Québec science, 1 janvier 1996, Supplément 2
* $ .Z Telle une echarpe verte drapée autour des épaules de l’Amérique du Nord, la foret r f ou forêt nordique, constf vaste écosystème A' ¦ < Ressources naturelles Canada Natural Resources Canada C ANAD Canadian Forest Service Service canadien des forêts Geomatique Canada Geomatics Canada forêt a façonné fNstoire et l’économie de notre pays.La forêt boréale a nourri et abrité les Premières Nations du Canada; elle les a aussi vêtues, transportées et soignées.Elle leur fournissait la matière première pour fabriquer des outils et façonner des objets d’artisanat; elle était également source de spiritualité.La forêt leur offrait de l’écorce et de la résine de conifères pour construire leurs canots, du bois pour se chauffer, des peaux pour se vêtir.Elle leur assurait un menu varié : gibier, viande, poisson, baies et herbes.Les Ojibwas, dont le territoire s’étendait dans toutes les directions depuis le lac Supérieur, étaient l’un des nombreux peuples autochtones vivant dans la forêt boréale.Dès leur naissance, leurs enfants découvraient toutes les richesses de la forêt.Le bébé était emmailloté dans un vêtement de peaux de lapins; ses langes étaient faites de mousse de sphaigne absorbante (dotée de propriétés antibiotiques qui préviennent les infections).L’écuelle de l’enfant était parfois sculptée dans un broussin d’épinette, et l’usage de tisanes et de médicaments composés de racines, d’écorce, de baies, de feuilles et de fleurs contribuait à protéger sa santé.-f Il y a 7000 a 8 MMMf rs-Autof1 ' boréale est ||i ressource) elle est On mono le en soi, un reseau complexe de“soütiên sur lequel se toute-jeur vie.Pour les premiers-Aotochtones du Nord, la forêt |Sfv paysage ou une — ’«'Sfl- On commence à exploiter la lisière sud de la forêt boréale vers la fin des années 1 800 avec l'abattage des arbres, source de subsistance des bûcherons, commence l'édification d'un nouveau pays.La couverture forestière du Canada se régénère progressivement après la dernière période glaciaire qui s'est terminée il y a quelque 13 000 ans.Des populations autochtones s'établissent dans toute la forêt boréale, apportant avec elles leurs cultures; les brûlages dirigés sont fréquents : ils favorisent la croissance de plantes et la venue d'animaux nécessaires à la survie et facilitent la chasse et les déplacements.De 1670 au début des années 1900 La traite des fourrures commence.Le commerce et les cultures des Européens ont des répercussions sur les populations animales et le mode de vie des Autochtones (1670-1870).La forte demande en bois d'oeuvre décime les forêts du Sud et de l'Est; on commence à exploiter les limites sud de la forêt boréale (milieu des années 1880).Sous la poussée de l'alphabétisation et de la consommation, la demande en papier croît.Les premières usines de pâtes et papiers s'implantent dans la forêt boréale (de la fin des années 1 880 au début des années 1 900).Sous l'effet de l'explosion démographique mondiale des 50 dernières années, la demande en bois d'œuvre et en bois de pâte a atteint des records inimaginables il y a 70 ou 80 ans.Parallèlement, les moyens technologiques ont facilité l'accès aux forêts et fourni aux bûcherons des outils de récolte plus efficaces.L'Après-guerre •*-_-:-— * ,*• .itl.j.rJX :.Il r » ! „.i ÜÜ _ ^ On ouvre de nouvelles usines de pâtes et papiers et les usines déjà en place sont agrandies.Les scies mécaniques remplacent les haches et les scies à main (années 1950).On utilise des tracteurs plutôt que des chevaux pour le travail en forêt et le transport par camion remplace le transport par voie d'eau (années 1 970).L'utilisation de matériel d'exploitation perfectionné augmente la productivité (années 1980).Grâce à la technologie, on optimise l'utilisation des arbres et des déchets de bois, notamment celle des espèces considérées autrefois comme «nuisibles» (années 1990).L'utilisation de matières recyclables (par exemple les journaux) s'accroît (années 1990).Le wigwam familial était érigé sur une structure de poteaux d’épinette au moyen de carrés d’écorce de bouleau cousus ensemble par de longues fibres de racine d’épinette épluchée, aussi minces mais aussi résistantes que du fil de laiton.Des branches d’épinette, qui embaumaient l’air et servaient de coussin pour s’asseoir ou s’allonger, en tapissaient le fond.En outre, à cause de leur odeur et des aiguilles, les branches éloignaient les petits mammifères, les reptiles et les insectes.Les filles apprenaient à tanner les peaux, à travailler le cuir, à tresser des paniers et à confectionner des marmites en écorce de bouleau.Les jeunes hommes participaient à la chasse, armés de flèches en bouleau, d’arcs tendus de viscères d’animaux, de lances et de couteaux fabriqués en bois, en pierre ou en os.Ces chasseurs et ces cueilleurs ne prélevaient que ce dont ils avaient besoin pour se nourrir, préservant ainsi le fragile équilibre naturel de la forêt.Une fois la chasse ou même la cueillette de baies et la Q récolte de racines d’épinette terminée, les Autochtones remerciaient le Grand Manitou ou N G \ O C AXEL HEIBERG ISLAND LU CC Lu S w LU —i -J LU Q UI le Créateur.4^ 'orêt boréale forêt boréale occupe 35 p.100 territoire canadien; sa vitalité lui permet d’abriter Tune des communautés écologiques les plus importantes du pays.Cet écosystème s’étire entre la toundra, au nord, et les forêts de feuillus mélangés et les prairies, au sud.Les plantes et les animaux qui y vivent, ainsi que les produits dérivés du bois, jouent un rôle quotidien important dans la vie de tous les Canadiens et Canadiennes.Mentionnons par exemple les produits de papier renforcés par les longues fibres d’épinette noire ainsi que les traverses de chemin de fer et les poteaux téléphoniques en pin gris nécessaires au maintien des communications.L’air même que nous respirons est enrichi d’oxygène provenant de cet immense système de photosynthèse.La forêt boréale, qui doit son nom à Borée, le dieu grec du vent du nord, est une partie inhérente de notre identité canadienne.Les anneaux de croissance annuels que portent les conifères à croissance lente de cette forêt, parfois plusieurs fois centenaires, sont la mémoire vivante des conditions atmosphériques et des changements climatiques.L’histoire du Canada est inscrite dans les sentiers, les tombes, les routes et les lieux de campement parsemés le long des lacs, des tourbières et des collines de la forêt boréale.Notre économie est alimentée par les industries liées à son secteur foitALr, notre climat est tempéré par ses arbres et notre imaginaire national est nourri par des mythes et des souvenirs de visiteurs voyageant à bord de canots ou en raquettes.Depuis la première apparition des épinettes dont les fossiles au Canada remontent à quelque 60 millions d’années, la forêt boréale s’est adaptée aux forces gigantesques de la glace, du feu et des infestations par les insectes et des maladies.En fait, sans ces perturbations naturelles, la forêt boréale ne serait pas telle qu’elle est aujourd’hui.Ces agents de changement sont nécessaires à l’équilibre naturel de la forêt.L’emprise humaine s’y est toutefois déployée depuis quelque 100 ans.Ainsi, des activités comme l’abattage des arbres, la fabrication, l’exploitation des ressources \\ ainsi qu’une utilisation récréative intensive, combinées à des perturbations naturelles, ont entraîné des effets cumulatifs à A long terme qu’il est difficile de mesurer précisément.Pour parer y.Cl/ à ces effets, le Canada s’est engagé à assurer le développement durable de la forêt boréale, notamment par l’adoption de la Stratégie nationale sur les forêts et la publication de cette carte-affiche.Le Canada vise ainsi à préserver les dimensions sociale, spirituelle, économique, esthétique et environnementale de la forêt pour les générations actuelles et futures.La forêt boréale canadienne fait partie d’une grande bande circumpolaire de forêts composées essentiellement de conifères et ceinturant les zones subarctiques de l’hémisphère nord en Russie, dans les pays Scandinaves et en Amérique du Nord.Dans son ensemble, la forêt boréale correspond au quart environ de la forêt à couvert fermé du monde et joue un rôle important dans l’équilibre naturel de la Terre et l’organisation de la vie sur cette planète.En plus de produire de l’oxygène, la forêt boréale absorbe et emmagasine du dioxyde de carbone; elle pourrait donc à ce titre jouer un rôle crucial dans le phénomène du réchauffement global.Les Canadiens et Canadiennes ne sauraient oublier qu’ils sont les gardiens d’un tiers de cette force vitale essentielle.La forêt boréale est un système dynamique constitué d’arbustes, d’arbres, d’herbes, de mousses, de micro-organismes, d’insectes et d’animaux qui sont en interaction les uns avec les autres ainsi qu’avec les roches, les sols, l’eau et l’air.Vue de loin, la forêt boréale présente une uniformité apparente due à la prédominance de quelques espèces de conifères (épinette, sapin, pin et mélèze laricin).Mais, si on s’approche, on constate que la composition de cette forêt varie beaucoup en fonction du climat, de la topographie, du sol, des effets du feu, des insectes et des maladies.Il s’agit d’une mosaïque de peuplements d’arbres gros et petits, jeunes et vieux, à divers stades de succession, chacun d’entre eux abritant divers types d’oiseaux et d’animaux à fourrure.Les limites de la forêt boréale sont étroitement associées au climat.Dans le Nord, le mélèze laricin et l’épinette noire, deux espèces rustiques, poussent au ras du sol et, même centenaires, leur tronc n’est pas plus gros qu’un doigt.Au delà, s’étend la toundra.Plus au sud, là où les températures sont plus clémentes et où les sols et le drainage sont plus propices à la végétation, les espèces boréales cèdent la place aux feuillus, c’est-à-dire aux arbres à feuilles caduques de la forêt mixte.Même si les limites de la forêt boréale sont graduelles et correspondent en fait à des zones de transition entre deux écosystèmes, que l’on appelle des écotones, la limite nord de la forêt boréale, ou la limite des arbres, tient une place importante dans l’imaginaire canadien.Au-delà de cette limite, les humains ne disposent plus de bois pour se chauffer, s’abriter ou se fabriquer des outils; sur la plaine arctique, ils sont vulnérables et exposés à tous les dangers, jusqu’à ce qu’ils atteignent les eaux arctiques où ils pourront tirer parti des mammifères marins qui leur procureront huiles et peaux pour se couvrir et se protéger.1Î %, i i//4 Giise FtOïO ISl4Nd / yV ô d/y épinette noire (ricea mariana) bouleau à papier (Betula papyriferal ,A& 1 A JbL peuplier baumier IPopulus balsamiferal Les essences rustiques de la forêt boréale sont bien adaptées au Nord.Nombreuses sont celles qui peuvent croître sur une mince couche de sol sableux recouvrant la roche précambrienne.Certains conifères, comme l’épinette noire, sont capables d’enfoncer leurs racines dans les sols acides humides des tourbières boréales, souvent sur un sous-sol gelé.Bien que la diversité des espèces soit plus faible dans la forêt boréale que dans les forêts situées plus au sud, la nécessité d’une adaptation constante à un milieu hostile explique la riche diversité génétique, laquelle contribue à la résistance devant les perturbations.Malgré le froid, la maigreur des sols et la courte durée de la saison de croissance, l’étendue et la vigueur de cette forêt ont contribué à créer un tissu vivant dont la valeur en tant que ressource est immense et dont l’influence sur le climat du globe est importante./ As DEVON ISL AND .Resolute d/W C 11 u il / t°*ia ISLANd Cambridge Q'‘een Maud Gulf peuplier faux-tremble (Populus tremuloidesl pin gris IPinus banksiana] internationale F IN LAN LH SUED L N O R V È G U 500 1000 1500km épinette blanche (Picea glauca] © \ épilobe à feuilles étroites (Epilobium angustifolium) 1.Caractéristique dans toute la forêt boréale et divers types de sites, y compris les tourbières, où cette essence forme souvent des peuplements purs; ailleurs, en peuplements mélangés.2.Essence fréquente dans toute la forêt boréale et divers types de sites; rarement en peuplements purs.3.Essence fréquente dans toute la forêt boréale, surtout dans l'écotone prairie-forêt de la région du centre-sud; forme des peuplements purs ou mélangés dans divers types de hautes-terres; préfère les sols loameux, frais et bien drainés.4.Essence présente dans toute la forêt boréale, le plus souvent dans l'écotone prairie-forêt de la région du centre-sud; forme essentiellement des peuplements mélangés en milieu riche et humide.5.Essence fréquente sur les sols minces et sableux des régions de l'Est et du Centre; généralement présente dans les peuplements équiennes (d'âge égal), issus d'incendie, souvent en association avec l'épinette noire; dans le Nord-Ouest, cède la place au pin tordu latifolié.6.Caractéristique dans toute la forêt boréale sur les sites frais des hautes-terres; forme rarement des peuplements purs.7.Essence fréquente dans les régions de l'Est et du Centre dans toute une gamme de conditions; généralement en peuplements mélangés.8.Essence fréquente en milieu de tourbière, surtout dans le Nord; généralement en association avec l'épinette noire; absente dans la portion la plus éloignée du Nord-Ouest.9.Arbuste commun des tourbières acides froides et des rivages humides.10.L'une des premières plantes à recoloniser un terrain perturbé par un incendie ou un déboisement.11.Espèce caractéristique du sol des forêts.12.Hôte du sol forestier, des tourbières, des lisières de forêt et des clairières.13.Habite la forêt boréale toute l'année.14.Espèce des terres humides; hiverne entre la Californie et l'Amérique du Sud.15.Habite la forêt boréale durant l'été; s'y reproduit et l'hiver venu, migre vers le sud, parfois jusqu'en Amérique centrale.16.Belette de la forêt boréale et animal à fourrure d'importance; menacée par l'homme sur la limite sud de son aire de répartition.sapin baumier [Abies balsameal thé du Labrador ILedum groenlandicum) .y mmj l’ U /¦'"c A'V ^ I nay R' HH Reinde M iFlin Flon cH£ I : .Vancoui/e/.f • * Saskc?Dauphin ® regin A D Gulf of Boothia Gjoa Haven.Les réseaux commerciaux qui existaient avant l’arrivée des Européens étaient efficaces, mais dispersés et, vu l’étendue de la région boréale, 9000 km de largeur, la forêt a certainement dû paraître immense aux Cris, aux Ojibwas et aux Beothuks qui y vivaient.Cette impression d’immensité a sûrement été éprouvée aussi par les premiers Européens, à leur arrivée.En l’absence des connaissances scientifiques que nous avons aujourd’hui, les Autochtones et les premiers étrangers pensaient sans doute que la forêt existait depuis la nuit des temps.Mais, en termes géologiques, elle est très jeune! Il y a quelque 13 000 ans, le Canada d’aujourd’hui était en grande partie recouvert des glaciers de la dernière période glaciaire.A mesure que les glaciers reculaient vers le nord, la végétation a reconquis les terres.La forêt boréale actuelle ne compte que 5000 ans environ.Les traiteurs de pelleteries européens, débarqués à la fin des années 1600, ont amené avec eux l’esprit d’entreprise.Ainsi, au cours du XVIIIe siècle et du début du XIXe siècle, ils ont fait la traite de millions de fourrures de castors pour la confection de chapeaux à la mode de l’époque.Des populations d’animaux, stables depuis des siècles, ont été perturbées.Les Autochtones ont abandonné leurs pratiques de trappe traditionnelles et ont cherché à maximiser leurs gains.L’alphabétisation et le développement de l’imprimerie à la fin du XIXe siècle, ainsi que l’adoption .e ^ e de fibres de bois pour remplacer les fibres de coton utilisées auparavant dans la fabrication du papier, ont entraîné un accroissement de la demande en billes à pâte et donc intensifié les pressions sur la forêt.Ces pressions se sont encore accrues avec l’établissement d’usines de pâtes et papiers dans le Nord qui consommaient une plus grande oV)4e quantité de billes et généraient des sous-produits industriels.Les scies mécaniques ont remplacé les haches, mais elles sont remplacées à leur tour par des récolteuses pouvant traiter des milliers d’arbres par jour.Les billes, qui étaient acheminées vers $ / H .les usines le long des voies navigables à la fonte des neiges, sont aujourd’hui transportées par camion l’année durant.On • estime que 50 p.100 de la vaste région boréale canadienne gg est aujourd’hui sillonnée de routes et de chemins forestiers ô - et de ce fait, accessible à l’industrie forestière.Û’ 7) y" NORD O U b F o * e B a 6 i n \oA' >vi'v Baker .Lake SOUTH'^’ island p-fON t r H Dubau Lake * Rankin Inlet d s O n H ,'\H Bien que les Canadiens et Canadiennes n’aient pas toujours fait preuve de prévoyance à l’égard de leurs ressources forestières, la forêt, elle, leur a toujours offert ses richesses.A l’heure actuelle, l’exploitation forestière constitue notre principale industrie d’exploitation de ressources naturelles et nous sommes le plus gros exportateur de produits du bois au monde.On évalue à 165 000 le nombre de Canadiens et de Canadiennes V i V Nue/t Lake mélèze laricin (Larix laricinal Thompson* A N quatre-temps [Cornus canadensis) WINNIPEG * Brandon -L.'Ms © Ts-UNIS D’AMÉRIQUE linnée boréale [Linnaea borealis) chouette épervière [Surnia ulula) grand chevalier [Tringa melanoleuca) pékan [Martes pennanti) 17.Ce petit mammifère actif de la forêt boréale se nourrit des larves de la tenthrède du mélèze, contribuant ainsi à la lutte contre un insecte ravageur du mélèze laricin.18.Habitant des forêts de conifères à maturité; se nourrit principalement de lichen; la limite sud de l'aire de répartition recule vers le nord sous l'effet du développement.O musaraigne arctique [Sorex arcticus) ° Vi S caribou des forêts [Rangifer tarandus caribou) paruline tigrée [Dendroica tigrina) On peut se procurer des exemplaires de cette carte-affiche auprès de : Canadian Geographic 39, avenue McArthur Vanier (Ontario) Canada K1L 8L7 Composer sans frais : 1-800-267-0824 Téléphone : (613) 745-4629 Télécopieur : (613) 744-0947 Bureau des cartes du Canada Géomatique Canada Ottawa (Ontario) Canada Kl A 0E9 Composer sans frais : 1-800-465-6277 Télécopieur: 1-800-661-6277 Préciser MCR 1402F This poster-map is also available in English.Please quote MCR Couverture végétale dans la forêt boréale Type de végétation et nature Forêt de conifères Forêt continue dont au moins 76 p.100 du du couvert à l’extérieur de la couvert est constitué de conifères.forêt boréale Forêt mixte Forêt continue dont 26 à 75 p.100 du couvert est constitué de conifères ou de feuillus.Forêt de conifères Forêt de feuillus Forêt continue dont au moins 76 p.100 du couvert est constitué de feuillus.Forêt mixte Forêt de feuillus Une forêt est dite «continue» lorsque la superficie arborée occupe plus de 50 p.100 de l’espace total.Toundra Forêt de transition Couverts de divers types dont la forêt couvre au plus 50 p.100; la densité des arbres varie de la Terres stériles forêt claire aux bocages épars.Glace et neige Limites des écozones pérennes Limite sud de la forêt boréale (sud-est du Manitoba, Ontario et Québec) Terres cultivées Revenu de la communauté lié aux produits forestiers, en pourcentage.Pâturages et parcours • plus de 50 p.100 • plus de 70 p.100 • plus de 90 p.100 i MÊ grande LE ^ANTICOSTI Mi aw ?imm Nloosonee -¦ Lite .Kenora Thunder Bay SvidbUD • R.des q L'interprétation d'une image satellite a permis de délimiter les zones de végétation sur cette carte.L'analyse et la classification des données ont été effectuées par le Centre manitobain de télédétection et par Géomatique Canada.Échelle : 1;10 750 000 La forêt boréale s’étire sur sept grandes écozones — des régions qui représentent de vastes unités écosystémiques et possèdent un climat et un relief caractéristiques.L’étage nord de la forêt est composé de la cordillère de taïga, de la plaine de taïga, du bouclier de taïga et de la plaine d’Hudson.On appelle «taïga» une région subarctique de transition entre la forêt et la toundra; on y trouve de vastes zones sans arbres.On désigne par «cordillère» un ensemble de chaînes de montagnes et de vallées, par «plaine» un terrain plat ou onduleux et par «bouclier» un terrain onduleux de roches précambriennes à nu.L’étage sud de la forêt boréale, caractérisé par un couvert «fermé», c’est-à-dire quasi continu, est constitué de trois autres écozones : la cordillère boréale des montagnes de l’Ouest, la plaine boréale des Prairies et le bouclier boréal qui s’étend du nord de la Saskatchewan jusqu’à Terre-Neuve.qui travaillent directement dans l’une des industries de la forêt boréale : exploitation forestière et pâtes et papiers, aménagement forestier et sylviculture, industries du bois dont les produits vont des trappes à rongeurs de Niagara Falls aux traverses de chemin de fer de Thunder Bay et aux bâtons de hockey de Victoriaville.Des milliers d’autres emplois sont dus aux biens et services associés à ces industries ainsi qu’à la vente et à la distribution des produits forestiers.La personne qui fabrique à Montréal des pièces d’acier pour les séchoirs à bois dépend tout autant des forêts que le camionneur qui transporte des billes de pin gris et d’épinette aux usines de Prince Albert ou de The Pas.La forêt boréale assure aux Canadiens et Canadiennes non seulement des emplois et un surplus commercial en produits du bois et du papier, mais elle est également, pour des millions de personnes, un refuge récréatif et spirituel, un lieu de randonnée pédestre, de canotage, de camping ou de pêche; elle attire les amateurs de photographie, les amoureux de la nature ou ceux qui veulent respirer l’air pur! Ses lacs, ses arbres et ses formations rocheuses ont favorisé le développement d’une industrie du tourisme qui rapporte des centaines de millions de dollars.Pour toutes ces raisons, il est absolument indispensable de gérer, dans la mesure du possible, la forêt boréale pour le bien commun des générations futures.Mais une saine gestion forestière est complexe et coûteuse.Il faut tenir compte des intérêts de l’industrie, des éducateurs, des groupes autochtones, des propriétaires fonciers privés, des entreprises touristiques, des amateurs de plein air et des défenseurs de la protection de la nature.Elle ne doit pas passer par la protection d’une seule espèce animale ou végétale, mais doit s’intéresser à l’intégrité de l’écosystème tout entier qui se compose de milliers d’organismes.Les aménagistes forestiers devront par exemple s’interroger sur les conséquences de l’enlèvement du bouleau ou du mélèze à maturité pour la nidification des oiseaux chanteurs ou la vie des micro-organismes dans le sol.Au début des années 1990, les autorités en foresterie ont commencé à élaborer un plan directeur qui garantirait une approche écologique coordonnée de la gestion des forêts au Canada.Elles ont ainsi présenté la Stratégie nationale sur les forêts, signée en 1992 par tous les niveaux de gouvernement, ainsi que par les représentants de l’industrie, des Autochtones et des groupes d’éducation et de conservation.Cette stratégie est fondée sur l’égale importance de la forêt pour les amateurs de randonnée pédestre, les écologistes, le grand public, l’industrie du bois de sciage et les entreprises qui font du commerce de marchandises.La Stratégie encourage la recherche qui permettrait de mieux comprendre le fonctionnement des écosystèmes forestiers et de protéger et d’accroître leur vigueur et leur biodiversité.A l’heure actuelle, la gestion de la forêt boréale relève, dans une proportion de 92 p.100, de la compétence des provinces.Le gouvernement provincial attribue les droits de récolte, surveille l’exploitation et favorise l’adoption de saines pratiques d’exploitation et de reboisement.Le gouvernement fédéral, qui contrôle un peu plus de 5 p.100 de la forêt boréale, contribue à la recherche scientifique, au développement économique, aux relations et au commerce internationaux et au contrôle des pesticides.Les deux niveaux de gouvernement interdisent toute exploitation sur des zones forestières importantes, à savoir dans les parcs nationaux et provinciaux, les-sanctuaires fauniques, les zones de conservation et les réserves forestières.Entre 1977 et 1991, les dépenses annuelles engagées pour l’aménagement des forêts au Canada sont passées de 500 millions de dollars à 2,5 milliards.Une bonne partie de cette augmentation a été affectée ces dernières années au développement de méthodes de gestion assurant la durabilité des forêts.Une autre portion est allée à des projets expérimentaux novateurs, comme la mise au point de pesticides naturels et de biopesticides qui, nous l’espérons, remplaceront graduellement les pesticides et les herbicides chimiques utilisés pour le reboisement.D’autres projets concernent la mise au point d’arbres de reboisement résistant aux maladies et aux insectes ravageurs.' , * - » 21035 621035951121 Les Autochtones qui vivaient dans üiéale raient tes euplé forêt se e< comme d’un Les animaux, les arbres et même les lacs et les deux possédaient des esprits qui s’apparentaient aux leurs, tout en étant distincts.Les Inuit, les Cris, les Ojibwas et d’autres Algonquins de l’Est ainsi que les Dénés (ou Athapascans) de l’Ouest partageaient la croyance selon laquelle les individus doivent demander conseil à ces esprits qui les mèneront sur le chemin du succès durant leur existence sur la Terre.Les animaux leur fournissaient la nourriture et des peaux pour se vêtir.Il fallait toutefois traiter les restes des animaux avec respect afin d’apaiser leurs esprits, et s’assurer qu’ils apparaîtraient de nouveau aux chasseurs.C’est pour plaire aux esprits des animaux et garantir une chasse fructueuse que l’Inuk portait des tuniques faites de peaux de caribou peintes.Ces premiers habitants de la forêt boréale, qui étaient des chasseurs nomades, transportaient leurs possessions avec eux.La confection de vêtements est devenue leur principal moyen d’expression artistique.Des poils de caribou et des fils colorés embellissaient les manteaux, les mitaines et les mocassins; des piquants de porcs-épics formaient des motifs floraux ou géométriques.La traite des fourrures attirera les Européens dans la forêt boréale, les premiers aventuriers étant des hommes suffisamment robustes pour résister aux dures conditions, Parmi les légendes préférées «habitués aux rigueurs du climat, à la fatigue et aux des voyageurs canadiens- privations», comme 1 écrivait Nicholas Garry, gouverneur- français figure celle de la adjoint de la Compagnie de la Baie d'Hudson.Malgré leur chasse-galerie, qui raconte résistance, les hommes blancs isolés dans cette nature comment un grand canot que sauvage éprouvaient souvent la nostalgie de leur foyer, conduisait dans les cieux le ° r ^ diable en personne, pour le prix de quelques âmes, ramenait chez eux, pour la veillée du Nouvel An, les voyageurs qui avaient le mal du pays.À cause de leur climat rigoureux et de leurs sols minces, les régions boréales sont restées peu peuplées et l’influence de l’homme sur les terres (jusqu’à l’arrivée des bûcherons) était négligeable.La forêt demeurait, selon Robert W.Service, «un merveilleux monde où règne le silence» (The Spell of the Yukon).La même conception se retrouvait chez Bliss Carman, pour qui «la plus grande joie dans la nature, c’est l’absence de l’homme».C’est ce milieu sauvage, ce «vaste territoire isolé», selon les termes du poète manitobain Thomas Saunders dans Beyond the Lakes, qui attira les peintres vers le Nord, dans les années 1910 et 1920; ces artistes tenaient absolument à découvrir par eux-mêmes ces paysages canadiens.Le pays tout entier semble avoir noué des liens étroits avec le Nord.«Je ne suis jamais allé à la Baie James», écrivait Stephen Leacock en 1936, «et je n’irai probablement jamais, mais j’y suis attaché, cela fait partie de mon monde.» Grey Owl, un Anglais qui se faisait passer pour un Amérindien, exprimait la même aspiration émouvante : «Qu’on me donne un bon canot, une paire de raquettes ojibwas, mon castor, ma famille et 10 000 milles carrés de nature sauvage et je connaîtrai enfin le bonheur».Wade Hemsworth, un vétéran des équipes d’arpentage dans le Nord dans les années 1950, a écrit des chansons qui dépeignent bien la beauté envoûtante et l’aspect maléfique de la forêt boréale.Black Tobey se mit à jurer; le travail avançait lentement.Le moral déclinait au plus bas.Une armée de mouches nous assaillait; à bout de souffle, nous remontions et redescendions le sentier en nous parlant à nous-mêrqes.Et les mouches noires, les petites mouches noires, toujours elles, jamais de répit.Je mourrai, dévoré par les mouches noires dans le nord de l’Ontario, le nord de l’Ontario.- tiré de The Blackfly Song (traduction libre) La.communication directe avec es esprits n'était généralement pas à la portée de tous.Ce n'était que dans les rêves ou les visions que les barrières entre les humains et les esprits disparaissaient, ou peut-être par l'intercession des chamans.On associe au chamanisme et à la quête de conseils spirituels les pictogrammes (peintures au doigt à I ocre rouge) et les pétroglyphes (gravures dans la pierre) exécutés au cours des millénaires dans toute la région boréale (et au-delà).Les flammes ravagent régulièrement la forêt boréale, laissant derrière elles troncs d’arbres brûlés et terre noircie.De ce sol carbonisé émergent bientôt de nouveaux signes de vie : des plantes adaptées au sol desséché, des arbres plus robustes que leurs prédécesseurs, plus âgés.Mécanisme instigateur de la forêt boréale, le feu est à l’origine de son renouveau périodique.Durant la majeure partie du XXe siècle, l’homme a espéré pouvoir supprimer les feux de forêts.Préoccupés par la perte de bois d’œuvre .de valeur, les gouvernements et les marchands de bois ont déployé tous leurs efforts pour combattre le plus grand nombre possible de feux de forêts, et ont sensibilisé le grand public aux dangers de ces incendies.Aujourd’hui, la priorité est plutôt de protéger les vies humaines et la propriété et de préserver les peuplements d’intérêt commercial.Dans les régions éloignées, ou dans les zones accessibles où la régénération est souhaitable, on laisse le feu se propager.La forêt boréale est une mosaïque de peuplements de diverses essences qui brûlent naturellement à des intervalles différents.Il se peut donc que, dans le passé, certains peuplements de pin gris aient été ravagés par le feu tous les 15 à 35 ans, des forêts d’épinette tous les 50 ou 100 ans et certains peuplements de pin rouge ou de pin blanc seulement tous les deux siècles.Dans les Prairies, la fréquence des incendies dans les tremblaies est de trois à 15 ans.Le peuplier faux-tremble se régénère à partir de l’appareil racinaire; ainsi, de nouvelles pousses apparaissent sur de vieux arbres, même calcinés.Le feu assure en fait une certaine vigueur au peuplier faux-tremble.De même, les cônes de Tépinette noire et du pin tordu latifolié peuvent conserver durant des années des semences vivantes, qui sont libérées lorsque le feu détruit les arbres eux-mêmes.MAN Pv- ONÏA^° Nls d-amériqu 900 km Gérer la forêt pour l’avenir La forêt boréale canadienne est un écosystème de grande résilience, qui a survécu à de nombreuses atteintes.Mais les diverses espèces qu’elle abrite sont menacées et les Canadiens et Canadiennes, tout comme leurs gouvernements, se préoccupent de sa santé.Jusqu’à la fin des années 1800, les seuls agents de perturbation de la région boréale du Canada avaient été le feu, les insectes, le climat, les vents violents et d’autres forces naturelles.Toutefois, au cours des années 1890, des bûcherons s’établissent dans le Nord, amenant avec eux l’industrialisation.Ces nouvelles forces étaient puissantes; au cours du siècle suivant, la nécessité de gérer la forêt est devenue impérieuse.En outre, les bûcherons se rendent vite compte que les ressources forestières sont loin d’être illimitées; il leur faut aller de plus en plus loin vers le nord pour trouver du bois d’œuvre adéquat.On déploie de multiples efforts pour comprendre l’écosystème boréal et le protéger contre tout dommage.Le public est de plus en plus conscient de la valeur de la forêt boréale et des ravages qu’elle peut subir.Répartition des essences dans les secteurs accessibles ou non des écozones boréales On note un remplacement des conifères par des feuillus dans les secteurs accessibles de la forêt boréale.Cela peut s'expliquer par le fait que ce ne sont plus les feux de forêt, mais les activités de récolte qui constituent le principal agent de changement.La variation géographique dans la répartition des espèces contribue aussi aux différences entre Pourcentage d'espèces dans la forêt boréale Terres forestières accessibles Terres forestières non accessibles Lois et règlements provinciaux et territoriaux sur les forêts Secteurs protégés et forêts d/intérêt commercial régions accessibles et non accessibles.epmette Tous les arbres de la forêt dépendent, d'une façon ou d'une autre, du feu.Le feu permet l'apparition d'une nouvelle succession (l'épilobe à feuilles étroites, en anglais le «fireweed» ou «mauvaise herbe du feu», étant la première à recoloniser le sol carbonisé) grâce aux éléments nutritifs produits lors de la combustion de la litière forestière.On attribue à la foudre, décharge électrique naturelle, environ 85 p.100 des 2,8 millions d'hectares de forêts détruits chaque année.Ce sont les hommes, notamment les campeurs et les fumeurs négligents, qui sont responsables du 15 p.100 restant.Les incendies occasionnés par l'homme sont plus fréquents que les incendies déclenchés par la foudre, mais ils brûlent une superficie plus petite.On enregistre quelque 9000 feux de forêts, tous les ans, au Canada.La plupart sont petits et ne détruisent que quelques hectares.Certains sont catastrophiques; ils font rage durant des semaines et consument jusqu’à 100 000 hectares ou plus.En moyenne, 2,8 millions d’hectares brûlent chaque année, pratiquement en totalité dans la forêt boréale (les feuillus de l’Est et la forêt pluviale de l’Ouest sont beaucoup moins vulnérables au feu).Environ le tiers de la superficie ravagée se trouve dans la forêt commerciale canadienne.A titre de comparaison, la superficie exploitée, chaque année, atteint environ 800 000 hectares.Un certain nombre d’incendies, dont le nombre est statistiquement faible mais inquiétant, sont d’origine criminelle.Ils sont parfois la manifestation d’une insatisfaction à l’égard des gouvernements ou des marchands de bois, ou même du désir d’une participation aux opérations de lutte contre le feu.Les efforts accomplis pour assurer aux citoyens les retombées économiques de l’exploitation forestière ont permis de réduire le nombre de ces incendies.Réunion vers 1920, au Arts and Letters Club de Toronto, de six des peintres qui formeront le «Groupe des Sept» (Varley, Jackson, Harris, Johnston, Lismer, et MacDonald).Ils ont tous parcouru la forêt boréale et peint ses épinettes, ses pins déformés par le vent, son écorce de bouleau, ses rochers et sa glace.Ils ont créé des tableaux que les Canadiens et Canadiennes ont fini par chérir, après une certaine résistance de la part de l'élite artistique du pays.Emily Carr, qui a peint une forêt entièrement différente, celle de la côte de la Colombie-Britannique balayée par les pluies, parlai! en ces termes des tableaux de ses lointains collègues : «Ce sont des oeuvres qui font vibrer mon âme».Les feux de forêts varient; ils peuvent couver sous terre ou brûler uniquement la litière et la couverture du sol.Les incendies les plus dévastateurs et les plus spectaculaires peuvent détruire la forêt tout entière, se propageant de cime en cime à une plus grande vitesse qu’une personne au pas de course.Le vent est l’allié du feu.Il peut ventiler le feu et transporter des étincelles sur de grandes distances, transformant en quelques heures un petit incendie en un énorme brasier.Les incendies sont généralement plus graves le jour que la nuit, notamment parce que les vents sont plus forts, les températures plus élevées et l’humidité moindre.Les feux de forêts varient; ils peuvent couver sous terre ou brûler uniquement la litière et la couverture du sol.Les incendies les plus dévastateurs et les plus spectaculaires peuvent détruire la forêt tout entière, se propageant de cime en cime à une plus grande vitesse qu’une personne au pas de course.Le vent est l’allié du feu.Il peut ventiler le feu et transporter des étincelles sur de grandes distances, transformant en quelques heures un petit incendie en un énorme brasier.Les incendies sont généralement plus graves le jour que la nuit, notamment parce que les vents sont plus forts, les températures plus élevées et l’humidité moindre.Les insectes piqueurs, comme la mouche noire et le maringouin, peuvent Mais il y a aussi The Wild Goose : J’ai travaillé dans la forêt et dépensé mon argent en ville.J’aimerais me marier, mais je suis incapable de me fixer.A mon dernier portage, lorsque la fin sera venue, Laissez-moi m’envoler avec la bernache, loin, très loin, vers le nord.Avec la bernache, très loin vers le nord, Je reviendrai au cœur de ma forêt! rendre la vie de l homme très inconfortable, mais ces insectes jouent un rôle vital dans la chaîne alimentaire de la forêt boréale.De nombreuses espèces de poissons et d'oiseaux, dont un certain nombre d'espèces migratrices qui se reproduisent dans la forêt boréale, se nourrissent de ces insectes.Les insectes piqueurs sont aussi d'importants pollinisateurs des plantes vivant au niveau du sol.Il semble que des esprits hantent encore la forêt boréale.Les esprits revivent dans les œuvres d’artistes autochtones célèbres dans les années 1960 et 1970, notamment Norval Morriseau, un Ojibwa de la région du lac Nipigon.Ces artistes ont puisé leur inspiration dans des contes et des formes d’art traditionnels, dont les pictogrammes et les pétroglyphes, et ont peint des personnages mythologiques dans un style à la fois moderne et ancien.Ces représentations nous rappellent que la forêt boréale n’est pas seulement un monde d’arbres et d’autres créatures vivantes.Elles témoignent des racines de ' notre culture.Les villages de mineurs et de bûcherons qui ont vu le jour dans la forêt boréale, à la fin du XIXe siècle, se sont rapidement trouvés en danger.Ainsi, un feu de forêt qui s’est déclaré dans la région de Timmins (Ontario), en 1911, a détruit 200 000 hectares et causé la mort de 73 personnes.Un autre incendie, dans la même région, en 1916, a détruit plusieurs villages et entraîné la mort de 244 personnes.En 1922, le feu a détruit 6000 foyers et 43 personnes ont trouvé la mort.Il n’est pas étonnant que la détection des incendies et les moyens de lutte aient évolué.On a construit des tours d’observation, mis en réserve des pompes portatives et autre matériel d’incendie et on a perfectionné les systèmes de communication.C’est au cours des années 1920 que Ton assiste aux débuts de la détection des incendies par aéronef, qui, dès la fin des années 1960, remplacera la détection dans les tours d’observation.C’est aussi dans les années 1920 que Ton a mis au point un indice de danger de feu de forêt, qui établit des liens entre les conditions météorologiques et le milieu forestier pour pouvoir donner des indices quotidiens de risques de feu de forêt.%é: m Des relevés ont permis de déceler les secteurs vulnérables à la foudre et des études sur le comportement des feux ont permis de déterminer comment un feu se déclarera ou se propagera dans un endroit donné.Il n’en reste pas moins que la lutte contre les feux de forêt est assurée par des personnes exposées à de graves dangers et à des températures très élevées.Selon la méthode directe, les pompiers travaillent à éteindre les flammes sur place au moyen de pelles, de pompes portatives, de tuyaux d’incendie et de bulldozers.Si le feu est trop intense ou qu’il se propage trop rapidement, les équipes ont recours à la méthode indirecte (contre-feu ou arrêt par épuisement).On enflamme une bande de forêt du côté sous le vent de l’incendie au moyen de torches ou de charges larguées par hélicoptère dans l’espoir que le feu s’éteindra de lui-même lorsqu’il aura atteint la zone déjà brûlée.La pluie demeure le principal allié du pompier.Mais le deuxième défenseur est peut-être le bombardier à eau, surtout celui qui peut se ravitailler en eau en effleurant la surface d'un lac.L'aéronef Canadair CL-215, introduit en 1967.est le seul avion conçu expressément à cet effet.Il peut stocker plus de 5000 litres d'eau en 10 secondes et les déverser sur un feu en une seconde.L’aménagement durable des forêts assure des avantages à long terme.Chaque province et territoire a ses propre lois et règlements.Ces gouvernements ont toutefois mis au point avec l’instance fédérale et l’industrie forestière la Stratégie nationale sur les forêts, dont l’objectif de développement durable s’étend à l’ensemble du pays.En outre, lorsque les Canadiens et Canadiennes planifient des activités dans les forêts, ils doivent se conformer à certaines ententes internationales comme la Convention des Nations Unies sur la biodiversité.La Stratégie vise à garantir un approvisionnement durable en bois d’œuvre et à préserver la santé des forêts, des bassins hydrographiques ainsi que celle de leurs animaux et de leurs poissons.Bien que les gouvernements possèdent 92 p.100 de la forêt boréale, il existe des intérêts divergents sur l’utilisation de ces terres.Les gouvernements, l’industrie, les villégiateurs, les chasseurs, les récréationistes et les communautés autochtones ont chacun une gamme d’intérêts, et parfois des droits juridiques ou traditionnels, qui s’appliquent à la façon dont les forêts sont aménagées et aux objectifs de cet aménagement.Les entreprises auxquelles on a accordé des permis à long terme d’exploitation forestière paient un droit de coupe au gouvernement et sont tenues de planifier et d’effectuer leurs activités dans une perspective de durabilité.Le gouvernement canadien décide de l’utilisation des forêts publiques après avoir examiné les diverses unités écologiques de la forêt qui sont toutes caractérisées par un relief, des conditions climatiques, un sol et une végétation uniques.L’objectif de la Stratégie nationale sur les forêts est d’assurer la santé des écosystèmes forestiers.Dans les plans d’aménagement forestier, qui sont révisés à intervalles réguliers, certains endroits sont sélectionnés pour l’application des techniques sylvicoles paysagères : l’industrie y concentre l’activité sylvicole afin d’obtenir en 50 ans une parcelle à maturité.La sylviculture comprend la récolte d’arbres, la promotion de la régénération naturelle, la préparation du terrain pour la plantation d’arbres, l’élimination de la végétation concurrente pour favoriser les arbres d’intérêt économique et l’éclaircissement des peuplements trop denses.Dans la forêt boréale, la régénération naturelle permet souvent d’obtenir un nombre suffisant d’essences d’intérêt commercial.En cas contraire, les forestiers peuvent accélérer le processus en plantant quelques arbres ou peuvent établir et entretenir des plantations entières.On s’entend généralement pour éviter le plus possible d’utiliser des produits chimiques contre les insectes ravageurs; on préfère les méthodes de lutte biologique et l’approche intégrée.Cela peut inclure, par exemple, la détection précoce qui permet de localiser précisément les foyers d’infestation, la formation de peuplements hétérogènes, comportant le bon mélange d’essences, et le recours aux insectes prédateurs et parasitoïdes.Il existe des directives concernant la construction des routes, la traversée des cours d’eau et l’utilisation de la machinerie lourde.Les chantiers de construction sont soumis à une inspection afin d’éviter qu’on y abandonne les barils à pétrole, les contenants à semis vides ou d’autres déchets industriels.Politiques Plans et stratégies d'utilisation des terres terres forestières accessibles sapin baumier peuplier bouleau terres forestières non accessibles Inventaires forestiers Ententes de gestion forestière et permis accordés aux entreprises Durabilité des forêts : un engagement canadien (Accord canadien sur les forêts, 1992) Notre objectif est d’entretenir et d’améliorer à long terme la santé des écosystèmes forestiers au bénéfice de tous les êtres vivants, tant au niveau national que mondial, tout en assurant à la génération actuelle et aux générations futures de bonnes perspectives environnementales, économiques, sociales et culturelles.Participation du public Une forêt en constante évolution Plans de gestion de 20 ans Possibilités annuelles de coupe • Niveaux durables de récolte • Gestion forestière Plans d'exploitation, plans quinquennaux, plans annuels - N U\ Étant donné la grande diversité de la forêt boréale, il faut la gérer de façon souple.Il existe des normes internationales, mais l’action doit être locale.Ainsi, c’est sur place que les gestionnaires suivent de près la récolte et notent le taux de croissance des diverses espèces d’arbres.Ils guettent les feux de forêt, les infestations d’insectes, les maladies des arbres et surveillent les conditions du sol et des bassins hydrographiques.Ils tiennent un relevé des coûts et' prévoient une intervention dès que «leur» forêt est menacée.La préservation et la protection à long terme d’une ressource aussi précieuse représentent un coût élevé.'-m.!¦ hw iu-U .L W bays Depuis 1982, tous les organismes provinciaux et territoriaux de lutte contre les incendies de forêt sont regroupés au sein du Centre interservices des feux de forêt du Canada, un organisme de coopération de Winnipeg, qui partage l'information et organise les déplacements des pompiers, du matériel et des aéronefs de part et d'autre des frontières provinciales et \ internationales.X ' ° / ,ya Feux de forêt couvrant plus de 900 hectares (1980-1989) Forêt boréale 300 600 900 km Répartition des essences dans les secteurs accessibles ou non des écozones boréales La grue blanche d'Amérique (Grus americana), en danger de disparition, et le bison des bois (Bison bison athabascae), sont deux espèces boréales considérées en péril par Comité sur le statut des espèces menacées de disparition au Canada.Ces dernières an nées,, les méthodes d'exploitati forestière ont favorisé développement du sap le baumier qui remplace les autres essences, surtout dans la partie orientale d la forêt boréale.Le sapin baumier est plus vulnérable que l'épinefte à la tordeuse eons de l'épinette dommages considérables Au cours des trois derniers millions d’années, sous l’effet de l’invasion des glaciers continentaux, les arbres de la région boréale ont maintes fois progressé jusqu’à la limite de l’actuel Canada.Lors du dernier recul glaciaire - les glaciers étant aujourd’hui confinés aux îles arctiques et à quelques sommets montagneux - les plantes et les arbres de la forêt boréale ont recolonisé les terres mises à nu.Tel est le cadre d’évolution dans lequel se produisent les changements saisonniers ou millénaires que connaît la forêt.Une fois les derniers glaciers disparus, les espèces les plus nordiques (l’épinette blanche, l’épinette noire, le mélèze laricin, le peuplier, l’aulne et le saule) ont libéré des graines qui, transportées par le vent ou les eaux courantes, ont rapidement donné naissance à une forêt.On peut dire du pin gris, absent du nord de la forêt boréale, de l’est du Québec et du Labrador, qu’il est relativement un nouveau venu.Vue du haut des airs, la forêt boréale est une mosaïque de peuplements équiennes (d’âge égal) qui se sont établis après un feu de forêt ou une infestation d’insectes ravageurs.Les cours d’eau, les lacs et les terres humides, ainsi que les formes de relief héritées des glaciers, comme les eskers, les moraines et les plaines d’épandage fluvioglaciaires, modèlent un paysage particulier.Les fonds d’anciens lacs ou les ceintures argileuses constituent des zones fertiles dans les maigres sols du bouclier boréal.La présence du pergélisol singularise davantage ce paysage de forêt et de toundra.Cette «immense écharpe verte» est constituée de deux grandes bandes transcontinentales de largeur à peu près égale : au sud, la forêt à couvert fermé ou continu, au nord, la forêt claire à lichens.Cette forêt à lichens, remarquable par sa beauté, est peu connue parce qu’elle est peu colonisée, que les routes y sont rares et que les mouches noires y pullulent.Sur les hautes terres, des peuplements d’épinettes et de pins gris épars constituent d’attrayants «parcs» tapissés de lichens jaunes, verts et gris clair.Les brûlis récents sont couverts de bouleaux, de bleuets et d’arbustes nains à feuillage persistant.Le mélèze laricin est commun dans les fens, et l’épinette noire à racines peu profondes colonise les bogs gelés surélevés qu’on appelle aussi les «bogs de plateau tourbeux».En bordure de la lisière arctique de la forêt à lichens, là où le sol est gelé en permanence, des îlots d’arbres rabougris croissent entre les collines couvertes de toundra.La forêt boréale continue, située plus au sud, est composée d’arbres plus élevés formant couvert et laissant les mousses, herbes et arbustes se développer au niveau du sol.C’est le principal secteur qui alimente les usines.À cause de la fréquence des feux de forêt, on y retrouve certaines essences comme le peuplier faux-tremble, le pin gris, le bouleau et l’épinette noire qui colonisent rapidement les sols calcinés.À l’est, dans les forêts plus humides, le sapin baumier, qui ne colonise que lentement les sols calcinés, est plus abondant, car les feux y sont moins fréquents.La portion occidentale de la forêt boréale longe les contreforts des Rocheuses.Ici, les essences de l’Est, soit l’épinette blanche, le pin gris et le sapin baumier, cèdent la place à leurs «cousins» qui sont l’épinette d’Engelmann, le pin tordu latifolié et le sapin subalpin.Là où la forêt boréale côtoie les Prairies, la végétation se fait plus éparse : des tremblaies quasi pures, puis des parcs parsemés de clairières herbeuses.Cette prédominance d’une seule espèce contraste vivement avec les nombreux feuillus qui s’insèrent dans le paysage à la limite sud du bouclier boréal en Ontario et au Québec.Les bûcherons et les campeurs retrouvent ici l’érable à sucre, l’érable rouge, le hêtre à grandes feuilles, le bouleau jaune, le chêne rouge, le frêne noir, le tilleul d’Amérique, le pin rouge, le pin blanc et le thuya occidental.L’hiver est une totale agression.En effet, si les animaux peuvent hiberner sous la neige, les arbres, eux, sont exposés à la violence des vents glacials.Si l’eau d’une plante gèle à l’intérieur de ses cellules, cette plante meurt.Certaines plantes emplissent leurs cellules d’un liquide qui agit à la manière d’un antigel; ce phénomène ne se produit toutefois qu’à des températures supérieures à -40°C.Les véritables espèces boréales peuvent survivre même à des températures plus basses; en effet, l’eau est déplacée dans les espaces intercellulaires où elle peut geler sans causer de dommages à la plante.Le peuplier faux-tremble et le bouleau sont des essences pionnières, bien adaptées aux régions perturbées par l’homme.Dans les secteurs déboisés de la forêt boréale, on constate une importante permutation d’essences : des forêts mixtes ou des peuplements de feuillus sont en train de remplacer les forêts de conifères.Comme les moyens techniques permettent de transformer facilement le peuplier en pâte à papier, en panneaux structuraux et en divers autres produits, la préservation des forêts de conifères boréales représente une tâche ardue.Une menace encore plus grave est le changement climatique essentiellement induit par l’activité humaine, surtout l’utilisation de combustibles fossiles et le changement d’affectation des terres.Parmi les effets potentiels de ce phénomène, mentionnons l’augmentation du nombre des feux de forêt et des infestations d’insectes.Certains chercheurs prévoient que, dans le cas du doublement des teneurs atmosphériques actuelles en dioxyde de carbone, la forêt boréale canadienne pourrait être remplacée en grande partie dans l’Ouest par des prairies, et dans l’Est par des forêts mixtes.Comme il était prévu dans la Stratégie nationale sur les forêts, 10 forêts modèles ont été établies dans tout le pays afin de W constituer des laboratoires XÀ?-’0” A vivants pour l'étude de la 0cf :;' foresterie durable.Cinq d'entre elles sont boréales et chacune représente un milieu social, économique et environnemental différent.'"•.uce Albert Pi forêts modèles régions forestières boréale subalpine montagnarde côtière du Columbia des feuillus des Grands Lacs et du Saint-Laurent acadienne Prairies toundra iNITOB / Manitoba 4! J» D'AMÉRIQUE ONTAR10 A Régions forestières et forêts modèles du Canada 1*1 Ressources naturelles Canada Service canadien des forêts Géomatique Canada Natural Resources Canada Canadian Forest Service Geomatics Canada Cette carte-affiche est le produit d’une collaboration entre Canadian Geographic Enterprises, le Service canadien des forêts et Géomatique Canada du ministère des Ressources naturelles du Canada.Rédacteur principal Directeur du projet et cartographe Design et direction artistique Conseillers scientifiques Concept de départ et recherche Traduction Révision française Rédaction anglaise Illustrations Recherches sur les photos Conseiller pour la toponymie Autres collaborateurs Roger Bird R.Eric Kramers Brian Levesque Ole Hendrickson, Ed Oswald, Richard Sims Diane Chapman Diane Blondin, Sylvain Parent Suzanne Prébinski, Denis Rochon Dane Lanken, James Raffin, Charles Wilkins Steven Pick Susan Fisher, R.Eric Kramers, Margaret Williamson Comité permanent canadien des noms géographiques Ken Baldwin, François Blain, Erich Haber, Harry Hirvonen, Kevin Lawrence, Bryan Lee, Joe Lowe, Karin Lynch, Harvey McCue, David Nagorsen, Edwin O'Dacre, Katja Power, Stan Rowe, Brian Stocks, Jean Thie, Steve Wendt, Ed Wicken, Tim Williamson Photographies Face : photo sous le titre : Allan Harvey/Commission canadienne du tourisme; Autochtones à bord de canots (en noir et blanc) : Archives nationales du Canada/016436; cour à bois (en noir et blanc) : Archives nationales du Canada/C-7828; usine de papier : Mark Burnham/First Light; pointe de flèche : Musée canadien des civilisations/S91 -924; forêt en 4 parties - schéma chronologique : ministère des Richesses naturelles de l’Ontario; bracelet et fourreau de couteau perlés : Musée canadien des civilisalions/S89-1834; feu de forêt : Brian Stocks/Service canadien des forêts; cour à bois : Francis Lépine; construction de bâtiment : Zigy Kaluzny/Tony Stone Images; canoteurs : Gary McGuffin/First Light; pépinière : Walter Hodges/First Light; scène forestière : Dale Wilson/Masterfile; épilobe à feuilles étroites : Mike Beedell; cônes de pin gris : Gilles Delisle.Dos : forêt brumeuse : Gilles Delisle; pétroglyphes : Mike Beedell; voyageurs : Frances Anne Hopkins/Archives nationales du Canada/C-2774; Groupe des Sept : Arthur Goss, Arts & Letters Club/archives de la Collection McMichael d’art canadien; «Northern Lake» de Lawren S.Harris, c.1923/Collection McMichael d’art canadien, don du Col.R.S.McLaughlin; forêt/chute : Dale Wilson/Masterfile; brûlis : Daryl Benson/Masterfile; bombardier à eau : Bombardier Canadair; feu de forêt : Brian Stocks/Service PAPIERS On peut se procurer des exemplaires de cette carte-affiche auprès de PROVINCIAL PAPERS canadien des forêts; foudre : Dale Wilson/Masterfile.i Zuckerman/First Light ille ; forestiers : Walter Hodges/First Light; forêt en arrière-plan : Cette carte a été imprimée sur du Jensen Satin 601b, un produit de qualité supérieure de la Provincial Papers.Prépresse électronique par The Lowe-Martin Group, Ottawa Imprimé au Canada par Forest City Graphics Limited, London (Ontario) ©1996 Sa Majesté la Reine du chef du Canada, ministère des Ressources naturelles du Canada Canadian Geographic 39, avenue McArthur Vanier (Ontario) Canada KlL8L7 ou Composer sans frais : 1-800-267-0824 Téléphone : (613) 745-4629 Télécopieur : (613) 744-0947 Sur Internet : http://www.emr.ca/ http://www.cangeo.ca Bureau des cartes du Canada Géomatique Canada Ottawa (Ontario) Canada Kl A 0E9 Composer sans frais : 1-800-465-6277 Télécopieur: 1-800-661-6277 Préciser MCR 1402F This poster map is available in English; please ask for MCR 1402.
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