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Titre :
Québec science
Principal magazine d'information scientifique généraliste québécois. [...]

Le mensuel d'information scientifique Québec Science est publié à partir de 1970. Il est le résultat de l'acquisition par l'Université du Québec de la revue Jeune scientifique, qui était publiée par l'Acfas. C'est Jocelyne Dugas, auparavant responsable de la revue Techniques, publiée par le ministère de l'Éducation, qui préside à cette mutation.

Québec Science opte pour une formule plus journalistique que pédagogique. La revue sera un terreau de développement de la profession de journaliste scientifique. Michel Boudoux, Yannick Villedieu, Christian Coutlée, Daniel Choquette, Solange Lapierre-Czerniecki, Pierre Sormany, Michel Gauquelin, Madeleine Harbour, Fabien Gruhier, Lise Laberge, Gilles Provost, Gilles Paquette, François Picard y participent.

La revue vise à intéresser les jeunes à la science et aux carrières scientifiques en leur offrant une information scientifique à jour présentée par des articles rigoureux et approfondis. Un accent est mis sur l'attractivité visuelle; une première couverture signée par le graphiste Jean-Pierre Langlois apparaît ainsi en septembre 1973. Pierre Parent et Richard Hodgson poursuivront le travail de ce dernier. Diane Dontigny, Benoit Drolet et André Delisle se joignent à l'équipe au milieu des années 1970, alors que Jean-Pierre Rogel en dirige la rédaction à partir de l'automne 1978.

Les premières années sont celles de l'apprentissage du journalisme scientifique, de la recherche de l'équilibre entre la vulgarisation, ou plutôt la communication, et la rigueur scientifique. Les journalistes adoptent styles et perspectives propres à leur métier, ce qui leur permet de proposer une critique, souvent liée à l'écologie ou à la santé. Plus avant dans les années 1970, le magazine connaît un grand succès, dont témoignent l'augmentation de ses ventes et la résonance de ses dossiers.

Québec Science passe sous la responsabilité des Presses de l'Université du Québec en 1979. La revue est alors prospère; en 1980, le magazine est vendu à plus de 25 000 exemplaires, dont 20 000 par abonnement. Les années 1980 sont plus difficiles à cause de la crise économique. Luc Chartrand pratique le journalisme d'enquête pour la revue, dont l'équipe de rédacteurs se renouvelle. On assiste ainsi à l'arrivée de Gilles Drouin, Bernard Giansetto, Claude Forand, Louise Desautels, François Goulet et Vonik Tanneau. Québec Science produit des articles sur les sujets de l'heure : pluies acides, sida, biotechnologies.

Au tournant des années 1990, le magazine fait davantage appel à des collaborateurs externes - journalistes, professeurs et scientifiques. Le cégep de Jonquière devient l'éditeur de la revue. Il en gardera la charge jusqu'au transfert de Québec Science à Vélo Québec en 2008.

Au moment de l'arrivée, en 1994, du rédacteur en chef actuel, Raymond Lemieux, le magazine est encore en difficulté financière. Il connaîtra cependant une relance, fort de la visibilité engendrée par la publication, depuis février 1993, d'un numéro spécial sur les découvertes scientifiques de l'année au Québec. Québec Science devient le premier média québécois à se trouver sur Internet, ce qui lui offre un rayonnement international. Le magazine surfe sur cette vague, avec davantage de contenus et de grands reportages qui franchissent les frontières du Québec; il obtient un soutien accru du gouvernement québécois, ce qui lui permet de recomposer une équipe de journalistes : Catherine Dubé, Vincent Sicotte, Marie-Pierre Élie, Joël Leblanc viennent travailler pour la revue.

Québec science profite ensuite de l'engouement pour les avancées technologiques et s'attire de nombreux collaborateurs qui maintiennent le dynamisme de la revue.

Source :

LEMIEUX, Raymond, Il était une fois¿ Québec Science - Cinquante ans d'information scientifique au Québec, Québec / Montréal, MultiMondes / Québec Science, 2012, 165 p.

Éditeurs :
  • Québec :Les Presses de l'Université du Québec,1970-,
  • Montréal :Vélo Québec éditions inc.
Contenu spécifique :
Février
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Jeune scientifique
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Références

Québec science, 2008, Collections de BAnQ.

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'.:r m a vnQ lumero special Les découvertes de l’année Les 10 • v V I I ^ • Une même arme contre le diabete, Tobesite et le cancer • Nos lacs polluent ratmosphère • Montréal existait avant 1642 • Des greffes de neurones contre Talzheimer • Un télescope québécois prêt pour la Lune • Des nanorobots à Tassaut des tumeurs • Finis les antibiotiques, vive les glycodendrimères ! • Les ordinateurs seront quantiques • Supraconductivité : un grand bond • Un étrange messager dans nos cellules 4,95 S Envoi de poste n° 40064577- publications -Enregistrement n° 08024.CP 11009 Suce Anjou, Anjou, Québec HIK 9Z9 06538563761602 Ijt{t ’i-' ' yi' i r ! [§^1» sm Phenomene nature Pinnacle Crème de Pommes” BOISSON ALCOOLIQUE À LA CRÈME AU CIDRE DE GLACE ICE CIDER APPLE CREAM LIQUOR 750 ml 15% alc./vol.PRODUIT DU CANADA | PRODUCT OF CANADA FRELIGHSBURG (QUÉBEC) À la frontière du rationnel et de l’irrationnel, la Crème de Pommes combine l’onctuosité de la crème fraîche à la saveur raffinée du cidre de glace.Domaine Pinnacle vous offre ce produit unique et authentique.À découvrir en SAQ.Pinnacle Frelighsburg (Québec) www.domainepinnacle.com ifll FEVRIER 2008, VOLUME 46, NUMERO 5 www.cybersciences.com LES 10 DECOUVERTES DE L’ANNEE 2007 Pas facile de choisir parmi les bons coups de la science québécoise de cette dernière année.Voici notre palmarès.12 Vaincre la résistance Une des plus grandes énigmes de la supraconductivité est enfin élucidée.Par Thomas Gervais et Chantal Srivastava 18 Des neurones à fleur de peau Greffer à un patient des neurones obtenus à partir de sa peau, voilà qui pourrait révolutionner le traitement de l'alzheimer.Par Noémi Mercier 21 Mon lac pollue; ma rivière aussi L'eau douce rejette des quantités monstres de gaz carbonique dans l'atmosphère.Personne ne l'avait soupçonné! Par Noémi Mercier 23 Maisonneuve devancé! Deux murets de pierre enfouis dans le Vieux-Montréal pourraient nous obliger à réécrire les manuels d'histoire.Par Sophie Doucet 26 Nanos, bios, bobos Les nanomatériaux concoctés par les chimistes mettraient K.-0.virus et bactéries.Par Catherine Dubé 30 Cachez ce gène que je ne saurais voir Obésité, diabète et cancer du sein : un seul médicament contre les trois?Par Catherine Dubé 32 Des robots dans les veines 0n peutguiderde minuscules sphères métalliques à l'intérieur du corps humain.Leur mission?Terrasser les tumeurs.Par Joël Leblanc 36 BUS quantique: tout le monde à bord ! L'architecture interne de l'ordinateur quantique commence à prendre forme.Par Thomas Gervais « ECLAIRAGE 39 Nouvelle lumière sur la physique La matière a longtemps eu une double personnalité, oscillant entre « quantique » et «classique».La physique moderne est en train de réconcilier tout ça.Par Normand Mousseau 45 Téléphones cellulaires Les micro-ARN, ces messagers de nos gènes, étaient un des secrets les mieux gardés de nos cellules.Plus maintenant.46 Réfléchir sur la Lune Un télescope à miroir liquide capable de résister aux froids lunaires va changer notre vision de l'Univers.Par Joël Leblanc LE GRAND PALMARÈS 15 ans de découvertes ! Nous avons compilé l'ensemble des découvertes retenues depuis 15 ans.Petit aperçu de la performance et de l'excellence de nos institutions.Par Thomas Gervais x Monde DIX EVENEMENTS SCIENTIFIQUES QUI ONT MARQUE 2007.Cellules souches : un bond de géant On a trouvé Nemo Et la lumière fut.sans fil ! Tout baigne ! Néandertal: différent mais si semblable! 15 Surf mathématique 16 Bas le masque 1 20 Planète : alerte orange 22 La matière sombre s'illumine 25 La grotte de Remus et Romulus I V 1 Billet Par Raymond Lemieux L'ignoble de l'année m On connaît bien les Ig Nobel, ces prix remis à des chercheurs qui ont osé s’attaquer à des sujets en apparence frivoles.L’an dernier, le Ig Nobel de médecine couronnait les travaux sur les complications gastriques occasionnées par l’ingestion de sabres; le Ig Nobel de la paix a été attribué à des scientifiques ayant révélé les recherches secrètes sur la bombe qui rend homosexuel; un Ig Nobel de l’aviation a récompensé un chercheur qui a démontré que le Viagra rendait les hamsters moins sensibles —^ au décalage horaire.Pour accentuer le côté dérisoire et comique de ce concours, qui ' - -JÉF fait écho à la digne cérémonie des prix Nobel, les lauréats reçoivent le statut d’« Ignoble ».C’est pour rire.Mais il y a un ignoble, un vrai; et il n’est pas drôle du tout.C’est James Watson, celui-là même qui détient un authentique Nobel pour avoir découvert, avec Francis Crick et Rosalind Franklin, la structure de l’ADN.Un pas de géant.James Watson a maintenant 79 ans et, récemment, il a donné une caution extraordinaire à tous les racistes de ce monde, à tous les doc Mailloux de la planète.Il a confié à un média britannique son pessimisme quant à l’avenir de l’Afrique.Jusque-là, ça va.C’est quand il explique les raisons de ce pessimisme que les choses se corsent: «Toutes les politiques sociales sont fondées sur le fait que leur intelligence (celle des Africains) est la même que la nôtre (celle des Blancs occidentaux), alors que tous les tests prouvent que ce n’est pas le cas.» Ces propos lui ont valu d’être suspendu du laboratoire new-yorkais de Cold Spring Harbour où il a travaillé pendant près de 60 ans.Il faut noter que ce monsieur Watson n’en est pas à ses premières frasques.Il y a une dizaine d’années, il soutenait qu’une femme avait raison de se faire avorter si elle apprenait que son enfant était porteur des gènes de l’homosexualité, gènes qui, évidemment, n’existent pas.Il a aussi affirmé qu’il serait « super » que des manipulations génétiques permettent de faire en sorte que toutes les filles soient jolies.Certes, ébranlé par les remous que sa dernière déclaration raciste a suscités, il s’est excusé.« Ce n’est pas ce que je 4 Québec Science I Février 2008 voulais dire», a-t-il expliqué à un journaliste.Ah ben tiens !.Quand on ne sait pas ce qu’on veut dire, on se tait, monsieur Watson ! D’ailleurs, il a trouvé le moyen d’en rajouter.À propos des criminels et de leur génétique, cette fois.« L’idée que certaines personnes sont nées mauvaises me perturbe, dit le scientifique.Mais la science n’est pas là pour nous faire plaisir.» Il y a donc des gens nés mauvais ?Monsieur Watson sem- I ble avoir perdu tout esprit * * scientifique.Comment se fait-il que l’on cherche encore à démontrer que des facteurs biologiques puissent expli- J i quer certains traits moraux ?Pour les justifier ?Pour les ex- cuser ?Tout cela n’est pas S k du ressort de la science.ü La notion de race, chez i l’humain, ne relève pas du | domaine de la science.C’est F entendu depuis longtemps.£ C’est démontré, reconnu, < prouvé, conclu, vérifié, at £ testé, corroboré.Il est im-| possible d’isoler génétique-u ment une race chez Homo sapiens.Et il n’existe pas de barrière génétique entre un Noir d’Afrique et un Inuit du Nunavik, ou un Blanc du Texas.Précisons : la recherche essaie certes de distinguer des pathologies médicales concentrées dans certaines popula tions et liées à l’ADN.Cela force à examiner des sous groupes d’individus, comme les Québécois du Saguenay, pour vérifier s’ils sont porteurs du gène de l’ataxie spastique de Charlevoix-Saguenay, ou certains peuples arabes, pour voir s’ils vont souffrir de la thalassémie, ou les Juifs d’Europe centrale, qui peuvent être porteurs du gène de la ma ladie de Gaucher.Mais une prédisposition à une maladie ne résume pas une race.L’ignoble Watson voudrait revenir à une ère antérieure à la génétique.Un paradoxe pour celui qui a ni plus ni moins inauguré la génétique moderne.C’est comme si Neil Armstrong, qui a mis le pied sur la Lune, se mettait à faire de l’astrologie.C’est un moment triste pour l’éthique et la science.Et pour le Nobel.Un quidam comme Watson ne mériterait même pas un Ig Nobel.S v ' £ UUQAM vous offre plus de 300 programmes d’études pour vous projeter dans l’avenir.^ Journée Portes ouvertes Samedi 2 février 2008,11 h à 16 h uqam.ca UQAM Prenez position IScience Rédacteur en chef Raymond Lemieux rlemieux@quebecsàence.qc.ca Rédactrice en chef adjointe Pascale Millot p.miUot@quebecscience.qc.ca Reporters Catherine Dubé, Marie-Pier EUe et Noémi Mercier Collaborateurs Sophie Doucet, Thomas Gervais, Joël Leblanc et Chantal Srivastava Correcteur Luc Asselin Directeur artistique François Emond Photographes/illustrateurs Louise Bilodeau, Virginie Egger, Christian Fleury, Sylvain Majeau, Yves Provencher, Michel Rouleau Direction Sylvie Bergeron Adjointe administrative Nicole Lévesque Responsable de la diffusion Sylvie Bergeron PUBLICITE LOCALE ET NATIONALE Mc3 média Michel Laurier (514) 397-4000 michel.laurier@mc3media.ca SITES INTERNET www.cybersciences.com Responsable: Noémi Mercier n.mercier© quebecscience.qc.ca www.cybersciences*junior.org Responsable: Catherine Dubé courrier@cybersciences-junior.org Abonnements (taxes incluses) Au Canada : 1 an = 43,04 $, 2 ans = 74,15 $, 3 ans = 102,98 $.À l'étranger: 1 an = 54$, 2 ans = 95 $, 3 ans = 139 $.Pour abonnement et changement d'adresse Tél.: (514) 521-5376 ou 1 866 828-9879 Québec Science, Service à la clientèle, 1251, rue Rachel Est, Montréal (Québec) H2J 2J9 Pour la France, faites votre chèque à l'ordre de : Rowecom France, rue de la Prairie, Villebon sur Yvette, 91763, Palaiseau cedex, France Pelliculage électronique et impression : Interweb Distribution en kiosques : Les Messageries Benjamin Dépôt légal : Bibliothèque nationale du Québec Troisième trimestre 2007, ISSN-0021-6127 Répertorié dans Repère et dans Tlndex des périodiques canadiens.© Copyright 2007 - La Revue Québec Science.Tous droits de reproduction, de traduction et d'adaptation réservés.Poste : Convention de la poste-publications n° 40064577, n° d'enregistrement 08024.Retournez toute correspondance ne pouvant être livrée au Canada.Le magazine sert avant tout un public qui recherche une information libre et de qualité en matière de sciences et de technologies.L'éditeur n'est pas lié à quelques exigences publicitaires, les journalistes de Québec Science sont tenus de respecter le guide de déontologie de la Fédération professionnelle des journabstes du Québec.Québec Science, magazine à but non lucratil, est publié 10 lois l'an par la revue Québec Science, la direction laisse aux auteurs l'entière responsabilité de leurs textes, les manuscrits soumis à Québec Science ne sont pas retournés, les titres, sous-titres, textes de présentabon et rubriques non signés sont attribuables à la rédaction.Le contenu de ce magazine est produit sur serveur vocal par l'Audiothèque pour les personnes handicapées de Timprimé.Téléphone : Québec (418) 627-8882, Montréal (514) 395-0103 Ministère du Développement économique, de l'Innovation et de l'Exportation Québec can ca n Canada Québec Science esl supporté par le Cégep de Jonquière et reçoit l'aide linancière du ministère du Développement économique de l'Innovation et de l'Exportation.Nous reconnaissons l'aide financière accordée par le gouvernemenl du Canada pour nos coûts d’envoi postal el nos coûts rédactionnels par l'entremise du Programme d'aide aux pubûcations et du Fonds du Canada pour les magazines.La Revue Québec Science 4388, rue Saint-Denis, bureau 300 Montréal (Québec) H2J 2L1 Tél.: 1514) 843-6888 Téléc.: (514) 843-4897 courrier® quebecscience.qc.ca P M B CÉGEP de Jonquière Magazines du Québec Courrier courrier@quebecscience.qc.ca Ordinateurs et développement durable Science NOS ORDINATEURS EMPOISONNENT LA PLANETE Après avoir lu le reportage de Noémi Mercier sur le «recyclage» des ordinateurs en Inde (septembre 2007), Benjamin Van-heuverzwijn, de Québec, souhaite attirer notre attention sur «le gaspillage des ressources informatiques par des logiciels mal conçus».«]e veux dire par là l’énergie que met la compagnie Microsoft à vendre son nouveau système d’exploitation Windows Vista, et l’impossibilité de racheter une licence Windows XP qui demande beaucoup moins de ressources pour un ordinateur.Pourquoi ne pas garder son vieil appareil et y installer un système d’exploitation plus “léger”.J’ai en tête une distribution GNU/Linux comme Damn Small Linux ou Puppy Linux qui transformera l’ordinateur “désuet” (Pentium II 266 mhz/32 Mo de mémoire vive) en un poste rapide et facilement utilisable pour naviguer sur Internet, écrire des courriels, faire des travaux scolaires, visionner des films ou écouter de la musique, plutôt que de le jeter.Avec des ordinateurs plus puissants (Pentium III500 mhz/28 Mo de mémoire vive), des distributions Linux comme Mandriva, Xubuntu, SamLinux ou Debian seraient parfaitement utilisables.» nous avons consacré à ce grand marin québécois («Kapitaikallak», novembre 2007).«La recherche est fort bien faite et l’information est rendue d’une façon claire et intelligente.Le style est vivant et le ton, juste.Les propos sont agréablement appuyés par les photos et les illustrations.[.] Le fait que vous ayez publié un reportage sur ce personnage d’exception, au lieu d’insister sur une autre vedette de l’heure, est tout à votre honneur.Mes félicitations aussi pour la qualité de votre magazine.Vous êtes la “preuve vivante” qu’il y a toujours une place pour du vrai contenu!» Kapitaikallak - Honneur à nos héros! La biographe du capitaine Joseph-Elzéar Bernier, Marjolaine Saint-Pierre (Joseph-Elzéar Bernier, capitaine et coureur des mers), a beaucoup apprécié l’article que Touche pas à mes saints! M.Jean-François Labrecque, de Neuville, se porte à la défense des noms de saints dans la toponymie québécoise.«En tant qu’abonné de votre revue, j’ai été déçu et choqué du commentaire de monsieur Serge Bouchard portant sur la rivière Moisie.Monsieur B ou chard écrivait: “Avoir un beau nom remonte le moral de l’eau.À ce chapitre, je le sais, le fleuve Saint-Laurent n’est pas content.Car se nommer Saint-Laurent, c’est comme s’appeler Saint-Henri ou n’importe qui dans l’ineffable panthéon des saints de ce monde.Combien de Saint-Jean dans notre to ponymie?Cela nous déprime.” Comment peut-il parler au nom de toust Nous avons un héritage chrétien très riche et les noms de saints dans notre toponymie sont largement répandus, c’est vrai.Certes, cela peut être ennuyant ou même agressant pour plu sieurs personnes, mais c’esi comme si nos ancêtres étaient une bande d’ignorants, superstitieux ou même tarés.J’en ai assez du rouleau compresseur laïc qui rabaisse à la première occasion le do maine religieux dans les journaux, le radio, les revues et dans tous les aspect: de la vie publique.Cela dit avec tou le respect que j’ai pour votre revut scientifique.» Félicitations ! Les Fonds québécois de recherche saluent la contribution exceptionnelle de ces chercheurs et de leurs équipes à l'avancement des connaissances.Louis Taillefer, Université de Sherbrooke, physique Un des mystères de la supraconductivité élucidé.François Berthod, Université Laval, médecine Fabriquer des neurones à partir de cellules souches de la peau.Yves Prairie, Université du Québec à Montréal, sciences biologiques Les rivières et les lacs rejettent beaucoup de CO2 dans l’atmosphère.Christian Bélanger et Brad Loewen, Université de Montréal, archéologie Montréal aurait été fondée avant 1642.René Roy, Université du Québec à Montréal, chimie Des bionanomatériaux pour lutter contre les virus et les bactéries.Michel L.Tremblay, Université McGill, biochimie lly a un lien entre /’ obésité, le diabète et le cancer du sein.Sylvain Martel, École polytechnique de Montréal, génie informatique De petits robots téléguidés dans nos veines pour venir à bout des tumeurs.Alexandre Blais, Université de Sherbrooke, physique Un grand pas vers l’ordinateur quantique.Thomas Duchaîne, Université McGill, biochimie Les micro-ARN, utiles messagers de nos gènes.Ermanno Borra, Université Laval, astronomie Un télescope à miroir liquide installé sur la Lune.»uébec«H ds de la recherche en santé |ds de la recherche sur la nature et les technologies !ds de la recherche sur la société et la culture Investir dans la recherche aujourd'hui .pour demain www.frsq.gouv.qc.ca - www.fqrnt.gouv.qc.ca - www.fqrsc.gouv.qc.ca Courrier courrier@quebecscience.qc.ca Les médecins méritent-ils notre confiance?C’est la question que nous posions dans notre numéro de novembre.Fatima Akha-ras, d’Oujda, au Maroc, où elle occupe le poste d’infirmière, répond: «Oui.Comme dans toutes les professions, il y a les bons et les mauvais.Le médecin reste un être humain et, malgré tout son savoir, il peut commettre des erreurs.Depuis 30 ans que j’exerce le métier d’infirmière, je n’ai jamais vu un seul médecin qui voulait du mal à son patient.» Nicolas Rioux, de Baie-Comeau, répond: «Non.Je crois que les médecins ne donnent pas les soins appropriés aux malades.Ils manquent d'équipement pour un traiter correctement tous leurs patients.Leur travail est de soigner des gens! Et l'équipement devrait être complet.C’est leur responsabilité de nous rendre service.» Donner sa moelle?Pas simple! À la suite de la lecture du billet de Raymond Lemieux sur le don de moelle osseuse (octobre 2007), Gaston Fortier, de Québec, voulait porter à notre attention l’existence d’une autre technique de greffe de moelle.«J’ai entendu dire que le prélèvement de moelle par la hanche n’est plus nécessairement requis de nos jours et que le tout se ferait plutôt par cytaphérèse qui est une technique beaucoup moins effractive.» Notre lecteur a raison.Cette technique nouvelle est disponible.Il s'agit des greffes de cellules souches dites périphériques stimulées.On administre d'abord un facteur de croissance de «colonies granulocytaires», ce qui augmente le nombre de cellules souches qui circulent dans le sang périphérique.On peut alors les prélever.Cette injection de facteur de croissance se fait quotidiennement pendant quatre à cinq jours par injection sous-cutanée.Ensuite, on prélève le sang du donneur.C'est une procédure dite d'aphérèse.Elle dure entre trois et cinq heures.Elle est déjà utilisée pour les donneurs de plasma.Toutefois, cette technique n'est pas encore aussi sûre que le don de moelle osseuse classique.Les effets secondaires ?De la douleur qui peut la plupart du temps être soulagée grâce à de l'acétaminophène.Sinon, on remarque chez les donneurs une diminution des plaquettes et des globules blancs.Le tout revient à la normale au bout d'un mois, nous dit Eléma-Québec.Les autres effets secondaires, plutôt rares, vont de l'AVC à la réaction anaphylactique.La rate peut grossir; six cas de rupture de la rate sont mentionnés dans la littérature.Bravo! Le prix Judith-Jasmin «Grand reportage» à Noémi Mercier Notre journaliste Noémi Mercier a remporté le prix Judith-Jasmin, catégorie «Grand reportage», pour son article «Inde, poubelle de la planète techno», publié dans notre numéro de septembre 2007.Ce prix prestigieux lui a été remis lors du dernier congrès de la Fédération professionnelle des journalistes du Québec, qui s’est tenu dans la capitale nationale en novembre.Le jury a souligné la qualité de l’écriture, celle de la recherche sur le terrain dans des conditions difficiles et la pertinence de ce dossier mettant en relief les préoccupations environnementales, sociales et économiques concernant la récupération des ordinateurs.Toute l’équipe de Québec Science tient à féliciter Noémi pour son superbe travail.•Tt .A?.V mm À lire le mois prochain Internet: danger! Attention, on vous surveille! Chaque fois que vous vous promenez sur la grande toile, vous laissez des traces.Grâce à ces empreintes virtuelles, on peut en apprendre beaucoup sur vous et sur l’état de vos finances, vos habitudes de consommation, vos préférences alimentaires et sexuelles, et même votre profil psychologique.Notre journaliste a enquêté dans les entrailles du Web.Lâche pas la patate ! 2008, c’est l’année internationale de la pomme de terre.Québec Science vous propose un dossier historico-scientifico-alimentaire sur ce tubercule ancestral qui nourrit des milliards de personnes dans le monde.De Lima à Drummondville, de la terre à la table, vous saurez tout sur la patate qu’elle soit blanche, bleue, jaune, douce, frite, pilée ou pelée.Il y a 50 ans : la NASA Alors que l’URSS venait de lancer son Spoutnik, les États-Unis décidaient de créer la National Aeronautics and Space Administration.Depuis, la NAS/ a marché sur la Lune, envoyé des sondes sur Mars, trouvé des dizaines d’exoplanètes et entend bientôt reconquérir la Lune.Une histoire pleine de rebondissements.8 Québec Science I Février 2008 Prix du Public Québec Science « Découverte de l’année 2007 » Choisissez la Découverte de l’année et participez à notre grand concours.i es 1 iten et sw | ttwles «lices | ère e' Vi ïamét iledeb1 Y// Courez la chance de gagner une encyclopédie universelle d’Erpi, et un abonnement de un an à Québec Science (si vous êtes déjà abonné, votre abonnement sera prolongé de un an).Quelle est, selon vous, la meilleure découverte parmi celles que nous avons sélectionnées et pourquoi ?Votez sur notre site cybersciences.com ou par la poste à Québec Science, 4388, rue Saint-Denis, bureau 300, Montréal, Québec H2J 2L1.Le chercheur dont la découverte aura obtenu le plus grand nombre de votes recevra le Prix du Public Québec Science «Découverte de l’année 2007 >.Ùécoiwerte de Vannée 2007 Science NOUS RECHERCHONS DES PASSIONNÉS.• Y- Lee-Hwa Tai - Mélanie Laurin - Manisha Patel - Sardar Sindhu Programme de formation de l’IRCM en recherche sur le cancer (IRSC) 40 ans de formation et de recherche pour la vie ! La recherche biomédicale vous captive?Depuis sa fondation en 1967, l'IRCM offre à ses étudiants diplômés et stagiaires postdoctoraux une formation de qualité dans un environnement multidisciplinaire performant et un accès à des équipements ultramodernes.Nos chercheurs, reconnus sur la scène internationale dans de nombreux domaines, vous préparent à une carrière scientifique prometteuse.Renseignez-vous dès maintenant au sujet de nos programmes d'études supérieures et de formation postdoctorale.Les possibilités d'obtenir une bourse sont aussi excellentes.s www.ircm.qc.ca admission@ircm.qc.ca (514) 987-5527 1967-2007 $IRCM Institut de recherches cliniques de Montréal la torroation et la recherche_l_ “ 7a v/f Février 2008 I Québec Science 9 ILLUSTRATION : VIRGINE EGGER Pour choisir les découvertes de l'année 2007, soumises par les universités, les centres de recherche et instituts, la rédaction de Québec Science était assistée de Claude D'Astous, journaliste à l'émission Découvertes, à Radio-Canada; de Stéphane Durand, professeur de physique au cégep Édouard-Montpetit, à Longueuilet chercheur à l'Université de Montréal; de Linda Moussakova, professeure de biologie au cégep Saint-Laurent; de Chantal Srivastava, journaliste à l'émission Les Années-lumière, à Radio-Canada.Nous avons aussi bénéficié des conseils de Lucie Parent, professeure au département de physiologie de l'Université de Montréal et rédactrice en chef adjointe de la revue Médecine - Sciences, et d'Alexandre Bourque-Viens, de l'Observatoire de l'innovation de l'Estrie.Un dossier réalisé par Sophie Doucet, Catherine Dubé, Thomas Gervais, Joël Leblanc, Raymond Lemieux, Noémi Mercier, Pascale Millot et Chantal Srivastava Recherche : Catherine Dubé. V A vous la science ! C’est toujours avec beaucoup d’enthousiasme -et même une certaine dose de fébrilité - que nous découvrons, quelques mois avant vous, les recherches qui se sont démarquées au Québec.Tous les ans, nous sommes impatients de connaître les scientifiques qui nous livrent le fruit de leur travail.Chaque fois, nous devons nous prêter à un exercice difficile : choisir parmi des recherches toutes plus fascinantes les unes que les autres, ceUes qui, selon nous, méritent d’être portées à votre attention.Pas facile, car nous savons que, derrière chaque candidature, se cachent des années d’effort, nombre d’essais et d’erreurs, beaucoup de déceptions et quelques moments de joie intense.Pour la quinzième année consécutive, nous préparons, en équipe, un numéro spécial consacré aux « Découvertes de l’année ».Il faut bien l’avouer, nous sommes très fiers de constater à quel point les chercheurs reconnaissent la pertinence de ce palmarès.À preuve, le nombre de projets soumis ne cesse d’augmenter.Cette année, 75 études ont été présentées à notre comité de sélection; c’est un record en quinze ans ! Nous ne nous en sommes jamais cachés; si nous procédons avec beaucoup de rigueur et de profondeur, il y a une part de subjectivité dans nos choix.Après tout, nous nous adressons à un public qui a envie d’être surpris, d’être séduit et nous ne nous privons pas de leur communiquer nos coups de cœur.Mais c’est peut-être cette part de subjectivité qui confère sa particularité à notre palmarès.Car la connaissance est aussi une source d’émerveillement.^ Quelle est, selon vous, la meilleure découverte parmi celles que nous avons sélectionnées et pourquoi?DE L’ANNEE 2007 EMENTS SCIENTIFIQUES QUI ONT MARQUÉ LE MONDE.Votez sur notre site cybersdences.com ou par la poste à Québec Science, 4388, rue Saint-Denis, Montréal, H2J 2L1, et courez la chance de gagner une encyclopédie universelle d'ERPI, et un abonnement de un an à Québec Science.Le chercheur dont la découverte aura obtenu le plus grand nombre de votes recevra le Prix du public Québec Science «Découverte de l'année 2007».A — V A, U$[oA Vaincre la résistance Des chercheurs québécois élucident Tune des plus grandes énigmes de la supraconductivité Par Thomas Gervais Les céramiques supraconductrices se comportent-elles comme des métaux ou des isolants ?Cette question tourmente bien des physiciens depuis la découverte de ces matériaux très spéciaux qui conduisent l’électricité sans résistance.Mais des chercheurs de l’Université de Sherbrooke semblent enfin avoir élucidé le mystère.À environ -150 °C, les électrons au sein de certaines céramiques adoptent des comportements étranges : ils se mettent à voyager par paires et conduisent l’électricité sans la moindre perte.À des températures plus clémentes, les électrons se séparent de leurs conjoints et les matériaux redeviennent de très mauvais conducteurs électriques, un peu comme la faïence (voir « Choc électrique », Québec Science, mai 2007).Les céramiques étudiées par le professeur Louis Taillefer, de l’Université de Sherbrooke, et ses collaborateurs possèdent cette propriété très recherchée.Elles sont constituées de cristaux d’une grande pureté faits d’un mélange complexe d’yttrium, de baryum, de cuivre et d’oxygène (YBaCuO, dans le jargon).Afin de sonder leur nature profonde, les chercheurs les ont soumises à des champs magnétiques extrêmement puissants au Laboratoire national de champs magnétiques pulsés de Toulouse, en France.Après cinq ans d’efforts, ils ont enfin pu enregistrer dans les céramiques de minuscules fluctuations - appelées oscillations quantiques - dans la résistance qu’ils opposent au passage du courant.« Ces oscillations sont la signature la plus claire du comportement des électrons dans un métal », explique Louis Taille-fer.Et voilà une partie de l’énigme enfin résolue : les céramiques 12 Québec Science I Février 2008 supraconductrices se comportent comme des métaux.La nouvelle a voyagé dans le milieu scientifique avec autant de facilité que les électrons dans un supraconducteur.Deux semaines après la soumission du manuscrit à la revue Nature, il était accepté.Et la découverte a d’autres implications.L’état supraconducteur constitue une phase de la matière qui dépend de la température, un peu comme la glace et l’eau.Mais en sondant les YBaCuO, l’équipe a identifié une toute nouvelle phase de la matière située entre l’état supraconducteur très froid et l’état de «mauvais conducteur» à plus haute température.Une marge thermodynamique étroite dans laquelle des dizaines de chercheurs vont bientôt se précipiter afin de faire progresser cette science.« On creusait dans une mine de charbon et on vient de trouver une veine d’or, dit Louis Taillefer.On va maintenant commencer à exploiter le filon.» Les céramiques supraconductrices se comportent comme des métaux.A -150 °C, elles conduisent l’électricité sans aucune perte.Grâce aux oscillations quantiques, le chercheur espère apprendre comment fabriquer de meilleurs matériaux supraconducteurs et, qui sait, accomplir un jour le grand œuvre de cette discipline : créer des supraconducteurs qui fonctionnent à température de la pièce.Des lignes à haute tension sans aucune perte de courant aux ordinateurs quantiques, en passant par les trains à lévitarion magnétique, les applications de la supraconductivité se compteront alors par centaines. ¦ mm \ Louis Taillefer et ses étudiants Nicolas Doiron-Leyraud (à gauche) \ et David Lebœuf ont trouvé \ «le petit graal de la supraconductivité».^m.r! Le dompteur d’électrons fous Propos recueillis par Chantal Srivastava Le 27 février 2007, Louis Taillefer a entendu le chant des électrons! Cette découverte, la plus importante de ce physicien qui détient déjà la Bourse Steacie, la Médaille Herzberg et le Prix Marie-Victorin, a fait l’objet de deux publications dans la revue Nature, cette année.Depuis, il en a perdu le sommeil.Nuit et jour, il cherche à percer le mystère de la supraconductivité.Québec Science: Que s’est-il passé le 27 février 2007?Louis Taillefer: Depuis la découverte des supraconducteurs, il y a eu beaucoup de spéculation sur leur nature profonde.Isolants ou métaux ?Nos observations ont permis de trancher.Maintenant, on sait que les supraconducteurs se comportent comme des métaux.On a aussi découvert des choses très surprenantes.Par exemple, que la densité des électrons y est 10 fois plus faible que ce qu’on soupçonnait.Tout cela ouvre la porte à une meilleure compréhension du comportement des électrons.Pour expliquer ce que tout cela va changer, j’aime faire une analogie avec les transistors et les semi-conducteurs que les physiciens étudiaient au début du XXe siècle.En 1947, la compréhension que l’on avait du comportement des électrons dans un semi-conducteur était assez fine pour concevoir le transistor, qui est en fait un sandwich de semi-conducteurs.Ce fut le début d’une véritable révolution technologique qui nous a menés jusqu’à la mise au point du moteur de recherche Google ! Notre connaissance actuelle des nouveaux supraconducteurs à « haute température » équivaut à ce qu’on savait des semi-conducteurs avant les années 1940.On comprend mal le comportement des électrons dans ces matériaux et pourquoi ces derniers sont supraconducteurs jusqu’à -150 °C.QS Bien malin qui saurait dire si on pourra un jour conserver les propriétés des supraconducteurs à température ambiante.LT Depuis notre observation des oscillations quantiques, au printemps 2007, les choses sont allées très vite; le brouillard des 20 dernières années se dissipe enfin ! J’estime que, d’ici un an, on devrait avoir fait toute la lumière ou presque sur le comportement des électrons dans ces matériaux.Ensuite, il faudra découvrir quel paramètre ajuster pour atteindre la température ambiante.Si on réussit, la révolution technologique sera aussi importante que celle qui a suivi le développement du transistor.Ce qui rend la supraconductivité si intéressante, c’est la cohérence des électrons.C’est un phénomène qui rappelle celle de la lumière (voir «Nouvelle lumière sur la physique» à la page 39).Comparons une ampoule incandescente et un faisceau laser.Dans le cas de l’ampoule, la lumière est moins puissante, parce qu’il n’y a pas de cohérence entre les photons : ils partent dans toutes les directions selon différentes fréquences.Mais avec le laser, le faisceau est cohérent, donc beaucoup plus puissant.Si on applique cela dans le domaine du transport des électrons, le fil de cuivre est comme la bonne vieille ampoule, alors que le supraconducteur serait le laser.Dans le transistor, qui nous a rendu de si fiers services, il n’y a pas de cohérence entre les électrons, alors qu’avec la supraconductivité, on entre dans la filière cohérente de l’électronique.QS Et si on rêvait à ce qu’on pourra peut-être un jour accomplir avec toute cette puissance?LT Notre imagination est beaucoup trop limitée pour prédire ce qui arrivera si on peut atteindre la supraconductivité à température ambiante.Parmi les avantages qu’on cite souvent, il y a le transport de l’électricité sans perte d’énergie ou les trains à lévitation magnétique, ou l’ordinateur quantique; mais c’est beaucoup plus que cela.La supraconductivité peut nous mener à la téléportation ou à la simultanéité à distance ! On pourra amener le monde quantique à l’échelle humaine.Pour le moment, on cherche encore à comprendre, mais nous allons bientôt trouver la clé.Je le sens ! S 14 Québec Science I Février 2008 ¦.4 .¦ ¦ ' ij»'/ «,•: ?¦ *, .v- ‘-«f "»»àsB • jSSS***¦ •^5ÿg< '¦".s.» • • > ¦ ¦"¦¦¦'¦¦ ¦¦ ¦ ¦¦ ¦ : -J " ^ *'%Zï: ^ T Les micro-ARN, ces messagers de nos gènes, étaient un des secrets les mieux gardés de nos cellules.Plus maintenant.Par Thomas Gervais De toutes les étrangetés que dissimule le génome humain, les micro-ARN sont certainement parmi les plus étonnantes.Il y a 15 ans, personne ne comprenait l’utilité de ces minuscules acides nucléiques.«Aujourd’hui, explique Thomas Duchaîne, professeur au département de biochimie à l’Université McGill, nous savons qu’ils jouent un rôle crucial dans la régulation d’un tiers des gènes humains.» L’expression de nos gènes est soumise à une censure sévère, en bonne partie orchestrée par les micro-ARN.Ceux-ci contiennent des séquences complémentaires à celles des ARN messagers (ARNm), sortes d’émissaires chargés de transmettre aux gènes l’information nécessaire à la production de protéines.Lorsque les ARNm sont trop nombreux, ou lorsqu’ils transportent une information soupçonnée d’être néfaste, les micro-ARN s’y attachent et les empêchent d’être traduits en protéines par la « machinerie » cellulaire.Le messager est ensuite dégradé par la cellule, effacé des registres comme s’il n’avait jamais existé.La plupart du temps, cette censure est bénéfique.Mais, dans plusieurs types de cancers, les censems deviennent insuffisants - ou trop nombreux - et empêchent la cellule d’exprimer ses gènes correctement, explique Géraldine Mathon- net, chercheuse postdoctorale à l’Université McGill.Comme toute censure bien menée, celle des micro-ARN est particulièrement difficile à détecter pour l’observateur.Auparavant, afin d’étudier leur fonctionnement, les chercheurs utilisaient des cellules de souris modifiées pour contenir un gène présent dans un organisme marin apparenté à la méduse.Ce gène fabrique une enzyme - la luciférase - qui permet à l’invertébré d’émettre une lumière dont il se sert afin de distraire ses assaillants.Pour tromper les censeurs et les forcer à reconnaître l’ARNm de l’enzyme, on lui greffe une séquence bien connue des micro-ARN de la cellule.Lorsque l’ARNm de luciférase est réduit au silence, la bioluminescence cesse.Un excellent moyen de détecter l’effet des micro-ARN.Mais cette technique est fastidieuse.« Les résultats n’apparaissent qu’après plusieurs jours et il est impossible de suivre en direct l’action des micro-ARN », commente Géraldine Mathonnet.La chercheuse a donc développé une méthode pour étudier ceux-ci w/rOj c’est-à-dire sans avoir besoin de cellules vivantes.Elle fait d’abord croître des cellules cancéreuses en utilisant une souris malade comme incubateur.Lorsque la tumeur atteint des proportions suffisantes, elle sacrifie l’animal, recueille les cellules malignes et les réduit en une bouillie débordante de micro-ARN.Elle y introduit ensuite des ARNm de luciférase et mesure « l’effet méduse » de l’échantillon.Grâce à cette technique, la chercheuse a pu étudier l’effet des micro-ARN de son échantillon à peine 15 minutes après l’introduction des ARNm.Dans un article publié par la revue Science tn juillet dernier, l’équipe de McGill a été la première à démontrer l’efficacité scientifique de cette méthode qui simplifiera grandement le travail des chercheurs.Elle a pu confirmer que l’effet de censure se produit dès l’instant où le micro-ARN se lie au messager.Les chercheurs espèrent être un jour en mesure d’inverser le processus, c’est-à-dire d’introduire des micro-ARN synthétiques capables de faire taire les censeurs eux-mêmes dans des cellules cancéreuses afin d’y rétablir une certaine liberté d’expression.Ces antagomirs (antagonistes des micro-ARN), estime Thomas Duchaîne, pourraient rapidement faire le bonheur de bien des patients.S Février 2008 I Québec Science 45 LOUISE BILODEAU % •% \ • '¦ — n observatoire astronomique géant sur la Lune ! Ermanno Borra n’est pas le seul à en rêver.À l’aide d’un de ses étudiants, il vient de surmonter le principal obstacle empêchant sa conception.« Nous avons dû nous faire un peu chimistes pour doter ce télescope d’un gigantesque miroir liquide », explique le physicien, [professeur à l’Université Laval.Un miroir liquide ?Curieux concept imaginé en 1850 par l’astronome italien Ernesto Capocci.L’élément le plus important d’un télescope est le miroirl concave qui fait converger la lumière vers son foyer.L’idée de[ Capocci fut de remplacer ce miroir par du mercure dans unej assiette en rotation.En tournant, Newton l’a démontré, toutl liquide prend naturellement une forme parabolique, ce qui est! exactement la configuration recherchée pour le miroir de| nombreux télescopes.À l’époque, l’idée semblait un peu saugrenue.Mais Er-j manno Borra l’a reprise au vol il y a plusieurs années et en a | fait sa spécialité.Alors que la NASA a annoncé son retour sur la Lune en 2020, | l’observation de l’Univers profond grâce à un grand Québec Science I Février 2008 REFLECHIR SUR LA LUNE Grâce à un miroir liquide capable de résister aux intenses froids lunaires, notre vision de l’Univers pourrait bien changer radicalement.Par Joël Leblanc Biron Mais&l lîf»-1 .J* scope lunaire a de quoi séduire l’agence spatiale.« Les miroirs en verre de plusieurs mètres de diamètre des grands observatoires coûtent très cher à produire, explique Ermanno Borra.Il faut passer des semaines à les polir pour leur conférer les qualités optiques souhaitées.Avec les miroirs liquides, cette étape est éliminée, puisque les liquides sont naturellement lisses.» Et, alors qu’il est plutôt malaisé d’envoyer une grande pièce de verre sur la Lune, un liquide peut voyager sans problème dans des réservoirs.De plus, les grands miroirs de verre sont très lourds et la gravité tend à les déformer.Les miroirs liquides, eux, sont plus légers et, à l’inverse, ils utilisent la gravité pour garder leur forme.Il s’en est pourtant fallu de peu que l’idée ne meure dans l’œuf.« Sur la Lune, la température peut descendre jusqu’à -230 °C, explique le chercheur.Un miroir fait de mercure figerait, puisque le point de fusion de cet élément est de -39 °C.Nous devions donc trouver une substance de remplacement capable de réfléchir la lumière aussi bien que le mercure, mais qui ne gèle pas malgré le froid extrême.» C’est un étudiant à la maîtrise, Omar Seddiki, qui a trouvé la solution.« Omar a cheché longtemps avant de s’intéresser aux liquides ioniques.» Cette classe de composés, explorée depuis peu par les chimistes, rassemble les sels liquides à température ambiante.C’est l’un de ces sels, le ECOENG 212, que l’étudiant physicien a utilisé pour mener ses tests.« Dans une cloche à vide, raconte M.Borra, Omar a chauffé du chrome pur jusqu’à ce qu’il puisse être vaporisé.D’invisibles nanogouttelettes de chrome sont alors retombées à la surface du liquide pour y former une mince couche flottante de cinq nanomètres (il y a un million de nanomètres dans un millimètre).Puis il a répété l’opération avec de l’argent pur pour superposer une seconde couche de 30 nanomètres.» Il en résulte une délicate peau flottante, 2 500 fois plus fine qu’un cheveu et qui présente la même réflectivité que le mercure.Cette réussite inespérée a valu à ses auteurs une publication dans la prestigieuse revue Nature, le 21 juin dernier.Le point de fusion de ce nouveau liquide réfléchissant se situe à -98 °C.« Ce ne sont pas encore les grands froids lunaires, (admet Ermanno Borra, mais on a prouvé que ce type de (liquide peut faire flotter une couche d’argent réfléchissante de (façon stable pendant plusieurs mois.Comme l’exploration des (liquides ioniques commence à peine et qu’il y en a des millions (de millions qui pourraient potentiellement être créés, on en trou-Ivera assurément un présentant le point de fusion adéquat.» (Les liquides ioniques ont une autre particularité intéressante : ils ne s’évaporent pratiquement pas.Un avantage indéniable dans le vide sidéral où la plupart se dissipent en un clin d’œil.« Une fois le bon liquide trouvé, s’enthousiasme le physicien, on pourra construire un observatoire sur la Lune, puis l’envoyer dans des bouteilles et le verser dans la cuve qu’on mettra en rotation.» Un astronaute vaporisera l’argent qui se déposera sur le fluide pour en faire instantanément un miroir] parfait qu’on pourra utiliser pour scruter les limites de l’Univers comme encore personne n’a jamais pu le faire.Mais puisque la Lune est si froide, pourquoi s’acharne-t-on à vouloir y installer un observatoire?Pour y observer les| rayons infrarouges.Car contrairement à la lumière visible, il faut un miroir justement très froid pour voir les rayons infrarouges.Or, on ne peut négliger l’étude de ces rayonsB Installer un télescope sur la Lune ?Ce serait l’endroit idéal pour scruter l’Univers profond.Reste à finaliser le miroir liquide.lorsqu’on s’intéresse aux portions éloignées de l’Univers, car] son expansion cause des phénomènes optiques qui transforment la lumière visible en infrarouges.« Tout corps un peu tiède] émet des infrarouges, précise le physicien.Le miroir du télescope doit donc être très froid pour éviter qu’il n’en émette et] ne “salisse” l’image qu’il réfléchit.» C’est pour cette raison que j les télescopes spécialisés dans l’observation des rayons infrarouges, comme Spitzer, le cousin de Hubble, sont refroidis] par cryogénie.La Lune est aussi l’endroit rêvé pour s’affranchir de l’atmosphère.Sur Terre, les kilomètres de gaz au dessus de nos] têtes atténuent l’intensité de la lumière, déforment les images] et bloquent carrément certains types de rayons.Plus son miroir est grand, plus un télescope est puissant.Les] meilleurs observatoires terrestres sont munis de miroirs qui] dépassent à peine 11m.Sur la Lune, la gravité est six fois moindre que sur notre planète; on pourra donc y construire une très grande cuve rotative de forme parabolique qui pèsera six fois moins lourd que sur Terre et qu’on remplira d’une très mince couche de liquide.« Avec un miroir primaire de 20 m à 100 m de diamètre, on obtiendra des images 100 à 1 000 fois plus précises que celles des plus puissants observatoires, incluant le James Webb Space Telescope, le futur successeur de] Hub b le.» S Février 2008 I Québec Science 47| Hiji : iJiSit -jç»- ' ¦ A:"V : ¦ ANvï1 .: Nr : Ai;:: ; ¦ Faites connaissance avec les membres de la famille des publications québécoises de vulgarisation scientifique NOS ENFANTS DE PLUS EN PLUS^ agressifs?m Québec Science Le magazine qui voit les choses autrement www.cybersciences.com Les Explorateurs Pour les 6-10 ans curieux de nature www.lesexplos.com *NS tfeXPÉM INTERNATIONAL Découvrir Des nouvelles sur la recherche et des dossiers scientifiques sur les grands enjeux www.acfas.ca/decouvrir Parons du n0z Les Débrouillards Le magazine drôlement scientifique des 9-14 ans www.lesdebrouiliards.com Spectre Profil de madame Conservation sgfP g 6 cour, côté jardin QuébecOiseaux La vraie nature des oiseaux www.quebecoiseaux.qc.ca jRgnee Bedard La science qui s'enseigne/ ^ Enseigner la science g-; www.apsq.org Éditions MultiMondes Des livres pour votre intelligence www.multim.com La science morte de rire, de Jacques Goldstyn, GRATUIt avec toute commande d'un livre en ligne, d'ici au 31 mars 2008 ou jusqu'à épuisement des stocks.Quatre-Temps L'univers fascinant des végétaux et des jardins d'ici et d'ailleurs www.amisjardin.qc.ca Agence Science-Presse Parce que tout le monde s'intéresse à la science.www.sciencepresse.qc.ca sc?enrg ~~ De la lecture pour l'intelligence de toute la famille! w/ V\ 1 Néandertal : différent, mais si semblable ! On en sait de plus en plus sur notre bon vieux cousin.À la fin de l’année 2006, des chercheurs de l’Institut Max-Planck de Leipzig, en Allemagne, ont déchiffré une partie de l’ADN de l’homme de Néandertal en se servant d’un tout petit os vieux de 38 000 ans, qui croupissait dans un musée de Zagreb, en Croatie.Grâce à une nouvelle méthode de séquençage, Svante Pààbo et ses collègues ont identifié un million de paires de bases, sur un total de 3,2 milliards.Plusieurs autres laboratoires tentent présentement de dresser un premier «brouillon» du génome néandertalien, mais l’équipe allemande, elle, prévoit en avoir déchiffré 80% d’ici un an ou deux.Si les premiers résultats confirment la ressemblance entre Néandertal et Homo sapiens - ils ont en commun 99,5 % de leurs gènes -, il est en- core impossible d’affirmer si les deux espèces se sont métissées avant que Néandertal disparaisse mystérieusement, il y a 30 000 ans, laissant toute la place à Homo sapiens.On commence néanmoins à lever le voile sur l’autre grande énigme au sujet ü’Homo neanderthaiensis: est-ce qu’il parlait?Dans l’ADN de deux spécimens excavés d’une grotte en Espagne, l’équipe de Svante Pààbo a récemment découvert un gène associé au langage.Surprise : Néandertal et l’être humain moderne possèdent la même version de ce gène - appelé FOXP2 -, lequel, lorsqu’il subit une mutation, cause de graves problèmes de développement du langage.On se serait plutôt attendu à ce que la forme néandertalienne ressemble à celle, légèrement différente, du chimpanzé.Néandertal était-il plus «humain» qu’on l’aurait cru?Février 2008 I Québec Science 49 KNUT FINSTERMEIER, MAX PLANCK INSTITUTE 150 découvertes de Tannée i ¦ Nous avons compilé l’ensemble des découvertes que nous avons retenues depuis 15 ans.Ce classement constitue un coup de sonde de la performance de nos institutions.Bien des exploits ont certainement échappé à notre attention, mais ce palmarès révèle néanmoins les forces qui caractérisent chacun de nos centres de recherche et universités.Classement général, par institution, toutes disciplines confondues Nombre en % 1.Université Laval 37 24,7 2, Université McGill 30,5 20,3 3.Université de Montréal 29,5 19,7 4.Réseau de l’Université du Québec 23,3 15,5 5.Université de Sherbrooke 14 9,3 6.École polytechnique 3,3 2,2 7.Université Concordia 2,5 U Autres Diverses institutions 6,9 4,6 (Comprend les cégeps, l’Institut Maurice-Lamontagne, l’Institut de recherche en biotechnologies, l’Institut de recherche en électricité, la Commission géologique du Canada) Chercheurs indépendants 3 2 Lorsqu’une découverte a été faite conjointement par deux institutions, elle confère à chacune un demi-point Le palmarès par champ de discipline La contribution des universités Médecine, biologie moléculaire, génétiqu e, neurologie, santé publique Université Laval 21 Université de Montréal 20,5 Université McGill 19,5 Technologie, Réseau de l’Université du Québec Ecole polytechnique Université Concordia Environnement, sciences de la Terre et sciences naturelles Réseau de l’Université du Québec 10 Université Laval 6 Université McGill 2 Archéologie, anthropologie, paléontologie Réseau de l’Université du Québec Université Laval Université de Montréal 2 1 Physique, astronomie, chimie, mathématiques, informatique Université Laval 7^ Université de Sherbrooke 7 Université de Montréal 7 50 Québec Science I Février 2008 A l'Université d'Ottawa, vous collaborez avec des professeurs-chercheurs de réputation internationale dans un environnement axé sur votre réussite.u Ottawa www.uOttawa.ca FACILE A COMPRENDRE : IL SUFFIT D’AVOIR LE CODE LUNDI 20 H LE CODE CHASTENAY telequebec.tv NOUVEAU MAGAZINE SCIENTIFIQUE AVEC PIERRE CHASTENAY
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