Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
Québec science
Principal magazine d'information scientifique généraliste québécois. [...]

Le mensuel d'information scientifique Québec Science est publié à partir de 1970. Il est le résultat de l'acquisition par l'Université du Québec de la revue Jeune scientifique, qui était publiée par l'Acfas. C'est Jocelyne Dugas, auparavant responsable de la revue Techniques, publiée par le ministère de l'Éducation, qui préside à cette mutation.

Québec Science opte pour une formule plus journalistique que pédagogique. La revue sera un terreau de développement de la profession de journaliste scientifique. Michel Boudoux, Yannick Villedieu, Christian Coutlée, Daniel Choquette, Solange Lapierre-Czerniecki, Pierre Sormany, Michel Gauquelin, Madeleine Harbour, Fabien Gruhier, Lise Laberge, Gilles Provost, Gilles Paquette, François Picard y participent.

La revue vise à intéresser les jeunes à la science et aux carrières scientifiques en leur offrant une information scientifique à jour présentée par des articles rigoureux et approfondis. Un accent est mis sur l'attractivité visuelle; une première couverture signée par le graphiste Jean-Pierre Langlois apparaît ainsi en septembre 1973. Pierre Parent et Richard Hodgson poursuivront le travail de ce dernier. Diane Dontigny, Benoit Drolet et André Delisle se joignent à l'équipe au milieu des années 1970, alors que Jean-Pierre Rogel en dirige la rédaction à partir de l'automne 1978.

Les premières années sont celles de l'apprentissage du journalisme scientifique, de la recherche de l'équilibre entre la vulgarisation, ou plutôt la communication, et la rigueur scientifique. Les journalistes adoptent styles et perspectives propres à leur métier, ce qui leur permet de proposer une critique, souvent liée à l'écologie ou à la santé. Plus avant dans les années 1970, le magazine connaît un grand succès, dont témoignent l'augmentation de ses ventes et la résonance de ses dossiers.

Québec Science passe sous la responsabilité des Presses de l'Université du Québec en 1979. La revue est alors prospère; en 1980, le magazine est vendu à plus de 25 000 exemplaires, dont 20 000 par abonnement. Les années 1980 sont plus difficiles à cause de la crise économique. Luc Chartrand pratique le journalisme d'enquête pour la revue, dont l'équipe de rédacteurs se renouvelle. On assiste ainsi à l'arrivée de Gilles Drouin, Bernard Giansetto, Claude Forand, Louise Desautels, François Goulet et Vonik Tanneau. Québec Science produit des articles sur les sujets de l'heure : pluies acides, sida, biotechnologies.

Au tournant des années 1990, le magazine fait davantage appel à des collaborateurs externes - journalistes, professeurs et scientifiques. Le cégep de Jonquière devient l'éditeur de la revue. Il en gardera la charge jusqu'au transfert de Québec Science à Vélo Québec en 2008.

Au moment de l'arrivée, en 1994, du rédacteur en chef actuel, Raymond Lemieux, le magazine est encore en difficulté financière. Il connaîtra cependant une relance, fort de la visibilité engendrée par la publication, depuis février 1993, d'un numéro spécial sur les découvertes scientifiques de l'année au Québec. Québec Science devient le premier média québécois à se trouver sur Internet, ce qui lui offre un rayonnement international. Le magazine surfe sur cette vague, avec davantage de contenus et de grands reportages qui franchissent les frontières du Québec; il obtient un soutien accru du gouvernement québécois, ce qui lui permet de recomposer une équipe de journalistes : Catherine Dubé, Vincent Sicotte, Marie-Pierre Élie, Joël Leblanc viennent travailler pour la revue.

Québec science profite ensuite de l'engouement pour les avancées technologiques et s'attire de nombreux collaborateurs qui maintiennent le dynamisme de la revue.

Source :

LEMIEUX, Raymond, Il était une fois¿ Québec Science - Cinquante ans d'information scientifique au Québec, Québec / Montréal, MultiMondes / Québec Science, 2012, 165 p.

Éditeurs :
  • Québec :Les Presses de l'Université du Québec,1970-,
  • Montréal :Vélo Québec éditions inc.
Contenu spécifique :
Avril
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Jeune scientifique
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichiers (14)

Références

Québec science, 1996, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
Québec ITchernobyl f:r seer CO itifiques le percer ystères les blants du v,, IL umam Èsàï'sâ, BHMI iyi-yly77 yTl\yy G BIBLIOTHEQUE NATIONALE QUEBEC BUREAU DEPOT LEGAL 125, RUE SHERBROOKE OUEST MONTREAL QUE.H2X 1X4 Alzheimer ilicon Valley, RQ.volume 34, numéro 7 Avril 1996,3,95$ La pilule du siècle illl P \rV5555 U1 994 j! pi .I • :ÆD ad M ®frd 'lirl iiP1 II# l#( aPl ,#1 8# ¦llilS' la gravité.Comme il n’est pas facile pour le frappeur de modifier la hauteur de son bâton une fois son élan entamé, une bonne courbe est une arme très efficace.La balle rapide, contrairement à ce que l’on croit, tourne elle aussi : en la relâchant, les doigts du lanceur, qui frottent sur la balle et ses coutures, lui impartissent une rotation contraire à celle de la courbe (un backspin).En conséquence, la balle chute moins qu’elle ne le ferait si elle n’était soumise qu’à la gravité.Un frappeur a déjà dit que « frapper une balle papillon, c’est comme manger du Jell-0 avec des baguettes » ! La balle papillon, qui fait aussi la joie des receveurs, dévie successivement dans des directions différentes en se dirigeant vers le marbre, par exemple, vers la gauche puis vers la droite.Ce comportement résulte des turbulences engendrées par les coutures de la balle : l’écoulement de l’air autour de la balle n’est pas symétrique et, en réaction, l’air exerce une force latérale sur la balle.Le lanceur fait tourner la balle très lentement sur elle-même (environ 50 rpm), et la position des coutures change lentement : la direction de la déviation varie lors du déplacement.Dans ces conditions, la tâche du frappeur n’est pas de tout repos.Le frappeur, qui a besoin d’au moins 0,2 seconde pour compléter son élan, doit décider de s’élancer alors que la balle se trouve à peu près à mi-chemin entre le monticule et le marbre.De plus, en plein élan, le bâton parcourt environ 25° en 0,01 seconde.Si le frappeur s’élance seulement 0,01 seconde trop tôt ou trop tard, il frappera une fausse balle ! Généralement, le bâton ne frappe pas la balle en plein centre : le frottement entre le bâton et la balle confère une rotation à la balle, ou modifie celle qu’elle avait en arrivant, et l’effet Magnus entre enjeu.Si, tout en étant horizontal et perpendiculaire à l’axe marbre-monticule lors de la collision, le bâton frappe la balle sous son centre, elle tourne comme une balle rapide (backspin) et, grâce à cette rotation, elle monte davantage et se rend plus loin.Vous avez peut-être déjà remarqué que de nombreuses balles frappées près des lignes du jeu se retrouvent dans le territoire des balles fausses.Pour quelle raison ?Simplement parce que ces balles sont frappées alors que le bâton n’est pas perpendiculaire à l’axe marbre-monticule.Le bâton confère alors à la balle une rotation autour d’un axe vertical.Si la balle est frappée loin, cette rotation peut la faire dévier d’une quinzaine de mètres vers le territoire des balles fausses.C’est frustrant, surtout que plusieurs d’entre elles auraient pu produire un circuit ! La distance parcourue par la balle dépend évidemment du vent et de la résistance de l’air.Denver, au Colorado, est située à 1 609 mètres d’altitude, et son stade porte d’ailleurs le nom de Mile-High Stadium.La pression et la résistance de l’air étant plus faibles, la portée des coups augmente d’environ 10 %.Ainsi, un coup qui se serait normalement traduit par un retrait se transforme en circuit au Mile-High Stadium ! L’an dernier, les Rockies comptaient d’ailleurs 4 frappeurs de 30 circuits et plus — c’est beaucoup — et on peut penser que l’altitude y est pour quelque chose.• Balle en rotation autour d'un axe vertical Bâton lors du contact À lire Dans le prochain numéro Flower power ! Comment les plantes font-elles pour fleurir ?Un chercheur de rUniversité McGill à Montréal a résolu cette énigme botanique, vieille de plusieurs centaines de millions d’années.par Anne Vézina * ,y Comment choisir un télescope Admirer les anneaux de Saturne ?Contempler les canaux de Mars ?Compter les lunes de Jupiter ?On vous explique comment choisir votre premier télescope et comment déchiffrer le ciel.par Marc Jobin et Pierre Lacombe La Mecque du béton Un haut lieu mondial de la recherche sur le béton se trouve en.Estrie.par Jeanne Morazain La cour est pleine Recycler ?Enfouir ?Incinérer ?Que faire de nos déchets ?Le point sur une question — presque sempiternelle — qui divise plusieurs régions du Québec.par Claire Gagnon Québec Science / Avril 1996 43 À l'agenda À la Maison Trestler, à Vaudreuü-Dorion, (514)455-6290 Vieux remèdes La redécouverte de la pharmacopée de jadis.Jusqu'à la fin du mois de mai.Au Musée du Séminaire de Sherbrooke, (819)564-3200 Vieux cailloux Une belle collection de cristaux et de pierres précieuses prêtée par le Musée canadien de la nature.Jusqu'au 26 avril 1996.Au Planétarium de Montréal, (514) 872-4530 Vieilles étoiles Quel âge a l'Univers ?Huit, dix, quinze milliards d'années ?Les astronomes se chamaillent encore pour expliquer comment a vieilli notre Univers depuis le Big Bang.Jusqu'au 24 juin 1996.Au Musée de la Pointe-à-Callière, à Montréal, (514)872-9114 Vieux égouts Pour améliorer les conditions de vie et d'hygiène des citadins, les villes ont entrepris de construire, au siècle dernier, un réseau d'aqueducs et d'égouts.Montréal était l'un des chefs de file dans ce domaine.Jusqu'au 20 mai 1996.Au Musée de la civilisation de Québec, (418)643-2158 Vieux symbole Traqué pour sa fourrure, le castor a considérablement alimenté le folklore canadien.Une exposition qui nous fait découvrir la vie et les mœurs de ce gros rongeur.Jusqu'au 28 avril 1996.Aussi : J l'Insectarium de Montréal, (514) 872-0663 Les plaisirs de la taxinomie Une conférence de Pierre-Paul Harper, de l'Université de Montréal, présentée dans le cadre de l'événement « Collections d'hier, mémoire d'aujourd'hui ».Vendredi 29 mars 1996, à 20 h.Pour annoncer des événements d'éducation scientifique d'intérêt général dans cette colonne, faites parvenir vos communiqués de presse à Québec Science (rubrique « À l'agenda »), 425, rue de la Gauchetière Est, Montréal (Québec) H2L 2M7.La rédaction se réserve le droit de sélectionner les événements à mettre à l'agenda.Lanterne magique Une exposition sur les progrès de la technologie cinématographique Même si 1995, l’année du centenaire de l’invention du cinéma, est derrière nous, ici, les célébrations se poursuivent.En fait, il reste plusieurs dates importantes à souligner en 1996.Par exemple, le centenaire de l’arrivée du cinéma sur notre continent, soit le 27 juin 1896, lorsque deux projectionnistes français sont venus à Montréal faire une démonstration de l’appareil mis au point un an avant par les frères Lumière.On peut en savoir plus à ce sujet à l’exposition « Lumière sur la projection : de la lanterne magique à Imax », qui se tient à Ottawa.Selon Pierre Véronneau, conservateur de l’exposition organisée par la Cinémathèque québécoise, les événements organisés dans le cadre du centenaire du cinéma I JZ ont surtout été consacrés 'i aux œuvres elles-mêmes.5 La Cinémathèque a plu- ?tôt choisi de s’intéresser 1 à l’appareil.« Aucun évé- 1 nement ne s’est attardé à ° l’invention qui a rendu toutes ces réalisations possibles ! Nous avons décidé d’y consacrer un volet important de notre exposition en retraçant l’histoire du cinéma et en mettant l’accent sur les événements qui se sont déroulés au Québec et au Canada.» Comme la Cinémathèque est en rénovation pour encore un an, on a installé l’exposition au Musée national des sciences et de la technologie d’Ottawa.Le premier et principal volet de l’exposition est consacré à la technologie.Il nous fait remonter le temps avant même l’invention du cinématographe, soit à l’époque de la lanterne magique.Cette technique parvenait à créer l’illusion du mouvement en faisant pivoter une série de plaques de verres peintes dans un projecteur.Mais, très vite, on nous transporte aux premiers balbutiements du cinématographe.Une des pièces maîtresses de l’exposition, le « cinématographe n° 16 », un des plus anciens du monde, a été apporté de Paris à Montréal par les projectionnistes Louis Pupier et Louis Nimier.On a récemment récupéré l’appareil chez une famille Ms de (liés gros fierres de la ville d’Aylmer, où il dormait dans la cave depuis trois générations ! « William Stubbs, un député ontarien qui s’était lié d’amitié avec les projectionnistes, l’avait acheté pour faire des projections en famille, raconte Pierre Véronneau, encore éberlué par la découverte.Ses descendants Font conservé pendant tout ce temps, sans se douter de la valeur qu’il pouvait avoir, mais aussi sans perdre un seul morceau important et sans l’endommager.» Les visiteurs peuvent ensuite suivre pas à pas les progrès de la technologie cinématographique.On voit apparaître les appareils mis au point par Thomas Edison, puis par des firmes comme Western Electric, les projecteurs sonores (le premier avec tourne-disque intégré) et enfin les divers procédés destinés à rendre le cinéma encore plus spectaculaire, du Cinémascope jusqu’à Imax en passant par les lunettes 3-D et l’Odorama.Un deuxième volet est consacré aux salles, à leurs dimensions et à l’évolution de leur architecture à travers les époques.Enfin, un troisième volet, consacré aux projections communautaires et familiales, nous rappelle que l’attrait du « cinéma à domicile » existait bien avant l’invention du magnétoscope.L’exposition est émaillée de séquences tirées de films aussi divers que Coup de Torchon, de Bertrand Tavernier, Paris, Texas, de Wim Wenders, et Les portes tournantes, de Francis Manckiewicz, qui illustrent différents aspects de l’évolution du cinéma ou de son rôle dans notre vie.Des terminaux interactifs permettent d’obtenir plus de renseignements sur l’exposition.Le contenu, sous forme de CD-ROM, sera d’ailleurs en vente prochainement.Marie-Claude Ducas I pifaemp tolKl IlÉtfa ElfFJ.f ai Fia Éd« ÉJIBtft jïipp iii«j B-c’est •teste Lumière sur la projection : de la lanterne magique à Imax, Musée national des sciences et de la technologie d'Ottawa.Jusqu'au 2 juin.Info : (613) 991-3044, (514) 842-9763 ou (514) 523-3033.% 44 Québec Science / Avril 1996 Chute de (très grosses) pierres Les impacts météoriti-ques à l'exemple de ceux du Québec, par Jehan Rondot.Éditions MNH, 7 60 p., 19,95$.Au début des années 1960, alors qu’il est en train d’établir la carte géologique de Charlevoix, Jehan Rondot remarque un type de roches inattendu.Poussant plus loin son analyse, il constate qu’elles proviennent d’un impact mé-téoritique qui s’est produit il y a 350 millions d’années.Depuis, on a repéré au Québec une quinzaine d’astro-blèmes — c’est ainsi que l’on nomme les sites où l’on a observé la chute d’une grosse météorite.Jehan Rondot en décrit quelques-uns dans son livre Les impacts météoritiques, qui vient d’être publié.La météorite tombée dans Charlevoix est néanmoins la seule, dit-il, à avoir causé un impact d’une telle puissance qu’elle a rendu l’écorce terrestre de ce secteur particulièrement fragile aux tremblements de terre.Même s’il est d’une facture passablement didactique, Les impacts météoritiques ne manque pas d’intérêt.L’auteur explique ce qu’est une météorite, d’où elles proviennent et comment on peut les reconnaître.Un bon moyen de s’initier à la géologie.Enfin, il examine les conséquences qu’une collision semblable pourrait avoir sur notre planète — un véritable scénario de fin du monde ! Vive le cerveau libre ! Le cerveau et la liberté, par Pierre Karli.Éditions Odile Jacob, 362 p., 39,95 $ « C’est grâce au cerveau humain que la liberté émerge.» Pour le neurologue Pierre Karli, auteur du Cerveau et la liberté, l’être humain n’est pas bêtement déterminé par des échanges neuronaux, des « conversations cellulaires », des gènes ou des stratégies de survie.« L’être humain est le seul à pouvoir s’interroger sur son rapport au monde et à lui-même, rap-pelle-t-il.C’est dans — et par — le développement de cette intériorité que l’homme se constitue lui-même en sujet libre.» Le cerveau et la liberté nous en fait la démonstration.Un livre costaud et dense.Raymond Lemieux CD-ROM Comment ça marche ?par David Macaulay.Edusoft CD-ROM.Hybride Mac/PC.Distribution : DIL, entre 90 $ et 95 $.Architecte, illustrateur et écrivain, David Macaulay est aussi un vulgarisateur exceptionnel.Dans Comment ça marche, il explique le fonctionnement des appareils et des machines qui nous entourent : du magnétoscope à la souris d’ordinateur en passant parla télévision et la bougie.Un guide étourdissant, et le livre électronique par excellence.Premier contact avec ce CD-ROM : un atelier interactif rempli de gadgets.Un panneau d’accueil nous présente le menu : machines, principes scientifiques, histoire, inventeurs.Grâce à l’icône « Machines A-Z », on peut accéder à la description de plus d’une centaine de machines.À la lettre H, par exemple, on trouve le dia-gramme de propulsion d’un hélicoptère.Chaque partie du mécanisme est clairement in- diquée.De plus, des séquences animées expliquent, entre autres choses, la différence entre le vol vertical et horizontal.Le bouton « Voir aussi » nous permet d’aller examiner des machines similaires.Et ce n’est que le début : la catégorie « Principes scientifiques » nous explique les lois qui permettent à l’hélicoptère de voler.Chaque concept est illustré au moyen d’un vi-déoclip humoristique animé par le professeur Mammouth, la mascotte du CD-ROM.La section « Histoire » raconte l’évolution des machines, de l’Antiquité à nos jours, alors que la dernière section contient une mini-encyclopédie des grands inventeurs, d’Archimède à Sikorsky (l’homme derrière l’hélicoptère).Les icônes sont un peu petites, mais c’est à peu près tout ce qu’on peut reprocher au produit.La navigation est un modèle de simplicité, et le néophyte pourra toujours s’y retrouver.Les liens sont clans, les illustrations splendides, le glossaire scientifique complet, l’index bien fait.Claude Mardi „ f IMPACTS MÉTÉOR1TIQUI as»: :• K : PIERRE KARL LE CERVEAU ET LA LIBERTÉ A ! DAVID MACAULAY Le Tris Savant Professeur Mammouth vous guide dans le monde magique dc\ machines, ^ des inventions et de la technique.K Confiez nous l'impression de vos publications, nous y ferons honneur.AGMV «L'IMPRIMEUR» inc.CAP SAINT-IGNACE Téléphone: (418) 246-5666 Télécopieur: (418) 246-5564 MONTREAL QUEBEC Téléphone : (514) 848-9766 Téléphone : 1 800 363-2468 Télécopieur: (514) 848-0160 Télécopieur: (418) 658-6620 SHERBROOKE Téléphone: 1 800 363-2468 Télécopieur: (418) 246-5564 IMPRESSION SOIGNÉE DE VOS LIVRES, PERIODIQUES ET BROCHURES.Québec Science / Avril 1996 45 La santé, une nouvelle utopie ?Lucien Sfez La médecine est de plus en plus prédictive et, avec le développement des connaissances en génétique, cette tendance va s’accentuer.Déjà, des jeunes femmes en bonne santé se font enlever un sein ou un ovaire parce que leur médecin leur a dit qu’elles risquaient d’être un jour atteintes d’un cancer ! « La science serait-elle en train de prendre la place du démiurge ?A-t-elle le droit de prononcer une sentence de vie ou de mort ?» demande le philosophe et sociologue Lucien Sfez, professeur à l’Université Paris I dans son essai La santé parfaite (Seuil).L’auteur y critique la « nouvelle utopie » qui vise à libérer le corps humain — autant que la surface de la planète — de toutes les pollutions, réelles et anticipées, qui les menacent.Un ouvrage qui, malgré ses lourdeurs, a le mérite de présenter de façon originale un thème qui va habiter l’imaginaire de l’an 2000 : l’homme sans défaut physique, porteur d’un bagage génétique expurgé de toute tare.Québec Science : Pourquoi, après avoir écrit des livres sur la symbolique politique (1988), l'égalité (1989) et la communication (1990), s'attaquer à la question de la santé ?Lucien Sfez : En 1975-1980, c’était l’idéologie de la communication qui prétendait régler la question du sens dans notre société.Tout le monde y croyait dur comme fer.Mais les images symboliques, comme les images publicitaires, se dégradent rapidement.Cette idéologie est en déclin.De plus en plus, les croyances tournent autour des biotechnologies, elles-mêmes supportées par l’ordinateur et les technologies de la communication.La gestion du corps remplace désormais cette fascination.J’ai donc cherché à identifier le sens des projets Génome humain, Biosphère II et Artificial Life, qui s’inscrivent dans cette tendance.Les trois prétendent que tout va mal, que le monde est menacé par l’homme, que notre mode de vie et notre alimentation de même que la pollution industrielle portent atteinte à notre être.O- S.: En quoi est-ce inquiétant ?L.S.: Il y a des gens qui qualifient le projet Génome humain de Graal ou qui croient qu’il permettra d’isoler les gènes du banditisme.Ce sont des dérives idéologiques graves.Je crois qu’il y a un risque de voir apparaître une nouvelle sorte de racisme : comment nommer autrement l’idéal d’une race supérieure ?Chaque homme aura l’impression qu’il peut être un surhomme.Pour moi, c’est une galéjade en même temps qu’une utopie dangereuse.O- S.: Faut-il cesser les recherches en génétique ?L.S.: Absolument pas.Je suis contre toute forme de moratoire en matière de recherche scientifique.Il faut simplement éviter de dire des bêtises du genre « toute la vérité est dans nos gènes ».La plupart du temps, d’ailleurs, ces absurdités ne sont que des manipulations visant à obtenir du financement de fondations privées.Je comprends qu’il soit plus facile d’utiliser de telles formules que de dire honnêtement : « nos recherches avancent lentement, nous ne sommes pas certains d’être sur la bonne voie, etc.» Ce sont des raccourcis qu’on emprunte pour avoir des sous.Mais c’est scandaleux, car on fait croire aux gens des choses qui ne sont pas vraies.On peut être pour les progrès de la science sans être prêt à se faire enlever les seins ou les ovaires, quand même.On n’est pas obligé de tomber dans cette folie d’automutilation.Q.S.: Alors que le Japon et les États-Unis sont enfoncés dans l'utopie que vous décrivez, la France semble épargnée.L.S.: En France, nous sommes peut-être très critiques par rapport aux nouvelles croyances, mais nous avons aussi un amour naif et immodéré pour la science et la technique.Si j’ai écrit ce livre, c’est que je veux lutter contre ça.Q.S.: Et le Québec là-dedans ?L.S.: Je n’ai pas étudié spécifiquement la question du Québec, mais j’ai noté, au cours de mon dernier passage à Montréal, la quantité d’annonces de savons et de désodorisants qui passaient à la télévision ! Il semble y avoir chez vous aussi une tendance à la purification des odeurs et du corps.C’est dans la lignée de l’utopie de la « grande santé ».• Propos recueillis par Mathieu-Robert Sauvé 46 Québec Science / Avril 1996 I ».ù&ts ' - à f , .s'v S-§ Ml M Faites le tour du monde avec Tango, le fureteur Internet qui parle français.et espagnol, et italien, et allemand, et russe, et anglais.I Téléchargez dès maintenant votre copie devaluation du fureteur multilingue Tango à http://www.alis.com ali< Découvrez le monde de l’Internet dans votre langue grâce à Tango, le tout nouveau fureteur multilingue d’Alis Technologies.En plus d’être polyglotte, Tango vous permet d’afficher correctement des documents Web dans plus de 75 langues! Depuis 15 ans, Alis permet aux utilisateurs des technologies de l’information de travailler dans leur propre langue.En intégrant sa technologie de gestion linguistique à un outil évolué de navigation sur l’Internet, Alis vous ouvre les portes de la communication à l’échelle planétaire.A-J’C'-» V' Alis Technologies inc.Siège social : 100, boul.Alexis-Nihon, bureau 600, Montréal (Québec) H4M 2P2 TECHNOLOGIES Pour tout renseignement : info@alis.com ¦HH m1 Wï ' 1 La recherche, un défi stratégique! Lorsqu'on vise le sommet, chaque pas est un défi.Qu'il s'agisse de réchauffement planétaire, de gènes responsables du diabète juvénile, du vieillissement de la population ou de gratte-ciel sécuritaires, derrière chaque progrès, derrière chaque découverte, il y a un chercheur.Chaque année, les conseils subventionnaires appuient plus de 20 000 chercheurs et étudiants qui ouvrent de nouveaux horizons dans toutes les disciplines des sciences naturelles, médicales, humaines et du génie, et qui contribuent à la prospérité du pays et à notre qualité de vie.Nous sommes fiers de nous associer à ces pionniers du savoir.1*1 Conseil de recherches en sciences humaines Conseil de recherches médicales Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie Canada Pi: Irai h «
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.