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Titre :
Québec science
Principal magazine d'information scientifique généraliste québécois. [...]

Le mensuel d'information scientifique Québec Science est publié à partir de 1970. Il est le résultat de l'acquisition par l'Université du Québec de la revue Jeune scientifique, qui était publiée par l'Acfas. C'est Jocelyne Dugas, auparavant responsable de la revue Techniques, publiée par le ministère de l'Éducation, qui préside à cette mutation.

Québec Science opte pour une formule plus journalistique que pédagogique. La revue sera un terreau de développement de la profession de journaliste scientifique. Michel Boudoux, Yannick Villedieu, Christian Coutlée, Daniel Choquette, Solange Lapierre-Czerniecki, Pierre Sormany, Michel Gauquelin, Madeleine Harbour, Fabien Gruhier, Lise Laberge, Gilles Provost, Gilles Paquette, François Picard y participent.

La revue vise à intéresser les jeunes à la science et aux carrières scientifiques en leur offrant une information scientifique à jour présentée par des articles rigoureux et approfondis. Un accent est mis sur l'attractivité visuelle; une première couverture signée par le graphiste Jean-Pierre Langlois apparaît ainsi en septembre 1973. Pierre Parent et Richard Hodgson poursuivront le travail de ce dernier. Diane Dontigny, Benoit Drolet et André Delisle se joignent à l'équipe au milieu des années 1970, alors que Jean-Pierre Rogel en dirige la rédaction à partir de l'automne 1978.

Les premières années sont celles de l'apprentissage du journalisme scientifique, de la recherche de l'équilibre entre la vulgarisation, ou plutôt la communication, et la rigueur scientifique. Les journalistes adoptent styles et perspectives propres à leur métier, ce qui leur permet de proposer une critique, souvent liée à l'écologie ou à la santé. Plus avant dans les années 1970, le magazine connaît un grand succès, dont témoignent l'augmentation de ses ventes et la résonance de ses dossiers.

Québec Science passe sous la responsabilité des Presses de l'Université du Québec en 1979. La revue est alors prospère; en 1980, le magazine est vendu à plus de 25 000 exemplaires, dont 20 000 par abonnement. Les années 1980 sont plus difficiles à cause de la crise économique. Luc Chartrand pratique le journalisme d'enquête pour la revue, dont l'équipe de rédacteurs se renouvelle. On assiste ainsi à l'arrivée de Gilles Drouin, Bernard Giansetto, Claude Forand, Louise Desautels, François Goulet et Vonik Tanneau. Québec Science produit des articles sur les sujets de l'heure : pluies acides, sida, biotechnologies.

Au tournant des années 1990, le magazine fait davantage appel à des collaborateurs externes - journalistes, professeurs et scientifiques. Le cégep de Jonquière devient l'éditeur de la revue. Il en gardera la charge jusqu'au transfert de Québec Science à Vélo Québec en 2008.

Au moment de l'arrivée, en 1994, du rédacteur en chef actuel, Raymond Lemieux, le magazine est encore en difficulté financière. Il connaîtra cependant une relance, fort de la visibilité engendrée par la publication, depuis février 1993, d'un numéro spécial sur les découvertes scientifiques de l'année au Québec. Québec Science devient le premier média québécois à se trouver sur Internet, ce qui lui offre un rayonnement international. Le magazine surfe sur cette vague, avec davantage de contenus et de grands reportages qui franchissent les frontières du Québec; il obtient un soutien accru du gouvernement québécois, ce qui lui permet de recomposer une équipe de journalistes : Catherine Dubé, Vincent Sicotte, Marie-Pierre Élie, Joël Leblanc viennent travailler pour la revue.

Québec science profite ensuite de l'engouement pour les avancées technologiques et s'attire de nombreux collaborateurs qui maintiennent le dynamisme de la revue.

Source :

LEMIEUX, Raymond, Il était une fois¿ Québec Science - Cinquante ans d'information scientifique au Québec, Québec / Montréal, MultiMondes / Québec Science, 2012, 165 p.

Éditeurs :
  • Québec :Les Presses de l'Université du Québec,1970-,
  • Montréal :Vélo Québec éditions inc.
Contenu spécifique :
Octobre
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Jeune scientifique
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Références

Québec science, 1995, Collections de BAnQ.

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Québec Microsoft ou l'art de se faire des ennemis tence Volume 34, numéro 2 Octobre 1995,3,95 S Anguilles sous roche l e pape É de l'Internet Manuels de survie en forêt : le vrai et le faux ceux qui savaient, ceux qui pouvaient , » Radar sat > vmms3s*!±: * s l'œil canadien \ 77333301719810 POURQUOI CHOISIR L’UNIVERSITÉ UVAL POUR VOS ÉTUDES DE 2e ET 3e CYCLES ?Pour le savoir : (418) 656-2464 ou 1-800-561-0478 Des professeurs chercheurs chevronnés qui partagent leur savoir Des programmes de formation nouveaux besoins Des programmes importants de bourses et de soutien financier Une université complète dans un milieu stimulant Des liens étroits avec l'entreprise privée et le marché du travail Faculté des études supérieures LE SAVOIR DU MONDE PASSE PAR ICI Renée Cloutier, professeur Dinh N.Nguyen, doyen Faculté des sciences de l'éducation Faculté des études supérieures Denis Bélanger, étudiant Annik Delagrave, étudiante Bostien Bouchard, étudiant Maîtrise en administration des affaires Doctorat en génie civil Maîtrise en communication publique Pavillon Jean-Charles Bonenfant, Québec, Canada G1K 7P4 Le magazine Québec science Fiable et passionnant ! Toute l'actualité en environnement, santé, énergie, éducation, communications, espace, biotechnologies, transports, innovations technologiques, recherche fondamentale au Québec et dans le monde.Québec Science présente les faits, explique, met en perspective, avec les nuances nécessaires, pour aider à comprendre les grands enjeux de notre société.À lire : reportages, entrevues, chroniques, dossiers fouillés, suppléments, illustrations détaillées.Voulez-vous découvrir, en savoir plus, mieux comprendre ?Québec Science répond à vos questions, vous permet d’aller plus loin, jusque dans le futur.Offre spéciale 33e anniversaire 6 numéros pour 22,95$ seulement Cette offre expire le 30 juin 1996.Québec l.'éwolut*on est une loterie que I*"3* ^ angines deT^r* rTrnhescnqu»oon Québec : (418) 657-4391 Ailleurs : 1-800-613-4391 Votre cadeau 1 reliure pour l'abonnement de 2 ans 2 reliures pour l'abonnement de 3 ans M w | ¦ ?je m'abonne à Québec Science I I j'offre un abonnement [Z! 6 numéros 22,95 $ TTC ?1 an (10 n") 37,60 $ TTC ?2 ans (20 n°') 64,95 $ TTC ?3 ans (30 n“) 89,91 $ TTC Tarifs valables au Canada seulement.Numéro ^'enregistrement de la TPS : R-1335-97427 Numéro d'enregistrement de la TVQ : 1013609086 Détachez et expédiez à Québec Science C.P.250, Sillery (Québec) GIT 2R1 Tél.: (418) 657-4391 Téléc.: (418) 657-2096 Internet: courrier@QuebecScience.qc.ca Faites-moi parvenir la (les) reliure(s) O j i Faites-la (les) parvenir à la personne que j'abonne I I (Allouez 4 semaines pour l'expédition) Nom Prénom Adresse n° rue app.ville province code postal Profession téléphone I iChèque i Mandat-poste D Visa I l MasterCard Chèque ou mandat-poste à l'ordre de Québec Science N° de carte Date d'expiration / Signature Offert par : Nom Prénom Adresse n° rue app.ville province code postal QS 10-95 Billet Douter IB- 9 information scientifique telle que je la conçois maintenant débouche vraiment sur la contesta-¦ tion de l’activité scientifique.» Ce n’est pas un obscurantiste du Moyen Âge ni un fauteur de troubles écologiste qui a dit ça, c’est Fernand Seguin.Québec Science s’inscrit dans cette ligne de pensée.Si nous croyons, au magazine, qu’il est nécessaire de rapprocher la science des gens en la vulgarisant, il est tout aussi nécessaire de divulguer des informations scientifiques et de mettre sur la place publique les controverses qui secouent le monde des chercheurs.Au risque de brusquer certains responsables scientifiques.Et après ?Leur parole n’est, après tout, pas toujours irréprochable ou dénuée d’intérêt.À moins qu’on soit dupe.C’est ainsi que, pendant 10 ans, nous nous sommes contentés du discours scientifique de la Croix-Rouge canadienne sur les décisions qu’elles a prises en ce qui concerne la gestion du sang, dont une certaine partie était considérée comme potentiellement contaminée.Des faits scientifiques mettaient pourtant sérieusement en doute les décisions des responsables de la Croix-Rouge.Et il y avait suffisamment d’études pour inviter à la prudence, comme le démontre Johanne McDuff, journaliste à Radio-Canada, dans un texte qu’elle signe dans ce numéro.C’est d’ailleurs elle qui a pris la peine, l’an dernier, de retracer et de révéler les faits longtemps occultés par les responsables de la distribution de produits sanguins.Lorsque les scientifiques sont coincés entre les faits et l’autorité institutionnelle à laquelle ils sont assujettis, c’est aux journalistes d’y voir clair, comme Johanne McDuff l’a fait.C’est d’ailleurs contre ce genre de piège que Fernand Seguin nous mettait en garde.Î*C On les appelle internautes.Ils ont fait de la planète leur village.Leur village global, comme on dit.En fait, avec le réseau Internet, c’est l’utopie de la communication totale qui est en train de se réaliser sous nos yeux.Un homme, Vint Cerf, peut être considéré comme le principal fondateur du réseau.Vingt-cinq plus tard, il est resté visionnaire, constate notre collaborateur Jean-Hugues Roy qui l’a rencontré à Washington, en août dernier.Visionnaire, ce n’est certainement pas la qualité dominante de nos gestionnaires des pêches : les grands stocks de morue ont été décimés, puis ceux du flétan et de l’aiglefin.Et voilà que l’anguille, dont la chair est très appréciée des Européens, pourrait connaître le même sort.Isabelle Montpetit a enquêté sur l’énigmatique déclin de l’anguille d’Amérique.Enfin, Claude Lafleur nous présente l’œil canadien.Il s’agit en fait du nouveau satellite Radarsat, dont le lancement constitue la première étape du nouveau programme spatial canadien.On ne verra plus, semble-t-il, le pays, ses lacs et ses forêts de la même manière.Et ce n’est pas une promesse constitutionnelle.Raymond Lemieux Actualités 7 Énergie Du blé d'Inde dans le moteur Le maïs a remplacé le « tigre » dans l’essence.Plus d’une cinquantaine de stations-service offrent maintenant un carburant composé en partie d’éthanol extrait de maïs cultivé.par Benoît Chapdelaine 8 Manuels de survie : le vrai et le faux Les manuels de survie en forêt sont des dangers publics, selon André-François Bourbeau de l’Université du Québec à Chicoutimi.par Raymond Lemieux 10 Pharmaceutique Le Québec d'abord Le Québec vient de doubler l’Ontario en recherche pharmaceutique.Et c’est un chercheur de rUniversité de Toronto qui l’affirme.par Isabelle Hachey 11 Chronique Internet La nébuleuse Internet Rencontre avec le directeur de l’Internet Society.par Jean-Hugues Roy 12 Nouvelles brèves • Informatique : le temps zéro • Intermax ou Internet ?• Une sculpture qui dépollue • Le Japon câblé grâce à l'IREQ par Pedro Rodrigue Chroniques 83 Innovations par l’Agence Science-Presse 84 La dimension cachée Radio activité par Raynald Pépin 86 Histoires de science La faim du monde par Danielle Ouellet 88 Science et culture Laval en orbite par Pedro Rodrigue À l'agenda 89 Livres Civilisation 101 par Pedro Rodrigue CD-ROM Un texte enchanteur vieux de 3 000 ans par Claude Mardi 90 Entrevue avec Storrs McCall Un nouveau modèle de l'univers par Roger Tétreault 4 Québec Science / Octobre 1995 Santé publique Sommaire Vint Cerf de l'Internet Vint Cerf a jeté les assises du premier réseau planétaire de l’information.Aujourd’hui, ce réseau est tellement populaire qu’il pourrait s’écrouler sous le poids de ses utilisateurs.Mais Vint Cerf est optimiste : « Rappelez-vous que l’Internet a été conçu pour survivre à une attaque nucléaire ! » pa r Jean-Hugues Ron ¦ tÊÊÊ^m 18 Microsoft ou l'art de se faire des ennemis La décennie 80 a été celle des logiciels, et c’est Microsoft qui l’a dominée.Aujourd’hui, le géant lorgne du côté du cyberespace.Non sans susciter des appréhensions.par Jean-Hugues Roy 79 Radarsat : l'œil canadien Radarsat, le nouveau satellite canadien nous promet des images d’une précision inégalée.Voici un avant-goût de ce qu’il nous enverra.De quoi ravir bien des chercheurs.par Claude Lqfleur Sang contaminé Ceux qui savaient, ceux qui pouvaient L’affaire du sang contaminé est non seulement une tragédie sociale et médicale mais aussi une tragédie scientifique.Une valse-hésitation qui a hypothéqué la vie de centaines de Canadiens.Comment cela a-t-il été possible ?par Johanne McDuff Contaminations à l'hépatite C : le drame aurait pu être évité La contamination de milliers de personnes par le virus de l’hépatite C à la suite de transfusions nous a été révélée cette année.Les risques de contammation étaient pourtant alors connus des autorités médicales.par Johanne McDuff amJÇl Anguilles / O sous roche Étranges serpents d’eau, les anguilles viennent de moins en moins nager dans le Saint-Laurent.Pêcheurs et biologistes se perdent en conjectures sur les causes de ce déclin.par Isabelle Montpetü Québec Science / Octobre 1995 5 Liberté! Montréal Je suis abonné à votre magazine depuis quelques mois et j’en suis un lecteur assidu depuis.Dans votre numéro d’avril 1995, il était question dans la chronique Internet que le libertel de Montréal serait en activité en avril ou mai.Ainsi, depuis avril, je scrute les journaux, les nouvelles télévisées et votre magazine dans l’espoir d’y trouver sa date officielle d’ouverture et son numéro de téléphone.Malheureusement, je n’ai pas encore trouvé une ligne traitant du sujet.Alexandre Fortier Beloeil Le libertel de Montréal n’a obtenu la subvention nécessaire à son démarrage qu'en juin dernier.Une nouvelle date d’ouverture du service a été annoncée, il s’agit du 15 octobre.Pour plus de renseignements, il faut appeler au 990-7366, à Montréal.Jean-Hugues Roy On n'a encore rien vu Étonnant, ce ramassis de clichés de « L’homme qui a vu l’homme qui a vu l’OVNI » (Québec Science, juillet-août 1995).Alors qu’on est plus ou moins 900 000 personnes à avoir vécu des contacts extraterrestres depuis 1949, vous nous rebâchez un vieux discours des années 40 (celui des autorités militaires et des hauts pouvoirs de différents pays).Décidément, on se serait attendu à quelque chose d’un peu plus éclairant.Vous continuez à vivre et à vous entretenir dans votre ghetto dit « logique ».Nicholas Gauvin Sherbrooke L'escadrille 19 a été retrouvée J’ai lu avec beaucoup d’intérêt le texte traitant du mystère du Triangle des Bermudes (Québec Science, juillet-août 1995).Je me suis d’ailleurs intéressé pendant plusieurs années à chacune des grandes énigmes mentionnées dans ce numéro.En ce qui a trait au Triangle, je n’ai jamais cru qu’il puisse y avoir un mystère quelconque à l’origine des disparitions de bateaux et d’avions.À mon avis, tout se résume à des erreurs humaines, à des troubles mécaniques et à des phénomènes naturels (.) Dans le Journal de Québec du 18 mai 1991, un texte en provenance de l’agence Reuter, mentionne qu’à Fort Lauderdale, en Floride, des plongeurs ont retrouvé les cinq bombardiers Avenger TBM de l’escadrille 19 perdue en mer en décembre 1945.(.) Un bon mystère ou une bonne énigme, c’est plaisant pour un esprit scientifique de tenter de l’expliquer mais.faudrait pas en inventer ! Vous l’avez très bien dit : c’était un canular tropical.Marc Giroux Donon Ouest Un cosmos accessible J’ai lu avec attention vos articles sur la cosmologie (Québec Science, juin 1995).C’était bien fait.Félicitations.D’Jacques P.Vallée Institut Herzbeip d’Astrophysique Comeil national de la Recherche du Canada Ottawa Mea culpa Je dois m’excuser pour mon erreur dans la réponse du triangle acutangle divisé en huit petits triangles acutangles (Québec Science, juillet-août 1995).Je vous envoie une autre figure qui est la bonne réponse.Jean-Marie Labrie Sherbrooke Donnez-nous vos commentaires ! Vous avez des commentaires et des suggestions sur le magazine ?Écrivez-nous à l'adresse suivante, ou envoyez-nous une télécopie au (514) 843-4897.Québec Science 425, rue De La Gauchetière Est Montréal (Québec) H2L2M7 Adresse électronique courrier@QuebecScience.qc.ca Québec Science CEGEP de Jonquière Publié par La Revue Québec Science 425, rue De La Gauchetière Est Montréal (Québec) H2L2M7 courrier@QuebecScience.qc.ca DIRECTION Directeur général : Michel Gauquelin Adjointe administrative : Nicole Lévesque RÉDACTION Rédacteur en chef : Raymond Lemieux Adjoint à la rédaction : Normand Grondin Comité de rédaction : Patrick Beaudin, Jean-Marc Carpentier, Jean-Marc Fleury, Rosemonde Mandeville, Isabelle Montpetit, Gilles Parent, Sarah Perreault, Pierre Sormany, René Vézina Collaborateurs : Benoît Chapdelaine, Isabelle Hachey, Claude Lafleur, Johanne McDuff, Claude Marcil, Isabelle Montpetit, Danielle Ouellet, Raynald Pepin, Jean Pichette, Pedro Rodrigue, Jean-Hugues Roy et Roger Tétreault Page couverture : Publiphoto lllustrations/photos : Normand Labelle, Laurent Leblanc, Alain Massicotte, Pierre-Paul Pariseau Correction : Natalie Boulanger PRODUCTION Direction artistique : Normand Bastien Séparation de couleurs, pelliculage électronique : Film-O-Progrès Impression : Interweb COMMERCIALISATION Abonnements : Nicole Bédard Distribution en kiosques : Messageries Dynamiques ABONNEMENTS Tarifs (taxes incluses) Au Canada À l'étranger lan (10 numéros) 37,60 S 48,00 S 2 ans (20 numéros) 64,95 S 86,00$ 3 ans (30 numéros) 89,91 S 125,00$ À l'unité 4,50 S 5,25$ Groupe (10 ex./même adresse) 34,19$ Non disponible Pour abonnement et changement d'adresse QUÉBEC SCIENCE C.P.250, Sillery (Québec) GIT 2R1 Pour la France, faites votre chèque à l'ordre de : DAWSON FRANCE, B.P.57, 91871, Palaiseau, Cedex, France Québec Science, magazine à but non lucratif, est publié 10 fois l'an par la revue Québec Science.La direction laisse aux auteurs l'entière responsabilité de leurs textes.Les titres, sous-titres, textes de présentation et rubriques non signés sont attribuables à la rédaction.Tous droits de reproduction, de traduction et d'adaptation réservés.ABONNEMENTS ET CHANGEMENTS D'ADRESSE Téléphone : (418) 657-4391 PUBLICITÉ Communications Publi-Services inc.1, rue Forget, Saint-Sauveur (Québec) JOR IRQ Géraldine Richard, Jean Thibault Tél.: (514) 227-8414 Télec.: (514) 227-8995 RÉDACTION Téléphone : (514) 843-6888 Télécopieur : (514) 843-4897 Dépôt légal : Bibliothèque nationale du Québec Quatrième trimestre 1995, ISSN-0021-6127 Répertorié dans Repère et dans VIndex des périodiques canadiens.© Copyright 1995 - La Revue Québec Science ® Imprimé sur papier contenant 50 % de fibres recyclées et 40 % de fibres désencrées (post-consommation) Québec Science reçoit l'aide financière du ministère de l'Industrie, du Commerce, de la Science et de la Technologie (Programme Revues de vulgarisation scientifique et technique) et du gouvernement du Canada (Programme Sciences et Culture Canada) n Gouvernement du Québec Ministère de l'Industrie, du Commerce, de la Science et de la Technologie l+l Industrie Canada Industry Canada Membre de : The Audit Bureau CPPA >6 Québec Science est produit sur cassette par l'Audiothèque, pour les personnes handicapées de l'imprimé.Téléphone : (418) 627-8882 6 Québec Science / Octobre 1995 Actualités Énergie Du blé d'Inde dans le moteur Dans le passé, on vous suggérait de mettre du « tigre » dans votre moteur.Aujourd'hui, plus prosaïquement, on fait le plein de maïs, en attendant de faire un jour le plein de paille, de fléole des prés ou de panic érigé.par Benoît Chapdelaine Après avoir comblé les besoins des consommateurs de maïs, du blé d’Inde en épi à la moulée, les producteurs rêvent maintenant de nourrir.les automobiles.Un rêve qui est déjà, dans une certaine mesure, une réalité, puisque depuis un an une soixantaine de stations Sonic du Québec offrent à la pompe un carburant composé en partie d’extraits de maïs (de 5 % à 10 %).Identifié par un panneau illustrant un épi de maïs, les stations vendent ce nouveau carburant (de l’éthanol, un alcool tiré de la fermentation du sucre contenu dans le grain de maïs) à peu près au même prix que l’essence ordinaire.Jusqu’ici, la réponse des consommateurs est excellente, dit Dominic Scippio, directeur général de Sonic, une division de la Coopérative fédérée de Québec, la plus importante entreprise agroalimentaire au Québec.Certaines stations enregistrent même plus de 30 % de leurs ventes avec le boyau vert de la pompe à maïs ! Mais « l’essence verte » n’est pas une affaire de convictions écologistes; c’est une histoire de gros sous.Depuis 1993, la Fédération des producteurs de cultures commerciales du Québec, une division de l’Union des producteurs agricoles, Une soixantaine de stations offrent à la pompe un carburant composé en partie d'extraits de maïs, une initiative condamnée à la fois par Greenpeace et l'Union québécoise pour la conservation de la nature et le Conseil du patronat du Québec.est associée au projet d’implantation d’une usine d’éthanol de 100 millions de dollars à Saint-Hyacinthe, une ville entourée de champs de maïs.« Ce qu’on veut faire, c’est un beau grand alambic ! » dit Michel Neveu, secrétaire de la Fédération.Le principal promoteur du projet est Commercial Alcohols, ime firme de Brampton, en Ontario, qui est à l’éthanol ce que Molson est à la bière.Commercial Alcohols vend de l’éthanol depuis 1959 pour différents usages industriels et fournit déjà en éthanol les stations-service Sonic au Québec et Co-Op en Ontario.Au nom de la préservation de la couche d’ozone, les gouvernements fédéral et ontarien ont par ailleurs aboli les taxes sur l’éthanol à la pompe, sans quoi son prix serait beaucoup plus élevé, car il est environ deux fois plus coûteux à produire que l’essence ordinaire.Cependant, le gouvernement québécois hésite à utiliser le même raisonnement et tarde à donner un coup de pouce au projet de la Fédération.Il faut dire qu’il n’y a pas consensus sur les vertus de l’éthanol.Des groupes qui ont aussi peu en commun que le Conseil du patronat du Québec, Greenpeace et l’Union québé- coise pour la conservation de la nature condamnent son utilisation pour des raisons tantôt économiques, tantôt environnementales.Les emplois créés dans l’industrie de l’éthanol seront perdus dans l’industrie pétrolière, soutiennent les patrons.Tandis que les écologistes estiment que, si l’éthanol est moins polluant, la culture du maïs, en revanche, est parmi celles qui exigent le plus de fertilisants, de pesticides et d’autres produits chinriques.Quoi qu’il en soit, la production de maïs a, au Québec, des limites « naturelles ».En effet, cette céréale ne pousse que dans les régions les plus chaudes de la province.Par contre, aux États-Unis, il en va autrement.L’Environmental Protection Agency recommande maintenant aux industries pétrolières de favoriser l’éthanol à base de maïs comme additif pour rendre l’essence moins polluante.Et le fameux Clean Air Act exige la vente d’essence « reformulée » (riche en oxygène) dans les neuf villes où la pollution atmosphérique est la plus aiguë, dont Los Angeles, New York et Chicago.Une entreprise américaine, Kiewit Fuels Inc., tente d’ailleurs d’obtenir l’appui financier du gouvernement québécois pour construire, au coût de 500 millions de dollars, une Québec Science / Octobre 1995 Actualités v/::: lliliXt usine vouée à la transformation du maïs en éthanol.Elle produirait aussi un autre type de carburant à partir du bois, le méthanol.La Société générale de financement est le partenaire québécois de Kiewit Fuels Inc.L’éthanol est souvent associé au mais parce que ce dernier est cultivé couramment en Amérique.Mais, au Brésil par exemple, il est dérivé de la canne à sucre.Des chercheurs du Canada et des États-Unis essaient également d’extraire de l’éthanol de la cellulose de plantes comme le foin ou le panic érigé.Contrairement au maïs, ces plantes n’ont pas besoin de puissants produits chimiques pour pousser convenablement.Elles coûtent donc moins cher à produire, en plus de mieux résister aux températures froides et d’offrir plus de matière sèche par hectare.Par contre, il est plus coûteux et laborieux d’en extraire le sucre, et il n’y a pas de réseau de distribution d’établi.À Sainte-Anne-de-Bellevue, une équipe du Collège MacDonald de FUniversité McGill concentre ses travaux sur le panic érigé, tandis qu’Agriculture Canada, en collaboration avec l’Université Laval, essaie d’extraire la cellulose de la paille et de la fléo-le des prés.L’objectif est de réduire, à peu de frais, des chaînes de molécules autrement plus complexes que celles du maïs en sucres simples.« On compare différents traitements.hachage, broyage, utilisation d’enzymes capables de briser les chaînes », explique Philippe Savoie, l’agronome et ingénieur d’Agriculture Canada qui coordonne les travaux.Les travaux de recherche s’étendront au moins jusqu’en 1998.Il faut donc être réaliste : bien des épluchettes auront lieu avant que la botte de foin trouve le chemin de la pompe à essence.• Cadets de la forêt Manuels de survie : le vrai et le faux Il existe des trucs élémentaires à retenir pour survivre si on se perd en forêt.Mais ce ne sont pas les conseils donnés dans certains livres de survie qui vous aideront.Bien au contraire ! par Raymond Lemieux Les manuels de survie en forêt qui circulent présentement sont truffés d’erreurs grossières, estime André-François Bourbeau, professeur en activité physique à l’Université du Québec à Chicoutimi.À un point tel, dit-il, qu’ils peuvent même mettre en péril l’amateur de plein air égaré ou le coureur des bois débutant ! Selon lui, les pires erreurs concernent les méthodes abondamment décrites pour faire du feu sans allumette.« Il faut s’enlever de la tête qu’en frottant deux pierres de silex l’une contre l’autre, on peut arriver à allumer un feu.C’est impossible ! » Depuis 15 ans, dans le cadre de ses études postdoctorales à l’Université du Colorado, il a analysé et expérimenté 88 guides de survie en forêt disponibles en librairie.Des guides comme ceux des Québécois Bernard Assiniwi et Paul Codere, mais également le très réputé manuel de survie de l’armée américaine.André-François Bourbeau s’est intéressé au sujet après avoir tenté — mais sans succès — de reproduire plusieurs techniques proposées dans des guides.À partir de là, il a passé tous les supposés « trucs de survie » au peigne fin.Et il est parvenu à des conclusions étonnantes.Des exemples.On prétend souvent que la neige permet d’isoler un campement d’hiver.« C’est faux, dit-il, et surtout très inconfortable, parce que la chaleur du corps fait fondre la neige et, en peu de temps, vous baignez dans l’eau.» Il faudrait alors tapisser le fond de la tente de branches d’épinette ?« Excellent pour développer des rhumatismes !, répond-il, en soulignant que les Améridiens les employaient plutôt comme plancher et non comme matelas de fond.Si vous n’avez que cela à la portée de la main, il est préférable de choisir les branches les plus sèches.Certains manuels ont aussi de quoi faire perdre littéralement le nord à leurs lecteurs.Ainsi, celui de Paul Codere dit que N de st weuonf ’"«te ui F S % à ‘Gists »»0lis H, Hïnts %, fMai 8 Québec Science / Octobre 1995 Actualités - “ ¦»(& André-François Bourbeau.Quelques (bons) conseils de survie en forêt Vous êtes perdu et le froid devient menaçant ?Il faut trouver un coin sans aucun vent pour passer la nuit.« Dissimulez-vous derrière une falaise, dans une forêt de conifères touffus, suggère André-François Bourbeau.Mais il ne suffit pas que votre corps soit à peu près à l'abri du vent, caché derrière une roche, par exemple.Il faut s'assurer, autant que possible, qu'il n'y a aucun mouvement d'air autour de soi.« Isolez-vous du sol.Le sol humide refroidit plus le corps que l'air.Il faut s'asseoir ou se coucher sur quelque chose d'épais et de sec.Par exemple, des planches de bois sèches arrachées à des troncs d'arbres à moitié pourris, des quenouilles, de la verge d'or, des branches d'épinette ou du foin très secs.« Si vous n'avez rien pour faire du feu, isolez vos vêtements.Ce sont les couches d'air à l'intérieur de vos vêtements qui conservent la chaleur.Plus elles sont épaisses, plus vous resterez au chaud.Insérez donc n'importe quel matériau poreux et sec à l'intérieur de vos vêtements, ce qui augmentera leur volume.Utilisez des feuilles mortes, de l'herbe, du papier journal, de l'écorce de bouleau, du duvet de quenouilles ou de petits morceaux de bois.» l’étoile polaire est facile à repérer, car c’est « la plus brillante ».Or, c’est tout le contraire : elle est de faible luminosité ! « L’auteur doit la confondre avec la planète Vénus », dit André-François Bourbeau.Toujours selon ce guide, la Petite Ourse est décrite de la façon suivante : “ La tête est du coté est et tourne sa queue au nord ensuite au sud enfin la tourne vers l’ouest.» Pour astronomes avertis seulement.» C’est vrai qu’il existe des trucs pour tirer son épingle du jeu lorsqu’on s’égare en forêt.Mais le meilleur conseil qu’on peut donner, c’est de prévoir le pire avant d’entreprendre une expédition.Par exemple, si on planifie une randonnée en mo-toneige, il faut absolument apporter une paire de raquettes au cas où une panne surviendrait.» Chaque année, des milliers de personnes se perdent en forêt.Et plusieurs d’entre elles risquent d’aggraver leur sort en suivant de mauvais conseils.« Malheureusement, conclut-il, il n’y a aucune norme, aucune association de survie en forêt qui pourrait donner au public une juste appréciation de ces ouvrages.» • WAmm Protection L'environnement Beaucoup de facteurs ambiants comme les pluies acides, les polluants, les abrasifs, les dépôts de sel, la boue, les poussières et les rudes conditions climatiques du Québec détruisent rapidement toutes protections.Année après année, elles s’amenuisent, permettant ainsi à la rouille de s'installer.Les pièges sont nombreux Les cailloux et autres petits projectiles frappant avec force et vélocité les surfaces métalliques cassent les protections et laissent le métal à nu.La corrosion localisée: Voilà le mal qui ronge les véhicules d'aujourd'hui.Sont logées à la même enseigne: corrosion de fissures, corrosion sous les dépôts, corrosion des petits trous et corrosion galvanique.Ces types de rouille affectent les mêmes points d'un véhicule, châssis, dispositif de freinage, direction, suspension, montants et bas de caisse.Les dessins suivants montrent comment un traitement adéquat laisse l'humidité en surface.Métal •/Humidité' Les replis, les joints de tôles ainsi que les défauts dans la structure du métal, sont aussi des points de départ favorables à la corrosion localisée, tenace et destructrice.Si rien n'est fait pour arrêter ce processus, la rouille se répandra sournoisement jusqu'à ce que les dommages deviennent visibles.Rouille Humidité emprisonnée (Sans protection efficace le métal rouille) 77 Antirouille Métropolitain/ (Protection Antirouille Métropolitain) Pluies Acides - Ph 6.0 7.0 4.7 4.3 acides Environnement corrosif I 1 Faible Moyen Sévère (Ces données sont tirées d'une étude américaine sur l’environnement.) Notre produit: La collaboration que nous avons avec le CRIQ (Centre de recherche industrielle du Québec) depuis 1979, nous permet de vous offrir un produit constamment amélioré.Sa grande fluidité lui permet de s'infiltrer partout dans les interstices, replis de tôle et sous les dépôts, comblant fissures et petits trous.Sa protection est efficace à 100% pour au moins un an, il suffit de répéter l'application tous les ans et la rouille n'aura jamais d'emprise sur votre véhicule.Métropolitain ça ne rouille pas c'est GARANTI! SPECIAL Traitement complet 49,98$ plus taxes (Valide jusqu'au 12 août 1995) Soit 10.S de rabais sur le prix régulier de 59,98$ Trois-Rivières : 378-8222 Québec : 687-5660 Lévis : 833-3411 Longueuil : 651-5531 Laval : 668-9883 Anjou : 356-1519 Montréal : 488-7300 Informez-vous: Nouvelle garantie à vie transférable pour véhicules neufs Québec Science / Octobre 1995 9 Actualités Nouveau ! Le voici, le Guide Internet que vous attendiez ! Complet, facile à comprendre, à jour.Pour les simples curieux comme pour les vrais amateurs du cyberespace ! À lire comme un roman.cyberespaj® Québec Numéro I Automne 1 ience ratid»® Le g»»**1® tout savoir pour comprendre, se brancher, I naviguer, jggm, trouver j£lgr> « Fait au Québec », par les journalistes spécialisés Jean-Hugues Roy et André Bélanger.Le meilleur carnet d'adresses, les meilleures illustrations, les meilleures instructions pour configurer votre ordinateur de A à Z, les meilleurs exemples, les meilleures anecdotes.Ne le manquez pas ! Disponible en kiosque et en librairie (4,95 $).Pharmaceutique Le Québec d'abord Le Québec devancerait d'une tête l'Ontario, sa grande rivale industrielle, sur le plan des projets d'investissements en recherche pharmaceutique.C'est une étude faite à l'Université de Toronto qui le dit.par Isabelle Hachey Si l’on en croit une étude portant sur la recherche et le développement (R-D) pharmaceutique au Canada, les projets de recherche pourraient bientôt pousser comme des champignons au Québec et déserter sa voisine, l’Ontario.Le Québec est un terrain propice à l’établissement d’industries de recherche pharmaceutique, constate Luc Thériault, candidat au doctorat en sociologie à l’Université de Toronto et auteur de l’étude.Il a interrogé, en 1993, les pdg et les directeurs médicaux de 52 firmes pharmaceutiques établies en Ontario (60 %) et au Québec (40 %).Luc Thériault estime que ce revirement est dû à la stratégie de grappes industrielles qui traite l’industrie dans son ensemble et non comme une somme de compagnies.Selon lui, « le gouvernement ontarien est un peu inconséquent, les ministères ont des objectifs différents », alors que le gouvernement québécois fait preuve d’une meilleure coordination.Depuis le début des années 80, et ce, à l’échelle mondiale, l’industrie pharmaceutique a entrepris un grand ménage, nécessaire pour réagir aux changements technologiques et à la révolution des biotechnologies.Le tout s’est soldé par une grande vague de fusions des entreprises.Par exemple, Bristol-Myers est devenu Bristol-Myers-Squibb et Marion est devenu Marion-Merrell Dow.« Ces fusions, dit-il, entraînent immanquablement des fermetures et des réouvertures d’usines.» Les compagnies en profitent pour réévaluer la localisation de leurs unités de fabrication et de recherche et rentabiliser les ressources et compétences disponibles.Dans l’ensemble du pays, l’étude a aussi mis en relief les facteurs pouvant inciter les firmes pharmaceutiques à investir en R-D au Canada.Parmi les plus importants, on note une réglementation favorable au développement des médicaments et une loi des brevets efficace.Ce qui confirme le rôle vital joué par les politiques gouvernementales dans l’établissement d’activités de recherche au pays.« Au Canada, explique Luc Thériault, on a eu un certain succès depuis les lois C-22 et C-91 — qui étendent la période de protection des nouveaux produits à 20 ans — pour attirer de nouveaux projets de recherche.» • 10 Québec Science/Octobre 1995 Actualités C M b n iq u t IlilHiim PAR JEAN-HUGUES ROY* huga@lanternBtte.cam La nébuleuse Internet Anthony Rutkowski : « La communauté du Net ressemble à une diaspora.» Si les internautes étaient des athlètes, les conférences INET, comme celle qui aura lieu à Montréal en juin prochain, seraient leurs olympiades, rien de moins.Du 25 au 28 juin 1996, Montréal attend entre 2 000 et 2 500 personnes pour la sixième édition des conférences INET, organisées par l’Internet Society.Pour la première fois, on discutera moins des aspects techniques du réseau des réseaux que de ses aspects sociaux, culturels et éducatifs.Bref, de ses aspects humains.Les années précédentes, les congrès INET réunissaient surtout des ingénieurs et des informaticiens.Mais, cette fois-ci, un des deux responsables du contenu des conférences est Jean-Claude Guédon, un professeur de littérature ! « Ça montre à quel point le Net n’est plus simplement un truc technique, dit Anthony Rutkowski, directeur exécutif de l’Internet Society, mais également un outil utilisé par un vaste éventail de personnes à l’échelle planétaire.» De plus, pour la première fois, cette importante conférence ne se tiendra pas uniquement en anglais.Mais qu’est-ce que l’Internet Society ?L’idée d’un organisme neutre réunissant les différents artisans du Net a été lancée lors d’une conférence sur les réseaux informatiques, tenue à Copenhague, en juin 1991.En janvier suivant, l’Internet Society était créée.Depuis, elle a tenu ses congrès au Japon, en Californie, en République tchèque et à Hawaï.Organisme sans but lucratif, la société compte aujourd’hui plus de 5 000 membres — comprenant des individus, des entreprises, des institutions et des gouvernements — et croit à un rythme qui dépasse les 200 inscriptions par mois, selon Donna Legette, responsable des affaires externes.La cotisation coûte 35 dollars US par année.Ses bureaux sont situés dans un immeuble rutilant de la banlieue éloignée de Washington, au cœur de ce que le magazine .Fortwwe a qualifié de Net Plex, une concentration de près de 25 000 entreprises plus ou moins reliées au Net.Dans cette belle anarchie d’internautes, la société vient-elle mettre un peu d’ordre ?Pas tout à fait.Le rôle de l’Internet Society est simplement de faire la promotion de l’utilisation du Net dans le plus de secteurs possible : éducation, santé, affaires, etc.Elle aide également les pays du sud à se relier au réseau et joue le rôle de forum de discussion sur la façon de s’adapter aux nouvelles réalités qui découlent de la grande popularité du Net.De plus en plus de gens réclament qu’un certain contrôle soit exercé sur le réseau.Notamment, pour contrer la pornographie et la propagande haineuse qu’on y retrouve.L’Internet Society peut-elle exercer ce contrôle ?Anthony Rutkowski admet que certaines balises seraient nécessaires, mais ne croit pas que l’Internet Society devrait s’en mêler.Ni les gouvernements, souhaite-t-il du même souffle.Par contre, U s’attend à voir bientôt apparaître un organisme qui s’intéressera aux questions de déontologie et à certaines questions légales soulevées par l’utilisation de l’Internet.Cet organisme, selon lui, pourrait être mis en place par l’industrie du Net.Il envisage, par exemple, l’utilisation d’un système de cotes, semblable à celui utilisé par l’industrie du cinéma américain.Aux États-Unis, c’est une association de grands studios, et non l’État, qui gère ce système.Mais n’est-il pas paradoxal que des gens qui font la promotion des télécommunications se rencontrent en chair et en os ?Le congrès INET ne pourrait-il pas être virtuel ?Impossible, répond Anthony Rutkowski, parce que la communauté du Net ressemble à une diaspora.Et il est important que cette diaspora se réunisse de temps à autre, histoire de mettre des visages sur des adresses électroniques.• CyberRessources Internet Society http://info.isoc.org/ INET 96 http://www.crim.ca:80/inet96/ Québec Science / Octobre 1995 11 Actualités par Pedro Rodrigue ¦ Télécommunications Intermax ou Internet ?Parmi les avantages remarquables que procure le réseau Internet, on peut mentionner le fait qu’il abolit à toutes fins utiles les frais d’interurbain.En effet, les compagnies de téléphone louent à forfait la bande passante qui sert à véhiculer les messages informatiques, alors que les appels interurbains sont facturés selon un taux horaire.Or, la société VocalTec, du New Jersey, vient de mettre au point un Ilogiciel de corn pression de la voix qui permet d’utiliser un ordinateur à la manière d’un téléphone pour converser gratuitement d’une ville à une autre en passant par l’Internet, ce qui rend furieuses les compagnies de téléphone.Évidemment, comme les données informatiques voyagent par « paquets », la conversation s’interrompt parfois durant quelques secondes au beau milieu d’une phrase.De plus, comme l’Internet ne permet pas de faire « sonner » la ligne de son interlocuteur, il faut d’abord lui téléphoner pour établir la communication.{Source : Scientific American) ¦ Génie civil Le Japon câblé grâce à l'IREQ Le Japon comporte des milliers d’îles.Pas surprenant que les spécialistes japonais du transport de l’électricité montrent un intérêt particulier pour les câbles sous-marins de haute tension.Ces câbles, forcément, doivent être parfaitement isolés, sous peine de se transformer en monstrueuses anguilles électriques.La société Sumitomo, l’un des principaux fabricants japonais de matériel électrique, a récemment mis au point, de concert avec les chercheurs du service « Câbles et isolants » de l’IREQ (l’Institut de recherche d’Hydro-Québec), un câble de haute tension isolé au papier et au polypropylène.Ce câble, qui peut supporter des tensions allant jusqu’à 800 kilovolts en courant alternatif, pourra être utilisé dans des conduits souterrains ou sous-marins.Cette réalisation vient d’ailleurs de valoir aux chercheurs de l’IREQ le prestigieux prix du Progrès, édition 1994, accordé par l’Institut des ingénieurs en électricité du Japon.Pendant ce temps, la revue technique Æ&D de Chicago citait Moniteq, un dispositif automatique de surveillance des disjoncteurs, mis au point par l’IREQ, au nombre des 100 technologies les plus innovatrices à avoir été commercialisées en 1994.¦ Environnement La sculpture qui dépollue En général, une sculpture environnementale est une œuvre d’art qui utilise certains éléments naturels d’un site pour faire passer son message.Revival Field, créée en Pennsylvanie par l’artiste Mel Chin, est toutefois une œuvre doublement environnementale.Non seulement elle met en scène des éléments du paysage, mais elle contribue aussi à dépolluer l’environnement.Les arbustes qui composent la sculpture sont en effet des espèces végétales qui ont été spécialement choisies pour leur capacité à capter les métaux lourds dans leurs racines et à les accumuler dans leur bois.Ce phénomène, qu’étudie depuis une quinzaine d’années le biochimiste Rufus Channey, du département de l’Agriculture des États-Unis, permet de traiter les sols contaminés par phytorestauration.Lorsque les métaux ainsi récupérés possèdent une valeur commerciale, il suffit de couper les arbustes et de les expédier dans une fonderie comme si c’était du minerai ! ¦ Informatique Le temps zéro Vers la fin de l'été était publié dans les pages de certains quotidiens un appel d'offres tout à fait surréaliste.La Société d'assurance automobile du Québec cherchait en effet à retenir les services d'une firme d'informatique pour réaliser « une étude d'impact pour l'adaptation des systèmes d'information pour supporter les dates de l'an 2000 ».Le problème est pourtant simple : les ordinateurs de la SAAQ ne savent pas compter plus loin que 1999, si bien que tous les permis de conduire de la province, leur cortège de points d'inaptitude et les renouvellements des certificats d'immatriculation s'engouffreront, le 31 décembre 1999 à minuit, dans un trou noir informatico-bureau-cratique.Votre Macintosh ou votre PC n'auront aucune difficulté à aborder le siècle prochain, mais la plupart des gros ordinateurs, ceux qui mastiquent à coups de gigaoctets les statistiques de l'état civil ou les inventaires des multinationales, n'ont pas été programmés pour ça.Dans leur calcul des dates, ils ne tiennent compte que des deux derniers chiffres de l'année.Ainsi, pour eux, l'an 2000 devient l'an 00.Mais ce qui est beaucoup plus inquiétant, c'est la manière dont nos vaillants fonctionnaires se proposent de faire cette remise à niveau.Ils auraient pu exiger du plus bas soumissionnaire qu'il adapte les systèmes d'information, sauf qu'ils lui demandent de procéder d'abord à une étude d'impact.Avec tous les actuaires qui travaillent à la SAAQ, cet organisme doit savoir des choses que nous ignorons pour commander ainsi une étude d'impact sur la venue possible de l'an 2000.(Source : Scientific American) 1384 C est le nombre de terrains contaminés que le ministère de TEnvironnement et de la Faune a répertorié en 10 ans de travail, soit entre 1983 et 1993.Près de la moitié de ces sites sont situés dans les régions de Montréal, de Lanaudière et de la Montérégie.Près de 89 % étaient contaminés par des produits organiques tels que les produits pétroliers et les hydrocarbures polycycliques aromatiques.Les trois quarts appartiennent à des entreprises privées.La bonne nouvelle : 580 de ces terrains ont été restaurés et 292 sont en voie de l'être, aux dires du ministère.12 Québec Science / Octobre 1995 J1 ai rencontré le pape de l’Internet.Il est grand, il a une barbe grisonnante et une silhouette filiforme.à l’image d’une fibre optique, devrait-on dire ! Même s’il n’est pas le seul « père fondateur » du réseau des réseaux, Vint Cerf a consacré, plus que tout autre, sa carrière au déploiement de l’Internet.Et aucun n’a joué de rôle aussi crucial que lui.Il était là, en décembre 1969, lorsque les quatre premiers nœuds du précurseur de l’Internet ont été reliés les uns aux autres.Et c’est surtout à lui qu’on doit la mise le pape île l'Internet Principal architecte de l'Internet, l'informaticien Vint Cerf prédit que si on ne s'ajuste pas bientôt aux nouveaux besoins du réseau des réseaux, il pourrait bien s'écrouler sous le poids de sa popularité ! par Jean-Hugues Roy La magie des « paquets » La magie derrière le Net, ce sur quoi repose sa grande flexibilité, c'est la « communication par paquets » ou packet-switching.Avant qu'on mette ce principe au point, au milieu des années 60, il était possible d'acheminer un message d'un ordinateur à un autre.Mais ce message était encodé en un seul bloc et envoyé d'un trait à sa destination.Avec la communication par paquets, le même message est plutôt découpé en parties égales.À chacune de ces parties, ou « paquets », on ajoute l'adresse de l'ordinateur auquel est destiné le message.Ainsi, deux paquets d'un même message peuvent emprunter un chemin différent avant d'être rassemblés à leur destination.Avec l'ancienne technologie, les signaux voyageaient sur le réseau comme un train qui passe d'une ville à une autre sur une voie ferrée unique.Avec la communication par paquets, les signaux se déplacent comme des voitures sur une autoroute, pouvant circuler à plusieurs et dans les deux sens en même temps.Le vice-président américain Al Gore n'a donc rien inventé quand il a, en 1993, lancé l'expression « autoroute de l'information » ! en place d’un langage commun aux différents ordinateurs du réseau, devenu maintenant l’espéranto des usagers de l’Internet.Vint Cerf, qui soit dit en passant a des racines québécoises — sa grand-mère était une Plamondon —, a grandi en banlieue de Los Angeles.Dès l’âge de 14 ans, son monde a croisé celui des ordinateurs.Une union faite pour durer.« C’était en 1957, se souvient-il.Mon père travaillait à un projet de simulation militaire et il m’a montré cet immense ordinatem qui remplissait trois pièces et ces gigantesques écrans qui présentaient des scénarios d’attaque aérienne en provenance de l’Union soviétique.» Neuf ans plus tard, fraîchement émoulu de Stanford, le jeune informaticien est engagé par IBM pour gérer un système appelé QuickTRAN sur un ordinateur gros format IBM 1050.« Ce système, se rappelle Vint Cerf, permettait à des gens de programmer en fortran, mais à distance.Ils se branchaient au processeur central et envoyaient leurs commandes à une vitesse de 110 bits par seconde, peut-être 300.Ça m’a fasciné.» À un point tel qu’il décide de quitter IBM pour entreprendre une maîtrise en informatique à l’Université de Californie à Los Angeles (UCLA).Une excellente décision parce qu’à la même époque IBM, convaincue que c’était irréalisable, refuse de soumissionner à l’appel d’offres du Pentagone, qui désirait constituer le réseau d’ordinateurs qui allait plus tard devenir l’Internet ! De plus, c’est à UCLA que le tout premier « relais » du futur Internet est Le grand manitou du cyberespace Vint Cerf : « Au rythme où l'Internet croît, on risque de manquer de place d'ici l'an 2004.» installé, en septembre 1969.Vint Cerf est donc associé dès le début, avec d’autres étudiants à la maîtrise, à la mise en place du réseau informatique transcontinental, l’« ARPANet ».Tous les internautes connaissent cette histoire : le Net est né du désir du Pentagone de créer un réseau de communication décentralisé qui permettrait au gouvernement américain de survivre à une offensive nucléaire soviétique.Le projet était une mission de la Advanced Research Projects Agency (ARPA).Mais il faut attendre 1973 pour voir naître le véritable Internet.Et c’est là que Vint Cerf vient jouer, avec son collègue Robert Kahn, un rôle déterminant dans l’avenir du Net.Cette année-là, d’autres grands réseaux de communication informatique commençaient à voir le jour, notamment en France et en Grande-Bretagne.Ces projets utilisaient eux aussi la technologie qui sous-tend le Net, c’est-à-dire la « communication par paquets » (voir encadré).Les pays de l’OTAN voulaient réunir tous ces réseaux.Vint Cerf et Robert Kahn proposent, en 1973, qu’on utilise sur les différents réseaux un « langage » commun, un protocole spécifique aux communications inter réseau (inter-network) que tous les ordinateurs comprendraient.Ce protocole informatique, c’est ce qu’on appelle aujourd’hui le TCP (Transmission Control Protocol).Les deux informaticiens venaient de mettre l’Internet au monde.: 14 Québec Science / Octobre 1995 Soyez visionnaire.C'est bien connu, tous ceux qui réussissent dans les affaires ont en commun un talent particulier : ce sont des visionnaires.Ils savent miser sur les nouvelles technologies, être d'avant-garde.Depuis toujours partenaire des gens d'affaires, Bell met à votre disposition dès aujourd'hui l'outil de demain : l'inforoute SiriusM.Ce réseau de communication permet de transmettre et de recevoir des images, des sons et des données à très grande vitesse.Les domaines d'application de Sirius sont quasi illimités.Commerce électronique, édition interactive de documents, téléformation, courrier électronique, vidéoconférences et banques de données internationales sont maintenant à votre portée et trouveront vite leur place dans votre entreprise.Avec l'inforoute Sirius Bell, la compétitivité de votre entreprise et le futur vont de pair.L'inforoute SIRIUS On attribue à Vint Cerf une part de paternité plus grande qu’à son collègue parce qu’il fut, 20 ans plus tard, le premier président de l’Internet Society, organisme qu’il a cofondé en 1992, lorsqu’il est devenu indispensable de rassembler la communauté de plus en plus vaste des internautes.Il a quitté ce poste bénévole en juin 1995.Aujourd’hui, l’Internet est extrêmement populaire.« Au rythme où il croît, pense Vint Cerf, on risque de manquer de place d’ici l’an 2004.» Tous les internautes et tous les ordinateurs reliés au Net dispo- Le IF nouvelle version devrait pouvoir fournir plus de M sentions d'adresses différentes sur le M! SIRS Je veux prendre WSk * g| LE VIRAGE.CHOISIS L AUTOROUTE Formation intensive pour maîtriser Internet O Séminaires 1.Nouvelles occasions d’affaires sur Internet 2.Initiation au réseau Internet 3.L’autoroute électronique : pour en comprendre les enjeux 4.Séminaire sur mesure pour votre entreprise Cours à distance TEC 1100 L’AUTOROUTE ÉLECTRONIQUE (2 CF.) • À domicile ou à votre lieu de travail.• Contenu sur support numérisé, encadrement télématique (modem requis).• Durée : 4 semaines.• Coût : 159$, incluant les frais de communication.L'UNIVERSITÉ À DISTANCE Université du Québec Télé-université J'EN PROFITE 1-800-665-4333 poste 753 http://www.teluq.uquebec.ca INFO@TELUQ.UQUEBEC.CA sent, en effet, d’une adresse IP (Internet Protocol).Il s’agit d’une série de quatre chiffres allant de 0 à 255 (199.32.205.1, par exemple), ce qui fait que le IP, tel qu’il existe maintenant, peut attribuer seulement 4,3 milliards d’adresses différentes.Seulement ?Le chiffre peut sembler énorme, c’est vrai, mais plusieurs spécialistes s’inquiètent de voir, un jour ou l’autre, le cyberespace s’écrouler sur lui-même, incapable de répondre à la demande.Mais, récemment, le groupe de travail qui s’occupe de la quincaillerie du Net, 1TETF (Internet Engineering Task Force), s’est entendu sur une nouvelle version du protocole IP, que d’aucuns appellent déjà le IP Next Generation, en référence à la série télévisée Star Trek ! Ainsi, le IP nouvelle version devrait pouvoir fournir plus de 340 sextillions d’adresses différentes ! Il devrait être testé dès la fin de 1995, nous apprend Vint Cerf, et implanté graduellement au cours des 10 prochaines années, sans que les usagers s’en rendent compte.Mais d’autres écueils menacent le Net.En effet, les internautes sont de plus en plus exigeants.Ils réclament du son et de la vidéo en direct, des outils qui mangent les ressources du réseau à une vitesse folle.Pour répondre à cette demande, surtout motivée par des impératifs commerciaux, Vint Cerf estime qu’à l’avenir le Net devra faire la différence entre un paquet qui transporte une vidéoconférence et un paquet qui transporte du courrier électronique.L’Internet de demain permettra ainsi à une vidéoconférence de transiter en priorité, un peu comme un autobus qui, à l’heure de pointe, évite les bouchons de circulation en roulant sur une voie réservée.Selon lui, la commercialisation de l’Internet était souhaitable.Lui-même y participe activement depuis 1982, l’année où il est entré chez MCI, un géant américain des télécommunications, où il occupe maintenant un poste de vice-président.Avant même que les télécopieurs fassent leur apparition, il a tenté de mettre en marché MCImail, un logiciel de courrier électronique : « J’étais convaincu que tout le monde allait s’arracher MCImail, que les gens d’affaires comprendraient tout de suite à quel point c’est utile pour coordonner des projets à distance ou simplement pour rester en contact avec des clients.» Mais Vint Cerf était 10 ans en avance sur son temps et les gens d’affaires n’ont pas mordu.« Ce fut très difficile à vendre », admet-il.Aujourd’hui, MCI possède près de 45 % de ce qu’on appelle le backbone (épine dorsale) de l’Internet en Amérique du 16 Québec Science / Octobre 1995 e IP (Intel riedupam îlPjelfl tiitetseiilt- BdfflfKfc fltfflfc éinsspéti' joiiioofate, iurliii*#'®' leriediM Ïïtàn* iipfh# rfleitw*^ Biltif»®'1' loiiflfll®11' liwl®'® sa#"* iiiiit'®1 .ijp; .ft' Nord — le backbone est un réseau de fibres optiques servant uniquement à la transmission à très haute vitesse des données de l’Internet.En effet, depuis le 30 avril 1995, le backbone du Net, qui était géré par la National Science Foundation (NSF) du gouvernement américain, a été entièrement privatisé.Cette privatisation a eu deux effets.D’abord, la NSF publiait auparavant des relevés mensuels sur la croissance de l’Internet.Aujourd’hui, puisque l’entreprise privée n’a pas intérêt à divulguer ce genre d’informations, on ne peut plus mesurer la taille du Net avec la même exactitude.Pour Vint Cerf, c’est un sacré problème.Un problème qui pourrait être résolu par la mise sur pied d’un organisme neutre auprès duquel les différentes compagnies à qui appartiennent désormais le Net pourraient confier leurs données.L’autre problème est le suivant : qu’ad-viendrait-il si une compagnie comme MCI disparaissait soudain du paysage corporatif américain ?C’est déjà arrivé avec des géants qu’on croyait éternels, comme PanAm Airlines, par exemple.La portion MCI de l’Internet serait-elle alors laissée à l’abandon ?« Pas du tout, rassure Vint Cerf.Bien que j’aimerais pouvoir dire que ma compagnie est vitale et que l’Internet s’écroulerait sans elle, ce n’est pas le cas.Le Net a été pensé de façon très organique.De plus, il y a fort à parier que d’autres compagnies voudraient reconstituer le backbone de MCI.La demande est là.» Il ajoute que l’Internet est devenu une infrastructure essentielle à l’économie mondiale, un peu comme les réseaux de téléphone ou le système routier.« On ne peut pas se permettre d’avoir une infrastructure fragile, dépendante d’une seule entreprise.De toutes façons, l’Internet est robuste.Rappelez-vous qu’il a été conçu pour survivre à une attaque nucléaire ! » On se demande également si les nouvelles technologies de l’information ne vont pas élargir le fossé entre ceux qui sont branchés et ceux qui ne le sont pas.Vint Cerf rejette ces craintes, aussi menaçantes, selon lui, que le Bonhomme Sept (Bugaboo).« Toutes les technologies se diffusent en fonction de critères économiques, lance-t-il, agacé.Neuf êtres humains sur dix n’ont pas de téléphone chez eux.Pourquoi les inforoutes devraient-elles être plus accessibles ?» Les amoureux des livres, également, pourfendent le Net, qu’ils voient comme un ennemi du bon vieux papier.Mais l’informaticien nuance : « L’Internet ne rem- « L'Internet est devenu une infrastructure essentielle à l'économie mondiale, un peu comme les réseaun de téléphone ouïe système routier.» placera pas les autres moyens de communication, mais va s’imposer de plus en plus comme une solution de rechange.Ma femme m’a demandé, l’autre jour, de lui télésaism le roman L’Américain, de Henry James.Je l’ai trouvé dans les archives du projet Gutenberg, et elle l’a lu au lit, sur son ordinateur portatif.C’était bien mieux que de lire une version imprimée, disait-elle, parce qu’enfin elle pouvait contrôler la taille des caractères pour qu’ils soient lisibles ! » • Dessine-moi un collège branché À Bois-de-Boulogne, on trouve 450 micro-ordinateurs en réseau branchés sur Internet.À la Vitrine APO, plus de 60 collèges et commissions scolaires ont accès par télématique aux didacticiels les plus performants.L'éducation des adultes propose une formation pour utiliser Internet en affaires.Le Collège entreprend à l'été la construction du Carrefour de la technologie et de la culture.Phase I : de nouveaux laboratoires informatiques multimédias.Le programme d'études en informatique propose l'option gestion des réseaux : matériel et logiciel pour brancher tout le monde.Collège de Bois-de-Boulogne (U/Stur « alt.destroy.microsoft.» ou l'art de se faire des ennemis K La compagnie Microsoft est grande et puissante.Et Bill Gates, son président, est riche comme Crésus.Mais, sur le chemin de la fortune, il s'est fait plusieurs ennemis.par Jean-Hugues R v ' v v> ¦ j w IV'.f*.! AI .A 4\'\ Bill Gates, bientôt maître du « cybermonde » ? 110 professions de la formation technioue KDITION 1995-19% Ce guide vous fera découvrir les 110 principales professions de la formation technique au collégial Pas moins de 220 entrevues appuyées de 240 photos.Le panorama complet des carrières d'aujourd'hui et de demain de la formation collégiale; pour en connaître le placement, les salaires et les débouchés.La réalité et le quotidien de chaque profession: les tâches, les qualités requises, le milieu de travail, les perspectives d'avenir, etc.Techniques : Administratives Biologiques • des Arts Humaines • Physiques Aussi: • Les 25 meilleurs taux de placement • Les meilleurs salaires • Les programmes de formation • Les préalables pour s’y inscrire • Les coordonnées des collèges Des pénuries d’étudiants Vous avez bien lu! Une recherche auprès des institutions collégiales indique que plus d'une dizaine de programmes de formation n'arrivent pas à répondre à la demande des entreprises qui recrutent.Découvrez ces professions et leur maisons d'enseignement.Fédération ©) des cégeps Commanditaire principal TECHNOLOGUES PROFESSIONNELS PASSEZ CHEZ VOTRE LIBRAIRE OU COMMANDEZ DIRECTEMENT: Collection Carrières collegiales Les Carrières du collegial %* • lunité $/unité = m copies x Collection Guides universitaires Les Carrières des sciences et technologies 50 professions de la formation universitaire Guides universitaires I unité $/unité = ^ copies x (ÉCRIRE EN LETTRE MOULÉES S.V.P.) Nom Numéro de commande Titre Établissement Libéllez votre chèque à l’ordre de : Adresse Distribution Ma Carrière Ville Code Postal Téléphone Télécopieur Signature Octobre 1995 est un mois capital dans le milieu de l’informatique : Bill Gates célèbre son 40' anniversaire de naissance ! Et alors ?L’événement peut sembler anodin, mais il faut se rappeler que Gates n’avait que 19 ans au moment où il a fondé Microsoft (MS) en 1975 et qu’il en a fait, en 20 ans, l’une des plus grandes entreprises de logiciels au monde.Ce qui explique la fascination que cet homme — maintenant le plus riche du continent — exerce sur le public.Microsoft est un géant : près de 6 milliards de dollars US de chiffre d’affaires en 1994-1995 et plus de 17 800 employés, dont près de 300 au Québec — la majorité chez Softimage.Son « campus » à Redmond, en banlieue est de Seattle, compte 28 immeubles répartis sur près de 110 hectares ! Quant à Bill Gates, il est considéré comme un véritable gourou du logiciel.Ses opinions sur la haute technologie sont respectées, il tient une chronique hebdomadaire dans le New York Times — reprise dans The Gazette —, et un forum de discussion sur l’Internet lui est même entièrement consacré (altfanMll-gates ).Mais Microsoft ne serait rien aujourd’hui si Gates n’avait pas vendu à IBM, en 1981, le système d’exploitation DOS.Un système d'exploitation, c’est aussi vital à un ordinateur personnel qu’un moteur à une automobile.C’est l’âme de la machine.Et comme les compatibles IBM fonctionnant avec DOS ont dominé le marché des ordinateurs personnels dès le début des années 80, MS s’est ainsi assuré un flot ininterrompu — et substantiel — de redevances.Cependant, Bill Gates n’est pas l’inventeur du DOS.C’est Tim Paterson, un informaticien de Seattle, qui l’a créé.Bill Gates n’a fait que lui acheter les droits pour 50 000$ US, sans lui dire qu’il allait aussitôt revendre la licence d’exploitation du DOS au colosse informatique de l’époque, IBM.Cet épisode, affirment les critiques de Microsoft, est une arnaque pure et simple : Gates, disent-ils, a trompé Paterson.Hard Drive, une biographie non autorisée de Bill Gates publiée en 1992, le décrit d’ailleurs comme un bourreau de travail arrogant, sûr de lui et très compétitif.Il aurait construit Microsoft grâce à son génie des affaires.Mais aussi grâce à certaines pratiques douteuses, que Hard Drive décrit in extenso.Un exemple : en 1985, la compagnie texane Micrographx a conçu le logiciel de traduction Mrrors fonctionnant sur Windows.Microsoft a négocié avec la compagnie une licence d’exploitation.Durant Microsoft s’est fait d’autres ennemis en lançant Windows à la fin de 1985.Plusieurs y ont vu une copie quasi conforme du Macintosh, lancé un an auparavant.Par la suite, le fait que Windows ait pris plus de cinq ans avant de fonctionner correctement a enragé des centaines de milliers d’utilisateurs de ce système d’exploitation.Tous ces épisodes font dire à ses détracteurs que la spécialité de Microsoft consiste essentiellement à mettre en marché les idées des autres.C’est la raison pour laquelle, au fil des ans, le club des gens qui détestent Microsoft s’est agrandi.Il existe Le RISQ, premier maillon québécois de l'Internet Le RISQ (Réseau interordinateurs scientifique québécois) contribue au développement de l'Internet au Québec : • en constituant un lieu de coordination pour l'ensemble des intervenants privés et publics québécois sur l'Internet; • en offrant à la collectivité québécoise une expertise sur les réseaux informatiques, les outils et les contenus, qui soit indépendante des fournisseurs et à l'avant-garde de la technologie; • en interreliant les réseaux des organisations québécoises intéressées par des services qui soient systématiquement en avance sur les services commerciaux disponibles ou indépendants de ceux-ci.RISQ Réseau interordinateurs scientifique québécois 1801, avenue McGill College Bureau 800 Montréal (Québec) Canada H3A 2N4 Tél : (514) 398-1234 Téléc.: (514) 398-1244 Adresse électronique : info-cirisq@risq.qc.ca http : //www.risq.qc.ca ou http : //wS.risq.qc.ca Une division du M JÊ Centre de recherche informatique de Montréal les négociations, MS a exigé de voir le « code source » du logiciel, l’équivalent du code génétique du programme.ou de la clé d’une maison ! Et Micrographx, qui faisait confiance à Microsoft, lui a ouvert toute grande la porte.Une grosse gaffe stratégique : quelques semaines plus tard, Microsoft annonçait à Micrographx qu’elle allait elle-même mettre au point un logiciel semblable à Mirrors.En furie, le président de la compagnie texane a par la suite déclaré que Bill Gates devait être la seule personne à avoir moins d’amis que Saddam Hussein ! CRIM même en Californie un Committee to Fight Microsoft Corp.Et cet été, un nouveau newsgroup au nom évocateur est apparu sur l’Internet : altdestroy.Microsoft ! Au Québec, Claude Coulombe, vice-président à la R-D chez Machina Sapiens, s’est frotté à MS cette année.Il a gardé un mauvais souvenir de l’expérience.Microsoft a récemment intégré un correcteur grammatical à la version française de son nouveau traitement de texte Word pour Windows 95.Mais, auparavant, prétend-elle, elle avait négocié avec les deux entreprises fabriquant les logiciels de correction en français les plus populaires : Machina Sapiens, pour le Correcteur 101, et Logidisque, pomHugo.En fait, précise Claude Coulombe, Microsoft n’a pas vraiment négocié avec nous.« Ils nous ont dit : “Signez, sinon on va signer avec vos concurrents.” Ce ne sont pas des menaces, mais ce sont de drôles de façons de négocier.» Finalement, c’est Logidisque qui a décroché le contrat avec Microsoft.Sauf qu’ils n’ont « jamais voulu dévoiler le montant de la transaction », souligne Claude Coulombe.Or, habituellement, quand un entrepreneur fait affaire avec un géant américain comme Microsoft, il s’empresse de le crier sur tous les toits.ne fait-elle que mettre en marché les idées des autres ?Daniel Langlois, par exemple, était très fier d’annoncer que Microsoft avait payé 130 millions de dollars US pour acquérir Softimage.D’après Claude Coulombe, Logidisque aurait vendu à perte.Ce qui, selon lui, confirme qu’il est extrêmement difficile de résister aux pressions d’une entreprise de cette taille.Louis-Philippe Hébert, président de Logidisque, n’a pas retourné les appels que Québec Science lui a logés pour vérifier les dires de son compétiteur.Pierre Nelis, vice-président de Softimage — propriété exclusive de Microsoft depuis février 1994 —, explique en ces termes l’attitude des troupes de Bill Gates : « Microsoft est combative et elle fait des choses que les autres n’aiment pas.» Pierre Nelis a d’ailleurs suivi un cours de Microsoft intitulé « Marketing Warfare ».« Ça te dorme une idée ! » Un autre « cas » québécois s’est produit au début des années 1990.Il implique Alis Technologies, une entreprise montréalaise spécialisée dans l’adaptation de logiciels dans d’autres langues.Alis a adapté le DOS de Microsoft aux alphabets du Moyen-Orient.Tout se déroulait bien, relate Jean Bourbonnais, fondateur de la compagnie « jusqu’au moment où Microsoft a fait une offre d’emploi à l’un de nos concepteurs seniors», dit-il.Une offre qu’il ne pouvait pas refuser.Microsoft venait ainsi piger directement dans la matière grise d’Alis.L’ingénieur en question dirige maintenant une équipe de chercheurs au campus de Redmond, bien que ce soit dans un secteur d’activité différent.Jean Bourbonnais précise qu’il reste en bons termes avec Microsoft.Il est d’ailleurs invité chaque année à ses très sélects briefings technologiques.Mais l’épisode, de son propre aveu, lui « a laissé un goût amer dans la bouche ».En contrepartie, il faut rappeler que, depuis son achat par Microsoft, Softimage a Des idées qui font du chemin Le Centre de recherche informatique de Montréal donne le coup d’envoi chaque année à plusieurs projets de recherche et développement et soutient la formation de nombreux étudiants.Fondé il y a bientôt dix ans, il figure aujourd’hui au nombre des chefs de file dans le domaine des technologies de l’information.Parmi leurs nombreuses activités, le CRIM et son Centre de génie logiciel appliqué accordent une place de choix à la mise en valeur des technologies.Véritable précurseur des liens ainsi que du transfert de connaissances et du savoir-faire entre universités, entreprises et institutions de recherche, le CRIM vous donne ainsi accès à tout un réseau de partenaires ainsi J qu’à un vaste éventail de services professionnels qui uderont à prendre les devants au sein de votre industrie.CRIM Bâtisseur de l’avenir Centre de recherche informatique de Montréal 1801, avenue McGill College, bureau 800, Montréal (Québec) H3A 2N4 Tél.: (514) 398-1234 Téléc.: (514) 398-1244 20 Québec Science / Octobre 1995 presque doublé ses effectifs et agrandit ses locaux du boulevard Saint-Laurent : un projet de huit millions de dollars.Microsoft peut aussi faire des heureux.Microsoft dévoilait, en août 1995, le prochain jalon de ce qui pourrait éventuellement confirmer sa puissance à l’échelle internationale : son tout nouveau système d’exploitation Windows 95, que les consommateurs attendaient depuis près de deux ans.« Windows 95 va devenir aux ordinateurs ce que le VHS est aux magnétoscopes, prévoit André Salwyn, journaliste spécialisé en informatique depuis une dizaine d’années.Ça va mettre les Macintosh à terre.» Mais ce n’est pas ce qui inquiète le plus les observateurs du monde numérique.« Quand tu vas ouvrir Windows 95, explique Philippe Le Roux, un des coanimateurs du Réseau de veille sur les technologies de l’information, un regroupement d’experts québécois sur les inforoutes, il va tout de suite te demander si tu veux t’abonner au Microsoft Network (MSN).Et ce message apparaîtra chaque fois tant que tu ne seras pas abonné.» Le Microsoft Network (MSN) est le dernier bébé de Bill Gates.Il s’agit d’un réseau online, dont l’accès et le contenu ressembleront fort à ce qu’offrent des serveurs commerciaux déjà en ligne, comme CompuServe ou America Online.À une différence près : le MSN sera pré-installé dans pratiquement tout nouvel ordinateur de type PC vendu en Amérique du Nord.Les concurrents du futur MSN estimaient que cette intégration poussée du réseau online de Microsoft au système d’exploitation Windows 95 donnait à Bill Gates un avantage indu sur ce marché de l’avenir qu’est le cyberespace.Mais les tribunaux américains, trois jours avant le lancement international du nouveau système, ont évalué que Microsoft ne contrevenait pas aux lois antitrust américaines.Le magazine Information Week a également révélé, en mai dernier, qu’une des versions bêta de Windows 95 contenait un sous-programme, ^^Registration Wizard, qui, selon eux, copiait le contenu du disque dur et le transmettait à Microsoft, histoire de vérifier l’existence possible de logiciels piratés ! Diffusée sur le réseau Internet, cette nouvelle a fait scandale.Mais toute l’affaire semble être un pétard mouillé.Pierre Chadi, directeur régional de Microsoft pour le Québec, dément qu’une telle fonction ait jamais existé sur Windows 95.« C’est un mensonge », tran-che-t-il.Selon lui, Registration Wizard ne sert qu’à recueillir quelques informations (nom, marque d’ordinateur, etc.) nécessaires pour la garantie du produit, une pratique courante chez tous les manufacturiers.Toute l’attention que reçoit soudain Microsoft montre que l’entreprise de Bill Gates est devenue, dans l’inconscient collectif, le nouveau symbole de la multinationale tentaculaire.« Il arrive à Microsoft ce qui est arrivé à IBM il y a 20 ans », résume André Salwyn.Durant les années 50 à 70, lorsque le hardware était maître du marché des ordinateurs, c’est IBM qui dominait.Depuis les années 80, c’est le marché du logiciel qui compte, et Microsoft a pris le dessus.Sauf que le marché de la prochaine décennie, c’est le cyberespace.Et Bill Gates a avoué qu’il avait été pris par surprise par la popularité de l’Internet.Microsoft, croient certains, ne saura peut-être pas s’adapter à ce marché émergent.« Qui sait, pense Philippe Le Roux, si une compagnie comme Netscape — qui fabrique le logiciel le plus populaire pour naviguer sur l’Internet et dont les actions ont été introduites en bourse au début d’août — ne deviendra pas le Microsoft de demain ?» • • "Dial-up" ISDN 128/256 kB • Installation ISDN ultra-rapide en 48 heures ou moins • Sécurité Internet totale: Systèmes "Firewall" clé en main • Internet haute vitesse via "Trame de relais" pour régions éloignées • ISDN dédié 8i commuté • 64 kB à Tl • Montréal • Québec • Toronto 514.367.0002 / info@interax.net Pour en savoir plus ÉÉsypup I Nadine, I la fllle-pretzel I • Mystérieuses anguilles I | | ® A la recherche des fantômes Les Débrouillards Reportages illustrés, B.D., expériences, jeux.Drôlement scientifique! Pour les 9-14 ans.• Quoi faire microscope ?L'événement v spatial de — la décennie tifji Russes et Américains: Sf3S^ rendér-ygus-qu-sommet / " .s-*.' ~ mÆ Québec-Science Toute l'actualité en sciences et technologie.| Fiable et passionnant depuis 33 ans! % Les agents intelligents: des microvalets sur le Net Gsfk?ffii Info-Tech Le magazine de ¦-'’Tal’informatique et ____—de la technologie au _ ™ service des utilisateurs 'Vivement la déréglementation ! et deS décideurs • WINDOWS 95 : dcccvant.„ québéCOÎS.fyi-ifa I o rejet c/n v '/.7WV c n, c n I JS tojiseivation ir £5 * - Mfccouii au HaTURH A V \ • » ° tntrnlsinjtii f'i .tlUM*» Ï-; ¦ Urillinn Av-** J-Viai .IV.'/ ^ • .• initia¦ - -Mif-* :>• v ^ -¦ ' ¦.7 '¦ :S%0- Franc-Vert Découvrez la nature et l'environnement.en beauté! Forêt & Conservation Pour se brancher sur la forêt québécoise INTERFACE ; Des scicniiriqucs dans les marges de la scienœ^ ¦ÇT UfcMN * gnrrre du néUn no-rt 1' dEBUSk'* '¦ «!*: ttaccpÿrj*: tetJRH-TBlPS ' Cæ : /K' f>.\ i > g • - ^ A r ¦ : Interface Pour découvrir la science et réfléchir sur ses enjeux.L'abonnement inclut le bottin de la recherche.W - w y Quatre-Temps touche la botanique, l'horticulture, les sciences de la nature et de l'environnement.iseaux mwjâ vPM \ X' \ i fjwÆ ¦ Le magazine québécois du ciel et de l'espace ¦ ASTRONOMIC é/**Aà v\: m&m la El;.g Québec Oiseaux Pour tout connaître sur nos oiseaux.Astronomie-Québec le magazine qui vous amène d'une étoile à l'autre.Spectre Pour l'avancement de l'enseignement des sciences au Québec.abonnez-vous! Veuillez m'abonner au(x) magazine(s) suivant(s) pour un an ?Les Débrouillards (28,43 $) 10 nos Q Québec Science (37,60 $) 10 nos Q Info-Tech (31,13 $) 11 nos Q Franc-Vert (23,93 $) 6 nos Q Forêt & Conservation (27,35 $) 6 nos [_) Interface (41,02 $ étudiants : 20,51 $) 5 nos Q Quatre-Temps (28 $) 4 nos Q Québec Oiseaux (16 $) 4 nos Q Astronomie-Québec (32 $) 6 nos Q Spectre (27,35 $) 5 nos App.Nom Adresse Ville Code postal Faites votre(vos) chèque(s) à l’ordre du(des) magazine(s) choisi(s) et postez-le(les) à : Agence Science-Presse, 3995, Sainte-Catherine Est, Montréal, Québec, Ht W 2G7 (SVP, un chèque par abonnement).Toutes taxes incluses.Prénom.Province Tél.: Le travail .répétât a santé Tendinites, bursites, syndrome du canal carpien, états de tension musculaire cervicale.Une vague de lésions musculosquelettiques semble frapper certains métiers.De plus en plus, on met en cause le travail répétitif.Mais le lien entre le travail et ces problèmes de santé est-il prouvé ?Peut-on cerner et maîtriser les facteurs de risque ?À l'échelle mondiale, des scientifiques se penchent sur ces questions.Au Québec, on les appelle lésions attribuables au travail répétitif (LATR).L'équivalent anglais, Repetitive Strain Injury, est utilisé dans les autres provinces du Canada et en Angleterre.Pour leur part, les Américains préfèrent l'expression Cumulative Trauma Disorders, alors qu'au Japon on a opté pour Occupational Cervicobracchial Disorders et en Australie pour Occu- v pational Overuse Syndrome.Cette confusion dans les termes illustre éloquemment la complexité de la problématique.Tous ces vocables, comme l'appellation de plus en plus répandue « lésions musculosquelettiques liées au travail », désignent en effet un même ensemble de lésions qui s'attaquent aux articulations et affectent une variété de tissus anatomiques : muscles, tendons, ligaments, nerfs périphériques, jointures, os et structures vasculaires associées.De façon générale, il s'agit de lésions chroniques, qui se développent progressivement à la suite d'expositions prolongées en milieu de travail.Les premiers symptômes sont le plus souvent l'inconfort, la fatigue et la douleur.Leur persistance peut toutefois conduire à plus ou moins long terme à un état pathologique et, même, à une incapacité ou à une invalidité.Aucune étude n'a mesuré de façon précise l’ampleur de ce phénomène.On sait toutefois qu'à la fin des années 80, les LATR représentaient plus de la moitié des maladies professionnelles justifiant une indemnisation aux États-Unis; l'Occupatio-nal Safety and Health Administration estime que d'ici l'an 2000 ces lésions compteront pour plus de la moitié de toutes les réclamations, que ce soit à la suite d'une maladie ou d'un accident du travail.En Australie, des études font état d'une augmentation de 220 % des LATR en 10 ans.Bien qu'elles soient partielles, les données disponibles sur la situation au Canada montrent qu’il n'échappe pas à la tendance à la hausse enregistrée dans la plupart des pays industrialisés.Des précédents historiques Au début du XVIII' siècle, le médecin italien Ramazzini notait que les scribes souffraient de ce qu’il appelait la « paralysie du scribe ».La cause : l'usage répété de la main, une posture inadéquate et un exercice mental excessif.Il mentionne même un travail sans joie et sous pression constante.Au siècle suivant, le problème est décrit dans de nombreux articles sous l'appellation de la « crampe de l’écrivain ».On parle alors aussi de crampes chez les télégraphistes et les pianistes.Aujourd’hui, des centaines de milliers de personnes se plaignent du « syndrome du clavier ».Les problèmes musculosquelettiques liés au travail sont donc loin d’être récents.Pourquoi suscitent-ils tout à coup tant d’intérêt, voire d’inquiétude ?Selon Lina Forcier, chercheure à l’Institut de recherche en santé et en sécurité du travail (IRSST), cela s'explique par la hausse du nombre de lésions sous l'effet de l'industrialisation, de la mécanisation, de l’automatisation et de l'informatisation, ainsi que des pressions croissantes subies au travail.L’attention portée à la santé et sécurité du travail, dont les coûts sociaux et financiers augmentent sans cesse, et l’amélioration des connaissances ont par ailleurs favorisé la prise de conscience de ce problème et la reconnaissance de son importance.nce IRSST Institut de recherche en santé et en sécurité du travail du Québec Le travail répétitif et la santé • Québec Science/IRSST 1 De l’intuition à la preuve scientifique Le langage populaire illustre bien le lien établi intuitivement entre certaines lésions et un travail donné.Du « genou du poseur de tapis » au « coude du charpentier », en passant par le « doigt de la couturière », l'« épaule du chauffeur » ou le « syndrome de l'ordinateur », les expressions qui associent un mal physique et un métier ne manquent pas.Les arguments à l'appui d'une relation entre le travail et les troubles vnusculosquelettiques sont-ils probants ?La question est au cœur de la problématique des lésions attribuables au travail répétitif (LATR).Pour y répondre, les membres du groupe international de travail, mis sur pied par l'Institut de recherche en santé et en sécurité du travail du Québec, proposent la démarche suivante.Pour sélectionner les études pouvant apporter de l'information sur la relation entre le travail et certains troubles musculosqueletti-ques, les membres du groupe de travail en ont examiné la rigueur à la lumière de quatre critères : représentativité des participants, méthodologie, présence d'autres facteurs susceptibles d’expliquer la relation et capacité du type d’études à déceler des différences significatives dans la maladie.Pour évaluer la preuve de causalité, ils ont retenu le cadre suivant : • Les résultats indiquent-ils une relation entre la maladie et l’exposition ?Quelle est la force de la relation avec le travail ?Quelle est sa spécificité ?• Les résultats des études montrent-ils une relation temporelle ?L’exposition a-t-elle précédé l'effet ou, à tout le moins, en est-elle contemporaine ?• La relation est-elle constante ?Réapparaît-elle dans plus d’une étude et dans des circonstances différentes ?Résiste-t-elle aux hypothèses de remplacement ?• Peut-on prédire un changement dans la maladie en modifiant l’exposition ?• Dans quelle mesure la relation concorde-t-elle avec les théories et les connaissances épistémologiques, biologiques et statistiques ?La preuve scientifique de ce lien entre les lésions musculo-squelettiques et le travail a toutefois fait l'objet de nombreux débats dans les milieux concernés.Souvent exacerbés par la menace de l’escalade des coûts d’indemnisation, ces débats ont aussi fait ressortir l’importance de disposer de bases scientifiques pour pouvoir mettre en place des mesures de prévention appropriées.Il faut dire que la problématique des LATR est plus complexe que celle de maladies professionnelles comme l’amiantose ou le saturnisme, attribuables à des agents bien déterminés.Dans le cas des lésions musculosquelettiques, la relation de cause à effet est moins directe.Elles font partie de ce que l’Organisation mondiale de la santé (OMS) définit comme étant des « maladies liées à la profession ».Selon le comité d’experts de l'OMS, ces maladies sont, par définition, multifactorielles.Le milieu et le mode d'exécution du travail contribuent de façon importante à leur genèse, mais d'autres facteurs peuvent aussi entrer en ligne de compte.Les caractéristiques individuelles et divers facteurs d'ordre environnemental ou socioculturel peuvent également jouer.Aucune étude scientifique n'a toutefois considéré, en même temps et avec la même rigueur, l'ensemble de ces facteurs.On dispose cependant de toute une série d'études pour évaluer la relation entre le travail et différents troubles musculosquelettiques.Elles comprennent des rapports de cas cliniques, dans lesquels les cliniciens décrivent les caractéristiques communes de leurs patients, et des études effectuées en laboratoire pour déterminer des expositions et en vérifier les effets individuels ou combinés.S’y ajoutent des études épidémiologiques, qui permettent d'évaluer les profils de morbidité dans les populations, par métier, secteur industriel ou facteur de risque.Parmi les victimes confirmées : tendons et nerfs Globalement, il y a convergence de preuves à l'appui de l'existence d'une relation entre le travail et un bon nombre de troubles musculosquelettiques.L’évaluation scientifique des connaissances actuelles, réalisée récemment par le groupe international de travail formé par l'Institut de recherche en santé et en sécurité du travail (IRSST), a permis d'évaluer dans quelle mesure la Une initiative québécoise : un ouvrage de référence sur les LATR À l’instigation de l’Institut de recherche en santé et en sécurité du travail du Québec, un groupe international de travail a réalisé entre 1992 et 1995 une évaluation scientifique des connaissances actuelles sur les lésions attribuables au travail répétitif.Résultat : un ouvrage de référence de 500 pages, dont la version française vient d’être publiée au Québec*.Conçue pour répondre aux besoins d'information tant des scientifiques que des intervenants en santé et en sécurité du travail et du grand public, la publication a reçu un accueil des plus favorables.Le docteur llkka Kuorinka, qui présidait le groupe, souligne avec fierté que ce document sert de base à l’étude des standards ergonomiques actuellement menée par le Congrès américain.L’ouvrage remporte actuellement beaucoup de succès chez son éditeur londonien, Taylor and Francis, et il sera traduit prochainement en japonais.Sa lecture sera par ailleurs exigée dans des cours médicaux, en Suède.* Les Lésions attribuables au travail répétitif.Ouvrage de référence sur les lésions musculosquelettiques liées au travail', Kuorinka, I., Forcier, L.(dir.), Hagberg, M., Silverstein, B., Wells, R., Smith, M.J., Hendrick, H.W, Carayon, R, Pérusse, M.Québec : Éditions Multimondes - IRSST, Paris : Éditions Maloine, 1995, XXIV-514 p., 75 $.2 Le travail répétitif et la santé • Québec Science/IRSST recherche a prouvé l'existence et, le cas échéant, la force d'une relation entre le travail et des lésions affectant divers tissus anatomiques.Il en ressort que le travail est associé à des lésions à toutes les articulations musculosquelettiques.• Tendinites.Forte relation entre la tendinite de l'épaule et la tendinite poignet-main et les expositions en milieu de travail.Données contradictoires ou études insuffisantes dans le cas des lésions au coude (épicondylite), à la main (maladie de Dupuytren) et aux chevilles (tendinite achilléenne).• Troubles du système nerveux.Arguments à l'appui d'une forte relation entre le travail et le syndrome du canal carpien.Quelques éléments de preuve, quoique faibles, dans le cas du syndrome du défilé thoracique.Pas de démonstration concluante pour ce qui est de la ra-diculopathie (syndrome de la colonne cervicale).• États de tension musculaire cervicale.Possibilité d'une relation avec des activités professionnelles et les myalgies dans les régions du cou et des épaules.• Troubles articulaires (os et cartilages).Données indiquant que les expositions en milieu de travail sont associées à l'apparition de l'os-téoarthrose.• Troubles vasculaires.Risque accru de développer le syndrome hypothénarien du marteau pour les travailleurs qui emploient leur main pour frapper.• Troubles des bourses séreuses.Risque élevé de développer une bursite au genou (hygroma) pour les travailleurs exposés à un travail qui demande un agenouillement.D'autres types de bursites restent à explorer.• Symptômes musculosquelettiques et troubles pluritissulai-res.Données nombreuses et fiables à l'appui d'une association de symptômes et troubles non caractérisés avec des facteurs de risque liés au travail.Exemples de troubles musculosquelettiques pouvant être liés au travail syndrome du défilé thoracique (N) tendinite de l’épaule: -tendinite de la coiffe des rotateurs (T) -tendinite bicipitale (T) épithrochléite (T) épicondylite (Tennis elbow) (T) tendinite poignet-main - tendinite des fléchisseurs (T) - ténosynovite des fléchisseurs (T) syndrome du canal carpien (N) syndrome hypothenanen du marteau (V)- hygroma du genou (B) tendinite poignet-main : - maladie de de Quervain (T) doigt à ressort (ténosynovite sténosante) (T) maladie de Dupuytren (T) tendinite achilléenne (T) Troubles (par type de tissu) : T = trouble tendineux/ligamenteux V = trouble vasculaire N = trouble nerveux M = trouble musculaire B = trouble des bourses séreuses VUE DE FACE Les ostéoarthroses des articulations ne sont pas illustrées ici, mais peuvent aussi être des LATR.radiculopathie (syndrome de la colonne cervicale) (N) états de tension musculaire cervicale (M) tendinite de I épaulé (coiffe des rotateurs) (T) doigt mort (V) tendinite poignet-main : -ténosynovite des extenseurs (T) -tendinite des extenseurs (T) Illustration Chantal Lichaa Source : Les Lésions attribuables au travail répétitif.Ouvrage de référence sur les lésions musculosquelettiques liées au travail.Kuorinka, l.r Forcier, L.(dir.), Hagberg, M., Silverstein, B., Wells, R., Smith, M.J., Hendrick, H.W., Carayon, R, Pérusse, M., Québec : Éditions Multimondes - IRSST, Paris : Éditions Maloine, 1995, p.28-29.VUE DE DOS Le travail répétitif et la santé • Québec Science/IRSST 3 Une multitude de facteurs peuvent déclencher des LATR S'il est prouvé que les LATR sont liées au travail, il n'est cependant pas possible de les attribuer à un agent déterminé.Ce qui cause ces lésions, c'est plutôt une accumulation d'influences qui dépassent la capacité d’adaptation d'un tissu anatomique, et ce, même si son fonctionnement est maintenu partiellement.Identifier les facteurs de risque de LATR oblige donc à un examen de toutes les facettes du travail.Pour mieux comprendre l'ampleur du champ à couvrir, les auteurs du bilan de connaissances sur les LATR ont classé les facteurs de risque associés à ces lésions en huit groupes : • adéquation du poste, zone d'atteinte et vision; • froid, vibrations et pressions locales sur les tissus; • postures inadéquates; • charge musculosquelettique; • charge statique; • invariabilité de la tâche; • exigences cognitives; • facteurs organisationnels.KSJv; - •v- ' Les médecins traitants disposeront prochainement de quatre guides diagnostiques portant chacun sur un type de lésion attribuable au travail répétitif.Préparés par des spécialistes praticiens à la demande de l’Institut de recherche en santé et en sécurité du travail, ces guides répondront à un besoin manifesté par les médecins et les intervenants en santé et sécurité du travail.Ces facteurs ne causent pas directement les LATR, mais ils sont susceptibles d'engendrer les réactions pathologiques et physiologiques à leur origine.Sur ce plan, la fréquence est un élément déterminant.Une situation peut ne pas être dangereuse en elle-même, mais sa répétition causera un problème.Par exemple, une charge musculosquelettique ou une posture inadéquate, aisément tolérable à l’occasion, est susceptible d'entraîner une lésion si elle devient habituelle.D'où l'importance accordée à la notion de « travail répétitif ».Par exemple, les dimensions d'un poste de travail ou les exigences visuelles ne causent pas, en elles-mêmes, de troubles musculosquelettiques.Par contre, elles peuvent amener une personne à adopter des postures et des méthodes qui risquent de causer ou d'aggraver des lésions.De son côté, lé froid peut avoir une influence directe sur les troubles musculosquelettiques par ses effets sur les tissus anatomiques, mais aussi une influence indirecte si, par exemple, l'équipement de protection nécessaire affecte la préhension.Il accroît également l'activation des muscles.De même, les vibrations de tout le corps ou des mains sont susceptibles de favoriser l'apparition de lésions vasculaires, musculosquelettiques et neurologiques.Les pressions locales lors de contact entre le corps et des objets extérieurs doivent aussi être prises en considération.Par exemple, la main est bien protégée pour prendre ou pincer des objets, mais moins contre les pressions d'outils, comme des ciseaux, sur les côtés des doigts ou le pouce.Les chocs et les contractions pour arrêter un objet ou résister à un contrecoup sont également à l'origine de lésions.En ce qui concerne les postures, trois mécanismes peuvent causer des LATR : les postures aux limites de l'amplitude articulaire, les postures où la gravité engendre une charge supplémentaire sur l'articulation et les postures qui occasionnent des contraintes mécaniques sur les différents tissus.À ce chapitre, les mouvements de l'épaule et la flexion du poignet retiennent particulièrement l'attention.La charge musculosquelettique est également en cause.Elle peut être constituée d'une tension (ex.: dans le biceps), d'une pression (ex.: dans le canal carpien), d'une friction (ex.: d'un tendon dans sa gaine) ou d'une irritation (ex.: celle d'un nerf).La force, la répétition et la durée d'application de cette charge sont des paramètres à considérer.Lorsqu'un membre est maintenu dans une position qui va à l'encontre des forces de la gravité, comme un travail au-dessus de la tête, il y a charge statique.Le lien entre la charge statique s'exerçant sur les muscles et les LATR fait actuellement l'objet de recherches intensives.La charge statique présente des risques pour les tendons et les tissus nerveux, notamment le canal carpien.Sur un autre plan, il a été démontré que l’activité musculaire 4 Le travail répétitif et la santé • Québec Science/IRSST ¦ :v:v;v:v;v:v;v:v:- ViW,y.y,',\v, Mils Programme du Festival Jeunesse du film scientifique (à l'intérieur) iStun (l»se- im.(«itlllt ïplle Imiiof- fee»- Milite ifl® isquenl :»te us» 5# ;fa» uct.Is I» a»» tensi»'' Programme officiel an Hydro Québec y > > ^ « « • •i*r' • ¦.y > > Société pour la promotion de la science et de la technologie Science, technologie et TRANS®°,RTS Une présentotion du ministère de ^Industrie, du Commerce, de la Science et de lo Technologie Concours Nortel : 100 ans et ça continue.(page 2) NORTEL Un momie de réseaux COMMENT COMMUNIQUERONS-NOUS DANS ICO ANS?de»-pren- -rr-o^y'Tge • “'¦'à no^' wez P°e\s S«won;„« Pr'% ^oer^cV^eco^ a°,uI'de and®t Ô''r'sS« " 0°ea ^ dea \wr®® ° 'Ver0rt©''\® S^"oU ^crW®-\00 ^ 0oeü|jS.G^e ^ S7 oC 1 fl L GCCflSIOfl DE SOD CEflTEflfllHE, flDHTHERfl TELECOfll S'IDEflTIFIE DÉSORfllfllS SOUS LE flOfll DE (1DRTEL.NÊRTEL Message du ministre de l’Industrie, du Commerce, de la Science et de la Technologie La Quinzaine des sciences fête son quinzième anniversaire sous le thème «Science, technologie et transport».Je suis heureux, en tant que ministre de l'Industrie, du Commerce, de la Science et de la Technologie, de m’associer à cet événement de premier plan et de souligner la contribution exceptionnelle de la Société pour la promotion de la science et de la technologie.Depuis 15 ans déjà, elle fait la promotion du savoir, illustrant ainsi Futilité de la recherche et du développement scientifique et technologique.À près de 50 mois de l’an 2000, la science et la technologie jouent un rôle de plus en plus important sur notre planète.Nous devons aux chercheurs, entre autres, le déploiement du réseau Internet qui n’est qu’une prémisse aux prochaines réalisations scientifiques et technologiques.Pendant que la science s’allie à la technologie pour créer à notre avantage cet immense réseau de transport virtuel, les transports plus traditionnels, ceux des biens et des personnes ainsi que de l’énergie, vivent une fascinante mutation.La Quinzaine des sciences 1995, avec son thème «Science, technologie et transport», nous invite à considérer combien la science et la technologie sont là, tant pour acquérir des connaissances que pour faciüter notre ouverture sur le monde.Toute l’équipe du MICST se joint à moi pour vous souhaiter une Quinzaine 1995 des plus enrichissantes.Daniel Paillé Gouvernement du Québec Ministère de l’Industrie, du Commerce, de la Science et de la Technologie Hydro Québec Le mot du président d'honneur Cher amis.C'est avec un grand plaisir que j'ai accepté la présidence d'honneur de la Quinzaine des sciences dont le thème, cette année, est science, technologie et transports.Les transports et les communications transforment présentement notre petite planète à une vitesse vertigineuse.Si nous voulons jouer un rôle intéressant dans la révolution en cours et dans le monde de demain, nous devons absolument investir davantage dans le savoir, la recherche et l'innovation.Notre choix est simple, nous montons à bord de l'avion du XXIe siècle ou nous nous contentons de le voir passer.Le principal objectif de la Quinzaine des sciences est le développement d'une culture scientifique au Québec.À cet égard, de grands progrès ont été réalisés mais il reste beaucoup à faire.Je ne crois pas que nous comprenons toute l'importance de la science et de la technologie dans le monde moderne et leur contribution à la richesse collective de notre pays.Pour moi, comme pour tous ceux qui sont émerveillés par la science et la technologie, la Quinzaine des sciences est une grande fête.Amusez-vous bien ! Gilles Ouimet Président et chef d'exploitation Pratt & Whitney Canada Science, technologie et TRANS®®RTS Une présentation du ministère de l'Industrie, du Commerce, de la Science et de la Technologie ?Gouvernement du Québec Ministère de l’Industrie, du Commerce, de la Science et de la Technologie NORTEL Un monde de réseaux Le chasseur, la Caravelle et le virtuel Du chasseur du néolithique dans un glacier des Alpes autrichiennes au conducteur d'une débusqueuse dans une forêt de l'Est du Québec, l'histoire de la science et de la technologie des transports se déroule sous vos yeux avec des articles traitant, entre autres, de l'ère du numérique et du téléphone interactif, la nouvelle génération de turboréateurs, l'ergonomie des véhicules et les découvertes de Copernicjesla, Wiener et Turing.Diffusé dans tout le réseau scolaire québécois.En collaboration avec le Ministère de l'Education du Québec.(Pages 7,18, 21, 29) Nour remercions nos commanditaires Université de Montréal Gouvernement du Québec Ministère de l’Éducation du Québec Ville de Montréal Industrie Canada aence xpV 1*1 FESTIVAL INTERNATIONAL DU FILM SCIENTIFIQUE DU QUÉBEC | J OFFICE FRANCO-QUÉBÉCOIS Ressources naturelles Canada Institut de recherches en santé et sécurité du travail du Québec Agence spatiale canadienne Camp spatial Canada STCUM Ordre des ingénieurs du Québec Groupe Sirius PRATT&WHITNEY CANADA En 1595, on publie le premier Atlas sive cosmographicum du mathématicien et géographe flamand.Gerhard Mercator.En 1795, le mètre, l'unité fondamentale des mesures de longueur, est défini légalement comme la dix-millionième partie du quart du méridien terrestre.En 1895, Guglielmo Marconi et Alexandre Stepanovich Popov, des pionniers de la radioélectricité, inventent l'antenne radiophonique.En 1995, vous découvrez les mille et un aspects de l'innovation technologique et de la recherche scientifique dans les entreprises, universités, cégeps, instituts et organismes de votre région.O SOMMAI R 100 ans et ça continue: l'avenir des télécommunications.Pour fêter son centenaire, Nortel prépare déjà son bicentenaire en invitant les étudiants et étudiantes du secondaire, du collégial et des universités à imaginer le futur! (Page 2 et brochure au centre de ce programme).La Dictée P.G.L.et la science Cette année, en plus de proposer aux élèves du cours primaire des activités de caractère à la fois éducatif et amusant, la dictée P.G.L.et la Quinzaine des sciences partagent un même thème: le transport.En collaboration avec la Fondation Paul-Gérin Lajoie.Dans toutes les régions du Québec.IPage 27] La.DùetaS.PG./-.SSC-r Du cinéma scientifique En collaboration avec le Festival International du film scientifique du Québec, la Quinzaine des sciences vous présente, en primeur, huit pages d'informations sur l'événement et les films vedettes du volet jeunesse de ce festival.À Montréal et Québec.En tournée dans les régions.(Au centre de ce programme) 24 heures avec le satellite de télédétection RADARSAT Radarsat n'est pas seulement un engin mis en orbite autour de la Terre mais aussi un projet de diffusion de l'information scientifique et technologique en milieu scolaire.Une réalisation de l'Agence spatiale canadienne en collaboration avec la Société pour la promotion de la science et de la technologie.(Page20) Une autoroute de l'information aux portes grandes ouvertes Les opérations portes ouvertes dans les entreprises, les centres de recherche et les laboratoires universitaires permettent au public de trouver des réponses aux questions qu'il se pose sur des organismes de sa région, sur des recherches auxquelles il a rarement accès.Entre autres: Nortel, l'Université de Montréal, l'Université du Québec Abitibi-Témiscamingue, Radio-Nord, Télébec, Bell, le groupe Sinus, UBI, l'Ordre des ingénieurs (filiale Bas-Saint-Laurent), M3i, l'Université du Québec à Montréal, Stentor, l'Université McGill, l'Université de Sherbrooke.Stationnement permis De la physique du vélo à l'évolution de la téléphonie cellulaire, les réseaux des bibliothèques scolaires et municipales proposent la découverte de l'ABC du transport de l'information, de l'énergie, des biens et des personnes.Dans l'espace, sur terre, dans les airs, sous les mers et même dans l'hyperespace.Dans toutes les régions du Québec.Au coeur des villes, des lieux pour la science Rassembler au coeur même des villes, dans un lieu passant et familier, un ensemble d'activités scientifiques auxquelles le public a accès, se laissant guider par ses intérêts: le Carrefour scientifique à Sherbrooke, Amphibie, cybernétique ou solaire à Hull, l'exposition Science, technologie et transports à Rimouski, la Semaine Pratt&Whitney à Montréal ainsi que l'exposition Accès-Science à Québec.Un événement de 'j Société pour la ./ promotion de | la science et de * la technologie 417, rue Saint-Pierre, bureau 808 Montréal (Québec) H2Y 2M4 Tél.: (514) 873-1544 Fax : (514) 873-9257 Graphisme: Normand Bastien Affiche et couverture du programme: Michel Rabagliati Impression: Imprimerie Canada Abitibi- Témiscamingue: (819) 797-9131 Côte-Nord: (418) 962-9848 Avez-vous des questions au sujet des activités de la Quinzaine des sciences?Pour avoir la programmation la plus complète possible, contactez : Est du Québec: (418) 722-3110 Estrie: (819) 565-5062 Montréal: (514) 873-1544 Outaouais: (819) 778-7511 Québec et Chaudière-Appalaches: (418) 692-2470 Saguenay-Lac Saint-Jean: (418) 668-4541 MESSAGE DE LA MINISTRE DE RESSOURCES NATURELLES CANADA En ma qualité de ministre de Ressources naturelles Canada, je suis heureuse d’offrir la collaboration de mon ministère à la Société pour la promotion de la science et de la technologie à l’occasion de cette 15e édition de la Quinzaine des sciences.Je suis particulièrement fière de m’associer à cet événement qui fait valoir auprès de milliers de jeunes Québécois et Québécoises l’importance capitale des sciences et de la technologie pour l’avenir du Canada et du monde entier.Cette année, le thème de la Quinzaine des sciences, «Science, technologie et transports», s’inscrit tout à fait dans les activités de Ressources naturelles Canada (RNCan), dont une large partie du mandat touche la recherche et le développement technologique.En fait, RNCan fait le lien entre les préoccupations environnementales et économiques.Ressources naturelles Canada s’intéresse aux carburants de remplacement depuis 1980.Le Centre canadien de la technologie des minéraux et de l’énergie, mieux connu sous le nom de CANMET, a mené divers travaux de recherche-développement dans ce .domaine, en partenariat avec bon nombre d’organismes et maintes entreprises.Au cours des quinze dernières années, cet ' investissement a débouché sur un nombre impressionnant de î; réussites et a donné lieu à cette merveilleuse évolution de la technologie des carburants de remplacement, qui en était encore à ses premiers balbutiements il n’y a pas si longtemps.¦ Ressources naturelles Canada a contribué à faire du Canada un chef de file mondial dans différents domaines scientifiques.Le Ministère se distingue en outre par ses connaissances spécialisées dans les secteurs des sciences de la Terre, de la géomatique, de l la foresterie, de l’énergie et des mines La richesse de nos ressources naturelles a jeté les assises de 1 économie du Canada depuis bien avant la Confédération.Le secteur des richesses naturelles est la clé de l’essor et de la compétitivité des entreprises canadiennes.RNCan appuie donc vivement les initiatives mises sur pied grâce à des partenariats formés des gouvernements, de l’industrie, d’organismes à vocation scientifique et des établissements d’enseignement.Je profite de cette 15 édition de la Quinzaine des sciences pour encourager les Canadiens et Canadiennes à mieux comprendre les enjeux écologiques et à rechercher des solutions concrètes aux problèmes environnementaux.Lavenir des générations futures en dépend.Je félicite les organisateurs pour leur excellent travail tout au long de l’année.Bonne Quinzaine des sciences à tous les participants! 1*1 Ressources naturelles Natural Resources Canada Canada Canada Ce voyageur était un chasseur du néolithique, ce nouvel âge de la pierre taillée qui voit la transition vers l'agriculture.On a été surpris de trouver sur lui une hache en cuivre, ce qui fait reculer de plus de mille ans l'apparition de cette technologie dans la région.Ce voyageur à pied savait aussi transporter une énergie vitale : de la braise, enveloppée dans des feuilles.Et il emportait dans son cerveau des informations précieuses qu'il aurait transmises aux siens, à son retour, dans une langue que nous ignorons.Pendant la plus grande partie de notre histoire, les jambes (et quelquefois de petites embarcations) assuraient le transport, y compris le transport de l'énergie, et toute communication passait par la parole, et par des signes visuels ou auditifs.Nous avons porté nos armes à la poursuite du gibier, rapporté au camp les protéines chèrement acquises, glané au passage l'entrée et le dessert et conté nos histoires au coin du feu.Physiologiquement, nous sommes toujours ce que l'évolution a fait de nous : « des chasseurs du néolithique, des machines bien réglées qui ont été conçues pour poursuivre efficacement le gibier » (Fox et Tiger, L'animal impérial).Il n'y pas de journée normale sans déplacement, guère de déplacement sans transport.Mais nous ne sommes plus, à quelques exceptions près, des chasseurs-cueilleurs.Une révolution technologique a changé notre vie.Le chasseur^ la Caravelle et le virtuel par André Lemelin Le voyageur s'est endormi un soir d'automne et ne s'est pas réveillé.Il avait sans doute beaucoup marché tous ces derniers jours, il était épuisé, n'avait pas suffisamment à manger.Le froid l'aura pris en douce.On l'a retrouvé dans la même position, 5300 ans plus tard, en septembre 1991, dans un glacier des Alpes autrichiennes.V ' ’ •_ 1 -42 .vjM’.'.V» • •WXJÎÊ i.V iïmm v.à*-'.i-ysv '^,3* •' V V; L'agriculture, qui permet de nourrir des populations beaucoup plus grandes, a entraîné une croissance démographique qui dure toujours.Or elle exige une organisation beaucoup plus poussée que la chasse en groupe.Nos connaissances du temps et des saisons, des cycles et des étoiles, nos connaissances de la nature, des sols se sont développées.Et avec elles le sens de la mesure, l'arpentage, la propriété, la suzeraineté et la vassalité, la ville et la campagne, la protection des territoires par les armées de métier, les guerres, les disettes, la malnutrition et les épidémies -mais aussi la fine fleur de la civilisation, les lettres, les arts et les sciences.Une fois mise en marche, cette machine ne peut plus s'arrêter.Et elle se complexifie.L'Empire, ou le monde fermé Paradoxalement, en devenant sédentaires, nous avons considérablement développé nos moyens de transport.Car la résultante politique de tout ce progrès, c'est l'empire.Une puissance qui s'affirme à distance, sur les routes, qui consomme pour cela une énergie croissante, qui transmet et stocke de l'information.Or l'empire prospère grâce à trois choses : le cheval qui porte les soldats; la roue qui décuple la force de l'animal et permet de transporter de lourdes charges sur de grandes distances; et l'écriture, qui permet de transmettre les ordres avec exactitude et de conserver intactes les informations, libérant ainsi de la mémoire.Le commerce, l'art de la guerre et l'administration vont Le néolHtiique marque une phase de développement technique des sociétés préhistoriques, le passage du stade de la prédation à celui d'une économie de production marqué par l'apparition de l'agriculture et de l'élevage.O En 1595, on publie le premier Altos sive cosmogrophicum du mathématicien et géographe flamand.Gerhard Mercator.ASIA RICA en* i faire des progrès remarquables.Le personnage type de cette triple révolution n'est plus un chasseur isolé, c'est un conquérant qui va imposer jusqu'en Inde la manière grecque de voir les choses : Alexandre le Grand L'empire, même l'immense empire romain, enferme le monde à l'intérieur de ses limites et repousse la différence sous le nom de barbarie.Mais il ne peut la contenir indéfiniment, et bientôt elle déferle et l'anéantit.Après la chute de Rome, pendant tout un millénaire, l'Occident se referme sur des royaumes morcelés, des horizons restreints.Il n'apprend que lentement à sortir de chez lui, y prend plaisir en pillant Jérusalem - et l'on dit que les frères Templiers rapportent des croisades une science puissante.Longtemps attendue, la prochaine révolution arrive, qui va rouvrir le monde et révéler le Globe.La découverte du Globe La Renaissance prépare le conquête occidentale de la planète en donnant naissance à une nouvelle science de l'espace.Par la perspective, cette simulation de ia troisième dimension sur un plan, le regard porte au loin dans la peinture.C'est aussi l'époque d'une certaine prospective—les prophéties fleurissent à la lumière des astres.L'avenir est à nos portes.En Pologne, un moine savant nommé Copernic calcule que la Terre tourne autour du Soleil.Ce sera le point de départ de Galilée, Kepler et Newton, une véritable révolution qui va créer toute la science moderne.Et pendant que la cartographie se précise, l'architecture navale fait un pas de géant avec la mise au point de la caravelle, enfin capable de porter l'aventure au-delà des mers, avec l'aide de la boussole, du sextant et d'un gouvernail amélioré.L'Amérique arrive bientôt dans le paysage - le monde en est à jamais transformé.La totalité du globe semble offerte à la volonté de puissance.De Chine était venue la recette d'une poudre noire contenant une grande énergie et la libérant de manière explosive.Elle peut soumettre n'importe quelle civilisation qui ne la possède pas.Nous entrons dans le monde moderne par le fusil et le canon, mais aussi par le livre, qui se répand littéralement comme une traînée de poudre.Qu'on se représente la production, dans les 50 années suivant l'invention de l'imprimerie (1440-1490) par Gutenberg, de plus de 9 millions de livres! La soif de connaissance, dans cet univers quasi illettré, semblait n'avoir pas de limites.La science de l'Antiquité put enfin être largement étudiée, et surtout dépassée - car les idées nouvelles étaient reproduites à plusieurs exemplaires, distribuées partout en Europe et discutées par toute la communauté des lettrés.La liberté de pensée acquiert lentement ses lettres de noblesse.Au tournant du 17e siècle, William Shakespeare produit la plus grande oeuvre littéraire depuis l'Odyssée, ce long poème narrant le voyage d'Ulysse sur la Calypso.Personne n'a su comme lui exprimer toute la gamme des émotions et des conflits.C'est le poète universel par excellence— ses pièces sont d'ailleurs jouées au théâtre Globe.L'une des dernières, la Tempête, est une réflexion sur la liberté et la générosité.L'action se passe dans une île imaginaire, et baigne dans l'atmosphère de la découverte du I ACCÈS PME DES CONSEILLERS AU SERVICE DE LA PME Canada I lit I bureau fédéral de Federal Office of ¦ ¦ développement régional Regional Development (Québec) (Québec) TRANSfl Université de Montréel Pour la Quinzaine des sciences, des démonstrations, des visites de laboratoires, des explorations de l'Internet et du World Wide Web, des prototypes réels ou virtuels autour du thème : le transport des gens, des données, des biens et de l’énergie.Un concours avec des prix qui vous transporteront.Ne ménagez plus vos transports, venez nous voir! Pour tous les publics Pour les élèves du secondaire LE DIMANCHE DES TRANSPORTS Une série d'activités de vulgarisation et le 22 octobre 1995, de midi à 17 heures, d'enrichissement scientifique pour les groupes au Pavillon André-Aisenstadt qui réserveront: (juste derrière le Pavillon principal).• à l’École Polytechnique: 340-4929 ¦fH Université • à l’U de M: 343-6032 UAU de Montréal Université de Montréal Pour plus d'information, consultez le programme officiel de la Quinzaine.ou appelez-nous au 343-6032. L'arrivée des voies ferrées signale le début de la fin de l'ère des explorateurs.Nouveau Monde.L'Occident s'est entièrement renouvelé.Dans les trois siècles qui suivent, la science s'impose comme l'unique approche de la vérité, la technique comme la seule façon de « vaincre la nature » et de prospérer.L'énergie tirée de la vapeur permet enfin de gagner de vitesse sur le cheval et le bateau à voile, et d'achever le processus de colonisation.Les voies ferrées relient New York et Sans Francisco, Moscou et Vladivostok, les vapeurs sillonnaient les sept mers avec leurs premières cargaisons de touristes.L'ère des explorateurs prend fin.Le monde s'apprête à changer de peau une nouvelle fois.Le siècle des réseaux Budapest, 1882 - Se promenant avec un ami dans un parc en citant le Faust de Goethe, un ingénieur électricien de 26 ans, d'origine serbe, reste soudain figé, les bras en l'air.« L'idée m'est venue comme un éclair, raconte-ra-t-il plus tard, et dans un instant la vérité me fut révélée.» Son ami essaie de l'entraîner vers un banc, mais il cherche un bâton et se met à dessiner fébrilement sur le sol.Nicola Tesla vient de trouver le principe dont l'application à l'échelle de la planète fera du 20e siècle le siècle de l'électricité.Certes, on utilisait déjà le cou- rant continu, mais les moteurs manquaient de puissance et la transmission posait d'énormes problèmes : il fallait prévoir un générateur tous les trois kilomètres.C'est pourquoi des ingénieurs proposaient maintenant des systèmes à courant alternatif, à un seul circuit, comme dans le courant continu.Sans grands résultats.Tesla au contraire utilise deux ou plusieurs circuits dont les ondes sont déphasées les unes par rapport aux autres, ce qui induit un champ magnétique rotatif.Ce tourbillon permet d'atteindre des voltages beaucoup plus élevés qu'avec le courant continu (plus de puissance, donc] et de transmettre le courant économiquement sur de grandes distances.En moins de deux mois, Tesla va concevoir toute la gamme des moteurs nécessaires à la production, à la transmission et à l'utilisation de l'énergie électrique.Une dizaine d'années plus tard, ses moteurs commencent à être fabriqués par Westinghouse.Puis, il y a exactement un siècle, était parachevée la phase 1 de la construcion de la centrale hydroélectrique des chutes Niagara, la première à utiliser le Système Polyphasé Tesla.Des génératrices géantes à la brosse à dents électrique, en passant par les lignes à haute tension, le système universellement utilisé aujourd'hui découle du concept original de Tesla, quelle que soit la source d'énergie utilisée (le charbon, le pétrole, l'uranium ou l'eau des rivières).Pour la première fois dans l'histoire, il est possible d'enserrer un territoire dans un réseau énergé- W: S Dl)Ü J JJ y BU J LJ/'J du rJüêb3C*Wê UU yj'B/J Jj.J2i /UiBi | En route vers le progrès.Ordre | des ingénieurs - « du Québec O tique rejoignant chaque usine et chaque habitation, à la manière de l'eau courante, qu'on installe à la même époque.L'électrification entraîne un développement économique sans précédent, qui nécessite la modernisation des réseaux de transport et de communication.Le moteur à explosion, tirant parti de la chimie du pétrole, du caoutchouc et de l'électricité (l'énergie cachée dans l'automobile) va donner naissance à la plus grande industrie de la première moitié du siècle.Il n'est guère besoin d'insister sur les chambardements de tous ordres apportés par cette « extension du pied » (McLuhan), cet « enfant chéri de la famille », comme disent les Allemands : la liberté de mouvement, l'étalement urbain, les autoroutes et une contribution majeure à l'effet de serre et au réchauffement de la planète.Le téléphone, qui utilise l'électricité, devient rapidement indispensable au monde des affaires et envahit même les résidences privées.On saura rapidement l'utiliser pour transmettre toutes sortes de données (le bélinographe, ancêtre du fax, date de 1911).Mais une avance plus radicale encore se prépare.La vérité ultime était jusqu'alors contenue dans la mécanique de Newton, mais on découvre à cette époque toute la richesse des phénomènes électromagnétiques, dont la technologie de l'électricité n'est que l'une des applications possibles.Les célèbres équations de Maxwell synthétisent en quatre lignes tous ces phénomènes.Or Maxwell avait prouvé mathématiquement qu'une perturbation électrique en un point donné pouvait produire un effet à une distance considérable après s'être déplacée à la vitesse de la lumière.Fait extraordinaire, c'est Tesla, encore, qui saura en faire la démonstration.Sa contribution aura sur le monde des communications une importance à long terme sans doute bien plus profonde que celle de la téléphonie classique.Au printemps 1893, il expose publiquement les principes de la transmission sans fil et les expérimente avec succès.Ses conférences sont traduites en plusieurs langues et ont un large retentissement .Cette nouvelle invention, qu'on utilisera à la fois pour la transmission des sons (la radio), des images (la télévision) et des données (la télégraphie sans fil, ou TSF), contribuera plus que toute autre à rapprocher les continents dans la tête des gens.Vers un monde virtuel Dans le monde qui émerge de la seconde guerre mondiale, les continents se rapprochent réellement, si l'on peut dire.Le développement du moteur à réaction, dont les prototypes allemands avaient volé pendant les derniers mois de la guerre, va faire des liaisons intercontinentales une réalité quotidienne.Dans ce qu'on perçoit désormais comme un « village global » (McLuhan), les relations internationales prennent un tout autre sens.Gouvernement du Québec Inter-Cana< PRESENTE s7en vient PRIX DE RECONNAISSANCE OUI SOULIGNE LA QUALITE.ET L'EXCELLENCE D'UN PROJET D’ÉDUCATION ARTISTIQUE ET CULTURELLE RÉALISÉ PAR UNE ÉCOLE OU PAR UN GROUPE D’ÉCOLES ET OUI A PERMIS «UN ESSOR DES ARTS ET DE LA CULTURE AUPRÈS DES JEUNES ET DES GENS DU MILIEU» POUR TOUS LES ENSEIGNANTS EN ARTS T" PRIX : UNE BOURSE DE 5000 $ 2£,e PRIX : ONZE BOURSES DE 1000 S (UNE PAR RÉGION) VOUS RECEVREZ BIENTÔT LE DÉPLIANT ET LA FICHE D’INSCRIPTION.Québec an oo © Vous avez dit autoroute ?Qui dit transport, dit communication, bien sûr.Mais tout de même, une « autoroute de l'information », qu'est-ce que ça peut bien vouloir dire ?Oublions un instant les ordinateurs et les lignes téléphoniques à haut débit.Le principe de base, c'est celui d'un lien fixe permettant aux informations de circuler dans les deux sens d'une manière fiable.Cette idée, fort ancienne, c'est la poste, du latin ponere, placer.Il s'agit en effet de placer, ou poster, à intervalles réguliers, des relais permettant aux courriers de changer de monture et de se reposer.Les premiers exemples connus remontent à 2000 ans avant J.-C, en Égypte, et à 1000 ans av.J.-C.en Chine.Mais ce sont les Perses (vers -550) qui créent le premier réseau; sur des itinéraires dont le plus long faisait 2500 km, les courriers pouvaient parcourir 160 km par jour.Les Romains vont organiser ce système à grande échelle.Le premier empereur, Auguste, crée le premier service postal, le cursus publicus; d'abord réservé aux courrier officiel, il est ouvert aux particuliers au 3e siècle.Puis l'Empire d'Occident s'effondre, et la poste prend du retard.Elle réapparaît en France au 1?siècle, en Allemagne au 12e et en Angleterre en 1635.En 1576, le roi de France autorise les messages privés; en 1627, il crée un service régulier, avec horaires et tarifs.À partir de 1829, la poste doit desservir toutes les communes de France une fois par jour.Cependant, la vitesse n'avait pas vraiment augmenté depuis les Perses.En l'absence de transports mécaniques, on avait inventé le sémaphore à relais ; les Grecs déplaçaient des vases à l'intérieur d'immenses grillages selon un code alphabétique, alors que les Byzantins utilisaient des tours à feu.Des méthodes rudimentaires et peu fiables.L'invention de la lunette (l'ancêtre de nos jumelles) au 16e siècle va donner lieu à toutes sortes de tentatives, dont celle de Claude Chappe, qui lancera en 1791 son télégraphe aérien : un appareil à trois éléments articulés pouvant prendre 196 positions différentes, ce qui autorise la transmission de messages codés.Le système est adopté et, en 1852, un réseau de 556 relais sur 4800 km rejoint 30 villes de France.Mais aucun autre pays ne se dotera de ce système, bientôt supplanté par le télégraphe électrique.La première ligne est construite à Londres en 1837.La première ligne américaine (1844) est basée sur le système mis au point par Samuel Morse, qui deviendra la norme : un appareil mécanique dont chaque mouvement ouvre ou ferme un circuit à l'autre bout de la ligne, et un code - le morse.Les développements sont rapides : la Grande-Bretagne compte 6400 km de lignes en 1852, les États-Unis 80 000 en 1861.En 1869, les impulsions électriques relient New York à San Francisco.On améliore peu à peu la qualité des lignes, la quantité d'information qu'elles peuvent transmettre (la transmission des photos date de 1907).L'expansion du télégraphe va de pair avec celle du chemin de fer, ce qui réduit les coûts d'installation.Par ailleurs, des câbles sous-marins relient la France à l'Angleterre (1850), puis l'Irlande et Terre-Neuve (1856); la ligne transatlantique devient rapidement la plus chargée d'un réseau qui commence à prendre une dimension mondiale.Par comparaison, les progrès du téléphone (1876) sont relativement lents, en particulier sur les grandes distances.Cela est dû à la fois à la concurrence et à des impératifs techniques (comme la nécessité de disposer des répéteurs le long des lignes).La première liaison transcontinentale date de 1915, le premier câble transatlantique de 1956, soit 55 ans après la première liaison radio, et seulement 6 ans avant la première transmission par satellite ! D'après Robert Chesnais, « Préfiguration des autoroutes de l'information », Médiapouvoirs, printemps 1995, p.110-114.Pendant que la décolonisation bat son plein, l'économie se met à l'heure des multinationales.On ne parle pas encore de « mondialisation » des échanges, mais le monde apparaît comme un tout quand on le contemple depuis l'espace.Les feux d'artifice chinois ont fait place aux missiles intercontinentaux, qui portent en eux une énergie capable de détruire la planète, et aux fusées géantes; les missiles restent au garage, mais on a tôt fait de marcher sur la Lune.Et on goûte à la mondovision en écoutant les Beatles chanter en direct All you need is love, grâce à l'un des premiers satellites de télécommunications.Tesla n'avait-il pas prédit, dès 1904, qu'on pourrait un jour se brancher sur des réseaux planétaires avec un petit appareil, peu dispendieux et qu'on glisserait simplement dans sa poche ?« Ainsi la terre, ajoutait-il, sera transformée en un cerveau géant ».La capacité de l'électricité de transporter l'information était déjà couramment utilisée pour la régulation de systèmes à relais électromécaniques.Avec le couple électronique-informatique, l'utilisation de l'électricité entre dans une phase nouvelle.Les premiers ordinateurs, mis au point pendant les années 40, utilisent un courant de faible puissance pour traiter et stocker de l'information, à partir d'instructions contenues dans un code, le programme.Grâce à cette innovation, l'une des plus importantes (certains disent la plus importante) de l'histoire, les chercheurs disposent d'un outil universel, dont le coût diminue aussi vite que sa puissance augmente.La science et la technique, de plus en plus unifiées (on parle maintenant de technoscience), semblent surtout intéressées à simuler, synthétiser, recréer le vivant.L'objectif ultime de cette entreprise, c'est bien sûr le cerveau humain.Pour l'instant, on simplifie un peu : le « cerveau électroni- que » utilise une logique binaire qui rappelle beaucoup un jeu de divination chinois, le Yi King, minutieusement étudié par le fondateur de la cybernétique, Norbert Wiener De fait, selon Alan Turing, on pourrait construire une machine universelle (on l'appelle maintenant la Machine de Turing), qui, bien programmée, pourrait faire le travail de n'importe quelle machine conçue pour résoudre des problèmes particuliers.Répondre, tel un oracle, à n'importe quelle question.Après l'invention du microprocesseur, les technologies de l'information vont être propulsées au premier rang mondial par les deux chocs pétroliers (1973 et 1979).L'énergie étant hors de prix, il faut rationaliser et automatiser, au prix d'investissements fabuleux.et de nombreuses mises à pied.C'est la « nouvelle économie ».Le micro-ordinateur, inventé dans un garage, peuple les sous-sols des banlieues; le robot fait sa gymnastique comme tout le monde dans les usines nippo-nes.Les premiers gains de productivité ne se font sentir qu'au début des années 90.Et pendant que l'informatique évolue vers le parallélisme, la fusion du téléphone et du micro-ordinateur permet à des dizaines de millions de personnes de se brancher au réseau des réseaux, Internet.Désormais, il n'est plus besoin de se déplacer pour « voyager ».Pour un abonné de Longueuil, un correspondant de Nouvelle-Zélande est aussi proche, et aussi loin, qu'un correspondant de Montréal : les messages se déplacent à 99,99 % de la vitesse de la lumière et à un coût identique.Les documents qui circulent d'un bout à l'autre de la planète sont de plus en plus complexes, comprenant des photos, des images vidéo, de la musique.Il y a déjà des stations de radio sur Internet, des logiciels de téléphonie - Québec-Tokyo sans interurbain! Grâce à une carte insérée dans votre ordinateur, vous humez des odeurs venues de très loin.Et le Sunday Times évoquait récemment la possibilité, entrevue par certains chercheurs, d'un lien direct entre le cerveau d'un individu et le réseau planétaire.Il faudra sans doute prévoir une pile.0 Si M M La fusion du téléphone et du micro-ordinateur permet à des dizaines de millions de personnes de se brancher au réseau des réseaux, Internet.ï -.y.'‘SKSSggî ï*- ^ • •- Banque Scotia J 9> pcmt OfffîWt VD A996 duV i»i DU DÉCOR '''«Pez, ?«uébécoise des arts 1996 à la Semaine ^aox-vous annuel le
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