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Titre :
Québec science
Principal magazine d'information scientifique généraliste québécois. [...]

Le mensuel d'information scientifique Québec Science est publié à partir de 1970. Il est le résultat de l'acquisition par l'Université du Québec de la revue Jeune scientifique, qui était publiée par l'Acfas. C'est Jocelyne Dugas, auparavant responsable de la revue Techniques, publiée par le ministère de l'Éducation, qui préside à cette mutation.

Québec Science opte pour une formule plus journalistique que pédagogique. La revue sera un terreau de développement de la profession de journaliste scientifique. Michel Boudoux, Yannick Villedieu, Christian Coutlée, Daniel Choquette, Solange Lapierre-Czerniecki, Pierre Sormany, Michel Gauquelin, Madeleine Harbour, Fabien Gruhier, Lise Laberge, Gilles Provost, Gilles Paquette, François Picard y participent.

La revue vise à intéresser les jeunes à la science et aux carrières scientifiques en leur offrant une information scientifique à jour présentée par des articles rigoureux et approfondis. Un accent est mis sur l'attractivité visuelle; une première couverture signée par le graphiste Jean-Pierre Langlois apparaît ainsi en septembre 1973. Pierre Parent et Richard Hodgson poursuivront le travail de ce dernier. Diane Dontigny, Benoit Drolet et André Delisle se joignent à l'équipe au milieu des années 1970, alors que Jean-Pierre Rogel en dirige la rédaction à partir de l'automne 1978.

Les premières années sont celles de l'apprentissage du journalisme scientifique, de la recherche de l'équilibre entre la vulgarisation, ou plutôt la communication, et la rigueur scientifique. Les journalistes adoptent styles et perspectives propres à leur métier, ce qui leur permet de proposer une critique, souvent liée à l'écologie ou à la santé. Plus avant dans les années 1970, le magazine connaît un grand succès, dont témoignent l'augmentation de ses ventes et la résonance de ses dossiers.

Québec Science passe sous la responsabilité des Presses de l'Université du Québec en 1979. La revue est alors prospère; en 1980, le magazine est vendu à plus de 25 000 exemplaires, dont 20 000 par abonnement. Les années 1980 sont plus difficiles à cause de la crise économique. Luc Chartrand pratique le journalisme d'enquête pour la revue, dont l'équipe de rédacteurs se renouvelle. On assiste ainsi à l'arrivée de Gilles Drouin, Bernard Giansetto, Claude Forand, Louise Desautels, François Goulet et Vonik Tanneau. Québec Science produit des articles sur les sujets de l'heure : pluies acides, sida, biotechnologies.

Au tournant des années 1990, le magazine fait davantage appel à des collaborateurs externes - journalistes, professeurs et scientifiques. Le cégep de Jonquière devient l'éditeur de la revue. Il en gardera la charge jusqu'au transfert de Québec Science à Vélo Québec en 2008.

Au moment de l'arrivée, en 1994, du rédacteur en chef actuel, Raymond Lemieux, le magazine est encore en difficulté financière. Il connaîtra cependant une relance, fort de la visibilité engendrée par la publication, depuis février 1993, d'un numéro spécial sur les découvertes scientifiques de l'année au Québec. Québec Science devient le premier média québécois à se trouver sur Internet, ce qui lui offre un rayonnement international. Le magazine surfe sur cette vague, avec davantage de contenus et de grands reportages qui franchissent les frontières du Québec; il obtient un soutien accru du gouvernement québécois, ce qui lui permet de recomposer une équipe de journalistes : Catherine Dubé, Vincent Sicotte, Marie-Pierre Élie, Joël Leblanc viennent travailler pour la revue.

Québec science profite ensuite de l'engouement pour les avancées technologiques et s'attire de nombreux collaborateurs qui maintiennent le dynamisme de la revue.

Source :

LEMIEUX, Raymond, Il était une fois¿ Québec Science - Cinquante ans d'information scientifique au Québec, Québec / Montréal, MultiMondes / Québec Science, 2012, 165 p.

Éditeurs :
  • Québec :Les Presses de l'Université du Québec,1970-,
  • Montréal :Vélo Québec éditions inc.
Contenu spécifique :
Supplément 1
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Jeune scientifique
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Références

Québec science, 2003, Collections de BAnQ.

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animent _i_- enprofiterdu piGlll 3IT ¦OTE, CAMPING, AVENTURE.ÉQUIPEMENT : NOTRE GUIDE REVU ET AUGMENTÉ 'ER loi f X Guide pratique n C\ \5 X ¦ V, > \ Escalade, kayak, randonnée, course d'aventure.et bien plus 2,95$ 010691*" 5 778313010695 JE NE SUIS PAS UNE ORDURE! RECYCLEZ-MOI Abandonnée, c’est un déchet.Recyclée, c’est une ressource inestimable.v RECYC-QUÉBEC Québec I I Science pratique ^vant l’action, par Joël Leblanc.5 _es préparatifs !.Les vêtements îore-Tex pour un cortex.7 l’habiller comme un oignon.8 I.La bouffe 'oyager léger, manger lourd .11 a popote au grand air.13 loire sans déboires.14 î.L’équipement de camping a science du sac de couchage.15 a tente.17 ^ l’aventure ! Iscapade dans Charlevoix Irûler les kilojoules.19 Vacuer la chaleur.21 lécupérer la chaleur.23 a déshydratation.24 a très haute altitude.25 langer et dormir dehors.26 in nlein air ’escalade : force et agilité.28 e vélo de montagne : rodéo en forêt.32 e kayak de mer : dompter la vague.36 a randonnée pédestre : bon pied, bon œil.38 a course d’orientation.41 es courses d’aventures : fatigue extrême .43 'our en savoir plus.45 idex.46 À deux pas des Jardins de Métis Laissez-vous charmer par la riche nature et les magnifiques paysages de la rivière Mitis et du fleuve Saint-Laurent que vous pourrez observer à partir des sentiers pédestres du parc.Pince-moi, je rêve! 900, route de la Mer, Sainte-Flavie Québec, Canada GOJ 2L0 T 418 775 2969 info@parcmitis.com Québec : : 1 800 463-0323 tourisme-gaspesie.com Pour les Amants de la Nature Explorez, découvrez les richesses et la beauté du Saint-Laurent à bord de Mers NORD SUD Ecocroisieres de 5 à 9 jours de la mi-juin à la mi-octobre Informations : jre Tourisme plein air et oventure ‘"sm lauréat National Or 2000 Les Grands Prix du tourisme québécois Grand Prix du tourisme Régional Bas-Saint-Laurent 2000 et 2002 1-888-724-8687 418-724-6227 www.ecomertours.com Plein air, mode d'emploi L’amateur de nature n’emporte avec lui que le matériel qui lui sera utile.Tout le reste est de trop ! par Joël Leblanc Voici la deuxième édition de notre Guide plein air, une réédition largement augmentée.Qu’est-ce qui a changé en ce domaine ?Les améliorations techniques se succèdent rapidement.Elles sont parfois minimes, mais le cumul de toutes les petites innovations exige des articles complètement repensés.Ce qui n’a pas changé, c’est évidemment l’avidité des fabricants envers le lucratif marché grand public.Plus que jamais, la publicité qui entoure les produits haut de gamme vient nous titiller la fibre aventurière.A en croire ces fabricants, bien s’équiper suffirait pour devenir un grand explorateur ! Influencé par des photos de paysages de rêve et d’exploits surhumains, le consommateur s’imagine gravir des pics inaccessibles ou dormir dehors par des froids sibériens.Quelques années plus tard, la coûteuse veste softsbell aura, dans le meilleur des cas, servi à quelques randonnées en Montérégie, et le sac de couchage coté -35 °C n’aura passé que quelques nuits d’automne dans les campings de la province.Bien souvent, l’équipement acheté dépasse de beaucoup les besoins de l’amateur de plein air, sauf peut-être le besoin d’épater la galerie.Le phénomène est très semblable à l’engouement pour les voitures tout-terrains, les fameux véhicules utilitaires sport.Conçus pour passer partout, la plupart d’entre eux ne % Joël Leblanc ,V- 3 -.V.quitteront jamais le bitume de la ville.Mais loin de moi l’intention de faire s’écrouler le marché du plein air avec mes propos ! L’équipement haut de gamme répond tout de même à des besoins bien réels.D’où l’importance ici du mot « besoin ».Un bon consommateur est celui qui évalue avec justesse ses besoins et qui achète en conséquence.C’est là un talent qui se développe, et c’est pour vous y aider que nous avons conçu ce petit guide retravaillé.Nous avons notamment ajouté une section qui décortique plusieurs sports de plein air parmi les plus pratiqués au Québec.De quoi vous amuser tout l’été.05 Québec Science pratique ~ Mai 2003 MYRA BEAULIEU i rCP Québec Science pratique ~ Mai 2003 er a * \) ay adj y a un domaine où la snce peut se rendre utile, t bien dans la concèptioii natériel de plein air.Que ce : pour le rendre plus léger, > solide, plus petit, plus portable ou plus durable, chercheurs de toutes les :iplines sont sollicités, es progrès sont bien gibles : le matériel ijourd'hui est très érent de celui y a 25 ans.vetements Gore-Tex pour un cortex Les chirurgiens le connaissent bien, car ils l’u-tilisent dans leurs interventions : remplacement de l’enveloppe du cerveau après une opération, régénération tissulaire, greffes vasculaires, pontages.Sa composition microscopique empêche le passage des liquides corporels, mais pas les échanges de petites molécules.Quelle est donc cette merveille médicale, et que fait-elle dans un guide plein air ?Le Gore-Tex.A lui seul, il a révolutionné le plein air et en est presque synonyme.Cette miraculeuse membrane à laquelle on prête tant de vertus n’en a, en fait, que deux : bloquer l’eau liquide (imperméabilité) tout en permettant à l’eau gazeuse de passer (respirabilité).On peut courir dehors et rester doublement sec : la pluie ne nous [_e Gore-Tex au microscope atteint pas, et notre électronique, sueur est évacuée.La membrane de la compagnie Gore est faite de polytétrafluoroéthylène (PTFE), un polymère synthétique.Sa structure moléculaire présente une multitude de petits espaces laissant passer les molécules d’eau.Un centimètre carré de membrane compte 1,4 milliard de pores ! Les molécules de vapeur de la transpiration sont -A A Québec Science pratique ~ Mai 2003 Les préparatifs 700 fois plus petites que ces orifices et peuvent ainsi facilement s’échapper d’un vêtement fait de Gore-Tex.Mais pourquoi l’eau liquide ne le traverse-t-elle pas ?Alors que, dans la vapeur d’eau, les molécules de H20 sont indépendantes les unes des autres, dans l’eau liquide, elles sont unies par ce qu’on appelle des liens hydrogène (voir l’encadré).Ses molécules se liant les unes aux autres, l’eau liquide présente une certaine cohésion.C’est cette cohésion qui forme une pellicule à sa surface et qui nous permet de remplir un verre un peu plus qu’à ras bord.Ces molécules de H20 « agglutinées » forment une masse trop grosse pour s’engager dans de petits trous.Les orifices du Gore-Tex sont tellement minuscules que vouloir y faire passer de l’eau liquide équivaut à tenter de faire passer du goudron dans un tamis à farine.Pour que ça fonctionne, la membrane doit être intacte : une déchirure laisserait le libre passage à l’eau liquide.Pour la protéger, les fabricants la cachent dans le vêtement.Elle peut être laminée au tissu externe et former ce qu’on appelle un Gore-Tex deux couches (ou « deux plis », un anglicisme), ou être laminée en sandwich entre deux couches de tissu pour donner un Gore-Tex trois couches (ou « trois plis »).Le premier sera léger, mais il faudra lui ajouter une L'eau, H20, est une molécule polaire, c'est-à-dire quelle possède des régions chargées négativement et d'autres positivement, en raison d'une répartition non uniforme des électrons dans la molécule.L'oxygène a une charge légèrement négative et les deux atomes d'hydrogène sont Légèrement positifs.Le pôle négatif d'une molécule d'eau attire Les pôles positifs des molécules voisines.Cette attirance, faible mais non négligeable, se nomme lien hydrogène.I® liil hei' doublure interne pour protéger la membrane.Le second sera résistant, mais plus lourd, moins compactable et plus cher vu le procédé de fabrication plus complexe.En réponse au Gore-Tex, plusieurs compagnies ont élaboré leur propre membrane et l’offrent à bon prix.Certaines ont développé un procédé par lequel elles répandent un enduit liquide sur la face interne du vêtement, généralement du polyuréthanne.En séchant, il acquiert des propriétés semblables à celles du Gore-Tex.Mais il faut le rafraîchir de temps à autre, car il n’est pas inusable.Le système multicou-che prend une autre dimension chez North Face.Voici la veste polaire parcourue de filaments chauffants.Par une pression sur l'interrupteur, on obtient une chaleur de 40 °C.si les piles au lithium sont chargées ! S'habiller comme un oignon Pourquoi a-t-on plus froid mouillé que sec ?La température d’un corps est une mesure de l’agitation de ses molécules : plus les molécules sont agitées, plus il est chaud.Lorsque deux corps de température différente se touchent, le plus chaud transmet sa chaleur au plus froid.Les molécules du premier transmettent Québec Science pratique a jj'ét k iir.JIB Î(I icest-âgées it, en efe îaene 11K | Les préparatifs tier par ' ¦ leur agitation par collisions à celles du second, et celui-ci se réchauffe.Cette transmission par contact s’appelle la conduction.L’efficacité de ce transfert d’énergie dépend de la conductivité thermique des deux corps, c’est-à-dire la facilité avec laquelle la chaleur peut s’y propager.Lors d’une activité de plein air, la peau est en contact avec l’air ambiant.Comme l’air a une conductivité thermique des plus faibles, la chaleur du corps ne s’échappe que lentement vers lui.Mais une fois qu’on a transpiré, la substance qui est en contact avec la peau n’est plus l’air, mais de l’eau.Et cette eau conduit la chaleur près de 25 fois mieux que l’air; donc le corps Les deniers, pour la solidité La résistance d'un tissu dépend de la grosseur des fils qui le constituent.On utilise le denier comme unité de mesure de cette solidité : c'est le poids en grammes de 9 000 m de fil.Un denier élevé signifie que le fil est plus lourd et plus solide, donnant un tissu résistant mais « raide ».Le double toit d'une tente se doit d'être léger, il fait habituellement dans les 65 deniers.Pour le fond d'un sac à dos, on vise la résistance à l'abrasion et aux déchirures : 1000 deniers, un blindage ! Et pour les vêtements, il faut trouver le bon compromis entre solidité et confort, autour de 85 deniers.se refroidit 25 fois plus vite.Cette chaleur transmise à l’eau lui donne l’énergie nécessaire pour s’évaporer.Et il y a le vent ! Pourquoi, à une température donnée, a-t-on plus froid quand il vente ?Quand notre corps perd sa chaleur, il la transmet aux quelques millimètres d’air qui sont immédiatement en contact avec sa peau.Température équivalente (°C) ressentie par le corps humain, en fonction de la température ambiante et de la vitesse du vent tent (km/h) oid 5 ta 15 go 25 30 35 40 45 50155 GO G5 70 \ 75 BO 3 : 2 O \ O -» -f «f | -2 -2 O -ef -3 -4 -5 -G -G -7 -7 -» ~B ~B -19 j -9 -9 -10 -10 -.—.I .i.-5 -7 -9 -0 -12 -12 -13 44 -14 -15 i-15 -15 -W -IG -IS -17 -17 -ta -13 -is -rz m -ta 20 20 -21 -21-22 -22-23 ¦23 ' -23 -24 -24 -ts -19 -21\-23\-24\ -2G -27 -27 -2B -29 -29 -30 -30 -30 -31-31 -20 -24 -271-29 -3o|-32 -33 -33 -34 35 -35 -3G -3G -37 -37 -3B -3B -4B\-4a\-51 40 -47 -S1\-54 t * Je • ; * -73\-74 -bo\ -ai Québec Science pratique ~ Mai 2003 Les préparatifs.Comme il est mauvais conducteur, cet air réchauffé reste près de la peau et il se forme tout autour du corps une couche limite protectrice, plus chaude que l’air ambiant.Cette couche limite constitue un isolant.Mais dès qu’un souffle de vent passe, la chaleur se disperse et est remplacée par de l’air plus frais.Il faut à nouveau fournir un peu de chaleur corporelle pour réchauffer cette enveloppe.Un vent fort et soutenu agit comme une vraie pompe à chaleur, et soutire rapidement beaucoup d’énergie thermique.Quand la météo annonce la température avec le « facteur vent », elle donne en fait la température que devrait avoir l’air ambiant immobile pour que le flux d’énergie entre la peau nue et l’air soit équivalent à l’énergie emportée par le vent à la température réelle.Le confort thermique ne dépend donc pas vraiment de la température réelle, mais plutôt du flux thermique entre notre corps et l’air.Ainsi, la sensation de froid est d’autant plus prononcée que le flux thermique sortant du corps est important.Comment s’habiller pour se protéger contre le froid ?Il faut d’abord un sous-vêtement qui colle de près à la peau et r qui en éloigne l’humidité au plus vite.Les tissus synthétiques, comme le po-lypropylène et les polyesters, jouent ce rôle à merveille.Proscrivez le coton : une fois trempé, il met des heures à sécher.Ensuite, il faut « casser » le vent pour stopper ses effets refroidissants.Une veste en nylon ou en polyester créera une barrière efficace.Ces deux tissus synthétiques respirent bien et laisseront s’échapper la transpiration.Une fois qu’on a annulé les facteurs d’amplification du froid (humidité et vent), il reste à contrer le froid lui-même en ajoutant, entre le sous-vêtement et le coupe-vent, un bon isolant.Celui-ci, tout en conservant la chaleur, ne doit pas être un obstacle à la vapeur d’eau.L’idéal est la laine polaire, mais la laine naturelle est acceptable, étant donné que, même mouillée, elle garde son pouvoir isolant.Ce système multicouche présente le double avantage de protéger du froid et d’être « réglable ».En effet, si l’effort augmente, ou si le climat s’adoucit, on diminue l’isolation en retirant des couches, le but étant de porter la quantité de vêtements tout juste nécessaire pour avoir chaud sans transpirer.Q5 Les rescapés du mont Saint-Joseph Le 4 avril 1989, par un matin très brumeux, un avion Navajo percute le flanc nord du mont Saint-Joseph, à Carleton en Gaspésie.Des six occupants, trois passagers sont blessés et le pilote a succombé sur le coup.L'air est frisquet, la neige profonde et les rescapés, partis de Québec pour un bref voyage d'affaires, sont légèrement vêtus.Marcel Rancourt et Émile Gilbert, en dépit de leurs blessures, décident d'aller chercher des secours.Avant de partir, Marcel Rancourt trouve des journaux dans la carcasse de l'appareil.Il les glisse sous son chandail et, peu de temps après, cesse de grelotter.La fine couche d'air prise entre chaque page de papier l'isole et l'aidera à tenir le coup.Six heures de marche plus tard, à bout de forces, ils atteindront le village d’où les secours partiront immédiatement pour ramener les blessés en lieu sûr.© Québec Science pratique ~ Mai 2003 Veste en plastique recyclé ! La laine polaire est un polyester dense et brossé.Celui-ci, comme l’immense majorité des tissus synthétiques, est un dérivé du pétrole.Or il est possible de fabriquer du polyester à partir de plastique recyclé : il suffit de 25 bouteilles de deux litres (l'équivalent d'un litre de pétrole brut) pour fabriquer une veste en polar bien chaude, qui offre le même confort qu'une neuve. \'v ty)v, hsu' (M vtte- !' -Wi i r iA ^ u ¦%} ”’™l'l“-l-‘-1 -'-— - sw V wr Voyager léger, , manger lourd iLors des longues expéditions où les S aventuriers transportent la nourriture Ü pour plusieurs semaines, le poids et le j volume ont énormément d’importance, i Le plus simple est d’éliminer l’eau.On Êne s’encombre pas d’une substance j qu’on peut trouver partout ! L’astuce 1 consiste à retirer l’eau présente dans les La bouffe aliments, de les transporter ainsi et de les hydrater au moment de les manger.La plus vieille méthode est le séchage.Encore de nos jours, les tomates séchées au soleil sont prisées, et on peut observer des séchoirs à poisson dans les villages côtiers de la province.Mais c’est une méthode qui exige du temps, qui dépend de l’humeur de la nature et qui détruit certaines propriétés nutritives des aliments.Québec Science pratique ~ Mai 2003 O MOUNTAIN EQUIPMENT CO-OP Les préparatifs La déshydratation est une méthode plus rapide et moins aléatoire.On soumet les aliments à une chaleur de 65 °C durant quelques heures.L’eau s’évapore lentement, les aliments perdent du volume et changent d’apparence; ils s’affaissent, se racornissent et ratatinent.Certaines vitamines peuvent être perdues et, une fois réhydraté, le produit est rarement semblable à l’original sur le plan de l’apparence et de la saveur.Les aliments déshydratés sont quand même fréquents : raisins, abricots et autres fruits séchés, noix de coco râpée, poulet et légumes dans la soupe en sachet, fines herbes, etc.Au cours du XXe siècle, la NASA a élaboré une méthode plus intéressante : la lyophilisation.On commence par amener rapidement les aliments à -25 °C.Cette surgélation bloque l’eau sous forme de glace à l’endroit où elle se trouve.Dans la congélation traditionnelle, l’eau formerait des cristaux qui font éclater les cellules en prenant de l’expansion.Ensuite, on fait le vide et on apporte un peu de chaleur.Se produit alors un phénomène physique particulier, la sublimation de la glace.Il s’agit du passage de l’état solide à l’état gazeux, sans passage par l’état liquide, un phénomène qui ne se réalise qu’à certaines pressions.Pour que l’eau soit sublimée, la pression doit avoisiner les 0,4 mm de mercure (pression normale : 100 mm de mercure).Les aliments deviennent alors microporeux : tous les endroits où se trouvait la glace sont vidés.Après son poids, mais a conservé son volume et sa forme.« La lyophilisation permet non seulement de réduire le poids des aliments, mais aussi d’assurer leur conservation à long terme, jusqu’à deux ans », La puissance des réchauds La puissance d'un réchaud s'exprime en BRI (British Thermal Unit).Un BTU est la quantité de chaleur requise pour élever la température d'un litre d'eau de 3,5 °C.Un réchaud de 10 000 BTU ou plus peut faire bouillir un litre d'eau en trois minutes et demie.la au Uni prei vak Le k ttsi ck dip plo poi laf liqi av; 24 heures, le produit a perdu 90 % de explique Céline St-Pierre, présidente de Lyo-San, fabricant québécois d’aliments lyophilisés.L’altération des aliments est due aux enzymes et aux micro-organismes.Tous ont besoin d’eau : les premières lors des réactions chimiques, et les seconds pour vivre.En supprimant l’eau, on stoppe toute décomposition.La structure poreuse des aliments lyophilisés rend la réhydratation facile et l’apparence finale est celle de l’aliment frais; toutes les qualités nutritives sont préservées, ainsi que le goût.Son défaut : ce procédé énergivore coûte cher.me dm h îtr, ; © Québec Science pratique ~ Mai 2003 )S» La popote au grand air Un réchaud moderne compte deux éléments : le brûleur et le réservoir en aluminium, reliés par une conduite flexible.Une petite pompe équipe le réservoir et permet d’augmenter sa pression interne pour forcer le combustible à sortir lorsqu’on ouvre la valve du brûleur.Les réchauds les plus courants en camping sont ceux utilisant le naphte.Aussi appelé essence blanche ou camping fuel, le naphte est une essence très pure, sans aucun additif.Il laisse peu de résidus en brûlant et procure une chaleur élevée.Un réchaud au naphte dépasse facilement les 10 000 BTU.Il est toutefois très volatil, ce qui augmente les risques d’inhalation ou d’explosion, surtout si on cuisine sous la tente.Ce carburant, liquide au départ, doit être vaporisé avant d’être brûlé, c’est pourquoi la conduite de gaz passe dans la flamme.En y circulant, le carburant liquide est chauffé et devient gazeux avant de jaillir et d’être consumé.Une fois le brûleur allumé, ça marche bien.Mais pour l’amorcer, il faut chauffer les conduites au préalable en laissant brûler un peu de combustible en dessous.Pour les voyageurs qui visitent des continents étrangers, le naphte est une denrée rare.Il faut alors un réchaud « opportuniste », qui brûle plusieurs combustibles.Appelés réchauds multicar-burants, ils peuvent utiliser le naphte, mais aussi le diesel, l’essence avec ou sans Les préparatifs plomb, le kérosène, l’alcool éthylique ou méthylique.Certains de ces produits sont largement répandus, mais aucun n’a toutes les qualités du naphte.L’essence et le diesel produisent de la fumée et de la suie, et finissent par boucher les conduits si on ne les entretient pas.Le kérosène est difficile à allumer, produit beaucoup de fumée et sent mauvais.Quant à l’alcool, il produit moitié moins de chaleur que les autres carburants.Il en faut donc plus, ce qui revient plus cher.Il brûle toutefois très silencieusement et, étant peu volatil, il est sûr dans les endroits fermés.Il existe aussi des réchauds fonctionnant avec des gaz liquéfiés (butane, isobutane ou propane) vendus en petites bonbonnes de métal déjà pressurisées.Ils s’allument facilement et Un filtre à eau Québec Science pratique ~ Mai 2003 0 Les préparatifs.offrent un meilleur contrôle de la flamme.Leur efficacité est par contre réduite par temps froid, et les bonbonnes vides deviennent encombrantes lors de longues sorties.taire.Et quelle que soit la qualité du filtre utilisé, il faudra remplacer sa cartouche lorsque ses pores seront bouchés, après filtration de quelques milliers de litres d’eau.QS Boire sans déboires En nature, un geste aussi vital que boire de l’eau peut être fatal si on ne prend pas des précautions.Trois ennemis sournois peuvent se cacher dans l’eau : les protozoaires, les bactéries et les virus (voir l’encadré).Plusieurs solutions existent pour se débarrasser de ces indésirables.On peut d’abord faire bouillir l’eau.Trois à 10 minutes d’ébullition vive suffisent à détruire tous les pathogènes.Mais c’est une méthode coûteuse en carburant, qui demande un équipement encombrant et qui devient impossible en altitude, où l’eau bout à moins de 100 °C, ce qui empêche une stérilisation complète.On peut aussi appliquer à l’eau des traitements chimiques.On utilise souvent l’iode, en capsule ou en liquide, mais son goût est désagréable et certains protozoaires lui résistent.On trouve maintenant du dioxyde de chlore, beaucoup plus efficace.Il se vend sous forme inactive, dans deux bouteilles.En mélangeant les deux produits dans l’eau, l’agent s’active et effectue la purification.L’autre solution, à part les produits chimiques, c’est la filtration.Les filtres à eau sont constitués d’une cartouche microporeuse.On force l’eau à y passer à l’aide d’une pompe.La cartouche, faite de céramique ou de fibre de verre, présente des pores qui peuvent être aussi petits que 0,2 micron, une barrière infranchissable pour les protozoaires et les bactéries, mais que les virus traversent sans problème.C’est pourquoi, dans des régions du monde comme l’Afrique, il faudra utiliser une méthode de purification complémen- 1^1 Québec Science pratique - Mai 2003 Les ennemis invisibles Les protozoaires sont des unicellulaires relativement gros, entre 5 et 100 microns (un micron ou micromètre = un millionième de mètre = un millième de millimètre).Le plus connu est Giardia, le pathogène responsable de la giardiase, ou maladie du castor, caractérisée par des diarrhées et des crampes abdominales.Ce protozoaire est en augmentation dans les lacs d'Amérique du Nord à cause de l'expansion des castors et des rats musqués, r de qui le transportent dans leur intestin sans en souffrir.Viennent ensuite les bactéries.Yov fiso Giardia unicellulaires encore plus simples et plus petits : entre 0,2 et 10 microns.La plus célèbre est Escherichia coli, ou E.coli, une bactérie qui réside normalement dans nos intestins, mais dont certaines souches peuvent être très toxiques lorsqu'elles sont ingérées.Finalement, les plus petits contaminants sont les virus.Ils mesurent entre 0,0004 et 0,1 micron, et on les trouve surtout dans les pays en développement où ils causent de graves maladies comme la poliomyélite, la fièvre jaune et les hépatites.Sur notre continent, l'eau est à peu près exempte de virus dangereux.ner -\| lié La science du sac de couchage La question piège qu’un vendeur entend tous les jours est : « Quel est le meilleur sac de couchage ?» La réponse dépend surtout des conditions d’utilisation.Voyons d’abord les concepts de base de l’isolation.Se protéger du froid consiste à empêcher la chaleur du corps d’aller « réchauffer » l’extérieur.Il faut créer une barrière avec un isolant, c’est-à-dire un composé dans lequel la chaleur se propage mal.Heureusement, le meilleur isolant est très abondant et ne coûte rien : c’est l’air.Mais l'air n’isole que s’il est immobile.Le défi des fabricants de sacs de couchage est de retenir une épaisse Test de résistance au vent chez un fabricant de tentes.On a recours à des avions pour provoquer des turbulences comparables aux rafales de vent.couche d’air en continu autour du corps, sans restreindre les mouvements ou retenir la sueur de façon trop étanche.La nature, elle, a très bien réussi.Les poils et les plumes des animaux retiennent efficacement une couche d’air isolante près de leur peau.Les bœufs musqués qui survivent aux hivers arctiques ou les manchots qui nagent dans des eaux frisant le point de congélation en sont de frappants exemples.Le duvet d’oie serait le meilleur des isolants naturels.Comparé à tous les autres matériaux, pour un même poids, Québec Science pratique ~ Mai 2003 Les préparatifs il a le plus grand pouvoir isolant et est le plus compressible.Déployée, chacune des petites plumes crée entre ses fibres des espaces qui se remplissent d’air.C’est ce gonflant qui donne au duvet ses précieuses propriétés.Il est aussi très durable : après plusieurs années d’utilisation, le duvet garde tout son gonflant.Mais il a quand même des défauts, le plus grand étant sa crainte de l’eau.Une fois mouillé, il s’agglutine et ne conserve plus l’air.Il sèche ensuite lentement et est sujet à la moisissure.Et, obstacle majeur à sa commercialisation massive, le duvet coûte cher.Alors la science tente de l’imiter.On veut créer l’isolant artificiel qui aurait les avantages du duvet, mais pas ses défauts.Il faut concevoir une matrice tridimensionnelle pouvant prendre de l’expansion et retenir l’air dans ses espaces internes.Un sac de couchage étant constamment soumis aux pliages, froissements et compressions, la structure obtenue doit aussi être durable et reprendre sa forme à tous coups.Thermolite, Hollofil, Primaloft, Quallofil, Thinsulate, Polarguard; toutes ces marques d’isolant sont le fruit d’expériences de chimie destinées à créer la fibre parfaite.Il s’agit de polymères extrudés (la matière malléable est poussée à travers une filière, comme du dentifrice, plutôt que moulée ou modelée), essentiellement des fils de plastique fins comme des cheveux.Ils sont coupés en fragments d’environ 5 cm, et on les mélange à des fibres spéciales.Le tout est ensuite légèrement chauffé, les fibres spéciales fondent partiellement et permettent à l’ensemble de fusionner en un réseau tridimensionnel.Quoiqu’un peu plus lourds que le duvet, les isolants synthétiques offrent des performances presque comparables.Les liens par fusion sont toutefois leur faiblesse : ils se brisent graduellement à chaque usage et le sac perd peu à peu son gonflant et son isolation.Ces dernières années, des isolants encore plus performants sont apparus : ils sont constitués d’un seul long fil continu, enchevêtré en un réseau tridimensionnel, et les liens entre leurs fibres sont assurés par une résine vaporisée.L’avantage de ces matières, c’est que leurs fibres sont creuses.Elles renferment déjà un volume d’air qui fait office d’isolant.Quel que soit son pouvoir gonflant, aucun isolant ne peut supporter le poids d’un humain.Le dessous d’un sac de couchage, écrasé par le dormeur, voit donc son air évacué et son pouvoir isolant annulé.Or, le sol « pompe » la chaleur plus fortement que l’air, d’où l’importance de dormir sur un isolant incompressible, le matelas de sol.Qu’il soit autogonflant ou fait de styro- Le duvet naturel et un isolant synthétique grossis 200 fois.A l'abri de l'eau Le tissu d'une tente est imperméabilisé par un enduit de polyuréthanne.Cette imperméabilité s'exprime en millimètres d’eau : c'est l'épaisseur que devrait avoir une colonne d'eau verticale pour exercer suffisamment de pression afin de traverser le tissu.Pour le double toit, il faut un minimum de 600 mm, mais certaines tentes montent jusqu'à 5 000 mm, alors que le plancher atteint 18 500 mm chez certains fabricants.© Québec Science pratique ~ Mai 2003 ymousse, sa fonction est la ^même : créer une multitude de micro-g bulles d’air emprisonnées qui ne s’af-zfaissent pas sous le poids du campeur.La tente Il fut un temps où la lourde toile et les poteaux d’acier d’une tente remplissaient le coffre arrière d’une voiture et occupaient trois personnes pendant une demi-heure lorsqu’on voulait la monter.Certains campings embauchaient même un spécialiste en tentes, qui déambulait de site en site pour MMÀ geodesique ^ La majorité des tentes modernes sont des variantes de l'architecture en dôme géodésique.Développé dans les années 1940 par l'ingénieur et philosophe R.Buckminster Fuller (il a conçu la « boule » d'Expo 67), ce design offre le maximum de solidité par rapport au poids des matériaux.En assemblant une série de triangles autoportants et légers, on obtient une structure à peu près sphérique très solide dans laquelle les contraintes se répartissent sur tous les éléments.C'est la construction qui peut couvrir la plus grande surface sans support interne.Desiqn qéodesi 1 prêter main- forte aux campeurs du dimanche ! Aujourd’hui, les tentes peuvent tenir dans un sac à pain et un seul campeur peut les monter en cinq minutes.Faites de nylon ou de polyester, avec des mâts en aluminium ultra-léger, elles sont hautement ergonomiques.Leur toit est souvent fait d’un simple filet moustiquaire.On peut s’étonner que la course à la légèreté chez les fabricants n’ait pas éliminé le double toit.La tente a une fonction : nous protéger des éléments tels que le vent et l’eau.On croirait qu’il suffit d’une simple paroi bien étanche pour remplir ce rôle, mais cela empêcherait l’humidité produite par notre respiration de s’échapper.Résultat : la condensation de cette vapeur d’eau dans la tente formerait des gouttelettes sur les parois qui finiraient par nous retomber dessus.D’où l’utilité d’une double paroi.La première, respirante, permet à la vapeur d’eau de s’échapper, puis de se condenser sur la seconde qui, elle, nous protège du vent et de la pluie.On comprend alors facilement la règle d’or du campeur : la tente et le double toit ne doivent pas se toucher, sinon l’humidité se condense et on est trempé ! 05 Québec Science pratique ~ Mai 2003 5' * De bonnes chaussures permettent aux randonneurs de se rendre à peu près n'importe où.Ici, le sommet des Hautes-Gorges de la rivière Malbaie.peut! ¦m it à i# I tofi I ï€f espadrille, mais une semelle plus agressive et une construction résistant aux intempéries.La semelle est souple et la chaussure est légère, ce qui en fait la plus confortable des quatre catégories.Son faible support de cheville la confine aux randonnées légères de quelques heures sur des sentiers bien aménagés, sans bagage.Avec une coupe plus haute, la botte de randonnée légère enveloppe et supporte la cheville.Ce support accru permet la marche sur des sentiers plus techniques, où les chevilles sont plus sollicitées.Avec cette botte, on peut se permettre un sac à dos léger et des parcours plus longs.Lorsqu’on porte un sac à dos lourd et qu’on marche plusieurs jours, il faut opter pour une botte de longue randonnée.Elle se distingue ¦de la botte de gk randonnée légère non par son apparence, qui n’est pas très differente, mais surtout par sa semelle.Faite d’un caoutchouc plus dense, elle est beaucoup plus rigide.Si rigide qu’on arrive à peine à la plier avec les mains.En empêchant le pied de fléchir à chaque pas, on lui épargne ainsi bien de la fatigue après quelques dizaines de kilomètres.La botte de longue randonnée a une construction robuste pour bien protéger dans les sentiers difficiles, et surtout hors sentier.Elle a fréquemment un renfort à l’avant pour protéger les orteils des coups.Et finalement, pour l’expédition lourde, la botte de montagne.Ici, non seulement a-t-on une semelle extrême- Québec Science pratique ~ Mai 2003 ment rigide, mais le reste de la botte l’est aussi afin d’offrir contrôle et support maximums.Conçue pour la marche difficile sur rocher ou sur glacier, ou encore pour l’escalade de glace, elle est une armure, une coquille solide et imperméable qui enveloppe le pied, le soutien et le protège de tout.Cette sécurité est assurée au détriment du confort : c’est une botte un peu chaude et lourde, mais pour transporter un sac à dos de 40 kg pendant deux semaines en montagne, il n’y a rien de mieux ! Faite de cuir épais ou même de plastique, elle a souvent des points d’ancrage pour des crampons métalliques.Une fois trouvé le style de botte qui nous convient, viennent les options.Vous préférez le cuir ou le synthétique ?Une botte isolée ou aérée ?A semelle agressive ou modérée ?Certaines bottes sont imperméables, d’autres sont respirantes, avec parfois une membrane de type Gore-Tex pour concilier les deux fonctions.La dureté de la semelle Gare aux orages magnétiques Quelques fois par année, notre planète subit d'importantes perturbations appelées orages magnétiques.Se déclenchant presque instantanément n'importe où sur Terre, ils peuvent durer plus de 48 heures.Durant ces orages, le nord peut se déplacer de trois ou quatre degrés en une seule heure ! Un changement suffisant pour être détecté avec une boussole ordinaire.Et perdre le nord dans le bois ! varie aussi : un caoutchouc plus tendre « collera » au sol et donnera une bonne adhérence, mais s’usera plus vite qu’une gomme dure.Le design des crampons influencera aussi les performances selon le terrain sur lequel on marche : comme pour les pneus de vélo, plus le sol sera boueux et plus il faudra de mordant sous les pieds.Une botte bien choisie devrait épouser parfaitement les courbes du pied, sans trop le serrer.Sans un bon ajustement, la randonnée peut devenir Québec Science pratique ~ Mai 2003 un calvaire - avec son chapelet d’ampoules ! En marchant avec une botte inadéquate, le pied bouge un peu.À certains endroits, des points de friction apparaissent; même s’ils sont minimes, ils usent la peau.Celle-ci compte deux couches : l’épiderme, mince surface, et le derme, plus épais en profondeur.Pendant la marche, c’est l’épiderme qui subit l’usure par friction.Cette destruction de tissus déclenche un « état de panique » dans le secteur touché et des cellules sécrètent une sérosité translucide entre l’épiderme et le derme.Ce liquide, de même composition que le plasma sanguin (eau, protéines, sels minéraux et quelques nutriments) sert de lubrifiant.La peau tente en fait de réduire le frottement en « huilant » les points de friction afin de protéger le derme.Cette arrivée de liquide entre les deux couches est si importante qu’elle fait se décoller l’épiderme et une bulle se forme.Voilà l’ampoule.Celle-ci finit par éclater, le liquide se vide dans la chaussette et on a le derme à nu.Comme celui-ci renferme des terminaisons nerveuses, il devient hypersensible au toucher et le marcheur perçoit la douleur à chaque pas.Le mieux à faire est de ne pas enlever l’épiderme décollé, puisqu’il empêche le derme d’être complètement exposé en appliquant une « fausse peau » sur la plaie, ce qui réduit la friction.C’est le rôle du sparadrap ou du ruban gommé.Impossible à faire disparaître, l’ampoule est facile à prévenir.Il suffit d’a- PARC NATIONAL DES GRANDS-JARDINS/MICHEL BOULIANE/SÉPAO Au sommet du parc des Grands-Jardins, prendre le temps d'apprécier l'immensité.jouter des couches qui se chargeront d’encaisser le frottement entre le pied et la botte.Une mince paire de chaussettes internes en polypropylène fera l’affaire.La friction se produira ainsi entre les couches de tissu plutôt que sur la peau.Mais attention, il ne faut pas congestionner le pied dans une botte trop pleine, car la circulation sanguine ralentira et on risquera d’autres problèmes comme les crampes et les engelures aux pieds.Même avec deux chaussettes, le classique bas de coton blanc est à bannir : c’est un des textiles les plus irritants, surtout mouillé.À bas le bas blanc ! Les marchands proposent des chaussettes « anti-ampoules » composées de laine mérinos pour la douceur, de spandex pour l’élasticité et de trois ou quatre autres fibres mélangées dans des proportions définies.Ces recettes riches en fibres sauraient, selon les fabricants, prévenir les ampoules même avec une seule paire.La course d’orientation Partir en forêt pour se perdre - et se retrouver - est maintenant un sport : la course d’orientation, ou orienteering.Les participants doivent cependant se munir d’une carte et des coordon- Les courbes de niveau sur la carte topographique permettent de visualiser le terrain en trois dimensions.Voici ce que voit un coureur chevronné lorsqu'il étudie une carte.Québec Science pratique ~ Mai 2003 JL Jé ' ¦ —^ I .^StlMw.I r ' ' '•"'- - ¦¦" -v, > ¦ ._w.• '.'¦ -.VMfc.' •- *’''.'' r L-ssass» Rien n'arrête les amateurs de courses d'aventures à condition qu'ils soient bien préparés.Fort Coulonqe au Québec.nées de quelques points de contrôle.En compétition, les coureurs tentent d’arriver premiers, après être passés par tous les contrôles, en s’aidant de seulement deux outils : une boussole et le champ magnétique terrestre.La Terre est un aimant.Nous habitons en effet une planète dotée d’un champ magnétique.Ce champ a grosso modo la forme de celui d’un barreau aimanté et fait s’orienter les autres aimants dans le même sens que lui.Ainsi l’aiguille d’une boussole indique le nord en se mettant dans le même sens que les lignes du champ magnétique terrestre.Ce champ n’est toutefois pas constant, $ Québec Science pratique ~ Mai 2003 ni en intensité ni en direction.Il est le résultat de la composition et des mouvements du noyau externe de la Terre.Cette région de métal en fusion se trouve à une profondeur entre 2 800 km et 5 000 km, et est parcourue de complexes mouvements de fluides.Ces mouvements font varier le champ magnétique, et le pôle Nord se « promène » (tout comme le pôle Sud !).On parle bien sûr ici du pôle Nord magnétique; le pôle géographique, lui, qui correspond à l’axe de rotation du globe, ne bouge pas.La carte et le topo ne sont pas totalement compatibles : le quadrillage de 00 si .4 fi?l’une est orienté sur le nord géographique, alors que l’autre fixe le nord magnétique.Pour trouver précisément leurs points de contrôle, les concurrents doivent tenir compte de la différence entre les deux.Cette différence s’appelle la déclinaison magnétique et elle varie selon l’endroit ainsi que l’année.Heureusement, les boussoles modernes peuvent être « accordées » avant une course : on leur ajoute ou enlève quelques degrés et elle donnent alors le « bon » nord.Ce n’est pas tout.Le champ magnétique terrestre subit toutefois des variations dues à l’activité du Soleil beau- coup plus rapides que la variation séculaire.Le faisceau continu des particules provenant de notre étoile interagit de façon complexe avec le champ magnétique et le fait fluctuer, modifiant aussi la déclinaison magnétique.11 subit en fait une variation cyclique à tous les jours, se promenant dans un ovale de plus de 80 km de long.En conséquence, le pôle magnétique se trouve rarement à sa « position officielle », qui est en fait une moyenne.Pour nous, au sud-est du pays, ces mouvements se reflètent par des variations de moins de un demi-degré sur la boussole.Quelques degrés d’écart, ce n’est pas beaucoup à première vue; mais en orien-5 ration, sur une distance de 10 km, un t seul degré d’erreur fait aboutir à 175 m ’ de l’objectif.S’il est petit et caché entre j les arbres, comme toujours en orien-3 teering, le voilà manqué.] ; Les courses | d’aventures j longue durée : fatigue extrême Les amateurs de sports de plein air en pratiquent habituellement plusieurs.Il y a un peu moins de 10 ans, sur notre continent, des maniaques de plein air ont inauguré la course d’aventures.Qu’on la nomme « raid d’aventures » ou « course d’ultra-endurance », le but reste le même : franchir en équipe un parcours en pleine nature, par des moyens de transport non motorisés, en passant par des points de contrôle préétablis et en ne se guidant qu’à l’aide d’une carte et d’une boussole.De Yorienteering de haut calibre ! Combinant une multitude de sports de plein air, ces courses durent Québec Science pratique ~ Mai 2003 © » V.Parc national du Saguenay de quelques heures à une dizaine de jours ! La distance parcourue peut atteindre 800 km, les participants pratiquant en enfilade course en forêt, vélo de montagne, canot, escalade, etc.Les membres de chaque équipe doivent rester groupés en permanence et passer par tous les points de contrôle pour se qualifier.Au-delà d’une bonne forme physique oet de solides connaissances techniques, gles athlètes doivent être des gestion-inaires : gestion du temps, gestion de jèl’énergie et gestion.de l’humeur ! gDe telles épreuves poussent les ^coureurs non seulement à leurs limites ^physiques, mais aussi psychologiques.izAprès quatre jours et quatre nuits à ^progresser dans la brousse et les gmarais, à escalader des parois ^rocheuses, à réparer des crevaisons gsur des sentiers de vélo boueux, on gcomprend qu’une erreur de parcours ^puisse saper le moral et engendrer des ^disputes.Et souvent, cet aspect déter-aaninera le classement final : les équipes © Québec Science pratique ~ Mai 2003 qui « restent zen » malgré l’épuisement et les avaries sont moins enclines à l’abandon prématuré.Dans ces compétitions, le sommeil est une perte de temps.Les meilleures équipes ne dorment souvent que trois à six heures sur des courses de cinq à sept jours.Comment peuvent-elles rester performantes ?C’est que la privation de sommeil n’affecte pas l’endurance, et qu’en théorie le système musculaire n’a pas besoin de dormir.Mais c’est autre chose pour le cerveau.Privé de sommeil, ses facultés sont altérées.La perception du temps et des distances est perturbée, la capacité d’analyse et d’orientation s’affaiblit, et il peut y avoir des hallucinations, sans compter que la fatigue influence beaucoup le moral.Tout ça fait que la privation de sommeil, même si elle fait gagner du temps, peut désavantager les coureurs et changer l’issue d’une course.Les bonnes équipes sont celles qui trouvent le juste compromis entre sommeil suffisant et temps perdu.La stratégie la plus rentable semble être celle des powernaps : à l’occasion, dans la journée, on se permet de petits sommes de f5 à 45 minutes, une durée suffisante pour éclaircir l’esprit, en échange d’une perte de temps minimale.Et lorsque ces powernaps ne suffisent plus à éveiller le cerveau, on se permet un vrai somme : 90 minutes ! C’est le temps requis pour que le cerveau accomplisse un cycle de sommeil complet (phase de sommeil profond suivie d’une phase de sommeil paradoxal) et qu’il remette un peu d’ordre dans ses circuits.A la fin de ce cycle, le cerveau retapé peut repartir facilement.Si on s’éveille quelques minutes avant, ou quelques minutes après (au début du cycle suivant), on sera amorphe et empâté.OS l«S!, düfo K,. fluence t nue la temps niable d'une jrsquf invrai einps mplet siiisi' sillet ibft1 Les destinations plein air du Québec Les parcs provinciaux et Les réserves fauniques : www.sepaq.com Les parcs fédéraux du Canada : www2.parkscanada.qc.ca/parks/ alphapf.htm Guides plein air Plus de 150 idées de destinations au Québec, tout en couleurs, avec informations pratiques et conseils : Guide du plein air au Québec, collection Espaces, 24,95 $.Les guides du magazine Géo Plein Air contiennent des suggestions d'itinéraires et des cartes topos détaillées.Éditions Tricycle, 12,95 $ chacun : 25 jours en randonnées pédestres 25 jours en canot 25 jours en eau vive www.velomag.com/tricycle/ guidesGPA.html Les guides du magazine VéloMag sont des répertoires complets des pistes en forêt et ailleurs.Éditions Tricycle : Les sentiers de vélo de montagne au Québec, 7,95 $ La route verte du Québec, 18,95 $ Les voies cyclables au Québec, 19,95 $ www.velomaq.com/tricycle/ guidesVM.html Popote en plein air Un incontournable ! Odile Dumais, bien connue des amateurs de plein air, livre ses petits et grands secrets pour bien manger.Pour impressionner ses compagnons avec des plats recherchés ou des aliments déshydratés maison ! La gastronomie en plein air, Québec Amérique, 220 p., 25 $.www.physio2000.com/odiledumais/ Québec Science pratique ~ Mai 2003 © .v- ‘ - F Parc national de la Jacques-Cartier Acide lactique .27 Gore-Tex .7 Adrénaline .20 Harnais .30 Altitude .25 Hormone antidiurétique.26 Ampoules .40 Hypothalamus .20 Escalade .28 Imperméabilité .7 Bactéries .14 Kayak de mer .36 Bottes .38 Liens hydrogène .8 Bouchains .38 Lyophilisation .12 Chaleur de vaporisation.23 Magnésie .32 Chaussette .41 Mal d'altitude .25 Chausson .31 Matelas de sol .16 Chaussures de marche.38 Métabolisme .24 Cohésion .8 Noradrénaline .20 Conduction .9 Pancréas .20 Conductivité thermique .9 Pédale .35 Couche limite .10 Pression atmosphérique.25 Course d'orientation .41 Protozoaires .14 Course d'aventures .43 Purification de l'eau.14 Crampons .34 Randonnée pédestre.38 Déclinaison magnétique.43 Rapport surface/volume .21 Déshydratation (aliments) .12 Réchauds .13 Déshydratation Respirabilité 7 (physiologique) .24 Sac de couchage .15 Duvet naturel .15 Séchage des aliments.11 Facteur éolien .10 Stabilité .36 Filtres à eau .14 Sublimation .12 Foie .20 Sueur 9 Freinage .34 Tente .17 Freins hydrauliques ,.34 Vélo de montagne .32 Freins à disque .34 Virus .14 Glycémie ,.20 Zicral .31 Science Pelliculaqe et impression : Interweb Distribution en kiosques : Messageries Dynamiques Rédacteur en chef Raymond Lemieux Adjoint au rédacteur en chef Laurent Fontaine Rédaction Joël Leblanc Correcteur Luc Asselin Directeur artistique François Émond lllustrateurs/photoqraphes Luc Melanson, Sépaq Dépôt légal : Bibliothèque nationale du Québec Premier trimestre 2000, ISSN-0021-6127 Répertorié dans Repère et dans l'Index des périodiques canadiens.© Copyright 2000 - La Revue Québec Science.Tous droits de reproduction, de traduction et d'adaptation réservés.Culture -||+| ¦'“"Québec S g Canada Diffusion et promotion Hermann Gagnon Directeur général Pierre-Yves Gagnon Directeur exécutif Marc Côté Adjointe administrative Nicole Lévesque Québec Science est supporté par le Cegep de Jonquière et reçoit l'aide financière du ministère de la Culture et des Communications (Programme de soutien aux intervenants et événements majeurs en culture scientifique et technique).Nous reconnaissons l'aide financière accordée par le gouvernement du Canada pour nos coûts d'envoi postal et nos coûts rédactionnels par l'entremise du Programme d'aide aux publications et du Fonds du Canada pour les magazines.Publicité Représentante Carole Martin cmartin@quebecscience.qc.ca Tél.: (514) 843-6888 Téléc.: (514) 843-4897 SITE INTERNET www.cybersciences.com Membre de : The Audit Bureau of Circulations La Revue Québec Science cégep de Jonquière 4388, rue Saint-Denis, bureau 300 Montréal (Québec) H2J 2L1 Tél.: (514) 843-6888 Téléc.: (514) 843-4897 courrierdiQuebecScience.qc.ca & © Québec Science pratique Mai 2003 PARC NAT.DES HAUTES-GORGES-DE-LA-MALBAIE-MAURIŒ PITRE-ENVIRO FOTO 1 \ PIEin DE RDBDIS ID EDRTE! 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L.E QUÉBEC MARITIME Gaspésïejp.Aventure douce ion corsee : Organisées sur le Sentier international des Appalaches, des andonnées faciles, intermédiaires ou difficiles, sur cet incroyabl< sentier linéaire en Gaspésie, du 1er au 24 août 2003.Service de transport quotidien vers les points d’accès au sentier permettant des randonnées avec sac à dos ne contenant que le matériel nécessaire pour une journée de marche.Programme des activités sur le site Internet sia-iat.com (418) 562-1240, poste 2299 @ Desjardins d'évasion au parfum de mer.la Gaspés 1 800 463-0323 tourisme-ÇjaSpe 1 «77 BONJOUR
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