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Titre :
Québec rock
Magazine mensuel présentant le monde de la musique rock et de la musique populaire d'ici et d'ailleurs. [...]

Québec Rock est un magazine consacré à la musique et publié à Montréal de 1977 à 1986. Fondé par Paul Haince, Jacques « Coco » Letendre et le journaliste Marc Desjardins, qui y fera carrière, il est d'abord offert gratuitement sur papier journal dans les magasins de disques; il connaîtra un fort succès commercial en format magazine à la suite de son rachat par Guy Perron.

Québec Rock rassemblera au cours des ans une équipe de journalistes jeunes et dynamiques, dont certains connaîtront une longue carrière médiatique - notamment Georges-Hébert Germain, Nathalie Petrowski, Franco Nuovo et Laurent Saulnier. Le magazine s'occupe surtout de couvrir les événements musicaux, avec des entrevues, des nouvelles du milieu musical québécois et international, des critiques de disques, mais aussi des chroniques variées, particulièrement sur la mode et le cinéma.

Plusieurs numéros ont été de grands succès en kiosque, s'écoulant à plusieurs dizaines de milliers d'exemplaires : ils présentaient en page couverture Normand Brathwaite (pour la comédie musicale Pied de poule), Michael Jackson, Ding et Dong, Corey Hart, Diane Dufresne, etc. Québec Rock a été une sorte de Rolling Stone québécois qui, avec sa version anglaise Graffiti, en est venu à détrôner le magazine américain dans son créneau au pays.

Son éditeur a aussi publié un magazine à succès pour les adolescents, Fan Club, et a été un exemple à l'époque sur le plan de la convergence médiatique, profitant de productions télévisuelles associées sur TQS pour utiliser la dynamique des renvois promotionnels.

Éditeur :
  • Montréal, Québec :Québec rock,1977-1986
Contenu spécifique :
Décembre 1981 - Janvier 1982
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
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Références

Québec rock, 1981-12, Collections de BAnQ.

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;R 1-60 KNG CRIMSON • AC/DC • PLASTIC BERTRAND • INSTRUMENTS DE MUSIQUE DANIEL LAVOIE EN FRANÇAIS BEL DU SANG _____NEUF MÂNDEVELE SUPERSTAR 2.00$ DÉCEMBRE-JANVIER 1981-1982 NO 9 ifi ' O is® ' \ ( b.\ A DE L'ORDRE DANS LA MACHINE TE AC Modèle 144 PORTASTUDIO ¦ La machine des musiciens ‘Ping Ponging» Mixage et transfert d'une piste à l'autre y ‘Punch in» Réenregistrement d'une piste déjà enregistrée.“Léger et autonome» Il enregistre en multipiste n'importe où, il ne manque qu’une prise 110 volts.“Ouverdubbing Création d'une bande maîtresse avec 4 pistes indépendantes synchronisées.entrées avec atténuateurs EQ, écho, send, etc.Un magnétophone à 4 pistes en ligne, synchronisées et système Dolby.Avec le TEAC portastudio, vous aurez du génie.Que vous soyez compositeur, arrangeur ou musicien, votre talent mérite la qualité TEAC.Le modèle 144 Portastudio est en fait un studio multipiste complet intégré en un seul appareil léger et pratique.Quatre ou I art et la technologie se rencontrent musiquy en t, et la vos mains Avez-vous l'impression d'assister à un concert en écoutant votre chaîne stéréo?Certainement pas.Que celui qui déclare le contraire ne prétende pas avoir de l'oreille ou s'ètre déjà rendu à un concert! Le mieux qu'une chaîne stéréo puisse parvenir à réaliser est de s'approcher de la richesse dynamique de la prestation des musiciens.Pour nous, techniciens de Sansui, c'est bien là le but à atteindre.Une bbnne manière de faire ceci est de vous rendre responsable de la qualité acoustique de votre chaîne.Personne de notre connaissance ne dispose d'un auditorium digne des délicates qualités acoustiques d'une salle de concert.Qui plus est, aucune des méthodes de reproduction classiques (disques, bandes, FM) n'est à même de restituer la gamme dynamique intégrale d'une symphonie.Voilà pourquoi vous avez besoin d'un équipement stéréo polyvalent tel que le SE-8, égaliseur graphique à 10 gammes d'ondes intégrales et analyseur de spectre en temps réel intégré.Avec lui, vous pourrez enfin recréer approximativement la qualité de la prestation authentique des musiciens, même dans un mouchoir de poche.Et même si vous n'optez pas pour la remarquable polyvalence du SE-8, 1 amplificateur intégré AU-D7 à circuit linéaire A,à DD/DCmet à votre disposition quatre commandes de tonalité, à savoir: supergraves, graves, présence et aiguës.Cette conception donne une bien plus f vaste latitude de commande que ^ les classiques réglages de graves et d'aiguës des autres amplificateurs.Parallèlement à ceci, le AU-D7 permet d'employer une cellule à bobine mobile (MC) qui peut venir réhausser la pureté sonore que le circuit linéaire A à réussi à atteindre en éliminant totalement les distortions de commutation et de recouvrement.Et lorsque vous déciderez de jouir des innombrables joyaux musicaux qui sillonnent les ondes, le moment sera venu pour nous de vous proposer notre tuner-synthétiseur à quartz apparié: le TU-S7.Il vous offrira trois modes'd'accord, y compris l’accord présélectionné par poussoir de 6 stations FM et autant de stations AM.Pour que votre intérieur sonne presque comme une salle de concert, laissez donc Sansui remettre la musique entre vos mains — TU-S7 Existe egalement en finition ncnn?i AU-D7 Siui s ni ELECTRONIC DISTRIBUTORS (CANADA) Siège Socil 2145.W Broadway.Vancouver 9, B C V6K 2C7 Phone (604)736-6511 Ontario 63 Advance Road, Toronto.Ontario.M8Z 2S6 Phone (416)233-6267 Quebec.2715 Louis-A Amos.Lachine, Quebec.H8T 1C3 Phone (514)636-8986 SANSUI ELECTRIC CO.LTD.14-1 Izumi 2-chome.Sugmami-ku, Tokyo 168.Japan .-.-s.‘ r Têt6S conventionnelles Têtes Hitachi Très rapprochées, puisque parfaitement isolées.Résultat meilleur contact entre chaque tête et la bande.Éloignées pour prévenir la rétroaction.-J>v T-" ¦ : rsas 'TVi'T/V aSs:': iâSài; s.»- Hitachi a le bon contact.La tête combinée à entrefers rapprochés pour enregistrement et lecture.Les ingénieurs Hitachi ont conçu pour vous la tête exclusive qui améliore le contact avec la bande â un degré jugé jusqu'ici impossible.Résultat: un relief et un timbre supérieurs, qui reproduisent les plus fines subtilités de l'enregistrement.Le nouveau son Hitachi présente une nette différence à l’audition.Hitachi a les meilleurs contacts.sans mélanger ses signaux! Dans les platines conventionnelles, les têtes d'enregistrement et de lecture sont éloignées pour prévenir la rétroaction due à un croisement des signaux.Hitachi a résolu le problème en les isolant l'une de l'autre.De plus, elles sont dans un même compartiment, tellement rapprochées que le contact entre la bande et chaque tête est idéal autant pour l'enregistrement que pour la lecture.Un double avantage qu'on ne retrouve pas chez la concurrence.Hitachi fait le pont.Meilleur enregistrement, meilleure reproduction: avec Hitachi, la haute fidélité atteint de nouveaux sommets.Votre appareil Hitachi fait le pont entre la qualité de reproduction et le son original.Une nette différence à l'audition.Voyez et écoutez la gamme impressionnante de platines â cassette Hitachi chez votre marchand préféré.La touche Hitachi.On l 'a ou on l 'a pas.#La qualité prime toujours chez HITACHI pah Guy Perron Editeur NOTE pah Guy Perron Editeur Tout autour de nous bouge tellement vite, souvent on a peine à s’adapter aux changements.À peine l’adaptation terminée, souvent on se retrouve encore dépassé par les événements.Québec Rock entre maintenant dans sa troisième génération.La première couvrait la période d’avril 1977 (naissance du magazine avec Garolou en couverture) à mars 1980 (Plume).L’essence du magazine à cette époque était d’informer les gens sur toute la musique d’ici.Une période où la créativité québécoise était à son maximum.Rappelons-nous Harmonium, Aut’Chose, les Séguins, Danger, etc.Autre temps, autre moeurs.2e génération de Québec Rock: Québec Rock devient tabloïd avec couverture glacée.Il devient un magazine toujours à priorité musicale mais il élargit ses horizons.Il devient plus culturel et on y voit se greffer des nouvelles chroniques telles le cinéma, le théâtre, la danse.Québec Rock est maintenant à l’aube d’une 3e génération qui débutera dans le prochain numéro du magazine soit au début de février 1982.La direction prévoit pour entreprendre cette nouvelle aire, plusieurs changements dont le plus remarqué sera certainement son “new look” avec un nouveau format 8-1/2” x 11” (magazine régulier) avec beaucoup plus de couleur à l’intérieur; le tout créé par une équipe plus jeune et combien dynamique qui vit à votre rythme et qui se fera un devoir d’être à la fine pointe dans tous les domaines pour vous, chers lecteurs.On ne vous en dit pas plus.On vous laisse l’eau à la bouche à la venue d’un Québec Rock amélioré.Et que dire de ce dernier numéro tabloïd sinon qu’il est on ne peut plus.Deux posters couleurs, un à la mémoire de John Lennon, l’autre pour ce formidable groupe qu’est Police.Ne manquez surtout pas de lire ce que Mars Desjardins nous révèle sur eux suite à leur rencontre à Morin Heights en octobre dernier.N’oublions pas Bill qui fait fureur avec son “As-tu du feu” et Mandeville frais sorti du studio PSM avec son nouvel album.Vient s’ajouter, notre ami Daniel Lavoie qui ne cesse de nous épater ainsi qu’une entrevue avec Bob Beauchamp, directeur des programmes de la station numéro un sur la bande PM suite aux BBM, CKOI-FM.Toutes nos chroniques régulières viennent enrober le tout et en faire notre délice des fêtes que nous vous offrons.On vous souhaite de joyeuses fêtes et on vons prépare tont nn “Boom” ponr le prochain, en février.Envoyez-nous vos commentaires à notre nouvelle adresse.SOMMAIRE DÉCEMBRE 1981/JANVIER 1988 VOL 5 NO 9 Photos couverture: LYNN GOLDSMITH (POLICE) NORMAND RAJOTTE (MANDEVILLE) DANIEL POULIN (BILL) NORMAN PAUL (DANIEL LAVOIE) CHRONIQUES _______________________ EN LIBERTÉ PROVISOIRE _______ 18 DANSE MUSIK _________________ 14 JAZZ ________________________ 19 CARNET DU ROCKER ____________ 22 DANSE _______________________ 24 QUOI DE NEUF À QUÉBEC ?_____ 29 DISQUES _____________________ 45 SHOWBUSINESS ________________ 50 INSTRUMENTS DE MUSIQUE ______ 56 AUDIO _______________________ 62 CONNAISSEZ VOUS BIEN VOT’ ROCK N ROLL ?__________ 66 RENCONTRES _____________________ DANIEL LAVOIE _______________ 25 POLICE ______________________ 38 BILL__________________________43 GAZETTE___________________-_____6 IMPORTANT NOUVELLE ADRESSE QUÉBEC ROCK 1572 rue Saint-André, C.P.187 Suce.“C” Montréal, P.Q.H2L-4K1 521-2466 Fondateur : Jacques Retendre, Editeur: Guy Perron, Directeur général: Guy Perron, Directeur artistique: Marleen Beaulieu Rédacteur en chef: Jacques Retendre, Secrétaire à la rédaction: Marc Desjardins, Publicité locale - Montreal: Allen Boucher, Maurice Maühot - Québec: Paul O’Neil, Michel Forest, Promotion et Distribution: Yves Recavaher, Distribution: Res Distributeurs Associés du Québec (DAQ), Distribution postale: Poste Zip Zap, Courrier 2e classe, enregistrement n° 5047, dépôt légal: Bibliothèque Nationale du Québec, Bibliothèque du Canada, ISS 0226-7187.QUÉBEC ROCK A ÉTÉ FONDÉ EN 1977 ET EST PUBLIÉ PAR QUÉBEC ROCK INC., 1572 ST-ANDRÉ, CASE POSTALE 187, SUCCURSALE C MONTRÉAL H2L 4K1 TÉL.: 521-2466.COPYRIGHT 1981 PAR QUÉBEC ROCK INC.RESPONSABLE DU BUREAU DE QUÉBEC: PAUL O’NEIL AU 55D PETIT CHAMPLAIN, QUÉBEC G1K 4H5 TÉL.: (418) 694-9253. GAZETTE ROCK d Æ' « K* : s.CHARLEBOIS RETOUR AU BERCAIL! /1Æ m À peine rentré de Paris, Robert Charlebois s’est pointé à Télé-Mé-tropol^g^iestion d’être le co-ani-mateurinvité de Michel Jasmin.Son nouvel album “Heureux en amour?” vient tout juste de sor-^ tir ici alors qÿ’en France il est déjà sorti depuis un bout de temps.Ses projets?»Aùcu'n show,, ça c’est certain- Du cinéma alors?H a yu.j Raiders o£„the lost Ark” 5 fbis et ça lui a redonné la piqûre.Charlebois a toujours ra-follé de gadgets.Son nouveau da-la vidéo.H possède déjà une posante “vidéographie”.’.glebois et toute* sa petite fa-, femme et ses'2 fils) iront s cha%£fer en Guadeloupe où Robert, aiffie se réfugier quand l’hi-• ver québécois est trojc rigoureux.\ LA MUSIQUE D'OFFENBACH POUR "METIER: BOXEUR" • •• # B Quant ça cogne dur, ça prend de la musique “fracassante”.André Ga-i gnon, réalisateur du film-documen-I taire “Métier: Boxeur” a fait à Offenbach pour rehausser en musique | les images terrifiantes de ceux qui avec leurs seuls poings peuvent tuer ! leur adversaire (comme c’est arrivé dans le cas de Gaétan Hart).Suite à i la projection initiale (en privé), André Gagnon (au centre) a réuni Ro-; bert Harrison et Gerry Boulet d’Of-fenbach avec le boxeur Gaétan Hart et son gérant Andÿ Nadon.“Métier: I Boxeur” est présentement présenté un peu partout dans les salles de cinéma du Québec.À Montréal, on a pu le voir au Cinéma Lumière.-* Km i ruban Les audiophiles ont depuis toujours cherché à atteindre une gamme dynamique optimale.Elle représente en effet la plus importante différence entre l'exécution et la reproduction musicale.Désormais, gamme dynamique est devenue synonyme de circuit dbx.L'écoute du nouveau magnétophone à cassette Technics, modèle RS-M270X, vous fera découvrir ce qui distingue les tons doux des tons forts de même que les subtiles différences entre un duo et un quatuor.En fait, un enregistrement effectué sur le modèle RX-M270X reproduit la musique dans toute sa plénitude, mieux que tout autre magnétophone conventionnel, et ce, peu importe le type de ruban.Vous saurez percevoir la différence qu'offre le réducteur de bruit dbx.A l'encontre des systèmes ordinaires, le circuit dbx réduit le bruit sur toute la gamme.non seulement en haute fréquence.Outre le sélecteur dbx qui permet de décoder les disques enregistrés avec dbx, le magnétophone RS-M270X offre plus encore.En effet, il incorpore un système d'entrainement direct, d'où une rotation stable et une réduction significative du taux de pleurage/ scintillement.Les commandes sont du type logique à solénoïde, ce qui rend possible la commutation directe d'un mode de défilement à un autre.Notons aussi les têtes "Sendust SX" ainsi que les décibelmètres fluorescents codés en couleur, avec mode crête maintenue.Faire l'écoute du magnétophone RS-M270X ou encore du modèle RS-M240X, offert à un prix moindre.c'est comprendre, avec précision, l'importance de la gamme dynamique, peu importe le ruban utilisé.dbx est une marque de commerce de "dbx inc " Technics le son du savoir gg S'orna En 19S8, 4u moment ou le rock n’ roll commençait vraiment à marcher, j’ai découvert deu: musiques par l’entremise de deux musiciens inégalés- jusqu’à cejour: le jazz-avec IVüles Davis et la chanson française avec Georges Brassens, “Au village sans prétentionj^hantait Brassens, " iutation.”.de diglvis, la sim-rges fiïassens m’a Ide grosses produe-rlui.Nonç «Juste sa gui-Üelques fois, une contre-sa voix, sa'grosse voix Je n’avais jàïïiaié-r1'’-de pareil.Au fil des retrouvais les ch3,hsofïS issens.“Les copà-ins^ ’.Georges BrasséfSç " début de novembre, dira “du Brassens com-' It “ du Villon ”.La maison Pclygr-am de Montréal devrait bientôt mettre sur le marché une collection\des meilleures chansons de GfÉarges Brassens.-fc Après plicite surpr tions mort jour o me on LAURENTIDES FLASH.CANTONS DE L’EST RAINBOW, le groupé dirigé par RITCHIE BLACKMORE a enregistré son prochain aux studios d’André Ferry à Morin Heights.^ En collaboration avec QUÉBEC ROCK, le Pub St-Jérôme présente le groupe WOODOO pour tout le mois de décembre.QUÉBEC ROCK vous invite à passer de 1981 à 1982 au JT’s de Ste-Adèle le 31 décembre.Champagne et cocktail de minuit seront servis, accompagnés de la meilleure danse-musique des Laurentides.TAXI a fait la réouverture du CHICAGO BLUES de Ste-Adèle en novembre.Les nouveaux shows s’en viennent, présentés par QUÉBEC ROCK.ANDRÉ LI-BOIRON en ondes du lundi au vendredi (de 16 à 20h00) à RADIO ST-JÉRÔME (900 au cadran).À la prochaine! ?FLASH.L’incroyable COCO SHOW captive des milliers d’auditeurs tous les samedis soirs dès 18HOC à l’antenne de CIMO-MF (106,1 au cadran).Du rock à la radio comme on ne pensait plus qu’il s’en pré- sentait.Si vous passez par Drummondville, allez faire un tour au bar le plus sympa en ville, le JAZZ-AD-LIB situé au deuxième étage du Manoir Drummond rue Hériot.* 8 : IwPSI üpüigüüiiiilii WmMmËÊmÊÊmÊÊmm.SÉSPliP^ 'W#f.buvelle présentation élégante.Nouvelles caractéristiques exceptionnelles.Bon vieux Onkyo.Au cours des quelques dernières années, les récepteurs Onkyo sont devenus des amis de longue date pour de nombreux canadiens.Et, comme les bons vieux amis, ils semblent toujours s’améliorer.Cest ce qui rend ces nouveaux récepteurs Onkyo si intéressants.Vous obtenez l’assurance d’une fabrication éprouvée offrant toute une gamme de caractéristiques exceptionnelles.Comme la syntonisation à verrouillage par quartz et à verrouillage automatique.Onkyo les a conçu .Onkyo les a perfectionné.Et bien que de nombreux autres récepteurs les offrent maintenant, Onkyo en est toujours le meneur.Le fonctionnement “Super Servo” de l’amplificateur.Les ingénieurs de Onkyo réalisèrent il y a longtemps que ce que vous ne pouvez entendre peut gâcher votre musique.Les fréquences subsoniques, jusqu’à 1 Hz existent souvent dans les enregistrements actuels.Si elles y restent, elles peuvent détruire l’ambiance et causer une distorsion de rapport de phase et d’intermodulation.“Super Servo” les supprime, offrant des résultats remarquables que vos oreilles peuvent entendre.La commutation linéaire, offrant une qualité sonore de classe A alliée à une efficacité de classe B, est aussi disponible sur les nouveaux récepteurs Onkyo.Syntonisation numérique .circuit automatique offrant une réception FM sans parasite .sans oublier une présentation et des lignes exceptionnelles qui sont à la fois fonctionnelles et attrayantes.Tout cela confirme que Onkyo restera un modèle classique .bien longtemps après que les autres se soient démodés.i PI ¦ oui O î * O'' n\u i - Q O O O Vi «Ïï ® 111 f O aiMtü fi ffiir ' 1 111 m D 0 D 0 a 0 ONKYO uuMcr?uxutti 68-328 F Tri-Tel associates limited 105 Sparks Avenue.Willowdale.Ontario.Canada M2H 2S5 GAZETTE ROCK E ¦a ¦ «¦csai.¦ ¦;-.¦¦¦' :¦¦ ¦¦V'J MINOB '¦iïSisawÆîk LES ROIS DU METAL HURLANT t.« ».AC/DC nous vient tout droit de l’Australie.Son rock n’ roll a une saveur universelle.En 1979, après une longue tournée aux USA, le groupe commençait à faire des ravages un peu partout d’un bout à l’autre du pays.Son quatième album, “Highway to Hell”, se vendait à plusieurs centaines de milliers d’exemplaires.Tous les groupes du monde veu- lent un jour “percer” au pays de l’oncle Sam.Et AC/DC semblait réussir le coup.Mais le destin a bien failli en décider autrement.Le chanteur Bon Scott meurt à Londres.H était le “moteur” de AC/DC.AC/DC sans lui pouvait-il continuer?“On a été pas mal down pendant plusieurs semaines, de raconter Malcolm Young.On s’est séparé, on a pris chacun not’ bord.Finalement, on s’est retrouvé, on a rejoué ensemble et on s’est dit qu’il fallait qu’on continue.” Et c’est ce qui s’est fait.Après avoir déniché un nouveau chanteur, Brian Johnson, AC/DC s’est dirigé en studio.Le résultat: “Back in Black”.Jusqu’à ce jour on en a vendu plus de 5 millions de copies dont quelques centaines de milles au Cana- da.“Dirty Deeds Done Dirt Cheap”, enregistré en 1976, est devenu un hit instantanné.Et depuis quelques jours, le nouvel album “For those about to rock” vient de sortir.Tout semble formidable pour AC/DC.Les gars sont revenus du bord du précipice.Ils sont les rois du métal hurlant.Incontestés.+ PLASTIC BERTRAND: AVENTURE AU FOND DES MERS.Plastic Bertrand, Plass pour les intimes, a toujours été fasciné par tous ces intrépides aventuriers qui défient la “trouille” pour aller explorer les espaces sous-marins.Il n’est donc pas surprenant d’entendre Plass chanter les louanges du “champion des hommes-grenouilles”, Jacques Cousteau.“L’idée m’est venue un soir que je ne foutais absolument rien et que je regardais la télé.Il y avait une aventure de Jacques Cousteau.J’ai regardé le programme d’un air distrait au début mais au fur et à mesure que l’action se déroulait, mon intérêt grandissait.À la fin de l’émission, j’étais un fana de Jacques Cousteau.J’ai décidé de lui chanter ma prochaine chanson”.Et comme Plass voulait que son hommage à Cousteau soit des plus réussis, il a choisi d’enregistrer sa chanson accompagné par les Cars (oui, oui, c’est bien du vrai groupe américain The Cars qu’il s’agit ici).D’autre part, Plass prépare un retour au Québec pour la fin de l’hiver: “J’aurai sorti mon prochain album à ce moment-là, nous raconte Plass (directement de Bruxelles en Belgique).-Je vais faire une super tournée du Québec.Je vais peut-être passer tout un mois au Québec.Je ne te le cache pas Coco, je suis fou de ton pays.Je m’y sens chez nous!!!”-*' APRES TROIS ANS D’ABSENCE S®»' ^IgW^s SON NOUVEL ALBUM m “BAMBOO” ^ à, i incluant “TRAVAILLER” et “ROMANTIQUE SS DISPONIBLE MAINTENANT TCM 1005 IMAGE: WINSTON GREEN 12 GAZETTE ROCK [ ———^—•— -—-— :— -• ¦' "' ¦¦ ¦¦ •- : v w ¦- ¦¦v-'.- .r.- ' j',1- 23 V BILL BRUFORD DE KING CRIMSON: PORTEREZ-VOUS LES JEANS DIANE TELL?Grand Salon Oval du Ritz-Carlton.Lancement officiel des jeans Diane Tell.Au son de ses chansons, plusieurs belles filles “paradent” les différents styles de jeans Diane Tell.Diane est très heureuse d’avoir son nom sur un vêtement d’aussi grande qualité.Avec son amie Mariette Lévesque (elles sont voisines de palier), Diane a passé plusieurs heures à effectuer le “design”.Au printemps prochain, toutes les jeunes filles du Québec porteront les jeans Diane Tell.Et vous?EXPERIMENTER AVANT TOUT Déjà, avant de m’asseoir en face de Bill Bruford, vétéran batteur de ce qu’on appelle le “rock progressif’, ex-membre de Yes, de Genesis et de King Crimson, la question me brûlait les lèvres: Pourquoi, en 1981, un retour de King Crimson?Bruford me jauge un instant, puis esquisse un petit sourire discret: “Parce que c’est le bon moment, ou plutôt un bon moment.Le monde a besoin de quelque chose comme King Crimson.Le vieux King Crimson avait une épine dorsale qui tenait à quelques principes de base, et je crois que nous tenons à faire revivre ces principes aujourd’hui.” Des principes?“Oui, je crois qu’on peut qualifier ça de principes.L’idée de base est de remettre à jour le vocabulaire du rock, de l’élargir, d’abandonner derrière nous toute idée préconçue et de toujours faire face à ce que nous faisons avec l’idée du changement et de ^omelette St-(oui$ 163 E* Sherbrooke BIENVENUE! GASTRONOMIE QUÉBEC LICENCE COMPLETE DU MARDI AU DIMANCHE 11H00 AM - 11H00 PM Fermé le lundi l’innovation.C’est un effort concerté et collectif de demeurer à un niveau tout à fait expérimental, nous nous perdons un peu dans la musique et nous lui laissons une vie à elle, une autonomie.” J’ai eu la vague impression que de faire revivre King Crimson pouvait constituer une entreprise à orientation commerciale, profitant du renouveau de popularité de la musique “à programmes” des années 70.“Évidemment, nous ne sommes pas à l’abri de ce genre d’accusations; pourtant, les fans qui viendront assister à nos spectacles en s’imaginant assister à une soirée rétro, pour entendre “21st Century Schizoid Man” seront déçus, parce que notre espace musical n’est pas du tout celui-là et nous n’avons pas l’intention de nous laisser entrainer dans des considérations pûrement commerciales.King Crimson à sa naissance était un groupe musical tout à fait différent des autres, mais aujourd’hui, ce qui constituait la base du groupe ne peut plus être vu comme nouveau.Alors pour rester dans l’avant-garde il faut faire autre chose.” Pourquoi le monde aurait-il besoin de King Crimson?“Tout simplement parce qu’il est devenu standardisé à un tel point qu’on n’y permet plus aucune audace.La musique populaire, dictée par les programmateurs des postes de radio est d’une telle platitude qu’il est important de lui réinsérer la notion de risque.Par contre il faut garder la musique à un niveau où on n’a pas besoin d’un doctorat en composition pour pouvoir l’apprécier.” Pourquoi Bill Bruford, après toutes sortes d’avatars dans le monde musical reste-t-il aussi intéressé à poursuivre des expérimentations?“Parce que j’adore jouer de la batterie.C’est la passion de ma vie, pardessus tout.Cela dépasse mon statut social, les groupes avec lesquels je joue ou toute autre considération.Alors je ferai n’importe quoi pour continuer d’en jouer.” ? ^nchTourBO V/IBAGE^ , 'nC'U/Nu« manche j Coth^T .Malien shine^yÆe^u',ar"" -.IhetBticKW ^ Lè°n'eCI(\et!ènden'a'n F,encV>*00'( - '' -• » Septic"6 rJisDimens^1 '^"‘“"'Teodted0"» o-rau-' r».« cesl,M .cluaot ira\/Chi«" , ,iRt^N-;ÏÏot /Arnouï Barr»b°ü Mm;"niaW3dn^ 5teveutekett , •sggaxss- ; \ " Vfe r A Puno^^^dleO^ nancisCabt®1 RSltePoStal P SV,Vi*«n*^ Heureuses jnc'uan'- rieZ.tr\o» .-.«/BèP°ndel- ¦'ua"1.; «averse ^anson ,nCW; « i I MHAl a * ¦ a ; l l umi î : w « s (y ^ ^ % \ Voici la premiere chaîne sonore à la verticale au monde.Avant Mitsubishi, l'univers de l audiophile était terne; un ensemble plus ou moins hétéroclite de composants Le son était bon, c est vrai! Mais ce n était pas du Mitsubishi.Grâce à une technologie révolutionnaire, Mitsubishi vous présente un concept extraordinaire en équipement stéréo: le système Interplay X-10 Une chaîne sonore à haut rendement dont les effets combinés des caractéristiques et des fonctions réunies dans un tout sont fascinants.Par exemple, le tourne-disque unique sur le plan vertical entièrement automatisé (par microprocesseur) à lecture tangentielle pour assurer aux disques une reproduction superbe.Pourquoi à la verticale?Pour diminuer les effets de la vibration, réduire l'usure des disques et occuper moins d espace dans la pièce Un magnétophone à cassette de haute qualité pour bandes métalliques avec sélecteur spécial de programmes musicaux (MPSS) vous permet de trouver rapidement et facilement un enregistrement en particulier sur une longue bande.En y branchant un microphone, vous pouvez ajouter votre voix à la musique que vous enregistrez ou que vous écoutez.Un récepteur AM/FM avec boutons-poussoirs pré-réglés pour capter six canaux FM et doté d'une puissance de sortie minimale de 25 watts par canal.Imaginez cette sonorité pure, claire provenant des enceintes acoustiques à 3 voies (en supplément) de Mitsubishi.Toutes ces caractéristiques et beaucoup d'autres font partie de cet appareil compact et unique.Le système Interplay X-10.La nouvelle image sonore de Mitsubishi.MITSUBISHI ELECTRONIQUE POUR LE CONSOMMATEUR Découvrez les merveilleux produits Audio Vidéo Mitsubishi chez votre revendeur le plus proche, et si vous ne pouvez | les trouver, téléphonez sans frais à 800-268-3107.Pour une documentation complète vous pouvez écrire à: MELCO SALES CANADA INC., 900C DENISON STREET, MARKHAM ONTARIO L3R 3K5 (416) 495-7728 Il s’en passe du rock n’ roll à Montréal et notre ami Yves LeCavalier se fera un plaisir de partager avec vous les impressions qu’il a noté dans son “Carnet du Rocker”.Il a assisté à plusieurs shows (Steve Hackett, Mountain, Rough Trade, etc.) et dans ces pages, à tous les mois, il vous fera son rapport.ÔCTÔbkE.LE UN H1INH (Club Montré ZZ Lr-, salle était pleine pour voir et entendre l’ex-chanteur de Mott th, Hoople.Mais il a fallu “subir” en première partie un groupe sans intérêt.Quand on va au Club Montréal, il faut être PATIENT.Les spectacles ne commencent jamais à l’heure et souvent on doit attendre et attendre et attendre.Tout ça pour que le spectateur consomme plus de bières et autres boissons ennivran-tes.Il est maintenant llhOO pm.Je suis ici depuis 8h30 pm.Dans la salle on s’impatiente.Enfin, lan Hunter entre en scène.Premier problème: le son.Il est beaucoup trop fort.Ça distortionne.Mais Ian Hunter, avec ses chansons qui vont d’hier (“Bastard”) à aujourd’hui (“Noises”), réussit à nous faire oublier ces petits troubles.Le public marche.Ça crie, ça tappe des mains, bref, on s’amuse.OCTOBRE, LÛT ROUGH TRAP (Club Montréal) [Qj h m -T?n Les organisateurs du show sont déçus: malgré beaucoup de publicité, la salle n’est pas pleine pleine.Personnellement, je ne sais pas à quoi m’attendre.Je n’ai jamais vu Rough Trade.Comme d’habitude, le show se fait attendre.Décors avant-gardistes.Costumes aussi.Excellent son.Carole Pope a une présence en scène tout à fait hors de l’ordinaire.Je suis agréablement sur- pris.La musique n’est pas très rock n’ roll.Ça tire plutôt sur le “dance music”.Mais du très bon.Les chansons sont extraites des 2 derniers albums du groupe: “High school Confidential”, “What’s the furor about the Führer”, “Attitude”, etc.Le show est présenté en 2 parties.J’ai beaucoup aimé ça même si je préfère la musique plus rock.loCTQBRE.lTÏ3 KMoiistachëi f'V.l'I J’ai décidé d’aller expérimenter un nouveau groupe qui donnait son show au Moustache, vous savez ce club situé juste l’autre côté de la rue du Forum.Pearl est un groupe de New-York très rock n’ roll.Il fait du matériel original en plus d’excellentes interprétations de tounes bien connues (“Hit me with your best shot” de Benatar).4 musiciens plus une très bçmne chanteuse.Son très bon.Éclairage très impressionnant pour un groupe pas connu.Je me suis laissé “embarquer” par la chanteuse.J’y suis retourné 4 fois.Pearl retournait à New-York après sa semaine de shows.Un album sortira probablement au début de 1982.Un groupe qui a du potentiel. MOUNTAIN La fièvre du baseball bat son plein.Le show ne commencera pas tant que la partie disputée au Stade Olympique ne sera pas terminée (les Expos ont gagné!).Mountain ça fait partie de l’histoire du rock.Le gros Leslie West à la guitare, Corky Lang aux drums.Je suis un vieux fan de Mountain.Je connais presque tout le répertoire.J’ai hâte que ça commence.Une première partie platte comme d’habitude.Puis c’est Mountain.Leslie West n’a pas changé.Il est toujours énorme.Ce soir, il est assis sur une chaise.Pas une position très rock n’ roll.Mais ça ne fait rien.Les tounes sont là: “Mississippi Queen’’, “Nantucket Sleigh ride”, etc.Quelques tounes de Cream.Le show est trop court.À peine une heure.Intermission.Mountain revient avec son invité spécial, Warren Cromartie des Expos.Ce dernier s’installe aux drums.Puis ce sont 3 ou 4 chansons dont “Honky Tonk Woman” des Stones.Une soirée quasiment rétro.Un bon show de rock “straight”.Pas de gadgets, pas d’effets spéciaux.J’ai bien aimé ça! Je vais dépoussiérer mes vieux disques de Mountain en rentrant à la maison.?ÔÔTÔBRE, LEtt) cor: (TnS RBEAU foire Arlequin Ça faisait longtemps que je me préparais pour la rentrée montréalaise de Corbeau.La salle était presque pleine.Un show en deux parties.Les musiciens sont “hot”.Marjo aussi.Je m’attends à un super show.Bon éclairage, pas pire son (ça aurait pu être mieux).Le répertoire?Les 2 albums.Je me suis aperçu que Corbeau n’était pas le groupe de Marjo.On a souvent tendance à mettre l’emphase sur le chanteur, ou comme dans ce cas-ci, la chanteuse.Non.Corbeau c’est un groupe de musiciens.Jean Miliaire à la guitare en a surpris plusieurs.Le son du groupe était heavy.Par bout on croirait du Led Zeppelin.Les musiciens sont tight mais Marjo l’est un peu moins.Je ne comprend pas ce qui se passe.Le monde dans la salle ne sait pas trop comment réagir.Mais on aime ça quand même.Wezo (drums), Willie (basse) et Donald (guitare) font de l’excellent boulot.Mais dans un théâtre comme l’Arlequin c’est assez difficile de faire “embarquer” le monde.?INOVEMBRE GARLANl (Théfotre St-! Une première partie qui “brassait” pas mal avec les Iron City House Rockers.Ça ressemble à du vieux J.Geils Band.Garland Jeffries arrive en scène.On l’attendait.Moi, c’était la première fois que je le voyais.“Wild in the Streets”.“R-O-C-K”.“Imay not be your kind”.“96 tears” le vieux hit de Question Mark and Mystérians.Très bons musiciens.Bonne présence en scène.Il est partout à la fois Jeffries.Il saute, il danse, il ne reste pas en place.Très bon show.* H6VEMbRE,LE5M STEVE HACKETT (Club Montréal)! En arrivant, je suis surpris de voir la “queue” qui attend pour entrer dans le Club.Mais je me dis que Hackett a déjà été le guitariste de Genesis, que son nouvel album “Cured” est très bon.En d’dans, c’est encore la même hostie d’histoire: une attente interminable, une “première partie” pourrie.Enfin à 10h45 p.m., Steve Hackett entre en scène.C’est l’euphorie dans la salle.Y en a qui attendait dehors depuis 5h00 p.m.pour le voir.4 musiciens (dont le frère de Steve) plus Steve.Ce dernier présente ses chansons en français.Le public “jouit”.Hackett “pige” dans ses albums solo.Il n’a pas une voix extraordinaire mais ça passe bien quand même.Il est cependant un guitariste fantastique.Le show est long et on en a pour notre argent.D’ailleurs, Steve a présenté 3 shows “sold out” au Club Montréal.(Le show de Steve Hackett a été le dernier présenté au Club Montréal qui a fermé ses portes pour quelques mois.) ?INOVEMBRE.LE el IFRANK ZAPPA Je suis fou de Zappa et j’avais envie de le voir depuis longtemps.Le Forum était pas mal plein.Zappa a présenté son show habituel.Chansons bizarres.Beaucoup de guitare.J’aime son “son” de guitare.7 musiciens.Zappa parle beaucoup à la foule réunie.Il me fait penser à un “preacher” qui harangue du haut de sa chaire.Des tounes que je connaissais (“I am the slime”) et plusieurs de son dernier album “You are what you is”.* rfhn.toLmerÇpL La souplesse de vos cheveux, ça nous connaît: ]?o ?o TRAITEMENTS ° o ANTOINE COIFFURE MAISONNEUVE/ST-DENIS 842-5859 ° aaaDDnoaDüaauaoooaoaDüoc]D°c]°DaDDDaD as mff, DANSE SUR SCÈNE DE , LA MAGIE AU REEL 1 1 1 l 1 1 1 1 1 1 r 4 i i ' 1 1 i—i—i—i—i—i—i—i—i—i—i—i— —ÈPAR DOMINIQUE GIRALDEAU - 11 M 1 1 M 1 1 1 Je terminais la chronique précédente en parlant de la magie du spectacle.Quelle expérience à vivre, autant dans la salle que sur la scène! Je pense à la "Magie” avec un grand “M”, ce moment privilégié qui rend un spectacle unique, une soirée inoubliable, une de celles qui passe à l'histoire.Un vieux couple new-yorkais, admirateurs du célèbre danseur Rudolf Noureev, assistait, depuis nombre d’années, à toutes les représentations que celui-ci donnait.Ils expliquèrent leur assiduité par un désir d’être présents à chaque fois que le "miracle" se produisait.La magie, c’est cet instant rare, et c’est aussi, peut-être pour l’artiste, comme un second souffle, une énergie insoupçonnée à des moments où la fatigue ou la maladie se font sentir."Que le spectacle continue.!” ¦ à Si je me fie à une expérience récente, je réalise que le corps humain et aussi l’esprit ont des capacités extraordinaires de volonté.Je m’explique: le matin d’une première, je me réveille avec l'extérieur du pied enflé, c’était causé par un cor situé entre deux orteils.Ayant appliqué des compresses et de la glace toute la journée, je me retrouve, une heure avant le spectacle, dans la même situation: l’enflure ne disparaisait pas et la douleur était tenace.Et pourtant, je n'avais pas le choix, je devais danser.Je me précipite donc à l’urgence d’un hôpital, maquillée et en tenue de maillot de danse, pour tenter d'avoir une injection qui anesthésierait les deux orteils et ainsi pouvoir, au moins, mettre mes chaussons de pointe sans trop de douleur.Impossible, l’articulation est trop délicate et trop grand le danger de couper la circulation qui pourrait entraîner la paralysie du petit orteil.Je me retrouve donc devant le fait que je devrais danser dans cette condition.La motivation, le défi que représente la scène réussissent à me faire passer outre à ces difficultés.À la fin de la représentation, je ne pourrai m’empêcher de me demander si l'impossible devenu possible tient de la magie.Comme les athlètes, les danseurs et danseuses appréhendent toujours les blessures, elles sont extrêmement fréquentes: muscles étirés et surtout tendinites et ligamentites (inflammation des tendons et ligaments) des chevilles, genoux et hanches.Rares sont les journées où nous ne ressentons aucune douleur.S’endurcir fait aussi partie de l’entraînement.Mais pourquoi tant de blessures?Le danseur(se) n’est-il (elle) pas un bon athlète, donc en bonne forme physique?À ce sujet j'ouvre une parenthèse pour répondre à cette interrogation — une recherche menée par l’Université de Montréal a démontré que les danseurs et danseuses professionnels ont une force et une endurance musculaires supérieures à d’autres disciplines athlétiques mis à part le marathonien qui est considéré comme un athlète complet.Le facteur prédominant qui cause les blessures réside simplement dans le fait que la danse impose un entraînement physique extrêmement complexe et complet.Si je pense à la technique classique (celle qui m’est familière), je me rends compte à quel point le travail musculaire se doit d’être rigoureux, chaque muscle du corps doit être souple et fort à la fois.Le corps devient un appareil hautement spécialisé et précis donc fragile.Une montre dont le mécanisme est rudimentaire échappera plus facilement aux coups qu’une montre de haute qualité technologique.Les conditions dans lesquelles la danse est pratiquée deviennent de première importance.Le plancher doit offrir une bonne adhésion, surtout pour la danse en chaussons, particulièrement pour les pointes.Chaque compagnie possède un linoléum spécialement conçu pour la danse et qu’il s’agit de dérouler sur le plancher existant; ce dernier doit de préférence, être constitué de bois mou pour être flexible, surtout à l’atterrissage des sauts.Les pires ennemis des danseurs et danseuses sont les planchers de ciment ou de béton, leur manque de souplesse pouvant provoquer des traumatismes musculaires importants.La température a aussi un rôle à jouer dans le bon fonctionnement musculaire du corps; l’idéal serait une chaleur relativement sèche à longueur d’année.Comme ces conditions ne sont pas toujours respectées et parce que les danseurs et danseuses doivent toujours exploiter leur corps au maximum, il en résulte que les accidents sont fréquents.Les traitements nécessitent ordinairement un repos complet pendant un laps de temps, ce qui est pratiquement impossible pour un danseur(se).Aussi, a-t-il (elle) souvent recours à la physiothérapie, la chiropratie et l'acuponcture pour accélérer sa guérison.La médecine sportive est encore très peu répandue ici, et les danseurs et danseuses auraient besoin de gens qui se pencheraient plus particulièrement sur leurs cas.Combien de carrières ont été écourtées à cause de ces blessures.À la fin prématurée de l’exercice de cet art, le danseur(se) se retrouve souvent devant un avenir bien incertain.Ayant consacré la majeure partie de sa vie à l'apprentissage et à l’exécution de la danse, con-finé(e) à son milieu très restrictif, il (elle) doit se réorienter.Bien sûr, plusieurs professions connexes peuvent en découler: professeur, maître de ballet, chorégraphe, régisseur de spectacles de danse ou administrateur de compagnie.Ce sont autant de possibilités qui permettent de garder contact avec le milieu.Et j'oubliais.chroniqueur de danse à temps plein représente aussi une autre possibilité.Pour l’instant, je viens de terminer une série de spectacles intensifs; j’ai une semaine de congé.Je pars pour New-York.pour prendre des classes! ?LES FILMS DU CRÉPUSCULE présentent: EN PREMIÈRE À MONTRÉAL 84 Cinéma LUMIÈRE 1313 est, rue Bélanger, tél.: 272-1080 À partir du 4 décembre $3.00 1 %î )écij i.Doij lee; ft faj evieii' 'Ulb icul Cto e u ÎOIlÇt jilii e» pè ipie to Je;' mtp )I0» '(JdfS; II» it if ewil i leu | ésule uto loi* mplei )i,ce siiSfe iialJ iptif lie el eleiei !iP«' ép®' Idon ige* po* fllélé; iPlei' je® 1,l6i )U»en[ slilc*1 ¦ (ie« I ,> ;ouieI:' polie1' K ^ ] pdif!l': e. «S-A: ¦ mÆSK rpjfciiii; uxm *,_ -, - ¦'«.»- * m m ¦ mh x.MU 1 ‘ % a iWUSk les rues, qu’ils réussissent à créer une sous-population, un sous-prolétariat particulier d’où émanent les bons et les mauvais mouvements.La colère est mauvaise conseillère mais elle vous amène souvent à prendre des décisions radicales, et je ne crois pas qu’on puisse faire avancer le monde sans radicalisme.D’ailleurs ce mouvement extrémiste, et en musique et en gestes politiques, est un exemple pûrement européen; on le voit en Angleterre ou en Italie, dans des endroits où la situation économique est extrême.Les Américains ne comprennent rien à tout çà, ils sont tellement superficiels et cons, lorsqu’ils se plaignent, c’est du manque d’essence.Disons que dans tout çà nous sommes en quelque sorte un groupe politiquement apolitique.Nous recherchons des réponses aux crises courantes au travers d’orientation plus spirituelles, pas le genre de connerie à la “aimons nous tous”, mais plutôt avec des éléments concrets comme l’espoir d’une meilleure éducation.Il y a tellement de problèmes mondiaux qui trouvent leur source dans l’ignorance des gens.Je regarde la situation irlandaise, tout çà est causé par deux communautés qui ne veulent rien apprendre l’une de l’autre.Vous avez un peu le même problème ici, au Québec, où il me semble que votre nationalisme violent est basé sur une isolation mutuelle et volontaire.Je déteste la notion de nation, j’ai horreur des étiquettes; j’ai été éduqué en catholique, avec une haine pour les autres religions et j’ai vu ce que celà peut détruire de l’humain.Je ne suis fier d’aucune étiquette, j’essaie de me débarasser de toutes.Une autre chose que la vague punk nous a donné, c’est le goût du défi.Nous ne serons jamais les Rolling Stones, contents de leur sort, assis sur leur viande et sans réalité créative, nous avons besoin d’un défi majeur, de se faire pousser dessus, les conflits nous stimulent.” Mais la musique a-t-elle un pouvoir politique autre que son impact culturel direct?“Sûrement, évidemment tout dépend de qui s’en sert.Mozart n’a pas fait grand’chose pour l’évolution de la civilisation comtemporaine, c’était un bourgeois de grand luxe.Mais le rock nous offre un forum où il faut être cohérent dans notre expression du réel.D’un autre côté, c’est également un job et on ne peut pas passer notre temps à nous complaire dans la dialectique; mais il faut écouter ce qu’on dit aux gens, il faut essayer de faire du sens.Sinon celà peut être très dangereux.Je pense à des groupes comme Van Halen, qui peuvent sembler à première vue tout à fait con et inintelligent.Moi, je crois que Van Halen est un groupe tout à fait intelligent, séducteur et maléfique! Très maléfique! C’est un exemple très puissant sur une scène de la décadence sexuelle et de la désintégration d’un système social comme l’Amérique.La vedette de rock doit être un surhomme tout à fait moral.Si elle représente, comme dans le cas de Van Halen une illusion de liberté incarnée dans la permissivité sexuelle et le rattachement politique à des valeurs bourgeoises, elle insère ces idées-là dans la tête des jeunes et çà me fait très peur.” Votre vision du monde est relativement pessimiste.Quels sont vos axes d’analyse principaux?Où voyez-vous le monde moderne se diriger?“L’Angleterre du moment est tout à fait mure pour le fascisme, avec la situation en Irlande, les fusillades et les émeutes dans les villes industrielles, il est inévitable qu’une grande partie de la population voit le Front National comme la solution pour retrouver la discipline perdue.J’ai l’impression qu’une des grandes révolutions du monde moderne est la révolution féministe.Elle manque peut-être un peu d’humour mais elle a au moins une bonne directionnalité, un axe clair dont nous avons tout à fait besoin.Sans des changements majeurs dans l’orientation sociale du monde de temps en temps, nous nous complaisons dans notre merdier, nous nous enlisons dans la conformité et la complète incompréhension de notre nature humaine.Et c’est en des moments comme çà que nous oublions notre individualité et que nous nous rattachons à des sous-groupes artificiels, à des modes et à des courants.” Et croyez-vous être le produit d’une mode?“Çà non, je crois que nous sommes le produit du hasard, et c’est tant mieux.” ANDY SUMMERS, UN VIEUX ROCKER PROGRESSIF »on, Police n’est pas le produit d’une mode.Il est un peu comme un groupe de jazz qui se serait égaré dans le pop.Un bel égarement.Andy Summers en équilibre instable sur son tabouret sirote un café froid en se remémorant des groupes avec lesquels il a travaillé.Il a 38 ans, et en face de lui on voit les sillons qui labourent son visage, et qu’on ne remarque pas sur les photos.Nous avons parlé de jazz.“Avec le temps, je crois qu’un musicien voit évoluer son vocabulaire en même temps que sa maturité émotive.À l’âge que j’ai, je vis la gloire en retard et je peux l’accepter un peu mieux parce que j’ai une bonne distance face à elle.Mon vocabulaire musical reste clair parce que je sais que le succès ne dépend pas, dans notre cas, d’une recette.Mes influences ont décanté et ont formé un tout plus cohérent qu’avant.Police est une synthèse musicale, en fait le son Police est une synthèse.Le rock est une sorte de bâtard de la musique qui vole sans honte aux genres et aux idiomes.Le rock étant donc notre format actuel, il nous donne la possibilité de mettre en place les éléments de nos influences les plus importants.D’ailleurs sur disque et en spectacle nous sommes deux groupes tout à fait différents.Sur disque nous restons un peu plus calculés, restreints par un minutage et par l’environnement du studio, par contre, sur scène nous prenons tout l’espace qu’il nous faut.” .gpà.s*.” - • ^,.i >/ " ! III 42 J’ai une théorie sur Police.D’après moi, il s’agit d’une évolution parfaitement symbiotique du jazz et du rock.Si le son et l’instrumentation sont' rock, il n’en reste pas moins que, dans sa linéarité, Police est un quatuor de jazz.Quatuor?Suivez-moi bien.La base du groupe est une rythmique flexible, évolutive, qui utilise les soutiens percussifs plus comme des bases de départ que une base métronomique, Jac De Johnette, Tony Williams.La basse de Sting est harmonique tout en gardant sa consistance et son assise; d'ailleurs Sting joue plus de la contrebasse que de la basse électrique, comme Ray Brown pour bien des éléments, Scott La Faro et Pastoris pour les audaces harmoniques.La guitare de Summers est carrément inspirée du jeu de piano de Bill Evans, tous les accords y sont polytonaux et impressio-nistes.Et le quatrième élément du quatuor c’est la voix de Sting, fluide et haut-perchée, comme un saxophone soprano.Qu’en dit Andy Summers?“C’est là une théorie tout à fait vérifiable.Je pense souvent à nous comme une sorte de Weather Report, mon groupe préféré (sur quoi je lui dis que le groupe préféré de Weather Report est.Police, il écarquille les yeux, incrédule, puis il sourit.il est flatté.).La batterie de Stewart est influencée par des rythmiques ethniques, comme les grands batteurs noirs allaient puiser dans les pulsations africaines, nous nous inspirons plus des rythmes des caraïbes et de la pulsation du rock, mais la référence ethnique est présente.La basse de Sting est importante, puisque nous ne sommes que trois instrumentistes, il est donc évident qu’il faut remplir les trous.Et puis, comme je suis le seul instrument harmonique, j’ai une grande latitude dans mon jeu.Je peux me laisser aller à explorer les constructions d’accords, les tonalités, les superposer puisque personne ne risque de se trouver en conflit harmonique avec moi.D’ailleurs, je ne bâtis pas consciemment les polyto-nalités, elles émergent naturellement au fur et à mesure que j’explore, que j’improvise à l’intérieur d’une chanson.D’ailleurs nos profils formatifs sont tout à fait dans la lignée du jazz.Sting a joué dans tous les types de groupes de jazz imaginables, du swing au free en passant par le dixieland et le be-bop.Moi j’ai commencé par le rythm and blues et les groupes à tendance “noire” avec cuivres et chanteurs qui criaient.Stewart a fait partie de Curved Air, un des groupes qui consciemment a tenté de fusionner le rock et le jazz.Vous êtes un “ancêtre” par rapport aux annales du rock contemporain.Pourriez-vous faire un rapide tour de votre horizon?“J’ai fait partie du Soft Machine en 1968, à l’époque de la première tournée américaine, avec Jimi Hendrix, je n’ai pas enregistré avec le groupe, mais j’ai fait une bonne année au sein de la formation.Puis, je me suis exilé à Los Angeles comme beaucoup de mes confrères.À l’époque je mé suis ~ joint aux Animais, la seconde formation, pour enregistrer l’album-doublex “Love Is”.Après, j’ai fait pas mal de travail de studio à Los Angeles.Je me suis également joint au groupe de Zoot Money, un musicien superbe qui connaît un regain de popularité en Angleterre en ce moment.J’ai joué avec Kevin Avers pendant un long moment, puis j’ai fait partie de Gong et j’ai joué dans différents groupes mineurs de la scène nouveau-rock.Voilà, à présent je dois avouer que je suis très heureux de ne plus avoir 18 ans, je me rends compte que la vie se recycle elle-même.” STEWART COPELAND, L’INTELLECTUEL PERCUSSIFl Après mes heures passées avec les autres, je ne me sentais pas tout à fait en forme pour une autre entrevue.Pourtant, Stewart Copeland, le batteur du groupe en avait décidé autrement.Il me traine de force ou presque jusqu’à l’embarcadère et m’annonce que nous allons faire du canot, un moyen de transport qui m’inspire de profondes craintes.Je m’installe à l’avant de la fragile embarcation et nous nous laissons dériver tranquillement.Pendant que le soleil baisse, Copeland me livre ses impressions sur la vie de vedette.“Je me demande bien pourquoi un journaliste peut trouver important ce que j’ai à dire.Ce que je suis, ce que je vis, n’est ni plus ni moins important que ce qui arrive à votre voisin.C’est un peu malsain de penser que parce que je me retrouve sur une scène, je suis automatiquement considéré comme important.Chacun de mes mots sera bu, digéré et retransmis à la population qui sera prise elle-même dans cet affreux jeu du culte de la personnalité.Rien, il me semble n’est plus dommageable pour la santé collective que la séduction artificielle créée par les médias autour de l’artiste, en tant que fantasme.Je pense à l’image sexuelle.Pourquoi est-ce qu’un tas de filles veulent soudain coucher avec moi parce que je fais partie d’un groupe à succès?C’est absurde, je ne suis pas plus beau maintenant qu’avant, pourtant c’est fou comme j’ai du succès.La quantité de lettres que je reçois est inimaginable, et ce qu’il y a dedans est encore plus incroyable.On me demande en mariage alors qu’on ne sait pas du tout comment je suis et comment je vis.Et les femmes qui écrivent ces choses sont sincères, je suis certain qu’elles éprouvent des.sentiments profonds pour moi, .mais la prémice de base est faussée.Plutôt que de tomber amoureux de gens que l’on connaît bien et que l’on apprécie, on a l’émotion instantanément retournée par une image.L’image est artificielle mais les sentiments sont vrais.Absurde! Souvent, ce genre de chose me donne l’envie de tout arrêter.Je ne veux pas sacrifier ma nature humaine pour une gloire passagère.Et pourtant j’aime jouer, et jouer avec Police.Pourquoi faut-il toujours qu’il s’amène de maudits intermédiaires qui falsifient tout ce que nous éprouvons, ressentons, vivons.Je ne m’adresse pas à vous non plus, les journalistes, parce que vous êtes également des jouets dans la même machine que nous, et que vous obéissez à des ordres.Non, je m’adresse à des pouvoirs supérieurs, des structures au dessus de notre petit univers simple et réel.Pourquoi faut-il toujours que des gens viennent tenter de ren- dre matériel notre monde spirituel?Nous sommes au fond, des esprits dans un monde matériel, des fantômes dans la machine.Restons-le, c’est la seule espérance de survie.” POLICE, LE GRAIN DE SABLE DANS L’ENGRENAGE Je sais, nous n’avons pas parlé du dernier disque, de la tournée d’hiver, de la musique récente.Mais à quoi bon?Les membres de Police sont des humains rebelles, affiliés à l’évolution de la nature humaine.Pourquoi jouer le jeu du beau et du propre quand le monde où nous vivons est plus absurde que souriant?Et tant mieux si Sting, Andy et Stewart refusaient de se prêter au même jeu qui m’effrayait, nous nous sommes regardés en face, nous sommes dit la vérité.Police, est un groupe admirable, un ensemble de créateurs et de praticiens de génie.Plus.Police est un trio de braconniers de la musique contemporaine, qui n’obéissent à aucune règle, qui brise toutes les icônes et qui réussissent à être immensément populaires, peut-être parce que le monde a soif de rébellion, même si on ne cesse de nous répéter le contraire.Police, des fantômes dans la machine, qui lui rendent l’âme et le souffle, un grain de sable dans l’engrenage de la mise en marqué de la musique.La conscience.Et tant mieux s’ils sont populaires.?Æf / â Air ; f I V ^ • flrr T § , A .\ \ \ U«; 1 y.^ A v y.4 POUR DONNER AU ROCK UN SENS DE L’HUMOUR Deux gars du Québec qui se sont embarqués dans une aventure de musique rock.C’est assez classique.Ils ont travaillé à leur produit et puis, sûrs d’eux-même, ils ont réussi à décrocher un contrat avec une compagnie de disques.de Toronto! Ça aussi c’est du “déjà-vu”.Je suis allé les rencontrer pour qu’ils s’expliquent, à savoir comment du jour au lendemain on réussi à avoir une chanson, “Chômeur”, qui tourne sans cesse à la radio.Le groupe s’appelle Bill, les deux membres principaux — Jean François aux voix et Serge Laporte aux guitares.Québec Rock: “Qui est Bill”?Serge: “Bill c’est un groupe qui au départ est constitué de deux personnes, Jean-François et moi.Notre idée: produire du matériel original, le meileur possible.Je suis musicien depuis bien longtemps, j’ai joué avec des gens comme Pauline Julien et compagnie mais il est venu un temps où je ne voulais plus jouer le stock des autres.Je composais mais ce que je faisais était issu de l’école des Beatles donc en anglais.Au Québec c’est presqu’impossi-ble de produire en anglais.Finalement, j’ai rencontré Jean-François et on s’est mis à composer en français.Étant perfectionnistes au possible, on a sans cesse recommencé, brouillonné, effacé, on a mis le tout aux poubelles, on a fait des démos jusqu’au moment où on a eu assez de matériel pour un album.Jean-François: “On a commencé par monter un spectacle.” Serge: “À partir de là on a eu besoin de musiciens parce que ce n’est pas du folklore qu’on fait nous, c’est du rock.Donc une basse, une batterie et un clavier.Ça a commencé comme ça, avec le spectacle.” Québec Rock: “La base c’est vous deux?” Serge: “Oui! On a essayé quelques musiciens.on a beaucoup de difficultés à trouver de bons musiciens qui acceptent de jouer à des salaires qui ne sont pas ceux qu’ils pourraient toucher en jouant avec Ginette Reno à la Place des Arts.On ne peut demander ce genre de cachet.Sur le disque on a eu les musiciens qu’on voulait mais en spectacle il a fallu essayer beaucoup de musiciens avant de trouver les bons.Parce que même si on fait du rock, c’est un rock compliqué, où il n’y a pas de place pour l’erreur, ce n’est pas de “l’à-peu-près” ce qu’on fait.” Québec-Rock: “Revenons à la question originale à savoir c’est qui ou quoi Bill?” Jean-François: “(rire) Shan-gai 1943.dans ce temps-là.(rire).Si tu regardes dans le dictionnaire, Bill signifie: “loi anglaise”.Pour nous c’est un passe-partout.” Québec Rock: “D’accord, mais pourquoi ce nom?” Serge: “Comme Jean-François disait, c’est un passe-partout il n’y a pas vraiment de signification mystique entre guillemets.On a trouvé ce nom.On est allé voir Bill Lee, le lanceur des Expos pour lui dire que c’était en son honneur, (rire) Non! Ça ne veux rien dire.C’est un inom comme “jello”, le plus [court possible, bilingue et di-Irect, qui ne nous limite pas, ¦qui ne nous catalogue pas.” ¦Jean-François: “J’ai appris, “en fin de semaine, ce que ça voulait dire en jouai anglais.Ça veux dire “pénis”.On en apprend à tout les jours, (fou rire) Québec Rock: “Il y a un concept?” Jean-François: “Disons qu’on y a pensé un peu.” Serge: “Il y a un concept (hésitation) oui.” Québec Rock: “Le concept se situe-t-il dans l’album ou si.?” Serge: “On a sûrement une orientation humoristique dans nos textes.Il y a également le spectaculaire mais peu importe le style ou le texte, notre théorie c’est la haute qualité.On vise le meilleur en composition et en performance.” Jean-François: “On se fait trahir souvent dans notre but, par la technologie par exemple.” .Québec Rock: “Il y a une idée maîtresse derrière le disque?” Serge: “Je ne sais pas vraiment! Ce qui revient souvent ce sont différents personnages.Au lieu de purler à la première personne on aime mieux se servir de la troisième personne.Ça crée des personnages.S’il y a un concept qui unit tout le matériel ce sont les portraits dans chacune des chansons.Il n’y a pas de théorie politique! Québec Rock: “Si on parle de classification.” Serge: “Il y a des gens qui nous classifient dans le “new wave” mais je ne vois pas le rapport.” Jean-François: “Moi je dirais qu’on est plutôt Pop!” Serge: “C’est bien difficile.Comment classifier Elton John?Je suis anti-conformiste sur ce point, je veux faire exactement ce que j’entends dans ma tête, que ce soit dans un style ou l’autre.” Québec Rock: “Le style est quand même rattaché à vos influences?” Jean-François: “Moi, c’est Flora Purim et George Duke, une musique des opprimés (rire).Les influences que j’ai moi?Ce soir il y a l’histoire de Brel à la télé, ça c’est une influence définitive sur moi.Je me souviens d’avoir eu assez d’argent pour m’acheter un disque et j’avais le choix entre Michel Legrand et les Rolling Stones.J’ai choisi les Stones.Je n’ai jamais regretté”.Serge: “Si quelqu’un venait chez moi voir mes disques il aurait beaucoup de difficultés à trouver ce que j’aime le plus, parce que j’ai du classique, des Beatles et des Steely Dan.”.Jean-François: “Si je m’écoutais je ferais probablement de la musique concrète pour l’exploration sonore.Ça n’a rien à voir avec ce qui passe à la radio.” Québec Rock: “C’est voulu l’aspect commercial dans le disque?” Serge: “Commercial au sens qualificatif.c’est pas par hasard; ce n’est pas plus un hasard de notre part que Police ou Joe Jackson.Tu ne fais pas de la musique aveuglément sans savoir où tu t’en vas.On aurait pu aller dans d’autres directions beaucoup moins commerciales.Évidemment on n’a pas voulu faire un disque pour qu’il reste sur les tablettes.”.Jean-François: “Moi, la vision que j’ai eue c’est d’essayer de faire du rock pour faire comprendre à ceux qui ne connaissent pas le rock ce que c’est.” Québec Rock: “Des projets pour l’avenir?” Jean-François: “Un deuxième album qui va être meilleur, il faut l’admettre, (rire) j’ai bien peur (rire) et puis un album-double “live”.” Serge: “Il y a beaucoup de chansons qui sont plus intéressantes sur scène.Alors sur l’album “live” on va mettre une toune qui s’appelle “Bill Wabo” avec un solo de scie mécanique.C’est un peu trop fou pour un disque de studio pour l’instant.” Jean-François: “On veux attendre la réaction des gens.” Serge: “Sur le disque on a pris une mascotte (rire), Santos, notre conseiller artistique.C’est en fait un ancien lutteur mexicain qui aurait inventé une machine à voyager dans le temps.Il a fait une série de films ultra-cheap au Mexique.” Jean-François: “Un lutteur scientifique, (fou rire)” ? DISQUES QUEEN Greatest Hits QUEEN Elektra Best of.BLONDIE Chrysalis Best of.DOOBIE BROS.Warner Bros.Best of.ROBERTA FLACK Atlantic Best Moves CHRIS De BURGH A & K plusieurs des chansons qu’on retrouve dans les collections de “grands succès” de tout ce beau petit monde se sont déjà vendus à des millions de copies.Queen et Blon-die sont les champions.Queen avec “Bohemian Rhapsody”, “Crazy little thing called love” et surtout “Another one bites the dust”, Blondie avec “Call me”, “Heart of glass”, “Tide is high” et “Rapture”.Sur le Queen, on n’a pas oublié d’inclure “Under pressure”, le hit courant du groupe avec David Bowie.Tous les autres gros hits sont là: de “We will rock you/ We are the Champions” à “Killer Queen” en passant par “Somebody to love”, “You’re my best friend” et Fat Bottomed girls/Bicycle race’ ’.14 titres en tout.Sur Blondie, en plus des 4” No 1” mentionnés plus haut, on retrouve “Sunday girl”, “One way or another”, “Dreaming” et un slow fabuleux, “In the flesh” (nouveau mix).Quant à Roberta Flack, les Doo-bie Brothers et Chris DeBurgh, c’est la même chose: succès après succès.Des vieux flashes comme “Killing me softly with his song' ’ (Flack), “What a fool believes” (Doobie) et “Spanish Train” et “A Spaceman came travelling” (DeBurgh).Des disques pour collectionneurs.C.C.zm.-Ç&BOURf£ -, r ,1/AW M 4 % » “Mob Rules” BLACK SABBATH Warner Bros.“Diary of a Madman” OZZY OSBOURNE Jet ’est l’heure de la “défonce”, les maîtres du métal hurlant sont là et ils demandent soumission totale.Le terme “heavy” fait maintenant partie du vocabulaire rock.Ces deux albums sont très heavy.Les “fans” de Sabbath et de Oz-bourne le savent déjà.Ils savent à quoi s’attendre.Ils sont prêts.9 nouvelles chansons de B.S.avec un nouveau chanteur, l’ancien de Rainbow, Ronnie James Dio.Il remplace bien Ozzy mais pas tout à fait.Les meilleurs titres: “Falling off the edge of the world”, “The Mob Rules” (qu’on retrouve aussi dans le film “Heavy Metal”), “Slipping away” et “Sign of the Southern Cross”.Ozzy Osbourne, lui, se remet du succès qu’il a connu avec son premier album solo sorti l’an dernier.“Diary of a Madman” est dans la même ligne de pensée.Très satanique.Très parti parti.Ozzy a remplacé ses musiciens par d’autres tout aussi habiles.Son interprétation justifie ses moyens.C’était lui la voix “officielle” de Black Sabbath.Ne Doublions pas.Sur 8 tounes, y en a 4 de très bonnes, une autre de moins bonne et le reste, à vous de juger.Les titres à retenir: “Flying high again”, “S.A.T.O.”, “Over the mountain” et “Diary of a madman”.Oreilles délicates, prière de s’abstenir!!!! LOVERBOY Get Lucky “Get lucky” LOVERBOY CBS ow! Le rock “made in Canada” commence sérieu- ____sement à débloquer.A- lors que j’avais écouté du coin de l’oreille le premier album de Lo-verboy, celui-ci m’est arrivé en pleine face comme une tonne de briques.Dès la première toune, “Working for the week-end”, on est “dans T bain” (pour employer l’expression).Ça chauffe encore plus quand on arrive à “Gangs in the Street”.“Get lucky” est un album-dynamite dont on a déjà vendu plus de 200,000 copies au Canada seulement.Il faut dire que le groupe est super tight, que la production de l’album livre un son international.Du rock pas constipé qui saura vous embarquer.Parmi les autres tounes à écouter: “Take me to the top”, “Lucky ones”, “Jump”, “It’s your life” et “Emotional”.Dy-na-mi-te! C.C.“Living eyes” BEE GEES RSO vec cet album on peut dire que les Bee Gees sont en perte de vitesse.Après s’être élevés dans les plus hautes sphères de la pop musique, les 3 frères Gibbs reprennent le rang.“Living eyes” est un album ben ordinaire.Rien ne vous accrochera l’oreille à la “Stayin’ alive” ou à la “Night Fever”.C’est plutôt un album de transition.Un album rempli de jolies petites chansons syrupeuses et bien enveloppées dans un bel emballage sucré.Super production comme toujours, les Gibbs ne laissant rien au hasard.10 chansons dont les meilleures sont “Living eyes” (le seul hit de l’album) et “Be who you are” avec une longue introduction décorée de mille violons.C.C.tonight Fm’v&un Rod Stcuxm “Tonight I’m yours” ROD STEWART Warner Bros.od Stewart revendique ses droits de rocker avec ce ______ nouvel album.Finies les excursions dans le disco sauf peut-être pour une chanson, “Jealous”, mais ça sent tellement le rock qu’on peut la lui pardonner.Rod, en baisse depuis un an ou deux, remonte la pente avec plusieurs chansons qui lui assurent un auditoire garanti.Très rock, très énergique (il garde la forme malgré ses 35 ans et plus).Rod nous balance 4 ou 5 tounes bien tassées, un “remake” de “Just like a woman” de Dylan et une chanson dédiée à Terry Fox qui s’intitule “Never give up on a dream”.Il y a évidemment le “hit”, “Young Turks”, une sorte d’hymne qui prêche aux jeunes une certaine liberté (“Young hearts be free tonight, time is on your side”).“Tonight I’m yours” est un disque de groupe en ce sens que les musiciens ont participé à la composition de la majeure parties des chansons.Même Bernie Taupin, parolier d’Elton John, a collaboré à un texte (celui qui est dédié à Fox).Rod Stewart reprend sa place et son souffle.Il sera à Montréal pour 2 shows les 14 et 15 février 1982.En l’attendant, cette collection de chansons nous aidera à patienter.J.L.“Stone craiy” BUDDY GUY Alligator n peu de blues, quand c’est joué et chanté par _____ Buddy Guy, ça fait du bien.Surtout pair les temps qui 45 courent.Buddy Guy, très populaire au Québec (il est venu à Montréal à plusieurs reprises), a enregistré les 6 chansons de “Stone crazy” dans un petit studio de.Toulouse, France, avec ses musiciens de tournée.Quand on l’écoute, l’album nous apparaît comme un flash.Buddy a dû se dire qu’il était temps qu’il enregistre et il s’est dirigé vers le plus proche studio.Comme il était en France!!! C’est un “guitar album” et Buddy se “déchaîne” littéralement.Les “fans” du blues man ne seront pas déçus car il y a dans cet album matière à réchauffer plus d’une froide journée, soirée ou nuit.De l’excellent blues par un guitariste au meilleur de sa forme, motivé et motivant.Les meilleures tounes?On a l’embarras du choix mais soulignons “I smell a rat”, “Are you losing your mind”, “Outskirts of town” et “When I left home”.Bill BILL Celebration nfin voilà un groupe québécois qui n’a pas envie de pleurer sur son soie.Bill est principalement composé de S membres, Jean-François William (pas son vrai nom) et Serge Laporte qui à eux deux se sont occupés de toutes les paroles, toutes les musiques, tous les arrangements et de la réalisation de leur premier album.8 chansons dont une seule n’est pas originale (“Tu es impossible” des Sultans).Le plus beau dans tout ça c’est qu’aucune de ces chansons n’est pas bonne.Elles peuvent toutes briller individuellement.Les textes sont bien écrits, bien structurés sans pour autant être stupides ou inintéressants.L’humour déborde à chaque couplet.On nous présente plusieurs personnages, comme un vampire démentiel ou un Bobby Partout.Et que dire des Gars d’orchestre et des Filles Sauvages.Et le Chômeur, lui?Les musiques sont très à point et ne ressemblent en rien à ces petites rengaines que plusieurs de nos meilleurs auteurs-compositeurs en mal d’inspiration tentent de nous passer en douce.Bill, c’est du rock total, du reggae nonchalant, du punk solide comme un bon coup d’po-ing bien appliqué.Pour la réalisation de l’album, Jean-François et Serge sont allés chercher les meilleurs musiciens: Jeff Fisher aux claviers, Pierre Hébert à la batterie et Michel Dion à la basse.Le guitariste, c’est Serge Laporte lui-même.Il est un des meilleurs au Québec.Il a un “son” très personnel, une façon de jouer assez spectaculairement restrainte.Écoutez un solo enlevant dans “Vampire” et dans “Filles Sauvages”.D’ailleurs cette dernière chanson est un petit chef-d’oeuvre comme il s’en fait rarement de ce temps-là.“As-tu du feu”, sorte de pastiche “James Brownien”, raconte une obsession totale pour le beurre de pinotte.Ça s’ra certainement un gros hit.Même chose pour “Chômeur” qui tourne beaucoup à la radio et dans les juke-boxes.Les interprétations de Jean-François sont hautes en nuances et il sait très bien se servir de son imagination pour nous balancer des images chantées d’une clarté remarquable.De lui on pourra dire qu’il est une “bête de scène” et ça sera vrai! Pas de demi-mesure pour Bill.Ce premier album, dont la présentation est parfaite (tout est en rouge et blanc), va devenir le premier “classique” de la nouvelle musique québécoise des années 80.Un groupe et un disque qu’il faut écouter a-b-s-o-l-u-m-e-n-t.J.L.GKEG LAKE Greg Lake GREG LAKE Chrysalis Si vous vous demandez à quoi ça peut bien ressembler un album de Greg Lake, laissez-moi vous dire tout d’abord que ce qu’on remarque le plus c’est.la voix.Cette belle et merveilleuse voix.Celle qui nous a instantanément séduits il y a plusieurs années quand on l’a entendue pour la première fois sur le premier album de King Crimson! Pour son album solo, Greg Lake n’y est pas allé de main morte et il s’est entouré des meilleurs musiciens.Le résul- > tat?Un album qui éclate.Des chansons qui vont vous rester dans la mémoire longtemps.“Nuclear Attack” a été acceptée d’emblée par tous les postes de radio rock de l’Amérique du Nord.Produit par Greg Lake lui-même, l’album se promène à cheval sur le rock et la balade.Ceux qui ont aimé “C’est la vie” et “Still you turn me on” vont beaucoup aimer “It Hurts” et “Let me love you once before you go”, deux chansons d’amour torturé.Lake sait très bien se servir de sa voix avec bon effet.Mais ce qui vous surprendra le plus dans les chansons, c’est l’interprétation très rock que G.L.en fait.Franchement, je m’attendais à un album plutôt tranquille et je dois bien avouer avoir été très agréablement surpris.Ça swing très fort! Écoutez “Long Goodbye”, “Retrebution drive” et “Love you too much”.Du rock à 100%.Une chanson, “Someone”, est même “épicée” d’un gros solo de sax de Clarence Clemmons (il joue surtout avec Springsteen).On n’entend pas beaucoup Keith Emerson et Cari Palmer ces jours-ci.Mais c’est certain qu’on va entendre Greg Lake pendant longtemps.J’ai déjà hâte au prochain album.Un très bon album.J.L.President Sten» Gun Control Act “Controversy” PRINCE Warner Bros.rince est un jeune Noir américain de la West Coast.Ceci est son quatrième ou cinquième album.Si vous allez danser, vous connaissez ses chansons.Elles tournent beaucoup dans les discos, très peu à la radio.Prince est un jeune homme (au moins 18 ans) obsédé.Obsédé par le sexe et toutes les relations qui en découlent.C’est pas pour rien qu’il a intitulé son album “Controversy”.Il a le propos obscène et la musique discoide, avec une touche “punk-ée”.Mais de tout ce tralala (comme dirait Douglas.) il en ressort un grand goût de liberté.“I wish, chante-t-il, there were no Black or White, I wish there was no rules.”.Mais si on l’écoute comme il faut, on se rend bien compte que Prince est là pour passer son message.H se fout du reste.H aime choquer et c’est certain qu’il va “déranger” vos parents si ces derniers lui prêtent une oreille attentive.Il faut à tout prix qu’ils n’entendent pas “Do me, baby” et “Jack U off”.“Do me, baby” est un slow cochon de fin de soirée tandis que ‘ ‘Jack U off’ ’ est un vieux rock n’ roll à la Chuck Berry avec le son électronique de 1982.Prince a composé tous les textes, toutes les musiques.Il a joué tous les instruments (avec un p’tit génie!) “Controversy” est la to une la plus hot de l’heure dans tous les clubs de l’Amérique du Nord.Pour une aventure différente et sexy c’est Prince qu’il vous faut! “Worlds apart” SAGA Maze n autre groupe de Toronto qui commence à “accrocher” chez nous.Non, la musique, le rock progressif n’est pas mort.Il se porte même très bien grâce à Saga et ses 5 musi- ciens.La musique de Saga peut se comparer à celle de Styx mais là s’arrête la comparaison.Qu’on ne se méprenne pas, Saga possède sa personnalité propre.“Worlds apart” a été enregistré en Angleterre et a été produit par Rupert Hine.Les chansons sont dominées par la voix étanche de Michael Sadler qui réussit très bien à les mener à bon port.Les musiques sont toujours aussi grandioses et majestueuses.On a l’impression qu’il se passe quelque chose de très dramatique à chaque “intro”.Tout n’est pas parfait’ il y a quelques petits bouts énervants mais ils passent tellement vite qu’on les oublie.“On the loose”, “Worlds apart”, ‘ ‘ Time ’sup” sont les titres à retenir.“Discipline” KING CRIMSON Warner Bros e King Crimson, dans la tête de bien des fans, repré-I sentait le “progressisme” dans tout ce qu’il peut avoir d’extrême.Je dois dire que King Crimson a souvent été considéré à tort comme l’ultime groupe expérimental.La production du groupe oscillait entre le pop abstrait et les improvisations oiseuses.Cependant, sur le contenu général il y avait suffisamment d’inventivité pour justifier l’existence d’un tel ensemble (qui n’arrivait pourtant pas à la cheville du Soft Machine).Ce nouvel album d’un groupe ressuscité pour des raisons encore discutables est pourtant la preuve vivante qu’un petit noyau d’intelligence exceptionnelle peut aller très loin.Tout d’abord, il faut dire que l’alignement du groupe est fascinante.Fripp, bien sûr, avec ses manies et ses obsessions, qui, bien balancées, peuvent faire avancer la cause musicale contemporaine.Tony Levin, qui avec son Stick introduit un monde de jeu harmonique dans les registres de la basse.Bill Bruford qui n’est pas toujours intéressant comme compositeur et leader, mais qui a su combiner les meilleurs éléments du jazz moderne (Tony Williams) et du rock dans un jeu de plus en plus efficace.Et puis Adrian Be-lew, assurément un de mes guitaristes préférés.L’équilibre de “Discipline” est remarquable.Tout d’abord, les concepts de musique minimale amenés par Fripp sont bien intégrés dans un tissu rythmique toujours mobile, se passant à plusieurs niveaux.La préoccupation de base est l’écriture harmonique.On a soustrait les mélodies pour se concentrer sur une tapisserie harmonique qui est constituée des échanges entre les deux guitaristes et le “Stick” qui vient faire intrusion dans les registres guitaristiques.Même la ballade, se voulant traditionnelle, “Matte Kudasai” est faite de textures harmoniques superposées sur lesquelles on a greffé un vocal qui semble improvisé dans l’harmonie.Le disque n’est pas fait pour des gens qui aiment des mélodies faciles, du pop, ou même du rock pesant.La musique a sa propre vie, elle évolue selon des patrons non conventionnels.Par contre, les amateurs de guitare seront servis, les envolées de Fripp et Belew sont souvent magnifiques.Une seule réserve, au niveau des textes, on tombe souvent dans le jargon snobinard de l’avant-garde New-yorkaise, et çà, c’est très irritant.M.D.“Dangerous acquaintances” MARIANNE FAITHFULL Island a voix, son style, sa personnalité, tout ça nous ensorcelle.Elle en est presqu’irrésistible! Forte du gigantesque succès de son album précédent, “Broken English’’, Marianne nous propose cette fois des chansons moins mordantes, plus dansantes.Une touche de reggae et des éclairs de rock.Son ami Stevie Winwood est venu lui prêter main forte dans quelques chansons dont “For beauties sake”.Un album moins remarquable que “Broken English” mais qui s’inscrit dans votre oreille d’une façon pas trop désagréable.J.L.stewhackett cuaea “Cure d” STEVE HACKETT Epie usqu’ici, Steve Hackett n’avait pas été très consis- ______ tant dans ses efforts solo, çà oscillait de l’intéressant au prétentieux.C’était malheureux parce que les moments intéressants l’étaient souvent beaucoup.On espérait confusément qu’il y aurait mieux.Et voilà.Hackett a réussi à ramasser ses esprits et à faire un disque tout à fait cohérent, digne du grand musicien que j’ai toujurs soupçonné qu'il était.Tout d’abord, Hackett a simplifié sa formule, il a réduit son ensemble de musiciens.En fait, la majeure partie du disque est exécutée par lui et Nick Magnus sur les claviers et la machine à rythmes.Ce genre de réduction peut souvent se faire au détriment du sentiment, du “feeling”.Ce n’est pas le cas ici.La texture musicale est dense et pourtant assez allégée pour permettre à l’auditeur d’y pénétrer.La richesse d’écriture harmonique vient plus de l’imagination de Hackett que de la surabondance d’instruments.Mélodiquement, Hackett s’est détaché de ses longues pérégrinations abstraites et vides et s'est appliqué à pondre des tounes claires, et l’oreille prend plaisir à déchiffer.Le produit général est condensé et c’est un très bon point.Hackett est un compositeur plus talentueux que je ne le pensais, le véhicule compacte qu’il utilise lui va très bien.En plus Hackett a laissé tomber son masque de paranoia et ses chansons ont des airs de joyeuseté très agréable.Et puis, Hackett s’est décidé à chanter, et il le fait très bien, avec un léger falsetto qui rappelle Peter Townshed ~et qui va très bien avec ses nouveaux climats.M.D.reactor sidjl >< rttiisL, cni-zvjôirsç “Re-ac-tor” NEIL YOUNG Reprise etour en force de Neil Young avec cet album rempli de rock’n roll de i première à la dernière chan-on.Un NeU Young “électrique” t électrisant avec les musiciens e Crazy Horse pour le seconder.1 n’a rien perdu de sa verve et es textes sont comme des petits hapitres dans l’histoire de Surf-er Joe and Moe the Sleaze” u de la diva dans “Op-er-a star’ .,a production spontanée accorde Young beaucoup de place pour on intéressant jeu de guitare.Icoutez “T-Bone”, une sorte de DISQUES ET LÎURES USAGÉS 3694 st-denis Montréal, 849-1913 3850 Wellington Verdun, 761-7457 L’ECHANGE Achète et vend au meilleur Prix 10c ET PLUS 100,000 DISQUES 1940-1981 ECHANGE ACHAT VENTE 33 - 45 - 78 TOURS COLLECTIONNEURS DISQUES RARES TEMPLE DU ROCK “ENTREPÔT OUVERT AU PUBLIC” OUVERT DU LUNDI AU VENDREDI 5389 B0URB0NNIÈRE COIN MASSON, ROSEMONT DE MIDI À 19 HEURES ffUIM© muiTiisfU Enregistrement professionnel à coût accessible.$35 l’heure.16 pistes à l’heure! Démos, Bandes maîtresses, Production et Édition.MONTREAL 1208 BEAUBIEN EST, SUITE 108, 272-7641 999 Du Collège tel: 933-3633 Procédé exclusif au Canada d'impression fini velours (Flockage Spécfalis'te'enarticles de promotion au service des plus grandes entreprises du Québec.SPÉCIALITÉS , .— T-Shirts, blousons ty-vec, sweat shirts — Foulards, visières, casquettes , — Plaques d'auto, présentoirs, auto-collants, écussons, afliches SERVICE DE SÉRIGRAPHIE PROFESSIONNEL 47 jam où le texte est réduit à S phrases (“Got mashed potatoes, ain’t got no T-Bone”) répétées pendant plus de 7 minutes.Parmi les chansons à remarquer il y a l’étonnante “Shots” qui rappelle un peu le Neil Young d’antan.Souvenons-nous que c’est à Neil Young qu’on doit “Ohio”, cette chanson du temps où il faisait équipe avec Crosby, Stills & Nash.Somme toute, un album de rock’n roll comme on en avait entendu depuis longtemps par ce musicien canadien de North Bay en Ontario.J.L.47 , “Power of rock n’ roll” FRANK MARINO CBS 1 connaît bien son public et il lui donne ce qu’il demande: du gros rock n’ roll, pesant et très électrique.Le genre à vous faire dresser les cheveux sur la tête.Les “fans” de Marino raffollent de son jeu de guitare.Il y a plein plein de guitare sur cet album.“Runnin’ wild” est notre préférée avec un long solo de Frank qui vous laissera le souffle coupé.De la puis- sance au cube! Si vous aimez votre rock à 200 Km à l’heure, courez, ne marchez pas, vous chercher ce disque.Produit par Mari-no et enregistré à Montréal (Studios Tempo), cet album marque le début de la carrière solo du fondateur de Mahogany Rush.Ce sont d’ailleurs toujours les mêmes musiciens que dans le temps de M.R.En passant, il serait grand temps de voir Marino à l’oeuvre ici chez lui.Non.?“Mandevüle” GASTON MANDEVILLE BCA SV"’** aston Mandeville marque encore des points avec ce disque qui réalise les promesses du premier.Mandeville est un auteur-compositeur de première force.Ses textes, même s’ils ne font pas crier au génie, parlent éloquem- ment de la génération et de l’univers du bonhomme.Il y a habileté bien souvent dans certaines ellipses, dans certaines tournures originales.Musicalement, Mandeville a fait plus que ses classes.Il a l’oreille attentive, et l’audace généreuse.Ses mélodies sont toujours, pleines et accrocheuses.H a un sens de l’évocation intéressante.Dé plus ses arrangements sont impeccables, savants mais en même temps dépourvus de ces excès de l’académisme qui rendent certains essais troubles.Mandeville est limpide.Il chante de mieux en mieux, juste et avec du caractère.Sa présence se fait sentir tout au long de ce disque superbe.Un seul impair.le gros gag gras de “El Flapzo Passa”, inutile, sexiste et lourd.“Aigre-doux.” DANIEL LAVOIE Warner Bros.aniel Lavoie a sans doute voulu faire un disque très ___différent.Ses fans ne lui pardonneront sans doute jamais.Pourtant, après avoir pris beaucoup de temps pour discerner ce que Daniel voulait faire, j’ai saisi l’essence du propos.Pour Lavoie, la chanson n’est pas un outil de détente, c’est un argument, un essai, une vision.La chanson n’est pas démontable en petits concepts abstraits.Il en fait un tout qu’il faut accepter pour ce qu’il représente.“Aigre-Doux” est donc un album qui fait brisure très nette avec le cliché habituel du romantique faiblard.Le romantisme est après tout une forme de passion, et toute passion se doit d’inclure la critique.Ce microsillon s’inscrit dans un courant très contemporain de lutte contre les archétypes de la démobilisation.C’est un disque armé et aggressant, qui veut bousculer les concepts établis de ce qu’est le divertissement.En ce sens il est très New Wave, il prend le ton impersonnel du narrateur hors temps.Donc les textes en sont exceptionnels.Au niveau musical les mélodies de Lavoie sont étouffées par des arrangements tout à fait moyens de François Cousineau.Le jeu de piano de Lavoie est effacé sous des pistes de rythmiques oiseuses qui viennent dénaturer l’essai.J’aurai souhaité du rock violent, mais Cousineau a préféré le funk molasson qui le caractérise souvent.Le concept est intéressant, la vision vaut la peine qu’on s’y arrête, Lavoie est un grand; mais il aurait du se méfier des trahisons qui viennent d’ailleurs.?M.D.TOP 40 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 GHOST IN THE MACHINE________Police/A&M A B A C A B________________Genesis/WEA FRIENDS OF MR.CAIRO_Jon & Vangelis/POL GREATEST HITS________________Queen/WEA “4”______________________Foreigner/WEA TATOO YOU____________Rolling Stones/WEA EXIT STAGE LEFT ______________ Rush/CAP BEST MOVES___________Chris DeBurgh/A&M GET LUCKY__________________Loverhoy/CBS BAMBOO______________________Pagliaro/TC 11 FOU Corbeau/KD 12 BELLA DONNA Stevie Nicks/WEA 13 NINE TONIGHT Bob Seger/CAP 14 FREEZE FRAME J.Geils Band/EMI 15 FRENCH TOUR 80 Plume/CBS 16 MANUEL BRAULT Manuel Brault/PRO 17 CIRCLE OF LOVE Steve Miller Band/CAP 18 COUP DE FOUDRE Offenbach/CBS 19 PAQUETTE Robert Paquette/KD 20 TONIGHT I’M YOURS Rod Stewart/WEA 21 22 23 24 25 26 27 28 29 30 DIARY OF A MADMAN____Ozzy Osbourne/JET MANDEVILLE_________Gaston Mandeville/RCA FOR THOSE ABOUT TO ROCK____AC/DC/WEA RE-AC-TOR_______________Neil Young/WE A BILL____________________________BiR/QUA TIME____________________________Elo/JET EN FLÈCHE_________________Diane Tell/POL LONG DISTANCE VOYAGER Moody Blues/POL GIVE THE PEOPLE WHAT._____ Kinks/ARI WORLDS APART _________________ Saga/A&M 31 MOB RULES__________________________Black Sabbath/WEA 32 FABIENNE________________________Fabienne Thibeault/KD 33 PRETENDERS II_____________Pretenders/WEA 34 WORKING CLASS DOG____Rick Sprinfield/RCA 35 INNOCENT AGE_________________________Dan Fogelberg/CBS 36 HEAVY METAL Bande originale du film/WEA 37 TROIS DIMENSIONS____________Toulouse/CBS 38 CONTROVERSY___________________Prince/WEA 39 AIGRE DOUX______________Daniel Lavoie/WEA 40 PIERRE BERTRAND______Pierre Bertrand/POL CETTE COMPILATION EST EFFECTUÉE PAR LE SERVICE DE RECHERCHE ET D’ENQUÊTE DE QUÉBEC ROCK ET N’EST PAS NÉCESSAIREMENT BASÉE SUR LES VENTES * SA UVEZ 50% DU PRIX EN KIOSQUE! 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J’ai laissé ce gars-là, puis je suis revenu à Montréal à mes boutiques de disques.Miller est venu présenter un spectacle ici, au Moustache.Pour lui rendre service, ni plus ni moins, j’ai contacté tous les gens de radio pour qu’ils viennent le voir.Les gars de CHOM sont venus.J’ai appris qu’il y avait un poste comme annonceur là-bas mais je n’avais jamais pensé faire de la radio.On m’a convaincu et le lendemain, je rencontrais le directeur des programmes qui m’a engagé.J’ai commencé à six heures le matin, un samedi il y a de cela.cinq ans.Il y a eu beaucoup de changements en peu de temps à CHOM.J’ai accédé à un emploi au palier administratif puis, après six mois, j’en ai eu assez.J’ai quitté pour aller sur la côte ouest.J’avais donné ma démission qu’ils ont retenue mais non acceptée.Rendu en Californie, j’ai téléphoné et la nouvelle directrice des programmes m’a demandé de revenir.J’ai recommencé en ondes, puis on m’a offert le poste de directeur des programmes que j’ai décidé de prendre pour l’expérience et sur une base temporaire.Durant ces quatre mois, il y eu d’autres changements majeurs à CHOM.Le poste a changé d’image de A à Z ou presque.J’ai donné ma démission et je suis reparti pour l’ouest puis je suis encore revenu à Montréal après quelque temps.CHOM ne voulait plus de moi.Je suis donc venu à CKOI où il y avait une ouverture comme animateur les fins de semaines.J’ai pris l’emploi et, quelques mois plus tard, je suis devenu le premier directeur des promotions.Parce qu’à cette époque CKOI était très “low key” et ce “job” n’existait pas.De fil en aiguille, le directeur des programmes du temps a décidé de quitter et puis, je l’ai remplacé.Q.R.: “Comment décidez-vous de la coordination des différentes émissions?” B.B.: “Il y a certaines choses que l’on sait à cause des différentes études.J’essaie de ne pas me laisser influencer par ces études parce que ça devient tellement mécanisé et on perd le poul de la ville.Montréal est un “marché” unique en Amérique du Nord pour la radio parce qu’elle est bilingue et que le monde a un style complètement à part de toutes les autres villes.Lors de mon voyage dans l’ouest, j’ai écouté le plus de radio possible puis, j’ai trouvé une grande standardisation à cause des chaînes “across Canada”.Alors je me fie un peu à la recherche faite par ces postes-là mais le restant, c’est le “feeling” qu’on a pour le marché montréalais.” Q.R.: “La sélection des animateurs se fait comment à CKOI?” B.B.: “J’ai “hérité” de plusieurs animateurs d’ici.c’est une boîte syndiquée ici, alors j’ai des restrictions sur l’embauche de gens intéres- sants.Si quelqu’un m’arrive, la seule chose que je peux lui offrir c’est des fins de semaine.C’est de cette façon que je suis entré, alors, je leur donne cet exemple.Pour ce qui est des critères: une bonne voix évidemment.Je cherche des animateurs qui ont plutôt un entrainement au AM parce que ceux qui ont fait de la radio FM longtemps sont très difficiles à changer tandis que le gars du AM est beaucoup plus souple.Peut-être que le format AM varie tellement de poste en poste qu’il doit s’adapter.Et puis il faut également une certaine connaissance musicale et une bonne prononciation anglaise à cause des titres anglophones qu’on fait tourner ici.” Q.R.: “Le public de CKOI, c’est qui?” B.B.: “Tout le monde! (éclat de rire).Si on regarde le “démographique” du dernier B.B.M.on est numéro un à montréal sur la bande FM pour les gens qui ont entre 18 et 34 ans, masculin-féminin.Pour les 25 à 49 je crois qu’on est numéro deux.Notre auditoire se compose d’un peu de tous les genres, les collets blancs et les collets bleus.La radio qu’on essaie de faire, c’est de la radio populaire.On n’essaie pas de plaire à tout le monde, c’est certain, parce que dans ce cas-là, tu ne plais à personne.Par contre, ce n’est pas l’intellect qui nous intéresse parce que lui, il peut écouter Radio-Canada et puis, le petit bonhomme de douze ans non plus.C’est le gars ordinaire, notre auditoire, qui, quand il écoute la radio, ne cherche pas des informations élaborées.Il veut être renseigné au point de vue nouvelles, d’accord, mais il veut plutôt écouter la radio pour oublier un peu tous ses problèmes.Et c’est pas nous, à la radio, qui allons régler les problèmes du monde.Alors, tout ce qu’on peut offrir dans ce cas-là, c’est un divertissement.” Q.R.: “La musique qui passe sur les ondes de CKOI est choisie comment, c’est-à-dire d’après quels critères?” B.B.: “Au temps, au rythme.Ici à Montréal, il y a un problème qui ne s’impose pas aux autres marchés à cause du bilinguisme.On doit juger le matériel francophone sur des critères différents du matériel anglophone.Le produit français applicable à la formule CKOI n’est pas nombreux et même si on a élargi énormément notre éventail depuis un an, on a encore des problèmes.Et puis, les paroles sont importantes en français, tandis que les gens n’écoutent pas vraiment les paroles des chansons anglaises.Guy, mon directeur musical, a une oreille extraordinaire, il sait vite si une chanson tournera ou pas à la radio.” Q.R.: “Ce sont donc deux personnes qui font le choix?” B.B.: “C’est surtout Guy qui “filtre” toute la musique.On s’assoit une fois par semaine avec les dix ou quinze nouveautées qui valent la peine d’être écoutées et, à deux, on en choisit parmi le lot.” Q.R.: “Est-ce que la loi du contenu canadien dérange la programmation à CKOI?” B.B.: “Non.” Q.R.: “Vous obtenez le pourcentage requis?” B.B.: “On est facilement au-dessus du trente pour cent à cause du produit québécois que l’on tourne et qui est du contenu canadien.On n’a pas de problèmes avec cela du tout.Les gens ont une drôle d’impression vis-à-vis le contenu francophone en ce qui regarde le C.R.T.C.La Commission a un règlement qui exige qu’on joue soixante-cinq pour cent de contenu francophone.On respecte ce règlement, par contre on essaie de faire voir au C.R.T.C.que c’est très difficile pour nous d’en jouer autant parce qu’on manque de matériel, surtout pour le style de radio qu’on fait à CKOI.” Q.R.: “Alors, quand il y a un nouveau disque québécois, on va vite voir s’il n’y aurait pas quelque chose.?” B.B.: “Oui.Par contre, le point de vue qu’on essaie de rendre public, c’est que, au temps où on jouait beaucoup de produits québécois et francophones, on avait 200,000 personnes pour nous écouter.Alors, même si Robert Paquette tournait à toutes les deux heures, il n’y avait pas grand monde qui l’entendait tandis qu’aujourd’hui, on joue moins souvent Robert Paquette mais, par contre, il tourne pour plus de 700,000 auditeurs.C’est encore mieux pour lui.” Q.R.: “Quel est le plus grand problème dans le travail que tu fais?” B.B.: “Je ne dirais pas que c’est un problème, mais ma plus grande préoccupation, c’est de maintenir l’esprit d’équipe.C’est ce qui a fait que CKOI/FM est devenu le numéro un.?IICJI MANDEVILLE Gaston Mandeville Le Bonheur Est Tranquille; Vie-Somnifère; Rien De Plus; Parti D'un Village; El Flapzo Pasa; Craqué; Après L'impossible; Gagner Sa Vie; Décadence; Si.Album - KKL1-0426 $9.98 - QTY.Cassette - KKK1-0426 $9.98 - QTY.81 SPECTEL VIDEO INC 6 DÉCEMBRE CANO 13 DÉCEMBRE GILLES VALIQUETTE 20 DÉCEMBRE MANEIGE 27 DÉCEMBRE 1755 3 JANVIER BEAUSOLEIL BROUSSARD 10 JANVIER DIANE TELL 17 JANVIER MICHEL RIVARD 24 JANVIER RAMSEY LEWIS 31 JANVIER BERNARD LA VILLIERS 7 FÉVRIER ROBERT PAQUETTE DANS LE CADRE DE LA SÉRIE EN SCÈNE Radio Québec DIMANCHE SOIR à 20h.30 WÊÊÊËÊÊÊËÊfflÊÊÊÊÊÊËÊËÊÊËÈ MONTREAL et à Québec: CJMF-FM 93.3 Trois-Rivières: CFCQ-FM 93.9 Estrie: CIMO-MF 106.1 7 L’ensemble Rock n’ Roll sans réserve presque complet 1"' PARTIE: Une bonne guitare 2 eme PARTIE: Cette importante composante de l'équipement qui détermine le caractère de votre son: votre amplificateur.Et du caractère, l'amplificateur LEGEND vous en réserve abondamment.Le préampli à lampes contient trois étapes de gain qui vous permettent un éventail complet, du son clair et net au son distortionné le plus vilain.Il y a un mode soliste commutable au pied qui ajoute un peu plus de rondeur et de craquement et une égalisation à 4 bandes pour un dosage parfait de projection, de croquant, de perçant et de cristallin.Ajoutez la sonorité classique du haut-parleur CÉLESTION 12", haute performance et vous êtes propriétaire d'un "dur de dur", à toutes les sauces du Rock & Roll.3“"' PARTIE: La composante la plus importante de votre "kit": vous! 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