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Titre :
Québec rock
Magazine mensuel présentant le monde de la musique rock et de la musique populaire d'ici et d'ailleurs. [...]

Québec Rock est un magazine consacré à la musique et publié à Montréal de 1977 à 1986. Fondé par Paul Haince, Jacques « Coco » Letendre et le journaliste Marc Desjardins, qui y fera carrière, il est d'abord offert gratuitement sur papier journal dans les magasins de disques; il connaîtra un fort succès commercial en format magazine à la suite de son rachat par Guy Perron.

Québec Rock rassemblera au cours des ans une équipe de journalistes jeunes et dynamiques, dont certains connaîtront une longue carrière médiatique - notamment Georges-Hébert Germain, Nathalie Petrowski, Franco Nuovo et Laurent Saulnier. Le magazine s'occupe surtout de couvrir les événements musicaux, avec des entrevues, des nouvelles du milieu musical québécois et international, des critiques de disques, mais aussi des chroniques variées, particulièrement sur la mode et le cinéma.

Plusieurs numéros ont été de grands succès en kiosque, s'écoulant à plusieurs dizaines de milliers d'exemplaires : ils présentaient en page couverture Normand Brathwaite (pour la comédie musicale Pied de poule), Michael Jackson, Ding et Dong, Corey Hart, Diane Dufresne, etc. Québec Rock a été une sorte de Rolling Stone québécois qui, avec sa version anglaise Graffiti, en est venu à détrôner le magazine américain dans son créneau au pays.

Son éditeur a aussi publié un magazine à succès pour les adolescents, Fan Club, et a été un exemple à l'époque sur le plan de la convergence médiatique, profitant de productions télévisuelles associées sur TQS pour utiliser la dynamique des renvois promotionnels.

Éditeur :
  • Montréal, Québec :Québec rock,1977-1986
Contenu spécifique :
Septembre
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
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Références

Québec rock, 1983-09, Collections de BAnQ.

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H* - V •• ^ f : Men At Work surmenés Mario Cusson superchampion Mireille Deygliuin irhiittfW ~ OFFENBACH ET PLUME COMBINAISON GAGI •' y.01 -M 2stm VIDÉOGRAM vous offre l'occasion de savourer trois heures d'enchantement pour rire et pleurer.^ES UNS ET LES AUTRES", des hommes et des femmes qui vivent dans des pays différents mais parlent une même langue.la musique.Trois heures de spectacle et de musique sur vidéocassettes.DISPONIBLES DANS TOUS LES BONS VIDEOCLUBS.Un film de Claude LELOUCH % Chaque mois _ DE NOUVEAUX FILMS EN FRANÇAIS SUR VIDÉOCASSETTES BETAMAX ET VHS VIDEOGRfln fiffei-voub une bonne.decinéma toutconfo" LE REFLET DE VOTRE PERSONNALITE Depuis des années, Maxell a eu la renommée d'être le ruban de grande classe qui donne des T-shirts gratuits.Cette année, nous aurons la réputation d'être le ruban de grande classe qui donne des T-shirts de grande classe.Ce sont les meilleurs T-shirts Maxell possibles — entièrement fabriqués au Canada, à encolure en V, en un mélange de coton et polyester bleu et blanc.Le nom Maxell est discret.La taille est parfaite.L'allure est élégante.Ht il peut être à vous, avec un choix de tailles petites,, moyennes, grandes ou extra grandes, pour le simple achat de quatre cassettes XL-S chez un dépositaire Maxell — * participant.Commencez à renouveler votre stock de , % cassettes Maxell XL-S .et renouvelez votre garde-robe .pendant que vous y êtes.Après tout, c'est le reflet de v votre personnalité.Et nous vous donnons le bon ton.maxell xin s 90 maxell xuis go j ‘ maxell xins go minimal^ * - ¦ %»'* Htif/i i /nf'i 1 fil CASSt lit maxell ¦ ÇA SAUTE AUX OREILLES./là ^ Tri Tel associates limited f lOS-Sy.i'* s Avenue.W'lowi.ii** Ontario.Canada M2H 2S5 CHOIX DES PROFESSIONNELS I ©YAMAHA DEPUIS 1887 Photo couverture: Jean Blais Septembre 8 BLOCS ERRATIQUES Marjo d’Corbeau / Diane Tell / Mime Expresse / Performances / Daniel Léveillé / Le Partenaire / Rock'a'Télé / Le livre de Plume / Coup d'oeil.22 MICHEL LEMIEUX L’un des performeurs les plus en vue à Montréal, Lemieux le superformeur, refait «L’Oeil rechargeable» une dernière fois avant sa tournée en Europe cet automne.30 PLUME LATRAVERSE L’autopsie d'un rocker aux allures de mal élevé qui robine dans le showbizz, pris par les exigences de l'image publique alors qu’il rêve de pouvoir écrire seul dans son coin.34 CUSSON CHAMPION A peine 22 ans et déjà une dizaine d'années de métier derrière lui, le jeune boxeur qui a troqué la ruelle pour le ring, est bien de la race de ceux dont on fait les grands champions.40 OFFENBACH-PLUME La puissante locomotive rock approche du terminus central du Forum.À chaque escale, des milliers de nouveaux passagers se sont ajoutés et personne n'a pu manquer le passage du plus gros show de rock québécois cet été.42 TORONTO MÉCONNUE Toronto n'est plus la ville froide et «straight» que le milieu de la finance aurait voulu continuer d'en faire.La culture underground, les clubs «after hour», les jeunes, les gais, et les artistes en ont décidé autrement.48 MON PETIT CHOU EST PUNK Irène et François veulent bien que leur petit chou porte sa crête flamboyante, mais seulement les fins de semaine.Ces pauvres parents de punks.50 EN MONTGOLFIÈRE 51 la plupart des sports à la mode se pratiquent sur l’eau, ceux qui défient les lois de la gravité et s'exercent dans les airs connaissent aussi une popularité grandissante.La montgolfière, pour le plaisir ou la compétition, est de ceux-là.52 LA SUAVE FUMÉE Ce n’est pas d'hier qu'on fume autre chose que du tabac, l’histoire en fait foi.Alors que certains en dénoncent les méfaits, et que d’autres en clament les bienfaits, chacun reste libre d’en penser ce qu’il veut.56 ROBERT PLANT L'ex-Zeppelinien ne veut pas qu'on recherche l’influence de ses origines dans son nouveau matériel.C'est un Plant définitivement en carrière solo qui amorce sa première tournée nord-américaine depuis sept ans.57 PETER TOSH Le sourire large, le rythme reggae jusque dans les moindres gestes, à la fois prophète et victime, Peter Tosh parcourt le monde en promouvant par la musique la cause des Africains.58 MEN AT WORK Le groupe le plus populaire d'Australie, qu'on peut se vanter d’avoir découvert ici avant les États-Unis, pourrait bien être dépassé par la vitesse de sa montée.Une entrevue exclusive avec Greg Flam.73 CINÉMA Avant même la sortie de «Bonheur d'occasion», tout le monde semblait convaincu de la performance de Mireille Deyglun.A Moscou, un Festival du film la plonge déjà dans le monde du cinéma international.75 SUPPLÉMENT SPÉCIAL HI-FI Un encart de 32 pages qui présente l'univers de la haute fidélité au Québec, grâce à des entrevues avec des experts, un profil de l'industrie locale, et une enquête auprès des consommateurs.26 LA BANDE À VITTORIO 65 DISQUES 72 12 POUCES 107 VIDÉO-VIDÉO 111 INSTRUMENTS 114 CALENDRIER ÉDITO Récemment, Sting le chanteur-bassiste-auteur-compo-siteur principal des Police déclarait ce qui suit à Kristine McKenna de Rolling Stone: «Je ne crois pas que le but premier pour lequel nous sommes sur cette planète soit la recherche du bonheur.Je pense plutôtque la recherchede l’apprentissage est une des façons de diminuer la douleur d’être humain.» Ce n’est pas nécessairement là une façon très facile d'aborder la vie, mais il n’en demeure pas moins qu’elle comporte une grande vérité: l’humain a sans cesse besoin d’apprendre sinon il est malheureux, il sescléroseet meurt rapidement du dedans.C'est de saison de parler d’apprentissage juste au moment où vous vous apprêtez à rentrer à l’école après un des plus beaux étés que nous ayions jamais vus.Saviez-vous que les statistiques démontrent une augmentation des inscriptions dans les écoles supérieures?C’est sans doute normal à une époque où le chômage est monnaie courante (jeu de mot) et où on ne cesse de faire référence à la jeune génération commeà une génération sacrifiée.L’école est une façon de se redonner un bail sur l’espoir, une manière d’aller chercher les outils qui permettront à toute une population d’agir plus précisément sur son futur.Il n'y a pas si longtemps on allait à l'école parce qu’il fallait un papier pour avoir une job.À présent, papier ou pas, le chômage est général, donc les qualifications ne veulent plus dire grand-chose sans ancienneté.Mais l’école et ses spécificités d’apprentissage modernes devient un moyen de comprendre technologies et méthodes de vie qui vont de plus en plus en se complexifiant.L'apprentissage est une soif inextinguible qui précède inévitablement l'espoir.En passant, nous aimerions saluer le retour dans nos murs de Marc Desjardins qui assumera à nouveau la rédaction en chef du magazine après des vacances d’un an du journalisme.Marc compte bien continuer à développer dans Québec Rock une exigence éditoriale aussi grande que celle apportée au travail artistique, afin de vous en mettre plein la vue avec du reportage pété et toutes sortes de surprises.Bonne lecture et bonne rentrée.Québec Rock 1578 St-André, Que.H2L 3T6 (514) 521-2466 Fondé en 1977 Editeur et Directeur général Guy Perron Éditeur associée et Directrice artistique Marleen Beaulieu Rédacteur en chef Marc Desjardins Adjoint à la rédaction Gilles G.Lamontagne Collaborateurs Christian Allègre.Lyne Crevier.Claire Dé.Alain Denis.Dominique Dunglas.Marie-Catherine Giguère, Jacques Légaré, Douglas Léopold.Robert Lévesque, Janine Messadié.Jean-Charles Neault, Franco Nuovo.Nathalie Petrowski.Alain Pigeon.Paul Raymer.Pierre Sansregrets.Erik Tremblay, Pierre Tremblay.Daniel A.Vermettc.René Viau.Vittorio.Photographie Serge Barbeau.Jean Blais.Bernard Brault, Sylvain Giguère.Rodolf Noël Graphiste Francine Fortin Typographie et montage Photocomposition Tréma Enr.Imprimerie Litho-Prestige Bureau de Toronto 140 Carlton #1208, Toronto, Ont.M5A 3W7 (416) 921-7313 Préposé aux abonnements Harold Beaulieu Publicité MONTRÉAL Guy Perron Daniel A.Vermette 521-2466 TORONTO Peter Medland 416-922-6968 Tarifs d'abonnement annuel CANADA — 18$, États-Unis 25$, Europe 35$.Pour tout changement d'adresse, prévenir au moins 6 semaines à l'avance en envoyant l’ancienne et la vouvelle adresse.Québec Rock est publié 12 fois par année par: Québec Rock Inc., C.P.187, Station C.Montréal, H2L 4K 1.Tous droits réservés.Le contenu du magazine ne peut être utilisé sans l’autorisation écrite de l’Éditeur.L’Éditeur ne se tient pas responsable de la perte des manuscrits, photos ou illustrations.Dépôt légal: Bibliothèque Nationale du Québec Bibliothèque Nationale du Canada ISSN 0226-7187 Courrier de 2ème classe Enregistrement no 5047 Port de retour garanti. La première considération sérieuse de tout auditeur sérieux?Le rendement d’une chaîne Quad est évident à quiconque lui prête une oreille attentive.Rien ne peut remplacer une bonne écoute chez un excellent revendeur.Pour trouver le nom et l’adresse du marchand Quad le plus près, écrivez ou téléphonez-nous à May Audio Marketing Ltd., 646 Guimond Boulevard, Longueuil, Quebec.J4G 1P8 (514) 651-5707 QUAD „ le plus près du son original 9 QUAD est une marque déposée BuœsHMiqm blocs[rratiquis RwnsFRRiriQm - -6^ etv & U ^ ,c1.«V & & ,e^ -^0' .w c I ; avec l'ancienne équipe de Yul Video, une gang qui s’apprête ensuite à tourner avec Francoeur.Corbeau arrivera par la porte d’en avant avec un nouveau microsillon du même titre que le vidéo qui sera lancé le 1er octobre.À suivre.Photo Dominique / O' ^ \ ^ AV iOv V \ LE PARTENAIRE; VOUS NE POUVEZ VIVRE SANS LUI U w - i show de gars, mieux, une folie de gars déclarent les principaux >rotagonistes du Partenair Marc Desjardins et Pierre reau en parlant de leur L prendra l’affiche de l’Atelier Continu, sis au coin de Laurier et Boyer, à partir du 22 septembre.C’est un show où des gars « rient de leur quéqueU#^A.enfin.Après avoir passé tout ce temps à se faire damer le pion par les féministes, lés hommes ont peut-être appris à se moquer de leur propre ridicule., \'Le Partenaire c’est cè personnage omni- V' / ,im0'nî présent dans la vie de tout homme, que ce soit le receveur-accoucheur qui vous aide à passer dans ce monde, le chuittqui vous présente votre premier blind date, celuUjûlÇ, vous part en affaire, celtftqui vous sort du bar parce que vous êtes trop saoul et bien ( sûr, ce partenaire typiquementquébecois et catholique, l'ange-gardien.Une quarantaine de personnages, beaucoup de cha* peaux, 12 chansons, des monologues, des numéros de production, visuel en jfhasse et de l'humour à vous en faire pisser dans vos culottes, Le Partenaire met en scène Marc Desjardins (qui, le même que vous aP lisez dans ces pages) qui revient à la scène •^Caprès une douzaine d'années derrière un dactylo,.Les textes sont de lui|leViriusi-ques de Pierre Moreau, le compositeur le plus important du théâtre québécois et il est accompagné sur scène par Moreau et Alain Déry, tous deux aux claviers ainsi duè par une batterie digitale (new-wave oblige).La musique est un amalgame de lyrisme, dé^ f } rock, de jazz et d'un autre aspect carrément extra-terrestre.Marc Desjardins a fait appel à ses chums dans la mise en oeuvre du partenaire.C’est Michel Rivard qui donne son avis quant à la mise-en-scène avec une aide appréciable de la comédienne Mireille Deyglun (car il fallait bien une femme pour critiquer ce show de gars).Diane Tell a coaché Marc vocalement, question qu'il ne perde pas la vpjx.Lès décors et les éclairages sont de Desjardins qui a déjà signé les conceptions visuelles de Diane Tell, Sylvie Tremblay et du groupe Bill.Le tout a été pensé, conçu, revu et corrigé par Desjardins et Moreau qui espèrent bien être admis à .r-r ; X:ïl ¦'"'M V \ wm ¦ \S ?A •ei .a 'S G* P 33^ se; ¦m -N oC0' O mie Française avec ce show.1^ 10 ;\3 Y: UN PASSEPORT POUR LE MONDE Achetez des cassettes AUDIO ET VIDÉO TDK chez un détaillant autorisé et vous pourrez recevoir des Certificats Vacances* valant jusqu’à 200 $ Achetez des cassettes audio et vidéo TDK Si vous achetez.10 cassettes audio TDK ou 5 cassettes vidéo TDK, vous recevez un CERTIFICAT VACANCES DE 50 $ 20 cassettes audio TDK ou 10 cassettes vidéo TDK, vous recevez un CERTIFICAT VACANCES DE 100 $ 30 cassettes audio TDK ou 15 cassettes vidéo TDK, vous recevez un CERTIFICAT VACANCES DE 200 $ SEULES LES CASSETTES TDK DONT L'EMBALLAGE EST BILINGUE DONNENT DROIT AUX CERTIFICATS VACANCES.Épargnez jusqu’à 200 $ sur de fantastiques voyages à forfait vers les destinations suivantes: ¦ » ’ T* TOURAM DE AIR CANADA: Antigua, Barbades, Californie, Floride, Freeport, Hawaï, Jamaïque, Nassau, Tahiti, Texas.PRINCESS CRUISES: TransCanal, Antilles, Pacifique Sud, Orient, Tahiti, Hawaï, Alaska, îles de l’Atlantique, Grèce, Cap Nord de la Scandinavie.HOLIDAY HOUSE: Grande-Bretagne, Autriche, Belgique, Danemark, France, Allemagne, Hollande, Italie, Antigua, Bahamas, TREASURE TOURS: Floride: Daytona Beach, Orlando, Clear Water, Tampa, Palm Beach, St-Petersburg, Cocoa Beach, Pompano Beach, Fort Lauderdale, Miami Beach, Walt Disney World.PARAMOUNT HOLIDAYS: Floride, Nassau, Freeport, Hawaï, San Juan, Barbades, Ste-Lucie, Jamaïque, Acapulco, Puerto Vallarta, Cancun, Croisières dans les Antilles.THOMPSON VACATIONS: Mexique, Hawaï, Floride, Antilles, Bahamas, Jamaïque.VACANCES AVEC WARDAIR: Floride, Californie, Barbades, France, Allemagne, Royaume-Uni, Nouvelle-Zélande.SITMAR CRUISES: Antilles et Amérique-du-Sud, Mexique, Canal de Panama, Canada et Alaska.&TDK &TDK "Les certificats Vacances sont valables jusqu'au 31 décembre 1985.Pour savoir comment participer, consultez l'affiche "RèglémentS" ou la brochure intitulée “Certificat Vacances”.Bmyn T-120 s-r nwnùfcîfrn « socissr'f IHIHIH plus «une cassette», on dit «une TDK» AuclioVideo Specialists Inc Montreal Quebec H9P 2N4 .‘¦ÿTOK SA 90 !{ # : h POURUN BON CIGARE.JAI TOUJOURS LE TEMPS! COLTS ET COLTS MILD Savourez la différence.Vv'vv / AVIS: Santé et Bien-être social Canada considère que le danger pour la santé croît avec I usage-eviter d inhaler mmm.1- Irène Reisinger de Montréal 2- Josée Lapierre de Le Gardeur Québec 3- Charles Dagenais de Gatineau 9- Robert Quelle! de Montréal 10- Roger Lefebvre de Grand-Mère 11- Louis Dionne de Ste-Perpétue 12- Karolle Grondin de Ste-Marie BCE 13- Pierre Labelle de St-Bruno : :: ' i Y-) Sjitl '•j ! ¦ ;x» 14- Diane Thibault de St-Georges Champlain 15- Alain Gandry des Iles-de-la-Madeieine 16- Igor Després de St-Tire 17- Jacques Chabot de Québec 18- Jean-François Pelletier de Montréal 19- Véronique Lapointe de Montréal 20- Nancy Gagné de Baie-Comeau 21- Diane Whitehouse de St-Eustache 22- Ghislain Lanoie de St-Germain 23- Jacinthe Desforges de Maniwaki 24- Sonia Lapointe du Lac Mégantic 25- Céline Villeneuve de Laval 4- Louise Legault de St-Felicien 5- Josée Sarrazin de Montréal 6- Sonia Lapointe du Lac Mégantic II 7- Christian Roy de Beauport Nous vous remercions d’avoir participé en grand nombre et félicitations à nos 50 gagnants Nous tenons à remercier nos commanditaires pour leurs généreuses contributions.8- Suzanne Hallée de Montreal 26- Claude Roy de Danville 27- André Caron de Trois-Rivières 28- Jocelyn Biron de Montréal 29- Claude Lamy de St-Louis De France 30- Denys Duchêne de Québec 31- Jean Chabot de St-Constant 32- Pierre Coulombe de Montréal 33- Marc Dussault d’Anjou 34- Gaétan Lanthier de Buckingham 35- Denis Dubé de St-Roch des Avlnaies 36- Nathalie Moisan de Aylmer 37- Luc Rainville de Farnham 38- Jocelyn Archambault de Montréal 39- Mona Quesnel de Windsor 40- Roger Gloutnay de Verdun 41- Claude Mathieu de Coaticook 42- Annie Corriveau de Thetford-Mines 43- Carole Kemp de Montréal 44- Louis Migneault de Cowansville 45- Pierre Marmo de Ste-Thérèse 46- Gaétan Dugas de Rivière du Loup 47- Lucie Morel de Ste-Foy 48- Roger Chiasson de Bas-Caraquet N.B.49- Camille Tousignant de Trois-Rivières O 50- Roger Dionne de Rimouski RO A PROPOS DE LUMIERE ET DE SON 11 'PEDRO BAN eux qui croyaient que la perfor- fmance était en perte de terrain devront se raviser parce que ces temps-ci, on pourrait même par-1er d’une avalanche de performances.Les thèmes évoluent, les perfor-meurs se raffinent et ne cherchent plus systématiquement l'abstraction pour l’abstraction dans l’élaboration d’un concept.Si pour les inconditionnels de «l'art pour l’art» il n’y a de compromis nulle part, pour d'autres, il Importe davantage maintenant de rejoindre le plus de monde possible.«LÉOPARD 6 — CLIENT O» «Léopard 6 — Client O» est une performance multi-média de deux heures qui regroupe douze artistes issus de formations différentes.Échappé de tout cadre réaliste, le spectacle du Groupe Seize est une fusion des principaux éléments et configurations nouvelles de la scène: musique électroacoustique, danse, mime, voix.Au Spectrum, du 21 au 24 septembre.«ART ET ÉCOLOGIE» Un événement d’envergure qui se déroulera à travers le Québec du 12 au 19 septembre: Alma, Rimouski, RivIère-du-Loup, Chicoutimi, Québec et bien sûr Montréal.L’atelier Inter X Section assure la production montréalaise.Deux thèmes principaux ont été développés: la LUMIERE et le BRUIT.Les artistes montréalais participants sont: Claude Lamarche, Régis Pelletier, Armand Vaillancourt, André Fournelle, Pierre Pépin, Marc-André Roy, Jacques Cloutier, et le Groupe Sonde.'—\ r \ 'vvv DIBA v-^.\ i A'rjona- V Sincelejo ¦ v'sTDimâs Montena Turbo^ / Z,, Barquisimeto Maracaibo) ™ I VX Irujillo CJk K M é ri d a_____ Krinj eu ta :a^ Ci, Medellin ALPELO (Col.) Bj \au |pto.Mai ua^] A G U I J- Galerai Francisco' vMocoaN Mitü, /3 w “a fist comes down like a hammer on a drum hammer on a drum" $ PAYOLM HAMMER ON A DRUM (un microsillon aux idées claires) incluant le succès sur 45 tours NEVER SAID I LOVED YOU avec la participation de Carole Pope* Produit par Mick Ronson et PayolaS AM RECORDS • qur* ‘Participation de Carole Pope avec la permission de True North Records.O ‘RÉFLEXION» Performance de Claude Lamarche ei 7 ]*! # ol- laboration avec le Groupe Sonde.Lamarche fait partie de la première génération des pertormeurs montréalais.Au Symposium international de sculpture environnementale de Chicoutimi en 80, il avait donné des k sueurs froides à tout le monde avec son «Mouvement temporel syncopé Dans «Réflexion », il n'a pas perdu son sens du gigantisme et du «thrillant».Un camion sur lequel est monté un pro|« de haute puissance (Search Light) pouvant projeter son faisceau sur plusieurs kilomètres, lui servira à démontrer comment l’environnement est sculpté par la lumière.«SOUS LE PAVÉ, LA PLAGE» Cette inscription de bronze pourrait bien être intégrée de façon permanente à l’allée piétonnière de la rue Prince-Arthur.Le projet de Régis Pelletier est de façonner une empreinte qui ne soit pas seulement les mots d'un cri libérateur écrit en noir sur l'asphalte.À TRAVERS TROIS MIROIRS La participation de Marc-André Roy est une performance à trois personnages dont l'action consiste à passer à travers trois miroirs de 4 pieds par 8 pieds: un en plexiglass, un en vinyle, et un en verre.En se servant de micro-contacts, les manipulations effectuées sur les miroirs seront re- I transmises en sons, transformés ensuite en i musique électro-acoustique.rein \ .Visage à 2 faces» de Marc-André Roy, Montreal LE GROUPE SONDE Les musiciens de Sonde ontété à l'origine de toute une nouvelle «matière sonore»» qu’ils utilisent pour façonner l'espace et lui donner un nouveau relief, qu’on ne voit plus mais qu’on entend.a fZm vn rl o m w- Algiers 1 i> ^£?- •J-.0ÿ&M imi-.bc!- * ' J; ^gv-Vf i Ml /C^tA^ j -: .< U J v l TMxvTRAcRa^ : •.•••'' n : *: ^*w * EZ.A OrRAN/DEURDE LEUR5.EX&-'- AIO/ Q(JI LEUR.Al MÉFIE PO/VA/F leürcoüïcieüce ?OÜTi QIÆ C^$r fOÜTÛUJ CE QU 'IL eAUT que JE MEDISE FOURME COA/XAIMCRE PETAiREMA PROCHAIME F/\\ ULITE- - 27 SaSli 98 ROCK if/Hivjf-ÜVjJ w$%k A ‘ \V' t: : i- ¦jw; ‘ vu ; ^,'4 (M)" • J m i~ 5t ê É Ü ^'.ENTREVUE DU MOIS i 'kSS.\ Ss> PLUME: LIST CUL POUR UN ROCKER 1 -b.i .* ^ PAR ROBERT LÉVESQUE était le dernier soleil de juin.On buvait de la bière à l’ombre.Plume parlait lentement.^Une fille qui passe, une idée qui s’en va, Latraverse prend son temps.C’est un enfant du siècle, qui a quarante ans.Sous sa défroque de bum, qui robine dans le showbizz, se cache un poète, qui rage d écrire.Il parle du soleil de la scène, qui le brûle un peu, de l’éternité difficile à coincer,du Québec renversé, de ses affinités avec Michel Tremblay, de son désir de faire un cadavre potable.2? Q.R.: Le 17 septembre, c’est ton entrée au Forum.?Plume: Va Gerry qui m’a dit: ça sera pas payant mais ça va te faire connaître.Q.R.: Pourtant, dans Têtefromagée, tu dis en venir à trouver ça obscène de gratter ta guitare sur scène.Plume: Chus pas vraiment tanné de chanter.je me tanne de l’exigence d’être un homme public sans vouloir en être un.Je déteste les changements que ça te fait faire dans tête, pis les spots qui te tapent su’a tête comme le soleil, c’t’une grosse partie de ta vie qui est tout le temps bronzée.j’aimerais rester en coulisses, écrire, j’ai l’impression que c’est là que ça se passe pour moi les affaires, quand j’écris.Q.R.: Autre chose que des chansons?Plume: J’ai déjà écrit un roman.savonneux, qui s’appelait le Vôgrador.Q.R.: Que t’as jeté aux poubelles.Plume: Non, que j’avais déposé chez un éditeur il y a dix ans.un roman complètement drogué.un fouillis, je trouvais à l’époque que c’était du dégueulis.pour écrire quelque chose il fallait que je me torche, que je fasse sortir le méchant qui était pogné en dedans.ça donné 350 pages en papier de toilette beurré des deux bords.Q.R.: Publiable?Plume : Ça doit.je l’avais retiré avant que l’éditeur décide de le sortir, j’avais freaké.après dix ans je pense que ça sa raison d’être.Va des choses comme ça qui réapparaissent.qui étaient primaires à un moment donné et qui trouvent leur éclosion.Q.R.: Et ceux qui te trouvent vulgaire?Plume: Va toujours du monde dissipé de naissance, qui prennent plaisir à foutre de la marde partout.ça prend quelqu’un pour être vulgaire, l’avocat du diable qu’on appelle ça.Q.R: Habituellement, il écrit plus qu’il chante cet avocat.Plume: Ouais, je vas en écrire un, un roman.Le Vôgrador c’était vider les tripes, l’over-contenu, en me disant qu’à un moment donné j’écrirais quelque chose de logique, un peu traditionnel, parce que pour moi le summum d’une certaine écriture c’est la fable.Tu places des éléments, des animaux, des hommes, il se passe une action où tu choisis ce que tu veux.Trenet écrit des choses qui peuvent ressembler à des fables de La Fontaine, une espèce de naïveté de l’éternel adolescent, des parcelles d’éternité qui font que ça ne vieillit pas, histoire de coincer des morceaux de jeunesse.dans les méandres de l’écriture.Je pense que la seule raison d’écrire depuis des siècles c’est de faire des sculptures en éloge à la jeunesse qu’on a eue.Ce qui pousse les vieux auteurs à écrire, Miller avant qu’il ne meure, c’est d’avoir avec l’âge et le métier trouvé les mots qui expriment le plus ce tourbillon d’éternité qui définit la jeunesse, les états d’âme, le mûrissement poétique.c’est pour ça que je me dis qu’à un moment donné j’aurai moins besoin de chanter, pis de faire le singe devant le monde, mais je voudrais bien que ma plume reste vivante.Q.R.: C’est la partie de ton métier qui est le plus à toi.Plume: Oui.Le stage c’est comme une d#ogue.Q.R.: Certains en ont absolument besoin.Plume: C’est pas comme ça que ça se définit pour moi, c’est pas un besoin.Plutôt un plaisir, mais que t’oublies de fois en fois.Tu pars en tournée deux mois en Europe.pis là tu reviens, t’es fatigué, tu d^ tabarnak c’tait le fun, mais chus tanné, m’as coolé un peu.au bout de deux mois sans trop savoir pourquoi tu fatigues, tu tournes en rond.pis s’il faut que tu repartes en tournée tu te dis, crisse, c’est ça qui me manquait.pis tu pars en te disant: fuck, pourquoi je vas encore me battre dans ces pays-là.faire la runne, ben de la misère dans les trucks.à tout coup j’me dis ça pis à tout coup je l’oublie.Q.R.: L’important c’est de partir d’ici, aussi?Plume: Ben oui.Q.R.: Le Québec d’aujourd’hui, tu le trouves où, comment?Plume: C’est ce que j’essaye de dire dans mes disques, y’est en métamorphose, y’est dans le creux de la vague, on peut en faire l’autopsie canalisée, y’est dans un trou.mais on peut pas être beau, fin pis intelligent tout le temps, à un moment donné l’envers se passe.Q.R.: Tu es quelqu’un qui vote, qui croit à l’organisation politique?Plume: Tu me poses trop de questions ! Qui croit.j’sais pas, y’a ben des façons d’être politisé, moi j’suis dans la politique humaine.Q.R.: Tu ne t’es jamais impliqué politiquement de façon concrète, publique?Plume: Au départ je trouve ça compliqué, déjà, d’être, de s’occuper de sa propre vie, hostie.Je veux pas diriger la vie des autres, y’en a qui font ça mieux que moi, qui prennent le plancher.Moi je suis rattaché à d’autres fils que ça.ma politique flotte quelque part dans l’histoire de toutes les politiques.ce qui me préoccupe c’est le point commun.Q.R.: Mais ici, l’idée d’indépendance, et le référendum raté, ça ne te préoccupe pas?Plume: Ma seule préoccupation à ce niveau-là c’est que je sens qu’il y a quelque chose d’important qu’il faudrait pas perdre.c’est fort possible qu’à cause du ratage péquiste on se fasse anéantir et qu’on rejoigne les Cajuns de la Louisiane à un moment donné. K Q-R-: Et qu’on célèbre nostalgiquement l’ancien Québec dans des bars à l’étranger, dans quinze ans, sous une photo de Bour-gault.?Plume: Ouais.mais faut oublier ça le côté contemporain de l’affaire.Bourgault, Lévesque et compagnie, faut les oublier.la chose importante à garder c’est cette espèce d’esprit gaulois, l’humour particulier d’une certaine francophonie, qui est véhiculée depuis les premières littératures françaises, en passant par les films de Pagnol, et qui va rejoindre l’humour québécois, un humour insulaire comme aux Iles-de-la-Madelei-ne.nous autres on est sur une île entourée d’Anglais donc on a un humour insulaire poli par le fret.ça nous rend ben particuliers, ça meurt pas, et tout ça rattaché à une langue que j’aime, le français, sans nécessairement verser dans le jouai, le jouai a ses qualités sonores, côté argot, côté créole, mais il a ses limites.Y’a dans tout ça un côté chemise de Floride, c’est coloré, c’est beau, mais en même temps il ne faut pas jurer que par ça.Q.R Mais les jeunes, que Lévesque espère voir voter PQ et re-oui à son deuxième référendum, ils vont peut-être envoyer promener tout ça, la chemise de Floride avec?Plume: C’est ben sûr.le revirement dans le système d’éducation était peut-être indispensable et peut-être fatal.je pense aux cours classiques, c’est le clergé qui s’occupait de ça mais quand même.ceux qui l’avaient fait vingt ans avant y faisaient sensiblement le même cours, y’avait quelque chose qui se perpétuait, une littérature française, un flambeau qui se passait, c’était peut-être du bourrage de crâne, du latin, du grec, whatever, mais y’avait un espèce d’héritage gaulois, aux sources du français, qui se transmettait.Le revirement dans l’éducation au Québec, ça brisé la chaîne.on sait pas ce que ça va donner.c’est des options partout, pis des options des options, y s’arrangeront avec ça tabar-nak, mon boutte est fait.J’écoute toujours Brassens.Trenet.Q.R.:T imagines-tu dans vingt ans?Plume: .J’aime autant pas.je vis au jour le jour.Vingt ans?J’ai longtemps cultivé l’idée de ne pas vivre plus de quarante-cinq ans.d’y aller intensément.puis de faire un cadavre potable.Mais là ça m’a lâché un peu, ça doit être de même en vieillissant.Comme dirait Bref mourir, la belle affaire, mais vieillir.c’est une autre affaire.Q.R.: Quand on dit que tu es un adolescent prolongé.Plume: J’suis ben content quand on dit ça.j’ai pas le goût de sortir de l’adolescence, surtout pas pour tomber dans le monde adulte, pis si je tombe en quelque part, ce qui va être probablement l’objet de Métamorphose II, je vas retomber en enfance! Q.R.: Comment ça se passe avec une chanson?Plume: C’est la toune qui vient à moi.Je suis comme une antenne.E.T.téléphone Maison! Là, mes mains partent, pis j’écris.Habituellement, ça prend pas de temps.L’idée crue arrive.j’y retouche pas trop.Des mots ce sont des diamants avec des facettes.Tu les places un à côté de l’autre pis y se pitchent des reflets, et suivant la façon dont tu les regardes, les facettes éclairent différemment.Des phrases c’est comme des algues, y’a toujours des bulles d’oxygène pognées entre les algues, pour moi ce sont des bulles d’éternité, c’est la façon de lire entre les lignes qui est l’apanage de la littérature française, des bulles qui font que tu vas relire un texte écrit il y a un siècle, tu vas retrouver quelque chose dans cette bulle-là, qui est intemporel, c’est ce que j’essaie de faire, agencer mes algues pour que les bulles se coincent.En fait c’est de la littérature, c’est là que je me comprends le plus.ça devient des fables.Q.R.: Mais tes chansons s’en trouvent parfois bloquées à la radio.Plume : Moi je cultive d’une certaine façon le fruit défendu.Il va venir un jour où le monde sortira plus de chez lui, ils auront des super-écrans à la maison, avec des haut-parleurs dans le malaxeur, le gars sortira plus de son lit, il va peser sur un piton et recevoir une lettre, les facteurs vont sauter.mais une chose qui va rester c’est l’influence «live», le besoin de complicité dans une grande ou une petite salle, le besoin d’illégalité qui est en chacun, le mythe du fruit défendu, le goût de transgresser une loi établie, ça va toujours rester.Le show apporte ça, pas la radio.Le monde va aller voir quelqu’un qui est pas là à leur faire des sourires à journée longue quand on appuie sur un piton, quelque chose que tu te découvres dans le ventre.dans le fond, je dois être encore un vieux chansonnier.Q.R.: Le pessimisme.Plume: Ouais, y’en a qui vont te dire que ceux qui, comme moi, communiquent avec le public doivent flyer dans l’optimisme, rendre la chanson agréable.parce que c’est déjà assez dur de se faire agresser par les journaux.qu’il faut trouver une porte de sortie.c’te porte-là t’a trouves pas juste en regardant dans les airs.c’est dans ce sens-là que je me raccroche plus à une politique qui tient compte de l’humain, ce qu’il y a à l’intérieur, que de celle qui ne s’adresse qu’à sa carapace, son armure, son accent, sa couleur ou whatever.Q.R.: Tu sens un rapport entre Michel Tremblay et toi?Plume: Je vois des madames qui rient fort, et j’aime ça.c’est libérateur un gros rire gras.toutes sortes de monde qui aimeraient être capables de rire comme ça de la même façon qu’ils aimeraient être capables de pleurer.ça fait chaud au coeur comme les livres de Tremblay.sa chronique du Plateau Mont-Royal j’adore ça.c’est dommage qu’on se connaisse pas lui pis moi.j’ai déjà fait une toune à partir d’un de ses \\\xts.Chanson nette, j’ai écrit ça après avoir lu Thérèse et Pierrette à l’école des Saint-Anges, un ange d’enfance était passé à travers ces phrases-là, qui m’est resté.et que j’ai pris dans mes mains.Q.R.: La peinture t’a déjà tenté.Plume: Je trouvais pas que c’était le médium qui convenait à ce que je veux exprimer.C’est ben physique un dessin, une peinture.C’est sur un papier, pis ça se passe, pis monsieur voulez-vous l’acheter, pis gnan-gnan.alors qu’une chanson c’est surréaliste, ça se promène, ça vit tout le temps, ça se déforme, le balayeur de rue la chante, ça accroche en quelque part, ça rejoint plus mes petites bulles d’oxygène qui se coincent dans les racoins.c’est pour ça que c’est tout croche mes affaires avec ben des traits, c’est brut, ça permet.Q.R.: .à l’âme des poètes de circuler.dans les rues.Trenet encore.Plume: Ouais.c’est comme ça que je le vois.je vois ça comme un baume et un vitriol, tu lances le vitriol pis pour le même prix tu donnes le baume qui va avec.c’est intemporel ça.depuis que le monde se fait des morsures en essayant de les guérir à chaque génération.Q.R.: À tout prendre, tu es un tendre.Plume: Qu’est-ce que tu veux.en vieillissant.j’suis moins heavy que je l’ai déjà été.on a déjà assez de troubles à vouloir garder un équilibre sans se brancher one-track sur des ondes négatives.mais j’aime jouer avec ça parce que quant à moi je voudrais pas vivre seulement dans les ondes positives.aussi ben être un melon d’eau ou rentrer dans les Krishna, ou faire comme Julie Arel.j’ai rien contre eux mais pour moi la vie c’est du négatif, du positif, du bien et du mal pis tu t’arranges avec ça, that’s it, tu te fais un bonhomme de neige avec ça pis tu roules ta boule comme Sisyphe, crisse.tu dis oui un jour non le lendemain.le beau fixe n’existe que dans les téléromans.Q.R.: On vit dans les contradictions.Plume: Chacun fait son temps.y’a du monde qui auront été ben violents à une époque, qui vieillissent, qui ont fait cinquante-six niaiseries dans leur jeunesse, qui ont des enfants, pis qui ont tout oublié, mais pas au point de défendre à leurs enfants de faire la même chose.Ça s’appelle la vie, on a des façons de la voir à vingt ans, à trente puis à quarante.C’est comme si tu jurais à vingt ans de toujours voir la vie de la même façon, c’est pas vrai, ça change.comme l’amour tabarnak.tu perds quelqu’un que t’aimes pis tu te rends compte que le lendemain t’es dans un party en train de faire des farces, crisse.c’t’un monde de fous, hostie, ça fait que quand tu chantes ce monde-là faut pas s’étonner que tu parles de folie, de pipi et de caca, d’arcs-en-ciel et de pinottes salées. AIWA CA-W10 LA SUPER CHAÎNE AUDIO INTÉRIEUR/EXTÉRIEUR QUE TOUS DEVRAIENT CONNAÎTRE FAIT: Voici une chaîne à composantes dont vous pourrez Jouir à l'Intérieur comme à l'extérieur.Peut fonctionner de 3 façons: CA domestlque/plles format D/ à partir d'une batterie d'auto ou de bateau.FAIT : Peu d’enregistrements sur cassettes sont parfaits de bout en boutau premier essai, c'est quasi-impossible.FAIT: SI vous désirez obtenir de bons enregistrements, vous devrez effectuer des montages pour extraire de ce que vous avez déjà enregistré, les passages à Inclure sur la cassette que vous voulez garder.FAIT: Avec le CA-W10 de AIWA, point n'est besoin d'accumuler des centaines de cassettes.Votre cassettothè-que ne comprendra maintenant que les titres que vous aimez et que vous voulez garder.FAIT: Le CA-W10 de AIWA est équipé d'un second lecteur de cassettes qui vous permet de faire des copies au double ^ ¦ de la vitesse normale.Ce lecteur inté-gré supplémentaire signifie un léger supplément de prix mais quiconque en comprend les avantages accep- ' , i : terait de payer beaucoup plus cher.u FAIT: Voyez maintenant les autres caractéristiques du CA-W10.Amplificateur - » 40 Watts d'énergie._ j Système exclusif de renforcement des basses "Dynamic Super Loudness".Possibilité de branchement de micro pour mixage ou pour sonorisation (P.A.|.Prises pour mixage ou pour sonorisation |PA.).Prises pour platine.SYIMTHONISATEUI?- FM stereo, Am et 2 bandes à ondes courtes.Un circuit PLL assure une réception stable et une excellente séparation stéréo.Diodes Indicatrices de stéréophonie et de force du signal.MAGIMÉTOCASSETTE - Pleurage de 0,045%.Dolby.Peut lire des cassettes Cr02/LH/METAL, système de mémorisation à S programmes.Deux cassettes peuvent Jouer de façon ininterrompue une après l'autre.Accepte et retourne le signal -donc on peut l'utiliser comme élément d'une autre chaîne.ENCEINTES - à deux voles et à large réponse de fréquences.Lorsqu'elles sont rattachées à la chaîne, le branchement se fait directement, sans fils.Pour plus d'information ou pour obtenir le nom du revendeur AIWA autorisé le plus près, écrivez à: SHRIRO (CANADA) LTD.8145 Devonslre Road, Montréal, Québec H4P 2K6 1 AIWA f ôi & i Ci MARIO CUSSON l’IX- m QUI BOXf PAR FRANCO NUOVO Quand il monte dans le ring, en blanc, les cheveux coupés ras, avec un bronzage Made in Florida, sûr de lui et sans agressivité amplifiée, il a l’air du bon.Du bon boxeur qu’on oppose au méchant, du juste qui s’attire par un charisme certain la sympathie d’un public fidèle.Drôle de bonhomme que ce petit Mario Cusson.26 victoires, une seule défaite, un combat nul, d’accord! Mais à part ça.Un vendredi matin, chez lui, dans un petit appartement rénové de la rue Ontario est où il vient d’emménager, le champion canadien des mi-moyens est tout disposé à causer.On parlera un peu de boxe, un peu de combats mais surtout de lui.Devant un jus de fruits et une rangée de vitamines alphabétiques qu’il gobe les unes après les autres, il se met à table.Un vrai film.A 22 ans à peine, Cusson compte derrière lui dix années de vrai métier.C’est beaucoup.Plus en tout cas que n’importe quel travailleur dans la vingtaine.Discipliné, obstiné, ambitieux, volontaire, sérieux et secret, il avait dès le départ toutes les qualités de ses défauts et vice versa.Toutes les qualités, oui, sauf peut-être une agressivité innée, motivation de bien des boxeurs. JUJ? PETIT VOYOU Originaire du Centre-Sud de Montréal, maigrichon, 85 livres à 12 ans, mal nourri, véritable petit voyou, bagarreur, il doit se faire respecter.Un déménagement familial dans le plateau Mont-Royal modifie les aiguillages.« Petit, j’avais une dent contre la société, avoue-t-il sans honte.Je ne pensais qu’à cogner et faire des mauvais coups.C’est quand j’ai déménagé que je suis passé à autre chose.Comme les enfants du quartier, je voulais faire du sport.Mais voilà, à 12 ans, pour des raisons familiales et d’environnement, je ne savais pratiquement pas patiner, je n’avais jamais joué au baseball, bref, j’étais mauvais et les autres n’aimaient pas trop que je vienne mettre mon nez dans leurs affaires.Ils avaient peur de moi aussi.Tout le monde savait que je venais d’un milieu dur.En fait je les obligeais presque à m’inclure dans leurs bandes.» 36 À la longue pourtant, le petit Cusson, certainement pas plus bête qu’un autre, leur a montré qu’il savait discuter et accepter la critique.Les choses se sont arrangées.Sauvé par l’ambition, il est parvenu, comme il le dit si bien, à être comme tout le monde.Il était désormais respecté plus que craint.LA RENCONTRE *ais c’est une rencontre avec un voisin, le boxeur Jean-Claude Leclerc alors âgé de 17 ans, qui l’a propulsé dans l’arène.«Jean-Claude savait que j’étais un petit batailleur, se rappelle Cusson.Il m’a proposé de venir au gymnase.J’y suis alléet j’ai mis les gants contre un copain qui pesait 15 livres de plus que moi.Ça ne m’a pas empêché de l’amocher dès le premier round et de mettre fin à sa carrière.» C’était parti.Deux semaines plus tard, sans préparation, il livrait ses deux pre- miers combats à Hull, deux victoires par KO.L’heure de la discipline était venue.Les privations.Les entraînements intensifs.La vie réglée, quoi, et les exigences de tout ordre lui ont permis de décrocher deux championnats canadiens amateurs.À 14-15 ans, il n’était donc déjà plus comme tout le monde.11 ne profitait pas de la vie, il s’entraînait.«Ce n’était pas grave, se sou-vient-il.J’avais des compensations.Mon nom dans les journaux par exemple.Ça me suffisait.» Du moins jusqu’au jour où le doute s’est montré le bout du nez.Il venait de terminer son secondaire cinq.Allait-il continuer à se consacrer à la boxe ou opterait-il pour la sécurité?Et il a voulu devenir pompier.Tests, entrevues.ça y était presque.Mais par un volte-face de dernière minute, les gants l’ont emporté.« De toute façon, dit-il en rigolant, voir arriver urt pompier avec un oeil au beurre noir, ça regarde mal.» CHAMPION DU MONDE lus ambitieux que jamais, il n'a cessé de gravir les échelons.En moins de deux, il s’est retrouvé pro-fessionnel et champion ca-H nadien à 20 ans.Et il rêve toujours.D’amener, par exemple, le championnat du monde chez lui, défendre son titre deux ou trois fois, histoire de montrer qu’il est vraiment le meilleur et après.après prendre sa retraite en pleine gloire.Mais ça, c’est le futur.En attendant,-il y a la réalité et les craintes qui l’accompagnent.Sa principale peur, se relâcher.En tout temps, il doit donc éviter de se laisser aller.Jamais d’alcool, très peu de sorties et une continence complète trois semaines avant les combats.Pas facile.Ni pour lui, ni pour Johanne, sa blonde.C’est d’ailleurs plus dur moralement que physiquement.Premier à le reconnaître, il ne peut pas se permettre une seule faille parce que, comme il le dit si bien, «la boxe c’est uniquement un sport de gagnant».11 ne faut donc rien laisser à la légère.Ardent défenseur de la spécialisation, perfectionniste jusqu’au bout des doigts, il applique ses principes.Pour lui, c’est fini le temps où un boxeur donnait 50 pour cent de sa bourse à un gérant qui lui servait de père, de mère, de comptable, de gérant, d’entraîneur et de médecin.À chacun sa profession.11 choisit donc de s’entourer de gens qu’il considère compétents.Ses affaires sont bien réglées.Un comptable s’occupe de ses finances, un naturopathe de sa santé, un entraîneur de sa performance et un gérant de sa carrière.Mario Cusson est donc prêt, pendant quelque temps encore, à escalader sa montagne.Il veut devenir le plus grand, détenir le titre et la ceinture.Après quoi, dit-il.«Je profiterai de la vie.» TA LKI N «JfF 1 { r*!* KAK l> K> MSs^BÂTS | S«»fc5S: JAVS'JOfl ciflOWï |iS TALKING HEADS •% M « K «»¦• «H MEN WITHOUT HATS JACKSON BROWNE VOUS Y CONNAISSEZ-VOUS?INXS RONNIE JAMES DIO ROD STEWART Si vous répondez correctement au questionnaire suivant, vous vous mériterez un des six microsillons illustrés sur cette page.Vous n'avez qu'a encercler le disque de votre choix et déposer cette page, au plus tard le 21 septembre, dans la boîte de participation que vous trouverez à l'un des magasins de disques POLYSONS participants.Dès le 7 octobre 1983, nous vous ferons parvenir votre disque par la poste.Hâtez-vous, les quantités seront limitées aux 50 premiers gagnants.1.Rod Stewart était membre de quel groupe?2.Nommez un des membres de Men without Hats.3.Le groupe INXS est originaire de quel pays?4.Talking heads ont présenté un spectacle à Montréal.À quel endroit?5.Ronnie James Dio est musicien de quel groupe heavy metal?6 Quel est le plus récent succès de Jackson Browne qui tourne présentement à la radio?.uuea Musique du Canada, Ltée NOM:____________________________________________ ADRESSE:_____ CODE POSTAL: TEL:________ S & AGE: EnBMHHl .Saison 83-84, inscriptions immédiates .SPECIAL.weekend avec Lynn Simonson, les 23-24-25 septembre.- danse créative pour enfants de 4 à 7 .en collaboration avec le C.A.I.M., initiation au théâtre musical (danse, chant, théâtre) pour adultes et adolescents.auditions le 25 août pour amateurs et jeunes professionnels .RENSEIGNEMENTS 845-4104 AU CHIC CABARET tes foufounas L ABOUTISSEMENT DE DEUX MILLONS D’ANNÉES D'ÉVOLUTION HUMAINE ¦ À / y 5a7 HEURES JOYEUSES \J 8a11 SPECTACLES-EVENEMENTS J 11 a 3 PISTE DE DANSE St-Laurent 97est( Ste-Catherine( Montréal.nry ^ A T y SsC y y- ^ i o 4 ILS SDriT DE RETOUR BILLY JOEL — AN INNOCENT MAN Le «Piano Man» revient avec un style tout nouveau — un retour au «son» des années 50 et 60 — comprend «Tell Her About It» et «Uptown Girt».HEART — PASSION WORKS Les soeurs Wilson «rockent» plus fort que jamais — la nouvelle version de Heart — sûrement la meilleure — contient «Allies» et « How Can I Refuse».ORPHAN — LONELY AT NIGHT Autrefois, ils s'appelaient The Pumps.Ils nous viennent de Winnipeg avec un premier album bourré de rock à haute combustion — comprend «Lonely At Night» et «Saved By The Bell».ELVIS COSTELLO — PUNCH THE CLOCK Elvis Costello ne cesse jamais d'étonner — Punch The Clock est son meilleur disque depuis son tout premier — renferme«Everyday ! Write The Book» et «Pills & Soap».CHEAP TRICK — NEXT POSITION PLEASE Cheap Trick et Todd Rundgren.Quel heureux mariage — et les résultats sont merveilleux! Comprend «Dancing The Night Away».KANSAS — DRASTIC MEASURES Sur disques et cassettes Kansas en est déjà à son dixième microsillon — Produit en collaboration avec Neil Kernon (Hall & Oates, Phil Collins) contient «Fight Fire With Fire» et «Andi».I>M.I Vs|)| | \ Ml sH,M I CBS Les hautes fidélités d’Offenbach PAR NATHALIE PETROWSKY Samedi soir à Black Lake.L 'arena a la couleur de la cendre et de la poussière d'amiante.Samedi soir au coeur du Québec profond, du Québec perdu dans sa grande dérive culturelle.Il n'y a pas grand-chose qui se passe à Black Lake le samedi soir.Il n’y a pas grand'monde qui s’y arrête.René Simard une fois tous les deux ans, Jean Lapointe aussi à l'occasion.Ce soir c’est différent.Les jeunes de la place ont sorti leurs jeans neufs et frotté les cylindres de leur moto.Devant les échafaudages lumineux qui s’élèvent comme des tours néo-gothiques, ils attendent Offenbach, arrivé tôt dans l'après-midi avec sa grosse machine de guerre.Ce soir, le rock’n roll gronde.Ce soir la ville leur appartient.Je n'ai pas vu le groupe depuis bon nombre d’années.Quelque part en cours de route, j’ai perdu intérêt.Un trop-plein de muscle, de métal brûlant, de virilité envahissante, m’ont découragée de l’esprit de taverne que le groupe prend plaisir à perpétuer.Ce soir pourtant, j’ai hâte que le concert commence.J’ai hâte de les retrouver.Je suis intriguée.Ont-ils changé, sont-ils restés figés dans le béton ou ont-ils su évoluer avec les années 80?Dans l’aréna surchauffé, les fils de mineurs, nés dans l’amiante et l’amiantose, commencent doucement à s’impatienter.La première partie avec Plume et sa horde de mauvais compagnons a installé un climat de joyeuse euphorie.La Laurentide commanditée coule à flots.L’aréna transpire sous son toit de tôle.Les lumières s’éteignent dans le bourdonnement des amplis qui s'allument.La scène vide il y a trois secondes, est envahie par les ombres géantes de Gerry, Johnny.Pat, Breen et John.La scène grossit à vue d’oeil sous l’éclat des projecteurs et les craquements sourds de la batterie.Dès les premiers accords, dès les premiers râlements voilés de Gerry, on comprend que le groupe ne plaisante plus.La tournée A tond de nain porte merveilleusement bien son titre.Plus question de lésiner sur les détails.Le professionnalisme technique est de mise.Le tableau d'ensemble est impressionnant.Un groupe américain ne ferait pas mieux en fait de gros canons: trois ponts d’éclairage, des centaines de spots, des haut-parleurs qui crachent le feu, un système de son britannique propre comme un sou neuf et des musiciens qui, tout en n’ayant pas renoncé à leurs allures de Tarzan, ont appris à habiter la scène et à y insuffler de l’émotion, de l’énergie, du coeur à plein poumon.À mesure que les classiques défilent, à mesure que la musique répand ses braises ardentes, Offenbach prend son envol tout en gardant les pieds sur terre.Immuable comme les vieilles pierres, figé dans une capsule de temps, le groupe a le rare mérite d’être resté fidèle à ses racines, fidèle à ses premiers idéaux de jeunesse.C’est à la fois leur force et leur limite.Leur musique est solide, lourde, carrée comme un mur de brique, comme un château-fort, comme une institution.Les cyclones du new wave et de la nouvelle musique ont à peine ébranlé leur sens de la continuité.Offenbach s’acharne envers et contre tous, avalant l’asphalte de la ville et celle des autoroutes sans jamais remettre en cause leur identité musicale.Chez eux, le changement est subtil, presqu’impercep-tible.Il n’est d’ailleurs pas changement mais tranquille prise de contrôle des éléments techniques, lente réappropriation des moyens de production.La machine ne les dévore pas comme elle dévore et écrase la plupart des groupes américains.Elle garde une dimension humaine, à la dimension même du Québec.C’est le grand avantage d’être un groupe québécois.Le marché est réduit, le milieu est miniaturisé mais tout s’y contrôle mieux et permet à un groupe comme Offenbach de ne pas vraiment sc brûler et d’accéder, au bout du compte, à une véritable maturité.1 lh30.le concert tire à sa fin.Sur scène.Plume, Gerry et leurs acolytes bariolés dansent le twist le sourire fendu jusqu’aux oreilles.L’esprit de taverne est devenu un bel esprit d’équipe entre mauvais compagnons.Ce soir entre le béton et l’amiante le rock’n roll québécois renaît de ses cendres. F, I ¦¦ .vv'lv Supplément gratuit Québec Rock no 73 sept.83 r-n POP : —rmnnn r! L' i.l'i* T) * ni' ^ c,p.+aMe ^ i Li F .( Oracle et dp Marcel p ous et la Haute éopold Emmenez la Perfect Path.chez vous reVox B 710 MICROCOMPUTER CONTROLLED CASSETTE TAPE DECK L ' .: - discwasher PERFECT PATH .nr Cassette Head Cleaner A.Réponse avec têtes propres.B.Réponse après 3 heures d’utilisation avec un ruban standard.C.Réponse restaurée, à 1 db près, après un seul passage de la cassette nettoie-tête Perfect Path.La Perfect Path md de Discwasher Cassette nettoie-tête Chez vous ou dans votre auto, rien ne nettoie plus facilement et sûrement les têtes lectrices de cassettes que la cassette nettoie-tête Perfect Path.En un seul passage, les fibres non abrasives enlèvent doucement les oxydes magnétiques altérant le signal des têtes lectrices.sans coton-tiges effilochés et liquides dommageables.En même temps, elles emportent tout débris se trouvant sur le chemin de défilement du ruban.Le résultat.une réponse restaurée et une fidélité améliorée de votre magnétocassette.Discwasher, leader mondial en produits d'entretien de disques, offre maintenant des produits d’entretien de ruban sans égaux.Emmenez la cassette nettoie-tête Perfect Path chez vous.pour la santé du son.-0) O 0) -6 2 KHZ Fréquences 20 KHZ discwasher PRODUITS D'ENTRETIEN POUR VOTRE MUSIQUE 1407 North Providence Road, P O.Box 6021 Columbia, MO 65205 A DIVISION OF JENSEN an ESMARK Company PSD ¦enceintes — ANNONCE PAUL BARTON ET SES ENCEINTES PSB SE JOIGNENTÀLUX AUDIO.Pendant plus de dix ans, Paul Barton s’est forgé un nom en tant que concepteur d’enceintes parmi les meilleures jamais produites au Canada.Sa minutie quant aux performances, à la fiabilité et au prix de ses enceintes a attiré les éloges à la fois de l’industrie et des audiophiles.Maintenant Paul se joint à LUX AUDIO dans ce qui promet d’être l’une des associations les plus dynamiques que l’industrie ait connue.Paul apporte à LUX son habilité inégalée à concevoir des enceintes d’une qualité toujours supérieure.LUX lui fournit un solide appui financier en plus d’une gestion et d’un marketing éprouvés, nécessaires dans le marché encombré d’aujourd’hui.Pour marquer cet événement, LUX AUDIO et Paul Barton vont lancer la gamme d’enceintes tant attendue du milieu — la nouvelle Passif II, la Passif I, l’Avanté et la Targa.a au- psb ¦enceintes PSB et LUX AUDIO: ensemble, et meilleurs que jamais.LUX Audio of Canada Ltd.5595 Finch Avenue East, Unit 5, Scarborough, Ont.M1B 2T9 • (416) 298-4355 Telex 065-26124 SmHR&n le.GQ t' 'X- '¦¦ & ' '^'’ ' "• s'l"?'*" v' D'T'v'I?Er RVH A jygisa'/tR qooooJ lV HO' ? LE PARFAIT DE TOUTE ACTIVITE Un compagnon musical portatif comme le PARTNER de TEAC peut rendre plus agréable n’importe quelle activité.Vous pouvez écouter votre musique préférée, peu importe où vous êtes et ce que vous faites.Le PARTNER est si léger, si compact que jamais il ne vous nuira.Le PARTNER a même un système auto-inverseur qui vous fera entendre automatiquement les deux côtés de la cassette sans avoir à la retourner.De plus, le système intégré de réduction de bruit dbx vous donnera une qualité d’écoute extraordinaire avec vos rubans ainsi encodés.Vous pouvez aussi écouter vos postes de radio préférés grâce au tuner stéréo MA-MF TP-7.Le casque d’écoute HP7 de TEAC reproduit le son du PARTNER avec une fidélité impeccable.Pour ceux qui savent apprécier la musique, le PARTNER de TEAC procure un environnement musical de première qualité, n'importe où, n’importe quand.I J-jf ./ - J—rrr \ -ix: mr?nnra« “ "l'pt f Tw : l.’l ; - Syntonisateur stéréo TP7 à deux bandes: S’insère dans le PARTNER comme une cassette pour la réception du MA et de MF.TEAC.là où se fusionnent 1 art et la technologie BSR (Canada) LTD: P.O.Box 7003, Station B 26 C lairville Drive Rexdale, Ontario M9V 4B3.(4)6) 675-2425.* dbx est une marque déposée de DBX 4193 ^ ^ v ^ - Tsivv^.24-S i BASF, les meneurs dans la technologie du ruban magnétique, vous assurent la chrome-énergie des rubans, grâce aux améliorations remarquables que le chrome apporte à la qualité du son, à la fidélité des couleurs et à la netteté des contrastes.De plus, le chrome, fournit une reproduction aussi! fidèle à chaque usage.Notre formule au bioxyde de chrome procure une distribution plus dense des particules et la surface de ruban la plus lisse qui soit.Adoptez la chrome- F - Cassettes vidéo de format Beta ou VHS - Cassettes audio: de 60 ou 90 minutes d’écoute Chez tous les marchands BASF du Canada i Toronto Ville Méconnue PAR JANINE MESSADIÉ Toronto.Big business city, Toronto.Money, money.Toronto dynamique, ethnique, cosmopolite.Orgies de couleurs, de verdure, de gratte-ciel.Il y a belle lurette que la Ville-Reine s’est débarrassée de tous ses vieux complexes.La tour du CN, le nouveau parquet de la Bourse, le projet Harbourfront et même les étonnants Blue Jays ont permis d’intensifier la fierté collective des Torontois.Une fierté nouvelle qui promet de se manifester avec éclat en 1984 lors du cent cinquantenaire de Toronto.Ah!.je sais, vous allez me fredonner Charlebois! Vous allez me dire que Toronto est une ville belle de jour, mais qui perd tous ses charmes la nuit venue.Que c’est la voisine du Québec, froide et austère; une ville familiale.«qui ferme un p’tit peu trop tôt.» Détrompez-vous! Il est vrai que la métropole canadienne s’accroche toujours à son puritanisme anglo-saxon.La vie est réglementée, les jardins sont bien taillés et l’alcool cesse toujours de couler à IhOO du matin.mais n’allez pas croire pour autant qu’on roule les trottoirs et Bonsoir la visite! Toronto «la pure», n’est pure qu’en surface.La vie nocturne y est vivante et colorée.Les cafés-terrasses se multiplient et les night-clubs se spécialisent.Les plus fouineurs qui mettront de côté les brochures touristiques, y découvriront un «underground» vivace et remuant où toutes les folies et toutes les fantaisies sont permises.Lunderground i new wave Les racines de l’underground torontois remontent au début des années 60.À l’ombre des édifices du centre-ville, près des grands centres commerciaux, le quartier coquet de Yorkville brille par son originalité.Les cafés-terrasses y font une première apparition remarquée.C’est le coup de foudre immédiat! Pour la première fois, les Torontois s’amusent à regarder passer le temps et les gens.Peu à peu le quartier de Yorkville s’enrichit de boutiques exotiques, de restaurants et de clubs de tous genres; mais la formule est repi- quée et les commerces sont rapidement colonisés par la bourgeoisie pompeuse de Toronto.Aujourd'hui, Yorkville est devenu le lieu cossu du «jet-set», des «machos» arabes et des filles en quête de millionnaires.On se ballade au volant d'une Mercedes Benz ou d’une Jaguar blanche, en allers-retours perpétuels sur «The Avenue».Expulsé de son royaume par les parvenus, l’underground torontois s’est tranquillement déplacé vers le sud de la ville, sur la rue Queen, un des plus vieux quartiers de Toronto.Cette rue, jonchée de vieilles maisons grises décrépites qui datent du début du siècle, conserve encore de nos jours un charme désuet.Les commerçants européens de l’époque ont cédé leur place aux galeries d’arts, aux magasins d'antiquités et aux petits bistrots au menu raffiné.En deux ans.Queen Street est devenue la mecque de la communauté artistique de Toronto, le rendez-vous des marginaux.Parmi les musiciens, les bohémiens, les intellectuels qui y déambulent inlassablement, les punks aux cheveux multicolores rivalisent d’excentricité.Sur Queen, les amateurs de new wave aboutiront sans doute au Beverley ou encore au Rivoli, deux clubs culturels, semi-européens où l’on y présente du jazz, de la «new music», de la danse et des lectures de poésie.On y retrouve une clientèle souriante et joyeuse.des mordus de cinéma à la Woody Allen et bien sûr, des étudiants du Collège des Arts de Toronto.43 Pour ceux qui ont un esprit plus éclectique, le Cameron est un vieil hôtel désaffecté qui respire encore les vieux draps mal lavés.Pendant que des musiciens de tout acabit s'exécutent sur une scène exiguë au rez-de-chaussée, l’étage supérieur offre aux plus excentriques des spectacles «live» avant-gardistes, avec montages audio-visuels.Comme dans la plupart des boîtes «hot» de Queen Street, le décor est bigarré et l'ambiance insolite.L U nderground rock Lorsque les Torontois se donnent rendez-vous à l’extérieur de Queen Street, on les retrouve généralement dans les boîtes rock.Le rock est aux Torontois, ce que la soupe est au vermicelle! Us en boivent, ils en mangent et ne s’en lassent jamais.Des générations entières se sont succédées sur les banquettes sombres du El Moi amhode la rue Spadina.Pourtant aujourd’hui, le grand dinosaure des salles de spectacles rock, ne rugit plus.Lesouvenirdes Rolling Stones y est toujours, mais ses fans l’ont délaissé au sommet de la révolution punk.L’underground rock torontois se retrouve maintenant dans les salles ténébreuses du Larry’s Hideway.du Jarvis House, de L ’underground Sai Toronto dénombre la plus importante communauté gaie du Canada, et à ce titre, le Ville-Reine abrite un important réseau de clubs gais.Mais ici comme ailleurs, la psychose du SIDA est venue jeter un discrédit sur les revendications gaies.La peur de cette maladie a remplacé les descentes policières sauvages dans les saunas.La population homosexuelle qui n’en est pas à contrer ses premières attaques discriminatoires, réagit toutefois avec prudence et pondération, pour ne pas perdre le peu de droits acquis ces dernières années et surtout, ne pas s’aliéner les faveurs de l’opinion publique.Les clubs privés sont aménagés derrière les portes closes des grandes maisons victoriennes; pas besoin de vous dire qu’on n’y entre pas comme dans un moulin.Par contre, la plupart des clubs gais comme le Katerina's, acceptent une clientèle mixte, ce qui contribue largement à décloisonner la vie gaie à Toronto.Bars mixtes.bars gais., la danse music y est excellente.oronto l'Hôtel Isabella.des endroits un peu louches tenus par des gérants à la mine patibulaire.La clientèle y est variée; restants de hippies, punks menaçants, filles de rue ou filles de couvent contribuent à créer une ambiance particulièrement «heavy».Les spectacles y sont toujours «loud» et quelquefois intéressants.A I heure du matin, lorsque les clubs éteignent leurs projecteurs, l’activité reprend de plus belle.Toronto compte depuis un an, une dizaine de clubs «after hour» qui font mentir Charlebois.Au Nuts'n Bolts, au Domino Club, au Congo Club, au Voodoo.les gens peuvent danser jusqu’aux p'tites heures du matin, même si à défaut d’alcool, les convives doivent se contenter de 7-up ou de Coca-Cola.«number one» La multiplicité des spectacles «live» fait de Toronto, une des principales pépinières de talents au Canada.Roughtrade, Saga, Martha & The Muffins, The Tennants, The Spoons, Parachute Club.ont tous fait leurs premières armes dans le circuit des bars locaux avant de s’attaquer au marché international.Et que dire de Rush et de Triumph, ces enfants chéris des Torontois; deux géants du heavy metal qui ont depuis longtemps éclipsé le marché local.Cette explosion musicale a d’ailleurs permis à Toronto de se tailler une place de choix au sommet de l'industrie canadienne.Ingénieurs de son, impresarios, directeurs artistiques, musiciens y convergent comme des vautours en quête de proies.La musique ici, ce n’est pas du folklore.c’est une industrie.Selon Keith Sharp, le directeur du Music Express, Montréal a les studios.Vancouver a les impresarios mais Toronto a définitivement un avantage géographique sur ses rivales.«Toronto est située entre deux importants pôles musicaux.D'un côté, il y a les groupes rock qui s’inspirent du mid-west américain; de l’autre, les groupes pop qui s’inspirent du new wave britannique.Par contre ce qui fait la force de Toronto, c’est qu’elle est capable d’absorber toutes ces influences externes et de les reproduire avec une marque de commerce proprement canadienne.L’univers underground torontois est en constante révolution; il provoque des changements perpétuels importants.C’est un règne puissant qui jongle avec sa dualité britano-américaine.Bien sûr, Toronto ce n’est pas Londres et ce n’est pas tout à fait New York.C'est une ville hybride qui vit toutes ses passions avec intensité.Les Torontois sont gourmands, leur âme a la folie des grandeurs.mais comme toutes autres choses « made in Ontario », ils savent s’imposer avec discrétion.44 ¦ ; v^ÿ'î?: QUANDT^S LE GOUT.Quand t’as le goût de rouler.vas-y avec DRUM.Ça sort de l’ordinaire et ça augmente le plaisir de fumer.Le tabac DRUM est riche, doux et facile à rouler.Chaque blague de DRUM est scellée deux fois pour que le tabac conserve sa fraîcheur et son bon goût.DRUM est un tabac bien corsé offert à prix abordable.Découvre un goût unique aujourd'hui.DRUM.roule-le à volonté.Il est importé de Hollande._OP Hdouwe ^EGBERTS ^otïïiW Exceltent CW«!elobac sstt;pg0 Il y a maintenant du Drum en boîte et du papier à cigarettes Drum.AVIS SANIE El BIEN-ETRE SOCIAL CANADA CONSIDERE OUE LE DANGER POUR LA SANTE CROIT AVEC L'USAGE—EVITER DTNHALER « Pas question d’attendre, on imprime ce que vous voulez.quand vous en avez besoin.C’est garanti! » rifîanc/a// de Rebâti è\es'> 01 e^e de Chandail de golf de dase it)»" s n sWt 'e3tsh irt (10 rnogi &les) T Tous les styles, toutes les couleurs (disponibles en 12 couleurs).Pour hommes, pour femmes, pour enfants et pour adolescents.Au service des plus grandes entreprises au Canada Blouson 03 vêtements de promotion Pour votre brochure gratuite, écrivez à: 999 du Collège, Montréal (514) 933-3633; ou 301 Delage, Beauport, Qué., (418) 661-7272 Mi ?X\\\\\\\' ' assis ' ^-î 1 •¦ -f ' bU-:3 »« .* VXm^XVVNXVAWXXV^ &®S0?as% QUESTION: POURQUOI ACHETER AILLEURS?RÉPONSE: LES MEILLEURS PRODUITS C’est une tradition chez Steve’s d’avoir aujourd’hui les produits de demain.Des marques aussi réputées que Fostex, Oberheim, Roland, Steinberger, Mesa Boogie, E-MU systems, et tous les standards de l’industrie.Il y a bien des chances, si nous ne l’avons pas, que vous ne le trouviez nulle part ailleurs.Stèti’S music store MONTRÉAL 51 ouest, rue St-Antoine (514) 878-2216 OTTAWA 308 rue Rideau (613) 232-1131 TORONTO 415 Queen St.W.(416) 593-8888 RÉPONSE: LA MEILLEURE RESSOURCE HUMAINE On retrouve chez Steve’s une équipe de musiciens compétents qui représentent ensemble une expérience de plus de 300 ans.Nos différentes sections vous assurent une source de référence complète dans tous les domaines.Discutez sonorisation avec des personnes qui ont une longue expérience du spectacle, discutez multipiste avec un ingénieur de studio.et de toutes façons, ce sont tous des gens charmants.V RÉPONSE: LE MEILLEUR SERVICE Le service exceptionnel de chez Steve’s débute avant la vente, mais ne s’arrête pas là.Nous comprenons bien que si tout marche à la perfection pour vous, il en sera de même pour nous.Les réparations électroniques et mécaniques sont effectuées professionnellement, sur place.Mettez-nous à l’essai.RÉPONSE: LES MEILLEURS PRIX Qu’est-ce à dire?Steve’s est depuis longtemps reconnu pour ses prix exceptionnels, tous les jours.Contrairement à la plupart des magasins, les bas prix de Steve’s sont clairement indiqués, et tous les clients, amateurs ou professionnels, sont traités sur le même pied. Nouveaux parents PAR RENÉ VIAU fsr Pu £ «Pour les vacances, nous lui avons donné la permission d’avoir sa crête.» Liliane, 38 ans, ex-top mannequin et qui traduit aujourd’hui des romans style Harlequin, me cause «éducation des enfants».Quand elle me décrit son petit trésor, les yeux de cette belle brune aux cheveux droits, jeans griffés et mocassins, se mouillent presque.C’est vrai qu’il est adorable son petit monstre.Arnaud, environ 12 ans et demi, cinq pieds deux, les yeux bleus, arbore fièrement l’uniforme.Le t-shirt est déchiré juste là où il le faut.La chaîne autour de l’épaule est réglementaire, de même que les pantalons noirs serrés et les tennis blancs.Punk, l’affreux jojo, l’impubère chiant: ce môme un peu joufflu qui n’a pas encore perdu sa graisse de bébé.Mais ce que Liliane adore le plus, c’est sa crête flamboyante à la huronne.Les cheveux noirs hérissés sont décolorés aux mèches avec là-dessus un rien d’orangé.Tout juste un halo.Mignon, tout à fait mignon ce petit punk midget clown et gavroche aux boucles androgynes.Sa mère ne cesse de me le faire remarquer, tandis qu’Arnaud marmonne et grommelle dans son coin.Liliane qui est Lion côté astrologie va même jusqu’à bondir comme une chatte qui défend sa portée.C’est vrai que personne ne le comprend! Arnaud, dont les parents sont Français est inscrit dans un «bahut» style européen où l’on veille à la discipline et à la «bonne tenue»! «J’ai essayé de le convaincre, mais pour les cheveux, il y a rien à faire.Arnaud doit attendre aux vacances pour se «coiffer» comme il l’entend», soupire-t-elle.À part cela, il est bien éduqué le petit Arnaud.Une éducation f-r-a-n-ç-a-i-s-e.«Tiens-toi bien à table! Nous fais pas chier avec tes conneries! Va faire tes devoirs.! » ne cessent de lui répéter ses parents.Mais là où cela s’est gâté, c’est quand Arnaud s’est fait pincer à voler du linge dans un entrepôt.Avec un copain, il revendait à l’école les vêtements subtilisés.Sa mère ne s’énerve pas trop avec cela d’autant plus qu’Arnaud lui a fait don d’un très beau manteau.«C’est de son âge! 48 Piquer, cela veut rien dire, commente Liliane.Après tout, Claude Charron l’a bien fait lui.» Mais son père, Christian, 40 ans — 25 ans d’existentialisme, d’hip-pysme, de mysticisme, de joints, de gauchisme et d’écologisme, lui en fait subir toute une dégelée! Liliane n’était pas d’accord.Christian, lui, est perplexe.«En plus, lui disent Liliane et Arnaud, avec tes cheveux longs et ta moustache, tu as l’air super-ringard.Va chez le coiffeur!» À 15 ans.Éric a l’air moins d’un lutin qu’Arnaud.Tout de même, il est désolé.11 a décidément l’air trop jeune pour le Cargo! Son père est prof d’université; sa mère, monteuse dans une compagnie de films.Très bon-chic-bon-genre vaguement «de gauche», ses parents! Karin, sa mère est Suisse.À l’entendre, Éric est «correct» pour un punk.11 ne tond pas le gazon de la maison de banlieue en zig-zag et n’a pas encore teint le chien de la maison en vert fluorescent.Sa consommation personnelle de lames de rasoir est tout à fait raisonnable et il n’a pas encore enchaîné la petite dernière à un bol de toilette.Pour son petit déjeuner, il ne mange pas des T.V.dinners froids mais bien des oeufs et du bacon comme tout le monde.Bon alors, où est le problème?Karin se désole, gênée.À douze ans.Éric collectionnait encore des timbres, des machins comme cela.Aujourd’hui, il se rue sur tout ce qui ressemble de près ou de loin à des reliques nazies.Sa chambre à coucher a l’air d’une kommandantur de S.S.La neutralité helvète en prend un coup! «Vous vous rendez compte, gémit Karin, des croix gammées à la douzaine chez moi! Mon fils: un facho.Ça jamais!» Un «cas»?En fait, et la plupart des parents de petits punks anonymes le confirment, c’est la métamorphose qui est dure à prendre.C’est ce que j’appelle «le syndrome de l’incroyable Hulk».Après, cela va tout seul.Tout de même, on se réconforte, on se donne des trucs, des répliques toutes faites.Du style: «N’en parle surtout pas à ton petit frère!» Ou encore: «Tu sais mon chéri, le rose ne te va pas du tout.L’orange ferait plutôt ressortir tes jolis yeux noi- sette!» Après tout chacun ses couleurs.Inutile d’ajouter que les colliers à chien portés par des nymphettes punks aux yeux tristes ne sont guère populaires auprès de leur mère féministe.Là, elles deviennent carrément hystériques.Les intellectuels se consolent: «Savez-vous que Baudelaire se teignait la chevelure en vert?» La réplique qui revient le plus souvent est celle-ci: «Ils ne savent même pas jouer de la musique.Ce qu’ils font : ce n’est pas du rock.C’est du bruit.»Là-dessus, tous les parents interrogés sont d’accord.On se console en pensant que les gosses sont aussi râleurs.«Ma fille Christiane est punk.À treize ans.» C’est Pierre L.qui lui a 39 balais et est sculpteur, qui me fait cette révélation.Le ton trahit à la fois une certaine fierté mais aussi l’angoisse indéniable de vieillir.Il poursuit en s’attardant non pas sur l’habillement mais sur les idées de Christiane.«Elle déteste les hippies.Elle dit qu’elle grandit dans l’angoisse.Elle est sûre de ne pas avoir de job plus tard.Elle voudrait pisser contre les murs comme un garçon.Èlle en a soupé de répéter les opinions des aînés.Elle ne veut rien savoir de la politique et, d’une façon générale, des problèmes des autres.Elle en a marre d’habiter chez ses parents.Elle rêve de tout foutre en l’air.Elle se prépare à sa vie de chômeuse active.Elle ne veut surtout pas une vie de petit couple devant la télé.Ses amis ont les cheveux courts et se versent de la bière sur la tête, c’est ce qu’elle me raconte.Elle ne fait pas de grand discours sur l’amour, la drogue, le sexe.Elle vit.Elle est contre tout, contre, contre.» J’insiste.Mais comment est-elle habillée?Il me montre une petite photo, prise à l’école, d’une petite bonne femme marrante, pleine d’énergie, l’air frondeur, des yeux de souris devant un fromage à bouffer.Apparence générale très sage.Pas de chaînes.Rien de hirsute.Intrigant.Est-elle vraiment punk?Peut-être sa coiffure à la mode lui donnerait vaguement cet aspect.Je laisse le géniteur à ses interrogations devant sa progéniture.Christiane est punk.comme tout le monde, quoi! ül JSI'w :: mm ¦ ¦f; .•55’ PAR JEAN-CHARLES N EAU LT Ce n’est pas tous les jours que les montgolfières prennent l’air.En juillet, on en a vu lors de la Fête du Lac des Nations à Sherbrooke, et le mois dernier, à Saint-Jean-Chrysostome.Mais c’est à Glenns Falls, État de New York, que les 16, 17et 18 septembre aura lieu le plus grand rassemblement de montgolfières de l’Est du Canada et des États-Unis.Une centaine de ballons envahiront l’aéroport de l’endroit en vue des compétitions, ou pour le simple plaisir de déjouer l’attraction terrestre.Un satellite de fabrication humaine a quitté récemment notre système solaire.Treize années ont passé depuis que Armstrong a foulé le sol lunaire.Ader lui nous a quittés depuis un bon bout de temps déjà.Mais bien avant l’avion et le satellite, le 4 juin 1783, Joseph et Étienne Montgolfier levaient les pieds de terre, sans léviter.Le premier vol de l’homme.à bord d’une nacelle câblée à un énorme ballon.1983: Année internationale des communications.Année du bicentenaire de la montgolfière également.Deux cents ans se sont écoulés depuis l’apparition du premier aérostat.Et pourtant, l’auguste ancêtre n’a presque pas changé.Impérissable, immortel.Encore méconnue aujourd’hui, enfumée de mythes cinématographiques (la nacelle qui défonce, le ballon éclatant sous les balles d’un fusil.), grandiose, pleine de sagesse, toujours aussi séductrice, la montgolfière se balance entre ciel et terre, docile aux ordres de son navigateur.A son passage, l’effet est magique.Immédiatement, on se surprend à rêvasser.Fantasme d’enfant que de se laisser emporter par un tout petit ballon souillé à l’hélium et porté à bout de ficelle.Monter dans l'atmos- phère, se laisser bercer dans le silence de l’espace, survoler villes et montagnes, chatouiller la tête des arbres.Des aérostats au Canada, on en compte une centaine.Au Québec, une dizaine seulement.Des aérostiers, pas beaucoup plus.Comment expliquer! Question de coûts?Pas nécessairement.Tout dépend de l’état du porte-feuille.Une montgolfière coûte entre 10 000$ et 15 000$ et l’enveloppe, la pièce du ballon la plus dispendieuse, ne dure qu’environ cinq ans.Dangereux?Beaucoup moins que l’automobile, en suivant les lois qui régissent l’aérostation.La licence?Des cours se donnent à Sherbrooke, berceau de la montgolfière au Québec.Seize heures de vol en ballon puis un examen écrit du ministère des Transports concernant les règles de l’aviation.«C’est étonnant de constater comme les gens ne connaissent rien de la montgolfière.Nombreux sont ceux qui croient dur comme fer que les aérostats sont soufflés à l’hélium alors qu’ils fonctionnent à air chaud.L’intérieur du ballon est chauffé au gaz propane, souligne André Bilodeau, président de l'Association montgolfière inc.du Québec.Pourtant, c’est fou ce qu’un dirigeable peut attirer l’attention et l’émerveillement.» PLAISIRS PSEUDO-INTERDITS PAR PIERRE SANSREGRETS On fume depuis longtemps: au Xème siècle, on parle de la fumée dans certains contes des « Mille et une nuits».Hérodote et Pline en connaissaient les effets euphorisants, et on mentionne la fumée dans certains textes sanscrits.En Amérique, croyez-vous qu’il y avait seulement du tabac dans 52 les calumets de paix?Dans les années quarante, l’acteur américain Robert Mitchum fut condamné, le pauvre, pour possession.Tout change, sauf la répression.Mais ne nous laissons pas abattre: les moins de 30 ans représentent démographiquement le groupe le plus populeux sur terre. il- 1.LA SUAVE FUMÉE Faisons un peu de botanique et de ! chimie, on n’est jamais trop gelé pour apprendre quelque chose.Le Cannabis ; 1 Indica est une variété adaptive du Cannabis Saliva, une plante dioïque de la famille des Urticacées, tribu des Cannabinées.Ce it.qui stone, c’est le tétrahydrocannabinol, r (comme chacun sait) et plus spécifique-c ment, l’isomère delta-!-2 irans-trans (je ne ris pas de vous-autres, lisez «Que sais-je?»).Cet isomère se trouve en différentes : concentrations dans votre sac de plastique refermable, dépendant si c’est du local ou : de l’exotique.D’ailleurs, vous l’avez peut-être remarqué, on ne trouve plus d’herbe à Montréal.) Ou presque.Calculez vous-même: une livre de pot prend plus de volume dans le b double fond d’une valise qu’une livre de I hasch, et à poids égal, le hasch se vend j plus cher.Vous avez compris?Les trafi-j quants aussi.Quand j’écris le double fond > d’une valise.C’est une litote.Un de mes j contacts officieux de la police me confiait, i il y a quelques mois, qu’on estimait à j quatre TONNES l’arrivage MENSUELde : hasch à Montréal.Ça, c’est sans compter Sorel, Matane, Sept-îles.Si vous pensez à I la contrebande avec des valises, oubliez ça, le hasch voyage maintenant en roi, par ; avion-cargo ou en yacht.11 peut avoir !' émigré des U.S.A., du Mexique, de Colombie, du Brésil, de Jamaïque, d’Afrique du Nord, du Liban (quoiqu’avec la guerre), d’Afghanistan (idem), de Turquie, de l’Inde, en gros.On peut affirmer qu’après l’alcool, la fumée est la drogue la plus démocratisée et la plus internationale.Mais ne vous attendez pas à autant de J variétés ici, le marché fluctue trop.LE «INDICA QUEBECENSIS» Les façons de consommer ont évolué.Les papiers à rouler colorés, à saveur de fraise, sont disparus dans la grisaille des années 70.Ça goûtait curieux, faut dire.Le chillum est devenu prohibitif avec l’escalade des coûts du hasch (mais où sont les quart d’once à 25$ d’antan?Que sont mes amis devenus?).Le shoi-gun, ce doux baiser de fumée, s’est perdu aussi, je ne sais pas pourquoi.Je connais une monteuse de films qui fabrique les plus beaux joints de dix pouces possibles.Une dextérité malheureusement rare.En Colombie, où le papierà roulerest illégal, on fume dans des feuilles de papier de soie collées avec la salive.Ah, l’ingé- niosité.Ici, à l’automne, au temps des conserves, il reste toujours quelques enfants-fleurs un peu fanés pour cuisiner quelques douzaines de biscuits au «Saint-Jean-de-Matha Green».La recette s’est améliorée, mais l’effet demeure minime, à moins d’en manger suffisamment pour attaquer votre ligne.J’ironise, mais je demeure persuadé qu’un agronome québécois réussira à créer un jour une variété de Indica Quebecensis, puissant et rouge comme nos paysages filmés par Michel Brault.N'avons-nous pas inventé le blé Laval 19, à grains pourpres?(Une variété qui pousse plus vite, résiste mieux aux maladies et fournit 12 FOIS plus de protéines que son cousin de l’Ouest).Je m’écarte dans des digressions, c’est caractéristique de mon sujet, revenons-y.La boucane, c’est le mensonge.Ne croyez que votre balance pour les quantités que vous achetez, et que votre «buzz» pour la qualité.Le dealer qui vous affirme que c’est de Shilral Trois Chameaux vous ment, probablement parce qu'on lui a menti, à lui aussi.Depuis 6 ou 7 ans, on ne trouve plus que du «gâteau» en ville, c’est-à-dire plusieurs sortes de hasch mêlés puis pressés ensemble.On a vu apparaître du Sinse-mi/la d’Orégon, et du pot traité de Patagonie.Vérités et mensonges.LA RUE ST-DENIS: SI AU MOINS C’ÉTAIT DU HASCH Les pushers ont changé aussi.À cause des maigres prestations de l’Aide Sociale aux moins de trente ans, ( 146$ par mois), et du taux de chômage très élevé chez les 18-25, les dealers sont de plus en plus jeunes.La bière demeurant moins chère que le grass, le taux d’alcoolisme chez cette tranche d’âge n’arrête pas de croître.On peut en tirer deux conclusions.Premièrement, les jeunes vendent surtout à des plus vieux.Deuxièmement, la Crise a formé soit des alcooliques, soit des délinquants, dépendant du degré d’initiative de chacun.La branche la plus dégénérée se repère aisément sur la rue Saint-Denis, à cause des chuchotements incessants de ces vendeurs sous pression.Pauvres enfants qui n’ont pas appris ni la prudence, ni la discrétion.Pauvres clients qui achètent soit, au mieux un dime de 0,5 gramme, soit, au pire du vulgaire ersatz.Qui fume?J’ai personnellement partagé la petite boucane avec, entre autres, un dentiste, des avocats, des Amérindiens, des syndicalistes, un Inuit de passage et même une grand-mère qui prétend que ça la fait rire et que ça la soulage de son arthrite.La petite boucane se promène gaiement à travers toutes les classes sociales et tous les groupes d’âge.C’est une petite gourmandise interdite que l’on offre à ses amis comme une fine de cognac.J’aurais pu fumer avec des députés.Ça ne m’est jamais arrivé avec un prêtre ou un thanatologue, mais ça viendra, je suppose.EN FAISANT UN PEU DE PROSPECTIVE Imaginons la légalisation mondiale de la fumée.Vous avez plus de 18 ans, et vous vous approvisionnez dorénavant à la Société des Herbes du Québec.Selon vos moyens, vous pouvez vous procurer du hasch noir d’Afrique, des boulettes du Népal, du Silver Alaska ou du Rouyn Gold.Les prix sont stables, le propriétaire du commerce a l’air de votre beau-frère, il n’y a plus que du plaisir sans interdit.Le gouvernement a réalisé des économies en renvoyant dans leurs foyers les 43 000 prisonniers (selon les dernières statistiques), à 30 000$ de frais annuels chacun, et touche en plus des revenus sur la taxe de vente aux consommateurs.Même les pays du Tiers-Monde ont relevé leur niveau de vie, grâce à une production rationalisée.Pourquoi la vraie vie n’est-elle pas comme ça?Mariez un certain attentisme politique, métissé d’un vieux fond de puritanisme, avec un puissant lobby soutenu par la Mafia (qui, on la comprend, tient à conserver le contrôle lucratif du marché), et vous obtiendrez ceci: une des plus grandes hypocrisies sociales, coûteuse en dollars et en jours de tôle.Depuis le 18 juillet 1983 la possession et la consommation des drogues ne sont plus passibles de poursuites, en Espagne.TOUTES les drogues, de la plus douce à la plus dure.Seuls la fabrication et le trafic demeurent interdits.N’avez-vous pas soudain la nostalgie du flamenco?Pour terminer, à l’usage de ceux qui prévoient se déplacer, en Turquie dites habak, en Inde ganja ou charas si vous le fumez, et majoun si vous le mangez, djomba, liamba ou riumba en Afrique centrale et au Brésil.Ailleurs, vous connaissez certainement les idiomes.Prochain chapitre: la Blanche.NDLR: Le point de vue exprimé ici ne reflète pas nécessairement celui du magazine, mais bien celui de l'auteur de cet article.53 " SHOWBIZ PRÉSENTENT LE SPECTACLE ROCK DE L'ÉTÉ Mc: 1er septembre Rimouski 8 septembre Sherbrooke 10 septembre COLISÉE - QUÉBEC 15 septembre Hull 17 septembre FORUM - MONTRÉAL BILLETS EN VENTE MAINTENANT P"» AUTOPSIE CANALISÉE TONNEDEBRICK CBS 'THE ONLY ALTERNATIVE' Sept jours par semaine de minuit à six heures, c’est le "NEW WAVE" à son meilleur.Soyez à l'écoute du iaio sur votre cadran AM pour rémission alternative. Pour une carrière dans le monde de la musique Une industrie de $10,000,000,000.insriTUT dcs TKHniqucs D€ LcnRtcisTRtnwnr trïbp» vous mettra sur la bonne piste » ' avec 2 ans de formation professionnelle en ARTS ET TECHNIQUES ?’ENREGISTREMENTS 80 cours en Réalisation de disques • Techniques du son 80% d'élèves diplômés sont placés.Pour les cours du jour ou du soir commençant le 3 oct.Inscrivez-vous dès mBintGHSnt! 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(Il regarde par la fenêtre avec un large sourire).J’aime parler aux gens.11 faut bien que je gagne mon pain et je le gagne dans tous ces endroits désolés où il ne pousse rien.Je témoigne pour la vérité.De tout ce qui se passe, 90% c'est de la merde.Ce n'est pas bon.Moi, je sais ce qui est bon et je le dis.C’est pour ça que je suis sur terre, que Jah m’a donné le don de la musique et de chanter.Q.R.On éprouve souvent de la réticence devant un texte qui dénonce en noir et blanc.Est-ce que le message ne passerait pas mieux s’il était plus subtil, davantage dans la musique que dans les mots par exemple?P.T.Combien de gens peuvent vraiment comprendre le langage de la musique?Je ne parle pas de réaction du corps mais d'être sensible aux autres dimensions de la musique, de réagir à un niveau plus élevé.Pas beaucoup, mon.Alors je dis ce que j’ai à dire dans les paroles de mes chansons.Je suis prophète.T out ce que je fais et ce que je dis me vient de Jah.Il est ma seule force et mon seul recours.Et c’est lui qui parle à travers moi.Q.R.Que penses-tu du mélange rythmes africains et électroniques dont se servent certains groupes comme les Talking Heads?P.T.C’est O.K.La musique africaine est la première musique.Tous les courants les plus modernes lui doivent leur origine.Tout est possible.Du moment que la musique suit le rythme du coeur.C’est ça qui est important.Q.R.As-tu l’intention de te servir plus des ordinateurs et synthétiseurs sur tes futurs enregistrements?P.T.Oui, mon.Mais ce que je préfère, c’est encore jouer acoustique.(Ceux qui auront entendu, lors de son passage sur les ondes de CHOM, sa superbe version acoustique de «Not gonna give it up» en seront convaincus.) Q.R.Crois-tu que le jeune Blanc moyen peut s’identifier à une chanson comme «Marna Africa»?P.T.Du moment qu’ils peuvent danser, mon.Q.R.J’ai l’impression que cet album et cette tournée mondiale représentent la consécration de Peter Tosh.Tu es enfin reconnu pour ce que tu fais?P.T.11 devrait en être ainsi.C’est ce que je sens.Et pourtant, ils (le «shitstem») ne veulent pas que je passe.Tu sais, on ne trouve pas facilement mes disques dans les magasins.Ce n’est pas comme pour David Bowie par exemple.À ce moment, il a l'air presque méchant et c’est la seule fois où il élèvera la voix.11 me dit qu'il faut en parler dans mon journal.Alors voilà.Y a-t-il vraiment discrimination de la part de l'establishment envers des artistes comme Peter Tosh?À quel niveau?Pourquoi faut-il attendre des semaines lorsqu’un disque est épuisé?Se battre contre l’oppression, ce n’est pas toujours facile et Peter a dû encaisser pas mal de coups.Mais il n’est pas prêt à abandonner la lutte pour les droits des Noirs et de tous les opprimés.Des droits égaux dont ceux de vivre dans le respect et la dignité.Partout.Q.R.Envisages-tu d’autres médias pour dire ce que tu as à dire?P.T.Oui, mon.Je prépare un livre.Extraordinaire.Je dis tout là-dedans.Ce sera l’histoire de ma vie, de ma recherche de la vérité; autant dire d’une aiguille dans une botte de foin.Je suis né entouré d’ignorance mais très jeune, j'ai écouté la voix qui me disait de chercher en moi.Et j’ai cherché, cherché.Et c’est en moi que j’ai trouvé toutes les réponses, mon.Il y aura aussi un film.Après le livre, le film.Sur le même sujet.Ça va être terrible.Tu vas rire aux larmes et peut-être aussi pleurer, mon, toutes les larmes de ton corps.Q.R.Est-ce que le reggae a amené de l’argent en Jamaïque, aux Jamaïcains?P.T.Non, mon.Les riches s’enrichissent et les pauvres sont encore plus pauvres.Q.R.Y a-t-il là-bas un «star system» comme ici?Peux-tu mener une vie normale chez toi?P.T.Bien sûr, je suis quelqu’un là-bas.On m'apprécie pour ce que je fais.Mais je vis comme tout le monde.Je peux aller n’importe où, au super-marché, sans problème.Q.R.Vivrais-tu ailleurs que là-bas?P.T.En Afrique, oui.La Jamaïque, c’est une adresse préliminaire, un endroit temporaire.Chez moi, c'est l’Afrique.C’est là que je m’en vais.Peter Tosh donnera son premier concert sur le continent africain aux alentours de novembre, au Zimbabwé, où on espère réunir quelque 100 000 personnes en trois soirs.Une immense fête.Un événement qui contribuera à la cause des Africains de la terre entière.Une cause que Peter Tosh connaît très bien. OBEirr ii.AM PAR JANINE MESSADIÉ :jj; T I I I I I I I I 1 un- I I S; I :v I I - I «ili.,nr( :ii( ¦i ¦ jf«l ti.iit' «ali 0« In- *!(• iW ;(»• I >iï - ; -,’v «Évidemment je garde un souvenir intense de I.ed Zeppelin et de cette époque.La musique qu'on produisait à ce moment-là nous était à tous très vitale.mais tout cela, c’est du passé et les nostalgiques de Led Zeppelin feraient mieux de rester chez eux.» Robert Plant est catégorique.Après 12 ans d'une carrière fulgurante au sein de Led Zeppelin, le chanteur blond à la crinière léonine, refuse de ressusciter son vieux dirigeable.Contrairement à tous ses contemporains qui ont effectué un retour nostalgique sur scène cet été (The Animais, The Hollies, The Band.The Guess Who.etc.) Robert Plant, lui, met son passé en quarantaine et prépare fébrilement sa première tournée solo depuis la dissolution de Led Zeppelin en 1979.Comme un bon vin de cru bien mûri, Robert Plant considère maintenant que son millésime est à point.Deux ans de semi-clandestinité avec le quatuor anglais Honeydrippers lui auront permis de panser de vieilles plaies (la mort successive de son fils et celle de Bonham, le batteur de Led Zeppelin en 1980) et de reprendre confiance dans ses talents de compositeur-interprète.«Avec les Honeydrippers, je jouais surtout du blues des années 60; ce groupe m’a permis de conserver un statut plutôt anonyme et de me dégager complètement des responsabilités et des souvenirs du passe.Nous avons parcouru pendant deux ans.tous les clubs de l’Angleterre, sauf Londres.Londres aurait pris la chose trop au sérieux, et à ce moment-là, je ne jouais que pour le plaisir du rythm'n’blues.» Le miel a des effets bienfaisants comme disait si bien ma vieille mémé! L’équilibre retrouvé.Plant décide d’abandonner le rythm'n’blues pour replonger tête première dans les vagues houleuses du rock’n'roll.SPLASH! 11 disparaît sous les flots pour surgir quelques mois plus tard avec «Pictures At Eleven», un premier album solo qui deviendra rapidement un hit international (plus de 100 000 copies vendues au Canada seulement).Sur «Pictures At Eleven», Plant fait peau neuve; si la voix rauque et calibrée rappelle les grands moments de L.Z.la cadre musical accorde une plus grande place aux influences contemporaines.On redécouvre le rockeur, on le désire, mais Plant résiste à la tentation de remonter sur les planches.«Pictures At Eleven» était à bien des égards, un projet très personnel.C’était la première étape de ma carrière solo.il aurait été prématuré d'entreprendre une tournée si tôt; mon répertoire était trop limité et je considère qu'on aurait eu tort de jouer «Roll Over Beethoven» juste pour combler les vides.» À 34 ans.Plant solidifie les bases de sa carrière solo.11 vient de produire un deuxième microsillon «The Principle Of Moments» et sonde actuellement le terrain en vue de sa première tournée nord-américaine depuis 7 ans.11 sera au Forum de Montréal le 8 septembre et au Maple Leaf Garden de Toronto le 10.Ce rendez-vous nord-américain promet d’être particulièrement mémorable; Robert Plant au micro, son nouveau compagnon de route, Robbie Blunt à la guitare, Jezz Woodroffe (ex-Black Sabbath) aux claviers, Paul Martinez (ex-Stan Webb & The Adverts) à la basse, et Phil Collins (eh oui.le merveilleux Phil Collins de Genessis) à la batterie.Des musiciens chevronnés qui manifestent tous la même soif de succès que l’ex-Zeppelinien.«This is MY SHOW! .mais les musiciens avec qui je travaille ont largement contribué aux deux disques que nous avons produits jusqu’ici.Nous formons actuellement une cellule musicale avec ses propres standards de qualité et son propre pouvoir de création.Reprendre les vieux classiques de Led Zep avec mes nouveaux musiciens est absolument hors de ques- tion.» 57 I MEN AT WORK à jmaU PAR MARC DESJARDINS UoaUhu-mhu w peu.Qnékc 'Jiodi fad Upwnm mapajm, uoiai U pwtnm foam twu lu medm uiuj tnut, iw cn &pa/tltA, di Wm ^tWenk.SouutMj-vou (Le cet uajUcU du pmtmpi Util fa panicut i^mtmLe, de pmte/npi e/i automne et uite-oe/ua, autu nue d'un tout twuuem pioupt tpue CTSS uenout de loiü/i au tanada paace nue lu ètati-Una n'en voulaient pai .Jit tempe a paué et noue a pwuui pu une foie de plue noue ne noue éUone pae Uiompâ dune nu pwdcUone.'Men /It Wonk eut devenu l’un du tjwupee lu plue populauiu au monde, loue lu fou/uiaue len wnl empané et l^mmpue, p^' C?^v , o'" r^ \b ^ > Vov / j^V° ^ ci?to '',^ ^ /s^' & ¦ 0 SERT HEURES, BONHOMME ________I , | - « n’V « °as 0 ' CONCEPT VIDÉO S VACHEMENT BON > Le directeur Adam Friedman, bien connu pour son travail avec les Rolling Stones et Hall and Oates, déplore le fait que trop de vidéos tendent à présenter une histoire bien définie avec un début et une fin.Un vidéo devrait selon lui suggérer certaines idées et laisser libre cours à l’imagination du spectateur quant à la signification de l’information reçue.Dans un autre ordre d’idée, Friedman souhaite ardemment voir le jour où la vidéo ne sera plus perçue comme un outil de promotion mais plutôt comme un art.AUTOUR DU MONDE La firme Warner-Pionneer tente pour la première fois une percée sur le marché des cassettes-vidéo en sol japonais.Au nombre des titres exportés, on retrouve “Live At The L.A.Forum” de Rod Stewart, ainsi que « Paul Simon In Concert».Le pays du soleil levant aura également droit au « Workout» de Jane Fonda et «Concert In Central Park » de Simon & Garfunkel sous peu.ALTERNATIVE MTV En l’absence d’un réseau de télévision spécialisé tel MTV, l’avènement d’une émission comme «Friday Night Video» comble un besoin évident chez les amateurs du genre.En ondes chaque semaine au réseau NBC, l’émission offre une sélection des vidéos les plus populaires en ce moment, des nouveautés en primeur, une rétrospective des artistes aujourd’hui retraités ainsi que les productions les plus marquantes depuis les débuts de l’ère de la vidéo.De plus les téléspectateurs sont appelés à voter afin de déterminer le vidéo de la semaine.C’est à voir.LÉGAL/ILLÉGAL?L’industrie de la vidéo éprouve de sérieux problèmes à contenir la prolifération des cassettes pirates sur le marché.À Amsterdam, les agents de la «Video Se- Eurythmics curity Foundation» n’arrivent plus à reconnaître les cassettes légales des versions pirates tellement ces dernières sont fabriquées avec minutie.La majorité des 23 000 unités d’origine obscure saisies lors de récentes perquisitions pourraient ainsi retourner aux mains des marchands si les experts rte parviennent pas à établir des preuves suffisantes.LES PLUS POPULAIRES tt****:* La «Recording Industry Association Of America» (RIAA) vient tout juste de décerner des «awards» d’or et de platine aux films les plus vendus en cassettes-vidéo.On, retrouve parmi les gagnants «Airplane» et «Sophie’s Choice» dans la première catégorie, tout comme «Ail That Jazz» et «An Officer And A Gentleman» dans la section platine.Si vous en avez la chance, ne manquez pas de jeter un coup d’oeil sur le vidéo «Sweat Dreams» du groupe Eurythmies.Le bref scénario vous surprendra du début; à la fin.Le groupe, ainsi qu’un troupeau de vaches (eh oui!) retiennent l’attention dans une suite de séquences des plus farfelues.On est bien loin du vidéo cliché où le «guitar hero» charme la belle innocente avec son instrument.dans le style de Pat Travers.ARCADE MAISON jiÙiÛjiÛxÛiÛiÙxÛi Les jeux vidéo maison les plus vendus sont présentement «Enduro», «Centipede», «Ms.Pac-man», «Keystone Ka-pers», ainsi que «Frogger».VIDÉO GANT Il existe maintenant un gant, le «Video Pro Glove», pour les vrais maniaques de jeux vidéo.D’une confection de cuir et de nylon, le gant en question préviendrait selon la publicité, les blessures occasionnées lors des séances de jeux intensives et servirait également à persuader l’adversaire de votre détermination à vaincre qui que ce soit.Pourrait-t-on maintenant parler d’intimidation vidéo?VIDÉO-VIDÉO La cassette-vidéo du film «Vidéo-drome», mettant en vedette Deborah Harry, offre quelques scènes additionnelles jugées trop piquantes pour la version présentée dans les salles de cinéma.Censure ou marketing?Disponible également, le « Stevie Nicks In Concert ».Filmée en mars 82 pendant la tournée «White Wing Dove», Miss Nicks interprète ses succès «Sara», «Stop Drag-gin’ My Heart Around», «Rhiannon» et plusieurs autres.À surveiller: «Human Touch» de Rick Springfield tiré de son album «Living In Oz».L’action se déroule en l’an 2016, et ce ne sont pas les costumes et décors futuristes qui manquent.Aussi, «Good As Gold» de Red Rockers.IVKS VIDEO AVEZ-VOUS UN MAGASIN, OU DËSIREZ-VOUS EN OUVRIR UN?On vous offre ce qu’il y a de mieux dans le domaine de la vidéo.Pour le meilleur service, une grande sélection et des prix imbattables, joignez-vous à notre clientèle satisfaite.4480 Côte de Liesse, Suite 305, Montréal, 738-8470 POUR UN ENREGISTREMENT MAXIMAL EN VIDÉO: EXIGEZ LA CASSETTE VIDEO MAXELL maxeii.niaxe».750 Aujourd’hui, avec l’éclatement du marché de la vidéo, chacun cherche ce qui se fait de mieux.Beaucoup de gens exigent la toute première qualité de Maxell HGX, parce qu’ils peuvent réutiliser nos bandes à volonté et obtenir une meilleure image, avec la vitesse d’enregistrement la plus lente.D’autres, choisissent les Maxell standards pour des conditions normales d’enregistrement.Et bien sûr, nous avons ces cassettes vidéo dans le format VHS aussi bien que BETA.Notre argument est simple.Peu importe vos besoins, Maxell peut vous offrir la solution ultime.maxell ÇA VAUT LE COUP Tri-Tel associates limited 105 Sparks Avenue, WHIowdale, Ontario, Canada M2H 2S5 M SportRack .pour toutes saisons L Porte-planche à voile • FACILE À EMPLOYER • LÉGER (se range dans le coffre) • PRÉ-ASSEMBLÉ ADAPTABLE À PRESQUE TOUTES VOITURES INSTALLATION EN 8 SECONDES ACCROCHEZ une poignée à crochet d’un côté.TIREZ sur Tautre poignée à crochet.ACCROCHEZ cette poignée à crochet de Tautre côté.USAGE DOUBLE Se transforme rapidement en PORTE-TOUT TOUT USAGE Accessoires de conversion BIC SportRack disponibles pour transformer votre porte-planche à voile en porte-bicyclette ou porte-skis.UN AUTRE PRODUIT DE QUALITE ünjvüACàJAoiSSÏÏ • — 1 11 l*" - ,lesoluSrentes ^ *¦* profitables etle^P , u Ae ces ts:*""-».- -szsssEgt, Jteur o imobcatl°n c patîonet unVouest.______—TTjirx^IHMiS passe.Cerr\echmque de da“ “r'“LRtp« :C R:ne Quë^ueAOOOpe - ¦ ;t de, 1, de P nnue\; 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SïSSSfe'S'SS dues P:“ hre imposant de P aux ^ gens de 1 ' pensen m ue a rendu uu .dans la .on retrouvait sa\\es de , artireonses dist „s que U fde soixante- On pourraû.e J mystère deme ^ ^ nouvel eau-'-.-es en autant comme fbcace,onyr , voyons ce qne ^reprises d'f que les technique^ ^ attendant,^ Y^^^ de pc olus étincelants r0duits mois su rin(iustrie de Montreal, ;en nombre imposant de P auX l£S gens de ^anada pensen m ique a ¦mm l"esI’h‘Sb« imposai ur mmde cnittues s» électromH“- a’éclairag'-' ç,, «'"Te p.,nOS.tes»'8“'Se .les ''«T enceintes de studio iques, -s k.IW 2.« On est en pleine expansion au Québec; j'aimerais bien que le congrès ait lieu à Montréal pour les prochains 100 ans.» 3.«C'est aussi excitant qu'un voyage à Paris, mais à la moitié du prix.» ,2^.¦ 4.«Montréal, c'est l'enthousiasme.la richesse de l'héritage musical; le Palais des congrès, c’est un atout majeur pour la ville, le Québec et même le Canada.» 5.«Un gros pas en avant pour l’Association de l'industrie musicale au Canada.» NOUS CREONS L'AVENIR LE MC-202 MICRO-COMPOSITEUR « tUn séquençeur à 2 canaux entièrement portatif, un synthétiseur soliste, et un ordinateur musical complet • • TOUT CÇLA pour moins de 800.00$! • • * SOURCE MIXER | VCA ! 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C'est beaucoup plus profitable pour les provinces de l’Est».il 12.«Très bonne idée.» L .• U 79 I i Montréal, plus et plus en- \ 13.«C’est pas la première fois que je viens à Montréal! et c'est sûrement pas la dernière.» twentieth anniversary 16.«Y a sûrement une raison mystérieuse à cela, mais c’est la première fois que je sens un intérêt marqué d'assister au 17.«Tout le monde est enchanté! et moi plus encore; super, excitant, jeune.MONTREAL!» M1AC.!» 1.Bob Unger, Distributeur, Fostex PRO, Winnipeg.Manitoba 2.Robert Letendre.Distributeur.Music Man.Session Delton Lab.etc.Mil, Qué.3.Dave Storey, Concepteur, Vibratos.Anaheim, Californie 4.Roy Giacomezzi.Distributeur.Fender, Vancouver, Colombie-Britannique 5.Jean-Pierre Gascon.Distributeur.Yamaha.Montréal.Québec 6.Paul Champagne.Luthier.Montréal.Québec 7.Eddy Shenker.Distributeur.Korg.Paiste.Vantage.Fostex.Montréal.Québec 8.Mel Kotïmann.Distributeur.Kahler, BC\ Rich.Toronto.Ontario 9.Joe Cantor.Merv Buchanan.Distributeur.J OA.Edmonton.Alberta 10.Nort Flargrove.Manufacturier, Cymbales, Sabian.Meductic.N ouveau-Brunswick 11.Peter Dyksman.Détaillant.Régina.Saskatchewan 12.Frank Romano.Distributeur, Elka.Montréal.Québec 13.Bill Lawrence.Concepteur.Bobines Bill Lawrence.Californie 14.Barry Creamer.Distributeur.Roland.Vancouver.Colombie-Britannique 15.Greg Hornberger.Distributeur.Takamine.Vox.Dimarzio etc.Toronto.Ontario 16.Richard Shier.Détaillant.Vancouver.Colombie-Britannique 17.Mike Holman.Distributeur.Traynor.Scarborough.Ontario m ns Sylvie Tremblay I eudi 1er Montréal (Atelier continujusqu’au 4) Michel Lemieux / Rimouski Offenbach -Plume.Vendredi 2 Montréal (Forum) Stevie Wonder / Beauharnois Bel-gazou.Muntmagny Offenbach-Plume.Dimanche 4 Montréal (Foufounes électriques) Elaine Langlois / Shawinigan Belgazou / LG 4 Sylvie Tremblay.Jeudi 15 Montréal (Foufounes électriques jusqu’au 17) Madame / A/w//Offenbach-Plume.Vendredi 16 Wickham Belgazou.Samedi 17 Montréal (Forum) Offenbach-Plume / Jonquière à Sylvie Tremblay.Lundi 19 Montréal (Café Campus) Montréal Trans-port.Mardi 6 Montréal (Spectrum) Patrick Moraz et Bill Bruford / (Forum) Iron Maiden / (Club Soda) Male Model.Mardi 20 Montréal (Café Campus) Montréal Trans-port.Mercredi 7 Montréal (Spectrum) Michel Rivard.Jeudi 8 Montréal (Forum) Robert Plant / (Atelier continu jusqu’au 11) Michel Lemieux / (Club Soda jusqu’au 11) Ricardo Pelle-grin / Sherbrooke Offenbach-Plume.Lundi 12 Québec Offenbach-Plume.Montréal (Beat) Radical Revox.U4 Mercredi 21 Montréal (Maison de la culture Marie-Uguay) Sylvie Tremblay / (Foufounes électriques jusqu'au 24) Chantal Beaupré / (Spectrum jusqu’au 24) Groupe Seize / Québec (Grand Théâtre) Robert Charle-bois.Jeudi 22 Montréal (Atelier continujusqu’au 25) Le Partenaire / (Club Soda) Tiger Okoshi / Ste-Marie de Beauce Robert Charlebois.Vendredi 23 I Montréal (Club Soda) Gaston Mandeville Bi / Cowansville Robert Charlebois.Samedi 24 Montréal (Maison de la culture Côte-des- Ha Neiges) Sylvie Tremblay / (Club Soda) lli Gaston Mandeville / Drummondville Ro- le-.' bert Charlebois.Lundi 26 Montréal (Club Soda) Les lundis des Ha! I Ha! Mardi 27 Montréal (Club Soda) Les lundis des Ha! Ha! Mercredi 28 I Montréal (Foufounes électriques jusqu’au Bs 1er) Chantal Beaupré.Jeudi 29 I (Théâtre St-Denis) Robert Charlebois / (Atelier continu jusqu’au 2) Le K Partenaire / (Club Soda jusqu’au 2) Garo-lou.Vendredi 30 I Montréal (Théâtre St-Denis) Robert Charlebois / Bonaventure Nanette Workman. UN STUDIO D’ENREGISTREMENT MULTIPISTE DANS LA PAUME DE VOTRE MAIN Dolby est une marque déposée de Dolby Laboratories, Inc, Sans Francisco, CA TASCAM TASCAM Fini les interminables montages synchro grâce à nos magnétophones compacts Série 50.Ils sont conçus pour des assignations de réalisation exigeantes comme celles contrôlées par SMPTE.Ils sont aussi plus évolués et plus costauds, l’électronique ayant été améliorée pour accélérer les synchros et les montages.Les trois moteurs — les plus forts que nous ayons mis dans une unité compacte — sont incorporés dans un système asservi par micro-processeur pour une manipulation plus rapide et plus douce du ruban.Des signaux émis par cinq interrupteurs photo-sensibles et par plusieurs détecteurs de vitesse procurent une vérification des plus précises de la tension, de la vitesse et de la direction du ruban, améliorant le travail de l’ordinateur.Un simple connecteur rend les signaux de la bande et de commande dans les cas de montage synchronisé interface, éliminant tout branchement complexe.Pour les enregistrements non synchronisés, nous avons inclus deux localisateurs automatiques très précis fonctionnant à partir d’une même commande.La localisation sur le ruban se fait en minute et en seconde, positive ou négative.Pour faciliter l'entretien et les réparations, tous les ajustements électriques et mécaniques se font depuis I avant et chaque piste possède son propre circuit imprimé sur epoxy.Les magnétophones de la Série 50 sont plus résistants et peuvent trimer plus dur que toute autre machine compacte que nous ayons jamais produite.Assez dur pour mener vos montages audio en grande.Pour de plus amples informations, écrivez à' BSR (CANADA) LTD., 26 Clairville Dr.Rexdale, Ontario M9V 4B3 (416) 675-2425 NOUS AVONS MENÉ LE MONTAGE AUDIO CONTRÔLÉ PAR SMPTE EN GRANDE.* TASCAM Produits de chez TEAC CONÇU D’APRÈS LES PLAINTES REÇUES.
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