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Titre :
Québec rock
Magazine mensuel présentant le monde de la musique rock et de la musique populaire d'ici et d'ailleurs. [...]

Québec Rock est un magazine consacré à la musique et publié à Montréal de 1977 à 1986. Fondé par Paul Haince, Jacques « Coco » Letendre et le journaliste Marc Desjardins, qui y fera carrière, il est d'abord offert gratuitement sur papier journal dans les magasins de disques; il connaîtra un fort succès commercial en format magazine à la suite de son rachat par Guy Perron.

Québec Rock rassemblera au cours des ans une équipe de journalistes jeunes et dynamiques, dont certains connaîtront une longue carrière médiatique - notamment Georges-Hébert Germain, Nathalie Petrowski, Franco Nuovo et Laurent Saulnier. Le magazine s'occupe surtout de couvrir les événements musicaux, avec des entrevues, des nouvelles du milieu musical québécois et international, des critiques de disques, mais aussi des chroniques variées, particulièrement sur la mode et le cinéma.

Plusieurs numéros ont été de grands succès en kiosque, s'écoulant à plusieurs dizaines de milliers d'exemplaires : ils présentaient en page couverture Normand Brathwaite (pour la comédie musicale Pied de poule), Michael Jackson, Ding et Dong, Corey Hart, Diane Dufresne, etc. Québec Rock a été une sorte de Rolling Stone québécois qui, avec sa version anglaise Graffiti, en est venu à détrôner le magazine américain dans son créneau au pays.

Son éditeur a aussi publié un magazine à succès pour les adolescents, Fan Club, et a été un exemple à l'époque sur le plan de la convergence médiatique, profitant de productions télévisuelles associées sur TQS pour utiliser la dynamique des renvois promotionnels.

Éditeur :
  • Montréal, Québec :Québec rock,1977-1986
Contenu spécifique :
Avril
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
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Références

Québec rock, 1981-04, Collections de BAnQ.

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PER $-&o BNQ DIANE DUFRESNE APRES LE FORUM '¦¦Mr lîfiKFi rnrnr ¦mmî*»* pemr 'U «1* .> # * l r i “ .Jl ;—l— li L'âZ xzn •D'd 'I^SJ^UOW sru S59 oeqanD-oTP^'d " tonicl ' V*- • /,/ E F G H J K R S T U V mis PRIORITIES C’est l’euphorie perpétuelle Avec le casque d’écoute Open Aire'de Sennheiser, vous obtenez des hautes et des bosses impeccables, des sonorités moyennes d’une éblouissante clarté.La gomme entière des tonalités musicales vous parvient avec une telle brillance, un équilibre sonore si mesuré et si agréable o l’ouïe que vous pourrez goûter votre musique préférée dons une euphorie absolue.Sennheiser HD414X D’une supérioritée reconnue dons le monde entier, le HD414X est un casque d’écoute d’une excellente musicalité à un prix raisonnable.Son serre-tête léger et souple en mousse de caoutchouc et ses oreillettes de tout confort, douces et coussinées, vous permettent de vous évader pendant des heures sur les ailes de la musique.Avec nos casques découte, dest dans la tête que c’est beau.Passez chez le déraillant Sennheiser le plus près de chez vous : n , fr =CZ>SEIMI\IHEISER TC ELECTRONICS CANADA LTEE.2142, Route transcanadienne, Dorval H9P 2N4 514-683-7161 Ils sont semblables, mais I’iiii a plus de coeur au ventre! Le haut-parleur de gauche est celui qui se vend le mieux et qui est le plus populaire de tous les haut-parleurs pour stéréo de voiture.Le système de haut-parleur à 3 canaux Triaxial® de Jensen.Le haut-parleur de droite le remplace.Le nouveau Series I Triax® de Jensen vous offre un meilleur rendement, plus de puissance et plus de coeur au ventre.Il est bien vrai qu’ils se ressemblent, mais ils n’ont rien de plus en commun.Une plus grande capacité de puissance.N’en doutez pas! Le nouveau Series I Triax 6" x 9" offre une puissance moyenne continue de 50 watts par rapport à l’ancien Triaxial de 30 watts, ce qui signifie qu’il peut accepter plus de puissance, plus de chaleur et plus d’abus provenant des systèmes stéréo de voiture de haute puissance sans pour autant négliger la précision du son aux dépends des volumes élevés.Pourquoi peut-il accepter plus de puissance?Parce qu’il est muni d’une nouvelle et plus grosse bobine mobile d’un pouce durcie au four.Il offre une capacité de puissance de 66% supérieure et de plus grande durée.De plus, le haut-parleur aigu piézoélectrique de qualité est pratiquement indestructible toute en demeurant sensible à la moindre nuance musicale.L’expert en rendement.Comme tous les nouveaux haut-parleurs Series I, le Triax offre plus de rendement grâce à notre pavillon unique muni d’une couronne de suspension Flexair®, d’une impédance de 4 ohms et d’un moteur plus puissant.Cès avantages sont le symbole d’un rendement de qualité permettant aux haut-parleurs Series I de Jensen de vous fournir une sonorité plus forte en utilisant moins de puissance pour une musique plus agréable et sans distorsion dans la voiture.Courrone de suspension Flexair® Capacité de puissance de 66% supérieure Haut-parleur aigu piézoélectrique de qualité obine mobile durcie au four Structure en céramique de 20 onces Autres améliorations.Le Series I Triax offre une structure magnétique en céramique de 20 onces améliorée à haut-parleur grave plus profond et défini ainsi qu’un nouveau joint robuste assurant une JENSEN Comme si vous y étiez! Pour obtenir le nom et F emplacement du dépositaire Jensen le plus proche, écrire à: len tinkler limited 230, boul.Henri Bourassa est Bureau 203 Montréal, Québec H3L1B8 N° detéléphone: (514) 384-1270 bonne insonorisation.Son chromage au zinc noir le protège contre la corrosion.De plus, nous l’avons conçu de façon à ce qu’il soit plus facile à installer que l’ancien Triaxial à grille à goujons.Certaines choses ne changent pas.Certains éléments n’ont plus besoin d’amélioration.Prenez par exemple notre idée de haut-parleur grave, haut-parleur aigu et haut-parleur moyen individuels et de les équilibrer pour une reproduction précise du son.La qualité nous tient toujours à coeur et pour rester fidèle à notre engagement, la gamme complète de haut-parleurs Series I de Jensen est supportée par une excellente garantie limitée d’un an.La qualité nous tient toujours à coeur et pour rester fidèle à notre engagement, la gamme complète de haut-parleurs Series I de Jensen est supportée par une excellente garantie limitée d’un an."Mais ils se ressemblent toujours.” Vous dites que vous ne voyez pas la différence entre l’ancien Triaxial de gauche et le nouveau Series I Triaxial de droite?Vous avez peut-être raison.Mais vous entendrez sûrement la différence.Après tout, n’est-ce pas là le fond de la question.''Triaxial” et "Triax" sont des marques déposées identifiant les systèmes de haut-parleurs à 3 canaux brevetés de Jensen Sound Laboratories.(Brevet américain n° 4.122.315). L’ESPRIT ‘81 CHOM-FM est une fois de plus a la recherche de talents québécois Voici votre chance de.GAGNER RE L'EQUIPEMENT MUSICAL EVALUE A $2000.GAGNER 25 HEURES DANS UN STUDIO D’ENREGISTREMENT.FIGURER SUR L’ALBUM L’ESPRIT ’81 Venez chercher votre formule de participation a CKOM-FM 1355 avenue Greene, Westmount, Que.Ecoutez CHOM-FM pour tous les details! HÔTE: lëlsssaggSSll qu’on se rendrait }* ^ qui c0mpte, c es; q uts et 1 changé en 5 à NouS avons c0^dirait Dylan, somme%\°nous avo-s survécu.Comme dira^W ^ des has .are a-changiug • «vielaues mois, .me times the^are aie «^“esmois à très dans une no eUe formule.Dans ^ nou.nous essayons un de v0US presen doute remarque, «uelque chose ,actîon.Corn- "ue^enTemain, tout soit c’étaitl’eupho- que le tenu exemple.En T xvpSaue en tete, S’.Æ Qu^écois^ec Bene «ves V ^ ^ devientle «0"^ous verrons bien! remercier laEmn^rminant, ^ui ont Sincèrement Notre e*istence d P ^ pas ;e vous du.meiv.* ___________________.corelongtemps^ - SOMMAIRE AVRIL 1981 VOL.5 NO 1 CHRONIQUES COURRIER______________ EN LIBERTÉ PROVISOIRE?, CINÉMA________________ DISQUES_______________ TOP 40 ____________ AUDIO________;________ INSTRUMENTS DE MUSIQUES.GAZETTE ROCK.DI/.NE DUFRESNE.BILL NICOLE MARTIN GAROLOU.ROBERT CHARLEBOIS.PIERRE FLYNN (OCTOBRE)__ APRIL WINE ELVIS PRESLEY.FLASH_______!___________ LE MOIS DE QUÉBEC ROCK.RENCONTRE.PHIL COLLINS_ SPÉCIAL LE VOTE ET LES 18-30_____ LA CASANOUS 3IEME PARTIE.PORTFOLIO: YVES NANTEL___ BEATLEFEST ______________ .32 ÉDITEURS Paul Haince, Jacques Letendre, ÉDITEUR-ADJOINT Yvon d’Anjou, REDACTEUR EN CHEF Jacques Letendre, DIRECTEUR ARTISTIQUE Marleen Beaudieu, DIRECTEUR DES VENTES Guy Perron.DISTRIBUTION Les Distributeurs Associés du Québec (DAQ) Dépôt légal: Bibliothèque Nationale du Québec, Bibliothèque du Canada, ISSN 0226-7187, Distribution postale: Poste Zip-Zap, Courrier 2e classe, Enregistrement N° 5047 QUÉBEC ROCK a été fondé en 1977 et est publié par Communications H & L Inc., C.P.115, Suce.“H” , Montréal, Qué.H3G 2K5 Tél.: (514) 842-5853.COPYRIGHT 1981 PAR COMMUNICATIONS H & L INC.5 PIERRE DURY Ouais, QUÉBEC ROCK en fait des belles! Les filles de Pierre Dury m’ont certainement fait rougir.de plaisir! Spécialement celle de la page 44 que j’ai affiché au-dessus de mon lit! Claude St-Pierre Limoilou MM mlSm £§1 yyy-: Hi 'y ;Vî YOKO ONO e suis fasciné par Yoko Ono et j’aimerais bien savoir plus long sur elle.Elle devait posséder quelque chose de très spécial pour avoir ainsi inspiré John Lennon.Continuez à parler d’elle.Nous sympatisons et sommes très sensibles à sa douleur.Diane Duquette Sherbrooke Technics.des récepteurs asservis par quartz, car aucun système d'accord ne peut égaler la précision du quartz.Le fait de syntoniser une station FM avec le récepteur Technics SA-626 démontre la supériorité de l'asservissement au quartz.En effet, outre l'extrême précision de l'accord sur FM, la dérive de fréquence -devient inexistante De plus, avec son système d'accord asservi par quartz.Technics a éliminé tout tâtonnement.Une simple pression sur un bouton permet de prérégler et de repérer instantanémentjusqu'à 7 stations sur chaque bande, FM et AM.Autre particularité, un dispositif de balayage offre la révision automatique des stations FM.Pour la section ampli de son modèle SA-626, Technics a développé un circuit de polarisation synchrone, lequel élimine toute forme de bruit de commutation, et ce, en conservant les transistors sous tension continue par l'apport d'infimes impulsions.Il en résulte une réception précise, d'une clarté insoupçonnée.Voyez votre détaillant Technics et jugez vous-même de la pureté sonore qu'offre le circuit de polarisation synchrone allié à l'extrême précision du quartz.LA DOPE uelle ne fut pas ma surprise de voir que QUÉBEC ROCK faisait la “promotion” de la drogue.Mon fils de 16 ans et ma fille de 17 ans lisent votre magazine à tous les mois depuis longtemps.Moi-même je le feuillette de temps en temps.Vous devriez parler un plus de voyage plutôt que d’endosser la drogue.Si je n’étais pas une mère moderne, je leur aurais confisqué leur QUÉBEC ROCK.Mme Rosaire Therrien Victoria ville Technics le son du savoir LA GASANOUS/ HARMONIUM e viens de lire la deuxième partie de “Il était une fois La Casanous” et il me faut vous dire que j’ai trouvé ça très intéressant.J’y ai passé plusieurs soirées mémorables.Entre autres une de l’automne 1973 où j’ai entendu Harmonium pour la première fois.J’ai même mis tout mon p’tit change dans le chapeau qu’on a passé après le spectacle.Fiori et compagnie m’avait beaucoup impressionné.Au fait, peut-on savoir ce que devient Fiori?Va-t-il reformer le groupe ou va-t-il faire une carriè- re solo?Que deviennent les 2 autres membres principaux du groupe (Valois et Normandeau)?Pour revenir à La Casanous, j’ai bien hâte de lire la dernière partie dans le prochain numéro.Salut! Marc Ladouceur, Montréal-Nord Nous avons perdu la trace de Michel Normandeau mais nous avons entendu dire qu’il a l’intention de reprendre sa carrière et d’enregistrer un autre disque bientôt.Quand à Serge Fiori, nous avons su qu’il avait terminé d’écrire les chansons d’un prochain album qui en sera probablement un solo.Nous n’avons pas pu retracer Louis Valois mais nos limiers sont sur sa trace. Console d'amplification 706 Et maintenant, la simplicité VOCAL MASTERMD s’allie aux performances PRO MASTERS Le système Shure VOCAL MASTER a probablement accompagné les débuts de nombreuses vedettes: des dizaines de milliers d'appareils sont encorejen service.Dans la même lignée, Shure présente la console d'amplification PRO MASTER 706 et les enceintes de haut-parleurs 709— de nouveaux appareils aux caractéristiques ultra-modernes, exceptionnellement fiables et faciles à utiliser (même pour les débutants).C'esLun système très souple combinant une large gamme de puissance avec des caractéristiques professionnelles: en fait, les artistes expérimentés conviennent que PRO MASTER leur donne un niveau inédit de clarté et de pureté audio.La nouvelle console d'amplification 706, avec amplificateur de 200 watts, et une paire de nouveaux haut-parleurs 709 à prix modéré: une combinaison exceptionnelle, à un prix imbattable! La console d'amplification PRO MASTER 706 comprend: • amplificateur de 200 watts avec égaliseur graphique à 10 bandes; • mélangeur 8 canaux, avec disposées commodément; • FEEDBACK FINDERMC éliminant rapidement les réactions; • panneau arrière PATCH BLOCKMG simplifiant les raccordements; • témoins lumineux DEL signalant les problèmes potentiels.Les haut-parleurs PRO MASTER 709 comprennent: • puissance nominale de 150 watts; • trois haut-parleurs haute fréquence piézoélectriques et un haut-parleur basse fréquence de 15 pouces; • enceintes faciles à transporter et très puissantes; • système super-portatif: la console et les deux haut-parleurs peuvent être transportés dans la plupart des petites voitures! Venez les admirer dès aujourd’hui chez votre dépositaire Shure ou écrivez à Shure pour obtenir la brochure AL647.POUR DE PLUS AMPLES RENSEIGNEMENTS, ECRIRE A: Simmonds & Sons Limited, 975 Dillingham Road, Pickering, Ontario, L1W 3B2 Bureaux de vente à Vancouver, Calgary, Winnipeg, Montréal Enceinte de haut-parleurs 709 1 V en liberté provisoire?PAR NATHALIE PETROWSKI J’haïs la liberté a page blanche a la pâleur anémique d’une aspirine pour enfants.Je pâlis à l’idée de savoir que je dois la noircir d’ici quelques heures.Je ne vois vraiment pas comment je vais me rendre jusqu’au bout du rouleau.La page blanche me regarde droit dans l’oeil d’un air faussement féroce.Je l’entends me narguer comme ces petits bums baveux qui font peur au monde le dimanche après-midi avec leur Trans-Am noire et “jackée”.Je fume cigarette après cigarette dans l’espoir de meubler le vide.Mais la fumée pique mes yeux et me donne l’envie d’éternuer mon inspiration.La page blanche continue à me fixer obstinément.Elle m’écoeure.Elle me fait penser au regard exhorbité de Shelley Duvall dans “The Shining’’ de Stanley Kubrick lorsqu’elle découvre que Jack Nicholson n’a écrit qu’une seule phrase débile, répétée à l’infini pendant des mois.Ail work and no play makes Jack a dull boy’’, lit-elle avec effroi tandis que l’ombre géante et déformée de Jack surgit dans le noir derrière elle.Ecrire, la belle affaire.On m’a donné carte blanche pour écrire n’importe quoi.Mais n’importe quoi est un sujet fort vaste et je n’arrive déjà plus à m’y retrouver.Quoi dire et pourquoi l’écrire, l’inévitable cliché.Ce n’est pas la première chronique du genre.Foglia en pond des douzaines.Ce n’est pas la première fois non plus qu’un scribe en panne sèche décide par paresse intellectuelle, d’exploiter son manque d’inspiration.La pratique est courante.Le nouveau journalisme de la sacro-sainte subjectivité en a fait une loi dorée.La méthode est utile.S’il n’y a pas de sujet, il faut en inventer un.Et comme pour inventer, il faut s’inspirer de quelqu’un ou de quelque chose, le meilleur modèle, c’est encore soi-même.Mais là n’est pas le problème.Au-delà du sujet, il faut savoir comment négocier avec la liberté.Comment faire pour être soi-même quand les autres ne sont plus là pour déterminer qui on est.Comment choisir quand on a l’embarras des sujets et personne pour nous guider.J’haïs la liberté.Donnez-moi des cadres et des structures, donnez-moi des nerfs de pupitres fatiguants pour corriger mes fautes de frappe, donnez-moi des sujets de reportage qui traînent dans l’air et qui font , yyV1 'NV 'h parler le monde, donnez-moi de la controverse, donnez-moi des événements, donnez-moi de l’action ou encore du monde qui perd, du monde qui pleure, du monde qui saigne, du monde qui gagne.Je serais alors la servante la plus douée de l’actualité mais bonté divine, donnez-moi quelque chose sans cela je suis capable de capoter.Il suffit que j’ai la liberté de faire ce que je veux pour que je prenne conscience que je ne sais précisément pas ce que je veux faire.Je m’entends mal avec la liberté.Elle me fait travailler plus fort, elle abuse de mes nerfs, elle me fait aller de l’autre côté de mes clichés, là où je ne réponds plus de moi-même.Elle ne cesse de me répéter qu’il n’y a rien à dire.Et pourtant ce ne sont pas les sujets qui manquent.Ils sont là, éclaboussés partout à travers les journaux.n y a le Salvador, le sujet tout indiqué pour faire aller son indignation et se montrer humanitaire, il y a le score des Canadiens, il y a les parties plates et les soirées de relations publiques au Prince Arthur, il y a la pêche à la truite et les problèmes de couple des jeunes québécois, il y a la fille aux cheveux noirs qui pose en pantalon rose contre un mur de la rue Duluth où le mot amour a été dessiné en coeur, il y a la vieille face de cire de Ronald Reagan qui me fait craindre le pire à chaque fois qu’il apparaît à l’écran et la complaisance sénile de ce bon Walter Kronkite qui a fini de délirer avec son “and that’s the way it is’’, il y a le téléphone qui sonne pour le mauvais numéro et le Québec qui s’en va sur la bum.Il y a la musique qui porte des ailes et me donne le goût de danser.Écrire pour danser, sans prendre position, sans faire de discours ou de déclarations, sans être paternaliste ou maternaliste, sans aller à droite ou à gauche mais tout droit dans l’autobus Voyageur en route pour nowhere.Ecrire pour la page blanche, celle du début, celle qui ne me regarde déjà plus et qui, étalée de tout son long sur le divan du salon, lit les pages du sport pendant que je me fais du mauvais sang.Quoi dire et comment le dire au travers de cette interminable page qui me hante avec sa blancheur.Écrire pour rapporter les faits, écrire pour manger le monde et le vomir sur papier, écrire pour inscrire le souvenir sur une plaque d’immatriculation.Écrire pour faire passer le temps, pour réaménager le monde à sa façon.Écrire pour faire son petit power trip et écoeurer tout le monde avec ses visions.Écrire même si tout le monde s’en fout.Écrire pour faire le lavage dans son imagination et pour se rendre compte qu’au bout du compte le linge qui sort de sa tête sent moins bon que le linge qui sort de la laveuse.Écrire pour oublier ce ciel mollement gris du dimanche qui me pousse à faire des exercices de style pour gagner mon purgatoire tandis que les petits couples magiques d’Outremont promènent leurs nouveaux bébés d’un air servile.Écrire pour s’insurger contre la morosité et T ennui de ce dimanche en banqueroute.Écrire pour tout mais pas pour militer.Écrire pour partager, c’est un peu mieux.C’est mon opinion mais c’est peut-être la sienne aussi.Écrire pour remplir la case qu’on a trouvé quelque part dans le stationnement.Écrire comme on stationne sa voiture parce que le moyen de locomotion est parfois plus intéressant que la destination.Je me souviens d’avoir roulé pendant huit heures non-stop dans la nuit noire et sans étoiles sur un infernal highway californien.Pendant huit heures, j’ai goûté au supplice de l’enfer, persuadée que je passerais le reste de ma vie ainsi hypnotisée par la ligne blanche.Je suis arrivée malgré moi à destination à minuit tapant.J’ai stationné la voiture n’importe comment.Je suis entrée dans un bar.J’ai commandé un scotch double aux accords stridents d’un groupe punk.Jamais musique ne m’a parue aussi douce et accueillante.Le calvaire venait de prendre fin.J’ai souri béatement et je me suis endormie.Écrire pour ne pas s’endormir.Voilà maintenant qu’un autre calvaire achève.Comment ai-je pu me rendre ici en radotant de la sorte.La page blanche qui a fini de lire les pages sportives, s’attaque maintenant aux annonces classées.La nuit tombe sur les couples magiques d’Outremont qui changent les couches de leurs poupons.Ai-je fait mon devoir?Ai-je bien répondu à mes obligations.Ai-je apporté quelque chose de plus au lecteur, lui ai-je communiqué une, deux ou trois émotions?Est-il en train de bailler, de penser aux vidanges qu’il faut sortir lundi matin, au steak qui brûle dans la cuisine.Sort-il souvent avec la liberté?Moi je n’ai toujours pas réglé mes problèmes.J’haïs encore la liberté.Dommage que je sois incapable de m’en passer.8 Nouvelles caractéristiques exceptionnelles.Bon vieux Onkyo.Au cours des quelques dernières années, les récepteurs Onkyo sont devenus des amis de longue date pour de nombreux canadiens.Et, comme les bons vieux amis, ils semblent toujours s’améliorer.Cest ce qui rend ces nouveaux récepteurs Onkyo si intéressants.Vous obtenez l’assurance d’une fabrication éprouvée offrant toute une gamme de caractéristiques exceptionnelles.Comme la syntonisation à verrouillage par quartz et à verrouillage automatique.Onkyo les a conçu.Onkyo les a perfectionné.Et bien que de nombreux autres récepteurs les offrent maintenant, Onkyo en est toujours le meneur.Le fonctionnement “Super Servo” de l’amplificateur.Les ingénieurs de Onkyo réalisèrent il y a longtemps que ce que vous ne pouvez entendre peut gâcher votre musique.Les fréquences subsoniques, jusqu’à 1 Hz existent souvent dans les enregistrements actuels.Si elles y restent, elles peuvent détruire l’ambiance et causer une distorsion •de rapport de phase et d’intermodulation.“Super Servo” les supprime, offrant des résultats remarquables que vos oreilles peuvent entendre.La commutation linéaire, offrant une qualité sonore de classe A alliée à une efficacité de classe B, est aussi disponible sur les nouveaux récepteurs Onkyo.Syntonisation numérique .circuit automatique offrant une réception FM sans parasite .sans oublier une présentation et des lignes exceptionnelles qui sont à la fois fonctionnelles et attrayantes.Tout cela confirme que Onkyo restera un modèle classique .bien longtemps après que les autres se soient démodés.JffÜîS (/tînt J i »ôo611H Q\ ¦ - - aii&iifeti Oï-OCYO OUUrt?kOCMO ION» ix-roco .' .» Tri-lel associates limited 105 Sparks Avenue.Willowdale.Ontario.Canada M2H 2S5 68-328 F CINEMA PAR COCO “SCANNERS” JENNIFER O’NEIL STEPHEN LACK PATRICK McGOOHAN écrit et mis en scène par DAVID CRONENBERG produit par CLAUDE HÉROUX ans la lignée des films à sensations fortes, “Scanners” est considéré par la plupart des critiques spécialisés comme ' un petit chef-d’oeuvre.David Cronenberg, auteur du scénario et metteur en scène du film, est en train de se bâtir une solide réputation parmi les amateurs de films “épeu-rants”.n faut tout de suite dire ici que “Scanners” n’est pas un film d’horreur.C’est plutôt un film de science-fiction avec plein d’effets spéciaux absolument saisissants.Comme la tête d’un bonhomme qui explose littéralement devant nous, en glorieuses couleurs sur écran géant.“Scanners” raconte l’histoire d’un homme qui possède des pouvoirs extra-sensoriels et qui ne le sait pas.Son père et son frère possèdent les mêmes pouvoirs.C’est l’histoire classique du “bon” et du “méchant”.Le “bon”, c’est Vale dont le rôle est tenu par Stephen Lack.On dit de lui qu’il est excellent dans son personnage tout de même assez maniaque.Le “méchant”, c’est Revok (Michael Ironside).Le père des deux frères est un “savant” qui veut former une armée de “scanners” pour prendre le contrôle du monde! Vous voyez d’ici toutes les situations inquiétantes qui vont survenir au cours du film.Tourné à Montréal dans des entrepôts vides à cause de leurs allures sinistres, “Scanners” est un film “à effets spéciaux”.Les producteurs n’ont pas lésiné et se sont payés quelques-uns des meil- leurs réalisateurs d’effets spéciaux.Dans un film comme “Scanners”, il faut que les effets spéciaux soient d’une justesse et d’une crédibilité à toute épreuve.Le coordinateurs des effets spéciaux est Gary Zeller de New-York.C’est à lui qu’on doit les effets spéciaux de “Dawn of the Dead’ ’, ‘ ‘The Wiz’ ’ et ‘ ‘The Dain Curse” (qui est passé à Télé-Métropole il y a quelques semaines).Pour les besoins du film, Zeller s’est servi d’explosifs très sophistiqués qui n’ont jamais été employés dans une production canadienne.“Le produit fini sera EXTRAORDINAIRE.” nous a-t-il déclaré.Un exemple de la créativité de Gary Zeller: dans une des séquences principales, une cabine téléphonique est “court-circuitée” par un contrôle à distance.La cabine fond et explose, une station service prend feu et explose ainsi qu’une automobile qui s’y trouvait pour faire le plein.Le “produit” final est étonnant de réalisme.Plusieurs des techniques employées ont été les mêmes que pour “Apocalypse Now” et “Star Wars”.D’ailleurs on a déjà approché Cronenberg pour faire la mise en scène de “Star Wars III” dont le tournage va débuter bientôt.“Scanners” à l’affiche à Montréal présentement dans sa version originale en anglais sortira en version française d’ici quelques mois.Il sera aussi à l’affiche de plusieurs ciné-parcs au cours de l’été prochain.C’est une production de Film Plan International de Montréal. “AMERICAN POP” film d’animation écrit par RONNI KERN mis en scène par RALPH BAKSHI produit par RALPH BAKSHI et MARTIN RANSOHOFF i vous avez déjà vu ‘‘Fritz the Cat” (en français “Fritz le Chat”), vous connaissez au moins une oeuvre de Ralph Bakshi.On dit de lui qu’il a sorti le dessin animé d’un marasme presqu’habituel.En général, les dessins animés sont remplis de princesses et de princes charmants, de gentils canards (Donald Duck), de souris (Mickey Mouse) et de personnages excentriques (Mr.Magoo).Bakshi n’allait pas tomber dans la facilité et il a décidé de créer un “Fritz the Cat” pour les 18 ans et plus.Un cartoon pour adultes.Avec “American Pop”, Bakshi prouve qu’il est le maître incontesté du dessin animé des temps modernes (1980).À la suite de “Fritz the Cat” sont venus “Heavy traffic”, “Cooskin” (très controversé), “Wizards”, “Lord of the Rings’’ et, aujourd’hui, “American Pop”.“American Pop”, c’est un peu “Le Parrain” du dessin animé en ce sens qu’il raconte l’histoire d’une famille américaine à partir du début du siècle jusqu’à aujourd’hui.Ce qui lie les différentes époques, c’est la musique.pop, jazz, rock et rhythm’n blues.“American Pop” n’est un film drôle.Au début du siècle nous rencontrons Zalmie, un immigrant fasciné par le showbusiness.Le burlesque et le vaudeville sont à la mode et Zalmie rêve du jour où il pourra lui aussi faire partie de ce monde merveilleux.Mais la Première Guerre Mondiale est déclenchée, Zalmie est blessé par un obus et perd littéralement la voix.Il ne pourra pas réaliser son rêve.Son fils Benny est un compo- I siteur et un pianiste qui promet beaucoup.Survient un autre conflit, la Deuxième Guerre mondiale.Benny est tué et pour lui aussi, c’est la fin de ses rêves.Son fils Tony, après avoir lu le livre de Jack Kérouac “On the Road”, part à l’aventure.Il traverse les États-Unis “sur le pouce”, rencontre une fille avec qui il a une nuit d’amour avec le résultat que la fille se retrouve enceinte.Tony “trippe” dans le Haight-Ashbury des années 60, se bourre de toutes les drogues à la mode et rencontre une chanteuse pour qui il écrit une chanson qui devient un super succès.Un jour, il “découvre” son fils, Little Pete.Ensemble ils feront la boum jusqu’à ce que Tony en crève.C’est Little Pete qui va réaliser les aspirations de toute sa famille en devenant une idole de la chanson pop! Voilà en quelques lignes l’histoire de “American Pop”.À chaque période que nous traversons dans le film, la musique change, devenant un écho et un reflet de son époque: le “big band” jazz, la ballade sirupeuse, le rock, le “psychédélique”, le folk.On peut entendre les chansons des Doors, des Marnas and Papas, Peter Paul & Mary, Lou Reed, Bob Seger, Jimi Hendrix, Janis Joplin et plusieurs autres dont Dave Bru-beck dont le “Take Five’ ’ a été inclus dans la bande originale de presque tous les films de Bakshi.“American Pop” est un film audacieux qui saura intriguer tous ceux qui auront la bonne idée d’aller le voir.Il prendra l’affiche d’un cinéma de la chaîne Famous Players au cours du mois d’avril., - •|S •CL mm .>-7^ fe.;;- " i! Nl < MB COMME ÇA M’PLAIT ^ ûesjard °euvre avec , QVEBEC rock depu^ déjà 3 a AU C°^s de c anS' années u CSS 3 entrete, ^ a de k de c*oses, X3 eauc°up beaucoUp de m 3 renc°ntrë j7 - e ^onde o 1 etait d»^0 * S°UvQnt bie» souvent C°rd' Mais i3 Pensait^ aUSsi> AüT:rEMENT ’ A Partir ^ ^ ^JARD;;sis p-chaifl AUTREMENT per>sera Page , „ dans cette ' Une nouvelle chr°nique elle de v^ité.gu.lire ; ra b°n Se faire tirer le portrait, c’est comme vouloir voir de l’autre côté du miroir.Les Indiens du Sud du Mexique refusent de se laisser capter par une caméra, de peur de se faire voler leur âme.Ils ont bien raison! Quand on entre dans l’antre d’un photographe de studio, on va se faire violer volontairement.C’est du masochisme platonique.Sous le parapluie de lumière, on s’asseoit sur un stool, dans la pose d’un crooner, et on se croit sous les spotlights.pour un instant! Ou on y trouve beaucoup de plaisir, ou on y souffre le martyre.c’est le plus souvent un mélange des deux.Les beaux, indifférents et belles indifférentes sont les plus vulnérables, ils se déflorent à fleur de peau.à coup de flashes et de clics clacs, le chasseur d’âmes se jette sur sa proie, et bientôt on n’est plus qu’une bête traquée qui demande sa mise à mort.Mais que reste-t-il d’un homme après sa mort, sinon son portrait.LUC PLAMONDON ?> §g:W vOnM .U*''- ïiâMÉ lue plamondon, écrivain, 06-05-80 I photo de mode pour jean-claude poitras, mexique fév.1981 Nunra nm : .¦ .-y’ïxZ^.SSiiiiiâSÉ 'wSSfeojB ^ V /%/ Ü1K8 'tf- ' - ' , %} 'y r ¦T i-Si, ¦ ^0i: marle-noël, recherche personnelle, sept.1980 sSs?.c ^ -., *% ¦ % mm photo de mode pour La Presse, décembre 1980 georges lévesque, styliste, 11-07-80 ÜH ; hifiïaiîS: 1 IssV -i: L;LVd!- ,x \\ v Jacques fauteux, annonceur, 16-12-80 photo de mode pour La Presse, décembre 1980 a» photo de mode pour La Presse, décembre 1980 michel tremblay, écrivain, 05-05-80 ggtglp : Si b# V uy.s- i | il ¦Mi $p;|i ÜS mmÊÊÊÈÊÊÊÊËKÊÊÊm mmammamm .________:.«mms*#* wûs&mm MMMMH mmmmrnmm .-— INVRMMPII nmmm HRKflMWiMMMWPPliPI |WjWW,l>i||l^>l|!MIW"W|l!ll* IWlMllllUlimiW* — MJIIDWIIWIIUIHIWII ijjÿjjljlli!111 mm® mita ' ' J wigt&m mm#*.• -"«¦* H mmmmmm* mmm® douglas léopold, journaliste new-york, 01-03-81 Pt-AOT OGiRa p m EL design: Simon eomtols r«*f «% '/»«• (, âlt» ¦•.«• •:• ^ , O’KEEFE BRASSERIE DEPUIS * %* IL ÉTAIT UNE FOIS “LA CASANOUS”.P AB PIERROT LÉGER TROISIÈME PARTIE Résumé du scénario: le lumineux et chatoyant été de 1970.Le sculpteur et peintre Suzanne Guité (in memoriam) ouvre, non sans hésitation, les portes de son Centre d’art de Percé au groupe québecrock la Sainte-Trinité.La chanson rock québécoise a entamé sa croissance.Automne 70, à Montréal: le mécène et restaurateur (dans tous les sens du mot) de l’Association espagnole, Pedro Rubio-Dumont, la louve Francine-Marie Tellier, et l’écrivain Pierrot LeFou fondent la Casanous.La petite maison de la rue Sherbrooke sera plus qu’une boîte à chanson.Elle sera à la pointe même de la première relève — ou de la recherche d’une nouvelle création culturelle populiste au Québec.En même temps, la marginalité, jusque-là underground, apparaît au grand jour dans l’ethnie québécoise.Des 1S-38 ans, filles et fils de l’Homme des Tavernes, des petit(e)s et grand(e)s T‘kids” faisant flèche de tout bois font de la Casanous ni plus ni moins que.l’Alternative aux “Grandes Salles”.Plusieurs des habitués ont leur gang mais, ô bon sortilège de la maison!, aucun nouveau-venu n’y ressentira trop, au fil des années, le clivage des petits clans fermés.Des infirmières voisinent avec des travailleurs de la construction, des truands avec des hommes d’affaire, des enseignantes avec des artistes bohèmes ou des surnuméraires du taxi,.tous amateurs de chanson, de musique, de poésie, de théâtre.L’Association espagnole-Casanous ouvre ses murs du son au parti Rhinocéros, à des réunions d’associations étudiantes ou de comités de citoyens; elle est le théâtre d’innombrables lancements littéraires, de vernissages de peinture, de sculpture.Hymne national: “le Reel de la Casa”.Cri de ralliement (indien): “Embarke mon amour c’est pas une joke!” La bébite à Roches?Zachary Richard?Jocelyn Bérubé?Voici le volet des anées 78-80 de l’histoire de la Casanous, ce champ aux sillons transquébécois de l’Amour rocker et de ses travers.80 FABIENNE, ENTRE LES MIMES ET HARMONIUM Bzzzzzzzz! Broummmmmm! Notre première vraie thérapie de groupe, nous la devrons aux Mimes électriques.Une semaine chez nous, et ils pourront s’établir peu à peu à demeure sur d’innombrables scènes du Québec, du Canada, des États-Unis, de France.Je vais tenter de vous dire, est-ce toutefois humainement possible?, comment ils me sont apparus la toute première fois, un de ces huit (sic) après-midi par semaine où la loge servait de bureau, de cuisine, de dortoir, de fumerie, de bar-salon, d’alcôve galante.Arrivant de la région île Perrot/Vau-dreuil, à peine franchi leur cap de la vingtaine, deux maudits beaux capotés restent plantés devant moi à proférer des criailleries de mouettes, des hurlements de sirènes, des roulis de vagues.Les textes épars sur mon bureau deviennent feuilles au vent contre les murs crépis, l’assiette de mon lunch du midi devient un volant d’avion et le couteau à pain une mitraillette.Bzzzzzz! Broummmm! “On viendrait pas ici pleurer sur la condition humaine, mais en rire.Et en faire rire ton monde.Pour nous autres, c’est ça du théâtre politique’’, me disent les deux joyeux fous braques.Le plus petit, rondelet, Patrice Arbour, est préposé aux sons.“Mes bruits de bouche”, souligne-1-il.Il entonne à tout moment des extraits d’une chanson lou-foquement désespérée — qui a déjà duré trois heures: “Louise Laurence, mon amour”.Il veut me rassurer: “J’ai débuté au berceau”.Il s’est tanné de la shop après ses études.L’autre, à la face de joyeux cinglé lucide, me balançant sans cesse sous le nez un parapluie grand-père, est préposé aux gestes, “Belge, je me suis fait québécois à quatre ans”, rigole Bernard Garez qui me joue les barons sur le retour et me déclame des tirades à la Cyrano.Les Mimes, sans accessoires scéniques (pour le délice de notre adorable régisseur Louis Beauparlant) électriseront bel et bien leur public casanousien d’étu-diant(e)s ou de cols bleus ou blancs, campant deux pilotes-suicides japonais de la Seconde Guerre, VICHEmonia et YACA-moyo; mimant “la shop 327 pouces cubes en orgasme spatial, quatre barils pour carburateurs”; ou encore démontrant “comment ouvrir un coffre-fort et en sortir tout ce qu’on veut et plus”.Deux magiciens qui démocratisent l’art en faisant disparaître l’estrade! Ça marquera à jamais l’esprit des lieux.Nous sommes les grands enfants de la Liberté se tordant de rire en plein cinéma de dessins animés.La Casanous grâce à eux est devenue une grosse cellule cérébrale pleine de vibrations antistress.— “Qu’on me pardonne de grimper aux rideaux mais ils donnent un spectacle complètement fou, tout à fait délirant” (Yves Taschereau, journaliste, le Devoir).Bzzzzz! Broummmmmm! C’est dans de tels grands buzz hétéroclites qu’une certaine Fabienne Thibault — la bonne fille toute dodue zé désirable venue de l’Est (de Montréal et Baie Saint-Paul) —, viendra ajouter son mouvement de jeune passionnaria timide à ce que j’appellerai (en bon pince-sans-rire) l’amalgame casanousien.On eût dit qu’elle avait été conjuguée au futur antérieur d’une vierge nostalgique! Nous eûmes beau lui répéter, comme à tous les artistes nous approchant, qu’il ne se passait chez nous d’audition — “à tes risques et périls” — que devant nos société-raires (le public) d’un soir, en guise d’intermède du show à l’affiche.elle tint à me faire frissonner de sa voix de chaude soie, en présence du pianiste Chariot, de l’administrateur Pedro, et de la secrétaire juridique Suzanne Barbeau — une des conseillères impartiales de la boîte.Dès ses premiers soirs de spectacle, cette Fabienne, qui fera sa première tournée en France deux ans et demi plus tard, subira le “test des forces diminuantes” de nos meilleurs bluffeurs mâles.Le style: “T’sais ben, a donna son show, mais j’y ai volé dans ‘salle pis j’ai fait flipper le monde au boute”.-Mais notre salle, justement, ne contenait pas que des rigolos, experts dans l’alter ego.Nous l’en avions d’ailleurs prévenue.Alerte dans son noble trac, bien soutenue par ses ex-cégépiens de musiciens, et de paroliers (Pierre Hétu surtout), et par sa petite famille Thibault assise, bien calme et souriante, dans un coin du théâtre ad lib, elle nous promènera “Dans la rue Saint-Denis” et nous criera à “Contrecoeur” ses “R’gardez-moé aller” avec son air de grande fille désemparée.Et femme déjà, Fabienne remportera (plus d’une fois) le test de la Casanous.Et.Avons-nous besoin d’une “cinquième saison” que vient alors Harmonium.Mais le groupe nous envoie d’abord une brunâtre chevelure où s’entrecroisent des rameaux de mèches crépues, recouvrant une paire d’yeux qui font de cette émissaire une jolie grande dix-huit ans d’Ahuntsic (quartier nord de Montréal) au regard lacérant.Elle est une attrayante détonation de propos sonores: “Y paraît que la Casanous a un pubüc de plus en plus global.Je représente un trio sérieux nommé Harmonium (c’est le titre de sa chanson-thème) qui est qualitativement prêt à se brancher ici.Le registre de la voix du chanteur va vous embarquer.Les deux autres musiciens vous feront bondir le coeur et dresser les oreilles avec leurs cordes et leur piano électrique.Et.” BRENDA, ENTRE LA NICOLE ET LE PIERRE — Enwoye, la plote, continue même si t’es plate! — Je te soupçonnais d’être, l’bonhomme qu’a des rush dans T mind, or tu n’existes même pas! C’est ainsi qu’une solide compétitrice en relations culturelles, Nicole Fréchette, aut’fille de l’Est.montréalais, bâtit en brèche un de ses chahuteurs — gars de bras mais avec assez de tête pour veiller à l’environnement sécuritaire de nos gens — , le jour où elle fit ses débuts à la Casanous.En qualité de coanimatrice.C’était un de mes vieux rêves: que nous fussions un homme et une femme préposés à l’animation.Hélas! À cause d’un danger de stress dans l’ménage, Nicole, qui aurait remporté chez nous beaucoup de matches intellectuels par knock-out humoristique, dut déclarer forfait.Au revoir, mam’zelle Potentielle! Heureusement, Harmonium et, paraît-il, ma singulière réputation avaient attiré à la boîte un autre bout de femme de robuste constitution — en d’dans comme en dewor! Brenda Kimpan (ascendance roumaine).Comédienne issue de l’AQJT (Association québécoise du Jeune Théâtre), dessinatrice naïve à la pige (ex.: le livre “Le Show d’Evariste le Nabord-à-Bab” — Editions Parti pris), secrétaire à l’agenda de l’ASQ (Association de la sculpture du Québec).Capable aussi bien de passer de table en table la quête (contributions à l’entrée) que de “caller’’ une souscription populaire instantanée pour remettre à Josée Yvon (la Calamity-Lilith de nos lettres) les 37 dollars nécessaires à la libération de son bonhomme de poète en tôle (et en chair!).qui ça?Mais encore Denis Va-nier, voyons! Cette môme Kimpan s’adjoindra un nouveau coanimateur, saltimbanque formé également sur les tréteaux pop du Jeune Théâtre: “Pierre Mongeau-et-ses-amis’’ — comme dans “Robert Paquette-et-ses-amis/à l’affiche!’’ Le grand Mon-geau.Du nerf à sa mesure avec tout ça.‘ ‘Votre maison peut transformer en presto-vapeur même les personnes les plus timorées”, me chuchote une nuit le metteur en scène Jean-Pierre Ronfard, dra-maturologue de la Ligue nationale d’improvisation.Pas plus que la Fréchette, les jeunes loups de la Casanous ne pouvaient démobiliser la fille de bicyc’, la politisée Miss Vocalises — comme on appellera des fois la Brenda pour sa voix orgasmique parmi les plus belles et les plus inconnues du Québec.C’est au temps de l’équipe Kimpan-Mongeau que, pour éviter la sclérose du phénomène Casanous, je tintinnabulerai moins souvent de mes tintouins (traduction: je (me?jouerai moins souvent de mes soucis avec mes grelots de musicien de ruelle); à la tite Casa de mes combatives amours pour des dizaines de mâles et de femelles.— “Il quitte à nouveau.Ce n’est pas la première fois et il y revient toujours!!!” (Christiane Berthiaume, journaliste, la Presse).D’autres aussi picoreront ailleurs tout en étant là.Qui n’a pas déjà lancé au télé- phone: “Y’est icitte mais y’est parti!” Ainsi donc.Le Clan Murphy propagera au centre d’essai le Conventum (né de l’Ateleir d’expression multidisciplinaire — l’ATEM), rue Sanguinet, à Montréal, l’arab’n’roll qu’il avait sonorisé dans notre maison — tout comme Dominique Tremblay y avait conçu le reel’n blues.Le Clan Murphy?Rolande Délisle, la sémillante mauricienne de La Tuque, parolière & vocalise; Michel Murphy dit Obélix, de Sorel et Montréal, le chum à Rolande, voix et guitare, et le frérot d’Obélix, Pierre, saxophone et flûtes; et l’inénarrable guitariste Ti-Phonse-de-La Tuque au tempérament généreux et cinglant “tabarnac!” Le groupe deviendra une troupe, prématurément dispersée, d’une huitaine avec les instrumentistes à vent Charles Berman et Jean-Guy Mont-petit, le bassiste Jacques Laurin, et les percussionnistes Sylvain Coutu — Char-bonneau et Pierre Cormier.L’arab’n’roll?Un heureux mélange de ballades orientales, indiennes et québécoises, axé sur la recherche de l’âme des peuples tiers-mondistes de l’ahtropolo-gue néo-mexicain Carlos Castenada.— “J’ai bien aimé le premir album du Clan Murphy, “Le coeur et la raison”.” (Pierre Beaulieu, journaliste, la Presse).Mais, en spectacle en-dehors de la Casanous, Rolande et Obélix avaient de la misère à “passer”, à donner pleine mesure au monde braquant son troisième oeil sur eux.Et d’autres, comme moi, vont et (re) viennent sous le halo très chaud de l’exploratrice Casanous, à cheval sur leur stroboscope de la vie.Exploration de l’A-VENIR par les voix, justement, de.la parlure, la chanson, la musique traditionnelles.Comme il est vrai qu’en ce sens le groupe Ruine-Babines et le jeune violoneux de la zizik-à-bouche Gilles Garand — lui, ce fer de lance du Syndicat de la musique du Québec (SMQ) dans l’offensive ardue contre l’imposture de la guilde américaine — ont renouvelé la création dans la gigantesque mosaïque du son québécois.Mosaïque où il y a les militants comme Garand, et les loups solitaires mais autant solidaires, année après année, de notre casa québécoise et planétaire: le Jocelyn Bérubé (violon, textes, voix) du marginal village gaspésien de Saint-Nil, et son indéfectible compagnon de route, le lumineux et discret guitariste Louis Baillargeon — frère des soeurs Paule (le Grand Cirque Ordinaire) et Marie, bêtes de scène par le jeu et par l’écrit.Et quelle affectueuse démarche casanousienne que celle du sexagénaire menuisier et violoneux — tout un conteur avec ça! — Lou-Pitou Boudreault, venant par çi et par là de Chicoutimi pour faire danser notre monde.“Je fabrique ma musique pour ça d’abord”.Lou, le complice de la Grande Gigue sur la terre des réunions et des fêtes.De ‘ce qu’on a derrière soi.pour mieux se diriger en avant’ ’.Le nouveau son des nègres blancs d’Amérique.C’est dans cette perspective, comme dans les peintures de scènes villageoises de Breughel (l’Ancien), que se situent Loup-Garou — gare au Lou! —, le Rêve du Diable (Diable qui fit une scène.endiablée après avoir subi en plein show les foudres cyniques de quelques beaux ca-satordus), le chansonnier Lawrence Lepage (et son Cyril de frère), voire le poète folk Capitaine Ti-Loup / alias Séverin Langlois (in memoriam) venu d’aussi loin que Percé nous inoculer la résonance de sa voix de cymbale/kébek.Oui, la bonne femme connaissait son affaire.Il ne faudra qu’un soir à la voix du svelte Serge Fiori, à la guitare-6 et au dulcimer du costaud cool Michel Normandeau, et au piano de ti-Louis Valois, pour merveilleusement “accrocher” leur riche harmonie sur nos gangs; gangs peu férus de gros jams heavy en forme de hold-up à coups de marteaux électriques mal programmés, et de déhanchements tout tordus comme si un kaléidoscope empalait un punk vidé.Quand je charrierai les trois en les prévenant contre leur tentation de peigner (trop) vite le pic le plus proche du sommet de la montagne sacrée, ils failliront abréger leur semaine de show.Heureusement que nous ne rompîmes point.l’harmonium (grâce à la médiation du régisseur de nos vies, et de notre animateur au clavier, Beauparlant et Barbeau).Car c’est toute la Casanous qui en eût été punie.“des musiciens parmi tant d’autres/une musique pour tous nous autres’ ’.MAURICE RICHARD, DU JAZZ LIBRE.DU QUÉBEC, OU L’HOMME D’ACTION MAURICE RICHARD, DU JAZZ LIBRE DU QUÉBEC, OU L’HOMME D’ACTION CHEZ LE MUSICIEN.SE DÉSALTARANT À L’ARRIÈRE, LE BATTEUR MATHIEU LÉGER, DE L’OS (L’ORCHESTRE SYMPATHIQUE), ET LE PIANISTE-COMPOSITEUR CHARLES (CHARLOT) BARBEAU.IMAGE CHARLES HUOT.>ERRIÈRE LA DRAFFE, GERMAIN PERRON DIT TIT-CUL, LE PEINTRE ET DECO-IATEUR QUI A RÉINVENTÉ L’AMBIANCE DE LA CASA-EN-HAUT.(A SA IAUCHE, L’ÉCRIVAIN ET ÉDITEUR TC’HAPPY DIT LE COYOTE, DONT GERMAIN 1ST LE MAQUETTISTE).IMAGE YVES CHARBONNEAU.n t QUAND (CASSONADE) FAULKNER SOUHAITE UN BON ANNIVERSAIRE A LA CASANOUS. qGHqiRTq hawi " • , J LES DISTRIBUTIONS LES DISTRIBUTIONS INTERVALLE CASIER POSTAL 1865, TROIS-RIVIERES QUEBEC, G9A5M4 TOUT LE CONTRAIRE D’UNE MARCHE MILITAIRE Et puis pardieu la fantaisie se remet en marche, et le magazine Croc se fait déjà annoncer avec l’armée sans marche militaire des combattant(e)s du “c’est pas parce qu’on rit que c’est drôle’’.Le manège des Frères Brosse.Flash-back: le journaliste Georges-Hébert Germain écrit, à l’hiver ‘75: “Les textes, la mise en scène et la production technique sont faits par Marc Desjardins (ndlr: notre confrère de Québec Rock) qui a déjà préparé un autre spectacle avec les Brosse, “Excusez!” Celui que j’ai vu samedi soir à la Casanous s’intitule: “Allez jouer par les oreilles”.Si vous entendez dire que ça passe quelque part, please, manquez pas ça.C’est le meilleur tonique que le showbusiness peut actuellement vous proposer”.— Oui, ils étaient à leur top! Rien de mieux en ce p’tit âge d’or de la Relève que de s’envoyer l’esprit su’ a joyeuse brosse avec les prédécesseurs des trois faramineux Paul & Paul.Des inconnues prometteuses jalonnent la maison hantée de la fantaisie québécoise.L’hystérie de la satire sociale n’est pas encore, dans nos théâtres, la sure-chère de la santé socio-culturelle vacillante d’aujourd’hui.Pépine, ça vous dit quéque chose?José Barrio, ce réalisateur à CBF international (pays latins),, une des pierres angulaires de notre communauté espagnole, nous mitraille épisodiquement ses monologues à la langue hybride, martelés de çi de là du “crayon-à-mine-à-bouche” (bon ampli bon micro!) dont il joue les yeux à pic et comati-ques aussi bien que de la guimbarde.Pépine dont placotent ainsi deux assidues de la boîte: Francine Ménard, sculpteur — S’tu à lui?Danielle Léger, rela-tionniste — Koi?Son crayon ou ses dents?— À l’étage d’en-dessous de l’assoss’espanola, la danseuse Sonia Del Rio piétine de fureur flamenco.Et les petits groupes musicaux et troupes théâtrales accomplissent, grosse salle p’tite salle bon gré mal gré, leur rotation généralement explosive, quelquefois monotone.Ils sont comme des incidences rétroactives ou consécutives à la démarche rock aussi bien de la Quenouille Bleue (via le ViSux-Montréal) que du Ville-Emard Blues Band (travailleurs, francophones de l’Ouest-Montréal) et son Gros Pierre pianiste pour l’Osstidcho à Bob Charlebou que.Leurs noms véhiculent leurs détonations et leur image.Des orchestres qu’on baptise humblement “Le Gros Wawa-ron doré rides again”, ou encore “l’Orchestre symphonique du grand Zoo de Montréal” fourbissent une dernière fois les instruments et casseroles de leur quincaillerie antipunkiste; le Jeune Théâtre d’avant l’encombrement (“n’est pas poète qui veut, n’est pas cinéaste qui veut’ ’ — don Pedro Rubio-Dumont) pourfend le somnifère Télévision avec “la Grosse Valise”, pousse sur le théâtre d’intervention expérimentale avec la Bi-bitte à Roches, choisit d’en rire tout en s’y engageant avec Bandeneige ou un très personnel Bouchard.Même qu’on se demande si le Capitaine No de la Casanous ne donne pas autant un show de fantaisie théâtrale que celui d’un chanteur avec sa musique.Tenace, il se fait bien les dents en tout cas dans la viande coriace de “mes chers auditeursZÉaudi-trices du casanouseux de pierrot”, avec ses histoires tout croches et drôles de délirium de cabinets de toitelle — j’ai vu des intellectuels parvenus verdir dans leur tour d’ivoire.Un soir qu’on lui demande: “As-tu ta carte?” — “Ben oui, hostie!” —, qu’il répond en laissant choir avec toute sa morgue sa carte d’affaires: “CAP.NO, DISPONIBLE pour réunions de noces, baptêmes, funérailles, clubs sociaux, chambres de commerce, bars populaires, cégeps.etc.— Pour ar-.rangements, signaler.” Non, vraiment, les péripéties mouvementées de ces années ne relèvent ni de la marche nuptiale ni de la zizik martiale, mais bien de la musique vocale! Allô les lurons! Oh, quelques tempêtes, ou plutôt des tempêtelettes éclateront autour de la Relève Kébek, de la contre ou rétro-culture, de 1’“underground”, chacun(e) ayant dans sa propre maison son petit mur des lamentations.Le bassiste Maurice Richard du Jazz Libre (ce Jazz Libre de Jean “Doc” Préfontaine, Guy Thouin, Johnny Poirier, Yves Char-bonneau, Mathieu Léger de l’Orchestre Sympathique ou l’OS) s’embarquera, comme coordonnateur, dans la tournée tumultueuse du groupe de “créations multiples” Tourix d’hiver (pour “touristes”) où un poète hurlera à l’endroit d’un autre, du fond d’Arvida: “Si lui y sort pas, moé j’débarque!” Heureusement, ce projet PIL tirait alors à sa fin.PLUS AUCUNE SORTE DE FRONTIÈRES Pushers d’artistes, nous continuons à recruter nos découvertes par le bouche-à-oreüle des commérages efficaces, par la bonne couverture des médias commerciaux ou communautaires, par les liens se nouant entre artistes.Au moins six fois l’an, les proprios du Patriote nous appellent, cherchant des amateurs de talent pour assurer la première partie du spectacle des vedettes.On a aussi nos déceptions, quand on se fait voler un micro pour la nième fois ou un synthétiseur (non assuré).Les frais d’opération de la Casanous s’établissent à quelque $15,000 par année, si on y ajoute toutes les formes d’aide que notre maison et son Grand Manitou (Pedro) apportent aux artistes et autres travailleurs québécois.La bière réinvestie! Mais on continue.À allumer les feux de bengale de overground” casanou-sien.A recevoir la visite de tel bon ivrogne (ô personnages contemporains!) se plantant devant les tables et promenant un homard (vivant) sous le nez des filles.“Faites pas mal au homard, oké là!” — c’est le “Roger d’là Brasserie Cherrier”, par Plume.Nos gars de claviers se mettent à résonner fort, très fort.Le pianiste et compositeur Claude Vivier collabore à la création d’une chorégraphie de Jean-Pierre Perrault, pour le Groupe de la Place Royale.Stephen Faulkner, dit Steve dit (Blind) Cassonade est passé du disque ‘Pommes de route” (Latraverse-Faulk-ner) à la préparation de son propre longue-durée: “A cheval donné on r’garde pas la bride”.Le duo Dionne & Brégent — percussions et électronique —, consacre ses récitals à l’interaction des arts de la scène.D’autres jeunes vétérans de la Casa es-pagnola poursuivent leur activité d’écrivains-animateurs.Paul Chamberland et ses “laboratoires de poésie pratique”.Jean-Marc Piotte (“Piô le fou”) préparant, sans tomber dans le dogmatisme, son livre “Marxisme et pays socialistes”, pour VLB Editeur (Victor-Lévy Beaulieu).Mainmise, Hobo Québec, Cinéma Libre, Cinéma Parallèle.ouf! Paul Piché essaie de chasser la bêtise partout où elle se trouve, encouragé par ses amis musiciens Alain Lamontagne et Robert Léger (celui-ci de Beau Dommage).Le groupe Le Temps nous arrive des Cantons de l’Est, dans la foulée de groupes aussi divers que l’Oreille Cassée, Arpège, Opus, Arthabaska, Nébu.Re-ouf! Encore ici ma vulnérable mémoire en passe inévitablement; mais dans cet enjeu de taille, y’a toujours une place pour du “revenons-y”.Nous n’avons plus de frontières.Avec la chanteuse et guitariste Anne Joyal, d’Ottawa, nous arrive un groupe sans nom qui s’appelle du titre d’une de ses chansons: “Faire la vie”.Un groupe de trois.Tous de 19 ans.Avec Anne (cette nièce de Georges Dor nous fait un peu penser à Joni Mitchell), il y a Gérard Dasilva à la guitare, et Benoît Gignac (fils et accompagnateur de Fernand) aux percussions.De Suisse, nous vient un homme-orchestre: Jacky Dagger qui joue de trois harmonicas à la fois, de la guitare espagnole, qui gesticule et satirise et fait des pieds et des mains avec un singe de sa fabrication nommé “Sex-à-piles”.Enfin, un autre grand défonceur de records d’assistance à la Casanous — qui sera sa première balise québécoise après son premier rayonnement en sa Louisiane: Zachary Richard.Le chanteur et musicien cajun s’était fait recommander notre petite rampe de lancement par de ses amis et groupies de gars et filles québécois.Cet artiste marquant de la francophonie apportera son aisance naturelle et sa chaleureuse sensibilité dans notre maison.Dans ce grand jeu de la Marge (sociale), un personnage ressource émerge des coulisses psychologiques de la Casanous.Un autre célèbre méconnu.Je veux parler de Germain Perron dit tit-cul, ce peintre dont les gouaches sont une démarche plastique vers la profondeur des fenêtres intérieures, ce décorateur de théâtre qui donna son ambiance “overground” à notre .maison, faisant blanchir nos pièces mansardées et leurs arches à l’espagnole, noircir notre p’tite scène, avec quelques touches de vert (bouteille!) à nos chaises en bois à dossiers ogivaux.Perron réinventait ainsi dans la sobriété un des lieux familiers de sa vie.********* CYRIL LEPAQE, CHANSONNIER.A UN FRERE CHANSONNIER, RELATIVEMENT CONNU, LAURENCE LEPAOE.DANIELLE LEGER, RELATIONNISTE SANOUS, GROUPIE DE PÉPINE.LA CA La Casanous des années 80 a plié bagages et repris la route du Bas St-Laurent et de la Gaspésie, allant hanter les boîtes le Bar-0 de Rimouski, la Contrebasse de Matane, se liant itou à de nouveaux groupes d’artistes visuels.On n’achève jamais de susciter les belles folies et les riches beautés de pareille famille spirituelle.Notre Relève a fait ses réserves de belles et beaux artistes.Ce pourrait être un tout nouvel osstidcho, un film western culturel, un album triple, un livre — qui sait?Quand on a le bon sens d’avoir le sens de l’Histoire, la marginalité peut un jour devenir une espèce (rare) de majorité.Car, que trouve-t-on dans la société, dans la société moderne, de plus marginal que l’élite) (FIN?C’est à voir).L’AUTEUR.Pierrot (journaliste à ses heures) publie ici le troisième et dernier épisode de son roman-feuilleton sur la petite épopée de la Casanous.Ses tiroirs accueilleront avec plaisir toute correspondance (témoignage) à: poste restante, St-Onésime de Kamouraska/PQ — GQR 3W0.ENFIN des disques à écouter avant d'acheter ECOUTEZ PLUS D'UNE DOUZAINE D'ALBUMS JOUANT CONTINUELLEMENT AO AM & THE ANTS KINGS OF THE WILD FRONTIER Une nouvelle royauté.une noblesse sauvage S N présentement N° 1 en Angleterre pour son microsillon & son 45 tours “Antmusic” 3416, AVE.DU PARC - COIN SHERBROOKE METRO PLACE DES ARTS maintenant disponible au Canada distribué par les disques CBS aiisi S»; ixgssvsm- ¦ ;« s ' v •.v;-1.^'^ ^j0f.10fâ£É68B ^SHL«i >* \ XWk i*tO • lomel >» i ¦¦;.A- seS-'ï" ooc -i-aTl D H âgy - iü® ^¦.ros et 1671 RUE SAINT-DENIS SUITE 1 MONTRÉAL.P.Q.H2X 3K3 SPÉCIAL DEMO 81 6262 St-Hubert, Montréal, Québec H2S 2N2 Un© “ESPRIT” de bonne affaire Une valeur de près de $500.00 pour $350.00 taxe Incluse Jwmwi, 217est Prince Athur ^ 842-6981 rJ **•*•*•*•"•*« .V.V.Vt • • • • < ¦ • • • • 999 Du Collège' rtel: 933-3633 • • « « « « w » • • • • • « Procédé exclusif au Canada d’impression fini velours (Rockage électro-statique).Spécialiste en articles de promotion au service des plus grandes 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déphasage à 6 fonctions et 3 régions de crête qui enrichissent la texture du piano.Deux pédales de laiton massif sont incluses avec l’instrument; la première pour les teneurs et la seconde à double action de pédale douce ou de vibrato (au choix par commutation sur le panneau avant).Prise pour casque d’écoute stéréo, entrées auxiliaires pour magnétophone, table tournante ou autre source externe.Une version à 4 voix de l’instrument est aussi disponible.Prix suggéré: $3,685.00 CALZONE our les musiciens itinérants soucieux de la conservation de leurs instruments, la compagnie américaine CANZONE fabrique plusieurs modèles de coffres légers mais solides pour guitares et basses électriques, la série “pro line”.Contreplaqué d’acajou 1/4”, plastique laminé à haute densité, construction des coins d’aluminium à angle double et can-tonnières à rainures^ profondes à l’extérieur.À l’intérieur, matériel épongé absor- bant les chocs et recouvert de velours pour l’esthétique et la protection des vernis d’instruments.Les coffres sont construits pour les modèles Stratocaster, Telecaster, Precision bass, Jazz bass, Rickenbacker bass, les Paul et S.G., et un autre modèle universel pour les instruments à causse pleine.Prix suggérés: coffre guitare: $150.00 coffre basse: $170.00 (argent U.S.) EL DEGAS 86 a série de guitares électriques (copies Gibson Les Paul) 960 de El Degas, disponibles en noir, brun dégradé ou bourgogne, un achat intéressant: corps en acajou avec table en érable, manche fixe en acajou, touche de palissandre.Mécaniques et pièces métalliques plaquées or, sillet et chevalet de laiton massif.Les bobines Di Marzio de première qualité: côté touche modèle PAF humbucking et côté pont modèle humbucking “dual sound” avec commutateur hors-phase.Pris suggéré: $529.50 B & J MUSIC ltd 469 King St.W.Toronto, Ont.MSV 1K4 GARNET A « » a compagnie Garnet lance sur le marché la série SSB, amplificateurs de basses complètement transistorisés délivrant 100 watts RMS à 8 ohms.Le panneau avant comprend des contrôles de volume, tonalités basse et haute pour chacun des 2 canaux (normal ou clair).Un égalisateur à 7 bandes rotatives permet le choix de sonorités multiples et/ou peut être une réponse à certains problèmes acoustiques.Il y a 5 prises sur la devanture: effets (entrée-sortie), sortie pré-ampli, entrée d’amplification et sortie de ligne.Les amplificateurs SSB ne sont présentement disponibles qu’en deux modèles, le X200H (tête seulement) et le X200B (avec cabinet et haut-parleur 15” d’une capacité de charge de 150 Watts).Prix suggéré: X200H:-$515.00 X20GB: $725.00 ROLAND out à fait étonnant, 1 SBF-325 est un appa reil à multiples usages D’abord c’est un “flanger” un traitement de signal qui , l’aide d’un oscillateur sut audio (vague), joue sur le harmoniques des sons; s.particularité réside dans la configuration stéréophonique mise en valeur par un délai variable de 0.5 à 15 millisecondes.Le SBF-325 contient des contrôles variables de vitesse, délai, intensité et quantité.3 positions spatia- les fixes pour le mode flanger (mono, stéréo et “cross-mix”) et un mode fixe de “chorus”.2 entrées et 2 sorties avant, 2 entrées et 2 sorties arrière avec contrôle d’impédance d’entrée et sortie et finalement, commutateur d’arrêt du traitement (bypass).Possi- bilité d’inversement du balayage des canaux permettant des situations spatiales très intéressantes.Prix suggéré: $600.00 IMPORTATIONS GREAT WEST Itée 8678 Delmeade Montréal, Qué.H4T 1M1 ON NE PEUT LAISSER DEPUIS NOBIf HERITAGE.Les chercheurs de la Société Canadienne du Cancer travaillent sans relâche pour permettre un jour à vos enfants et à leurs descendants de vivre et de s'épanouir dans un monde ou ils n’auront plus à craindre cette maladie.Nous avons besoin de votre aide pour vaincre ce fléau qui frappe actuellement une personne sur cinq.Environ un tiers de nos ressources financières provient de legs et de dons divers.Lorsque vous ferez votre testament pour pourvoir aux besoins des êtres qui vous sont chers, pensez aussi à leur qualité de vie pourlavenir En faisant un don à la Société Canadienne du Cancer, vous leur léguez l'espoir de.vivre un jour dans une société où ils n'auront plus à craindre cette maladie.Aidez-nous à vaincre le cancer.Société Canadienne du Cancer .j.IL NE FAUT PAS CÉDER FACE AU CANCER.ILFAUT S'AIDER.57 Ces fabricants de magnétocassettes se sont imposés des normes très strictes £RITOH mnsuB/SH/ NAKAM/CH/ bang* 0./.C CgüTRëX CRA/& Pl/AL ÉMe&OM BL//AI& f/SHëX JVC 7lo™1 QA/KYO ORTOA/tCA- pana so/y/c PHASE l/A/£AR P/ON££/?Ror£L SAA/Sp/ SAA/ro 5MARP SHERWOOP VECTOR RESEARCH YAMAHA- YORY qu’ils respectent grâce à TDK SA.Pour ces fabricants de magnétocassettes, TDK SA sert de norme de référence en matière de forte polarisation.Le réglage en position de forte polarisation de leurs magnétocassettes se fait sur une cassette TDK SA.Tous ces magnétocassettes étant réglés pour fournir une réponse musicale optimale avec les cassettes TDK SA, il en sera de même avec le vôtre.Bien des propriétaires de magnétocassettes sont du même avis.: Après avoir écouté plus de 35 fabricants qui recommandent la cassette TDK SA, ils l’essaient et à l’écoute de leur musique, ils sont convaincus de sa qualité.Ils sont persuadés que la formule ‘Super Avilyn’ constitue pour leur musique un meilleur support que tout ruban au chrome.En outre, le mécanisme d’entrainement de haute précision de TDK SA assure à ses cassettes des années de fonctionnement fiable.Chaque cassette TDK SA est garantie à vie.* Vous pouvez écouter toutes les cassettes qui peuvent satisfaire aux normes de polarisation forte.ou acheter celle qui les définit: TDK SA.La merveilleuse petite ‘Boîte à Musique’ -'r SOL UT TDK 'Dans le cas où une cassette TDK SA ne fournirait pas les résultats escomptés du fait d’une défectuosité de matériel ou de construaion, retournez-la au distributeur local ou à audio specialists, elle sera remplacée gratuitement.jcaEzaff ffgSgli i Aft ' j SA-C90&TOK y* — AD-C8G ÔTOK.D-CvO ®TOK 5® Audio SpodslistS Audlo-Technica • Harksound by CEC • Kllpsch • Nlkko • RCA • Signet • TDK ) JnC.2134 Trans Canada HwY S- Montreal.Que., H9P 2N4, Tel.: (SU) 683-1771 J OPER' sESI So»» crm».,-,WANf PIC6EW?i.RNATIONAL ART fAIR AGAM SV)KVU'lCn 1 EWAN'S ART S^} «s-HÉSt-Â.> l,”,»Siro ‘,,r>Marh %y^.>;.s \: «OZES - » , >S 4278 rue Saint-Denis Montreal 514/ 2884427 POSTERS AFFICHES DE FILMS ENCADREMENTS NOUS SERONS A LA SUPER EXPO-VENTE D’AMEUBLEMENT, PLACE BONAVENTURE, DU 23 AU 28 AVRIL, KIOSQUE E-4 SANSUI DEMONTRE DE NOUVEAU D’UNE FAÇON ECLATANTE SA SUPERIORITE TECHNOLOGIQUE üü wm mm mm RIGHT I I I I I I 500 1K 2K 4K 8K 16K Hz tCTRUM ANALYZER- Super Compo Série 900 Représenté avec les options.Timer Audio AT-15S et la Commande de Mixage AX-3S.Enceintes acoustiques adaptées La superbe qualité du son délivré par le Système SUPER COMPO, qui représente le haut de la gamme, étonnera l’audiophile le plus averti.Son système unique d’affichage, permettant le contrôle optique du fonctionnement, ainsi qu'une manipulation très simple, créent de nouveaux plaisirs pour les mélomanes.Il n y a que la délicate technologie de pointe de Sansui qui puisse offrir de si nombreux avantages.Regardez attentivement le préamplificateur C-77, une vrai régie, avec son atténuateur incorporé, automatique ou manuel.L’affichage à plusieurs couleurs montre de quelle manière dégradée le signal d’une source disparaît lentement tandis qu’apparaît de la même manière le nouveau signal.C est la première fois, dans l’histoire du son, qu’une pareille fonction est offerte dans un système stéréo de qualité.Regardez maintenant l’amplificateur de puissance à courant I continu “Linear A” DC Servo.Vous voyez deux affichages, un grand analyseur de spectre de fréquences et un affichage détaillé I des pointes de puissance.Mais ce que vous ne pouvez pas voir, c’est le système Linear A qui élimine la distorsion de commutation pour vous offrir un son exceptionnellement pur que vous remarquerez aisément.Ceci, ajouté au circuit DC Servo, fait que ie B-77 dépasse n’importe quel autre amplificateur de sa classe.Considérez d autres systèmes Hi-Fi et examinez maintenant la face avant du Tuner T-77 à Synthétiseur Digital à Verrouillage de Phase par Quartz.Il vous permet de programmer vos huit stations PO ou FM préférées et de les retrouver instantanément en appuyant sur un bouton.De plus, un système automatique de recherche parcourt toute la gamme vers le haut ou vers le bas jusqu’à ce qu’il se verrouille sur une émission de bonne qualité.Plus vous regarderez, plus vous écouterez, et plus ces différences tangibles dues à la technologie spéciale de Sansui vous impressionneront, vous et vos auditeurs.Une qualité musicale supérieure, c’est tout ce que recherche le SUPER COMPO." sas “ Sansui.ELECTRONIC DISTRIBUTORS (CANADA) Head Office: 2145, W.Broadway, Vancouver 9, B.C.V6K 2C7 Phone: (604) 736-6511/Ontario: 63 Advance Road, Toronto, Ontario, M8Z 2S6 Phone: (416) 233-6267/Quebec: 2715 Louis-A-Amos, Lachine, Quebec, H8T 103 Phone: (514) 636-8986 SANSUI ELECTRONICS CORPORATION 1250 Valley Brook Avenue, Lyndhurst, New Jersey 07071, U.S.A.SANSUI ELECTRIC CO., LTD.14-1 Izumi 2-chome, Suginami-ku, Tokyo 168, Japan
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