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Titre :
Québec rock
Magazine mensuel présentant le monde de la musique rock et de la musique populaire d'ici et d'ailleurs. [...]

Québec Rock est un magazine consacré à la musique et publié à Montréal de 1977 à 1986. Fondé par Paul Haince, Jacques « Coco » Letendre et le journaliste Marc Desjardins, qui y fera carrière, il est d'abord offert gratuitement sur papier journal dans les magasins de disques; il connaîtra un fort succès commercial en format magazine à la suite de son rachat par Guy Perron.

Québec Rock rassemblera au cours des ans une équipe de journalistes jeunes et dynamiques, dont certains connaîtront une longue carrière médiatique - notamment Georges-Hébert Germain, Nathalie Petrowski, Franco Nuovo et Laurent Saulnier. Le magazine s'occupe surtout de couvrir les événements musicaux, avec des entrevues, des nouvelles du milieu musical québécois et international, des critiques de disques, mais aussi des chroniques variées, particulièrement sur la mode et le cinéma.

Plusieurs numéros ont été de grands succès en kiosque, s'écoulant à plusieurs dizaines de milliers d'exemplaires : ils présentaient en page couverture Normand Brathwaite (pour la comédie musicale Pied de poule), Michael Jackson, Ding et Dong, Corey Hart, Diane Dufresne, etc. Québec Rock a été une sorte de Rolling Stone québécois qui, avec sa version anglaise Graffiti, en est venu à détrôner le magazine américain dans son créneau au pays.

Son éditeur a aussi publié un magazine à succès pour les adolescents, Fan Club, et a été un exemple à l'époque sur le plan de la convergence médiatique, profitant de productions télévisuelles associées sur TQS pour utiliser la dynamique des renvois promotionnels.

Éditeur :
  • Montréal, Québec :Québec rock,1977-1986
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Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
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Québec rock, 1986-06, Collections de BAnQ.

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« r * • ¦|il LJ L If; a*'”'; 1 .¦iPjP , INFORMATION (514) 871-1381 ¦ Gouvernement du Canada I Ministère des Communications B Gouvernement du Québec Ministère des tnrmAm-mâ-m Affaires culturelles ¦ ¦ ¦UlRI avec le concours de Hôte officiel CBC stereo Radio-Canada LOWENBRAU brasseur officiel BEO/BŒRi présente le FESTIVAL INTERNATIONAL DE MONTREAL AIR CANADA Du 27 juin au G juillet 1986 Théâtre St-Denis ifPlace des Arts Spectrum WtHtdy Herman and his Young Thundering Herd avec Al Cohn Michel Petrucciani Trio Michael Franks Serbie Hancock Quartet Chick Corea Elektric Band Oregon / L.Shankar Paco De Lucia / Trio Gitan Antonio Carlos Jobim Astor Piazzola avec rorehestre Métropolitain du Grand Montréal Milton Nasdmento et ses invités mVéraniqtie Sanson | GitÊÈtte tleno et Michel Legrand avÆVe Détint' Christianson Big Band HAROLD BEAULIEU ÉDITORIAL Fidèle reflet de l'actualité électronique dans tous les domaines — haute fidélité, vidéo, audio, informatique, photo, etc — Décibelle a choisi de privilégier les besoins et intérêts réels des consommateurs, sans les noyer sous un flot de détails trop techniques.L'approche pratique et à l'affût de nouveautés de toutes sortes saura — nous l'espérons — contenter tous les futurs mordus d'électronique ainsi que les plus érudits en la matière bien sûr.Bonne lecture à tous.4 ET 8 NOUVEAUTÉS Le Handycam EVO-110 de Sony, le lecteur de compact-discs XR-P9 de Toshi> ba, le CA-W90 d'Aiwa, le MBC-675 de Sanyo, les radios personnelles RP 30 et RP 33 de Toshiba, les RH F20 et RX CD70 de Panasonic, le K-12 de Kodak, le clavier PCR-800 de Yamaha, etc.6 MUSIQUE ET ¦atigywumaa AWU ME Un portrait du virtuose des synthétiseurs, le Québécois Alain Thibault.10 LE NOUVEAU JOURNALISME TÉLÉVISÉ Réal Barnabé, Directeur de l'information du Réseau Quatre Saisons, nous présente le journaliste de l'an 2 000.qui entre en fonction dès l'automne 1986.-nr 12 CHASSEUR D'IMAGES VOLANT La tête dans les nuages mais les pieds sur terre, Patrick Vergobbi est à la fois vidéaste et parachutiste, deux passions qu'il concilie à merveille.13 LEGRAND PLONGEON En préparant la distribution mondiale du Capsule 8, le plus petit des équipements de vidéo sous-marine au monde, Val Ranetkins, PDG d'Aqua Vision Systems, s'apprête à faire le grand plongeon.15 La guerre des tubes, l'URSS à l'heure du vidéo, Big Mag réattaque, etc.Couverture: illustration de Claude La-france Erratum: dans le précédent numéro de Décibelle, la couverture était l’oeuvre d’André Vaudrin.DÉCIBELLE 3 PAR ROBERT LA PERTE ET OLIVIER GRAVEL SONY Handicam EV0-110 On n’arrête pas le progrès! Une fois le lancement du 8mm Vidéo effectué, SONY s’est attelé à une nouvelle tâche, celle d’améliorer encore le produit.Le HANDICAM EVO-110 est le fruit de ce travail.Première caméra enregistreuse de la taille d’un livre, elle est très légère et d’utilisation facile, pouvant être manipulée d'une seule main.Elle ne pèsequ’un kilo, un peu plus avec la pile rechargeable incluse et une cassette.Depuis son apparition, le 8mm Vidéo a fait des progrès: on peut maintenant enregistrer jusqu’à deux heures de belles images claires sur une même cassette, en mode SP.DOUBLE /77 STEREO IIF4- > ar AIWA CA-W90 Carry audio component system C’est reconnu, dans le domaine du prêt-à-porter sonore, AIWA est un des leaders.Ils nous ont habitués à une qualité exceptionnelle, tant au niveau du son, que de la durabilité, dans un format très compact.Dans cet esprit, AIWA lance cet été, le CA-W-90, un appareil «all-dressed» qui ne manquera pas de vous étonner.Deux transports de cassette dont un à auto-inver- MCD 40 portatif compact dise SANYO La qualité du Compact-Disc n'est plus à prouver.Le seul inconvénient est, qu’à moins d'être à la maison, D E C I B E L L E TOSHIBA Compact-Disc player XR-P9 Ah! Le fin du fin! TOSHIBA a compris le dilem-ne des intéressés du Compact-Disc.Ceux-ci étaient confrontés à deux types d’appareils: le type ‘domestique’, et le type ‘maison-métro’.Mais le premier était avantagé par sa présentation et ses fonctions additionnelles, telles la télécommande et la programmation dans Tordre choisi des pièces musicales.Tout ceci prend fin avec l’apparition du XR-P9 de TOSHIBA.Ce lecteur de CD est de la taille d’un portatif, mais vous surprend avec les avantages d’un domestique.Sa base détachable inclinée sert aussi d’adapteur AC.Un capteur infra-rouge se place sur le des- -W*/ ; sus de l’appareil, vous permettant d’utiliser la télé-commande incluse, depuis votre fauteuil.Ses fonctions de programmation sont comparables à celles d’un domestique.Sur la route, vous le glissez dans T étui de transport fourni, qui contient la pile DC rechargeable.Le confort du mouvement.Disponible dès maintenant, pour environ 400 $.sion sont synchronisés, permettant de faire des copies éditées de vos cassettes.Un égalisateur de fréquence à cinq bandes optimise la sonorité à la lecture ET à l’enregistrement, une fonction qui se fait rare.La présence du système Dolby élimine tout souffle de bande indésirable.Du côté syntonisation, six mémoires permettent de pré-sélection-ner vos stations FM favorites.Un puissant amplificateur offre des performances remarquables dans toutes les conditions d’écoute.Tout cela, et même plus, pour 649,95$.Offert en noir ou argenté.SANYO Portable Computer MBC-675 Une performance d’un plus gros, dans un emballage plus petit, voilà ce qu’est le SANYO MBC-675.Léger et portatif, vous pouvez l’apporter avec vous, du bureau à la maison, en fait, partout où vous trouverez une prise de courant domestique.Un écran de 7” monochrome vert est intégré, ainsi que deux unités de diskette de 5 1/4”.La mémoire standard est de 256/C RAM, avec une possibilité d’expansion jusqu’à 640K RAM interne.Il est compatible avec une grande variété de logiciels IBM PC.L’écran affiche les 80 caractères requis par le logiciel d’exploitation MS-DOS.Deux interfaces sont intégrées, une parallèle, l’autre série, ainsi que deux prises d’expansion.Vous pouvez le relier à un ordinateur principal, ce qui le rend encore plus pratique au bureau.Le clavier est de norme IBM PC, et se referme pour former un couvercle protecteur.Il sera vôtre pour moins de 2 300$.Un appareil à suivre.vous ne pouvez, avec les baladeurs CD, partager la perfection numérique avec vos copains.Vrai?Faux! SANYO offre cet été, le MCD-40, un portatif de haut style.En plus d’être AM/FM stéréo-cassette, il est enrichi de la qualité du CD.Programmable comme les plus grands, il est aussi synchronisé avec le magnétophone pour copie de vos disques numériques préférés.Le système synchrone insérera un silence de quatre secondes entre les plages, pour permettre au dispositif d'exploration AMSS de fonctionner.L'enregistrement sera d'une bone qualité, étant donnée la présence du système Dolby.Un égalisateur graphique à cinq bandes vous permet de régler la tonalité à votre goût, tandis que T autoinversion de la cassette vous évite de porter plus d’attention que nécessaire quand vous êtes occupé.Il sera disponible à partir de Juin, pour le prix de 749$. TOSHIBA RP-30 / RP-33 Radios personnelles Si vous trouvez plus petit, faites-moi signe! Le RP-30 de TOSHIBA, est un récepteur FM stéréo ultra-petit.Même les écouteurs sont minuscules, puisqu’ils sont du type intra-auriculaire.La plupart des fabricants disent que leurs appareils sont si petits, que vous pouvez les mettre dans la poche de votre chemise.Si vous faites ça avec le RP-30, vous le perdrez! Une agrafe de port à la ceinture est comprise.L’alimentation se fait par le biais d’une seule pile AA, ce qui prend encore moins d'espace.Vous aurez de la difficulté à rarlger les écouteurs dans un espace aussi restreint que le baladeur lui-même! À ne pas confondre avec une gomme à effacer, ou avec une croquette de vous-savez-qui! 79,95$ chez tous les détaillants TOSHIBA.Un autre modèle est disponible, le RP-33, auquel le AM a été ajouté, en même temps qu’un peu d’espace pour l’antenne AM.À peine plus cher! PANASONIC Casque-radio RH-F20 La stéréo en liberté! Parfait pour l’exercice matinal ou la promenade quotidienne, le RH-F20 de PANASONIC est un casque-radio FM Stéréo ultra-compact.Encore un autre, me direz-vous.Mais non, bande de sceptiques! Celui-ci est muni des nouvelles micro-puces RHC, qui permettent une sonorité sans égale parmi les appareils miniaturisés.Contrairement à la plupart des récepteurs de ce type, quin 'offrent qu 'un contrôle de volume, le RH-F20 est doté d’un commutateur 'ultra-phonique', qui accentue le niveau des basses/aiguës.Le casque inclus est très léger et repliable.Le tout se porte à la ceinture, grâce au support avec agrafe.Pour l’assortir à la couleur de votre denture, il est fini en noir ou en rouge! 65$ est le prix conseillé.PANASONIC RX-CDTO Ghetto-CD oici en primeur, le radio-cassettes ‘YUPPIE’ de ’86.Cet appareil est super high-tech et inclut presque tous les raffinements, sous un extérieur très agréable à regarder.Chapeau aux designers de PANASONIC, pour le RX-CD70.Deux magnétocas-settes à auto-inversion, munis du réducteur de bruit Dolby, sont prêts pour la duplication rapide et synchrone de vos cassettes.Attention puristes: un lecteur de Compact-Discs est, lui aussi, intégré.Programmable pour avoir accès à 15 plages dans le désordre, il offre toute la gamme dynamique attendue de ce genre d’appareils.Les haut-parleurs sont de la nouvelle technologie, à membrane plane et carrée.Ils sont à deux voies.Ms sont en outre, amovibles.Le prix est digne du produit: 1179,95$.Pas donné, mais difficilement battable au rendement! KOKAK K-12 Camera Dans le monde des caméras 35mm automatiques, le consommateur peut se perdre parmi la quantité d’appareils offerts.A qui se fier?Au pionnier de la photo de masse, l’inventeur de l’appareil, du marché, du mot ‘KODAK’.Au même titre que KLEENEX, COKE ou FRIDIDAIRE, KODAK est une marque de commerce devenue nom commun à l’usage.Pourquoi?À cause de la qualité de ses produits.En 1986, KODAK présente la K-12: l’appareil idéal pour celui qui ne veut pas étudier la technique photo, mais qui désire la qualité d’un 35mm.Le chargement du film est automatique.La durée d’exposition, la mise au foyer, le flash, la sélection de la rapidité du film aussi.Le flash est placé dans le couvercle, qui éteint la caméra lorsque refermé.L’avance du film est automatique et, dès la dernière photo prise, il se rembobinera dans sa cassette tout seul! Que vous reste-il à faire?Trouver un beau sujet, et.CLICK! 219,99$.Kodak S Ü 3?’ M îVa ri PANASONIC Baladeur RX-S35 Depuis quelque temps, PANASONIC fabrique un petit baladeur digne de mention, le RX-S35.Habitués que nous sommes à des appareils fiables portant le nom PANASONIC, une fois de plus, nous ne sommes pas trompés.La section cassette est munie de l’auto-inversion et du dispositif de réduction de souffle Dolby.L’inversion peut se faire automatiquement ou manuellement, au choix.Un sélecteur permet de choisir entre deux polarisations, soient Métal/Cr02 ou normal.Le récepteur AM/FM/FM stéréo est placé sur le dessus de l’appareil, pour une lecture plus facile.Il fonctionne sur deux piles AA, ce qui lui donne une autonomie plus grande.Le casque d’écoute est de type suspendu, et une agrafe détachable pour la ceinture est incluse.239$ est le prix conseillé par le fabricant.D É C I B E L L THIBAULT } PAR HUGO LEGER WRHKBÊÊÊÊk â|isifS'‘'i' i mw fttl Grâce à l'ordinateur, Alain Thibault crée seul un univers sonore complet.Alain Thibault n'a pas le look androgyne, n'écume pas les palmarès, ne déjeûne jamais avec Madonna.Rien du performer pétulant.Visage de jeune savant sur fond de passion dévorante.Dans sa caverne d'Ali-Baba revisitée par Spielberg, loin des larges autoroutes de la mass-musique, ce Montréalais de 29 ans quadrille l'infini sonore à dos d'ordinateurs.Sky is the limit pour cet Houdini des synthés.Encore inconnu il y a quelques mois, il méritait en février dernier le premier prix de la «Sound Page Compétition» du prestigieux magazine américain Keyboard pour la pièce God's Greatest Gift.Une colossale construction électronique arrachée au 21e siècle.D É C I B E L L E T rails tirés, gestes nerveux, le nouveau lauréat sortait d’une nuit blanche lors de notre rencontre.La souris de son McKintosh courait comme une enragée sur le petit écran.Pas fini de suer la petite, Alain Thibault déteste les bavures, les demi-mesures.Son slogan: «Ne jamais en rester au premier niveau d’une trouvaille.» Précis comme un métronome, discipliné comme un moine, il mettait alors la dernière main aux arrangements musicaux de 1999, le spectacle multimédia du groupe L’Écran humain, dont il est le compositeur.Grisante fête des nouvelles technologies, vidéo-clip live, fable hitech du 3e millénaire, 1999 éclate comme un soir d’orage au Chinatown.Bombardement audio-visuel garanti.Alain Thibault est un inconditionnel de l’événement multimédia.«Je ne crois plus au concert traditionnel, figé, où les musiciens jouent et le chanteur chante.Nous vivons une époque d’intégration des arts, de fusion des langages.L’écriture de la scène doit aussi changer.» Quel rôle joue la musique dans ces productions?«En multimédia, il faut que la propulsion visuelle et le découpage temporel soient donnés par la musique.Un ar- IV liste visuel va plutôt vivre l’espace, le temps est élastique pour lui.La musique, elle, crée la continuité temporelle, elle cimente l’événement.» Étudiant en maîtrise en composition électroacoustique à l’Université de Montréal, Alain Thibault navigue sur la frontière entre la musique contemporaine dite «sérieuse» et la musique pop.Position inconfortable à l’occasion.Boudé par ses homologues universitaires qui jugent plutôt suspectes ses infidélités rockantes, étrangement catalogué «intellectuel» par les créateurs pop, le jeune compositeur ne souffre pourtant pas d’insécurité.«J’essaie de changer, de transformer l’ordre des choses.Je tente de créer une musique de synthèse.Je ne veux pas m’imposer des limites, réduire mon espace de création.En fait, je cherche à retrouver la vitesse d’articulation de la musique contemporaine, avec ses montages et découpages nombreux, mais en gardant un fil conducteur fait d’une trame rythmique tonale ou d’un traitement de voix.» La trajectoire musicale d’Alain Thibault est un peu particulière.Originaire de la région de Québec, il apprend la trompette dès l’âge de douze ans.Suivent cinq ans de flûte traversière.Nourri au rock progressif à la King Crimson ou Gentle Giant, il joue dans quelques éphémères groupes de rock.Puis, par une belle journée de l’automne 1978, un ami l’emmène au studio de musique électronique de l’Université Laval.C’est la révélation, fl se lance à corps perdu dans les courants ascendants de la musique contemporaine: dodécaphoni-ques, sériels, électroacoustiques.Deuxième grande révélation: l’arrivée des synthés numériques ou échantillon-neurs.Un enchantement pour ce grand enfant.Le pouvoir d’un grand orchestre au bout d’une puce.Avec en prime, l’explosion du champ des sonorités.Créer seul un univers complet, qui dit mieux.«Avec le Fairlight, la Rolls Royce des synthés, je peux enregistrer un vrai son acoustique que je rentre à l’intérieur des mémoires, et avec lequel je peux jouer sur mon clavier.C’est fabuleux parce que les sons acoustiques ont une complexité, une richesse qu’un son électronique, trop parfait, trop régulier, n’a pas.C’est merveilleux d’avoir accès aux deux langages.» Alain Thibault est de cette race nouvelle que l’on appelle désormais les «computer musicians» (expression intraduisible), aussi calés en musique qu’en électronique, autant techniciens que musiciens.«J’essaie de composer une musique spécifique au médium que j’utilise: l’ordinateur.En premier lieu, je répertorie et crée les sons.À partir des sons, je compose la musique dont les sons restent toujours partie intégrante.Grâce au logiciel de composition et au synthé numérique, tu construis par petits blocs que tu assembles, agences et transformes comme si c’était un jeu de lego.» Pour ce fan de Philipp K.Dick, l’informatique est une vraie bénédiction des dieux.Il y nage comme un poisson dans l’eau.«Quand tu composes, contrairement à ceux qui écrivent la musique sur papier, tu entends directement ce que tu viens de faire.La machine est toujours performante, précise, jamais en retard contrairement à plusieurs musiciens.Elle te rend autono- me.Tu contrôles l’ensemble du processus de création.» Le prix de la revue Keyboard vient compléter un tableau de chasse bien garni: en 1982, la première place de la Corporation Roland, à Tokyo, dans la catégorie semi-professionnelle, et une première mention en musique électroacoustique au Concours des jeunes compositeurs (pan-canadien), parraî-né par Radio-Canada.La pièce gagnante, God’s Greatest Gift frise la perfection technique.Rythmiquement très musclée, d’une complexité hypnotique, elle a fait l’unanimité du jury américain.Le titre de la composition vient d’une phrase tirée d’un discours de Ronald Reagan: «God’s greatest gift is human life».Enregistrée à la télévision, puis synthétisée, la voix du président prend à l’écoute des accents inquiétants.Alain Thibault ne manque pas de souligner l’absurdité de cette phrase.«C’est la plus sublime, le personnage est tellement ambigu.Cet homme prête la vie alors qu’il possède tous les moyens de la détruire.» Le prix de Keyboard consistait en un cadeau pour le moins original: 200 000 petits disques flexibles, introduits dans le magazine et envoyés aux quatre coins des États-Unis et du Canada.«Une bonne carte de visite», soutient le récipiendaire.Et les retombées?«D’ici quelques semaines, je dois contacter des producteurs, notamment Trevor Horn le maître à penser des groupes anglais Art of Noise, Frankie Goes to Hollywood (que j’adore) et de Grace Jones.J’aime la philosophie de ces formations: introductions de nouvelles sonorités plus «contrètes» tout en sortant de l’instrumentation pop standard.J’aime aussi leur petit côté expérimental.J’aime la recherche, la différence.» Me suis-je trompé?Peut-être verrons-nous un jour Alain Thibault brûler les planches du Spectrum, à côté des monstres sacrés de la musique londonienne.«Non vraiment, la scène, ce n’est pas mon élément.Je préfère la conception, la programmation.En fait, j’aime contrôler le cerveau des opérations.» Ah, ces petits génies.• D É C I B E L L E 7 YAMAHA Playcard keyboard PCR-800 Quels virtuoses du clavier que ces Howard Jones, Thomas Dolby et Germain Charrette?Oui! Ou bien Jean Tremblay, ou___________ (votre nom)! Vous aussi pouvez devenir un ’pro’ du clavier.Avec le système Playcard de YAMAHA, c’est beaucoup plus simple et, surtout, plus intéressant.Vous insérez une Playcard dans le PCR-800, et il joue la pièce musicale tout seul, en vous indiquant quelles notes jouer pour le suivre.Plus vous avancez, plus la machine vous laisse le chemin libre.Vous pouvez contrôler n’importe quelle partie de la mu- SONY D-77 Compact-Disc AM/FM Stéréo Dans la course au lecteur CD portatif, on a fini de réduire les tailles.Maintenant, on ajoute des fonctions! L’appareil ne peut quand même pas être plus petit que le disque! Par contre, sique, soit l’accompagnement, soit la mélodie.Le YAMAHA jouera le reste! Lorsque vous serez l’égal de Stevie Wonder, vous pourrez vous enregistrer sur le PCR-800 et vous écouter.Applaudissez! 16 rythmes sont incorporés, ainsi que 16 voix d’instruments authentiques.Les possibilités sont presque infinies.Le PCR-800 est stéréo et possède une entrée de micro pour que vous puissiez vous accompagner et enregistrer sur votre magnétocassette votre voix autant que la musique.Le PCR-800 est compatible MIDI, vous permettant de vous lancer dans la composition, les arrangements, etc.Tous les Play-cards et autres claviers YAMAHA sont disponibles chez ITALMELODIE, 274 Jean-Talon est, Montréal.lorsque vos piles sont faibles, l’écoute d’un disque compact devient difficile.Votre appareil ne sert plus à grand’chose.Mais il restera quand même assez de puissance pour faire fonctionner un récepteur radio.la bonne idée!! SONY y a pensé, et, tout en augmentant la durée de vie de la pile rechargeable incluse, a intégré un récepteur AM/FM stéréo au nouveau D-77.Le D-77 est plus petit que jamais et peut être utilisé à la maison avec l’adaptateur AC inclus.Il est programmable, jusqu’à 16 sélections dans l’ordre désiré, et possède son propre système de recherche/repérage.Le DISC-MAN ultime est né.Encore SONY! Prix suggéré: 649,95$.Téléphone cellulaire MITSUBISHI La téléphonie cellulaire au Québec, ça existe.On vous l’avait dit que les antennes pousseraient comme des pissenlits! Si le marché a grossi, les appareils, eux, ont diminué de taille.Le dernier cri en fiabilité miniature cellulaire, est le MITSUBISHI DiamondTel 60.Un peu plus gros que les combinés cellulaires conventionnels, le DiamondTel 60 est cependant plus complet.Oubliez l’émetteur sous le siège et la petite antenne, tout est incorporé dans le même cof- GENERAL ELECTRIC Ghetto Model 3-5685 GÉNÉRALE ÉLECTRIQUE DU CANADA renouvelle entièrement sa gamme audio portative pour Tété 1986.Un des fleurons de cette gamme est le modèle 3-5685.Muni d’un égalisateur de fréquences à 5 bandes, il peut effectuer des copies de vos cassettes à haute vitesse, grâce à ses deux transports de POLAROID Spectra Camera La photographie instantanée vient de faire un grand pas en avant, avec l’apparition du système SPECTRA de POLAROID.La Spectra est une caméra utilisant l’électronique au maximum.Des signaux lumineux dans le viseur vous indiquent si le sujet est trop près fret.Celui-ci reste tout de même léger, pesant moins de deux livres avec la pile rechargeable.MITSUBISHI a pensé à tout en incluant deux piles, pour que vous puissiez en utiliser une tout en chargeant la seconde.Assez petit pour tenir dans une poche de veston, il est quand même doté de toutes les fonctions d’un appareil plus volumineux, et même plus.En vente dans les centres de service CANTEL partout au Canada, où il y a le service cellulaire.Son prix?4995,00$.cassettes jumelés.Il peut enregistrer directement de la radio, ou à partir des microphones incorporés ou encore, à partir de micros branchés extérieurement.Une entrée pour platine tourne-disques magnétique a été prévue, faisant de cet appareil, un compagnon idéal.Les haut-parleurs sont détachables et sont munis de reproducteurs de basse de 5”, en plus d’un transducteur d'aiguës.Ils seront disponibles à partir de juillet, à un prix abordable.ou trop loin pour le flash.Une lumière verte «Go» vous assure des conditions idéales.Selon POLAROID les photos Spectra seraient très compétitives avec la qualité du 35mm.La mise au foyer se fait par sonar, et le flash intégré se re- charge en aussi peu que 1/5 seconde.Le boitier est ergonomique, de couleur taupe, et la surface de prise est antidérapante.La caméra est, dans la plus pure tradition POLAROID, repliable, protégeant ainsi l’objectif, le sonar et le flash.Plusieurs accessoires sont optionnellement disponibles pour la Spectra, tels que trépied, déclencheur télécommandé sans fil, filtres à effets spéciaux et autres.La Spectra est disponible depuis le début de mai, pour un prix suggéré de 259$.'*Sfi SONY Walkman WM-F100 De plus en plus, les baladeurs se modernisent.On retrouve une sonorité fantastique, un encombrement réduit dans la plupart des produits offerts aujourd’hui.Mais il y a toujours un meneur.SONY est celui-là.Depuis l’apparition du Walkman WM-1, il y a de cela quelques années, tout le monde appelle un baladeur, un «walkman».Mais il n’y a qu’un seul original.Le WM-F100 est un membre de cette famille d’originaux; il en est le cadet.Il est muni d’un récepteur AM/FM stéréo, de l’autoinversion et du réducteur de bruit Dolby.Nous savons tous que les baladeurs consomment beaucoup de piles dans une année, d’où le succès des piles rechargeables offertes sur le marché.Super extra climatiseur atomique et radio-passif Décor: rue achalandée, Montréal.Personnages: vous, 4000 passants et votre «Ghetto-Blaster» sur l’épaule droite, crachant le dernier tube à pleines piles.Température: canicule, 40°C, pas de vent.Que manque-t-il?Ce que vous seul avez, un climatiseur portatif.Oh yeah! Non, la NASA ne vous a pas prêté une combinaison spatiale.Cette merveille de la technologie moderne (sic) fonctionne à l’eau et à piles, un heureux mélange s’il en est un.Un petit ventilateur essaie de vous rafraîchir tant bien que mal, en évaporant Teau ci-haut mentionnée, En théorie, passons.En pratique, oh! mes aïeux!! Le réservoir d’eau étant dépourvu SONY fournit avec le WM-F100, une pile rechargeable et un chargeur.Cette pile est bonne pour deux heures d’écoute continue sur cassette, ou 10 heures de radio, à partir d’une seule charge de huit heures.Il ne pèse que 210 gr, et les écouteurs MDR sont repliables en trois points.Une minimerveille pour 319,95$.rsiL*-* im m n »i \ _ _______.- mtm de couvercle, il n ’est pas tellement utile en mouvement.Ça ou une douche.Bon.Sur un bureau, il réussira peut-être à créer un micro-climat suffisamment froid pour rappeler la brise polaire tant espérée.L’homme vit d’espoir, dit-on.Libre à vous d’acheter ou non cette boîte à «froid».Elle est en vente dans toutes les boutiques de «boui-boui» à Montréal, pour moins de 8,00$.BALADEUR JVC CX-F5K Beau! Très beau baladeur que le CS-F5K de JVC.Le boîtier est noir et argenté, relevé de touches pastel très «Miami Vice».Ce baladeur possède tous les raffinemènts: ,r autoinversion 3 modes, vous permettant l’écoute continue sans interruption, une fois toute la bande, ou un seul côté à la fois.Un réducteur de bruit Dolby est intégré, ainsi qu’un récepteur AM/FM/FM stéréo.La tête quatre pistes élimine tout problème d’alignement, problème fréquent sur les appareils à auto-inversion.Les écouteurs sont du type intra-auricuiaire, et offrent une excellente réponse de fréquence.Le CX-F5K se replie encore plus lorsqu’il n’y a pas de cassette dans le logement, ce qui le rend des plus compacts.Une seule pile AA suffit à le faire fonctionner.Pour environ 190$, disponible chez AUDIO EXPRESS, 6000 Métropolitain est, Montréal.FISHER Portatif double cassette PH-W405 Dans la gamme des combinés, peu de fabricants pensent à la double utilisation maison-extérieur.FISHER y a pensé, en développant le PH-W405.Cet appareil est muni d’un égalisateur à cinq bandes, pour modeler la sortie du son, étant donné que les exigences acoustiques ne sont pas les mêmes d’une chambre à un terraintfe camping.Pourcequi est de l’uti- lisation à la maison, FISHER a prévu une entrée pour table tournante magnétique, ce qui place le PH-W405 dans la liste des appareils utilisables comme système de chambre.En plus, il est doté de doubles magnéto-cassettes, qui sont jumelés pour copie à haute vitesse et pour lecture consécutive de deux cassettes.Les enceintes acoustiques à deux voies sont amovibles pour assurer une meilleure disposition.FISHER a pensé à créer un appareil «décor» en offrant le coffret en rouge ou en noir.Le prix suggéré du fabricant est de 289,95$.MARANTZ enregistreuse portative pro.Enfin, quelqu’un a songé à la relève.La relève de la traditionnelle Nagra pour journalistes on-the-go, il s’entend.Cette archaïque machine peut dormir tranquille, sa remplaçante vaut le coup d’oeil.La MARANTZ est un appareil professionnel — deux pistes stéréo — qui fonctionne à cassettes.Deux réducteurs de bruit sont intégrés, soient les Dolby B et dbx.Un contrôle de la vitesse de défilement est inclus, ainsi qu’un haut-parleur mono, dont vous choississez l’entrée, entrée gauche, droite ou les deux ensemble.Des prises de micro, ainsi que des sorties de ligne sont prévues, évidemment.Cet appareil fournit un rendement comparable à celui des meilleures machines domestiques, bien qu’il soit fait pour subir un usage abusif, et résister aux attaques journalistiques.Il y a en outre d’autres fonctions dont la liste serait des plus longues.Ce petit bijou est décidem-ment prêt à tout! Environ 700$.D É C I B E L L LE KHI FUTUR PAR ALAIN DENIS Évolution ou révolution?«Le monde et les temps changent», chantait Dylan.La télévision — et l'information télévisée à plus forte raison — n'échappe pas non plus à cette implacable loi de la jungle.Autrefois simples reporters, les journalistes de la télévision sont en train de se métamorphoser en de véritables hommes de terrain polyvalents, capables d'enregistrer, d'analyser et de communiquer l'information du même souffle.Au réseau Quatre Saisons, Réal Barnabé, directeur de l'information, et Daniel Arié, ingénieur, sont conscients de tous ces changements.À l'ère du portatif, ils nous donnent l'heure juste.Québec Rock: Pourquoi avoir choisi de travailler avec la Betacam?Daniel Arié: Parce que c’est la technologie à composantes.Elle permet d’enregistrer l’image de façon décomposée et de soigner les signaux vidéo.Elle fait également du ruban 1/2” le support professionnel en télévision.Réal Barnabé: La Betacam est aussi la caméra la plus facile à utiliser, la plus légère, la plus mobile.Et étant donné que nous avons décidé que nos reporters seraient aussi caméramens — on les appelle les caméra-reporters — ça nous prenait de l’équipement moderne.Ça se fait au Japon, ça se fait un peu en France.La technique permet de redevenir autonome.Pour le journaliste de la télévision, la Beta- cam est un peu ce que le stylo et l’ordinateur portatif sont au journaliste rédacteur.Q.R.: Chez les Français et les Japonais.R.B.: En France, je sais que Parbot, un grand reporter, vient d’écrire un livre qui s’intitule Caméra-reporter.Après avoir fait vingt-cinq ans de reportage à travers le monde avec les équipes habituelles et tout ce que ça implique sur le plan technique.Parbot est aujourd’hui autonome.Il travaille seul avec sa caméra.Il a été le premier à fournir des reportages en direct de l’invasion américaine de la Grenade, parce qu’il avait eu l’intuition journalistique qu’il allait s’y passer quelque chose.Avec sa Betacam, il a pu travailler très discrètement.Q.R.: Qui a choisi la Betacam La caméra portative: la polyvalence journalistique rendue possible.au réseau Quatre Saisons?D.A.: Denis Bélanger, le vice-président ingénierie, et moi.Nous connaissions ses possibilités.R.B.: Il faut dire aussi que la Betacam est la caméra de l’heure en télévision.Alors, nous ne nous sommes pas interrogés longtemps.La caméra que l’on achète est la plus moderne.Q.R.: Est-ce la seule portative de qualité professionnelle?D.A.: Non.Je dirais qu’il y a une tendance vers les composantes.JVC en fabrique.Il y en a plusieurs autres.Tous les manufacturiers ajoutent actuellement des adapteurs à composantes à leurs caméras.Q.R.: Quel modèle utiliserez-vous?D.A.: Trois modèles.La Betacam traditionnelle, la BVP-3A, qui pèse dans les vingt-deux livres et vaut 75 000$.Il y a aussi la nouvelle BVP-105 CCD, de quatre livres plus légère et d’une valeur de 65 000$.Et enfin, la CCD-V8AS, 1/4”, qui ne pèse que deux livres et coûte environ 1 800$.Q.R.: Quels sont vos rapports avec Sony?D.A.: Nous les avons approchés en leur disant que nous voulions faire de leur standard, le 1/2”, notre standard.Nous ne sommes pas leur laboratoire, mais plutôt leur vitrine.Nous bénéficions de leurs plus récentes innovations dès qu’elles sont disponibles.Q.R.: Avez-vous eu l’occasion de travailler avec la Betacam?R.B.: Moi j’ai été formé à l’école de Radio-Canada, et je n’avais jamais touché à une caméra.C’est interdit dans une grande boîte! Et comme 10 DEC BELLE ' lis « ' 1 chez nous les journalistes sont aussi caméramen, je me suis dit qu’en tant que directeur de l’information, je devais l’essayer.Après un cours d’introduction, je suis parti et j’ai fait vingt minutes de tournage.J’ai été vraiment surpris.Si moi, qui n’ai pas eu de formation technique, suis capable de manier la Betacam.les jeunes journalistes qui ont déjà eu la chance de le faire à l’université devraient s’en tirer très facilement.En télévision, on a beau dire qu’on est journaliste et qu’on a le sens de l’image, si on n’a jamais touché à une caméra, rien n’est comparable.Q.R.: Tous les journalistes du réseau Quatre Saisons seront donc équipés d’une Betacam?R.B.: Nous allons travailler surtout en Betacam, mais aussi avec des caméras d’appoint Sony'1/4”.Elles nous permettront de multiplier les sources d’images lors de la couverture de faits divers.Par exemple, si je vais dîner en ville, j’aurai toujours une caméra 1/4” avec moi.Si, par hasard, je suis sur le site d’un feu ou d’un accident, je pourrai les mettre en images.Même si la qualité fournie en 1/4” n’est pas exactement comparable à celle de la Betacam, les résultats sont tout à fait étonnants.Q.R.: Vos journalistes auront tous une formation particulière?R.B.: Depuis la mi-mai, les journalistes font leur entrée au réseau Quatre Saisons.En juillet, nous leur donnerons des cours de formation avec la caméra, en montage et en informatique parce que la salle de l’information est entièrement informatisée.Il y aura aussi d’autres types de forma- tion, en relation avec le contenu notamment.Et à partir du 15 juillet, nous passons en répétition et nous enregistrons des pilotes, des numéros zéro.Q.R.: D’où est venue l’idée de former des journalistes totalement autonomes?R.B.: Nous sommes une télévision nouvelle et voulons travailler selon de nouveaux modes.La technologie le permet, alors.Vous savez lorsque MacLuhan disait: «Le médium est le message», au fond c’est dire que la technologie influence les contenus.C’est vrai, mais la technologie influence aussi les modes de production.J’ajouterais que je n’ai rien contre les cinéastes ou les caméramen, mais en information j’ai besoin d’engager* plus de journalistes autonomes.Q.R.: Est-ce que vous croyez au journalisme anonyme, sans visage?R.B.: À la télévision l’information est toujours personalisée.Ilyalavoix, unvisage.mais il faut d’abord mettre l’accent sur l’événement, les faits et ceux qui les créent.Q.R.: Oui, mais dans le cas d’un topo d’une minute filmé par un journaliste avec sa Betacam.R.B.: Nous ne le verrons pas.Nous le verrons autrement (dans les événements livrés en direct: un feu, une prise d’otages, une manifestation, une soirée d’élection).La vedette de toute façon n’est pas le journaliste mais bien l’événement.Q.R.: N’est-ce pas imposer trop de pression au journaliste que de lui demander de rechercher l’information et de la filmer lui-même?R.B.: Ceux qui s’y refusent ne seront pas chez nous.• D E C I B E L L E 11 ANDRÉ DUROCHER «Une sensation d'euphorie totale, une véritable passion.» FLMER PAR JEAN SERGE TURCOT es moteurs à hélice de l’avion vrombissent à 200 décibels dans le calme du matin.De l’intérieur de la carlingue, les parois de feuilles d’acier semblent tout à coup bien fragiles, lorsqu’une dizaine de grands gaillards s’y amènent.Ils rient, s’interpellent bruyamment, tout en vérifiant minutieusement leur équipement.Cordons, attaches, casques, rien n’échappe à leur vigilance réciproque.Le pilote arrive enfin.Pour rire, et parce que l’espace exigu de l’aéroplane est rempli à ras bord, les gars le trimballent à bout de bras, en position horizontale, jusqu’au cockpit, où il s’asseoit avec la placidité d’un vieux pro.Malgré l’ampleur du défi, l’atmosphère est plutôt décon- tractée.On l’a répété tant de fois, l’exploit qu’on se prépare, tous ensemble, à accomplir.Tout ira comme sur des roulettes, se dit-on, comme à chaque fois.Et pourtant, l’imprévu est toujours possible, l’accident redouté.Patrick Vergobbi, parachutiste et «chasseur d’images volant», s’assure que tout est bien en place.Son parachute, bien sûr, puis «l’autre», «au cas où»; les sangles qui tiennent son enregistreur vidéo, grâce à des bandes en velcro, sur sa poitrine; la caméra, solidement vissée à son casque.Pour la centième fois, il en vérifie l’arrimage, puis repère l’emplacement exact des contrôles manuels.À 5 000 ou même 10 000 pieds dans les airs, il doit pouvoir actionner, à la seconde près, le «on» et le Sauter en chute libre, faire des acrobaties est une chose: mais enregistrer et filmer en même temps relève de l'exploit.m ¦ v*T* • «Très lentement mais en même temps très vite, il voit arriver le sol sous ses pieds immobiles.» »*¦**>* L'équipement particulier du «chasseur d'images < 12 DÉC BELLE «off».Et cela, en chute libre.Simultanément, il lui faudra planer vers le groupe des sauteurs, assez près, mais pas trop, pour filmer leurs mouvements de façon précise.Car c’est grâce à son film que les juges détermineront l’équipe gagnante.A 14 500 pieds d’altitude, on ouvre soudain la porte.Un vent de tempête s’engouffre dans la coque où mille et un craquements s’ajoutent au vacarme amplifié des moteurs.En quelques secondes, les dix hommes s’élancent dans le vide, sans aucune hésitation.Patrick se jette à leur suite, alors que l’avion s’éloigne.Ici, entre ciel et'terre, chacun joue son destin.À la merci de son sang-froid certes, mais aussi et surtout de la technique des hommes, là, enfermée dans le sac où la vie et la mort dépendent de cette grande «nappe» de nylon et de ses cordages, savamment emmêlés.Chacun des hommes étend les bras et les jambes, de façon à modifier son angle d’inclinaison, en jouant sur la résistance de l’air sur le corps.En-dessous, les champs s’étendent à perte de vue, de teintes différentes selon les cultures.Le ciel est d’un bleu éclatant, le soleil brille à s’en fermer les yeux, le vent frais pique la peau.Les nuages sont si près qu’on entrevoit, l’espace d’un instant, des arc-en-ciels qui les coupent par endroits.Peu à peu, les gars s’approchent les uns des autres, jouant des bras et des jambes, nageant dans le vide, vers la main qui se tend.Les yeux sont fixés sur le voisin de droite, le regard concentré, pendant que sur la gauche, des doigts de fer se referment sur le poignet.Ce contact crée, en plein ciel, un sentiment de fraternité extraordinaire, comme si le fait de ne plus être seul arrêtait momentanément la chute vertigineuse.En quelques secondes, les paras sont réunis en un cercle parfait.Mais le sol continue de s’approcher à une vitesse affolante.4 000 pieds.3 000 pieds.puis, quelques secondes plus tard, à 2 200 pieds, un signal sonore enjoint à tous d’actionner la petite poignée salvatrice, fixée dans leur dos.Suite à la page 14 LE CAPSULES DE A3ÜA VISION SYSTEMS œpsule m SONY C'était en janvier 1986, à Orlando en Floride.Val Ranetkins, un Montréalais, tenait en haleine tous les plus grands fabricants de matériel de plongée sous-marine au monde.Il leur présentait les premières images à avoir été tournées dans le bassin océanique du Epcot Centre de Disney World qu'on venait d'inaugurer.Ces images avaient été tournées sous l'eau, non pas avec le lourd équipement qu'utilisent les professionnels de la télévision, mais avec le Handycam 8mm, cette caméra-magnétoscope de poche de Sony, placée à l'abri dans un caisson dont le maniement tient du jeu d'enfant PAR MICHEL VENNE C’est cela qui avait impressionné les géants de la plongée sous-marine et de l’électronique.Le PDG de Aqua Vision Systems et concepteur de l’objet, venait de leur montrer le plus petit, le plus léger et le plus facile à utiliser de tous les équipements de vidéo sous-marine à n’avoir jamais été fabriqué.Il est revenu à Montréal avec un carnet de commandes qu’il n’a toujours pas fini de remplir.Le Capsule 8 est un caisson d’aluminium équipé d’un objectif grand angulaire qui couvre 94 degrés de champ de vi- sion et d’un microphone.Le caisson a été conçu spécialement pour contenir le Handycam 8mm de Sony.Il est étanche et résistant; il peut être utilisé dans les pires conditions: pluies, grêles, vents, froids extrêmes ou températures élevées, sous l’eau comme sur la terre.L’amateur pourra aisément se familiariser avec son fonctionnement.Il peut se tenir d’une seule main, comme un pistolet, et on le met en marche par une simple pression sur un bouton.L’objectif grand angulaire donne une profondeur de champ telle qu’on n’a plus à se soucier de la mise au point et le Handycam de Sony peut être utilisé avec des cassettes d’une durée allant jusqu’à deux heures C’est la vidéo sous-marine à la portée des amateurs.L’ensemble (Capsule 8, Handycam et accessoires) tient dans une mallette qu’on peut facilement glisser sous son siège dans l’avion qui nous transporte vers les mers du sud.Le plongeur avisé qui est en vous objectera que les lacs du Qué- D É C I B E L l E 13 LE CAPSULE 8 bec sont plus sombres que la Mer des Caraïbes.La couleur de nos lacs n’est pas un obstacle pour le Handycam qui n’a besoin que de peu de lumière.Et si d’aventure les profondeurs obscures de nos cours d’eau avaient raison de sa sensibilité, le Capsule 8 est conçu de telle sorte que l’on puisse y installer un système d’éclairage d’appoint.L’ensemble est vendu 3 700$ (Prix de liste, incluant le Handycam, une visionneuse et les accessoires).M.Ra-netkins admet qu’à ce prix, il ne soit pas accessible au consommateur moyen.Mais il fait remarquer que la plongée sous-marine est un sport pratiqué surtout par des gens plus à l’aise qui ont déjà les moyens d’acheter l’équipement de plongée et de se balader dans les îles.Il faut savoir par ailleurs que plusieurs de ses clients sont des clubs ou des centres de plongée sous-marine qui en font la location.J’ai rencontré M.Ranetkins à ses bureaux de Ville St-Laurent.Grand, ses mèches grises trahissant la cinquantaine qui approche; manches roulées, col ouvert, il va et vient dans ces locaux encore trop vides.Il m’explique qu’il vient d’emménager et qu’il attend les meubles.Son entreprise, Aqua Vision Systems, est encore très jeune.Sur un mur, une affiche touristique qui montre les plages sud-américaines.À l’arrière, ce sont les ateliers d’assemblage où s’affairent cinq employés.Lui-même plongeur amateur, Val Ranetkins doit la naissance de sa nouvelle PME à son esprit inventif et à un coup de chance.Il a fabriqué son premiercaisson, ilyadéjàune quinzaine d’années, de façon artisanale dans son sous-sol, alors qu’il enseignait la plongée sous-marine au YMCA du centre-ville de Montréal.Ce qui devait plus tard porter le nom de Aquatica 3, était alors destiné à contenir un appareil photo.Légèreté et maniabilité caractérisaient ce prototype qui lui a permis de conquérir l’Amérique sous-marine.Aujourd’hui, la plupart des plongeurs-photographes professionnels travaillent avec cet équipement.Le hasard a voulu, il y a deux ans, que le directeur de la photographie du réputé National Geographic apprenne l’existence du Aquatica 3.Après un essai, c’était gagné.Il voulait en acheter une quinzaine.Ranetkins, qui travaillait toujours seul dans son sous-sol, n’avait pas les moyens d’une aussi grande production.Qu’à cela ne tienne, National Geographic a payé d’avance ses 15 Aquatica.C’est là que l’aventure commence pour vrai.Après avoir trouvé un associé et vendu une centaine d’Aquatica3, l’inventeur devait élargir ses horizons.Le marché des photographes professionnels est si restreint qu’il ne fait pas vivre son homme.Aqua Vision Systems devait viser le public amateur avec un nouveau produit et la vidéo portative s’est imposée d’elle-même.Avec le Capsule 8, Aqua Vision Systems vise les États-Unis et le Japon.Il a une longueur d’avance sur ses concurrents.L’équipe Cousteau a déjàfait l’acquisition d’un Capsule 8 pour compléter l’équipement vidéo de la Calypso, National GeographicV a utilisé, aussi, pour filmer, au début du mois de mai, «The World 1000», une course de Catamarans de 1000 milles dont le départ est à Fort Lauderdale et l’arrivée à Virginia Beach.Le caisson est si léger que, monté sur le mât de quatre Catamarans, il ne pouvait ni ralentir, ni déséquilibrer ces embarcations.Sony assurera bientôt la distribution de cette petite boîte d’aluminium à travers son réseau de concessionnaires au Canada.Cet amoureux de la photographie sous-marine est en train de damer le pion à bien des grands Japonais et Américains.Déjà, il voit de nombreux marchés s’ouvrir à lui.Autant du côté des écoles de natation ou de plongée sous-marine qui pourront s’en servir à des fins pédagogiques; autant du côté militaire ou civil pour l’inspection de ponts, de quais ou de navires.Il prévoit une production de 1000 unités la première année.Pour l’amateur, l’invention de cet homme sobre et tranquille, donne une possibilité nouvelle de chasser les images sous-marines en toute liberté et avec la garantie d’un haut standard de qualité.• Suite de la page 13 PARACHUTISME Instantanément, les mains se séparent.Chacun redevient unique, projeté tel une allumette lancée d’une automobile en marche.Puis les parachutes carrés bleus, jaunes et rouges s’ouvrent.La chute vers le sol est brusquement ralentie à 30 milles à l’heure.Comme de gigantesques fleurs multicolores, les dix parachutistes s’étalent dans l’herbe verte et humide.Durant toute la manoeuvre, Patrick Vergobbi a contrôlé soigneusement son altitude.Il a «volé» à quelques dizaines de pieds du groupe, actionné les contrôles de sa caméra et de son enregistreur.Très lentement mais en même temps très vite, il voit arriver le sol sous ses pieds immobiles.Les arbres cessent d’être de grandes taches foncées.Dans quelques secondes, il touchera la terre et humera son odeur.Alors que l’avion revient à son point de départ, les dix hommes se rejoignent haletants, heureux.Ils échangent des poignées de main, se félicitent, s’étreignent comme on le fait après une longue séparation ou un grand danger assumé ensemble.Car c’est bien de cela qu’il s’agit.Patrick vérifie sans attendre l’état de son matériel audiovisuel.Il enlève son casque et s’assure que la vidéo-caméra Hitachi VK-C1500 MOS a bien fonctionné.Comme toujours, il avait réglé la lentille à «wide angle».Du doigt, il ouvre les attaches velcro de son sac où tournait en silence la bobine témoin, dans son magnétoscope Hitachi VHS VT-7A, un appareil conçu pour «usage domestique», c’est-à-dire sur le plancher des vaches, stéréo, à cinq têtes, et qui comporte une autonomie d’un peu plus d’une heure en usage «off» et «on» et de deux heures environ en usage continu.Tout s’est bien passé.Il se souvient qu’une fois, cela avait failli mal se terminer.À l’atterrissage, il avait roulé tête première au sol.Résultat: la caméra avait percuté le plancher des vaches.La lentille, arrachée, avait été projetée à plusieurs mètres devant lui.Une autre fois, elle n’avait rien enregistré: un coup de vent violent avait enclenché le contact «off».Un autre aléa tou- jours présent: la traversée d’un nuage embue la lentille ou actionne le mécanisme d’arrêt automatique.Dans l’un ou l’autre cas, il faut remonter et tout recommencer.Heureusement, pour lui comme pour ses compagnons, cela n’est pas une corvée.Patrick explique avec difficulté le plaisir qu’il ressent lors du saut en chute libre.Une sensation d’euphorie totale, se contente-t-il de dire.une véritable passion.«Sur cent personnes qui essaient, dix effectuent un deuxième saut, puis cinq un troisième.Après quelque temps, il n’en reste que deux qui vont continuer à pratiquer le sport».Il a commencé à filmer les prouesses de ses co-équipiers comme hobby, avec le matériel vidéo qu’il utilisait chez lui: un VHS ordinaire portatif Hitachi, qu’il jumelle avec un petit moniteur TV pour vérifier sur-le-champ la qualité des images enregistrées en vol.Il a sauté de gros avions, de biplans de montgolfières et même d’hélicoptères.Ses films, dont la qualité s’améliore avec l’expérience, servent à des conférences sur le parachutisme, à des fins promotionnelles au Club Paracentre de St-Antoine sur Richelieu, ou encore pour la télé.C’est ainsi qu’il a immortalisé la peur, le sourire.et le turban de la grande vadrouilleuse Francine Grimaldi, film qu’on a pu voir à Radio-Canada.Ce qu’il apprécie, c’est la versatilité de son équipement: la caméra miniaturisée (qu’il a pu visser artisanalement sur son casque), l’enregistreur, qui ne pèse que 8 livres, et la possibilité de monter différentes images ensemble, de leur superposer des titres, d’y ajouter de la musique ou même un commentaire.Et tout ça, chez lui, dans son salon.Il a joué de sa caméra tantôt sur son ventre, tantôt à son pied et même au bout de l’aile d’un avion: «ce qui permet une foule d’angles inédits, dit-il, même si l’équipement vidéo n’est pas conçu pour une telle utilisation».Quand à savoir si le parachutisme est un sport aussi risqué pour «l’équipement humain», Patrick répond: «c’est un sport qui n’est pas plus dangereux qu’un revolver.lorsqu’on sait s’en servir».• 14 D É C I B E L L E PROFIL LE PÉTROLE À LA BAISSE LE VINYLE À LA HAUSSE Les consommateurs de 33 tours se souviendront d’avoir subi à leur manière la hausse du prix du pétrole pendant la crise des années 70.Et tout comme pour les consommateurs à la pompe, malgré la chute vertigineuse des prix du pétrole, il n’est pas question de baisser le prix de détail du 33 tours.Au contraire, les «majors» de l’industrie du disque prévoient une augmentation importante du prix à l’achat d’un disque.Les ventes de l’industrie du 33 tours ont augmenté de 4/10 de un pour cent en 1985, tandis que le CD a enregistré une augmentation de 291 %.D’autres arguments pour les détracteurs du vinyle au profit du CD.L’URSS À L’HEURE DU VIDÉO N i VHS, ni BETA, ni 8 mm, voici l’Elektroni-ka VM-12, un appareil disponible dans 4 villes soviétiques seulement (Moscou, Leningrad, Minsk et Voro-nej) au prix de 1 500$.Quant aux cassettes pré-enregistrées, on a le choix parmi quelques dizaines des meilleurs films sovié- tiques (leur prix varie entre 80$ et 130$.Parallèlement, le marché noir de la vidéo fonctionne à merveille, mais à des coûts exorbitants.Les magnétoscopes japonais se vendent à plus de 4 500$ et diffusent seulement sur un téléviseur occidental au coût élevé de 2 600$.LA GUERRE DES TUBES Grand lancement au printemps 85 d’une télévision révolutionnaire, la télévision à écran plat aux coins carrés.Il n’est nullement question d’un qualificatif pour décrire une majorité linguistique, mais un terme pour parler du tube qui se trouve dans la plupart des récents modèles de téléviseurs, le tube FST.La différence, peu notable, donne une meilleure définition d’image, peu de réflec-tions, un meilleur angle de vision et coûte passablement plus JVC DIT TOUJOURS NON AU 8 MM Au moins pour l’instant.JVC fut un des 127 signataire du protocole d’entente sur la standardisation du format 8 mm vidéo en mars 83.Il n’est pas difficile de comprendre les réticences de JVC à lancer sa marque dans le 8 mm, le format VHS étant loin devant le BETA comme favori du marché lucratif de la vidéo.Pour répondre au plus petit des 8 mm de Sony, le Handycam, JVC a lancé en format VHS le mini VideoMovie à cassette VHS-C pour compacte.L’avantage reste toujours le mê- cher.En fait le marché de la télévision qui était en déclin pensait trouver là une formule pour augmenter ses ventes.Mais après un an le résultat est peu concluant, les coûts de production sont énormes et on parle de plus en plus de la télévision à haute définition qui risque de bouleverser à nouveau le marché.Donc, en attendant la haute-définition, on se tournera vers le tube FST qui demeure une amélioration et un pas important vers une qualité d’image se rapprochant du film.me pour les vidéastes ayant un magnétoscope VHS puisque la cassette compacte est adaptable (avec adaptateur) à tout système VHS.La bataille du format vidéo se poursuit et malgré la forte avance du VHS sur le BETA, rien ne laisse prévoir une victoire finale d’un format sur l’autre, le 8 mm n’en étant qu’à ses premiers balbutiements.Le mini VideoMovie pèse moins de 3 livres sans batterie, utilise la technologie (HQ) le pendant JVC du Super Beta et une possibilité d’enregistrement sur cassette de 20 ou 60 minutes.MATSUSHITA MOINS CHÈRE À TAIWAN La plus grosse compagnie de produits électroniques destinés aux consommateurs, Matsushita Electric Co.Ltd, abandonne la production japonaise d’appareils audio de moins de 100$ en faveur de Singapour et Taiwan.D’après BIG MAC RÉATTAQUE La guerre des standards en informatique n’aura pas lieu.IBM l’aura finalement emporté en imposant sa marque avec le système d’exploitation MS-DOS.Le système d’exploitation indique à l’ordinateur comment afficher sur l’écran, comment lancer une imprimante, bref un programme qui gère le bon fonctionnement de l’ordinateur et de ses périphériques.Le standard quasi universel de l’ordinateur personnel 16 bits est devenu le MS-DOS, développé par Microsoft et utilisé sur le IBM-PC.Avec son nom, sa force et sa grande part du marché de la bureautique américaine, IBM, malgré son intérêt tardif dans la micro- des études du marché de l’électronique japonais, d’ici à 1990, 50% de la production exportée sera fabriquée à l’extérieur du Japon, le «Made in Japan» cède tranquillement la place au «Made in Taiwan».informatique, a imposé à ses concurrents la compatibilité IBM.Le seul à lui tenir vraiment tête, Apple, capitulera prochainement avec son propre appareil au standard DOS compatible IBM, le Modular Mac.Du moins c’est ce que rapporte la revue Report on Business du Globe and Mail du mois de mai.Bâti avec un processeur 68020 beaucoup plus rapide que le Mac, capable de traiter un million d’instructions à la seconde, Apple espère enfin percer le marché des affaires, qui compte pour 65% du marché des ordinateurs personnels.Le lancement prévu est vers la fin 86 ou début 87 au coût de 3 500$ U.S.«If you can’t beat them, join them».DÉCIBFLLE 15 Abonnez-vous maintenant! 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