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Titre :
Québec science
Principal magazine d'information scientifique généraliste québécois. [...]

Le mensuel d'information scientifique Québec Science est publié à partir de 1970. Il est le résultat de l'acquisition par l'Université du Québec de la revue Jeune scientifique, qui était publiée par l'Acfas. C'est Jocelyne Dugas, auparavant responsable de la revue Techniques, publiée par le ministère de l'Éducation, qui préside à cette mutation.

Québec Science opte pour une formule plus journalistique que pédagogique. La revue sera un terreau de développement de la profession de journaliste scientifique. Michel Boudoux, Yannick Villedieu, Christian Coutlée, Daniel Choquette, Solange Lapierre-Czerniecki, Pierre Sormany, Michel Gauquelin, Madeleine Harbour, Fabien Gruhier, Lise Laberge, Gilles Provost, Gilles Paquette, François Picard y participent.

La revue vise à intéresser les jeunes à la science et aux carrières scientifiques en leur offrant une information scientifique à jour présentée par des articles rigoureux et approfondis. Un accent est mis sur l'attractivité visuelle; une première couverture signée par le graphiste Jean-Pierre Langlois apparaît ainsi en septembre 1973. Pierre Parent et Richard Hodgson poursuivront le travail de ce dernier. Diane Dontigny, Benoit Drolet et André Delisle se joignent à l'équipe au milieu des années 1970, alors que Jean-Pierre Rogel en dirige la rédaction à partir de l'automne 1978.

Les premières années sont celles de l'apprentissage du journalisme scientifique, de la recherche de l'équilibre entre la vulgarisation, ou plutôt la communication, et la rigueur scientifique. Les journalistes adoptent styles et perspectives propres à leur métier, ce qui leur permet de proposer une critique, souvent liée à l'écologie ou à la santé. Plus avant dans les années 1970, le magazine connaît un grand succès, dont témoignent l'augmentation de ses ventes et la résonance de ses dossiers.

Québec Science passe sous la responsabilité des Presses de l'Université du Québec en 1979. La revue est alors prospère; en 1980, le magazine est vendu à plus de 25 000 exemplaires, dont 20 000 par abonnement. Les années 1980 sont plus difficiles à cause de la crise économique. Luc Chartrand pratique le journalisme d'enquête pour la revue, dont l'équipe de rédacteurs se renouvelle. On assiste ainsi à l'arrivée de Gilles Drouin, Bernard Giansetto, Claude Forand, Louise Desautels, François Goulet et Vonik Tanneau. Québec Science produit des articles sur les sujets de l'heure : pluies acides, sida, biotechnologies.

Au tournant des années 1990, le magazine fait davantage appel à des collaborateurs externes - journalistes, professeurs et scientifiques. Le cégep de Jonquière devient l'éditeur de la revue. Il en gardera la charge jusqu'au transfert de Québec Science à Vélo Québec en 2008.

Au moment de l'arrivée, en 1994, du rédacteur en chef actuel, Raymond Lemieux, le magazine est encore en difficulté financière. Il connaîtra cependant une relance, fort de la visibilité engendrée par la publication, depuis février 1993, d'un numéro spécial sur les découvertes scientifiques de l'année au Québec. Québec Science devient le premier média québécois à se trouver sur Internet, ce qui lui offre un rayonnement international. Le magazine surfe sur cette vague, avec davantage de contenus et de grands reportages qui franchissent les frontières du Québec; il obtient un soutien accru du gouvernement québécois, ce qui lui permet de recomposer une équipe de journalistes : Catherine Dubé, Vincent Sicotte, Marie-Pierre Élie, Joël Leblanc viennent travailler pour la revue.

Québec science profite ensuite de l'engouement pour les avancées technologiques et s'attire de nombreux collaborateurs qui maintiennent le dynamisme de la revue.

Source :

LEMIEUX, Raymond, Il était une fois¿ Québec Science - Cinquante ans d'information scientifique au Québec, Québec / Montréal, MultiMondes / Québec Science, 2012, 165 p.

Éditeurs :
  • Québec :Les Presses de l'Université du Québec,1970-,
  • Montréal :Vélo Québec éditions inc.
Contenu spécifique :
Supplément 1
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Jeune scientifique
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Références

Québec science, 1996, Collections de BAnQ.

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• microturbines • pompes • capteurs de brouillards • compteurs d'eau Place aux technologies appropriées ! MJRTU facteur de développement durable ! C* est presque toujours l'eau que nous polluons et, par conséquent, toute la planète.Cette conscience planétaire nous amène à revoir le développement de façon qu'il soit durable, c'est-à-dire compatible avec le respect de l'environnement tout en répondant aux besoins présents des populations et à ceux des générations futures.Cette publication, produite avec le concours de plusieurs organismes1 actifs dans le domaine de l'eau et du développement international, a pour but de nous sensibiliser de façon concrète à cette réalité.Un développement ne saurait être viable s'il ne vise pas d'abord à accroître l'accesssibilité à l'eau potable tout en protégeant cette précieuse ressource.Nous croyons en effet qu'il est urgent d'encourager la diffusion des connaissances technologiques reliées à la gestion écologique des ressources en eau pour donner au plus grand nombre possible de personnes l'accessibilité à l'eau potable.En lisant les articles, vous constaterez que l'imagination et la créativité peuvent résoudre les problèmes les plus difficiles.Il est en effet maintenant possible de capturer des nuages avec des filets et de boire un verre de nuage.Il existe aujourd'hui des microturbines qui n'importunent pas les poissons.Il est aussi possible d'implanter dans les pays en développement des technologies appropriées aux populations locales.Par cette publication, nous voulons encourager les échanges d'information et contribuer ainsi à la nécessaire et radicale réforme des relations entre la Terre et les humains que nous sommes, mais aussi des relations entre nous-mêmes les humains.Tel est d'ailleurs le message de Lucie Sauvé, professeure en éducation relative à l'environnement à l'Université du Québec à Montréal, qui nous dit qu'en plus de progresser vers le développement durable nous devons également devenir des sociétés responsables.Michel Delage Directeur général de laSEDIE I./[genie canadienne de développement international IACDII, Centre de recherches pour le développement international (CRDII, Société éducative pour la diffusion de l'information sur l'eau (SEDIE).Sommaire Une pompe bien spéciale.3 Le spectre de la sorf.8 L'eau : un fossé qui s'élargit entre riches et pauvres.9 Vous prendrez bien un verre de nuage ?.12 Prêt.partez ! Coloriez ! .15 La planète a besoin d'eau douce.16 La tournée 1996.18 Au pays de l'eau : l'assainissement des eaux au Québec .19 Les comptes de ma mère l'eau.22 Des microturbines qui n'importunent pas les poissons.25 La goutte d'eau philosophale.28 ^^vporm^0 Supplément SEDIE L'eau, facteur de développement durable Supplément produit par la Société éducative pour la diffusion de l'information sur l'eau (SEDIE) Directeur général Michel Delage Rédacteur en chef Éric Fontaine SEDIE 3849, rue Saint-Hubert, bureau 1 Montréal (Québec) H2L 4A4 (514) 525-2956 PRODUCTION Supplément produit avec la collaboration du magazine Québec Science Illustrations : Elie Klimos Pelliculage : Film-O-Progrès Impression : Interweb Imprimé sur papier contenant 50 % de fibres recyclées et 40 % de fibres désencrées (post-consommation) DIFFUSION Supplément encarté dans les magazines Québec Science et Envirotech et distribué par la SEDIE sur les sites de ses activités 2 Supplément SEDIE Photos CRDI Une pompe bien spéciale iii -V S ,*,Lt»ia ^6af@p°iK'' f \0ba\ susta^’ vet to _coUtCes oU .,, cool8'aSS.i®eB“4'S teso cfStVEPO^ ioltl UV" Pnis^oTr0aUO° , ^ ^etvsetS.^^ 525-2956- g %, ôeDie y Gouvernçyient du Québec Ministère de l’Environnement et de la Faune IDC ATIO^ ^ ^ O National Capital Commission \ Commission de la Capitale nationale *?** Patrimoine Canadian canadien Heritage Parcs Canada Parks Canada Recyclez cette affiche ou mieux encore, offrez-la à un de vos amis.Le plaisir que vous aurez à discuter de Développement Durable est une bonne façon de vous impliquer pour la protection de l’environnement.:M ^ I Recycle this poster or better yet, give it to a friend.Discussing sustainable development is a fun way to get involved in helping to save our environment.I I “Chaque goutte est précieuse” “Each drop counts” mm 9ÊÊ Agence canadienne de Canadian International développement international Development Agency Conception graphique : Daniel Houle Marketing : Gestion Anima inc. ,\3R LA D/Pj P5$î\ pt&s fte^i A vos marques, prêt, coloriez ! Ready, set, colour me! COLLECTE SÉLECTIVE QUÉBEC Testez vos connaissances 1) Si toute l'eau de la Terre pouvait tenir dans un seul verre, quel volume y occuperait l'eau douce?nDe,p eunoô eun 2) Quel explorateur^panadien remonta le plus long fleuve du Canada?e/zueyoopj jepuoxeiv 3) Combien de litres d'eau sont utilisés lors d'une douche d'une durée de 4 minutes ?y / 4) Combien de litres d'eau, en moyenne, un Canadien utilise-t-il pour arroser sa pelouse pendant une demi-heure ?y 009 5) Sur quelle rivière du bassin de la Baie James se trouve le complexe hydroélectrique LG ?epuojo oi ojoiau d~i 6) Au Chili, que recueille-t-on dans de grands filets afin de remplir les verres de tous les villageois ?pjomnojq np noe, 7 7) Certains puits ne fournissent que de l'eau salée.Pour être potable, cette eau doit être dessalée.Quelle maladie est causée par l'absorption d'eau salée ?eeqjjoip d~i 8) Quels Québécois inventèrent la microturbine?enbsQAej sqjoj; se~i 9) De quelle matière, légère, peu coûteuse et relativement disponible est faite la pompe Rianuelle du Centre de recherches pour le développement international (CRDI)?(AdO) enbipoid 10) À quelle énergie fonctionne le dessaleur d'eau de mer ?ej/o/os eiôjeue, 7 11) Quel chercheur canadien a contribué à mettre au point les capteurs de brouillards?jenoueuueLios poqod 12) Sur quel cours d'eau du Québec retrouve-t-on les écluses St-Ours?neneqofd eje/AU d~i 13) Il fut le premier Européen à remonter la rivière des Outaouais?upiduuDqo &P lenuuos 14) Au Canada, coiînbien de canaux font partie du réseau des canaux historiques du Canada ?Il y en a combien au Québec ?'9 '6 15) Quel explorateuf^rançais découvrit le lac Michigan et explora la région des Grands Lacs?PI/ooiN uoer 16) Tout comme le Columbia, ce grand fleuve coule au sud de la Colombie-Britannique?jesojd OAneij.07 Test your knowledge 4 1 ) If all the water in the world could fit in a glass, what would the total volume of fresh water be° JOJ.DM ;o dojp v 2) What Canadian fur trader explored the longest river in Canada?e/zueyoDiAj jepuDxei\z 3) How many litres of water are used in a 4 minute shower?7 Z 4) How many litres of water are used on average by Canadians when they water their lawn for half an hour?1009 5) The LG hydroelectric power plants are located on what James Bay river?JOAjd OpUDJQ DJ OLU 6) In Chile, what is caught in large nets and fills villagers' glasses?JQJ.DM ÔOJ 7) Some wells contain only salt water, which must be desalinated to be fit for drinking.What illness is caused by drinking salt water?oeoqjJDic 8) Who are the Quebecers who invented microturbines?sjoiuojq enbseAei eqj_ 9) What kind of light, inexpensive and readily available material is the hand pump developed by the International Development Centre made of?(OAd) ousoid 10) What energy sou-se does the water de-salter use?Adjeue jd/os 11) Which Canadian researcher developed the fog-catcher design?jenDueuueqos poqod 12) On what Quebec waterway are the St-Ours locks located?JOA/d neneqoid oqi 13) Who was the first European to explore the Ottawa River?uiDiduuDqo op lenuuDS 14) How many Canada channels are part of the Canadian Historical Channels Network?How many are in Quebec?9 '6 15) Which French explorer discovered Lake Michigan and explored the Great Lakes?PIPOIN uoep 16) Two great rivers are located in southern British Columbia.One is the Columbia River.What is the other?Réponse Answer JOAjd JOSDJd OLj]_ Wj; 3Uf{ l?ll0l'P|U3l m ’ v * rni -’A '• * m n R ii.- s»^ M't.Construis ton cours d’eau Tel un artiste patient, l’eau par sa puissance paisible, durant des siècles, façonne et sculpte les cours d’eau en retouchant sans cesse son oeuvre.L’espace d’un moment, avec la collaboration indispensable des « gouttes d’eau », toute la famille est invitée à devenir cette puissance paisible de l’eau en façonnant un cours d’eau miniature dans de l’argile.Il se développe alors un sentiment d’appartenance au cours d’eau et on comprend davantage l’importance de le protéger.Déchets d’œuvres L’été, sur les sites récréatifs, les gens ont soif.Cine grande quantité de contenants à breuvage se retrouvent alors dans la nature risquant de polluer les cours d’eau.Ces contenants laissés pour compte ont pourtant une valeur très importante.Avec un peu d’imagination, ils pourraient être transformés en une oeuvre artistique.Souvent, un contenant vide est considéré comme un déchet.Pourtant, on attribue une valeur au contenant s’il est consigné et une valeur considérable si ce contenant a été transformé en oeuvre d’art.Par exemple, un artiste a utilisé le verre d’une bouteille pour fabriquer une coupe d’inspiration médiévale richement décorée.L’exposition « déchets d’œuvres » présentera de nombreuses œuvres faites à partir de matières récupérables, montrant ainsi l’importance de recycler les déchets que l’on peut transformer grâce à votre créativité.« Concours Recyclez votre soif » 'p-/- -j ô Q sc-nuDcrc*i E_T\I_ H 2 L 4 A 4 5 2 5-2 95 6 Le concours Recyclez votre soif consiste à fabriquer des bateaux miniatures avec des contenants à breuvage.Règlements du concours Du 21 avril au 24 août 1996 •Créer un bateau miniature à partir de contenants à breuvage : bouteilles en plastique, canettes ou contenants cartonnés.•Écrire un court texte expliquant pourquoi vous êtes intéressé(e) à vous impliquer pour réduire les déchets.•Faire parvenir votre bateau à l’ÉcoBus dans le Vieux-Montréal (rue de la Commune, coin St-Laurent), avant le 24 août 1996, ou à l’un des endroits indiqués à la page suivante.Remise des prix le 1er septembre 1er prix tin ordinateur 2e prix Une croisière sur le Saint-Laurent 3e prix tlne sculpture commémorative 4e prix Line trousse sur l’eau de la SED1E Supplément SEDIE 17 qCIÉTÉ^ :: -'Nr/r}!^0 TOURNEE 1996 Incroyable mais vrai ! Cet été, c’est après qu’on se soit désaltéré, que les contenants à breuvages prennent une valeur artistique ! Venez rencontrer de véritables « gouttes d’eau » qui, avec vous, feront preuve de créativité dans le recyclage des contenants à breuvages.Fabriquez un bateau avec des bouteilles en plastique, des canettes ou des boîtes de jus et voyagez dans l’univers des « gouttes d’eau ».Admirez avec elles les « déchets d’oeuvres ».Venez assister à leurs animations semi-théâtrales.Les « gouttes d’eau » vous raconteront comment elles sont un facteur de développement durable et elles en profiteront pour vous présenter leurs amies les technologies appropriées.Elles vous parleront de la 'n r-\ +-1 i t-z".r-\ i i ^ s-t r' ^,4- ^ i/-~v r-» ^ ^ ^ i i r» /"-v r*/-v c capture des nuages et de bien d’autres choses.Sr*.* * Voici les lieux et dates où vous pourrez remettre votre bateau.Sites de la tournée « Recyclez votre soif » 1996 EcoSommet, Place du Complexe Desjardins, du 6 au 10 mai Galeries Terrebonne, du 14 au 19 mai Carrefour Richelieu, du 21 au 26 mai Galeries d’Anjou, du 27 mai au 1er juin Carrefour du Nord (Saint-Jérôme), du 29 avril au 5 mai Galeries Rive-Nord (Repentigny), du 3 au 9 juin ÉcoBus, du 16 juin au 1er septembre, Vieux-Montréal (rue de Commune, coin St-Laurent), Renseigments : (514) 525-2956 National Capital Commission / \ »*** * o Commission _ de la Capitale nationale Agence canadienne de I développement International I Gouvernement du Québec Ministère de l’Environnement I et de la Faune Canadian International Development Agency (ÀfeKEFOUB D T BKHELIEU m 18 Supplément SEDIE LES GALERIES DE PLUS DE 100 BOUTIQUES ET GRANDS MAGASINS SORTIE 45 DE L’AUTOROUTE DES LAURENTIDES Au pays de Veau : rassainissement des eaux au Québec 'L - -^r—7 L'assainissement des eaux au Québec est l'objet d'un débat qui reflète l'urgence de sauvegarder notre environnement et notre santé.Pourtant, de grands pas ont été franchis depuis près de 20 ans pour traiter nos eaux usées.Dans l'ensemble, le Québec présente un bilan positif, surtout si on tient compte du fait qu'il a fallu agir rapidement pour corriger les erreurs commises dans le passé.Mais plusieurs mesures restent à prendre pour que se développe une véritable conscience environnementale.C/ est en 1978 que le gouvernenement du Québec lançait officiellement son Programme d'ossoinissement des eaux du Québec (PAEQ).À cette époque, le retard du Québec en matière d'assainissement des eaux était notoire.Il faut dire que le Québec possède sa large part de réserves d'eau douce renouvelable, une abondance qui nous a fait oublier que plus on consomme, plus on pollue.Dans les années 70, on notait une dégradation sensible des cours d'eau au Québec, sous l'effet des facteurs suivants : effluents industriels, eaux de ruissellement des zones urbaines et industrielles, eaux usées municipales non traitées, certaines pratiques des exploitations forestières et agricoles, lessivais des sites d'enfouissement.Les principaux objectifs du PAEQ visaient, d'une part, à améliorer et à conserver la qualité des eaux pour satisfaire les besoins de la population et, d'autre part, à obtenir et à maintenir des milieux aquatiques équilibrés permettant aux ressources biologiques d'évoluer normalement.Pendant les premières années du programme, les efforts ont été concentrés sur le plan municipal.On a effectué la mise en place d'infrastructures, notamment des stations d'épuration, l'amélioration de la collecte des eaux de ruissellement, etc.Sur le plan industriel, on est surtout intervenu pour diminuer les rejets directs polluants.Quant au volet agricole, il a fait l'objet de programmes particuliers.La Société québécoise d'assainissement des eaux (SQAE) a été créée en 1981 pour gérer le PAEQ, voir au financement des projets, offrir des services de gestion, depuis les études préliminaires jusqu'à l'étape finale et le rodage des installations.La qualité d'une eau est déterminée par l'analyse de son contenu ionique et de ses principales caractéristiques physiques, chimiques et biologiques.En termes plus pratiques, on parle de matières en suspension, de demande biochimique en oxygène et de bactéries coliformes, trois données qui sont quantifiables.Aujourd'hui, les résultats obtenus sont généralement satisfaisants.Toutefois, plusieurs cas montrent que cela n'a pas toujours été facile.Quelques pépins En juin 1992, la Communauté urbaine de Québec inaugurait ses deux usines de traitement des eaux usées.La station de l'Est peut desservir 270 000 personnes, celle de l'Ouest jusqu'à 237 000 personnes.Constituant un projet majeur, dont la construction a d'ailleurs coûté Supplément SEDIE 19 m - 342,4 millions de dollars, ces nouvelles installations ont connu leur lot de problèmes.Par exemple, des bactéries se posaient sur les biofiltres, bloquant parfois leur fonctionnnement.Par conséquent, le tiers de l'eau acheminée aux usines ne recevait pas de traitement secondaire, interdisant donc ainsi toute baignade.D'autre part, il était difficile de trouver une firme d'ingénieurs pour corriger le problème, la plupart ayant déjà touché au dossier.Sur le plan administratif, le ministère des Affaires municipales considérait que la partie « mise en service » était terminée et que, par conséquent, la responsabilité des coûts pour le reste des opérations incombait à la CUQ puisqu'on en était rendu à la phase « opération ».Pourtant, le projet n'était pas encore prêt pour cette phase.De plus, une autre grande question se posait: qui allait payer pour les correctifs ?La SQAE a soumis son rapport.Des tests ont suivi, au cours desquels on a utilisé un fort concentré d'eau de Javel pour tuer les bactéries, sans succès.On a essayé d'autres traitements, avec des succès très mitigés.Actuellement, le problème est résolu à 80 % par un nettoyage périodique des biofiltres.Durant quelques jours, les biofiltres sont séchés et on enlève la biomasse accumulée par nettoyage.A la Communauté urbaine de Montréal, la facture pour le grand complexe de traitement des eaux usées atteignait 1,45 milliard de dollars en 1994.Si les coûts sont supérieurs à ce qui avait été prévu, c'est qu'il a fallu mettre en marche des projets pour le traitement des boues résiduelles.On a également mis à l'étude des projets de désinfection à l'ozone ou à l'ultraviolet.Dans ce complexe, les objectifs de traitement ont été atteints, particulièrement en ce qui concerne les concentrations de matières en suspension et de phosphore.Cependant, il reste de grands progrès à réaliser pour réduire la quantité pour certains métaux toxiques comme le cuivre, l'argent, le chrome et le plomb.Mais les rejets industriels en amont de l'usine sont encore trop élevés et des mesures incitatrices doivent être appliquées.Quant aux bactéries et aux virus, ils ne sont pas tous éliminés, d'où les projets de systèmes complémentaires à l'ozone ou à l'ultraviolet.Problèmes et innovations En octobre 1992, on inaugurait une usine très moderne d'épuration des eaux à l'île Charron.L'usine dessert 7 municipalités dont Longueuil, soit un total de 350 000 personnes.Le coût global du projet a été de 290 millions de dollars.La technologie utilisée est plus récente que celle employée à l'usine de la Communauté urbaine de Montréal.Sauf que là aussi, on a eu des problèmes.En mai 1994, le fonctionnement de l'usine a été arrêté afin de permettre l'entretien des équipements et la vérification de pièces dont la garantie venait à terme.Habituellement, il n'est pas nécessaire de fermer l'usine pour faire ces travaux.Cette fois, il fallait tout vérifier.La vérification fut faite au printemps pour éviter des désagréments à la population durant l'été.Cependant, il aurait été souhaitable que cette décision soit rendue publique par les responsables de l'usine plutôt que par un citoyen qui constate les rejets dans le fleuve, contribuant ainsi à répandre la panique.D'autres villes importantes ont aussi connu des problèmes, mais les experts ont tiré une leçon des erreurs du passé, et les systèmes sont de plus en plus efficaces.Certaines innovations intéressantes sont apparues au cours des dernières années, à Sherbrooke par exemple.La station d'épuration est équipée d'un prédécanteur-épaississeur qui sert de décan-teur primaire pour le traitement des effluents.Cette technologie optimise la biofiltration comme traitement secondaire.Ce procédé, appelé Densadey, est particulièrement efficace en hiver parce qu'il permet de retirer un pourcentage élevé des matières en suspension, sans ajout de produits chimiques.Un autre exemple d'innovation intéressante, celui de Saint-Eustache.D'abord, la taille réduite des procédés a permis de recouvrir complètement toutes les installations.De plus, comme l'usine est située près des zones résidentielles, elle fut dotée, dès le départ, d'un système très performant de traitement de l'air pour éviter les odeurs Le traitement des eaux usées Il existe plusieurs procédés pour traiter les eaux usées : - stations de type physico-chimique - stations de type étangs aérés - stations de type biofiltration - station de type boues activées Dans tous ces cas, le traitement se déroule en trois étapes principales, avec plusieurs variantes pour chacune d'elles : 1) Prétraitement et traitement primaire - pompage des eaux usées - dégrillage - dessablage aéré ou non aéré - comminution - décantation primaire 2) Traitement secondaire - boues activées conventionnelles - boues activées à aération prolongée - biodisques - lits filtrants - étangs aérés - décantation secondaire - recirculation des boues 3) Traitement tertiaire - dosage des produits chimiques - filtration tertiaire - chloration - chloration-déchloration - radiation ultraviolette - ozonisation 20 Supplément SEDIE y» „ ¦ ¦ £ désagréables.Tout le débit d'air du système de ventilation est traité par oxydation chimique avant d'être évacué à l'extérieur de l'usine.D'autres innovations consistent à utiliser des micro-organismes pour épurer les eaux usées.Ces expériences pourraient être très avantageuses pour les petites municipalités.Il faut toutefois signaler une autre difficulté, mise à jour en 1994, celle des opérateurs de certaines usines d'épuration.Appelés à nettoyer les immenses filtres qui retiennent les saletés des eaux d'égout, ces travailleurs sont sujets à diverses maladies : hépatite, fièvre, mais surtout gastro-entérite.La plupart des travailleurs font plusieurs gastro-entérites lors de leurs premiers mois de travail.Malgré tout, le taux d'absentéisme s'apparente à celui des employés de bureau.Reste le secteur agricole Comme pour le milieu urbain, l'assainissement des effluents industriels a fait l'objet d'énormes investissements au cours des 15 dernières années, avec des résultats très encourageants.Les programmes d'assainissement urbains et industriels ont ainsi permis, en général, une amé- lioration notable de la qualité de l'eau.Ce n'est malheureusement pas le cas pour l'assainissement agricole.Contrairement aux sources urbaines ou industrielles, on ne peut centraliser les eaux à traiter dans un tuyau.De plus, les éléments et produits toxiques accumulés dans le sol, la nappe phréatique et le fond des cours d'eau durant plusieurs décennies peuvent prendre du temps à sortir de l'écosystème.Enfin, il faut habituellement beaucoup de temps aux agriculteurs pour modifier leurs pratiques.Malgré ces difficultés, des expériences encourageantes ont été tentées en misant sur la participation conjointe de plusieurs agriculteurs pour dépolluer leurs cours d'eau.Pour sa part, l'agriculture biologique fait des gains et s'avère de plus en plus rentable à moyen et long terme.Malheureusement, c'est encore le secteur agricole qui est la principale cause du retard du Programme d'assainissement des eaux et ce n'est que par une responsabilisation collective, incluant les consommateurs, que le problème sera résolu.Les résultats du PAEQ sont dans l'ensemble très positifs.En 1980, moins de 2 % de la population québécoise était dotée d'ouvrages d'assainissement des eaux.A la fin de 1994, on évaluait ce pourcentage à 80 %, résultat obtenu grâce aux 7,4 milliards de dollars investis dans le PAEQ.Les rendements d'épuration obtenus se situent en moyenne autour de 90 % pour la matière organique et les matières en suspension.Par contre, les problèmes de contamination bactériologique et d'eutrophisation (excès de phosphates principalement) n'étaient éliminés que dans 53 % et 28 % des cas, selon un rapport publié en septembre 1994 par le Conseil de la conservation de l'environnement.L'assainissement des eaux a permis la réhabilitation de plusieurs plages au Québec, y compris dans la région nord de Montréal.Plusieurs activités récréatives sont à nouveau possibles sur certaines rivières et l'état de plusieurs lacs a été stabilisé (lacs Dupuis, William, Abénaquis, Magog, Brome, Waterloo, Saint-François, etc.).Toutefois, pour que ces résultats soient durables, il importe de s'assurer que les ouvrages installés soient très bien entretenus et qu'on arrive à valoriser les boues produites par les usines.Jean-Pierre Bonneau Supplément SEDIE 21 Les comptes de ma mère l'eau ii ¦ 1 I Au Québec, l'eau douce est abondante.Cependant, la façon dont on l'utilise fait que dans bien des cas l'eau est de moindre qualité.Pour remédier à cela et pour modérer leur consommation, ^ens utilisent un petit if dont l'usage se id tranquillement au Québec : le compteur d'eau.La municipalité de Sainte-Catherine-de-Portneuf est blottie le long de la rivière Jacques-Cartier, dans un cadre encore rural malgré l'arrivée de banlieusards attirés par sa proximité de la grande agglomération de Québec.Dans cette région bien pourvue en lacs et en rivières, l'approvisionnement en eau potable ne pose en principe aucun problème.Toutefois, Sainte-Catherine-de-Portneuf a vécu il y a une quinzaine d'années des moments difficiles avant de disposer de nouveau d'une eau d'excellente qualité.Aujourd'hui, l'eau est d'autant meilleure que les citoyens ont appris à l'apprécier et à modérer leur consommation grâce à un petit dispositif dont l'usage se répand tranquillement au Québec : le compteur d'eau.Économiste au ministère de l'Environnement du Québec, Claude Sauvé est aussi un citoyen engagé, écologiste dans l'âme.Cet habitant de Sainte-Catherine est de ceux qui ont sonné la cloche quand cette petite crise a éclaté.« Notre eau venait de sources et elle était si pure qu'il n'était pas nécessaire de la filtrer.Mais l'utilisation inten- sive de pesticides dans les champs a contaminé les sources qui sont devenues inutilisables.À court de solutions, la municipalité a décidé de faire creuser des puits artésiens, dont le débit était toutefois moindre.» L'été, le niveau des puits baissait dangereusement.Pourtant, les pelouses étaient régulièrement arrosées, les autos soigneusement lavées, le golf voisin, toujours bien vert.Il fallait réagir.Le club de golf a accepté de recycler l'eau de ses étangs.Les citoyens, eux, ont dû faire un choix.Pour conserver une eau d'aussi bonne qualité, il fallait la préserver.C'est alors qu'on a suggéré d'installer des compteurs d'eau, avec facturation basée sur le volume.Le système n'est pas compliqué : les gens font eux-mêmes la lecture de l'appareil, et des employés font quelques vérifications périodiques au cours de l'été.« La consommation d'eau a chuté de près de 50 %, dit Claude Sauvé.En fait, on a noté une baisse de 35 % au moment même de l'installation.Les citoyens étaient déjà plus conscients ! » t SEDIE Le Québec : L'exemple une outre percée de Sainte-Foy Les chiffres plaident en faveur des mesures qui vont plus loin que la simple incitation.Au Canada, les 10 villes les plus économes en eau sont toutes passées à l'ère du compteur.La championne ?Brandon, au Manitoba.Brassard est la ville québécoise qui fait le mieux avec une 10e place.Les variations entre les provinces sont révélatrices : Edmonton, au 4s rang, consomme 33 % moins d'eau per capita que sa rivale albertaine, Calgary, où les compteurs ne sont pas encore la norme.Globalement, c'est l'Ontario qui remporte la palme de la frugalité avec une consommation quotidienne moyenne de 250 litres par personne.Le Québec fait figure d'outre percée avec ses 425 litres.Exception faite des États-Unis et de la Colombie-Britannique, c'est ici que l'eau coule le plus à flots sur la planète ! Cette situation préoccupe l'Association québécoise des techniques de l'environnement (AQTE) qui encourage depuis le début des années 80 l'installation de compteurs d'eau.« Attention ! Pas pour le seul plaisir de la chose ! indique Hubert Demar, ingénieur consultant pour la firme CGO et ancien chercheur à l'INRS-Eau.C'est la gestion de la consommation de l'eou potable qui est en jeu, et cet outil a fait ses preuves partout où il a été utilisé.En Europe de l'Ouest, on ne peut plus imaginer de systèmes d'aqueducs sans compteurs pour les usagers.» En Europe, passe encore, mais, ici, la population croit toujours que de toutes les ressources naturelles dont nous avons été doté, l'eau douce est la plus abondante.Si d'autres ont de l'or noir, nous possédons l'or transparent.Pourquoi nous compliquer la vie avec de nouveaux modes de régularisation et expédier aux citoyens amplement taxés une nouvelle facture ?« Abondante, mais de qualité moindre, et de plus en plus chère à filtrer », répond Hubert Demar.Il ne faut pas s'y tromper, l'eau que nous recevons est un produit manufacturé.« Et c'est précisément l'été, lorsque le niveau des réservoirs est dangereusement bas et qu'il faut davantage purifier une eau moins claire, que la demande est la plus forte.L'arrosage des pelouses en période sèche crée des demandes épouvantables.C'est le cauchemar des organismes qui produisent et distribuent de l'eau.» Les opinions ne sont pourtant pas unanimes chez les spécialistes.Des chercheurs de l'INRS-Eau ont vérifié, il y a quelques années, l'influence des compteurs d'eau sur la consommation résidentielle de la ville de Sainte-Foy, en banlieue de Québec.Ils ont constaté que l'effet de l'installation des appareils se faisait sentir au début, mais qu'il avait tendance à s'estomper, entraînant tout au plus une diminution de 10 %.Par contre, une campagne de sensibilisation directe à l'arrosage exagéré des pelouses a donné de bien meilleurs résultats.Conclusion : le compteur seul ne fait pas de différence déterminante.L'éducation joue également un rôle essentiel.Par contre, si on veut vraiment mesurer la consommation d'eau, il est essentiel de bien ajuster la tarification.À 100 dollars par année, la piqûre ne fera pas mal bien longtemps.Mais à 500 dollars, les amateurs de pelouses plus vertes que vertes y penseront à deux fois avant de laisser l'arrosoir en marche toute la journée ! « Il est clair que, dans notre société d'abondance, on ignore le véritable coût de l'eau, dit Hubert Demar.Pour bien des gens, l'eau est gratuite, parce qu'ils ne voient pas la facture.C'est un peu la même chose avec les frais d'hospitalisation qui sont couverts par l'assurance-maladie.On paie indirectement.Bien des conseils municipaux eux-mêmes ne connaissent pas le coût réel des opérations reliées à la gestion de l'eau potable.Comment voulez-vous que les citoyens le sachent quand la note est cachée à l'intérieur du compte de taxes ! » La production et la distribution de l'eau sont pourtant coûteuses.Aux investissements en capital s'ajoutent les dépenses d'opération, les frais reliés à l'alimentation en énergie, à l'entretien, à la modernisation du système — parfois différée par manque d'argent — et à toutes les fuites qui surviennent en cours de distribution ! « C'est également un élément à surveiller », poursuit Hubert Demar.Avant de passer aux actes, il faut quand même répartir les torts.Le gaspillage d'eau ne doit pas automatiquement être imputé aux seuls citoyens.Une municipalité consciente de ses responsabilités financières et environnementales devrait procéder à une évaluation systématique des différentes étapes de la chaîne de distribution.Il ne servira à rien d'imposer les compteurs si les pertes sont dues au mauvais état des tuyaux ! » Des économies attrayantes Si on diagnostique vraiment une surconsommation d'eau, la solution des compteurs devient légitime.Il faut savoir qu'un tel appareil coûte de 100 à 200 dollars une fois installé.L'addition n'est pas trop salée, mais c'est après, lors du calcul de la consommation, que les dollars peuvent s'envoler.Sans compteur, la tarification est forfaitaire : peu importe le débit, le prix est le même.La mesure de la consommation permet, elle, une tarification constante, basée sur le volume consommé, ou variable, avec une augmentation ou une diminution des prix selon le seuil atteint.Cette dernière façon de faire ressemble à celle que d'autres services publics, comme les compagnies de gaz ou d'électricité, utilisent déjà.L'arrivée des compteurs d'eau pourrait également rendre plus attrayants les différents dispositifs visant à économiser l'eau.Les pommes de douche à débit réduit, les systèmes de chasse d'eau qui déversent 10 litres plutôt que 20 à chaque usage et les appareils domestiques moins assoiffés ne convainquent pour l'instant que les convertis à la cause environnementale.Leur popularité a cependant de bonnes chances d'augmenter si on ajoute le facteur « porte-monnaie ».Faut-il croire que la mise en place d'une politique de compteurs d'eau est plus adaptée aux petites et moyennes villes comme Sainte-Catherine-de-Portneuf et Brossard ?Pas forcément.Paris et Tokyo possèdent des compteurs d'eau.New York vient d'en installer près d'un million.Le débat devrait bientôt gagner de l'ampleur au Québec.Et dire qu'il n'y a pas si longtemps des maires perdaient leur élection pour avoir avancé cette hypothèse ! « C'est peut-être l'argument économique qui fera la différence, conclut Hubert Demar.Comme les besoins augmentent, les administrations doivent choisir entre agrandir les installations de traitement ou mieux gérer la consommation.C'est pourquoi il ne faut pas voir ces compteurs comme une autre intrusion gouvernementale : il s'agit tout simplement d'une question de gros bon sens.Si nous jouons la carte de l'éducation, si les pouvoirs publics prennent l'initiative et si les citoyens collaborent, nos finances publiques s'en porteront mieux, et nous accorderons un répit à l'environnement.» René Vézina EttfflÊ&iïZ "m Microturbines Technologies inc.Au cours de la même année, Nouveler, une société de gestion dont la principale mission est d'appuyer l'émergence d'entreprises technologiques innovatrices, fait l'acquisition d'un tiers du capital action de la nouvelle entreprise.Depuis sa création, Microturbines Technologies conçoit, fabrique et commercialise des microturbines hydroélectriques dont la puissance varie entre 6 et 500 kW.La production d'électricité à l'aide d'une microturbine requiert des équipements et des aménagements relativement simples et peu coûteux : un ouvrage de prise d'eau, une conduite forcée, une turbine à hélice munie d'un alternateur industriel et d'une vanne de fermeture, un régulateur de puissance et une ligne électrique pour le raccordement.Composée presque uniquement de pièces en polyuréthane moulé, la microturbine offre aussi de nombreux avantages : sa légèreté et sa maniabilité facilitent la livraison, l'installation et l'entretien; elle résiste à la corrosion et aux phénomènes d'abrasion; elle est plus solide que l'acier — sinon plus — et aussi solide que les turbines en métal sujettes à la corrosion; son écoulement par gravité assure une production économique et régulière; son caisson ventilé facilite l'accès pour l'entretien; enfin, elle ne rejette ni lubrifiant ni poussière.La microturbine, qui ne dépasse le niveau de l'eau que de 1,5 mètre, peut être installée dans des cours d'eau à débit modeste, à partir d'une dénivellation de 1 mètre.Elle n'utilise qu'une fraction du débit du cours d'eau (minimum de 1 m3 par seconde), ce qui évite la construction ¦ • .\£lT d'un barrage dans la majorité des cas.De plus, les travaux de construction ne s'effectuent jamais dans le lit de la rivière, mais plutôt en dérivation.Avant même d'installer la turbine, on procède à une étude hydrologique, qui permet de tenir compte des caractéristiques de l'emplacement et d'évaluer le débit minimal lors des sécheresses d'été ou encore dans des conditions de froid extrêmes.Se doter d'une microturbine des frères Lévesque coûte entre 120 000 et 250 000 dollars, c'est-à-dire près de la moitié du coût d'une microturbine conventionnelle en métal.Ce prix comprend l'étude hydrologique, le permis du ministère de l'Environnement, l'équipement complet et l'installation.La microturbine elle-même coûte entre 50 000 et 90 000 dollars.Si on tient compte du prix des carburants polluants et si on exclut les frais de réparation de la génératrice, le coût de la microturbine peut être amorti en quelques années seulement.On comprend donc le potentiel de cette innovation.Ici même, au Québec, on compte plus de 2 000 génératrices autonomes.Elles consomment chacune, en moyenne, 100 tonnes de diesel par année.Et elles rejettent annuellement dans l'atmosphère près de 200 000 tonnes de C02.Comme on les retrouve généralement dans des endroits où il y a des cours d'eau — pourvoiries, camps miniers ou forestiers, villages éloignés, regroupements de chalets —, il serait donc possible et avantageux de les remplacer par des microturbines.Selon Nouveler, les microturbines auraient ainsi o -4 ’¦ Z'- 26 Supplément SEDIE accès à un marché de plusieurs centaines de millions de dollars.À lui seul, le Nord-Est américain a un potentiel de 5 000 microturbines tandis que l'ensemble du marché des Amériques est évalué à plus de 20 000 unités.Pour sa part, le potentiel de la Chine, qui ne compte pas moins de 85 000 barrages, est de 10 000 microturbines.Le Costa Rica, dans la foulée du Sommet de la Terre de Rio, poursuit son virage vert et se montre très intéressé.La difficulté de s'approvisionner en mazout dans des pays montagneux comme le Chili, le Venezuela et la Colombie est un facteur qui joue en faveur de la microturbine québécoise.D'ailleurs, en Colombie, le gouvernement a interdit l'utilisation de génératrices au diesel en dehors du réseau national de distribution d'électricité.Dans les pays en développement, notamment en Asie et en Afrique, la difficulté d'approvisionnement en mazout et le manque de pièces pour l'entretien des génératrices donnent aussi l'avantage à la microturbine.Malgré sa petite taille, la microturbine peut produire des quantités intéressantes d'électricité.Une microturbine de 10 à 50 kW est suffisante pour combler les besoins énergétiques d'une pourvoirie de taille moyenne.Entre 20 et 50 kW, elle peut alimenter, à certaines conditions, une agglomération de 500 habitants, tandis qu'entre 100 et 200 kW, elle peut fournir l'énergie néces- saire à une usine agroalimentaire ou de coton.Autre atout de la microturbine : le coût de l'électricité produite.A 3,7 cents le kWh, il est beaucoup plus avantageux que celui d'Hydro-Québec, qui s'élève à 7 cents le kWh, ou celui d'un groupe électrogène standard, qui varie entre 19 et 45 cents le kWh.La mise au point de microturbines s'inscrit aussi dans la foulée des actions entreprises un peu partout dans le monde pour réduire la pollution.Ici même au Canada, les émissions de C02 dépassent encore de 10 % les engagements pris lors du Sommet de la Terre de Rio.Le remplacement des génératrices diesel pourrait améliorer cette situation.Par ailleurs, le transport du mazout en régions éloignées est parfois risqué : on n'a qu'à se rappeler les déversements accidentels dans les cours d'eau ou les lacs qui se sont produits au cours des dernières années.Les études d'impact environnemental sur la microturbine, réalisées au cours des cinq dernières années, ont prouvé que l'habitat faunique n'était nullement touché par son installation.Pour les pays développés, ou en développement, cette technologie de pointe qui favorise l'indépendance énergétique et préserve l'environnement arrive donc à point.I/^turbinJ Jean-Pierre Doucet Si on ne doute plus que Teau est essentielle pour assurer la survie de l'humanité, on la soupçonne de receler encore bien des secrets.La goutte d'eau philosophale Depuis des millénaires, les humains confèrent à l'eau toutes sortes de propriétés bénéfiques.Il suffit de penser au mythe de la fontaine de Jouvence.Encore aujourd'hui, beaucoup de gens et certains scientifiques se penchent sur les fascinantes propriétés de l'eau, et leurs recherches font l'objet de vifs débats.L'homéopathie et la mémoire de l'eau sont de bons exemples de ce type de recherches et des réactions controversées qu'elles suscitent.Le Français Jean-Louis Gavard, lui, s'intéresse aux mécanismes de la vitalité et au rôle joué par l'eau dans ce domaine.Pourtant, rien ne prédisposait cet ancien directeur commercial d'imprimerie à devenir à la fois chercheur, philosophe et amoureux de l'eau.Aujourd'hui, il mène ses travaux en France au sein de la société UNITERRE.Il dirige aussi la société INSPIR, un centre de formation pour petites et grandes entreprises, qui organise des séminaires et des conférences en Europe, au Canada et aux Etats-Unis.Avec cette entrevue, la SEDIE s'est permis une incursion dans un monde où la spiritualité prend le pas sur la science.Bien que ce type de recherche n'ait pas acquis ses lettres de noblesse scientifiques, il nous apporte toutefois un éclairage dif-J férent sur le caractère vital des ressources en eau et de leur qualité.SEDIE : Qu'est-ce qui vous a amené à vous intéresser à l'eau ?J.-L Gavard : J'ai commencé à m'intéresser à l'eau il y a 25 ans, à la suite d'une maladie de type rhumatismale, la spondylarthrite ankylosante évolutive.Cette maladie dont le développement est très lent me laissait peu d'espoir de rémission, et la douleur se faisait de plus en plus aiguë.Après une longue période de réflexion, j'ai pris conscience que cette maladie rhumatismale était en fait un symptôme du dérèglement de mon organisme, notamment en ce qui concernait les fluides.Peu après, j'ai eu la chance de rencontrer un thérapeute qui, à l'instar des lamas tibétains qui atteignent des états décalés de conscience, m'a enseigné à élargir mes perceptions et à modifier mon comportement.C'est grâce à son enseignement que j'ai pu arrêter l'évolution de la maladie et, finalement, en éliminer la plupart des lourdes séquelles.Avec ce thérapeute, j'ai commencé à travailler sur la fluidité, et l'eau s'est immédiatement imposée comme modèle.SEDIE : Vous avez alors ouvert votre laboratoire sur l'eau ?J.-L Gavard : C'est en 1983 que j'ai créé un laboratoire de recherches sur les mécanismes de la vitalité.Mon but n'était toutefois pas d'étudier l'eau, mais de voir comment les énergies de vie circulent et de trouver les moyens d'éliminer les pollutions de tous types qui en contrarient le mouvement.Ces recherches m'ont ramené à l'eau, constituant principal de tous les êtres vivants.SEDIE : Comment expliquez-vous le rapport entre l'eau et la vie ?J.-L.Gavard : L'eau est l'élément le plus abondant à la surface de la Terre, que ce soit sous forme libre dans les mers, lacs, fleuves, rivières et nuages ou sous forme combinée dans les règnes minéral, végétal, animal ou humain.Notre corps lui-même est composé de 70 à 75 % d'eau.L'eau joue un rôle fondamental dans le maintien de la vie : elle achemine vers la matière vivante les éléments chimiques dissous ainsi que les informations et les énergies de tous types qu'elle capte.Elle influe ainsi de différentes façons sur les milieux qu'elle alimente.Par exemple, dans notre corps, l'eau intra et intercellulaire transmet des informations et des énergies provenant de l'intérieur ou de l'extérieur du corps et, par le fait même, agit directement sur le métabolisme cellulaire.De même, des indices laissent croire que l'eau est le réceptacle d'autres formes d'énergies, telles que nos pensées.28 Supplément SEDIE '.V é ' „ • ¦ =5gr «V- -J.-rtr-î: . Ü5i» «^r: - •• 'Av Sh •'"- «*' dans l'atmosphère est extrêmement vitalisante et débarrasse notre être des informations toxiques qui s'y accumulent tout en y restaurant l'harmonie.Il pourrait également être intéressant pour la régénération de l'atmosphère de nos villes d'adopter des formes architecturales harmonieuses.Ces formes jouent le rôle d'antennes captant des énergies régénératrices, comme des fontaines vitalisantes lorsqu'elles sont créées en respectant des formes et rythmes dynamisants (les flow form).On peut donner comme exemple l'habitat traditionnel arabe dont les cours carrées intérieures sont le plus souvent agrémentées d'une fontaine aux formes très élaborées, diffusant fraîcheur et énergie bienfaisantes.SEDIE : Et qu'en est-il de votre eau dynamisée ?J.-L.Gavard : Après plus de 10 années de recherches sur l'eau — et à la lumière de traditions spirituelles qui accordent toutes à l'eau une place unique —, j'en suis arrivé à l'idée qu'une eau convenablement préparée pouvait procurer une énergie vitale.C'est dans cet esprit que l'Eau rayonnante a été mise au point.Radicalement différente de toutes les eaux dynamisées, chargées ou magnétisées qui perdent leurs propriétés au mieux à 60 °C ou après deux à trois semaines, l'Eau rayonnante garde ses propriétés durant plusieurs années, même à haute température, ce qui permet de l'utiliser pour la cuisson des aliments, du pain ou de certaines céramiques.J'utilise donc l'Eau rayonnante, ou ses dérivés, en quantité infinitésimale pour détoxiquer les rayonnements perturbants des molécules toxiques, réharmoniser et réénergiser certains corps, comme l'air, l'eau « potable » de nos villes, les biotopes de rivières et de lacs pollués, de nombreux aliments cuits ou non, les cosmétiques et produits de soins, les détergents et même la peinture, le plâtre et le ciment de nos habitations.Grâce à la collaboration de groupes industriels, j'ai pu obtenir, avec des « eaux » adaptées, d'excellents résultats expérimentaux dans différents domaines.Dans celui de l'agroalimentaire, par exemple, l'utilisation de différentes « eaux » spécialisées a permis d'améliorer la conservation des aliments, notamment celle du pain et de ses dérivés.Mais l'un des résultats les plus prometteurs est sans doute la création d'une céramique aux propriétés spéciales, le Terram.Différents dispositifs, mis au point à partir de ce matériau, se sont révélés très efficaces pour restaurer rapidement la qualité de l'air dans les milieux industriels et commerciaux, dégradé par les pollutions électroma- gnétiques ou les rayonnements pathogènes des installations électriques, comme les appareils de climatisation.D'autres applications permettent de limiter, voire d'éliminer, les pollutions énergétiques liées au stress et à l'agressivité.SEDIE : Avez-vous fait breveter ce produit miraculeux ?J.-L.Gavard : Non, car la science actuelle résiste à une telle découverte, d'autant plus que l'industrie pharmaceutique serait grandement remise en cause si un tel produit était commercialisé.Pourtant, au cours de mes travaux, j'ai acquis la certitude que la reconnaissance du rôle de l'eau et l'utilisation de ses remarquables propriétés pourraient nous aider à trouver des solutions aux problèmes que nous devons affronter en cette fin de millénaire.Qu'il s'agisse des pollutions multiples qui font mourir notre planète à petit feu, des questions touchant la santé qui demeurent sans réponse ou encore des problèmes liés à l'élevage, à l'agriculture et à l'approvisionnement en eau potable.SEDIE : Alors, maintenant, il ne reste plus qu'à prendre un bon verre d'eau à la santé de notre planète bleue.Supplément SEDIE 31 !;vfnVr / ' C'- Kïj's'' msm 0mm ;V:f-r/W: r v.,'-i :' •• .,/T -'•¦‘ÿj mm c-.ï'll w« A / j [WJ!>k§ \ \ - -• ¦ Ÿ'''S?ÿ 's^SKS.-/ ^VCV.^ 9 V>l £N- it-x v- gSpBfcj />•/.' ¦'•.• - .-•• / / ¦ ' -.'¦: - ' • ' ' ¦.^ ¦ ;: ¦/:.' : -;¦ HiiSillfeiftÜi^s Li.: /-:v^v- ' :* gsgg*^ f^in m/A rTîTïTrrrisI Sesi i^ÜÜ
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