Québec rock, 1 avril 1985, Avril
LLfa^no ^331 JlN3Q1^3y_ ^oSnn« r?r '«iff Bronsk i3tgiate:tl^ / • il «aire ^ ¦ «sgHP1 / " , wm u Witney Les Rifl La Coif jCou | Le dij I Les & '! ÜfcMQN 10 3 7 fflaxèllÉ GCMCMw DENON UNE PERFORMANCE AU-DELÀ DE L'ORDINAIRE 4 pit I l»; ! I' h i » ?4* w \ \x ¦ -• -—- .f t HAUTE PERFORMANCE Si vous pensez en termes de haute performance, alors Denon est fait sur mesure pour vous.Chaque composante, depuis nos cellules phono jusqu'à notre lecteur CD, est le reflet de la philosophie sans compromis de Denon: présenter une gamme complète d'équipement au sommet de l'art.La réception continuelle de Grand Prix Hi-Fi illustre bien la réalité de nos prétentions à offrir des performances supérieures.Mais nos réalisations vont bien au-delà de l'ultime en reproduction sonore.Le meilleur équipement audio a aussi une présentation supérieure, ce qui donne bien sûr à Denon un cachet spécial, peu importe votre environnement.DENON DE LA PURETÉ DANS LA CONCEPTION UN PRIX ÉTONNAMMENT ABORDABLE En offrant une gamme complète d'équipement audio nous annulons tout simplement (a contrainte du prix.Historiquement, le meilleur équipement audio a toujours été un fardeau financier, freinant même les audiophiles les plus enthousiastes.Maintenant, notre équipement est destiné à ceux qui insistent sur la qualité sonore donc, plus seulement à ceux qui ont des comptes en banque bien garnis.Si vous désirez une performance hors de l'ordinaire, exigez Denon.r r ir i r 1 a.Tri-Tel associates limited .- 105 Ave.Sparks, Willowdale, Ontario, Canada, M^H 2S5 W’ W - 5 GRAFFITI Strange Advance, Wham! Nouvelle France, Interface, Simple Minds, André Moreau, Fat Boys, Petrucciam, La Marseillaise, Norman Iceberg, Contemporary Dancers of Canada, SteveStevens, Franco Rock, Cheveux 85, Michel Boutet, News, Leroux-Monn, Tears Are Not Enough, Playlist, Robert Paquette, LNI, Gizmo Global, Rock and Roll, Nationair, Flat Planet, Cardinal Léger.NO.92 1985 AVRIL 40 DING ET DONG Québec Rock a rencontré les princes de l’absurde.Sans hésitation, les deux cloches ont répondu aux questions les plus farfelues.Et ils portaient leurs célèbres peaux de vache! ! ! 20 BRONSKIBEAT À coups d electro-soul, Bronski Beat est en voie de démontrer que l'homosexualité ne se nourrit pas nécessairement d'artifices.46 DIVORCE Lorsque deux êtres s’entêtent à garder le silence, il faut bien trouver un moyen pour diviser ce qui reste du sofa.22 DU SPERME SUR COMMANDE ¦ 50 MODE À l’heure des ordinateurs maison et des cartes de crédit, il est désormais possible de choisir son enfant par catalogue.Québec Rock s’est empressé d’envoyer un journaliste sur place pour faire don du précieux liquide.26 JEAN-MICHEL JARRE Première star du pop à s’exécuter près du Mur de Chine, Jean-Michel Jarre a su, avec Zoolook, fortifier sa musique et refaire peau neuve.28 MUCH MUSIC EN FRANÇAIS?Il semble de plus en plus probable que les Québécois aient leur station vidéo-musique bilingue ou en français.Québec Rock fait uns mise au point sur le sujet.35 MADONNA Plus qu’une belle gueule, Madonna a su s’entourer de gens sérieux et efficaces.A preuve,toutce qu'elle touche se transforme en or.Un spécial Jamaïque époustouflant, où le choc culturel n’est dominé que par la beauté des corps.64 DIABLE DE ROCK’N’ROLL Le hard rock s’engouffre de plus en plus dans le noir.Et comme si tout cela n’était pas suffisant, plus c’est con, plus ça paye.Parlez-en à Mercyful Fate.WHAM! À sentir le vent de fraîcheur qui souffle sur la pop music actuelle, il faut en conclure que les jeunes blancs ont digéré avec éclat l’héritage noir des sixties.ET ENCORE PLUS Editeur: Guy Perron Éditeur délégué et directrice de la publication: Marleen Beaulieu Coordination de la rédaction: Pierre Tremblay.Conception graphique: Yves Landry.Michel Soulard.Graphiste: Thérèse Godbout.Coordination de la section nouveautés: Gilles Gagné.Recherche: Marie-Christine Abel, Alain Brunet.Alain Denis.Patrick Emiroglu.Sylvain-Claude Fillon.Marie-Catherine Giguère.Denis Grondin.Jonathan Gross, Dave Haynes, Daniel Richler.Laurent Saulnier.Alastair Sutherland.Disques: Christian Belleau.Alain Brunet.Marie-Catherine Giguère, Denis Grondin.Laurent Saulnier.Photographie Couverture: Jacques Dufrenes: Photographies: Alpha Diffusion.Serge Barbeau.Harold Beaulieu.Pierre Crevier.Ponopresse.Illustration: Robert Gaboury.Publicité, ventes: Montréal, Médiava-tion, 1260 MacKay.(514) 935-8855; Toronto.Graham Duff.Peter Medland, (416) 535-7057.(416) 922-5439.Production: typographie et montage; Photocomposition Trëma Inc ; Quadrichromie: Stanmont.Impression et pelliculage: Litho-Prestige.Service des abonnements: Informatique Rive-Sud.C.P.70.Suce.Longueuil.Québec, (514) 525-2531.Tarif d’abonnement annuel: 28$, États-Unis 34S, Europe 40S.Groupe Québec Rock, siège social: 3510 St-Laurent, suite 404, Montréal, Québec H2X 2V2, (514) 844-8491.Président et directeur général: Guy Perron Secrétariat: Suzanne de Tremblay.Bureau de Toronto: 288 Borden.C.P.576.Station P.Toronto.Ontario M5S 2T1.(416) 535-6688.Bureau de Paris: 43 rue de Bellevue.92100 Boulogne, 605-3950.Québec Rock est publié 12 fois par année par Québec Rock Inc.Tous droits réservés.Le contenu du magazine ne peut être utilisé sans l’autorisation écrite de l’Éditeur.L'Éditeur ne se tient pas responsable de la perte des manuscrits, photos ou illustrations.Dépôt légal: Bibliothèque nationale du Québec.Bibliothèque nationale du Canada.ISSN 02267187 Courrier 2e classe, enregistrement no 5047.Port de retour garanti. lechgtegujS mem \ - Marie-Christine Abel, Marie-Catherine Giguère, Patrick Emiroglu, Denis Grondin, Laurent Saulnier et Pierre Tremblay.RÈALISNIl POP Bou •'-’I «“?roô> Cod« P®' FTT^la Le concept d'amplification à conversion d'énergie numérique™.Une nouvelle référence de puissance.Et elle vous est offerte par Peavey et ses nouveaux amplis de puissance DECA™-700 et DECA™-1200.Les premiers (et seuls) amplis de puissance au monde vraiment numériques et avec plus de 90 pourcent de transfert d'énergie.Étant donné que la technologie traditionnelle d'amplification linéaire ne permet que 40 à 60 pourcent d'efficacité, la fabrication d’un ampli efficace à 90 pourcent nous obligea à reconsidérer le concept de base.Le DEÇA n est pas un ampli conventionnel de classe AB affublé d une étiquette «fantaisiste».Il n'est pas issu de la technologie analogique.En fait, le concept est si nouveau qu'il fait l'objet de l'obtention de 6 brevets distincts.Les amplis DECA-700 et DECA-1200 délivrent une puissance stable et durable avec une dispersion de chaleur pratiquement nulle.De poids léger (24 et 26 Ibs) et avec une efficacité de 90 pourcent, le DECA-700 est caractérisé par une puissance minimale de 350 watts RMS par canal à 4 ohms et 700 watts RMS à 8 ohms (mono) et le DECA-1200.de 600 watts RMS par canal à 4 ohms et 1200 watts RMS à 8 ohms (mono).Parmi les autres caractéristiques, on retrouve le circuit de compression DDT “ qui évite la saturation d entree à I ampli, un taux de distortion des transitoires et une durée d'ascension non mesurables, des circuits de protection de charge et de surcharge à la sortie ultrasophistiqués.Ils sont tous deux disponibles en format encastrable 19 .La technologie DEÇA.Hier nos compétiteurs disaient que c'était impossible à réaliser.Aujourd hui.ils attendent de savoir comment nous avons fait.Faites la découverte des amplis de puissance DEÇA™ chez votre détaillant Peavey autorisé ou écrivez-nous afin de recevoir notre catalogue complet: Peavey Electronics 711 A Street.Meridian, MS 39301.CHANNEL A c - -j-tca .3 - - ï>a - ’2 -3 -12 -J-S -15 - t- 3 DIGITAL ENERGY CONVERSION AMPLIFIER CHANNEL B •¦OC-* - c ÏO - - -3 25 * - -5 ., IS-W —tS f: - -2‘ O - - v CHANNEL A O - —ICO -3 - - 50 .6 - - 25 -9 -f- 12 -12 -|b S -15 -f- 3 -«9 - - 15 CHANNEL B OiGiTAL ENERGY CONVERSION AMPLIFIER 1ÜC- - o S3 - - -3 *2 - J- -9 6 -i—*2 3 —15 15— ?-*.8 S - —21 4 — —24 c — — CO -42 - ¦ .i5 4 -3 - i - 45 -3 - - 20 0 - -403 VWbfîblEH oieavr ei/iebga cohaebeios/i -1-42 -1-45 i.HZnvi7r atimt u Mm « u sum nu f ^ f ?ur de troisième Une gueule à coups de comme il ne s’en fait ¦K tout à fait idiote, si ce Ha// pa&cfe ces pe//7s yeux m vbre éclatent de sensi- P atf?9^ \Jimt Somerville m’amourachait platoniquement de Donny Osmond -le jeune crooner américain au sourire de ydastique.Sous des traits durs, v petit Jimi découvrait alors mè homosexualité et s’étonnait lui la rigidité de la loi britannique.Et s’il ne se gêne pas aujourd’hui pour claironner ouvertement son penchant masculin, c ’est tout simplement parce que son groupe, Bronski Beat, est devenu le porte-étendard de la jeune génération gaie.Celle qui refuse les frimes, les perruques et les artifices.Celle qui ne se reconnaît pas dans les frasques opulentes et opportunistes de Frankie Goes To Hollywood.î I PAR PIERRE TREMBLA Y PROPOS RECUEILLIS PAR ALAIN DENIS Ce n’est pourtant pas d’hier qu’un groupe ou un artiste rock véhicule la réalité homosexuelle, sous quelque aspect que ce soit.En effet, dès le début des années 70, David Bowie avouait un faible pour le sexe fort, tout en laissant planer au grand jour son goût pour les jupons.Au beau milieu de l’explosion punk, Torn Robinson devenait porte-parole de la minorité gaie avec ses tubes (Sing If You ’re) Glad To Be Gay et Power In The Darkness.Et, plus récemment, Boy George et Frankie Goes To Hollywood ravivaient la flamme «virile» avec un succès dynamite sans précédent.Pourtant, au-delà de cette volonté viscérale de proposer un nouveau modèle sexuel, strictement gai ou bisexuel, on pouvait sentir l’évidence d’une stratégie commerciale, le charme du dieu Fric.Des provocations ambiguës à la Bowie ou à la George aux extravagances -souvent minables et éculées- de Frankie Goes To Hollywood, le fil était clair: vendre plus d’albums en misant sur l’effet-choc de la sexualité.Choquer, au même titre qu’Elvis Presley ou Johnny Rotten, mais avec un arsenal différent, adapté aux restrictions de l’éthique des eighties.C’est finalement avec Bronski Beat que le vent allait tourner pour une première fois.Détruisant à coups d’électro-soul le mythe de l’homosexuel nécessairement extravagant et efféminé, le mythe de la grande folle, Bronski Beat ramenait le playdoyer gai dans son véritable panorama: celui de l’homosexuel moyen, tout ce qu’il y a de plus ordinaire, qui refuse le grand théâtre quotidien et qui n’a rien à foutre des fringues féminines.Ce qui explique clairement pourquoi, entre Bronski Beat et Frankie Goes To Hollywood, il y a un monde de différence.«Ça nous ennuie énormément d’être comparés à Frankie Goes To Hollywood, d’admettre Jimi Somerville.Nous nous sentons beaucoup plus près de Torn Robinson, parcequ’il aété le premier homosexuel à s’affirmer tel qu’il était.Il n’a jamais vendu sa sexualité pour se hisser au sommet des palmarès.Bref, il a fait preuve de beaucoup d’honnêteté.Pour ce qui est de Frankie Goes To Hollywood.».Il fallait s’y attendre, Jimi Somerville, à l’image de son chant, est complexe et torturé.Suffisamment pour offrir des paradoxes flagrants, sur un plateau.«En fait, je n’ai rien contre les artistes qui misent sur leur sexualité pour vendre des albums.Nous le faisons de toutes façons.Mais nous agissons différemment des groupes comme Frankie Goes To Hollywood.Ces types-là n’ont d’autres buts que de provoquer.En ce qui nous concerne, disons que nous sommes davantage préoccupés par les dimensions humaines et émotionnelles de la sexualité.Nous vendons cette image de façon consciente.On ne s’en cache pas.Après tout, Frankie Goes To Hollywood n’intéresse plus personne, après un certain temps.» TRIANGLE ROSE lf*3 ssss||p ü n*88^ *S8fiS8s lw 1 lE IL® 1E I il 58888 SOUL Sur The Age Of Consent, premier album de Bronski Beat, la prise de position est claire.Tout d’abord un titre sans équivoque -l’âge de raison- qui remet en question le bien-fondé d’une législation sur les rapports homosexuels.Et ce triangle rose -imposé par les nazis aux détenus homosexuels dans les camps- au centre du carton de l’album.Dans ce cas-ci unthèmeclassique: ladénonciation du marginalisme gai.Mais avant tout, The Age Of Consent est un album efficace et diablement bien produit.Un disque inspiré qui, à la limite, renvoie aux exercices électroniques du défunt Soft Cell.«Ce que nous faisons musicalement est à la fois intense, politisé et divertissant, explique Jimi Somerville.Si tu écoutes bien l’album, tu peux t’en apercevoir.Plus simplement, disons que c’est de l’électro-soul.Et, si nous avons choisi Mike Thorne comme producteur, c’est parce qu’il était le réalisateur de Soft Cell.et j’ai toujours été un très grand fan de Soft Cell.Même que je chantais leurs succès sous la douche.Dans le passé, ce n’était pas seulement le son de Mike Thorne, mais aussi celui de Soft Cell.Ce gars-là est un type merveilleux.Il n’est pas du genre à dire: «Écoutez, je suis le producteur.».C’est plutôt tout le contraire.agréable, patient, drôle.Hum.» Et pourtant, dans bon nombre d’entrevues les journalistes semblent peu préoccupés par la musique de Bronski Beat.Les questions semblent plutôt se grouper du côté de l’orientation sexuelle.«Les journalistes écrivent ce qu’ils veulent, de répondre Somerville.Nous n’avons aucun contrôle sur le contenu de leurs articles.Evidemment, la solution facile serait de ne plus donner d’entre- vues.mais nous avons trop de choses importantes à dire pour arrêter tout cela.Nous devons donc nous assurer que l’entrevue se déroule comme nous le voulons.» SMALLTOWN %88S# W Et comme si l’apport musical n’était pas suffisant, Bronski Beat s’amène avec un vidéo-musique surprenant et rafraîchissant -Smalltown Boy-, qui révèle la problématique de l’univers homosexuel dans toute sa simplicité; problématique qui, faut-il l’avouer, ressemble à s’y méprendre, jusqu’à la bassesse, à la rigidité de l’univers hétérosexuel.L’incompréhension.«Nous avons composé Smalltown Boy à partir d’une expérience personnelle.La mienne évidemment, mais aussi celle d'autres copains.Par la suite, j’ai fait la synthèse.Finalement, je crois que c’est une version romantique de ma vie à Glasgow, en Ecosse.En ce qui a trait au contenu de la chanson, j'ai été surpris du succès.Mais pas vraiment en ce qui a trait à la musique.Je crois que, musicalement, Smalltown Boy est une très belle pièce.Malgré tout, je serais idiot de te dire que je n’ai pas été surpris par le succès que nous connaissons.Faut croire qu’on ne peut pas minimiser le pouvoir de l’émotion.Et, je crois que Smalltown Boy est bourrée d’émotions.Enfin, personne ne me dira le contraire!» Reste que le public nord-américain aurait bien aimé pouvoir juger immédiatement de ce contenu émotionnel.Alors, pourquoi avoir annulé la tournée nord-américaine prévue?«Nous avons tout simplement décidé de prendre un repos, d’argumenter Somerville.Après avoirfait le tour de l’Europe et de l’Angleterre -nous devions également nous rendre en Australie et au Japon- nous avons décidé d’écrire de nouvelles chansons.Plutôt que de faire le tour du monde pour promouvoir nos anciennes pièces, nous vous laissons nos vidéos-musique en guise de compensation.» Décision tout de même surprenante puisque, comme le souligne Somerville: «La majorité des vidéos-musique, c’est de la merde; la majorité des artistes qui font des vidéos-musique sont incapables de montrer quoi que ce soit à l’écran.» La conclusion devient alors toute simple: Bronski Beat a décidé de nous laisser sur notre appétit.Après tout, il nous reste le vidéo-musique de Smalltown Boy.De quoi «égayer» nos folles soi- \ •m rz o mints usumts I PAR SYLVAIN-CLAUDE FILION 0 Je les ai vus! Ils s’affolaient dans tous les sens, se vautraient dans toutes les directions.Ils étaient des milliers et des milliers à s’emberlificoter les uns à travers les autres.On croyait voir des petits grains de barley, la couleur orge en moins, s’allongeant d’une fine queue de têtard, se tortillonnant, se précipitant, se déboussolant dans une course déréglée à la recherche de l’ovule convoité.J’observais, grossi mille fois par le microscope, l’intouchable miracle de la semence humaine.Et une vague émotion m’emplissait peu à peu car il s’agissait de mon propre don, fraîchement offert à la Banque de Sperme de l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont.On se sent comme soulagé depuis que l’année Orwell, qui finalement n’a pas eu lieu, est chose du passé.Heureusement, ce n’était que de la fiction.Mais on oublie vite que la réalité dépasse la fiction tôt ou tard.Depuis l’ère atomique, l’un des secteurs de la recherche médicale a fait des bonds de géant: la génétique.Depuis dix ans, les connaissances sur les bases mo-1 léculaires de l’hérédité ont progressé autant que depuis la découverte des gènes | au XIXe siècle.On parle couramment, dans les labos, des bébés-éprouvettes, de conception in vitro, des mères porteu-1 ses, de donneurs anonymes, de dons de | spermatozoïdes, d’embryons, d’ovocytes: c’est tout un univers nouveau qui ré-1 23 clame sa place dans le déferlement de la troisième vague.Les manchettes qui parsèment les journaux ne sont que la pointe de l’iceberg.Depuis 1975, 10 000 petits Français sont nés par l’insémination artificielle; peut-être le double au Québec.Sommes-nous à l’aube du plus grand bouleversement génétique de l’histoire de l’humanité?L’ÉJACULATION CHRONOMÉTRÉE Mon entrée dans le centre des laboratoires, le jour de ma visite, n’était que la dernière étape d’un processus préalablement établi et qui doit être scrupuleusement respecté.Il faut que le sperme du donneur ait été produit entre 30 et 90 minutes avant son utilisation, si l’on veut obtenir les meilleurs résultats.Le donneur s’exécute donc dans un petit récipient stérile qu’il transporte ensuite dans une poche de chemise ou contre sa peau, afin de maintenir l’échantillon à la température du corps.A Maisonneuve-Rosemont, une partie du sous-sol est consacrée à la recherche.On se croirait perdu dans quelque base de la NASA, mille indications pochées sur les murs, dans un décor de lignes grises, noires, et de chiffres géants peints sur les murs et au-dessus des innombrables portes jaune canard percées de hublots ovales.Le sperme s’achète pour trois raisons: pour insémination, pour fins de comparaisons menant à des diagnostics en laboratoire, et enfin pour la recherche sur les propriétés du spermatozoïde fertile, la fécondation, etc.On en achète régulièrement, avec peu de publicité cependant, car les quelques annonces déjà publiées dans des quotidiens ont plutôt rejoint des esprits tordus ou des couples qui ne savaient pas où s’adresser pour recevoir l’insémination! Je vois déjà des jeunes chômeurs allant faire la queue (si je peux dire) pour aller donner du sperme dans l’un des huit centres de fertilité du Québec (six à Montréal, un à Québec et un à Sherbrooke).Mais pas de précipitation car là aussi, il y a beaucoup d’appelés mais peu d’élus.On n’utilise en fait que 30% du sperme donné à des fins d’insémination et les donneurs sont longuement interviewés avant d’être acceptés comme pères anonymes.LE DONNEUR IDÉAL Certains centres ont leurs donneurs réguliers, et le profil du donneur idéal est tout tracé.Il a entre 18 et 40 ans, est préférablement marié et/ou a une vie sexuelle suffisamment stable, il est intelligent, équilibré et solide socialement, il pratique du sport et mène une vie active.L’élément primordial demeure naturellement la qualité des spermatozoïdes qui est évaluée à partir de leur nombre, leur mobilité, leur morphologie et surtout, leur capacité à féconder.Ces caractéristiques physiques et génétiques du don- 24 neur sont fichées mais son identité, connue seulement du personnel de la clinique, devient totalement anonyme et non-retraçable lorsque le donneur a accompli dix grossesses.On limite les paternités à cause des risques de consanguinité.Vous imaginez le flot d’enfants aux groupes sanguins divers qui émergent de ces nouvelles cliniques en passe de devenir celles de la «médecine du désir».Car les médecins soupirent: on n’est plus loin du jour où les femmes vont commander du sperme leur garantissant un garçon qui mesurera six pieds et qui aura des yeux bleus et des cheveux blonds.Car d’ici un an, on pourra se payer le luxe de choisir le sexe de l’enfant.L’insémination thérapeutique est une opération simple et indolore, voire banale.La patiente se présente à la clinique deux ou trois fois par cycle menstruel, c’est-à-dire, dans la même semaine.Elle s’allonge et on dépose le sperme (fraîchement recueilli dans l’heure précédente) sur le col de l’utérus à l’aide d’une seringue recouverte d’un capuchon de plastique percé d’un trou.La patiente demeure au repos une vingtaine de minutes afin de favoriser la rencontre du spermatozoïde et de l’ovule.Il faut généralement répéter le processus durant deux ou trois cycles successifs pour obtenir une grossesse.Le taux de réussite est de 75% au Québec.Fermées durant les vacances d’été et les Fêtes, les cliniques de fertilité effectuent entre vingt et trente inséminations par semaine, quarante semaines par année.Ça fait beaucoup de sperme qui se promène.DES SITUATIONS QUI SE CORSENT Il y a une liste d’attente de plusieurs centaines de noms dans le bureau du Dr Gilles Bleau, responsable de la banque de sperme à Maisonneuve-Rosemont.Qui se fait inséminer?Des couples infertiles d’abord.Dans 80% des cas, c’est le sperme du mari qui est infécond.Une dimension importante de l’opération est l’acceptation psychologique à laquelle doit faire face le mari qui voit sa femme recevoir le sperme d’un donneur anonyme.Le prix de 400$, qui est fixé pour l’insémination, agit en compensation à la fois morale et matérielle, permettant à l’époux de se sentir «propriétaire» du rejeton à venir.A cause des priorités sociales, les demandes marginales (femmes célibataires, femme Haïtienne désirant le sperme d’un blanc, etc.) cèdent le pas aux couples infertiles.Mais les cas particuliers se multiplient: Corinne Parpoplaix a obtenu à la cour de Créteil (France), en août 1984, le droit d’être inséminée par le sperme congelé de son mari décédé d’un cancer huit mois auparavant.Et ce n’était pas la première fois que la Justice avait à trancher une question de génétique.En Australie, un couple ayant procédé à une fécondation in vitro se tue dans un accident.Les embryons orphelins seront-ils menés à terme pour toucher l’héritage?Jusqu’à présent, les décisions appartiennent le plus souvent aux médecins et aux chercheurs.Il y a un vide juridique béant, car toutes les situations inédites de cette nouvelle branche médico-légale ne sont généralement «ni légales, ni illégales: elles sont alégales tant que le gouvernement n ’aura pas légiféré» conclue le docteur Bleau.Mais l’imagination des patients dans leur demandes semble sans limite: -un couple veut concevoir jeune, mais n’avoir l’enfant que plus tard.Il propose donc qu’après fécondation in vitro, leur embryon soit congelé jusqu’àce qu’il décide de s’en servir; -Une lesbienne veut faire transplanter son ovocyte fécondé in vitro par un donneur anonyme dans le ventre de sa compagne: «Nous serons mères toute les deux»; -A Paris, un enfant de quinze ans souffre d’une maladie dont le traitement le rendra stérile.Son père, médecin, intervient auprès de son confrère: «conservez mon sperme pour mon fils.Ce sera du sperme de la famille quand il voudra faire des enfants.» Le grand-père sera-t-il le père de ses petits-enfants?LES INFINIES MANIPULATIONS Y a-t-il des limites au jeu des expériences génétiques?Dans un laboratoire américain, on a créé des souris géantes.Dans un labo parisien, ce sont des souris à plumes.Qu’arrivera-t-il si un jour une émule du Dr Frankenstein se met à jouer de l’éprouvette?Si un nouvel Hitler voulait profiter de ces méthodes dernier cri pour fonder une race d’Aryens parfaitement imitée?Il se passe des choses importantes et nous devons suivre de près leur progression.Le rythme infernal auquel se développe la recherche génétique nous amènera peut-être un jour à choisir nos bébés par catalogue avant de les féconder.Mais sont-ce là des perspectives bien romantiques?Pour le moment, le Dr Bleau demeure optimiste en ce qui concerne l’utilisation de méthodes comme l’insémination artificielle: «présentement, ceux qui le font gardent le phénomène accessible à toutes les personnes habiles à suivre l’évolution des choses.» Mais est-ce assez?Toutes ces réalités ont encore trop les couleurs de la science-fiction lorsqu’elles effleurent la grisaille de notre quotidien.Ce qu’on en sait pour le moment, c’est que des centaines de couples parviennent à connaître les joies de l’enfantement grâce aux progrès de la science qui évoluent tellement plus vite que les règles de la morale.Et ça fait aussi le bonheur des donneurs anonymes qui, moyennant 25$ la livraison, ressentent au bout du compte l’allègre satisfaction d’avoir accompli un chic devoir social.Q AVIS: Santé et Bien-être social Canada considère que le danger pour la santé croit avec l’usage —éviter d'inhaler.Moyenne par cigarette Export “A” Légère format régulier: “goudron’’ 10.0 mg., nicotine 0.8 mg.Format King Size: “goudron” 10.0 mg., nicotine 0.8 mg.Export “A” Extra Légère format régulier: “goudron’’ 8.0 mg., nicotine 0.7 mg.Format King Size: “goudron’’ 9.0 mg., nicotine 0.8 mg. fA iniesTalome^^ ces rentables, Jean-Michel Jarre a su passer le cap de la simple accessibilité électronique.Oxygène, Equinoxe, les Chants Magnétiques et les Concerts en Chine constituent effectivement une trame évolutive et professionnelle assez remarquable: Jarre a épuré les stéréotypes, musclé les pulsations, poli les claviers, pour s'acheminer vers un langage véritablement iconoclaste.Un Zoolook qui transcende tout ce qu ’il avait auparavant esquissé.Fini le stade de la mise en place des sons.et bienvenue à l’opéra multiethnique! Au bout du fil, Jarre semble calme, introspectif, sûr de lui et surtout articulé.Au centre d’une démarche à la fois éclatée et cohérente, le compositeur français opte avant tout pour le métissage des styles présents et passés.«Mais loin de moi l’idée de faire un disque ethnologique ou expérimental, précise-t-il.Il s’agit plutôt de reprendre des sons d’origines différentes, puis de les sortir de leur contexte, pour en faire finalement quelque chose qui était la musique que j’avais envie de faire, sans pour autant lancer d’assertion analytique.» Alors pas question de vérifier exactement quelles sont les provenances de ses repiquages; il faut les goûter tous à la fois! Autrefois plus près d’un néoclassicisme à micro-chips, Jarre a passablement investi dans sa banque de sons, au point de la rendre multinationale! «Cette fois-ci, je suis parti avec l’idée du synthétiseur qui ne produit pas entièrement les notes, mais qui réorchestre et transforme les sons naturels.Une fois réunis, je les ai traités comme matière première pour les compositions.Puis je suis allé à New York avec les bandes préalablement enregistrées pour y faire les rythmiques et pour y intégrer ces musiciens qui proviennent, finalement, d’horizons très différents.» Voilà le résumé.Passons maintenant au détail.ZOOLOOK Au départ, le claviériste avait envie de composer à partir de moult dialectes en provenance de toutes les régions imaginables.Un de ses copains, l’ethnologue Xavier Bélanger, était responsable du département musical de l’UNESCO; il était donc en rapport avec des tas de chanteurs et de musiciens dont il avait enregistré les témoignages sonores via ses voyages ou ceux de ses collègues.C’est donc à l’aide de ces extraits que Jarre a entrepris cette croisade éclatée vers l’hybridisation des langues et des approches musicales.«Je n’ai pas choisi les extraits en fonction de leur signification ou de leur contenu, mais simplement pour l’intérêt phonétique qu’ils soulèvent.A la limite, je me fous pas mal de savoir ce que ces dialectes veulent dire.» Comme tant de créateurs de cette ère, Jarre évacue le sens direct que l’on peut coller à la musique.«Ce qui importe, c’est le sens que chaque personne peut y donner; une des vertus de la musique, c’est justement de pouvoir créer ses propres images, et donc pas forcément avoir une relation avec le sens direct.» Que chaque perception soit libre de tout truquage.6 mois de travail préliminaire: le compositeur pilonne à qui mieux mieux, puis le voilà prêt à rencontrer les gens qui prodigueront les textures neuves à son oeuvre.Tout à fait impressionnant, ce personnel: Yogi Horton (batteur de Hall and Oates, Diana Ross, Kid Creole and the Coconuts), Marcus Miller (ex-membre de la formation renaissante de Miles Davis), Adrian Belew (guitariste émérite et soliste de King Crimson), et finalement la per-formeuse Laurie Anderson.Mais pourquoi recruter tant de vedettes d’origines si disparates?«Ces gens me séduisaient non pas pour leur talent en tant qu’instrumentistes de studio répond l’intéressé; ces créateurs sont brillants en ce sens qu’ils ont chacun dans leur style une attitude très éclectique, et ce vis-à-vis les instruments qu’ils utilisent.» Ni BLANC Ni NOR Mais le métissage de Zoolook ne témoigne pas simplement de celui des artistes qui y participent.Il s’agit d’abord de subtiles combines sonores et de l’assemblage surprenant de sources hétérogènes à priori.Jarre serait-il moins «blanc» qu’autrefois?«Je ne sens pas que je fais une musique particulièrement française ou blanche, répond le créateur.Je crois au contraire que la musique des dix ou quinze prochaines années laisse prévoir un mélange complet de toutes les tendances.Ce n’est pas un hasard si aujourd’hui vous retrouvez le funk associé au new wave blanc, le jazz au rock, ou le classique au jazz-rock.Moi, je crois beaucoup plus à ces genres de mélanges.Alors Zoolook n’est pas particulièrement blanc, ni particulièrement noir.» Il faut tout de même survoler la progression de l’artiste pour comprendre l’actuel travail de Jarre.Car Oxygène et Equinoxe (fin des années 70) avaient beau se vendre au maximum, il reste que la formule était relativement facile, si on la compare aux récentes mixtions du compositeur.Synthèse des découvertes les plus évidentes de la musique synthétique, les courtespointes jarriennes ne faisaient pas vraiment l’unanimité chez les amateurs aux oreilles attentives.On aurait même pu penser que cette musique allait devenir un des empaquetages typiques d’un certain futur musical et électronique: mélodies doucereuses, harmonies néo-classiques, rythmiques timides, enfin.les premiers pas de cette démarche touchaient sûrement à cause de ces facteurs; paradoxe d’une certaine musique à grand public.De plus, on associait souvent Jarre à ce courant planant, dominé par les sonorisations allemands regroupés autour de Tangerine Dream, Ash Ra Temple et autres fignoleurs de micro-chips musicaux des années 70.Pourtant, le claviériste refuse l’alliance: «Les média ont souvent tendance à coller des étiquettes d’une façon définitive.«Je crois être un des premiers à s’être servi des synthétiseurs, même bien avant qu’Oxygène ne sorte; et c’est certainement le disque de musique électronique qui s’est répandu le plus largement dans le monde entier (plus de 50 millions d’albums vendus, dans 40 pays différents.).Et voilà qu’on insère Oxygène à la musique cosmique ou planante.Or cette musique est fon-Suite à la page 70 27 PAR ALASTAIR SUTHERLAND Enfin! MuchMusic en français, c’est pour bientôt.A moins que le ciel serein des grandes corporations ne s’assombrisse, les beaux jours du printemps devraient amener avec eux les premières images d’une télévision musicale conçue pour les francophones.Celle-ci est déjà au banc d’essai, une émission-type a été réalisée au coût de 1,5 millions.Bref, le projet est sur le point de franchir la ligne d’arrivée.Quel format pourrait avoir le nouveau-né?Si l’on se fie à l'émission-type, la programmation elle-même devrait combiner ce qu'on écoute déjà partout en Amérique (Prince, Phil Collins, Julian Lennon, Bryan Adams, etc.) avec certains artistes français et québécois.Pour la circonstance, on avait choisi Julien Clerc et sa Fille aux Bas Nylons, Pierre Rapsat et ses Illusions, tout en faisant la présentation de la nouvelle coqueluche française, Axel Bauer.Marc Carpentier, un animateur qui connaît la musique, était l’hôte de ce prototype de quatre heures, qui s’articule de la même manière que son grand frère anglophone et qui en possède les mêmes caractéristiques techniques et commerciales.La vraisemblance allait jusqu’à inclure des annonces de Heinz et de Diet Coke dans le prototype.La scène québécoise elle-même dans tout cela?Le problème, c’est qu’il n’existe qu’une dizaine de vidéos-musique québécois dignes de ce nom sur le marché.Et c’est justement un des aspects les plus emballants d’une chaîne musicale francophone: elle permettrait de créer un débouché réel et immédiat pour une multitude d’artistes et de groupes talentueux dont le grand public ne soupçonne même pas l’existence.En homme pragmatique, le président de Muchmusic, Moses Znaimer, choisit la voie du bon sens; il faut d’abord reconnaître le problème et l'identifier.C'est la raison pour laquelle la chaîne française présenterait des extraits de spectacles (par exemple, celui de Corbeau au Spectrum) ainsi que des entrevues dé spécialistes qui connaissent la scène québécoise, mais qui n’y sont pas directement impliqués: dans l’émission pilote, le critique Daniel Richler analysait la perception que les anglophones entretiennent vis-à-vis les artistes québécois.Mais avant de commencer à rêver, un aspect essentiel de la réalisation de ce projet doit être résolu: celui de la diffusion.Au Québec, la compagnie Vidéotron est le plus important câblodistribu-teur: elle détient 60% du marché.C’est elle qui, depuis septembre, diffuse la version anglaise de MuchMusic.Gilles Desjardins, vice-président de la compagnie, affirme que la diffusion de la version française de MuchMusic est une chose acquise au niveau des intentions, et qu’il se pourrait même que celle-ci débute dès le premier avril.Mais il reste deux problèmes à résoudre.D'abord, être certain qu’un tel service témoignerait d’une demande réelle de la part du public.Et surtout, bien entendu, que ce service serait économiquement rentable.Chez Muchmusic, la dimension financière semble moins préoccupante; Moses Znaimer va même jusqu’à déclarer «qu’aussi longtemps que nous ne perdons d’argent, il est de notre devoir de bon citoyen canadien de respecter les différences culturelles qui existent au Québec; c’est notre manière à nous de faire du Canada un endroit où il fait bon vivre pour tout le monde».Mais il faut convaincre les commanditaires que l’entreprise est intéressante et pour cela, plusieurs scénarios sont encore possibles: MuchMusic pourrait offrir un service bilingue, un service uniquement francophone, ou même deux canaux séparés.En définitive, ceux qui décideront, ce seront les investisseurs.Il n’en tient qu’à eux que le projet aboutisse ou que, comme l'enfer, il n'ait été qu’un mirage, un lieu pavé de bonnes intentions.w 2? Si vous ne pouvez obtenir un son de contrebasse d’une enceinte de 91/2”, ce n’est pas une Diamond de Wharfedale Comme la plupart des gens l’avouent, nos nouvelles enceintes Diamond ne sont pas que petites.Elles sont minuscules.(Même la page que vous lisez maintenant est plus grande!) Bien sûr, il existe d’autres enceintes aussi petites, mais lorsqu'on les sollicite pour reproduire des fréquences basses — le son grave et retentissant d’une contrebasse par exemple — nos rivales affichent on ne peut plus clairement leurs restrictions.Il y a une bonne raison à cela.Les lois de la physique stipulent que, toutes choses étant égales par ailleurs, plus grosse sera l’enceinte, mieux elle pourra reproduire les fréquences basses.Les Diamond de Wharfedale constituent donc 1 I la preuve pratique que toutes choses ne sont pas par ail-« leurs égales.D'un côté scientifique, son rendement dans le I grave est en large partie dû à la charge réflex de 5è j ordre à évent arrière.Cela résulte en une qualité sonore, habituelle- ment obtenue avec des enceintes beaucoup plus grosses ou chères.Comme le disait «Hi-Fi Now»: «Il est surprenant d’obtenir une telle qualité de son à partir d’une enceinte aussi petite et peu dispendieuse.» Qui d’autre sauf les plus célèbres fabricants d’enceintes de Grande-Bretagne pouvaient en mettre tant dans si peu?ELECTRONIC DISTRIBUTORS (CANADA) HK)-79(K) ALDENBRIDGE WAY.RICHMOND, B.C.V6X 3G5 (604)270-7811 121 WATLINE AVE.MISSISSAUGA, ONT, L4Z 1P2 (416) 275-2970 2715 LOU1S-A-AMOS, LACHINE, QUE., H8T 1C3 (514) 636-8986 Robillard WP 1 , « ^ jrW:.4 ,Jf / / ; ¦ ¦ f \,^ ¦; ÉËÉÊm.IWBill % JP jt * *v / M - matsintrovertis, mireZ " enivra”ts, di- ta Murphy se sent tt 9 en,riPues pe dy cenouveZulZieTaT-', Ws a FxceÜQnt travail ria f^ofrePlanant | y né à trois (atecL y0'on a C- p£^iS%.Z7â i r^dsr^szz Jusqu au bout La rénèrraracioxe sonore tout péjorative, /es fon ll™ " ’yestPas du Relent une très suht , trÜctions sonores decent- Miok Kames^tralité- Mani' mT^SOremJnZZZZZ ^- A.B.gé tout le monde.De plus, il a composé la totalité des textes et des musiques, bien qu’il ait été appuyé par Carlos Alomar (guitariste très coté sur la scène internationale, ayant joué notamment avec Bowie et Dolby) pour deux pièces, ainsi que par le complice Keith Richards pour la chanson Lonely at the Top.Un dagger moins «tousse», encadré par l’excellence technicienne.L’ensemble de la prestation est conséquemment plus complexe, notamment sur le plan des arrangements.Alors on ne regrette pas le bon vieux son râpeux des Stones, même si irremplaçable.De fait, les structures sont sensiblement les mêmes; Jaggery imprime sa trace sans problèmes.Seules les pièces-réalisées avec Carlos Alomar présentent des signes nettement différents.Somme toute, la bête a visé juste, répandant ses histoires de femmes, de vedettariat et de chance.Et c ’est encore Bill Laswell qui épate la galerie en co-produisant l’album, aux côtés de Nile Rodgers et de dagger.Quel éclectisme! A.B.Milh irtr I»1 STRANGE ADVANCE 2 WO Capitol ST 12349 TPs 2wo est un nom approprié pour ce disque.C’est leur deuxième d’accord, mais la formation de base a été réduite à deux membres.On a beaucoup investi dans cette nouvelle production.Plus impressionnante que Worlds Away, la direction musicale a évolué vers une attaque plus directe.On plane un peu moins et on court avec rythme, tout en dépouillant I arrangement.DrewArnott, le claviériste du groupe, a produit toutes les pièces de l'album, à part la fluide Nor Crystal Tears.Celle-ci fut réalisée par Michael Kamen (Pmk Floyd, Eurythmies), responsable egalement’des arrangements du très accrocheur We Run.Très préoccupe par la technique de pointe, le groupe de Vancouver réussit un techno-rock accessible mais qui se garde encore des atmosphères plus expérimentales.O.G.DAVID LEE ROTH CRAZY FROM THE HEA T WEA 92 52221 lie^ZonOU,er t0Utes dies Bni rl f Pourra,t qualifier de 01- n aî Rnth d S - Génial’ ‘PPtèfaitgé-mai.Roth démontré qu’il est nln* meta!.En fait, Crazy from the Heat act "™^Jbumempreint d’humour leaZoctr^'a: ^ ^ ima°e * d y, vcKer.il passe du surf rock r/ac nîeî foilys*Ub0n ragtime des an ees folies avec une facilité étonnante gens comme fh S6S collabor^urs des rhl ?0mume Ed9ar Winter aux clavier cdoe Tvé CmSS et Carl S oTbZviïzDaavzts p;éiU9és ewere Tcl7J°e7rplein"°"*sp^ coup terrible1.ChapeT^mon lieux!" M- tiftE ¦ N THE FIRM THE FIRM Atlantic 78 12391 Gare à ceux qui veulent retrouver un Led Zeppelin ressuscité.Au début les éloges seront plutôt mitigées.Paul Rodgers n ’a pas du tout le même style vocal que Robert Plant et puis Jimmy Page est assez sérieux pour ne pas justement se doner lui-même.Mais ressemblance il y a, pourtant.The Firm rappelle beaucoup Bad Co.Il est évi- dent ici que Rodgers contrôle bien sa part de l’association entretenue avec le fameux guitariste anglais.Page de son côté, travaille ses partitions avec la subtilité d’un musicien de studio et utilise moins le style flamboyant qu’il nourrissait au sein du Zep.Le disque n’est pas mauvais, loin de là.Mais ce sont les références au passé de ses membres qui le soutiennent à priori.Les inconditionnels de ce style s’y plairont sûrement car The Firm le possède fermement.D.G.üie velvet titiciei i, ( THE VELVET UNDERGROUND Verve MIP i 9466 Underground Le rïouveau Velvet pretention do \/i i ^ Jr 6 Miracles! La comVnlZtjZT* a7 - que de Douq Vu le ta a.ba(sse hYPnoti-John Cale, la Juitaréac',7 'an,asbue Sterling Morrlon ^ Val^ Underground^N^o'TbIZ C.B.^ h,.-r-itL- 'JJJ. gowan SïS"'S r’ostdu propre, proi ooiumbia/CBSK-8”™9propre.Sans C’est du Propre'?sûrement ta révéla-blagues! Gowan * r(aannee strange Am- ÏÏ esïson denxiètne albttm, le premter allures un petit peu de ,’a|bum dit ça, mais le geur DaWd Tickle.W vient surtout u a|.|(e avec peter Ga- ^ Celui-là meme qu ¦ iens ce sont eux • briel.Hya Plus- %abrjei et qui le suivent en qui jouent pour Gebr^^t^^c raison.Go- ¦ tournee.Gate’Lmarcbe musicale, se fait wan, dans sa dema^oche (je vous en-séduisant.Sa voix a d>/c/, mais tend murmurer C t tes sont mtel- que peut-on y faired ses q ^ ^ pgs de agents.P°u;u"eJ° Ls à retenir?Despe-notre 9ueu/e.Anqe|S (You’re A) Stran- rate,Cityonhe W^ent, A Crimln^ qe Animal et, eVI° orêtez une oreille Mind.OU, et en passant, prete M CG aupianodeGowar^ - M t-***8' COMMODORES NIGHTSHIFT Motown/Quality M-6124 Ça, c’est les anciens de la bande à Lionel Richie.Seuls, ils se débrouillent plutôt bien, quoiqu’il n’y avait pas de quoi tomber en bas de sa chaise.Nightshift est un album bien léché, bien fignolé, avec plein de hits en perspective.En plein le genre pour les radios commerciales.Ni trop hard, ni trop sirupeux, juste assez romantique pour attirer une vaste clientèle.En fait, ce n ’est pas très pétant d’originalité, mais ça accroche.Tiens, il faut noter la participation de Peter Wo/f (Lights Out!) en tant qu’arrangeur et réalisateur associé.Il contribue ses talents à Animal Instinct, Nightshift, Lay Back, Slip of the Tongue et The Woman in My Life.Cinq chansons sur neuf.Quand même.Les amateurs de musique cool et laid back sauront apprécier.C’est du fun en boîte bien orchestré et pas trop essoufflant.M-CG.LLOYD COLE AND THE I COMMOTIONS I RATTLESNAKES I GEFFEN RECORDS I XGHS 24064 Voici peut-être votre planche de salut, I votre billet pour le paradis, votre hôte! de I la dernière chance.Parce que je vous pré-I viens: je n ’irais pas jusqu ’à faire du porte-I à-porte pour prouver à la face du monde I que ce disque des Commotions est l’un I des meilleurs, sinon l’un des plus atta- I chants de toute l’année 84.I Non.Je n irais pas jusque là parce que je ne réussirais sans doute pas à nettoyer toutes ces oreilles encrassées par les coups de poing américans et qui dédaigneraient trop facilement ce disque subtil, qui caresse l’imagination comme un gant de velours.Rarement auparavant groupe écossais n’avait digéré ses influences américaines et ne les avait étalées sur vinyle avec aussi peu de complexes et avec autant de naïveté.En effet, des Byrds les Commotions ont emprunté ces guitares qui scintillent comme des gla- çons dans une arbre de Noël; de Lou Reed, l’intimisme de la voix, l’intelligence et l’humour des textes; de Dylan, cette écriture musicale qui ferait passer n ’importe quelle chanson pour une ballade.Ces simples mots sont bien peu de choses à côté de la lumière qui rayonne de Rattlesnakes et de la pureté qui vous pénètre à son écoute.Si vous n’êtes pas convaincu, j’irais peut-être jusqu’à prier pour vous.q B 1) J T^RAVOX thecollection Chrysalis CHS 46003 ^ fa(.fe du rat- Un moyen économ e?vert uitra- trapage si ^liJavedetouchantDao- vox que l’an dernier avec Gette cmg With Tears '" L qUatorze sin-collection regroupe p , ée0q Midge g,es parus depuis 1980' an (e t Ure remplaçait le ^‘f^que l’on rede John Foxx.Des chans ef Rage trouve sur les mi dujts superbement ln Eden, tou^(^aftwerk); d’autres ex-par Conny Plank - en 82 par le re- traites de Quart^artjn tr0is autres faisant téran George M - meilleur succès partie de Lament ^^a/efr)ent l’inévita-commercial a retrouve que sur ble chanson que jb/e également cette comP,,at/°"ne%P2”) elle a pour titre en version ® re a coup sûr une Love’s Great Ad (e |abe/ pourrait m-bonne initiative, prQmo de cet exister davantage sur la pru dG cellent groupe. [the Bl.llEBEtl-E -SISTERS" ROBIN GEORGE dangerous MUSIC Bronze/Island ISL 1020 " ,e d*nVereu* ^ez monsieur rnZ 9> Le 101 minois si9ne un corporate fpeu Passionnant.Adolescence Z ?^ ZZCOnfirme lesmuscles en de-emr.Mais le tout n’est pas métallique-quelques ballades doucereuses décomptent le tout mais sans plus.Un mé-lange bizarroïde car la voix est ingénue et ^^ecordsdeguitaresagissent aux anti- podes de la tendance mélodique.Dialogues de «crousage», appel à la hZ'Z100 dGS tr0LJPes anquilosées par la désillusion, mystification de l’amour es-pionnage fantaisiste, blondes françaises emhn S°Z portlons de cette imagerie embourbee dans la standardisation Toutefois, on peut dire que Robin George est un bon rockeur, surtout un bon copieur de solos entendus à des milliers de reprises, out de même le personnel fait sa iob comme il le faut.Même le fairlight com- A.B.THE BLUEBELLS SISTERS SIRE RECORDS 92 51291 * leur nom aux ce- Les Bluebells ont v s qu,allait ,orgner lèbres danseus;,w au Lido de Paris en Mr Hemmmgway nQ sajs pas si 1931.Et Pour.eJou!ofrdire quelque chose, c’est suppose voulo st cense je ne sais pas non plu ^ /eS Smiths prouver cette manie i balance de pedes Parce 9 .on public, des fleurs à /a ete d chanceux de résider Les Bluebells ont ce que je pense en Ecosse.Us d’un groupe qui, b |es f/eUrs planches du M^aHundred.Jeleurdi-bleues de Hairc p|Utôt mal places rais qu’ils se lmu™™£’des Smiths qui, pour juger du rom ^ feJ/.e dans le style- eux, n’cntjama/ eu |0 bancjWagon du^eviva/des années soixante pour ven-pas moins que par le défunt royaume P°P, .r(onc pas trouvé mieux Squeeze.Us n fa/re produire par que d’essayer d nt daigné prêter Costello qui a presque lumineux ses services pour P{m Malheureu- ^r^iLcUreunmanqueide jlent époustouflant - ZACHARY RICHARD ZACHARY RICHARD ZACK-ATTACK Apache 240506-1 Zack ne changera probablement plus.Son folklore est peut-être moderne, sympathique, enjoué, franc, reste que la progression n ’est pas au menu.Blues, boogie-rock et slow souls sont les principales influences du personnage.Mais tout ça est en place depuis un bon moment, depuis que le saltimbanque louisia-nais rayonne sur la francophonie.Son Maître a penser?Sûrement le créo- le Clifton Chénier, qui figure au firmament des grands bluesman de cette époque.L’accordéon acadien est toujours aussi exotique à nos oreilles, surtout lorsqu ’il tente de nous faire danser sur Aie Yi Yi ou sur le Zarikô Party.Eloge de la fuite vers le plaisir, avec Laissez le Bon Temps Rouler (traduction plutôt fidèle, merci!); faut se sauter la fraise avec Zachary.Ilya évidemment quelques fantasmes clichés, comme La Tigresse ou Sauve-moi, Sarah.Redondance, quand tu nous tiens! A.B.FRANCIS CABREL CABREL PUBLIC CBS GFC-90718 Ceux qui ne connaissent pas encore Francis Cabrel ont là une belle occasion de le faire.Cet enregistrement fait en public est un recueil des plus belles chansons de Cabrel.Un délice.Je I Aime a Mourir, L’Encre de Tes Yeux, Question d’Equilibre, Petite Mane, I Enfant Qui Dort, Je Pense Encore à Toi, et j’en pas-SO Toute la poésie, l^douceur^^^^^^ de Cabrel est mise en évidence.Il nous livre ses chansons avec son accent du Sud de la France, cet accent qui, par sa seule raison d’être, devient une poésie en lui-même.Côté technique, la réalisation est impeccable: les cris et les applaudissements du public ne se font entendre qu a la fin de chaque pièce, ne nuisant en rien au plaisir d’écouter.Cabrel appartient a cette génération de chanteurs français qui nous bercera longtemps et qui fera aussi partie intégrante de nos souven/rs^ SK»- BIG BAM BOOM Hall & Oates PRIVATE DANGER Tina Turner CAN’T SLOW DOWN Lionel Richie MAKE IT BIG Wham! SO UNUSUAL CyndiLauper LIKE A VIRGIN Madonna AGENT PROVOCATEUR Foreigner SUDDENLY Billy Ocean BEVERLY HILLS COP-SOUNDTRACK Divers RECKLESS Bryan Adams CENTERFIELD Prince AT THE FEET OF THE MOON The Parachute Club PURPLE RAIN Prince CRAZY FROM THE HEAT David Lee Roth NO JACKET REQUIRED Phil Collins THE AGE OF CONSENT Bronski Beat NEW EDITION New Edition SONGS FROM THE BIG CHAIR Tears Fro Fears BUILDING THE PERFECT BEAST Don Henley SHE’S THE BOSS Mick dagger 17 Chicago 24 25 26 27 28 29 30 VALOTTE Julian Lennon PERFECT STRANGER Deep Purple THE UNFORGET-TABLE FIRE U2 STAY HUNGRY Twisted Sister ALL THE RAGE General Public ARENA Duran Duran THE FIRM The Firm 45 yours 1 2 3 SHOUT Tears For Fears I WANT TO KNOW WHAT LOVE IS Foreigner ONE NIGHT IN BANGKOK Murray Head 18 THE BOYS OF SUMMER Don Henley A EASY LOVER Phillip Bailey •f Q JUNGLE LOVE I 5/ The Time C SOLID w Ashford & Simpson OH PRIVATE DANCER 4LU Tina Turner C CARELESS WHISPER U Wham! OH MATERIAL GIRL £ I Madonna 7 LOVER BOY * Billy Ocean OO TOO LATE ILL FOR GOODBYES Julian Lennon Q HANG ON TO 0 YOUR LOVE Sade Oq THE HEAT IS ON £0 Glen Frey Q Tl AMO «I Laura Branigan OA METHOD OF L.1* MODERN LOVE Hall & Oates •i n THIS IS NOT 1 U AMERICA D.Bowie P.Metheny OC MR.TELEPHONE 4U MAN New Edition H-i MISLED 1 Kool & The Gang 4 n SUGAR WALLS 1 £m Sheena Easton OC JUST ANOTHER 40 NIGHT Mick dagger -t O NEUTRON DANCE 1 O Pointer Sisters 97 ONE MORE NIGHT 4 1 Phil Collins HA CAUFORNIAGIRLS 1 Hr David Lee Roth oq SAVE A PRAYER 40 Duran Duran 1 C MADAM I 0 BUTTERFLY Malcolm McClaren H C LOVER GIRL I U Teena Marie 9Q TENDERNESS 40 General Public qn rockin’ OU AT MIDNIGHT Honeydrippers 17 Bronski Beat GENERAL ELECTRIC* présentent PAR ALAIN DENIS & LANCELOT IMPWEl VSKtUE Gratitude: n.f., sentiment d’affection que l’on ressent pour celui dont on est l’obligé.Si on se fie aux images que nous présente ce vidéo-musique, il faut croire que personne n ’a d'obligations envers Danny Elf man, ex-leader de la formation californienne Oingo Boingo.Le scénario est d’une simplicité troublante.Alors que l’on croit avoir tout compris, tout est soudainement remis en question.Tout de même un chic type, ce mec américain.De très grandes aspiration».Il voulait changer le monde: le problème, si on peut encore parler d’un problème, est que des braves jeunots comme Danny Elf-man ne réussiront jamais, malgré leurs efforts, DANNY ELFMAN GRATITUDE à relancer la planète sur une nouvelle trajectoire.Entre la chorale trop propre, la sorcière-voyante-à-la-boule-de-cristal, les joueurs invétérés, les bagnards d’Alcatraz et Béelzéboul «seigneur du fumier», la marge de manoeuvre est étroite.Prise de conscience ultime, le téléspectateur horrifié est soulagé de voir apparaître le guitariste virtuose qui gratifie les masses d’un solo effréné.Choquant pour les oreilles chastes de Dick Clark, fortement attendu par les copains de Brave New Wave (hi folks!).Craquement définitif, Mister Elfman électrocuté devant une horde de geôliers chasseurs d’autographes.LET S TALK ABOUT ME ALAN PARSONS 1985, année internationale des clichés.Prenez l’exemple du Britannique Alan Parsons.Ses voyages en Amérique lui ont tourné la tête.Après le chef d’oeuvre d’animation de Don’t Answer Me, il nous sert le coup du «soap opéra», du film polyester qui pue au nez.Dans le rôle principal, il y a évidemment le mari-désabu-sé-fanatique-du-sport-dans-sa-version-sofa-télécommande.Grand dégustateur de pop corn et de houblon, il s’enlise dans son quotidien, hypnotisé par le contenu aseptisé de sa télévision.Sa femme,appelons la Martha, ne peut pas rivaliser avec les dieux des stades.Même le coup du strip-tease gratuit est sans conséquence.Le pauvre Nino, émule du toujours intelligent Burt Reynolds, a l’esprit tourmenté.La passe qui l’intéresse est celle qui va de Dan Marino à Tony Nathan.Pour ce qui est de Martha, c 'est le moment de boucler les valises.Un dernier regard, un dernier touché et la porte se referme.Surprise.Télécommandé, Nino se retrouve branché sur le dernier quizz de T après-midi.Catastrophe.Martha est en direct avec un animateur simili-Bob-Barker.Pour oublier, il y a désormais le yatch, la Jaguar, les fourrures, les billets, les vacances et.toujours le vieux Nino perdu dans la transpiration sportive et les vapeurs d’alcool. SIMPLE Les Simple Minds n’ont peut-être pas le génie des Talkind Heads ou même de Laurie Anderson.Malgré tout, leurs vidéos-musique demeurent bien au-dessus de la production actuelle, caractérisée par les éternels effets spéciaux abrutissants.Le groupe se situe intel-ligement entre les extrêmes à éviter, la marginalité néo-pessimiste et l’actualité postconformiste.Et ce, même dans la réalité contraignante d’un vidéo-musique publicitaire pour le film The Breakfast Club.Gros plan de Jim Kerr, car en fin de compte c ’est lui qui domine jusqu 'aux toutes dernières séquences.Reconnu comme un artiste qui n ’accepte pas les non you MINDS compromis, il n’a rien à foutre des P.D.G.des box-offices.Il n 'est pas là pour promouvoir un film, mais bien pour vendre sa gueule et celle des Simple Minds.A un point tel, que mal informé, on ne se douterait pas que Don’t You est la bande annonce pour The Breakfast Club.Seules références cinématographiques évidentes, quelques séquences du film mises en boîte, découpées discrètement sur moniteurs.Résultat de cette habile stratégie de marketing?Simple Minds (Don’t You est composée par Keith For-sey, le père spirituel de Billy Idol) et The Breakfast Club sortent tous grands gagnants de ce combat artistique.GO WEST Bienvenue au merveilleux monde de la vidéo consommation de luxe.Dirigée par le duo britannique Godley-Creme, les mêmes qui ont collaboré avec The Police, Frankie Goes To Hollywood et Herbie Hancock, We Close Our Eyes marque un tournant important pour cette nouvelle forme d’art.A mi-chemin entre le vidéo-performance traditionnel et l’expérimentation systématique du traitement de l’image par ordinateur, ce vidéo-musique se situe dans la lignée éclectique du fameux Close (To The Edit) du collectif anglais Art Of Noise.Go West, plus que deux musiciens qui disputent l'attention de la caméra, évoque deux artistes qui la méritent à part entière.Sur fond bleu, le guitariste s’exé- cute au rythme de Wall Street, balançant son instrument comme un vulgaire bâton de baseball.Le chanteur, puisqu’il faut bien lui accorder le rôle de vedette, ne s'en laisse pas imposer.Il domine.Camisole crasseuse, barbe de trois jours gainsbourgienne, jeans troués, sa façon de s’exprimer est reliée à la clé anglaise qu’il secoue énergiquement contre les statuettes animées.Vous avez tout compris?Alors oubliez ça.Go West et We Close Our Eyes n ’est qu 'un prétexte pour nous présenter quatre minutes d’animation contrôlée.Bientôt les artistes n ’apparaîtront plus dans leurs vidéos-musique.On vous aura au moins prévenu.CLOSE OUI ETES COMME ÇA VOUS PLAiT, AVEC GE VIDÉO Vous trouverez l'appareil GE qui répond exactement à vos besoins: notre gamme ultra-moderne et facile à utiliser comprend 7 magnétoscopes de table, 4 magnétoscopes portatifs, de même que 5 vidéocaméras.tous à prix abordables! LES BONNES CHOSES DE LA VIE.AudioVideo Specialists Inc., 2134 route Transcanadienne Sud, Montréal, Québec H9P 2N4 ^-JL FM-MONTREAL : HCKJAGGER ' H Ç B O S P» JUST ANOTHER NIGHT MICK JAGGER J SHE’S THE BOSS Excitant (et plein d’imagination!).Le premier album solo de l’incomparable NICK iremier 45 tours tiré de THER (Ne manquez pas 1< vidéo-musiqi CBS THE MUSIC PEOPLE Mick Jaggei Disponible sur chrome THE BOSS compact dise et cassette Ijlj TREAL 11R11 II III III ¦ ¦ Il I ¦¦¦¦¦¦ ¦¦¦ ¦ ¦¦¦¦ ¦ ¦ ¦¦¦¦ III I I I I ¦ ¦¦¦¦¦ 0 KEEFF.BRASSERIE DEPUIS 1840 LABORATOIRE MO ?spécialités: noir et blanc ?grand format _ ?montage, laminage ?service rapide 848 MARIE-ANNE EST MONTREAL H2J 2A9 5 2 3 - 2 6 8 7 , lA MÜs,aüE! ,Cl ,est un défi Mettez Sor^ v°° n°* pour cf P^^ue rs»s3-"iï“‘“ 1»» , «.-yssSj-ssr, musi
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