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Titre :
Québec rock
Magazine mensuel présentant le monde de la musique rock et de la musique populaire d'ici et d'ailleurs. [...]

Québec Rock est un magazine consacré à la musique et publié à Montréal de 1977 à 1986. Fondé par Paul Haince, Jacques « Coco » Letendre et le journaliste Marc Desjardins, qui y fera carrière, il est d'abord offert gratuitement sur papier journal dans les magasins de disques; il connaîtra un fort succès commercial en format magazine à la suite de son rachat par Guy Perron.

Québec Rock rassemblera au cours des ans une équipe de journalistes jeunes et dynamiques, dont certains connaîtront une longue carrière médiatique - notamment Georges-Hébert Germain, Nathalie Petrowski, Franco Nuovo et Laurent Saulnier. Le magazine s'occupe surtout de couvrir les événements musicaux, avec des entrevues, des nouvelles du milieu musical québécois et international, des critiques de disques, mais aussi des chroniques variées, particulièrement sur la mode et le cinéma.

Plusieurs numéros ont été de grands succès en kiosque, s'écoulant à plusieurs dizaines de milliers d'exemplaires : ils présentaient en page couverture Normand Brathwaite (pour la comédie musicale Pied de poule), Michael Jackson, Ding et Dong, Corey Hart, Diane Dufresne, etc. Québec Rock a été une sorte de Rolling Stone québécois qui, avec sa version anglaise Graffiti, en est venu à détrôner le magazine américain dans son créneau au pays.

Son éditeur a aussi publié un magazine à succès pour les adolescents, Fan Club, et a été un exemple à l'époque sur le plan de la convergence médiatique, profitant de productions télévisuelles associées sur TQS pour utiliser la dynamique des renvois promotionnels.

Éditeur :
  • Montréal, Québec :Québec rock,1977-1986
Contenu spécifique :
Novembre
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
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Références

Québec rock, 1983-11, Collections de BAnQ.

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RIVARD ¦PEUR OmPstRAIGHT ONCER L PEUR DE LA CRITIOÜ^ AOODY BLUES, XTC « ftOUGARO, ALVIN LEE, 'MAZONE, WOODYMÀ : Nous présentons le tout nouvel ampli-tuner combiné Super Feedforward.Dans leurs articles sur l'équipement, les grandes revues audio américaines et européennes ont chanté les louanges de chacun des amplificateurs Super Feedforward Sansui.Elles ont confirmé nos dires, à savoir qu'ils sont presque entièrement exempts de distorsion et elles ont raffolé de leur son exceptionnellement clair et pur.Il existe maintenant un nouvel amplificateur Super Feedforward, l'AU-D55X, et nous nous attendons à ce qu'il fasse l'objet d'un accueil tout aussi enthousiaste.Les tuners Sansui, eux aussi, ont récolté leur part de louanges de la part des experts, et le TU-S55X ne fera pas exception à la règle.En effet, ce tuner synthétiseur à quartz-PLL offre un rendement d'avant-garde et comporte même une nouvelle caractéristique de Sansui — la recherche automatique préréglable.Si vous recherchez l'amplificateur-tuner combiné parfait, ne manquez pas d'écouter l'AU-DSSX et le TU-S55X aujourd'hui même.Vous en chanterez les louanges, vous aussi.AU-D55X: 70 watts par canal, tension efficace min., les deux canaux fonctionnant à 8 ohms, de 20 Hz à 20 kHz avec une distorsion harmonique totale maximale de 0,004%.Disponible en fini noir ou argenté, au choix High Fidelity-r /flrrflfo Stereo Review fl OU-JRTZ PLJ_ sas mi—ii—ir^uzzHZznzzmzi î 2 J 4 $ 6 ?• S Iss.la Iss.iss.¦ss I MTiauno AMrurn AU-D55X AUX/O* Pf AK POWER WATTS MGH RIIOI o en ScuisilL Pour de plus amples renseignements, veuillez communiquer avec: W.CARSEN CIE.LTÉE.25 scarsdale road • don mills • Ontario • msb sgv DECOUVREZ NOTRE MEILLEUR RUBAN GRÂCE A NOTRE MEILLEURE OFFRE.Si vous insistez pour n'obtenir rien d'autre que les performances Maxell XL-S, nous aimerions vous remercier de votre loyauté.Avec des cadeaux gratuits Maxell.Voici comment les obtenir: Sur chaque cassette Maxell XL-S, enlevez le sceau prime doré Maxell.Conservez-les ainsi que l'enveloppe de vinyle de la cassette.Lorsque vous aurez quatre sceaux et enveloppes de vinyle, envoyez-les, avec vos nom et adresse, à Tri-Tel Associates, 105 Sparks Avenue, Willowdale, Ontario M2H 2S5.Nous vous ferons parvenir un sac de sport Maxell gratuit.Fabriqué au Canada, de robuste nylon, il comporte une poche spéciale imperméable, pour les bikinis mouillés.Vous n'avez pas besoin d'un sac de sport?.Conservez donc six sceaux primes pour obtenir une cassette XL-S gratuite.Si vous ne voulez ni un sac de sport Maxell ni une cassette gratuite Maxell XL-S, conservez vos sceaux primes.Nous offrirons bientôt d'autres articles en échange.Quoi que vous fassiez, insistez sur les cassettes Maxell XL-S, celles qui ont les sceaux primes dorés.C'est le seul moyen de vous assurer des performances authentiques Maxell .et des cadeaux gratuits Maxell.v N m :aao^ DISPONIBILITÉ DES SACS JUSQU'À ÉPUISEMENT DU STOCK OUI ! JUSQU'AU 31 JANVIER 1984.XL-S SERA TOUJOURS DISPONIBLEj! COMME ALTERNATIVE.maxell ÇA SAUTE AUX OREILLES.Tri-Tel associates limited Yashica 's-i'/aJ-' 'i ••'/> .r ^ photo à votre n "E «¦ \ YASHICA Fiche technique '.% « \ \ gout Objectifs standard: Objectif Yashica ML 50 mm f 2 et objectif ^oom Contax/Yashica et diaphragme intégralement automatique Interchangeabilité totale avec les senes d'optiques Yashica ML et Contax Yashica Mount Zeiss T’ Obturateur: Obturateur vertical entièrement métallique a plan focal avec vitesses allant de 1 1000 de sec a 1 sec plus "B' Synchronisation de flash a 1 125 par griffe porte-accessoire à contact direct Commande d'exposition: Mesure a travers l'objectif a preponderance centrale par cellule SPD a réponse rapide logee dans un pentaprisme Système d'exposition: Système de mesure d'exposition LED-O-MATfC "Zero-in’ exposition correcte indiquée par une LED verte sur-exposition indiquée par une LED rouge (•) et sous-exposition indiquée par une LED rouge ( ) Indications dans le viseur par appui sur le bouton d’essai Sensibilité de 12 a 1600 ASA Plage EV de EV 2 à 18 (f 1.4 100 ASA) Viseur: Visee reflex a travers l objectif avec grossissement d image de 0.91 X (à l'infini) couvrant environ 92uo du champ Écran de mise au point à cercle central croise en diagonale entouré d'un anneau de microprisme en champ mat Autres particularités: Retardateur de 10 sec.intégré, levier d’armement a course intégrale de 130' dont angle de dégagement de 20 bobine réceptrice multi-fentes pour facilite de chargement de pellicule, manivelle de rebobinage rapide, dos monte sur charnières avec double-verrouillage de sécurité, bouton de deverrouillage d'objectif, filetage pour pied, compteur de vues additif a remise a ze\o automatique Encombrement et poids: 135 • 84.5 ¦ 50 mm (boîtier seul) 450 grammes PHOTO À VOTRE GOÛT, 865 EST, STE-CATHERINE, MTL (PLACE DUPUIS), TÉL.: 844-3190 / 3525 CONCORDE, LAVAL, TÉL.: 661-1569 yfrSS.y-. NO.75 1983 NOVEMBRE Notre couverture: Photo exclusive pour Québec Rock, par Jean Blais 8 BLOCS ERRATIQUES Chantal Beaupré, Marc Drouin et les échalotes,TedShawn, UZEB Kiss, CHEZ MAX, Empire des futures stars, TINO ROSSI, Douglas Léopold, Monty Contsin.22 LORRAINE PINTAL SANS TRAMPOLINE De comédienne à metteure en scène, Lorraine Pintal n'a pas hésité à faire le saut.Elle a monté des pièces de théâtre qui ont fait parler d’elles.Ce mois-ci, elle alimentera, avec d'autres, l’horaire du Festival de création de femmes.29 ENTREVUE DU MOIS: MICHEL RIVARD Rivard se prépare un avenir de chansons, de petite femme, d’enfant et de pot-au-feu.Pour l’instant, il révèle, au coin du feu, tous ses projets en une longue.longue entrevue.34 LA PETITE PANTOUFLE A FABIENNE Fabienne Thibault se porte mieux en France qu’ici.Malgré ses réticences à accorder des entrevues, son allergie aux journalistes, elle se soumet, volontiers, «à la question» de Robert Lévesque.40 UN MOODY BLUES SANS RESSORT Moraz, «artiste invité permanent» des Moody Blues, s'ennuie.Mais il résiste.c'est si payant! 42 SYLVIE, LA PEUREUSE L’ambivalente Sylvie Tremblay vient tout juste de sortir un microsillon: «Ni vert, ni bleu».L’ambition, le vouloir, la timidité, l'autodestruction, elle raconte ses valses-hésitations à Mireille Simard.48 ALVIN LEE Alvin Lee vieillit, cependant, son public, lui, rajeunit.Même les filles sautent sur scène et ondulent comme au doux temps d’Elvis.50 ESCALADER SON CALVAIRE Il n’y a pas que le jogging au Québec, il y a aussi l’escalade.Franco Nuovo troque ses «Adidas» pour des souliers à crampons.54 CLAUDE NOUGARO ARRIVE! L’enfant terrible de Montmartre, Claude Nougaro, nous revient passer quelques temps ici, à nous dire que la poésie c'est la vie et que les femmes, il n'y a que cela! 58 L’INDOMPTABLE DUBOIS Il boit beaucoup, parle autant et chante a travers le Québec.Un entretien avec Claude Dubois signifie des paroles.des paroles, sans s’essouffler, comme sur scène.11 fait des révélations inédites à Marc Desjardins.- 4m 65 MODE L’hiver encore et toujours mais attendu avec la peau au chaud sous des fourrures pare-froid pas chères.70 DOSSIER: LES PEURS Qui n’a pas peur d’au moins un animal ou de prendre l'avion, lève la main?Peur des rats, peur de soi, peur des autres.Et pourquoi a-t-on peur?75 L’AMAZONIE EN CATIMINI Glisser calmement sur une eau glauque, où, en-dessous, se déroule, peut-être un complot des plus insidieux.à ne faire qu’une bouchée de votre pirogue.77 CAT STEVENS EN DJELLABA Pour Cat Stevens, l'Islam est à ses portes.Même s'il s’est promis de ne plus jouer commercialement de la musique, il continue à toucher de joyeuses royautés de ses millions de disques vendus à travers le monde.78 CINEMA Le dernier film de Woody Allen a soulevé l’éloge des critiques.Zelig-caméléon se transforme, sous nos yeux, en mille personnages.2G la RAivinp À viTTnnin 81 DISQUES 88 12 PDUOES 101 INSTRUMENTS 107 VIDÉD-VIDD 11D AUDIO 114 CALENDRIER Je me plaisais à relire récemment des vieux numéros de Quartier-Latin, cet ancien magazine publié au cours des années 60 par les étudiants de l’Université de Montréal (enfin par un groupe d'étudiants particulièrement délurés).Curieusement, la pupart des articles sont excellents, il y a du jus tout au long des pages.Et c’est un produit local.Alors pourquoi parle-t-on de la faiblesse duiournalisme au Québec?Peut-être parce que récemment il n'y a pas eu grand'chose de valable qui se soit fait; peut-être parce que la complaisance s’est installée dans cet univers qui peut si facilement devenir un monde de petits fonctionnaires amers, qui gardent leur chapelle propre et sans tache.Parce que si, ces jours-ci, lire un grand quotidien québécois c'est comme lire les pages jaunes, ce n’est pas parce qu’il n'y a pas de tradition journalistique chez nous.Au contraire, si on pense à des gens comme Denise Bombardier, Jean Pelletier, Jean-V.Dufresne ou Georges-Hébert Germain [qui ont fait les beaux jours de la presse étudiante et alternative québécoise avant de devenir des stars du médium électronique] on s'aperçoit très vite que dans les années 60, notre journalisme était beaucoup plus excitant que tout ce qui se passait aux États-Unis et en Europe.On peut accuser le marasme politique, la grande désillusion des dernières années; on peut prétendre que la télévision bouffe toutetnormalise l’audace.Je ne crois pas.Je crois plutôt à la paresse.Et au conservatisme caché.Bien des journalistes tout à fait compétents, tout à fait intelligents, se sont laissés glisser dans une complaisance un peu cynique, qu'ils peuvent interpréter comme de la rébellion, mais qui n'est en fait qu'une vision tout à fait établie, tout à fait «sans surprise» du monde.C’est un peu normal que quelqu'un qui se tape toutes les productions dans un certain domaine puisse être un peu blasé, mais je trouve ça tragique.Tout est traité de la même manière, comme une chose mise en vente, qu’il faut aimer ou pas, et comment aimer quand on n'a plus les moyens d'avoir le coup de foudre ?L’artiste d'avant-garde, le rocker, le chanteur à pipe et le fou militant ne peuvent être jugés par les mêmes gens.On ne peut pas comprendre aussi clairement une démarche d'invention et une volonté de vendre.Ce nivèlementpar le bas (ou par le haut d’une certaine vision élitiste) ne peut que nuire à l'écriture critique et au propos journalistique.Mais je crois sincèrement qu'il peut se faire de l'excellent journalisme au Québec.Après tout je ne suis pas revenu à la barre rédactionnelle de ce magazine le coeur plein de doute.J'ai l'espoir, la foi en le journalisme.Je n’ai qu'à regarder ce que Lise Bissonnette fait avec la rédaction du Devoir et je suis encouragé.C'est ça un souffle, une énergie commune, et j'avoue qu’il y avait un moment que je ne lisais plus le Devoir par manque d'inspiration.Pas étonnant qu'on lui emprunte quelques-uns parmi ses meilleurs collaborateurs.On ne parlera pas de Nathalie Petrowski, dont le talent n’est plus une chose à prouver.Mais il y a Mireille Simard qui signe ce mois-ci un papier exceptionnel sur Sylvie Tremblay, et qui promet de devenir unedes plus remarquables journaliste culturelle du Québec.Ou Robert Lévesque, le controversé critique théâtral du Devoir, dont la grille d'analyse est si claire; ce mois-ci Robert nous a pondu une petite perle de vision sur Fabienne Thibeault.Surveillez nos pages et vous allez voir que ça va swinger aussi fort dans l’éditorial que Marleen, notre génie esthétique, fait swinger le «look».La gang se forme.Prenez Chantal Jolis, cet as reporter de CBC.Elle a pris un congé de déménagement ce mois-ci (remplacée au pied levé par Lyne Crevier, notre adjointe de rédaction) mais elle promet d'être là dans les mois qui suivront, à la chronique cinéma comme à la signature de quelques «features».Je ne voudrais pas faire un panégyrique de ce numéro, puisqu'après tout, si vous l'avez acheté, c’est que vous avez l’intention de le lire.Mais je vous fait la promesse solennelle que ce que vous lirez dans Québec .Rock, vous ne le trouverez nulle part ailleurs.Le Québec et le monde sont tout à fait pleins de morceaux délirants du réel.On va vous les livrer tout chauds dans les mois qui viennent.Restez à l'écoute.Oups! Excusez ce lapsus de fils de la télé.restez Toei! sur nos pages.Et bonne arrière saison.Marc Desjardins, rédacteur en chef oyigEpc 1578 St-André, Qué., H2L 3T6 (514) 521-2466 Fondé en 1977 Éditeur et Directeur général Guy Perron Éditeur associée et Directrice artistique Marleen Beaulieu Rédacteur en chef Marc Desjardins Adjointe à la rédaction Lyne Crevier Collaborateurs Christian Allègre, Pierre Barbeau, Denis Char-trand, Anne Dandurand, Claire Dé, Alain Denis, Marie-Catherine Giguère, Denis Grondin, Manon Guilbert, Chantal Jolis, Gilles G.Lamontagne, Winifred Langeard, Serge Laporte, Douglas Léopold, Anne Létoumeau, Robert Lévesque, Hélène Magny, Janine Messadié, Franco Nuovo, Guy Patenaude, Alain Pigeon, Paul Raymer, Véronique Robert, Pierre Sans-regrets, Laurent Saulnier, Mireille Simard, Sophie Stanké, Daniel A.Vermette, Vittorio.Photographie Serge Barbeau, Harold Beaulieu, Jean Blais, Bernard Brault, Marc Duchemin, Rodolf Noël Graphiste Francine Fortin Typographie et montage Photocomposition Trëma Enr.Imprimerie Litho-Prestige Bureau de Toronto 140 Carlton #1208, Toronto, Ont., M5A 3W7 (416) 921-7313 Préposé aux abonnements Harold Beaulieu Publicité MONTRÉAL TORONTO Guy Perron Peter Medland Daniel A.Vermette 2 Gloucester, suite 207 Michaël Muirhead M4Y 1L5 521-2466 (416) 922-6968 Tarifs d’abonnement annuel CANADA — 24$, États-Unis 30$, Europe 40$.Pour tout changement d’adresse, prévenir au moins 6 semaines à l’avance en envoyant l’ancienne et la nouvelle adresse.Québec Rock est publié 12fois parannéepar: Québec Rock Inc., C.P.187, Station C, Montréal, H2L 4K1.Tous droits réservés.Le contenu du magazine ne peut être utilisé sans l’autorisation écrite de l’Éditeur.L’Éditeur ne se tient pas responsable de la perte des manuscrits, photos ou illustrations.Dépôt légal: Bibliothèque Nationale du Québec Bibliothèque Nationale du Canada ISSN 0226-7187 Courrier de 2ème classe Enregistrement no 5047 Port de retour garanti.6 La Société de Droits d’Exécution du Canada Limitée félicite tous les auteurs, compositeurs et éditeurs honorés lors du 15e Banquet Annuel de la Société.MUSIQUE POPULAIRE "ALL OUR TOMORROWS" Eddie Schwartz/David Tyson ATV Music Publishing of Canada Ltd."BOYS OF AUTUMN" David Roberts David Roberts Music/Don Valley Music Ltd."COMING HOME" Bryan Adams/Jim Vallance Irving Music of Canada Ltd."EYES OF A STRANGER" Paul Hyde/Bob Rock Irving Music of Canada Ltd."COIN' THROUGH THE MOTIONS OF LOVE" Ray Roper/David Wills Deep Cove Music Inc./Dunbar Music Canada Ltd."I BELIEVE" Bill Henderson ATV Music Publishing of Canada Ltd."LETTING GO" Bob Buckley/David Sinclair Blackwood Music of Canada Limited "MYCIRL" Bill Henderson/Brian MacLeod ATV Music Publishing of Canada Ltd."SHE REMEMBERS" Claire Lawrence/Shari Ulrich Sloth Music "STRANGER IN PARADISE" Dwayne Ford Dwayne Ford Publishing PRIX WM.HAROLD MOON Remis au groupe LOVERBOY * Les droits d'exécution sont administrés au Canada par la S.D.E.Canada/ ?7983 CHANSONS D’EXPRESSION FRANÇAISE "CEST TOUJOURS COMME ÇA L'AMOUR" George TFiurston Les Êd.Thurston Publishing Enrg."ILLÉGAL" Marjolène Morin/Donald Hince** Musique Thésis (Co-éditeur) "ROMANTIQUE" Michel Pagliaro Les Éditions Émeute/Éditions Trance! MUSIQUE COUNTRY "COMING UNDONE AGAIN" Terry Carisse/Patricia Larabie Mercey Brothers Publishing "SECOND TIME AROUND" Carroll Baker D & L Music Publications/Dunbar Music Canada Ltd."YOU CAME INTO MY LIFE" Ron Mahonin Roehampton Publishing MUSIQUE DE FILM Michael Conway Baker MUSIQUE DE JAZZ Jim Galloway PRIX INTERNATIONAL John Beckwith MUSIQUE DE CONCERT "MAKE A MOVE ON ME" John Farrar/Tom Snow lohn Farrar Music/Snow Music* Les droits d’exécution ne sont pas administrés au Canada par la S.D.E.Canada SOCIETE DE DROITS D’EXÉCUTION DU CANADA LIMITÉE 625, Avenue du Président Kennedy, Suite lôCH, Montréal, Québec H3A 1K2 (5T4) 849-3294 BEAUPRE CHANTE ET COMPTE MiYiTKiM! utodidacte.Chantal Beaupré est l’une des rares comédiennes de sa génération à avoir appris sur le tas.Pour elle, pas d'Ecole Nationale.En retrait face à toutes ces thérapies de groupe, ces rencontres de sensibilités exacerbées, elle a rapidement compté que sur ses propres ressources.Par beaucoup de ses confrères et consoeurs, elle est qualifiée «d’indépendantePas mauvais quant il s’agit de faire compter son équipe, lors de ces parties très suivies de la Ligne Nationale d’improvisation! Depuis deux ans pourtant, elle délaisse un peu le théâtre pour le spectacle.La chanson, des textes qui traduisent ses réflexions et la musique (oh! combien importante à notre époque) lui permettent de se retrouver seule sur scène.«Je ne suis peut-être pas une vraie comédienne, réfléchit-elle tout haut, entre deux gorgées de ce premier café matinal, c’est pourtant au théâtre que j’ai pris du métier, que j’ai appris à apprivoiser la scène».L’envie de dire des choses à sa manière, de créer un contexte musical et scénique qui lui ressemble a prévalu sur cette perspective d’être dirigée, production après production, par un metteur en scène.Pas si facile que ça! «Je ne veux pas, dit-elle, tomber dans le «patern», réutiliser les clichés.J’ai envie de livrer un produit personnel et je sais que là, dans ma sincérité et dans ce que je dénonce, on ne peut pas me toucher.» C’est dans l’intériorité avec ce qu’il comporte d’angoisse que Chantal se retire pour créer.« Dans ces moments-là, je passe d’extravertie à secrète, solitaire, tout à fait repliée sur moi-même dans un processus de création.«Alors pendant des mois, elle accouche un à un de ses blues, de ses délires.«En moi, j’identifie deux tempéraments.Pendant ces périodes je rentre en moi.Je me plonge dans une atmosphère, me transforme en éponge.Pour la musique, c’est tout à fait la même chose.» Pour elle, finie cette époque de la guitare acoustique.L'électro-pop et ses multiples possibilités sont devenues le support musical à sa pensée.«Nous, les enfants de la télévision, d'un monde d’abondance, avons trouvé un nouveau chemin à la création.Dans ce creux de vague artistique et politique, où nous nous installons, il faut trouver le moyen de dire quelque chose, de passer outre notre deception.» Chantal Beaupré n’a aucune prétention culturelle.Petit à petit, elle se crée une place.«Où est-il cet espace pour ceux qui veulent essayer?Ca manque d’humour, d'originalité.Aucun producteur ne risque».Alors, convaincue que son produit est bon, elle se donne le droit d’être ambitieuse et les moyens pour réaliser ses rêves.«Je me produis moi-même.Ai-je vraiment le choix?» Deux spectacles en deux ans, deux façons de dire.«Cette année, aux «Foufou-nes Electriques», le spectacle a pris du poil de la bête.Mon émotion est plus directe.La première fois, ma peur de déplaire avait agi comme une censure.Cette fois, je n’avais pas peur de me tromper quand, avant, je me ménageais un peu.» Têtue, Chantal Beaupré a compris qu’on l’approuverait ou désapprouverait.»Je ne peux pas plaire à tous.Mais j'ai plus envie de monter sur la scène, de dire ce que j’ai à dire, que peur de le faire.» Elle n’a aucune envie de tomber dans ce piège qu'on tend aux filles.«Pas le goût de faire la «plotte».Je n'aime pas ces images de «greluche».Mon modèle, puisqu’il en faut un, ce sont des musiciennes belles: Joni Mitchell, Rickie Lee Jones.Belles, mais avec quelque chose à dire, de la profondeur.» Un premier 45 tours à l’automne, donnera le pas officiel à sa carrière de chanteuse.Bien sûr, elle le produit.«Dans le contexte actuel, il faut réajuster les idéaux du quotidien.Dans les années 70, on nous a promis bien.des choses.Il faut se conformer à une nouvelle réalité.Dans la capacité d'agir, la limite ce n’est toujours que toi-même!» MANON GUILBERT Photos Serge Barbeau MARC DROUIN, ECHALOTES PIQUANTES arc Drouin a décidé d'aller faire des ravages dans le merveilleux monde du pop à réaction avec un disque choc, Après l’école», interprété par lui-même et son groupe les Échalotes.Pourquoi les échalotes?Parce que les canines de Céline Dion n’étaient pas disponibles répond allègrement Drouin.Mais pourquoi s’obstine-t-il à vouloir chanter?Parce que depuis la mort de Tino Rossi, il y a un grand vide à combler.Bon, d’accord, Marc.Il nous apprend également qu’il travaille avec Sida Riddez et Miuf pour polir son spectacle.Il compte suivre le 45 tours Après l’école d’un microsillon avec dessus le même genre de folie furieuse.Cependant, lorsqu'on lui demande s’il a l’intention de sortir un 12 pouces, il se met en colère et s'exclame: Je ne réponds pas aux questions d'ordre personnel!» Et voilà, du Pied de Poule au Coude de Dinde, en passant par les échalotes.Marc Drouin rides again , du haut de ses multiples mètres. I avo'f °s rS rnascu' \a 3de danseurstis ^ monde ^ rév0'U'iè^n'n e' se^gS n^ascu-a\ors iu9e .scdoreqfaP p0ur 10 .„ do mois, des c Tan9enie P CeS ri^^rr: Com^e ^ d\sc'P"° r* v\soe'’ /4es w“k ,TS “SS,' tenao' ® .novatf'ce.° ena meme d g arts rr>os'du r scèr\e- orienWO*- d n.'"'i i" “SS»- •°'' des me vête- Le .rned'a'3 -ye seot a u era a' uvetr>eP's , a„« Ha,- me Pr .r sur sceP \ssue atraxad'er or'9'PaW 0 se\oP surpf'56- paeUeP' u paqUe cU"^0\(V\dPeS ¦VoUS propos a ^edes, P°^^era d’a«"uodrfoCPcopadoPS sdu daPsePr ^e de \eurs P L'ippmd -ins, 0Pe P pas OP s0C,a - OP '0U' Z ne se ^SeV 'a sociei ^ Won«ea u de 'a ' quand ce"e-c'- Vor*aU edeia''°v'd qSeurs c0""10 «e e%për^en fonnadsè de daP ^ en dan .avaU per j e\ sup Adperi m^eU"qUlsMonipe^eSJ s^ard, G"D cotnme ^Qg^ened', 0,Ue pp strno .1 des ^rrs m- Beaodry- ue \e Cops cnorégraP .un Depp'5 q rf-aide aP* c",,c-, resp'rem u programmi ng daPsePj^1 (e cop^p davad dèpePd EpoPue: des adders ^e - peP.^Udes Vdms ^ lyne cbev,eb commeP°e- O ' < Q 1 -J z uj eï°d -pauvrele,its ?evantfee,1h - Faun^'e ml^Wion'^' leur n .t'opda, le fairJnatunté, de PenaZ -Uettons9*' P°url*'8® se n!'de Wendies /e„!°.'- Oue l>Ps ijo" \U' af'no V'e'jda„TenPor'''e\es' 'eia,, On V.e s®r r àPaf's' las ^ad.L, Wne^-^cc'O- ses' es sre v°uie^: We ,es "Pporte à Wa lyne cbev,eB 16 APRÈS AVOIR LUTTÉ CONTRE LE TEMPS, L’ESPACE ET LES PUISSANTES ALLIANCES ENNEMIS.ü .f * Y mà' • for mf “•vv^-vt .r ; .TOUT I VOUS SEPARE DE LA VICTOIRE EST.LE SEIGNEUR DES TENEBRES: Nous l’appelons un jeu mais c’est beaucoup plus.Vous êtes Maître des Eléments.Pendant votre voyage inter-galactique vous vous faites des alliés, vous combattez contre les forces du mais, atteingnez la Forteresse Perdue et vous emparez de la fascinante Pierre de Puissance.Mais, il ne vous reste que très peu de temps.Si vous ne réussissez pas, Le Seigneur des Ténèbres continuera de reigner et vous serez vaincu.L’ULTIME COMBAT POUR L’ULTIME RECOMPENSE.£^3 PARKER i O: ,>p o' ^ ^ c \ J 0**4> C COUP D’OEIL m ou fi O C & $p & r/ zsl ^ " PAR DOUGLAS LÉOPOLD ¦ Quelle est la liaison entre John Travolta, Sylvester Stallone et Gérard Depardieu?Fascinant!! ¦ Les boites les plus «hots» à Paris sont: < Broad » aux Halles où vous retrouverez le «Junior Jet Set», des rockers qui se nomment «Loubards», le look est « Beau chic, beau genre» (BCBG), ils portent des frippes et des frimes.Il y a aussi la « Piscine», nouvel endroit sur la rue Tilsit, près de la Place de l’Etoile, à ne pas manquerégalement le «Garage».¦ Les vêtements en cuir sont à la une à Paris présentement, ainsi que les jeans très serrés, les bas blancs et les «loafers», les cheveux gominés, vagués au naturel porter très courts et accompagner d’initiales en plastique à diamant.Le look japonnais de Yamamoto, Miyake, Kenzo est aussi très «hot».it y a beaucoup de vêtements «déchirés»!! ¦ « L'Hemisphère» est une boutique du 16ième où vous trouverez les styles cow-boy, rocker et punk.Les vêtements sans étiquette sont également à la mode dans plusieurs boutiques et se vendent au tiers du prix.¦ En ce moment, il y a énonnément de rabais sur les vols européens: 500.00$!! Contactez votre agence de voyage, sinon appelez au 735-4526.¦ Procurez-vous le livre « Paris pas cher», qui est rempli de bonnes adresses.¦ Pour trouver des vêtements à prix raisonnables en cuir: «Frank Alexandre», 274-1973.T-shirt «Flyés» et vêtements en daim chez «Rubman», 887-4720.Pour ce qui est des fourrures et manteaux réversibles appeler au 770-4560.¦ Le « Chartier» est un des restaurants le moins cher à Paris.Vous dégusterez un bon repas pour 6.00$.Le «Chartier» 7 rue Faubourg, Montmartre.Un autre restaurant à prix raisonnable «Ras du pavé », 201-3636.Le «Baalbeck» aussi est fabuleux.Les «Lutins de la rivière» dans le 13ième, 707-3699.Ne pas oublier le «Bergamotte», 14ième arrondissement.¦ L'Hôtel «Waldorf» que j’ai beaucoup aimé.Il est situé au 12 Malherbes.Vous devez réserver un mois à l’avance.¦ À New York, ils ont produit un Gay Rodeo, pour le Sida, au Madison Square Garden.¦ Il ne faut pas manquer, le 26 décembre, à New York, un solde incroyable à travers toute la ville!! ¦ Le film de Barbara Streisand à New York qui s'intitule «Yentle» sera à l’affiche en décembre.Tout le monde attend ce film.¦ «Volt» sur la rue Laurier (éclairage incroyable)!!! Nouveau.¦ J’ai appris dernièrement que les cuirs d'Italie viennent de Vin-timille.On peut d'ailleurs acheter des cuirs de grands designers à la frontière de Nice et Monte-Carlo, pour 100.00$.¦ Le chanteur de Men without hats à épouser une Belge.Le groupe à aussi fait une apparition à l’émission Solid Gold.¦ Si vous désirez suivre un cours de «barman» ou «barmaid», téléphoner au 849-2828.¦ Une boutique très «flyée» à New York du nom de «Comme des garçons» sur la rue Wooster.¦ Bientôt à Montréal les ballets athlétiques (Pilobolus), à compter du 13 novembre.À ne pas manquer!! ¦ À Montréal, également, une école de théâtre du nom de «Les Masques».Vous appelez tout simplement au Hyatt au numéro 879-quelque chose!! C’est une école pour les moins de 25 ans.¦ Burlington-Boston à 29.00$; pas cher.Ce voyage est offert par Air North.People Express offre également le même voyage pour N.Y.39.00$!! ¦ Une nouveauté au Etats-Unis, un ordinateur que vous pouvez louer pour 12.00$ par mois, relié à votre banque.Pratique pour payer vos comptes directement!! ¦ Bientôt sur le marché des voitures japonaises dessinées par les Italiens.¦ Une clinique pour «tester» les «tape decks», appelez au: 270-7900, sur rendez-vous seulement.¦ Pour vos vacances avant Noël en Jamaïque au Négril, appelez au 735-4526.Pour 600.00$ vous passerez un beau séjour de une semaine ou 10 jours.Si vous désirez aller en France pour 10 jours, au mois de janvier, appelez-moi à CKMFÜ Acapulco à Noël —- Viens me rejoindre! Signé - Redeye! Yl ! r J # O) F* CS \ S3 3) n f » ____ y orÿk' c / Q c 7^* .PO^r.HOÊ^'3 r\ IM • •il —¦," -.I -?- MAXI LA SONORITE TOSHIBA FAITE SUR MESURE. WSMWÊB 98 ROCK UN DRACULA QUI IT SON SANG onty Cantsin aurait dû naître en Transylvanie; malheureusement pour lui il nait à Budapest.Dracula paradoxal, il ne boit pas le sang des autres mais le sien! Héros moderne, créateur, depuis 1979, d’un mouvement surprenant, le « Néoisme», il se dit espion extraterrestre et étudie sérieusement le déroulement de notre histoire.Au début décembre, il éclaboussera, sang et voix, sur la scène du Spectrum avec son groupe des solutions imaginaires accolées aux « cli(l chés formant l’armature de l’Absolu».L’Absolu de Cantsin se transforme en sang et en or.«Tout meurt mais le sang et l'or survivent.» La devise de sa campagne de sang: « Vous avez besoin d'argent pas d'art ou vous avez besoin d’art mais par d’argent.Dans quelques années, vous utiliserez votre argent mais que ferez-vous de mon sang?Or, dans quelques années cet argent sera dévalué mais la valeur de mon sang augmentera.» LYNE CR EVIER E .rym ¦ i- i ¦llfL /• » f w fi /‘ w ¦Ml ' .pB — -Il HMü cène 'eS ^etteuts e\\e a t un des ois deu* an ’0uon sütetne^ièbec.^e^,Te tV\éâ« ^res de no«e "‘7 atn'eTeS a \attneS^„at’Sous,a t\\e est su-.Que0 P'“s “"Slên “" «t t'“' de >'alC i deu' ?1 tuoboneeW" io0s à suceeSte ne et ^ TV\éâtta'e vmtat est ^ Cec^b»esur .ruble dans tou magasins» Dites-le en musique.BOYS BRIGADE Les Disques Capitol Emi Présente RATIONAL YOUTH NAKED EYES MOTELS Dites-le en musique.Disponible dans tous les bons magasins ] O T E t;8| naked fourrer L’HIVER 'T* r*.Æ y 1 \> ;Fl/' rj™.'ivy ¦ es nou-i velles ne sontpeut-l être pas I aussi fraî-| ches que la température.Mais personne ne restera froid sous ce mignon petit renar (ex-renard), teint Lx (1695.00$, chez Alexander).Pour glisser sous la fourrure, quoi de mieux qu un pantalon de cuir taupe (185.00$.au Chateau).Et tant qu a marcher sur information, faites-le avec du style, équipes d'un petit escarpin (64.99$, chez Aldo) .Heureux clochard.i-ë:- v [l A •/«*- a y V courrl^h ^Zl: ^p7f>i Ify P^er'^ t w,"/e / ¦n,/e, h vUet.v Sye rl^^rZ^ts,0- des 7hateau) 6 (3-95$ de W- re sved^e 3 au I* SiA%h»l < SZll7*S$Sde ce rher» h w.pour er> a rod une rr 3o eau ïapeJe7/Stan- & £&&*!?fyk id°S), n°tr( t/U- ‘'O ha//_ ho^l; Partie d^aire dm 9i/g„ pQri^e.Qtait rme ^ec d°e Pied fJtd‘t '« ,?s "uscegooogooooQoOQOQOaQSi.c>a LSOp Ce Moog-Ancêtre chevelu qui a dû se battre pour paver le chemin à des descendants devenus chauves qui s'empressèrent de lui faire la barbe.NUMERIW: Voilà un rêve que l'homme caresse depuis beaucoup plus longtemps qu’on ne le pense habituellement, puisqu'il est à la base de la conception de l’orgue pneumatique aux jeux de trompettes, clarinettes et autres vox humana.Témoignage à la fois de la puissance de Dieu (dont les grandes orgues avaient la mission de chanter les louanges) et du «power trip» de ceux qui les concevaient et jouissaient du privilège d’en jouer.Mais les contraintes mécaniques n’ont jamais permis à l’orgue d’atteindre l'idéal symphonique, malgré la monstrueuse complexité de sa construction, et l’homme chercha un autre sentier conduisant à l’instrument orchestral.Bizarrement, le premier appareil capable d’émettre des sons électriquement vit lejour avant même l’invention du haut-parleur qui aurait permis d'en apprécier la sonorité.En effet, un Américain du nom de Cahill réalisa en 1901 un véritable instrument électrique.le Telharmonium.excessivement complexe, lourd et très peu versatile, et qui ne pouvait faire entendre sa faible voix que par le moyen d’.une ligne téléphonique! M.Cahill espérait égayer ainsi l’utilisation du téléphone, mais ne réussit pas à convaincre les Bell & cie.très peu sensibilisés à l'art brut.Mauvais «timing».M.Cahill.Fin de l’épisode.Plusieurs appareils voient le jour à peu près simultanément en Europe au cours des années 20: le Trautonium d’un certain M.Trautwein.en Allemagne, le Termenvox de Termen.en URSS, et les ondes musicales de Maurice Martenot, en France.Tous instruments monodiques (donc à une seule voix), fonctionnant à partir de principes électriques simples étaient les fruits de la démarche d’un seul homme, la plupart du temps musicien mais à l’esprit curieux.un peu scientiste et beaucoup bricoleur.On les contrôlait parfois à l’aide d’un clavier, mais aussi par de nombreux rubans, manches à balai, anneaux et autres bidules témoignant de l’originali- té de leurs créateurs.La gamme de timbres était assez réduite mais ces premiers véritables instruments électriques permettaient une interprétation très expressive et nuancée que les synthétiseurs se sont vus par la suite refuser longtemps.Laurence Hammond, un autre Américain, fut le premier inventeur à faire de son appareil, mis au point dans les années 30, un succès commercialisé qui se répandit largement dans des milieux aussi différents que les églises et les clubs de jazz enfumés: l’orgue Hammond, dont l’illustre descendant.le B-3.laisse encore de bons souvenirs.Tout en faisant usage de générateurs électriques, premier instrument électrifié à offrir la polyphonie (plusieurs notes simultanées), l’appareil n'avait cependant aucune prétention au titre de synthétiseur, et connut une carrière longue et brillante.Les tout premiers «machins » à porter le nom de synthétiseur nous sont finalement très peu connus.Aucun ne put être commercialisé et il s’agissait plutôt d'outils servant à la recherche, destinés au laboratoire.Les années 40 et 50 virent les chercheurs s’embrouiller dans ce qui devait s’avérer souvent de fausses pistes, sans oublier que la technologie encore balbutiante en ce domaine ne leur simplifiait pas la tâche.Et le synthétiseur demeurait inaccessible.démesurément complexe à utiliser, et d’un prix exorbitant tout en ne fournissant qu’un rendement fort décevant.C’est finalement Robert Moog qui.au début des années 60, tira profit des expériences de ses prédécesseurs.11 eut l’idée de contrôler les différents modules à partir de variations de tension (voltage), simplifiant ainsi les rapports entre les éléments d’un système finalement unifié et simplifié, donnant naissance au synthétiseur analogique de première génération, dont de nombreux spécimens rendent encore aujourd’hui de fiers et loyaux services.13 La boucle est-elle sur le point de se refermer?Les progrès de la technologie du microprocesseur sont peut-être les responsables d’un retour à une conception de la synthèse sonore longtemps mise en veilleuse.Pourquoi?Tout simplement parce que la simplicité des appareils disponibles alors ne permettait pas d’autre possibilité.Fourier savait depuis 1822, et nous l’avait appris, que tout son n’est formé que d’ondes sinusoïdales.Cependant, l’addition des différents harmoniques produits naturellement par un instrument acoustique résulte en une onde qui, transposée électriquement, évoque souvent une forme géométrique assez nette.D'où l’idée d’équiper les premiers synthétiseurs analogiques d’oscillateurs capables d’émettre des ondes aux formes géométriques: triangles, dents de scie, carrées et rectangulaires.Raccourci inévitable car la technologie analogique limitait à l’époque le nombre d’oscillateurs disponibles.De plus, l’utilisation de ce type d’ondes offrait l’avantage de mettre instantanément une source sonore très riche en harmoniques à la portée de l’utilisateur.La quantité indésirée de ces harmoniques devait alors être réduite au moyen de filtres, principalement des passe-bas (los pass filter), les harmoniques étant des multiples de la fréquence fondamentale, donc dans la section aiguë du spectre.Mais cette décision de «schématiser» les familles d’ondes, tout en s’avérant pratique, limite le matériau sonore en le soumettant grandement à la flexibilité de la banque de filtres disponibles.L’oscillateur analogique, théoriquement, se devant de posséder en lui toute la matière éventuellement nécessaire, le principe est d’éliminer les bandes de fréquence indésirables au moyen des filtres.Mais il est parfois plus difficile de trouver la passoire qui «censurera» exactement le son désiré que de chercher tout simplement à ne pas émettre ce qu’il faudra ensuite éliminer.MICROPROCESSEUR DU QUOTIDIEN Le début des années 70 voit apparaître le microprocesseur qui, de plus en plus, envahit notre quotidien.Le phénomène ne manque pas d’influencer le monde du synthétiseur.Vu le grand nombre de paramètres devant être ajustés pour obtenir un seul son.la difficulté d’opérer un instrument le moindrement flexible de façon nuancée, en spectacle surtout, devenait vite source de cauchemars.Avoir à chan- ger de position une quinzaine de potentiomètres dans une noirceur totale, durant les quelques secondes séparant deux chansons, demandait un effort de répétition parfois supérieur au reste du spectacle.11 était à prévoir que le premier instrument qui utiliserait le microprocesseur pour garder en mémoire ces fastidieux réglages serait promis à un brillant avenir.3S a » B B ; B B B vG?\G' vC: i£>: üygt & Premier synthétiseur hybride utilisant a la fois les technologies analogiques et numériques, le Prophet a marqué l'évolution de l'instrument en devenant te point de mire des autres fabriquants.SYNTHÉTISEUR HYBRIDE Le Prophet 5, de la maison californienne Sequential Circuits, allait ainsi devenir le premier synthétiseur hybride, tirant profit à la fois de la technologie analogique par ses oscillateurs et ses filtres, et de la numérique, par les banques de mémoire et la supervision générale des éléments analogiques prises en main par le microprocesseur.Ce premier spécimen, allait donner naissance à toute une génération d’instruments qui tiennent encore le haut du pavé depuis quelque cinq ans.Outre les Prophets, les OB-X (O-berheim), Jupiter-8 (Roland).Poly-6 (Korg) et Memory Moog sont issus de cette même vague.Dans le système analogique d’origine, le clavier produit, pour chaque touche enfoncée, une tension (voltage) particulière à celle-ci qui dicte aux oscillateurs la fréquence à laquelle vibrer.La relative stabilité des composantes, ajoutée aux variations fréquentes du circuit électrique général, a toujours rendu l’accord et le tempérament délicats à calibrer et souvent imparfaits.Une autre importante application du microprocesseur fut bientôt de remplacer ce «centre de distribution» en faisant répondre les banques d’oscillateurs non plus à une tension, mais à une information numérique, un chiffre, identifiant de façon précise chacune des touches.Roland • • • • • • • • • • • • • • • • O • * rn.f~ôn| • • • MicroComposer MC-4 füj t_K»-4 M5Î-4 F Sequencer MC-4 Le séquenceur ne pouvait connaître son essor qu'avec l'implantation du microprocesseur permettant l’échange d’informations entre les différents appareils.MÉMOIRE DE NOTES Un important avantage de cette «supervision» par le numérique d’éléments analogiques est de permettre l’utilisation de séquenceurs pouvant traiter rapidement une grande quantité d’informations.Ces «banques de notes» deviennent une extension à la fois de l’instrument et du magnétophone.Certains séquenceurs polyphoniques, travaillant en temps réel et pouvant même corriger sur demande l’erreur humaine, permettent de multiplier les possibilités d’un modeste studio en remplissant eux-mêmes un rôle jusqu’alors réservé aux magnétophones.Ne gardant en mémoire que les notes désirées, vous pouvez à loisir répéter la séquence en variant les timbres, tem- pos, registres ou tonalités, ou superposer des mélodies qui n’occuperont qu’une piste du magnétophone.Sans compter que cette «digitalisation» du langage analogique permet l’interconnexion de plusieurs appareils.L’aboutissement de cette démarche devient aujourd’hui une réalité avec l’acceptation par la majorité des fabricants du système MIDI (Musical Instrument Digital Interface).Véritable consensus longtemps attendu dont la maison Roland est l’instigatrice, il permet l’échange d’information entre synthétiseurs, séquenceurs et batteries (drum machines) des différentes compagnies ayant adhéré à l’entente.Enfin! Parallèlement à cette famille d’instruments nettement orientée vers le spectacle et la «business» de la musique, d’autres systèmes modulaires encore plus versatiles au niveau de la programmation se développent.Directement branchée sur un ordinateur, cette association permet un «dialogue» avec l’instrument, qui hérite ainsi des différents terminaux.Augmenter le potentiel de l’instrument n’exige souvent qu’un logiciel différent lui offrant aussitôt de nouvelles possibilités, sans nécessiter d’ajout au niveau de la quincaillerie (hardware).JUIM060 Juno 60 - Un des derniers-nés de la génération des hybrides, Usait tirer profit de l'expérience passée en fournissant un rendement remarquable tout en étant d'un prix impensable, il y a quelques années.Alpha Syntaurl - Un système modulaire aux nombreuses vocations interchangeables selon les logiciels utilisés - il peut même nous enseigner la musique! UN TOUT SONORE Et c’est ici que le cercle risque de se refermer.Car malgré le fait que certains systèmes conservent le schéma «ondes géométriques parfaites + filtres» soumis au contrôle de l’ordinateur, d’autres reviennent à la base de la théorie harmonique et mettent fin à ce long détour qui nous a souvent fait perdre de vue la destination: réussir à synthétiser véritablement, i.e.recréer un tout sonore à partir des éléments simples qui le composent.La technologie numérique permettant l’utilisation de nombreux oscillateurs indépendants et stables, rien ne nous empêche plus d’appliquer les principes que le noble baron Joseph Fourier énonçait déjà en 1822, à savoir que tout son complexe n’est qu’une association d’ondes sinusoïdales simples.Plutôt qu’essayer d’éliminer de la source trop riche en harmoniques le matériau superflu, n’ajouter que les harmoniques souhaités permet un meilleur contrôle du résultat, par un processus dont l’aboutissement est moins aléatoire.Mais cette approche de la synthèse suppose une connaissance précise des principes à être appliqués.Aucun problème, car l’ordinateur permet également de faire une analyse exhaustive des associations d’ondes les plus complexes.mm Faisant partie du «jet-set» des synthétiseurs, le prestigieux Syn-clavier - dispendieux mais versatile - toujours à la fine pointe de la technique et noble jusque dans les moindres détails (modèle en ébène disponible).HARMONIQUES SUR ÉCRAN CATHODIQUE Véritable Rolls-Royce des synthétiseurs, et pionnier du clavier numérique, le système Synclavier décortique ainsi le matériel soumis à son analyse.Il vous dessine aussitôt sur son écran cathodique les harmoniques présents et la proportion exacte de chacun.Libre à vous de les synthétiser comme tel ou d’y apporter les modifications dé- sirées.Sans parler de ses capacités d’échantillonnage (sampling), qui enregistrent numériquement un son réel pouvant par la suite être «joué» sur le clavier qui en varie la fréquence.Qui n’a jamais rêvé d’entendre la « Sonate à la lune » interprétée par une section de portes de frigidaire?Yamaha - Benjamin d'une famille qui devrait attirer sur lui bien des regards, le DX-9 semble promis à un brillant avenir.DU SIMPLE AU COMPLEXE La plus récente innovation sur le marché se veut cependant plus sobre, autant dans son «hardware» que dans son prix.Appliquant les principes de la synthèse numérique FM (modulation de fréquence) utilisant opérateurs et algorithmes mise au point par un certain M.Chowning il y a quelques années, Yamaha vient de commercialiser une famille d'instruments qui pourraient donner un sérieux coup de barre à l’orientation du marché.Légers et pratiques, conçus pour voyager aisément et être à l’aise sur scène, malgré les limitations imposées en ce sens, les synthétiseurs de la lignée DX offrent un rendement remarquable en tirant profit d’une conception fondamentalement nouvelle comparée aux «vieux» analogiques dont la structure aura bientôt vingt ans.D’autant plus que les DX jouissent des avantages du MIDI et d’un clavier sensible et expressif unique en ce moment dans cette classe d’instruments.Tout en répondant à ce principe de retour aux sources qui respecte la douce loi disant que le meilleur chemin part du simple pour aller vers le complexe.Néanmoins, sachons reconnaître qu’aucun des deux systèmes, analogique ou numérique, ne possède les caractéristiques de son rival.Et.pour le bien de la musique (et de ceux dont le métier est d’en faire), la coexistence des deux ne peut qu’être stimulante en faisant ressortir les qualités intrinsèques de chacun.?5 ALUH McCABJY DE MEN WITHOUT HATS PAR DANIEL A.VERMETTE "Ml en Without Hats.De Montréal, la formation musicale a rejoint les têtes des palmarès dans la plupart des grandes villes d’Europe et d’Amérique du Nord; aux Etats-Unis et au Canada, c’est déjà le disque d’or!.Une carrière bien amorçée, et un deuxième microsillon en chantier, qui présente toutes les caractéristiques d’une évolution certaine.Allan McCarthy, c’est le claviériste de l’ensemble musical depuis décembre 1981; un personnage discret et effacé, mais qui tient une place prépondérante dans l’espace sonore des Men Without Hats.Dès son jeune âge («alors que j’étais au pensionnat.» dit-il en souriant), Allan développe un goût certain pour le piano et l’improvisation, et à la toute fin des années 60, découvre l’électronique dans la musique par Emerson, Lake and Palmer.C’est un point tournant puisqu’on 1971, il acquiert son premier instrument électronique, un orgue britannique, le «VOX Continental Baroque».Les deux années qui suivent vont lui permettre d’entrer en contact avec quelques instruments é-lectroniques plus sophistiqués (Mini-Moog.ARP 2600 et Odyssey, KORG,.) et en 1974, l’achat d’un Polymoog (l’instrument de pointe à l’époque) lui permet définitivement d’établir une première «synthèse» entre les techniques du piano et des nouveaux éléments de l’électronique.Le Polymoog, avec sa touche sensible (amplitude et vélocité) et son ruban (modificateur de hauteur des sons) lui permet la création de sonorités exotiques et personnalisées.Entre 1975 et 1980, il travaille d’abord avec l’ensemble SPOON AND FORKS et ensuite avec CHAMPAGNE.il fera usage durant cette époque - outre le Polymoog - d’un synthétiseur modulaire Moog, d’une batterie électronique Roland CR78 et de nombreux appareils à retard (Delta Lab, Lexicon, etc.).On peut également souligner pendant cette période l’étude des rythmes et sonorités indiennes (percussions et Le génie inventif EN ACCORD.ASSERVI AU QUARTZ • COMPACT • VERSATILE Conçu pour: Les Instruments Acoustiques/ Bois et Cuivres/Cordes/ Claviers Électroniques (sans oublier les guitares électriques) £ * Vs DIAPASON CHROMATIQUE TU- TV.Pour de plus amples informations, contactez: Roland Canada Musique, 6691A Elmbridge Way, Richmond, B.C., V7C 4N1 LfglsSp [^Roland f - » - ftt/r.r"ss7/j*'ï .""'ii \N. » - s Rolan -v.‘-.ÆSi Æfm .¦ : .•.i-V ¦ ¦ ¦ •.¦¦ ¦ ¦ ~ .T.-'-.-ii-i aæîg \ .¦ ' H wasm K-S:ÿ: - ' ' V> &3Ù0&- Æ m - cordes) qui ont contribué à l’élaboration d'un style com-positionnel particulier.Sur le microsillon Rythm of Youth de Men Without Hats, réalisé en 1982, Allan exécute les séquences basses et tous les claviers manuellement, c’est-à-dire sans aucune synchronisation électrique à la batterie numérique (LINN).Aujourd’hui, étant donné BATTERIE ELECTRONIQUE LINN SYNCLAVIER DISKETTE DISKETTE COUSSINETS SIMMONS ECRAN CATHODIQUE ROLAND SH-2 ORDINATEUR SYNCLAVIER PROPHET V ORDINATEUR COMMODORE 64 8BITS fiK-.-.A * , i les exigences qu’imposent la préparation et l’exécution de la musique électro-pop de MEN WITHOUT HATS, l’appareillage est devenu beaucoup plus important (pour ne pas dire imposant) et complexe.Comme on peut Je remarquer dans le schéma plus loin, le «set-up» d’Allan McCarthy sur scène se divise en trois groupes principaux.D’abord la section rythmique (batterie et basse); au centre, l’ordinateur Commodore 64, le cerveau organisateur.C’est lui qui emmagasine et traite les données des disquettes et les acheminent vers la batterie numérique LINN d’un côté, et vers l’écran cathodique (ou moniteur vidéo) d’un autre côté.Ainsi, en moins de 10 secondes, le changement d’un programme complet (ou d’une pièce musicale, si vous préférez) est effectué et vérifié.La batterie LINN, pour sa part, s’occupe d’envoyer une suite de pulsations (synchronisées) au synthétiseur de basses Roland SH 2.On peut noter l’utilisation de coussinets Simmons, qui lorsqu’ils sont frappés de la main, envoient une tension plus ou moins prononcée à un ou plusieurs éléments de la batterie LINN.Pts» Il y a ensuite la section du SYNCLAVIER II, le synthétiseur numérique par excellence, qui comprend le clavier lui-même, l’ordinateur (avec magnétophone numérique 16 pistes) et la disquette.Le Syn-clavier est utilisé principalement en temps réel (c’est-à-dire manuellement) sauf au tout début du spectacle et à la fin d’une pièce, où certaines séquences ont déjà été préprogrammées dans la section du magnétophone.Enfin, laissé à lui-même, un Prophet V de Sequential Circuits, qui lui détient la première place dans l’univers sonore d’Allan McCarthy et est utilisé exclusivement en temps réel (et qu’on peut d’ailleurs reconnaître dans la totalité des pièces du microsillon Rythm of Youth).Dans l’année qui vient, le claviériste montréalais compte bien développer les énormes possibilités du Synclavier (une récente acquisition, soit dit en passant) et inclure ce dernier dans le système d’automatisation de la section rythmique citée plus haut.C’est en fait pour lui une façon idéale de résoudre vite et efficacement les problèmes de technique et de passer aux choses essentielles: la musique.Photos Bernard Brault .elf • •• #;tj Wï\ = o #:is >i[ • is • I • p «M, \l‘e ii fti fi o a o ••••!! V Q ! 4 < (/) s & PAR SERGE LAPORTE Appareil à retard numérique, appareil de réverbération, «flanger», «chorus», ces termes peuvent sembler ésotériques et complexes.Pourtant, vous avez probablement entendu ces appareils à l’oeuvre, des centaines de fois, en écoutant vos disques rock favoris, même sans le savoir.Prenons comme exemple, l’appareil à retard numérique, comme son nom l’indique, il s’agit d’un appareil qui peut emmagasiner numériquement un son donné, disons une guitare, et reproduire ce son avec un léger décalage ou retard, par rapport au son original.De la combinaison de ces deux sons - c’est-à-dire le son original et le son traité - et de l’addition d’une modulation sub-audio découlent une foule d’effets intéressants.Lorsque le délai entre deux sons est très court, de .25 à 15 millisecondes, il se produit un effet qu’on appelle «flanging»: écoutez, par exemple, les vois du groupe Queen au début de la pièce « Bohemian Rhapsosy ».Si le délai est plus long, 30 à 60 millisecondes, c’est plutôt un effet de «chorusing» qui est créé, comme la guitare d’Andy Summers de Police dans «De-do-do-do, de-da-da-da».Et, enfin lorsque le son original et le son traité sont séparés par plus de 80 millisecondes, on entend alors distinctement les deux sons.L’effet obtenu en est plutôt un de «slapback» (à la John Lennon) ou d’écho, comme par exemple la voix de Roger Waters dans la pièce «Time» dans DARK SIDE OF THE MOON de Pink Floyd.Pour mieux comprendre, examinons un de ces appareils à retard numérique, le DL-2 stéréophonique de Delta-Lab.Sur la face avant de l’appareil fvoir photo) on remar- que tout d’abord à gauche un voyant lumineux double, témoin du «head-room» - l’équivalent d’un crête-mètre sur un magnétophone - et qui informe l’usager des niveaux d’entrée du signal à traiter.Ces niveaux sont réglables par le potentio-mètre d’entrée (level).Plus à droite, le contrôle d’images possède trois positions; «NORMAL», où les signaux s’acheminent à leurs canaux respectifs (A ou B), « A avec B», ou chaque canal est mixé avec un signal hors-phase provenant de l’autre canal, et «REV» (inverse), où les signaux sont acheminés vers le canal opposé.Dans la section «PROGRAM», on remarque d’abord le contrôle de SUSTAIN dont la fonction est de régénérer indéfiniment le signal d’entrée, fonction qu’il est possible d’engager (on), de désengager (off), ou d’introduire des variations (sample) contrôlées par le VCO (voir plus loin).Le circuit de «MODE», quant à lui, détermine la façon dont l’information sonore sera traitée.En fonctions «SERIAL» (en série), le signal d’entrée est traité par le canal A puis par le B, en fonction parallèle, chaque canal est indépendant -jusqu’à 16 programmes de réverbération dans le DL-2 - destinés à stimuler toutes sortes d’environnements acoustiques, en passant d’une petite salle à une grande cathédrale.On retrouve quatre paramètres qui influencent le choix du programme dans la section REVERB, «manual», «hold », «select», et «random».Encore plusàdroite, on remarque les voyants lumineux-signal traité comme tel gradué de .25 ms à 152 millisecondes.La section de réverbération, quant à elle, contrôle les courtes et longues réflexions (échos) qui sont introduites dans le signal d’entrée pour créer un effet de réverbération.Le contrôle du « REVERB MIX» sert justement à ajuster la nature de ces réflexions et le « low » et « high-equalization » à en définir la constance fréquentielle.On sait que pour simuler psycho-acoustiquement un espace acoustique vaste - par exemple, la Place des Arts - on doit amenuiser la quantité de hautes fréquences dans les réflexions.Juste à côté, le circuit de feedback détermine l’amplitude de ces réflexions.Elles seront éliminées (0), en phase (+) ou hors-phase (-) par rapport au signal d’entrée.On retrouve ensuite le TIME BASE GENERATOR qui détermine le facteur de délai (de XI à X4) et qui introduit une modulation sub-audio par les contrôles de «depth» (profondeur) et «rate» (fréquence de modulation).Enfin dans la section «output», on retrouve le contrôle d’images qui remplit la même fonction que celui d’entrée, et « mix » qui contrôle la balance générale de sortie du signal traité et non traité.Bien que le DL-2 puisse apparaître compliqué, il est en réalité facile d’emploi et d’une fidélité acceptable, et, espérons qu’à partir de cette description sommaire, vous puissiez étonner vos amis par vos connaissances, la prochaine fois que vous entendrez un son «étranger» de guitare ou de voix à la radio. I I I V".-!-.!'" V:' PAR DANIEL A.VERMETTE ET SERGE LAPORTE Avec les développements technologiques récents et ses applications concrètes dans l’appareillage spécialisé, Québec Rock a cru bon de réaliser ici l’essai de cinq appareils de traitement qui font partie intégrante des sonorités contemporaines de la musique populaire.Comme on a pu le lire dans l’article précédent, l’appareil à retard numérique demeure le plus employé, puisqu’il permet justement la création d’espaces sonores variés et complexes.Son interaction avec les sons purs permet à l’utilisateur (ou au musicien) le façonnage d’un univers personnalisé et laisse donc place à l’imagination.Les tests ont été réalisés au studio MULTISONS à Montréal et les sources sonores incluaient la batterie électronique DMX de Oberheim et le synthétiseur SYNTHEX de ELKA.FOSTEX MODÈLE 3050 Prix de détail: 575.00$ Durée des retards: 0.12 à 274 ms Réponse de fréquences: 20 à 10,000 hz Modulation sub-audio, témoins lumineux de niveau de signal d'entrée, prises au panneau arrière de sortie et d’entrée auxiliaires et de contrôle externe de modulation.Résultat: le modèle 3050 réagit, de façon acceptable, aux signaux injectés.Bien que'l’on remarque une dégradation des hautes fréquences (particulièrement dans les retards plus longs), l'appareil s'avère effi- cace et facilement réglable pour les traitements «phaser», «flanger», «chorus» et «doubling».Très léger et peu profond, il peut facilement faire-partie d'un «set-up» de scène et satisfaire pleinement un guitariste ou un claviériste, sans encombrement.DELTA-LAB SUPER TIME LINE Prix de détail: 1 349.00$ Durée des retards: 0.5 à 2,048 ms Réponse de fréquences: 20 à 16 000 hz Modulation sub-audio (avec modulation d’enveloppe), qua- tre mémoires programmables, niveaux d’entrée et de sortie variables, prises au panneau arrière de boucle de régénération (permet de brancher en parallèle un égalisateur, compresseur ou limitateur.Résultats: le SUPER TIME LINE ne dispose de pratiquement aucun témoin lumineux des fonctions en cours, ce qui rend la référence visuelle un peu plus compliquée.Il apparaît d'une conception (et incidemment d'une utilisation) plus spécialisée.Les programmes emmagasinés ne sont pas modifiables mais demeurent d’une grande utilité.Parmi les caractéristiques é-tonnantes de l’appareil on note: une grande solidité du châssis, un traitement aux sonorités très naturelles et chaudes (musicales), une réponse de fréquences stable jusqu’à 2048 ms, et un excellent manuel d’utilisation.ROLAND SDE-3000 Prix de détail: 1 395.00$ Durée des retards: 0-4679 ms Réponse de fréquences: 20 à 17,000 hz (0-1500 ms) 20 à 8,000 hz (0-4679 ms) Huit mémoires programmables, lecture lumineuse des durées des retards, de la régénération, du niveau de sortie, et de la modulation sub-audio boucle de régénération du panneau arrière, contrôles fonctionnels au panneau avant avec témoins lumineux de mise en fonction.Résultats: la durée exceptionnelle des retards du SDE-3000 (jusqu'à 4679 ms) demeure la grande qualité de l’appareil.Malgré un problème de luminosité au panneau a-vant (chiffres petits et fatiguants pour l'oeil), la référence visuelle des différents contrôles permet de recréer vite et avec précision n’importe quel retard désiré.On remarque une accentuation des fréquences moyennes - hautes dans le signal traité - qui focu-sent une sonorité métallique (à la caisse claire, par exemple).Le passage d’un programme à l'autre s’effectue rapidement et presque sans bruit parasite.On peut également noter qu'une modification des contrôles n’affecte pas le programme en cours jusqu'à la fin de l’opération.Réponse de fréquences: 20 à 17 000 hz Atténuateurs d’entrée et de sortie, neuf mémoires programmables, lecture visuelle de la durée des retards et du programme en cours, forme d’onde sub-audio variable, filtre de hautes et basses fréquences, sorties stéréophoniques.Résultats: des quatre appareils à retards testés le KORG dispose de la meilleure référence visuelle et ses différentes sensibilités d’entrée et de sortie, le rendent compatible avec pratiquement n’importe quelle source sonore.On peut remarquer la grande efficacité des filtres et de la modulation sub-audio d’enveloppe qui permettent la création de sonorités exceptionnelles.URSA MAJOR 8x32 Prix de détail: 11 800$ Réponse de fréquences: 20 à 8 000 hz Appareil de réverbération numérique.Contrôles de durée de retards (0 à 99 ms) de la réverbération initiale et des premières réflections de pièce, de durée d’évanouissement (jusqu'à 20 secondes), de filtres de hautes et basses fréquences, 64 mémoires pro- grammables et modifiables.Résultats: avec les quatre programmes sonores de base et les différents paramètres offerts, il devient possible de recréer stéréophoniquement n'importe quel espace de réverbération, et avec une efficacité remarquable.On note un peu de bruit de fond dans le signal traité qui peut être annulé facilement par l’entremise d'un égalisateur.La télécommande (à droite de la photo) permet des changements fonctionnels d’un programme à l’autre.Les 64 mémoires emmagasinent n’importe quel espace désiré et le rappelle au besoin très rapidement.£J0doR£ UlO n&r.» ou isiBAir-
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