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Titre :
Québec rock
Magazine mensuel présentant le monde de la musique rock et de la musique populaire d'ici et d'ailleurs. [...]

Québec Rock est un magazine consacré à la musique et publié à Montréal de 1977 à 1986. Fondé par Paul Haince, Jacques « Coco » Letendre et le journaliste Marc Desjardins, qui y fera carrière, il est d'abord offert gratuitement sur papier journal dans les magasins de disques; il connaîtra un fort succès commercial en format magazine à la suite de son rachat par Guy Perron.

Québec Rock rassemblera au cours des ans une équipe de journalistes jeunes et dynamiques, dont certains connaîtront une longue carrière médiatique - notamment Georges-Hébert Germain, Nathalie Petrowski, Franco Nuovo et Laurent Saulnier. Le magazine s'occupe surtout de couvrir les événements musicaux, avec des entrevues, des nouvelles du milieu musical québécois et international, des critiques de disques, mais aussi des chroniques variées, particulièrement sur la mode et le cinéma.

Plusieurs numéros ont été de grands succès en kiosque, s'écoulant à plusieurs dizaines de milliers d'exemplaires : ils présentaient en page couverture Normand Brathwaite (pour la comédie musicale Pied de poule), Michael Jackson, Ding et Dong, Corey Hart, Diane Dufresne, etc. Québec Rock a été une sorte de Rolling Stone québécois qui, avec sa version anglaise Graffiti, en est venu à détrôner le magazine américain dans son créneau au pays.

Son éditeur a aussi publié un magazine à succès pour les adolescents, Fan Club, et a été un exemple à l'époque sur le plan de la convergence médiatique, profitant de productions télévisuelles associées sur TQS pour utiliser la dynamique des renvois promotionnels.

Éditeur :
  • Montréal, Québec :Québec rock,1977-1986
Contenu spécifique :
Février
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
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Références

Québec rock, 1984-02, Collections de BAnQ.

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Pierre Bertrand Aventure, bande dessinée, document exclusif Entrevue exclusive: Clapton, Beck, Page, Cocker, Watts, Wyman, Jones, Rodgers et Lane e rque Liée Roland Canada M MEME APRES 500 HEURES D’USAGE, NOTRE RUBAN HAUTE FIDELITE MAINTIENT TOUJOURS SA QUALITE : .ÉisiÉiiii V 'y-v .,V.v'V , Si vos chansons préférées n'ont plus le même son qu'avant, le problème est peut-être causé par votre ruban d'enregistrement.Un ruban magnétique peut vieillir plus vite qu'un autre.Et, lorsque ce vieillissement se fait tôt, la musique qui y est enregistrée se détériore aussi rapidement.Voici ce qui se produit: les particules d'oxyde qui enveloppent le ruban se détachent et tombent, emportant un peu de votre musique avec eux.Chez MAXELL, nous avons mis au point une formule spéciale qui empêche cette dété-riotation.Quand les particules d'oxyde sont sur notre ruban, elles y restent.Votre musique aussi! Alors même si un ruban MAXELL est vieux de 500 heures, vous ne lui en donneriez que 5.maxell ÇA VAUT LA PEINE ^rjLir"Tri-Tel associates limited 106 Sotrfcs feenue WOowdafe Ontario C«n*6a M2H 2S5 CIGARETTES FILTRE FILTRE GARETTES *1 LT RE 0* 's, un goût a ta mesure Avis: Santé et Bien-être social Canada considère que le danger pour la santé croît avec l’usage — éviter d’inhaler.Moyenne par cigarette - Player's Extra Légère: format régulier: "goudron” 9 mg, nicotine 0.8 mg.Player’s Légère: format régulier: “goudron” 14 mg, nicotine 1.0 mg.Player's Filtre: format régulier: "goudron” 17 mg, nicotine 1.2 mg. FEVRIER >, a Entrevue exclusive Clapton.Beck, Pag« Cocker.Watts, Wymar Jones.Rodgers et Lan 8 GRAFITTI Nina Hagen, Robert Leroux, Billy Idol, Switch, Spa Romance, Welcome, Syncope, Pauline Lapointe, André Dalcourt, Nanette, Broue, Duran Duran, Wire Train, Gilles Baril, Alain Deroque, the Box, Tournoi de Curling.20 SPANDAU BALLET Travaille son image pour le plus grand plaisir des jeunes filles.22 PIERRE BERTRAND Pogné dans ses murs.26 paul McCartney Avec le boy scout milliardaire, un jeu de piste qui nous mène de succès en succès.34 AVENTURE En plein coeurde l’Afrique, notre reporter fait la fête avec les Peuls Bororo.42 CALIFORNIE Nos envoyés spéciaux, Jean-Charles Neault et Jean Blais passent une nuit avec les papes du rock'n roll.52 DE FRANCE Yves Duteil vient nous voir, nous fait la chansonnette et s'explique.54 L’ENFER Découvrir, lire, jouir.Un voyage dans le monde de la BD érotique.56 AVENUE DU PARC Pierre Leroux s’est accroché les pieds dans les bars.62 LA FIN DU MONDE Elle est arrivée pour un million de personne.66 OLYMPIQUES Rien ne va plus à Sarajevo.Heureusement qu’un Québécois.69 BD Les aventures d'Handel Withcare par Loth et Montour.77 LIQUID SKY Un film qui ébranle l’Amérique.80 V/mEO-V/IDEO 84 ________________________ DISQUES 95 AUDIO 98 CALENDRIER UÊÊÊÊ ADC redéfinit «le nec plus ultra» de la reproduction phono.Il ) a dix ans, le lancement des cellules XI.M de A D ( ouvrait une nouvelle ère en reproduction phono.Les XI.M originales offraient le rendement le plus doux et le plus détaillé que l'on pouvait atteindre à cette époque.L'histoire se répète encore aujourd'hui: un autre pas est franchi avec la nouvelle gamme de cellules A D( .Bien sûr, elles comportent les raffinements qui ont toujours caractérisé les cellules A DC: Le système à aimant induit allie la plus petite masse en mouvement possible au haut niveau de sortie pour une sonorité cristalline et exempte de distorsion.Le principe de suspension unipoint de nos cellules permet de lire les passages les plus difficiles de vos disques.Et elles offrent une nouvelle génération d'améliorations techniques.La série «TRX zéro Resonance» emploie un système de blocage du stylet par vissage et le corps est moulé pour supprimer les résonances et la coloration, ce qui assure un excellent acheminement de l'information.Le dessin rectangulaire vu en coupe de la pointe VITAL de ADC augmente la surface de contact entre la pointe et le sillon tout en réduisant la masse du sommet de la pointe de la moitié de celle des pointes elliptiques conventionnelles.Résultat: line usure négligeable, une lecture plus précise, une réponse superbe.La TRX-I emploie un levier conique tubulaire en titane, pour une faible masse en mouvement, tandis que la TRX-2 emploie un levier conique tubulaire en béryllium pour allier une masse en mouvement très basse et une grande rigidité, ce qui donne un degré de résolution encore jamais atteint.La série PSX se monte directement sur des bras de lecture à fiche P-mount et les cellules sont de format et de poids uniformes, éliminant ainsi les fils de branchement et les ajustements de pistage, d'équilibrage et de force centripète.Quatre modèles sont offerts: de l'économique PSX-IO à la PSX-40 à pointe elliptique montée à nu sur un levier conique tubulaire en titane.Toutes les cellules de la série PSX sont fournies avec des adaptateurs leur permettant d'être installées sur des bras à monture universelle.I.es mots seuls ne suffisent pas à décrire le rendement sonore qu'offre les nouvelles cellules TRX et PSX de A D ( .Pour découvrir ce que ces nouveaux critères de reproduction phono peuvent faire pour votre chaine stéréo, passez voir votre revendeur ADC aujourd'hui même.La perfection sonore est simple comme Distribué exclusivement par: BSR (CANADA) Ltd.26 Clairville Dr.Rexdalc.Ont.M9V 4B3 *&,.¦ • mmc 1578 St-André, Qué.H2L 3T6 (514) 521-2466 Fondé en 1977 Éditeur et Directeur général Guy A.Perron Éditeur associée et Directrice artistique Marleen Beaulieu Rédacteur en Chef Jean-Marie Bertrand Directeur du marketing Jean-Louis Maubois Collaborateurs Denis Chartrand, André Dalcourt, Anne Dandurand, Alain Denis, Michel Desautels, Jean-Claude Germain, Marie-Catherine Giguère, Denis Grondin, Manon Guilbert, Claude Kryski, Winifred Langeard, Serge Laporte, Robert Lévesque, Janine Messadié, Jean-Charles Neault, Franco Nuovo, Alain Pigeon, Laurent Saulnier, Sophie Stanké, Daniel A.Vermette, Nathalie Petrowski, François Barbeau, Pierre Leroux, Pierre Richard, Joël Moreau, Marc Lachapelle, Lyne Crevier, Pierre Tremblay, Micheline Charest, Loth et Montour.Adjointe à la Directrice artistique Francine Fortin Secrétaire de rédaction Patrick Emiroglu Photographie Serge Barbeau, Harold Beaulieu, Jean Blais, Bernard Brault, Lynn Charlebois, Marc Duchemin, Pierre Dury, Barry Harris, Rodolf Noël.Attaché à la direction Harold Beaulieu Correspondants Paris: Claire Caron New York: Dominique Dunglas Secrétariat Suzanne de Tremblay Service des abonnements: C.P.70 Suce.Longueuil, Qué., J4K 4Y3 Tél.: 525-2531 — 1-800-361-9531 Publicité MONTRÉAL Jean-Louis Maubois Michaël Muirhead Guy A.Perron Daniel A.Vermette Bureau de Toronto 140 Carlton #1208, 7 Tél.: (416) 921-7313 Imprimerie Litho-Prestige TORONTO Peter Medland 211 Degrassi St.Toronto, M4M 2K8 Tél.: (416) 461-6455 ito.Ont.M5A 3W7 Typographie et montage Photocomposition Trëma Enr.Tarifs d'abonnement annuel CANADA — 24$, États-Unis 30$, Europe 40$.Pour tout changement d’adresse, prévenir au moins 6 semaines à l'avance en envoyant l’ancienne et la nouvelle adresse.Québec Rock est publié 12 fois par année par: Québec Rock Inc., C.P.187, Station C, Montréal, H2L4K1.Tous droits réservés.Le contenu du magazine ne peut être utilisé sans l’autorisation écrite de l’Éditeur.L’Éditeur ne se tient pas responsable de la perte des manuscrits, photos ou illustrations.Dépôt légal: Bibliothèque nationale du Québec Bibliothèque nationale du Canada ISSN 0226-7187 Courrier de 2ème classe Enregistrement no 5047 Port de retour garanti.6 ¦dr ^ ^ ii nrn ^ M 11 ' .^ mmi 5240 AVENIK DO PARC.270-7148 LEROUX RETOURNE A L’ECOLE Au moment où vous lisez ces lignes, un nouveau 45 tours de Robert Leroux fait son appari-rition sur le palmarès.Il s'agit de «1254 New-York», écrit en collaboration avec sa femme, Marie-Soleil.De la dance-music à saveur rock qui parle de quoi?Mais de danse bien sûr, de tous ces beaux oiseaux de nuit qui usent leurs palettes de maquillage pour aller danser sous les spots du «1254», du «Gatsby» ou du «Limelight».Robert est d'avis que cet alliage rock-dance-music n'est pas étranger au succès d’un Michael Jackson par exemple — «Beat it», c’est exactement ça» — Et qui pourrait lui reprocher de s’en inspirer?Mais comme tout ne tourne pas nécessairement autour de la piste de danse, Robert a d'autres projets un peu plus «sérieux».il retourne aux études, à la faculté de musique de l’Université de Montréal où il aimerait décrocher un bac en composition.C’est un projet qui lui tient à coeur car il a l'intention d’écrire des musiques de films.Il commence d’ailleurs tout de suite avec un court-métrage de Jean Donato et Gaston Leroux (son frère) intitulé: «Mariage garanti».Autre projet stimulant: un disque avec Nanette dont le texte sera de Luc Plamon-don sur une musique de Robert Leroux.Avec un tel trio, il faut s'attendre à des étincelles.Vienne le printemps!.De toutes ces bonnes nouvelles, il ressort que Robert est un travailleur infatigable et fort en demande dans le milieu du disque québécois.Il signe les musiques de plusieurs 45 tours présents ou à venir pour des artistes comme Nicole Martin (qui?.), Bel-gazou, Jacques Boulanger.Sans oublier sa présence au studio 1913 dont il est directeur artistique.C’est ainsi qu’il s'apprête à produire toute une pleïade de nouveaux noms qui feront peut-être eux-aussi des étincelles: Mario Trudel, Pierre Durivage, Tony Mandzy.Qui donc a dit que le goût du risque est inconnu dans ce milieu?W.L. On ne dit plus « une cassette on dit «TDK TDK est le chef de file mondial dans le domaine de la bande magnétique, tant audio que vidéo.Nous possédons des connaissances technologiques qui nous distinguent nettement de nos concurrents et qui nous permettent de vous offrir la fidélité à son meilleur.Les bandes audio et vidéo TDK sont le miroir de la vie: elles vous restituent, à chaque passage, toutes les qualités de l’original.Côté audio, nous avons des formulations de bandes et des mécanismes conçus pour reproduire les sons dans toute leur pureté, quelle que soit la catégorie de polarisation et d’égalisation.Plus de 40 ans de recherche nous permettent d’offrir en toute confiance une garantie totale à vie.Côté vidéo, la technologie Super Avilyn a contribué à mettre la cassette vidéo à la portée du public.Chaque cassette vidéo TDK est conçue et fabriquée selon des normes 2,5 fois plus strictes que celles du reste de la profession.Il en résulte une fiabilité, une qualité et une sûreté de fonctionnement encore inégalées.C’est pourquoi, lorsqu’on parle d’un son pur et naturel, d’une image précise et nette et d’une satisfaction sans mélange, on ne dit plus «une cassette », on dit «TDK».H -DVC- OUF»CF* V\Ot^O C &TDK Y£7^» -wwww tïSÈi ¦*v'l SUPER AVILYN, Hi & VHS: Ç « t-dic ma-R90 .i-TOK MA90 ^ £>,TDK AD-X9oi p- lï tdk SA-X90 ættdk:, D90 inniiimiinTn— ' &TTDK» AD 901 âsœx-sassK&rgæUc- Ê mm* ^ i IA D-XïO TDK SA 90 H.9*l Povlmil .Povlran fort ; • i TT SiSMl 4 L* SOUTH P9Q tr>K SA.LE SON ET L IMAGE DE L’AVENIR AudioVideo Specialists Inc., 2134, route Transcanadienne s„ Montréal, Qué.H9P 2N4 ii 1 «æ m i wr ts* ATTAQUE LA SOCIETE Les yeux bleus scintillent d'un éclat presque malsain lorsqu'on lui parle des compagnies de disques.Il est déterminé à ne pas se taire rouler par leurs dirigeants.Cette attitude qui frôle l’idée fixe lui vient de son expérience avec Generation-X.Entre 1976 et 1980, Generation-X était quelque chose comme l'antithèse des Sex Pistols.Idol et ses musiciens projetaient une image d'enfants chéris du mouvement punk.Leur musique, quoique très énergique, n’avait pas cette sauvagerie détectée chez d’autres formations de cette période.Mais voilà, d’après Idol, Gen-X s'est fait exploiter jusqu'aux os par leur gérant.Le chanteur déménage à New York et nt frecommence à zéro.ou presque.Il se sert de «Dancing with Myself», le dernier hit de Gen-X, pour donner une poussée à sa ri nouvelle carrière.Ça marche couci-couça.C’est «White Wedding» qui lui donne le vrai Oicoup d’envoi.Il grimpe les charts.Peu à ceu, on le voit se transformer en sex-ymbol.On le lui reproche?Il s’esclaffe tout ti fen disant qu’il s'en fout.Il aime mieux ce in j jenre de critique plutôt que d’entendre dire 'qu'il suit la ligne de conduite dictée par la c Çompagnie de disques.Il n’a nullement ni 'intention de se faire marcher sur les pieds, dt I Volubile comme pas un, Idol ne se gêne Oas pour attaquer la société qui l’entoure.I iGue ce soit dans ses chansons ou en entre-a | me, on sent une pointe de cynisme inévitable.Ce qui l'emmerde le plus, c'est l'hypo-brlsie des gens, les histoires qu'ils se racon-: t ent afin de fuir la réalité, j On aurait cru que Billy Idol ne serait qu'un i| eu de paille, mais il semble bien vouloir rouver le contraire.Son apparence de rondeur lui sert de coquille protectrice our intimider, sans toutefois repousser.Rebel Yell», son dernier album, le montre lus fort que jamais.Non, Idol ne s’est pas ait entièrement récupéré par le système, as encore.Il a choisi la cohabitation, xploitant ce système à son tour.SWITCH ON Après son triomphe de l’an dernier au Club Soda, SWITCH, la chanteuse immunisée, se produira à l’Atelier Continu à partir du 14 février dans un grand numéro de «Stand Up Panic.» Lors d’un spectacle d’une durée d’une heure et demie, les spectateurs pourront mieux comprendre «The world according to SWITCH», cette bonne femme dont la voix érraillée traduit toutes les émotions d’un personnage hypersensible, hypercon-scient.SWITCH, la femme au coeur d’or de pierre est une création de Joanne Arseneau et d’Isabelle Doré.Elle est interprétée par Louise Richer.À partir du 14 février, à l’Atelier Continu, rue Laurier.BRAFFITI SPA ROMANCE BRANCHE SUR LE POSITIVISME Ils ont gagné le concours de (’«Empire des Futures Stars» et s’élancent désormais vers des lendemains qui chantent.Ce sont les romantiques de l’ère du conditionnement physique et de la «Dance Music».Du néo-néo romantisme bien balancé sur lequel se plaque la voix chaudë, un peu «motown» de la chanteuse soliste.Après être passés à l'émission «Famé Game» (CBC) au mois de janvier, ils seront au salon de la jeunesse et partiront en tournée à la fin du mois: le 27 février au Café Campus à Québec, le Club Soda à Montréal en mars et puis l'Ontario et les Maritimes.Et les disques?Un premier 45 tours à la fin du mois, un autre en avril et un microsillon cet automne.SPA Romance se veut branché sur le « positivisme »: Pas d’image de rocker décadent et névropathe ou d’androgyne ambivalent: Leur nouveau spectacle se veut très visuel, très énergique, haut en couleurs et en «swing».Ils ont fait le premier pas.Comme dans toute romance qui se respecte, c'est maintenant à vous de faire le deuxième. SORTIR DES CLUBS Ca fait près de cinq ans que Welcome roule sa bosse dans la province.Ils font le circuit des clubs, concentrant leurs efforts à Québec, Trois-Rivières et Montréal.Un de leur 45-tours, Josée Josie», a été écrit en collaboration avec Claude Dubois.Tout récemment, leur premier mini-album a été mis sur le marché.On peut y entendre un pop-rock simple.Richard Dubuck, principal compositeur du groupe, avoue sans prétention qu’il compose un rock délibérément commercial.Visant un marché international, Welcome chante en anglais, mais un autre 45-tours en français pour le public québécois sera disponible sous peu.En janvier dernier, les six musiciens ont participé à l'émission «Famé Game.» Ce concours vise à donner une chance à la jeune relève canadienne de s’affirmer, un peu comme CKOI-FM le fait avec «L’Empire des Futures Stars.» Jouant avec trois autres groupes dont SPA Romance, Welcome a été sélectionné par les juges pour aller en semi-finale.Ils s’en Iront à Halifax ce mois-ci où ils joueront contre une formation montréalaise et deux autres d’Ottawa.La demi-finale sera diffusée au réseau anglais de Radio-Canada le 10 ou le 17 mars à 19h30, la date n’étant pas encore définitive.Le groupe gagnant se verra attribuer une session d’enregistrement de même qu’une émission spéciale de trente minutes.POURUN BON CIGARE.JAI TOUJOURS LE TEMPS! COLTS ET COLTS MILD Savourez la différence.«sas I r.-, h-t -"v PL 'Jr-ÿ AVIS: Santé et Bien-être social Canada considère que le danger pour la santé croît avec l’usage—éviter d’inhaler. 'hoto Barry Harris |R' SYNCOPE Un portrait saisissant où l’homme de demain semble apparaître et nous regarder.Trois hommes dans une atmosphère ambiguë de confidences, de violence et de tendresse.Trois générations face à face: Pit, compositeur de musique moderne, Bacon son propriétaire et François, un jeune punk épileptique.Lors de la saison dernière, Syncope a littéralement emballé la critique et le public a suivi le mouvement.La pièce reprend l’affiche à l’Atelier Continu (1200 est, rue Laurier) jusqu'au 11 février, du mercredi au dimanche à 20h30.mon ^5 PAULINE DIS OUI Je dis oui, le nouvel album de Pauline Lapointe vient de sortir des presses et est disponible chez tous les discaires.A quoi dit-elle oui?À toutes les propositions honnêtes ou malhonnêtes qui peuvent lui rapporter quelque chose, nous a-t-elle confié.En attendant, Pauline Lapointe prépare un spectacle pour le printemps.'"% 'F ” fl Nouveaux lecteurs numériques Technics.Ordinateur et laser apportent ce qui manquait encore à la chaîne conventionnelle.le réalisme sonore.Recréer le réalisme sonore de la salle de concert.objectif ultime, le plus difficile à atteindre.Cest pourtant le tour de force qu'accomplissent les lecteurs CD Technics.Le rayon laser y remplace la pointe de lecture, tandis que le disque porte un code numérisé au lieu du sillon conventionnel.Le laser lit optiquement ce code et le transmet à un microprocesseur qui reconstitue instantanément la musique.Ainsi, la musique n'est pas seulement reproduite.Elle est recréée.Rien ne touche le disque numérique, sauf le rayon laser.Il ny a donc aucune usure, aucun bruit, aucune distorsion.Aucun des inconvénients dont souffrait le disque conventionnel.Tous les avantages de la nouvelle technologie numérique Technics se retrouvent dans deux superbes lecteurs Technics, n compact les modèles SL-P8 et SL-P7.Le lecteur SL-P8 peut se programmer de 32 manières différentes, pour lire toute séleaion DIGITAL AUDIO désirée dans l'ordre voulu, reprendre la lecture de morceaux choisis et même sauter les moins intéressants.La fonction auto-balayage permet la lecture des dix premières secondes de chaque morceau, ce qui facilite le repérage du passage désiré.L'affichage fluorescent indique l'emplacement exact du rayon laser sur le disque, afin de permettre un repérage ultra-précis.Vous pouvez même programmer toutes ces fonctions, sans quitter le confort de votre fauteuil, grâce à la télécommande par infrarouge.Découvrez le nouveau lecteur SL-P8 et le très abordable modèle SL-P7.La révolution audio numérique continue.elle est signée Technics.Technics le son du savoir rr„ MDC £J FRANZINES ERIC CLAPTON Wx i y V K;m|n [.Lri / ' " H a 1 ,.'***¦ jhs ¦'-* , *’•'5 • \ EN UNE NUIT Dt k H DÉLIRE 250 ANS, DE MUSIQUE I POUR ^ RONNIE LANE DE NOS ENVOYÉS SPÉCIAUX EN CALIFORNIE TEXTES JEAN-CHARLES NEAULT PHOTOS JEAN BLAIS À A 20h05 Mon billet acheté au «last call» d’un scalpeur m’a coûté trois fois le prix.Autant pour atteindre le parterre après avoir soudoyé deux placiers.Pour assister à un show comme celui-là, l’âme d’un rocker vous dépouille les poches tout rond.Y a des folies qui n’ont pas de prix! 20h20 Des lumières de l’enceinte faiblissent.Une bonne rasade de scotch.R-i-r-r-f-f, répond la gorge ! Jaillissent du même coup 15000 petites flammes toutes excitées saluant l’entrée des musiciens.Au programme: les guitaristes Jeff Beck, Jimmy Page et Eric Clapton, Charlie Watts et Bill Wyman des Stones, Joe Cocker et d’autres comme Paul Rodgers de Bad Company, Kenny Jones des Who, Andy Fairweather Low, le claviériste Jam Hammer, Simon Phillips, Nicky Hopkins et Ray Cooper.Tout le gang des vieux pontifes.Plus de 250 ans de musique.Une musique rock très british.Jamais aucun producteur si riche, si puissant qu’il fut n’aurait pu parvenir à les réunir ensemble sur une scène.Pourtant.En fait, celui qui a réussi ce tour de force, on ne le verra qu’à la toute fin du show! C’est Clapton, accompagné de Watts, Wyman, Hammer et Cooper qui ouvre le bal avec «Have you ever loved a woman», «I shot the sheriff», «Lay down Sally» et bien sûr «Cocaine» qu’il chante avec Cocker qui vient le rejoindre pour clore ce premier set.Rien pour se tirer en l’air mais les oreilles demeurent bien dressées.Ma gorge ne crie plus; elle a pris goût aux rasades.Beck, vêtu tout de blanc, suivra avec entre autres Fairweather Low, Hammer et Paul Rodgers pour l’accompagner.Beck donnera la meilleure performance solo de la soirée.Penché et extrêmement concentré sur sa guitare crachant un son cristal, chaque passe est exécutée avec soin, finesse et subtilité: c’est la rançon de l’expérience.Deux fois, la foule subjuguée l’ovationnera.Si Beck a performé, Page lui était le plus attendu.C’était gagné d’avance.Après quelques «hits» dont «Immigrant song», «Good times bad times» et un autre dont je 44 ne me souviens plus, du temps où il jammait avec Lord Sutch, ce sera «Stairway to heaven».Et les lumières s’éteindront dans une clameur démente.Dans la pénombre, ce sera le délire pour longtemps.La clameur augmente d’un ton.On reconnaît les premières mesures de Layla.Page et Beck entourent Clapton.On s’interchange pour un super solo.«Layla!», hurle la foule pendant cinq minutes.Et la scène se vide.Deuxième rappel.Tous les musiciens embarquent sur le stage et Joe Cocker entame «With a little help from my friends».Entre alors celui qui a permis ce concert: Ronnie Lane, assis dans un fauteuil roulant poussé par le promoteur Bill Graham.Ex-Faces et Small Faces, Ron Lane est atteint de sclérose en plaques.C’est pour lui que ces géants du rock britannique se sont réunis dans une minitournée nord-américaine de quatre villes après avoir joué au Royal Albert Hall de Londres.L’argent de ces concerts bénéfices va à ARMS (Action research into multiple sclerosis).Au micro, il chantera la vieille chanson «Goodnight Irene» de Heddie Leadbelly alors que les projecteurs balaient le Cow Palace.Les vieux papes ont déployé toute l’énergie, le raffinement musical et la maturité de leur quarante ans.Ce fut un bon mix de blues, de heavy metal, de rock et de scotch.Quel concert.Wow! La nostalgie des années 60 début 70 m’a heurté de plein fouet.C’était un trip d’acide parfumé au patchouli: Yardbirds, Cream, Amen Corner, Traffic, Blind Faith, Free.L’apport musical de ces pionniers ne se mesure plus.Ce sont eux qui ont donné vie en Angleterre au «rhythm and blues» qui n’appartenait alors qu’aux Noirs comme Muddy Waters, Sonny Boy Williamson, Whol-in’Wolf.ces géants du blues.Encore, les vieux papes ont déployé toute l’énergie, le raffinement musical et la maturité de leur quarante ans.Ce fut un bon mix corsé de blues, de heavy metal, de rock et de scotch ! Tout abasourdi, un taxi me ramène au centre ville coin Powell et Geary.Pas très loin de l’hôtel.Des rues bordées de magasins huppés tels Saks, Macy’s ou Gump’s.Achalandées le jour, presque désertes le soir à part deux ou trois prostituées se branlant le cul et une couple de junkies traînant leurs savates.Je n’ai pas choisi le bon spot.Ce n’est certes pas Broadway, la « weird » Broadway grouillant de milliers de punk tapageurs, arrogants, triomphants.Ou Polk, dans le même arrondissement que Broadway avec ses gais adolescents, immobiles comme des parcomètres qui se laissent draguer dans le climat libertin de San Francisco.MINUIT Retour au Clift, notre hôtel.Léger détour vers le «lounge » pour un dernier verre.Dans ce luxueux petit bar (tapis moelleux et fauteuils capitonnés), une dizaine de tables ceinturent un superbe piano à queue où s’est installé un noir habillé d’un smoking.À une table, Charlie Watts, Bill Wyman, Kenny Jones, Clapton et Lane en chaise roulante.Plus loin à une autre table.Beck et Rodgers.Toute la bande est là, stationnée à l’hôtel.Merde.Et Jean qui est parti voir les Dead Kennedys sur Broadway.Je m’assieds au bar et commande un cognac.Puis un autre.Dans la salle très animée, nous sommes une soixantaine tout au plus.Près de moi, cigare au bout des doigts, un homme dans la quarantaine avancée, très chic, très sophistiqué, crâne comme un oeuf, fixe son verre en pleine méditation.À côté, c’est Simon Phillips écoutant la conversation entre Hopkins et Fairweather Low et plus loin, Bill Graham qui placote avec Hammer et Cocker.Plus loin, des clients de l’hôtel, des gardes du corps et quelques groupies affriolantes.Simon se retourne; j’entame la conversation.«Je parle français un petit piew», dit-il.Il a séjourné un bon bout de temps en France alors qu’il accompagnait Véronique Samson.Nous parlons un peu de tout.De Montréal, du spectacle et de la tournée organisée en moins d’un mois.Il semble qu’ils n’ont pratiqué que trois jours ensemble.Une entrevue?Non.Le groupe est fatigué; chacun veut la paix.Demain c’est le départ à huit heures pour L.A.Fairweather Low embarque dans la ronde.Visiblement heureux de la tournée et du spectacle.Lui, il a joué presque tout le set.«Je suis comblé ici en compagnie de big, big friends», dit-il «Et ce soir, je me laisse aller».Je dépose mon verre, me lève et vais à la table de Watts.Poignée de main amicale à tout le monde: «Bravo pour le show!» Et je retourne au bar.Beck crie à Hopkins d’aller au piano.«Just a short gig», renvoie Watts.Hopkins s’approche du pianiste qui lui cède sa place.Et voilà Hopkins qui improvise doucement, retenant toute l’attention.Glyn Jones, l’initiateur du projet à ! 1(1 ^ 0P! (lit P On m 1 ii| lii i rai ! iiit ; iflî U sc! a a r ( Sa « Ci iï P c Vf a la Pi Jf if tl ti it ti li L n T I î! On lance des All Right, Yeah! Ça commence à être capotant.Hopkins s’amusera au piano une trentaine de minutes y allant de toutes sor- « tes de passes.il 11 fl i Londres ainsi que d’autres admirateurs se rapprochent et s’appuient sur la rampe entourant le piano.Il y a déjà longtemps que je tourne le dos au bar.Des cris fusent.On lance des All Right, Yeah! Ça commence à être capotant.Hopkins s’amusera au piano une trentaine de minutes y allant de toutes sortes de passes.Arrive Cocker, verre à la main.Hopkins s’arrête quelques instants.Joe embarque.L’autre suit.Ce sera «With a little help from my friends» et «You are so beautiful».La salle «blow» net sec ! Mon voisin le sophistiqué me demande ce qui se passe.Éberlué, je lui réponds: «Rock stars man, rock stars!» Et je fais demi-tour sur mon banc.La voix rauque et ébréchée de Cocker, sans micro à dix pieds de moi.À moi tout seul! Cocker et Hopkins «blew’em all into the San Francisco Bay».1h50 Au lounge, on se prépare à fermer vedettes ou pas.Partout dans les bars en Californie, vous pouvez commander un Il réapparaît à l’entrée mais n’a même pas le temps de pointer.Deux gardes du corps l’empoignent et l’expulsent poliment.Pas de photo ici.Suit une engueulade.verre à lh59.Toutefois, à 2h0l, vous serez à l’extérieur et sans votre verre.Hopkins laisse le piano et donne l’accolade au pianiste en le remerciant chaleureusement.De retour du show des Deâd Kennedys, Jean n’a pas posé son deuxième pied dans le lounge qu’il disparaît en courant d’air chercher ses appareils au neuvième.Il réapparaît à l’entrée mais n’a même pas le temps de pointer.Deux gardes du corps l’empoignent et l’expulsent poliment.Pas de photo ici.On le retourne dans le hall.L’engueulade s’ensuit.en vain! Au spectacle des Dead Kennedys, il a rencontré Debby, gérante du groupe punk The Dicks.Il y a un party après le show.Party très intime.Détour au neuvième pour prendre nos affaires et filer au party.En attendant l’ascenseur, la porte s’ouvre: Jeff Beck, Hopkins et Hammer s’en vont à leur chambre.Il ne reste qu’à prendre des photos et cueillir brièvement quelques propos.Après un cliché.Hammer se pousse sans dire un mot.«Jouer avec Page et Clapton?Beck esquisse un sourire.Sur scène, il y a une atmosphère spéciale.Beaucoup de chaleur, d’humanisme.Quand j’ai appris qu’il se préparait quelque chose pour Ronnie et que Eric et Jimmy étaient impliqués, j’ai accepté sur-le-champ.Surtout depuis le temps qu’on avait joué ensemble.» - De la compétition entre vous trois?«De la salle, je ne vois pas l’effet que ça donne.Sur scène cependant, chacun donne de son mieux.Pas de compétition mais beaucoup de pression parce que Jimmy et Eric donnent toute une performance; le show devient meilleur soir après soir».Une autre porte s’ouvre.Page, Cocker et d’autres qui sortent.Des flashes retentissent et ils disparaissent.- Pourrait-il y avoir d’autres concerts avec vous trois?«Pas pour l’instant, de répondre Beck.Un show comme celui-là, on pourrait le produire pendant un an.Mais on a d’autres engagements.».Bruit de sonnette qui tinte.Autre porte qui laisse entrevoir le fauteuil roulant de Ronnie poussé par le promoteur Bill Graham.Malgré sa maladie, Ronnie avoue avoir le moral à la hausse avec tous les aléas de ces concerts et ne craint nullement le down d’après-tournée.«Je m’y suis fait mais j’ai l’intention de lutter jusqu’au bout», souffle-t-il avant de se plaindre à Graham qu’il est tanné d’être dans son fauteuil et de tenir son appareil à cassette.Reconduisant Ronnie à sa chambre, Bill livre ses impressions.En Amérique, c’est lui qui a organisé la tournée qui rapportera trois millions à ARMS.Il a réussi à obtenir gratuitement hôtel, équipement, transport.En tout, ça représente 30000$ par show.Lui, c’est quinze fois Donald K.C’est le Dieu de la musique rock sur cette terre californienne.Le Fillmore East et West dans les années d’or du rock, c’était lui.A son crédit, long comme le bras: la tournée de Bob Dylan avec The Band, le festival de Watkins Glens, la réunion de CSN and Y.À 52 ans, riche comme Crésus, c’est un vrai Je n’ai aucune pitié pour lui.C’est un fighter.Ronnie is the best little man I’ve ever known in this world.crack.«Je me suis impliqué parce que Ronnie est mon ami depuis longtemps.Je n’ai aucune pitié pour lui mais beaucoup d’admiration.C’est un fighter».- Le Canada et Montréal?«On en a parlé.Il y a une possibilité qu’une tournée soit organisée au printemps prochain.Si elle se matérialise, nous passerons chez vous», dit-il poussant le fauteuil.Arrivé à la chambre de Ronnie, il ira de ce commentaire éloquent avec son accent très british: «Ronnie is the biggest little man I’ve never known in this world.Deuxième retour à l’ascenseur.Au lobby, Simmons nous salue, il s’apprête à monter.Assis au fond près du comptoir à café: Wyman, Clapton et Fairweather Low.Clapton fait la grimace en voyant l’enregistreuse tandis que Wyman s’ouvrira la trappe pour vingt secondes.Jean n’aura le temps que de prendre rapidement deux photos.Les gardes absents quelques instants nous ont flairé et reviennent le geste menaçant.On a tout juste le temps de «sacrer no’t camp!» 2h45 À la faible lueur de l’indécente lumière intérieure de notre voiture louée pour notre séjour, direction Portola Street avec comme guide la carte routière dépliée, pas repliable comme d’habitude.— Le 1472, on est juste en face! C’est le seul appartement qui émet de la musique à cette heure-là.Pas de luxe, pas de fla-fla.On se sent chez soi ou comme chez des amis: C’est l’accueil californien.Pourtant on aurait pu facilement'"pous mettre à la porte.Non, au contraire.Ici, ce n’est pas l’endroit pour vanter la politique de Reagan ou les mérites du millionnaire Hearst qui avait 38 000 employés sur son payroll.Les opinions sont sur les murs.Stickers, découpures de journaux, lithos, gravures et slogans «anti» et «pro».La musique provenant du salon est rapide et agressive, c’est la marque de commerce du hardcore.L’ambiance est heavy.C’est punk partout, surtout dans la tête.Solidarité, entraide, partage.Partager quoi?Tout! Party super-intime.Nous sommes une vingtaine.Gérants, musiciens et quelques proches amis rassemblés pour la fête de David.Une soirée d’adieu en quelque sorte.La semaine prochaine David et MDC quittent San Francisco pour une tournée européenne de dix pays.Quant à son grand chum Jello, il part demain pour L.A.enregistrer du nouveau matériel.Il y a Gary, un gros bouffi texan bien sympathique.C’est le chanteur de la formation The Dicks.D’ailleurs, le groupe est là au complet.Leur dernier hit s’intitule «We don’t want no fucking war».«C’est pour ça qu’on a choisi la Californie.Ici, notre message est mieux compris», de dire Gary.Le groupe végétait depuis trois ans aux Texas avant d’opter pour le pays du soleil et de la gloire.Il y a aussi Mike Vraney, le manager de Dead Kennedys.Parlant de Jello avec qui il s’engueulera souvent, il dira: «Ses convictions sont très fortes.Il ne veut pas changer d’un iota malgré tout le succès qu’il a».D’autres parmi les autres: les musiciens du groupe The boule of survive et Vichy, superbe blonde spécialisée dans l’art du tatouage.4h30 Mike jubile, Debby allume.Jello exulte.Gary réclame d’autres bières.Vichy et son gang slamment.Encore hardcore dans cette nuit folle de San Francisco.45 CRU.DIRECT.FRANC.— PAS QUESTION DE DEVENIR UN GROS MENSONGE COMME LES STONES — LES CLASH SONT DES MARIONNETTES DE CBS — LE VIDÉO, ÇA ABRUTIT Au printemps de 1978, naît un nouveau groupe sur la scène musical de San Francisco: Dead Kennedys.Le nom choque, provoque, sème la controverse.Le message est politique.La musique agressive.La tête c’est Jello Biafra.Son intransigeance, ses convictions dérangent.Elles ont propulsé Dead Kennedys parmi les groupes punk les plus puissants au monde! Les Français l’ont trouvé chiant.Je l’ai trouvé correct.Avec lui, pas de palabre.C’est cru.Direct.Franc.Les questions sur le groupe, sur l’album en préparation, sur l’importante tournée européenne de trois mois que Dead Kennedys fera en mars, il les a trouvées stupides.11 a carrément refusé de répondre.Intraitable qu’il est.L’entrevue tâtonnait, piétinait.En fait, Jello a déconnéjusqu’à ce qu’il remarque le magazine (le numéro de Dubois qu’on avait apporté avec nous).Il le feuilleta, s’esclaffa d’un rire moqueur et s’écria: «Video, video, video.Fuck, full of shit.It’s propaganda!».- Ah oui! Mais t’es prêt à passer dedans! U ne corde sensible venait d’être touchée.Les nuages se dissipèrent.L’interview allait durer une bonne trentaine de minutes.À bâtons rompus, en plein party.Et Jello finit par lâcher le morceau: ses convictions, la politique, la musique.Tout y passa.Et à la fin, il me rappela pour dire qu’il avait encore quelque chose à ajouter.Lui qui refusait de parler au début.Naturellement, son idéologie sous-tend celle du mouvement punk: S’opposer par tous les moyens au système actuel et le remplacer par un système où les gens utiliseront la pleine capacité de leur cerveau, afin qu’ils puissent s’entraider au lieu de s’entretuer.Bref, le collectivisme au détriment du capitalisme.Jello Biafra, il'est tout d’un bloc.Ses convictions: «Abattre les entreprises dictatoriales», elles sont dans ses chansons mais aussi dans sa peau.S’il préconise l’engagement, il n’hésite pas à s’engager, à passer à l’action.Il y a trois ans, il s’est présenté aux élections municipales de San Francisco pour faire la lutte au maire sortant.Il n’a pas gagné, se classant 4e avec 5% du vote populaire.Pour lui, l’important était de faire le «move».Le groupe MDC avait besoin d’argent pour sa tournée européenne de janvier.Amis, musiciens et groupes dont Dead Kennedys ont contribué financièrement.«Les groupes hardcore, répond Jello, travaillent ensemble.Nous éliminons la compétition entre nous contrairement aux groupes rock.Nous essayons de montrer aux gens ce qui ne va pas et ce qui doit changer en ce monde.Pour y arriver, vous ne pouvez pas demander à quelqu’un d'agir à votre place mais vous devez le faire vous-même».Telle est la voie de Dead Kennedys.Le groupe refuse de plonger dans le video ou de passer à la télé: «Ça ne fait qu’éloigner les gens des vrais problèmes.Ça abrutit», clame Jello.Dead Kennedys refuse également depuis toujours de s’associer à une grosse compagnie de disques.La soumission, le despotisme, Jello crache dessus.Alors, ils ont formé leur propre compagnie de disques: Alternative Tentacle.«Nous ne sommes pas comme les Clash qui disent des choses sur la scène et qui font le contraire dès qu’ils en sortent.Les Clash, ce sont des marionnettes de CBS.Une fausse rébellion tout comme Bob Dylan l'a été dans les années soixante.Nous, nous fonçons et ne laissons personne nous influencer.Pas de «cie » pour nous diriger et nous dire justement QUOI DIRE.Pas question que l’on devienne un gros mensonge comme les Stones.C’est pourquoi en Amérique nous n’avons pas de compagnie; nous sommes notre compagnie ! » explique-t-il avant de poursuivre: «Prends Québec-Rock.Je ne peux lire le français mais j’y vois clair.C’est un géant publicitaire pour un genre commercial, pour les grosses compagnies de disques et pour les groupes qui ne veulent rien dire et qui ne disent rien.Ces groupes, ce sont des outils du gouvernement pour dire aux gens qu’ils doivent tomber en amour au lieu de les sensibiliser au fait qu’ils peuvent perdre leur job dans une semaine ou que leur employeur se moque d’eux, même s’ils crèvent.Je suis «tanné» du sexisme et du racisme à la Foreigner, Sammy Haggard ou Lynyrd Skynyrd qui font des concerts pour la suprématie des blancs.Merde à la musique propagandiste qui étouffe les cerveaux!».Tel est Jello Biafra.Cru.Direct.Franc.h i « (NDLR) Il va sans dire que les déclarations de M.Biafra n’engagent que lui-même et ne sont nullement le reflet de la pensée de Québec Rock. ¦W *¦ /i a al n V *£»>>.X • -, fl flO PIONfEER De La Musique Pour Bouger \ %v Peu importe votre état d’âme, vous pouvez compter sur Pioneer avec sa qualité et sa précision pour vous (tonner de la musique juste comme vous aimez l'entendre.Le récepteur stéréo AM/FM SX-303 a plus de puissance qu'il n'en faut avec ses 45 watts par canal et son in-> discernable distorsion hàrmonique totale de 0,3%.> Parmi ses principales càractéristiqueèNpn remarque: des réglages séparés de basses et d'aiguës, un correcteur physiologique, des indicateurs de stéréophonie et d'accord, un sélecteur v ^ d'enceintes A et B et plus encore.La platine cas- sette stéréo ci-10 comporte: bq réducteur de souffle Dolby B*, une paù'se de lecture et d’enregistrement raccordable à une,minuterie, l’èqregistrement déclenché par une seule touche, des indicateurs de crêtes à diodeéet plein d’autres caractéristiques qui font de\enregistrement et de l'écout^un vrai plaisirSU platine à retour auto-matiqué-PL-SSO est entraînée par coùrroie et comportg: un moteur asservi à courant conti-\ nu et un roïpr stabilisé suspendu'”, un bras de lecture oroit évidé à faible masse avec ADR Mbsorbeur Dynamique de Résonances) et lescintillement n'atteint que O.OSWfWRMS).La pltX part des coqtrôlesiont évidemment accessibles lorsque le couvercle est ferme.Tout ça considéré il demeure évident que la mh^ique qui vousTera frémir le fera par le biais d'enceintes.Penselalors aux CL-1Q0 de Pioneer\ies enceintes pèsent quarante livres chacune etfcqmpor-tent: 3 vies, un système d’évent accord, un haut-parleur de 12 pouces, un pavillon conique pour fréquences moyennes de 4 pouces èt un pavillon d’aiguës conique de 2’/2 pouces.Vous pouvez doncvyous attendre à une sonorité rWte, claire et prbjonde grâce au système d’évent v accordent la puissance admissible qui atteint 70 watts.Impressionné?3ue vous n’aureàças à faire?Prendre rendez-vousWec votre géranftle banque car cette chaîne Pioneer est trèÿsbon marché, aloes allez la voir cNez votre revendènr Pioneer le plus près.Yterme -Dplbv et le sWjple composé de deux D sont les marques d^Msées de Dolby Laboratories Licensing Corporation.DISTRIBUTEUR CANADIEM^XCLUSIF N.\fHr \ S.H.PARKER Ct LesrVùll Road, Don Mil\Ontario M3B 2X8.• 575 Avenue Le^ne, Dorval, Québl H9P 2R2 Après le pétrole (l’or noir), le café est le produit le plus consommé au monde: le globe entier ne peut se réveiller sans cet «or brun».PAR LYNE CREVIER Boisson originaire d’Abyssinie (l’Ethiopie actuelle) elle fait le voyage jusqu’en Amérique après avoir laissé sa trace en Europe dans les bistrots, zincs, estaminets, buvettes et ce, dès 1690.Aujourd’hui cet «or brun» se vend à prix.d’or.11 n’y a qu’à voir les transactions hasardeuses entre acheteurs et vendeurs, sur le parquet de la bourse du World Trade Center à New York pour se rendre compte du sérieux que ces petites fèves brunes suscitent.Cependant, les grands pays producteurs écoulent leur plus mauvais café (pasilla) aux travailleurs qui le récoltent grain par grain: les cordonniers sont toujours les plus mal chaussés! CAFÉ TURC On boit, bien sûr, son café de façon machinale sans penser qu’on aurait bien pu ne jamais apprécier ce stimulant.Car les Arabes jaloux de leur culture de café n’entendaient pas partager leur butin.À force de courir le monde, des nomades, des marins ou des pèlerins ramènent chez eux des graines de caféier.Les cultures essaiment.En Asie, d’abord, puis en Amérique du Sud, dans les Antilles, partout le caféier prend une place d’honneur.On ne connaît alors que le «café turc».Riche mixture d’une mouture fine et d’eau bouillante, il attaque plus qu’il n’adoucit les palais difficiles.Le liquide plus docile et plus ontueux de maintenant est découvert bien singulièrement.Lors de la défaite des Turcs aux portes de Vienne en 1683, ils laissèrent une masse de café.Le goût un peu plus délicat que celui des vaincus, les Viennois croyaient que ces fèves nourrissaient les chameaux.Mais ils filtrèrent, tout de même, les fèves réduites en poudre à travers une passoire.Notre café était né.Ensuite, il voyagea jusqu’à Venise.Les riches seulement pouvaient se l’offrir.Comme médicament d'abord, comme boisson ensuite.Ce n’est que lorsque les femmes se plaignirent de son amertume qu’on commença à le sucrer.La Lrance du XVlIe siècle reprit cette habitude en ou- vrant des cafés élégants où poètes, peintres, artistes, commerçants se retrouvaient autour des tasses fumantes.Le café traversa l’Atlantique avec la venue des immigrants qui ne pouvaient s’en passer.CE BON M.VAN HOUTTE Les Québécois, après avoir bu longtemps le thé des Anglais, se laissèrent charmer par l’arôme personnalisé du café.Ils laissèrent à d’autres le goût fadasse du thé.Lrançais d’origine, Gérard Van Houtte, s’installe dans la ville de Québec en 1931.Puis en 1946, à Montréal, sur la rue Laurier.11 est un des premiers à torréfier le café par sac de dix livres à la fois et le distribue dans les hôpitaux ou parmi les milieux d’amateurs.À cette époque, la transformation du café vert en café brun ou noir prend de huit à douze heures, alors que douze minutes suffisent aujourd’hui.Amusant et goguenard, Gérard Van Houtte n’arrête pas de raconter des anecdotes sur «son» café.À 77 ans, il en a vendu du café et il en a bu! Quinze à dix-sept tasses par jour.Après la deuxième guerre, le Québec manque de thé et se rabat sur le café.«En 1946, les Belges installés au Canada ramènent de la chicorée qu’ils mélangent au café.Les Québécois s’en servent également dans une proportion de quatre livres de café pour une livre de chicorée.Cela coûte moins cher et les gens ne sont pas encore habitués au café noir», explique Gérard Van Houtte.Cependant même si Van Houtte parfait la torréfaction dans des « brûloirs » de plus en plus imposants et efficaces, les consommateurs sont plutôt néophytes quant à la façon de boire le café.« Les gens voyagent de plus en plus entre 1950 et 1960.Ils recherchent la nouveauté.Et le bon café les surprend.Mais une fois revenus au pays, ils font bouillir leur café dans un percolateur et comme on dit: café bouilli, café foutu! Un vrai jus de chaussettes», de s’esclaffer l’importateur.Et qui ne remarque ces belles machines à expresse d’Italie dans presque tous les restaurants, bars et cafés du Québec! On penserait qu’elles sont là depuis toujours.Pourtant, l’envahissement de ces fières italiennes ne date que du début des années 70.CERISES Quand on pense au café, on pense à la Colombie.Premier producteur au monde, il donne un café suave au goût parfumé et fruité que les connaisseurs boivent comme un vin léger, un peu acide sans avoir beaucoup de corps.En Amérique latine, vingt-cinq millions de personnes vivent (misérablement) de sa production.Si le H® caféier donne ses premières «cerises» au bout de cinq ans.Entre-temps, il faut planter des graines chaque année.De là, sa main-d’oeuvre imposante.Tout comme la Colombie, le Brésil a réussi à créer une nouvelle variété de caf éier narguant la « rouille », cette maladie dévastatrice.11 détient toutefois un équipement moderne pour la cueillette des fèves qui requièrent un bon nettoyage pour augmenter la qualité et le goût du café.Plus on boit de ce liquide précieux qui amène l’esprit à se délier et l’énergie à se diffuser, plus on recherche avidement un café de qualité.11 se niche à mille deux cents mètres d’altitude, pas plus bas.Par contre, sans la torréfaction, le café serait Cifa: insipide, sans parfum particulier.Mais comment servir le café?Une eau de source serait préférable à toute autre.On la laisse frémir et non pas bouillir.On a aussi le choix des cafetières: gravité, à pression d’air et à pression de vapeur.Raffinement ultime, le calé restera chaud plus longtemps dans une petite tasse de porcelaine fine.Curieusement, les tasses en plastique créent à peu près le même effet.BISTOUILLE Et «faites donc votre café» selon la tradition normande! Cette «bistouille» est améliorée de Calvados dans le café encore chaud.Coutume «chaleureuse», elle ôte au Calvados sa trop grande force et le rend moins rugueux.L’emploi du Cognac ou de l’Armagnac ne donne pas le même résultat.Méfiez-vous, le rhum communique au café un goût de fèves puantes. üiüfâtë iivetttr Eterna (Italie) 300.00$ à 400.00$ Cafetière instantanée en cuivre.Cafetière à pression à l’italienne en porcelaine et métal 58.00$.GSL Automatica (Italie) Cafetière électrique à cappucino et expresse.325.00$ à 450.00$.Cafetière napolitaine en cuivre étamée à l’intérieur.18.89$ Hario (Japon) Cafetière 5 tasses à piston.24.99$.Carmencita (Italie) Cafetière à expresse de 3 ou 6 demi-tasses avec filtre réducteur.80.99$.Bialetti (Italie) Cafetière 6 demi-tasses sous près sion.54.80$.Pavoni (Italie) Cafetière électrique à cappucino et expresse.450.00$.Chicca (Italie) Cafetière six demi-tasses en por celaine et base en métal.24.75$.Vesuviana (Italie) 112.50$.Cafetière électrique pour cappucino et expresse.Elle fait 4 tasses Elebak (Italie) Cafetière pour cappucino et ex presse de 3, 6, et 9 tasses.63.99$ Eterna (Italie) Cafetière électrique à cappucino et expresse.275.00$.Mehor (France) Cafetière 8 tasses à piston.99.95$.Ennco (Italie) Cafetière électrique pour cappu cino et expresse.599.00$.Moulin a cafe électrique Quick Mill.150.00$. NI ROUGE NI MORI .iTirteïi "Ün LES AFFICHES, Y COMPRIS CELLE DE Y WHK m : PROGRAMME OFFICIEL , H / Supplément gratuit: Québec Rock No.78 Février 19841 V;.rS lilli Cv, 5! ! isk m La nouvelle moto, puissante et sportive Les engins du futur Une aventure mexicaine ¦ ¦k S' ______________ -• ¦¦ 'vO'-vrii Ik, P##4' Z K LÀ GUETTE Avec ses cheveux longs, sa gueule carrée et ses jeans délavés on pourrait de loin le prendre pour un rocker.Tragique méprise! On s’approche et on réalise primo que ses cheveux longs sont soigneusement placés, secundo que sa gueule carrée s’éclaire souvent d’un sourire de jouvenceau timide et enfin que ses jeans sont impec, merci Mr Tide!!! PAR JOËL MOREAU Six albums derrière lui dont l’un en 1978 a fracassé les records de vente (plus de 600,000 albums vendus), une critique enthousiaste qui ne tarit pas d’éloges allant même parfois jusqu’à le comparer à Brassens ou Trenet: Yves Duteil, ce troubadour d’un siècle fou qui persiste à chanter la nature et la tendresse, aurait de quoi se gonfler la tête.11 n’en est rien et qu’on aime ou non sa musique, force nous est de reconnaître la gentillesse et la disponibilité du bonhomme.Q.R.— Comment as-tu débuté dans la chanson?Y.D.— Un peu comme tout le monde j'imagine.Par l’amateurisme qui mène assez lentement au professionnalisme.On commence en général à chanter pour les copains et puis on en vient un beau jour à se poser la question: Pourquoi ne pas essayer d’en vivre?Au tout début, j’interprétais du Michel Polnareff, du Hugues Aufray, parfois les Beatles, et j’essayais tant bien que mal de composer des chansons somme toute assez médiocres.J’ai écrit mes premières chansons à 15-16 ans puis enregistré mon premier album à 22 ans pour connaître le succès à l’âge de 27 ans.Dix ans donc pour réussir, ce qui est une trajectoire normale pour quelqu’un dans le métier.Q R- — Comment se passe l’écriture pour toi?Te donne-t-elle du fil à retordre, te fait-elle souffrir ou est-elle facile et joyeuse?V.D.— L’écriture, c’est la chose la plus ditlicile que je connaisse.Elle exige énormément de concentration et se montre fort capricieuse.Tu obtiens parfois très peu de résultats en travaillant beaucoup et cela peut à la longue s’avérer décourageant cette impression de ne travailler pour rien.Mais ce même travail qui te semblait | inutile peut ressortir un jour sous une autre forme complètement inattendue.Une j chanson, ça résiste, ça ne se laisse pas écrire et ça échappe au temps et aux règles; cest le fruit de quelques chose de plus j profond qu'on laisse mûrir.On pourrait la comparer à une photo: vous prenez un objet donné et ce même objet photographié par des gens différents vous donnera des photos différentes parce que l’éclairage n’est jamais le même.L’éclairage, c’est la pensée de celui qui écrit des chansons, et dans le cas d’une bonne chanson, on peut même parler de la magie du regard de quelqu’un.Q.R.— Certains cependant trouvent que tes chansons manquent un peu d'audace, qu’elles sont trop gentilles, voire empreintes de mièvrerie et cela semble te toucher puisque dans ton dernier album, tu leur dédies en quelque sorte un couplet: «Il n’y a dans mes chansons ni Messie, ni messages, certains esprits grognons trouvent que c’est dommage.Y.D.— C’est vrai, cela me touche, mais je me console en me disant que je préfère avoir un bon public et des mauvaises critiques plutôt que le contraire ! C’est dans ma nature de ne pas écrire des chansons qui suivent l’air du temps.Pourquoi systématiquement vouloir parler de choses négatives?La chanson n’est tout de même pas destinée à faire concurrence à la presse! Et puis même si on est envahi par des nouvelles terrifiantes, la chanson qui apporte un peu de joie et d’espoir fait aussi paraître encore plus dramatique et monstrueux l’actualité telle qu’elle se présente à nous.Si j’écoute les nouvelles, on me parle des Pershing en Europe, de Beyrouth qui est à feu et à sang, d’un type qui vient d’en descendre un autre.Quelqu’un sans récréation pourrait-il ingurgiter, avaler tout cela?Non, une chanson pour moi, c’est un peu un cadeau alors pourquoi ce cadeau serait-il empoisonné dès le départ?Le chanteur, et il lui arrive parfois de l’oublier, n’est pas la conscience du monde.Plus la vie sera horrible et plus les gens auront besoin de belles chansons.Q.R.— On entend souvent dire à propos de toi que Duteil c’est avant tout les textes et que la musique vient en second lieu.Partages-tu ce point de vue?Y.D.— Les deux ont autant d’importance pour moi.Je me suis longtemps révolté quand on médisait «Vousêtes un poète»et encore aujourd’hui je n’aime pas cette image.La musique c’est finalement le ton sur lequel on dit les choses, chaque mot a sa propre couleur musicale.Elle est le support de la versification et il serait difficile de s’en passer, l’intérêt du public diminuerait sensiblement à la seule écoute du texte.Q.R.— Mais à l’écoute de tes albums, si on a l’impression d’avoir à faire à un perfectionniste pour qui l’orchestration semble primordiale, on se prend aussi à regretter que ton jeu de guitare ne soit pas plus naturel, qu’il soit trop sage.T’arrive-t-il par exemple d’improviser sur scène?Y.D.- L’écriture musicale, c’est une improvisation que l’on fixe.Je mets très longtemps à fignoler le jeu de guitare de mes chansons parce que j’y attache de l’importance, et quand j’ai fini de le faire, je ne vais pas tout bouleverser du jour au lendemain.Je n’improvise pas musicalement de la même façon que je n’improvise pas sur mes textes.D’ailleurs ce serait presqu’une trahison que de changer quelque chose car le public qui vient me voir s’attend à ce que je lui joue la version du disque.Je ne suis pas comme un Higelinqui ne sait pas ce qu’il va faire dans la ‘A heure qui suit, mais je me laisse aussi porter par le public.Je suis un peu comme l’équilibriste ou le trapéziste: Il y a des choses que je ne peux changer sinon le musicien qui doit me rattraper à la mesure suivante risque de ne pas le faire.Notre spectacle est très sophistiqué musicalement même si ce n’est pas toujours évident, et c’est là le vrai défi: faire paraître simple ce qui est en réalité difficile.Q.R.— D’où t'es venue cette envie de venir donner une série de spectacles au Québec?Y.D.— J’avais envie d’y venir parce que le Québec bien plus que la France représente pour moi une sauvegarde de la francophonie.On y considère la langue française comme une arme, comme une manière d’exister, une culture, une tradition et elle est beaucoup plus vivante que la nôtre du fait de la peur de s’américaniser.Nous, nous n’avons pas peur de le faire, et c’est bien là le drame.On essaie de faire de l’américain en français en espérant que la chanson française deviendra internationale et c’est exactement l’inverse qui se produit: plus nous ressemblons aux américains et moins nous les intéressons.En d’autres termes, si la France essayait d’exporter du coca-cola, cela n’intéresserait personne, les américains le font déjà et meiux que nous.Et puis le Québec, c'est aussi le pays de Félix Leclerc, que j’admire énormément et que j’ai déjà rencontré deux ou trois fois.J’ai eu la même impression de force, de puissance en rencontrant Leclerc qu’en recontrant Brassens et ils restent tous deux pour moi des exemples à suivre.Yves Duteil sera en spectacle les 23 et 24 février au Théâtre Outremont à Montréal et les 20 et 21 février à la salle Albert Rousseau à Québec. L’ENFER des librairies De la Bédé érotique, on en trouve partout.Pourtant personne n’en parle, personne sauf Québec Rock qui est aile explorer Tenter des librairies.Le Petit Robert le dit.Enfer: Département d’une bibliothèque où sont déposés les livres interdits au public.Aujourd’hui il n’y a presque plus rien d’interdit.Il est cependant des choses dont on ne parle pas.C’est pourquoi Québec Rock nous ^__emmène dans un voya- ge fantastique à la découverte d’un genre fabuleux, la bande dessinée érotique.PAR ANNE DANDURAND BLOODY MARY DU SANG QUI PISSE DES ARMES QUI PÈTENT LA VIE QUI PULSE BREF, UN RÉGAL UN PEU SNOB.8i vous préférez les comiques qui ne parlent pas ou ne s’aventurent pas plus loin que le schtroumph et les «gasp ! », Bloody Mary n’est pas pour vous.Mais pour les autres c'est un régal un peu snob, à la croisée de la littérature et du cinéma.Plongées, cadrages diagonaux, voire à l’envers, dessins poudrés d’encre noire, très belles filles qui restent toujours un peu habillées, affriolantes! Une histoire touffue qui court de «achélèmes» en luxueux condominiums avec Schneider, un flic fou d’ordre, Emile l’égouttier, l’africain Locomotive Baba N’Doula qui se teint en blond, un enfant plus ou moins fin.Bloody Mary qui devient bloody après le viol de sa soeur, du sang qui pisse, des armes qui pètent, la vie moderne qui puise, qui bouillonne, qui emmêle, qui emporte.On ne comprend pas tout, mais qui comprend quelque chose à quoi?Décousu, mais tout en climats.À lire autant qu’à regarder.Curieux et exotique.Bloody Mary, textes Jean Vautrin, images Jean Teulé, couleurs et lettrage Zazou.Éditions Glénat.162 pages $16.95.54 Queu£ H0MÎ6 faut we ^ a VCM9NS, MON , W6 SOV6Z FM t\)R MOi‘ /ET FUi'Ç , JE WêIA FSEW« PMewl^TTRe; JE IA PROOFS POR PEKRjèRE : MJAfZE PM 'A) VENiK, ûopwa.VOOS i/Avez PKiSe.EW TKAifRe- Ro^pS FIN DE SIECLE KAMA SUTRA UN ENVOÛTEMENT UN PEU PERVERS QUI POURRIT L’ÂME DÉLICIEUSEMENT Ne vous attendez pas avec cette bande à un érotisme moderne et actif, à la glorification des super-fourreurs et baiseuses effrénées.Non, ici c’est une sensualité fatiguée et odorante comme l’opium qui se dégage.En exergue, les poètes cités (abondamment, on avait encore des lettres au début de ce siècle) sont plus excitants que les quatre récits de l’album.Pourtant le charme insidieux de la décadence vous pourrit l’âme délicieusement.Les quatre héros sont des ratés, des mourants, des fous obsessifs.Les femmes aux chairs lourdes apparaissent comme fond de décor, sans vraiment avoir d’influence sur le déroulement des histoires.Le féminisme n’est pas encore né.De longues agonies, le spiritisme, des bordels luxueux, un rien de pédophilie teintée d’esprit de classe, vouloir résumer cette «magic strip» en réduirait l’envoûtement un peu pervers.Non, je m’en voudrais.Il faut se mouilleret se laisser prendre au piège par l’atmosphère morbibe de cette bédé à l’encre noire Bézian, FIN DE SIÈCLE, édition Ma gic strip, 56 pages, $21.95.vais Jusr® oteKCHœ œ.Mnef re ^ ^ r ___________ MIEUX VAUT RENTRER CHEZ LES CARMÉLITES! Ceux qui n’aiment le cul que dégueulasse et cynique vont être servis par cet album.Ici, TOUT est laid: les couleurs criardes, les corps, tous plus horribles les uns que les autres, la bêtise des scénarios.D’accord, j’ai eu droit à plus d’hommes nus que d'ordinaire, mais des bittes molles et des fentes graisseuses ne représentent pas forcément un progrès.Pas celui que j’attends, en tout cas.Aucune tendresse permise: castrations massives et répétées ad nauseam, des seins tombants qui sont arrachés ou qui se dédoublent, la violence est si inouïe et si gratuite que cela en devient presqu’absurde.Mais pas drôle.J’a haï ça d’un couvert à l’autre.Je n’arrive à supporter la réalité du marché de la viande qu'en la teintant d’un semblant de romanesque.Si la vrai vie c’est le cul selon Jacovetti, j’aime mieux rentrer chez les carmélites, et baiser Notre Seigneur! Benito Jacovetti, KAMASUTRA, édition Artefact, 78 pages, $19.95. ^REMONTANT r; AVENUE IM: lARC 'Jmk Auerm, TUw Uonk: um du pm (jwuÂarüu (k U 'Bi/i Appw, um ùÀmm bm cornue du jet-eettm fû (f nu'mmû pémdi^uentM pom eMvi (wwm àmmiu et appela tern cjlo 'm oMotom ù coupe de 'KoUU louéu pom l'ocmion.Avenue du Parc, Montréal : une des rues les plus suiffeuses de la métropole, le home de la petite Grèce et de son héritage: le merveilleux souvlaki-pita.On y vient en manteau de drap, en blouson très jeans aussi, et comme dans un cul-de-sac; pour peu qu’on ait l’âme vaguement bambocheuse on s’accroche forcément les pieds jusqu’aux heures pâles de la nuit, moment, selon Ferré, «où il conviendrait de ne connaître les gens qu’accoudés derrière le bar et les machines à sous, regardant loin loin derrière la glace du comptoir.» On ne saurait trop dire la dureté de la vie du noctambule habitué de l’avenue du Parc.Son point cardinal, le 5116, en dit long sur ses habitudes.S EX, DRUGS AND ROCK'N ROLL Au 5116, bar mal famé où, à l’angle de la I PAR PIERRE LEROUX rue Laurier, on a l’impression de s’encanailler à deux portes de l’Outremont puri- | taine, l’action s’échelonne sur trois paliers, ce qui ne confère pas pour autant beaucoup d’altitude à l’endroit.Le périple commence au sous-sol.C’est le refuge des initiés, le «Pit bar», lieu réservé aux louveteaux du quartier qui chantent fort leurs exploits motorisés, avant de regagner à pied leur piaule des environs.On a la dalle profonde, le coeur léger et les conversations brumeuses.Peu de jeunes filles des beaux quartiers osent s’y aventurer.Quelques marches plus haut, on entre au véritable 5116; c’est là que la jungle commence à se profiler.Premier plancher: des tables, une piste de danse exigue et un bar accueillant qui sert de point de chute à ceux qui se retrouvent pour faire la nouba.Les haut-parleurs crachent les décibels, c’est leur fonction, et l’on se sent un peu plus dans le coup.11 faut pourtant grimper à l’étage pour pénétrer dans le forum.Là, la faune Le Penchant, le groupe Humphrey Salad.se précise.Etudiants aux visages rosacés, len mal d’ensoleillement, antivierges à la Ijambe trop forte ou gamine en quête de 1 sevrage, la drague, la raison du jeu, va bon train.«Sex, drugs and rock’n roll», la leçon a porté, le houblon coule à flots, la musique rejoint ses groupies: on est prêt pour le grand frisson et aux petits matins difficiles qui, comme ailleurs, à défaut d’être vénérables, seront peut-être vénériens, mais com- I me dit l’autre, ça, c’est les risques du [ | métier.Dernière note au carnet; plusieurs des [réguliers du 5116 semblent atteints d’une maladie rare et propre à l’avenue du Parc: [le Parc-Inson, qui les fait se trémousser [d’une façon un peu archaïque, ce qui ajoute [à leur charme, sans doute, mais aussi aux [flaques de bière qu’ils renversent sur le J parquet.Bah ! Peu importe, à Rome, on vit | [comme les Romains.La «pâche» n’a pas été bonne?Vous J | n’entendez pas limiter votre tournée des grands ducs à un seul établissement?Que faire, où aller?Ce ne sont pas les esta- | minets qui manquent.LA FETE COMMENÇAIT |À PEINE Si vous avez le palais subtil, aimez l’atmosphère des bistros de la Rive gauche | | et avez les deniers pour assumer la dépense, [vous irez à l’Odéon (4806, avenue du | | Parc), où la vie s’écoule paisiblement entre [les éclats de rire d’une clientèle qui, éprise [de nostalgie, revit avec passion la belle [époque que le propriétaire, M.Gilbert ] Marciano, a voulu recréer pour elle.À J L’Odéon, on se régale de steak de bavette [au vinaigre de framboises et chicons, de | lotte aux moules et au safran, de clafoutis aux kiwis et des mille et une oeuvres que IPhilipe Laloux, le chef d’origine belge, [s’ingénie à inventer.Un seul regret: le rêve [de Cendrillon se termine à minuit et le J bistro ferme ses portes à 1 h, comme si l’on [voulait préserver le teint des habitués qui [remonteront sur les tréteaux de l’Odéon le [lendemain.Dommage, tout de même, la [fête commençait à peine.La Petite Ardoise Le Checkers, ce soir là le groupe Kinky Fox Vous optez plutôt pour le casse-croûte I sans prétention et une atmosphère de |même niveau, vous risquerez peut-être une visite au Timénés (4856, avenue du Parc), | qui a connu autrefois son époque glo-Jrieuse, mais qui, depuis qu’il a changé de I (mains il y a deux ans, n’a jamais retrouvé sa vocation de repère qu’il exerçait jadis auprès des paumés sympathiques du quartier qui venaient quotidiennement y deviser et refaire quelques fois le monde à la (faveur de libations abondantes.Ombre de ce qu’il a été, le Timénés a disparu de l’itinéraire de plusieurs de ceux qui l’ont préquenté en de meilleurs temps, mais demeure sans doute le quartier général l’une relève qui s’est mise à l’heure du Pac-|Man.De même pour le Bistro Saint-Joseph, I (autrefois le Quinquet, perché sur le boule-(vard Saint-Joseph, huit secondes à l’ouest (de l’Avenue du Parc.On aurait pu s’y sentir (bien mais l’atmosphère est trop froide et la (nourriture un peu décevante.Mieux vaut (peut-être accomplir quelques pas et faire | lune halte à La Petite Ardoise (222, rue I I Laurier est) si on a la fringale.Là, c’est le I Irégime sec, mais la nourriture et la pré-l Isence impromptue du quatuor des As, une [ I bande de joyeux lurons qui y établissent [parfois leur quartier, suffit à créer une | Jambiance attachante.Chez Zazou (5447, avenue du Parc), la (tradition des «bistros sportifs» grecs a revu Ile jour.Le proprio misait sur la retrans-Imission par satellite de grands matchs, sur I [quelques jeux d’échecs disposés sur les [tables et sur la décontraction du décor, [mais il faut avoir un peu de temps en reste [pour le passer dans un lieu qui devait son | [animation estivale à sa terrasse enviée.[NOMBREUSES DIVAS Le Penchant (4543, avenue du Parc), | | voisin et plus proche concurrent de Zazou, | [vit une période de transition.Bistro, il | [deviendra bar à part entière bientôt, com-]me le souhaite Georges, le mastroquet de | l’endroit, qui entend mettre moins d’em- Le Club Soda, Bob Walsh L'Expo Sexe Le Timené» Iphase sur la cuisine.Malgré la venue! loccasionnelle de groupes musicaux et lai Ibonhomie du proprio qui insiste pourl ¦laisser le soin de l’ambiance à sa clientèle,! |Le Penchant ne s’inscrit pas encore dans! Il’agenda des noceurs du tout-Montréal.On I Ise flatte de la fidélité de Guy Aubry, I IClaude Valade et France Castel : pour peu, | lie deviendrais méfiant.Dans la périphérie, accroché à la cons-Itellation du Parc: l’Idéfixe II (291, ruel jMont-Royal ouest), dont l’étoile a pâlil (considérablement avec le temps.Dans uni Idécor qui pourrait mériter mieux, une| (clientèle estudiantine en soif de distrac-Itions passagères y vient s’étourdir un peul lavant de se replonger le nez dans lesl (manuels.Un endroit sans surprise, désertél Ipar ceux qui ont déjà passé l’heure dul [premier biberon.Dommage: après la fer-[meture l’année dernière de La Pleine Lune, [on aurait pu s’attendre à ce que l’Idéfixe III [prenne la succession; mais le champ de-| [meure libre, tant et si bien que les anciens] [actionnaires de La Pleine Lune défunte) [endroit au cours des prochains mois.Promeneur solitaire, quelque peu rous-Iseauiste peut-être, vous vous dites que la| soirée est encore jeune mais qu’il faudrait] tout de même faire vite.Deux options:[ quitter le ghetto du Parc ou s’y résoudre,! J essayer d’inventer.Il y a bien sûr le Clubl (Soda (5240, ave du Parc) et le Checkers] 1(4514, ave du Parc) si vous aimez les bar-| (spectacles, l’Expo-Sexe (5121, ave du] ]Parc), et son «cheapo» de club d’effeuil-leuses; mais une virée sur l’avenue nel saurait être complète sans une escale à La| Skala (4869, ave du Parc), temple de la| grosse Black Label et du souvlaki.Lai Skala est à peu près aussi lyrique que son! pendant milanais et les divas ne sont pasl [rares dans cet univers éthylique où les] [discussions saccadées par deux comman-| [des données à voix haute dans un brouil-[ | lard épais, résument comme une clameur la [nuit semblable à la précédente, pareille à| [celle du lendemain, probablement.Voir l’avenue du parc et mourir?Ce| [serait idiot, mais certains le font, malgré] mm ¦ jflfl -I—h ' 98 ROCK DE monTREdl 318 o .Ste-Catherine inf.861-5851 PLACE DES ARTS IMPORTANT OBJET» CALENDRIER DES EVENEMENTS DE FEVRIER AU SPECTRUM LES 3 ET 4 FEVRIER .STOP .AU SPECTRUM .STOP .ROBERT CHARLEBOIS .STOP .LE 12 FEVRIER .STOP .DEMONSTRATION MUSICALE ROLAND CANADA .STOP .LE 24 FEVRIER .STOP .GRANDE FINALE DE RAP AND FLASHDANCING .STOP .LE 25 FEVRIER RE-FLEX ET SON «POLITICS OF DANCING» .STOP.LES BILLETS SONT EN VENTE .STOP .AU GUICHET DU SPECTRUM DE 9H A 22H ET A TOUS LES COMPTOIRS TICKETRON .STOP .SOYEZ-Y .STOP . .1984, LA FIN DU MONDE POUR UN MILLION DE PERSONNES Veux, veux pas, c’est inéluctable.Pour un million de personnes la fin du monde est arrivée.Un million de personnes actuellement en bonne santé vont mourir de faim avant le premier janvier 1985.C’est mathématique.On n’y peut plus rien.On n’y peut rien parce qu’à partir du jour ou quelqu’un prendra la décision d’envoyer des vivres à ces sinistrés, cela prendra plus de six mois avant que ces vivres arrivent.Dans six mois il sera trop tard.Ils seront morts ou auront subi des dommages irréparables.Pourquoi?Tout simplement parce qu’au Sahel, la dernière production céréalière a été insuffisante.Parce que cette situation perdure depuis dix ans.Parce qu’en réalité tout le monde s’en fout.1984, voilà la fin du monde pour ce million de personnes.Ils vont mourir.De faim.De soif.Encore une fois, les vautours tourneront autour des camps de réfugiés où des bénévoles tenteront tant bien que mai de sauver ce qui peut encore être sauvé.Après compilation par les ordinateurs occidentaux de la production agricole d’Afrique de l’Ouest, on a pu annoncer l’autre jour à la télévision qu’un million de personnes allaient mourir de faim au Sahel cette année.C’est extraordinaire! De plus en plus extraordinaire.Ces photos ont été prises il y a dix ans durant la famine de 73.Elles ont été refusées partout parce que trop choquantes.En 1984, un million de persor^jies vont mourir de faim.¦ '7/ ' ' .*• ”' :~v • - ,• - j v * i-.«““Sis; ‘V\- HSM :V;-.X'.^svssv aife, '“T-iV- ¦P»»*.«te_.:”JSj8S •“yjss * if *'•* -'VV K^' jW-WW ^ -m ZC’ZSsSl 5^v AJLJlVvJ*?, rv*' r • i *4V'* ’.v>.' k itJr ju .rÆ€€< , A %>*> > » ?» » * ?¥ ¦ »:\ .IP .Photos Jean-Marie Bertrand présente le concours annuel (section française) ' , ; QUÉBEC ROCK vous invite à élire vos artistes et albums favoris dans le cadre du deuxième concours national Rock Express 8-
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