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Québec science
Principal magazine d'information scientifique généraliste québécois. [...]

Le mensuel d'information scientifique Québec Science est publié à partir de 1970. Il est le résultat de l'acquisition par l'Université du Québec de la revue Jeune scientifique, qui était publiée par l'Acfas. C'est Jocelyne Dugas, auparavant responsable de la revue Techniques, publiée par le ministère de l'Éducation, qui préside à cette mutation.

Québec Science opte pour une formule plus journalistique que pédagogique. La revue sera un terreau de développement de la profession de journaliste scientifique. Michel Boudoux, Yannick Villedieu, Christian Coutlée, Daniel Choquette, Solange Lapierre-Czerniecki, Pierre Sormany, Michel Gauquelin, Madeleine Harbour, Fabien Gruhier, Lise Laberge, Gilles Provost, Gilles Paquette, François Picard y participent.

La revue vise à intéresser les jeunes à la science et aux carrières scientifiques en leur offrant une information scientifique à jour présentée par des articles rigoureux et approfondis. Un accent est mis sur l'attractivité visuelle; une première couverture signée par le graphiste Jean-Pierre Langlois apparaît ainsi en septembre 1973. Pierre Parent et Richard Hodgson poursuivront le travail de ce dernier. Diane Dontigny, Benoit Drolet et André Delisle se joignent à l'équipe au milieu des années 1970, alors que Jean-Pierre Rogel en dirige la rédaction à partir de l'automne 1978.

Les premières années sont celles de l'apprentissage du journalisme scientifique, de la recherche de l'équilibre entre la vulgarisation, ou plutôt la communication, et la rigueur scientifique. Les journalistes adoptent styles et perspectives propres à leur métier, ce qui leur permet de proposer une critique, souvent liée à l'écologie ou à la santé. Plus avant dans les années 1970, le magazine connaît un grand succès, dont témoignent l'augmentation de ses ventes et la résonance de ses dossiers.

Québec Science passe sous la responsabilité des Presses de l'Université du Québec en 1979. La revue est alors prospère; en 1980, le magazine est vendu à plus de 25 000 exemplaires, dont 20 000 par abonnement. Les années 1980 sont plus difficiles à cause de la crise économique. Luc Chartrand pratique le journalisme d'enquête pour la revue, dont l'équipe de rédacteurs se renouvelle. On assiste ainsi à l'arrivée de Gilles Drouin, Bernard Giansetto, Claude Forand, Louise Desautels, François Goulet et Vonik Tanneau. Québec Science produit des articles sur les sujets de l'heure : pluies acides, sida, biotechnologies.

Au tournant des années 1990, le magazine fait davantage appel à des collaborateurs externes - journalistes, professeurs et scientifiques. Le cégep de Jonquière devient l'éditeur de la revue. Il en gardera la charge jusqu'au transfert de Québec Science à Vélo Québec en 2008.

Au moment de l'arrivée, en 1994, du rédacteur en chef actuel, Raymond Lemieux, le magazine est encore en difficulté financière. Il connaîtra cependant une relance, fort de la visibilité engendrée par la publication, depuis février 1993, d'un numéro spécial sur les découvertes scientifiques de l'année au Québec. Québec Science devient le premier média québécois à se trouver sur Internet, ce qui lui offre un rayonnement international. Le magazine surfe sur cette vague, avec davantage de contenus et de grands reportages qui franchissent les frontières du Québec; il obtient un soutien accru du gouvernement québécois, ce qui lui permet de recomposer une équipe de journalistes : Catherine Dubé, Vincent Sicotte, Marie-Pierre Élie, Joël Leblanc viennent travailler pour la revue.

Québec science profite ensuite de l'engouement pour les avancées technologiques et s'attire de nombreux collaborateurs qui maintiennent le dynamisme de la revue.

Source :

LEMIEUX, Raymond, Il était une fois¿ Québec Science - Cinquante ans d'information scientifique au Québec, Québec / Montréal, MultiMondes / Québec Science, 2012, 165 p.

Éditeurs :
  • Québec :Les Presses de l'Université du Québec,1970-,
  • Montréal :Vélo Québec éditions inc.
Contenu spécifique :
Supplément 1
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Jeune scientifique
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Références

Québec science, 1999, Collections de BAnQ.

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La nouvelle économie crée de nouveaux emplois Pour ceux et celles qui arrivent sur le marché du travail, les perspectives sont prometteuses dans plusieurs secteurs scientifiques et technologiques.pages qui suivent, nous jetons un coup d'œil sur trois secteurs particulièrement dynamiques de l'économie québécoise : l'aérospatiale, les biotechnologies et l'industrie pharmaceutique, les technologies Dans les 2 de I information mais malheureusement, on ne se bouscule pas pour obtenir ces emplois.Les jeunes du Québec boudent-ils l'avenir ?Sommaire 3 La science en forte croissance La situation de I emploi en aérospatiale au Québec Industrie pharmaceutique et biotechnologies : on a besoin d'équipes de pointe ! L emploi dans les technologies de l'information et des communications Les jeunes sont-ils indifférents aux carrières bien rémunérées en sciences et technologie?Les emplois de la nouvelle économie : pour hommes seulement ?Le goût des sciences Des pages à tourner.ou à cliquer WÈSmÊEmKl / an POU la planàta mars aura Ltasoîn cl a sp aria listas an tjiotarhnoloçjia.e Canada en a besoin aujourd hui.Si % JtCfS Pour en savoir plus long, consultez: La trousse de carrières en biotechnologie Comprend le jeu BioMars: L'aventure d'une carrière en biotechnologie Disponible chez votre conseiller d'orientation, votre bibliothèque, ou votre centre de carrières.* www.biotecarrieres.com ; ,.v U* i « « ^ V f V Conseil 9 9 9 Biotechnology de ressources Human humaines X X Y Resource en biotechnologie Council if JL ,S V' " A v,.»r^ il La science en forte croissance Louise Desautels En l'an 2000, peut-on encore se passer de science et de technologie ?Peut-être.mais on le fait rarement ! Comment imaginer une bonne grippe sans antibiotiques.Un samedi pluvieux sans télé ni jeu vidéo.Un gros achat sans carte de guichet.Un séjour au loin sans Internet.La technologie et autres produits que la recherche scientifique a mis au point sont de plus en plus présents dans la vie de tous les jours.Cela suppose qu'on a davantage recours aux scientifiques pour développer des objets sophistiqués et aux spécialistes des technologies pour les produire et les entretenir.Pour beaucoup de jeunes, la science représente donc une porte grande ouverte sur demain.En effet, côté emploi, les nouvelles sont bonnes pour les 15-20 ans : un portrait des grandes tendances de l'économie montre que le marché du travail leur réserve une large place, surtout s'ils obtiennent un diplôme dans un secteur scientifique.C'est que les entreprises du Québec enregistrent de bons succès sur le marché international des biens et services hautement technologiques.« Il faut bien dire aux jeunes qu'il y a plus de création d'emplois que jamais, et que la majorité de ces nouveaux emplois sont destinés à ceux qui auront des diplômes d'études collégiales ou universitaires dans des domaines scientifiques », recommande Camille Limoges, directeur du Conseil de la science et de la technologie, un organisme québécois chargé de formuler des avis au gouvernement.Offres d'emplois « Ça fait dix ans que nous crions à la pénurie de main-d'œuvre qualifiée », rapporte Jean-Marc Proulx, vice-président chez DMR, une firme-conseil en informatique qui emploie 10 000 personnes à travers le monde, dont plus d'un millier au Québec.M.Proulx est également président de l'Association canadienne-française pour l'avancement des sciences (ACFAS).« Bien sûr, glisse-t-il, on ne nous croyait pas tellement, au début des années 1990, en pleine crise économi- Ce qu'on sait : • de moins en moins d'emplois sont accessibles sans diplôme collégial ou universitaire; • la moyenne des salaires augmente à la mesure du degré de scolarité; • un cheminement dans les programmes scientifiques permet plus facilement que d'autres de réorienter ses études, voire sa carrière : un diplômé en technique mécanique est facilement admis en génie industriel; après un an en chimie, un étudiant pourra aussi bien s'inscrire en pharmacologie qu'en droit; un diplômé en biologie se trouvera peut-être un emploi en informatique; un ingénieur sera respecté comme chef d'entreprise.Ce qu'on ne sait pas : quelles sont les spécialités où le plein emploi persistera encore six ans, le temps pour un finissant du secondaire de compléter ses études universitaires; quels types d'emplois seront créés pour la première fois en 2005, comme l'ont été les postes de microélectromécanicien et d'architecte de systèmes informatiques.Le pouvoir du savoir La situation décrite par M.Limoges découle d'un premier constat : l'économie québécoise repose toujours un peu plus sur des entreprises de haut niveau de savoir, c'est-à-dire celles qui doivent s'appuyer fortement sur la recherche-développement (R-D) scientifique pour parfaire leurs produits et services, et qu'on regroupe sous le chapeau des « entreprises de la nouvelle économie ».Par exemple, les télécommunications et l'aérospatiale, qui changent au pas de course grâce à d'incessantes améliorations technologiques, ou l'informatique qui utilise la créativité comme matière première.De 1984 à 1996, les nouveaux emplois créés dans ce genre d'industries représentaient plus de la moitié de tous les emplois créés au Québec.Autre indicateur de la place grandissante de ces secteurs dans l'économie, l'exportation de produits de haute technologie repré- sente aujourd'hui 23 % du total des exportations québécoises, contre 10 % en 1960.Cette bonne performance est attribuable à la naissance et à la croissance de multiples entreprises québécoises comme Bombardier, ainsi qu'à la venue de quelques gros joueurs, comme la compagnie suédoise Eriksson (télécommunications).« Si le Québec fait bonne figure dans ces domaines de haut niveau, c'est qu'il possède trois atouts majeurs : une fiscalité qui favorise la recherche et le développement, un milieu de vie intéressant et sans violence ainsi qu'une main-d'œuvre qualifiée, estime Camille Limoges.Et c'est ce dernier facteur qui m'inquiète.» M.Limoges n'est pas le seul à s'inquiéter.que.Mais nous, nous commencions déjà à manquer de monde et surtout à voir que ça allait en empirant.Aujourd'hui, il faut bien se rendre à l'évidence : le problème n'est pas passager.» Comment se manifeste actuellement ce manque d'effectifs pour une entreprise ?Renoncement à certains projets de développement, stratégies pour attirer chez soi dès spécialistes travaillant chez les concurrents, flambée des salaires.« Un finissant en informatique peut obtenir un salaire annuel de 40 000 $ en commençant », rapporte M.Proulx.À plus long terme, M.Proulx pense que la crise de la main-d'œuvre qualifiée compromet la progression de la nouvelle économie.La relève en science et en technologie 3 En effet, le problème ne se limite pas au seul secteur informatique et serait assez répandu, selon l'Association de la recherche industrielle du Québec (ADRIQ).Ce regroupement réalise chaque année un sondage auprès de quelque 200 dirigeants d'entreprises de haut niveau de savoir.« Le manque de relève est un enjeu critique qui ressort année après année », assure Claude Demers, président et directeur-général de l'ADRIQ.D'après le sondage paru en mars 1999,20 % de ces entreprises allouent présentement plus de la moitié de leur budget de fonctionnement à la R-D.Au cours des 12 prochains mois, plus de 90 % des 200 répondants prévoient maintenir ou augmenter leurs efforts en R-D, à la fois en nombre d'employés et en dépenses totales.Parmi ces entreprises, 44 % déclarent avoir actuellement des difficultés de recrutement de spécialistes en R-D, 37 % notent une croissance significative de leurs coûts d'opération due à la forte demande de spécialistes et 37 % signalent des pertes d'occasions d'affaires.M.Demers souligne que les principales pénuries se concentrent dans les secteurs qui repo- fôV-:.Camille Limoges La relève de spécialistes Variation des effectifs en 1998 : 42 % des entreprises ont maintenu leurs effectifs; 49 % les ont augmentés.Variation des effectifs prévus en 1999 : 46 % des entreprises devraient maintenir leurs effectifs; 51 % devraient les augmenter.Extrait du sondage de l'ADRIQ, mars 1999 sent le plus sur la R-D, soit l'informatique, les télécommunications, l'aérospatiale et les biotechnologies.Les employés recherchés sont souvent des spécialistes de domaines pointus, qui cumulent plusieurs années d'expérience, mais peuvent également être de simples finissants.« En informatique, le calcul est simple à faire, approuve Jean-Marc Proulx.Il y a chaque année création de 1500 nouveaux postes pour des diplômés du bac en informatique, alors qu'il n'y a environ que 1000 bacheliers par an qui sortent des universités.» Le devoir de réagir « Le phénomène est mondial, remarque Claude Demers.Mais si le Québec mise réellement sur la nouvelle économie pour maintenir son niveau de vie, il se doit d'infléchir ce mouvement ! » Pour réagir à la pénurie de main-d'œuvre qualifiée, il faudrait donc voir augmenter le nombre de diplômés dans les domaines d'avenir.Mais tableaux et statistiques en main, personne ne constate un tel accroissement.4 La relève en science et en technologie « Je sais bien que même si on le leur suggère, tous les jeunes ne s'en iront pas en sciences : j'ai moi-même un fils qui vient de finir ses études en littérature, soupire Jean-Marc Proulx.Mais quand même, 30 % des inscriptions dans les programmes scientifiques au cégep et à l'université, ça me semble peu.» En fait, du côté de l'industrie comme de celui du Conseil de la science et de la technologie, on croit que le système d'éducation ne fait pas le plein de tous les jeunes qui pourraient réussir en sciences.Trop de décrocheurs précoces chez les garçons et trop peu de vocations hors du champ des sciences de la vie chez les filles.Outre les goûts personnels des étudiants, d'autres facteurs influencent le nombre de spécialistes disponibles pour les entreprises de haut niveau de savoir : insuffisance du nombre de places offertes dans certains programmes de formation ou programmes mal adaptés aux besoins des industries, manque d'information sur les secteurs en pénurie, etc.De plus, il s'avère parfois difficile pour le Québec de compenser ses manques en attirant les spécialistes formés ailleurs.« Le pouvoir d'attraction du géant américain est énorme », constate Camille Limoges.Dans un contexte de mondialisation, le marché de l'emploi devient également mondial, et il y a nécessairement mobilité de ces spécialistes.Quand ceux-ci empruntent plus facilement la porte de sortie d'un pays que sa voie d'entrée, on parle d'exode des cerveaux.Sensibiliser et former Devant un tel portrait, plusieurs entreprises et regroupements industriels réagissent.Par exemple, l'entreprise où travaille M.Proulx, DMR, a choisi d'ouvrir sa propre école dans l'ancien collège militaire de Saint-Jean-sur-Richelieu.Les nouveaux employés, parfois recrutés au sortir d'autres programmes de formation que le baccalauréat en informatique, vu la pénurie, passent six à huit semaines à Saint-Jean.Depuis 1998, plus de 1000 personnes provenant de différents pays, y ont séjourné.Au niveau national, c'est l'ADRIQ qui a pris les plus récentes initiatives.Son action s'articule autour de cinq points précis : des tournées de sensibilisation aux possibilités de carrière en sciences et technologie auprès des élèves montréalais du secondaire; la production de documents pour mieux faire connaître ces mêmes possibilités; un programme de parrainage école-entreprise; le financement d'études pour comprendre le peu d'engouement des jeunes pour les sciences; un lobby pour sensibiliser le gouvernement aux conséquences des pénuries et aux ajustements à apporter au système scolaire.Du côté du Conseil de la science et de la technologie, on est déjà fort sensible à ces enjeux, qui sont mentionnés dans son avis Pour une politique québécoise de l'innovation, émis en 1998.« La formation est certainement la clé du développement économique, approuve Camille Limoges.Il me semble impossible d'exagérer son importance.» On entend souvent parler de l'épuisement de matières premières lorsqu'il s'agit de pétrole ou de forêts.Dans la nouvelle économie mondiale, on craint plutôt de manquer de cerveaux.une ressource naturelle que le Québec possède en abondance !¦ 4 A / r \ » A m Québec Ministère de la Recherche, de la Science et de la Technologie n El a a Une VaHi PROFESSION à La MGSUR6 de tes SPIRRTIONS! i Les professions dans le domaine des sciences et des technologies sont des portes ouvertes aux trésors d'imagination que recèle la matière grise des jeunes d'aujourd'hui.Se passionner pour la découverte, s'ouvrir à la capacité d'innover et jouer un rôle significatif dans la société, voilà bien le défi que tu pourrais être appelé à relever dans ces domaines d'activité! Si ton esprit créateur est le moteur de tes ambitions, les carrières scientifiques et technologiques t'offriront le lieu de leurs pleines réalisations.À toi d'en saisir l'occasion! Pour en connaître davantage sur le programme Aide à la relève en science et en technologie ou tout autre programme du ministère de la Recherche, de la Science et de la Technologie, tu peux communiquer avec nous ou visiter notre site Web : Direction des communications 1150, chemin Saint-Louis Québec (Québec) GIS 4Y9 Téléphone: (418)643-8757 Télécopieur : (418) 528-2565 Ailleurs au Québec : 1 877 511-5889 Site Web : http://www.mrst.gouv.qc.ca Courriel : mrst@mrst.gouv.qc.ca La situation de remploi aérospatiale Charles Allain en au Québec Le Québec, et particulièrement Montréal, détient la part du lion dans l'industrie aérospatiale canadienne, car près de 60 % des emplois du secteur y sont concentrés.L'évolution des besoins en main-d'œuvre est étroitement suivie depuis 1978 par le Centre d'adaptation de la main-d'œuvre aérospatiale au Québec (CAMAQ), un modèle de concertation et de prévision pour tous les autres secteurs industriels.Une industrie de haute technologie, mais structurée de manière traditionnelle Bien que la croissance de l'industrie aérospatiale soit fortement tributaire des efforts de R-D et de l'évolution des modes de fabrication de plus en plus performants et sophistiqués, on y observe encore aujourd'hui une structure traditionnelle de type pyramidal en trois paliers.Au sommet se trouvent les maîtres d'œuvre comme Bombardier-Canadair, qui assemblent et livrent les produits finis.Le palier suivant comprend les équipementiers, qui fabriquent des composantes et des produits selon les spécifications des maîtres d'œuvre; Héroux, fabricant de trains d'atterrissage, est un bon exemple.Enfin, les sous-traitants constituent le troisième palier; ils offrent aux maîtres d'œuvre et aux équipementiers une gamme très étendue de produits et services.Comparativement au milieu des technologies de l'information et des communications (TIC) ou des biotechnologies, c'est un milieu relativement fermé et plus fortement concentré.Sur le plan de la main-d'œuvre, l'aérospatiale a absolument besoin de personnel qualifié et compétent et, à ce chapitre, la réputation du Québec n'est plus à faire.Le coût brut de la main-d'œuvre en regard de la productivité y est considéré comme l'un des meilleurs au monde.La création d'emplois d'ici trois ans Depuis 1978, le CAMAQ sonde le milieu, afin de connaître l'évolution de ses besoins en main-d'œuvre.La vigoureuse croissance que connaît l'industrie exige un suivi continuel afin que des mesures de correction ou des ajustements puissent être mis en place et que les programmes de formation correspondent aux besoins des entreprises.« On entend régulièrement parler de pénurie de personnel en aérospatiale», mentionne M.Carmy Hayes, con- Évolution de la création d'emplois dans le secteur aérospatiale au Québec, de 1999 à 2001* ¦ma*-' -3 •Lu^bSâœ-' CRJ-700 A/C 10002 via* ikr1 10002 7 sua iSaSüi' aSa.’» JIJ»—W vawMNMtai I ~ -Cr: ippi Secteur scientifique 1999 2000 2001 Création de nouveaux postes de 1999 à 2001 Maîtres d'œuvre 5223 5317 5352 129 postes Équipementiers et sous-traitants 1562 1649 1720 158 postes Ensemble de l’industrie 6785 6966 7072 287 postes Secteur technique 1999 2000 2001 Variation 1999 à 2001 Maîtres d'œuvre 4718 4770 4794 76 postes Équipementiers et sous-traitants 1238 1290 1352 114 postes Ensemble de l'industrie 5956 6060 6146 190 postes Secteur métiers 1999 2000 2001 Variation 1999 à 2001 Maîtres d'œuvre 10 897 10 974 10 991 106 postes Équipementiers et sous-traitants 9377 9701 9990 523 postes Ensemble de l'industrie 20 274 20 675 20 981 629 postes Secteur administratif 1999 2000 2001 Variation 1999 à 2001 Maîtres d'œuvre 6007 6018 6013 6 postes Équipementiers et sous-traitants 2602 2643 2683 81 postes Ensemble de l'industrie 8609 8661 8696 87 postes Grand total 41 624 42 262 42 895 1187 nouveaux postes * Chiffres extraits des Prévisions de main-d'œuvre de l'industrie aérospatiale au Québec, septembre 1998, du CAMAQ 6 La relève en science et en technologie La création d'emplois dans la catégorie de personnel scientifique de janvier 1998 à janvier 2001 Professions Nombre d'emplois créés Informatique (développement de logiciels, modélisation, simulation.) 218 Avionique/liaison électrique/électronique 128 Conception (mécanique, cellule, propulsion) 127 Projet 83 Génie mécanique 75 Assurance-qualité/normes 55 Essais/performance 27 Matériaux composites 22 Métallurgie/chimie 18 Pneumatique/hydraulique 15 Installation d'usine/civil et aménagement 10 Aérodynamique 3 Environnement 2 Total 783 * Chiffres extraits des Prévisions de main-d'œuvre de l'industrie aérospatiale au Québec, septembre 1998, du CAMAQ.seiller en formation au sein du CAMAQ, « mais il faudrait s'entendre sur ce qu'on veut dire par là.Le mot est peut-être un peu fort car l'industrie ne perd pas de contrats en ce moment pour des raisons de manque de personnel, ce qui serait à notre avis un bon critère pour parler de réelle pénurie.Par contre, plusieurs entreprises ont de la difficulté à recruter du personnel expérimenté, surtout dans le secteur informatique et du logiciel.» Les derniers chiffres publiés par le CAMAQ datent de 1998 et font état de prévisions d'ici l'an 2001.C'est dans le secteur métiers (formation professionnelle de niveau postsecondaire) que la création d’emplois connaîtra la plus forte croissance, suivi par les secteurs scientifique et technique (qui exigent une formation de niveau collégial et universitaire).Le secteur administratif vient en quatrième place.Les types d'emplois qui seront offerts Les données des études du CAMAQ proviennent essentiellement de 217 entreprises identifiées au secteur aérospatiale par Industrie Canada et le ministère de l'Industrie, du Commerce, de la Science et de la Technologie du Québec.Les responsables des ressources humaines dans ces entreprises constituent la principale source d'information du CAMAQ; c'est donc dire combien les renseignements colligés reflètent la réalité du travail.Quels sont les types d’emplois qui seront créés au cours des prochaines années ?Dans la catégorie Professionnel, on retrouve en majorité des informaticiens et des ingénieurs spécialisés dans l'aérospatiale.La majeure partie de ces postes exige une formation universitaire ou collégiale.Dans la catégorie Métiers et Techniques, les postes créés seront deux fois plus nombreux que dans les autres catégories dans les années qui viennent (voir les tableaux).« Nos prévisions sont toujours établies pour des horizons de deux à trois ans, précise M.Carmy Hayes, car il est pratiquement impossible d'aller au-delà ».Les grandes entreprises du secteur aérospatiale, tout comme plusieurs PME, recrutent essentiellement par le biais des journées carrières et les centres d'emploi dans les universités, les cégeps et les écoles de métiers.¦ La formation en aérospatiale au Québec Formation universitaire • Maîtrise en génie aérospatial (programme conjoint des universités Concordia, McGill, Laval, Sherbrooke, et de l'École Polytechnique de Montréal).• Maîtrise en administration du transport aérien (Université Concordia).• Baccalauréat en aéronautique (École de technologie supérieure).Formation technique • Études collégiales en construction aéronautique, en avionique et en entretien d'aéronefs (École nationale d'aéronautique du collège Édouard-Montpetit).Formation professionnelle • Programmes de formation et de perfectionnement en montage de structures d'aéronefs, en montage-câblage et en montage mécanique en aérospatiale (École des métiers de l'aérospatiale de Montréal).Tiré de l'avis du Conseil de la science et de la technologie du Québec intitulé L'innovation, une exploration sectorielle, janvier 1999.La création d'emplois dans la catégorie des métiers et des techniques de janvier 1998 à janvier 2001 Métiers Nombre d'emplois créés Opérateurs (affûteurs d'outils, assistants techniques) 337 Opérateurs de machines à contrôle numérique 311 Assembleurs/ mécanique 162 Assembleurs (autres) 143 Assembleurs/ câblage 135 Machinistes 133 Assembleurs en matériaux composites 89 Assembleurs/structures (tôliers) 87 Plaqueurs 65 Soudeurs 64 Outilleurs 33 Mécaniciens pré-vol 20 Mécaniciens d'entretien 11 Total 1590 * Chiffres extraits des Prévisions de main-d'œuvre de l'industrie aérospatiale au Québec, septembre 1998, du CAMAQ.La relève en science et en technologie 7 industrie pharmaceutique et biotechnologies On a besoin dequipes de pointe Charles Allain t ' ’ imm Lf essor du secteur biopharmaceutique repose sur plusieurs facteurs, dont un envi-¦ ronnement institutionnel et fiscal favorable à la R-D, une bonne protection des droits de propriété intellectuelle, une main-d'œuvre abondante et spécialisée, des débouchés pour les nouveaux produits.Mais au-delà de l'importance de tous ces ingrédients, la nécessité de réaliser une R-D de qualité est incontournable.Sans elle, point de salut ni de profits pour l'industrie biopharmaceutique.Comment s'en tire le Québec et quelles sont les perspectives d'emploi dans ce secteur ?La R-D, le nerf de la guerre Le secteur biopharmaceutique se porte bien à Montréal puisqu'on y retrouve 90 % de l'activité québécoise.Mais contrairement au secteur de l'aérospatiale, par exemple, le secteur biopharmaceutique a besoin de chercheurs, de beaucoup de chercheurs.C'est donc du côté des détenteurs de maîtrise et de doctorat que se situe la demande de l'industrie.Mais cette demande excède largement l'offre disponible.« La croissance du secteur biopharmaceutique est indissociable de la recherche », explique M.Charles Bourgeois, vice-président exécutif de Montréal Techno Vision inc.« Nous avons publié en janvier 1999 les résultats d'une étude effectuée en 1998 auprès d'un échantillon de 52 entreprises représentatif de 25 % du personnel de R-D en biopharmaceutique au Québec.Les réponses parlent d'elles-mêmes.Plus de la moitié des répondants, soit 52%, ont estimé que le manque de talents avait freiné leur croissance au cours des trois à cinq dernières années.Qui plus est, 86 % des répondants croient que le manque de candidats détenteurs de maîtrise et de doctorat ralentira leur croissance dans les trois à cinq années à venir.» Le problème ne semble donc pas devoir se régler d'un coup de baguette.En moyenne, environ 10 % des emplois dans l'industrie biopharmaceutique ne sont pas comblés, soit près du double de la moyenne.Lorsqu'il s'agit de maîtrise ou de doctorat, le pourcentage augmente encore : 15 % en maîtrise et 19 % au doctorat.La situation ne devrait pas s'améliorer dans l'immédiat.En effet, on estime que les besoins en chercheurs de haut niveau augmenteront d'environ 34 % dans les années à venir, alors que le taux de croissance de détenteurs de doctorat 8 La relève en science et en technologie croît au rythme de 4 % par année.L'écart risque donc de se creuser encore davantage, à moins de mesures correctives.Selon le Dr Michel Côté, directeur général de Pharma Vision inc., un regroupement des fabricants et d'intervenants dans le domaine pharmaceutique, les études sur les besoins de chercheurs de l'industrie ont été bien ciblées jusqu'à maintenant, mais il reste du travail à faire.« Il est bien évident que si l'industrie crée de nouveaux postes de chercheurs, elle devra également monter des équipes pour soutenir les efforts de recherche.Les besoins de ce côté ont encore à être déterminés.» « Le Québec possède néanmoins un bon nombre d'étudiants postdoctoraux dans le secteur biopharmaceutique », ajoute M.Charles Bourgeois, « mais parmi ceux-ci se trouvent plusieurs étrangers.Il faudrait faire en sorte de réussir à les garder ici pour combler nos besoins.De plus, tous les étudiants ne sont pas nécessairement des candidats qualifiés pour l'industrie.Celle-ci a surtout besoin de chercheurs qui peuvent mener une recherche à terme, soit à la mise en marché de nouveaux produits.Il faut à la fois être créatif sur le plan de la recherche et avoir une bonne compréhension de l'industrie pour pouvoir livrer la marchandise.» Techno Vision recommande trois pistes de solutions afin de renverser la vapeur.D'abord, attirer davantage de talents expérimentés au Québec.Les atouts de Montréal sont mal connus à l'étranger (qualité de vie, milieu universitaire dynamique, concentration d'un bon nombre d'entreprises biopharmaceutiques d'envergure mondiale).Ensuite rendre les niveaux de rémunération plus compétitifs.En outre, il faut accroître le nombre de doctorats en biopharmacie sortant de nos universités.Enfin, on doit stimuler les liens entre ces universités et l'industrie : les deux parties ont tout avantage à explorer les moyens d'accentuer leur collaboration en vue d'augmenter les transferts de technologie.¦ L'emploi dans les technologies de l'information et des communications au Québec Charles Al la in Niveau de scolarité du personnel hautement qualifié dans l'industrie des TIC au Québec Secondaire Collégial Baccalauréat Maîtrise Doctorat NSP D’après Industrie Canada, Résultats de l'Enquête sur les problèmes de ressources humaines dans le secteur des technologies de l'information.Direction générale des technologies de l’information et des communications, février 1998.I Croissance : les technologies de l'information et des communications (TIC) explosent littéralement depuis le début des années 90.Le Québec compte actuellement environ 100 000 emplois dans le secteur des TIC répartis dans 4500 entreprises.Avec un rythme de croissance de 20 % par an, ce nombre devrait donc doubler d'ici 2005.Y a-t-il des candidats dans la salle ?Un défi énorme « Prévoir la nature et l'évolution des besoins en personnel dans les TIC est un défi énorme », déclare d'entrée de jeu Mme Sylvie Gagnon, présidente directrice-générale de TechnoCompé-tences, le comité sectoriel de main-d'œuvre en technologies de l'information et des communications d'Emploi-Québec formé en 1998.« En effet, la gamme d'emplois est très vaste et les entreprises embauchent des gens aux compétences variées et dont la formation n'est pas uniquement en informatique.Il est difficile d'avoir des chiffres qui reflètent bien la réalité d'un monde qui change aussi rapidement.» La tendance incontournable : on évalue à environ 10 000 le nombre de nouveaux emplois (professionnels et techniciens confondus) créés chaque année dans le secteur.Le Québec par- viendra-t-il à combler ses besoins au cours des prochaines années ?Plusieurs cris d'alarme ont déjà retenti, dont celui de Techno Vision, un groupe fondé avec l'appui de plusieurs organismes de la région montréalaise et qui vise à mobiliser la communauté autour du développement technologique de Montréal.Un déséquilibre qui risque de freiner la croissance Selon l'enquête commanditée par Montréal Techno Vision inc.et effectuée par le groupe Secor en 1998, le taux de croissance des emplois dans les TIC est extrêmement vigoureux : 19 % pour les emplois exigeant une formation collégiale et de baccalauréat et 31 % pour les emplois demandant une formation de maîtrise.Or, le taux de croissance des inscriptions dans les sciences informatiques est loin de suivre cette courbe.Depuis le début des années 90, la croissance des inscriptions tourne autour de 3 %.À ce rythme, le Québec risque de voir son développement considérablement ralenti.« Cette situation n'est pas propre au Québec », précise M.Charles Bourgeois, vice-président exécutif de Montréal Techno Vision inc., « mais à l'ensemble de l'Amérique du Nord et des pays industrialisés.On constate une certaine désaffection des jeunes envers la science qui est préoccupante pour l'avenir de l'industrie.À notre avis, il faudrait accroître de 15 % à 30 % le nombre de diplômés et de personnes qualifiées si l'on ne veut pas freiner la croissance du secteur.» D'autres indices viennent appuyer cette constatation.La rémunération moyenne annuelle en TIC est actuellement de 37 000 à 41 000 $ pour un détenteur d'un diplôme d'études collégiales et de La relève en science et en technologie 9 Les besoins des employeurs en TIC TechnoCompétences, le comité sectoriel de main-d'œuvre en technologies de l'information et des communications d'Emploi-Québec, a organisé en 1999 trois tables rondes à Montréal, Québec et Hull pour sonder les employeurs des TIC sur leurs pratiques de gestion en ressources humaines.On leur a demandé quels étaient les postes actuellement les plus difficiles à combler dans l'industrie.Tous ont été unanimes à nommer des postes hautement spécialisés où les qualifications requises sont élevées.Les ingénieurs en design et optimisation d'applications informatisées Les ingénieurs en électricité et en électronique Les concepteurs d'applications ou de systèmes Les informaticiens Les spécialistes en communication et marketing Les techniciens d'usine Les formateurs en TIC Avec une stabilité en emploi moyenne de 2 à 4 ans et un taux de roulement de la main-d'œuvre de l'ordre de 10 % à 25 %, il n'est pas surprenant de constater que la dotation en compétences qualifiées constitue une importante problématique en ressources humaines dans les TIC.Extrait de l'étude intitulée Les besoins de compétences dans le secteur des technologies de l'information et de la communication, TechnoCompétences, avril 1999. 42 500, $ à 65 000 $ pour les bacheliers, une moyenne supérieure à la moyenne québécoise (36 350 $ par année).Le taux de roulement du personnel en TIC est élevé et les entreprises doivent recruter à l'étranger.Bref, la pression est forte pour les entreprises et les perspectives sont excellentes pour les gens qualifiés.Profils recherchés Selon Mme Sylvie Gagnon, la transformation du marché du travail causée par les TIC n'en est encore qu'à ses débuts.« On n'a encore rien vu », précise-t-elle.« On exigera de plus en plus des candidats la faculté "d'apprendre à apprendre" afin de pouvoir suivre l'évolution technologique très rapide du secteur.Tout ce qui touche à la conception et à la créativité est aussi en forte demande, car les tâches de production sont de plus en plus reléguées dans des pays où la main-d'œuvre est moins chère.» Selon un sondage effectué par Emploi-Québec en 1998 sur les technologies de l'information dans la région de Québec, diverses caractéristiques semblent être plus difficiles à trouver par les employeurs : le bilinguisme, de bonnes méthodes de travail, la capacité de travailler en équipe, tout comme certaines compétences très spécialisées posent des difficultés.L'information sur les besoins actuels et futurs des TIC progresse aujourd'hui très rapidement, grâce aux efforts de mobilisation de l'industrie et de TechnoCompétences.Les prochains mois permettront de cerner davantage la création d'emplois dans un secteur qui connaît une croissance pour le moins aussi rapide que les meilleurs bolides de la Fl.¦ Quelques chiffres Taux de chômage des finissants en informatique • Baccalauréat : entre 2 à 5 %, comparativement à 9 % dans les autres disciplines.• Maîtrise : entre 0 et 3 %, comparativement à 8 % dans les autres disciplines.Taux d'emploi à temps plein des finissants en informatique • Baccalauréat : de 95 à 98 %; la moyenne est de 73 %.• Maîtrise : de 95 à 100 %; la moyenne est de 78 % Taux d'emploi dans le domaine d'études des finissants en informatique • Baccalauréat : de 90 à 98 %; la moyenne est de 69 %.• Maîtrise : de 69 à 100 %; la moyenne est de 77 %.Chiffres extraits du Guide pratique des études universitaires au Québec, édité par le Service régional d'admission du Montréal métropolitain (SRAM), 3' trimestre 1997.Les jeunes sont-ils indifférents aux carrières bien rémunérées en sciences et technologie ?Louise Desautels Depuis quelques années, les entreprises de la nouvelle économie affichent des postes qui restent vacants faute de personnel qualifié.Voilà qui aurait dû donner à plusieurs l'idée d'orienter leurs études de ce côté.Or, l'arrivée massive de sang neuf ne se produit pas : les universités et les collèges constatent plutôt la stabilité des inscriptions aux programmes qui conduisent à ces emplois.Un économiste dirait que la demande de diplômés excède l’offre.Mais ce simple énoncé cache une réalité complexe, les diplômés ne se fabriquant pas en usine.Cerner le phénomène pour pouvoir réajuster offre et demande est la tâche à laquelle s'attellent le monde des affaires et quelques scientifiques.« Globalement, on ne peut pas parler de désaffection des programmes de science, ni au collégial, ni à l'université », assure Yves Gingras, membre du Centre interuniversitaire de recherche sur la science et la technologie (CIRST) et coauteur du Portrait statistique des effectifs étudiants en sciences et en génie au Québec publié en novembre 1999.« On note depuis 25 ans une stabilité générale dans les inscriptions en sciences, tout comme dans les diplômes, ce qui ne veut pas dire que certains programmes sont dépourvus de variations.» Montagnes russes Selon la compilation de l'équipe Gingras, entre 1973 et 1996, le nombre de diplômes universitaires de premier cycle accordés en sciences naturelles et génie au Québec a augmenté de 110 %, et ceux du domaine de la santé de 62 %, comparativement à une augmentation de 82 % pour l'ensemble des disciplines universitaires.On voit donc que, depuis 20 ans, le nombre de personnes qui poursuivent leurs études à l'université s'est considérablement accru, mais la part relative des études en sciences à l'université est restée à peu près la même, tout comme celle des études en sciences de la nature au cégep.Par contre, plusieurs secteurs ont connu des hauts et des bas.Dans un champ aussi neuf que l'informatique, on note une explosion des diplômes de premier cycle universitaire autour de 1985, suivie d'une faible baisse de 1990 à 1992, puis d'une remontée constante jusqu'en 1995, alors que le nombre de diplômes a pour la première fois dépassé celui de 1985.Le génie civil, pour sa part, a connu son pic à la fin des années 1970; après un creux autour de 1984, on voit une remontée jusqu'en 1994 suivie d'une nouvelle baisse.Que cachent ces montagnes russes ?Elles révèlent qu'une tranche d'étudiants aussi importante qu'autrefois se destine aux sciences, mais certains programmes sont plus populaires que d'autres à une période donnée.La situation est à peu près la même du côté des techniques offertes au collégial.Et personne n'a encore établi de lien entre ces mouvements et quelque facteur que ce soit : composition sexuelle des cohortes, perceptions du marché de l'emploi, naissance et abandon de programmes, etc.D'où vient ce « bof » ?Plusieurs ont par contre questionné la stabilité des inscriptions en sciences à une époque où la technologie envahit la vie quotidienne, et où une part toujours plus importante d'emplois sont ouverts aux diplômés des techniques collégiales et des programmes universitaires en sciences.Y a-t-il trop d'indifférence des jeunes à l'égard de la science ?Le Centre interdisciplinaire de recherche sur l'apprentissage et le développement en éducation (CIRADE) de l'Université du Québec à Montréal fait partie de ceux qui s'interrogent sur le sujet.« La société est en constant changement, alors que le fonctionnement scolaire est, lui, à peu près figé », analyse Catherine Garnier, directrice du CIRADE.Son groupe cherche donc à comprendre comment les élèves du secondaire conçoivent aujourd'hui la science, et quelle place elle occupe dans leur système de pensée.Pour ce faire, quelque 2000 jeunes de la région montréalaise ont répondu à un questionnaire en novembre 1999.Et les résultats seront connus kn •'Y' % %; v ii.¦h; ftifi 10 La relève en science et en technologie Croissance du nombre de diplômés par secteur (Québec, 1973-1996) cet hiver.La rencontre d'une centaine d'entre eux, dans le but de préparer cette enquête, a tout de même permis certains constats.« On sent que les élèves ne voient pas de continuité dans leurs cours de science, du début à la fin du secondaire, note Mme Garnier.De plus, même ceux qui réussissent très bien ne voient pas de lien entre la science enseignée et celle qui a mené notre monde où il est.Pas de lien non plus avec la science qu'ils vivent au quotidien : les soins médicaux, les technologies, etc.» Son collègue Jacques Désautels, membre du CIRADE et professeur à la Faculté des sciences de l'éducation de l'Université Laval, va encore plus loin.« La science qu'on enseigne à l'école est ennuyante, affirme-t-il.Elle n'a pas de sens.Les élèves ne sont pas fous : ils suivent les recettes de cuisine que sont les laboratoires et apprennent le tableau périodique; mais ils sont démobilisés.» Un exemple de science mobilisatrice ?M.Désautels cite le cas d'un cours de niveau secondaire, en Australie, qui s'est donné cette année-là autour du thème de la qualité de l'eau.Un long processus a amené les élèves, entre autres, à être capables d'analyser l'eau des plages environnantes et à interpréter leurs résultats, ce qui leur a permis de découvrir la piètre qualité de cette eau de baignade.« Avec leurs résultats en main, rapporte ce spécialiste de la didactique des sciences, les jeunes sont allés jusqu'à dénoncer publiquement la situation parce que les autorités municipales ne les écoutaient pas : leurs études scientifiques avaient un sens ! » Secteur % absolu Administration 172 3036 SNG 110 2886 Arts et lettres 81 1411 Santé 62 014 Sciences humaines 61 2634 Éducation 49 1697 Total 82 12678 Source : Statistiques Canada Compilation : Yves G ingras étal.Popularité à la baisse C'est un peu la question qu'on se pose devant la proportion, somme toute faible, d'élèves se dirigeant vers les carrières scientifiques ; l'école dé-toume-t-elle les jeunes des sciences ?« Les jeunes du secondaire I sont largement attirés par la science et la technologie, mais en secondaire V, leur intérêt a disparu », mentionne un document de l'Association de la recherche industrielle du Québec (ADRIQ).« En fait, certains " réadhèrent" vers la fin du secondaire, en songeant à leur avenir professionnel », précise Catherine Garnier.Pour mesurer et comprendre ce désintérêt, l'ADRIQ finance quelques groupes de chercheurs, dont les travaux s'amorcent à peine.En attendant mieux, une première consultation a permis à l'organisme d'identifier trois facteurs qui influencent les jeunes : l’image négative de la science et des scientifiques, la difficulté des études et le manque d'information sur les possibilités de carrière.En pleine période de prise de conscience du monde qui les entoure, les adolescents se font souvent une idée très négative de la science et des entreprises technologiques, qu'ils associent notamment aux problèmes de pollution.Voilà qui ne donne pas envie de participer au développement de la science.De plus, l'image qu'ils se font du scientifique reste encore aujourd'hui très stéréotypée.« Ils se représentent toujours le professeur Nimbus, la tête dans les nuages, en sarrau blanc, seul avec ses éprouvettes », témoigne Catherine Garnier.Trop dur ! La difficulté de réussir ses cours de science représenterait un second frein, encore plus puissant, et que certains remettent en question.Le document de l'ADRIQ soutient que les matières scientifiques du secondaire sont « exigeantes, rigides, dogmatiques et fortement mathémati-sées; elles font peu appel à l'imagination, à la créativité et à la curiosité ».Elles rebuteraient donc plusieurs candidats intéressants.« Aucune étude ne prouve que les mathématiques constituent le critère de sélection pour déterminer quels élèves feraient de bons scientifiques, mentionne même Jacques Désautels.Tout au plus voyons-nous une corrélation entre la réussite aux examens de maths et celle des examens de sciences telles qu'enseignées.» Pour le moment, observe M.Désautels, notre approche amène ceux qui ont de l’imagination vers les arts et lettres, alors que seuls les forts en maths peuvent prendre le chemin des sciences.Cet obstacle s'accentue au collégial.Jean-Marc Proulx, qui déplore la pénurie de main-d'œuvre en informatique, s'insurge particulièrement contre les faibles taux de réussite au programme de technique informatique.En 1997, 30 % des étudiants inscrits cinq ans plus tôt obtenaient leur diplômes.« Pour nous, ça veut dire que toutes les personnes inscrites avaient un intérêt marqué pour le domaine, mais qu'on les a perdues en cours de route », se désole-t-il.Il faut dire que le taux de diplômation général, au cégep, n'est pas tellement plus élevé, soit 32 %; dans le programme préuniversitaire de sciences de la nature, il atteint les 40 %.À l'université et dans les techniques du collégial, les sciences passent pour être les programmes les plus exigeants.« Nous sommes peut-être desservis par la culture élitiste du monde scientifique, croit Camille Limoges, président du Conseil de la science et de la technologie.Actuellement, l'objectif n'est pas d'amener le maximum des personnes inscrites vers un diplôme de qualité, mais de former une élite scientifique.» M.Limoges est le premier à reconnaître que la science a besoin de chercheurs de haut calibre, mais il rappelle que plusieurs emplois en souffrance seraient comblés adéquatement par de bons éléments qui comprennent leurs instruments et peuvent même les adapter, mais sans avoir nécessairement à les inventer.La relève en science et en technologie 11 Le pouvoir de l'information Le troisième facteur identifié pour expliquer le plafonnement des inscriptions en sciences est le manque d'information sur les domaines d'avenir.« Le monde de l'éducation se trouve souvent coupé du monde du travail, admet Camille Limoges.Il y a des efforts à fournir des deux côtés.» M.Limoges croit notamment que le premier devoir des industries de haut niveau de savoir, qui connaissent divers manques de main-d'œuvre, devrait être de mieux identifier leurs besoins et signaler les pénuries prévues.Les regroupements par secteur, comme on en trouve en aéronautique ou en biopharmaceutique, facilitent la cueillette de cette information et sa diffusion.Emploi-Québec favorise d'ailleurs la formule de tels regroupements dans tous les secteurs de l'économie.Les chiffres concernant les besoins immédiats commencent donc à être disponibles, mais la difficulté d'identifier les besoins à moyen terme reste entière.Un finissant du secondaire ne peut alors que se faire une idée du dynamisme d'un secteur, sans pouvoir clairement entrevoir les chances d'y décrocher un emploi à la fin de ses études universitaires, cinq ou six ans plus tard.Différents outils statistiques et sondages, de même que des publications de qualité, sont également accessibles aux jeunes ainsi qu'à ceux qui appuient leurs démarches : parents, orienteurs et professeurs (voir l'encadré Des pages à tourner ou à clique/).Chacun peut ainsi s'initier à la réalité d'un emploi dans tel ou tel domaine.« On se rend compte que si un jeune sait dans quel domaine il aimerait se diriger, il réussit assez bien à trouver l’information pertinente », signale Catherine Garnier.Mais celui qui n'en a pas la moindre idée se sent perdu et limite souvent ses recherches aux modèles qui l'entourent.C'est pourquoi l'ADRIQ va maintenant directement dans les écoles montréalaises et rencontre les élèves des secondaires III, IV et V.« Nous leur apportons deux messages, signale Claude Demers, président et directeur général de l'ADRIQ : poursuivez vos études au delà du secondaire et choisissez des secteurs d'avenir.» C'est ainsi que quelque 450 membres de la Chambre de commerce du grand Montréal, dont 50 % provenaient des industries technologiques, ont rencontré plus de 15 000 élèves au cours du printemps 1999.L'ADRIQ compte répéter l'opération deux fois par an pendant cinq ans et cherche des partenaires en région pour étendre le programme, qui se limite pour l'instant aux écoles du grand Montréal, de Québec et de Sherbrooke.Ce contact direct entre les élèves et les scientifiques modifie la perception des jeunes à l'égard des « Professeurs Nimbus » et des méchants pollueurs.Rien de tel qu’un microbiologiste passionné pour communiquer sa flamme ! La rencontre permet, en outre, à l'industrie d'insister sur ses besoins à venir, fussent-ils imprécis.¦ 12 La relève en science et en technologie Les emplois de la nouvelle économie : pour hommes seulement?Louise Desautels Sur tous les campus universitaires au Québec, les femmes sont désormais plus nombreuses que les hommes.Sauf.dans les classes de génie électrique ou d'informatique.Trente ans après l'entrée des femmes dans le secteur des « sciences naturelles et du génie » (SNG), la situation n'arrête pas de surprendre.Qu'est-ce qui empêche encore aujourd'hui les filles d'investir les domaines d'étude traditionnellement masculins ?La question est d'autant plus cruciale qu'on compte sur les femmes pour augmenter le nombre de diplômés prêts à combler les emplois de la nouvelle économie.Pour l'ensemble des programmes d'études de premier cycle en SNG, les femmes obtiennent aujourd'hui 33 % des diplômes, et ce taux grimpe à 74 % dans le grand secteur de la santé.Les étudiantes ne boudent donc pas les sciences en général ! Mais elles restent encore concentrées dans les programmes qui touchent le vivant, et sont assez bien représentées du côté des mathématiques et de la chimie.Par contre, en physique, en génie électrique et en génie mécanique, elles forment un peu moins de 13 % des effectifs étudiants.Même si celles qui s'y risquent réussissent très bien.Haïr, c'est physique ! « On voit que ce sont les disciplines à fort contenu en physique qui rebutent encore le plus les filles », observe Claire Deschênes, titulaire de la Chaire pour les femmes en sciences et génie.Mme Deschênes, qui a fait ses études en génie mécanique dans les années 1970 et qui enseigne dans ce programme à l'Université Laval aujourd'hui, croit que la façon de présenter les concepts physiques dès le secondaire est en partie responsable de la situation.Les filles préféreraient les matières qui ont un lien avec la réalité.« Dans mes propres cours, j'essaie d'ajouter des éléments de contexte et d'offrir des exemples tirés du quotidien, en songeant aux étudiantes », illustre Mme Deschênes, qui développe également des outils pédagogiques destinés aux cours de science des 4e et 5' secondaire.La sélection de programme des étudiantes s'appuierait aussi sur une faible connaissance de certaines possibilités professionnelles : pour les filles, il semble qu'un modèle dans l'entourage soit un facteur déterminant, que ce modèle soit féminin ou masculin.« Les filles ne se voient pas dans certaines carrières, surtout si elles n'en connaissent que le nom », assure Claire Deschênes.BlîêS 3 Sedei Représentation des diplômées au premier cycle, par secteur (Québec, 1996) Secteurs % femmes SNG 33 Administration 52 Sciences humaines 62 Arts et lettres 68 Santé 74 Éducation 79 Total des secteurs 60 Source : Statistiques Canada.Compilation : Yves Gingras et al.Dans ce sens, Julie Payette et ses exploits dans l'espace ont permis de franchir quelques limites, bien que son parcours reste à peu près inimitable.Mme Deschênes, qui participait cet automne à la journée d'information destinée aux cégé-piens à l'Université Laval, a constaté que plusieurs filles manifestaient un nouvel intérêt pour le génie mécanique, et lui posaient des questions sur les liens entre cette discipline et l'aérospatiale.« Aucune ne voulait devenir astronaute, mais elles arrivaient à se représenter elles-mêmes dans le domaine », se réjouit-elle.Pour multiplier les modèles, la chaire organise des visites d'étudiants et d'étudiantes en génie dans les écoles secondaires.Ces témoignages modifient les conceptions des élèves, tout en renforçant le sentiment d'appartenance des universitaires participants.Mais ils ne sont peut-être pas non plus sans impact sur ceux qui exercent une influence sur les jeunes : orienteurs, professeurs et parents.Les préjugés du milieu, même s'ils s'expriment désormais plus subtilement, pousseraient encore aujourd'hui davantage les garçons vers les sciences.Et pourtant, en moyenne, les filles obtiennent de meilleures notes qu'eux dans ces matières au secondaire.Lever les barrières Reconnaissant la position stratégique de ses membres à cet égard, l'Ordre professionnel des conseillers et des conseillères d'orientation du Québec est prudent face au sexisme.« Notre rôle n'est pas de créer une pression sur les filles et les femmes pour quelles choisissent une carrière scientifique, mais plutôt de réduire les pressions extérieures qui les freinent dans ces choix », écrivait en janvier dernier la présidente de l'Ordre, Louise Landry.L'enjeu est donc social, puisqu'il s'agit de reconnaître et de dépasser les stéréotypes.Mais il est également économique.Depuis plusieurs années, le poids relatif des femmes à l'université va en augmentant.Dans l'avenir, si cette tendance se maintient et que les étudiantes continuent de préférer en grand nombre les sciences de la santé et de la vie, le portrait des diplômés s'en trouvera modifié.Certains programmes d'études pourraient régresser dangereusement, notamment dans des domaines où l'on craint déjà des pénuries de main-d'œuvre.Les sciences appliquées et l'informatique sont de ceux-là.Voilà un bon stimulant pour mieux adapter les études et les conditions de travail à la réalité des femmes ! ¦ Représentation des diplômées au premier cycle en SNG, par discipline (Québec, 1996) Disciplines % de femmes Biologie 61,9 Agriculture 55,9 Autres sciences biologiques (1) 50,3 Chimie 45,6 Génie chimique 44,4 Mathématiques 44,4 Architecture 42,3 Géologie et disciplines connexes 39,5 Génie métallurgique et minier 28,8 Génie civil 25,7 Informatique 24,6 Autres formations de génie (2) 22,0 Génie industriel 20,9 Foresterie 20,6 Physique 14,4 Génie électrique 12,8 Génie mécanique 12,8 Total des SNG 33,0 (1) Comprend biochimie, biophysique, botanique et zoologie.(2) Comprend génie aéronautique, ingénierie, ingénierie des systèmes, sciences de l'ingénieur et autres.Source : Statistiques Canada.Compilation : Yves Gingras et al.Québec CEGEP de Jonquière Québec Science remercie le Programme d'Aide à la relève en science et en technologie, du ministère de la Recherche, de la Science et de la Technologie du Québec, pour sa contribution financière à la réalisation de cette brochure.Gouvernement du Québec Ministère de la Recherche, de la Science et de la Technologie Québec Science remercie également ses partenaires : • L'Association de la recherche industrielle du Québec (ADRIQ) • L'Association des professeurs de sciences du Québec • Le Conseil des ressources humaines en biotechnologie • Emploi-Québec • EMS Technologies Canada Itée • Le Groupe CGI inc.• L'Ordre professionnel des conseillers et conseillères d'orientation du Québec • • • Coordination : Charles Allain Rédaction : Charles Allain, Louise Desautels Correction : Isabelle Masingue Graphisme : Normand Bastien Publicité : Carole Martin, tél.: (514) 843-6888 Séparations des couleurs, pelliculage électronique et impression : Interweb Québec Science 3430, rue Saint-Denis, bureau 300 Montréal (Québec) H2X 3L3 Tél.: (514) 843-6888 Téléc.: (514) 843-4897 courrier@QuebecScience.qc.ca www.cybersciences.com Directeur général Michel Gauquelin Dépôt légal : Bibliothèque nationale du Québec, Bibliothèque nationale du Canada, quatrième trimestre 1999 ISSN 0021-6127.@ Imprimé sur du papier contenant 50 % de fibres recyclées et 40 % de fibres désencrées (post consommation) La relève en science et en technologie 13 Le gout des sciences Louise Desautels Pour se faire une idée de ce qu'ils aiment et de ce qui s'ouvre à eux, rien de mieux pour les jeunes qu'un contact direct avec les gens qui travaillent dans les domaines scientifiques.Plusieurs organismes offrent donc aux écoles diverses formules de visite, que ce soit pour une conférence, une présence lors d'une Journée carrière ou autre.D'autres méthodes sont aussi proposées pour donner le goût des sciences : concours de production de vidéo sur les sciences, trousses promotionnelles, etc.Avis aux professeurs et aux conseillers d'orientation ! Innovateurs à l'école La Société pour la promotion de la science et de la technologie propose une banque de 300 scientifiques disponibles pour rencontrer les élèves des écoles primaires et secondaires de différentes régions du Québec.Christian Goichon, (514) 873-1544 Tournées de promotion des carrières en sciences L'Association de la recherche industrielle du Québec (ADRIQ) organise des conférences dans les écoles secondaires des régions de Montréal, Québec et Sherbrooke.Des centaines de représentants d'entreprises innovantes agissent alors comme conférenciers.Nicole Champagne, (514) 337-3001, poste 21 Visites d'écoles secondaires La Chaire CRSNG/Alcan des femmes en sciences et génie au Québec, située à l'Université Laval, propose des présentations pour les étudiants du secondaire ou du collégial de l'est du Québec.Les conférenciers, hommes et femmes, sont des professionnels et des étudiants du domaine des sciences naturelles et du génie, ils abordent, entre autres, la problématique des femmes en science.Claire Deschênes, (418) 626-2131, poste 5359 Les conférenciers de l'Ordre des ingénieurs du Québec Dans toutes les régions du Québec, il est possible d'accueillir à l'école un membre de l'Ordre des ingénieurs du Québec.Les demandes doivent parvenir au bureau de Montréal, qui les achemine dans la région concernée.Les conférenciers ont en main un manuel qui leur permet de structurer leur présentation et de l'accompagner de diverses démonstrations destinées à stimuler l'intérêt des jeunes.(514) 845-6141 La course autour des métiers en sciences et technologie Un petit groupe privé de conseillers d'orientation, Consultations Morneau, vient de lancer ce concours dans la région de Québec.Il s'adresse aux élèves de secondaire IV et V et passe par la production de vidéo reportages de 3 à 5 minutes sur un métier scientifique.Cette année, quatre écoles secondaires y participent, mais on espère pouvoir étendre le programme et assurer une diffusion des meilleurs reportages produits dans les écoles du Québec.Comprend un guide de production et des accompagnateurs (étudiants en cinéma).Catherine Morneau, (418) 656-6560 14 La relève en science et en technologie Journée ingénieuse Pour le moment, ce programme de la Chaire Marianne-Mareschal de l'École Polytechnique ne touche qu'une seule école secondaire, à titre d'essai, mais permettra bientôt de jumeler des élèves d'autres écoles montréalaises à des étudiantes en génie.Marie-Josée Dionne, (514) 340-4711, poste 3258 Ispajes http://csrs.qfberscol.qc.ca//ispajes Voici un cours, accrédité par le ministère de l'Éducation, qui s'adresse aux élèves de la 3' secondaire et peut remplacer ou compléter «Initiation aux technologies».Il s'agit de concevoir un produit en équipe, en passant par toutes les étapes de l'ingénierie simultanée.Dix écoles secondaires publiques et privées à travers le Québec ont déjà intégré le programme.Élisabeth Morency, (514) 849-0500 Trousse Le génie.Super ! L'Ordre des ingénieurs du Québec vient de remettre à neuf sa trousse d'information sur la profession, destinée aux conseillers en orientation ainsi qu'aux professeurs de choix de carrière et de science qui oeuvrent auprès des élèves de secondaire III.On y trouve un vidéo, des dépliants sur la profession, les perspectives d'emploi et la place des femmes, des jeux et un questionnaire d'orientation.La trousse est gratuite, mais des frais de manutention del 5 $ sont exigés.(514)845-6141 Expo-sciences et Le génie inventif La bonne vieille formule des expo-sciences du printemps remplit toujours son rôle de stimulant.S'y ajoute depuis peu une compétition de courte durée, Le génie inventif, où l'on propose aux jeunes de concevoir sur place un outil technologique selon certaines spécifications.Sous la responsabilité des Conseils de développement du loisir scientifique de chaque région.http://www.expo-sciences.sympatico.ca httpMubscience.qc.ca Des souris et des femmes Les Productions Vidéo Femmes offrent un tout nouveau documentaire de sensibilisation aux carrières scientifiques, destiné aux filles de 12 à 17 ans.Livret d'interprétation et version cédérom disponibles.Josianne Lapointe, (418) 648-9201 Des pages à tourner.ou à cliquer Voici plusieurs bouquins et sites Internet destinés aux jeunes qui sont curieux des possibilités de carrière en sciences.Éditions Septembre Cette maison d'édition a publié de nombreux livres de référence sur l'information scolaire et l'orientation professionnelle, dont ses deux bibles Dictionnaire Septembre des métiers et professions et Répertoire Septembre des programmes et des établissements d'enseignement.Elle vient, en outre, de sortir Folles du génie, un ouvrage très stimulant pour les filles que les sciences intéressent, de même que son édition 2000 du Guide de l'emploi.Signalons aussi le répertoire des sites Internet en carrière et orientation Icaro.Disponibles en librairie ou par commande téléphonique au 1 800 361-7755.Éditions Ma Carrière Spécialisé dans les livres et cédéroms d'orientation professionnelle, cet éditeur compte plusieurs titres particulièrement intéressants pour qui envisage un avenir dans les domaines scientifiques.Entre autres : Les carrières du multimédia, Les carrières de l'information et des technologies de l'information, Les carrières de la biotechnologie 1999-2000 et Les carrières de l'ingénierie.Disponibles en librairie ou par commande téléphonique au (514)890-1480.Site Mon emploi (anciennement Infobourg de la carrière et de l'orientation) http://www.monemploi.com Bonne porte d'entrée pour une exploration des possibilités de formation et d'emplois.Le répertoire de sites web renvoie aux sites essentiels pour identifier les métiers et professions d'avenir, notamment sur le site du ministère de l'Éducation du Québec, La relance au collégial, où figurent les statistiques (taux de placement, de chômage, salaires moyens, etc.) sur les diplômés des programmes techniques du collégial (http://www.meq.gouv.qc.ca/M-stat.htm) et Emploi-Avenir, où on analyse 250 groupes de professions selon les perspectives d'emplois, la formation requise, etc.(http://www.hrdc-drhc.gc.ca/EmploiAvenir).Site IDclic http://idciic.collegebdeb.qc.ca Un autre vaste site qui propose de l'information sur le marché de l'emploi, destiné aux jeunes de moins de 25 ans.On y trouve plusieurs fonctions interactives, notamment l'accès à un conseiller en orientation, un lien avec des scientifiques et des visites d'entreprises.Le site permet aussi aux jeunes de bavarder en ligne avec l'un ou l'autre de ses 42 cybermentors, des scientifiques provenant de l'industrie et des institutions d'enseignement.On y présente également le Bulletin des métiers de la nouvelle économie.Femmes en sciences et génie http://www.fsg.ulaval.ca/chaire-crsng-alcan Le coin jeunesse du site de la Chaire pour les femmes en sciences et génie propose de nombreuses références intéressantes pour les élèves du secondaire, renvoyant, par exemple, à la section « Devenir ingénieur(e).super ! » du site de l'Ordre des ingénieurs du Québec (http://oiq.qc.ca/S-LA_SECTION_ETUD/Jeunesse.html), où sont décrites de façon amusante toutes les branches du génie.Promotion du génie auprès des femmes http://www.chairemm.montreal.qc.ca Ce site est en construction et sera accessible en février 2000.On pourra notamment trouver une vaste sélection de sites consacrés aux femmes en science, tel le Women of Nasa (http://quest.arc.nasa.gov/women/) qui donne aux jeunes la possibilité de s'entretenir en ligne (en anglais ou en espagnol) avec des femmes à l'emploi de la célèbre agence spatiale.Le site de la Chaire Marianne-Mareschal permet, en outre, d'adresser, sur le babillard, des questions aux ingénieures qui « marrainent » déjà des étudiantes de Polytechnique. it to si» nœtans œaU atr^ïi EMS Technologies construit des ponts vers t'espace./OUS SAVEZ CETTE IMPRESSION QU'ON RESSENT QUAND UN ÉVÉNEMENT FANTASTIQUE EST SUR LE POINT >'arriver?Un événement sensationnel mais intangible, un événement qui a le pouvoir de ÎOULEVERSER VOTRE MODE DE PENSÉE, VOIRE MÊME VOTRE VIE?:ETTE IMPRESSION EST INSAISISSABLE, MAIS ELLE EST TELLEMENT RÉELLE.Toici votre avenir, ce monde avant-gardiste des technologies et des produits de l'espace que représente EMS Technologies Canada, §e - Groupe Espace et Électronique.Depuis sa jndation il y plus de 30 ans, EMS Technologies volue dans un milieu d'innovations exaltantes et >ûte aux joies enivrantes de la découverte.Ces Jeux puissances animent les employés de EMS et tlimentent la réussite soutenue de l'entreprise.Un univers de possibilités Jne explosion de possibilités dans le monde des communications par satellite est sur le point de ;e ¦ • ¦ IV.H |JCII JUI IC |_M_/III produire.EMS est à l'avant-garde de cet / 1 K.* jt;* jnivers en pleine expansion.Spécialisé clans les lomaines des communications par satellite, de a télédétection, des systèmes robotiques spati-bux et des produits et réseaux sans fil, le Groupe Ispace et Electronique de EMS fournit des équipements de charge utile de satellite, des sta-ions pivots et des terminaux terrestres, du natériel radar, des produits optiques et des nstruments scientifiques destinés à des applica-ions spatiales.\ Sainte-Anne-de-Bellevue, au Québec, et à Dttawa, en Ontario, le Groupe emploie plus de >50 ingénieurs, gestionnaires de projets, techni-:iens et assembleurs, ce qui en fait le plus mportant employeur au Canada dans l'industrie le l'espace.En outre, son taux de roulement est >eaucoup plus faible que la moyenne de l'indus-rie.Depuis un an, l'entreprise connaît une crois-ance soutenue qui a incité le Groupe Espace et lectronique de Montréal à embaucher plus de 00 employés à ses installations d'intégration et d'essais.Le Groupe a présentement besoin d'au moins 50 autres professionnels pour compléter son équipe technique.EMS, l'étoile montante Il n'y a pas si longtemps, sous l'impulsion d'environnements économiques en mouvance et d'acquisitions stratégiques, la compagnie a restructuré ses activités, canalisant délibérément ses efforts sur des créneaux de produits particuliers lui permettant d'exploiter pleinement son héritage, ses installations actuelles et son expertise.Grâce à tous ces facteurs, EMS a pu se démarquer, telle une étoile montante, parmi les grands acteurs des marchés du matériel électronique voué à l'espace et à la défense de notre grand village global.Ce mélange astucieux de stratégie, de besoins, d'objectifs et de réalités financières a donné lieu à l'établissement de cinq groupes de produits distincts -Antennes, Hyperfréquence et Alimentation, Multimédia, Optique et Numérique-Espace.Il a aussi conduit à l'élaboration d'un plan de développement de produits dynamique, orienté vers l'avenir et solidement ancré dans l'« Exploration et la conquête de marchés », pour nue les activités de recherche et développement concordent exactement avec les exigences et les besoins futurs de l'industrie.Et ça ne s'arrête pas là.En 1999 seulement, le Groupe Espace et Électronique a consacré plus de 15 millions de dollars US à ses activités de recherche et développement.Cet investissement démontre autant l'engagement de EMS à demeurer à la fine pointe du développement technologique de ses propres gammes de produits que le degré de confiance qu'ont les clients envers la capacité de l'entreprise de mener des activités de recherche et développement à valeur ajoutée en leur nom.Pratiquement tous les projets de EMS exigent une part considérable de développement de nouvelles technologies.Dès 1961, EMS repoussait les limites de la technologie spatiale pour ses clients dans le cadre d'initiatives comme le programme du satellite de communications Alouette; les programmes des satellites de communications nationales Anik du Canada et Brazilsat du Brésil; le Canadarm des navettes spatiales de la NASA; les programmes de robotique spatiale du Système d'entretien mobile et du Manipulateur agile spécialisé destinés à la Station spatiale internationale; les programmes " fi des satellites de télédétection EOS, Radarsat 1 et Radarsat 2; et le système de satellite de recherche et sauvetage SARSAT.Plus qu'un fournisseur À ce jour, le Groupe a fabriqué, intégré et testé nombre d'équipements spatiaux pour une multitude de clients qu'on dirait sortis du bottin mondain de l'industrie spatiale — Alcatel, Aérospatiale, Alenia, Bail, Boeing, l'Agence spatiale canadienne, l'Agence spatiale européenne, Harris, Hughes, Lockheed-Martin, MacDonald Dettwiler & Associates, Matra Marconi Space, Motorola, NASA, NEC, Nortel, Raytheon, SES Astra, Space Systems/Loral, Télésat, TRW — pour ne nommer que ceux-là.Ces clients reconnaissent tous que ÉMS est apte et prêt à contribuer pleinement à leurs programmes spatiaux et terrestres à titre de partenaire.Ses réalisations exceptionnelles, EMS les doit à trois facteurs : les meilleurs cerveaux, les meilleurs outils de conception et les meilleures installations de fabrication.EMS emploie les outils logiciels les plus perfectionnés comme Pro-Eng, Synopsis, Mentor Graphics, Touchstone et HESS; avec ses installations d'essais distinctives regroupant des salles d'essais d'antennes en champ proche et en champ lointain compact de même qu'une fonderie de circuits intégrés hyperfrequences hybrides miniaturisés de pointe, EMS est dans une classe à part.Aujourd'hui, le Groupe met l'accent sur le développement de technologies hautement avancées qui appuieront les architectures multimédia sans fil bidirectionnelles destinées aux constellations de satellites de demain.Le Groupe Espace et Électronique persistera sur les sentiers de la réussite par la croissance de ses revenus et de sa rentabilité, en valorisant ses produits actuels et nouveaux, en étendant sa gamme de technologies à de nouveaux marchés et en entretenant des relations innovatrices avec ses clients et ses fournisseurs.Comme le dit si bien le Président et chef de la direction de EMS, monsieur Thomas E.Sharon, « EMS Technologies concentre ses forces sur des secteurs de marché clés qui continuent à offrir des débouchés toujours plus nombreux.Grâce à sa base technologique singulière, à une gamme de produits plus vaste et aux gens énergiques et doués qui forment notre équipe, EMS Technologies a tout ce qu'il faut pour réussir sur ces marchés.» Pour de plus amples renseignements : EMS Technologies Canada Itée.Groupe espace et électronique 21025, route Transcanadienne Ste-Anne-de Bellevue (Québec) H9X 3R2 www.ems-t.com ¦technologies Certifiée ISO 9001 zi .y /' / fm Les technologies de l’information progressent à un rythme effréné.Le seul fait d’en suivre la marche peut constituer un défi de taille.CGI s’est engagée à relever ce défi en adoptant une approche polyvalente qui lui permet de répondre aux besoins présents et futurs de sa clientèle, du concept initial jusqu’au suivi des opérations.CGI est l’un des leaders nord-américains des services en technologies de l’information.Nous offrons une expertise complète en impartition, intégration de systèmes et services-conseils, ainsi que des solutions d’affaires à plus de 2500 clients à travers le monde.CGI La force de l’engagement Pour de plus amples renseignements, visitez notre site Web : www.cgi.ca
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