Brown, directeur de la recher-! ühe au Clarke Institute of : Psychiatry, à Toronto.Ce sera J l’aboutissement des recher-; ; shes cliniques entreprises par «k;> les compagnies pharmaceuti-«l*f ques, il y a déjà un an, aux : États-Unis et en France.« Ce médicament anti-décalage horaire est un dérivé de a mélatonine, une hormone naturelle sécrétée par la glande pinéale située au centre du cerveau », poursuit Gregory Brown.La mélatonine synchronise une série de foncions physiologiques telles que a température corporelle et a production d’autres hormones.Normalement, la production de mélatonine va de pair avec le cycle du jour et de la nuit.C’est la noirceur qui commande la sécrétion de la mélatonine.L’influence de cette hormone sur le métabo-jlisme des animaux est d’ailleurs bien connue.L’automne, lorsque la durée des jours diminue, les animaux produisent plus de mélatonine; inversement, au printemps, par Bernard Samson quand les journées allongent, ils en produisent moins.Ces variations provoquent chez eux une multitude de réactions qui, à leur tour, déclenchent des phénomènes saisonniers comme le rut, l’épaississement du pelage à l’automne, la mue printanière, la croissance des bois chez les cervidés et l’hibernation.Le docteur Brown précise que la mélatonine est déjà abondamment utilisée pour provoquer les chaleurs chez les animaux d’élevage, notamment chez les brebis.Chez l’homme, on suppose que la dépression saisonnière hivernale est induite par un dérèglement de la sécrétion de mélatonine.« Évidemment, les variations du taux de mélatonine dans l’organisme jouent aussi au quotidien.Le soir, l’activation de la glande pinéale prédispose le corps au sommeil », note le docteur Brown.Et c’est justement en contrôlant cette réaction engendrée par « l’hormone de la noirceur » que les compagnies pharmaceutiques s’apprêtent à déjouer les affres du décalage horaire.Le médicament vous permettra d’ajuster votre horloge biologique en fonction de l’heure de la ville où vous vous rendez.Ainsi, pour contrer le décalage horaire avant un vol Montréal-Bombay, il suffira d’avaler un comprimé de ce dérivé de la mélatonine à l’heure qui correspond à celle de votre prochain coucher à Bombay.On envisage déjà l’utilisation de la mélatonine pour traiter certains types d’insomnie et les dérèglements associés aux horaires de travail irréguliers.« De plus, assure le docteur Brown, ce médicament ne provoque aucun effet secondaire.» • Québec Science/Juin 1994 5 Actualités Informatique Le Walt Disney québécois Après son achat par Microsoft, Softimage veut transformer le téléspectateur en Indiana Jones.On en frissonne déjà sur l'autoroute électronique.par Benoît Chapdelaine Entrer chez Softimage, sur le boulevard Saint-Laurent à Montréal, c’est comme mettre un pied dans le futur.On dirait un vaisseau spatial avec cet étonnant mélange de verre, de cuir et de métal.Avec un peu d’imagination, la réceptionniste isolée au centre du hall d’entrée devient commandant de bord, et le dinosaure orange savamment disposé au bas de l’escalier se transforme en souvenir d’une expédition sur une planète lointaine.Softimage est tellement efficace pour créer l’illusion que Microsoft, le géant mondial du logiciel, a acheté la compagnie.Coût d’achat du savoir-faire de Daniel Langlois et de son équipe : 130 millions de dollars US.Le président-fondateur de Softimage devient ainsi responsable du développement des logiciels haut de gamme de Microsoft.Pas mal pour celui qui fondait son entreprise en 1986.Mais « le magicien de Softimage, le Walt Disney québécois » est trop ambitieux pour se contenter des acquis.Il veut aller plus loin.Et plus loin, c’est l’autoroute électronique.« C’est évident que les jeunes d’aujourd’hui qui grandissent avec les jeux vidéo n’accepteront pas de consommer la télévision comme nous », insiste-t-il.Comment ?Surtout pas à la manière proposée par Vidéotron, qui offre au téléspectateur le choix entre quatre ou cinq scénarios préenregistrés par le truchement de Vidéo-way.« Ennuyant », tranche Langlois, qui croit plutôt au dé- Daniel Langlois, maître en illusions.Il mise sur « l'intuition » de l'usager.veloppement d’outils permettant de « s’intégrer » dans un film, d’entrer dans l’écran et de jouer à Indiana Jones ou à la femme bionique plutôt que de les admirer jalousement.Voilà du vrai divertissement ! Mais ne nous y trompons pas : Softimage ne veut pas bâtir son propre contenu.La compagnie veut offrir une interface agréable et simple d’accès pour l’usager, ce qui a précisément fait le succès des ordinateurs Macintosh et des systèmes informatiques Windows.Avec l’autoroute électronique, les plus âgés d’entre nous devront en effet « désapprendre » à utiliser un horaire télé.Si les émissions de télévision sont un jour présentées 24 heures par jour, sur des centaines de canaux, il faudra trouver une manière de présenter le gigantesque menu pour qu’il soit ni encombrant, ni trop simpliste.Daniel Langlois mise ainsi sur un journal télévisé présélectionné.Vous ne vous intéressez qu’à la politique néo-zélandaise ?Hop ! Votre boîte aux lettres électronique rassemble ce qu’il vous faut — et rien d’autre — pour vous faire visionner le téléjournal de Nouvelle-Zélande.Daniel Langlois trouve tout aussi intéressantes les encyclopédies interactives qui offrent à la fois du son et des images historiques.Finies les séries de 24 volumes poussiéreux qu’on feuillette une fois ou deux ! Michel Poisson, chef des ! produits Deux dimensions chez Softimage, parle lui aussi avec conviction des autoroutes électroniques, de l’importance d’une bonne interface avec les usagers.« Internet, c’est une autoroute électronique, dit-il, mais ce n’est pas “ intuitif ’’.» Or, pense-t-on chez Softimage, la clé du suc- j cès des autoroutes de demain réside dans la facilité d’utilisation.Internet a beau être utilisé par des millions d’hu-mains, il demeure un outil dif $ ficile d’utilisation pour le profane tellement le choix d’informations est grand et désor donné.De plus, l’information j -est distribuée gratuitement, ce qui n’est pas raisonnable s l’on veut que le contenu soit vraiment attrayant, ajoute Mi chel Poisson.Miser sur « l’intuition » de l’usager ?C’est ce que font les concepteurs de jeux vidéo.Ils devinent et anticipent vos réactions quand vous tournez la manette à droite, à gauche ou pesez sur le gros bouton rougei: Le plus récent pas de Soft-image vers l’autoroute électronique est \e Digital Studio, uif | produit destiné aux maisons di production et de postproduction.Le génie Digital Studio est de rassembler sur un CD-Rom des fonctions actuel-1 f lement offertes par différents : appareils hyperspécialisés qui f ne communiquent pas entre eux.Pensons à la superpositio d’images en deux ou trois dimensions sur un arrière-plan.Ou au camouflage de ficelles qui servent, par exemple, à faij A *St; 6 Québec Science/Juin 1994 Actualités PSYCNOSIS < e bouger un objet normale-i nent immobüe.0 Avec Digital Studio, un ! 'éalisateur peut s’amuser à in-: .roduire des personnages en |leux ou trois dimensions dans 1 in film, puis à les modifier à ^olonté.Il peut donner des woix aux personnages, les «hanger du tout au tout et en-Iregistrer uniquement les ver- dons qui lui plaisent.Le créa-iteur y gagne en liberté, d’au-|ant plus qu’il n’a plus à res-ipecter une routine de mon- tage traditionnelle qui l’amène du point A au point Z.Michel Poisson y va d’une analogie : « C’est comme le traitement de texte : vous pouvez modifier un texte sur l’écran à volonté, enlever un passage et l’amener plus haut, et voir le résultat sans tout recommencer chaque fois.» L’expertise de Softimage servira à Microsoft pour élaborer des produits plus accessibles et destinés aux utilisateurs d’ordinateurs personnels et de .’ V l’autoroute électronique.Bref, des produits qu’un jour nous serons susceptibles d’acheter.« C’est la première fois en sept ans et demi que je rencontre des gens qui ont la même vision que moi », soutient Daniel Langlois pour donner une idée de l’esprit qui anime sa nouvelle relation avec le géant Microsoft.Parti pour la gloire, Softimage ?• Qu'ont en commun les dinosaures du Parc jurassique, les vi-déoclips de Peter Gabriel, le jeu Virtual Racer de Sega et les projets d'autoroute électronique ?Le recours à Softimage de Montréal, l'une des plus dynamiques entreprises de recherche et développement au Québec.Québec Science/Juin 1994 7 1993 Universal Studios / Amblin Entertainment - Gracieuseté de Industrial Light & Magic Gracieuseté de Psygnosis Limited Actualités ÉtOVilURDS LE MAGAZINE DROLEMENT SCIENTIFIQUE DES 7 À 14 ANS vous propose en juin : Le parapente Suspendus à une aile de nylon, des humains planent comme des oiseaux.Des vacances scientifiques Même en vacances, un débrouillard rêve de découvertes ! Nous lui proposons des jeux et des activités.Les empreintes digitales Poser les doigts sur un objet, c'est y opposer sa signature ! Man Ami Scientifique Vous faites tout pour échapper aux mouches noires et aux maringouins ?Jean-Pierre Bourassa, lui, leur court après ! Boîtes magiques ?Non, boîtes scientifiques Fabriquez trois boîtes « magiques » qui utilisent les propriétés des miroirs.Le Journal des correspondants Un supplément de 16 pages pour les jeunes qui cherchent un correspondant.En plus : Des expériences amusantes à faire à la maison, des concours, des jeux, des fiches à collectionner, des bandes dessinées, la rubrique des correspondants et plus.52 pages de découvertes ! 1$), Les Débrouillards est en vente dans tous les dépanneurs des chaînes Proprio et Provi-Soir ainsi que dons les bonnes librairies, au prix de 2,95 $.Pour s'abonner (1 an, 10 numéros, 27,1 s'adresser à: Magazine Les Débrouillards 25, boul.Taschereau, bureau 201 Greenfield Park (Québec) J4V 2G8 Commande téléphonique (carte de crédit indispensable): (514) 875-4444.s l\lord-Sud Ile Les dollars de la malaria rté* Un médecin chercheur de Colombie a mis au point un vaccin anti-paludisme.Reste à trouver l'argent pour le distribuer.par Stéphan Dussault Une bonne et une mauvaise nouvelles.On vient de découvrir un vaccin pour contrer la malaria.Ce vaccin pourrait sauver, chaque année, la vie d’un million et demi de personnes.La mauvaise nouvelle : le vaccin pourrait très bien ne jamais voir le jour, faute de moyens pour le distribuer.Après 16 ans de recherches, un médecin colombien, le docteur Manuel Patar-royo, croit avoir concocté un vaccin permettant de stimuler le système immunitaire du corps.On le met actuellement à Fessai sur 600 Tanzaniens en bas âge, les jeunes et les femmes enceintes étant les cibles les plus visées par la maladie.Si les tests sont concluants, on pourra immuniser les millions de malades frappés par la malaria, sans oublier les deux milliards d’individus à risque dans les pays afri- dose coûte environ 25 cents; la distribuer, 2,25 dollars.Le total de la facture pour immuniser 500 millions de personnes s’élève donc à 1,25 milliard de dollars.Qui va payer ?Sûrement pas ces pays pauvres, dans lesquels le salaire annuel par habitant peut être aussi bas que 100 dollars.Encore moins les compagnies pharmaceutiques, qui ne voient pai comment elles pourraient réaliser un profit en le vendant à une population aussi démunie ! Manuel Patarroyo a donné les droits de son vaccin à l’Organisation mondiale de la santé (OMS), qui regroupe 187 pays.Mais la quarantaine de pays industrialisés, qui fournit déjà plusieurs centaines de millions de dollars tous les deux ans pour la lutte contre le paludisme, sera-t-elle prête à ajouter un zéro au chèque ?Rien n’est moins sûr.« La malaria est en compétition avec d’autres besoins criants, comme le sida et la tuberculose, souligne le docteur Larivière.Le portefeuille des donneurs, lui, di meure le même.» bnedi Daigec Si le vaccin contre la ma- its wi cains, asiatiques et sud-américains.Découvrir un vaccin n’est pas une fin en soi, surtout lorsqu’on parle de malaria.« Le prix de distribution de ces vaccins est habituellement neuf fois plus élevé que le prix de fabrication », affirme Jean Larivière, médecin-conseil principal à la direction des affaires internationales de Santé Canada.Exemple : produire une laria s’avère particulièrement efficace, on pourrait peut-être délaisser d’autres méthodes de protection — comme les moustiquaires imprégnées d’insecticide — ce qui libérerait certains budgets.Selon Jean Larivière, cette économie permettrait de payer une partie des coûts du vaccin.« Mais si, après les tests, on s’aperçoit qu’il faut vacciner tout le monde tous les six mois, il va falloir oublier ça ou, à tout le moins, privilé gier certaines populations.» Entre une découverte et son application, il y a parfois un monde.• üliiei 8 Québec Science/Juin 1994 Actualités I Le fer ne réduit pas 1 uisaue l'effet de serre se nourrit de l'accumulation de qa eiiet Puisque l'effet de serre se nourrit de l'accumulation de qaz carbonique dans l'atmosphère, et que les plantes ont la propriété de transformer ce qaz carbonique en oxyqène par la photosynthèse, pourrait-on neutraliser le problème en accélérant la croissance véqétale ?Et comme les forêts sont menacées sur Terre, pourquoi ne pas mettre à contribution le phytoplancton des océans ?Cette solution innovatrice vient de faire l'objet d'une sérieuse expérience menée au larqe des Galapaqos, dans le Pacifique, par 14 instituts de recherche américains.Pour stimuler l'expansion du plancton, les chercheurs ont saupoudré la mer d'une demi-tonne de fer.Résultat de ce traitement : une explosion dans la productivité bioloqique.qui n'a toutefois pas été suivie par une M((jj forte absorption du qaz carbonique de l'atmosphère.En clair, dans l'état actuel de nos connaissances, le remède miracle au chanqement climatique de la planète ne peut pas venir de l'enqraissement des océans.Il semble que le plancton, prédateur de phytoplancton, profite aussi des fertilisants, réduisant le qain net en photosynthèse.On s'est aussi rendu compte que l'effet du fer était momentané, et qu'il faudrait continuellement enrichir la mer pour maintenir la croissance véqétale à un niveau accru, effort pratiquement impensable.René Vézina Voici comment la planète respire au mois de juin.Les zones vertes montrent une activité d'absorption de gaz carbonique.Les zones de couleur orange ou rouge signifient une production de gaz carbonique.Elle serait causée par la décomposition de la matière végétale à cette époque de l'année.-60 -40 -20 0 20 40 Grammes de carbone produits ou absorbés par mètre carré 100 MW- : i vieil L LOGICIELS EDUCATIFS BOTANIQUE /herbier Marie-Victorin rix innovation technologique '95 tplorez le monde végétal à l'aide de tlïeit |tncyclopédie interactive.Apprenez à „t|i; [instruire votre mhuiii.ii topre herbier! -0 (ttieéfl jprèslü K# 11 '4 S **'¦' le miïïmâüh (ecouvrez nistoire de la btanique grâce I la ligne du -.tifi- mps.Grâce à lypertexte, pus n’avez u'à cliquer sur j jChamplain» et |t glossaire s'ouvre immédiatement! Des eures d’exploration et de découvertes lofErent à vous! ionfiguration requise jlacintosh couleur (LC et tout les Mac 11); némoire vive de 4 Mo; noniteur couleur 14" et lecteur CD-ROM.Léonardo Un logiciel d’édition et de classement d’images-objets rendant possible la résolution de problèmes par transformation de leur représentation graphique.Léonardo propose des activités où la représentation graphique sert d’outil en mathématique, en chimie, en géographie et en physique.Contiguration requise__________ Mémoire vive de 2 Mo; Compatible IBM 386, 4 Mo, Windows.Québec C* logicUI U soutien «I ministère de t MATHEMATIQUES Prim'graph Un logiciel-outil pour concevoir et réaliser des graphiques à partir de données numériques.Les différents paramètres (types de représentation, options d’afB-chages) sont en nombre relativement limité afin d'en permettre une maîtrise complète par les élèves.PRIM’GRAPH sert de simulateur pour interpréter réellement la signification des graphes et donner l'image la plus pertinente possible d’un tableau numérique.Configuration requise_________________ Mémoire vive de 640 Ko; IBM PC ou compatible; carte graphique CGA, EGA ou VGA couleur.yii CRAPO LOGICIELS, 3155 Hochelaga Montréal, Qc H1W 1G4 Téléphone: (514) 528-8791 Fax; (514) 526-9192 Nous distribuons au-delà de 150 titres de logiciels éducatifs dans toutes les matières académiques, du préscolaire à l'université.Demandez notre catalogue! 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Ce sera pour ma prochaine version de Safework.» • lit® fer 10 Québec Science/Juin 1994 Paléontologie Le dinosaure HOUVi est a rr ivé ans un Paysage b0111-8011- fié de collines crevas-É|l!Of sées, sous un soleil de .ëï )lomb, une douzaine de créa-# s ures bipèdes se déplacent avec ltd prudence.De temps en temps, ’une d’elles se penche pour } b huilier le sol avec ses membres ™ supérieurs, tandis que ses congé-iifi'i aères scrutent les environs.La 11 croupe en question appartient à Kit une espèce « évoluée ».Parti tôt île matin, ce groupe de.paléon-p iologues amateurs, dont je fais •(g partie, suit Jean Thompson, : Pu chercheuse au Musée de paléon-itologie Tyrell, en Alberta, à la recherche d’ossements fossilisés de dinosaures.Au détour d’un sentier, ils trouvent un lit d’osse-g inents.Jean Thompson les exa-binent.« Ils proviennent d’une bande d’hadrosaures, des dinosaures herbivores qui ont vécu là il y a 70 mOlions d’années », tranche-t-elle.La Vallée des dinosaures, où coule la rivière Red Deer, dans le sud de l’Alberta, est jl’un des sites les plus riches au monde en vestiges de ces animaux.On y a découvert 35 genres de sauriens, soit un dixième de : ; toutes les espèces connues sur la planète.On y trouve des espèces les plus célèbres (l’infâme Tyrannosaurus rex en tête) aux [variétés franchement locales, comme l’Æ-\bertosaurus et YEdmmitosaums ! Les dinosaures : des animaux à sang chaud, intelligents, souvent pas plus gros que des dindons et ayant des comportements ; sociaux ?Eh oui ! par Michel Groulx W r’*" La petite ville de Drumheller, en plein cœur de la vallée, peut ainsi s’enorgueillir d’être l’une des seules villes au monde à vivre grâce à des animaux éteints depuis des millions d’années.Ici, bien avant la mode rugissante lancée par le film Le parc jurassique, les dinosaures en plastique remplaçaient les flamands roses sur les pelouses ! Mais, surtout, la richesse du site a attiré la crème des paléontologues canadiens.Les chercheurs du Musée Tyrell, le plus grand centre de recherche en paléontologie au pays, ont largement contribué à repeindre le portrait de ces animaux énigmatiques.Bien que les squelettes géants aient été à peu près tous retirés des grands sites fossilifères, comme ceux de l’Alberta, du Montana, du désert de Gobi ou de l’Argentine, les fouilles n’ont pas cessé pour autant.Loin de là.C’est le mode de vie des dinosaures que les paléontologues veulent désormais décrypter.« Pendant longtemps, les chasseurs de dinosaures ne s'intéressaient qu’à une chose : exhumer les plus gros squelettes possibles et les vendre à prix d’or à des musées », soutient le docteur Phil Currie, chef de la paléontologie au Musée Tyrell, l’un des meilleurs spécialistes des dinosaures au monde.« Plutôt assoiffés de gloire que de connaissances scientifiques, ils ignoraient toutes sortes d’indices qui auraient pu les renseigner sur l’alimentation, le comportement ou l’environnement des dinosaures.» C’est en prenant en compte des informations jusque là négligées que l’on a révisé l’image des dinosaures.« Chaque centimètre carré est passé au peigne fin, rappelle Québec Science/Juin 1994 11 1993 Universal Studios / Amblin Entertainment - Gracieuseté de Industrial Light & Magic Jean Thompson en montrant le travail de bénédictin effectué par ses assistants.Avant de recueillir les échantillons, on note soigneusement leur position relative et leur orientation.Même les vestiges microscopiques sont précieusement conservés.» Les nouvelles méthodes de fouille ont notamment permis de corriger des estimations erronées.Jadis, 90 % des squelettes exhumés appartenaient à des espèces géantes, parce qu’on ne se donnait pas la peine d’en chercher des petites.On se rend compte aujourd’hui que 90 % des dinosaures étaient de petits animaux, souvent pas plus gros que des dindons.« En fait, les dinosaures obéissaient à l’un des grands principes de l’écologie animale, dit Phil Currie.Dans la nature, les gros sont toujours plus rares que les petits ! » De plus, le contexte d’une découverte est devenu aussi important que la découverte On se rend compte aujourd'hui que 90 % des dinosaures étaient de petits animaux, souvent pas plus gros que des dindons.elle-même.Ainsi, à proximité des ossements qui intriguent notre groupe, on remarque un lit de rivière fossOisé.« Cela suggère que la troupe d’hadrosaures a été noyée par une crue soudaine, puis ensevelie rapidement dans des sédiments, une condition nécessaire à la fossilisation, dit Jean Thompson.Ce n’est pas tout : parce qu’elle vivait en groupe, on peut déduire que cette espèce était grégaire.Et regardez cette dent de carnivore : elle indique m'r.ï 'm'diiï afi&j&MIâtl ar< -ài&w Utile de différencier un dino herbivore d'un dino carnivore ?(Tiré du film Le Parc jurassique) gQiglfryffffcjE DINO-QUIZ Débusquez les mythes sur les dinosaures.Les énoncés suivants sont-ils vrais ou faux ?1.Aucun dinosaure n'a vécu en même temps que l'homme des cavernes.2.Les dinosaures n'ont vécu qu'à l'ère jurassique.3.Tous les dinosaures étaient terrestres.4.Presque incapables de soutenir leur poids, les brontosaures passaient leur temps dans l'eau.5.Les stégosaures se servaient de leurs plaques dorsales pour réguler leur température corporelle.6.Les dinosaures se sont tous éteints en même temps.7.Il est théoriquement impossible de « cloner » des dinosaures à l'aide des techniques de génie génétique.Réponses à la page 14 qu un prédateur est passe par la, sans doute après la catastrophe, pour se nourrir de cadavres.Ce carnivore était peut-être, à ses heures, un charognard.« Sur le plan biologique, les dinosaures étaient les animaux les plus avancés de leur époque, poursuit-elle.Ils pouvaient se déplacer rapidement, à leur gré.De nombreuses espèces, grégaires, nourrissaient et protégeaient leurs petits.Certa: nés entreprenaient de grandes migratior saisonnières.Et je ne serais pas surprise que leur cerveau ait développé, bien aval nos ancêtres mammifères, une flamme d’intelligence.» En somme, le « dinosaure nouveau » es-arrivé ! Cette vision nouvelle des géants d la préhistoire marque l’aboutissement d’une révolution commencée il y a une vingtaine d’années.Une révolution à laquelle les chercheurs canadiens ont larg ment contribué.C’est toutefois un américain, Robert Bakker, qui a été le premier chercheur à remettre en question les nombreux myth attribués aux dinosaures.Longtemps, on cru que les dinosaures, tout comme les reptiles modernes, étaient incapables de contrôler leur température corporelle.Oi les classait parmi les animaux « à sang froid » ou, plus exactement, poiMotAer-mes, c’est-à-dire à température variable : des animaux qui ne sont actifs que lorsqi fait chaud et qui tombent en léthargie le reste du temps.Mais, à la fm des aimées 60, Robert Ba ker soutient que les dinosaures étaient, tout comme les mammifères et les oiseaux, des animaux à sang chaud ou ho-méothemies, c’est-à-dire capables de contrôler leur température interne.Dan ce cas, ils auraient donc dû être actifs ei tout temps, comme nos chevreuils ou no mésanges en hiver.Cette hypothèse, Bakker la fonde cepe dant sur des intuitions plutôt que sur des preuves.Il remarque que les dinosaures/ tout comme les mammifères, ont les patt placées directement sous le corps, à la v,,.: ::: ¦' ¦- Pas de dinos pour le Québec regrouper des nids afin de les protéger, tout en évitant leur piétinement.De plus, sur le site, on a trouvé très peu d’adultes.Par contre, on a découvert de nombreux petits et des écailles d’œufs en miettes.Cela suggère que l’endroit était gardé par quelques adultes, et que les petits demeuraient au nid en attendant que leurs parents reviennent les nourrir (les écailles brisées témoignent du piétinement d’impatience des tout-petits).D’où la conclusion : ces dinosaures avaient un comportement social sophistiqué, avec des On retrouve des fossiles de dinosaures dans tout l'Ouest canadien, du Manitoba à la Colombie-Britannique.On en a découvert dans la majeure partie des États américains.Mais, au Québec, qui possède pourtant des sites fossilifères très riches (comme celui de Migua-sha, très connu pour ses poissons), on n'a jamais trouvé le moindre vestige de dinosaure.Ni un os, ni une dent, ni même une empreinte.Pourquoi ?Selon le chercheur Hans Hofman, de l'Université de Montréal, la raison est simple : « Nos couches rocheuses accessibles aux paléontologues sont soit trop vieilles, soit trop récentes pour abriter des sauriens fossiles.» Ce qui ne veut pas dire que les tyrannosaures, les bron-tosaures ou les diplodocus n'ont jamais foulé le sol du Québec.L'Alberta, par contre, est riche en couches géologiques de cet âge.À l'époque, le climat de la région était propice à la survie de ces créatures et à leur fossilisation : des torrents impétueux coulaient des Rocheuses naissantes, engloutissant des troupeaux de dinosaures lors de leurs crues.Donc, pour voir des restes de dinosaures, go west.Réponses 1.Vrai.Un écart d'au moins 60 millions d'années les sépare (tant pis pour les Pierrafeu !) 2.Faux.Le règne des dinosaures chevauche trois époques géologiques : le Trias, le Jurassique et le Crétacé.Curieusement, la plupart des dinosaures du Parc jurassique n'ont pas vécu au Jurassique, mais au Crétacé.m IK,H[ i a - La Vallée des dinosaures, en Alberta fdlll Isa « normes de construction » des nids, des gardiens d’enfants et des mères (ou pères ?) attentives.En Alberta, on a découvert les premier nids de dinosaures en 1987.« À partir d’< de bébés, de juvéniles et d’adultes, nous sommes en train de reconstituer les com bes de croissance de YHypacrosaurus, une variété d’hadrosaure, relate Currie.Les premières analyses indiquent que ce| dinosaure atteignait vite sa taille adulte (10 mètres de longueur).» Un autre indi N appuyant l’idée que les dinosaures étaieil 3.Vrai.Les grands reptiles volants ou marins (comme les ptérano-dons et les plésiosaures) sont faussement appelés dinosaures.4.Faux.Des études de biomécanique ont démontré que ces géants (les plus gros animaux terrestres de tous les temps) pouvaient non seulement marcher sur la terre ferme, mais peut-être même se dresser sur leurs pattes arrière.Dans l'eau, la pression les aurait empêchés de respirer.5.Vrai.Ce n'était pas, comme on l'a souvent affirmé, des moyen; de défense contre les prédateurs.6.Faux.De toutes les espèces qui ont régné sur Terre, il n'en restait que quelques-unes à la fin de leur règne.Mais l'hypothèse d'une hécatombe causée par la chute d'un astéroïde, pour expliquer la mort des derniers dinosaures, est l'une des plus en vogue aujourd'hui.7.Vrai.Une telle aventure présente tellement d'obstacles qu'elle relève de la science-fiction.Les scientifiques tentent bel et bien de localiser de l'ADN de dinosaure, mais c'est pour établir des liens généalogiques entre eux, et non pour les ressusciter.l-t'-r- K 14 Québec Science/Juin 1994 I ' .J; s loméothermes, car les poïkilothermes ;randissent beaucoup plus lentement.De ilus, les bébés Hypacrosaurus se présen-ent avec une tête proportionnellement dus grosse que celle des adultes et un mu-eau plus aplati.« Comme chez les oiseaux it les mammifères, ces caractéristiques juvéniles servaient à stimuler l’instinct ma-ernel.ou paternel, poursuit le cher-;heur.Les bébés dinosaures devaient être lien mignons ! » i Les habitudes alimentaires des dinosau-es ont fait l’objet, elles aussi, d’une « révi-¦ .ion ».On a longtemps imaginé que les ty-jw|annosaures et leur aimable famille wi.fiaient essentiellement des charognards, mr nême si on a très peu de données sur ces onstres puisque seulement 11 de leurs É»e quelettes ont été exhumés de par le mon-isd le.Charognards, les tyrannosaures ?Phil wi lurrie, expert des dinosaures carnivores, i te le croit pas.« Regardez cette mâchoire, tn :es pattes et surtout cesyeax, dit-il.De /*j oute évidence, vous avez devant vous une ifi&în ormidable machine faite pour localiser les proies vivantes, les poursuivre et les uer.N’allez pas me dire que ces animaux-à grignotaient des carcasses ! » Qui dit attaque, dit stratégie, et donc in-elligence.Longtemps, on a affirmé que les linosaures n’étaient guère brillants.Cer-ains ont même prétendu que leur bêtise ^tait la cause de leur extinction ! Certes, le ; ’ecord du plus petit cerveau, par rapport à a masse corporelle, va à certains dinosau-¦es végétariens (les gros sauropodes).Par .I lontre, le Troodon, un carnivore bipède ressemblant à une autruche, avait une nasse cérébrale par rapport à sa masse , : corporelle six fois plus élevée que celle des ««J crocodiles actuels- Un rapport comparable : i celui de certains mammifères actuels, l'Le Troodon n’était sans doute pas assez iteCwi tiff*1 malin pour ouvrir des portes, comme les rélociraptors du Parc jurassique ! Mais il était certainement plus intelligent que les i autres animaux de son epoque, y compris I les mammifères », continue Currie.Dave Russell, un autre paléontologue ca-• i nadien réputé, s’est d’ailleurs amusé à I imaginer l’évolution d’un Troodon.L’animal aurait acquis un profil humanoïde, avec un gros cerveau, mais aurait conservé certaines caractéristiques typiquement reptiliennes : mains munies de trois doigts, yeux avec une pupille de forme allongée.Si les dinosaures n’avaient pas (disparu, cette créature régnerait peut-être aujourd’hui sur la planète, et l’une d’elles aurait écrit cet article, qui porterait sans doute sur les mammifères, mystérieusement disparus il y a longtemps.jltWl Jet^- Les dinosaures ont-ils vraiment disparu ?Les oiseaux et les sauriens partagent 125 caractéristiques qu'on n'a trouvées chez aucun autre animal.Au fait, les dinosaures ont-ils vraiment disparu ?Il semble que non ! Les scientifiques considèrent que certains d’entre eux sont les ancêtres directs des oiseaux.« Les oiseaux et les sauriens partagent 125 caractéristiques, qu’on n’a trouvées chez aucun autre animal, explique Phil Currie.On n’a qu’à comparer les pattes écailleuses à trois doigts d’un poulet à celles d’un dinosaure pour se convaincre de leur parenté.» Il faut donc comprendre qu’à Noël, on mange du dinosaure au four ! • En preparation Gilles Bolduc, Régent Bouchard, Roger Dionne, Glaudette Gagné-Bouchard et Gilbert Brichonnet, enseignants des niveaux secondaire et universitaire, ont uni leurs efforts dans le but de créer un environnement propice à l’apprentissage des sciences plïVs*cl*-,es en 2e secondaire.Not.e objectif .assssa 4350, avenue de l'Hôtel-de-Ville Montréal (Québec) H2W 2H5 Téléphone: (514) 843-5991 Télécopieur: (514) 843-5252 Québec Science/Juin 1994 15 Botanique préhistorique UN VRAI PARC Il est possible de recréer dans notre jardin un environnement plus ou moins similaire à celui de l'ère jurassique.mm p ^ par Stéphan Dussault 5 il n’est pas encore permis d’adopter un bébé brontosaure, vous pouvez quand même recréer son environnement dans votre cour arrière.Au fil des millions d’années, les plantes de l’ère jurassique ont en effet subi peu de variations.À défaut de vous laisser conduire par la camionnette téléguidée du Parc jurassique, suivez bien le mode d’emploi du jardinier débutant.Plantez d’abord plusieurs pousses de pins, de cèdres et d’épicéas.Tout jardin de l’ère jurassique qui se respecte se doit avant tout de multiplier les conifères, maîtres incontestés du monde végétal à cette époque.Ne lésinez pas non plus sur les fougères en réservant un espace ombrageux et humide pour accueillir quelques splendides Cheveux de Vénus, aux feuilles finement découpées en forme de triangles, ou de vulgaires polypodes.Complétez le tableau en creusant un petit marais où s’éclateront toutes les couleurs des algues vertes en forme d’éventail, des algues rouges aux longues tiges duveteuses et des algues bleues s’entassant comme un amas de pierres.Attention cependant : plusieurs espèces n’existaient pas encore au Jurassique.Vendez d’abord votre tondeuse, le gazon n’ayant tapissé le sol que plusieurs millions d’années plus tard.Et débarrassez-vous de vos rosiers, de votre pommier ou de votre jardin de légumes, les « plantes à fleurs » n’en étant qu’à leurs premiers balbutiements.Brosser un tableau fidèle du paysage jurassique relève toujours de l’utopie.Par exemple, retrouvait-on de vastes prairies de fougères ?Les théories se contredisent.En fait, nous savons peu de choses sur les plantes du Jurassique vivant en montagne et à l’intérieur des plaines.C’est que les fossiles de plantes incrustées dans la roche proviennent pour la plupart des abords des cours d’eau, endroits par excellence pour la fossilisation.Le Québec est l’un des endroits les plus pauvres au Canada en fossiles des périodes jurassique et crétacée.Le dessèchement rapide des cours d’eau a entraîné une érosion prématurée des roches de ces époques, transformant les plantes fossilisées en poussière avant d’avoir pu être déterrées.« Si l’érosion décape la roche d’environ un millimètre tous les 100 ans — et ce n’est pas exagéré —, ça équivaut à près d’un kilomètre et demi d’érosion depuis la fin de la période jurassique », explique le paléontologue et président de la Société de paléontologie du Québec, Michel Di Vergilio.Au Québec, un seul site a échappé à l’érosion.En 1959, on a découvert un banc d’argile de deux mètres de haut dans la région de Schefferville contenant une trentaine d’espèces de plantes vieilles de 65 millions d’années.On a dégagé des troncs de séquoias — qui, en Amérique du Nord, ne se reproduisent plus qu’en 1.Williamsonia gigas, période jurassiqut Angleterre.Ce cône de bennéttitale (groupe voisin des cycadées actuelles) est un ancêtre de la fleur moderne.(RM 4359) 2.Glossopteris browniana, période trias Australie.Un des témoins de la dérive des continents puisqu'on le retrouve en Amérique du Sud, en Afrique, en Australie, en Inde et en Antarctique.(RM 4130) 3.Taxites planus, période jurassique, Inde.Un précurseur des pins actuels.(RM 7643) 4.Bois « pétrifié » de conifère, période crétacé, Angleterre.Ses anneaux montrent une croissance sous des conditions tempérées, semblables aux conditions actuelles.(RM 7667) Oregon, au Nevada et en Californie —, |i (j, des fougères ainsi que des restes de ma- fcg : gnolias et d’aubépines.Les provinces de l’Alberta et de la Sas- v katchewan ont eu plus de chance.Alors I: recouverte d’un immense lac, la roche a il]i!!;; été épargnée plus longtemps de l’érosion, t de sorte que les couches renfermant les J ; , fossiles animaux et végétaux se retrouvenlj¦ f aujourd’hui à la surface.Ces découvertes de plantes sont la plu- i mpart du temps fragmentaires.On déterre ; r une branche, un bout de feuille ou une graine de pollen.L’identification devient ié alors plus difficile.Mais, curieusement, les similitudes avec les plantes actuelles j!3: :-sont frappantes.Seuls les experts pour- ; raient différencier un sapin de l’ère juras! 1 k sique de celui que vous avez acheté pour || j ; : 16 Québec Science/Juin 1994 ^ , ¦J ¦ imt- ieW Noël.« Quand la nature trouve un modèle Efficace, il vit très longtemps, explique Michel Di Vergilio.Si son environnement évolue peu, son aspect n’aura pas non i plus à subir de grandes modifications.» I Au Jurassique, le Québec était situé à l’endroit même où niche aujourd’hui.le nord de la Floride ! La poursuite de la dérive des continents fut, de l’avis de Michel Di Vergilio, la principale évolution au Icours du Jurassique.Elle a imposé la migration des plantes vers le climat qui leur correspondait le mieux.C’est pourquoi ( nous ne retrouvons plus les magnifiques palmiers qui, à l’époque, devaient surplomber les Laurentides ou la chaîne des Appalaches.Pour ce qui est des fleurs, les dinosaures ont dû patienter jusqu’à l’aube du Crétacé avant de s’en délecter.C’est le début de l’évolution la plus rapide que le monde végétal ait connue.Quelques millions d’années plus tard, les plantes à fleurs, appelées angiospermes, détrônent les conifères.La raison de cette évolution est toute simple : les plantes à fleurs ont eu la chance de s’allier aux insectes, le groupe animal ayant connu le plus de succès.Attirés par les couleurs brillantes et les parfums suaves des fleurs, les insectes vont bien involontairement transporter le pollen de fleur en fleur, rendant leur reproduction plus efficace qu’avec une distribution aléatoire du pollen par le vent.Ce sont les grandes plantes à fleurs comme le saule, le figuier, le hêtre, le chêne et le bouleau qui ont d’abord colo- nisé la terre ferme.Les premiers arbustes et petites plantes à fleurs, comme le magnolia et le nénuphar, ont emboîté le pas quelques milliers d’années plus tard (l’équivalent de quelques secondes dans notre vie), de sorte que les angiospermes forment aujourd’hui 40 % du règne végétal.Cent quarante millions d’années plus tard, on dénombre 250 000 espèces de plantes à fleurs, dont 12 000 espèces de légumineuses, du trèfle au haricot.« Bien sûr, l’évolution des plantes, à l’échelle humaine, est imperceptible, conclut Michel Di Vergilio.Nous faisons de la science sérieuse depuis 300 ans et nous n’avons jamais vu une espèce se transformer, à moins de la modifier artificiellement comme nous le faisons par exemple avec les tulipes.» • Québec Science / Juin 1994 17 VIVA.LES VACANCES EN FAMILLE! LES PARENTS! Passez toute la journée en famille, ou laissez chacun s'occuper de ses propres activités.ET HOP V Pour réserver ou pour vous renseigner sur l'un des villages de vacances animés VIVA.LES ENFANTS! Voyages Vacances-Familles Un monde d'activités pour les enfants., et juste pour eux! • Les Petits Vacanciers (3-5 ans) • Les Explorateurs (6-8 ans) • Les Aventuriers (9-11 ans) • Les Adofolies (11 et plus) Baie-Comeau : Chicoutimi : Greenfield Park: Hull: Laval : LA FAMILLE! Montréal (Est) : Mille et une occasions de plaisir en famille, pour se faire des amis et découvrir de nouvelles régions.• Les récréatours • Les jeux aquatiques • Les soirées animées Sfc4liÉr orcr.ir nr vil T Arrc RESEAU DE VILLAÇES VACANCES ANIMES Montréal (Ouest) : Sainte-Foy : Rimouski : Saint-Félicien : Saint-Georges : Sherbrooke : Trois-Rivières: (418) 589-(418) 545 1 800 361 (514) 926-(819) 772 1 800 361 (514) 975-1 800 267 (514) 251 1 800 465 (514) 286-(418) 657 1 800 461 (418) 722 (418) 679 (418) 227 (819) 823 (819) 371 1208 9166 9166 1333 2224 2224 2713 2530 8811 2711 5411 7030 8482 4933 8242 0088 5511 3731 V O Y A ü ES VACANCES-FAMILLES inc.LA FORMULE-VACANCES «TOUT ANIMEE» POUR LA FAMILLE! t Québec Science facile à consulted La reliure Québec Science a belle apparence.De plus, elle est solide, pratique, facile d'entretien.I ’ " 11 Un grand nombre (84,7 %) des abonnés de Québec Science disent qu'ils conservent leur magazine*.La reliure est l'outil idéal pour garder intacts vos Québec Science et retrouver rapidement les dossiers, articles ou chroniques qui vous intéressent.Chaque reliure peut contenir 12 numéros de Québec Science.*Enquête QS-CREST, mai 1991 —H Tarifs 1 reliure : 10,75 S 3 reliures : 25,97 $ 5 reliures : 37,96 $ Je désire recevoir Nom reliure(s) au prix de Prénom Adresse app.Ville Province (TPS, TVQ et frais d'expédition inclus pour le Canada) Veuillez prévoir environ quatre semaines pour la livraison.Cette offre expire le 31 août 1994.Code postal Pays I I Chèque O Mandat-poste O Visa EU MasterCard Chèque ou mandat-poste à l'ordre de Québec Science N” de carte Date d'expiration Signature Détachez et expédiez à Québec Science, C.P.250, Sillery (Québec) GIT 2R1 18 Québec Science/Juin 1994 i i M Le Guide vacances il ¦j I \$mJ &4 "'mkj.m nee Supplément au magazine Québec Science^ et au magazine Les Débrouillards Juin 1994 2,00 $ ¦ss^r- 4 S SCIENTIFieVE - LES 9' AVEC LLARDS DES CAMPS DE JOUR Une ou deux semaines remplies d’expériences, de jeux, d'activités, de visites, etc.Les adjoints et les adjointes du professeur Scientifix ont plus d’un tour dans leur sac Renseignements : À Montréal : (514) 251-7636 • À Sherbrooke : (819) 564-6360 • En Outaouais : (819) 595-3930 En Abitibi-Témiscamingue : (819) 797-9131 • En Mauricie, Bois-Francs, Drummond : (819) 374-0970 I^AUMAXJ y & f LES ARBRES UN CAMP D’ETE Une semaine en pleine nature au Centre écologique d’Arundel, dans les Laurentides.Renseignements : (819) 687-9611 DE LA LECTURE m Un magazine Le magazine Les Débrouillards, 52 pages de reportages illustrés, jeux, bandes dessinées, fiches, expériences, etc.Une lecture enrichissante.et rafraîchissante! Disponible dans tous les dépanneurs Provi-Soir et Proprio.Abonnement : 1 an, 10 numéros, 27,68$; 2 ans, 49,63$.875-4444 ou 1-800-667-4444.JSE='i 1 mm m ©; Des livres et cahiers d’activités La collection des Débrouillards, 17 titres pour s’informer, faire des expériences et s’amuser.Disponibles dans toutes les librairies.Voilà autant de moyens pour les jeunes Québécois et Québécoises de profiter scientifiquement de leur été ! : 1 ; Li* Gouvernement du Québec Ministère de l’Industrie, du Commerce, de la Science et de la Technologie Eappel du large Les Amérindiens appelaient le Saint-Laurent « le chemin qui marche ».Il était leur autoroute, et c’est souvent le long de ses rives et de celles de ses affluents qu’ils se sont installés.Les premiers Européens, arrivés il y a près de quatre siècles, n’ont pu qu’emprunter la même autoroute.Le fleuve, encore une fois, a été témoin de leur établissement.Cet été, le second Guide des vacances Québec Science vous invite à redécouvrir le Saint-Laurent, ses habitats naturels jalousement préservés, ses étonnants sites fossilifères et historiques.L’article de Denyse Perreault, « Le fleuve inattendu », s’inscrit parfaitement dans la démarche de ce guide unique, publié pour-la première fois par Québec Science l’été dernier.Nous vous offrons un répertoire aussi complet que possible des sites et des activités à caractère scientifique au Québec.Et que l’on soit près ou loin du fleuve, les trouvailles ont trait à la nature d’abord, mais aussi à l’archéologie, à la paléontologie, au développement industriel et aux sciences pures.Outre ce reportage, les nouveautés du Guide des vacances 1994 comprennent la description d’une trentaine de sites qui s’ajoutent à ceux de l’an dernier : certains viennent d’ouvrir; d’autres existaient déjà mais ont récemment enrichi leur contenu de vulgarisation scientifique; d’autres, enfin, avaient tout simplement échappé à nos recherches.Il n’y a qu’une ombre au tableau et elle est malheureusement de taille : au moment de mettre sous presse, les centres éducatifs forestiers du ministère des Forêts, qui accomplissaient depuis nombre d’années un travail remarquable, avaient suspendu leurs activités, victimes de coupures budgétaires.Le tableau en règle générale, est néanmoins encourageant : les attraits à valeur scientifique se développent et se font de mieux en mieux connaître.Par conséquent, comme ce sera désormais la tradition chaque été, nous vous invitons à détacher ce guide et à l’appporter avec vous en prenant le large, l’esprit toujours ouvert et la curiosité plus que jamais en éveil.Marie-Claude Ducas Légende Eau] Agriculture (agronomie, pêcheries, alimentation) C! Archéologie, paléontologie et ethnologie Énergie H Industrie et technologie ^ Médecine ?Nature et écologie SS Sciences de la terre (géologie, minéralogie, sismologie, spéléologie) Sciences physiques (physique, électricité, astronomie) Zoologie (zoos, centres d’interprétation et sites d'observation de la faune) 5 ?Suivez le Les activités de ce guide sont classées par région.Elles ont parfois été regroupées pour faciliter la présentation d’une masse critique d’activités ou pour éviter les coupures géographiques incongrues.Ainsi, les régions Manicouagan et Duplessis ont été regroupées sous le chapeau « Côte-Nord ».On retrouve deux types de présentation.Les activités et équipements qui, dans une région, se démarquent par leur importance relative font l’objet d’une fiche distincte et plus élaborée.La plupart des mentions comprennent toutefois, cette année, l’adresse complète, les tarifs et les horaires.Toutes les mentions sont précédées de pictogrammes qui permettent d'identifier au premier coup d’œil le contenu scientifique.On trouve également, à la fin, un index thématique de toutes les activités répertoriées.Un pictogramme signale en outre les sites où l’accès pour les personnes handicapées a été confirmé de façon formelle.Les mentions sans ce pictogramme ne signifient pas que le site ne leur est pas accessible, mais qu’il est préférable de se renseigner avant de s’y rendre.Cette recommandation s’applique d’ailleurs à tous les visiteurs friands de détails.Bien que les descriptions se veulent aussi complètes que possible, le nombre impressionnant de sites nous oblige à condenser l’information, et des changements d’horaires et de tarifs sont toujours possibles.Sommaire Les régions Abitibi-Témiscamingue 50 Bas-Saint-Laurent 48 Charlevoix 32 Cœur-du-Québec 20 Côte-Nord 42 Estrie 16 Gaspésie /îles-de-la-Madeleine 44 Laurentides/Lanaudière 18 Montréal et sa région 5 Montérégie 13 Outaouais 52 Québec / Chaudière-Appalaches 24 Saguenay/Lac Saint-Jean 34 Carte des attractions 30 Index thématique 54 Reportage D’îles en rivages : le fleuve inattendu Un monde de découvertes surprenantes à faire le long du Saint-Laurent.Le Guide des vacances Québec Science / Juin 1994 Le Guide des vacances Québec Science S: ' ' Quelques lecteurs, en réponse à notre invitation de l'an dernier, ont partagé avec nous leurs souvenirs de vacances.Depuis plusieurs armées, nous prenons nos vacances au Québec.Celles de l’an dernier furent sans doute parmi nos plus belles.Nous désirions passer une semaine dans la nature, sur le bord d’un lac, loin de la foule.Nos attentes furent comblées.En tout et partout, autour d’un lac Immense, une dizaine de chalets.Plusieurs kilomètres de plage d’une belle couleur blonde où nos deux garçons et nous marchions et nous amusions pendant des heures, et ce, sans rencontrer personne.Dans ce lac en pente très douce et d’une clarté limpide, nous pouvions nous baigner sans crainte.Et, satisfaction ultime, pas un seul bateau à moteur.Tôt un matin, j’ai vu une envolée d’une dizaine de canards sauvages passer à quelques mètres au-dessus de ma tête, si près que j’entendais le bruit de leurs ailes qui fendaient l’air.Au crépuscule, en chaloupe, nous avons pu voir le magnifique huard - car il est vraiment magnifique lorsqu’on le voit pour la première fois de si près, et que l’on entend son cri d’appel ou de détresse retentir dans les montagnes.Un matin, mon plus jeune garçon (5 ans) essaya d’imiter son cri.Je lui fis signe de se taire, de peur que cette beauté s’enfuie hors de notre vue.Peur non fondée : l’animal continua de nager paisiblement, ignorant totalement notre présence.Il continua de pousser son cri perçant, tout en fixant son regard haut devant lui, à la recherche de je ne sais trop quoi.Durant la nuit, du chalet où nous dormions fenêtres ouvertes, pas un bruit humain.Uniquement des bruits de la nature, sur lesquels, le lendemain matin, nous nous interrogions.De quels animaux pouvait-il bien s’agir ?Cette perle, c’est le lac Brown, dans la réserve faunique du Saint-Maurice.Chalet loué à prix plus que raisonnable.Éclairage au gaz, pas de radio, de téléphone ou de télévision.Le dépaysement total, pour des retrouvailles familiales idéales.Parmi les autres lieux d’intérêt, nous avons aussi noté le Musée de Pointe-à-Callière, à Montréal, très bien fait, très intéressant pour les enfants; le parc de la Gatineau, surtout le lac Pink; et les musées d’Ottawa : aviation, nature, technologie, civilisation, monnaie, etc.Nos enfants sont comme tous les autres enfants : ils aiment bouger, voir des amis, etc.Cependant, ces visites sont tellement bien organisées qu’ils les ont adorées.Ils nous en ont plusieurs fois reparlé.Jean-Pierre Poirier Repentigny J’ai 15 ans et je suis abonné à Québec Science depuis plusieurs mois.Quoique je trouve vos articles quelquefois compliqués, j’ai grandement apprécié le Guide des vacances, qui était d’une grande simplicité.L’été dernier, j’ai eu l’occasion de visiter le Biodôme et l’Insectarium de Montréal.Cela en valait la peine ! Le Biodôme est très impressionnant, surtout à cause de sa forêt tropicale.C’est beaucoup plus réaliste que je le pensais, et Que pensez-vous du Guide des vacances Québec Science ?Avez-vous des commentaires à formuler, des suggestions à nous faire?Avons-nous oublié des sites que tous nos lecteurs gagneraient à connaître ?Quelles sont vos découvertes, vos « coups de coeur » de l’été ?Vos souvenirs de vacances nous aideront à améliorer encore le guide de l’an prochain.Écrivez-nous à l’adresse suivante, ou envoyez-nous une télécopie au (514) 843-4897.Québec Science 425, rue De la Gauchetière Est Montréal (Québec) H2L2M7 c’est beaucoup plus qu’un simple jardin zoologique ! À l’Insectarium, j’ai été impressionné par les insectes qui existent dans d’autres pays.Une fois que l’on a vu cela, on n’a plus envie de se plaindre des « bibittes » que l’on retrouve ici ! Dans le guide, fort pratique, j’ai trouvé toutes les informations dont j’avais besoin pour planifier mes visites.J’espère que le Guide des vacances reviendra l’an prochain.Bravo et merci ! Bruno Desautels Sainte-Thérèse Durant notre séjour sur votre continent, l’été dernier, nous avons visité Québec et sa région.Au Musée de la civilisation, très intéressantes expositions : « Le Saint-Laurent », « Nomades », « L’auto ».Il faut prévoir plusieurs visites.Nous avons aussi visité quelques-unes des îles du Saint-Laurent.Grosse-Isle offre un témoignage historique impressionnant.Nous aurions aimé profiter de deux heures de plus pour y flâner.Mais le bateau repartait alors que nous avions à peine commencé notre pique-nique ! La croisière autour des îles en vaut la peine, à condition qu’il ne pleuve pas ! Il est dommage que l’on ne puisse pas faire le tour de l’île aux Grues, mais ne manquez pas de vous y baigner, comme nom l’avons fait.À marée montante, l’eau est assez chaude, sans doute réchauffée par les rochers restés au soleil pendant la marée basse.Un vrai plaisir, et on n’attrape pas de boutons ! Jean-Claudd et Anne-Marie Montjoi La Rochette, Francij: | Le Guide des vacances Québec Science Québec fZy—- ence Publié par La Revue Québec Science 425, rue De La Gauchetière Est Montréal (Québec) H2L 2M7 Tél.: (514) 843-6888 Directeur général : Michel Gauquelin Adjointe administrative : Joan Laçasse Rédacteur en chef : Étienne Denis Le Guide des vacances Direction et recherche : Marie-Claude Ducas Concept : René Vézina Rédaction : Pierre D’Amour, Marie-Claude Ducas, Luc Dupont, Denyse Perreault, Bernard Samson, René Vézina Correction : Natalie Boulanger Direction artistique : Normand Bastien Secrétariat : Guylaine Constant Séparation de couleurs, pelliculage électronique et impression : Interweb Supplément au magazine Québec Science Vol.32, no.9, juin 1994 et au magazine Les Débrouillards © La revue Québec Science Tous droits réservés Produit avec le soutien financier du Ministère de l’Industrie, du Commerce, de la Science et de la Technologie 4 Le Guide des vacances Québec Science / Juin 1994 Ville ou verte Le canot glisse sur une rivière de miroir, à la brunante, entre des îles où s’affairent des castors au travail.Sur le rivage, un grand héron bleu attend, rigide, la proie qui deviendra son souper.Sur un billot, une tortue peinte se chauffe sous les derniers rayons du soleil.Où suis-je ?Quelque part en Haute-Mauricie ?Sur une rivère du Nouveau-Québec ?Non.À Laval.À 20 minutes du centre-ville de Montréal.Au Parc de la rivière des Mille-Îles, ce genre de scène se répète souvent.Seuls J 1 ; le bruit d’un avion ou la brève vision des ponts de l’autoroute 15 J ! nous ramènent parfois à la réalité citadine.^ C’est un des paradoxes de Montréal et de ses banlieues : à ¦côté des musées, des expositions et des sites historiques, un nombre étonnant d’attractions majeures nous plongent en ,iï pleine nature.Le Jardin botanique, enrichissant sans cesse ses ^ I ;collections, est devenu avec les années le troisième en j importance au monde.Le Biodôme, cette étonnante portion de ' i nature en bulle, continue de faire parler de lui partout.Mais on oublie souvent que des grands pans de nature, la vraie, sont L : ) accessibles en quelques minutes de voiture, voire de métro et d’autobus.En plus du mont Royal, héritage mis en valeur par un groupe l® j de vulgarisateurs passionnés, Pile de Montréal compte une demi-i douzaine de parcs où l’on peut littéralement se perdre dans des boisés, des champs ou des marécages grouillants de vie.À a | Sainte-Anne-de-Bellevue, à l’extrémité ouest de File, on est | carrément à la campagne dès que l’on quitte l’autoroute 40 : les ;î } : marais de l’Écomuséum de la Vallée du Saint-Laurent voisinent lHi-| avec la ferme expérimentale de FUniversité McGill.'A I D’ailleurs, les vraies fermes ne sont jamais loin.C’est à Laval, où quantité de champs maraîchers longent l’autoroute 13, que l’on trouve le plus important cultivateur de brocoli au Canada.#"1 Quant au Parc de la rivière des Mille-Îles, le plus important du S’i* genre dans la région urbaine, je n’y compte plus les face à face IilJ,î avec les lièvres, îes visons et les tortues.Les observations de ï'I-Cl castors, elles, sont quasiment banales ! •"I Et dire que vous pensiez voyager loin pour satisfaire votre * i curiosité et votre besoin d’espaces sereins.P.D.,isié| ________________ Mil ' W; S'fi, N fc- ; V ?B Biodôme de Montréal 4777, avenue Pierre-de-Coubertin, Montréal (ancien Vélodrome), (514)868-3000.il Viau.Voyagez à travers quatre écosystèmes différents sans quitter Montréal : la faune et la flore des forêts tropicale et laurentienne, du Saint-Laurent marin et du monde polaire.Amphibiens, mammifères, reptiles et invertébrés sont d’accord : le Biodôme de Montréal est un « must » pour les humains de 7 à 77 ans.Pour les enfants : salle de découvertes sur l'adaptation des plantes et des animaux, avec jeux interactifs.Visite auto-guidée avec panneaux; animateurs non directifs.Nouveau cette année : - Les activités au Carrefour de l’environnement : film et animation sur les écosystèmes et l’environnement; présentations de Géoscope, une base de données de l’Agence spatiale canadienne sur les grands enjeux environnementaux.- Les Actualités environnementales : exposition présentant les actions à poser pour préserver l’environnement; les dernières nouvelles et découvertes en environnement.- Les coulisses : pour découvrir l’envers du décor et les défis techniques que pose le maintien d’un équilibre délicat : la plomberie, le chauffage, la filtration de l’eau, etc.Prévoir une demi-journée.Du 22 juin au 6 septembre, tous les jours, 9 h à 20 h.Adultes 8,50 $.Âge d’or 6 $.6 à 17 ans 4,50 $.Passeport Biodôme-Jardin botanique-insectarium disponible, avec service de navette.6- ,.L.‘—^2: Le Guide des vacances Québec Science / Juin 1994 5 Montréal et sa région Montréal et sa région Jardin Botanique et Insectarium de Montréal 4101, rue Sherbrooke Est, Montréal, (514) 872-1400.ES Pie-IX.Le troisième plus important jardin botanique au monde.Ses serres et ses jardins extérieurs ravissent petits et grands depuis 1931, avec plus de 26 000 espèces et variétés de plantes et de fleurs.Les 10 serres nous transportent à travers la flore des 5 continents.À l’extérieur, le Jardin de Chine, inauguré en 1991, et le Jardin japonais ouvrent une fenêtre sur l’Orient.Un endroit idéal pour s’instruire, observer les oiseaux ou tout bonnement lire et flâner.Des expositions intérieures et extérieures se succèdent tout au long de l’été.L'Insectarium, c’est le paradis des « bibittes », avec ses vivariums où l’on peut voir évoluer plus de 250 000 spécimens.en toute sécurité ! Volière à papillons : les espèces du Québec, avec les fleurs qu’ils affectionnent.Animateurs sur place.Prévoir 3 h pour les deux sites.Du 18 juin au 5 septembre, tous les jours, de 9 h à 20 h.Adultes 7 $.6 à 17 ans 3,50 $.Âge d'or, étudiants 5 $.Moins de six ans gratuit.& Æ jo dtëmi; ?Les parcs régionaux de la Communauté urbaine de Montréal Véritables oasis en milieu urbain, les parcs couvrent un large éventail de milieux naturels.Ce sont des sites privilégiés pour l’observation d’oiseaux, de reptiles, d’amphibiens (surveillez les colonies de tortues I), et de mammifères tels que visons, castors et renards.Les activités d’interprétation sont nombreuses et de qualité.Parc régional du Cap-Saint-Jacques et ferme écologique 20 099, bout Gouin Ouest, Pierrefonds, (514) 280-6871.Ferme : 183, chemin du Cap Saint-Jacques, à partir du boul.Gouin, (514) 280-6743.Un parc de 345 hectares, ceinturé de berges, qui compte une grande diversité de plantes aquatiques et riveraines.À observer: tortues géographiques (site pour la ponte); renards, visons, rats musqués et castors.Sentiers auto-guidés (27 km).Centre d’interprétation de la faune et de la flore locales (Château Gohier), guide-écologiste; exposition « Le chaînon manquant », sur les liens perdus des citadins avec la nature.Base de plein air pour jeunes (séjour à la journée).Plages.Ferme : possibilité de voir et de toucher aux animaux; SaSSaP P animateur sur place.Promenade en carriole ($).Jardin biologique et serre.Du 24 juin au 6 septembre, tous les jours, 9 h à 19 h.Château Gohier, lun.à ven.,11 hà16h;sam.etdim.9hà19h.Parc régional du Bois-de-Liesse.9432, boul.Gouin Ouest, Pierrefonds, (514) 280-6729/8706; 3555, rue Étingin, Ville Saint-Laurent (514) 280-6678.Sur 173 hectares, une forêt de feuillus, des zones humides et des ruisseaux où frayent diverses espèces de poissons.À observer: renards, marmottes, lapins à queue blanche, tortues géographiques et peintes, 131 espèces d’oiseaux.12 km de sentiers, visites auto-guidées avec panneaux sur 2 km; 8 km de pistes cyclables.Animation pour les jeunes à l’accueil de Ville Saint-Laurent, samedi et dimanche.Randonnées guidées avec naturalistes dans le parc et en rabaska sur la rivière des Prairies, dimanche.Tous les jours, 10 h à 19 h.Parc régional de la Pointe-aux-Prairies; Pavillon des marais : 12 300, boul.Gouin Est, (514) 280-6688; Chalet Rivière-des-Prairies : 12 980, boul.Gouin Est, 280-6772; Chalet Héritage, 14 905, rue Sherbrooke Est, 280-6691.Des boisés, des champs et surtout des marécages en font un paradis pour les ornithologues sur ITIe de Montréal.12,5 km de sentiers pédestres, 12,7 km de pistes cyclables.Pavillon d’interprétation des marais dirigé par la Société de biologie de Montréal; randonnées guidées, présentation de vidéos, animation, conférences.Maquette du marais, éolienne, faune et flore.Du Chalet Héritage, randonnées guidées, causeries et soirées d’astronomie.WP, MM Iméwê.ïm-ï'-WËÊÊÊi Parc régional de l’île-de-la-Visitation, 2425, boul.Gouin Est (514) 280-6733.Petit parc (32 hectares) entouré d’eau et peuplé de plus de 160 espèces d’oiseaux.10 km de sentiers et 5 km de pistes cyclables.Nouvelles activités cette année : randonnées guidées d’interprétation de la nature, ateliers de fabrication de nichoirs d’oiseaux, soirées d'astronomie.Tous les jours, 9 h à20 h.Partout : (!> Accès gratuits, stationnements payants.Le Guide des vacances Québec Science / Juin 1994 ESPACE RÉCRÉATIF NATUREL >• SURTOUT POUR SES ANIMAUX ET POUR LES DÉCOUVERTES ,e Safari.FORFAITS PAS CHERS LA CRIQUE MAGIQUE rvM LES MANEGES lllllll ¦list I 'Y il 11,1» « @#1 ÈCtlW P?LES SPECTACLES .ef p/us encore! s°r™[ g 1-800-465-8724 • 1-514-247-2727 Parc Safari, à 30 min.au sud de Montréal, direction New York, vers Hemmingford (111$, T.T.I.) Hôtel Best Western Saint-Jean-sur-Richelieu 2 lits queen, piscine intérieure, salle de jeux, films, souper gratuit pour enfants 9 ans et moins.(514) 348-7376 / 1-800-667-3815 Motel National / Brossard 7746, boul.Taschereau, Brossard.10 km du centre-ville de Montréal.Très confortable; 2 lits queen.(514) 466-6756 / 1-800-465-0041 Hôtel Valleyfield (Delta).Vue sur la baie Saint-François.Usine de coton du début du siècle réaménagée.Sports nautiques à proximité.2 lits doubles.Climatisé.Piscine intérieure, club-santé.(514) 373-1990 Faire virer les frais.Motel Parisienne / Valleyfield 3350, boul.Hébert (route 132), Valleyfield.Sur la rivière Saint-Charles.Piscine, petit déjeuner gratuit.(514) 373-9837 / 1-800-663-9837 Motel La Colonie / Brossard 8350, boul.Taschereau.Brossard.Confortable et tranquille.Piscine extérieure.Déjeuner continental inclus.(514) 466-2186 / 1-800-565-2186 Les Suites Mirifik Inn Harris Saint-Jean-sur-Richelieu Sur les bords du Richelieu.Petit déjeuner continental, piscine chauffée, tennis, bicyclettes.(514) 348-3821 / 1-800-668-3821 144.70$ (161$, T.T.I.) Les prix des forfaits incluent: 1- l'hébergement (occupation quadruple) 2- l'entrée au Parc Safari 3- la nuit add.: 50$.Mirifik Inn Harris, nuit add.: 95$ Vous êtes: 3 pers.-déduire 6$, 2 pers.-déduire 16$ Montréal et sa région 5 Planétarium Dow 1000, rue Saint-Jacques Ouest, (514) 872-4530.ES Bonaventure.Musee Redpath 859, rue Sherbrooke Ouest (au centre du campus de l'Univer site McGill, accès par les portes centrales), (514) 398-4086 Peel ou McGill.une fenetre ouverte sur I espace en plein centre-ville.Le seul planétarium d’importance au Québec.Spectacle estival « Ciel de légendes », sur les multiples histoires et légendes inspirées par les constellations à travers les âges Prévoir 1 h 30 Du 18 juin au 5 sept., tous les jours spectacles à 13 h 30,15 h 30, 20 h 30.Adultes 5 $.Enfants, âge d’or et étudiants 3 $.6 Un des plus anciens musées canadiens, fondé en 1882.Le Redpath regroupe une collection impressionnante de spécimens d’histoire naturelle et ethnologiques rapportés de tous les coins du monde par de riches Montréalais de l’époque.Seul musée du genre à Montréal, il fera le bonheur de l’amateur de sciences naturelles.Collection d’antiquités égyptiennes, comprenant une momie; fossiles de dinosaures, mammifères et oiseaux naturalisés, poissons in vitro, roches, minéraux et pierres précieuses.Visites auto-guidées.Prévoir 1 h.Du 25 juin au 31 août, lun.à jeu., 9hà17h;dim.13hà17h, sauf week-ends fériés.Gratuit.B9 Expositions Expotec et Images du Futur, au Vieux-Port de Montréal, angle rue de la Commune et boul.Saint-Laurent.ES Place-d’Armes.Depuis près d’une décennie, le Vieux-Port est le théâtre de deux expositions à caractère scientifique qui se veulent vivantes et accessibles.Expotec 94.(514) 496-4629.« La magie de l’électricité » explique le pourquoi et le comment de l’électricité, avec plus de 25 modules interactifs, des jeux et des démonstrations.Vive l’interactivité ! Le cinéma IMAX 94, cette technologie grand écran avec son audionumérique, vous offre cet été le spectacle Le secret de la vie sur terre, qui lève le voile sur certains des côtés les plus mystérieux de la planète, avec leur faune et leur flore.Prévoir de 2 à 3 h.Tous les jours, 10 h à 22 h; représentations IMAX à heures fixes.Expotec/IMAX: adultes 11,50 $.Étudiants 9,50 $.4 à 11 ans, 60 ans et plus 7 $.Images du Futur, quai King-Edward, (514) 849-1612.Une exposition consacrée aux artistes du monde entier qui exploitent la technologie.Cet été: le Japon contemporain, à travers des artistes futuristes; les meilleures productions du cinéma par ordinateur; ia maison intelligente; créez vous-même des images sur ordinateur.Exposition interactive « Tous parents, tous différents », sur la génétique, les races et la diversité humaine.Prévoir 1 h30.Du 13 mai au 18 sept, 10 h à 23 h, 21 h le dim.Adultes 10,50 $.Âge d’or, étudiants 13 ans et plus 8,50 $.12 ans et moins 7.50 $.5 ans et moins gratuit.Familles 29.50 $.év -m.8 Le Guide des vacances Québec Science / Juin 1994 JARDIN BOTANIQUE DE MONTRÉAL ^VERTë i a ^ jü ^ jL;.^ Événements culturels, expositions thématiques, animations, ateliers horticoles et entomologiques se greffent à la splendeur des jardins pour vous offrir un tour du monde au cœur de la ville.Ouvert tous les jours de 9h à 18 h et jusqu'à 20 h en été.Renseignements : (514) 872-1400 Ville de Montréal Jardin botanique et Insectarium de Montréal 4101, rue Sherbrooke Est Montréal (Québec) H1X2B2 Eans Pie-IX Montréal et sa région Site de la faculté d’agriculture de l’Université McGill, Sainte-Anne-de-Bellevue offre plusieurs attraits appréciés des visiteurs, dans une portion de lïle où la campagne domine encore.Collège Macdonald de l’Université McGill Ferme expérimentale, 11 125, chemin Sainte-Marie, Sainte-Anne-de-Bellevue (sortie 41 de l’autoroute 40 ouest), (514) 398-7701.Ouverte aux visiteurs tous les jours, 14 h à 17 h.Gratuit.Arboretum Morgan, (514) 398-7811, un peu au nord du Collège, cette réserve forestière de 245 hectares comprend 25 km de sentiers, propices à l’observation des oiseaux.Brochures pour l’interprétation.Randonnées guidées.Tous les jours, 8 h 30 à 16 h 30.Adultes 4 $.5 à 18 ans, âge d’or 2 $.Moins de 5 ans gratuit.Écomuséum, 21125, chemin Sainte-Marie, Sainte-Anne-de-Bellevue (sortie 41 de l’autoroute 40 ouest), (514) 457-9449.Un mini-zoo où l'on peut voir évoluer plus de 40 espèces d'animaux de la vallée du Saint-Laurent dans un cadre naturel, une volière d’oiseaux aquatiques et un assortiment d’oiseaux rapaces.Un sentier circulant à travers un marécage permet d’observer plantes et oiseaux aquatiques, canards, reptiles et amphibiens.Exposition, aquariums et vivariums au pavillon d’accueil; animation pour les jeunes.Prévoir 1 h 30.Tous les jours, 9 h à 16 h.Adultes 4 $.Âge d’or 3 $.5 à 12 ans 2 $.Moins de 5 ans gratuit.§ El Pointe-à-Callière, Musée d’archéologie et d’histoire de Montréal, 850, place Royale, (514)872-9150.[§] Place-d’Armes.Sur les lieux mêmes de la fondation de Montréal, un musée qui met en valeur d’importants vestiges architecturaux et qui démystifie l’archéologie.Animation, visites guidées sur demande.Ateliers les week-ends et sur demande.Mar.à dim., 10 h à 17 h, 20 h le mere, et en juil.-août.Adultes 7 $.Âge d’or 5 $.13 ans et plus 4 $.6 à 12 ans 2 $.5 ans et moins gratuit.BS Musée Rutherford Université McGill, 3600, rue University, (514)398-7498/6477.[§l McGill.Historique ! Les installations mêmes utilisées entre 1898 et 1907 par Ernest Rutherford pour mettre à jour les lois de la radioactivité.Ses travaux effectués à l’Université McGill lui ont valu un prix Nobel en 1908 et ont jeté les bases de son modèle atomique de 1911, qui prévaut encore aujourd’hui.Instruments, documents, photos, enregistrement de la voix de Rutherford.Pour amateurs avertis seulement.Réservez plusieurs jours à l’avance par téléphone, auprès du D' Montague Cohen.Gratuit.?Centre de la Montagne sur le mont Royal, au Chalet de la Montagne, (514) 844-4928.Exposition sur l’importance de la montagne dans le développement de Montréal : photos et jeux interactifs.Visites auto-guidées sur le chemin Olmsted avec brochures ($).Causeries sur des thèmes environnementaux, dans le secteur du lac des Castors.Gratuit.LE MILIEU NATUREL DE LA VILLE 345 Boul.Ste-Rose, Ste-Rose, Laval, Autoroute 15, sortie 16 CENTRE D’INT.ERPRÉTATIO RANDONNÉE^ GUIPÉES chaloupes, péd INFO: Musée des hospitalières de l’Hôtel-Dieu de Montréal, 210, ave.des Pins Ouest, (514) 849-2919.ÊE Sherbrooke, aut.144; @ Place-des-Arts, aut.80 ou 129.À remplacement de l'hôpital fondé il y a trois siècles et demi, un coup d’oeil sur l’histoire de la médecine : traitements aujourd’hui oubliés, importantes découvertes, ophtalmologie, etc.Exposition temporaire « La chirurgie à l’Hôtel-Dieu 1861-1911 ».Visites guidées sur demande.Mar.à ven.,10hà17h;sam.etdim., 13 h à 17 h.Adultes 5 $.Étudiants, âge d’or 3$.B Site cavernicole de Saint-Léonard, Parc Pie-IX, angle Viau et Lavoisier, Saint-Léonard, (514) 328-8511.Une véritable caverne en pleine ville, formée il y a entre 10 000 et 20 000 ans.Découverte en 1811, elle est aujourd’hui revampée et animée par la Société québécoise de spéléologie.Diaporama et visite du site du mardi au samedi.Réservation obligatoire, moins de 6 ans non admis.5 $.10 Le Guide des vacances Québec Science/Juin 1994 C/ne smpk/no#™*' V v 'ff/ ! " tftifâic c/tot Centre d’interprétation et sentier de la batture 34 Le Guide des vacances Québec Science / Juin 1994 mil imm.spictuiiiiiiii it mmi! Le zoo de Saint-Félicieo, d'une beauté exceptionnelle met en évidence les eaux tumultueuses de la Rivière-aux-Saumons, sur un fond de conifères typiques de la forêt boréale québécoises.Point de rencontre incomparable entre l'homme et la nature, Le zoo de Saint-Félicien vous propose une vision actuelle et unique du monde des jardins zoologiques, soit le Parc des sentiets de la nature.Articulé autour des principaux éco- systèmes du territoire, représentation biogéographique à l'échelle, du Canada; (Toundra, Taïga, Prairie de l'Ouest et Prairie de l'Est).Le Parc des sentiers de la nature présente l'évolution de l'homme.des reconstitutions historiques vivantes ou des acteurs vous feront revivre le quotidien de l'époque des pionniers, ses relations avec le monde animal: Ours noir, cerf de virginie, bemache du Canada, bison d'Amérique, loup, caribou, boeuf musqué, wapiti, orignal et plusieurs autres.450 animaux d'espèces différentes vivant en toute liberté.le Parc des sentiers de la nature vous présente, un de ses plus beaux joyaux.La plus grande meute de loups au monde en semi-captivité avec à sa tête, fait exceptionnel, une femelle! 1-800-667-5687 Zxm ST-FÉLIC1EN 8452 ?Parc du cap Jaseux, Saint-Fulgence, (418) 674-9114.Un énorme cap, qui offre un panorama de choix sur les escarpements du fjord du Saguenay, regroupe divers écosystèmes et compte des fossiles datant de 450 millions d’années.Exposition sur la faune, la flore et la géologie du fjord au centre d’accueil.Sentiers d’interprétation.Visites guidées sur réservation.Croisières sur le fjord ($).Du 1er juin au 31 octobre, tous les jours, 7 h à 20 h.Adultes 2 $.Enfants 1 $.év ?Parc de la Pointe-Taillon.825, rang 3 sud, Saint-Henri-de-Taillon (418) 347-5371.Une presqu’île qui s'avance dans le lac Saint-Jean, formée par le dépôt de sédiments de la rivière Péribonka, son plus important affluent.Plans d'eau, marécages, tourbières, forêt de conifères.Exposition permanente, diaporama, brochures et guides au centre d'accueil.Sentiers d’interprétation.Prévoir env.3 h.Du 1er juin au 30 sept., tous les jours, 9 hà 19 h.Piétons 1,50 $.Autos 7,50 $.év S Centre Astre, Dolbeau, (418) 276-0919.Dolbeau possède depuis déjà 23 ans son observatoire, construit à la même latitude que l’Observatoire de Paris pour permettre l’observation conjointe de phénomènes astronomiques.En plus d’observation de jour et de soir, le Centre offre aux visiteurs un spectacle son et lumière, des expositions sur divers phénomènes liés à l’astronomie (marées, éclipses).On y simule même un tremblement de terre ! Belvédère à proximité.De 3 $ à 5,75 $.•T-ÎA 4* - * ?Jardin zoologique de Saint-Félicien 2230, boul.du Jardin, Saint-Félicien; (418) 679-0543; 1 800 667-5687.Le seul zoo au Canada où les visiteurs sont derrière les barreaux et les animaux en liberté : 450 spécimens d'une vingtaine d’espèces indigènes.La promenade de 7 km à bord d’une baladeuse grillagée, en compagnie d’un guide interprète, permet de mieux comprendre les liens entre les animaux de la région et leur habitat naturel, ainsi que l’influence de l’homme sur leur environnement.Un écomusée présentant des reconstitutions historiques de la vie des habitants de la région et un zoo traditionnel comprenant quelques espèces exotiques complètent la visite.Prévoir de 3 à 4 h.Du 24 juin au 5 sept., tous les jours, 9 h à 18 h.Du 23 mai au 23 juin et du 6 au 25 sept., 9 h à 17 h.Adultes 16 $.12-17 ans 11 $.2-11 ans 6 $.Âge d’or 14 $.Étudiants 13 $.¦R Trou de la fée, Desbiens, (418) 346 5632/5436.Une caverne creusée à même le granit, facile d’accès.Visite commentée par des guides.Prévoir 1 h.Du 17 juin au 13 août, tous les jours, 9 h à 17 h 30; du 14 au 28 août, tous les jours, de 9 h à 16 h.Adultes 6 $.Moins de 12 ans 4$.Centrale hydroélectrique de Shipshaw.Jonquière, (418) 699-1547.La plus importante des installations hydroélectriques de la compagnie Alcan au Saguenay-Lac-Saint-Jean, construite pendant la Seconde Guerre mondiale.Visites guidées.Gratuit.« « Cet été, visitez les expositions La vie dans le fjord du Saguenay et l'estuaire du Saint-Laurent » et La majestueuse Baie des Ha! Ha! » _______________________Musée ^Fjord /Vite de U Ba* 3346.boni, cia la Grande-Baie Sud Ville de La Baie (Québec) G7B 1G2 Tél.: (418) 544-7394 • Téléc.: (418) 544-1764 Cl Passe migratoire et observatoire à saumons.3440, ch.Saint-Louis, Ville de La Baie, (418) 544-5116.Les saumons qui font une pause durant leur montaison peuvent être observés à travers une vitre placée sous le niveau de l’eau.Guide naturaliste sur place et fosses à saumon à proximité, presque au cœur de la ville ! Les géniteurs sont transportés en camion-citerne jusqu’en amont d’un barrage, sur le site du Centre de plein air Bec-Scie, où les sentiers pédestres longent un véritable canyon.Du 1er juin au 30 septembre, tous les jours.Gratuit.36 Le Guide des vacances Québec Science/Juin 1994 ?imm Musée du fjord 3346, boul.de la Grande-Baie Sud, Ville de La Baie, (418) 544-7394.Musée consacré aux milieux marins et terrestres du fjord du Saguenay, à la vie et la culture dans la région.Exposition permanente : « La majestueuse baie des Ha ! Ha ! », sur ses caractéristiques naturelles, son rôle dans le développement industriel de la région.Expositions temporaires : « Les insectes » et « La vie dans le fjord du Saguenay et dans l’estuaire du Saint-Laurent », sur les être vivants qui habitent le fjord, les particularités de cet habitat unique et sur l’importance de le protéger.Tubes aquariums réunissant les principales espèces de poissons du fjord.Documents vidéo sur différentes espèces fauniques.Panneaux explicatifs, maquettes, jeux et questionnaires interactifs.Prévoir entre 1 et 2 h.Du 24 juin au 5 septembre, lun.à ven„ 8 h 30 à 17 h; sam.et dim., 10 h à 17 h.Adultes 3 $.Enfants, étudiants, âge d’or 2 $.Familles 8$.éx ?ES Musée du Saguenay-Lac-Saint-Jean.534, Jacques-Cartier Est, Chicoutimi, : (418) 545-9400.Exposition sur la géologie et l’écologie du Saguenay et du Lac-Saint-Jean : la : formation et l’histoire de la région, les écosystèmes terrestre et aquatique, la faune et la flore.Fossiles, minéraux, sismographe, photos, panneaux explicatifs.Visites guidées pour groupes seulement.Lun à ven„ 8 h 30 à 17 h.; sam et dim.10 h à 17 h.Adultes 3,40 $.Étudiants, âge d’or 1,75 $.12 ans et moins 1 $.éx accès spécial.El ?Centre historique et aquatique de Roberval, 700, boul.de la Traversée, Roberval, (418) 275-5550.L'histoire et l’évolution environnementale du lac Saint-Jean.Aquarium, jeux interactifs et projections audiovisuelles vous feront découvrir sa faune et sa flore.Exposition temporaire sur la géologie, les minéraux et les fossiles du lac Saint-Jean, anciennement la mer de Champlain.Prévoir 1 h 30.Du 24 juin au 31 août, tous les jours, 10 h à 20 h.Adultes 4,50 $.Âge d’or 3,50 $.Étudiants 3 $.Familles 11 $.CD Ferme expérimentale de Normandin 1468, rue Saint-Cyrille, Normandin, (418) 274-3378.Cette station d'Agriculture Canada se spécialise dans les recherches sur les plantes fourragères et ornementales : nouvelles variétés de plantes, mieux adaptées et en meilleure santé.Les visites guidées intéresseront surtout les mordus de l’agriculture.Du 24 juin au 12 août, tous les jours, 8 h 30 à 16 h 30.Gratuit.Centre d’interprétation de la Méta-betchouane, 243, rue Hébert, Desbiens, (418) 346-5341.Une exposition à caractère historique et archéologique, près d’un ancien poste de traite.Ustensiles et outils datant de 5 000 ans.Interprétation des fouilles archéologiques.Visites guidées.Prévoir 45 min.Du 25 mai au 15 octobre, mar.à dim.,10 h à 17 h.Adultes 3 $.Moins de 12 ans 1,50 $.H Visites industrielles : Papeterie Kénogami, Jonquière, (418) 699-4541.Alcan : Usine Isle-Maligne, Alma, (418) 668-9872.Usine Laterrière, Chicoutimi, (418) 678-1600.Installations portuaires, Ville de La Baie, (418) 544-9624/9650.CD Ferme du Clan Gagnon, Métabetchouan, (418) 349-2317.Fromagerie Albert-Perron, Saint-Prime, (418) 251-3164.Abitibi-Price : Papeterie Alma, (418) 668-9346/9348.C :pc.- , c'.’' ' : Nos croisières: aux baleines Fjord du Saguenay - long - parcours IHMH» tmUIMHI ^ HOTEL ^ TADOUSSAC Tadoussac, Quê.GOT 2A0 (418) 235-4421 TsMOTEL—ri C /IP-ALIX-rlERRES Isle-aux-Coudres.Quô.GOA 2A0 (418) 438-2711 LA PIGNORONDE Baie St-Paul, Qué.GOA 1B0 (418) 435-5505 HOTEL VAL DES NEIGES au pied du Beaupré, Qué.GOA 1E0 mont Ste-Anne (418) 827-5711 QARfNDON au coeur du Vieux-Québec Renseignements - Réservations Quét)ec Qué GlR3X4 1-800-463-5250 418,692 2480 Télécopieur: (418) 827-8206 1-800-361-6162 Le Guide des vacances Québec Science / Juin 1994 37 Saguenay / Lac-Saint-Jean Le Saint-Laurent r D'îles en rivages Véritable « bayou » à deux pas des industries.Sanctuaire de plantes et d'oiseaux rares.Traces laissées par des Européens avant Jacques Cartier.Hôte des immigrants en quarantaine : Le Saint-Laurent, aux milieux naturels incroyablement diversifiés, cacheaussi d'étonnants témoignages du passé.rès tôt le matin ou en fin de journée, sur les chenaux qui serpentent entre les îles de Berthier et de Sorel, grands concerts de cris et de froissements de plumes : des milliers d’oiseaux sont au rendez-vous.Là, avec ses allures de marécage aux eaux paresseuses, le Saint-Laurent évoque davantage les bayous louisianais que le tumultueux « fleuve aux grandes eaux » célébré par le cinéaste Frédéric Back.L’archipel abrite la plus importante héronnière du Québec, avec 900 nids.On y trouve aussi le dernier pâturage commun du Québec, où plusieurs cultivateurs laissent paître leur cheptel l’été durant, pour ne le récupérer qu’à l’automne.Un usage qui, jusqu’à la fin du Régime français, était largement répandu.Cet univers particulier se trouve tout juste à une heure de Montréal et à deux pas de l’enclave industrielle de Sorel-Tracy.Épine dorsale du Québec, parfois marqué par le développement qu’il a porté, le Saint-Laurent demeure une impressionnante mosaïque d’habitats.Les quelque 600 îles qui émaillent le parcours du fleuve en sol québécois y sont pour beaucoup : gardées intactes par l’isolement, elles abritent souvent des portions de notre histoire et de grands pans de nature presque vierge.« Les îles, les rives et les battures du fleuve sont d’immenses bouquets de sauvagine, de bernaches du Canada et d’oies des neiges, dit Daniel Jauvin, président de l’Association québécoise des groupes d’ornithologues.Au printemps, les oies fréquentent les champs de maïs inondés par le lac Saint-Pierre, notamment à Baie-du-Febvre.À l’automne, elles abondent dans les marais à scirpe de Cap Tourmente et de Montmagny.» Grosse-lsle, en face de Montmagny, où les oies reviennent fidèlement chaque année, a servi d’étape pour d’autres migrations à l’histoire parfois plus tragique.Entre 1832 et 1937, l’île était la principale station de quarantaine du Canada.À la fin du siècle dernier, pour des milliers d’immigrants, en majorité irlandais, qui y arrivaient souvent malades ou quasi-morts de faim, l’escaie a marqué la fin du voyage.De loin, cette terre-cimetière hérissée de maigres conifères présente un aspect rébarbatif, encore accentué par les vestiges d’allure sévère de cette douloureuse époque.On s’attend à y ressentir de la tristesse, mais, passé les bâtiments austères qui longent les abords du quai, Grosse-lsle étonne par son allure paisible, avec ses trottoirs morcelés et ses demeures bien conservées.L’œil exercé du botaniste y repère aussi un heureux mariage entre plantes estuariennes et maritimes : l’archipel est marqué par la rencontre entre l’eau douce et l’eau salée, assaisonnées par les premières bourrasques à l’odeur de grand large.L’?le d'Anticosti.au millieu du Golfe : littéralement farcie de fossiles 38 Le Guide des vacances Québec Science / Juin 199‘ — rriti 1 $ Les surprises du Golfe et de sa nature sauvage Dans le sens horaire : les étranges monolithes sculptés par le vent sur l’archipel de Mingan; observation des baleines avec les chercheurs de la Station de recherche de Longue-Pointe; un des 100 000 cerfs de Virginie qui peuplent l'île d’Anticosti. En face de Rivière-du-Loup, Hle aux Lièvres et les îles du Pot-à-l’Eau-de-Vie accueillent les amoureux de grande nature et d’aventure douce au beau milieu de l’estuaire.« L’île aux Lièvres, pour moi, c’est le nombril du Saint-Laurent, dit Jean-Pierre Labonté, chef dans un restaurant de Notre-Dame-du-Portage, qui a eu, dans sa jeunesse le privilège de fréquenter ces parages.De l’une ou l’autre de ses pointes, le regard se perd jusqu’à l’horizon, et l’on peut voir et sentir la puissance du fleuve comme nulle part ailleurs.» L’île aux Lièvres et ses voisines plus petites, les îles du Pot-à-l’Eau-de-Vie, sont aujourd’hui en grande partie propriété de Duvetnor, société sans but lucratif qui les maintient à l’état naturel pour le plus grand bonheur des eiders à duvet.On peut y passer quelques heures, dormir dans un ancien phare, ou camper sur l’île aux Lièvres, en pleine nature sauvage.Plus bas, File aux Basques, à quelques encâblures de Trois-Pistoles, abrite le premier site d’occupation eu- wa8Byjwi|yBpæw ropéenne connu de la vallée du Saint-Laurent.Les Basques sont venus pêcher dans l’estuaire dès 1580, avant même le passage de Jacques Cartier.Ils s’arrêtaient sur l’île pour faire fondre la graisse de leurs baleines, dans des fours aux vestiges encore bien conservés.Protégée depuis 1929 par la Société Provancher d’histoire naturelle du Canada, l’île est un autre bel échantillon de l’exubérance de la nature estua-rienne.Longue de seulement deux kilomètres et large de moins d’un kilomètre, elle compte plus de 400 espèces de plantes vasculaires, dont le rare cornouiller de Suède.Son gardien, Jean-Pierre Rioux, manifeste envers ce sanctuaire le plus profond des respects.Seule personne autorisée à y amener des touristes solitaires ou en groupe, Jean-Pierre Rioux n’accepte jamais plus de 48 visiteurs à la fois sur l’île.Dans le Golfe, où le Saint-Laurent prend déjà des allures d’océan, l’archipel de Mingan est connu pour ses étranges monolithes d’érosion.L’île d’Anticosti l’est pour ses 100 000 cerfs de Virginie.Mais ces îles sont aussi des sites fossilifères reconnus mondialement.Anticosti, littéralement farcie de fossiles remontant à 370 millions d’années, est un lieu de référence pour les experts.Même les profanes peuvent y trouver leur compte : à bien des endroits, on marche littéralement sur les fossiles.À Mingan, ils sont moins nombreux, mais encore plus anciens.Toutes ces îles sont en outre de véritables catalogues de plantes rares ou inattendues.Dans le parc national de l’archipel de Min- gan, il est même interdit de quitter certains sentiers, sous peine de piétiner quelques trésors : le chardon de Minganie, originaire des cordillères de l’Ouest, qui a été identifié par Marie-Victorin, ou le pissenlit du Golfe, qui, hors des îles, croît seulement sur la côte ouest de Terre-Neuve.Les îles sont aussi riches d’oiseaux de toutes les couleurs, et leurs abords peuplés de nombreux mammifères marins.À Anticosti, sur le site des phares de Pointe-Nord et de Carleton, on observe souvent, en même temps, des baleines, des oiseaux marins et des cerfs de Virginie.Les canards arlequins, plutôt rares au Québec, fréquentent la Pointe-Sud-Ouest.Le macareux moine, ce petit clown des mers au bec bigarré qui peuple l’archipel de Mingan, a aussi élu domicile sur l’île Brion, terre isolée aux confins des îles-de-la-Madeleine.L’attrait des Îles-de-la-Madeleine, qui marient dunes verdoyantes, falaises rouges et sable doré des plages, va bien au-delà de ces images de carte postale.L’île Brion, souvent difficile d’accès à cause des caprices des eaux et du vent, a été protégée du déboisement intensif qui a été le lot du reste de l’archipel.Aller dans Fîle Brion, c’est voyager dans le passé et retrouver les forêts telles que les a vues Jacques Cartier en naviguant en eaux madeliniennes.Quant au présent, qui n’est pas banal lui non plus, on en trouve un résumé à la réserve nationale de faune de la Pointe-de-l’Est; dunes mobiles, marais, landes à camarines, cordons littoraux, tourbières et forêt rabougries s’y côtoient.Nombreux sont les amoureux des îles qui guident les visiteurs en expliquant les particularités de ces écosystèmes.La géologie, pour sa part, nous transporte dans un futur pas si lointain.« Composées en bonne partie de grès et de sable désertiques, exposées à l’érosion du vent et de la mer, les îles pourraient bien disparaître d’ici 10 000 ans, explique Jean-Pierre Souaya, fondateur d’Explo-Rivage, qui a inauguré des excursions l’été dernier.En termes géologiques, c’est tout de même bien court ! » Ensuite, passant de la théorie à la pratique, Jean-Pierre Souaya navigue le long des falaises jusqu’à une grotte-cathédrale sculptée par la mer dans le grès rouge.Là, le ressac chemine à l’intérieur d’une mince faille, pour mieux s’engouffrer loin sous terre.Son écho donne l’impression d’entendre respirer le temps.Le sentiment d’entendre chuchoter la mémoire du fleuve, âme du Québec.Denyse Perreault Les petits pingouins des îles-du-Pot-à-l’Eau-de-Vie.Québec la nuit : navires de croisière illuminés, amarrés dans le port.ensSB ».> Y***.%V y • .f.il .ar 40 Le Guide des vacances Québec Science/Juin 1994 I Science, technologie et r w I 13 AU 30 OCTOBRE 1994 Ff Pour recevoir le programme complet de la Quinzaine des sciences contactez la Société pour la promotion de la science et de la technologie Tél.: (514) 873-1544 Fax : (514) 873-9257 ; Société pour la promotion de la science et de la technologie i 417, rue Saint-Pierre, bureau 808 Montréal (Québec) H2Y 2M4 Tél.: (514) 873-1544 Fax: (514) 873-9257 ,J I T5 b 0 2 ¦ « Moby Dick réinventée Il fut un temps où la Côte-Nord offrait un inoubliable comité d’accueil aux visiteurs qui franchissaient le Saguenay pour débarquer à Tadoussac.Accoudés au bastingage du traversier, ils pouvaient admirer à souhait le ballet maritime des bélugas folâtrant dans l’entrée du fiord.Les baleines blanches faisaient alors naturellement partie du paysage, comme les mouettes et le vent.Aujourd’hui, la Côte-Nord s’enorgueillit encore de ses baleines.Elles sont grises ou bleues, mais de moins en moins blanches : les bélugas, sédentaires, souffrent du mal du fleuve, la pollution.Est-ce la crainte de tout perdre qui motive ainsi les communautés riveraines à mettre en valeur les baleines ?De Tadoussac à Blanc-Sablon, on présente, explique et interprète ce lien fragile qui nous unit encore aux mammifères marins.Oui, la nature y est vaste et puissante, elle fournit tout aussi bien émotions qu’énergie hydroélectrique, mais il lui faut des alliés pour contrer les menaces d’un certain progrès.Cet appui tactique prend maintenant la forme d’un réseau de centres et de parcs voués à la conservation des espèces vivantes.à commencer par la nôtre.Il y a des siècles et des siècles, autochtones, Vikings, Basques et autres explorateurs ont célébré les immenses ressources de la côte, tant animales que minérales.Les traces de leur passage resurgissent grâce aux archéologues qui fouillent la terre et le passé.Avec tous les efforts déployés aujourd’hui par les amants de la vie sauvage, on peut croire que les archéologues de demain n’auront pas à prouver un jour l’authenticité de cette belle histoire.Vous savez, celle qui parle du temps jadis où les baleines avaient rendez-vous avec la Côte-Nord.R.V ?Parc du Saguenay et Parc marin du Saguenay Les gouvernements fédéral et provincial ont uni leurs efforts ces dernières années pour préserver et mettre en valeur les eaux du fjord du Saguenay et d’une partie de l’estuaire du Saint-Laurent : le Parc marin doit entrer en activité prochainement, mais des activités d’interprétation d’une grande qualité sont déjà offertes dans divers sites, qui présentent tout un éventail d’habitats.Poste d’accueil : 182, rue de l'Église, Tadoussac, (418) 235-4238.Situé au coeur de Tadoussac, le poste sert de point de départ aux randonnées dans divers sentiers : la Pointe-de-l’lslet, la Colline de l’Anse-à-l’eau, le sentier du fjord et le sentier de la plage.D’autres randonnées partent de la Maison des Dunes, (418) 235-4227, qui présente par ailleurs une exposition sur le phénomène des terrasses marines : photos, textes et matériel interactif.Centre d'interprétation et d’observation de Cap-de-Bon-Désir, près de Grandes-Bergeronnes,(418) 232-6751.Un lieu privilégié pour l’observation des mammifères marins.Location de lunettes d’approche.Expositions, projections audiovisuelles et animation au centre d’interprétation.Centre d’interprétation et d’observation de Pointe-Noire, Baie-Ste-Catherine (Charlevoix), (418) 237-4383.Face à Tadoussac, sur l’autre rive du Saguenay, on peut observer oiseaux et baleines en compagnie de guides-interprètes.Exposition.Tarifs modiques pour certaines activités.Complexe hydroélectrique Manie-Outardes 212 km au nord de Baie-Comeau, (418) 294-3923.La centrale Manic-5, la plus puissante du complexe, est dotée du plus grand barrage à voûtes et à contreforts du monde, le barrage Daniel-Johnson.Centre d’interprétation avec maquettes animées; visites sur la crête du barrage et au coeur de la voûte centrale.La centrale Manic-2, à seulement 22 km au nord de Baie-Comeau, est dotée du plus grand barrage-poids évidé du monde.Sa chute de 70 m et ses 8 groupes de turbines et d’alternateurs la placent au 7e rang dans le parc d’équipements de production d’Hydro-Québec.Visites guidées.Prévoir 1 h 30 dans les deux cas.Du 18 juin au 5 septembre.Confirmer les jours et les heures.Gratuit.Les baleines, une des principales attractions de la Côte-Nord, étudiées par les chercheurs à Mingan.¦«aSM*: - 42 Le Guide des vacances Québec Science / Juin 1994 Un des privilèges des visiteurs d’Anticosti : observer en même temps des certs de Virginie et des animaux marins.?Réserve du parc national de l’archipel de Mingan Centres d’accueil et d’interprétation : 30, rue du Bord de la Mer, Longue-Pointe-de-Mingan, (418) 949-2126; 975, rue de l’Escale, Havre-Saint-Pierre, (418) 538-3285.Sur plus de 175 km, de part et d’autre de Havre-Saint-Pierre, un chapelet d’dès et d'ilôts côtiers offre des paysages spectaculaires, de multiples habitats (forêts de conifères, tourbières, lande, littoral, falaises, lacs) et abrite une foule d’oiseaux migrateurs.Expositions photographiques, films et causeries sur les îles aux centres d’accueil.Activités avec naturalistes sur les phénomènes géologiques et géomorphologiques et sur les écosystèmes du parc.Excursions en bateau ($) avec transporteurs privés.Activités d’interprétation sur les îles, offertes par des naturalistes du service canadien des parcs.Sentiers de randonnée.Belvédères d’observation.De la mi-juin au début septembre, tous les jours, horaires variant selon les endroits.Accès gratuit.U Centre d’éveil aux sciences naturelles 25, rue de la Rivière, Les Escoumins, (418) 233-2094.Expositions sur la faune, la flore, la géomorphologie de la région et les phénomènes marins.Circuits guidés dans sentiers pédestres; pointes et baies sur le bord du fleuve, rivière à saumons et passe migratoire.Vivariums.Prévoir 1 h 30.Adultes 3,50 $.6 à 12 ans, âge d’or 2,25 $.év [3 Fouilles archéologiques.Blanc-Sablon, (418) 461-2705.Vestiges remontant à plus de 8 000 ans, laissés par les Basques, les Amérindiens et les Vikings.Il n’y a pas d’exposition formelle pour l’instant, mais un aperçu et des explications des découvertes sont donnés au centre d’information touristique, route du Quai.?Centre d’interprétation des mammifères marins (CIMM) 108, rue de la Cale-Sèche, Tadoussac, (418) 235-4701.La qualité du matériel, le traitement à la fois rigoureux, amusant et touchant font de la visite du CIMM une excellente préparation à l’activité désormais dominante de la région : l’observation des baleines.Aquariums extérieurs, squelettes de mammifères marins, photos, maquettes, films et vidéos explicatifs, jeux interactifs pour parfaire ses connaissances et les mettre à l’épreuve.Animation par des guides-naturalistes.Conférenciers à l’occasion.Prévoir 1 h.Dès le 15 mai les après-midi; du 23 juin à la mi-octobre, tous les jours, 10 h à 20 h.Adultes 4,50 $.Âge d’or 3,50 $.6 à 12 ans: 2,50 $.Familles 12 S (plus taxes).Le centre d'interprétation des mammifères marins Une bonne introduction, un complément idéal ou une alternative aux croisières d'observation des baleines .UNE EXPOSITION INTERACTIVE.Voyez, écoutez, touchez, apprenez en vous amusant! Bienvenue aux groupes (tarif spécial) • Groups welcome (special rate) 108, de la Cale Sèche, Tadoussac, GOT 2AO Réservations: (418) 235-4701 Fax: (418) 235-4325 Le Guide des vacances Québec Science / Juin 1994 43 Côte-Hlord n ?0 2 ¦ « 4* (0 U Exposition archéologique, 323, rue de la Rivière, Grandes-Bergeronnes, (418) 232-6406.Vestiges de sites habités par les Amérindiens et les Basques, datant de 6 000 ans.Visites commentées et vidéo vulgarisant les fouilles archéologiques.Tous les jours, 9 h à 17 h.Gratuit.Parc régional de Pointe-aux-Outardes 4, rue Labrie, Pointe-aux-Outardes, (418) 567-4227.L’un des plus importants sites de migration au Québec, avec plus de 200 espèces d’oiseaux déjà observées.On y retrouve 6 écosystèmes différents sur une surface de seulement 1 km2.Visites guidées avec naturalistes dans les sentiers d’interprétation ($, sur réservation).Tous les jours, 8 h à 18 h.Adultes 3,50 $.Étudiants, âge d’or 2 $.Moins de 5 ans gratuit.CO Pisciculture de Tadoussac, 115, rue du Bateau-Passeur, Tadoussac, (418) 235-4434.L’une des plus anciennes piscicultures du Québec (1875), et un important centre de production pour les rivières à saumons de la région.Confirmer l’accessibiiité avant visite.Gratuit.ca Centre des loisirs marins, 41, rue des Pilotes, Les Escoumins, (418) 233-2860.Lieu de prédilection des plongeurs, le centre offre aussi des expositions, de l’observation des baleines et des initiations à la faune marine et à la géomorphologie propres aux Escoumins.2 $.?Réserve d’Anticosti, 1 800 463-0863/(418) 535-0156.Société des établissements de plein air du Québec (SÉPAQ).Accessible par bateau, ITle d’Anticosti permet d’explorer un environnement géologique particulier : canyons, chutes et cavernes.Les fossiles abondent.les animaux aussi ! Diverses excursions sont offertes, tant à pied, pour explorer ITle et observer sa faune et sa flore, qu’en bateau, pour observer baleines, phoques et divers organismes marins.Un écomusée présente des expositions sur l’histoire et les milieux écologiques de la région.?Musée régional de la Côte-Nord, 500 boul.Laure, Sept-îles, (418) 968-2070.Musée consacré au patrimoine historique, naturel et industriel de la région.Exposition permanente « Un rivage sans fin ».Exposition temporaire « Ce castor légendaire ».Du 19 juin au 20 septembre, tous les jours, 9 h à 17 h.De 1 $ à 2,50 $.èv ?Station de recherche des îles Mingan, 106, rue du Bord-de-la-Mer, Longue-Pointe-de-Mingan, (418) 949-2845.Le « tourisme écologique » à son meilleur.Des biologistes qui poursuivent chaque été des recherches sur les mammifères marins font partager leur expérience aux amateurs sérieux lors d’excursions d’une journée en mer ou encore de stages durant jusqu’à 10 jours.Musée avec vidéo et diaporama et laboratoire d’interprétation.Excursions d’une journée de 55 $ à 65 $.Stages, comprenant coucher et repas : 155 $ par jour.?Diverses croisières d’observation des baleines sont offertes par des transporteurs privés.Se renseigner auprès de l’Association touristique régionale de Manicouagan.à Baie-Comeau, (418) 589-2876, et Tadoussac, (418) 235-4776; et l’Association touristique régionale de Duplessis, à Sept-îles, (418) 962-1238.Visites industrielles : H Société canadienne de métaux Reynolds Baie-Comeau, (418) 296-7046.Aluminium.Réservations obligatoires.| Retour aux | sources v?Le chemin est parfois rocailleux, mais le butin en vaut la peine : vous voici rendu à la fosse du Marais, une des plus belles de la rivière Causapscal.Devant vous, s’agitent en rangs serrés quelques centaines de saumons de l’Atlantique qui attendent impatiemment qu’on ouvre la barrière pour leur permettre de poursuivre leur montaison.Le saumon porte en lui le coeur de la Gaspésie, et on vient de plus en plus nombreux juste pour le plaisir de faire connaissance avec lui.Du Centre d’interprétation du saumon de l’Atlantique, à Sainte-Flavie, jusqu’à la pisciculture de Gaspé, en passant par le domaine Matamajaw de Causapscal et la passe migratoire de Matane, c’est un aspect moins connu de la nature gaspésienne que l’on est en train de redécouvrir.Le saumon est symbole, mais il n’est pas le seul.Les oiseaux marins ont fait la renommée de File Bonaventure, mais on apprend aussi à les approcher du côté de Carleton ou des îles-de-la Madeleine.Faisant contre mauvaise fortune bon coeur, les Madelinots y ont d’ailleurs élevé les phoques au rang d’objets d’interprétation.Ajoutez les caribous du parc de la Gaspésie, les baleines au large de Forillon et leurs lointains ancêtres aujourd’hui fossilisés dans les profondeurs de Miguasha, le voyage naturaliste prend une ampleur jadis insoupçonnée.Il s’enrichit aussi du vent, de la mer et du sol, qui parlent d’éoliennes, de pêches ou de jardins.Un jour, il nous entraînera aussi dans le temps, dès que Fon trouvera les ressources nécessaires pour mettre en valeur les richesses archéologiques qui, à la grandeur de la péninsule, témoignent du passage d’autochtones il y a des millénaires.Il nous fait enfin ressembler aux saumons, puisque Fon finit toujours par y retourner, dans cette Gaspésie par monts et par eaux.R.V.B Musée des cavernes et Grotte de Saint-EIzéar, (418) 534 4335.Visites guidées, en compagnie de spéléologues, de la plus vieille grotte au Québec (un demi-million d’années).De 25 $ à 35 $, incluant transport en autobus, collation et accès au musée.Réservations obligatoires.Musée seulement : de 1,25$ à 2,25$.Domaine Matamajaw, 53, rue Saint-Jacques Sud, Causapscal, (418) 756-5999.Ancien camp « sélect », site historique de pêche sportive au saumon de l'Atlantique, avec exposition.Sentiers pédestres, à proximité de chutes et de fosses à saumons (incl.fosse du Marais).Du 10 juin au 10 septembre, tous les jours, 9 h à 17 h.Adultes 3,50 $.Étudiants 2,50 $.Centre Naturanimo, 211, rue Principale, Saint- Cléophas, [418) 536-3078.Zoo et mini-ferme, avec 70 espèces d’animaux, surtout de a région.Visites guidées sur 'éservation.Adultes 4,50 $.Étudiants 2,75 $.év B Centre d’interprétation de la baie des Capucins, Les Capucins, (418) 786-2317.Interprétation de l’unique marais salé de la côte nord de la Gaspésie.Qj Station piscicole d’Anse-Pleureuse, 12, route du Lac, Anse-Pleureuse, (418) 797-2861.Station gouvernementale, spécialisée dans l’élevage du saumon de l’Atlantique pour fins d’ensemencement.Visites guidées et vidéo explicatif.Prévoir 30 min.Du 24 juin au 1 er septembre, tous les jours, 8 h 30 à 16 h.Gratuit.44 Le Guide des vacances Québec Science / Juin 1994 S! [fîMT HÎI J-J___!.' -^4 ç, MM Les Jardins de Métis 200, route 132, Grand-Métis, (418) 775-2221.En 1919, Lord Mount Stephen, premier président du Canadien Pacifique, léguait son camp de pêche à sa nièce Elsie Stephen Meighen Retord qui, à la faveur du microclimat tempéré de la baie de Métis, en a fait au fil des ans un jardin unique.Plus de 800 espèces et variétés de plantes, d’arbustes à fleurs et d’arbres indigènes s’y côtoient.Certaines plantes ne se retrouvent nulle part ailleurs sous des latitudes aussi nordiques.Visite libre des jardins.Visites guidées avec explications sur le climat environnant, en semaine seulement; réservation préférable.Exposition sur la famille Stephen et la vie des Métissiens au siècle dernier, dans le musée de l’ancienne villa Retord.Prévoir 2 h.Début juin à mi-septembre, tous les jours, 8 h 30 à 20 h.14 ans et plus 4,25 $.Âge d’or 3,25 $.12 ans et moins 0,75 $.Familles 8,50 $.6- .2 ‘S a VA our Le magazine de 'informatique et de la technologie au service des utilisateurs et des iécideurs québécois.Un an, 11 nos, 31,57$.OofsJer '• TM.mcfio.vidéo % I revolution X ouinérique * * Toute l’actualité en sciences et en technologie.Fiable et passionnant depuis 30 ans! Un an, 10 nos, 34,67 $.Reportages illustrés, B.D., expériences, jeux.Drôlement scientifique! Pour les 7-14 ans.Un an, 10 nos, 26$.EN m»S DE CONNAISSANCES avec les magazines québécois de vulgarisation scientifique iàl MNÉiMi!; QuébeçOiseayx «4 k.- fV A m Quatre-Temps touche la botanique, f l’horticulture, les sciences de la nature et de l’environnement.Un an, 4 nos, 28$.La forêt intéresse, préoccupe, fascine.Forêt Conservation montre, questionne, répond.Un an, 10 nos, 27,73$.Découvrez la nature et l’environnement.en beauté! Un an, 6 nos, 23,11 $.Pour tout connaître sur nos oiseaux.Un an, 4 nos, 16$.ASTRONOMIE ||sJTERFACË .4.weBCU jê Astronomie-Québec, le magazine qui vous amène d’une étoile à l’autre.Un an, 6 nos, 32$.Veuillez m’abonner au(x) magazine(s) suivant(s) : Pour découvrir la recherche et l’actualité scientifiques.Un an, 5 nos plus le bottin de la recherche, 40,06$ (étudiants : 20,03$) Nom Spectre, pour l’avancement de l’enseignement des sciences au Québec.Un an, 6 nos, 26,70$.Prénom Astronomie-Québec, ?Les Débrouillards ?Forêt Conservation ?Franc-Vert ?Info-Tech ?Interface ?Quatre-Temps ?Québec Oiseaux ?Québec Science ?Spectre ?Adresse Ville App.Province.Code postal Tél.Faites votre chèque à l’ordre de l’Agence Science-Presse et postez-le à : Agence Science-Presse, 3995, Sainte-Catherine Est, Montréal, Québec H1W 2G7 1067 Bas-Saint-Laurent Cultures savantes Aux portes du Bas-Saint-Laurent, de Sainte-Anne-de-La-Pocatière à Saint-André-de-Karnouraska, les champs qui s’alignent en rangs serrés offrent un paysage comme on en voit peu au Québec.Kamouraska, Rivière-Ouelle, Saint-Denis-de-la-Bouteillerie ont vu naître dès 1672 les premières seigneuries du Québec.Les pionniers qui défrichaient ces terres fertiles ont laissé une empreinte durable, à force de travail, mais aussi d’ingéniosité : ils ont construit à Kamouraska, à la fin du siècle dernier, des digues uniques, les aboiteaux qui protègent les champs contre les marées, tout en permettant de les drainer.En 1859, un autre pionnier a fait sa marque, ouvrant à La Pocatière la première école d’agriculture au Canada.Pour la première fois, l’élevage, l’aviculture, la botanique, la zoologie, la chimie des sols, de concert avec la physique et l’astronomie, s’apprenaient sur les bancs d’école, à l’institut fondé par l’abbé François Pilote.Tout près de l’actuel Institut de technologie agricole, le musée qui porte son nom reproduit fidèlement l’intérieur des maisons de nos grands-parents, leurs fermes, leurs écoles, leurs boutiques, leurs cabinets de notaire, de dentiste et de médecin.Il nous ouvre aussi les yeux sur la nature de la région, à travers les travaux et les découvertes de scientifiques et d’enseignants qui, souvent, ont consacré leur vie à l’étude de la nature.Pour >, que les visiteurs se rendent compte que, des îles du Bas-Saint- : Laurent jusqu’aux forêts, en passant par les battures du bord du | fleuve, les plantes et les oiseaux valent bien quelques arrêts.M.C.D.« LA Croisières de la Société Duvetnor 200, rue Hayward, Rivière-du-Loup, (418) 867-1660/862-9454.Duvetnor, fondée par des biologistes, a racheté au cours de la dernière décennie huit îles sauvages, qui constituent un sanctuaire d'oiseaux marins d’une grande importance.C’est l’endroit par excellence pour observer cormorans à aigrettes, eiders à duvet, petits pingouins, phoques et bélugas.Les îles sont désormais incluses dans le Parc marin du Saguenay, qui comprend le fjord du Saguenay et une partie de l’estuaire du Saint-Laurent.Croisières et excursions commentées avec naturalistes, de 1 h 30 à une journée (sur réservation).Possibilité de nuitée dans un ancien phare.Croisières commentées sur des thèmes précis offertes pour groupes, sur demande.Nouveau : sentiers de randonnée pédestre et camping sauvage sur lîle aux Lièvres.'"ÎITIITMlBiF*; ?Réserve nationale de la faune de la baie de l’Isle-Verte Route 132, L’Isle-Verte, (418) 827-4591/3776.Un des trois sites au Canada reconnus par la convention internationale de Ramsar comme un habitat dont la protection est essentielle au patrimoine naturel.Son rivage marécageux, sur près de 15 km, compte le plus important marais à spartine du Québec méridional et abrite plus de 250 espèces d’oiseaux.Randonnées guidées dans les sentiers, en compagnie de naturalistes.Expositions et maquettes sur les habitats de la région, au centre d’interprétation.Prévoir 1 h.Tous les jours, 8 h à 16 h.Naturalistes : mere, à dim.Gratuit.Du 18 juin au 18 septembre, tous les jours.Adultes de 25 $ à 37 $ (croisière).v" < « -7 — Centre d’interprétation de l’aboiteau de la Seigneurerie de Kamouraska 60, route 132 est, Saint-Denis-de-Kamouraska, (418) 498-5410.Les aboiteaux ont été construits à la fin du 19e siècle pour empêcher les terres agricoles en bordure du fleuve d’être submergées par les marées, tout en permettant le drainage.Ces digues aux portes suspendues qui se ferment à marée haute et s’ouvrent à marée basse sont uniques au Québec.Le marais $ salé du littoral sert de refuge à la sauvagine.I Expositions sur l’agriculture et le milieu environnant.Visites guidées aux Æ aboiteaux, avec inteprétation de la faune et de la flore.Prévoir 1 h 30.| Du 24 juin au 5 septembre, tous les jours, 9 h 30 à 17 h 30.“ Adultes 2,50 $.6 à 14 ans 1 $.48 Le Guide des vacances Québec Science / Juin 1994 \tA Parc du Bic Route 132, Saint-Fabien, (418) 722-\ 3779.Croisières, (418) 736-5677 ou 5739.Mosaïque cfîlots, de baies, de récifs et de caps dressés vers le fleuve, le Bic se distingue par sa diversité végétale Au cœur d’une aire de transition entre la forêt feuillue et la forêt boréale, il constitue un site représentatif du littoral sud de l'estuaire du Saint-Laurent.Il est peuplé, entre autres, de phoques et d’eiders à duvet.Programme d’inteprétation du littoral avec visites guidées des sentiers et activités sur des thèmes variés.Causeries avec observation de la faune sur le terrain.Visites commentées en minibus ($).Croisières ($) avec transporteurs privés près des côtes et des îles du parc.Prévoir 2 h De la mi-juin au début septembre, tous les jours.Gratuit, év centre d’interprétation < ËjJ Centre d’interprétation de la batture de Kamouraska route I 132 Ouest (halte routière), Saint-rtti André-de-Kamouraska, (418) 493-¦c: 2604/492-6408.5 km de sentiers Hs j traversent battu res et caps rocheux le ((h long du fleuve.Belvédères, sites ) d’observation ornithologique, t Interprétation de la flore et de la faune II avec guides naturalistes; oiseaux [ ( aquatiques et rapaces.Activités.) ! Documentation.Du 20 juin au 2septembre, lun.àven., 10 hà 18 h; t sam.et dim., 9 h 30 à 20 h.De 2,50 $ | à 4,50 $.iv Réserve nationale de la faune de Pointe-au-Père ! (418) 724-6214.La plus petite réserve nationale de faune au Québec, en Il bordure du fleuve.Important site de migration, où s'arrêtent des milliers d’oiseaux aquatiques et de rivage.: Randonnées guidées d’observation de la faune et de la flore maritimes.Kiosque d’interprétation.Musée de la mer à proximité (exposition sur l’histoire et la nature maritimes régionales).Gratuit.QE3 Musée François-Pilote 100,4e Avenue, La Pocatière, (418) 856-3145.Musée d'agriculture et d’ethnologie, qui couvre surtout le début du siècle.Instruments agricoles.Instruments scientifiques d’époque : ¦m s wtoÊÊÊÊËKÊà 'S.'-.&taiTL i laboratoire des sols, cabinet de physique, astronomie.Collection d’oiseaux.Visites avec brochure ou audioguide.Jeux-questionnaires.Prévoir 1 h 30.Lun.à sam., 9 h à 12 h, 13 h à 17 h.Dim., 13 h à 17 h.Adultes 3,35 $.Moins de 12 ans 1 $.éx partiel.Fort Ingall, 81, rue Caldwell, Cabano, (418) 854-2375.Expositions, visites guidées et démonstrations archéologiques dans un fort construit en 1839 et restauré en 1973.Des excursions sont parfois organisées sur des sites archéologiques amérindiens.Promenades sur le lac Témiscouata.Exposition temporaire sur Grey Owl, naturaliste-écologiste d’origine britannique qui se fit longtemps passer pour un Amérindien.Début juin au 5 septembre, tous les jours, 9 h 30 à 18 h.Adultes 5 $.Enfants 2,50 $.Institut de technologie agro-alimentaire de La Pocatière, 401, rue Poiré, La Pocatière, (418) 856-1110.Centre de formation de niveau collégial, site de la première école d’agriculture au Canada (1859).Visites guidées (sur réservation) : ferme-école, centre équestre, laboratoires et jardins biologiques; exposition « Le nez dans son assiette », montée l’an dernier au Musée de la civilisation de Québec.Lun.àven., 8hà17h.Gratuit.?Croisières Navimex Rivière-du-Loup, (418) 867-3361.Observation commentée des baleines avec guides-naturalistes.Maquettes, aquarium, panneaux d’interprétation à bord.De 15 $ à 35 $.?Q Excursions île aux Basques, 468, rue Vézina, Trois-Pistoles, (418) 851-1202.Cette île encore sauvage, à 5 km au large de Trois-Pistoles, porte encore des traces du passage d’Amérindiens, il y a plus de 1 000 ans et de pêcheurs basques vers la fin du 16e siècle.Récemment rendue accessible aux visiteurs, lîle est dotée d’une riche végétation et abrite plus de 200 espèces d’oiseaux.Confirmer à l’avance les horaires des excursions.5 Station scientifique Aster Saint-Louis-du-Fla!-Ha!, (418) 854-2172.Initiation à l’astronomie, à la sismologie, à la météorologie et à la géologie.Observation au télescope, de jour comme de soir.Expositions, vulgarisation de phénomènes naturels (marées, tremblements de terre, vents).Confirmer les horaires.De 3 $ à 5 $.?Le Centre éducatif forestier de Macpès, à Sainte-Blandine, et le Centre éducatif forestier de Parke à Saint-Alexandre, sont fermés.L’i L’exposition sur les cétacés à bord du Trans St-Laurent n'a plus lieu.ASTER Lft station scientifique Jmmm du Bas-Saint-Laurent r U sSm 59, chemin Bellevue Saint-Louis du Ha ! Ha ! (Québec) GOL 3S0 Tél/fax (418) 854-2171 Ouvert de midi à minuit Mi-juin à la fin-septembre « Seul ou en famille, venez explorer la science tout en vous divertissant » Le Guide des vacances Québec Science / Juin 1994 49 Bas-Saint-Laurent Abitibi-Témiscamingue 1 - m Souvenirs d’époques En Abitibi, les colons sont arrivés il y a à peine plus de 100 ans, et la plupart des villes sont vraiment nées avec la ruée vers le bronze, l’argent et For des années 30 et 40.Depuis peu, les prospecteurs et les mineurs ne sont plus seuls à fouiller le sol.Les archéologues les ont rejoints, pour faire revivre une autre page de son épopée, vieille celle-là de plusieurs millénaires : des outils laissés il y a plus de 5 000 ans par les Algonquins, alors seuls habitants de la région, voisinent avec des souvenirs qui ne peuvent provenir que des Hurons des Grands Lacs.« Ces découvertes sont remarquables, dit Marc Côté, archéologue de Rouyn-Noranda, parce qu’elles démolissent des clichés : celui qui veut que l’Abitibi ait été un no man’s land avant les années 20; et l’autre selon lequel le commerce sur une grande échelle a commencé avec les Européens.L’Abitibi, au confluent de multiples cours d’eau liés à différents bassins versants, a été pendant très longtemps un carrefour d’importance.Et les Amérindiens n’ont pas attendu les Blancs pour développer des réseaux d’échange sophistiqués.» À Rouyn-Noranda et à Gallichan, des outils importants, découverts par des archéologues ou des amateurs locaux, sont exposés et expliqués.Poursuivant ce retour vers le passé, le Témiscamingue nous fait faire un saut de 480 millions d’années, alors que la Terre était presque entièrement recouverte d’eau.Lorsque l’eau s’est retirée, des millions de mollusques ont été fossilisés sur les îles du lac Témiscamingue, dans des formations géologiques comme on en retrouve peu.Ils sont aujourd’hui enchâssés différemment, pour être admirés de près à Notre-Dame-du-Nord.Comme celle des outils amérindiens de l’Abitibi, la présence des fossiles est, d’une certaine façon, liée à l’histoire récente : au beau milieu d’une région « neuve » et peu explorée, ils ont pu traverser le temps sans être abîmés ni pillés.m.a d.Complexe La Grande La Grande-2, (819) 638-8486, (514) 289-2215,1 800 567-7755.LaGrande-1, (819) 638-4112 Au nord du nord de la région, accessible par route ou par avion, La Grande-2, à 137 m sous terre, est la plus grande centrale souterraine au monde.Un nouveau centre d’information renseigne les visiteurs sur la nature, la production et le transport de l’électricité, sur la région et l’intégration des grands projets hydroélectriques.À moins d’une heure de route, on peut aussi visiter La Grande-1, où les travaux se poursuivent.Visites guidées sur réservation seulement Gratuit.La Grande-2 : visites les mercredi, vendredi et dimanche.Gratuit.L'heure du repas au Refuge Pageau, à Amos.Parc botanique -bcwJiriAi/\peus ptuA, m peu.duA dtrfév&m> Uni dffférWi' Sur Vous 82 Québec Science/Juin 1994 jeux du Québec la science : - i pi jkinheads, gangs de rue, zouteaux, drogue, violence I i gratuite et décrochage.Si c'est l'image que vous avez des perils guettant nos ados, courez aux Exposciences et vous y verrez l'envers souriant et passionné de la médaille.par Guy Faquin Pas encore né.déjà opéré! Rive-Nor ] W A Magali Gevaert, 14 ans, médaillée d'or du concours international des Exposciences en 1993 \ A 14 ans, Magali Gevaert est une habituée des Exposciences.En 1993, elle s’est offert la médaille d’or du concours international, à Amarillo, Texas.Blasée ?Pensez-vous.Fébrile, elle met la dernière main à son kiosque de cette année, dont devraient s’inspirer bien des scientifiques participant aux expositions d’affiches des congrès internationaux.Les yeux brillants, elle raconte que, non, il n’y a qu’une personne passiomrée de sciences dans sa famille et que c’est elle.L’Exposcience, c’est le point culminant de son année.Pendant trois jours, dans la cohue d’une foire d’école secondaire, elle dévoilera à des centaines de jeunes et de moins jeunes les merveilles de la chirurgie fœtale, réservant ses plus claires explications à ses quatre juges, les seuls à décider de son accession à la finale pro- vinciale.Elle a les mains moites et le cœur palpitant.Dans le gymnase de l’École secondaire privée de Sainte-Thérèse, Marc-Antoine Legault, de la polyvalente de Saint-Jérôme, attend aussi ses juges.Il affecte un calme olympien devant son montage de téléinformatique, mais la braise couve dans son regard.Son projet : recevoir en direct les images du satellite météo Gauss.Il tripote des boutons, pianote sur son terminal et hop, apparaît la zone de basse pression qui nous vaut ce petit vendredi maussade sur tout l’est du Canada.Son mentor, Luc La-mond, vice-président de l’Association des professeurs de sciences du Québec, est assis près de lui, rassurant mais tout aussi impatient que son jeune poulain.Christian Marois, 17 ans, de Montréal, s’est donné un mal de chien.En visite au Québec Science/Juin 1994 83 is?! Sabrina Teri, 15 ans, généticienne de génie -mol i mis* v\Il Bacterial Luminescence & Application Fiber Optic a raj>d scMfcnmQ method for detection contaménation o< «vatw supplies and to » the cttectiveneas o< anituoiic treatments Results.Biosensor t Sabrina Teri, de Saint-Léonard, a réussi un incroyable doublé.À la finale québécoise des Exposciences, Sabrina a raflé le prix Irma Levasseur (du nom de la première femme médecin du Québec) pour la meilleure présentatrice et le Premier Prix Bell, suprême récompense du concours.Combinant les techniques les plus raffinées de génie génétique avec l'utilisation de capteurs à fibre optique, elle a premièrement inventé une méthode de détection de polluants métalliques dans l'eau (en présence de métaux lourds, des microorganismes génétiquement modifiés se mettent à briller).Généralisant son invention, cette étudiante de l'école Villa Maria à Montréal a trouvé une méthode pour mesurer la résistance des bactéries aux antibiotiques.De l'avis du jury, n'importe laquelle de ces inventions lui vaudrait une maîtrise en biologie expérimentale.si elle n'était pas en secondaire IV.« J'ai eu de sacrés problèmes au début.Juste maîtriser le vocabulaire du génie génétique pour comprendre les bouquins que je devais lire, ça m'a pris un temps fou, à tel point que j'ai dû me passer de vacances de Noël.Je suis venue à deux doigts d'abandonner.Mais là, cette victoire, c'est la récompense inespérée : / just can't believe it.» chalet d’un ami, il voit un cadran solaire, s’en fait expliquer le fonctionnement et, jubilant, se dit qu’il tient enfin son thème pour la prochaine Exposcience de son école.Il va produire et informatiser un algorithme mathématique tenant lieu de cadran solaire : on met dans la machine l’heure, la date, la longitude et la longueur du style du cadran (le pieu qui sert à faire l’ombre) et elle nous calcule le point exact où est le bout de l’ombre.À l’inverse, on indique à la machine où pointe le bout de l’ombre et elle calcule l’heure et la date.Le hic, c’est que l’algorithme devrait s’exprimer selon l’algèbre vectorielle qu’ignore complètement Christian.Notre ami a trimbalé pendant des mois une équation trigonométrique à trois étages et d’un demi-kilomètre de long, pour s’apercevoir finalement « qu’il y avait toujours un défaut ».Mais l’astuce, la persévérance de Christian, sa parfaite connaissance des données du problème et le remarquable modèle tridimensionnel qu’il a construit lui ont valu d’aller en finale provinciale à Saint-Augustin-de-Desmaures, en banlieue de Québec.Cette année, certains thèmes semblent attirer les jeunes : la tectonique des plaques, les volcans, la filtration de l’eau, les hélicoptères.D’autres exposants s’éloignent franchement des sentiers battus.Ainsi, Mathieu Gauthier, 16 ans, de Cho-medey, mi-Tournesol, mi-docteur Dougie, professoral, érudit, est un véritable puits de science en ce qui concerne l’histoire des écritures.Il cause cunéiformes et ka-nas comme d’autres récitent les moyennes au bâton des joueurs des Expos.Tout en se frottant nerveusement les mains, il jouit manifestement de l’intérêt que vous portez à sa gigantesque documentation et déploie une argumentation serrée sur le passage des Phéniciens de l’idéogramme à l’écriture syllabique.Bonne chance, docteur Gauthier.Marie-Christine Jasmin et Marie-Claude Gadoury, secondaire V à Joliette, font, elles, dans la science appliquée.Elles ont fa- briqué du carton et du papier à partir de feuilles mortes.Projet « de vie » : la recherche en sciences biologiques.Dans dix minutes, les juges tant redoutés se mettront à l’ouvrage.Les jeunes présenteront leurs projets, tenteront de répondre aux colles et prieront le saint patron des inventeurs, Thomas Edison, que le montage fonctionne bien, que les fils ne se dessoudent pas et que les mots ne leur manquent pas.Et, gagne ou gagne pas, ils et elles reviendront l’an prochain avec des idées encore plus renversantes et des bidules toujours plus complexes.Chez les 12-18, la science se porte à merveille, merci.• Christian Marois, 17 ans, a conçu un modèle tridimensionnel tenant lieu de cadran solaire.Longueur d'ombre UflUlTM DU SOLEIL h Ni DI f ' llf; p - It! fil 84 Québec Science / Juin 1994 Les bolides de la gravité Le poids des engins : au maximum 10 kilogrammes.L'énergie qui les propulse : uniquement d'origine gravitationnelle.La distance à parcourir : 15 mètres, le plus rapidement possible.Le concours : « Science, on tourne ! » pour les cégépiens.par Raymond Lemieux Qi uatre secondes, 24 centièmes ! C’est le temps qu’a H-" mis l’engin de Samuel Me-jnlançon pour parcourir 15 mètres.L’étudiant en sciences pures au Icégep de Chicoutimi n’avait pas (espéré un si bon chronométrage.Samuel Melançon aura réussi à construire le plus rapide des 50 véhicules en lice pour la finale du concours « Science, on tourne ! » Organisé par la Fédération des cégeps, « Science, on tourne ! » en était à sa deuxième édition.Cette année, le défi lancé aux étudiants de cégeps et de collèges privés consistait à propulser un véhicule d’au plus 10 kilos en ayant recours à rien d’autre que la force gravitationnelle.« On a l beau faire des calculs en tenant compte des lois de la physique, l’important, c’est de les mettre en application le plus simplement possible pour construire l’appareil.C’est certain qu’un tel 1 défi nous fait voir la physique d’une manière plus pratique », confie Samuel Melançon.En tout, plus de 550 équipes de 40 cégeps et de 9 collèges privés ont esquissé, bricolé et réalisé, à leur façon, d’incomparables bolides de la gravité.Certaines écuries avaient même poussé l’audace jusqu’à recycler des pièces aussi hétéroclites qu’un pot de beurre d’arachide, une poupée Barbie, des filets de pêche, des tringles à rideaux, des vieux jeux de mécano, des bacs à vaisselle.D’autres, plus férus d’esthétisme, ont présenté des petits Samuel Melançon et son « bolide ».Il a gagné le concours « Science, on tourne ! ».chefs-d’œuvre de design pour lesquels l’aluminium et le bois de pin étaient très prisés.Chaque institution a ensuite délégué sa meilleure équipe à la grande finale qui se déroulait, en avril dernier, au Complexe Desjardins à Montréal.Ce concours proposait une expérience de science, soit, mais il a aussi été l’occasion d’une leçon de psychologie pour certains concurrents.« Une rumeur insinuant qu’une équipe avait réussi à mettre au point un engin qui faisait les 15 mètres en 3 secondes s’est mise à circuler dans notre région, raconte l’un d’eux.Plusieurs équipes ont alors abandonné.Bien sûr, ce n’était pas fondé.Il fallait donc persévérer.» Pour actionner leur véhicule, la plupart des équipes avaient retenu l’idée de laisser glisser un poids le long d’un mât.Cela a aussi été le truc de Samuel Melançon.Le prix qu’il a gagné ?Pas de trophée, ni de coupe de champagne, mais un stage de coopération scientifique en Belgique.En outre, cinq autres récompenses ont été attribuées.Le prix de participation — une bourse de 4 000 dollars — a été remporté par Jean-Michel Brassard du cégep de Jonquière.Le prix de la recherche et de l’ingéniosité a été remis à Daniel Grondin, Steeve Paré et Genor Fortier, du cégep de Sherbrooke; il s’agit d’une bourse de 2 000 dollars pour aller présenter leur engin à Paris, en France, lors de l’événement « Science en fête ».Les prix « recyclage » et « bric-à-brac » — 1 000 dollars chacun — ont été respectivement remportés par l’équipe de Luc Lussier, Frédérik Taleb et Jeffrey Gouillard, du cégep de Saint-Hyacinthe, et par celle de Jérémy Gendron et Annie Perreault, du cégep Ahuntsic.Enfin, une mention d’honneur pour souligner la qualité de la présentation orale a été décernée à Pascale Proulx et à Maude Thé-riault du cégep de Sept-îles.• Québec Science/Juin 1994 85 par Danielle Ouellet Au siècle dernier, les villageois de Saint-Jean-Port-Joli, dans le Bas-Saint-Laurent, employaient volontiers l’expression « tête de Duval «pour désigner les gens très intelligents.Le père Duval était notaire; sa femme, institutrice; leurs fils, médecins.Tous réussissaient avec brio, mais l’un des enfants, Salluste, né en 1852, les surpassait.Tout jeune, Salluste s’amuse déjà à démonter le mécanisme des montres pour ensuite en utiliser les rouages dans ses inventions personnelles.Adolescent, il passe ses vacances d’été avec son frère dans le grenier de la maison familiale à résoudre des problèmes de mécanique et de physique plus arides les uns que les autres.Contre toute attente, et probablement pour faire plaisir à sa mère, il s’inscrit à la faculté de médecine de l’Université Laval en 1871.Il avait appris l’orgue et le piano au Séminaire de Sainte-Thérèse à Montréal; son goût pour les mathématiques le pousse vers la musique, dont il assimile rapidement la théorie.sans vraiment avoir de professeur.Cela ne l’empêche pas d’enseigner la musique vocale et instrumentale pendant deux ans au collège de Sainte-Anne-de-la-Pocatière, délaissant les sciences de la santé pendant quelque temps.Toute sa vie, il passera ainsi d’une matière à l’autre, toujours autodidacte, et réussissant à tout coup.Mais il sera d’abord médecin.Devant l’insistance de sa fa- La tête à Duval Il était une époque, pas si lointaine, où une personne exceptionnelle pouvait devenir à la fois médecin, spécialiste des orgues et expert en téléphonie, tout en enseignant la physiologie, la chimie, la physique et l'électrotechnique.Comme Salluste Duval.Les connaissances du siècle dernier permettaient encore à des personnes très douées d'exceller dans de nombreuses sciences.C'est le cas de Salluste Duval, ce Québécois dont on a dit que si un cataclysme survenait et qu'il devait rester seul sur la terre, il n'aurait aucune peine à reconstituer toutes les connaissances de son époque.Médecin, musicien, mathématicien, ingénieur, professeur et inventeur, il a aussi été un acteur clé de la renommée mondiale des célèbres orgues des frères Casavant.La tradition orale, beaucoup plus que ses écrits à peu près inexistants, a conservé la mémoire de ce personnage aux goûts éclectiques et aux multiples talents.mille, il se résout en effet à subir ses examens de médecine.Il obtient son diplôme en 1876 et pratique au dispensaire de l’Hôtel-Dieu de Montréal avant même d’être assermenté.À cette époque de querelles entourant la vaccination obligatoire, Salluste Duval signe, avec 150 autres médecins, une déclaration en faveur de la vaccination antivariolique.Intéressé par la photographie, il sera parmi les premiers à saisir sur pellicule l’image de la bile et du fiel.Au moment de l’ouverture de la succursale de TUniversité Laval à Montréal, en 1879, Salluste Duval y devient professeur de clinique des maladies des enfants, puis professeur de physiologie et d’électricité médicale.Il aura entre temps été chargé des cours de.botanique.Fait rarissime pour un médecin, Salluste Duval devient à 31 ans professeur à l’École Polytechnique.Il y enseigne la chimie et la physique de l’année préparatoire, en plus de la mécanique générale.Par manque de nouveaux défis — il trouve ses nouvelles tâches trop faciles —, il met sur pied un cours d’électrotechni-que, qu’il donne gratuitement au début, parce que le sujet le passionne.Ses élèves gardent le souvenir d’un professeur exigeant et original, qui les juge moins sur des contrôles sévères que sur ses observations personnelles.! - -« La figure rose, les mains sa- * les, les habits toujours tachés ; • -de craie, s’est rappelé l’un d’eux, il donnait son cours en marchant, s’arrêtait pour poser fiIt une équation sur le tableau, re-1 ‘:' prenait sa marche, revenait pour effacer quelques chiffres 5 avec la manche de son habit ou P avec son doigt crayeux qu’il hu- ® mectait avec sa langue pour l’occasion.On sentait qu’il pre- j * nait mr plaisir extrême à jon- ; gler avec les fonctions, les dif- ¦ férentielles, les intégrales, tout ce qui nous inspirait le plus saint effroi.» Le cours d’électrotechnique ne lui apportant pas tous les défis dont il a besoin, il accepte une troisième charge : enseigner les sciences à l’École normale Jacques-Cartier.Il donnera ces cours pendant une vingtaine d’années, période pendant laquelle il entretient une correspondance suivie avec des savants français de toutes disciplines.En 1891, il vient au secours de l’abbé Joseph-Clovis-Kemner Laflamme, professeur à l’Université Laval, à Québec, i qui de son propre aveu ne 86 Québec Science/Juin 1994 i liomprend rien aux innombra-I ales connexions des 13 télé-| ihones qu’il veut installer au I Séminaire de Québec et à I ’Université Laval.Au début de ! .892, la réputation d’expert en I éléphonie de Salluste Duval I l’étend de la Beauce à Lachi-re, en passant par le ministère I les Transports et de la Naviga-I ion.Tout le monde veut son oropre téléphone, et c’est Du-I val qui est chargé de « s’occu-j per de toute cette histoire » ! l\I, L’autodidacte conseille aussi plusieurs villes pour l’électrifi-leli Ication de l’éclairage des rues et des édifices publics.I Des entreprises privées du ijrBreste du Canada et des États-nUnis font appel à sa science /en cas d’urgence.Les diri-üj^geants de la Compagnie des I téléphones des Marchands de | Montréal ont ainsi demandé à / Salluste Duval de régler une ;jl panne du central téléphoni-| que de Montréal devant la- 1| quelle ils étaient impuissants.11 Duval accepte, mais exige un « certain délai et la solitude la plus absolue ».Impressionné par son succès, le président J de la compagnie lui offre une • |i; grosse somme d’argent.que K Duval refuse, disant qu’il I n’avait accepté ce défi que ! pour se « démontrer à lui-3 même qu’il n’ignorait aucun des secrets de la téléphonie ».I Ce consultant recherché, [ presque légendaire, a aussi I dépanné un vapeur coincé I dans le port de Montréal.Outre ces activités « profes-I sionnelles », il sera organiste à r l’église Saint-Jacques de Mon-| tréal pendant 40 ans.La veille (de la messe de minuit de 1914, il quitte cette église sur un coup de tête, à la suite d’une altercation avec le curé de la paroisse.Sa vengeance : rendre l’orgue inutilisable à son successeur.La messe de minuit se déroule en silence, et plusieurs spécialistes devront unir leurs efforts pour décrypter ce qu’il a astucieusement codé.Il faut due que Salluste Du- val s’y connaissait en orgues.Il était devenu conseiller technique pour la constraction des grandes orgues de l’église Notre-Dame de Montréal, dont il a préparé les devis.Cette réalisation demeura longtemps l’une des plus impressionnantes dans le domaine.Mais la contribution la plus marquante de Salluste Duval reste sans doute sa découverte d’une méthode d’électrification pour les fameuses grandes orgues de la firme Casavant de Saint-Hyacinthe.La rencontre de Salluste Duval avec les frères Casavant allait faire des étincelles.La fabrique d’orgues de Saint-Hyacinthe devient rapidement son second chez-lui.Il y effectue une cinquantaine de séjours au cours de la seule année 1886-87.Après des semaines et des mois d’efforts et de recherches, Salluste Duval réussit à concrétiser une idée du père de ses amis, Joseph Casavant : actionner les registres et les manettes sans effort, au moyen d’un électro-aimant.On lui doit aussi l’invention de la pédale de combinaisons libres, brevetée par les frères Casavant sous le nom de « pédale Duval », qui sert à préprogrammer les jeux utilisés par l’organiste pendant l’exécution de sa pièce.Elle sera adoptée par la majorité des fabricants d’orgues américains et européens.Salluste Duval est mort du diabète en 1917, quelques années à peine avant la découverte de l’insuline.Ses contemporains gardent le souvenir d’un homme d’une intelligence supérieure, secret, généreux et passionné de sciences.La seule matière qu’il aura appris de professeurs, c’est la médecine.• Collaboration à la recherche : Alain Fortier, journaliste indépendant.Danielle Ouellet est docteure en histoire des sciences.h l'^n ¦ v — L'été de l'oie des neiges Elles sont passés au printemps et elles repasseront à l’automne.Mais, pendant l’été, que font-elles ces grandes oies blanches ?Notre collaborateur Gérald Baril nous emmène dans 1’Arctique canadien pour nous les faire connaître.Les oies blanches comme vous ne les avez jamais vues.Des gènes et des hommes La grande exploration du génome humain est commencée.Le journaliste Jean-Pierre Rogel est parti sur les traces des chasseurs de gènes qui balisent progressivement la terra incognita de l’ADN.Un récit haletant, brûlant d’actualité.Un premier pas pour l'humanité Il y a 25 ans, les Américains décrochaient la Lune.Quelles sont les retombées technologiques de cette grande aventure ?Olivier Robert nous révèle aussi pourquoi les chercheurs ont encore un œil sur notre satellite naturel.Québec Science/Juin 1994 87 Gérald Baril par Raynald Pepin En novembre 1993, un couple montréalais est mort noyé dans son auto.Le véhicule avait plongé dans le canal Lachine après avoir dérapé sur une chaussée verglacée.Les deux occupants n’arrivaient pas à ouvrir les portières et ont tenté de briser les vitres pour sortir de leur auto, sans succès.Un malheur ! Sauriez-vous quoi faire si l’auto dans laquelle vous prenez place tombait dans l’eau ?Si ça vous arrive, dépêchez-vous d’enfiler votre maillot, mais n’essayez pas d’ouvrir la portière tout de suite.En effet, dès que l’eau commence à recouvrir l’auto, elle exerce sur les portières une pression suffisante pour en empêcher l’ouverture.Considérons le cas simplifié d’une auto immergée à deux mètres de profondeur, dotée d’une portière dont la hauteur est de un mètre et la surface de un mètre carré.À la surface de l’eau, la pression est égale à la pression atmosphérique, 101 kilo-pascals.Comme les amateurs de plongée le savent, la pression dans l’eau augmente d’une « atmosphère » tous les 10 mètres à cause du poids de l’eau.À un mètre de la surface, elle vaut donc 111 kilopas-cals; à 2 mètres, 121 kilopas-cals.La pression moyenne sur la portière de notre auto est donc de 116 kilopascals.Comme la pression à l’intérieur de la voiture demeure à 101 kilopascals, il suffit I La dimension cachée LA SCIENCE DANS LA VIE QUOTID Sur la route Que faire si votre auto dérape dans le lac ?Comment se déclenche un coussin gonflable ?Et connaissez-vous ces petits lutins qui font passer les feux de circulation du rouge au vert ?fat Lit b» toi® Up feis d’exercer une force de 15 000 newtons pour ouvrir notre portière de 1 mètre carré (1 pascal = 1 newton par mètre carré).Mais 15 000 newtons, c’est la force nécessaire pour soulever une masse de 1 500 kilos ! Même Louis Cyr n’y arriverait pas.La solution : ne pas paniquer (plus facile à dire qu’à faire) et attendre que l’auto se remplisse d’eau.Quand l’auto est presque pleine, les pressions intérieure et extérieure s’égalisent (ou presque), et la portière est plus facile à ouvrir.Pour accélérer le remplissage, on peut abaisser les vitres.si elles sont à manivelle, bien sûr ! Il faut retenir son souffle ou respirer dans la poche d’air qui subsiste près du plafond jusqu’à ce qu’on puisse sortir.Souffler la balloune Depuis une vingtaine d’années, le nombre de morts sur les routes — et dans les cours d’eau — diminue régulièrement, bien que le nombre de véhicules et de kilomètres parcourus augmente.Les gens conduisent-ils mieux ?En fait, l’amélioration résulte surtout des progrès en matière de sécurité automobile : ceinture de sécurité, feux de jour, protection à l’impact, coussin gonflable.Le coussin gonflable présente de nombreux avantages.Lors d’une collision frontale, plusieurs forces exercées par la ceinture de sécurité, le volant, le tableau de bord, voire le pare-brise, contribuent à immobiliser le passager.Plus ces forces sont élevées, plus le risque de blessure augmente.En ré-partissant sur une plus grande surface les forces exercées sur le corps, le coussin gonflable réduit les dommages corporels.Mieux encore, le coussin gonflable est conçu pour diminuer la force moyenne s’exerçant sur le passager, en augmentant le temps et la distance pendant laquelle la décélération s’effectue.Une bonne partie du coussin se dégonfle en quelques centièmes de seconde après avoir atteint son volume maximal.Le passager bénéficie donc de plus de temps pour ralentir que s’il heurtait un objet rigide.Ici encore, les pressions enjeu sont réduites.Évidemment, puisque le coussin se dégonfle et libère du gaz dans l’auto, il n’est pas question d’utiliser un gaz nocif, du genre gaz moutarde (que P ni Bt# S ï." l’i’ 88 Québec Science/Juin1994 iriez-vous du gaz hilarant ?).Contraire-lent à ce que laisse entendre l’expression ijnglaise air bags, le gaz employé n’est pas Lut à fait de l’air mais de l’azote.(L’air est composé de 78 % d’azote.) « L’azote est fourni par une petite quan-ité d’azoture d’azote, NaNg, souligne Gilles «rouzes, chimiste et responsable de la Iroduction de cette substance chez Impe-lial Chemical Industries, à McMasterville.ii’azoture d’azote est combiné avec un oxy-i lant; le mélange explose sous l’effet d’une lécharge électrique générée quand des iapteurs situés dans les pare-chocs détec-ent une forte pression.» Bien sûr, les cap-jeurs sont conçus pour ne pas réagir à un loup de pied ou à un accrochage avec la ’ )orte de garage ! Certains types de senseurs répondent plutôt à une très forte décélération du vésicule.D’une façon ou d’une autre, le cous-dn est gonflé à son maximum au bout d’en-i /iron 40 millisecondes.Lors d’un face-à-j face à 50 km/h, tout est fini en environ un Idbdème de seconde.Durant ce temps, avec ¦un coussin gonflable, une personne peut ¦être soumise à une force totale atteignant 'flO 000 N, équivalant à 1 000 kilos, soit le Hpoids d’un petit éléphant.Rouler dans le champ a Une décélération normale, comme celle a encourue par le conducteur à l’annonce B *d’un feu rouge, est certes moins pénible à > supporter.Reste à patienter avant que le Je feu tourne au vert.De plus en plus, ce sont ® des boucles de détection qui gèrent le cy-’ii cle des feux de circulation.« Une boucle de détection est constituée de trois ou quatre tours d’un fil enfoui à environ 10 centimètres dans la chaussée i avant la ligne d’arrêt, explique Carol Richard, ingénieur à la division Circulation de la Ville de Montréal.La boucle est généralement installée sur une rue secondaire croisant une artère fréquentée.Elle est reliée par un fil au contrôleur, l’appareil qui règle l’alternance des feux de circulation.« Quand des automobiles s’arrêtent au feu rouge sur la rue secondaire, poursuit | Carol Richard, le contrôleur automatique, alerté par la boucle, fait passer le feu au vert.Dès qu’il n’y a plus d’autos sur la rue secondaire, ou après un court intervalle de temps déterminé, le feu redevient rouge.Ce système, en réduisant les périodes pendant lesquelles le feu est rouge sur l’artère principale, accroît la fluidité de la circulation.» Mais comment une boucle de fil détecte-t-elle une auto ?C’est qu’elle fait partie d’un « circuit RLC », un circuit électrique comprenant une résistance (R), une inductance (L) et un condensatem- (C).Dans un circuit RLC, l’intensité d’un courant alternatif varie de façon marquée avec la fréquence du courant et devient très grande à une fréquence qu’on appelle fréquence de résonance.La boucle de fil située sous l’asphalte fonctionne sur le principe d’un détecteur de métal, ce qui est assez logique puisqu’une bagnole contient pas mal de ferraille.Parcourue par un courant alternatif, la boucle engendre un champ magnétique, également alternatif.Quand une auto passe au-dessus, ce champ génère dans les parties métalliques de l’auto des courants électriques appelés courants de Foucault.Ces courants produisent eux-mêmes un faible champ magnétique qui modifie le champ initial et l’inductance de la boucle.« La présence de l’auto change donc la fréquence de résonance du circuit, dit Gilbert Cantin, technicien chez Électroméga, une compagnie de Candiac qui vend ces systèmes au Québec.Le contrôleur détecte la variation de fréquence, qui peut être de l’ordre de 0,01 %.» À Québec et à Ottawa, plusieurs pistes cyclables sont dotées de feux contrôlés par des boucles de détection conçues pour les vélos.Selon les gens de la Ville de Montréal et d’Électroméga, les boucles de détection posées dans nos rues sont suffisamment sensibles pour détecter un vélo qui passe dessus.J’ai fait l’expérience de passer en vélo ou de m’arrêter en plein centre d’une boucle (on identifie la position d’une boucle en repérant le rectangle découpé puis repavé dans la chaussée lors de l’installation, si cette dernière est assez récente).Jamais le système n’a répondu.C’est encore pire si le cycliste se trouve à droite de la chaussée, en dehors de la boucle.Il faut alors que le cycliste attende l’arrivée d’une auto.ou brûle le feu rouge ! En augmentant la fluidité de la circulation, l’emploi des boucles de détection diminue les temps de parcours et donc la pollution.Dommage qu’il désavantage le vélo, le mode de transport le moins polluant.Peut-être devrait-on conseiller aux cyclistes de prendre des suppléments de fer ?• 1^1 Conseil de recherches en sciences Natural Sciences and Engineering ¦ ^ B naturelles et en génie du Canada Research Council of Canada PROGRAMME DE PROFESSEURES-BOURSIÈRES 1995-1996 Les candidates doivent être citoyennes canadiennes ou résidentes permanentes du Canada.Elles doivent détenir un doctorat en sciences ou en génie.La préférence est accordée aux candidates qui ont acquis au plus cinq années d’expérience après l’obtention de leur doctorat.Les professeures-boursières doivent être des employées de l’université et doivent se consacrer à la recherche.Elles peuvent être nommées à un poste permanent ou conduisant à la permanence au cours de la durée de la bourse.La bourse est d’une durée maximale de cinq ans.Le salaire est déterminé par l’université et devrait être équivalent à celui que toucherait un professeur adjoint.Les professeures-boursières reçoivent une subvention de recherche de 15 000 $ par année.Les candidates peuvent demander des fonds additionnels.Les candidatures doivent être transmises au CRSNG par l'université.Les personnes intéressées à être mises en candidature doivent communiquer avec les universités canadiennes de leur choix et entamer des négociations.Date limite : le 15 octobre 1994.Pour plus de renseignements communiquer avec : Le Programme de professeures-boursières, CRSNG 350, rue Albert Ottawa (Ontario) K1A 1H5 Tél.: (613) 996-2009 Canada Québec Science/Juin 1994 89 Opinion par Judes Poirier Dépistage génétique Les récents progrès en génétique moléculaire rendent maintenant possible le dépistage de la prédisposition génétique à la maladie d’Alzheimer.C’est également le cas pour le cancer du côlon.Ces avancées scientifiques pourraient permettre à des individus à haut risque de bénéficier de mesures préventives et, potentiellement, de retarder le début ou la progression de ces maladies.D’ailleurs, plusieurs compagnies spécialisées en biotechnologie ont développé et commercialisé des tests génétiques pour déceler des anomalies génétiques associées à la maladie d’Alzheimer.Bien qu’il soit vraisemblable que des améliorations de l’approche thérapeutique résultent de ces progrès génétiques, des questions fondamentales devront être résolues avant qu’un dépistage à grande échelle puisse être recommandé en dehors du milieu de recherche.Pour la première fois dans l’histoire de la recherche sur la maladie d’Alzheimer, une anomalie génétique dans le gène de l’apolipoprotéine E sur le chromosome 19 a été reliée à la maladie d’Alzheimer commune.Ces études révèlent que les individus qui portent une ou deux copies de l’apolipoprotéine E4 peuvent développer la maladie.Ce risque est proportionnel au nombre de copies du gène; ceux exprimant deux copies de FapoE4 sont susceptibles de développer la maladie d’Alzheimer dans la soixantaine alors que ceux qui en ont seulement une copie sont susceptibles de la développer Trop de questions demeurent sans réponse oii'ita r; après leur 70e année.De plus, les femmes atteintes de la maladie d’Alzheimer courent 50 % plus de risques d’être porteuses du gène apoE4 que les hommes.Récemment, nous avons démontré que l’apoE4 a un effet direct sur la suivie des cellules nerveuses responsables de la fabrication de l’acétylcholine, une substance chimique responsable de l’apprentissage et de la mémoire dans le cerveau humain.Deux autres formes plutôt rares de maladies d’Alzheimer familiales ont été reliées à des mutations du gène de la protéine précurseur de la bêta-amyloïde (APP) sur le chromosome 21 et à un gène non identifié sur le chromosome 14.En dépit du potentiel scientifique énorme de ces découvertes, nous croyons qu’il serait présentement prématuré d’of- frir le dépistage génétique au grand public dans le cadre de la pratique médicale générale.Ce qui est perturbant à nos yeux, c’est le vide juridique et éthique qui entoure toute la problématique du dépistage génétique.Comment, par exemple, s’assurer qu’il y aura toujours un consentement éclairé pour effectuer ce dépistage ?Comment prévenir la discrimination génétique contre ceux identifiés comme porteurs des mutations de même que leurs enfants (ceci soulève le point de la confidentialité génétique) ?Comment convaincre les autorités gouvernementales de débloquer les crédits nécessaires pour offrir des conseils professionnels pré- et Le docteur Judes Poirier est directeur adjoint du Centre d'études sur le vieillissement de l'Université McGill.post-génétiques (certaines personnes pourraient commettre des gestes irréparables sans un support psychologique adéquat) ?Comment contrôler la qualité et la confidentialité des tests génétiques qui seront effectués hors de la juridiction des autorités gouvernementales?Du point de vue scientifique, y a-t-il d’autres mutations de l’apoE et de l’APP qui pourraient expliquer pourquoi 20 % des patients souffrant de la maladie d’Alzheimer examinés jusqu’à maintenant n’ont pas d’anomalie apoE4 ou APP ?Quelle est l’efficacité des interventions pharmacologiques pour prévenir, retarder ou ralentir la progression de la maladie d’Alzheimer chez les individus à haut risque ?Rappelons qu’il n’y a actuellement aucun traitement efficace pour la maladie d’Alzheimer.Avec une population de plus de 65 000 personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer au Québec et la possibilité qu’il y ait 10 ou 15 fois plus de porteurs de mutations génétiques reliées à cette maladie, il est clair qu’au-jourd’hui nous sommes incapables de répondre aux nombreuses demandes de tests de dépistage.De plus, nous devons nous doter, en tant que société, d’une loi régissant la diffusion de l’information génétique et sa confidentialité.Sinon, nous nous exposons à une forme de discrimination générale qui n’aura que peu d’égale dans l’histoire de la médecine moderne.• (lia rw full «i pifs1 it ai B Isa I « 90 Québec Science/Mai 1994 La planète nucléaire itlas du nucléaire civil et (nilitaire, Atlas Payot, Paris, 993, 156 pages, 44,95 $ Ce petit livre remarquable est à la fois un historique ;uccint et précis du nucléaire :t un atlas truffé de cartes, de ;ableaux et de schémas instructifs.On repère en un coup [d’œil les pays exportateurs et importateurs d’uranium, les lentrales nucléaires en Europe [occidentale (en nombre impressionnant) et ailleurs dans le monde, les principales installations du cycle du combustible nucléaire, les principaux sites d’essais nucléaires et une simulation mondiale de l’hiver nucléaire.Une liste d’accidents nucléaires opérationnels, armements ou réacteurs perdus ou coulés, a de quoi donner des frissons dans le dos avec cette impression qu’elle nous laisse que notre planète est une véritable bombe à retardement.Des premières recherches jusqu’aux plus récents accords, l’évolution de l’utilisation moderne de cette source d’énergie controversée est retracée avec précision.Une source de renseignements indispensable pour les intéressés.Silence atomique, par Alexandre et Boris Poutko, Éditions Du Rocher, 1994, 284 pages, 37,75 $ La lecture de ce livre m’a donné le goût, plus d’une fois, de jouer à l’autruche pour éviter d’en savoir plus sur les horreurs nucléaires racontées par les auteurs Alexandre et Boris Poutko, père et fils.Le premier, décédé en 1992, a été officier de l’armée soviétique et journaliste militaire; le second est spécialiste des questions nu- SILENCE ATOMIQUE cléaires et travaille à 1’Agence de presse indépendante Interfax.Ils ont décidé de briser ce qu’ils appellent le « silence atomique ».Ils nous font revivre avec force détails la version soviétique de l’aventure atomique : l’empressement de Staline qui voulait rapidement augmenter ses réserves de bombes ou, en 1949, au moment de l’essai de leur première bombe atomique, l’anxiété des militaires qui se demandaient si l’explosion ressemblait bien à celle des Américains.Mais ce qui frappe surtout, ce sont les innombrables camouflages d’accidents nucléaires qui se succèdent depuis les années 50, les essais non sécuritaires dans une course folle contre l’ennemi américain, les milliers de civils morts des suites d’irradiations sans savoir ce Alexandre et Boris Poutko qui leur était arrivé, les kilomètres carrés de sites contaminés pour des siècles à venir et, surtout, les multiples installations défectueuses, véritables bombes à retardement dangereuses non seulement pour l’ex-URSS, mais pour l’Occident et toute la planète.Seulement dans la ville de Moscou, on repère plus de 600 sites radioactifs.Le manque chronique d’argent et une armée exaspérée à force d’abus et de souffrances au point d’être devenue pratiquement ingouvernable ne sont pas pour arranger les choses.Les auteurs se perdent parfois dans les détails, mais ce qu’ils dénoncent a de quoi inquiéter sérieusement.J’aurais aimé lire quelques suggestions de solutions, peut-être me serais-je sentie moins impuissante devant l’énormité de la situation.Danielle Ouellet L'expression du mal Histoire de la douleur, par Roselyne Rey, La Découverte, Paris, Collection Histoire des sciences, 1993, 59,95 $ En 1848, le médecin et chirargien américain William Crawford Long ôte une tumeur à un patient anesthésié à l’éther sans que ce dernier éprouve la moindre douleur.En moins de cinq ans, le procédé se répand dans toute l’Europe.L’anesthésie générale est née.Quarante ans plus tard, Carl Roller découvre l’action anesthésique locale de la cocaine.En remettant en question le caractère inéluctable de la douleur, ces deux découvertes annoncent le début d’une ère nouvelle en médecine.Mal absolu à fuir à tout prix pour la plupart, signal d’alarme qui annonce la maladie pour certains, source de valeur morale pour d’autres, la douleur a fait l’objet, au cours des siècles, d’approches multiples.C’est à cette histoire du rapport de l’humanité à la douleur qu’est consacré le livre de Roselyne Rey.Comment les médecins, les physiolo- gistes, les neurologues ont-ils essayé de comprendre les mécanismes de la douleur et d’y répondre ?Mais aussi, quel sens donnait-on à la douleur ?En périphérie de l’histoire, des hypothèses et des théories scientifiques, l’auteu-re amorce quelques percées dans le domaine de la perception culturelle de la douleur.Châtiment de Dieu, mal nécessaire pour parvenir à la guérison, instrument d’étude pour localiser le mal ont été autant de façons de définir la douleur.Livre synthèse d’une grande érudition, au croisement du biologique et du culturel, Histoire de la douleur réussit le tour de force de retracer avec rigueur, de l’Antiquité au 20e siècle, l’évolution des savoirs et des pratiques en Occident.L’ouvrage est d’un grand intérêt, tout particulièrement pour les passionnés d’histoire et de médecine.Il sacrifie toutefois la vulgarisation à la rigueur scientifique et promet au lecteur-amateur une lecture plutôt ardue.Mais le jeu en vaut la chandelle.Il s’agit d’un livre intéressant, original et bien documenté.À ajouter à sa bibliothèque à titre de référence.Marie-Christine Bédard Québec Science/Juin 1994 91 Kanuk : conçu et confectionné au Québec pour notre dim Les parkas Kanuk vous protègent en toute saison! KANU Un achat durable Vous faites un bon investissement à l'achat d'un parka imperméable Kanuk car vous le porterez année après année, été comme hiver.Assez frais pour vos voyages dans les tropiques, vous l’enfilerez par-dessus des pulls par temps froid.Tous les parkas imperméables Kanuk offrent des coutures scellées et un capuchon escamotable pour vous protéger du vent et de la pluie.Pour la ville ou la nature.Ultra-léger : le parka Parapluie Le parka Parapluie est si léger et compact que nous vous l'offrons avec sa petite poche de transport.Parfait pour le voyageur ou la voyageuse : un style assez chic pour les restaurants parisiens et assez sobre pour les ruelles de Mombassa Couleurs : bleu, vert cactus, corail, noir, bleu orchidée, jaune safran Le parka Parapluie Kanuk.325$ Les résistants! Le parka Nautilus en taslan microporeux très résistant à Tusure.325$ Le parka Karibou offre de nombreuses poches.Ses ouvertures zippées sous les aisselles laissent circuler l'air à votre gré pour plus de confort pendant l'exercice.485$ Le pantalon Karibou imperméable coordonné.215$ .Le coupe-vent tout léger L’Élan "respire" très bien et sèche très vite.Vous le porterez toute l'année, en midti-couches.L'été, il est très frais.L'hiver, en ski de randonnée, vous le porterez par-dessus des polars : il coupe bien le vent et "respire" très bien.Lavable à la machine.Idéal pour voyager : il pèse moins que rien.Capuchon escamotable, deux poches zippées et une poche sur la manche.Violet, marine ou noir.Le blouson Élan Kanuk 145$ Le short Élan Kanuk.59$ Le pantalon Élan Kanuk .91$ Les sacs durables et confortables Un grand choix de modèles, du sac Mésange à 59$ au sac à dos Expédition à 388$ Voyageur Deux-dans-un Ce grand sac à dos se transforme en valise simplement en zippant le panneau pardessus les bretelles.Son compartiment arrière se dézippe : c’est un petit sac à dos léger.Très confortable pour les longues randonnées : l’armature interne s’ajuste et les bretelles moulent les épaules.Il offre : poignée, bandoulière, tyrohenne, large ceinture de taille matlassée, sangles de compression et passe-sangles.Marine, bleu, vert ou noir Le Voyageur (65 litres) 384$ Vous voyagez dans l’Arctique?Les travailleurs du Grand Nord et les voyageurs se dirigeant vers l’Arctique trouveront chez Kanuk le parka chaud et confortable pour les régions polaires, et ce, même en été.Bye bye les mouches! La cagoule anti-brulôts Kanuk est compacte et légère.Compacte, elle tient dans la main! Elle loge dans votre poche jusqu'au jour où une nuée de liards de milhons de mouches assoiffées de sang zigon ' autour de votre tête.Ce jour-là en l’enfilant, vous vous félÇ rez de votre achat car vous serez en paix, bien à Tabri!.Visitez Kanuk au 752 rue Rachel est à Montré ou votre détaillant Kanuk! GRATUIT! Recevez le catalogue Kanuk! 52 pages en couleurs dans lesquelles vous trouverez les manteaux les plus chaud, du monde, la tente qui vous abrite des pires tempêtes, les accessoires de camping, I les sacs à dos/ valise et les vêtements de protection pour le climat québécois.Postez ce coupon ou votre commande à : Catalogue Kanuk, 752 Rachel est, Mtl, Qc H2J 2H5 ou télécopiez-le à : 514-527-5255 ou téléphonez-nous à : 527-4494 KANUK Nom.Adresse.[Küe™.Code postal.
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