Québec rock, 1 octobre 1985, Octobre
La/voix de l’autre Amérique Mode Platinum Bien Exclusif tes mille vis« r* Robert Bc sonoi Ma^bu ingway Imbert GEORGES MARCIANO DISPONIBLE CHEZ: ÉTIENNE, NÉON, HOLT RENFREW, LA BAIE, EATON, PANTORAMA, SIMONS, PENTAGONE, INTERSEXION, QUÉBEC MODE, >3 a : 555 ouest, rueChabanel, suite 1516 Montréal, Québec H2N2H7 Tél.: (514)383-0680 THRFIE EFITERPRISES HIC aïïJt NO.98 1985 OCTOBRE GRAFFITI * Styles: Cendra Martel, Patricia Woods.Événements: La Noce, Human Sex, Fiction terroriste, Meurtres, mystères et mondanités, Picasso, Job de fou, Comète de Halley, Festival du Nouveau Cinéma, Percussion Montréal, Rapido.Les temps modernes: Pocketvision, Aide-mémoire, Le choix de Jeannot Lapin, Spécial du Chef, Un petit gros.Pulsions: Playlist et 12 pouces, palmarès vidéo, le rock en français.Interview: Dead Or Alive, Midnight Oil, Malopoets, Orchestral Manoeuvres in the Dark.Franco Rock: Lucien Francoeur, Michel Jonasz, Le Show, Richard Séguin, Rita Mitsouko.MUSIQUE 22 Dossier bandes sonores.Le triomphe de la musique au box-office.40 Springsteen.Le succès du patriotisme sauce rock: tout dépend de quelle main on tient le drapeau.75 The Church.La croisade d’herbivores australiens contre les carnassiers du showbiz.ENTREVUE 34 Robert Bourassa, tel qu’en lui-même: de Boubou à Superboubou.Bruce Springsteen REPORTAGE 62 Hell’s Angels.Au pays des motards de l’Apocalypse, la violence rapporte et la liberté s’achète.DOSSIER 26 Aphrodisiaques.En semant les herbes de l’amour, récolte-t-on les fruits de la passion?86 Vidéo News 50 Platinum Blonde.Les princes charmants de ces demoiselles se 97 Mythes: Gene Vincent laissent admirer dans leurs plus beaux atours.98 Jet Set: Freddie Mercury Platinum Blonde Orchestral Manoeuvres in the Dark Aphrodisiaque RUBRIQUES 66 Tendance actuelle: le C.E.S.76 Disques 82 Quatrième vague 85 Vidéo Films MODE Éditeur: Guy Perron Éditeur délégué et directrice de la publication: Marleen Beaulieu Rédacteur en chef: Patrick Emiroglu.Comité de rédaction: Marleen Beaulieu, Patrick Emiroglu, Guy Perron, Pierre Tremblay.Secrétaire de rédaction: Frédéric Tomesco.Conception graphique: Pierre Durocher, Suzanne Fortin.Recherche: Marie-Christine Abel, Christian Belleau, Alain Denis, Sylvain-Claude Filion, Marie-Catherine Giguère, Olivier Gravel, Genny Harvey, Francis Juneau, Mike Mannix, Laurent Saulnier, Harry Wakefield.Cinéma: Marie-Christine Abel.Disques: Christian Belleau, Marie-Catherine Giguère, Gérard Lambert, Laurent Saulnier, Frédéric Tomesco.Photographie: Alpha Diffusion, Harold Beaulieu, Stéphane Fournier, Ponopresse, Monique Richard.Publicité, ventes: Montréal, Médiavation, 1260 MacKay, (514) 935-8855; Toronto, David Hazan, (416) 535-7057.Production: typographie et montage: Photocomposition Tréma Inc.; Quadrichromie: Stanmont, Option Couleur.Impression: Litho-Prestige.Pelliculage: Option Couleur.Service des abonnements: B.P.247, Dépôt «N», Montréal, Québec, H2X 9Z9.Tarif d’abonnement annuel: 28$, États-Unis 34$, Europe 40$.Groupe Québec Rock, siège social: 3510 St-Laurent, suite 404, Montréal, Québec H2X 2V2, (514) 844-8491.Président et directeur général: Guy Perron Directeur de la promotion: Pierre Tremblay.Contrôleur: JacyntheGadoury.Secrétariat: Sylvie Bellavance.Bureau de Toronto: 288 Borden, C.P.576, Station P, Toronto, Ontario M5S 2T1, (416) 535-6688.Bureau de Paris: 93, boul.des Batignolles, 75017 Paris, 522-4673.Responsable: Philippe Gombert.Québec Rock est publié 12 fois par année par Québec Rock Inc.Tous droits réservés.Le contenu du magazine ne peut être utilisé sans l'autorisation écrite de l’Éditeur.L’Éditeur ne se tient pas responsable de la perte des manuscrits, photos ou illustrations.Dépôt légal: Bibliothèque nationale du Québec.Bibliothèque nationale du Canada, ISSN 02267187.Courrier 2e classe, enregistrement no 5047.Port de retour garanti. B ED 0 Elle: Veste 9.98$ T-shirt 8.98$ Slip 100% coton 1.99$ Lui: Pull 100% laine 34.98$ Caleçon long 24.98$ Shorts 7.98$ UNE QUALITE DE VIE QUI SE REFLETE DANS LES VETEMENTS QUE VOUS PORTEZ 4228 ST.DENIS, 288-5692 1161 ST.JEAN, QUEBEC, (418) 694-9968 1071 DÉCARIE (NORGATE SHOPPING CENTRE), 744-0511 7205 TASCHEREAU BLVD., 676-4048 5940 CÔTE DES NEIGES, 341-3285 4903 ST.LAURENT.284-0494 5949 BELANGER, 253-2580 POINTE CLAIRE SHOPPING CENTRE, 695-7902 3686 DE LA CONCORDE BLVD, LAVAL 661-4086 PHOTOS: MICHEL PEREZ GRAPHISME: SUSAN RIVARD CONCEPT: P.N. Par Patrick Emiroglur Sylvain-Claude Fil ion, Marie-Catherine Giguère, Olivier Gravel, Laurent Saulnier, Frédéric Tomesco, Pierre Tremblay, Susie Turcotte.«2 iplômée du Bauder Fashion Institute de Miami, où elle remporte en 1980 huit premiers prix, la jeune designer de mode Cendra Martel fait aujourd’hui fureur dans la région du Saguenay-Lac Saint-Jean.Pour sa huitième collection automne-hiver ’85, fushia et noir dominent.Le style est chic et décontracté, les silhouettes allongées.Carrure des épaules et étroitesse des hanches, voilà déjà la marque de commerce de la Maison Cendra Martel, haute couture et prêt-à-porter.Photos: Michel Gauthier.Coiffure: Raymonde pour Rhenndo International Coiffure.Maquillage: Yves Bouchard.Coordination: Renée Martel pour Studio Mode Carrea Inc.Accessoires: Corinne, Le Château.Chaussures: Pegabo.,,i i11 riginaire d’Orangeville et possédant une formation en anthropologie, Patricia Woods propose un look explosif, aux couleurs et aux motifs baroques.À la croisée de l’oriental et du paisley, les agencements sont complexes et les tailles fines.La collection Patricia Woods est en vente chez Soupir, 5970 ave.du Parc, Mtl.(279-7831).Photos: Linda Hammond.Mannequin: Sonia Laniel.Coiffure et maquillage: Bob Leblanc.Coordination: Robyne Sahel.J* C^v 5 pOCKETi/i$ii)N ti m Z S’ a" startJ a9«- 0»„'?,e«®s le T ,^s la hZ au'o.'’'«o ?ac t:'v>^u°sü aa ru':-%°eo‘ ^ brdnt non?» POsséc#e tin le .de« 6a/fllun Peu o/,;'0rs^e/ anf',,e tf'on par Olivier Grave lyzzvz P"«s i>oTraeuxPluZlZZ,eb'a et u",ennas / par/eur/n?Une ant-n9 and* ont ^ ecran ! 15° S et» et» **ter»edesn t v./ I » c« un» « 1 S.ne entré / °us avez promis à votre soeur w*» I aPPeler, mais vous av^o.ïf / son numéro et vous n avez^as laZZT^ Tuk'uvaktuk.Que vous, ie n’ai qu’à prendr^0^"1® me d‘tes- Poche qui lui! se souvienUh^bn'60*6™*6 Ce genre d’annara i • 1 du don nu,néro.8 1 PPare"’ généralement de la ^ / «r — - ^SPÉCIAL DU CHEF petlZeomtr^ï-'8-'r-des.de numéros et les enmn Us,eurs dizaines beaucoup plus ranirio poser P°ur vous, qu à vous souvenir du nn6?!* .Vous n avez appeler; très pratioue r.« 01 de 3 personr,e à de la charmante personne 00°^16 numéro de taira la co„na?ssance TeTàT ^ selon les fonctinne Les pr,x var«ent bricant.r0nct,ons ,nc,“ses et selon le fa- / près avoir appelé la charmante personne dont vous av.ez note le / numéro et l’avoir invitee a dmer //-' vous devez maintenant taire / ; preuve de vos talents de cordon bleu.Mais voilà due vo^re sauce instan^ f’ouettée^oum’e’au beurre.Entre en scène votre soeur de Tuktuyaktuk et son Multi-votre soeur u appareil remplace oractic de Braun.TJ JEN .USA mHi Tim CahiU DeP^s/esdeu)^^^ _________ RÉALISTE Aune époque où la musique pop, de par ses textes surréalistes, sert d’échappatoire à ceux qui la consomment, les chansons du Boss visent au contraire à ramener ses auditeurs sur terre.Mêlant optimisme et désespoir, mais en favorisant toujours le premier, Bruce Springsteen cherche à refléter simplement les difficultés que pose la vie de tous les jours.Bien sûr, les décors varient peu: l’autoroute, les chantiers de construction, le ghetto, la maison familiale, etc.Mais après tout, ce sont là les endroits que Springsteen connaît mieux.Il avoue d’ailleurs tenir de son père, chez qui l’automobile est presque une façon de vivre, sa fascination pour l’autoroute.Il ne faut donc pas se surprendre que des thèmes connexes comme le déracinement et l’éloignement comptent eux aussi au nombre de ses favoris.«La plupart de mes pièces, déclarait-il en 1975, parlent de survie, de comment réussir à tenir jusqu’au lendemain.Je vis au jour le jour.Je n’ai pas d’attentes énormes face aux projets dans lesquels je m’implique, ce qui m’évite les grosses désillusions.» Dix ans plus tard, Springsteen a toujours la même attitude, quoi qu’il arrive.À preuve, sa deuxième tournée nord-américaine en moins d’un an, amorçée à Washington le 5 août.À l’origine, le Boss pensait ne plus donner de spectacles pendant un certain temps, une fois sa série européenne de concerts en plein air terminée.Cependant, le succès monstre de celle-ci, combiné à une popularité sans cesse croissante aux États-Unis (Born In The USA y est encore dans le Top Five des albums) l’ont convaincu de revenir sur sa décision.«Le premier jour où j’ai réussi à me regarder dans un miroir sans baisser les yeux, c’était le jour où j’ai eu une guitare dans les mains.Pour moi, la musigue n’a jamais été un passe-temps; elle a toujours été une raison de vivre.» Springsteen a donc profité de la fin de l’été pour s’attaquer aux stades nord-américains.Ce que le public perd en intimité — à supposer qu’une aréna de 20 000 places puisse être qualifiée «d’intime» —, il le gagne en spectaculaire: chaque show est un événement, si l’on se fie à ce qui s’est produit en Europe cet été.Malgré un contact restreint par l’immensité de la foule, Springsteen se fait pardonner en consacrant toutes ses énergies à ceux qui se sont déplacés pour le voir.Ses opinions s’expriment souvent par des gestes concrets qui déjouent les patterns habituels des rock stars.Pas de commerciaux pour lui: Springsteen ne risque pas la permanente incendiaire ou l’overdose de Pepsi.Récemment, il refusait les millions que Lee laccoca lui offrait pour vanter les mérites de la compagnie Chrysler.Alors que Bob Dylan et bien d’autres ont accueilli la fortune sans sourciller, malgré leurs dénonciations des gros riches, Springsteen fait discrètement des dons à divers organismes écologistes, syndicaux, ou d’aide aux pauvres et aux chômeurs, tout en incitant les spectateurs à l’imiter.Ce dernier message passe toutefois largement inaperçu, mais ne freine pas du tout la passion des foules pour le Patron.Au total, après le dernier concert de cette tournée, le E Street Band et son leader auront passé plus de seize mois sur la route, presque sans interruption.Pour Bruce Springsteen, qui vient juste de se marier, voilà de quoi justifier une lune de miel bien méritée.Il pourra enfin se dire, lui aussi: it’s morning in America.¦ 45 Rik Emmett utilise un clavierl /vJ‘» ?¦H V.illlli Pourquoi?«Je ne suis pas un claviériste ou un sorcier de.l'électronique.Mais, en tant que guitariste et compositeur, je pense que mon Yamaha Portatone PS6100 est l'instrument idéal pour la création et la pratique.Il comprend des caractéristiques qui peuvent compléter ma technique de clavier, une boîte à rythmes programmable incorporée et le fameux son numérique Yamaha FM.Et en plus, il est portatif.J'ai écris le matériel du nouvehalbum de Triumph.à l'aide du PS6100et tout cela m'a semblé plus facile.Merci encore, Yamaha.» # YAMAHA DEPUIS 1887 au fait de la musique Yamaha, 9563 Côte-de-liesse, Dorval H9P 1A3 (514) 636-5121 Pourquoi ces jeunes sourient-ils même s’ils ont des boutons?m Julie : «Je me dirige en éducation spécialisée pour travailler avec les enfants handicapés.» Denis : «Je travaille pour obtenir mon brevet de pilote de planeur.» Louise : «En tant que présidente de l’association étudiante, je veux faire un excellent travail.» 8 W Patrick : «Je me prépare à jouer au hockey professionnellement.» Ils sourient parce que l'avenir leur sourit Ils vont apprendre, s’épanouir, réussir.Bien sûr, leurs problèmes de peau sont ennuyeux.Mais ils ont confiance en leurs lendemains.Ils n’ont pas à se soucier de leurs problèmes cutanés parce que la crème Clearasil les aide à poursuivre leur petit bonhomme de chemin.La crème Clearasil s’avère efficace Sonia : «J’ai l’intention d’entrer en sciences pures pour devenir médecin.» depuis des générations et agit de trois façons pour aider à enrayer les boutons d’acné.Elle pénètre les boutons, combat les bactéries pour empêcher les boutons de se propager et enfin, aide à les guérir et à les dessécher rapidement.La crème Clearasil est la solution médicamenteuse contre l’acné la plus populaire qui soit.Pierre : «Après ma graduation, je vais jouer au tennis, puis faire mon droit.» Elle vous aidera à poursuivre sans souci vos rêves d'avenir.^.® ;; m L’avenir est clair. Loisir, Chasse et Pêche y DÉCLIC Jeunes Volontaires Avec Jeunes Volontaires, ce sont tes idées qui comptent, es goûts, tes projets, tes aspirations, ixe-toi un but.et compte! \Pour information, \adresse-toi au Ventre Travail-Québec.Québec POUR L'AMOUR DE ^ MUSIQUE Il y a une énorme différence entre "musique” et “hi-fi”.Malheureusement la plupart du temps, plus vous dépensez d’argent pour améliorer votre chaîne plus celle-ci devient “hi-fi” et de moins en moins musicale.Heureusement, il existe une alternative; une chaîne LINN/NAIM où chaque dollar supplémentaire résulte en une amélioration.musicale.Mbis attention, ceci ne veut pas dire qu’une chaîne musicale doit coûter une fortune.Bien que le système ci-dessus, le “SIX PACK”, se vende au détail environ 20,000$, vous pouvez avoir une chaîne LINN/NAIM pour moins de 2,000$ et pour moins de 1,000$ il vous est possible aussi de transformer votre “hi-fi" en musique.Que vous choisissiez d’améliorer votre chaîne actuelle ou que vous soyez intéressé par un chaîne complète, votre revendeur LINN/NAIM saura vous aider à mieux comprendre la hiérarchie d’un système et s’assurera que chacun de vos dollars vous apporte plus de musique que de “hi-fi”.Si vous désirez plus d’informations sur les produits LINN/NAIM ou le nom et l’adresse des distributeurs autorisés de votre région, écrivez à: ALDBURN ELECTRONICS LTD.,127 PORTLAND ST,TORONTO M5V 2N4 DISTRIBUTEUR AU CANADA Concept: Marleen Beaulieu et Guy Perron Photographe: Dimo Safari; Directeur artistique: Hugh Syme; Assis tant à la production: Marcus Pearson; Coiffure: Tamyio; Maquillage: Rose-Marie; Bijoux Platinum Blonde: Visions International/David En gel.Voir adresses page 70- 50 A peine éclos du moule des stars préfabriquées, la guitare mouillée, ils ont quitté le ciel de la déesse Mode, sont descendus sur terre dans un grand ballon bleu offert pour l’occasion par les brasseurs de la bière du même ton.Savamment dépeignés, teints comme des anges blonds, c'est pour le prix d’un seul que ces princes charmants s’offrent en quatre exemplaires aux griffes des groupies, douces tigresses aux cris aigus qui voudraient succomber, avec leurs chevaliers, aux tourments de la chair.Chaussures: Nike Pantalons: Santana Voiture: Buick Special 58 (gracieuseté du Olde Yorke Auto Centre) Les adolescentes en sont toiles, les garçons veulent leur ressembler.Et bien, les filles pourront les approcher si elles sont belles et assez grandes pour leur plaire, ils sont encore accessibles, ils ne sont pas blasés, et les garçons s'habilleront facilement comme eux puisqu'une ligne de mode Platinum Blonde sera lancée sous peu.La série de bijoux existe déjà, à l'image du groupe, plaquée quatorze carats.Les chaussures de Kenny sont fournies par la Boutique Quin-to.Kenny et Mark sont habillés par Bancaldi Shops Ltée; quant à Chris et Sergio, ils sont habillés parWescott (Softwear Memo). Sur l’autel de l'auto chromée.symbole des belles années de Wfèè- l'Amérique, la jeune vierge attend sereinement le sacrifi- qe qui lui vaudra peut-être attention de ses dieux.Ceux-ci regardent ailleurs, de parla camera, les millions de fillettes qui tomberont à leurs pieds et ne se relèveront, ha- gardes et sub|ugueest que pour aller très vite dépenser I argent de leurs parents en achetant le disque de leur tiances platines Ce disque n’aura pris que trois semainesja faire, après dix lours passés à trouver des acolytes a Mark Holmes (au- cune parente avec Sherlock).grace aux annonces classées ERONï Mannequin: Terri Preece Robe gracieuseté de Barbara voici celui qui règne sur ce groupe doré.Il écrit les chansons, les chante aux jeunes filles comme si chacune d’elles habitait sa pensée.Et cha cuneasachance, puisqu’il adore être adoré.Il conserve précieusement tout ce qui lui est lancé sur scène.Messages, mouchoirs, rubans, enri chissent sa collection.Il prévoit ses vieux jours, carie temps perfide dessouffle les ballons.Photo prise à la Cie.Vintage Radio & Gramophone Ltée., Toronto Wallmag, Casablanca Clo- Pantalons-çt Vestons: Roger âfcfaafris of Convertibles Voiturfr\Ch»(rolet '57f(gra- T.'pr;- -J- f | |b,ieuseté de KatnmsKi Motors rnc I ' .*** «*¦ mwmk; lulmhMi .- r, r*,Y:r:- CHEVROLET ^ / 7 fflfllj Sergio Galli et Chris Steffler furent les heureux élus, et le vrai musicien', puisqu il en fallait un, ne vint s ajouter qu’il y a quelques mois en la personne du bassiste Kenny MacLean.On a pensé à tout, disques, vetements, bijoux, spectacles où les idoles se laisseront toucher, et s’il y a des problèmes ils viendront de l’intérieur du groupe, car le succe|du chanteur pourrait faire des jaloux.Pas tout de suite rassurez-vous» la mois son de dollars et de billets doux jouit d une longue sai Chaussures de Kenny et de !§§&:.• MONTREAL ¦ il 111 1 in mi I 1111 ¦¦¦¦¦¦a ¦¦¦¦ai a a a ¦ / ¦ x ''M ‘Qr’?-*nn^)! >i .«p Sr?F’ * • ' * ' ,:J;^ 1:.¦'“•'•¦ ft™ ‘4>-k - /'*>r ; :> %.fc- ¦ ; ¦ '*i ¦"-'V :;" ï ¦ y'ï'rr:;c-V'"'.» ,, ^¦¦1 i|S "W*' A;:; „ - : Depuis des mois, I opinion québécoise vit au rythme des rebondissements de l’affaire des Hell’s Angels, du massacre de la bande de Laval par les frères d armes de Sorel.Mais pendant que la justice tente de rassembler les éléments d’un puzzle où l’argent, la violence et la drogue n’ont jamais été aussi spectaculairement reliés, l’auréole de mystère qui entoure les Hell’s Angels persiste à fasciner le grand public.Pourquoi?Est-ce à cause de leur image de cowboys motorisés, d’anarchistes nomades qu’aucune forme d’autorité n’est encore parvenue à dominer, ou est-ce la fascination morbide pour la violence débridée qu ’exerce une bande de durs sans foi ni loi?C ’est pour répondre à cette question que nous avons choisi d’aller plus loin au pays des Hell’s.?amérique, terre de violence où la liberté s’achète à coups de semonce et se mesure à coups de défonce.Déçus par l’inaccessibilité du rêve américain, fauchés et harcelés, ils n’ont rien à gagner.et surtout rien à perdre.1950 ou 1965, The Hell’s Angels Motorcycle Club se rebelle contre tout ce que la société a à leur offrir.En 1985, voilà le résultat.Il y a des guerres qui ne se terminent jamais.Alors que tous les espoirs sont permis en mai 1945, l’Amérique se départage subtilement en deux clans: d’un côté, les enfants chéris du pouvoir, les guerriers rassasiés.De l’autre, les perdants et les marginaux dont plusieurs exmilitaires, qui ne se reconnaissent plus au pays du président-par-défaut Harry Truman.Pour eux, le rêve d’après-guerre est une fausseté en proie à l’évidence.Ils décrochent.En Californie, les «gens heureux» se balladent en bagnoles, symboles de réussite institutionalisés.Les futurs beatniks, eux, s’unissent sous la bannière de la liberté, en marge du cadre bien étroit fixé au mur de l’immuabilité.Ils ont pour précepte: «Lâchez tout! Partez sur les routes!» Et contrairement à papa et maman, ils s’achètent une moto.s’unissent et roulent tous les week-ends, histoire d’oublier leur putain de vie, leur boulot merdique.PAR ALAIN DENIS En 1947, Jack Kerouac, poète-miroir de toute une génération, parrain de l’errance irresponsable, a 25 ans lorsque la ville d’Hollister, CA., subit l’assaut des Booze Fighters, les précurseurs légitimes des Hell’s Angels.Ils sont parmi les 3 000 loubars sur la place publique à foutre la pagaille.Ils enfournent le whisky, la bière et le rouge; ils dérapent à plein gaz; ils font la casse; ils terrorisent.Le journaliste Frank Rooney, du magazine Harper’s, rapporte l’événement sous le titre The Cyclists’ Raid.Six ans plus tard, le cinéaste hongrois Laslo Benedek s’en inspire et tourne The Wild One (L'équipée sauvage), un film qu’il dédie à l’Amérique, «un pays où la violence a toujours eu du prestige.» Au-delà de son aspect sociologique, The Wild One propose un nouveau code aux jeunes rebelles, celui du rocker sanctifié, qu’ils adoptent instantanément.Personnifié par Marion Brando, il aura des fils spirituels: James Dean, Peter Fonda, Dennis Hopper.Preetam Bobo, Ralph «Sonny» Barger et Frank.Selon la légende, les Booze Fighters se sabordent à la fin des années quarante, usés par l’alcool, les bagarres, les virées.Ils succombent à leur besoin insatiable de liberté.Craints qu’ils étaient, ils seront remplacés par une race de survivants irréductibles; The Hell’s Angels Motorcycle Club assure la relève en 1950 l et fonde un premier chapitre à Fontana, non loin de San Bernardino, en Californie.Les Hell’s Angels, un nom qui commande le respect.Pourtant, en 1985, personne associé de près ou de loin aux «motocyclards» n’a de certitude quant aux origines de leur appellation.Certains prétendent qu’elle a été empruntée à un bataillon d’aviateurs américains, adeptes de la moto, stationné en banlieue de Los Angeles durant la première guerre mondiale.D’autres, par ailleurs, affirment qu’elle est tirée du film Hell’s Angels, un des premiers du cinéma parlant, réalisé en 1927 par le milliardaire paranoïaque Howard Hugues au coût de quatre millions de dollars et mettant en vedette la starlette Jean Harlow, suc-cesseure de Garbo à Hollywood.Hell’s Angels qui connut un vif succès au box office, décrivait la rivalité entre deux frères, aviateurs britanniques épris de la même femme, au cours de la première guerre mondiale.En 1954, par besoin d’expansion, les Anges s’organisent et annexent the Market Street Commandos, un gang de San Francisco, dont le leader, Preetam Bobo, devient rapidement un des membres les plus influents du groupe, aux côtés de Frank, le président des Hell’s de 1955 à ?«Ain’t nobody gonna kick my motorcycle.» -Ralph «Sonny» Barger, à KSAN-FM, suite aux événements d'Alta mont 1962.Perçu comme le George Washington du mouvement, Frank a la distinction de ne jamais s’être battu, ni même d’avoir été arrêté, malgré la violence absolue du chapitre de Frisco.Preetam Bobo, lui, ex-boxeur émérite, solide pico-leur, est l’antithèse parfaite.Ensemble, ils contribuent à la réputation naissante des Hell’s.L’emblème, que les membres du clan appellent également «les couleurs», a dorénavant force de loi.Pour 7,50$, il confère un pouvoir quasi-absolu à ceux qui l’endossent.Encore faut-il être en mesure de l’obtenir.et de le porter.Aussi, dès 1957, pressés par les flics de la Californie, les Hell’s affichent leurs couleurs non plus sur leurs blousons de cuir, mais sur une veste en denim sans manche plus facilement dissimulée en situation de stress.N’est pas Hell’s Angel qui veut.À l’époque comme aujourd’hui, quatre critères de base prévalent.Le futur Hell’s doit être mâle, un vrai; de race blanche, ?&§ > ^ un excès de coZnrenSemble du d‘ Burning House of Love T ™mmerc‘ Around my Heart sont dest/Z ?00dne£ mais font cependant de X un T "es frès f a / insoluble problème Z , 9roupe c°nfn £T du grand pubiioTXnCrSr0“*yshow EM! Amenca FL °ODS Pa^s c,mtt«°u*rtHo* Empruntant sa fa^ ssa?=as?s soin.V Saitna9er,ilrisque'e°*teau Es-.ve " a^o/r 6e- f.t; KftT RODEO propaganda .ç£0RET W/SH ZTT/lsland/MCA ISt-lMS fâs FranWes et Art of No/se et sa guinea » e| son ,eut philosophie fast-food A""^ «g ^ ^ oabaPtetco/d.Wave "oatn^naou 9( ses ;s,:rf»ï.rs=» moins nono que France.En fait, Propaganda ^^^m^peu^mpor- secoue.On la cfanse ou on comme /es fe.La réalisation de A Secr^ jmpeccablei So- autres réalisations de ZTT^ Pjon de gens tide.On note aussi la p P Syivian (ex- comme steve ,j^Qgt inévitable, celui-là!).Japan), Trevor Homjl esun ^ ^ ^ t L’atmosphere du seJ°9^les films de la sene celle d’un film no , corn propaganda a Su me- Dr Mabuse de Fritz La & P A//eniands au 1er cette obscurité prop e aux savoir-faire pop des Anglais."Ni GO GO CRANKIN’ G?GO CRANk7n IN fsland ISL-1034 'es QuettoZfirsTatndaZ aui°urd’hui dans désir secret que ils hZl 86 traduitParun brLJit de leurs beat bnyb kS cachent sous le ode en noir!LZ^ Washington D.C Leur cri h6^' Se situe à Go Go." ur cn de ralliement est le sert avant tout ZbZbZacZ1'0^6'16' Elle f as' ^mb^s!lhcZsaà!tTcheTSS'0nS,COn' sensations fortes Ses ml Z de'ustica et de sont Trouble Mass Extension et Redl f E u- Slim, ?U“n simple exutoire aux nnZthe Box- Plus le Go Go est aussi un code , °nS agressives, a ses lois, sa politique efsa orZ^ ^ Vie qui discours se veut un coZrf °Pœ police- Son Prêche ie p/us souvent ntaire s°oial qui C.B.BEAT RODEO STAYING OUT LATE with beat RODEO 1RS IRS-39027 Pourquoi pas?Une imaginez-vous a ^u.reXcitation gene- belle vague se prepay da$ ^ ne se rale.\/ouS p,ong® re,eVez abasourdi et heu-brise.Vous vous elev , g bu//es ja^s.reux, en contemplant le P Beat Rode0 santde/’écumaBoaD/ bctementne vu hpasser^Seulement des bulles, aussi bien dire HH maieurs^Zrrestégenthvent^éla Si’ fiS CR/IIUKIIU' très Rtcfiard B'^> d0n\F,Ct0sAc!iv“â»a« leur apporter on cer-SS„ aidit aux /eux des p^ns.es^ es( un Wre Staying Out Late V^ te trop prétentieux pour trop long etsoî!'Tl, DeW groupe de rock'n;™» r"ibparco„aans^mces, I ,er.naissonZl8 elournis- "Dou'rmsisçane B >°s.Undtau^aenco^Z£lZai,s'em°- I -yI »18è.THE MOTELS cS SJ-12378 moelle The Motels.Il est M«mesitegroupesapPf»e Martha Davis.roeuvre d'une saa^re.gUltarlste^hanteuse l'auteure-compositeur y -chemin entre Pat '^Tader.^ec ^J^fs donne une idee Benatar et CyndiLaup 'américain moderne, oariuste du son rock amène a 3isr.;s=,”“-:;: 3"^=iSS£=.i Uleux.Il Y en a dee bonsetja ^ ^ que Shock fait pan® des d'mme?Où est la pas-le précédent.0ufs.tcariq âme, sans plaisir.La sion?Un disque faits j( à (a cha/ne, presen- Zison annuelle< ^sfhansons ne son tation du modèle 85 ^ ^ trop produ, pourtant pas mau oarfois meilleur gou ¦ peut-être.La ™90^ P dison:.onnepeut fafrru^VtnVaPP^^^Ts. Une auto à gagner.Un son à adorer! \V v L'automobile, la plus noble passion de l'homme.quelle belle histoire d'amour de notre siècle! Dès le début.Alpine primait en matière de normes de qualité pour l'application des techniques électroniques au milieu automobile.Aujourd'hui.Alpine vous offre non seulement des systèmes audio complets pour voiture caractérisés par la qualité et les performances sonores, mais encore un radiotéléphone cellulaire avec tous les accessoires, et des systèmes de sécurité pour automobile qui vous permettent de conduire avec plaisir et l'esprit en paix.À présent, Alpine vous offre la même qualité, les mêmes performances, dans le domaine des systèmes sonores pour votre intérieur.il s'agit bien sûr des appareils Luxman, à la qualité et à l'excellence sonore inégalées, qui allient les principes sonores et acoustiques classiques à l'électronique ultra-moderne d'aujourd'hui, pour donner un son hautement élaboré, jadis inaccessible, qui contentera le plus exigeant des puristes.Dans votre intérieur comme dans votre voiture, Alpine/ Luxman vous assure les performances, la commodité, le plaisir auxquels nous vous avons habitué.Au plaisir que vous tirez de votre système stéréo s'ajoute à présent la possibilité de gagner la Lamborghini d'Alpine/Luxman.Votre dépositaire Alpine/Luxman se fera un plaisir de vous expliquer les détails du concours./1LPINE/LUXMAN /ILPINE SYLVAIN-CLAUDE FILION Déferlant de rinfiniment petit vers /Infiniment grand, la quatrième vague risque de noyer quiconque dédaigne l’information et la communication.La recherche de la lumière, la volonté de voir se retrouvent dans des formes diverses.Pendant qu’Édouard Lock perfectionne une expression nouvelle, Moscou rêve de s’éclairer à l’aide de miroirs spatiaux.Et pour tous les enfants qui ont besoin d’écoles pas comme les autres, on compte certainement autant d’adeptes d’une plante quasi-miraculeuse, l’aloès vera.^wùvers fascinant d’Édouanl Lock L’homme arbore l’uniforme existentialiste de Sartre.Oeil limpide et verbe posé.Édouard Lock est comme un volcan qui gronde dans la Mer de la Tranquilité.Du souffle et de l’inspiration.Dès ses débuts dans les milieux underground du cinéma montréalais, Édouard Lock réalise qu’il est «un gars Polaroid»: il veut voir ses résultats tout de suite.Initié à la danse pendant le tournage d’un vi- 82 déo, il manifeste sa passion de l’art en mouvement en fondant en 1981 la troupe LA LA LA HUMAN STEPS.Il y a d’abord le spectacle Lili Marlene à l’Eskabel, puis Orange.En 1983, Lock monte Businessman In the Process Of Becoming An Angel qui ouvre les portes à l’exploration en combinant danse et musique.Une nouvelle théâtralité qu’on peut voir à la défunte salle Rialto.Michel Lemieux fait alors partie du noyau qu’il refuse d’accompagner en tournée mondiale pour faire cavalier seul dans un sentier plus aseptisé.Édouard Lock continue son investigation sauvage et disciplinée.Premier canadien invité à la très huppée Kitchen de New York, Lock a séduit la Hollande, la France et l’Italie en 1985 avec son nouveau spectacle Human Sex.Un critique néerlandais en a dit: «Rien de très sexuel dans ce spectacle, mais en sortant du théâtre, c’est le seul titre qui s’impose.» Lock, qui signe conception, scénographie et chorégraphie du show, veut faire ressentir l’explosion antérieure des danseurs qui se toisent.La musique de Randy Kay s’est assouplie, mais oblige les mouvements chocs.Et Lock refuse d’amplifier artificiellement le potentiel physique.Ce n’est ni avec des machines sophistiquées, ni avec des accessoires bavards qu’il veut toucher le public.Lock prêche plutôt le credo de l’art actif: «Il ne faut pas que tu entres en scène en sachant que tu ne feras pas une erreur.L’art vivant, c’est une série de petits miracles.permettre au spectateur de sortir du show en sachant qu’il peut en espérer d’autres.» Bref, établir un contact d’espoir.Trois danseurs entourent Édouard Lock dans Human Sex.Les vigoureux Marc Béland et Claude Godin, et la blonde électrique Louise Lecavalier, femme à la moustache touffue, à qui l’avant-garde newyorkaise vient de décerner le Bessie Award de la meilleure interprète et danse off-mainstream.Le nouveau show de LA LA LA HUMAN STEPS s’annonce très enlevant.Musique renouvelée, danse complètement éclatée, et vidéo plus importante que jamais.Édouard Lock juxtapose les formes, les mouvements.À l’instar des diverses stimulations de la rue, il veut offrir un tableau riche et impressionniste.«Que le spectateur ne soit pas dirigé clairement dans une direction unique.Il doit ressentir lui aussi le risque, redécouvrir l’étonnement.Si tu arrives à étonner avec le corps humain.c’est réussi.» Et surtout, garder toute la fragilité, la possibilité de rater son coup.Vivre avec le doute de l’échec.Le risque fascinant de l’art vivant.LA LA LA HUMAN STEPS se produit au Schoenberg Theatre de New York du 3 au 13 octobre, et revient au Spectrum de Montréal du 16 au 19 octobre.Une expérience pour tous.Le nriwir spatial Fini les lampadaires, les lampes solaires et tout le bataclan qui nous éclaire à l’électricité.Les savants soviétiques travaillent présentement sur un programme destiné à envoyer dans l’espace des réflecteurs qui renverraient le rayonnement solaire sur la Terre.Imaginez les utilisations révolutionnaires: les villes obscures seront éclairées comme en plein jour, les chantiers de construction fonctionneront 24 heures sur 24, les ré- coltes seront stimulées et en croissance constante.On prévoit leur implantation dans dix ans et la Pravda a proclamé que l’ère des miroirs sur orbite est commencée.L’idée n’est pas neuve, en 1929, le savant allemand Herman Obert suggérait déjà d’envoyer des miroirs géants dans l’atmosphère et de les utiliser comme de gros projecteurs.En 1982, la NASA publiait une étude concernant un projet similaire et réalisable, mais on n’y a pas encore donné suite officiellement.L’étude de la NASA envisageait une banque de réflecteurs de 13 kilomètres de large, tournant à 35 000 km de la Terre.Moscou estime réaliser de très importantes économies en énergie électrique tout en amortissant un certain nombre de dépenses.On rêve carrément de prolonger l’éclairage diurne des villes au moyen de ces super-réflecteurs.Télécommandés depuis la terre, ils pourraient également être dirigés sur divers points de l’Empire rouge, au besoin, en cas de catastrophe, par exemple.Il reste à étudier les conséquences écologiques d’un tel appareil et trouver un moyen de construire une structure suffisamment légère, afin d’éviter des dépenses prohibitives.À l’Institut de l’Aviation, à Moscou, on travaille à la réalisation d’un satellite de 200 kg portant un réflecteur de 110 mètres carrés.Malgré une technologie moins élaborée, les Soviétiques seraient en avance sur les Américains à ce chapitre.Moscou éclairé au miroir spatial?Pourquoi pas.L’URSS lance déjà une centaine d’engins spatiaux par année dans l’espace.Si jamais les Américains, via la NASA, s’y mettent également, il faudra augmenter les tarifs d’Hydro-Québec en province.Des écoles alternatives Il y a vingt ans, du primaire au cours classique, il y avait la classe de filles, la classe de garçons, la classe mixte au besoin, et la terrible «classe spéciale» qui stigmatisait les enfants au développement marginal.Aujourd’hui, on se consacre spécialement aux enfants surdoués, aux moins doués, aux décrocheurs, et on va même jusqu’à adapter certains types d’enseignements à ceux qui connaissent un éveil précoce pour certaines aptitudes.On trouve deux genres d’écoles alternatives: Il y a d’abord l’école alternative traditionnelle, celle qui accueille les élèves qui affichent le beson d’établir eux-mêmes leur rythme d’apprentissage.Des cadres moins fermes, une sorte de prolongement aux fameuses expériences d’écoles «décloisonnées».On voit aussi apparaître de plus en plus d’écoles nouvelles, où on met l’accent sur des disciplines particulières.Le phénomène des écoles alternatives est relativement récent et s’inscrit certainement dans la vision globale qu’avait le futurologue Alvin Toffler au sujet des écoles de la troisième vague.On trouve une vingtaine d’écoles alternatives au Québec et de 2 000 à 3 000 étudiants les fréquentent.L’élève compose son propre programme, respecte son rythme, sa confiance et se développe.On en trouve plusieurs sur le territoire de presque toutes les commissions scolaires.L’autre type d’école alternative est particulièrement intéressant.On y assure un enseignement réglementaire, enrichi par une spécialisation dans une discipline ou un champ d’activité donné.En plus de la couverture des matières régulières, on se livre à un éventail de travaux, le plus souvent parascolaires, propres à stimuler l’évolution d’un enfant dans des cadres où il fait déjà preuve d’aptitudes.La plus célèbre de ces écoles nouvelles est reliée à la C.E.P.G.M.(Commission des Écoles Protestantes du Grand Montréal).Il s’agit de F.A.C.E.(Fine Arts Core Educaton) qui opère depuis une dizaine d’années.Les arts y sont plus qu’une décoration en marge du programme d’études.Les élèves y font du théâtre, de la musique, du dessin.À Montréal, on trouve également l’école Le Plateau, axée sur la musique; l’école Pierre-de-Coubertin et l’école Argyle, toutes deux orientées vers le conditionnement physique; l’école Sainte-Gertrude, à la C.E.C.M., pour les arts et enfin, The Royal West Academy, où les microordinateurs tiennent la vedette.L’enseignement se spécialise, c’est sans doute la voie de l’avenir dans une société où beaucoup, encore, ne savent pas vers quoi se diriger.Qui plus est, renseignements des arts, qui domine ces écoles différentes, est précieux.On ne le dit jamais assez.Notre porte de sortie, c’est la créativité.On peut se renseigner à Montréal à la C.E.C.M.(598-6779) ou à la B.E.P.G.M.(483-7243).Pour le reste de la province, il y a l’Association des Écoles Alternatives Le Goéland qui s’occupe surtout de l’apprentissage flexible (514) 445-9670.Les vertus de rAbesiéra Il y a plus de 200 espèces de l’aloès vera, une plante qu’on dit souvent miraculeuse, ne serait-ce qu’à cause de tous les bons traitements qu’elle prodigue.Plante vivace de la famille des lilia-cées, l’aloès vera ressemble plutôt à un cactus feuillu.Mais ses feuilles et sa sève contiennent un mélange incroyablement efficace constitué d’antibiotiques, d’astringents et d’agents coagulants.Ce qui explique que l’aloès vera est souvent appelée «plante des premiers soins.» Elle soigne en un temps record les coups de soleil, les brûlures et les piqûres d’insecte.On utilisera l’aloès vera pour améliorer une peau grasse ou souffrant d’acné, pour tonifier la chevelure, pour favoriser la cicatrisation.Et cette plante-miracle soulagerait même l’arthrite, la dysenterie, les maux de tête et une foule d’autres malaises.L’aloès vera peut également venir au secours de certains «problèmes internes»: quelques cuillerées à table de jus tiré de la pulpe de la plante serviront de tonique général et régleront les digestions laborieuses.Les naturopathes en raffolent, et l’aloès vera est l’une des plantes les plus populaires auprès des adeptes du Californian healthy lifestyle.Une nouvelle venue, l’aloès vera?La Bible mentionne son usage plusieurs siècles avant Jésus-Christ et les Évangiles rapportent que Marie-Madeleine l’aurait utilisée pour oindre le corps du Christ après sa mort.Cléopâtre l’aurait employé assidûment pour conserver sa fraîcheur et sa jeunesse.On n’en finit plus de trouver des vertus thérapeutiques à cette petite plante qui traite déjà un imposant répertoire d’affections.C’est en Californie, naturellement, qu’on trouve The Aloes Vera Research Institute où on étudie en profondeur son effet sur la régénération des tissus.On trouve sur le marché quantité de produits à base de l’aloès vera.Et si vous n’avez qu’une plante à acheter, choisissez l’aloès vera.On la trouve dans toutes les boutiques de fleuristes.Gardez-vous de trop l’arroser, et tenez-la sous une lumière tamisée, jamais sous le soleil.Vous m’en donnerez des nouvelles.! 83 .C'-'V f'.1 ¦iè,.r:> F M * M OflrT REAL Q&m m m M.¦ !mm IS/UVINIZ I INIS I 11A11IU Ul III F»'F '"“P AUX SUM Sf.LFCT CUP .I H SUM ¦ &w TOA AUX SUM sum is.' ' sriBca AUX SUM «a SB' ' ' su , ^ Ü) 0>;, ÔI (>.6 ELtCIMONIC MUSK.MIXER MODEL; 0-4 “ S< ^ tw- ' La technologie de l’ère spatiale a maintenant gagné le musicien sur scène et le pr< it, jusqu’à aujourd’hui, il était difficile de bien les unir.Et voilà qu’arrive le &j^WÊÊÊtKtÊÊÊItiÊlÊÊÊÊÊÊÊÊtÊÊ Hi roi dé out ietA ¦Af -.> 'o-'J vüleo news.Mdeo PAR ALAIN DENIS & LANCELOT L’ÉPICIER ¦ Le syndrome de la paranoïa vidéo cogne dur.Et comment! Vous croyez avoir choisi la bonne affaire, le bon format, le modèle parfait, bref vous pensez être heureux?Détrompez-vous.Le beta est en phase terminale, le VHS a le sida magnétisé et vous n ’en finissez plus de consommer.Pour 1987, soyez chic: offrez-vous un nouveau scope 8mm et rachetez une collection complète de cassettes fraîchement compatibles.En 2001, surprise les cocos, le 8mm est périmé et vous, déprimés.Fini les cassettes, vive le disque optique, cousin du Mylar, proche parent de la disquette informatique.S Le progrès progresse et Reagan incarne le chien de garde nationaliste.La télévision à haute résolution sera américaine, du moins en ce qui a trait au standard de fabrication.parole du vieux rancher de la Californie.Alors que l’Europe réclame 1125 lignes et 50 Hz, l’Amérique complote en coulisses auprès des manufacturiers et exige 1125 lignes et 60 Hz.Entretemps, NHK au Japon joue les putes et propose déjà un convertisseur 50/60 Hz.Le CCI R (Comité Consultatif international de la Radiodiffusion) rendra son verdict d’ici quelques semaines.Toute une magouille à suivre.Art et fric.Le clip se prête à tout.Soi-' rées limos-noeuds papillon au Musée d’Art Moderne de New York.Les bonzes célèbrent le 50e anniversaire du prest-gieux département cinématographique en visionnant des vidéos-musique de Laurie Anderson, Philip Glass, Talking Heads, David Bowie, Cabaret Voltaire, Rita Mit-souko et The Residents.À Londres, les gros bonnets se rencontrent les 16, 17 et 18 octobre pour discuter, signer et vider quelques bouteilles lors du premier International Music Video Festival.Un événement qui, dit-on, fera oublier la catastrophe de Saint-Tropez l’an dernier.Les paris sont ouverts.Au royaume des grands espaces par ailleurs, 57% des abonnés du réseau Much Music disent être influencés dans leurs achats par la programmation quotidienne de clips.* Ruth Westheimer est en rut.pour la gloire.Aux États-Unis, Madame Sexe do- mine la télévision chaque jour avec un auditoire de 25 millions de personnes, la radio dans plus de 60 marchés et l’édition à coup de 100 000 exemplaires.Sa première cassette vidéo allongée a pour titre Terrifie Sex.Pour des performances, des vraies.Disponible quinze jours avant l’Halloween.¦ Le copain Dick Clark ressuscite le rock de ses idoles et empoche les mégadollars.Après trente ans d’American Bandstand derrière la bavette et une vidéothèque gargantuesque qui en témoigne dignement, il nous fait le coup des compilations successives.Dans la série Dick Clark’s Best Of Bandstand, vous revivrez tout d’abord la période 1958-60 avec Buddy Holly, Bill Haley et Chubby Checker.Viendront ensuite: les Beach Boys, Sony & Cher, James Brown, Wham! et P.I.L.Sacré Click Dark! ¦ La bande à Mitterrand passe aux actes.Après la déréglementation de la radio, place à la télé libre.Enfin un réseau de clips au pays de Johnny, Eddie et Sylvie.Diffusion prévue à compter de décembre.Côté pognon, les bailleurs de fonds in-clueraient Europe 1, Publicis, Gaumont, NRJ, le Club Med, Virgin Records et Hachette-Filipacchi.S Sony, parrain de longue date de la K7 musicale courte durée, s’approprie devant les tribunaux nippons l’usage exclusif du trademark Video EP.Pirates de tout acabit, méfiez-vous.¦ Dans la catégorie «Fourchette sur la tempe» (Q.R.no 93, p.105) beaucoup de gens ont beaucoup de choses à dire.En commençant par les légendaires Couch Potatoes, un regroupement américain d’adeptes déments de la télévision et fervents utilisateurs du ver.Réunis en convention pour célébrer la nouvelle grille horaire d’automne, ils en profitaient récemment pour recruter quelques jeunots capables de se taper vingt heures de télé sans interruption.Vous vous sentez prêts, lisez The Couch Potato Guide To Life: Better Living Through Television.Ouais.Vous aussi deviendrez fauteuils-humains.Chez Guinness, les excès, on connaît.Prenez leur nouvelle cassette-vidéo, The Guinness Book.Trente minutes en compagnie d’une trentaine d’intel- Char/es Dutoit Et the OSMs: à quand une apparition à Solid Gold?Laurie Andersdn: A/lo?.ah! Vous voulez leur montrer mes vidéos?Parfait! Wham: S'il-te-plait, Dick, inclues-nous dans ta compilation.Johnny Halliday: ça y est les potes! On l'a, notre M-tivi français! ios en mal de célébrité.Parmi les plus connus: Robert Wadlow, une perche de 8’11”, Henry Lamont, un joyeux septuagénaire, roi incontesté du plongeon suicidaire.¦ Du nouveau du côté du jukebox vidéo aux USA.Chaque mois, un groupe ou un artiste en vedette avec quatre clips.Ce mois-ci, le grand blond et le nabot moustachu: Hall & Oates.Sensas! Guy Simoneau (The Box, Uzeb, Marc Drouin) passe l’Orchestre Symphonique de Montréal au clip.Réalisé en collaboration avec la maison Spectel Vidéo et l’Office National du Film.La Marche au Supplice, un extrait de la Symphonie Fantastique de Berlioz, marquera lors de sa sortie en novembre une première nord-américaine dans le domaine de la musique «sérieuse».Malgré quelques tentatives marginales en effet, jamais auparavant avait-on assisté à un tel mariage entre le nouvel art essentiellement rock et le testament musical des Grands.Business oblige, la vidéo-classique conceptuelle devient réalité.Raid au Spectrum à la fin du mois.32 groupes parmi les plus illuminés de Montréal débarquent avec un clip sous le bras dans le but de remuer la bonne conscience de l’industrie du disque québécois.Si ça marche, ça aura coûté moins de 40 000 $ et nécessité l’implication farouche d’une minorité bien pensante.Des noms: Martin Ouellette, visionnaire fou, Claude Grégoire, André Fortin et Jean-Marc Vallée, réalisateurs braques.Des groupes maintenant: Déjà Voodoo, Terminal Sunglasses, Cashba, -00 et Venus Ur-bano.¦ 87 « Vive la technologie! Quebec Rock embrasse tous les média.Vendredi, 13 septembre 1985, confrontés à la vidéo, l’informatique et l’imprimerie, Lancelot L’Épicier et Alain Denis, nos deux as-reporters vidéo, relèvent un défi de taille: traiter des clips en direct, décortiquer les MTV Music Video Awards; assimiler et digérer l'information sur-le champ, à la seconde près.Mais, tout bien considéré, le traitement vidéo-somnifère de l’émission ne laissait transparaître que deux évènements majeurs au cours de la soirée: l’overdose de croustilles lorsdes publicités et l’humour plutôt noir du maître de cérémonie Eddy Murphy.Revivez l’expérience! T * r-T&V Vêtu de la sorte, David Lee Roth n'a aucune chance de passer inaperçu.Le noyau des Eurythmies au complet: Dave Stewart et Annie Lennox.*]J -*¦ XmüA: Même au bras de sa compagne d'un soir, Billy Idol semble toujours aussi désabusé.Fatigué mais heureux, monsieur Live Aid a été honoré H pour l'ensemble de son oeuvre.nm ! s,*.r'7f r.WÊÊ0 i m if % tiv., •vmjA-A __ Pour faire revivre les plus belles heures du Motown, Tina-la-Panthère pose fièrement avec son Hall et Oates se sont associés à David Ruffin et à trophée.Eddie Kendricks des Temptations.'deofïlms.videofilms.» videofilms.videofilms.videojilm PAR ALAIN DENIS ET LANCELOT L’ÉPICIER ¦ Pénible la rentrée.Heureusement, les branchés de MCA Home Video partagent le cafard académique.Une nouveauté-je-sèche-mes-cours-Max: The Breakfast Club, le deuxième volet d’une trilogie réalisée par John Hughes et incluant les films Sixteen Candies et Weird Science.Attention là, un succès box office de plus de 40 millions de dollars US mettant en vedette la néo-relève hollywoodienne: Molly Ringwald, Ally Sheedy, Emilio Estevez, Judd Nelson et Anthony Michael Hall.The Breakfast Club, un long métrage juvénible par con, vraiment pas pourceau-par-la-serrure du genre Porky.¦ Vous a vez peur des singes ?Génial, un film de loups pour votre VCR vorace.Nous vous en parlions le mois dernier, le voici.Company Of The Wolves, une production Palace Pictures acclamée par la critique britannique pour ses effets spéciaux gonflés conçus par les techniciens de Superman et Raiders.Le compromis parfait entre le art-movie et le b-movie, Company Of The Wolves est fantastique.Dans le genre et dans le traitement.¦ Après Hitchock, John Wayne.le revival Fritz Lang.13 titres chronologiques, dont Metropolis bien entendu; Clash By Night avec Marilyn Monroe en 1952; Rancho Notorious avec Marlene Dietrich la même année; Contempt avec Brigitte Bardot en 1964.Vous allez adorer et votre public aussi lors de votre prochaine tombola vidéo.Il Un coup de fil aux vieux copains du beat generation.Le cinéaste John Antonelli nous réserve pour la fin du mois un docudrama vidéo basé sur la vie du poète américain Jack Kerouac, auteur du classique On The Road et visionnaire influent auprès de feu Jim Morrison.Scènes à surveiller: la visite intello fragmentée de Ke, ouac à l’émission de Steve Allen, version 1959.Bravo les mutants yé-yé.Un triplé sans lendemain.F.Murray Abraham et Torn Hulce dans le chéri choyé des récents Oscars, Amadeus de Milos Forman.Maximilian Schell, Michael York et Jayne Seymour dans la version revue et corrigée de Phantom Of The Opera, tournée pour la télé.et le devin Divine, «dame» de /’underworld, dans /’exécrablement puant Polyester, version vidéo, l’odeur en moins.Aux Etats-Unis, deux propriétaires de scopes sur trois ne savent pas comment program mer les fonctions d’enregistrement de leur appareil.Triste statistique ignoro-hilarante relevée par le journaliste Pulitzer américain Roger Ebert dans son nouveau bouquin intitulé Roger Ebert’s Movie Home Companion.Un must pour approfondir vos connaissances sur la vidéo et pour comparer votre perception de l’art cinématographique avec celle du bien pensant très pesant Roger.Sueurs froides et frissons ardents.Le 31 octobre à 23h55, si vous êtes encore vivants, c’est que vous n’avez probablement pas visionné le festival «tranche-tout» concocté par les magnats de la conspiration vidéo internationale.Une tonne de titres horrifiques pour T Halloween: Friday The 13th, Part V- A New Beginning, Night Of The Living Dead, Hush.Hush, Sweet Charlotte, et quelques classiques poussiéreux des années quarante, notamment I Walked With A Zombie et Isle Of The Dead.Booo! ¦ En avez-vous assez?Bon très bien.Trois nouveautés à rembobiner d’ici la fin du mois: le cowboyesque Pale Rider, le perlinpinpesque Ladyhawke et le gangstérien Prizzi’s Honor. i / - céû i ' ¦ ' ¦ LA TECHNOLOGIE DU STUDIO DANS VOTRE SALON La nouvelle série d'enceintes JBL TLX : un son riche, doux, précis et efficace, le résultat d'années d'expériences en studio d'enregistrement.Grâce à leur puissance dynamique élevée, plus de 90 dB.les TLX sont parmi les rares systèmes capables de rendre pleinement justice au disque compact.Avec leur tweeter à dôme laminé au titanium et leur woofer à membrane de polymère, les enceintes TLX représentent le summum pour ('audiophile averti.¦ff ¦JBL TLX SERIES Distribué par Gould Marketing Inc.6445 Côte de Liesse, Montréal H4T 1E5 (514) 342-4441 Entrevue avec Serge Dupire et Monique Spaziani (debout de dos) dans leur restaurant typiquement québécois uand nous rencontrons Jean Beaudin, le réalisateur du film et de la série télévisée adaptés du bestseller d’Yves Beauchemin Le Matou, il n’a pas dormi depuis 36 heures.«D’une part, vous, vous me soupçonnez d’avoir sacrifié l’aspect photographique du film au profit d’un cadrage télévisuel, s’indignera D’autre part, les gens de Radio-Québec sont déçus supposément parce que la série de télévision est trop conçue comme un long-métrage.Quoi que vous en disiez, il y a certainement une cohérence dans le film puisque c ’est un succès: Le Matou a remporté le prix du public au Festival des Films du Monde et présentement, il brise des records d’assistance dans toutes les salles de cinéma!» Serge Dupire et Jean Carmet avant de tirer le diable pa queue PAR MARIE-CHRISTINE ABEL Québec Rock: Mais peut-être que c’est au nom de Jean Beaudin.Jean Beaudin:.Que les critiques me font des reproches?J’ai toujours fait des films d’ambiance, c’est vrai.Mais en vieillissant (il a 45 ans), j’ai de plus en plus envie de ne pas être conforme avec moi-même.Picasso a tout fait.Et moi je veux faire des films plus rythmés.Q.R.: Pour en revenir au Matou.J.B.: C’est le film le plus fondamentalement politique qui s’est jamais tourné au Québec.En surface, c’est l’histoire d’un gars et d’une fille qui décident de se prendre en main.Mais chaque personnage, chaque lieu a été choisi par Yves Beau-chemin pour être un symbole.Florent (Serge Dupire) travaille au début dans l’industrie de la musique et son patron est un Anglais.Il veut être autonome, diriger des employés, faire de l’argent; il achète donc La Binerie qui est et sera un 90 restaurant typiquement québécois.Son meilleur ami, le cuisinier Picquot (Julien Guiomar), est un Français.Ratablavasky (Jean Carmet), celui qui diaboliquement donne et reprend, représente les autres provinces canadiennes.Quant à monsieur Émile (Guillaume Lemay-Thivierge), il meurt à la fin parce qu’il faut que le Québec meure à son enfance.Q.R.: Bref, un film indép.J.B.: J’aime pas le terme «indépendantiste» parce qu’il est trop idéologique.Je pense que Le Matou est un film sur la liberté, le besoin fondamental d’une autonomie monétaire parce que la vraie liberté commence par le portefeuille.Mais pour ça, Florent admet qu’il doit se salir les mains et les moyens qu’il prend pour venir à bout de Slipskin (Miguel Fernandez) ne peuvent pas être angéliques.Alors il s’arrange pour que le restaurant de Slipskin soit infesté de coquerelles.Q.R.: Qui est le matou du titre: le chat ou Ratablavasky?J.B.: Le titre est un peu confondant, en effet.Je crois que c’est les deux.Mais encore une fois, à un niveau symbolique, c’est aussi le Québécois qui est en train de dépasser le cliché du mouton et du porteur d’eau pour enfin se battre comme un matou.A un moment donné, Ratablavasky dit: «Le combat produit la perfection».Et bien, moi je dis que c’est la phrase la plus importante du film.Parce qu’il faut se battre pour arriver quelque part et qu’une fois là, il faut se battre encore.Parce qu’un orgasme, ça ne dure que trois secondes et que c’est toujours à recommencer.Enfin, parce que même le Christ a mis le monde dehors du temple avec de généreux — et violents — coups de pied! Q.R.: D’accord.Mais est-ce que la sensibilité plutôt granola de Florent et Elise Guillaume Lemay-Thivierge: prendre un verre de bière mon minou (Monique Spaziani) ne jure pas un peu en 1985?J.B.: Les déguiser en punks aurait été tout aussi cliché.Ils sont ce que j’appelle un «middle of the road couple» et ce que je trouve important — d’autant plus que ça contraste avec l’image culturelle à laquelle nous sommes habitués, c’est que Florent est un winner, un gagnant.À cause de ça, il s’impatiente devant Ange-Albert qui est le type de Québécois qui se contente d’une jobine par-ci par-là entre deux chèques de chômage ou de B.S.Q.R.: Après les personnages, parlons des acteurs: Guillaume Lemay-Thivierge est très photogénique et.J.B.: Il est plus que photogénique, c’est un acteur très doué.La première séquence que Jean Carmet a jouée avec lui, c’est celle où monsieur Emile dit à Ratablavasky «J’en veux pas d’ta maudite argent (.) pi celle que j’ai, j’Ia prends pour boére d’Ia bière», ou quelque chose comme ça.Bref, je commence à tourner la séquence, le petit débite sa réplique tout naturellement et voilà que Jean Carmet reste bouche bée, stupéfait par la performance de Guillaume.Quand Carmet retrouve la voix, c’est pour répéter à la ronde «Non mais, vous avez vu le gosse?Vous avez entendu le gosse?» Tous les acteurs qui ont joué avec lui sont tombés des nues.Q.R.: Mais il a tourné dans le film La dame en couleur de Claude Jutras, ensuite Le Matou.Quand est-ce qu’il a le temps d’aller à l’école?J.B.: Il fréquente une école alternative qui, en fait, a été fondée par sa mère.Ça veut dire qu’il est libre d’approfondir la matière scolaire qu’il veut au rythme où il le veut.C’est ainsi qu’à 9 ans, il ne sait pas encore lire.Il a appris son texte en répétant les répliques que quelqu’un lui lisait à haute voix.Et heureusement, il possède une mémoire fabuleuse.Il dit toujours: «D’abord je vais apprendre le cinéma; ensuite je vais apprendre à lire.» Q.R.: Certes, Le Matou est rempli d’acteurs très doués.Sauf qu’on conserve l’impression qu’aucun d’eux ne jouait dans le même film: la mère de monsieur Émile (Johanne Fontayne) interprète de la commedia dell’ arte alors qu’un personnage aussi caricatural que le plongeur gai (Gaston Lepage) réussit à nous émouvoir tant son style de jeu est sensible et cinématographique.Spaziani aussi, malgré qu’Elise soit un rôle ingrat de faire-valoir.Êtes-vous un directeur d’acteurs trop souple?J.B.: Je suis un directeur d’acteurs précis.Mon opinion est qu’effectivement, il y a des différences dans le style de jeu, mais ceci rend justement très bien le ton baroque du film qui est le ton baroque du livre de Beauchemin.Je trouve, moi, que Johanne Fontayne est excellente, Miguel Fernandez (Slipskin) aussi.Serge Dupire a énormément travaillé pour en arriver à un résultat fabuleux.Quant à Monique Spaziani, elle est née pour faire du cinéma.Après une heure d’entrevue, Jean Beaudin n’a pas dormi depuis 37 heures.Et il continue à défendre avec passion ses acteurs, son Matou, ses autres films (J.A.Martin photographe, Cordélia, Mario, etc.) et le cinéma québécois de fiction.«Pendant longtemps, j’ai été le seul à dire publiquement que le cinéma est un medium populaire et que ça ne donne rien de dépenser deux millions pour un film que seulement tes amis iront voir à la cinémathèque.Au Québec, on a voulu avoir un cinéma critique avant même d’avoir un cinéma commercial à critiquer.Heureusement, de plus en plus de jeunes cinéastes sont intéressés par la fiction, maintenant» L’accent québécois difficilement exportable?«Un faux-problème.Pourquoi se soucier du marché français quand le cinéma français n’est même pas rentable en France?Il faut post-synchroniser en anglais.Ingmar Bergman aussi, fait du cinéma pour 6 millions de Suédois qui ont un accent.Ses films sont traduits dans le monde entier.» Q.R.: Un dernier commentaire à ajouter avant que.J.B.: Je n’ai jamais été aussi volubile de toute ma carrière.d’interviewé! ¦ ï»mB°P5 S Paroles et Musique: Christophe Lambert et Catherine Deneuve.Il n ’est pas exagéré de prétendre que Christophe Lambert s’est assis à la plupart des tables de ce bar bon-chic-bon-genre situé dans le même édifice que le quartier général du F FM.Pas parce qu’il cherche la table au trésor.Mais parce que chaque demi-heure sonne le gong pour le début d’une nouvelle interview avec un autre chroniqueur de cinéma.«Donner des entrevues fait partie de mon métier» dit Lambert quand on lui demande s’il n’envie pas Prince de ne rompre le silence qu ’une fois par trois ans.«Et comme le reste de mon métier, je tiens à les faire bien.» Alors, que le jeu de la question et de la réponse commence! Québec Rock: Avez-vous le sentiment d’avoir joué dans un «grand» film jusqu’à maintenant?Christophe Lambert: Je sais pas si j’ai fait un grand film.Disons plutôt que j’ai aimé les films que j’ai faits.J’ai eu la chance avec Greystoke (The Legend Of Tarzan) qu’on me propose un «grand» scénario qui avait un potentiel de grand film.Q.R.: Aviez-vous été un fan de Tarzan dans votre enfance?C.L.: Nnon.Q.R.: Vous attendiez-vous à un jour décrocher un rôle d’homme-singe?C.L.: J’ai été étonné.Ah oui, j’ai regardé Hugh Hudson (le réalisateur) la bouche ouverte.Il m’a dit «t’es pas content?» J’ai dit «oui j’suis content mais j’ai peur».Il m’a dit «c’est pas maintenant qu’il faut avoir peur, c’est quand le film va sortir».Ca m’a pas vraiment rassuré.Puis le film est sorti et depuis, j’ai la chance de pouvoir choisir mes rôles.Q.R.: On peut présentement vous voir au cinéma dans deux rôles que vous avez 92 choisis: dans Subway, vous interprétez Fred auprès d’Isabelle Adjani; puis dans Paroles et Musique, vous êtes Jérémy aux côtés de Catherine Deneuve.Est-ce qu’il ne s’agit pas plus ou moins du même personnage, à savoir l’amoureux qui a le coup de foudre et qui cherche à séduire la femme hésitante, parce que mariée, en étant imprévisible, déroutant, charmant?C.L.: Ah non.Il s’agit de deux histoires d’amour, mais là s’arrête la ressemblance.Fred et Jérémy ont deux attitudes totalement différentes.Fred (Subway) dit «Je vous aime.Et même si vous n’aimez pas, je m’en fous!».Jérémy (Paroles et Musique) dit «Je vous aime.Alors pourquoi, vous m’aimez pas?» Fred est un compromis entre le Petit Prince et Mad Max.Jérémy drague comme on drague dans la vie: il a besoin d’un échange au niveau du quotidien.Q.R.: Il y a deux ans, vous étiez un acteur méconnu.Et aujourd’hui, vous donnez la réplique à deux superstars du cinéma français.Comment se comportent-elles sur un plateau de tournage?C.L.: Deneuve est d’une sincérité totale.Adjani est très professionnelle.Et elle donne pas son amitié facilement.Q.R.: Comptez-vous désormais au nombre de ses amis?C.L.: Oui.Je crois, oui.Q.R.: Avez-vous une opinion sur le cinéma?C.L.: Le cinéma doit être un divertissement.Moi, voir un gars qui se gratte le nombril durant deux heures, ça m’emmerde.Q.R.: Avez-vous une opinion sur la musique?C.L.: J’aime la musique qui ne me casse pas les oreilles: Van Halen, ZZ Top, Prince.Q.R.: Et quel genre de musique vous casse les oreilles?C.L.: Ravi Shankar (cithariste le plus célèbre des Indes qui a fait la musique du film Gandhi), par exemple.Q.R.: Puisque nous parlons de musique, ça ne vous a pas étonné, en lisant le script, que votre personnage de Jérémy (dans Paroles et Musique) chante en anglais?Après tout, c’est le personnage d’un chanteur français, qui chante en France, pour les Français.C.L.: J’ai pas du tout été surpris.C’est l’histoire d’un duo qui veut réussir pas seulement en France et je pense que l’anglais pour les chansons, comme d’ailleurs pour le cinéma, est une langue totalement internationale.La chanson française n’est pas un chanson internationale.Un groupe comme Téléphone ne percera jamais aux USA à moins de chanter en anglais.Y a un Français qui a fait un «tube» colossal dans le monde entier: Patrick Hernandez avec Born To Be Alive.Q.R.: Dans le film, ce n’est ni vous, ni Richard Anconina, qui chantez?C.L.: En effet.On a fait un essai, mais pour que ça passe auprès des spectateurs, il faut avoir une voix de chanteur suffisamment professionnelle.On peut pas tricher par rapport à ça et il valait mieux qu’on soit doublé sur la bande sonore.Q.R.: En terminant, outre l’homme-singe Tarzan, y a-t-il d’autres personnages mythiques que vous rêvez d’interpréter à l’écran?C.L.: Ah, il y en a plusieurs: Jim Morrison, Napoléon et Dieu.Voilà qui trahit un sérieux penchant pour les personnages de type tragique, c’est-à-dire ceux qui tournent mal à l’apogée de leur gloire.Morrison a fait l’erreur de préférer la drogue au rock.Napoléon a commis celle de préférer l’empire à la république.Quant à Dieu, son erreur, c’est nous: il avait promis de nous créer à son image et il n’a réussi qu’à créer une variété de singe évolué.Il faudra que Christophe Lambert justifie définitivement ce crime contre l’humanité si jamais il incarne Dieu au cinéma!® ARIEL Depuis la fenêtre de la suite que le Festival des films du monde lui a réservée dans un hôtel montréalais, Martel Hemingway jouit d’une vue sur le futur musée d’art contemporain présentement en construction sur un terrain si petit qu’on dirait que les gouvernements s’attendent à une bien faible production d’oeuvres nouvelles.À côté, on aperçoit la Place des Arts où la veille, l’actrice américaine est venue nous saluer à l’occasion de la première du film d’Ivan Passer qui la met en vedette avec Peter O’Toole: «J’adore le Canada.» déclare Hemingway en prenant place sur un divan d’où elle peut voir Montréal par la fenêtre."’•¦XL Québec Rock: Vraiment?Beaucoup de vos compatriotes disent ça aussi, et sur le même ton spontané.Mais qu’est-ce que vous, Américains, pouvez-vous bien trouver d’excitant au Canada que vous n’ayiez déjà chez vous?Mariel Hemingway: (en riant) Oh je pense que les Américains aiment d’abord et avant tout l’Amérique et que traverser la frontière canadienne leur donne le sentiment d’avoir au moins fait un «vrai» voyage.Q.R.: De l’excursion touristique, passons au voyage dans le temps: est-ce que la carrière d’actrice faisait partie de vos rêves d’enfance?M.H.: Pas du tout! Je le suis devenue par accident; ma soeur (Margaux) jouait un rôle dans le film Lipstick où il lui fallait une petite soeur et elle a pensé qu’il lui serait plus facile de jouer aux côtés de sa propre petite soeur.Je n’avais que 13 ans à l’époque et si jeune, j’aurais été stupide de prendre une décision qui engage toute ma vie.Ce n’est qu’avec Manhattan (où elle est la petite amie de Woody Allen), en 79, que le choix s’est imposé.Creator est mon 7è film.Q.R.: Et quel âge avez-vous aujourd’hui?M.H.: 23 ans.Q.R.: Dans Creator, vous incarnez le personnage de cette fille vagabonde de 19 ans, Meli, qui en guise de paiement pour un test de grossesse, offre au Dr.Wolper (Peter O’Toole) l’ovule lui permettant de biologiquement faire naître sa femme (Karen Kopins), morte il y a 30 ans, une deuxième fois.Quel est l’aspect de Meli qui vous a incitée à accepter le rôle dans cette fantaisie scientifique?M.H.: Absolument tous les traits de caractère de Meli me paraissaient merveilleux: elle est libre dans son corps et dans sa tête, elle a une âme saine, elle est sûre de ce en quoi elle croit et de ce qu’elle veut.Q.R.: En effet, elle est tellement sûre de ce qu’elle veut qu’elle ne réfléchit pas une seconde au fait que le Dr.Wolper a au moins 30 ans de plus qu’elle quand elle le demande en mariage.M.H.: C’est vrai qu’une pareille différence d’âge est le sujet — et le problème — de beaucoup d’autres films.Mais dans Creator justement, personne ne questionne ça parce que ces personnages sont tellement faits l’un pour l’autre! Ils obéissent à des lois que personne d’autre ne comprend.Meli a 19 ans mais à 30 ans, elle sera la même et Peter O’Toole est tellement loufoque qu’on jurerait parfois qu’il a 12 ans.Q.R.: Le Dr.Wolper, lauréat du prix Nobel, essaie de recréer la vie; il y parvient presque puisqu’il a créé un embryon; et voici que la Meli que vous incarnez le convainc d’abandonner cette ambitieuse expérience.Est-ce que ça ne laisse pas le spectateur sur sa faim — le thème de la création in vitro de la vie ne devenant que le prétexte à une charmante histoire d’amour?M.H.: Creator n’est définitivement pas un film de science-fiction.Mais il véhicule tout de même un message: cela n’a pas de sens de créer la vie à partir de quelque chose qui est déjà mort.Q.R.: Et Meli est justement la porteuse de ce message.Qu’est-ce que Mariel Hemingway en pense personnellement?M.H.: Ma conception est assez proche de celle de Meli à savoir que je trouve dangereux d’aller contre un certain «ordre supérieur».Q.R.: Croyez-vous en Dieu?M.H.: Oui.Mais ce n’est pas quelque chose dont je veux discuter.C’est un Dieu très personnel qui ne peut être défini.Q.R.: Le nom que vous portez entraîne d’inévitables questions sur votre grand-mère Ernest.Est-ce que vous n’avez jamais songé à faire carrière sous un nom d’emprunt?Nicolas Cage (Cotton Club, Birdy) par exemple, s’appelle en réalité Nicolas Coppola; mais son pseudonyme l’empêche d’être constamment associé à son célèbre oncle réalisateur.M.H.: Je suis très fière d’être une Hemingway et jamais, jamais, je ne changerais de nom.C’est sûr qu’il m’a été utile pour débuter ma carrière mais aujourd’hui, je me suis fait un prénom.La pudeur de Nicolas est compréhensible parce que Coppola est un nom associé au cinéma.Tandis que mon grand-père à moi était écrivain.Ca ne me gêne pas du tout de parler de lui.Q.R.: Dans ce cas, accepteriez-vous de confier à nos lecteurs quel est le roman de votre grand-père que vous préférez?M.H.: The Old Man And The Sea (Le vieil homme et la mer).Q.R.: Comment réagissez-vous à toutes les critiques dont l’oeuvre d’Ernest Hemingway est l’objet?Les universitaires disent que ce n’est pas de la littérature, mais du journalisme.Les féministes lui reprochent sa sensibilité macho, d’être le John Wayne des lettres.M.H.: Ca ne me dérange pas du tout: je crois que les controverses autour de quelqu’un sont la preuve qu’il est un grand artiste.À ce stade-ci de sa carrière cependant, il va sans dire que ce n’est pas tant au niveau de la controverse que Mariel Hemingway cherche à perpétuer la tradition familiale, qu’au niveau de la sensibilité artistique.¦ 93 Québec Rock: Quel est votre degré de satisfaction face à Partir Revenir?Claude Lelouch: Il fait partie de mes trois meilleurs films.Q.R.: Quels sont les deux autres que vous considérez personnellement comme vos meilleurs films?C.L.: En fait, je peux difficilement juger mes films parce que je suis trop partie prenante.D’autant plus qu’en vieillissant, je deviens de plus en plus indulgent! Q.R.: Quelle est l’histoire que vous nous racontez cette fois-ci?C.L.: L’un des thèmes importants du film, c’est la réincarnation.Pendant un concert donné à Paris en 1985, l’une des spectatrices âgée aujourd’hui de 60 ans est persuadée que le jeune pianiste en train de jouer du Rachmaninov, est son frère mort durant la deuxième guerre mondiale, puis réincarné.Tout en écoutant la musique, elle plonge dans ses souvenirs pour revivre en détails les moments passés avec son frère durant la guerre.Q.R.: La deuxième guerre mondiale sert décidément souvent de toile de fond dans vos films.Pourquoi?C.L.: Je crois que tout ce qui se passe aujourd’hui dans le monde est le fruit de cette guerre.Et que les gens qui ont connu cette terrible époque, et y ont survécu, sont les plus heureux.Ils sont ceux qui apprécient le plus la vie parce qu’ils en connaissent la valeur.Q.R.: Que reprochez-vous aux autres?C.L.: De vivre au futur.Il n’y a que quatre moments où quelqu’un est obligé de vivre au présent: quand il fait l’amour, quand il mange, quand il est sous l’effet de l’alcool ou des drogues, quand il dort.Le reste du temps, il faut choisir librement de vivre au présent.Q.R.: Mais ces quatre «présents» que vous décrivez, ils passent, c’est-à-dire qu’il est impossible de dormir en permanence.C.L.: Évidemment.Pour que ces quatre plaisirs soient forts, il faut les entrecouper d’autre chose.C’est la raison pour laquelle on a inventé la notion de travail.Le bonheur ne peut exister que s’il est mis en danger par d’éventuels emmerde-ments.Q.R.: Voilà qui nous amène à l’autre thématique de vos films: le couple que les événements empêchent de s’aimer pour toujours.C.L.: Vivre à deux, c’est la chose la plus difficile et en même temps la plus belle.Par exemple, c’est très difficile de dormir avec quelqu’un.Parce que pendant notre sommeil, on se dévoile complètement.Il n’y a d’ailleurs rien de plus indécent que de regarder l’autre dormir.Q.R.: L’écrivain et le cinéaste Marcel Pagnol a déjà dit: «Il n’y a qu’un seul film: l’histoire d’un homme et d’une femme.Quand ils baisent, c’est une comédie.Quand ils baisent pas, c’est une tragé- 14 ; laude Lelouch tient dans ses mains deux pots de compote de pomme qu ’il a reçus en cadeau à la station radiophonique où il est venu parler de son nouveau film, Partir Revenir, sur les ondes.Dans la voiture qui nous ramène sur les lieux du Festival, le réalisateur français continue l’interview débutée avant qu’il ne nous soit enlevé par la presse électronique.Il est naturel qu ’il soit parfaitement à l’aise pour décrire son oeuvre alors que nous sommes en train de rouler, puisque c’est au volant de sa voiture, avec un cassetophone pour en témoigner ensuite, qu’il a l’habitude de rêver son prochain film.«Je continuerai à faire du cinéma, dit-il, tant que je n’aurai pas l’impression d’avoir fait «le» grand film.» die.» Est-ce que vous, qui avez été rendu célèbre justement par un film intitulé Un homme et une femme, êtes d’accord?C.L.: Tout à fait d’accord.Mais j’apporterai une nuance en disant que je ne crois pas que l’acte sexuel en lui-même soit l’ultime extase: il est trop court.Q.R.: Vous avez une vision personnelle du bonheur.En avez-vous une de l’em-merdement?C.L.: Ce qui me met de mauvaise humeur, c’est la bêtise.Par exemple, parce que trois ou quatre avions se sont écrasés, c’est toute l’aviation civile qui est remise en cause.Ce sont les media qui sont responsable de ces généralisations.Il y a également toute cette psychose autour du SIDA.Pourquoi être si bête?Jusqu’à présent l’humanité a fait face à tous les fléaux.Claude Lelouch ne prend jamais, absolument jamais de vacances: après deux jours, il s’ennuie à mourir.De sorte qu’en 25 ans, il a tourné 27 ou 28 films — il ne sait plus.Maintenant devinez quel sera son 28 ou 29è film?La suite d’Un homme et une femme.Avec Anouk Aimée et Jean-Louis Trintignant.Le titre?Vingt ans déjà.Comme le disait Pagnol: il n’y a qu’un film.® POINT DE VUE SUR LE FESTIVAL DES FILMS DU MONDE PAR MARIE-CHRISTINE ABEL Padre Nuestro (Espagne): Grand gagnant de la compétition officielle du F FM, un prix mérité.La surprenante histoire d’un cardinal de retour dans son patelin castillan afin de coucher sur son testament sa fille naturelle: une pute qui travaille sous le pseudonyme de la Car-dinala.Ne surtout pas rater l’humoristique scène du début avec le pape.L’année du soleil tranquille (Polo-gne/USA/RFA): Du très estimé réalisateur Krzysztof Zanussi, l’un des mei-leurs et plus troublants films du Festival.Des images d’une grande beauté.Un jeu d’acteurs d’une extraordinaire sensibilité.Un spectateur occidental ne peut qu’être révolté par cette Polonaise tellement traumatisée par la guerre qu’elle n ’ose plus saisir au vol sa chance de bonheur.Papa est en voyage d’affaires (Yougoslavie): Le plus merveilleux exemple du genre d’humour que les Européens de l’Est ont développé pour se défendre devant l’absurdité répressive du Parti.S’il n’y a qu’un seul film d’Europe centrale que vous pouvez voir cette année: voyez celui-là.On ne meurt que deux fois (France): Excellent, excellent, excellent film de série noire.Charlotte Rampling et Michel Serrault s’y épient avec un art consommé.Est-ce parce qu’on considère le polar comme un genre mineur que ce film de Jacques Deray n ’a pas reçu le premier prix?Visage Pâle (Québec): Certainement le meilleur film québécois présenté au F FM et certainement du calibre de beaucoup d’autres productions sorties de pays où le cinéma a une plus longue tradition.Images superbes au point de paraître exotiques même à un Québécois.Jeu excellent de Guy Thauvette et Luc Matte.On regrette seulement que Claude Gagnon ait terminé son film dans la mièvrerie.Frida (Mexique): Visuellement magnifique par ses couleurs et ses émotions passionnées, ce film d’art retrace la vie de l’artiste-peintre Frida Kahlo.On peut se demander si, pour qui n ’a pas de connaissance historique de cette époque où l’art mural mexicain était à son apogée et Trotsky sur son déclin, les faits sont relatés de façon suffisamment claire.Visages de femmes (Côte d’ivoire): La plus belle scène érotique de tous les temps, vous la trouverez dans ce film naïf et amateur.Colonel Redl (Hongrie/RFA): Ah, la puissance de ces acteurs — en particulier Klaus-Maria Brandauer et Armin Muller-Stahl (lequel a, à juste titre, remporté le prix d’interprétation masculine)! Ce film historique est d’une facture classique que maîtrise avec un art consommé le réalisateur Istvan Szabo.The Tokyo Trial (Japon): Un tribunal de l’histoire réalisé par le très respecté Masaki Kobayashi à partir de films d’archives.Vous n ’avez plus rien à apprendre sur le procès de Nuremberg?Voici le document définitif sur les criminels de guerre vaincus seulement par la bombe atomique de Hiroshima.Attelez-vous: ça dure 4 heures et demie.Agnes of God (USA): Un bon film qui aurait pu être meilleur.Le réalisateur Canadien Norman Jewison qui a fait carrière aux États-Unis (Jesus-Christ Superstar, Un violon sur les toits, A Soldier’s Story) a tenté de donner une facture hollywoodienne à un texte de théâtre (succès de Broadway); mais plutôt que de traduire des idées en images, il a mis des mots dans le décor d’un cloître québécois.Jane Fonda n ’est pas à la hauteur de Meg Tilly et d’Anne Bancroft.Notre Gratien Tit-Coq Gélinas ne se débrouille pas mal.Bien qu’il s’en vante partout, Jewison a une oreille bien fausse pour ce qui est de la langue québécoise.Permeke (Belgique): Du réalisateur Patrick Conrad, ce film sur la vie et l’oeuvre du plus grand peintre surréaliste flamand est remarquable par son esthétisme.The Philadelphia Attraction (Hongrie): Quelque part, ce film de Peter Gardes ne tient pas ses promesses.Cette relation mépris-respect entre un vieil illusionniste et un jeune acrobate boiteux passe mal à l’écran et cela, peut-être parce que le jeune acteur n ’est pas celui qu ’il fallait pour ce rôle.Festival du film étudiant canadien: Prix Norman McLaren: Clouds de Scott Haynes et Fumiko Kiyooka.Prix du meilleur film narratif: Terreur d’un dimanche après-midi par André Lavigne d’après un astucieux scénario de Paul Doucet.Il est important de souligner qu’en prenant cette compétition étudiante sous sa coupe, le FFM lui rend un bien mauvais service.D’abord parce que le public doit être bien motivé pour aller voir des films de débutants quand il lui est déjà impossible d’assister à la projection des 200 films (350 l’an prochain) qui viennent de par le monde.Enfin parce qu’en plus, les films étudiants ont été présentés au Conservatoire d’art cinématographique — c’est-à-dire loin du centre nerveux du FFM qui était le Parisien et la PDA.Bref, le Festival du film étudiant canadien est passé dans le beurre.ooooooooooooo n WU LD U PICTURES f/e imïmû fi/tébemte/i * O MAINTENANT DANS UN CINÉM/ O PRÈS DE CHEZ VOUS 9.PETER 0T00LE n MARIEL HEMMINGWAY O une production Kings Road / Stephen Friedman NOVEMBRE O TQM CRUISE O MIA SARA TIM CURRY 8 LEGEND O Dirigé par Ridley Scott O (Alien, Blade Runner).q DECEMBRE O Un film de Sydney Pollack §OUTof § AFRICA mettant en vedette q Robert Redford O et Meryl Streep O Un film de Richard Benjamin 8 MONEY PIT CJ mettant en vedette Q Tom Hanks, Shelley Long O Alexander Godunov Maureen Stapleton O PRODUCTEURS EXÉCUTIFS: Stephen Spielberg, David Giler "Première parution en anglais seutement OOOOOOOOOOOOO 95 ooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooo maxell.I)N SERVICE IMPECCABLE EN 1985! Maxell dépasse les frontières de l’excellence.En plus de tenir les meilleurs rubans audio et vidéo, nous offrons une sélection de cadeaux-bonis jamais vue auparavant.A la demande générale du public, le programme sceaux primes de Maxell est de retour.Une plus grande sélection de cadeaux-bonis est maintenant disponible lorsque vous collectionnez les sceaux primes dorés de Maxell.Ces sceaux donnent droit aux produits de qualité Maxell, qui sont tous accompa- gnés d’une garantie officielle Maxell.Les standards d’excellence étant maintenant redéfinis, notre ligne de produits audio et vidéo pour 1985 est l’une des meilleures à ce jour.Lors de l’achat de vos rubans audio et vidéo Maxell, assurez-vous de vous procurer votre catalogue Primes Maxell, disponible chez les détaillants participants, et voyez la sélection excitante de cadeaux offerts.Maxell, pour mieux vous servir.?• • < il I II MM Tri-Tel associates limited 105 Sparks Avenue.Willowdale, Ontario.C anada, M2H 2S5. Boutique Rose Nanane fttifjmgflt était une fois, dans les prospères années 50, une musique d’une simplicité aberrante pour laquelle seul le bruit et l’agressivité comptaient.Les paroles, quasi-inexistan-1es, sonnaient comme des slogans d’un code incompréhensible aux oreilles de tout adulte.Cette musique, qu’on appela rock’n’roll, attira soudainement une poignée de barbares qui utilisèrent pianos et guitares avec une sauvagerie que le rock n’a jamais connu depuis.Elvis Presley, Eddie Cochran, Buddy Holly, Little Richard, Chuck Berry, Bill Haley; à cette liste des pionniers du rock, il ne faut pas oublier d’ajouter un nom: celui de Gene Vincent.PAR CHRISTIAN BELLEAU Gene Vincent mérite une place de choix dans la légende du rock’n roll.La sienne débute le 11 février 1935 à Norfolk, Virginie.Issu d’unefamille pauvre,-Eugene Vincent Craddock développe rapidement un profond intérêt pour la musique: À douze ans il participe à la chorale de l’église, écoute religieusement les chanteurs noirs locaux et se procure sa première guitare.À quinze ans, il parvient à se faire engager dans la marine et, sur le pont des bateaux, il passe son temps à chanter et à jouer de sa guitare.Il reçoit pourant deux médailles de distinction en Corée.Puis, victime d’un sérieux accident de moto, il passe un an à l’hôpital.Sa jambe gauche fracturée ne guérira jamais et lui causera d’intolérables douleurs physiques et mentales tout au long de sa vie.De retour à Norfolk, il cherche à entreprendre une carrière musicale.Il fait ses débuts à la station de radio locale dans le cadre de l’émission «Country Showtime.» C’est là qu’il recrute les musiciens (dont l’excellent guitariste Cliff Gallup) qui deviendront plus tard les Blue Caps.Avec ces derniers, Gene signe sur Capitol qui les envoie aussitôt enregistrer Be-Bop A-Lula à Nashville.La chanson ne tarde pas à grimper dans le palmarès à des sommets où trônent Blue Suede Shoes, Peggy Sue et Rock Around the Clock.Sur scène, Gene en fait une version ralentie afin d’offrir à son public un spectacle plus visuel.En 57, Vincent déclare: «Le rock’n roll rend les jeunes heureux, et c’est ainsi qu’ils doivent se sentir.» Après des tentatives moins acclamées (Race with the Devil) Gene revient à son ancienne formule: rapide, facile à chanter et à danser.Blue Jean Bop égale le succès de Be-Bop A-Lula et devient le ti- tre de son premier album.Mais la formation des Blue Caps commence déjà à connaître des changements internes.Après un séjour de trois mois à l’hôpital, Gene fait une apparition dans le film The Girl Can’t Help It.Il part en tournée australienne en cqmpagnie de Cochran et Little Richard.À son retour il enregistre le très enlevé Crazy Legs et le très romantique Important Words.Nous sommes à la mi-57 et c’est déjà le début d’une époque plus sombre.Vincent doit retourner à l’hôpital pour ses traitements.Quand il revient, Capitol lui propose ses studios d’Hollywood au lieu de ceux de Nashville.Gene, ayant grand besoin d’un nouveau succès, enregistre quatre chansons avec les Blue Caps: Wearmy Ring e\ Lotta Lovin’ vendent à plus de trois millions d’exemplaires; il peut monter à nouveau sur scène.Mais le caractère irritable de Gene provoque en 58 le départ du dernier membre original, Dickie Harrell.Pour l’album Crazy Times, il ajoute à son groupe un saxophone au détriment des guitares; le son change et se rapproche de plus en plus de celui de Bill Haley.À la fin de l’année, même le nom des Blue Caps n’existe plus.Puisque Gene Vincent demeure un des plus gros vendeurs de Capitol Records, le “Gene Vincent Stage Show’’ est mis sur pied afin de tourner à travers les États-Unis.Le succès de Lotta Lovin est suivi de Dance to the Bop et / Got It, chansons simples et enjouées qui, comme toujours, font référence au bon temps, à la danse et à la jeunesse.En 1961 Gene Vincent se sépare de Capitol et traverse l’Atlantique.Il débarque à Londres pour la première fois, et apparaît dans plusieurs spectacles télévisés.Le producteur du Boys meets Girls Show, Jack Good, s’occupe intensivement de sa promotion.Il le fait surnommer The Screaming End et l’habille de cuir noir de la tête au pied.Grâce à son talent et à sa nouvelle image, Vincent fait rapidement l’objet en Angleterre et dans toute l’Europe, d’un culte qui n’a rien à envier à celui d’Elvis Presley.Sa jambe paralysée l’empêche toujours de bouger sur scène; il se fixe dans une pose éternelle et dramatique, éclairé par un unique projecteur qui dessine derrière lui une ombre démesurée: il a l’air d’un homme agonisant, enchaîné à la scène.De retour aux États-Unis, il connaît une renaissance mitigée avec un album sur Dandelion (I’m Back And I’m Proud en 1969) et deux autres sur Kama Sutra (If Only You Could See Me Today et The Day The World Turned Blue en 1970).L’unique succès de cette époque est l’excellent Bird Doggin’ enregistré pour Challenge Records en 1966.Tous ces changements continuels de labels sont le reflet de la vie intérieure de Gene Vincent.Sa nature faible et hystérique et la douleur physique causée par sa jambe le poussent à maintes dépressions nerveuses qui l’empêchent de mener à bien son retour à la vie publique.Quand Gene Vincent meurt le 13 octobre 1971, à Newhall en Californie, il revient tout juste d’une tournée européenne où personne ne l’accueille, l’obligeant à annuler de nombreux spectacles.Il revient tel une idole déchue; sa fin est tragique: il meurt d’un ulcère causé par des excès d’alcool et de nourriture.Pire, il meurt le coeur brisé.Avec Carl Perkins, Elvis Presley et Eddie Cochran, Gene Vincent fut une des influences reconnues par beaucoup d’artistes, entre autres par les Beatles qui enregistrèrent, mais ne publièrent jamais, une version de Be-Bop A-Lula.John Lennon lui rendit hommage en ajoutant ce titre à son album Rock’n’Roll et en l’invitant au Rock’n’Roll Festival de Toronto en compagnie du Plastic Ono Band et d’Eric Clapton.* 97 FRHXÆ MBtOLM ¦H JOUE LES IftMTESTIS M.Mercury s'amuse-t-il ou étale-t-il ses tendances?C'est la question que tous se posent, car, à l'occasion de son 39e anniversaire, le chanteur du groupe Queen s'est offert une fiesta haute en couleurs et.en tenues vestimentaires.Pour l'occasion, les invités devaient absolument porter des vêtements féminins, quel que soit leur âge ou leur sexe.La fête avait lieu au Mrs.Henderson Club, à Munich, en Allemagne.Outre Freddie-la-Reine lui-même, on a pu reconnaître Steve Strange (Visage), le manager d'Elton John et l’examie de Mercury, Mary Austin.Le tout, semble-t-il, s’est déroulé dans la bonne humeur générale et, comme s'il voulait se faire pardonner ses extravagances nocturnes, le maître de cérémonie a tenu à préciser qu'il s’agissait là de son dernier party avant d’atteindre la quarantaine.Farceur, va! -,to koBk bw '-mm
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