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Titre :
Québec rock
Magazine mensuel présentant le monde de la musique rock et de la musique populaire d'ici et d'ailleurs. [...]

Québec Rock est un magazine consacré à la musique et publié à Montréal de 1977 à 1986. Fondé par Paul Haince, Jacques « Coco » Letendre et le journaliste Marc Desjardins, qui y fera carrière, il est d'abord offert gratuitement sur papier journal dans les magasins de disques; il connaîtra un fort succès commercial en format magazine à la suite de son rachat par Guy Perron.

Québec Rock rassemblera au cours des ans une équipe de journalistes jeunes et dynamiques, dont certains connaîtront une longue carrière médiatique - notamment Georges-Hébert Germain, Nathalie Petrowski, Franco Nuovo et Laurent Saulnier. Le magazine s'occupe surtout de couvrir les événements musicaux, avec des entrevues, des nouvelles du milieu musical québécois et international, des critiques de disques, mais aussi des chroniques variées, particulièrement sur la mode et le cinéma.

Plusieurs numéros ont été de grands succès en kiosque, s'écoulant à plusieurs dizaines de milliers d'exemplaires : ils présentaient en page couverture Normand Brathwaite (pour la comédie musicale Pied de poule), Michael Jackson, Ding et Dong, Corey Hart, Diane Dufresne, etc. Québec Rock a été une sorte de Rolling Stone québécois qui, avec sa version anglaise Graffiti, en est venu à détrôner le magazine américain dans son créneau au pays.

Son éditeur a aussi publié un magazine à succès pour les adolescents, Fan Club, et a été un exemple à l'époque sur le plan de la convergence médiatique, profitant de productions télévisuelles associées sur TQS pour utiliser la dynamique des renvois promotionnels.

Éditeur :
  • Montréal, Québec :Québec rock,1977-1986
Contenu spécifique :
Septembre
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
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Références

Québec rock, 1981-09, Collections de BAnQ.

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XjLIARO UZEB FRANK MARINO BLONDIE LA TOURNÉE QUÉBEC ROCK ;R •60 J * / me I 4 u BIENNE IÇAULT iversations onfidences ÉJAZZ > E y I li Z r :r pmjl pd y v# | -y y : J's' ’ , -EAc ^sweo ^Ht CHanNfi Ape co0nt ^pe4^-q> METa LA DIRECTION NOUVELLE - A MITSUBISHI L’audio nouvelle vague mga wmmt# i i ¦¦¦ • U tuui Voici la première chaîne sonore à la verticale au monde.Avant Mitsubishi, l'univers de l'audiophile était terne; un ensemble plus ou moins hétéroclite de composants.Le son était bon, c’est vrai! Mais ce n'était pas du Mitsubishi.Grâce à une technologie révolutionnaire, Mitsubishi vous présente un concept extraordinaire en équipement stéréo: le système Interplay X-10.Une chaîne sonore à haut rendement dont les effets combinés des caractéristiques et des fonctions réunies dans un tout sont fascinants.Par exemple, le tourne-disque unique sur le plan vertical entièrement automatisé (par microprocesseur) à lecture tangentielle pour assurer aux disques une reproduction superbe.Pourquoi à la verticale?Pour diminuer les effets de la vibration, réduire l'usure des disques et occuper moins d'espace dans la pièce.Un magnétophone à cassette de haute qualité pour bandes métalliques avec sélecteur spécial de programmes musicaux (MPSS) vous permet de trouver rapidement et facilement un enregistrement en particulier sur une longue bande.En y branchant un microphone, vous pouvez ajouter votre voix à la musique que vous enregistrez ou que vous écoutez.Un récepteur AM/FM avec boutons-poussoirs pré-réglés pour capter six canaux FM et doté d’une puissance de sortie minimale de 25 watts par canal.Imaginez cette sonorité pure, claire provenant des enceintes acoustiques à 3 voies (en supplément) de Mitsubishi.Toutes ces caractéristiques et beaucoup d’autres font partie de cet appareil compact et unique.Le système Interplay X-10.La nouvelle image sonore.de Mitsubishi.A MITSUBISHI ELECTRONIQUE POUR LE CONSOMMATEUR Pour le nom du détaillant le plus proche de chez vous téléphonez à: Toronto: (416) 495-7728 Extérieur: 800-268-3107 Melco Sales Canada Inc., 900 C Denison St., Markham, Ontario L3R-3K5 EN FRANÇAIS CHOM-FM est à la recherche de talents musicaux québécois qui chantent EN FRANÇAIS.Si vous êtes chanteur, chanteuse, ou un groupe et que vous voulez chanter EN FRANÇAIS, voici votre chance.Ecrivez-nous une lettre dans laquelle vous décrivez en détail ce que vous faites.Soyez précis parce qu’on va vous juger selon vos propres mots.Pas besoin d’envoyer un ruban ou une cassette “démo”.Une bonne description de vos talents suffira.Un panel de juges de CHOM-FM décidera d’un gagnant et celui-ci pourra profiter d’un temps en studio, au Studio Son-Montréal, un studio professionnel.Le gagnant pourra enregistrer 3 de ses oeuvres.CHOM défraiera tous les coûts de production.Vous n’aurez pas un sou à débourser.CHOM-FM fera “circuler” le résultat de l’enregistrement dans les maisons de disque.Qui sait, peut-être vous offrira-t-on un contrat.Alors, si vous chantez EN FRANÇAIS, pas de problèmes, CHOM-FM est à votre écoute.N’hésitez pas une minute! Envoyez votre “application” à CHOM-FM, 1355 ave.Greene, Westmount P.Q. NOTE prepare d avance.r' .proposer.septembre beaucoup de ch^se avait lieu le, Ce mois-ci, nouI, ncoécial Jazz 81”.En JU1“?.r.pstiàune Commençons P" J® Ç éal.Ça été un gros succès.Q ébec.Festival de Jazz de Montai ^ à Montreal et au Qu preuve que le jazz est tres^pop^ a assiste a la plupart^^ fonc^rtsTrencontré plusieurs^azzmen mter^ tou’t «u l0ng ¦•'»»»" *“,Ue .Nolre correspondant “’ï.tournée QUÉBEC BOCK «r.“mttnic.tion co».ant.Itinérant ïvesLeCavaWr ui ses commenture^ avec nous et Ba»l mois, nons ¦“«“ ““'"i concerne Au cours des procnam ^ musique et a tout ce Qq on nous d’espace aux «J les lettres que no^t^ins produits.On demande p°«s « : c'ertains proOlemes de de son voyage “ J; ts de musique.iwpr nos chroni-fabricants d mst.p afazine, vous pourrez trou er quj,beC AUleurs dans !® ™a|ritiques de disques, le Mo ^£ Furey) ques reguliere * d pagiiaro, Carole La devenir une ROCK, des nouvelles de^elc Et notre quiz qui va d ' ^.q£fere amie Nathalie qui e^P^^^e^ SOMMAIRE SEPTEMBRE 1981V0L.5 MO 6 Photo Couverture: MICHEL PILON IL CHRONIQUES COURRIER.AUTREMENT CINÉMA___ DANSE____ DISQUES.TOP 40__ INSTRUMENTS DE MUSIQUE.AUDIO________________ CONNAISSEZ-VOUS BIEN VOT’ROCK N’ROLL______ .62 RENCONTRE FABIENNE THIBEAULT rAZETTE ROCK 32 38 SPECIAL NEW-YORK SALSA.JAZZ 1981 ____ .29 LA TOURNEE QUEBEC ROCK.ÉDITEURS Paul Haince, Jacques Letendre, ÉDIT EUR-AD JOINT Yvon d’Anjou, DIRECTEUR GÉNÉRAL Guy Perron, DIRECTEUR ARTISTIQUE Marleen Beaulieu, DIRECTEUR DES VENTES Guy Perron, RÉDACTEUR-EN-CHEF Jacques “Coco” Letendre, SECRÉTAIRE À LA RÉDACTION Marc Desjardins, REPRESENTANT PUBLICITÉ Allen Boucher, PROMOTION ET DISTRIBUTION Maurice Mailhot.DISTRIBUTION Les Distributeurs Associés du Québec (DAQ) Dépôt légal: Bibliothèque Nationale du Québec, Bibliothèque du Canada, ISSN 0286-7187, DISTRIBUTION POSTALE Zip-Zap, Courrier 2ième classe, enregistrement No 5047.QUÉBEC ROCK a été fondé en 1977 et est publié par COMMUNICATIONS H & L INC., C.P.115, Suce.“H”, Montréal, Qué.H3G-2K5.TéL: (514) 842-585 3.COPYRIGHT 1981 PAR COMMUNICATIONS H & L INC.5 TERRY HALL “Leader of the Gang” LE “DANCE-ROCK” À SON MEILLEUR mM ¦^fy mm.wt I BOYS TOWN GANG TtitS]K0L “Cruisin’ the streets” UN GRAND SUCCÈS PARTOUT EN AMÉRIQUE DE LA “DANCE MUSIK” BEN “FLYÉE” — Hi KRYPTONITE Baby I don’t know Distribué par PRODUIT ET FABRIQUÉ ^disque PAR DEE JAY RECORDS J record STATON MONTRÉAL, P.Q.(514) 273-2495 MICHEL GAUCHER courrier Anciens numéros DU LUNDI AU VENDREDI 18H00à 22h00 la radio des années 1570 J’aime beaucoup QUEBEC ROCK mais il manque quelques numéros à ma collection.Est-il possible d’obtenir des numéros déjà parus et à quel prix.Constance Havard Sherbrooke Il est possible d’obtenir les anciens numéros de QUEBEC ROCK en envoyant S.00 $ par numéro en spécifiant celui ou ceux qui vous intéressent.À noter que les numéros de Mai et Juin 1980 sont épuisés.Plume Je vous écris cette lettre en sachant très bien que vous ne la recevrez pas avant la fin de la grève postale.Mais il fallait que je vous le dise: le reportage sur Plume est tout simplement f-o-r-m-i-d-a-b-l-e.C’est la première fois que je lis quelque chose d’intelligent et de vraiment intéressant à son sujet.La photo de couverture est sublime.Je n’avais jamais vu Plume aussi beau.Coup de chapeau à Pierre Dury pour les excellentes photos.Lettre écrite spontanément le 26 juillet 1981.Carmen Côté Montréal Vous avez des commentaires à faire?Des suggestions, des opinions, des critiques?Écrivez à: COURRIER QUEBEC ROCK C.P.11S, Suce.“H” Montréal, P.Qué.H3G-2K5 NOIRE GAGNANTE Julie Marcil demeurant sur la route rurale n° 1 à Montébello, Qué.est la gagnante de la superbe guitare Lys modèle L-10, avec étui, une valeur de 600$.Toutes nos félicitations et merci d’avoir participé à notre concours 4ième anniversaire.Nous remercions tous les milliers d’autres qui ont aussi participé. Si ça valait la peine de faire la queue toute la nuit pour assister au concert Springsteen.: ' ' àfl~.¦ ¦ il en est de même des nouvelles cassettes Maxell XL-s Et ce fut Maxell qui le fit.En modèle argenté XL-I pour polarisation normale et en modèle doré XL-II pour polarisation élevée.Il vous suffit d’en essayer une vous-même.Et si votre système est suffisamment bon, vous pourrez entendre une différence significative.A propos, vous aurez peut-être besoin de les rechercher un peu pour les trouver.C’est parce que les XL-S ne sont disponibles que chez certains dépositaires sélectionnés.Mais .essayez donc d’acheter des tickets pour le concert Springsteen au super-marché .! maxell Si la musique joue un grand rôle dans votre vie, vous payez pour ce qu’il y a de mieux.Et, présentement, les nouvelles cassettes Maxell sont les meilleures cassettes à oxyde que Maxell ait jamais fait.Ces nouvelles cassettes XL-S offrent une gamme dynamique encore plus étendue.Un rapport signal/bruit plus élevé.Une latitude de polarisation plus étendue.Une distorsion d’intermodulation plus faible .et des caractéristiques d’enregistrement nettement supérieures.Toutes ces améliorations sont évaluées en comparaison des modèles Maxell UD-XL, les meilleures cassettes de première qualité, les mieux vendues au Canada .celles que tout le monde essaie de surpasser.?r lr U Tri-Tel associates limited . UN “HIT” LA TOURNÉE QUÉBEC ROCK u moment d’aller sous presse avec l’éditiçn de septembre de QUÉBEC ROCK, la tournée du même nom avait déjà franchi six villes et sept spectacles dans des salles combles.Déjà aussi, dès les premiers spectacles, on parlait de succès.Succès au niveau de la production, succès au niveau de l’assistance.De Trois-Rivières à Val d’Or et Rouyn, des foules record pour ce genre de show sur scène.Sous les réflecteurs, des pros: Zachary et Garolou qui n’ont pas la tâche facile de “chauffer” l’atmosphère.Des fans qui trépignent d’impatience de voir et entendre Offenbach.À l’instant où Gerry pointe le nez sur les planches, on dirait une grande clameur qui roule au-dessus des têtes d’en avant vers l’arrière de l’amphithéâtre dès les premiers accords.Puis, d’une chanson à l’autre, du blues-o-rock, on scande et on danse aux échos d’une sono si parfaite qu’on a peine à imaginer qu’il s’agit bien là d’une production québécoise à la hauteur.On en ressort rempli d’une grande satisfaction qui fait bien au dedans.Et surtout comme me le racontaient deux lascars au sortir du Colisée à Trois-Rivières: “C’tait au boutte.surtout qu’nous autres on a rien payé pour voir le show, on est rentré par le côté.” ?.LES SENSATIONNELS SAX BROS.GERRY ET JOHN.GAROLOU EN PLEINE ACTION.ZACHARY EN MOUVEMENT.UN SOLO DE JOHNNY POUR TOUT LE MONDE.i'i * r GERRY, MARLEEN DE QUÉBEC ROCK, ROBERT HARRISSON ET YVES LECAVA-LIER, CORRESPONDANT DE QUÉBEC ROCK POUR LA TOURNÉE, RELAXANT APRÈS UN BON SHOW! .ET APRÈS L’ACTION! '' f, ||f 8 GUY PERRON II vous est possible de commander les articles suivants par la poste.PRIX QUANT.TOTAL T-Shirts: • (BLANC) Avec une impression en quatre couleurs de la pochette du disque “Coup de Foudre’ d’Offenbach petit ?/' moyen ?/ grand ?• (NOIR) Avec une impression en jaune du logo d’Offenbach petit ?/ moyen ?/ grand ?Macaron: • (CARRÉ) Avec la reproduction en couleur de la pochette du disque “ Coqp de Foudre ” d’Offenbach Auto-collant: • Avec reproduction en couleur de la pochette du disque “ Coup de Foudre’’ d’Offenbach Disques: • “Offenbach en Fusion” (en spectacle) • “Rock Bottom” • “ Coup de Foudre” $8.99 $7.99 $1.99 $0.99 $7.99 $7.99 $7.99 * $1.50 pour frais de total poste et manutention U D h- Q.< E o Z i/i c a v -a o U 10 autrement PAR MARC DESJARDINS L’EDUCATION LAÏCITÉ, DÉMOCRATIE, ACCÈS PUBLIQUE ET COMMUNAUTAIRE “Ce qui importe dans la transmission, l’inculcation d’une idéologie, ce n’est pas seulement ce qu’elle amène à dire et à penser, c’est aussi le rapport entre ce qu’elle amène à dire et à penser et ce qu’elle inter- dit de dire et de penser.’’ — Baudelot et Establet, “L’école capitaliste en France.’’ “Les pays riches n’ont plus guère que le choix impo- sé par leurs méga-machines industrielles d’une éducation toujours en croissance pour mieux assumer le contrôle bureaucratique des hommes’’ — Ivan Illich l’occasion de la rentrée, il me semblait justifiable d’amorcer une réflexion sur le phénomène de l’éducation au Québec, un domaine qui a passablement souffert depuis le Rapport Parent, au travers du Rapport Nadeau et où tout progressisme semble oblitéré, en dehors de la forme et du contour des lieux et des programmes.Comme les autres sujets abordés dans Autrement, nous reviendrons au fil des mois sur ce que nous abordons dans le gros une première fois.Il est certain que l’espace alloué chaque mois ne permet pas de détailler outre mesure, mais que ceux qui pourraient être déçus par le semblant d’effleurement des sujets se rassurent: Nous y reviendrons.Concentrons-nous cette fois-ci sur une grande motivation pour l’éducation moderne québécoise (telle que désirée par les progressistes), c’est-à-dire d’en arriver à une école publique, laïque, démocratique et communautaire.L’expression est de Céline St-Pierre, d’après-moi le porte-parole le plus intéressant de la gauche enseignante du Québec.ECOLE CAPITALISTE ET CAPITALISANTE Un fait indéniable, c’est que l’école actuelle au Québec, de la maternelle à l’Université est faite pour reproduire très clairement et transmettre les valeurs de la Classe Dominante, la bpurgeoi-sie, petite ou grande.L’école est une extension de la classe dominante, alors qu’elle devrait être le miroir des véritables contradictions qui s’exercent au sein de la société québécoise, en particulier une projection cohérente de la lutte des classes.Cela se retrouve typiquement dans les manuels de classe au primaire où l’on présente la famille typique comme une famille à l’aise, possédant maison et voiture, ainsi que les autres luxes “nécessaires” à la vie en milieu capitaliste.Qui plus est, on renie des réalités humaines plus profondes et on transmet des archétypes sexistes profondément odieux.Dans cette famille aisée des manuels, on découvre un lieux harmonieux, sans conflits, où les rapports sont sans nuages.On y présente la femme comme une ménagère épanouie, qui est le noyau culturel de sa famille, alors que l’homme est le pourvoyeur financier.L’enfant y est obéissant, et l’on se rend compte que sa soumission est le prix à payer pour qu’il obtienne l’affection de ses parents.La division de la famille sur une base sexuelle se retrouve encore plus loin.J’ai pu remarquer qu’on prônait en sourdine des valeurs soi-disant “féminines” de beauté, de patience, de compréhension, de bonté et de soumission.Tout d’abord ce genre d’énoncé propage des concepts archaïques, régressifs au niveau humain; ensuite, il brouille la réalité sociale en faisant abstraction de problèmes sociaux comme le chômage, le divorce, la crise du logement ou la pauvreté, qui sont des facteurs majeurs dans la vie de tous les jours des écoliers.Même cette division sexuelle, qu’on ne peut nier comme inhérente à notre système social y est présenté comme un fait naturel plutôt qu’un phénomène social.Les manuels d’économie, en particulier celui de Bouvier, font l’apologie très nette du système capitaliste de libre-entreprise et de compétition en les opposant aux systèmes socialistes qui sont vus comme des prisons déguisées.Cela se retrouve également dans les manuels d’histoire et de géographie économique.LE RAPPORT PARENT TRAHI Lorsque, pendant la Révolution tranquille des années 60, apparut le rapport Parent, il était grand temps.Le Parent n’était en fait que l’extension des modifications profondes que le système éducationnel américain venait de subir.C’était le sous-produit d’une société de plus en plus axée sur le pouvoir techno-économique.Ses recommandations étaient simples: 1.Démocratiser le système d’éducation en le rendant accessible de fait à toutes les strates du tissu social.2.Lui attribuer une fonction polyvalente en le rendant.flexible aux contingences sociales évolutives.3.Promouvoir une forme d’éducation des adultes pour permettre à la main-d’oeuvre de se recycler.4.Une idéologie de l’éducation axée sur l’intelligence et la créa- tivité, donc plus proche de l’individu que de son milieu socio-économique.5.La participation et la concertation en vue de rendre la gestion de l’éducation à ceux qui sont concernés.6.Une contribution au développement économique de façon à lier l’éducation à des éléments politiques de croissance.Près de 20 ans après le Rapport Parent, ce qui est évident c’est qu’il a été bafoué et que certaines des mesures progressistes n’ont jamais été mises en application.La question des inégalités sociales n’a jamais été réglée.La polyvalence, si prometteuse, n’est fi- nalement qu’un moyen déguisé de classer les élèves par leurs aptitudes scolaires, et on reproduit le schéma social capitaliste: le savoir dit “général” est réservé à une élite bourgeoise alors que le milieu ouvrier se voit réservé le savoir “spécialisé”, tout à fait équivalent aux écoles de métier.La formation des adultes n’est au fond qu’un programme de formation professionnelle et souvent une assurance-chômage déguisée plutôt qu’une méthode de promotion sociale.Le macramé côtoyant la mécanique et les supposés certificats professionnels d’animation, etc.qui ne vont nulle part.Quant à la gestion scolaire partagée, les Commissions Scolaires en ont fait, une telle chasse gardée qu’il est impossible d’y retrouver une quelconque représentativité.En fait, le système actuel a réussi à nous donner des chômeurs instruits plutôt qu’une main-d’oeuvre polyvalente, capable de s’adapter aux changements technologiques.Cela parce que le système éducatif centralisé et contrôlé par un gouvernement n’est qu’une fonction idéologique de remplacement.Sans réelle conscience du but à atteindre, il est impossible de voir l’éducation au Québec comme autre chose que l'outil d’une petite bourgeoisie nouvelle composée de technocrates qui entend contrôler avec l’alliance formée au sein delà plus haute bourgeoisie.L’outil idéologique de cette nouvelle petite bourgoisie n’est pas différent de celui que l’ancienne petite bourgoisie cléricale utilisait: L’éducation.Une seule solution reste, celle de la conscientisation des enseignants qui souvent affectent leur neutralité en ne se servant que de reproducteurs et en citant inlassablement les manuels embourgeoisés pour ne pas sembler s’impliquer.Il faut en arriver à un décodage en clair de l’idéologie telle que mise en scène par les systèmes éducatifs, et il faut dénoncer l’école comme instrument de la bourgeoisie.Nous y reviendrons.Pour terminer une citation de Philippe Haeck, un des maîtres québécois du questionnement sur l’éducation.“L’enseignant aujourd’hui n’a pas d’autre choix que de s’engager pour ou contre l’ins- titution où il travaille.C’est cet engagement qui donne de la valeur à son enseignement.Celui qui est contre l’institu- tion fait figure de révolutionnaire (les transformations) ou d’utopiste (les rêves).Ce- lui qui est pour l’institution fait figure de policier (les no- tes) ou de réthoriqueur (les discours officiels).Chacun est-il libre de prendre la figu- re qu’il veut?" Philippe Haeck, L’action restreinte .de la littérature.? L.• aussi : BLAUPUNKT, TEN, HI-COMP, ZENCO, etc .DEIICIEUH A RADAR .CONIBOIE DE VITESSE AUTOMATIQUE CRUISE CONTROE SVSTEME D’ALARME.DEMARREUR A DISTANCE.LEVE ETAGE ELECTRIQUE.andré radio MONTRÉAL LONGUEUIL SHERBROOKE ST-JÉROME TROIS-RIVIÈRES VALLEYFIELO QUÉBEC 7810 A est, rue Jarry 440 ouest, boul.Curé Poirier 24, boul.Jacques-Cartier nord 977, boul.Labelle 3035, boul.Royal 216, boul.Hébert, St-Thimothée 4900, boul.Pierre Bertrand (514)353-6442 (514)679-8311 (819)563-9744 (514)432-5657 (819)376-4132 (514)371-0931 (418)628-4861 7865, rue St-Hubert (514) 276-2684 D.:C CINEMA PAR LE KID TROP C’EST TROP OU PAS ASSEZ.! HEAVY METAL' tes-vous satisfaits par les films que vous allez voir?Est-ce que, lorsque vous sortez de la salle, vous vous dites: “Wow, je viens de voir un très bon film?” ou bien vous dites-vous: ‘‘Quel merde que ce film.pourtant on m’avait dit que c’était un très bon film.”.Aujourd’hui, on ne peut pas se fier à personne.Prenez l’exemple que je vais vous citer: le dernier film de monsieur Brian DePalma, ‘‘Blow out” avec John Travolta comme ‘‘vedette-pour-atti-rer”.Les critiques que j’en avais lu n’étaient pas particulièrement formidables.Mais la plupart de mes amis m’avaient dit que le film était dans les 3 “X” (ce qui veut dire dans le ‘ ‘ très bon’ ’ ).Je connaissais un peu l’intrigue: Travolta est un ‘‘sound man” (un gars qui enregistre des effets sonores qu’on ajoute ensuite à la trame sonore d’un film) et un soir qu’il est à enregistrer des bruits sur le bord de T eau, il entend un coup de fusil puis il voit une voiture plonger en bas d’un pont, directement dans la ri- vière.Un flash sur l’histoire de Ted Kennedy et Chappa-quidick il ’y a une dizaine d’années (la voiture de Kennedy avait plongé d’un pont et une passagère s’était noyée).N’écoutant que son courage, Travolta se garroche dans l’eau à la rescousse du ou des occupants de la voiture.Sous l’eau, il voit une fille qui se débat pour sortir de l’automobile qui est en train de se remplir d’eau.Il réussit à sortir la fille et.il oublie toute autre personne qui pourrait se trouver à l’intérieur.Quelques minutes plus tard, on apprend que la voiture était conduite par un personnage politique au bord d’un grand triomphe.C’était sa dernière soirée de campagne électorale et on lui avait organisé un petit party.Quelqu’un lui a présenté une petite ‘‘poupoune” et le candidat était parti avec elle.Vous voyez d’ici le genre d’histoire.Bon, jusque là, c’était pas trop pire même si je commençais à douter un peu du gros du sujet.Mais le restant du film est de la petite gomme.Le gros problème, c’est que le “HEAVY METAL' scénario est très ‘ ‘étiré par les cheveux”.En 1981, une telle histoire ne se peut pas.DePalma est supposé être le nouveau ‘‘Alfred Hitchcock”.Mais je ne crois pas qu’on ait besoin d’un nouveau ‘‘Hitchcock” .Le vieil Alfred est mort et enterré depuis quelques années.Je lui reconnais toute sa gloire.C’était un pionnier du cinéma mais, malheureusement, l’ère des pionniers est passée.DePalma n’est pas un pionnier.Il tente d’exploiter des idées que pourraient lui avoir inspiré son maître.Et c’est là que ça fuck! Il fait je l’avoue, de très belles images.Si on oublie l’histoire au profit des images, d’accord, c’est réussi.Mais à moins d’avoir une passion aveugle (très embêtant au cinéma) pour monsieur DePalma.Je trouve qu’on nous exploite facilement.‘‘Blow out” (le titre est un pastiche de ‘‘Blow up”) disposait d’un budget de $18 millions.C’est presque invraisemblable.Je trouve qu’il devrait se trouver un excellent script pour son prochain film qui, lui, sera basé sur un drame vécu (une affaire d’assassinat).S’il s’en tient aux faits, il est probable que ce sera un bon film, un beau film en tout cas.En fin de compte, ce que je reproche à DePalma, c’est de tenter de nous faire croire à son scénario.Si ‘‘Blow out” avait été tourné en 1970, on y aurait cru.Si DePalma avait situé son action en 1970, on y aurait plus cru.Tout le long du film, on est dans le ‘‘noir” par rapport à l’action.Je veux bien admettre qu’on doit se servir de notre tête pour figurer l’action qu’on nous laisse deviner mais de là à ‘‘oublier” des détails importants et pertinants à l’histoire.La conclusion du film est invraisemblable.Ça sent le bonbon sucré.La fille que Travolta avait sauvé d’une mort certaine au début du film, meurt avec un feu d’artifice comme tableau de fond.Travolta, le regard découragé et triste, a beaucoup de mal, de douleur.Bon je m’arrête parce que je suis en train de me mettre en maudit.Je veux ravoir mon argent.J’aurais dû aller voir “Raiders of the lost Ark’ ’.****** Un film que j’ai trouvé bon et que j’ai vu dans un petit cinéma de vacances à Ogun-quit, c’est le dernier film de Louis Malle produit par Denys Héroux (oui, oui celui qui a déjà fait des films québécois avec Danielle Ouimet), “Atlantic City”.Le film n’a pas été longtemps à l’affiche ici (je ne sais pas pourquoi d’ailleurs) mais si vous avez la chance de le voir à l’affiche, allez-y.Vous en serez agréablement surpris.Il met en vedette Burt Lancaster et Susan Sarandon.****** Parmi les nouveaux films à voir, il y a le “Heavy Metal” d’Ivan Reitman.C’est une espèce de cartoon, dessin animé, psychédélique.C’est basé sur le magazine Heavy Metal.Une trame sonore remplie de chansons originales de Black Sabbath, Cheap Trick, Devo, Blue Oyster Cult, et même un Grand Funk Railroad renaissant.Le film devrait être à l’affiche au moment où vous lirez ces lignes.Vérifiez les journaux quotidiens pour savoir à quel cinéma, quelle heure, etc.****** En terminant, “This is Elvis” devrait avoir pris l’affiche il y a quelques jours.En tout cas, si le film n’est pas encore à l’affiche, il devrait l’être d’une journée à l’autre.Bon cinéma! ? Pourquoi se contenter de si peu ¦ - -Vi L h, ' ' quand vous pouvez tout entendre.Orchestre philharmonique de Calgary En primeur: les nouvelles Super SX et Super SR Quelle que soit la marque de votre magnétophone, la polarisation en est pré-réglée.Et plus souvent qu’autre-ment, plusieurs des différentes marques de bandes-cassettes que vous allez acheter ne correspondront pas à la polarisation de votre appareil.En conséquence, vous ne profiterez pas du son entier que vous devriez normalement entendre.Maintenant, Hitachi a trouvé le moyen de vous assurer le son le plus fidèle, le plus complet possible.Les nouvelles bandes-cassettes Super SX et Super SR de Hitachi vous offrent une courbe de polarisation particulièrement étendue de Hitachi.Super-qualités, super-son.Ctaon» 8*i flw »l35ffl/440ft raww135m/440ft.2 dB extra 1,5 dB extra La touche Hitachi.On l'a ou on l’a pas.de façon à ce que toute la richesse du son vous soit rendue, quelle que soit la marque de votre appareil.Grâce à une nouvelle fabrication révolutionnaire incorporant des particules magnétiques épitaxiales, ces bandes reproduisent un son beaucoup plus dynamique^ tant dans les hautes que dans les basses fréquences.Et le son qui parvient à vos oreilles est considérablement amélioré, peu importe le degré de polarisation de votre appareil.Les nouvelles bandes-cassettes SX et SR de Hitachi.Ne vous contentez plus des demi-mesures quand vous pouvez tout entendre.Avec Hitachi.La qualité prime toujours chez 0 HITACHI PRESENTANT GEOFF HUGHES LE PREMIER ALBUM PAR UN NOUVEL ARTISTE TRÈS IMPORTANT!! VAU© J ¦ ¦ ¦ .Vv ' têÊÊÈSK' WÆffî, ' W ¦ ' V '^5ÿ::'ÿ'v-vÿ '4.• • .''A : ; /¦'/ s À '/ « ll^lgKSKËSÊË / ¦ -.V'S-.- .-.' '/ û 92.008 Incluant ‘HAPPY BIRTHDAY KID’ disques wea Production et arrangement par: Stéphane Morency, Chris Pelo and Chuck Gray pour AM-FM Productions Direction: Paul Levesque Management FABRIQUE ET DISTRIBUÉ PAR LUea MUSIC OF CANADA, LTD. "mi?: ff xi- kàm* ÿ 'V i Office des producteurs de lait du Québec ' .J- mm W : PAUL FICHE DANSE PAR DOMINIQUE GIRALDEAU “QUAND ON DANSE.” UNE ENTRÉE EN MATIÈRE I ne chronique de danse dans Québec Rock?Pour-| quoi pas?Je dirais même Bravo! C’est peut-être par parti pris puisque j’exerce le métier de danseuse, mais je crois que la danse, sous toutes ses formes, intéresse de plus en plus de gens.La preuve, on l’enseigne maintenant dans les écoles et les universités; de plus, les écoles privées de danse se multiplient et sont en général très fréquentées.Les mots ballet, ballet-jazz, moderne, expression corporelle, danse-contact, etc.ne sont plus tout à fait inconnus; il existe un certain public pour chacune de ces disciplines, public de plus en plus connaisseur et critique.Un souhait: que le mot danse sorte de la bouche des gens aussi facilement que les mots cinéma, musique, théâtre et non seulement cela, mais qu’il évoque un art d’interprétation qu’on ait envie de mieux connaître.Cette chronique pourra devenir un lieu de réflexion sur les différentes formes de la danse ou sur sa situation générale au Québec, mais pour l’instant, ce dont j’ai envie, c’est de parler de la danse comme on peut la vivre tous les jours quand on est dan-seur(se).Je m’aperçois qu’il existe, autour des danseurs et danseuses, une image qui m’amuse beaucoup.D’abord, on se demande souvent s’il(elle) parle.Je m’arrête tout de suite pour dire qu’il est vrai que l’on peut passer plusieurs heures de répétitions sans prononcer un mot, mais je ne connais aueun(e) danseur(se) qui en ait perdu l’usage de la parole, en tout cas, pas encore.Clémence • Desrochers a tracé un merveilleux portrait-robot du danseur(se).Le(la) voici donc marchant dans la rue: il(elle) a la démarche d’un canard, un gros sac en bandouilière qui contient probablement des collants, des maillots, des jambières de laine toutes trouées et, selon le genre de danse qu’il(elle) exerce, 2 ou 3 paires de vieux chaussons; toujours dans ce grand sac, il y a sûrement un lunch: un yaourt, des fruits, quelques “grenailles” peut-être.Il(elle) passe devant une vitrine ou un miroir, s’arrête, se regarde; en attendant de traverser la rue, il(elle) en profite pour se faire craquer une articulation endolorie.Et si on le(la) suit toujours, on aboutit à un studio de danse.Inévitable! Même s’il est caricatural, je dois avouer que ce portrait n’est finalement pas trop loin de la réalité.Et je me rends compte, par plusieurs stages faits à l’étranger que tous les danseurs(ses) fonctionnent à peu près de la même façon.Dans le monde de la danse, l’allure physique a une grande importance.Il s’est même développé une mode vestimentaire que l’on retrouve dans tous les studios de danse.Le juste au corps est toujours l’élément de base auquel se rajoutent toutes sortes de vêtements.Il y eut la mode des collants de laine, celle des jupes de chiffon et des pantalons de plastique; nous en sommes maintenant au pantalon de nylon et au t-shirt qui se doit toujours de paraître trop grand.Imaginez une danseuse de 45 kilos portant un chandail extra-large! Et si vous demandez à un danseur ou à une danseuse pourquoi il ou elle empile tous ces vêtements sur son corps, il(elle) vous répondra sûrement que c’est pour garder les muscles au chaud.C’est vrai, mais ces vêtements peuvent aussi être une façon de camoufler certaines parties de notre corps qui ne nous semblent pas être une entière réussite.Comment se déroule la journée type du danseur(se)?Elle commence naturellement comme pour tout le monde, par le réveil, quelque fois un peu pénible.Je me souviens particulièrement d’un matin où j’ai dû rouler en bas de mon lit pour en sortir: je crois qu’à peu près tous mes muscles étaient ankylosés, à un point tel que je n’arrivais même pas à soulever la tête.J’avais exécuté, la veille, une série de mouvements auxquels je n’étais pas habituée.J’avais trouvé la situation assez drôle car, faisant de l’exercice tous les jours, je n’aurais jamais cru être incapable de faire un mouvement aussi naturel que de se lever de son lit.Bon, pour en revenir à cette journée, elle se poursuit comme pour tout le monde: café, petit déjeuner.Puis, c’est le départ pour le studio où chaque matin, souvent six jours par semaine, il y a la classe, qui est en quelque sorte un rituel.C’est une répétition d’exercices progressifs visant à éveiller et à “placer” toutes les.parties du corps.On dit souvent que la classe sert à réchauffer les muscles; c’est une impression, car en réalité, le muscle n’augmente pas de température, il s’assouplit.C’est pendant la classe qu’on essaie d’améliorer sa technique: lever la jambe toujours plug haut, renforcir les chevilles, augmenter le nombre de pirouettes, sauter plus haut, développer une bonne coordination de tout le corps, etc.C’est le moment de la journée où le danseur(se) se consacre à son “instrument” de façon très technique et même mathématique et ce, sous la direction d’un professeur.Le temps d’un repas léger, on est de retour au studio pour les répétitions.C’est à ce moment qu’on travaille les chorégraphies présentées en spectacle.Il s’agit de régler les pas sur la musique, ou selon un certain rythme si la pièce est en silence.Il faut mémoriser toute une série de mouvements, régler la position de chaque danseur(se) dans l’espace permis.Et enfin, on nous demande de ne plus être des robots.Il s'agit maintenant d’interpréter, de donner de la couleur aux mouvements.J’y reviendrai lors d’une prochaine chronique.La journée peut se terminer vers 5 ou 6 heures s’il n’y a pas de spectacle.Chacun vit ensuite un peu à sa façon: se détendre, se distraire même s’il y a encore des obligations comme par exemple, coudre les rubans aux chaussons de pointe si l’on est danseuse de ballet comme c’est mon cas, ou alors soigner des pieds endoloris.Une chose certaine, il nous est physiquement impossible de faire “la foire” tous les soirs; le métier est trop exigeant et nous demande une présence physique et mentale constante.Parce que la carrière est courte — elle se termine en moyenne à l’âge de 35 ans et même avant dans bien des cas — Il faut s’y consacrer pleinement.On dit du danseur(se) qu’il(elle) doit être aussi fort(e) qu’un athlète, aussi sensible qu’un poète et aussi sage qu’une nonne.En pensant à cette définition du danseur et de la danseuse, et à la méconnaissance dont est l’objet ce métier, je me rappellerai toujours ce chauffeur de taxi qui me demanda ce que je faisais dans la vie.Lui répondant que j’étais danseuse, il s’empressa très spontanément de s’informer dans quel bar je dansais.?17 s?€A JASE JAZZ AU QUEBEC.ET AILLEURS.UNE EXPRESSION DU MONDE MODERNE PAR MARC DESJARDINS Michel Rivard m’a un jour confié que dans sa période Beau Dommage, il se forçait à ne pas écouter de jazz.Il considérait que c’était une musique d’élite, intellectuelle et Beau Dommage tentait de se submerger complètement dans la culture populaire.Au Québec, le phénomène a duré un temps.Toute notre période de chanson moderne était concentrée sur l’expression populaire de notre culture, le mot à mot d’un quotidien.C’est pourquoi le jazz entre 1970 et 1980 n’a pas fait la une des publications musicales québécoises.Pourtant, entre 1960 et 1967, au beau milieu des chansonniers et de la naissance du rock, le Québec é-tait un hâvre de jazz; les boîtes étaient toujours pleines, les grands noms passaient d’abord par ici avant New-York et le public était très réceptif.C’est pourquoi on peut parler d’une renaissance du jazz au Québec.Les boîtes rouvrent partout, les groupes se forment et on assiste au succès d’événements comme le Zè Festival International du Jazz de Montréal.Nous allons ici tenter de faire un tour d’horizon du jazz actuel en se servant d’une saison spectacles.~ - — - UNE MUSIQUE rt ENTRE DEUX CHAISES •A A a'# § • • • Le jazz moderne est un idiome complexe, procédant de divers courants et définissant lui-même un univers musical complet et complexe avec ses duchés et ses principautés.Tout d’abord le jazz est entré dans les moeurs: ce n’est plus une musique intellectuelle qu’on déguste en même temps qu’un double espresso dans une cave • **** obscure.Le grand public s'y est ouvert à cause des expériences de fusion et d’une forme musicale tenant du pop par ses couleurs harmoniques mais gardant du jazz une partie de l’instrumen-’ tation et les solis improvisés.D'un autre côté, une école issue du free-jazz et de divers courants paralèlles dont l’élec-tro-accoustique.continue à voir le jazz comme un lieu privilégié où expérimenter en dedans et au delà des formes.Voilà pourquoi on se retrouve avec un genre trop large pour cadrer bien dans l’une ou l’autre définition.Le jazz aujourd’hui est une forme musicale entre deux chaises, qui est partagée entre divers publics et ne fait pas l’unanimité.Mais cette situation 18 est à l’avantage du jazz qui put profiter de la dynamique et des tensions, ne devenant pas une formule acceptée.Il faut dire que le mordu de jazz a toujours dans ses veines le goût de l’expérimentation et de l’innovation,-quelque soit son école préférée.UN RECYCLAGE ETONNANT Juste avant le Festival, j’ai pu assister au Club Montréal à un spectacle mémorable et qui est passé un peu inaperçu: celui des Lounge Lizards.Ce groupe de New-York est le sous-produit parfait de ce qui s’appelle le “loft scene” et qui n’est ni plus ni moins qu’un circuit parallèle aux boites officielles où les musiciens se produisent dans des appartements d’autres musiciens situés à l’étage d’immeubles commerciaux et n’étant qu’un grand espace (loft).C’est là que s’est élaboré un des plus importants recyclage musical des dernières années.Ce recyclage n’est rien d’autre que le retour du be-bop et son intégration à la modernité par le biais de jeunes musiciens qui ont vécu aussi bien le free-jazz que tions mélodiques, il fallait inventer des accords différents.Le be-bop disparut dans les années 50 alors que d’anciens hoppers comme Miles Davis commencèrent à s’intéresser à la construction harmonique et aux structures d’accords, laissant donc derrière les riffs subdivisés et le jeu de puissance pour lui substituer une écriture où les valeurs n’étaient plus dans l’intervalle de l’octave, mais sur une étendue de 12 tons (et autres) s’inspirant de la musique dodé-caphonique.Le jeu modal était né et avec lui le cool jazz, musique de chambre pour oreilles plus que pour corps.Cependant en 1981, avec l’accentuation rythmique donnée à toute la musique depuis le retour de la musique de danse, il est inévitable que la syncopation du be-bop retrouve la faveur des musiciens.LOUNOE LIZARDS l’apprentissage de la tradition.Bon.qu’est-ce que le be-bop?Durant la guerre 39-45, les gros orchestres de danse n’avaient plus leur raison d’être à cause du manque de personnel, de leur coût prohibitif et de la taxe imposée sur la danse (réel).Les clubs de jazz devinrent donc des lieux où les musiciens se rendaient pour s’écouter les uns les autres.On y “jammait” en essayant de jouer mieux et plus vite que l’autre surtout dans le cas des trompettistes et de saxophonistes.À cause de cette volonté d’insérer de plus en plus de choses dans l’écriture rythmique, le 4/4 des orchestres de danse fut rapidement remplacé par une division en 8è de temps ou double-croches, ce qui permettait de fractionner la mélodie.En plus, à cette époque, on élaborait les lignes mélodiques dans des intervalles plus grandes que l’octave habituel, où dans des registres particuliers comme la quinte diminuée.Pour suivre ces innova- Les Lounge Lizards se sont très inspirés du be-bop et en particulier d’un de ses grands innovateurs, le pianiste Thelonius Monk.Mais ils y ont ajouté le côté imprévisible du free-jazz dans leurs improvisations, de même que la folie rythmique des musiques modernes.Allant chercher leurs signatures de temps dans la découpe maniaque du 13/8 et autres circonvolutions ultra-modernes, ils se permettent un semblant d’anarchie en subdivisant les rapports de temps entre les instruments harmoniques (en particulier la guitare qui se permet des exploits de découpage presqu’impensables), et en accrochant la section rythmique à des constantes plus stables.Ajoutez à cela, une présence de scène tenant autant du punk que de la musique de chambre de même qu’un leader qui joue du saxophone hurleur comme si sa vie en dépendait, et vous avez un ensemble très excitant.Et le be-bop vivra.UNE BATAILLE Par conre, tout au long du Festival, j’ai eu l’impression d’assister à une bataille rangée entre anciens et modernes, entre fu-sionnistes et be-boppers, entre expérimentateurs et marchands de pop.Un des points les plus troublants du Festival c’était l’absence d’interprétation entre les différents groupes en présence.Les musiciens faisaient leur petit concert et rentraient sagement chez eux, personne n’étant intéressé à jouer avec l’autre.On pourrait dire que le Festival A FINIR était encore au début et que ce genre d’échange aurait impliqué plus d’argent, mais je crois que le vrai problème était au niveau des musiciens.Ceux-ci se réfugient dans leur petite école et se méprisent entre eux.J’ai vraiment vu une bataille rangée, et un reflet de l’individualisme musical de notre époque.Chacun tient à ses petites inventions et ne veut pas partager.Même des gens ayant déjà travaillé ensemble comme Gary Burton et Ralph Towner, et qui avaient le temps de jouer ensemble, ont préféré s’éviter.L’INVENTIVITE El L’AUDACE = PAT MEIHENY WJ =J-V VAX METHENY Pat Metheny est un musicien remarquable; outre son jeu guitaristique marquant un retour aux valeurs harmoniques d’un Joe Pass ou d’un Barney Kessel, Metheny s’est développé un langage d’écriture très particulier, unique.Ses compositions sont toujours centrées sur des progressions sensuelles d’accords au milieu desquelles il découvre des lignes mélodiques à milles autres pareilles.Metheny est un génie né de la 4è génération de jazzmen, celle qui a connu le rock comme mode d’expression.Cette année il prend des libertés avec son genre et s’envoie de suite 2 albums remarquables quoi qu’atypiques de ses écritures habituelles.“80/81” s’oriente du côté des inventions harmolodiques de Omette Coleman, en se servant de 2 saxos, plutôt que de son quartet habituel.“As Falls Wichita, So Falls Wichita Falls” va encdre plus loin dans l’expérimentation sonore.Je l’ai rencontré et nous avons discuté informellement de sa musique: “J’avais besoin d’expérimenter avec différentes choses récemment, c’est pourquoi je me suis départi pour un temps de mon format habituel et que j’ai essayé d’aller plus loin.Dans le cas de “80/81”, j’avais envie depuis longtemps de travailler avec ces gens-là que je connaissais depuis longtemps (Dewey Redman, Mike Brecker, Charlie Haden et Jack DeJohnette).Je voulais utiliser des saxophonistes, parce que le saxophone est une de mes couleurs tonales préférées.J’aime sentir une mélodie qui respire et avec les vents c’est plus facile.Et puis, on a tendance à s’imaginer que nous de la génération montante 19 PHOTO STUDIO CINQ ne pouvons pas nous associer aux musiciens du be-bop, et dans mon cas c’est archi-faux, je me sens très ouvert aux styles et aux écoles.” “Je suis aussi très excité par la technologie des synthétiseurs.Les nouveaux équipements numériques sont phénoménaux dans l’étendue de leurs possibilités.Lyle et moi avons passé des journées entières à travailler les programmations du Synclavier avant d’entreprendre l’album.De même la guitare synthétiseur est un atout à bien des niveaux, et en particulier pour l’improvisation.On peut jouer librement sans se faire de problèmes avec l’élaboration harmonique.Ce que j’ai vraiment hâte d’expérimenter, c’est ma nouvelle guitare numérique, sans corde, où le plectre sert de lecteur de voltage sur le manche.Une fois branchée dans le Synclavier, on pourra tout faire avec.” “Je crois que les musiciens de ma génération ont un énorme avantage face aux plus vieux fondateurs du jazz-fusion: nous sommes nés à une époque où on pouvait écouter à la fois les Beatles et Miles Davis.Cela fait que notre notion du jazz-rock n’est pas une synthèse cérébrale comme dans le cas de quelqu’un comme Zawinul qui a 40 ans.Je ne me suis jamais posé la question à savoir si je jouais du jazz ou du rock.C’est de la musique un point c’est tout.Bien que j’aie grandi en tant qu’instrumentiste de jazz, que mon éducation se soit faite en ces termes, j’écoutais le rock à l’extérieur de ce que je jouais.” “Aujourd’hui j’écoute encore du rock, mais moins.J’aime particulièrement les Police et ce qu’Elvis Costello fait.De même, j’écoute les maîtres de l’improvisation comme Paul Bley ou Herbie Hancock et beaucoup de Ravel et de Bartok pour les écritures de cordes.” “On me demande souvent d’où vient ma technique guitaristi-que.Je ne peux pas citer un point précis, quoique je sais que quand je fais un solo, j’essaie toujours d’être narratif, de raconter une histoire.” “La tournée avec Joni Mitchell a été une expérience extraordinaire.Jaco (Pastorius) et moi étant des amis intimes nous avons eu un plaisir immense à jouer ensemble derrière quelqu’un du calibre de Joni.Juste de l’écouter chanter chaque soir, j’en avais des frissons.” “Je n’écris jamais sur un instrument en particulier; je travaille dans ma tête et j’écris directement.J’ai un processus comme n’importe qui, mais il m’est personnel et je suis certain que chaque compositeur a sa méthode.Moi je pense d’abord en termes de mélodie, par fragments d’abord puis de manière de plus en plus cohérente, ensuite je trouve un arrangement de basse et de là mes élaborations d’accords.” “Je suis à un point tournant de ma carrière, j’ai des choses à faire, je veux expérimenter et en même temps le succès me touche.Je ne sais pas comment concilier le tout, mais j’ai encore bien des spectacles à donner avant de trouver que je n’ai plus rien à dire.À peu près 300 par année.” Le concert de Metheny au Club Montréal était à l’image de ce jeune innovateur.Il a commencé avec quelques unes de ses pièces plus facilement reconnaissables pour rassurer l’auditoire avant de se lancer dans quelques expérimentations ainsi que la longue “Wichita Falls.” où il s’est livré à d’ahurissants jeux harmoniques avec Lyle Mays, soutenus puissamment par Dan Gottlieb à la batterie, toujours efficace et par un nouveau venu, Steve Rodby, à la basse et contrebasse, qui m’a fortement impressionné par son ambivalence exceptionnelle.Quelques fans de la première heure n’ ont pas accepté les explorations de Metheny, mais je crois que c’est le traditionalisme, ou plutôt une forme de conservatisme face à la recherche.Metheny et son groupe ont été éblouissants, avec Nana Vasconcelos magique aux percussions.Du grand moderne.Comme l’homme.Pat Metheny n’a que 26 ans.signifie de modernité.On aperçoit un bout de ciel, une atmosphère neuve sans se demander d’où ce ciel peut venir.Si Weather Report est aujourd’hui le groupe le plus important du nouveau jazz, c’est qu’il a payé pour le devenir.Miles Davis est peut-être le plus important inventeur du jazz moderne.Il a été à l’avant garde du cool jazz, du hard bop et du jeu modal; pourtant sa créativité est so LES RACINES DU CIEL.: WEATHER REPORT Lorsqu’on voit Weather Report aujourd’hui on ne se demande pas ce que le groupe WAYNE SHORTER WEATHER REPORT #' restée intacte en 1968 lorsqu’il fit jouer un beat simpliste et rock à Tony Williams, de même qu’un accompagnement percussif de piano électrique à Herbie Hancock sur “Stuff” de l’album “Miles in the Sky”.Ensuite, sur “In a Silent Way” il s’adjoint des percussionistes multiples ainsi que 3 pianistes électriques (Zawinul, Hancock, Corea).Le jazz-rock était né.Et avec “Bitches Brew” il se confirmait avec ses combinaisons de sonorités, son harmonisation modale tirée du jazz sur un fond rythmique intense et rock.Sur “Bitches Brew’’ jouaient Josef Zawinul et Wayne Shorter.“Lorsque Josef est arrivé à New-York, en 1959, dit Wayne Shorter, il ne connaissait personne.Je l’ai rencontré un matin après une nuit mémorable à Birdland (boite de jazz réputée de New-York) et nous sommes allés déjeuner ensemble.Il n’était rien du tout dans le monde du jazz, mais il était ambitieux.Nous avons travailler avec Art Balkey.Puis il s’est joint à Cannonball Adderley avec qui il est resté 10 ans et pour qui il a écrit des pièces extraordinaires.Il a introduit le piano électrique dans le grou-pe”' C’est avec les sessions de “Bitches Brew” que naquit l’idée de Weather Report, nommé ainsi parce que la musique du groupe changeait de jour en jour, comme la température.En fait le groupe vit son son évoluer pendant les 5 premières années de son existence, tout comme son personnel.En fait ce n’est qu’en 1976 que Zawinul découvrit les possibilités des polysynthéti-seurs et commença à explorer la palette orchestrale.Avec l’addition de Jaco Pastorius au groupe et plus tard l’insertion de Peter Erskine à la batterie, un ancien batteur de big band (Stand Kenton, Maynard Ferguson), Weather Report trouvait sa stabilité rythmique et harmonique.À présent, déclare Shorter, le groupe n’est plus une cumulation d’influences, mais un tout cohérent.Le temps a passé et il était normal que nous décantions tout ce qui nous a fait.Nous avons décidé de revenir à des structures permettant plus d’improvisations, nous nous éloignons résolument de ce qui pouvait être le courant du funk.Notre formation ne peut pas être niée, et je me sentirai toujours plus d’affinités avec Thelonius Monk qu’avec Michael Jackson.” Le concert que Weather Report donna pour inaugurer le festival de jazz était une preuve vivante de cette direction.Le groupe, avec plus d’ensemble que jamais se permettait de jouer au sein de ses structures.Jaco plutôt que de faire le show à l’avant, se concentrait sur l’ensemble rythmique, jouant carrément dans la grosse caisse de Peter Erskine qui a considérablement évolué depuis ses débuts avec le groupe.L’addition d’un i ~ S' .ï^ïm ¦,'r->- SV>^ V V >A\,\ 'tmmm mgmm; ©r* Çvt&M iîKü si®.FiivV;; ' ;'>:.> ¦&)?S^8 '•îgïS'S- -¦sSMS , ^."fr,- ;*r^ mmââ Mmm mzm £&&& ,y*± r Nouveauté de TROIS SUPER ALBUMS TROIS SUPER GROUPES ELO TIME Hold onTight/Twilight CE N’ÉTAIT QU’UNE QUESTION DE TEMPS AVANT QU’ELO NOUS ARRIVE AVEC UN NOUVEL ALBUM SUPERBE ‘MIME” H BLUE OYSTER CULT FIRE OF UNKNOWN ORIGIN iJl Burnin’ For You Heavy Metal: The Black And Silver Sole Survivor/Joan Crawford Veteran Of The Psychic Wars FZX/FZTX 37371 VOUS VOUS SOUVENEZ DE “DON’T FEAR THE REAPER” -JOIGNEZ-VOUS AU CULT - BLUE OYSTER CULT -“FIRE OF UNKNOWN ORIGIN” FC/FCT 37389 JOURNEY Escape Don’t Stop Believin’/Who’s Crying Now , h&M?i /' A * ON PART EN VOYAGE AVEC “ESCAPE”, LE DERNIER SUPER ALBUM DE JOURNEY TC/TCT 37408 Dites-le en musique Voyez notre étalage chez votre disquaire préféré JACO PASTORIUS DE WEATHER REPORT 22 joueur de tambours à main a permis à Erskine de baser son jeu sur les intermodulations inhérentes au jeu global.Robert Thomas, le per-cussioniste n’est là que pour prolonger le soutien rythmique et il ne faut pas voir en lui un nouveau Nana Vasconcè-los.Ce n’est ni sa fonction, ni son étendue.Josef Zaqinul est passé maître dans les polytextures et ce soir-là il a su créer de passionnantes élaborations.La majeure partie du concert était constituée de nouvelles pièces et de réarrangements des pièces du dernier album “Night Passage”.L’incroyable capacité des musiciens à improviser et à se retrouver ensuite au milieu de la mélodie a donné des moments extraordinaires.Évidemment beaucoup de fans de Pastorius étaient là, criant à chaque passage en triple croches, et conférant à certains moments une ambiance de foire à l’ensemble.Lorsque Jaco a tenté de fair® un solo délicat dans les harmoniques, les “rockers” de l’auditoire l’ont distrait et il leur a donné une petite moquerie en exécutant le “Purple Haze” de Jimi Hendrix.sans sourire.C’était la 5è fois que je voyais cette incarnation de ¦ Weather Report (sauf pour Robert Thomas) et j’ai vu un de leurs meilleurs concerts surtout au niveau de l’improvisation et des élaborations harmoniques.Que ceux qui ont été déçus parce qu’ils s’attendaient à du rock aillent se faire assourdir par Van Halen.Une déclaration qui date d’un an de Jaco résume bien la situation: “Si on se laissait faire, on jouerait “Birdland” toute la nuit.Le public a besoin de mélodies accrocheuses, il n’est plus capable d’écouter, alors il prend du pré-digéré.Personnellement je crois que le jazz offre beaucoup plus de croissance à un musicien, et c’est ce qu’un vrai musicien doit désirer plus que tout, la croissance.Sans cela il vaudrait mieux se faire investisseurs.” LA FUSION OU LA PRÉTENTION?.Lorsqu’on arrive au sujet épineux de la musique de fusion, je soulève un sourcil soupçonneux.Il y a tellement de merde sonore qu’on classe sous le nom de fusion que je ne peux que me mettre en position défensive.La fusion est maintenant l’excuse de la médiocrité comme le free-jazz était l’excuse de ne pas savoir jouer en 1968.Après Miles Davis, qui fait un retour magistral cette année, ses élèves et accompagnateurs ont formé des groupes où l’influence du maître se faisait sentir.Gdrea, Hancock, Carter, etc.ont réussi à humaniser une certaine rythmique, mais le genre créé a donné lieu à toutes sortes de variations plus ou moins réelles.Prenons le cas de Spyro Gyra.Ce groupe est en fait l’enfant de Jay Beckenstein, un saxophoniste dé studio de la côte Ouest.Un gars qui n’a jamais joué de jabz de sa vie, un mercenaire commercial.- Il s’est entouré de confrères de studio et s’est mis à concocter des tas de petites tounes accrocheuses qui n’ont ni sens ni direction autre que de faire accepter un son bien précis.Ce son là ne témoigne pas de l’inventivité mais de la volonté de vendre.Spyro Gyra n’est pas plus mauvais que bien de ses confrères en armes.Il ne veut juste rien dire.Et l’influence de tous ces petits électrificateurs (Bob Jame*s, Dave Grusin, Stanley Clarke) se fait sentir sur la scène locale.De tous les groupes qui se sont présenté au Festival, au moins 4 avaient le label fusion.Buzzz ne m’a pas impressionné outre mesure.Le St-Jovite Qüartet se sert intelligemment de son instrumentation mais n’est pas arrivé très loin au niveau de l’écriture encore.Agharta est typiquement un sous-produit.Vide de sens, le groupe se perd dans les méandres de ses élaborations autant rock progressif que jazz.L’instrumentation est complètement hors de contrôle et le travail harmonique est très moyen.Agharta est confus et lourd.De même, Uzeb est issu d’une autre génération du jazz-rock.Le groupe est formé d’instrumentistes impeccables, dont deux virtuoses exceptionnels, Alain Caron à la basse et Paul Brochu à la batterie.Cependant le groupe souffre d’incohérence au niveau de la composition.Empruntant des riffs ici et là, Uzeb n’a pas su synthétiser un son propre à lui qui saurait faire usage de la guitare synthétiseur, de la rythmique très solide et du jeu funky des claviers.Le problème sera peut-être résolu par l’addition d’un compositeur à temps plein.UN JAZZ D’ICI Pourtant il y a des groupes exceptionnels au Québec, des groupes qui sauront faire naître un jazz original et puissant de notre coin de terre.rant s’astreindre à une discipline harmonique difficile et à une structuration au rasoir de ses élans rythmiques.Les inventions de François Richard (piano, flute) sont uniques et précieuses.De même le travail de construction harmonique de Vanasse au vibraphone.Démesure est un autre exemple de groupe inventif issu du Québec.L’habileté du groupe réside dans son intégration des principes rythmiques du hard-bop aux inventions harmoniques de la fusion et du rock moderne.Le son d’ensemble est riche et neuf, et le groupe montre des qualités d’évolution intéressantes dues à une évidente ouverture d’esprit.Mais le jazz au Québec est encore souvent un calque de ce qui se L’ORCHESTRE SYMPATHIQUE Le plus impressionnant est sûrement l’Orchestre Sympathique (l’O.S.).Un groupe dont les qualités exceptionnelles n’ont jamais fini de m'impressionner.Le groupe abrite 2 excellents musiciens, Mathieu Léger et Jean Vanasse (batterie et vibraphone) mais ne fonde pas ses qualités premières sur cet aspect, préfé- fait ailleurs.Des gens comme Nelson Symonds ou Positive Vibrations ne font que continuer la tradition du hard bop, alors qu’Oliver Jones se prend pour un autre Oscar Peterson et que le Vie Vogel Big Band est excitant mais se confine à du répertoire qu’il exécute impeccablement mais tout à fait dans la tradition.UZEB PHOTOS STUDIO CINQ ^üü CIBLmf fmi, r*1*' v * I .^ ¦'> mm .-¦S; î‘: ‘aîsæsKsssj 'ï' ^ ¦ «il -V '.i ' ' - i /iï ' :: .il ’ Œ ¦ .- ¦ »•¦¦ Wl « ^ fjjLM c"y' ¦ .tiJpM-; *'îS!: iS:; ' V ^Êk/:P PHOTO MICHEL PILI ¦¦ -.î, J§ ¦S.E mm ¦ ÿ 'f;\ ÿ - m;c: s;;.-."-' .••• •' mm J X Fabienne Thibault de qui on tombe amoureux.Fabienne avec qui on a envie de passer plus longtemps qu’une nuit.Fabienne qu’on aimerait présenter à sa mère.Alors, le public il doit te manger toute ronde.Il doit te vouloir pour lui tout seul.Tu es à lui.C’est dur, sûrement.: “Appartenir à un public c’est quelque chose de lourd à porter, mais je l’ai voulu ainsi, je n’ai pas à me plaindre.Ça veut dire que beaucoup de gens t’appellent par ton prénom.et puis moi j’ai un prénom rare.c’est bien.J’ai l’impression qu’une autre chanteuse qui porterait le même prénom serait forcée de changer.Les gens paient pour te voir.c’est une transaction de vie.derrière leurs sous, y a leur coeur.À ce sens là tu leur appartiens.Il faut que tu complètes la transaction correctement, même si ça implique de manger un peu ta vie privée.Dans cette vie, le nombre d’étrangers que tu rencontres est inimaginables.La tendresse pour les inconnus ne doit pas être artificielle, fausse.ça se sentirait.Et puis ça te donne l’impression (comme ça leur donne aussi) de ne plus être tout seul”.Fabienne en douceur et en beauté.Mais comme je te sens, je suis sur qu’il doit y avoir derrière, autre chose.Ta force, ta rigueur doivent se réfléter dans un contrepoint à ta douceur, à ton calme.Quand tu éclates, quand tu exploses, ça doit faire des dégâts.“Parfois il m’arrive d’être assaillie par des vibrations “heavy”.Parfois les gens m’inspirent la haine.Mais il faut apprendre à “dealer” avec la violence, qu’elle vienne de dehors ou du dedans.Je garde la dignité dans tout ça.Et puis parfois je me fâche devant la critique, lorsqu’elle est vraiment trop hargneuse.Il y a des critiques qui prétendent préférer être baveux que plate, mais je me suis rendu compte qu’on pouvait être baveux et plate.La critique, devrait avoir un potentiel de générosité.C’est une fonction grave que celle de critique, un métier qui demande de l’humanité et la compréhension de tous les phénomènes qu’implique le spectacle.Chacun son trip mais chacun doit bien le faire.Ce que je suis c’est un ensemble d idées, de concepts.Si ça se fait garrocher par terre d’un coup de main inconscient, qu’est-ce qu’il reste de moi! Tu te dis que tes idées intéressent personne et tu t’arrêtes là! C’est dangereux.” Alors.Chanter c’est donc une oeuvre d’accomplissement pour toi.Tu laboures, tu travailles, tu peines.Tu te fais au hasard des mélodies.Les mots te forment, le pays se peuple.: “Quand je chante, j’me fais des dessins.J’me donne des raisons pour les mots, des sens.J’me crée des images, comme une grande tapisserie qui vient peu à peu.Moi j’ai des mains, mais tu vois, j’suis pas capable d’en faire quelque chose.C’est en ce sens que je dois trouver ce que je suis capable de faire.ma création à moi.Il y a soi et à travers soi on rassemble les autres.Et puis je sais rire de moi.Ça je m’en glorifie.If you’re not worth a laugh, you’re not worth a damn.Je sais que j’ai pas une voix si super que ça.Elle est là, comme elle est un catalyseur entre mes tounes et mon public.Mais c’est tout.Un beau véhicule, pas parfait.Le mot à mot, le dit, ça devient tout le tableau.” Au chaud contre ton flanc Voilà que je t’attends Le jour s’achève Je suis cette princesse De contes'd’enfants Celle qui rêve Aux bras de son amant Le soir en s’endormant — Fabienne Thibault (inédit) “J’aime me souvenir.Je crois que la plus grande richesse pour ce qui vit c’est d’avoir des souvenirs.Il faut aimer ses souvenirs même les plus amers.ils ont contribué à faire ce qui est.Us ont vécu.Us dorment en nous et s’éveillent quand nous leurs parlons ou les interrogeons, puis ils se rendorment comme un bon chien qui dort, aux aguets, protecteur.J’ai un souvenir comme ça qui se lie à ma vie de scène.Quand j’étais p’tite, mon grand-père me faisait “marcher sa terre”.C’était comme une prise de possession pour lui.J’en ai retenu qu’il me fallait “marcher ma scène”, l’habiter, en faire mon lieu à moi.Et la scène n’est pas la vie.c’est autre chose, il faut apprendre à y faire un geste naturel, mais qui projettera jusqu’aux rangées du fond.” “J’ai vécu beaucoup en 6 ans, et aujourd’hui, on dirait que tout arrive en même temps.Mais il y a un rapport immatériel entre chaque action.C’est comme si la vie m’était une série de coïncidences heureuses.Or bâtit par couches superposées.et chaque addition multiplie la précédente.Si on me bâtit une pyramide, il faut qu’il y ait de moi dans l’échafaudage, sinon ça ne pourra pas tenir.J’ai 28 ans et je vis en public quelque chose qu’au fond j’ai toujours été.” Alors.Est-ce que tu écriras plus maintenant?Est-ce que tu te livreras à des arabesques personnelles sur le papier, des volutes qui te livreront parcelle par parcelle?Tes chansons te sortiront-elles du coeur?“Au fond, jamais personne l’a su que j’écrivais mes tounes.C’était caché, enfoui en quelque part.Et en plus il faut qu’on me le dise, qu’on me dise que je sais écrire.Et pendant un moment, les gens ont oublié de me dire quoi que ce soit là-dessus.Mais depuis quelques mois j’ai écrit pas mal.U fallait que je puisse trouver des choses identifiables, claires.Auparavant je ne connaissais que moi et mes chansons correspondaient à une époque précise de ma vie.Même si jamais mes textes ne portaient sur ma personne, j’avais l’impression de ne pas en savoir assez.Et puis il y a l’exigence de chanter des bonnes affaires, de faire corps avec mes chansons.Maintenant, je sais que j’écris d’aussi bonnes tounes que ben d’autres.” Alors j’espère que notre exercice d’exploration a été intéressant.J’espère que ce mot à mot a fait plus qu’effleurer les contours.Je souhaite avoir suivi un peu le voyage qui t’habite.“Marc Desjardins me dit qu’il axera son papier sur “l’intériorité”.Un souvenir me revient.je suis à ma place, côté cour?Côté jardin?J’sais jamais.Sur le stage du Palais des Congrès, à Paris, pour Starmania.Stella Spotlight réplique à Zéro Janvier qui lui reproche son manque de zèle.de sensualité pour sa publicité: “Je joue sur l’Intériorité”.Tous les soirs elle appuie et caricature cette réplique, nous faisant rire, Etienne Chicot et moi.c’est un moment chaud.de complicité, qui nous rapproche.mais je rêve peut-être.Peut-être est-ce mon imagination tout simplement, ou un besoin que j’ai.qui sait?.Je crois pourtant que ça se passe.magie de la scène.chaleur.J’aime ce métier infiniment.” J’AIME CE MÉTIER INFINIMENT* LE LIMELIGHT PRESENTE LA NOUVEAUTE DE L ANNEE DANS LES DISCOTHÈQUES HUIT ANS.HUIT ANS + FOU BAL EN BLANC: DIMANCHE 20 SEPTEMBRE 1981 1254 RUE STANLEY, MONTREAL, QUEBEC H3B 2S7 871-0057 MEILLEURS VENDEURS^ oliciilmcliu IravcraiouU CORBEAU 10km, FREQ NORM LO * MEMO aOCK Le “Dashboard Wizard”tm- Jusqu’aujourd’hui, il n’y avait que les stéréos d’autos.Mettez de côté tout ce qu’on vous a appris de la stéréophonie automobile.Le “DASHBOARD WIZARD” est arrivé! Un système préamplifié complet encastrable au tableau de bord qui transformera votre voiture.Son récepteur digital électronique de grande précision mémorise vos 7 stations Am et 7 Fm préférées, localise d’un côté ou de l’autre, pas à pas ou par balayage rapide et il vous indique même l’heure.Pressez le commutateur d’égalisation et presto, le magnétophone cassette à retour automatique se règle f>our les rubans au chrome ou au métal; une tête de ecture “lifetime metal”, conçue pour résister longtemps.Son égalisateur graphique à 5 bandes vous permet d’ajuster la musique avec l’acoustique de votre voiture.ST* £j£, Et la performance?Sensationnelle, bien sûr.Et avec le Dlby en fonction sur le FM ou le ruban, le bruit de fonds est définitivement chose du passé.Aüez voir et écoutez le “DASHBOARD WIZARD” et la ligne complète des modèles encastrables.FUJITSU TEN chez votre détaillant préféré.Toute ressemblance avec d’autres stéréos connus ne pourrait être qu'une illusion de votre imagination! Disponible chez; André Radio (tous les magasins) et Atlantique 6060 est Métropolitain Place Versailles Place Vertu Ottawa: 1580 Merivale 199 Sparks St.St FUJITSU TEN Exclusive Distributor.A member of the Atlas Electronics Group.50 Wingold Avenue, Toronto.Ontario M6B 1P7.Offices in Montreal, Toronto, Edmonton and Vancouver.AUDIO PAH MARC DESJARDINS LES COMBINES LE TOUT.,, DANS UN Vous avez des goûts de haute-fidélité mais des budgets plutôt restreints?Vous avez peu d’espace pour loger une grosse chaîne haute-fidélité?Vous n’êtes pas du tout intéressé à magasiner d’un endroit à un autre pour trouver le meilleur amplificateur au meilleur prix, la table tournante la plus versatile, et les hauts-parleurs qui vous donneront la meilleure réponse de fréquences dans les moyennes claires?Alors vous êtes peut-être le client tout indiqué pour le combiné haute-fidélité.’appartiens à la génération qui a commencé ! à écouter des disques sur le “stéréo” familial: un gros complexe rectangulaire destiné à la haute-fidélité collective et comportant plus de bois teint faux-acajou que de pièces électroniques.Ces gros machins-là se camouflaient bien dans un coin du salon style colonial-espagnol.Un système de porte coulissante transformait le meuble parental en centre de plaisirs adolescents.On y retrouvait de tout, depuis la table tournante à spring et cartouche céramique (qu’on alourdissait d’un 25 cennes quand elle sautait) au magnéto cartouches 4 pistes qui mangeait vos bandes, en passant par le récepteur AM-FM-Multiplex (un étrange et incompréhensible principe qui vous permettait d’avoir une sorte de stéréophonie radio avec l’aide d’accessoires que votre père n’achetait jamais.).NEC Et puis un jour, la manie de la technologie nous a fait snobber le “stéréo”.Nous avons décidé qu’il serait plus à la page de voir les boutons électroniques et les voyants lumineux qu’on cachait avant.Et puis on impression- nait le voisin avec le nombre d’appareils plutôt qu’avec la grosseur du meuble.La révolution de la composante séparée avait quand même sa raison d’être.Il était évident que le même manufacturier ne pouvait produire à la fois la meilleure table, le meilleur magnéto, le plus puissant ampli et les hauts-parleurs les plus perfectionnés.En combinant différents éléments on pouvait s’assurer qualité et économie.On pouvait bâtir un système à notre goût et surtout le faire grossir selon nos ressources et notre éducation auditive.Mais avec le temps et le progrès de la miniaturisation, les composantes séparées n’ont plus la même justification.En effet, bon nombre de manufacturiers se sont concentrés sur le développement d’éléments séparés se complétant parfaitement.Et aucun fabriquant majeur ne peut plus être considéré “en deçà” d’un autre dans une même catégorie prix-qualité.De plus, les chaînes de détaillants se sont nises à imposer des chaînes stéréo montées d’avance avec telle ou telle composante, des marques différentes mais qui, au bout du compte, sont bâties sur le même schéma.Voilà, on assiste au retour du combiné maison, mais d’un calibre plus élevé que le “stéréo” famiüal d’avant.À l’origine de cette renaissance, il y a, bien sûr, la micro-composante.Les manufacturiers de composantes haute-fidélité se sont servis de la technologie micro-miniature pour développer des appareils qui prennent peu d’espace et qui sont coordonnés dans leur aspect extérieur.YORK Il n’y avait pas bien loin à aller pour remettre un chassis autour des composantes.Le combiné est une solution idéale pour quelqu’un qui veut de la musique dans des conditions décentes sans payer un prix de fou.C’est également très bien comme second système de son.À prix égal un système combiné ou un système séparé, ça s’équivaut.Et en plus, il n’y a plus de problème de branchement.Un combiné fondamental comporte une table-tournante, un récepteur-préampli-ampli, une platine cassette et/ou cartouche, et une paire de hauts-parleurs.Le prix peut varier entre $400.00 et $3,000.00 selon les “options” et en 1981, le critère prix/qualité est un assez bon baromètre.Évidemment, il y a des chaînes combinées différentes, sans table ou hauts-parleurs.Nous y reviendrons.Concentrons-nous sur un fabriquant de marché de masse comme Yorx, et nous aurons un bon éventail de l’équipement bon marché.On y passe du M2681 qui comporte un récepteur MA-MF, une platine cartouche huit pistes, un égalisateur 5 bandes et une table tournante automatique, et des petits acco-modements comme une minuterie ou 2 micros condensateurs intégrés.Au bas de la ligne, le M265 comporte 2 platines, le récepteur et la table tournante mais avec moins de gadgets.Ces appareils sont fabriqués par la plupart des manufacturiers s’adressant au marché de masse comme Lloyds, Morse, Sharp, etc.La qualité par rapport au prix est convenable, même si on ne doit pas s’attendre à de la haute fidélité excessive.Par contre, des maisons -comme Sanyo ou Aiwa, fabriquent des combinés qui vont beaucoup plus loin au niveau de la technologie.La palme de l’ingéniosité dans le domaine revient sûrement à Mitsubishi et son système X10.En effet, les fabriquants japonais ont su révolutionner la technologie tout en faisant un appareil pour le grand pubüc.Le X10 est centré autour d’une table-tournante verticale qui représente le nec plus ultra de la table-tournante.Intégrés au système on retrouve un récepteur-ampli donnant 25 Watts par canal, ainsi qu’une très bonne platine cassette.Le tout se situe en-dessous de $1000.00.Évidemment, d’autres fabricants - comme Sansui avec le Super Compo, ont tout simplement rassemblés diverses composantes de haute technologie dans un même boitier.Le prix en est plus élevé, la qualité aussi.Cepe-dant, ce ne sont pas à proprement parler des combinés mais bien des assemblages de composantes autrefois séparées.La grosse bébitte de la chaîne combinée c’est le haut-parleur.La table tournante est aussi un point faible dans les assemblages à bas prix.Dans l’équipement à prix modique, les enceintes ac-coustiques sont en général d’une qualité très inférieure et nous vous suggérons de rajouter à votre combiné une bonne paire de petits hauts-parleurs compacts, pas trop chers, et qui sonnent bien.Vous pourrez toujours vous servir des hauts-parleurs originaux pour redistribuer le son dans une autre pièce de la maison où la qualité est moins cruciale.Pour ce qui est des tables-tournantes, on ne peut pas faire grand chose sans tomber dans de la dépense supplémentaire majeure.Certains appareils comportent de bonnes tables à transmission, mais d’autres sont moins bien équipés.Regardez bien la table avant d’acheter, essayez de sentir si le mécanisme est plein de ressorts qui s’usent vite.En plus, vous pourrez toujours, pour une quarantaine de dollars, équiper votre bras de lecture d’une cartouche de bien meilleure qualité que l’originale, comme par exemple une Au-dio-Technica.D’ailleurs, pour pallier au défaut du haut-parleur et de la table-tournante, des fabricants ont créé des combinés qui ne comportent que la platine cassette, l’ampli et le syntonisateur.Vous y adjoindrez une table à votre convenance de même qu’une paire d’enceintes accoustiques de la qualité qu’il vous siéra.NEC vient de sortir le W 220 E qui est une excellente “tour de musique” avec une bonne table à moteur 4 pôles, un récepteur très efficace, une bonne platine cassette et un ampli solide capable de donner 20Watts par canal, avec une réponse de fréquence de 20Hz à 20KHz.Un conseil: fuyez comme la peste la plupart des équipements cartouche 8 pistes, ils ne sont plus actuels, leur construction est très inférieure, et, d’ici 5 ans, ils ne serviront plus à rien.D’ailleurs la qualité de reproduction d’une cartouche 8 pistes est bien inférieure à celle d’une cassette.En terminant, je mentionnerai la série des Integrated Audio Tower, de Pilot (une division de Morse).Cette série comprend une bonne série de caractéristiques, un choix d’options, de l’équipement honnête (incluants de fort bonnes enceintes) et celà à un prix modique.Et en attendant que vous ayez les moyens de mettre du Quad jusque dans votre salle de bain, je vous souhaite de trouver le combiné de vos rêves.?PILOT NOUVEAUX PRODUITS/AUDIO AUDIO-TECHNICA |-1 es nouveaux écouteurs : électret à condensateur |____| ATH-8 de Audio-Technica représentent l’apex de la 'conception de casques à hautes-performances.L’excellente réponse de transientes que fournit ce casque est dûe à son système électret dipole et à son diaphragme à masse légère de 2 microns.Les basses sont fidèlement rendues même à 10Hz, les moyennes restent naturelles et les hautes atteignent un solide 32,000Hz sans changement perceptible de la qualité sonore, quelle que soit la puissance audio.L’adaptateur électret nécessaire a deux sorties pour casques de même qu’un commutateur hauts-parleurs/casque et un filtre hautes/basses de 6db.TECHNICS U.) l e -bras de la table SL-DL1 est conçu pour suivre le sillon du disque exactement comme il a été gravé: en ligne droite, ce qui élimine toutes les erreurs de pistage et le patinage du bras.La conception dynamiquement balancée signifie que le bras exerce toujours une force mécanique corrective de pistage pour fournir les meilleures performances dans toutes les conditions.Un moteur à courant direct, dirigé par un micro-ordinateur, propulse le bras au long d’un mécanisme de glissement à basse friction, pendant qu’un accouplement par câble amorti toute vibration.En plus, tout le système de la SL-DL1 est contrôlé par un système d’ordinateur qui en rend l’opération excessivement simple même si les mécanismes de pistage et de propulsion sont très complexes.La vitesse de la table est d’un ordre de précision de plus ou moins .002% avec .025% de pleurage.Le rapport signal/bruit est de 78 db (DIN B).KENWOOD $ K6Mwaao He syntonisateur/ampli/ platine cassette KRC 411 de Kenwood est spécialement conçu pour conserver la qualité de réception sur les longs parcours où la qualité de signal peut varier beaucoup.L’accord est entièrement automatique grâce à un système à synthétiseur au quartz qui balaye tout le spectre.Les stations peuvent être mises en mémoire et rappelées à une pression de bouton.Le dispositif ANRC contrôle continuel- lement la qualité du signal à l’antenne et adapte le mode de réception en conséquence.La platine cassette est compatible aux bandes “métal”.L’égalisation passe automatiquement à 70 microsecondes selon la bande.La puissance de sortie est de 2 X 4 Watts à 1% de distortion harmonique.Vous pouvez mettre 10 postes en mémoire.Les têtes de lecture sont en Permalloy.Vous avez aussi un affichage numérique de la fréquence de syntonisation et de l’heure.BOSE e modèle Bose 802 représente l’avance la plus si-______ gnificacive dans le domaine du haut-parleur professionnel depuis le révolutionnaire modèle 800.Le modèle 802 utilise un agencement multiple de hauts-parleurs plein spectre.Leur couplage accoustique rapproché élargit les résonnances individuelles de chaque haut-parleur, produisant ainsi un son inhabituellement transparent et précis.Dans chaque modèle 802, les 8 hauts-parleurs sont montés sur 4 facettes séparées pour une dispersion efficace.2 colonnes d’air réactives augmentent la production de basses fréquences, en baissant le facteur de distortion par la réduction de l’excursion de membrane dans les basses fréquences.La puissance de fonctionnement est 160 Watts avec onde sinusoïdale continue et 300 Watts pour programme continu.La dispersion horizontale est de 120 degrés et la dispersion verticale de 100 degrés pour une seule enceinte et de 60 degrés pour une paire d’enceintes.TRAC v src> st
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