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Titre :
Québec science
Principal magazine d'information scientifique généraliste québécois. [...]

Le mensuel d'information scientifique Québec Science est publié à partir de 1970. Il est le résultat de l'acquisition par l'Université du Québec de la revue Jeune scientifique, qui était publiée par l'Acfas. C'est Jocelyne Dugas, auparavant responsable de la revue Techniques, publiée par le ministère de l'Éducation, qui préside à cette mutation.

Québec Science opte pour une formule plus journalistique que pédagogique. La revue sera un terreau de développement de la profession de journaliste scientifique. Michel Boudoux, Yannick Villedieu, Christian Coutlée, Daniel Choquette, Solange Lapierre-Czerniecki, Pierre Sormany, Michel Gauquelin, Madeleine Harbour, Fabien Gruhier, Lise Laberge, Gilles Provost, Gilles Paquette, François Picard y participent.

La revue vise à intéresser les jeunes à la science et aux carrières scientifiques en leur offrant une information scientifique à jour présentée par des articles rigoureux et approfondis. Un accent est mis sur l'attractivité visuelle; une première couverture signée par le graphiste Jean-Pierre Langlois apparaît ainsi en septembre 1973. Pierre Parent et Richard Hodgson poursuivront le travail de ce dernier. Diane Dontigny, Benoit Drolet et André Delisle se joignent à l'équipe au milieu des années 1970, alors que Jean-Pierre Rogel en dirige la rédaction à partir de l'automne 1978.

Les premières années sont celles de l'apprentissage du journalisme scientifique, de la recherche de l'équilibre entre la vulgarisation, ou plutôt la communication, et la rigueur scientifique. Les journalistes adoptent styles et perspectives propres à leur métier, ce qui leur permet de proposer une critique, souvent liée à l'écologie ou à la santé. Plus avant dans les années 1970, le magazine connaît un grand succès, dont témoignent l'augmentation de ses ventes et la résonance de ses dossiers.

Québec Science passe sous la responsabilité des Presses de l'Université du Québec en 1979. La revue est alors prospère; en 1980, le magazine est vendu à plus de 25 000 exemplaires, dont 20 000 par abonnement. Les années 1980 sont plus difficiles à cause de la crise économique. Luc Chartrand pratique le journalisme d'enquête pour la revue, dont l'équipe de rédacteurs se renouvelle. On assiste ainsi à l'arrivée de Gilles Drouin, Bernard Giansetto, Claude Forand, Louise Desautels, François Goulet et Vonik Tanneau. Québec Science produit des articles sur les sujets de l'heure : pluies acides, sida, biotechnologies.

Au tournant des années 1990, le magazine fait davantage appel à des collaborateurs externes - journalistes, professeurs et scientifiques. Le cégep de Jonquière devient l'éditeur de la revue. Il en gardera la charge jusqu'au transfert de Québec Science à Vélo Québec en 2008.

Au moment de l'arrivée, en 1994, du rédacteur en chef actuel, Raymond Lemieux, le magazine est encore en difficulté financière. Il connaîtra cependant une relance, fort de la visibilité engendrée par la publication, depuis février 1993, d'un numéro spécial sur les découvertes scientifiques de l'année au Québec. Québec Science devient le premier média québécois à se trouver sur Internet, ce qui lui offre un rayonnement international. Le magazine surfe sur cette vague, avec davantage de contenus et de grands reportages qui franchissent les frontières du Québec; il obtient un soutien accru du gouvernement québécois, ce qui lui permet de recomposer une équipe de journalistes : Catherine Dubé, Vincent Sicotte, Marie-Pierre Élie, Joël Leblanc viennent travailler pour la revue.

Québec science profite ensuite de l'engouement pour les avancées technologiques et s'attire de nombreux collaborateurs qui maintiennent le dynamisme de la revue.

Source :

LEMIEUX, Raymond, Il était une fois¿ Québec Science - Cinquante ans d'information scientifique au Québec, Québec / Montréal, MultiMondes / Québec Science, 2012, 165 p.

Éditeurs :
  • Québec :Les Presses de l'Université du Québec,1970-,
  • Montréal :Vélo Québec éditions inc.
Contenu spécifique :
Mars
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Jeune scientifique
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Références

Québec science, 1995, Collections de BAnQ.

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aoûté Volume 33, numéro 6 Mars 1995,3,45$ lence I f événement £, V ¦¦ lusses et Américains : endez-vous au somm< •U 'lUjTnufî diîhliiiïVr: 11 i V - ''T ' / ' ln guide pratique lour Internet S le sucre : r ion coupable ! r Maladies infectieuses: es microbes plus forts ue jamais Bœufs musqués L%\ 97 7 y i r ; lÿ-i-.pr- ,-.\ ic.-p.Fr toTRËi-'UÊ nAÎI-^ALE yutfctw Ri tphAA DEPQIr LES^'pc ni sp’-T f At " pi tp RHtRBKuOKE uuh -1 MONtRËAL _ 1V;1 Portrait de familF Les laboratoires les plus modernes au monde de notre filiale BioChem Thérapeutique Le Labotech MC, commercialisé par notre filiale BioChem ImmunoSyst'emes FluviralMC, un vaccin contre Linfluenza, produit par notre filiale IAF BioVac Une formule gagnante La formule gagnante de BioChem Pharma inc.est faite de trois grandes composantes.Le haut savoir Nous croyons à la recherche fondamentale.Nous y investissons nos énergies.L’élément clé de notre succès est notre équipe de chercheurs chevronnés qui travaillent en collaboration avec d’éminents scientifiques dans des centres de recherche à travers le monde.Nos chercheurs sont fiers d’œuvrer dans une entreprise pharmaceutique de propriété canadienne, visant les marchés internationaux.Ils se consacrent à un même objectif : prévenir, dépister et guérir.L’intégration des activités dans la prévention, le diagnostique et le thérapeutique BioChem Pharma est engagée dans un éventail complet d’activités : la recherche et le développement de produits thérapeutiques, ainsi que dans la recherche, le développement, la fabrication et la commercialisation de produits diagnostiques et de vaccins humains pour une vaste gamme d’infections et d’autres maladies.Les alliances stratégiques BioChem Pharma développe certains de ses nouveaux produits et ses nouveaux marchés grâce à des accords avec d’importantes entreprises internationales spécialisées en santé et produits pharmaceutiques.Il BioChem Pharma inc.275.BOUL.ARMAND-FRAPPIER.LAVAL (QUÉBEC) CANADA H7V 4A7 TÉLÉPHONE: (514) 681-1744 TÉLÉCOPIEUR: (514) 978-7755 flits ' nee Fiable et passionnant ! Toute l'actualité en environnement, santé, énergie, éducation, communications, espace, biotechnologies, transports, innovations technologiques, recherche fondamentale au Québec et dans le monde.S St loiaBOD rivers Québec Science présente les faits, explique, met en perspective, avec les nuances nécessaires, pour aider à comprendre les grands enjeux de notre société.À lire : reportages, entrevues, chroniques, dossiers fouillés, suppléments, illustrations détaillées.Voulez-vous découvrir, en savoir plus, mieux comprendre ?Québec Science répond à vos questions, vous permet d’aller plus loin, jusque dans le futur.Abonnez-vous Offrez un abonnement Économisez jusqu'à 30% lîCette offre expire le 30 avril 1995.:oui BttiS [eprS> i0' L ?je m'abonne à Québec Science I I j'offre un abonnement ?1 an (10 nos) 34,19 $ TTC D 2 ans (20 nos) 59,03 $ TTC D 3 ans (30 nos) 82,05 $ TTC Freedom .ivre dans l’espace Dnlobo'P™';'"' à rutetus artificiel Abonnez-vous, réabonnez-vous ^ et recevez votre cadeau : Commandes i téléphoniques Québec: (418)657-4391 Ailleurs : 1-800-613-4391 [ •: -ri.1 reliure pour un abonnement de deux ans 2 reliures pour un abonnement de trois ans Faites-moi parvenir ia (les) reliure(s) I I Faites-la (les) parvenir à la personne que j’abonne EU (Allouez 4 semaines pour l'expédition) Tarifs valables au Canada seulement.Numéro d’enregistrement |de la TPS : R-1335-97427 Numéro d'enregistrement de la TVQ : 1013609086 Détachez et expédiez à Québec Science CP.250, Sillery (Québec) G1T2R1 Tél.: (418) 657-4391 Téléc.: (418) 657-2096 Nom Prénom Adresse no rue app.ville province code postal Profession téléphone C , Chèque Mandat-poste EU Visa Chèque ou mandat-poste à l'ordre de Québec Science N° de carte L j MasterCard Date d'expiration / Signature Offert par : Nom Prénom Adresse no rue app.code postal O 1 Québec Science / Mars 1995 Actualités Déconnecté Près de 20 millions de personnes seraient actuellement branchées au réseau Internet, grâce auquel elles s’échangent de part et d’autre de la planète des informations allant des nouvelles recettes de cuisine aux théories mathématiques les plus sophistiquées.Fabuleux ?Oui, mais tout se passe comme si l’extraordinaire potentiel d’Internet tardait à être pleinement exploité au Québec.On a beau se dire qu’il suffit d’attendre que la génération, nostalgique des Underwood, passe et qu’une relève plus sensibilisée aux outils informatiques se pointe pour que le Québec rattrape le retard, mais encore faudrait-il y voir à cette relève.Il y a actuellement 50 000 micro-ordinateurs dans les écoles québécoises, soit un pour chaque classe de 21 élèves.Un des plus bas taux en Amérique du Nord.Qui plus est, le quart de ces ordinateurs n’ont qu’une mémoire vive de 512 K et sont donc incapables de lire les nouveaux logiciels sur le marché.Malgré cela, le ministère de l’Éducation du Québec a gelé le budget des commissions scolaires pour l’achat d’appareils à 3,5 millions de dollars par année.De plus, les subventions destinées à la production de logiciels et à l’aide aux centres d’enrichissement en micro-informatique scolaire ont été ramenées, l’an dernier, de 7,5 à 4,1 millions de dollars.Il faut incontestablement renverser la tendance sous peine d’un grave retard technologique.C’est ce que dit le Conseil supérieur de l’éducation en pressant le gouvernement du Québec d’adopter un plan d’action pour favoriser la mise en place des nouvelles technologies de l’information dans le réseau scolaire.C’est aussi ce que dit le Conseil de la science et de la technologie qui, dans son récent rapport Miser sur le savoir, recommande que l’éducation des « générations montantes », au chapitre des nouvelles technologies de l’information, soit une « de ses toutes premières priorités ».Sera-t-il entendu ?Pendant ce temps, juste à coté, le Nouveau-Brunswick ne s’embête pas de vœux et de discussions.Cette province de 750 000 habitants qui vivait de foresterie et de morue est en train de devenir un véritable petit dragon de l’informatique.Et elle ne lésine pas sur la formation scolaire.Son gouvernement — le seul au monde à avoir un ministre d’État de l’autoroute électronique — vient de décider de brancher, d’ici l’été, toutes les écoles de la province sur Internet.Une initiative qui n’a même pas été envisagée au Québec.Le Nouveau-Brunswick récolte déjà les fruits d’une main-d’œuvre qui maîtrise les technologies de l’information.Nombre d’entreprises nationales, comme Purolator, Canadien Pacifique et, récemment, UPS, choisissent maintenant d’y installer leurs services de télécommunications.Et après, on crie au complot fédéraliste quand une compagnie déménage des services de Montréal à Moncton.Que les décideurs québécois lâchent donc leur Undemood ! Raymond Lemieux 1 Entre la déprime et le cancer Les antidépresseurs stimulent le développement de cancers.C’est du moins ce que révèlent les récents travaux d’une équipe d’oncologues du Manitoba.‘par Pierre Sormany Les hoquets du cosmos La NASA mesure les sursauts de rayons gamma qui traversent l’espace.Ce sont les plus formidables manifestations d’énergie cosmique connues, mais on ignore tout de leur origine.par Pedro Rodrigue 10 Bébé dino Dans le désert de Gobi, en Chine : un bébé Oviraptor fossilisé, recroquevillé dans son œuf.Étonnant.par Pedro Rodrigue 11 C'est plus que du bonbon Sept personnes sur dix connaissent un problème de mauvaise haleine durant leur vie.Bonne nouvelle : des médecins de Toronto ont trouvé le moyen de les soigner.Sans rince-bouche ou gomme à mâcher.par Claude Forand 12 Santé : plus coûteuse, la prévention ?Des spécialistes américains en santé publique ont comparé les coûts et les bénéfices des nouvelles mesures de prévention.par Pierre Sormany 13 Nouvelles brèves par Pedro Rodrigue et Marie-Claude Girard À l'agenda Chroniques 50 La dimension cachée Tout sur la rouille Pourquoi certams métaux sont rongés par la rouille et d’autres pas.par Raynald Pepin 52 Histoires de science Au pays du taoïsme et de Confucius Inventeurs de la boussole, de l’horloge à eau, de la poudre à canon et de l’alambic pour la distillation de l’alcool, les Chinois n’ont rien à envier aux précurseurs de la science occidentale.par Danielle Ouellet 54 Livres Recette pour faire un Univers par Félix Légaré 55 Entrevue avec McLyne Létourneau Le droit des animaux : un débat qui reste à faire par Hélène Côté 4 Québec Science / Mars 1995 Dossier scoitew on?sutrifflKfl lOülM»!®11 néfesteB njtpiBtii Mir, odyssée de l'espace Première étape de la colonisation spatiale Cette année, commence une véritable coopération dan^laAKS-maine spatial.Autrefois rivaux, Russes et Américains’travaillent maintenant de concert, pour l’avancement de la science.Coup d’œil sur MIR, qui leur sert de laboratoire orbital.\ par Claude Lafleur Maladies infectieuses : rien n'est gagné Les microbes sont de plus en plus récalcitrants et résistants aux antibiotiques.Inquiétant ?Chose certaine, la bataille contre ces monstres microscopiques n’est pas terminée.par Monique Guilbeault et Claude Mardi Le sucre : non coupable ! Le sucre a retrouvé la cote chez les nutritionnistes.Finie l’époque du sucré sans sucre ?par Gilles Drouin Wml fepS• I • i 'ji i 57• 4-; ' ik -m & 1 •LIS /¦£./ Comment voyager sur Internet Enfin, un mode d’emploi pour vous brancher sur le réseau Internet ! Un village global de 20 millions d’habitants.Recherche: le Big Bang de l'Internet Les scientifiques découvrent les atouts du réseau informatique.Le savoir n’a plus de frontière.Af\ Votre premier carnet r d'adresses Internet La science sur le World Wide Web.Un dossier de Jean-Hugues Roy et André Bélanger Bœufs musqués: portrait d'une famille qui grandit vite Ils étaient 45 il y a 25 ans.Ils sont maintenant plus d’un millier.L’introduction du bœuf musqué dans le Nord québécois a réussi.par Luc Dupont zîx Cl Québec Science / Mars 1995 5 Races de chiens Dans le numéro de novembre 1994 de Québec Science, vous affirmez que sur 420 races de chiens, il y en a une vingtaine qui existent depuis près de 10 000 ans.Auriez-vous l’obligeance de me faire parvenir la liste de ces races qui sont avec nous depuis si longtemps ou, peut-être, me référer à un livre dans lequel je pourrais trouver cette information ?Alain De Gagné, Montréal On dispose encore de peu d’informations sur les lointaines origines du chien.Comme je le mentionnais dans mon article, la science fondamentale commence à peine à « renifler cette piste ».Si vous lisez l’anglais, l’étude de Darcy F.Moery, publiée dam le numéro de juillet-août 1994 du magazine Amerkan Scientist, présente, entre autres intéressantes étonnées, un diagramme montrant les quatre variétés de loup à l’origine de plusieurs races de chiens.Le type européen serait à l’origine de chiens tels que le dogue, le berger et le St-Bemard; le type nord-américain aurait donné le spitz; le chi- nois serait l’ancêtre des chows-chows, pékinois et épagneuls; enfin, l’indien aurait donné naissance aux lévriers et aux dingos.En ce qui a trait aux nouvelles races, développées durant les derniers siècles, vous trouverezfacilement en librairie des ouvrages généraux qui en relatent l’histoire.Ces races, ne l’oublions pas, sont le fruit d’un travail minutieux de sélection, et non un simple produit de la nature ! Un art longtemps réservé à une riche clientèle, qui s’est développée de façon exponentielle avec l’évolution récente du niveau de confort des sociétés.Plus de gens riches, donc plus de familles capables de se payer le luxe d’une bouche déplus à nourrir.Ce qui n’est toutefois pas le cas partout.Par exemple, au Népal, les chiens entretiennent avec les humains des relations qui n’ont probablement pas changé depuis des millénaires.La bête participe aux tâches ménagri'es en nettoyant d’un coup de langue les fesses de bébé quand on lui change sa couche.Et reçoit pour seule nourriture.le contenu de la couche ! Félix Légaré Caribous : les visiteurs sont bien encadrés Nous vous remercions tout d’abord de l’attention que vous portez aux caribous de Charlevoix.Il nous semble très important que les Québécois prennent conscience de l’unicité de ce troupeau, et les médias, tels que le magazine Québec Science, ont un rôle essentiel à jouer sur ce plan.Randonnées Nature-Charlevoix s’efforce d’ailleurs, depuis son implication dans le parc des Grands-Jardins il y a cinq ans, à faire connaître cet animal fascinant aux visiteurs afin d’assurer sa protection et sa mise en valeur.Cependant, la lecture de votre article paru dans Québec Science (décembre 1994 - janvier 1995) pourrait laisser croire que notre organisme n’est pas sensible à la fragilité du troupeau de caribous de Charlevoix alors que c’est tout le contraire.Nous aimerions donc que vous apportiez à l’attention de vos lecteurs les quelques éléments d’information supplémentaires suivants : • L’activité d’interprétation et d’exploration du parc des Grands-Jardins « Sur la piste du caribou » est une activité encadrée par un guide-naturaliste d’expérience qui, dès le départ, sensibilise les participants à l’unicité du troupeau de caribous de Charlevoix et à la façon d’approcher les caribous en groupe lors des observations.Donnez-nous vos commentaires ! Vous avez des commentaires et des suggestions sur le magazine ?Écrivez-nous à l'adresse suivante, ou envoyez-nous une télécopie au (514) 843-4897.Québec Science 425, rue De La Gauchetière Est Montréal (Québec) H2L2M7 Adresse électronique courrier@QuebecScience.qc.ca • Le maximum de personnes par groupe et par observation est de 15 afin de limiter le dérangement.• Comme vous l’avez souligné, l’activité est contingentée (nombre de groupes limité par saison) et le sera tant que cela sera nécessaire à la protection des caribous.• Seuls les groupes accompagnés d’un naturaliste autorisé ont accès aux aires d’hivernage des caribous.• Notre organisme a, de sa propre initiative, entrepris des démarches pour qu’une recherche soit effectuée sur l’impact des observations sur les caribous en vue d’en arriver éventuellement à un code d’éthique d’observation.Martin Bouchard, président Randonnées Nature-Charlevoix Rectificatif Dans l’article « Une arme de plus pour les limiers verts » paru le mois dernier dans Québec Science, il est écrit que « la tension dissout les métaux qui s’accumulent ensuite sur l’électrode ».En fait, les métaux lourds sont des contaminants déjà dissous.L’action de l’électrode les attire et fait en sorte que les métaux lourds y adhérent.C’est ce qu’il aurait fallu lire.Mille excuses.La Revue Québec Science ===: 425, rue De La Gauchetière Est, CEGEP de Jonquière Montréa| (Qüébec) H2L2M7 DIRECTION Directeur général : Michel Gauquelin Adjointe administrative : Joan Laçasse RÉDACTION Rédacteur en chef : Raymond Lemieux Adjoint à la rédaction : Normand Grondin Comité de rédaction : Patrick Beaudin, Jean-Marc Carpentier, Raymond Lemieux, Rosemonde Mandeville, Isabelle Montpetit, Gilles Parent, Sarah Perreault, Pierre Sormany, René Vézina, Yanick Villedieu Collaborateurs : André Bélanger, Hélène Côté, Gilles Drouin, Luc Dupont, Claude Forand, Marie-Claude Girard, Monique Guilbault, Claude Lafleur, Félix Légaré, Claude Mardi, Isabelle Montpetit, Danielle Ouellet, Raynald Pepin, Pedro Rodrigue, Jean-Hugues Roy et Pierre Sormany Page couverture : CNES/NP0, Energia Illustrations : Normand Labelle, Pierre-Paul Pariseau, Rémy Simard Correction : Natalie Boulanger PRODUCTION Direction artistique : Normand Bastien Recherche iconographique : Joan Laçasse Séparation de couleurs, pelliculage électronique : Film-0-Progrès Impression : Interweb COMMERCIALISATION Abonnements : Nicole Bédard Distribution en kiosques : Messageries Dynamiques ABONNEMENTS Tarifs (taxes incluses) Au Canada À l'étranger lan (10 numéros) 34,19$ 43,00$ 2 ans (20 numéros) 59,03 S 75,00 $ 3 ans (30 numéros) 82,05 $ 105,00$ À l'unité 3,93$ 4,50$ Groupe (10 ex./ même adresse) 30,77$ Non disponib Pour abonnement et changement d'adresse QUÉBEC SCIENCE C.P.250, Sillery (Québec) GIT 2R1 Pour la France, faites votre chèque à l'ordre de : DAWSON FRANCE, B.P.57,91871, Palaiseau, Cedex, France Québec Science, magazine à but non lucratif, est publié 10 fois l'an par la revue Québec Science.La direction laisse aux auteurs l'entière responsabilité de leurs textes.Les titres, sous-titres, textes de présentation et rubriques non signés sont attribuables à la rédaction.Tous droits de reproduction, de traduction et d'adaptation réservés.ABONNEMENTS ET CHANGEMENTS D'ADRESSE Téléphone : (418) 657-4391 PUBLICITÉ Communications Publi-Services inc.1, rue Forget, Saint-Sauveur (Québec) JOR IRQ Géraldine Richard, Jean Thibault Tél.: (514) 227-8414 Téléc.: (514) 227-8995 RÉDACTION Téléphone : (514) 843-6888 Télécopieur : (514) 843-4897 Dépôt légal : Bibliothèque nationale du Québec Premier trimestre 1995, ISSN-0021-6127 Répertorié dans Repère et dans l’Index des périodiques canadiens.© Copyright 1994 - La Revue Québec Science @ Imprimé sur papier contenant 50 % de fibres recyclées et 40 % de fibres désencrées (post-consommation) Québec Science reçoit l'aide financière du ministère de l'Industrie, du Commerce, de la Science et de la Technologie (Programme Revues de vulgarisation scientifique et technique) et du gouvernement du Canada (Programme Sciences et Culture Canada) ES Gouvernement du Québec Ministère de l’Industrie, du Commerce, de la Science et de la Technologie 1+1 Industrie Canada Industry Canada Membre de: The Audit Bureau CPPA & Québec Science est produit sur cassette par l'Audiothèque, pour les personnes handicapées de l'imprimé.Téléphone : (418) 627- 6 Québec Science / Mars 1995 - : ÉIS.R'fJïgl I Kfaini ilMi k 'iiripnSfi iMm Actualités Prozac, Élavil et les autres.ÏIIB* iBttltS' ifliip itteiw USÉ» l.ltsk )«»¦¦ tiletli® jiîlirt! si« Entre la déprime et le cancer Les dépressions sont fréquentes chez les patients cancéreux, mais la médecine offre tout un attirail pharmaceutique pour y faire face.Hélas, on vient de découvrir que le Prozac, l'Élavil et les autres antidépresseurs sont aussi des promoteurs du cancer.Le Prozac a fait la « une » d’à peu près tous les grands magazines, du Time a,L’actualité.C’est le symbole d’une toute nouvelle vague de médicaments de l’âme, « dessinés » par les pharmacologues et réputés ne causer à peu près aucun effet secondaire ni problème d’accoutumance.Le médicament parfait.Mais voilà que cet antidépresseur doux est soupçonné d’être, à faibles doses, un agent promoteur de certains cancers.L’accusation est très sérieuse : les patients cancéreux sont des clients privilégiés du Prozac.Ils souffrent de dépression grave trois fois plus souvent que la population en général.Et dans le cas des femmes atteintes du cancer, c’est encore pire.Le plus grave, c’est que cet effet ne serait pas exclusif au Prozac, mais commun à l’ensemble des substances connues pour moduler les émotions.Entre le cancer et la dépression, nous tombons de Charybde en Scylla ! C’est un article paru dans la revue Cancer Research qui a lancé le débat, il y a plus de deux ans.Une équipe du département d’oncologie de l’Université du Manitoba, dirigée par le docteur Lome Brandes, venait de découvrir que deux par Pierre Sormany im = \î JJ / - fcîir Le docteur Lome Brandes du département d'oncologie de l'Université du Manitoba.Son équipe a découvert que deux des médicaments les plus utilisés pour traiter les dépressions des patients cancéreux, le Prozac et l'Élavil, accéléraient le rythme de croissance de plusieurs tumeurs chez les rats.des médicaments les plus utilisés pour traiter les dépressions des patients cancéreux, le Prozac (fluoxétine) et l’Élavil (amitriptyline), accéléraient le rythme de croissance de plusieurs tumeurs chez les rats, en particulier les tumeurs mammaires.L’équipe récidivait en mai dernier en démontrant que des antihistamines, administrées à faibles doses, avaient le même effet de promotion de certains cancers.L’article proposait cette fois une explication : les antihistamines bloqueraient les sites récepteurs d’une enzyme (la cytochrome P-450) qui joue un rôle important dans le contrôle du métabolisme et la croissance cellulaire.Or, constate Lome Brandes, la sérotonine, ce messager cérébral des émotions sur lequel porte l’action des antidépresseurs, et les histamines (médiateurs des réactions immunitaires) ont des structures chimiques voisines.Ce qui serait vrai des antihistamines le serait aussi de l’ensemble des médicaments modulant les émotions.« Techniquement, je n’ai fait des études que sur le Prozac et l’Élavil, dit le chercheur mani-tobain.Je n’ai donc pas de données pour les autres antidépresseurs.Mais il serait naif de supposer que l’effet décou- vert n’est pas plus général.» Dans ses études, les rats recevaient des doses de Prozac, d’Élavil ou d’antihistamines comparables à celles qu’on administre normalement à un patient cancéreux.L’équivalent pour nous d’une à quatre pilules de Prozac par jour, par exemple.Dans les milieux de la pharmacologie, on s’est empressé de minimiser la découverte.Ce qui vaut pour le rat auquel on injecte des tumeurs actives, a-t-on répondu, ne serait pas nécessairement un bon modèle pour l’être humain.Foutaises ! répond Lome Brandes.« Toutes les substances sont testées de la même façon pour vérifier leur inocuité.Quand on découvre qu’elles ont un effet anti-cancer, on est tout excité.Alors, pourquoi le modèle animal cesserait-il d’être valide quand c’est l’effet contraire qu’on mesure ?» Justement, nous voici au cœur de la controverse.Avant de mettre le Prozac en marché, la compagnie Eli Lilly l’avait testé à long terme sur des rats et démontré qu’il n’avait aucun effet cancérigène.Mieux, la fluoxétine, à doses moyemies ou fortes, aurait contribué à réduire la taille de certaines tumeurs implantées au préalable chez les rongeurs.Les rats Québec Science / Mars 1995 7 Actualités Astronomie Les hoquets du cosmos Depuis leur découverte, en 1973, on croyait que les rayons gamma étaient associés à l'activité de certaines étoiles à neutrons de notre galaxie.Mais les données récentes de l'observatoire orbital Compton viennent brouiller les cartes du ciel.manitobains seraient-ils différents des rats américains ?Lome Brandes aborde la question sous un autre angle : « Nous ne disons pas que le Prozac est cancérigène.Nous disons qu’il a une action de promotion des cancers déjà présents.Cela peut expliquer l’absence d’effets négatifs détecté par Eli Lilly sur des animaux sains.» Quant à l’effet anti-cancéreux annoncé par le fabricant, le chercheur manitobain vient tout juste de faire paraître dans le Journal of Clinical Pharmacology (février 1995) un rappel utile : de nombreux produits chimiques qui ont, à fortes doses, un effet toxique sur les cellules, sont au contraire des promoteurs de croissance lorsqu’ils sont consommés à faibles doses.Brandes cite le cas du lithium, des interleukines, de certains estradiols et de plusieurs autres médicaments anti-cancéreux.Mais il insiste surtout sur le tamoxiphène, un médicament largement utilisé dans le traitement des cancers du sein et qu’on a associé plus récemment à la promotion du cancer de l’utérus.Or, la structure chimique du tamoxiphène est, elle aussi, assez proche de celle des médicaments de la famille du Prozac.La difficulté, c’est que les outils statistiques utilisés par les laboratoires pharmaceutiques prennent pour acquis que la réponse cellulaire est proportionnelle à la concentration des médicaments.Si on ne trouve rien à fortes doses (ou plus encore si l’effet est anticancéreux), on en conclut que le produit est inoffensif.« Ces tests de régression linéaire ne 8 Québec Science / Mars 1995 permettent pas de mesurer des effets qui se produisent à faibles doses et disparaissent ensuite », déplore le chercheur.Ce qui complique le tableau, c’est que cette réponse aux médicaments ne dépend pas seulement des concentrations, mais aussi du type de cancer.Depuis les premiers travaux de Brandes, publiés il y a deux ans, au moins trois études (américaines et japonaises) ont confirmé cet effet de promotion de certains cancers.« Mais la même concentration semble accélérer la croissance de mélanomes humains greffés sur un rat, tout en inhibant un cancer du rein.» Doit-on alors bannir les antidépresseurs ?Non, répond Brandes.« Nous ne sommes pas en croisade contre le Prozac ou l’Élavil.Nous sommes conscients que les antidépresseurs sont essentiels pour bien des gens.Mais, pour tout médicament qu’on prescrit, il faut pondérer les avantages et les risques.Devant un dépressif suicidaire, les avantages de la médication dépassent largement le danger de promotion du cancer.Nous nous interrogeons seulement sur la pertinence de prescrire ces produits, presque d’une façon routinière, dans le cas des patients cancéreux.» Quant aux dépressifs qui ne souffrent pas du cancer, il semble que le risque soit minime pour eux puisque les produits en cause ne suffisent pas à déclencher la maladie.Brandes nuance toutefois : il recommanderait la prudence, dans le cas de grands fumeurs par exemple, ou de toute autre personne qui court le risque de développer un cancer.• par Pedro Rodrigue Presque chaque jour, depuis les confins de l’espace, une violente rafale de rayons gamma vient balayer la Terre.Ces photons invisibles mais porteurs d’une très grande énergie n’ont pas d’effet sur nous, car les couches supérieures de l’atmosphère les arrêtent.Cependant, la densité de ce rayonnement est si grande, compte tenu de l’éloignement probable de leur source, que les astronomes considèrent ces sursauts comme les plus formidables manifestations de puissance que nous connaissions dans l’Univers.Qu’est-ce qui les cause ?Et, surtout, d’où viennent-ils ?Durant près de 20 ans, on a cru que ces imprévisibles sursauts de rayons gamma émanaient de manière cyclique des étoiles à neutrons du disque de notre galaxie.Un phénomène qu’on associait à l’effondrement progressif de la matière de ces étoiles massives sous l’effet de leur énorme gravité.Mais ce n’était qu’une hypothèse.Pour en avoir le cœur net, la NASA a mis en orbite, au début de la décennie, le satellite d’observation Compton.L’une des principales missions de ce satellite, connue sous le nom de Burst and Transient Source Experiment (BATSE), consiste justement à observer les énigmatiques vagues de rayons gamma.Déjà, l’observatoire Compton a détecté plus de 1 000 de ces événements.Mais voilà : au lieu de confirmer l’hypothèse de départ sur laquelle s’accordaient jusqu’ici la plupart des astrophysiciens, BATSE lui a rapidement donné le coup de grâce.Première constatation : les sursauts ne sont probablement pas d’origine galactique puisque leur distribution dans l’espace est régulière.Qui plus >**1.¦/ .I| « Nous ne disons pas que le Prozac est cancérigène.Nous disons qu'il a une action de promotion des cancers déjà présents.» 3'/ait I à SOE I «de I itaiioiKlK | I I » est, ils ne semblent pas suivre une direction plutôt qu’une autre en particulier.À la lumière de ces observations, les astrophysiciens penchent donc de plus en plus pour une origine cosmologique du phénomène.Ce qui résout certains problèmes.mais en fait apparaître d’autres.Ainsi, on est de moins en moins certain que plusieurs sursauts puissent provenir de manière cyclique d’une même source.En effet, s’ils se produisent à des distances cosmologiques lointaines, ces phénomènes ont une telle ampleur qu’ils doivent détruire à coup sûr l’environnement qui les a créés.De plus, si les vagues de rayons gamma ont vraiment une origine cosmologique, il faudra revoir en profondeur les données qui permettent de déduire la luminosité intrinsèque de chaque sursaut.Comme ils se produisent à des distances variables, les sursauts nous parviennent évidemment avec des intensités variables.La question qui se pose alors est la suivante : les sursauts ont-ils à peu près tous la même luminosité ou y en a-t-il des gros et des petits ?Et, si c’est le cas, quel rapport y a-t- il entre la taille des plus gros et celle des plus petits ?Ces interrogations peuvent sembler banales, mais elles sont inévitables si les astronomes veulent comprendre le genre d’environnement susceptible de donner naissance à ce phénomène.Les observations de BATSE indiquent que plus de 80 % des sursauts détectés se situent dans une fenêtre de luminosité assez étroite, qui ne dépasse pas un facteur de six.Ce qui signifie que les plus forts d’entre eux sont six fois plus puissants que les plus faibles.Lorsque l’on tient compte de la courbure de l’espace, l’étroitesse de cette fenêtre devient plutôt gênante, car la distribution des luminosités observées ne devient possible que dans le contexte d’un Univers en expansion accélérée (c’est-à-dire en ramenant dans les équations la fameuse constante cosmologique positive avec laquelle Einstein a failli s’étouffer).À moins, évidemment, que les sursauts de rayons gamma n’aient évolué avec le temps et que leur luminosité intrinsèque n’augmente avec leur âge et, par conséquent, avec la distance qui nous sépare de leur énigmatique source.• Une pluie de rayons gamma sur la Terre ?Il s'agit d'un montage d'artiste.Il faut se rappeler que les rayons gamma sont invisibles à l’oeil nu._________
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