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Titre :
Québec science
Principal magazine d'information scientifique généraliste québécois. [...]

Le mensuel d'information scientifique Québec Science est publié à partir de 1970. Il est le résultat de l'acquisition par l'Université du Québec de la revue Jeune scientifique, qui était publiée par l'Acfas. C'est Jocelyne Dugas, auparavant responsable de la revue Techniques, publiée par le ministère de l'Éducation, qui préside à cette mutation.

Québec Science opte pour une formule plus journalistique que pédagogique. La revue sera un terreau de développement de la profession de journaliste scientifique. Michel Boudoux, Yannick Villedieu, Christian Coutlée, Daniel Choquette, Solange Lapierre-Czerniecki, Pierre Sormany, Michel Gauquelin, Madeleine Harbour, Fabien Gruhier, Lise Laberge, Gilles Provost, Gilles Paquette, François Picard y participent.

La revue vise à intéresser les jeunes à la science et aux carrières scientifiques en leur offrant une information scientifique à jour présentée par des articles rigoureux et approfondis. Un accent est mis sur l'attractivité visuelle; une première couverture signée par le graphiste Jean-Pierre Langlois apparaît ainsi en septembre 1973. Pierre Parent et Richard Hodgson poursuivront le travail de ce dernier. Diane Dontigny, Benoit Drolet et André Delisle se joignent à l'équipe au milieu des années 1970, alors que Jean-Pierre Rogel en dirige la rédaction à partir de l'automne 1978.

Les premières années sont celles de l'apprentissage du journalisme scientifique, de la recherche de l'équilibre entre la vulgarisation, ou plutôt la communication, et la rigueur scientifique. Les journalistes adoptent styles et perspectives propres à leur métier, ce qui leur permet de proposer une critique, souvent liée à l'écologie ou à la santé. Plus avant dans les années 1970, le magazine connaît un grand succès, dont témoignent l'augmentation de ses ventes et la résonance de ses dossiers.

Québec Science passe sous la responsabilité des Presses de l'Université du Québec en 1979. La revue est alors prospère; en 1980, le magazine est vendu à plus de 25 000 exemplaires, dont 20 000 par abonnement. Les années 1980 sont plus difficiles à cause de la crise économique. Luc Chartrand pratique le journalisme d'enquête pour la revue, dont l'équipe de rédacteurs se renouvelle. On assiste ainsi à l'arrivée de Gilles Drouin, Bernard Giansetto, Claude Forand, Louise Desautels, François Goulet et Vonik Tanneau. Québec Science produit des articles sur les sujets de l'heure : pluies acides, sida, biotechnologies.

Au tournant des années 1990, le magazine fait davantage appel à des collaborateurs externes - journalistes, professeurs et scientifiques. Le cégep de Jonquière devient l'éditeur de la revue. Il en gardera la charge jusqu'au transfert de Québec Science à Vélo Québec en 2008.

Au moment de l'arrivée, en 1994, du rédacteur en chef actuel, Raymond Lemieux, le magazine est encore en difficulté financière. Il connaîtra cependant une relance, fort de la visibilité engendrée par la publication, depuis février 1993, d'un numéro spécial sur les découvertes scientifiques de l'année au Québec. Québec Science devient le premier média québécois à se trouver sur Internet, ce qui lui offre un rayonnement international. Le magazine surfe sur cette vague, avec davantage de contenus et de grands reportages qui franchissent les frontières du Québec; il obtient un soutien accru du gouvernement québécois, ce qui lui permet de recomposer une équipe de journalistes : Catherine Dubé, Vincent Sicotte, Marie-Pierre Élie, Joël Leblanc viennent travailler pour la revue.

Québec science profite ensuite de l'engouement pour les avancées technologiques et s'attire de nombreux collaborateurs qui maintiennent le dynamisme de la revue.

Source :

LEMIEUX, Raymond, Il était une fois¿ Québec Science - Cinquante ans d'information scientifique au Québec, Québec / Montréal, MultiMondes / Québec Science, 2012, 165 p.

Éditeurs :
  • Québec :Les Presses de l'Université du Québec,1970-,
  • Montréal :Vélo Québec éditions inc.
Contenu spécifique :
Supplément 1
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Jeune scientifique
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Références

Québec science, 2001, Collections de BAnQ.

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PER CON i.:^1 & ¦ ¦r 'V LES GRANDS DOSSIERS -m /fit; &&VU >A vM:.¦: mm lHuFfa, REVOLUTION* DANS NOTRE VIE CAMTÉ C M \/ T D H M M C M C M T (Y i SANTE ENVIRONNEMENT AGRICULTURE • RECHERCHE ÉCONOMIE • IMPACTS dUUI 1 www.CyberSciences.com 773333200118 L^JnnovüfJon un?Quebec ei ei Ministère de la Recherche, de la Science et de la Technologie Science NOLOGIES UNE RÉVOLUTION DANS NOTRE VIE LES BIOTECHNOLOGIES Direction : Michel Gauquelin Coordination de la rédaction : Jeanne Morazain Rédaction : Anouk Gingras, Jeanne Morazain Graphisme : NormandBastien.com Pelliculage électronique et impression : Interweb Distribution en kiosques : Messageries Dynamiques Publicité : Carole Martin Tél.: (514) 843-6888 Téléc.:(514)843-4897 cmartin@QuebecScience.qc.ca Diffusion et promotion : Hélène Côté Adjointe administrative : Nicole Lévesque Publié par La Revue Québec Science 3430, rue Saint-Denis, bureau 300 Montréal (Québec) H2X 3L3 Tél.: (514) 843-6888 Télec.(514) 843-4897 courrier@QuebecScience.qc.ca CÉGEP de Jonquière Supplément au magazine Québec Science © La Revue Québec Science.Tous droits réservés.Dépôt légal : Bibliothèque nationale du Québec, Bibliothèque nationale du Canada, T'trimestre 2001, ISSN 0021-6127 Imprimé sur du papier contenant 50 % de fibres recyclées et 40 % de fibres désencrées (post-consommation) Abonnez-vous à Québec Science : 1 800 667-4444 Sur le coup, le séquençage du génome humain, annoncé en février 2001, a été perçu comme un véritable aboutissement.Il y avait de bonnes raisons de saluer ainsi cette réalisation exceptionnelle.Ce n'est pas tous les jours, en effet, qu'on réussit un travail aussi gigantesque, que se mobilisent des équipes de chercheurs un peu partout dans le monde, que des intérêts privés sont également dans la course.En plus, on a largement devancé l'échéance prévue! Il n'y a pas de doute, il s'agit d'une étape historique.Pour les scientifiques, la suite est encore plus passionnante.Car ces nouvelles connaissances ouvrent la porte - il faudra tout de même être patient - à des progrès importants en matière de diagnostic, de prévention, de traitement des maladies.Pour le monde des biotechnologie, le séquençage du génome humain est donc une étape clé qui, pour le domaine de la santé humaine, aura des conséquences de tout premier ordre.Cet événement, aussi important soit-il, ne doit toutefois pas reléguer dans l'ombre l'essor et le dynamisme remarquables d'autres secteurs dans lesquels on a recours aux biotechnologies.Avec ce Grand dossier sur les biotechnologies, Québec Science fait le point sur tous les progrès réalisés tant dans l'avancement de nos connaissances fondamentales - le séquençage du génome en étant le plus illustre exemple - que dans les multiples applications pour des domaines aussi variés que l'agriculture et l'alimentation, l'environnement, la santé.Ces champs d'intervention sont névralgiques pour notre planète, et l'espèce humaine en particulier.Il est donc tout à fait normal que la population, bien que constatant les avantages de nouveaux procédés et produits, pose des question sur les risques inhérents et souhaite avoir des réponses.Fidèle à sa mission de vulgarisation, Québec Science apporte donc, dans ce dossier, les faits qui permettront à chacun de mieux connaître et de mieux comprendre pour, en fin de compte, se forger une opinion éclairée.Michel Gauquelin REALISE AVEC LE SUPPORT DES ORGANISMES PARTENAIRES SUIVANTS : QuébecSS Ministère de la Recherche, de la Science et de la Technologie SGF Société générale de financement du Québec www.CyberSciences.com Le science et le sur Internet ¦ * ¦ Conseil national de recherches National Research Council I > I Canada Canada Institut de recherche Biotechnology Research en biotechnologie Institute Les biotechnologies / Printemps 2001 3 947782 Upfr La ville des biotechnologies au Québec I Le Parc scientifique et de haute technologie: la plus forte concentration d'entreprises de biotechnologie au Québec • L'INRS-Institut Armand-Frappier (microbiologie, biotechnologie, santé humaine) • Le Centre de biologie expérimentale • Le Centre québécois d'innovation en biotechnologie (CQIB) Pour nous rejoindre : 1555, boul.Chomedey, bureau 100, Laval (Québec) H7V 3Z1 Téléphone : (450) 978-5959 Télécopieur : (450) 978-5970 Internet : www.lavaltechnopole.qc.ca Courriel : info@lavaltechnopole.qc.ca LAVAL TECHNOPOLE UNE RÉGION D'ENTREPRISES DE QUALITÉ MONDIALE SOMMAIRE 6 L'univers des biotechnologies LES FRONTIÈRES TOMBENT Une invasion inéluctable qui est due à la convergence de disciplines en plein essor et qui provoque de plus en plus de questions parmi la population.3 Biotechnologies LES SCIENCES DE LA VIE Le génie génétique évolue à une vitesse vertigineuse, s'alliant à des disciplines telles que la microbiologie, la biochimie, la biologie moléculaire, l'informatique.Thérapie génique, production d'OGM et clonage ont la vedette.14 Économie LA COURSE AU CAPITAL Le Québec maintient une position enviable dans le monde des biotechnologies mais la concurrence est vive.La capital de risque va surtout à la santé tandis qu'on manque de personnel qualifié en recherche et en gestion.22 Santé LES PROMESSES DU GÉNOME HUMAIN Les biotechnologies jouent un rôle de premier plan en santé.Grâce au récent séquençage du génome humain, une nouvelle ère s'ouvre.Des percées majeures se profilent déjà sur les fronts de la vaccination, du diagnostic et du traitement.31 Agroalimentaire UNE EFFERVESCENCE TOUS AZIMUTS Amélioration des espèces, hausse des rendements, transformation des aliments sont autant de champs d'intervention spectaculaires des biotechnologies. Sans oublier leur contribution à la santé des aliments et les questions des consommateurs.37 Environnement LE SECOND SOUFFLE Produits et procédés biotechnologiques sont plus que jamais appelés à connaître une belle croissance car nous voulons des usines avec zéro impacts, une production agricole propre, des produits biodégradables, ou encore la valorisation des forêts et de la biomasse.41 Nouveaux horizons À LA RECHERCHE DU MIEUX-ÊTRE A ne pas confondre avec les OGM, les aliments fonctionnels, les nutraceutiques et les cosméceutiques connaissent un développement exceptionnel grâce aux efforts des chercheurs, des compagnies pharmaceutiques et des industries agroalimentaires.46 Enjeux LA DÉBAT PUBLIC EST LANCÉ Avec le clonage humain à portée de main et la controverse grandissante sur les organismes génétiquement modifiés, une réflexion en profondeur est amorcée.Elle devrait déboucher sur un véritable débat public alimenté par des études et une information indépendantes.LES BIOTECHNOLOGIES SUR INTERNET Le grand dossier « Les biotechnologies, une révolution dans notre vie » est disponible sur Internet à : www.CyberSciences.com/biotech Une version en langue anglaise est également offerte à : www.CyberSciences.com/biotech/en Les biotechnologies / Printemps 2001 5 l’univers des biotechnologies LES FRONTIERES PAR JEANNE MORAZAIN TOMBENT L} année 2000 passera à l'histoire comme étant A celle du séquençage du génome humain.Carte génétique de l'espèce en mains, les chercheurs doivent maintenant s'attaquer à la tâche de déterminer les protéines pour lesquelles chaque gène code, d'établir les relations entre elles, d'identifier les signaux qu'utilise notre corps pour ordonner aux cellules de croître, de se différencier, de muter ou de mou- y rir.Cette tâche gigantesque corn- y plétée, dans dix à vingt ans sinon | plus, ils seront sans doute en mesure d'activer nos propres systèmes internes de défense, de réparation et de régénération.Le séquençage du génome humain et des autres génomes décodés ou en voie de l'être est le point de départ de mille et une pistes qui nous permettront de mieux diagnostiquer, traiter et prévenir la maladie.Ces pistes conduisent au cœur de la biotechnologie ou mieux des biotechnologies, c'est-à-dire de l'ensemble des technologies qui ont en commun l'utilisation de molécules vivantes.Les molécules interagissent de façon très spécifique.Il est donc possible de planifier des interventions sur mesure, aux résultats prévisibles.C'est là toute la force des biotechnologies : elles permettent de cibler des problèmes précis et de limiter les effets secondaires ou indésirables.Les biotechnologies révolutionnent bien plus que l'industrie pharmaceutique.Les secteurs de l'agroalimentaire, de l'environnement, des cosmétiques seront aussi profondément bouleversés sans compter que de nombreux procédés dans toutes les industries abandonnent la voie chimique pour adopter la voie enzymatique.Progressivement, les barrières sectorielles s'estompent.Aliments et produits cosmétiques acquièrent des propriétés jusqu'ici réservées aux seuls médicaments, donnant naissance à de nouvelles disciplines telles que la nutraceutique et la cosméceutique.Une même plate-forme technologique a des applications dans plusieurs secteurs à la fois.L'ampleur et la complexité des données génomiques et protéomiques à traiter sont à l'origine d'une nouvelle science, la bioinformatique.6 Les biotechnologies / Printemps 2001 La convergence ira plus loin encore.La rencontre de la biologie moléculaire et de l'électronique débouche sur l'électronique moléculaire et les ordinateurs biologiques.Un mariage entre les biotechnologies et les nanotechnologies se profile également, qui révolutionnerait toutes nos façons de faire.L'abolition des frontières sectorielles, technologiques et disciplinaires a des répercussions sur le terrain.Les mêmes multinationales sont actives sur plusieurs fronts.Les firmes de biotechnologies vendent des licences d'exploitation des technologies qu'elles mettent au point à plusieurs sociétés et s'engagent parallèlement avec divers partenaires.Les géants de l'informatique montent à bord.IBM a une filiale IBM Life Sciences qui multiplie les alliances avec des sociétés biotechnologiques intéressées aux protéines humaines.L'invasion des biotechnologies semble inéluctable.Difficile toutefois de ne pas voir les nuages noirs sur l'horizon.La population est inquiète.Elle craint les excès.Elle s'interroge.Quel est l'impact de ces manipulations du vivant sur la santé, l'environnement, la société?Elle se méfie des déclarations rassurantes des entreprises comme de celle des gouvernements.Elle refuse de se laisser entraîner dans des avenues à sens unique.Faisant écho à ces préoccupations, les gouvernements se tournent vers les experts.Le gouvernement canadien a demandé à la Société Royale du Canada de se pencher sur l'acceptabilité des biotechnologies alimentaires.Le rapport rendu public le 5 février 2001 recommande la prudence en attendant la production d'évaluations rigoureuses faites par des évaluateurs et des chercheurs indépendants, dans un contexte de transparence.Ces recommandations valent pour l'ensemble des biotechnologies.De son côté, la Politique québécoise de la science et de l'innovation, déposée en début d'année 2001, prône la mise sur pied d'un réseau international en bioéthique pour favoriser la réflexion et l'échange.Les débats entourant les biotechnologies ne font que commencer.Espérons qu'ils se poursuivront dans un contexte serein où les faits, une fois cautionnés par des autorités au-dessus de tout soupçon, l'emporteront sur l'émotion.• J w Pour plus d'information : CQVB Édifice Le Delta II 2875, boul.Laurier Bureau 620 Sainte-Foy (Québec) G1V 2M2 © (418) 657-3853 © (418) 657-7934 © cqvb@cqvb.qc.ca © www.cqvb.qc.ca ! Éfel UN CATALYSEURI POUR LE TRANSFERT DES RÉSULTATS DE RECHERCHE ¦ le Centre québécois de valorisation des biotechnologies (CQVB) est un centre de liaison et de transfert qui a pour mission de stimuler et d'accélérer l'exploitation industrielle et commerciale des résultats de recherche, par le partenariat et le travail en réseau, par le soutien à l'innovation et par le développement d'entreprises technologiques.Le CQVB œuvre dans plusieurs domaines de la biotechnologie : bioénergie, bioassainissement, bioproduits, biocides, biosoins et bioalimentaire.Le CQVB a accompagné, dès le prédémarrage, plus d’une trentaine d’entreprises technologiques qui misent sur le transfert des compétences des universités québécoises et des centres de recherche gouvernementaux.En voici quelques exemples : Fractionner pour mettre en valeur En 1992, le professeur Esteban Chornet de l’Université de Sherbrooke fondait une entreprise basée sur les résultats de ses recherches et de son équipe.Kemestrie inc.est aujourd'hui une entreprise publique qui développe et commercialise ses technologies et son savoir-faire dans le domaine du fractionnement de la biomasse et des macromolécules naturelles.La luzerne comme usine vivante Medicago inc.fait de la moléculture.Son objectif : transformer la luzerne en usine à molécules pour produire des éléments bioactifs utiles pour la santé humaine, la nutrition et la santé animales, les nutraceutiques, les cosméceutiques et les enzymes de transformation (biomatériaux, recyclage).Louis P.Vézina, son directeur scientifique, travaillait auparavant pour Agriculture et Agroalimentaire Canada, dont Medicago a obtenu une importante licence exclusive.: Transformer le lisier en or En partie grâce à l'application d'une technologie issue de l'École polytechnique et de l'achat de licences étrangères, la compagnie Envirogain inc.est une entreprise privée qui a comme mission première de développer, commercialiser et implanter des technologies et des solutions intégrées de traitement à la ferme des lisiers et de valorisation agronomique pour tous les types d'effluents tels que les boues agricoles, industrielles et municipales.Un anticorps pour gérer les troupeaux_____________________________ Solution Recherche inc.fut fondée en 1995 par M.Paul Rouillier, un diplômé du 3e cycle de l'Université Laval.Sa mission est de développer, manufacturer et exploiter de nouvelles technologies d'analyses diagnostiques dans le secteur de la reproduction.Elle commercialise une trousse de diagnostic pour les ruminants, en particulier les bovins (DG29), qui permet de confirmer la gestation à partir du 29e jour après l’insémination.¦.Une enzyme pour éliminer le CCL Une entreprise dérivée d'une firme de génie-conseil et de chercheurs de l'Université Laval, CCL Solution inc., développe et commercialise des équipements visant le recyclage et la valorisation du gaz carbonique (CO2), l'un des plus importants gaz à effet de serre, phénomène en grande partie responsable du réchauffement de la planète.Elle développe un prototype expérimental de bioréacteur enzymatique pour le traitement du CO2 en applications industrielles et commerciales.Emballer avec du lait________________________ BioEnvelop Technologies inc.est une entreprise publique qui conçoit, fabrique et distribue des solutions d'enrobage et des pellicules d'emballage biodégradables, à partir de protéines laitières sous-utilisées en se basant sur une biotechnologie brevetée par l'INRS-IAF.Ses produits d'enrobage et d'emballage biodégradables s'adressent principalement au secteur de l'alimentation.cods parLenaire de la bio« innouat-ion 'HTvT: ¦ ;!vlv.vi j >] (îtechnolog PAR ANOUK GINGRAS LES SCIENCES DE LA VIE epuis la découverte révolutionnaire de la structure générale de l'ADN en 1953, le génie génétique - qui permet de modifier les organismes vivants en altérant leurs gènes - évolue à une vitesse vertigineuse, s'alliant au passage à de nombreuses autres disciplines telles que la microbiologie, la biochimie, la génétique, la biologie moléculaire, l'informatique.Sans ces alliances, la biotechnologie qui, comme son nom l'indique est le mariage entre la science des êtres vivants - la biologie - et un ensemble de techniques nouvelles, ne serait pas ce qu'elle est devenue aujourd'hui.VOYAGE AU CŒUR DE L'INFINIMENT PETIT Les micro-organismes n'ont pas pour seule fonction de nous rendre malades! Ils sont aussi très utiles devenant, ici, un agent de fermentation, là, un producteur d'antibiotiques ou de vaccins, ou même un agent de dépollution.La microbiologie étudie ces minuscules êtres vivants que sont les bactéries, les virus, les protozoaires et les champignons microscopiques.Son objectif : apprendre à les contrôler, à annihiler leurs effets négatifs pour exploiter au maximum leur potentiel bénéfique.La microbiologie collabore avec la biochimie pour comprendre les processus chimiques des organismes vivants, les grands comme les petits, et avec la génétique pour déterminer leur identité par le décodage de leur ADN.Les êtres vivants sont formés de cellules qui, elles, se composent de molécules.La biologie moléculaire analyse cet univers de l'infiniment petit et plus particulièrement l'ADN ou acide désoxyribonucléique, sans aucun doute l'une des molécules les plus importantes chez les êtres vivants.Toutes les cellules vivantes abritent 8 Les biotechnologies / Printemps 2001 des molécules d'ADN.Seuls quelques virus, dont le matériel génétique renferme uniquement de l'acide ribonucléique (ARN), font exception.Les cellules humaines comme celles de la majorité des êtres vivants contiennent à la fois de l'ADN et de l'ARN.Construit de deux brins complémentaires réunis en une structure spiralée nommée double hélice, l'ADN représente en quelque sorte la carte d'identité de la cellule.La chaîne d'ADN obéit à un code de quatre lettres, A, T, G et C, pour adénine, thymine, guanine et cytosine, les quatre bases de l'ADN.L'ordre des lettres - AGAATCGATCGATTCT par exemple - traduit l'information nécessaire à la construction de la cellule.Cette séquence ne représente toutefois qu'une infime partie de l'ADN d'une cellule qui, chez l'humain, contient 3,1 milliards de paires de bases (elles viennent par paire à cause de la double hélice).Le séquençage d'un génome, qu'il soit humain, animal ou bactérien, consiste justement à établir l'ordre de ces bases.La génétique, c'est bien sûr l'étude des gènes, ces segments sur la chaîne d'ADN qui définissent un individu.D'une certaine façon, ils forment les « mots » de la longue phrase composée des lettres A, T, G et C de l'ADN.Ils renferment l'information essentielle à la fabrication des protéines, chaque gène détenant le code pour la fabrication de protéines.Le séquençage du génome humain a mis au Modélisation 3D de la double hélice de l'ADN.A gauche, photo microscopique de chromosomes.jour environ 30 000 gènes chez l'humain.C'est beaucoup moins que ce qui était estimé par les scientifiques.Bien que chacune des cellules d'un organisme possède l'ensemble des gènes qui définissent cet organisme, seule une infime partie de ces gènes entre en activité dans une cellule donnée.Par exemple, une cellule de l'œil exprimera les gènes conférant sa couleur à l'iris, alors que certains des gènes actifs du globule rouge engendreront les protéines de transport de l'oxygène dans le sang.Lorsque l'ADN contient un gène actif défectueux, la protéine exprimée sera anormale, voire absente, entraînant des maladies génétiques.Photocopieuse moléculaire - La réaction de polymérisation en chaîne permet de multiplier très rapidement un fragment d'ADN.Elle est basée sur un principe très simple : les deux chaînes de la double hélice d'ADN à multiplier sont séparées par chauffage.Après refroidissement, une enzyme, la polymérase, reconstruit une double hélice à partir de chaque brin.Un fragment d'ADN donne donc deux fragments d'ADN identiques.Il suffit ensuite de recommencer le cycle chauffage/refroidissement pour obtenir quatre fragments identiques, puis huit, puis seize, etc.Malgré l'annonce faite en grandes pompes, le 26 juin 2000, du séquençage complet du génome humain, des années en avance sur toutes les prévisions, il reste encore beaucoup à accomplir.Puisque l'ordre des bases de l'ADN humain est aujourd'hui établi, il importe maintenant d'identifier les différents gènes qui le composent et de déterminer leur fonction.Une nouvelle science prend donc le relais de la génomique: la protéomique, qui déterminera le rôle de chacune des protéines produites par chacun des gènes.Il faudra plusieurs années, des dizaines peut-être, pour percer tous les mystères des protéines humaines.Le génome humain n'est pas le premier à avoir été séquencé.Avant lui, plusieurs organismes ont vu leur séquence d'ADN mise à nu et notamment des bactéries : Les biotechnologies / Printemps 2001 9 LES BIOTECH NOLOGIES ADN : acide désoxyribonucléique.Longue molécule enroulée en spirale qui contient l'information génétique et compose les gènes.ARN : acide ribonucléique.L ARN est l'exécutant de l'ADN.C'est lui qui décode puis suit les instructions contenues dans l'ADN, soit de réguler la synthèse de protéines.Il n'est formé que d'un des deux barreaux de l'ADN.ADN recombinant : molécule d'ADN obtenue par recombinaison de fragments d'origines différentes.Agrobactérium : bactérie naturelle souvent utilisée pour transférer des gènes dans les plantes.Anticorps monoclonal : anticorps qui reconnaît un type précis d'antigène et qui peut donc être utilisé comme outil diagnostic d'une maladie particulière.Antigène : substance (un virus, une bactérie) qui provoque une réponse du système immunitaire sous la forme d'anticorps.Bases (ou nucléotides) : constituantes des « barreaux » de « l'échelle » d'ADN.Il existe quatre types de nucléotides : l'adénine (A), la thymine (T), la guanine (G) et la cytosine (C).L'ordre dans lequel ces milliers de lettres sont agencées constitue un gène, qui a une fonction précise dans la cellule.Bioprocédé : procédé de production mettant en œuvre des organismes vivants, des parties de ces organismes (ex.: certaines cellules) ou des produits de ces organismes (ex.: des enzymes).Carte génétique : représentation graphique de la position des gènes sur un chromosome.Cellule souche : cellule non spécialisée.Un message chimique amène ces cellules à se transformer en cellules du foie, des yeux, du sang, de la peau, ou en toute autre cellule bien définie qui compose un être vivant.Chromosome s unité du génome portant un grand nombre de gènes, située dans le noyau cellulaire.Chaque chromosome est constitué d'une très longue molécule d'ADN et d'une masse équivalente de protéines.Les 46 chromosomes de la cellule sont des bâtonnets répartis en 23 paires.Ils sont visibles seulement pendant la division cellulaire.Clonage : méthode de multiplication cellulaire in vitro permettant d'arriver à des copies exactes de la cellule sélectionnée.A partir du noyau d'une seule cellule, on peut cloner un être vivant complet.Cytoplasme : sorte de gelée qui entoure le noyau des cellules.Enzyme : protéine qui agit comme un catalyseur en accélérant les réactions biochimiques.10 Les biotechnologies / Printemps 2001 : DE A À Z Expression : processus par lequel l'information génétique contenue dans l'ADN est convertie en protéines à l'intérieur de la cellule.On dit qu'un gène s'exprime ou code pour une protéine particulière.Gène : segment d'ADN comprenant l'information nécessaire à la production de protéines.Génie génétique : ensemble des techniques permettant de modifier le bagage héréditaire d'une cellule par la manipulation de gènes in vitro.Génome : ensemble des gènes.Marqueur d'ADN : petit morceau d'ADN utilisé pour repérer une séquence spécifique de bases à l'intérieur d'un plus grand morceau.Microinjection : technique, exécutée sous microscope, permettant d'injecter, à l'aide d'une aiguille très fine, du matériel génétique ou un autre composé à l'intérieur d'une cellule.OGM : organisme génétiquement modifié par manipulation d'ADN.Oncogène : se dit des gènes essentiels à la vie, mais mortels lorsqu'ils subissent une mutation.La cellule en contient plus d'une centaine.Les oncogènes peuvent bouleverser l'activité de la cellule, qui se multipliera ensuite anormalement et causera un cancer.Protéine : grosse molécule formée d'acides aminés qui s'enchaînent dans un ordre particulier, déterminé par la séquences de bases du gène codant pour cette protéine.Les protéines jouent un rôle majeur dans la structure, la fonction et la régulation des diverses cellules de l'organisme.Elles se classent en différentes familles, telles que les hormones, les anticorps, les enzymes.Recombinant : l'ADN recombinant est formé par de l'ADN provenant de deux organismes différents ou plus.Par extension, l'adjectif recombinant désigne toute molécule fabriquée à partir d'un organisme dont l'ADN a été modifié (ex : vaccin recombinant).Thérapie génique : insertion directe d'un gène normal dans des cellules pour corriger une anomalie.Transgénique : qualifie un organisme dont le génome a été modifié et contient de l'ADN d'un autre organisme.Vecteur : désigne une substance utilisée pour transférer de l'ADN d'un organisme à un autre.Virus : micro-organisme qui ne comprend pas de cellules et qui ne peut se reproduire qu'en s'insérant dans une cellule hôte et en détournant son mécanisme de reproduction à son profit.Hæmophilus influenzæ, responsable d'otites et de méningites, Vibrio chole-rae, cause du choléra, Mycobacterium tuberculosis, agent de la tuberculose et Saccharomyces cerevisiæ, levure du pain, de la bière et du vin.Le premier animal dont le génome a été complètement séquencé est un ver microscopique Cænorhabditis elegans.La mouche Drosophila melanogaster, utilisée abondamment en génétique, avait aussi révélé pratiquement tous ses secrets.Bien sûr, le génome de tous ces petits êtres est moins complexe que celui de l'humain, donc physiquement moins long et plus rapide à décoder.LES OUTILS DE LA BIOTECHNOLOGIE Les chercheurs disposent de plusieurs outils pour effectuer cette tâche fastidieuse de décodage de génomes.La technique de base consiste à utiliser des enzymes de restriction, produites par certaines bactéries.Une fois isolées, ces enzymes, sorte de ciseaux à ADN, découpent WK*. l'ADN en plusieurs segments, se chevauchant en plusieurs endroits.Chacun des morceaux d'ADN est ensuite séquencé base par base, puis réassemblé en utilisant comme référence les chevauchements.Ce réassemblage requiert de puissants ordinateurs : le traitement d'une telle quantité de données par des humains serait interminable ! Autres outils indispensables à l'élaboration des cartes génétiques, les marqueurs génétiques fournissent des points de repère sur l'ADN.Ces repères sont les petites variations que l'on observe dans l'ADN lorsqu'on compare entre eux les individus d'une même espèce.Pour localiser ces marqueurs, les généticiens analysent l'ADN d'individus provenant d'une même famille, la plus grande et la plus complète possible.Du fait de l'hérédité, certaines variations génétiques se retrouvent chez tous les membres de cette famille.Dans une autre famille, ce sont d'autres variations qui seraient repérées.Les techniques de localisation de ces marqueurs génétiques font appel à un procédé découvert à la fin des années 1980, la réaction de polymérisation en chaîne (PCR), qui a révolutionné la biologie moléculaire (voir capsule).Depuis le premier séquençage d'un organisme vivant indépendant en 1 995 (Haemophilus influenzæ), les outils ont été perfectionnés.Ainsi, l'Institute for Genomic Research (TIGR) des Etats-Unis a mis au point une technique qui cible uniquement les gènes et laisse de côté les bases qui ne font pas partie d'un gène.Le séquençage du génome s'en trouve accéléré.Les premiers efforts de thérapie génique datent d'une dizaine d'années déjà.Cette approche repose sur l'identification du ou des gènes associés à chacune des maladies et propose de remplacer le « mauvais gène » par le gène normal.L'ADN « guérisseur » est inséré dans un vecteur, le plus souvent un virus dont le matériel génétique a été modifié.Une fois injecté au patient, ce vecteur se charge d'introduire l'ADN à l'intérieur des cellules ciblées.Séduisante dans son principe, cette approche n'est pas si simple dans la pratique.En effet, l'ADN ^ mmk Mu I É L É C O M M U N IG AT IONS //^ A ÜKO S^VVT I ALL // BIOT IC II N O I O G I E ET l’Il A R M A C EU T IQ.U E Saint-Laurent Montréal métropolitain LINE ADRESSE DE PRESTIGE lin lieu de SAVOIR-FAIRE Le plus important complexe canadien dédié à la R&D.il connaît actuellement la croissance la plus rapide en Amérique du Nord.SlralégiQuement situé au cœur de Elle de Montréal, à proximité de l’aéroport international, du centre-ville, île 4 universités et de T50 centres de recherche.Communauté d'affaires qui privilégie les entreprises dans des domaines de pointe: aérospatiale, télécommunications.biotechnologie et pharmaceutique.parce Que l’avenir est ici ! Que vous préfériez être propriétaire ou locataire, nous voies ollrons des infrastructures ultramodernes en harmonie avec un cadre naturel enchanteur.Informe/ vous au sujet de nos projets M S PARIBKAIRtS I INANCIF.RS OU I I CHNOI’ARC SAINT l AURHNI \ cIL’S CU maill.S*LiM Fiducie Li Caisse de Retraite d'Hydro-Québec l'AUUNI IMIAII /•Mr.tivnntjtrfUK » 514-956-2525 0AWE A- AstraZenec^^ Q A^ïïi.tltinSSÜî' J hio woia inTetlwax THALES The«atct»x4o>>rs VV WW Ttc II NO P ARC.COM / / I N r O « T r.C II N O I» A K C .C O M Les biotechnologies / Printemps 2001 1 1 guérisseur ne s insère pas toujours à l'en droit voulu et, quand il le fait, le nouveau gène n'exprime pas nécessairement la protéine pour laquelle il code.Agrobacterium, une bactérie habituée à percer, pour son propre compte, la membrane de cellulose très solide qui entoure les cellules végétales.LA PRODUCTION D'OGM Les généticiens ont appris au fil du temps à intervenir dès le stade embryonnaire et à produire des organismes génétiquement modifiés (OGM).La technique varie selon que l'organisme à altérer est de nature animale, végétale ou bactérienne.Chez les animaux, on procède généralement par microinjection : le nouvel ADN est inséré dans une cellule embryonnaire à l'aide d'une fine aiguille, sous la lentille du microscope.Des enzymes se chargent de couper l'ADN au bon endroit de façon à permettre l'insertion.La microinjection pourrait remplacer peu à peu les méthodes de transgénèse classique de production d'animaux transgéniques car il est plus simple de cloner un animal dont les gènes ont déjà été modifiés.Avec les plantes, deux techniques sont utilisées.La première fait appel à Agrobacterium, une bactérie habituée à percer, pour son propre compte, la membrane de cellulose très solide qui entoure 1*1 Conseil de recherches en sciences Natural Sciences and Engineering naturelles et en génie du Canada Research Council of Canada Canada Faites équipe.et savourez votre réussite! Le CRSN G favorise l'établissement de partenariats entre les universités et les entreprises.Etes-vous en quête de résultats de recherche qui présentent un potentiel commercial?Le Programme de partenariats technologiques (PPT) vise à aider les petites et moyennes entreprises à faire équipe avec des chercheurs universitaires en vue de transformer une idée nouvelle ou une innovation en un succès commercial.Destinées tant aux entreprises en démarrage qu'aux entreprises établies, les subventions accordées dans le cadre de ce programme peuvent couvrir jusqu'à la moitié du coût total d'un projet.Pour en connaître davantage sur le PPT, consultez le site Web du CRSNG à l'adresse www.crsng.ca.12 Les biotechnologies / Printemps 2001 Investir dans les gens, la découverte et l'innovation les cellules végétales.Dans un premier temps, les chercheurs remplacent les agents pathogènes d'Agrobacterium par des segments d'ADN qui donneront à la plante les propriétés souhaitées.Ensuite, ils introduisent la bactérie dans la cellule de la plante où elle se propagera en lui transmettant le nouveau gène.La deuxième technique est celle du canon à particules qu'on appelle aussi technique biolistique.De minuscules particules métalliques enrobées des gènes voulus bombardent littéralement les cellules afin de pénétrer à l'intérieur de la cellule et de lui transmettre le caractère recherché.Enfin, chez les bactéries, les chercheurs utilisent les plasmides, de petits segments circulaires naturels d'ADN.Indépendants de l'ADN principal, ces segments peuvent être facilement retirés de la cellule, puis modifiés par addition d'un nouveau gène avant d'être réinsérés.LE CLONAGE Le clonage de la brebis Dolly en 1997, par des chercheurs de l'Institut Roslin en Ecosse, a eu l'effet d'une bombe.Pour la première fois, un mammifère était cloné à partir d'une cellule adulte.Dans le cas de Dolly, la cellule provenait du pis de la brebis dont elle est maintenant la réplique exacte.Par des impulsions électriques, cette cellule mammaire a été incitée à se fusionner avec une cellule reproductrice.Cette deuxième cellule, un ovule non fécondé issu d'une autre brebis adulte, avait préalablement été vidée de son propre ADN.Les cellules fusionnées ont formé une cellule totipotente, c'est-à-dire non spécialisée et prête à se diviser pour former un organisme complet.Les cellules souches volent peu à peu la vedette à la fusion de cellules, parce qu'on sait maintenant les cultiver en laboratoire sans qu'elles perdent leur caractère totipotent.Durant les sept premiers jours de sa vie, l'embryon humain est composé exclusivement de cellules souches, toutes identiques.Ce n'est que par la suite que les cellules se spécialisent et deviennent des cellules du foie, de l'estomac, des yeux, de la peau, du sang, etc.Depuis 1 999, des chercheurs ont découvert des cellules souches non embryonnaires dans la moelle osseuse, la rétine, le foie, le cerveau, la peau.Les chercheurs tentent maintenant de programmer ces cellules spécialisées afin qu'elles se différencient selon ce qu'ils souhaitent.La biotechnologie est en grande partie redevable à la génétique de ses succès récents.Le séquençage du génome humain inaugure une nouvelle ère dans la recherche pharmaceutique.Des médicaments plus efficaces peuvent désormais être envisagés, puisque la connaissance du génome humain offre la possibilité de cibler le ou les quelques gènes directement associés à une maladie.L'ère des découvertes « au hasard », par essais et erreurs, sera bientôt révolue.• Des ressources pour agir YftXZ,-* * XXJM t J±_ rsêJj.4 * ^ i de Un incontournable de la technorégion de la Capitale nationale Une adresse de prestige Nos partenaires 1*1 Québec SS Opiuî» PARC TECHNOLOGIQUE DU QUÉBEC MÉTROPOLITAIN Canada www.parctechno.qc.ca Téléphone : 418.650.2210 Télécopieur : 418.650.2209 2750, rue Einstein, bureau 390 Sainte-Foy (Québec) GIP 4R1 Ville de Sainte-Foy sa "qüébet Les biotechnologies / Printemps 2001 13 économie PAR JEANNE M O R A Z A I N L} année 2000 s'est terminée sur une triste note : le joyau des firmes bio-J technologiques québécoises, BioChem Pharma, a été vendu à la société britannique Shire Pharmaceuticals.La transaction a suscité étonnement, incompréhension et amertume.On s'attendait davantage à une acquisition de la part de BioChem, non à sa fusion avec une entreprise oeuvrant dans des avenues de recherche aussi différentes et avec laquelle la synergie paraît peu évidente.L'aide gouvernementale dont a profité BioChem Pharma lors de sa création en 1 986 rend la pilule encore plus amère.Ce qui est fait, est fait.L'événement s'inscrit dans une vague mondiale de fusions et d'acquisitions qui modifie constamment le profil de l'industrie biopharmaceutique.En janvier 2000, Glaxo Wellcome fusionnait avec SmithKline Beecham.La nouvelle entité se hissait ainsi au premier rang mondial de l'industrie avec des investissements annuels en recherche et développement (R&D) de 4 milliards de dollars américains.Trois semaines plus tard, la fusion de Pfizer et de Warner Lambert la refoulait au deuxième rang.Le budget annuel de R&D du nouveau leader est de 4,5 milliards.LES BIOTECHNOLOGIES À LA RESCOUSSE DU PHARMACEUTIQUE Dans son rapport 2000 sur l'industrie biotechnologique aux Etats-Unis, Ernst & Young associe ces méga-transactions à la crise de productivité que connaissent les compagnies pharmaceutiques.Ces dernières commercialisent actuellement un nouveau médicament tous les 27 mois.En fait, il leur faudrait en lancer deux sinon trois par année pour s'assurer une croissance annuelle supérieure à dix pour cent, compte tenu des coûts de développement d'un médicament qui avoisinent les 400 millions de dollars américains.LA COURSE Les biotechnologies apparaissent de plus en plus comme la planche de salut des compagnies pharmaceutiques avec leur promesse d'une nouvelle classe de médicaments à base de molécules humaines (gènes, protéines ou anticorps) capables de régénérer les tissus endommagés par l'âge, la maladie ou un traumatisme.Déjà, une part importante des 26 milliards de dollars américains que dépensent annuellement en R&D les compagnies pharmaceutiques sert à commanditer les recherches des firmes de biotechnologie.Il faut s'attendre à voir se multiplier les alliances, voire les fusions, entre les compagnies pharmaceutiques et les sociétés de biotechnologie.« Cette convergence était prévisible, affirme Claude Bismuth de chez Ernst & Young à Montréal.Les compagnies pharmaceutiques ont besoin d'augmenter leur pipeline de produits avant l'expiration de leurs brevets.Grâce aux économies d'échelle et au renouvellement de leurs revenus, elles pourront soutenir leurs efforts de R&D.» De leur côté, les firmes de biotechnologie attendent de plus en plus longtemps avant de s'adjoindre des partenaires et, lorsqu'elles le font, elles conservent davantage de droits ou accordent des licences non exclusives sur les technologies qu'elles ont mises au point.Il faut dire que les sociétés biotechnologiques, celles du domaine pharmaceutique à tout le moins, ont le vent dans les voiles sur les marchés boursiers.Aux Etats-Unis, au cours du premier semestre 2000, 1 9 compagnies se sont inscrites à la Bourse pour la première fois.Globalement, elles ont recueillies 2,2 milliards de dollars américains pour une récolte moyenne par entreprise de 1 14 millions.Les compagnies établies ont aussi bien fait : Genentech a obtenu 2,1 milliards et Celera, 983 millions.AU CAPITAL À une échelle infiniment moindre, les firmes de biotechnologie québécoises ont profité de cet engouement.Plusieurs ont réussi leur premier appel public à l'épargne.Nexia et Cryocath ont recueilli chacune 40 millions, Neurochem 30 millions, ConjuChem etGlyco Design, 25 millions.De son côté, Caprion Pharmaceuticals a battu des records avec un financement privé de 52,5 millions.14 Les biotechnologies / Printemps 2001 DEMARRAGES DIFFICILES L'inscription en Bourse arrive relativement tard dans la vie d'une entreprise de biotechnologie.La plupart de ces sociétés éprouvent de sérieuses difficultés à financer leur démarrage et leur R&D initiale.« Bien qu'elles aient les mêmes dépenses, nos firmes de biotechnologie vont chercher entre 2 et 5 millions lors d'une première ronde de financement sur le marché du capital de risque contre 12 à 15 millions pour leurs rivales américaines », constate Perry Niro, directeur général de Bio Québec, l'association québécoise des bio-industries.Le capital disponible est surtout institutionnel, le capital de risque privé se faisant rare.Frileux, les fonds institutionnels n'offrent pas de garanties à long terme, une situation qui inquiète Claude Bismuth : « Les gestionnaires passent leur temps à faire des représentations auprès des marchés financiers au lieu de gérer l'entreprise afin de tirer le maximum de chaque dollar investi.» Le président-directeur général de l'Insti- tut de recherche en biotechnologie (IRB), Michel Desrochers, partage cette inquiétude.« L'absence de financement à long terme et la sous-capitalisation, en plus d'entraîner une perte énorme d'énergie, font de nos entreprises biotechnologiques des proies faciles, explique-t-il.Faute de soutien, on vend trop tôt les résultats de la recherche de sorte que notre capital intellectuel et humain, la propriété de ce que nous avons bâti, nous échappe.» Bernard Coupai, président de T2C2Bio, un fonds de capital de risque spécialisé dans le démarrage d'entreprises, se dit prêt à « accompagner les entreprises plus longtemps pour les amener à un niveau plus intéressant pour les investisseurs ».Il croit, par ailleurs, que les entreprises biotechnologiques doivent chercher à créer de la valeur le plus rapidement possible en concluant des alliances stratégiques avec de grands groupes.« La valeur, c'est le premier argument pour convaincre les investisseurs », précise-t-il.Pour empêcher que nos entreprises ne soient condamnées « à toujours recom- mencer », Perry Niro suggère d'instaurer, pour les investissements en biotechnologie, un régime fiscal incitatif comparable à celui des actions accréditives dans le secteur des ressources.DES POINTS SENSIBLES Les secteurs de l'agroalimentaire et de l'environnement auraient bien besoin de tels coups de pouce.La santé accapare actuellement 95 % du capital de risque, estime Bernard Coupai.C'est dire les difficultés que rencontrent les entreprises biotechnologiques des autres secteurs.La controverse entourant les organismes génétiquement modifiés risque de faire fuir encore davantage les capitaux.Serge Hébert, directeur général de BioAgral, un organisme promoteur de la technopole agroalimentaire de Saint-Hyacinthe, n'hésite pas à parler de crise et même, de moratoire : « On nage en pleine confusion.On mélange tout : la maladie de la vache folle, les organismes génétiquement modifiés, les profits des multinationales.On ne fait confiance ni aux politiciens, ni aux scientifiques jugés trop dépendants des multinationales.Peut-être est-ce le temps de prendre une pause, d'attendre d'avoir des résultats scientifiques acceptables ?» Les investisseurs sont très sensibles à l'environnement dans lequel évoluent les firmes qu'ils songent à financer.L'industrie déplore le climat permanent d'incertitude entourant l'application des droits sur les brevets.Elément de réponse, la Politique québécoise de la science et de la technologie, dévoilée au début de 2001, propose d'harmoniser les politiques de propriété intellectuelle des universités et des établissements qui leur sont affiliés, tout en balisant mieux cette propriété dans le secteur gouvernemental.L'industrie se plaint également de la lenteur du processus d'approbation des médicaments, l'un des plus longs au monde, et des délais d'inscription des médicaments sur les listes de remboursement des provinces une fois qu'ils sont approuvés (jusqu'à deux ans).Pour sa part, Michel Desrochers dénonce les effets dévastateurs des luttes au déficit sur le financement des universités et des centres de recherches .« Les équipements des laboratoires universitaires sont désuets; les fonds de recherche manquent.Par exemple, ITRB doit compter sur ses seuls revenus pour assurer sa croissance, son budget de base ayant diminué depuis 1 993, alors que les biotechnologies explosent », explique-t-il.Les biotechnologies / Printemps 2001 1 5 % * $ # Institut de recherche en biotechnologie el CNRC fl ir* • - UN BASSIN D'EMPLOIS EN CROISSANCE Secteur émergent en pleine expansion, les bio-industries ont de plus en plus besoin de main-d'oeuvre qualifiée.Le secteur biopharmaceutique connaît la croissance la plus forte et la plus rapide.Au cours des années 1990, les emplois ont augmenté de 25 %.La production agrobiologique vient au deuxième rang, suivie de l'enzymologie industrielle (bioprocédés), de l'aquiculture et de la foresterie.Plus de la moitié des emplois sont associés à des activités de R&D.De nombreux postes exigent à la fois des connaissances scientifiques ou techniques et des compétences en gestion.Les entreprises biotechnologiques sont jeunes, dynamiques, petites et dépendent du capital de risque qu'elles peuvent aller chercher.Les personnes qui y travaillent doivent faire preuve d'initiative et avoir une grande capacité d'adaptation.Le milieu exige aussi des compétences relationnelles pour pouvoir travailler en équipe et dans un cadre multidisciplinaire.DEMANDE DE DIPLOMES, SECTEUR BIOTECHNOLOGIES DIPLOME UNIVERSITAIRE biologie : cellulaire, moléculaire, végétale, animale biochimie biophysique génie : chimique, alimentaire, biomédical, industriel, génétique immunologie • diététique • médecine vétérinaire • physique • science et technologie des aliments • pharmacie • bio-informatique • bioéthique DIPLOME COLLÉGIAL/TECHNIQUE DIPLOME D'ETUDES SECONDAIRES OU MOINS • technicien/technologue en chimie • technicien/technologue en biologie • directeur de l'approvisionnement en eau • directeur de la lutte contre la pollution de l'eau • inspecteur de la santé publique et de l'environnement • technicien de laboratoire emplois non-spécialisés SOURCE : Développement des Ressources Humaines Canada.Une nouvelle discipline revêt une importance de plus en plus stratégique, la bioinformatique qui regroupe l'ensemble des technologies déployées pour le développement et le traitement de l'information biologique, particulièrement abondante par suite des percées de la génomique et de la protéomique.La compétitivité de l'industrie biopharmaceutique dépend des progrès de la bioinformatique.Il reste beaucoup à faire.Le Conseil de la science et de la technologie du Québec a publié en janvier 2001 un avis dans lequel il résume ainsi la situation actuelle : « une demande de compétences très forte et qui est appelée à s'accroître encore de façon phénoménale partout dans le monde, mais une offre de formation encore insuffisante qu'il faut de toute urgence organiser et financer ».Cinq types d'entreprises sont à la recherche de bio-informaticiens : les pourvoyeurs de technologie (hardware), les fournisseurs d'instruments d'analyse (software), de bases de données, de connaissances (knowledge providers) et les entreprises de génomique.PLUS D'EMPLOIS QUE DE CANDIDATS Par ailleurs, la pénurie de détenteurs de doctorats et de post-doctorats laisse de nombreux postes non comblés et freine la croissance des entreprises.La demande de l'industrie augmente également plus vite que les cohortes de diplômés de la maîtrise, du baccalauréat ou du DEC en sciences ou technologie.Des difficultés de recrutement se dessinent là aussi.Enfin, plus l'industrie biotechnologique acquiert de la maturité, plus le manque de gestionnaires qualifiés se fait sentir.« Il faut des compétences particulières pour s'adapter à la dynamique complexe d'une firme de biotechnologie, pour saisir et exploiter au maximum toutes les occasions d'affaires qui découlent de la recherche et de l'innovation, affirme Paul Beaulieu, directeur général de la Chaire en gestion des bio-industries de l'Université du Québec à Montréal (UQAM).Il faut avoir des capacités managériales en finance, en gestion de la propriété intellectuelle et de la réglementation, en gestion des alliances et partenariats, en commercialisation et marketing à l'échelle internationale.Il faut aussi être en mesure d'encadrer la recherche et un personnel scientifique hautement qualifié, ce qui exige de solides connaissances scientifiques et technologiques.» Le Québec est en voie de corriger cette lacune.Les gestionnaires spécialisés qui acceptent de venir au Québec ont droit à un congé fiscal de cinq ans.De son côté, la Chaire en gestion des bio-industries de l'UQAM prépare la relève en offrant, depuis janvier 2001, un MBA en gestion des bio-industries.« C'est la première maîtrise au monde de ce type, souligne Paul Beaulieu, et 85 % des candidats qui se sont présentés détenaient déjà un doctorat en sciences.» LES FORCES DU QUÉBEC Le Québec, Montréal en tête, s'est taillé une place enviable sur le marché mondial des biotechnologies.La métropole occupe le 8“ rang en Amérique du Nord pour le nombre d'emplois dans le secteur biopharmaceutique.Sur une base per capita, Montréal se situe au 3e rang, derrière Philadelphie et New York, et au même niveau que Boston et San Francisco.D'autres villes se sont taillées des niches.Québec est en voie de devenir la « cité des nutraceutiques » avec la création récente de l'Institut des nutraceutiques et des aliments fonctionnels.Sherbrooke 16 Les biotechnologies / Printemps 2001 REPOUSSER LES LIMITES DU SAVOIR Vous rêvez de technologies nouvelles, de R-D ou d’innovation pour votre entreprise?La nouvelle économie, celle du savoir, est l’horizon sur lequel vous avez les yeux fixés?Vous voyez loin?C’est bien là un signe que vous avez le sens des affaires.Les affaires de demain.ET LES BONS OUTILS POUR LE FAIRE Investissement Québec veut faire route avec vous.Notre éventail d’incitatifs financiers, adaptés à votre situation, peut donner des ailes à vos idées et vous aider à garantir le financement des projets novateurs.Car les affaires de demain se préparent dès aujourd’hui.IQ Investissement Québec Investissement Québec est une société d’État au service des investisseurs.Unique en son genre, elle dispose des outils permettant à la fois de favoriser le développement d’entreprises québécoises de toute taille et d’attirer les investissements étrangers.Montréal: (514) 873-4375 Québec: (418) 643-5172 Régions: 1 800 461-2433 iq@invest-quebec.com www.invest-quebec.com ENTREPRISES CANADIENNES DE BIOTECHNOLOGIE P E T I T E S MOYEN NES G R A N D E S TOTAL 97 99 97 99 97 99 97 99 NOMBRE D'ENTREPRISES 204 269 43 51 35 40 282 361 REVENUS TIRÉS DE LA BIOTECHNOLOGIE 231$ 249$ 183$ 295$ 721$ 1 404$ 1 135$ 1 948$ R&D EN BIOTECHNOLOGIE 192$ 256$ 153$ 106$ 240$ 471$ 585$ 833$ EMPLOIS 4 155 ND 2 678 ND 4 890 ND 11 723 ND SOURCE : Statistique Canada, 12 février 2001 (Données financières en millions de dollars) LES BIOTECHNOLOGIES EN CHIFFRES Selon Statistique Canada, il y avait 361 entreprises de biotechnologie au Canada en 1999, soit 79 de plus qu'en 1997.Un peu plus de 40 % d'entre elles oeuvraient dans le domaine de la santé.Suivent les secteurs agroalimentaire (25 %) et environnemental (10%).Les trois quarts de ces entreprises comptaient moins de 50 employés.Preuve de la maturité de l'industrie, les revenus ont presque doublé en deux ans.ENTREPRISES QUÉBÉCOISES DE BIOTECHNOLOGIE L'Ontario, avec 111 entreprises, a rattrapé le Québec qui en comptait 109.Par contre, les revenus ont augmenté beaucoup plus rapidement au Québec.De 1998 à 1999, ils ont crû de 26,7 % au Québec et de 3,4 % en Ontario.Notons aussi que les compagnies québécoises consacraient plus d'argent à la R&D, 337 millions contre 222 millions, et prévoyaient doubler leurs investissements d'ici 2002.DOMAINE HUMAIN ANIMAL SEGMENTS VÉGÉTAL ÉC0SYSTEME TOTAL SANTÉ 145 5 3 24 177 NUTRITION 28 6 3 37 REPRODUCTION 3 4 3 10 TECHNOLOGIE-OUTIL 1 2 1 1 5 SERVICE 10 TOTAL 177 17 10 25 SOURCE DES DONNÉES : Chaire en gestion des bio-industries, UQÀM, 2001 La Chaire en gestion des bio-industries de l'UQAM a terminé en décembre 2000 un inventaire complet des entreprises québécoises ayant des activités d'innovation et industrielles basées sur les sciences et les technologies du vivant.Elle a dénombré 239 entreprises et 60 unités de recherche ou organismes de soutien, soit deux fois plus que Statistique Canada un an plus tôt.« Nous avons découvert un univers plus sophistiqué et comptant plus d'entreprises que prévu, commente Paul Beaulieu, le directeur général de la Chaire.C'est une industrie dynamique et jeune.La moitié des joueurs existent depuis moins de 8 ans et 70 % des entreprises emploient moins de 50 employés.» Les entreprises répertoriées sont actives dans cinq grands domaines : la santé (dans une proportion de 60 %), la nutrition, la reproduction (comprenant la reproduction tissulaire et d'organes), les services spécialisés (imagerie génétique, marqueurs moléculaires et essais cliniques notamment), les outils technologiques (biopuces, logiciels, plates-formes, etc.).mise sur son Institut de pharmacologie.Rimouski entend exploiter la biomasse marine.Saint-Hyacinthe se définit comme la cité de la biotechnologie alimentaire, une vocation renforcée par le nouvel Institut de biotechnologie vétérinaire et alimentaire.Le Québec possède toujours les atouts qui lui ont permis de devenir un joueur majeur.Son solide réseau universitaire et de centres de recherche représente un bassin de chercheurs qualifiés.Montréal abrite à elle seule quatre universités et plusieurs centres de recherche dont l'Institut de recherche en biotechnologie du Conseil national de recherches du Canada.Plus de 800 personnes y travaillent : les 300 employés de l'Institut, plus les 500 personnes embauchées par les 17 entreprises hébergées.18 Les biotechnologies / Printemps 2001 L'industrie trouve également au Québec une main-d'œuvre scolarisée et plusieurs organismes de valorisation de la recherche (voir encadré).Surtout, elle bénéficie d'incitatifs fiscaux parmi les plus généreux.Enfin, le capital de risque institutionnel demeure abondant non seulement à Montréal mais également en régions depuis la mise sur pied de fonds régionaux.GARE À LA CONCURRENCE Ces forces seront-elles un rempart suffisant contre la concurrence ?Il faudra faire vite et corriger les faiblesses observées car la compétition est menaçante.En 1999, l'Ontario a drainé 46 % du capital de risque investi au Canada, soit 1,26 milliard de dollars, grâce à des investissements américains.Le Québec a glissé au deuxième rang avec une cueillette de 727 millions (27 %) .En 1 998, la part du Québec était de 38 % avec des investissements de 630 millions contre 531 millions pour sa voisine.Importante à l'échelle du Québec, la bio-industrie québécoise apparaît bien petite à côté de celle des Etats-Unis qui dispose d'une capitalisation boursière énorme.De son côté, l'Europe progresse à la vitesse grand V.Pas moins de 1 73 nouvelles compagnies ont vu le jour en 1999.L'Europe a maintenant dépassé les Etats-Unis pour ce qui est du nombre total d'entreprises : 1 351 contre 1 273.Les revenus, bien qu'en hausse, demeurent toutefois très inférieurs.L'Allemagne affiche la plus forte concentration de bioindustries. LE RESEAU CANADIEN DE TECHNOLOGIE DES SPÉCIALISTES À VOTRE SERVICE Vous êtes une petite ou moyenne entreprise et vous cherchez des conseils éclairés pour réaliser un projet d'innovation lié à la technologie?Les conseillers du Réseau canadien de technologie (RCT) vous aideront à trouver des réponses rapides et des ressources appropriées, gratuitement et en toute confidentialité.Un travail d'équipe En formant équipe avec les conseillers du RCT, vous bénéficiez de leurs connaissances et compétences dans plusieurs domaines et champs d'activités : la gestion de la technologie les stratégies de marketing le financement de projets le développement de produits et de marchés et bien d'autres encore! Les conseillers du RCT oeuvrent au sein d'organismes tels que les associations professionnelles, les universités, les collèges, les centres de recherche et les centres de services des différents paliers gouvernementaux.Parmi ses membres, le RCT regroupe également des fournisseurs de services issus des secteurs publics et privés.(A « Pour rejoindre un conseiller du RCT, contactez le Réseau des fournisseurs du service Info entrepreneurs : Montréal : (514) 496-4636 Région de Québec : (418) 649-4636 Ailleurs au Québec : 1 800 322-4636 Notre site Internet : http://rct.cnrc.ca Le RCT est une initiative du CNRC et de ses partenaires publics et privés.cmc me ¦ * ¦ Conseil national National Research 1de recherches Canada Council Canada Canada DU LABORATOIRE AU CONSOMMATEUR L'essor de la bio-industrie repose en grande partie sur la commercialisation de ce qui se passe dans les laboratoires.De nombreux organismes et associations ont pour mission de faciliter ce passage crucial.En voici quelques-uns.L'Institut de recherche en biotechnologie (IRB) conclut des partenariats de recherche avec les entreprises et met ses installations à leur disposition.Les ententes touchent trois grands secteurs : les biotechnologies pharmaceutique et environnementale ainsi que les bioprocédés.Le Centre de recherche et de développement des aliments d'Agriculture Canada à Saint-Hyacinthe (CRDA) rend des services similaires aux entreprises de l'agroalimentaire.Le CRDA est le plus grandcentre de recherche sur les aliments transformés au Canada.Le Centre québécois de valorisation des biotechnologies (CQVB) s'intéresse à la valorisation de la biomasse à des fins environnementales ou de santé.Il a entrepris la mise sur pied du Réseau Bio-Innovation qui vise à stimuler sa mise en valeur dans les régions.Le Centre québécois d'innovation en biotechnologie (CQIB) est le premier incubateur d'affaires spécialisé en biotechnologie.Huit entreprises y font présentement leurs premiers pas vers la commercialisation.Enviro-Accès soutient l'avancement des technologies environnementales en offrant aux entreprises des services professionnels aux différentes étapes de la commercialisation de leur technologie.Valorisation-Recherche Québec a le mandat de créer et d'appuyer des sociétés de valorisation des résultats de la recherche universitaire.Quatre sociétés sont au travail ou en voie de formation.Enfin, deux cégeps ont des centres de transfert biotechnologique : TransBIOtech relève du cégep Lévis-Lauzon et Cintech AA, dédié à l'agroalimentaire, de celui de Saint-Hyacinthe.Pour se maintenir dans le peloton de tête, la bio-industrie québécoise a besoin d'un soutien constant, autant public que privé.Il lui faut trouver une façon de financer son développement, de la découverte à la commercialisation.C'est, selon Paul Beaulieu, l'un des grands défis de l'industrie.« Ce n'est pas avec 35 employés qu'on peut vendre à travers le monde ! poursuit-il.Il nous faut donc soutenir la croissance et la capacité des entreprises jusqu'à ce qu'elles prennent leur place sur leurs marchés, ce qui inclut la commercialisation et la fabrication sur une grande échelle de leurs produits.» Michel Desrochers souhaite une relance, un retour à la « vision première qui était de faire des biotechnologies le fer de lance de la nouvelle économie ».Perry Niro va plus loin et invite le gouvernement à se doter d'une véritable politique de développement, « une politique avec des objectifs quantifiés - création d'un nombre donné d'entreprises d'ici cinq ans, injection de tant de dollars de capitalisation, etc.- assortie d'un plan de match pour les atteindre ».• Ma recherche était valable.il fallait en faire une entreprise viable.«Quand ces gens-là te disent «oui», tu peux être sûr de ta réussite.En 48h, ils disent si le projet les intéresse ou pas.Ils prennent en charge les études de marché.et à partir de là ils s’occupent du plan d’affaires et du financement, aident à établir le positionnement stratégique, à préciser des axes de développement, évaluent la future entreprise.Appuyé à tout moment par des conseils avisés d’experts, tu vas te retrouver au centre d’un impressionnant réseau de scientifiques et de gens d’affaires.C’est comme ça que mon projet est devenu mon entreprise.» In no centre Les expertises le réseau le financement (514) esy-ssso 20 Les biotechnologies / Printemps 2001 Les yeux grand ouverts sur les miracles de demain Chez Pfizer, nous mettons au point les médicaments de l’avenir.Nous nous donnons corps et âme à nos recherches afin de découvrir les remèdes miracles du XXIe siècle.Un jour, nous l'espérons vivement, le cancer n 'existera plus que dans les livres d'histoire, et la maladie d’Alzheimer, qui dérobe la mémoire, deviendra chose du passé.Chez Pfizer, nous entrevoyons l'avenir en étant convaincus que seule notre passion est incurable.©1999, Pfizer Canada Inc.Kirkland (Québec) H9J 2M5 (Mr) Les compagnies de recherche pharmaceutique du Canada Notre passion, la vie www.pfizer.ca santé LES PROMESSES DU GÉNOME HUMAIN La biotechnologie évolue main dans la main avec la pharmaceutique tant et si bien qu'elles sont souvent confondues.Ce sont pourtant deux sciences bien distinctes.Alors que la biotechnologie s'intéresse à l'utilité des êtres vivants les uns pour les autres en cherchant à mieux les comprendre, la pharmaceutique se consacre à l'étude des médicaments et à leur développement.Comme de nombreux médicaments voient le jour grâce à une meilleure connaissance des micro-organismes et à l'étude de l'ADN, biotechnologie et pharmaceutique ne peuvent plus se passer l'une de l'autre.Les découvertes dans lesquelles les biotechnologies ont joué un rôle de premier plan ne se comptent plus, particulièrement en santé.Le séquençage du génome humain laisse présager que le meilleur est à venir et que les biotechnologies feront franchir de grands pas à la lutte contre les maladies.Des percées majeures se profilent déjà sur les fronts de la vaccination, du diagnostic et du traitement.LA VACCINATION L'une des plus vieilles utilisations des micro-organismes dans le domaine de la santé est la vaccination dont Louis Pasteur a été le grand promoteur.Le principe est simple : lorsqu'un organisme entre en contact avec un virus ou une bactérie rendus inoffensifs par certains traitements, il produit des anticorps qui le protégeront s'il est de nouveau en présence de ce micro-organisme actif.La vaccination à grande échelle a considérablement réduit l'incidence de plusieurs maladies infectieuses.Quelques-unes, comme la variole, ont même été éradiquées.Malheureusement, tandis que de 22 Les biotechnologies / Printemps 2001 1 ¦ ft.• V/'Vv.IvA,*.", &' .V L'ADN d'Escheria coli nouveaux virus attaquent régulièrement, d'autres se montrent intraitables.La recherche actuelle en vaccinologie se concentre sur les vaccins dits recombinants.On les appelle ainsi parce qu'ils contiennent une protéine recombinante, appartenant au micro-organisme respon- sable de la maladie, mais produite artificiellement à l'aide d'une autre bactérie.Cette bactérie porteuse, inoffensive pour l'humain, possède un ADN trafiqué lui permettant de générer la protéine artificielle comme si elle lui appartenait.Cette protéine est ensuite isolée, puis insérée dans le vaccin.A l'Unité de recherche en vaccinologie de l'Université Laval, l'équipe du chercheur Denis Martin a mis au point un vaccin contre la méningite bactérienne.« Les vaccins contre la méningite actuellement sur le marché protègent contre quelques types de méningites seulement alors que le nôtre sera efficace contre les douze formes de méningite connues, associées à la bactérie Neisseria meningitidis », précise Denis Martin.Pour produire la protéine de surface qui entre Unité de Recherche en Vaccinologie du CHUl PLUS QUE DES RECHERCHES.Des solutions.dans la composition de ce nouveau vaccin, l'équipe de l'Université Laval a choisi comme vecteur l'ADN d'E.coli, une bactérie présente normalement dans notre flore intestinale et souvent utilisée pour la production de protéines recombinantes.Ce vaccin à méningocoque n'est pas près d'être commercialisé, nous dit Denis Martin : « Il nous faut encore déterminer la meilleure façon de présenter la protéine utilisée chez l'humain et nous assurer que le vaccin ne présente aucun danger pour la majorité des personnes susceptibles de contracter la maladie, c'est-à-dire les enfants de moins de deux ans et les adolescents.Suivant les règles, nous ne pourrons conclure à son efficacité et à sa sécurité qu'après l'avoir administré à au moins 30 000 sujets, probablement en Afrique ou en Amérique du Sud, là où la méningite sévit.» L'équipe dirigée par Denis Martin travaille aussi sur des vaccins contre la pneumonie et les infections à Pseudomonas, une bactérie qui s'attaque principalement aux patients affaiblis des hôpitaux et notamment, aux grands brûlés.LE DIAGNOSTIC PRÉCOCE A défaut de pouvoir prévenir toutes les infections, sachons reconnaître le plus rapidement possible avec quel micro-organisme l'organisme croise le fer afin de prescrire aussitôt le traite- lumière sur le cancer - Le composé vedette de Theratechnologies, Le TH 9402, est utilisé pour traiter, par photodynamique, le cancer de la moelle osseuse.Lorsqu'un échantillon de moelle osseuse malade entre en contact avec le TH 9402, un agent photosensible se fixe aux cellules cancéreuses.L'échantillon est ensuite exposé à une source lumineuse qui détruit les cellules cancéreuses liées au TH 9402, et seulement elles.L'échantillon ainsi « épuré » est alors réinjecté dans la moelle osseuse du patient.\ monta L'Institut national de la recherche scientifique (INRS), un réseau de centres de recherche thématique, s'affiche à la fois comme un leader scientifique et un partenaire actif de l'industrie biotechnologique et biopharmaceutique québécoise.Grâce à ses activités de recherche et de formation, l'INRS contribue non seulement à l'avancement des connaissances mais aussi à leur mise en application au profit de la société.Son action couvre des domaines cruciaux pour l'avenir : • Biodégradation des polluants d'origine industrielle, agricole et municipale • Valorisation des biomasses et procédés d'assainissement • Décontamination d'effluents et de sols pollués à l'aide de bioprocédés • Lutte biologique contre les insectes nuisibles • Développement de biocatalyseurs à des fins industrielles • Développement de vaccins de nouvelle génération, de thérapies antivirales et de techniques diagnostiques • Élaboration de traitements contre le cancer et les maladies inflammatoires • Mesure de la compatibilité tissulaire et mise au point de méthodes pour les greffes d'organes • Mise au point de procédés d'emballage et d'enrobage biodégradables "I Université du Québec Institut national de la recherche scientifique La science en ACTION pour un monde en évolution INRS-Eau INRS-Institut Armand-Frappier Microbiologie et Biotechnologie INRS-Institut Armand-Frappier Santé humaine (418) 654-2524 www.inrs-eau.uquebec.ca (450) 687-5010 www.inrs-iaf-microbiotech.uquebec.ca (450) 687-5010 www.inrs-iaf-sante.uquebec.ca Les biotechnologies / Printemps 2001 23 ment adéquat.Actuellement, il faut patienter trois jours avant de savoir si l'infection est causée par un virus (75 % des cas) ou une bactérie.Bien qu'il ne soit pas nécessaire de traiter une affection virale avec des antibiotiques, les médecins ne prennent pas de risques et prescrivent un antibiotique à large spectre qui anéantit tout sur son passage.Cette pratique serait la principale responsable de la résistance aux antibiotiques que développent les micro-organismes.Les bactéries qui survivent à cet antibiotique de type Terminator Modélisation 3D d'une protéine.Génome Canada - Le Canada est monté sur le bateau un peu tard.Il tente maintenant de rattraper le temps.Créé en février 2000 et doté d'un budget de 160 millions de dollars.Génome Canada donne aux chercheurs canadiens des moyens pour faire face à la compétition internationale en génétique.Génome Québec de son côté dispose d'une somme de 10 millions qui sert à épauler les efforts des centres de recherches québécois.Du requin contre le cancer - La compagnie Æterna, de Québec, développe depuis 1991 un médicament anticancer de plus en plus connu : le Neovastat.Isolé du cartilage de requin, cet inhibiteur d'angiogénèse bloque l'apparition de vaisseaux sanguins autour de la tumeur.Affamée, celle-ci perd lentement de la force et pourra être éliminée plus tard par d'autres moyens.Le Neovastat pour le traitement du cancer du rein et du poumon a atteint le stade des essais cliniques de phase III, dernière étape avant la commercialisation du produit.24 Les biotechnologies / Printemps 2001 sont forcément les plus résistantes de l'espèce.Lorsqu'elles se multiplient, les antibiotiques sont de nouveau tenus en échec.Quelques superbactéries font présentement des ravages.Les hôpitaux craignent par dessus tout les entérocoques résistants à la vancomycine, longtemps considérée comme l'antibiotique de dernier recours pour combattre une infection bactérienne tenace.Pour enrayer la surconsommation d'antibiotiques, le Centre de recherche en infectiologie de Québec (CRI), que dirige Michel Bergeron, élabore des outils permettant de diagnostiquer plusieurs infections en tout au plus une heure.Un des tests mis au point par le CRI et commercialisé par Infectio-Diagnostic démasque rapidement le streptocoque du groupe B, une bactérie présente naturellement dans notre flore bactérienne et qui ne cause habituellement aucun problème.Elle représente toutefois un risque pour le nouveau-né lorsqu'elle se trouve dans le vagin de la mère, lors de l'accouchement.Le nouveau test recherche l'empreinte génétique de la bactérie dans un échantillon prélevé sur la patiente.Cette recherche comporte trois étapes.Tout d'abord, la mise à nu de l'ADN des bactéries.Ensuite, la mise en contact avec des segments d'ADN qui se fixeront uniquement à ceux du streptocoque du groupe B.Enfin, l'introduction d'une substance fluorescente qui, elle aussi, se fixera à l'ADN du streptocoque.Si la mère enceinte est porteuse de la bactérie, la solution devient fluorescente.Les médecins lui donneront alors un antibiotique avant qu'elle ne contamine son enfant.LA RECHERCHE DE NOUVEAUX MÉDICAMENTS A quoi serviront nos connaissances toutes fraîches sur l'ordre des quatre lettres (A, T, G, C) qui composent notre chaîne d'ADN ?À beaucoup de choses si on se fie à l'intense activité qui règne dans les laboratoires du monde entier en vue d'identifier les gènes, plus particulièrement ceux responsables des maladies génétiques, et surtout de trouver de nouveaux médicaments le plus vite possible.Les médicaments agissent sur les protéines qu'expriment nos gènes.La recherche commence donc par l'établissement d'une relation entre une maladie, un gène et une protéine.La méthode d'essais et erreurs utilisée jusqu'à maintenant ne s'est pas révélée très productive : les médicaments présentement disponibles ciblent environ 500 des quelques milliers de protéines produites par nos gènes.Le séquençage du génome humain fournit aux multinationales de l'industrie pharmaceutique les moyens d'établir beaucoup plus rapidement une relation entre les maladies pour lesquelles elles cherchent un médicament et les couples gène-protéine associés à ces maladies.En fait, il change complètement les processus d'élaboration des nouveaux médicaments.À la recherche de récepteurs communs à plusieurs cancers dans le but de trouver un médicament anticancer unique, la compagnie américaine Millenium Pharmaceuticals a réussi en trois mois à obtenir des résultats qu'elle aurait auparavant mis une dizaine d'années à atteindre.Voici comment.Dans un premier temps, des séquences d'ADN appartenant aux récepteurs de cellules cancéreuses ont été sélectionnées puis comparées au contenu de la base de données qui répertorie les segments d'ADN correspondant aux 30 000 gènes du génome.Résultat de cette première opération : 7 000 gènes possèdent un fragment d'une des séquences d'ADN associées aux récepteurs des cellules cancéreuses.Voilà qui réduit d'un coup le champ exploratoire de 30 000 à 7 000 gènes. Fonds de la recherche en santé du Québec ITI InTR BUC itpçnyjm N >A ITMÆ Ni C 'Tll Le Fonds de la recherche en santé du Québec (FRSQ) joue un rôle majeur dans le financement d'équipes, de centres et de réseaux de recherche reconnus à travers le monde.Il offre des bourses aux étudiants et aux chercheurs les plus méritants et contribue à former et à retenir au Québec nos meilleurs cerveaux.1 v L//\ I :ardio\ :ula] VisiteZ Le FRSQ soutient: • 19 centres de recherche • 15 réseaux - Adaptation-réadaptation - Cancer - Éthique clinique - Géronto-gériatrie - Médecine génétique appliquée - Neurosciences - Santé bucco-dentaire - Santé cardiovasculaire - Santé de la vision - Santé environnementale - Santé et développement de l'enfant - Santé mentale - Santé respiratoire - SIDA et maladies infectieuses - Utilisation des médicaments Le réseau de la recherche en santé compte plus de 2000 chercheurs dans le secteur public.notre site web pour découvrir leurs activités m http://www.frsq.gouv.qc.ca De puissants partenariats pour le nouveau millénaire Réseaux de centres d’excellence du Canada Canada Le RCE à pour mission de mobiliser les chercheurs canadiens des milieux universitaire, privé et public en vue du développement de l'économie nationale et de l’amélioration de la qualité de vie des Canadiens.C’est une initiative du gouvernement fédéral administrée conjointement par le Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie (CRSNG), les Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC) et le Conseil de recherches en sciences humaines (CRSH), en partenariat avec Industrie Canada.Les réseaux de santé et biotechnologie : Réseau canadien pour l'élaboration de vaccins et d'immunothérapies contre le cancer et les maladies virales chroniques (CANVAC) www.canvac.qc.ca Réseau canadien d'arthrite (RCA) www.arthritis.ca/can Réseau canadien contre les accidents cérébro-vasculaires (RCACV) www.canadianstrokenetwork.ca Réseau canadien de recherche sur les bactérioses (RCRB) www.cbdn.ca Réseau canadien sur les maladies génétiques (RCMG) www.cgdn.generes.ca Réseau de centres d'excellence en génie protéique www.pence.ualberta.ca RELAIS -Réseau de liaison et d'application de l'information sur la santé http://healnet.mcmaster.ca/nce/ Réseau en aquaculture (AquaNet) www.aquanet.mun.ca L'étape suivante consiste à retracer dans ces 7 000 gènes ceux qui sont actifs dans les cellules cancéreuses.La tâche est confiée à un ordinateur-robot.Il dépose, sur des plaques, à un endroit précis, de petites gouttelettes contenant les segments d'ADN des 7 000 gènes.De la grosseur d'un timbre-poste, chaque plaque ou « puce d'ADN » supporte jusqu'à 1 000 échantillons d'ADN.Les puces sont ensuite plongées dans des solutions contenant de l'ADN soit de tissus humains sains, soit de tissus provenant de tumeurs.Des marqueurs enregistrent les niveaux de réactivité.En comparant la puce d'ADN de tissus sains à celle de cellules cancéreuses, il est possible d'identifier les récepteurs actifs dans tous les cancers.Le nombre de gènes suspects tombe à 200.C'est encore trop pour entreprendre la création de nouveaux médicaments.Les chercheurs de chez Millenium ont donc prélevé des cellules de cancer du sein chez deux douzaines de patientes.Avec l'aide de la puce d'ADN, ils ont identifié, pour l'ensemble de la population, les récepteurs qui sont le plus souvent présents dans les cellules du cancer du sein et constaté que certains se retrouvaient chez plus de 80 % des patientes.Les chercheurs doivent maintenant trouver un composé pour modifier l'activité des protéines cibles identifiées, par exemple un anticorps monoclonal qui attaquerait directement les récepteurs, ou un marqueur porté par la protéine qui inciterait le système immunitaire à détruire la cellule à laquelle il est jumelé.FAIRE PEAU NEUVE François Auger, du Laboratoire d'organogènèse expérimentale (LOEX) de Québec jouit d'une réputation internationale.Ses travaux sur la culture in vitro de la peau à partir de cellules prélevées directement sur le patient ont révolutionné les recherches sur les greffes.Depuis, l'équipe du LOEX a fait pousser des vaisseaux sanguins, des ligaments et des cornées.François Auger et Lucie Germain.En cartouche : une prothèse vasculaire.ï:*Æ "V Réseau pour les études thérapeutiques et génétiques des cellules souches www.rce.gc.ca M Réseaux de centres /"t „ „ J K?d’excellence du Canada V^tcU IdUcl www.rce.gc.ca Réseaux de centres d’excellence du Canada 350, rue Albert, Ottawa (Ontario) K1A 1H5 Téléphone : 613.995.6010 ’Télécopieur : 613.992.7356 Courriel : info@rce.gc.ca La technique pour faire croître la peau s'est beaucoup raffinée avec le temps.Les chercheurs tentent maintenant d'ajouter un derme à cette peau afin qu'elle s'apparente davantage à la peau naturelle.« Cette peau "bilamellaire" s'est révélée un excellent biopansement qui facilite la guérison des plaies vives et des ulcères, affirme le François Auger.Nous voulons maintenant l'appliquer aux grands brûlés que nous traitons déjà avec notre peau à une seule couche.» L'équipe du LOEX tente également d'ajouter à sa peau artificielle un système de petits vaisseaux sanguins, ce qui assurerait une meilleure fixation de la peau sur le corps du patient.26 Les biotechnologies / Printemps 2001 La pharmacogénéfique, qui associe l'efficacité d'un médicament à une variation génétique, n'a pas fini de révolutionner la pharmacologie.Les médicaments agiront directement sur les cellules malades ou, mieux, sur les causes du problème.D'autres s'attaqueront aux mécanismes de développement de la maladie.Des médicaments sur mesure adaptés à notre ADN personnel seront mis en marché.Non seulement seront-ils plus efficaces, mais leurs effets secondaires seront réduits sinon éliminés.Puisque nous connaîtrons nos prédispositions génétiques, pourquoi attendre d'être atteint ?La médecine s'orientera progressivement vers le traitement du risque et la prévention.Nous prendrons des médicaments qui diminueront la susceptibilité de nos gènes à certaines maladies, consommerons des aliments aux propriétés préventives, quitte à améliorer génétiquement plantes et animaux.LA THÉRAPIE GÉNIQUE Et si on s'attaquait à la source du mal plutôt que de recourir aux médicaments ?C'est le pari que font les promoteurs de la thérapie génique.La possibilité de combattre la maladie par des interventions sur le matériel génétique des individus a d'abord suscité de l'enthousiasme avant de perdre des plumes à la suite d'incidents tragiques comme la mort d'un jeune homme de 1 8 ans, en septembre 1 999, aux États-Unis.Ce dernier a succombé à une forte réaction de son système immunitaire à la thérapie génique elle-même.En France, la sortie de leur bulle aseptisée de deux jeunes enfants atteints de Scid (Severe combined immunodeficiency) auxquels on avait injecté un gène réparateur ravivera-t-elle l'espoir ?Ikr Souris obèses cherchent bloqueurs de récepteur orphelin - L'entreprise SignalGene, de Montréal, s'inté resse à plusieurs maladies dont l'obésité.Elle utilise des souris obèses pour étudier des récepteurs dits orphelins parce qu'on ne sait pas encore à quoi ils s'attachent.Lorsque les chercheurs de SignalGene ont réussi à bloquer ces récepteurs chez les souris, ils ont noté une réduction importante des tissus adipeux ainsi que des modifications du métabolisme de certaines graisses.JR Fontaine de jouvence - Deux chercheurs de l'Université de Sherbrooke ont mis à profit leurs connaissances pour fonder Télogène.Cette entreprise se consacre à l'étude des télomères, des structures situées à l'extrémité des chromosomes et qui semblent jouer un rôle important dans les processus du vieillissement : lorsque le télomère se dégrade, le chromosome le fait aussi.En ciblant directement les télomères, Télogène espère créer des médicaments anti-vieillissement.Gene SE DISTINGUE EN GÉNOMIQUE SignalGene est une compagnie de biotechnologie issue de la génomique qui développe des technologies de pointe et oriente ses programmes de recherche vers la découverte de marqueurs génétiques, l’identification et la validation de cibles, la génomique fonctionnelle et la conception de médicaments.SignalGene offre l’accès à sa plate-forme technologique intégrée par le biais de partenariats stratégiques.Les programmes en cours chez SignalGene ciblent la maladie d’Alzheimer, le cancer du sein, le psoriasis, l’ostéoporose et l’obésité.SignalGene 84~S av.Christophe-Colomb, bureau 1000, Montréal, Québec H2M 2N9.CANADA Téléphone: (514) 850-2400 -Télécopieur: (514) 850-2424 Internet: www.signalgene.com - Courriel: info@signalgene.com Les biotechnologies / Printemps 2001 27 La biotechnologie à l'Université de Sherbrooke : tout un monde de connaissances! | lécule 3 facultés : médecine, sciences et génie 375 professeurs-chercheurs 200 étudiantes et étudiants aux études supérieures • 67 brevets déposés ou délivrés • plusieurs inventions à l'origine de la création 'd'entreprises • l’Institut de pharmacologie de Sherbrooke • le Centre de recherche clinique www.UdeS.ca/recherche (819) 821-7555 UNIVERSITÉ DE SHERBROOKE Pour le Dr Jacques Galipeau, hématologue et chercheur en thérapie génique à l'Hôpital général juif de Montréal, qui explore la possibilité d'utiliser des virus génétiquement modifiés pour guérir des rats du cancer du cerveau, les problèmes que connaît la thérapie génique sont assimilables à des erreurs de jeunesse.« Les essais préliminaires des nouveaux traitements se font toujours chez les plus malades dont c'est souvent le dernier recours, explique-t-il.Des quelque 380 projets de recherche en thérapie génique en cours à travers le monde, la majorité vise à remédier à des cas de cancer avancés et incurables.» L'optimisme de Jacques Galipeau est tempéré par le manque de ressources des chercheurs d'ici.Il déplore l'absence d'un organisme de soutien comme le National Health Institute qui, aux Etats-Unis, évalue les projets et fournit gratuitement les infrastructures si un projet est jugé prometteur.Cela explique qu'il se fait peu de recherche en thérapie génique au Québec et au Canada.Il n'en demeure pas moins que le rêve d'éradiquer la maladie en remplaçant ou corrigeant les gènes défectueux paraît plus réaliste pour les maladies qui dépendent d'un seul gène que pour les autres, bien que ces dernières soient nettement plus nombreuses.LA SANTÉ PAR LES ANIMAUX TRANSGÉNIQUES Les animaux transgéniques pourraient prendre une place considérable en santé au cours des prochaines décennies.Déjà, ils servent de modèles pour l'étude de maladies humaines.Le porc, qui partage plusieurs caractéristiques avec l'homme, est un sujet de choix.Au Centre de recherche en reproduction animale de l'Université Laval, l'ADN de certains porcs a été modifié pour qu'ils soient atteints de la maladie d'Alzheimer.L'étude de leurs cerveaux à différents stades permettra aux chercheurs de mieux comprendre l'évolution de la maladie.Appareil à médicaments - L'Institut de pharmacologie de l'Université de Sherbrooke s'est doté d'un spectromètre à résonance magnétique nucléaire (RMN), un appareil qui fournit une image précise des molécules.Il servira à modéliser les protéines défectueuses responsables des maladies ce qui aidera à trouver la substance idéale capable d'agir sur cette protéine en s'y fixant parfaitement.Vaincre les ulcères d'estomac - Axcan Pharma s'apprête à lancer le Gastrostat, une plaquette comprenant les trois ingrédients nécessaires pour anéantir la bactérie Helicobacter pylori, en grande partie responsable des ulcères gastro-intestinaux.Il ne manque plus que l'approbation de Santé Canada et de la FDA américaine.Axcan Pharma s'efforcera ensuite de réunir les trois ingrédients du Gastrostat dans une même capsule.Comprendre l'Alzheimer - La compagnie Neurochem s'intéresse à la bêta-amyloïde, une substance qui pourrait être impliquée dans la maladie d'Alzheimer.En s'agglutinant en plaques sur les cellules du cerveau, elle causerait l'inflammation puis la mort de ces dernières.Une étude récente publiée dans le Journal of Neurosciences démontre l'action de la bêta-amyloïde dans l'Alzheimer.Neurochem est sur une bonne piste.28 Les biotechnologies / Printemps 2001 RÉPARTITION DES ENTREPRISES DES BIO-INDUSTRIES QUÉBÉCOISES DE LA SANTÉ HUMAINE PAR SOUS-SECTEURS En % du nombre des entreprises recensées SOURCE : Chaire en gestion des bio-industries, UQÀM, 2001 Bioinformation 1% Bioingrédients 2% Bioéquipements 4% Cosméceutique 4% Biomatériaux 6% Diagnostic 7% Services 12% Bioprocédés 13% Génomique 13% Pharmaceutique 16% Thérapeutique 22% À l'Institut de recherche clinique de Montréal (IRCM), le virus du sida est inoculé à des souris.« La souris se révèle un meilleur modèle que prévu, soutient Paul Jolicoeur.Grâce à ses services, nous avons découvert des problèmes cardio-vasculaires jamais identifiés auparavant.Ces problèmes pourraient être reliés en partie à la thérapie anti-HIV administrée aux patients, mais aussi au virus lui-même.C'est complètement nouveau ! La souris transgénique va maintenant nous aider à comprendre pourquoi le HIV, qui s'en prend surtout au système immunitaire, affecte aussi le système cardio-vasculaire.» Bientôt, des vaches, des brebis, des chèvres et des porcs transgéniques se mettront vraisemblablement à fabriquer des médicaments sur une grande échelle.Le porc pourrait aussi devenir un fournisseur d'organes de transplantation ce qui mettrait fin aux graves pénuries actuelles.Les difficultés associées aux xénogreffes sont loin d'être aplanies cependant.Outre la résistance du public, la question du rejet demeure préoccupante.Surtout, la preuve n'a pas encore été faite que la transmission de virus animaux à l'homme est impossible.Une autre voie se dessine pour régler ces problèmes, celle du clonage thérapeutique d'organes à partir de ses propres cellules.Au début de l'an 2000, deux équipes ont dévoilé des résultats.La première, américaine, était parvenue à transformer des cellules-souches de souris en sperme; la seconde, japonaise, avait fait pousser des yeux et des oreilles de grenouilles à partir de cellules embryonnaires.Ces réussites de laboratoire ont vite fait de raviver le rêve de remplacer à volonté les organes malades ou vieillis par des clones tout neufs.Poussée par la génétique et la biotechnologie, la recherche pharmaceutique a franchi des pas de géant.Néanmoins, nous sommes encore loin d'avoir dompté la maladie.Cancer, Parkinson, Alzheimer continueront de frapper durement.Nous ne sommes pas à l'abri non plus des épidémies et des attaques de virus terrifiants comme Ebola.Toutefois, les efforts déployés et la puissance des outils informatiques créent une accélération qui permet d'espérer gagner, sinon la guerre, du moins d'importantes batailles.• mmes déjà us loin Après le génome humain, les facteurs de transcription Geneka y travaille depuis 5 ans.À nos 30 000 gènes se rattachent 10 fois plus de protéines qui contrôlent la vie.Quels sont les rôles de ces dernières dans la transmission de la maladie?GENEKA Biotechnologie inc., chef de file mondial dans ce secteur, commercialise des produits destinés à la caractérisation des facteurs de transcription et à la découverte de nouvelles avenues thérapeutiques.nE7VF7
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