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Titre :
Québec science
Principal magazine d'information scientifique généraliste québécois. [...]

Le mensuel d'information scientifique Québec Science est publié à partir de 1970. Il est le résultat de l'acquisition par l'Université du Québec de la revue Jeune scientifique, qui était publiée par l'Acfas. C'est Jocelyne Dugas, auparavant responsable de la revue Techniques, publiée par le ministère de l'Éducation, qui préside à cette mutation.

Québec Science opte pour une formule plus journalistique que pédagogique. La revue sera un terreau de développement de la profession de journaliste scientifique. Michel Boudoux, Yannick Villedieu, Christian Coutlée, Daniel Choquette, Solange Lapierre-Czerniecki, Pierre Sormany, Michel Gauquelin, Madeleine Harbour, Fabien Gruhier, Lise Laberge, Gilles Provost, Gilles Paquette, François Picard y participent.

La revue vise à intéresser les jeunes à la science et aux carrières scientifiques en leur offrant une information scientifique à jour présentée par des articles rigoureux et approfondis. Un accent est mis sur l'attractivité visuelle; une première couverture signée par le graphiste Jean-Pierre Langlois apparaît ainsi en septembre 1973. Pierre Parent et Richard Hodgson poursuivront le travail de ce dernier. Diane Dontigny, Benoit Drolet et André Delisle se joignent à l'équipe au milieu des années 1970, alors que Jean-Pierre Rogel en dirige la rédaction à partir de l'automne 1978.

Les premières années sont celles de l'apprentissage du journalisme scientifique, de la recherche de l'équilibre entre la vulgarisation, ou plutôt la communication, et la rigueur scientifique. Les journalistes adoptent styles et perspectives propres à leur métier, ce qui leur permet de proposer une critique, souvent liée à l'écologie ou à la santé. Plus avant dans les années 1970, le magazine connaît un grand succès, dont témoignent l'augmentation de ses ventes et la résonance de ses dossiers.

Québec Science passe sous la responsabilité des Presses de l'Université du Québec en 1979. La revue est alors prospère; en 1980, le magazine est vendu à plus de 25 000 exemplaires, dont 20 000 par abonnement. Les années 1980 sont plus difficiles à cause de la crise économique. Luc Chartrand pratique le journalisme d'enquête pour la revue, dont l'équipe de rédacteurs se renouvelle. On assiste ainsi à l'arrivée de Gilles Drouin, Bernard Giansetto, Claude Forand, Louise Desautels, François Goulet et Vonik Tanneau. Québec Science produit des articles sur les sujets de l'heure : pluies acides, sida, biotechnologies.

Au tournant des années 1990, le magazine fait davantage appel à des collaborateurs externes - journalistes, professeurs et scientifiques. Le cégep de Jonquière devient l'éditeur de la revue. Il en gardera la charge jusqu'au transfert de Québec Science à Vélo Québec en 2008.

Au moment de l'arrivée, en 1994, du rédacteur en chef actuel, Raymond Lemieux, le magazine est encore en difficulté financière. Il connaîtra cependant une relance, fort de la visibilité engendrée par la publication, depuis février 1993, d'un numéro spécial sur les découvertes scientifiques de l'année au Québec. Québec Science devient le premier média québécois à se trouver sur Internet, ce qui lui offre un rayonnement international. Le magazine surfe sur cette vague, avec davantage de contenus et de grands reportages qui franchissent les frontières du Québec; il obtient un soutien accru du gouvernement québécois, ce qui lui permet de recomposer une équipe de journalistes : Catherine Dubé, Vincent Sicotte, Marie-Pierre Élie, Joël Leblanc viennent travailler pour la revue.

Québec science profite ensuite de l'engouement pour les avancées technologiques et s'attire de nombreux collaborateurs qui maintiennent le dynamisme de la revue.

Source :

LEMIEUX, Raymond, Il était une fois¿ Québec Science - Cinquante ans d'information scientifique au Québec, Québec / Montréal, MultiMondes / Québec Science, 2012, 165 p.

Éditeurs :
  • Québec :Les Presses de l'Université du Québec,1970-,
  • Montréal :Vélo Québec éditions inc.
Contenu spécifique :
Mars
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Jeune scientifique
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Références

Québec science, 2004, Collections de BAnQ.

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itch Adams : ivement une lédecine joyeuse ,1 ¦ Mars 2004 31Q \pres Mars.Cilan ?î semble réunir ^ ^ ! naisse une ^ ^ ____extraterrestre O—* Kl •rt K -t-i en es ib-Oj c-u O H —J X P -M 1 (s -4^ ï—» 3jc t.r- c >-rt 3CM O ¦ ir,- ce c-j sr Times et ence V J-' L - 4,95 S En collaboration avec la GAZETTE DES FEMMES ) rL Lrt T sà^-: -sŒiÿlï;: ' ' i: 06538563761603 Notre plus beau gisement: la matière grise Chez QIT-Fer et Titane, notre plus grande richesse ce n’est pas notre gisement d’ilménite de Havre-Saint-Pierre (le plus grand au monde) ou encore notre vaste complexe métallurgique à proximité de Montréal, à Sorel-Tracy.Notre plus grande richesse, c’est la matière grise.La matière grise de nos 2 000 employés.Car c’est grâce à elle si, depuis 50 ans, nous avons pu sans cesse innover et ainsi devenir un des chefs de file mondiaux du bioxyde de titane.Pas surprenant aussi que nous fassions tout pour que cette matière grise puisse, chaque jour, s’épanouir pleinement.Pour en savoir plus sur nos activités et sur notre façon de voir la vie, visitez notre site Internet : www.qit.com une force www.qit.com QIT-Fer et Trtane ' V V .: : MARS 2004, VOLUME 42, NUMERO 6 www.cybersciences.com Astronomie ISTitan: comme La Terre avant La vie?Que nous apprendra La plus grosse lune de Saturne sur l'apparition du vivant?par Isabelle Cuchet SUR LE VIF: PATCH ADAMS 6 La médecine selon Patch Patch Adams - le vrai - a toujours fait rire ses patients.Il rêve de leur offrir un hôpital où humour et câlins seront les premiers remèdes.par Catherine Dubé La science et les femmes: 24 La conquête inachevée Les femmes sont désormais présentes dans tous les secteurs de la recherche.Vont-elles pour autant changer la science?Vingt-cinq d'entre elles témoignent.En collaboration avec la Gazette des femmes.par Sophie Malavoy et Marie-Pier Elie Énergie Grandes pannes, grandes angoisses 38 Du fiL à retordre Hydro-Québec a revu de fond en comble la sécurité de ses installations.Mais tout peut arriver.par Gilles Drouin 10 Vache folle: la faute aux Anglais?Avec le nouveau cas de vache folle découvert aux États-Unis, faut-il se méfier de son steak?par Catherine Dubé 12 Du Soleil sur Terre Domestiquer l'énergie des étoiles, c'est l'ambition d'Iter, le futur réacteur de fusion nucléaire.par Isabelle Cuchet PERPLEXITÉ CHRONIQUE 14 Métamorphose Qui doit changer: les femmes ou la science?par Brigitte Gemme 15 La crevette, c’est la santé! Contre le cholestérol, sa carapace fait des merveilles.par Catherine Dubé Planète ADN 17 Du fluo dans l’aquarium Le GloFish envahit les aquariums domestiques.Un poisson OGM pour le plaisir.par Jean-Pierre Regel techno-pratique 45 Aujourd'hui le futur par Philippe Desrosiers Science culture 46 En scène! Savants et artistes forment un tandem pour créer les spectacles de demain.par Mélanie Saint-Hilaire 47 Jeux par Jean-Marie Labrie Portfolio 49 Balade sur Mars Bien vu! 50 Que sais-je?La valeur de l'ignorance.par Serge Bouchard et Bernard Arcand À la Une Les héritières de Marie Curie Demandez aux gens de nommer une scientifique d’importance; immanquablement, ils répondent: Marie Curie.En forçant un peu, certains finissent par citer Julie Payette.Après, c’est généralement le trou noir.Cela ne reflète en rien la place qu’occupent aujourd’hui les femmes en science.Elles y ont accompli une véritable révolution.Chasse gardée masculine pendant des siècles, plusieurs des secteurs de recherche où ne s’aventuraient que de rares pionnières, jusqu’à il y a 30 ans, sont massivement investis par des talents féminins.Le dossier spécial que nous vous proposons tente de cerner l’ampleur de ce bouleversement.Un dossier exceptionnel à double titre.D’abord, parce qu’il est le fruit d’une collaboration inusitée dans le monde des magazines avec la mise en commun des ressources de Québec Science et de la Gazette des femmes-, et ensuite pour son contenu.Les témoignages (répartis entre les deux revues) de 50 chercheuses de tous âges, et actives dans plusieurs domaines, permettent de mieux mesurer leur contribution à la science québécoise.S’il convient de saluer ce nouvel apport intellectuel des femmes, il ne faut tout de même pas être naïf, nous font remarquer la plupart des scientifiques interviewées.Bien des territoires restent à conquérir.Encore aujourd’hui, trop peu de femmes occupent des postes de direction et, dans certains créneaux, elles demeurent minoritaires.N’est-ce qu’une question de temps pour que, partout, elles se taillent une place ?C’est à ce moment que nous pourrons apprécier réellement leur influence sur l’évolution de la science.Rendez-vous dans 10 ans ?Annie Savoie, rédactrice en chef, Gazette des femmes Raymond Lemieux, rédacteur en chef, Québec Science co CONQUÊTE inachevée Nouveau look ! Avec sa nouvelle grille graphique, le présent numéro de Québec Science est encore plus agréable à lire et à regarder.« J’ai choisi de donner à notre maquette plus de clarté et aussi plus de maturité», explique François Émond, directeur artistique.Les entêtes épurées et la présentation plus moderne des titres confèrent à la revue un look classique, mais loin d’être austère.Avec ce ménage du printemps, nous avons un magazine rafraîchi, que vous reconnaîtrez tout de même sans peine, puisque le logo et le corps du texte demeurent les mêmes.Savourez ! £ Science Rédacteur en chef Raymond Lemieux rlemieux@quebecscience.qc.ca Adjoint au rédacteur en chef Laurent Fontaine lfontaine@quebecscience.qc.ca Equipe de rédaction et collaborateurs : Bernard Arcand, Serge Bouchard, Isabelle Cuchet, Philippe Desrosiers, Gilles Drouin, Catherine Dubé, Marie-Pier Elie, Brigitte Gemme, Jean-Marie Labrie, Joël Leblanc, Jean-Pierre Rogel, Mélanie Saint-Hilaire et Mathieu-Robert Sauve Correcteur Luc Asselin Directeur artistique François Émond Photographes/illustrateurs Isabelle Arsenault, Louise Bilodeau, Frédéric Eibner, Alain Gauvin, Stéphane Lemire, Sylvain Majeau, Yves Médam Directeur général Pierre-Yves Gagnon Directeur exécutif Marc Côté Adjointe administrative Nicole Lévesque Publicité : Montréal Tél.: 1514) 843-6888 Téléc.: 1514) 843-4897 Secteur public : Carole Martin poste 26 cmartir@quebecscience.qc.ca Secteur privé : Claire Breton poste 29 cbreton@quebecscience.qc.ca SITES INTERNET www.cybersciences.com Responsable: Isabelle Cuchet www.cybersciences-junior.org Responsable: Marie-Pier Elie Abonnements (taxes incluses) Au Canada : 1 an = 43,45 $, 2 ans = 74,85 $, 3 ans = 103,95 $.À l'étranger : 1 an = 54 $, 2 ans = 95 $, 3 ans =139 3 Pour abonnement et changement d'adresse Tél.: (514)875-4444 Télec.: (514) 523-4444 Québec Science, Service des abonnements 525, rue Louis-Pasteur, Boucherville (Québec) J4B 8E7 Abonnement par Internet www.cybersciences.com/abonnement Pour la France, faites votre chèque à l'ordre de : Rowecom France, rue de la Prairie, Villebon sur Yvette, 91763, Palaiseau cedex, France Pelliculage électronique et impression : Interweb Distribution en kiosques : Les Messageries Benjamin Distribution Canada hors Québec, États-Unis : LMPI Développement économique et régional Québec a a Canada lions tu sse,i lit.;::!': |leûué lia» Dépôt légal : Bibliothèque nationale du Québec Premier trimestre 2000, ISSN-0021-6127 Répertorié dans Repère et dans l'Index des périodiques canadiens.© Copyright 2000 - La Revue Québec Science.Tous droits de reproduction, de traduction et d'adaptation réservés.Le magazine sert avant tout un public qui recherche une information libre et de quaüté en matière de sciences et de technologies.L'éditeur n'est pas Üé à quelques exigences pubücitaires.Les journalistes de Québec Science sont tenus de respecter le guide de déontologie de la Fédération professionnelle des journalistes i du Québec.Québec Science, magazine à but non lucratif, est publié 10 fois l'an par I la revue Québec Science.La direction laisse aux auteurs l'entière responsabitité de i leurs textes.Les manuscrits soumis à Québec Science ne sont pas retournés.Les titres, sous-titres, textes de présentation et rubriques non signés sont attribuables à la rédaction.Le contenu de ce magazine est produit sur serveur vocal par l'Audiothèque pour les personnes handicapées de l'imprimé.Téléphone : Québec (418) 627-8882, Montréal (514) 393-0103 langer Québec Science est supporté par le Cegep de Jonquière et reçoit l'aide financière du ministère du Développement économique et régional.Nous reconnaissons l’aide financière accordée par le gouvernement du Canada pour nos coûts d’envoi postal et nos coûts rédactionnels par l'entremise du Programme d’aide aux publications et du Fonds du Canada pour les magazines.Membre de : The Audit Bureau of Circulations La Revue Québec Science 4388, rue Saint-Denis, bureau 300 Montréal (Québec) H2J 2L1 Tél.: (514) 843-6888 MA Téléc.: (514) 843-4897 courrier@QuebecScience.qc.ca 4* CEGEP de Jonquière 4 Québec Science | Mars 2004 IFmli® ti: iMttiitH' IffllïCijDt O'teiie | ite taiiilt «Ml sftim «fe m li J J Courrier courrier@quebecscience.qc.ca 3,(51, De Suisse «/e sm/5 depuis plusieurs années très inquiet de l’usage d’additifs bactériens pour la production de neige artificielle », nous écrit Guy Borgeat de Champéry, en Suisse, à la suite de notre dossier de décembre dernier sur l’enneigement des pistes de ski.«En Suisse, une étude demandée par Greenpeace auprès de deux laboratoires d’analyse indépendants révèle que, contrairement aux dires du fabricant de Snomax, toutes les bactéries ne sont pas tuées.L’enneigement artificiel est déjà une plaie pour l’environnement.Le skieur devrait s’adapter à la nature, et non l’inverse.» Le Québec et le landau À la suite de notre article « Deux pères valent-ils mieux qu’un ?» (décembre 2003-janvier 2004), Peter Frost se demande comment bâtir une société où l’homme s’occupe des enfants autant que la femme.«Dans toutes les sociétés mentionnées, écrit-il, c’est la femme qui fournit la presque totalité des soins primaires à l’enfant et l’essentiel de son alimentation.De plus, ces mêmes sociétés pratiquent la polygynie (y compris les Todas, qui recouraient aussi à la polyandrie en raison de l’infanticide pratiqué à l’endroit de leurs filles).Là où la paternité est incertaine, l’homme sert son intérêt de reproducteur en s’accouplant avec le plus de femmes possible, au lieu de s’occuper davantage des enfants qui ne sont pas forcément les siens.Le Québec de l’avenir?Mais ce n’est pas ce genre d’homme qui va pousser le landau.» Le temps des sucres Ronald Melanson se demande comment notre journaliste Gilles Drouin, dans « La route du sucre » (octobre 2003), arrive à calculer une consommation moyenne annuelle de sucre qui dépasse 40 kg par personne.« J’en frémis », écrit ce lecteur ! «Vous avez raison de frémir, répond Gilles Drouin.Certains ouvrages sur l'alimentation, dont le Dictionnaire encyclopédique des aliments, soulignent que la consommation de sucre dans les ‘¦’science wmm pays industrialisés a déjà atteint 50 kg par personne au milieu du XXe siècle.En moins de 100 ans, nous avons inversé notre façon d'en manger.En 1910, c'est dans la cuisine de la ménagère qu'on insérait les trois quarts du sucre des aliments.Aujourd'hui, 80% du sucre est acheté par l'industrie et se cache dans une multitude de produits alimentaires.» Précision Par ailleurs, Serge Assel, directeur adjoint à la direction régionale des Laurentides du ministère de l’Environnement, tient à apporter la précision suivante pour le même article sur l’enneigement artificiel et son encadré Dommages collatéraux qui aborde notamment la question du pompage intensif de l’eau.« Vous avez écrit que le débit de pompage maximum fixé par le ministère de l’Environnement est de 2,8 mé par seconde.Il serait plus juste de dire que le débit maximum de pompage pour la neige artificielle est de 0,9 m3 par seconde et que le pompage arrête lorsque le débit de la rivière descend en dessous de 2,8 mJ par seconde.» CE La grande tournee des I i 1 uü’», 55 rf11 des sciences A Montréal et à Québec Les femmes vont-elles changer la science?Un débat sur la place que les femmes occupent en science Le mardi 2 mars à Montréal et le mercredi 3 mars à Québec Animé par Yanick Villedieu (Les années-lumière, Radio-Canada) Les femmes investissent maintenant plusieurs secteurs de savoirs.Ont-elles pour autant pris toute leur place ?La science faite par les femmes est-elle différente de la science faite par des hommes ?Les hommes seraient-ils plus attirés par la science spectacle que les femmes ?Entre autres invitées : Claire Deschênes et Natalie Barrette, et Michèle Baron, chargée de mission pour le groupe « Parité en sciences» au ministère français de Recherche.À Montréal, l'événement a lieu de 17 h 30 à 19 h 30 au Barouf, 4171, rue Saint-Denis À Québec, il se tient au Loft, 291, rue Saint-Vallier Est Réservations auprès de Nicole Lévesque à Québec Science au (514) 843-6888 poste 21 Organisé par les équipes de Québec Science et de la Gazette des femmes en collaboration avec le Consulat général de France à Québec et le cégep de Limoilou (pour l'événement de Québec).À Montréal La forêt boréale est-elle réellement en danger ?Animé par Isabelle Tardif (cégep Saint-Laurent ) Le mercredi 3 mars au cégep Saint-Laurent à partir de 17 h 30 Invités : Claude Villeneuve, biologiste et professeur à l'Université du Québec à Chicoutimi, Francesco di Castri, professeur à l'université de Montpellier et directeur du programme Scope (Scientific Committee on Problems of the Environment) soutenu par l'Unesco, et Réjean Gagnon, directeur du consortium de recherches sur la forêt boréale commerciale.Organisé par le cégep Saint-Laurent avec le soutien de Québec Science, de l'ACFAS et du Consulat général de France à Québec.Pour plus d'informations : 747-6521 poste 7464 À Jonquière Maladies héréditaires : pourquoi tout savoir ?Un débat sur les recherches en génétique médicale Le mardi 23 mars Animé par Marc Bergeron (Radio-Canada) L'événement a lieu de 17 h à 19 h à la Voie Maltée, rue Saint-Dominique Réservations auprès de Lynda Gagnon au (418) 547-2191 poste 381 Organisé par les équipes du cégep de Jonquière et de Québec Science a\iec le soutien du ministère du Développement économique et régional et de la recherche et du Consulat général de France.À Carteton La généalogie : passe-temps ou science ?Une discussion sur la généalogie à l'occasion du 400e anniversaire de l'Acadie Le lundi 29 mars de 17 h 30 à 19 h 30 Organisé par l'équipe de rédaction de Québec Science avec le soutien du ministère du Développement économique et régional, et du Consulat général de France.À Rimouski Biotechnologie : la dernière chance de la Gaspésie ?Le mercredi 31 mars au bar le Libre-échange, 101, rue Saint-Germain Ouest de 17 h 30 à 19 h 30 Animé par Denis Leduc (Radio-Canada, Rimouski) Réservations auprès de Joël Leblanc (418)722-0252 Organisé par l’équipe de rédaction de Québec Science avec le soutien du ministère du Développement économique et régional et du Consulat général de France.A Montréal La science au service de la paix ?Le mercredi 31 mars au cégep Saint-Laurent Animé par Isabelle Tardif (cégep Saint-Laurent) Le mercredi 31 mars au cégep Saint-Laurent à partir de 17 h 30 Pour plus d'informations: 747-6521 poste 7464 Organisé par le cégep Saint-Laurent avec le soutien de Québec Science, de l'ACFAS et du Consulat général de France à Québec.Mars 2004 I Québec Science 5 Pour être un bon médecin, vous devez offrir de melile r Sur le vif La médecine selon Avec son nez de clown.Patch Adams - le vrai - a toujours fait rigoler ses patients.Le médecin humaniste rêve de leur offrir un hôpital où humour et câlins seront les premiers remèdes.par Catherine Dubé Regard perçant, moustache imposante, longs cheveux gris illuminés d’une mèche bleue, 1,90 m, Hunter Patch Adams a peu à voir avec Robin Williams, l’acteur qui l’incarne dans le film racontant sa vie.« C’est très étrange de se voir au cinéma alors qu’on n’est pas mort.Etrange aussi que l’acteur qui joue mon rôle mesure 30 cm de moins que moi », dit-il.Excentrique, le vrai Patch est un personnage plus haut en couleur que son double cinématographique.Le film Patch Adams dépeint son désir d’humaniser les soins aux patients et de faire résonner les éclats de rire dans les corridors d’hôpitaux.Dans les faits, il souhaite beaucoup plus : une totale redéfinition de la relation patient- médecin, du système de santé, et même du système économique et social, dont le carcan l’empêche de pratiquer la méde-w cine comme il l’en-| tend.Ne l’oublions k pas, il vit aux Etats-< Unis.« Ne privatisez y pas votre système de H santé.Partout où on l’a fait, ça s’est détérioré ! » dit-t-il.Patch Adams a d’abord soigné et fait rire ses patients dans une clinique de Virginie installée dans une grande maison où il vivait et travaillait avec d’autres artistes-toubibs qui cultivaient la terre dans leurs temps libres pour assurer leur subsistance (on était dans les années 1970) ! «Je n’ai jamais demandé un cent aux patients, dit-il, parce que soigner doit être un échange humain, pas une transaction commerciale.» Pas plus qu’il n’a demandé de remboursement aux assureurs privés qui décident eux-mêmes si un traitement sera couvert ou pas, un non-sens pour un médecin.Il a aussi refusé de se munir d’une assurance professionnelle en cas d’erreur médicale.« Autant dire à son patient qu’on ne lui fait pas confiance, juge-t-il.Si on devient son ami, qu’on lui explique ce que l’on fait, qu’on cesse de lui faire croire que le médecin a une réponse à tout, le patient ne risque pas d’intenter une poursuite.» Au bout de 12 ans dans la clinique dépourvue de ressources, le moral des troupes a commencé à baisser.Patch a compris qu’il était temps de passer aux choses sérieuses : procéder à une campagne de financement pour bâtir l’hôpital dont ses collègues et lui rêvaient.Un hôpital aussi accueillant qu’une maison, où les soins seraient évidemment gratuits; un microcosme de vie intégrant les soins médicaux, les arts, les travaux de la ferme, le théâtre, l’enseignement, la nature et surtout.le plaisir ! L’Institut Gesundheit ( «À votre santé ! » en allemand) serait un acte sociopolitique plutôt qu’un simple sparadrap sur les failles d’une société en crise.6 Québec Science | Mars 2004 n et devenir un ami pour votre patient.: - 111 ' *¦ S»> ^ J'-mv ¦¦i-r 0‘ 2004 Québec Si mlw ¦-r'- v V'^ «1 Sîv^ 'i *•?«**# ,*#••• A **•* .j 04*—i '+*9*1 Depuis, Patch Adams parcourt le monde pour amasser l’argent nécessaire et inoculer ses idées.«Je pensais avoir les fonds au bout de 4 ans; ça fait 12 ans que ça dure ! » lance-t-il sans le moindre signe de découragement devant un auditoire à Sherbrooke.C’est Maxime Dou-ziech, un étudiant de la faculté de médecine de l’Université de Sherbrooke, qui a proposé au médecin globe-trotter de s'arrêter une journée dans la capitale de l’Estrie.H voulait que ses collègues étudiants entendent l’histoire peu banale de ce pionnier du rire.Patch Adams tenait tellement à partager sa vision de la pratique médicale avec les futurs thérapeutes qu’il a demandé à les rencontrer dans l’après-midi, en marge de la conférence grand public du soir.Les étudiants l’ont accueilh chacun avec un nez de clown.Comme Patch Adams ne fait rien comme tout le monde, sa conférence, un pot-pourri de déclarations à caractère politique, d’interactions avec le public, de pitreries et de poésie, dure plus de quatre heures -sans entracte.Après avoir improvisé quelques pas de danse avec le technicien venu installer son micro, Patch met la table : «Je vais vous raconter ma vie de clown et ma vie de médecin.Ensuite, vous me poserez des questions, j’ai une opinion sur tout.Nous parlerons jusqu’à ce que vous n’en puissiez plus ! » Son projet d’hôpital a séduit des - — - ’ “ Sv -si !; t C o O -2 £ « 5 nj Q.V) X S S 2 ¦e o ‘01 - ot .— \ • - •'L'^v • .-i.• » " Energie es panne: anaoisse* v Ï : ^ Wm ¦ su mm TJ ^ smm .38 Québec Science Mars 2004 rffifaoofidaiu SYLVAIN MAJEAU Hydro-Québec a revu de fond en comble la sécurité de ses installations.Mais l'impossible peut toujours arriver.par Gilles Drouin etordre Pylônes tordus, maisons non chauffées, quartiers sans lumière : le grand verglas de 1998 a laissé de vifs souvenirs.En 10 ans, c’était la deuxième fois qu’Hydro-Québec se faisait surprendre par une grande panne.La première fois, c’était en 1989 : une interruption générale de courant avait été causée par les orages magnétiques soufflés par le Soleil.« Nous savions que les orages magnétiques et le verglas pouvaient avoir des effets, mais pas à ce point, dit Yves Filion, président d’Hydro-Québec Trans-Énergie.Ça a ébranlé les concepteurs et les ingénieurs de notre réseau de transport.» Et depuis la crise du verglas, Hydro a évalué nombre de moyens visant à sécuriser davantage la distribution électrique au Québec.Renforcer tout le réseau avec des pylônes super-résistants ?Beaucoup trop cher.Mais on a reconstruit les lignes détruites en y insérant des pylônes plus solides afin d’empêcher l’effet domino qui en avait couché des dizaines dans les champs de glace.Hydro-Québec a aussi relié entre elles les lignes de transport pour former des boucles autour des grands centres et permettre d’alimenter les régions en empruntant des « chemins » différents.Si une ligne devait tomber, l’électricité pourrait rejoindre les abonnés par une autre voie.En 1998, le système de bouclage, alors incomplet, a permis d’alimenter partiellement Montréal grâce à la seule ligne de transport encore opérationnelle.En décembre 2003, TransÉnergie a mis en service la ligne Hertel-des Cantons pour couvrir la Montérégie, lourdement touchée en 1998.Le bouclage de Montréal et du couloir Québec-Mauricie est terminé.Hydro-Québec voudrait aussi construire la ligne Grand-Brûlé-Vignan pour fonner la boucle de l’Outaouais, mais le pro- y jet n’a pas reçu l’aval du gouvernement à la suite d’un rapport défavorable du Bureau des audiences publiques en environnement (BAPE).Toutefois, la ligne fait toujours partie de la planification stratégique de TransÉnergie.«Nous n’avons pas lancé la serviette, dit Yves Filion.Notre objectif est de pouvoir faire face à un verglas qui n’arrive qu’une fois par 150 ans.L’événement de 1998 avait une occurrence de une fois par 200 ans.» En cas de verglas majeur, l’objectif de la société est de pouvoir répondre quand même à 50% de la de- « On s’attend en gros à une panne générale tous les 20 ans.dit Guy Olivier, professeur en génie électrique à l’École polytechnique de Montréal Le réseau est conçu pour tenir compte d’éléments fortuits.» / mande en quatre jours et de rétablir complètement le courant en moins d’un mois.«À 50%, nous assurons la couverture des besoins essentiels à la sécurité de la population », dit Yves Filion.Parmi ces besoins essentiels, on trouve les hôpitaux, les usines de traitement et de pompage des eaux ainsi que les services liés à la sécurité comme la police ou les pompiers.En décembre 2003, Hydro-Québec a présenté à la Régie de l’énergie son programme de sécurisation du réseau de transport qui permettra d’ici 2008 de faire avancer le renforcement du réseau entrepris au lendemain du grand verglas.Le programme prévoit notamment l’installation d’équipements de déglaçage au courant continu, une technologie déjà connue, mais dont l’application à des lignes de transport serait une première mondiale, selon Yves Filion.Ces systèmes de déglaçage équiperont les Mars 20041 Québec Science 39 postes de Lévis et de Boucherville, deux carrefours stratégiques du réseau de transport.Au besoin, ils induiront un courant continu d’une intensité de 7 000 ampères sur les conducteurs, les fils qui transportent l’électricité, et ce, à très haute tension (735 et 315 kilovolts).La chaleur dégagée devrait suffire à faire fondre la glace.Mais il faut d’abord mettre hors service la ligne qui, normalement, fonctionne en courant alternatif.À partir du poste, le courant alternatif est converti en courant continu puis dirigé sur une ligne.On répète ensuite l’opération pour chacune des autres lignes.«À raison d’une heure ou deux pour chaque déglaçage, précise Yves Filion, il faudrait de 12 à 16 heures pour dégager toutes les lignes qui passent par ces deux postes.» Pour Hydro-Québec, la priorité est de protéger les équipements et le réseau de façon à éviter les pannes plus importantes.Il faut comprendre qu’un réseau de transport et de distribution électrique doit se maintenir dans un équilibre constant entre l’offre - la production - et la demande, qu’on appelle aussi la « charge » dans le jargon technique.Si la demande atteint 10 000 mégawatts et que toutes les turbines ne peuvent pas en produire autant au même moment, le réseau peut devenir instable.Il faut donc couper l’alimentation dans certains secteurs, ce qu’on appelle le délestage de charge.Car même sans événement catastrophique, il y a toujours des fluc- Principales causes d'interruption de courant (% du nombre de pannes) 37 % : Bris d'équipements (usure, problèmes de fonctionnement, dommages dus à un événement climatique comme le verglas ou la foudre).22 % : Entretien et réparations.20 % : Végétation (branches ou arbres qui endommagent la ligne).Ces pannes locales sont les plus difficiles à réparer, en raison notamment du travail d'élagage qu'il faut effectuer.Ce type de panne représente près de la moitié des heures d'interruption comptabilisées.20 % : Autres causes (accidents de la route, oiseaux, etc.).Au transformateur La défaillance des gros transformateurs peut causer des pannes importantes, bien que très rarement généralisées.Les trois quarts de ces pannes sont provoquées par deux grandes contraintes: diélectriques et mécaniques.Les contraintes diélectriques surviennent lorsqu'il y a une surtension temporaire sur le réseau à cause, entre autres, de la foudre ou du délestage rapide des lignes.«Cette surtension sollicite beaucoup la partie isolation du transformateur», explique Bertrand Poulin, responsable de la section Essais chez ABB qui fabrique des transformateurs à très haute tension à Varennes.Les contraintes mécaniques s'exercent lorsqu'il y a de forts courants de court-circuit à cause d'un problème de mise à la terre quelque part sur le réseau.Ce courant passe par les bobines du transformateur qui servent à modifier la tension à l'intérieur de certaines limites.Les fortes contraintes mécanique peuvent déformer les bobines.La crise du verglas en Montérégie, en janvier 1998.Les fils n’ont pas tenu le coup.Ils ont depuis été renforcés.40 Québec Science I Mars 2004 New York, 14 août 2003.Une méga-panne cause la fermeture des bureaux et du métro.Dans le nord-est américain, des dizaines de millions de personnes se retrouvent dans la rue.Seul le Québec a été épargné par cette interruption de courant.d tuations.Tout l’art consiste à maintenir la t! tension (voltage) et la fréquence (60 hertz) • i à l’intérieur de certaines limites de variation, fl sans quoi on risque d’endommager les si transformateurs, entte autres équipements.Des épisodes majeurs de verglas ou de tem-1 pètes solaires n’arrivent évidemment pas i toutes les semaines.Mais cet équilibre déli-d cat sur lequel repose tout le réseau fait que le système n’est pas à l’abri d’une panne.« On îl s’attend en gros à une panne générale tous - : les 20 ans, dit Guy Olivier, professeur en génie i! électrique à l’École polytech- ii nique de Montréal.Le réseau est a: conçu pour- tenir compte d’élé-ri ments fortuits.C’est-à-dire i| qu’une panne générale n’est 3'i pas le fruit d’un seul événe-f| ment, mais d’une cascade de I: circonstances.» Parmi celles-j: ci, il faut compter la défaillance \\ de l’équipement (turbines, gros | transformateurs et lignes, ou j encore une erreur d’aiguillage j au centre de conttôle), un orage i magnétique, la foudre, le verglas, de grands vents, un feu de forêt ou même la gourmandise d’un écureuil qui sec-j tionnerait un fil.Ce dernier cas, quoique un peu farfelu, a été une des nombreuses hypothèses évoquées pour expliquer le black-out qui a frappé l’Ontario et le nord-est des États-Unis, le 14 août 2003.Le Québec, semble-t-il, n’a pas lieu de craindre les écureuils.« Notre réseau est en bonne santé, estime Guy Olivier.Contrairement à plusieurs compagnies qui, dans un contexte de déréglementation, négligent l’entretien, Hydro-Québec n’a jamais cessé d’investir dans son réseau et dans la remise à neuf d’installations, comme aux centrales de Beauhamois et de Shawinigan.» Chez nos voisins, la panne générale de l’été dernier aurait pu être évitée si les compagnies états-uniennes d’électricité s’étaient dotées de systèmes automatiques pour fermer des circuits et diriger le courant sur d’autres lignes.Hydro-Québec mise pour sa part sur des mécanismes automatiques de délestage, qui permettent de circonscrire rapidement la source d’un problème tout en maintenant l’équilibre du réseau.Hydro-Québec soutient qu’il est parfois nécessaire de faire un délestage important pour maintenir le réseau.Les coupures de courant pourraient toucher des zones peuplées comme la grande région de Montréal qui représente plus delà moitié de la demande.Moins de pannes?Hydro-Québec mesure sa performance en termes d'indice de continuité.Il s'agit du nombre moyen d'heures d'interruption par client par année.Les compagnies d'électricité utilisent souvent un indice «redressé ».Celui-ci exclut certains événements exceptionnels qui dépassent les critères de conception du réseau (vents et verglas), ainsi que les interruptions hors du contrôle d'Hydro-Québec (en cas de fuite de gaz, par exemple).En 1991, l'indice de continuité était de 4,0.En 2002, l'indice n'était plus que de 2,05 (indice brut: 5,82).En 1998, l'année du grand verglas, l'indice a atteint près de 42 (indice brut).Hydro-Québec se situe dans la moyenne canadienne qui est de 4,06 (indice brut) selon les données de l'Association canadienne de l'électricité.L'objectif est d'abaisser l'indice à 1,7 d'ici 2006.Il s'agit bien sûr d'une moyenne calculée pour l'ensemble des clients.Certains ne subissent jamais d'interruptions.D'autres sont moins chanceux.C'est le cas des personnes qui vivent dans des secteurs où il y a beaucoup de végétation (les Laurentides, par exemple).En périphérie du réseau, les interruptions peuvent aussi être plus longues parce que les lignes sont moins accessibles.Mars 2004 I Québec Science 41 e « Les fluctuations se produisent très rapidement, dit Guy Olivier.C’est une des forces d’Hydro de pouvoir compter sur ces mécanismes, mais aussi sur un réseau intégré contrôlé par un unique gestionnaire.» Bref, de quoi avoir, d’un seul coup d’œil, une vue d’ensemble de ce qui se passe, et ce, à la vitesse des électrons ! Au centre de contrôle d’Hydro, un logiciel commande les délestages en se ba- sant sur des mesures de stabilité du réseau global.Il peut couper des circuits complets.Un certain nombre d’abonnés perdent le courant pendant une brève période (quelques heures), mais on empêche ainsi l’arrêt en cascade des lignes et donc la panne générale qui demanderait, dans le meilleur des cas, une douzaine d’heures pour rétablir le courant.Une relance toujours délicate : le travail de remise en vous serez étonnés! Offrez-vous Le Devoir du samedi Actualités Le monde Perspectives Éditorial Idées Science Éducation Économie Culture Sports CAHIER SAMEDI CAHIER CULTURE CAHIER LIVRES CAHIERS SPÉCIAUX L'AGENDA LE DEVOIR Un journal indépendant Abonnements : 514.985.3355 ou 1800 463.7559 www.ledevoir.com Dans les zones à risque de verglas important les ligne peuvent maintenan supporter des épaisseurs de 25 mm à 50 mm.fonction d’un réseau électrique se compare à celui d’un funambule qui jongle avec un nombre grandissant d’objets et qui ajoute un élément à la fois tout en assurant l’équilibre constant de l’ensemble pour que __________ tout ne tombe pas de nouveau.« Nous avons identifié des circuits dont la fermeture ne met pas en cause la sécurité des personnes, explique Yves Filion.Un secteur qui inclut un hôpital ne sera pas coupé en premier.» Par contre, comme il est parfois nécessaire de faire un délestage important pour maintenir le réseau, les coupures de courant peuvent toucher des zones plus peuplées comme la grande région de Montréal, qui représente plus de la moitié de la demande.À l'œil et à l'oreille Arrêter un équipement pour en faire l'inspection ou attendre qu'il se brise pour le réparer est très coûteux.Aussi les chercheurs s'intéressent-ils de près aux méthodes de diagnostic.L'idée est de repérer les anomalies, mais aussi d'évaluer l'espérance de vie des équipements comme les transformateurs et les disjoncteurs.L'expérience des travailleurs ainsi que le grand nombre d'équipements d'Hydro-Québec donnent déjà une bonne idée des problèmes qu'un appareil peut connaître et de sa durée de vie.Mais on peut aller plus loin.L'analyse de l'huile des transformateurs, par exemple, permet d'évaluer l'état de dégradation du papier et du carton qui servent d'isolant aux bobines de fils permettant de hausser ou baisser la tension du courant.Lorsque l'efficacité de l'isolant diminue, le transformateur devient plus vulnérable aux surcharges.En analysant l'huile, on retrouve des composants chimiques présents dans le papier et le carton.On travaille aussi « à l'oreille ».Cela consiste à numériser le bruit «normal» d'un équipement quelconque.Il peut s'agir du son émis par des pièces mobiles à l'intérieur d'un transformateur ou encore de celui d'un disjoncteur ou d'un sec-tionneur de lignes qui s'ouvre ou se ferme.Ce bruit «normal» sert ensuite d'étalon pour repérer une anomalie.La recherche porte sur la définition plus précise de ce «quelque chose» et de quelle façon cette information permettrait aussi d'évaluer la durée de vie de l'appareil.i 9 R J V % V Jj V] 42 Québec Science I Mars 2004 üiid* 0 10 [, * $fti* 40 inH #1’ 0 REVEZ DE RESTER JEUNE.MOI, JE RÊVE DE VIVRE VI EUX.BBSs I e u c a n © Donnez maintenant - i 8oo 361 9643 - www.leucan.qc.ca 2 5 an/Ç Université du Québec Étudier la forêt et ses produits aux 2e et 3e cycles universitaires a Le réseau de il’Université du Québec SJJ œfss'SS'f' P I Gestion de la faune I Gestion durable des ressources t forestières I Sciences de l’environnement I Ressources renouvelables lÉcoconseil I Microbiologie appliquée I Chimie I Biologie \ Sciences de l’eau I Génie papetier ISciences des pâtes et papiers 1 J Pour plus de renseignements : ] web2.uqat.ca/cmrf/index.htm :j www.uquebec.ca e De son côté, la filiale Distribution d’Hydro-Québec, qui est responsable des fils et des poteaux de votre rue, a aussi renforcé une bonne partie de son réseau.Dans les zones considérées comme pouvant subir un verglas important, les lignes peuvent supporter des épaisseurs de 25 mm à 50 mm.En complément, la filiale a opté pour une stratégie qui se compare un peu à celle des constructeurs automobiles.Ainsi, lors d’une collision, plusieurs véhicules sont maintenant conçus pour se déformer et absorber le choc, limitant les effets de l’impact sur les passagers.Dans le cas des lignes électriques, on protège les poteaux.«En 1998, explique Roger Bérubé, vice-président Réseau, Hydro-Québec Distribution, nous avons constaté que 80 % du temps consacré à la remise en activité des lignes était consacré à enlever le poteau cassé et à en poser un nouveau.» Hydro-Québec pratique donc la « défaillance contrôlée ».La résistance des conducteurs et des traverses est ajustée de façon à ce que le fil se décroche avant que son excès de poids n’entraîne le bris des poteaux.Dans le cas de très grands événements climatiques, la filiale Distribution s’engage à rétablir le courant en une semaine.Ses travaux de renforcement devraient se terminer en 2007.Mais en 2008, serons-nous vraiment à Galop, déglaçage et espérance de vie Comment améliorer la capacité du réseau à affronter des événements climatiques extrêmes?Hydro-Québec et ses filiales mènent de nombreuses études sur cette question.Les scientifiques de son institut de recherche, l'IREQ, ont conçu une entretoise qui joue un rôle d'amortisseur et limite l'amplitude du mouvement de balancement vertical des lignes, ce qu'on appelle le galop, qui a provoqué la chute de plusieurs structures en 1998.«La manière dont le verglas se dépose sur les conducteurs fait en sorte que ceux-ci se comportent un peu comme des ailes d'avion, explique Luc Audette, chef Innovation transport à l'IREQ.Selon l'orientation du vent, les fils se balancent verticalement avec une amplitude assez forte.» Le déglaçage constitue un autre champ de l’abri d’une panne générale qui plongerait le Québec dans le noir ?« Il va survenir des pannes générales au Québec, croit Guy Olivier.Quand et pour quelle durée ?C’est impossible de le prévoir.On ne peut pas avoir un réseau à toute épreuve, mais on réagirait plus vite grâce aux lignes supplémentaires.» Hydro ne fait d’ailleurs aucune promesse autre que celle de rétablir le courant le plus rapidement possible.« On ne peut jamais donner une garantie à 100 % quant à la fiabilité d’un réseau, que ce soit à l’échelle locale, régionale ou provinciale, dit Yves Filion.Notre res-ponsabilité est de limiter les risques d’une panne générale et, si elle se produit, de rétablir le courant le plus rapidement possible.» La dernière panne générale au Québec remonte à 1989 au moment où des orages magnétiques ont été provoqués par des éruptions solaires.Hydro a amélioré son réseau en ajoutant des condensateurs qui permettent, entre autres choses, de bloquer le courant continu qui se forme sur les lignes de transport.Il faut croire que ces travaux ont atteint leurs objectifs, puisque le réseau n’a même pas frémi lors des importantes tempêtes magnétiques de l’automne 2003.Reste à attendre le prochain événement météo extrême avec quelques bougies au fond du tiroir.Au cas où.QS recherche.Outre la méthode du courant continu.Hydro s'intéresse à des appareils mobiles pour enlever la glace qui se forme sur les câbles de garde et sur certains équipements.Le câble de garde ne transporte pas d'électricité: il joue un rôle de parafoudre pour la protection des conducteurs.Certains câbles de garde contiennent aussi une fibre optique pour le réseau de télécommunication d'Hydro-Québec.Chargé de verglas, ce câble s'étire et se rapproche des conducteurs, provoquant alors des courts-circuits.Pour le déglacer, on expérimente l'utilisation de génératrices mobiles.Elles induisent un courant qui surchauffe le câble.Il faut toutefois isoler celui-ci du pylône, ce qui exige certains préparatifs.Hydro s'intéresse aussi à une invention québécoise, le déglaceur à cartouche.Ce dispositif déclenche une charge explosive et transmet l'onde de choc au câble.Enfin, l'IREQ travaille à optimiser un procédé utilisant de la vapeur sèche pour faire fondre la glace sur certains équipements, en particuüer dans les postes de transformation.Cette technique a l'avantage de pouvoir être utilisée sous tension.S)Hp; Ültr -r-.44 Québec Science I Mars 2004 ->futur ÎOCUM r lt.
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