Québec rock, 1 octobre 1986, Cahier 1
NO 110 OCTOBRE 1986 CANADA 2.95$ BELGIQUI H PER Q-60 ÜIK3 i i i k Le f Ik pastel La boîte à surprises TOP GUN Masquer les idées fortes : M à l*!: ' .Au royaume des animaux Les Chez TEAC, nous n'avons jamais perdu de vue notre objectif premier: conserver l'essence de la musique, la transmettre et la faire jouer exactement comme nous l'avons entendue la première fois, sans rien ajouter ni enlever.Nous avons perfectionné l'art de la reproduction magnétique.Nous appliquons maintenant notre longue expérience dans la conservation de signaux audios à la technologie du disque numérique.Nous aurions pu mentionner tous les termes habituels du «jargon» technologique que nous avons incorporé dans notre Série ZD de lecteurs de disques numériques.Pour nous, à TEAC, il suffit de dire que la distortion est le plus grand problème du phénomène du son numérique pour qu'à toutes fins utiles, nous l'éliminions complètement.Si vous aimez la musique, écoutez dès maintenant un lecteur de disque numérique de la Série ZD de TEAC.Rien d'autre ne pourra satisfaire vos oreilles.Ecoutez la musique.Nous croyons que les oreilles sont faites pour ça.Encore, Encore!! TEAC Canada Ltd., 3610 Nashua Drive, Unit 1 & 2, Mississauga, Ontario L4V 1L2 (416) 673-3303 £ J!—‘ TEAC ZDmm (MSLP 1400.00) ZD 5000 (MSLP 1750.00) WÈÈÊmKÈÊÊ&ÊËmÊm Charmes au vent, Brigitte Bardot, la madone (dénudée) de la faune.* 8 OCTOBRE: LE MOIS DU ROCK QUÉBÉCOIS le Québec passe à l’action 22 LES NOUVEAUX MACHOS enquête quadruple sur un sujet unique.31 DON JOHNSON le flic pastel veut devenir rocker de charme.36 BRIGITTE BARDOT au royaume des animaux.RUBRIQUES 4 JET SET si vous ne l’avez pas vu, vous pourrez au moins en parler.6 LE BLUES DU COURRIER 10 SUR SCENE ce qui brûle les planches ce mois-ci 12 DISQUES les meilleurs vinyles 17 CINEMA quoi voir et pourquoi le voir 21 SPORT télé: la cage aux muscles 28 VIDEO ce que les écrans racontent OCTOBRE 1986 NUMERO 1 lO ÉDITEUR: Guy Perron.DIRECTRICE DE PUBLICATION: Marleen Beaulieu.RÉDACTEUR EN CHEF: Sylvain-Claude Filion.DIRECTRICE ARTISTIQUE: Micheline Charest.PHOTOGRAPHIE: Alpha Diffusion, Harold Beaulieu.ILLUSTRATION: Diane O'Bomsawick.RÉDACTEURS: Katherine Adams, Jules Amyot, Marie France Bazzo, Christian Belleau, Jean Brouillard, Denis R.Caron, Paul Cauchon, Dick Daktari, Anne Dandurand, Max Firenze, Marie-Catherine Giguère, Annie desGroseilliens, Francis Juneau, Pierre Leroux, Micheline Letourneur, Hugo Léger, Christine Ouvrard, Laurent Saulnier et Frédéric Tomesco.QUÉBEC ROCK est publié par le Groupe Québec-Rock Inc.Siège social: 3510, boul.St-Laurent, suite 404, Montréal (Québec) H2X 2V2, (514) 844-8491.PRÉSIDENT ET DIRECTEUR GÉNÉRAL: Guy Perron.ADJOINTE À L'ÉDITEUR: Odile Vallières.VICE-PRÉSIDENT FINANCES: Michel Noël.MARKETING/PROMOTION: Robert C.Mariano.COMPTABLE: Carmen Paquette.SECRÉTARIAT: Anne-Marie LeBeau.VENTES: Montréal (514) 844-849.1 QUÉBEC (418) 654-9503 TORONTO Magazine Network (416) 962-8400 FRANCE bureau à Paris 110 rue Jean-Pierre Thibaud, 75011,05.21.32.07 (sans frais pour toute la France].PRODUCTION TYPOGRAPHIE ET MONTAGE: Photocomposition Trëma Inc.; QUADRICHROMIE: Stanmont; IMPRESSION: Litho-Prestige.PELLICULA-GE: Stanmont.DÉPÔT LÉGAL: Bibliothèque Nationale du Québec, Bibliothèque Nationale du Canada ISSN 03367167.Tous droits réservés.Le contenu du magazine ne peut être utilisé sans l'autorisation écrite de l'Éditeur.L'Éditeur ne se tient pas responsable de la perte de manuscrits, photos ou illustrations.3 1 1 3 4 5 fi / I Mad Dog Vachon, pas si mad et de moins en moins dog, au gala d’ouverture de Quatre-Saisons.Luc Plamondon escorte Martine St-Clair lors de l’ouverture du réseau Quatre-Saisons.A moins que Martine St-Clair escorte Luc Plamondon?Véronique Béliveau, Guy Perron, éditeur de Québec Rock et Chantal Condor, reporter à l’émission Graffiti, diffusée le samedi à 18 heures sur le réseau Quatre-Saisons.Miou-Miou et Robert Charlebois discutent d’une éventuelle participation au Festival Juste Pour Rire avec son directeur, Gilbert Rozon lors du lancement de Tenue de Soirée à la discothèque L’Esprit.La popularité, c’est ça.Les Montréalais préfèrent les Platinum Blonde et l’ont démontré avec vigueur lors d’une séance d’autographes chez Archambault Musique.Cyndi Lauper dans toute sa splendeur.Voici la preuve qu ’il n ’est pas nécessaire d’être top model pour réussir.Rencontre au sommet: Douglas Léopold, Pierre-Elliott Trudeau et deux Platinum Blonde.Marie-Sylvie Lefebvre, de l’émission Fan Club, Guy Perron, Denis Gagné, animateur de Fan Club, Mario Bouleau, réalisateur de Fan Club et Graffiti, Guy Fournier et Louise Deschatelets.4 Monsieur le maire Drapeau et Madame en tenue de soirée pour le gala d’ouverture de vous-devinez-quoi.Décidément tout le monde y était.On voit ici l’amie de Claude Dubois en sa célèbre compagnie.Marleen Beaulieu, directrice de Québec Rock, et le coiffeur Alvaro.Deux sourires valent deux mille mots.Le couple de l’année, Madonna et Sean Penn, partis pour la gloire.Mais la gloire les a vite rattrapés en la personne de Anthony Gallela, paparazzi désormais célèbre.audio-technica # ?' ^\''' Les révélateurs du son.Audio-Technica vous offre deux garanties imbattables: • 30 jours, argent remis "sans conditions" • 12 mois, "remplacement immédiat" Casques d'écoute Produits d'entretien audio et vidéo AudioVideo Specialists Inc., Montréal (Québec) H9P2N4 audio technica LEBLUESDUCOURRIER Merci mille fois pour l’article sur Diane Dufresne.Je suis un inconditionnel de notre diva nationale, et ce, depuis toujours.Pourquoi est-il si difficile de trouver des articles sur elle alors qu’elle donne un spectacle à Montréal?R.Duguay, Montréal Tant qu’à faire un article sur Diane Dufresne, il aurait fallu l’interviewer vraiment et lui poser toutes les questiqns que nous, simples mortels, ne pourrons jamais lui poser.Peut-être n’accorde-t-elle pas d’entrevue, alors merci de toute façon.L.Dumont, Sherbrooke J’ai adoré le reportage de Sylvain-Claude Filion sur Diane Dufresne.Pour une fois, j’ai l’impression que quelqu’un a compris le personnage, le phénomène Dufresne.Une femme qui ose faire des spectacles comme elle les fait mérite son aura de star, son statut de diva.Lâche pas Diane, on t’aime folle.Très folle.S.Hameün, Ottawa Dufresne, Dufresne, Dufresne! On n’entend parler que d’elle, vous ne trouvez pas ça exagéré?Elle, avec ses airs de star, ses égo trips, ses manies et ses idées de grandeur, elle me fait suer.Comment peut-on prétendre être star dans un pays comme le Québec?Le marché est trop petit pour se permettre ce genre d’extravagances.Rosanne F.Belley, Brossard Bravo pour votre nouvelle formule à deux faces (septembre 1986)! Je ne sais pas si c’est une illusion d’optique, mais j’ai vraiment l’impression d’avoir beaucoup plus de choses à lire et d’y trouver moins de publicité.Continuez! Sophie Lozeau, Montréal Où sont passés les livres au mois d’août?Malgré des articles relevés, mon magazine préféré n’a pas pu remplir à lui seul toutes mes heures de lecture l’été.A.Caron, Montréal Que de transformations pour ce mois de septembre! Je n’ai que des bons mots pour l’Encyclopédie des Clichés Vicieux et la page du centre, Finalement.Un seul reproche, pourquoi écrire sur les disques importés alors qu’ils sont difficiles à trouver en région?André Marcotte, St-Félicien Ayant commencé la seconde moitié de la trentaine, je tiens à vous dire que vous ne vous trompez pas dans votre article sur ces femmes qui préfèrent les jeunes.Les hommes de mon âge ne sont pas drôles: aigris, trop occupée, avares.Je vous fais cependant un petit reproche: pourquoi les photographies montrent-elles deux jeunes hommes autour d’une femme, alors que l’article parle des relations de couple dans le genre durable?Micheline Grégoire, Laval Bravo pour l’entrevue avec Denys Arcand (août 1986).Comme vous, j’ai adoré le film.J’ai adoré le paragraphe sur l’éloge du potin.Quelqu’un qui défend le droit au potinage sans tomber dansta stupidité est forcément intéressant et a sûrement plein de choses à raconter.Vivement son prochain film! B.Paquette, Joliette Quoi?Six pages sur le Music-Fest en août?Incroyable! Promouvoir un événement dont les intérêts sont d’abord américains.De plus, le MusicFest étant commandité par la brasserie O’Keefe qui a de gros investissements en Afrique du Sud, donc qui soutient l’apartheid.À votre place, j’aurais honte.René Giguère, Fabreville ¦ Les meilleurs commentaires, concis et'signés, seront publiés chaque mois dans Le Blues du Courrier.Faites parvenir vos lettres à Le Blues du Courrier, Québec-Rock, 3510 boul.St-Laurent, suite 404, Montréal (Québec) H2X 2V2.PUISSANCE FOUDROYANTE .Acuité.Fiabilité.Multiplicité.Beauté.C’est le coup de foudre! Nikko Audio: les'châïnes de-votre passion stéréo.¦ Seule-Nikko Audio vous permet d’accéder à la technopuissance, sans en payer le prix.Nos amplificateurs, syntonisateurs, récepteurs, platines à cassettes, lecteurs de disques compacts, tables de lecture et enceintes acoustiques vous feront vivre le grand frisson.En primeur au Canada, Nikko Audio lance la série Power Tech.Une nouvelle gamme de composantes géniales, compatibles, puissantes, conçues pour votre ravissement sonore.NIKKO La techno-puissance.AudioVideo Specialists Inc., 2134 route Transcanadienne Sud, Montréal, Québec H9P 2N4 0 C I 0 B II E p a ' Laurent Saulnier LE MOIS DU ROCIC LE FESTIVAL DE GRANBY Le Festival de la Chanson de Granby fête cette année son dix-huitième anniversaire.De fait, il est un des plus vieux festivals musicaux au Québec et il nous a permis de découvrir des talents comme Fabienne Thibeault, Robert Paquette, Ronald Bourgeois, Joe Bocan, Jean Leloup, Jac Gautreau l’année dernière et Marie-Denyse Pelletier (qui vient de lancer son premier microsillon).Cette année, trente-deux candidats se feront face.Les huit finalistes participeront à un stage de formation avec des professionnels de l’industrie pour parfaire écriture, composition et mise en scène.De plus, ils méritent aussi une bourse (relativement modeste) et une exposition médiatique assez importante.La grande finale qui élira ces gagnants aura lieu le samedi 4 octobre au théâtre Palace de Granby.Line soirée à ne pas manquer pour tous ceux qui veulent tout connaître avant tout le monde.LES ATELIERS RADIO ACTIVITÉ Pour la troisième année consécutive, le guide du disque québécois, Radio-Activité, organise son colloque annuel.Sauf que cette fois-ci, on change la formule.Plutôt qu’observer les produc- Octobre, mois de la chanson francophone?Pourquoi pas, les événements importants abondent.De quoi faire rougir toutes les feuilles d'érable.Pour tous ceux qui auraient brûlé leur agenda 1986 après l'été ennuyant et pluvieux que nous avons connu, voici l'agenda culturel Québec Rock pour octobre, mois de la chanson francophone.Q U Canada organisent conjointement le concours Rock Envol pour les nouveaux artistes exclusivement francophones.Quinze formations ont joué ou joueront sur la scène du Club Soda (résolument l’endroit chéri de tous les concours d’orchestres) jusqu’au 21 octobre.Puis, les trois groupes sélectionnés représenteront le Canada lors de la finale internationale de Rock Envol qui regroupera des rockers français, belges, suisses et canaquébécois.Radio-Canada assurera la diffusion de cette finale sur son réseau AM le 29 octobre.Bonne chance à tous! LA COURSE AUX FÉLIX Le 26 octobre, FADISQ (Association du Disque et de l’Industrie du Spectacle Québécois) remettra pour la huitième fois ses chers Félix.Fait nouveau et particulièremerit intéressant, le teurs d’artistes et les directeurs de stations de radio s’engueuler pour savoir qui est la poule et qui est l’oeuf, on pourra s’inscrire à des ateliers de formation beaucoup plus communicatifs.Trois ateliers seront ouverts, pouvant accueillir chacun une quarantaine de participants à la fois.On pourra bien entendu assister aux trois ateliers au cours du week-end.Le premier atelier portera sur les moyens de financement.Où et comment aller chercher l’argent pour se produire.Avec la participation d’organismes privés et publics.«L’endroit idéal pour aller à la cueillette de dépliants», souligne Luc Martel, directeur de Radio-Activité.Les deux autres ateliers seront plus conventionnels.L’un portera sur la radio et son avenir, l’autre sur le développement de nouveaux artistes.Réservé depuis trois ans aux professionnels du showbusiness, le colloque Radio Activité s’élargira probablement l’année prochaine aux artistes de la relève.ROCK ENVOL Si l’Empire des Futures Stars a accueilli, sans nécessairement le vouloir, presqu’uniquement des groupes anglophones, l’ADISQet la société Radio- ASSOCIATION DISQUE .•INDUSTRIE SPECTACLE QUË BEC OIS public vote dans quatre catégories soit: l’interprète féminine de l’année, la chanson populaire de l’année et le vidéo-clip de l’année.La votation se fera par téléphone par l’intermédiaire d'un numéro 900 (comme pour la quatrième étoile des matchs de hockey) et ce, pendant 24 heures.Comme l’année dernière, 51 Félix seront remis dont 22 sur les ondes de Radio-Canada.Les successeurs de Jean-Guy Moreau et Yvon Deschamps en tant qu’animateurs seront nuis autres que Ding et Dong.Il ne fait aucun doute que le Gala des Félix sera encore une fois une des émissions les plus écoutées de notre très occupé automne télévisuel.Qui a dit que le showbiz québécois n’intéressait plus personne?/ V.I.P.GE-STAR Pour souligner son ouverture à Laval, Générale Électrique du Canada, division des téléphones cellulaires, souhaite cordialement la bienvenue aux nouveaux membres V.I.P.GE Cellulaire.Jean-Paul Ouellette Président Ridding Ouellette Inc.Pierre Rodrigue Jr.Avocat Patrick Gibault Président, Primalait Liée.Jimmy Garfinkle Directeur des ventes, Michel Lincoln Packaging Daniel Desgagné Vice-président, Mouvement Desjardins, Assurances générales Mark Issenman Président, Les Constructeurs I & S Inc.Louis Duquette Vice-président, Duquette Construction Ltée.Jules Vallières Directeur des ventes, La Corporation des tapis Peerless Üï] Générale Electrique =nJ du Canada LE TRAITEMENT V.I.P.GE CELLULAIRE C’est simple, c’est différent, c’est moderne.C’est toute la distinction.que vous offre les agents V.I.P.GE Cellulaire.(514) 669-8181 Serez-vous parmi nos V.I.P.le mois prochain? I’VE GOT MY NEW 5 WAT CH ¦ ¦ .«UÜb *¦ %:'s -t.été®.?: • - » •''Ucr; .> ^ > - i 'W 1#, ^ Si ifi f&'i :«y ¦ » fmfmi Les nouvelles SWATCH sont là.De nombreux modèles inédits, des couleurs que vous aimez et le design de vos rêves.Étanches, antichocs et ultra-quartz, tous les modèles sont suffisamment décontractés pour vous donner le vrai goût de la liberté.Au prix | | ¦ |— r-y.L^D .- de 50$, SWATCH est distribuée au Canada par Cosmoda, la maison des accessoires, Downsview, Ontario.I W M SWATCH.LA MONTRE SUISSE EN LIBERTÉ. sur scène PAR SYLVAIN-CLAUDE FILION Tanzi (Nathalie Gascon Dean *benis ¦ Pour qui sont ces serpents qui sifflent sur vos têtes?Pour Andromaque, naturellement, qui reprend l’affiche du Bain Laviolette (1570 DeLorimier) jusqu’au 27 octobre.Créée en 1667, la pièce de Racine n’a rien perdu de sa furie.Créée il y a quelques mois, Andromaque avait remporté un certain succès.Jean-Maurice Gélinas signe le concept et la mise en action.Marginal, rafraîchissant, et surtout, différent.¦ Souvenirs de Brighton Beach C’est la découverte du monde adulte à travers le journal d’un adolescent.L’excitante angoisse, la sexualité qui dévore, et l’âpreté du monde des adultes que l’on démys-thifie.Une autre pièce de Neil Simon qui propose du rire en profondeur, mise ne scène par Gilbert Lepage, et qui réunit une brochette d’excellents comédiens (une habitude chez Duceppe).A l’affiche du théâtre Port-Royal de la PdA jusqu’au 19 octobre.¦ Rock-Envol Ils se sont mesurés les uns aux autres tous les mardis soirs au Club Soda depuis le 9 septembre.Ils représentent 1 ’ avenir du rock francophone au Québec, voire dans le monde.Ils méritent certainement que l’on assiste aux épreuves finales de ce concours organisé par l’ADISQ et Radio-Canada pour favoriser l’éclatement d’une nouvelle chanson francophone.Rock-Envol tiendra ses demi-finales au Club Soda, les 13 et 14 octobre, alors que la grande finale du concours se déroulera le mardi 21 octobre.¦ Nuit Jean-Pierre Perreault est un chorégraphe canadien qui se fait de plus en plus reconnaître au moyen d’oeuvres fortes, originales, et-controver-sées.Ses travaux relèvent d’une nouvelle perception de la relation danse/théâtre/architecture.Nuit est un nouveau spectacle de Perreault, cette fois entouré de 8 danseurs, et à l’affiche de la salle Marie Gérin-Lajoie de l’UQAM (1455 St-Denis) du 16 octobre au 2 novembre.Jean-Jacques Goldman: compte sur moi.¦ Jean-Jacques Goldman ne marche pas seul Enfin, ce mec sympa vient habiter une scène québécoise après une épuisante tournée européenne qui l’a consacré pour longtemps.Il déménage son imposant dispositif sur la scène du Spectrum de Montréal les 23 et 24 octobre, mais sera d’abord visible à Trois-Rivières le 16, à Québec les 17 et 18, à Rimouski le 21 et à Chicoutimi le 22.Avec lui, pas de doute: rocker est aussi un mot, un verbe, et une attitude bien française.¦ Tanzi La salle St-Louis-de-France a été métamorphosée, depuis quelques années, en salle de mariage, en salle d’élections et en salle de ya-ya.Le comble s’en vient: c’est sur un ring que se mesurent les acteurs de Tanzi.Un combat théâtral et musical, un véritable show de lutte où la lutteuse Tanzi affronte Dean Rebel.L’enjeu du match: leur vie à deux.Un sepctacle énergique qui peut se vanter d’avoir du muscle, et une affiche délicieuse.Ça continue jusqu’au 11 octobre, dans une mise en scène ingénieuse de Lorraine Pintal, à la salle St-Louis-de-France (3767 Ber-ri).¦ Chasseur de têtes Après une absence de trois ans sur scène et quelques pontages coronariens, Jean-Guy Moreau revient nous présenter les produits de sa chasse assez spéciale.Le safari-spectacle promet d’être cinglant et entièrement renouvelé.Depuis le début des années 80, ce ne sont pas les humoristes qui manquent au Québec.Allons donc constater en quelle position se retrouve Moreau dans le palmarès québécois du rire.Des textes de Claude Meunier (Ding), Pierre Huet et Jean-Piere Plante, au théâtre Maisonneuvl du 15 au 26 octobre.10 ¦ Top Secret Elle a reconquis le coeur des Montréalais et peut-être finira-t-elle par amadouer les journalistes avec ce spectacle qui la consacre au sommet de son talent.Tant pis pour ceux qui ne la suivent pas.Ceux qui veulent la suivre, pourront le faire à travers l’est du Canada durant tout le mois d’octobre.Elle sera à Campbellton le 1er octobre, à Edmunston (2), Rivière-du-Loup (3) Rimouski (4), Matane (5), Jonquière (8-9), Chicoutimi (10-11), Alma (12), Mont-Laurier (15), Amos (16), Val-d’Or (17), La Sarre (18), Sherbrooke (21-22), Victoriaville (23), Drummond-ville (24), Ottawa (25), St-Jean-sur-Richelieu (28), St-Jérôme (29-30), et Ste-Thérèse (31-ler novembre).¦ Groupe Sanguin Avec un patronyme aussi original, le Groupe Sanguin commence à se faire remarquer sur les scènes qui accueillent l’humour.Ici encore, le rire intelligent de fraye un chemin.Le collectif a été fondé au Saguenay-Lac St-Jean en 1983 et n’accumule que de bonnes critiques.S’ils prétendent que ne pas les connaître n’a aucun bon sang, c’est certainement parce qu’il vaut la peine d’aller vérifier sur place, au Club Soda (5240 Parc) jusqu’au 19 octobre.¦ Les Colombaioni Ces deux beaux-frères venus d’Italie sont des fous merveilleux.Ils sont déjà venus à Montréal à quelques reprises, notamment au plus récent Festival Juste Pour Rire.Leur langage est comique, d’une subtilité et d’une richesse exemplaires.Ils jonglent avec les mots, avec les accessoires, avec tout et rien.Ils transcendent les cadres du théâtre, du cirque et de la commedia dell’ arte.Depuis vingt ans, ils remportent un succès phénoménal avec des numéros dont certains sont devenus des classiques.Clowns mais pas clones, ils renouvellent l’art de l’improvisation contrôlée et du rire intelligent.A ne pas manquer sous aucun prétexte à la salle Maisonneuve de la PdA du 8 au 11 octobre, et le reste du mois en tournée à travers la province.COLOMBAIONI ¦ Asinamalî! Asinamali! Pouvez-vous imaginer ce qui se passe dans les banlieues sud-africaines?Une troupe de Johannesburg, le Market Theatre, nous propose un spectacle vivifiant où s’entremêlent larmes comiques et larmes amères sur un fond de critique sociale (fallait s’y attendre).Asinamali! est un cri de ralliement présenté au Centaur (453 St-François-Xavier) du 7 octobre au 1er novembre.Sur les planches en octobre.* PAUL PICHÉ, à la salle Fred-Barry (4353 Ste-Catherine est) le samedi 11 octobre.Aussi au même endroit, le mercredi 8, SYLVIE TREMBLAY et GENEVIÈVE PARIS.* DOLLY PARTON et KENNY ROGERS se partageront le Forum de Montréal le 9 octobre.STEVIE WONDER y sera la veille.* PERCUSSION MONTREAL revient cette année, samedi le 18 octobre, à la Salle Pollack de l’Université McGill (555 Sherbrooke ouest).L’exbatteur d’Offenbach, Pat Martel, sera du nombre des performeurs.* SARAH ET LE CRI DE LA LANGOUSTE, que Benoit Girard et Françoise Faucher défendent brillamment, comme d’habitude, continue jusqu’au 25 octobre sur la scène du Café de la Place complètement réaménagé.* LE PETIT UNIVERS DE R.P., qui explore le microscome du comédien/auteur Normand Daoust, devrait vous faire rire encore jusqu’au 11 octobre au théâtre d’Aujord’hui (1297 Papineau).Parce que le monde est peuplé de ces Roger Paquette qui ont quelque chose à dire.ou à rêver.* SCAPIN ET SES FOURBERIES occupe la scène du Théâtre du Nouveau-Monde jusqu’à la fin du mois, dans une mise en scène de Daniel Roussel.(84 Ste-Catherine ouest) * LA MÉGÈRE APPRI VOISÉE, le classique de Shakespeare qui embri-que satire, réalisme, bouffon, burlesque, humour et parodie, est le premier spectacle présenté par la Nouvelle Compagnie Théâtrale, au théâtre Denyse-Pelletier (4553 Ste-Catherine est) du 20 octobre au 3 décembre.Seize comédiens défendent une traduction du regretté Jean-Marie Lemieux, mise en scène par Jean-Luc Bastien.* BAIN PUBLIC, spectacle acclamé par la critique et apprécié par le public au printemps dernier, reprend sa farouche exploration sociale en tournée, et trimbalera sa centaine de personnages à Sherbrooke le 25 octobre, à Drummondville le 29, et à Hull le 1er novembre.Mais c’est à suivre.* MARIE-CLAIRE SÉGUIN, un retour en force sur la scène du Club Soda du 29 octobre au 1er novembre.* BROUE, infatigables, seront au théâtre Saint-Denis à Montréal du 1er au 23 octobre.* HERBERT LEONARD, le chéri de ces dames qui chante si bien la pomme, effectue une tournée québécoise qui le conduira à Drummondville le 21 octobre, à l’Arlequin à Montréal les 22 et 23, à Laval le 25, à Joliette le 27, à Sherbrooke le 28, à Québec les 29 et 30, et à Victoriaville le 31. disques PAR CHRISTIAN BELLEAU, MARIE-CATHERINE GIGUÈRE, FRANCIS JUNEAU, LAURENT SAULNIER ET FRÉDÉRIC TOMESCO ,/ - - 1 y\ nE3Ano]^ 3{ snoy\ :q9 b \ f •^poili^p JU3UIIBJA IDJJQAJOQ 9JÏOA Z3ptI3A ‘31A 3JJOA ZOIJlUiqd ‘S3sipq3 xnop 3J)U3 [m oj Z3AB snoy\ :q^ h •3q3Eisnoiu 3ssojâ 3jjoa JodnoD ssquq 3nS^A duudid -uej 3p oqDeui }0)rqd sdîjçj sno/^ :()£*; 0 isjDjinsey jsammoj sap jnoj ne 1S3(3 ‘sapais sap jirepuad snuaAnos juos ua^ saunuoq saq o ana o ma 'oz apidBJ snjd ja assajd snjd sjnofnoj jsa amuioqq ‘atuaui putirqy 0 aaaa ç ma 'ei •jisiiqd juauia[pj jrej inj sieui ‘ajsajap [j 1 aaaa t ma 'si SBd auoddns a[ au q o aaaa ç ma 'Zi •sauuoijuajjB ja spjuaS juos soqaBui xuBavnou sa[ ‘aajoj as [j f aaaa i ma 'bt sud juasuup au soipBtu sibja saq o aaaa o ma 'çt jmp -uoa mb aqa sjnofnoj jsap :^ uoijsanb Jioyç e aaaa o ma fi •JUBJUBJSaj ub sjnofnoj juaSuBuj soqaBui xnBaAnou saq o aaaa o ma tt ¦jua||iq -Eq(s ja juasiBiuap as samuioq sa| :nuuoa jsa^ £ aaaa ç ma 'zi ajaj B[ b [buj sibiubT juotu soqaBiu saq ç aaaa o ma ‘tt b5 aujiB juauiiBJA sibuieT juo(u saqa ‘ajoaua inq z aaaa ç ma ’oi ¦sibuieT jiBJasiBq au uo ‘ajp jiBjap i§ 0 aaaa ç ma ’6 soqa -Bui saj anb saaid juos sauiuiaj sa[ ‘snssap-Bq ç aaaa t ma ‘8 ajUBjJoduu srqd auop juas as aqa ‘sBd juasmpuoa au soqaBui saq ç aaaa o ma ‘L pssassod ja apasqo oqaBui ap ajiBJj a[ aqa ‘aAijBijiuiq puajd jpg e aaaa o ma ‘9 ajjrjBj b jisiB|d ajiB} jnod uaiq jsap sibui ‘in[ jsa^ 1 aaaa \ ma ç aidduÀ a[Xjs un auuop mj b5 ‘b5 aiuiB [j 0 aaaa £ ma f siBUiBfBjanjiqBq^ au p iapjBS saj aqq 1 aaaa t ma •£ •ajp b [Bâa jsa {qnb aAnojd b5 ‘jibj aj [j z aaaa e ma 'Z anuajajjua juas as aqa ‘ared [qg £ aaaa o ma a uoôe^ 3)no) ap sed ^uaidiuoo au sauiuiaj sa| jed sainuinaoe s^ujod saq -«oqaeui neaAnou» saia shoa aj6 -ap |anb e zaÂOA )a |e;oi aJtoA zaïnoieo 'sasuoday 27 PAR DICK DAKTARI ijjilijgf • >~U.' r Dire qu ’ily en a encore qui rêvent de passer la nuit avec un fantôme.Kelly McGillis et Tom Cruise, vedettes d’un Top Gun omniprésent sur les palmarès du cinéma, du disque et du video.Plus populaire que jamais, Aretha Franklin telle qu ’elle ne sera pas dans Jumpin Jack Flash.Le fric de Top Gun en 80 jours.Après 80 jours de diffusion en Australie, à Hong Kong, en Suède, aux Pays-Bas et en Finlande, le film Top Gun amasse le joli magot de 108 000 000 de dollars.Et américains en plus.Parlant d’histoire d’avions, oserons-nous comparer le score de La Guêpe de Gilles Carie avec celui de Top Gun.Qui a chuchoté: impérialisme?Québec Clip.Nouveauté attendue pour très bientôt, le clip de Paul Piché accompagnant Quant je perdrai mes chaînes, mis en scène par Denis Robert.On pourra y voir, entre autres, des images tirées de son spectacle Intégral.Un bon moyen pour faire un clip intéressant et pas trop dispendieux.Chez Audiogram, on nous annonce aussi la parution prochaine de clips de Pierre Flynn et Louise Forestier.Oui, Oui, le Pierre Flynn du groupe Octobre.Le retour du beau ténébreux au blouson de cuir.France Clip.Du côté français, un artiste vidéo fait tourner toutes les têtes et tourne les meilleures.Ex-membre du collectif Bazooka, artistes terroristes et terrorisants, Kiki Picasso a fait le clip de L’Arrivée du tour d’Alain Bashung, grâce à un procédé de coloriage à l’ordinateur.On ne voit que Bas- hung avec différents costumes et dans des décors absolument déments créés sur bande magnétoscopique par Picasso.Bashung, qui n’est pas fou du médium, est par contre emballé par le travail de Picasso.«C’est formidable parce qu ’il a réussi à montrer ce qu ’ily a de pluriel en moi, avec une démarche totalement originale qui n ’a pas coûté une fortune.Que demander de plus?» De plus, Kiki Picasso, sur une commande de Canal Plus, tourne un petit clip de 40 secondes mettant en vedette les deux hommes politiques français les plus redoutés du showbiz parisien, Jean-Marie LePen, leader du Front Populaire (extrême-droite) et François Léotard, nouveau ministre de la Culture (de droite, évidemment).Bariolé, multicolore, swin-gnant, politique et subversif, le mini-clip du Léopen est refusé par Canal Plus.Ne voulant pas rester dans l’ombre, Picasso vend sa bande pour 100 francs (environ 20 dollars).On écrit à Christian Chapiron, Poste restante, Paris 88, 54/56, rue René-Boulanger, 75010, Paris, Pas cher pour une oeuvre numérotée et signée par son créateur.Et c’est du Picasso! A Date With Elvis.C’est les Cramps qui vont être contents.En janvier 87, on pourra louer la cassette Elvis Presley-A Night With You.En coulisses et sur scène, le King dans toute sa splendeur.Sauvage, puissant, hypnotique.Dès janvier 87, tout le monde pourra se payer une nuit avec Elvis.On la baptisera la nuit des morts-vivants.Vidéo Aid.Après Band Aid, Live Aid, Sport Aid et Farm Aid, voici Video Aid, une vidéocassette avec l’orchestre Symphonique de la BBC dirigé par Sir George Solti et jouant la Cinquième de Beethoven.Pour environ 20 dollars, vous avez 40 minutes de concert.Et tous les profits vont à Oxfam.Alice In Videoland.Filmé en 1951, les aventures d’Alice au pays des merveilles étonnent encore les enfants de 1986.Paru au début de l’été en vidéocassette, Alice In Wonderland se maintient depuis ce temps en tête du palmarès vidéo pour enfants en Amérique du Nord.C’est papa Disney qui va être content.La genèse de Motown.Il y a déjà trois ans, Motown fêtait son vingt-cinquième anniversaire.Pour commémorer l’événement, le patron de la boîte, Berry Gordy, se paie un gros show télé.Depuis, il existe la vidéocassette de ce spectacle grandiose, intituXé Motown 25: Yesterday, Today, Forever.Le revival continue presque un an après sa sortie.Du côté des nouveautés, signalons un autre revival à’une époque.Genesis fait paraître un vidéo enregistré 28 'l^artvëe duJSur.Bonne nouvelle: les Smiths tournent enfin un vidéoclip! Mauvaise nouvelle: ni Morrisey ni aucun Smith n ’y sera! en spectacle lors du Mama Tour, il y a trois ans.A quand le revival Gentle Giant?Un clip et une claque dans le dos.Whoopi Goldberg tourne dans un film intitulé Jumpin ’Jack Flash.Oui, le même titre que le classique des Stones, qui sera bien évidemment la chanson-thème de la bande sonore mais interprétée par nulle autre qu’Aretha Franklin.La meilleure, c’est que Keith Richards et Ron Wood joueront de la guitare sur cette version et dans le clip où on verra des extraits du film.bien entendu.1986 serait-elle l’année des Rolling Stones.séparément?Hallowe'en Hollywood?Attention amateurs de sensations fortes! Pour bien célébrer l’Hallo-we’en, plusieurs compagnies de vidéocassettes ont pensé à vous.Tout d’abord, mentionnons la parution de Hollywood Ghost Stories, une anthologie du plaisir de la chair.de poule.Présentée par John Carradine, cette rétrospective horrible est montée spécialement pour le marché vidéo.De plus, Carradine nous montre aussi l’envers du décors.De son côté, Vestron annonce la parution de quatre films tout aussi populaires qu’Hallowe’ennesque: Rocktober Blood; Whodunit, The Craving et Ghost Stories: Graveyard Thriller.Une collec- Bashung: le feu d'artifice français du vidéoclip.tion imparable de monstres, fantômes, et bibites bébêtes.Une bonne pinte de bon sang frais.Dans la même veine, voici la vidéo en concert de Neil Diamond, I’m Glad You’re Here With Me Tonight.Parmi les titres interprétés par Diamond, Sweet Caroline, You Don 7 Bring Me Flowers et Brother Love’s Travelling Salvation Show.Là aussi, on nous promet l’envers du décor, Neil Diamond dans sa loge et à Las Vegas.Un vrai film d’horreur! Les Smith convertis.Les Smith n’ont jamais voulu faire de clips.Problème immense pour les promoteurs de la formation britannique aux USA où rien ne se fait sans l’aide d’un clip de promotion.Leur maison de disques, Rough Trade, a trouvé une solution qui semble satisfaire les deux parties.En effet, les Smith et leur leader Morrisey ont toujours admiré le travail de Derek Jarman, le créateur de Jubilee.Jarman fera donc un vidéo promotionnel et conceptuel d’une durée de quinze minutes, incluant trois chansons du quatuor, The Queen Is Dead, There Is A Light That Never Goes Out et Panic.Les Smith approuvent mais n’apparaissent pas dans ce clip longue durée projeté en première partie du cotnroversé long métrage Sid And Nancy, racontant les péripéties du couple mené par le légendaire Sid Vicious.Une autre suite à ce spécial Hallowe’en?>.ffî Quand viendra-t-il nous chanter la pomme, au Québec?Programme Jeunes Entrepreneurs.Le marché de la vidéo domestique se chiffre pourprés de cinq milliards de dollars aux Etats-Unis seulement.De 75 à 85 millions de cassettes sont distribuées cette année par les clubs vidéos à leurs abonnés.Lors de la Video Software Dealers Convention qui s’est tenue la dernière semaine d’août, 10 000 industries étaient représentées.Vous cherchez toujours comment investir?Les Dix sourires de Neil Young.Pour accompagner la sortie de son album Leading on Water, Neil Young fait l’acteur.Les dix chansons du microsillon seront clippées et elles nous montreront dix personnages différents toujours interprétés par un Neil Young en pleine forme.Selon Tim Pope, le réalisateur de cette compilation Neil Young et de clips pour les Cars, les Cure et Brian Ferry, «chaque clip montre un aspect différent du sourire de Neil.Dans People On The Street, par exemple, Neil Young danse la claquette et apparaît subitement avec un rictus étrange.» Qui a dit que le vidéo tuait les stars de la radio.?Statistiques.Selon un récent sondage, les VCR trônent dans 35% des foyers américains.29 LE FLIC PASTEL VEUT DEVENIR ROCKER DE CHARME DON J „ .ÊSlIÉSil Elvis s’est échappé! Branle-bas général.Si on ne le rattrape pas tout de suite, il mettra le cap sur Cuba.Que deviendrait Sonny Crockett sans son alligator familier?Il céderait la place à son interprète Don Johnson, tout disposé à conserver sa cote d’amour sous l’aspect d’un chanteur de rock.De la TV rock de Miami Vice au rock télévisuel de Heartbeat il n’y a que l’espace d’un sourire de crocodile.PAR FRANCIS JUNEAU Réflexion Si Elvis brisait sa chaîne tous les jours, John Nicolella, producteur de la série policière à succès, perdrait sa chemise à force d’engager des hommes-grenouilles à la demi-douzaine pour le repêcher.Don Johnson lui coûte maintenant plus de 100 000 $ (US) par émission, ce qui porte la facture hebdomadaire bien au-delà du million.Les enquêteurs du vrai vice squad de Miami peuvent bien en verdir de jalousie, mais il faut ce qu’il faut pour garder les services d’un acteur qui connaît la rentabilité de son sex-appeal.Il sait aussi qu’il serait difficile à remplacer (même si Tom Waits assure qu’on lui a offert le rôle!), et qu’une semblable pluie de dollars n’inondera pas indéfiniment un gars comme lui.QUI PERD GAGNE Acteur de série B au bord du naufrage alcoolisé, fêtard invétéré béni des marchands de psychotropes, tombeur intempestif aux fugues sentimentales impromptues, Don Johnson incarnait à une époque encore récente l’éternel perdant que les producteurs hésitaient à engager.Il doit le rôle de Sonny Crockett à l’insistance de Tony Yerkovich, l’auteur qui travaillait sur un projet d’abord intitulé Dade County Fast Lane devenu ensuite Miami Vice.C’est lui qui ramenait constamment Johnson à l’attention des gens de NBC depuis une rencontre où l’acteur en lui lisant une scène l’avait frappé, au sens figuré bien sûr, comme étant Sonny Crockett.A Los Angeles les insuccès de Johnson faisaient répéter aux producteurs «oui, oui, Johnson.mais qui d’autre pouvons-nous avoir?».Ce jeu-là a duré des mois, puis, alors qu’il pêchait en haute mer en compagnie de Dickey Betts des Alman Brothers, Johnson reçoit une communication de son agent lui intimant de regagner Los Angeles pour un nième bout d’essai.Il réplique que les studios détiennent assez de bouts d’essai de lui pour ridiculiser la filmographie de Gary Cooper, mais s’y rend quand même, auditionne avec Philip Michael Thomas, l’alchimie nécessaire à la complicité des personnages est évidente même aux yeux des gros bonnets, et ils finissent par l’engager.Cependant, avant de décrocher ce contrat maintenant historique, Johnson avait, comme on dit, beaucoup vécu.Originaire du Missouri, il connaît une adolescence turbulente suite au divorce de ses parents.Il séjourne à l’école de réforme pour vol d’automobile puis, revenu à des études normales mais houleuses, il découvre le théâtre grâce à la suggestion d’un professeur Karen Salter qui avait remarqué son physique de jeune premier et son esprit rebelle en mal de valorisation.Il arrive à Hollywood auréolé des critiques élogieuses obtenues par sa prestation dans la production de Sal Mineo de Fortune And Men’s Eyes.Malheureusement sa première présence importante à l’écran survient dans The HarradExperiment, Za-chariah, et Return To Macon County, qui, sans passer inaperçus, ne font pas briller son étoile.Même A Boy And His Dog, où il partage la vedette avec un gros chien berger télépathe et sexiste dans une lugubre histoire post-guerre atomique, ne se hisse au rang d’objet de curiosité que par sa présence devenue célèbre.La télévision lui réussit mieux.Au fil des ans il apparaît dans The Rebels, From Here To Eternity, First You Cry, Elvis And The Beauty Queen, et Amateur Night At The Dixie Bar And Grill.FORT MAIS VULNÉRABLE Mais ses succès sentimentaux sont encore plus spectaculaires.Il plaît aux femmes à première vue, et beaucoup de femmes l’ont vu.Il s’est marié trois fois, d’abord avec Melanie Griffith, remarquable dans Body Double et sur les photos qui montrent le tatouage en forme de poire sur sa fesse gauche, et finalement (peut-être) avec Patti D’Arbanville, consacrée par Andy Warhol à l’époque de la Factory et mère de son fils de trois ans, Jesse.La comédienne, sortie victorieuse de combats tumultueux avec la drogue et l’alcool, a aidé Johnson à briser le cercle vicieux de son auto-destruction.Mais jusqu’au 11 septembre 83, sa vie suivait plutôt une devise fort répandue dans les années soixante: sex and drugs and rock’n roll.Sa première liaison à l’âge de seize ans le fait emménager avec une femme de dix ans son aînée dont il vante aujourd’hui les leçons d’anatomie aux méthodes actives.A dix-huit ans il vit avec Anita Sorrels, 29 ans, mère de trois enfants, qui lui enseigne à l’Université du Kansas.Puis il part pour San Francisco pour étudier à l’American Conservatory Theatre, et commencer à la fôis sa vie d’acteur et ses déboires d’animal de party.La marijuana, omniprésente à l’époque, allait vite devenir sa compagne assidue.La cocaïne ne posa un problème qu’une fois entamée la pente savonneuse et mondaine d’une consommation exagérée d’alcool.Les deux habitudes se noprrissent l’une l’autre, chacune rendant plus agréable et plus abondant l’usage de l’autre.Des difficultés financières interviennent, mais la circulation «courtoise» de poudre et d’alcool à Hollywood suffisent à entretenir ce brouillard douceâtre qui donne une illusion de bonheur.Johnson se rappelle un mariage hâtif avec une jeune fille riche, décidé sous l’influence enthousiasmante de la cocaïne et annulé quelques jours après.Voilà qui donne une idée des méandres de sa vie sentimentale.Avait-il alors ce charme mêlé de force et de vulnérabilité qui, sous les traits de Sonny Crockett, l’a propulsé au rang des grands sex-symbols américains?Chose certaine, il séduit facilement.Peut-être, comme il le pense lui-même, parce que les femmes le trouvent à la fois amusant et dangeureux, émotive-ment dangereux, mais sans doute surtout parce qu’elles perçoivent la forte attraction qu’elles exercent sur lui.Comment résister à qui vous fait vous sentir irrésistible?A l’entendre, il aime les femmes passionnément, sans distinction de type ou de teint, avec un fai- Don Johnson: un Q Sonny Crockett, le mâle revu et corrigé par la guerre des sexes, vieux ou un nouveau macho?32 ble particulier pour celles qui ont le sens de l’humour et peuvent le faire rire.Il représente, à travers le personnage désinvolte mais marqué par la vie de Sonny Crockett, le mâle revu et corrigé par la guerre des sexes, l’oiseau rare qui a assimilé quelques préceptes féministes de base sans renoncer à son libre-arbitre.Tour à tour protecteur et en péril, il semble à la fois fort et vulnérable, excellent candidat au titre discutable de néo-macho.LE (MIAMI) VICE MÈNE À TOUT.Fort d’une popularité assise sur la reine des séries télévisées, Don Johnson renoue avec un ancien flirt, musical celui-là, qui l’a poussé à s’acheter une guitare en 71, à pratiquer tant bien que mal entre ses engagements, et à co-écrire avec Dickey Betts deux chansons de Enlightened Rogues, disque des Allman Brothers paru en 79, soit Blind Love et Can’t Take It With You.Le fait d’avoir suivi en copain une tournée des fameux frères Allman ou d’avoir déjà «jammé» avec Ron Wood dans un état d’ébriété avancé le qualifie sûrement en tant qu’amateur éclairé.Mais il n’a jamais appartenu vraiment à l’univers musi-dal.C’est pourquoi, avant même de s’embarquer dans l’enregistrement d’un disque, il sait qu’il aura besoin d’aide.En cela il peut profiter des erreurs d’autrui.Il bénéficie de l’expérience malheureuse de son collègue Philip Michael Thomas (Tubbs), dont le disque Living The Book Of My Life lancé l’année dernière et déjà échoué sur les plages impitoyables de l’oubli, tout gonflé de narcissisme et d’inflation sonore dénuée du moindre goût musical, illustre parfaitement ce qu’il faut éviter.Il veut, lui, chanter du rock contemporain vendable, mais aussi empreint d’un certain esprit et d’au moins une miette d’authenticité.Alors il demande à Danny Golberg, stratège rock reconnu, de superviser le projet.Celui-ci invite Chas Sandford, guitariste-compositeur émérite et grand fan des frères Allman, donc fait pour s’entendre avecjohnson, à prendre la direction musicale et la charge de réalisateur.Sandford à son tour fait appel au bassiste Mark Leonard, au batteur Curly Smith, et au claviériste Bill Champlin, qui peut aussi assurer les harmonies vocales.Les bases établies, Johnson parcourt son carnet d’adresses pour récolter chansons, contributions vocales et solos de guitare incandescents.Torn Petty lui apporte la chanson Lost In Your Eyes, et Bob Seger fournit Star Tonight.Willie Nelson chante sur celle-ci et lui ajoute un solo de guitare avec la sobriété qu’on lui connaît.Ron Wood accompagne de ses riffs typiques Heartache Away, laissant le solo à Stevie Ray Vaughan.Il devait par la suite déclarer que Vaughan l’avait «fortement» impressionné : «iljoue si fort quej ’avais peur de ne plus pouvoir avoir d’enfants.» Un autre phénomène guitaristique intervient sur Last Sound Love Makes.Il s’agit de Dweezil Zappa, le fils de Frank, dont la virtuosité se compare à celle d’Eddie Van Halen.Bonnie Raitt apparaît aussi sur le disque, Johnson l’avait rencontrée au Jazz and Heritage Festival de la Nouvelle-Orléans, et il admire sa voix.Enfin une autre amie, Whoopi Golberg, est venue assister à l’enregistrement, et a fini par graver une sorte de rap intitulé Street-wise qui ne se trouve pas sur le disque mais fera l’objet d’un vidéo à part.Car on planifie un vidéo global d’une heure avec toutes les chansons de l’album.Comme quoi CBS fait confiance à la séduction bien habillée de Heartbeat.Quelque soit le sort que lui réserve le marché, Johnson estime avoir fait exactement le disque qu’il voulait faire.«Si ça marche tant mieux, sinon j’espère au moins qu ’ils me laisseront en faire un autre.» Il dispose d’un avantage de taille sur les autres aspirants au Temple de la Renommée du rock, il est apparu deux fois l’année dernière sur la page couverture du Rolling Stone, le rêve de tout rocker ambitieux, et s’y retrouvait encore une fois en septembre à l’occasion de la sortie de Heartbeat.Le passage réussi de rockstars du disque à l’écran est relativement fréquent (Madonna, Sting, Tina Turner), mais l’inverse semble plus difficile à accomplir.Une personnalité du monde musical peut se voir offrir un rôle sur mesures, mais une vedette de cinéma ne saurait s’improviser un talent musical du jour au lendemain.Pour Don Johnson, le sort en est jeté, et le public décide ces temps-ci s’il le préfère en agent antidrogue aux vêtements pastels ou en chanteur de rock ordinaire.?LE VICE QUI VIENT DU SUD Tout comme Dynasty ou Dallas, Miami Vice a déferlé sur nos pauvres masses en mal d’images simplettes pour s’identifier.Qui n’a pas entendu la réclame-radio de telle boutique, proposant, à rabais, le look Miami Vice, les vestons Miami Vice, les lunettes Miami Vice ou encore, les bobettes A/Yamz’ Vice.Rencontrez un de vos amis qui n’a pas de chaussettes dans ses escarpins italiens et il se fera prendre pour un Miami Vice.Dites à votre chum que sa barbe de deux jours vous pique et, d’un sourire entendu, il se targuera d’être une émule (rare, croira-t-il) de Don Johnson.Se souvient-on que les clippers (rasoirs de barbiers) existent depuis des années et que certains tombeurs les usent depuis longtemps?Miami Vice est devenu un style de vie.Descendantes directes de la Diva de Beineix, les images léchées de Miami Vice, oscillant du pastel au délavé, constituent plus un joli coffret de clichés soyeux qu’une série policière en bonne et dûe forme.Bien sûr, les revolvers tonnent, les pneus crissent tout le temps, mais on ne peut s’empêcher de penser au fond que tout cela est du temps et des calories gaspillés.Tout cela durera-t-il?Naturellement, après le vice de Miami, il y aura autre chose d’analogue.Posons la question autrement: flirterons-nous encore longtemps avec l’inconsistance de ces nouveaux évangiles télévisuels?Le gala de la rentrée, à Télé-Métropole, a frisé le ridicule lorsque Yves Corbeil (la photocopie ratée du playboy sans envergure) et Pierre Marcotte (bourrelets débordants de son Dorion suit) se sont affublés de verres Vuarnet pour jouer les vicieux de Miami.Ils semblaient se trouver bien drôles, fiers de savoir imiter le duo bicolore de Floride, et dramatiquement à la recherche de leur identité perdue.Tout le monde parle de Miami Vice, de Don Johnson et des barbes de deux jours.Les plus malins décrètent la vague insignifiante, mais qui osera prétendre que Miami Vice est un show qu’ils ne suivent pas, au moins un tout petit peu?Tout est au goût de chacun, et la question qui demeure, c’est probablement de savoir si les plus niaiseux sont ceux qui sont en action à l’écran ou ceux qui s’écrasent hebdomadairement (maintenant en français de France à TM) devant le petit écran.S.C.F.33 American Dream I * » Siège social: 9250 avenue du Para Montréal, Quebec H2N 2A1 Tel: (514) 583-0920 PAR PIERRE LEROUX I ENTREVUE EXCLUSIVE NICE, France — Il est 9 heures 25.La nuit commence à tomber sérieusement sur la place de sable durcie des boulistes de Mougins, un hameau perché dans les montagnes de l’arrière pays sur la riviera française.Mou-gins, ça a été le havre de Picasso, désormais le refuge de Duvalier, le dictateur haïtien en exil.Mais ce soir, sur la place, pendant qu’à l’intérieur on entend les clameurs des amateurs de football rivés à leur téléviseur, ce soir dans l’obscurité des voitures qui se hissent jusqu’au plateau, je ne scrute les pares-brises que pour apercevoir une seule crinière, la plus célèbre de toutes: celle de Brigitte Bardot.AU R .4*8 «On m’aurait dit: il faut donner ta vie pour les bébés-phoques, je l’aurais fait sans hésiter.» «Je rêvais de devenir très riche.» «De partout, je reçois sans cesse des notes à payer provenant des vétérinaires.» Avoir rendez-vous avec BB, c’est comme croire à Dieu.On prie, on espère que ce soit vrai, que ce soit pour de bon et on cherche son meilleur profil pour apparaître devant la portière du 7ème ciel.Déjà, deux jours plus tôt chez elle à St-Tropez, le rendez-vous avait avorté comme parfois les rêves les plus fous.Ce soir, au téléphone, elle m’a juré qu’elle serait là.Pour se faire «pardonner», elle fera 3 heures de voiture pour venir à ma rencontre.Je suis vraiment l’idiot du village d’être là et de continuer à attendre.De fait, Brigite Bardot n’accorde plus jamais d’entrevues.Allergique à la presse qui l’a tellement fait souffrir, elle refuse systématiquement DES ANIMAUX iïïii les milliers de demandes des journalistes qui inondent, bon an mal an, la boîte aux lettres de la Madrague, la retraite tropézienne.Roger Vadim, son exmari, le réalisateur, ne vient-il pas de l’écrire dans son livre scandale: D’Une étoileàl'autre: «£Y/r« passé sa vie à poser des lapins aux journalistes du monde entier».Vadim est un imbécile.La voilà qui arrive sur la banquette arrière de sa range rover, précédée de sa meilleure amie, Gloria et d’un proche.Aucun doute, on reconnaît sa tignasse de lionceau, son regard profond qui a écorché de millions de cinéphiles.Quand elle descend du «4 x 4» qui contraste avec les limousines oblongues qu’on aurait pu imaginer, Brigitte est pieds nus et porte le jeans comme une première communiante après la cérémonie.Pas de sac, un simple débardeur à sa griffe; le fauve qu’on voudrait sauver arrive les mains vides et le coeur battant d’échapper à sa geôle de St-Tropez.Je vous passe l’émotion et tout ça.À table, elle émaillé ses propos de ses immortels «c’est trop mignon», ou au sujet du guitariste qui nous sénérade, «il a un vilain chapeau».Sa voie n’a jamais muée, ça y est, BB est restée l’adolescente farouche et émerveillée qu’elle a toujours incarnée.Que la fête commence! NICE, France — «Vous ne savez pas ce qu ’on fait aux lapins dans les laboratoires de cosmétiques.On les ligote et on leur injecte plein de trucs chimiques à l’essai dans leur yeux rouges pour inventer des nouveaux produits de bonnes femmes.Il n’y en a pas assez déjà!», s’exclame Brigitte Bardot à la table du resto où elle me prévient que si je commande du lapin elle me donne des gifles! Dès qu’on aborde le sujet des cruautés commises envers les animaux, elle devient intarissable, prête à bondir à la défense de ceux qui lui ont donné une raison de vivre.Dans son isolement à la Madrague et à la Petite Garrigue, ses deux villas de St-Tropez où elle vit entourée de ses 11 chiens (dont 5 adorables setters anglais), 65 chats et sa tribu hétéroclite de tous les spécimens à poils longs et à 4 pattes qui sont presque aussi nombreux que ses animaux de peluche dont elle fait collection depuis l’enfance, Brigitte Bardot a trouvé sa cause.Aujourd’hui, elle vit seule avec une vieille gouvernante qui lui prépare le dîner de 20 h pendant qu’elle répond à un courrier de plusieurs centaines de lettres par semaine.Dans cette correspondance truffée de demandes d’autographes et d’interviews, prédominent les appels d’aide aux animaux.Hormis peut-être Marylin Monroe aux Etats-Unis (Brigitte ayant toujours refusé de tourner à Hollywood) les Terriens n’ont jamais connu plus unanime sex-symbol que BB.Aujourd’hui, treize ans après qu’elle ait quitté la manivelle dont elle avait fait le tour, les animaux ont trouvé en elle la plus dévouée des ambassadrices.POUR QUELQUES ARPENTS DEPHOQUES «Si je n’avais pas eu cette cause des animaux, il y a longtemps que je me serais suicidée», confie-t-elle en déplorant la disparition des valeurs traditionnelles de notre société.Les vrais hommes, l’a-t-elle déjà dit, appartiennent eux-mêmes à une espèce en voie de disparition.Au milieu des années 70, ce fut la croisade pour que cesse le massacre des bébés phoques sur les côtes du Grand nord.«On m’aurait dit, il faut donner ta vie pour les bébés phoques, je l’auraisfait sans hésiter», jure Brigitte avec la voix qui vibre, défiant tous les détecteurs de mensonges du monde entier.Heureusement, aucune messe noire n’a eu lieu et la belle n’a pas eu à offrir son corps en sacrifice.Aujourd’hui, précise-t-elle, la bataille est gagnée à toutes fins pratiques, puisque qu’en dépit de l’hermétisme des législateurs canadiens, la chasse industrielle a cessé, faute de marché.Ça été la victoire, remportée par son intervention dans les sphères politiques européennes qui ont décrété un blocus massif d’importations de peaux de phoques.«Je n’ai pas de chiffres en tête, mais s’il y avait bien 150 000 phoques tués chaque année, peut-être n’y en a-t-il que quelques centaines aujourd’hui», relate Brigitte Bardot.«Aujourd’hui, où avait lieu les massacres, il y a maintenant des voyages organisés pour montrer les bébés phoques», ajoute-t-elle avec un certain sourire.Pourtant, en 197 7, lors de son voyage historique sur les lieux du crime, l’affaire était loin d’être scellée.Elle se souvient de l’accueil amer qu’on lui réserva alors, tant dans la presse que dans les milieux politiques.«On m’a dit: «Qu ’est-ce que vous venezfaire ici?Vous feriez mieux de vous occuper de vos oies que l’on gave pour le foie gras en France».Il en fallait plus pour refouler quelqu’un qui était prêt à donner sa vie.BARDOT-RAMBO: BRIGITTE S’EN VA EN GUERRE! Ce gain, arraché de haute lutte, Brigitte Bardot ne s’y est pas arrêtée.De- puis qu’elle a épousé le pari de défendre les animaux, son mariage n’a jamais connu de cesse.En France, quotidiennement, elle vit le drame des animaux abandonnés.Ils sont quelques 200 000 sur l’Hexagone que leur propriétaire délaisse sadiquement sur les routes à l’approche des vacances.Trouvés et non-réclamés, ils prennent invariablement le chemin de l’euthanasie.Un seul moyen de prévenir cela: la stérilisation afin de stopper la prolifération des animaux non-désirés.« Je dépense des fortunes inimaginables en frais d’opération, je dis: «Ne les tuez pas; je les ferai stériliser».De partout, je reçois sans cesse des notes à payer provenant des vétérinaires», raconte Brigitte.Aujourd’hui, elle livre bataille pour les éléphants qui, victimes des chasseurs d’ivoire, sont condamnés à disparaître à court terme.Il y en a si peu maintenant, que les chasseurs exécutent même les plus petits, empêchant la race de se renouveler.Au moment de notre rencontre, Brigitte préparait son premier voyage en Afrique pour secourir les éléphants.Elle qui n’a jamais apprécié les longs périples au point de refuser les offres les plus fabuleuses de l’Amérique à l’époque de sa gloire d’actrice, n’hésite plus.L’urgence de la situation lui donne des ailes.(Brigitte déteste à ce point les voyages que parlant d’un chien qu’elle cherchait à caser, Swing, un setter anglais que je proposais de prendre, elle dit: «Non je ne veux pas que tu l’amènes au Canada.c ’est trop loin».) Au Sénégal il y a 5 ans, vivaient 500 éléphants, aujourd’hui, il n’en reste que 30.En République Centre-Africaine, un petit commando attend armé de simples fusils les chasseurs maudits munis de mitraillettes russes, les kalachnikov.Entre eux, c’est la guerre de sang dont l’enjeu demeure la survie des éléphants.Ce sont ces images qu’elle veut rapporter au monde pour signifier l’horreur du massacre et faire obstacle aux importations d’ivoire en Europe.Bardot-Rambo, version africaine.Là où elle posera le pas, l’horreur ne repoussera pas! LA CAGE DE SAINT-TROPEZ: VIE PRIVÉE.,.Ses initiales avaient fait scandale dans le monde entier au milieu fifties avec la sortie de Et Dieu créa la femme.Modèle d’émancipation féminine pour les unes, rêve de tous les hommes pour les autres, la frêle jeune fille qui ne vivait jadis uniquement que pour la danse classique, allait lancer une mode qui ne devait jamais s’éteindre et que même Simone de Beauvoir, dans ses plus audacieuses prédictions, n’aurait su anticiper.Même assiégée sans cesse par une meute de paparazzi en mal des dernières photos de la star, et le pèlerinage des badauds La Madrague reste pour elle son home, l’antre de sa vie.Mais La Madrague a aussi des allures de cage à l’envers, car aussitôt qu’elle en franchit le seuil ou même qu’elle approche de son rivage, Brigitte s’expose aux agressions de ceux qui n’ont pu réussir à l’oublier et lui font l’enfer de ne pouvoir vivre en paix chez elle.«S’il n’y avait pas eu cette cause des animaux, il y aurait longtemps que je me serais suicidée.» W.jy Il y a longtemps, Brigitte a refusé d’exister parle double B de son nom.Le faste réservé aux stars ne l’attire pas, et quand on la voit s’attabler pieds nus avec son petit jeans et insister pour que vous lui donniez des glaçons avec la main, on se sent à des années-lumière du mythe des poupées hollywoodiennes.«Depar ma carrière, je ne devraisfréquenter que des Rothchild ou des gens très très riches, mais tous mes amis sont des fauchés.Voyons, qui y a-t-il?Il y a bien la petite dame qui me fait les courses au Casino (marché d’alimentation), il y a.» et elle s’arrête en nous regardant et en poussant un immense rire.Nous aussi faisons partie de ces éternels fauchés.Les seules sorties et les seules fréquentations qu’elle s’accorde maintenant sont liées à sa lutte pour la défense des animaux.Un combat qui ne lui laisse aucun répit.«Je n ’ai pas touché une guitare depuis un an» ajoute-t-elle en repensant à son violon d’Ingres.Récemment, elle a permis que l’enregistrement du tube Je t’aime moi non plus, qu’elle avait fait avec Serge Gains-bourg en 1970, et dont elle avait toujours empêché la sortie (Gainsbourg l’avait reprise avec Jane Birkin), soit diffusée.Encore là, un seul et même dénominateur commun: les profits enrichiront la caisse de sa fondation pour les animaux.Cette décision s’est ailleurs prise sous le coup du hasard qui fait parfois bien les choses, il y a un an.Une copine chilienne de Brigitte a convaincu celle-ci que le disque sorte exclusivement en Amérique du Sud.Brigitte dona son accord à la condition que Gains-bourg y consente également.Cette amie laisse donc un message à Gains-bourg qui rappelle immédiatement la secrétaire de Brigitte à Paris.Celle-ci, ignorant l’affaire, donne à Gainsbourg le numéro de Brigitte sur la côte.Un peu surprise (ils ne s’étaient pas parlé depuis des lustres), Brigitte discute trente minutes avec Gainsbourg et, après ces retrouvailles téléphoniques, ils se mettent d’accord: le disque verra le jour enfin, mais pas seulement sur un pirate en Amérique latine, dans le monde entier.Encore une fois, son amour pour les animaux a été le plus fort.Seule, elle résiste à l’envahisseur public qui monte la garde à La Madrague.Mais Brigitte a la consolation d’avoir réalisé un rêve d’enfant.Des millions de petites filles caressent l’espoir de faire du cinéma.Elle, quand son père lui lisait des histoires d’éléphants de Kipling en la bordant le soir, elle s’endormait en pensant à toute autre chose.«Je rêvais de devenir très riche pour créer une ferme où l’on ne tuerait pas les animaux».Et on y revient toujours.On parle des livres de l’étho-logiste Konrad Lorentz; elle avoue aussi son goût pour les récits d’aventures animales de Gérald Lorentz, son frère.Elle-même projette d’écrire un livre imagé racontant l’histoire de sa petite faune.«A 17 ans on peut mourir, toute notre vie ne sert qu ’à réaliser les rêves qu ’on a faits jusqu ’à cet âge,» disait Bref Dans la chapelle qu’elle a fait construire à la Garrigue et qui fut sauvée par miracle de la chute d’un arbre au cours d’un orage, Brigitte Bardot a laissé son chapeau au vestiaire.Sur son coeur se lit une seule prière: que la cruauté et la bêtise humaine interrompent leur oeuvre malsaine.? UNE FOIS ENCORE SONY PREND LES CHOSES EN MAIN.Entre ces deux triomphes du 8 mm, il est clair que Sony a pensé à tout.Ainsi, regardez à gauche, vous verrez la simplicité incarnée dans la nouvelle caméra magnétoscope HandycamMD.Une création sans précédent qui met la qualité son et image Sony, dans la paume de votre main.Son objectif Ready-FocusMD, vous permet de l'apporter n'importe où, n'importe quand et d'enregistrer jusqu'à deux heures de souvenirs couleurs, au moment même où l'action se déroule.Regardez maintenant à droite et vous verrez la caméra magnétoscope la plus novatrice que vous puissiez trouver: la Sony Video 8MD.Elle n'est pas aussi compacte que la Handycam, mais c'est parce que nous l'avons dotée de plus de fonctions nouvelles.Des fonctions comme la mise au point automatique et un zoom pour vous aider à être plus inventif.Ces deux produits sont fondés sur la technologie d'avant-garde Sony.C'est pourquoi ils sont plus petits et plus légers que les modèles VHS.Ils offrent de plus, des fonctions qui dépassent largement les concurrents de plusieurs années-lumières.Ils vous permettent d'enregistrer des images claires et nettes même lorsque l'éclairage est faible.Ce n'est pas tout! Si vous possédez déjà une caméra magnétoscope VHS ou Beta, nous avons conçu ce système pour qu'il soit compatible avec ces modèles.Vous pouvez donc passer du 8 mm à VHS ou à Beta.Ou vice versa, en continuant à bénéficier de la même qualité! Maintenant que vous savez tout sur ces nouveaux produits, il ne vous reste plus qu'à les essayer chez votre détaillant Sony.Ils vous iront comme un gant! Nous vous offrons même une cassette vidéo de la taille d'une cassette l§g§j?;'; SONY SONY DU CANADA LTD./ Montréal / Toronto / Ottawa / Winnipeg / Calgary / Edmonton / Vancouver VIVE LE ROTH'N ROLL! Si tous les hommes naissent égaux, certains ont plus d'ego que d'autres, et £ David Lee Roth est là pour le prouver.Affichant maintenant une tête de canni- £ < baie multicolore, il proclame son nouveau slogan: Eat'Em and Smile.a «J'AIME RIEN M'EMPARER DU CONTRÔLE.QUAND VOUS VOUS RETROUVEZ DANS LA CHAISE DE L'ANIMATEUR, IL NE S'AGIT PAS DE DÉVOILER VOS ÉTATS D'ÂME, MAIS DEFAIRE DU SHOW RIZ.JE PRENDRAI LE PLUS GRAND PLAISIR À TRANSMEHRE TOUTE L'INFORMATION.SOUVENT UN ANIMATEUR VOUS ENTRAÎNE D'UN AIR SÉRIEUX VERS L'ANALYSE D'UN ACCORD DE RÉ.OUDLIE-ÇA RON-HOMME! T'AS UN GRAND MESSAGE À LIVRER?ENVOIE UN TÉLÉGRAMME! MOI JE VAIS À CONTRE-COURANT.» LA LOI DE LA JUNGLE Le divorce David Lee Roth-Van Halen a fait couler assez d’encre pour assurer aux deux ex-compères une séparation aussi prospère que leur association.Mais l’exgigolo montre les dents et entreprend de dévorer une part du gâteau servi à l’oc-•| casion du succès du 5150 de Van Halen S avant qu’on en souffle les bougies.SuperDave expliquait récemment le ^ système de guerre rituelle des Papous de Nouvelle-Guinée: si une tribu se trouve lésée par une autre, elle part en guerre jusqu’à ce qu’assez de dommages aient été infligés pour qu’elle s’estime vengée.La deuxième tribu peut alors juger la revanche exagérée et relancer aussitôt les hostilités.Ce genre de manège tourne indéfiniment et donne une idée de l’animosité perpétuelle émanant des démêlés Roth-Van Halen.Avec son nouveau groupe, Dave entend profiter au maximum de la loi de la jungle qu’il décrète joyeusement.Il a recruté Billy Sheehan, un des meilleurs bassistes du rock, parce qu’il ressemble à «un tigre blanc que vous regardez sans vous apercevoir que c ’est un tigre», Steve Vai à la guitare car il sait décocher le grand méchant lead, et le batteur Greff Bisso-nette à cause de sa force d’éléphant alliée à une précision métronomique.BOURREAU DE TRAVAIL Il commence une tournée qui écume-ra l’Amérique du Nord, l’Europe et le Japon.«Je suis un bourreau de travail», s’exclame-t-il, «jeprends ma musique au sé- rieux.J’écrivais 50% des chansons de Van Halen.Et pas seulement les paroles, les titres, et ce que les voix faisaient, mais aussi la structure des chansons, ces mignonnes petites introductions, ces finales intéressantes, et toutes les courbes et les détours qui perdaient dans la brume le format traditionnel de type Beatles.» Effectivement, Eat’Em And Smile s’avère un disque revigorant, démentant toute rumeur de «gigolisation» de Roth sans Van Halen.L’influence du métal hurlant perce davantage que celle des vieilles chansonnettes américaines revitalisées.Dave a écouté des groupes comme Metallica qui percutent de leur beat super-rapide son voisinage hollywoodien.Les genres continuent cependant de se partager le vinyle, l’hyperactif Shy Boy est suivi par le swing-boogie rétro de I’m Easy.Pour Dave, «les deux ont le même genre d’esprit.Les deux rockent régulièrement.Les deux swingnent.Les deux ont théoriquement le même thème.(rires).le même élan, la même conviction morale, ou absence de morale, tout dépend du point de vue.» SEXY UU PERVERS?A propos de sens moral, ou de son absence, rappelons la cible toute indiquée que constituait l’exhubérance déshabillée de ses vidéos pour la croisade antipornographie des Washington Wives.Son récent clip Yankee Rose met en évidence des croupes ondulantes, la sienne entre autres, et promet d’exciter les ciseaux frénétiques des censeurs autant que la libido des spectateurs consentants.«fe n ’ai pas de problèmes avec tout ça» prétend Roth, «Hot For Teacher a été présenté à un comité quelconque et tout le monde a applaudi à la fin.Je pense qu ’une intelligence légale agile pourrait contester ces gens-là devant n ’importe quel tribunal.» Mais où Dave place-t-il la limite entre l’innocence sexy et l’outrageante dépravation?«f’ai ramené le débat au fait suivant: ce que vous trouvez dans un spectacle ou sur un disque de David Lee Roth est sexy et non pervers.La différence entre les deux, en mots simples, vient de ce que pour être sexy vous n’avez besoin que d’une plume, tandis que pour être pervers, ça vous prend tout le poulet.» Les objections féministes résistent à cette analyse sommaire.Bien des femmes sont ennuyées par son obsession pour des régions spécifiques de leur anatomie.«Où y a-t-il une seule phrase sexiste dans une de mes chansons?» répond Dave, «nommez-en une! C’est toujours réciproque.Oui, c’est aussi grivois que possible, mais toujours réciproque.Et c ’est pour ça que 50 % de notre public est féminin.Trop de groupes victimisent les femmes: «Je vais te faire ceci, et puis je vais tefaire cela», au lieu de dire «avec» toi.Voyez, je ne néglige personne, et même si je te victimise, c ’est seulement parce que tu t’es habillé chic pour l’occasion, comme prévu.» Aurait-il l’intention de lancer une version rhabillée de Yankee Rose?Pas du tout.«Avec cette chanson je me sens sexy, alors je danse en conséquence.Ce n ’est pas cho- se garde bien de confirmer ou d’infirmer les rumeurs selon lesquelles ses moeurs décadentes auraient précipité son départ des rangs de Van Halen.Son excollègue, le flamboyant guitariste Eddie Van Halen lui-même, tranche la question en disant: «nous voulions faire un disque, Dave voulait faire un film.» Roth est peut-être surtout un exhibitionniste bon-vivant.LA CRÈME OU LES ÉPICES?Ainsi, le vidéo lui convient comme la sur mes disques.» Roth est un enfant de la télévision, et il flirte fréquemment avec la caméra.Il a récemment animé une émission de clips et il pourrait envisager facilement une seconde carrière, même s’il s’en moque dans le vidéo Just A Gigolo.régraphique, je ne prépare pas les mouvements à l’avance.Les effets visuels aériens doivent être placés d’avance, mais pas leur lieu d’intervention dans une chanson.J’ai une approche impulsive.Et puis quand je regarde tout ça à l’écran, je me fais T effet d’un garçon de 12 ans turbulent.» A ce propos, il a déjà déclaré qu’il n’était qu’un cas de croissance interrompue.«J’ai sauté un sillon à 15 ans, et il se répète sans cesse depuis.Je pourrais me marier un jour.Si je tombe amoureux, je serai le premier à le reconnaître.Mais ça ne m’est pas encore arrivé.D’ailleurs je repars en tournée et c’est ridicule de tenter de maintenir une relation par téléphone.C’est vouloir se créer des problèmes.» En attendant, il pose pour Playgirl et entretient allègrement un harem subliminal.Dans ses confidences intimes il mare à un canard.Ses clips paraissent toujours plus frais et plus épicés que le flot habituel de crème colorée.Dave prend garde de ne pas éclabousser la concurrence, mais il sait mousser son produit.«Je n’ai pas d’idée préconçue, en musique ou pour la pochette d’un disque, pour servir la promotion.Je ne pense jamais «Est-ce que ça va vendre?», comme semblent le penser de prime abord beaucoup de réalisateurs, de musiciens, ou de gérants.Je ne fais pas de distinction entre «nous» et «eux» (le public).De nombreux groupes, à un moment de leur carrière où ils ont du succès, ont peur de le perdre, ou de modifier un plan fructueux, et ça devient cas de «Nous aimons ça mais est-ce que eux là-bas aimeront ça?».Et ils commencent à construire une barrière entre les deux mondes.On ne voit pas ça dans mes vidéos, on n ’entendpas ça UN AIR SINCÈRE O.K.Dave, on te croit, puisque tu insistes et proclames que ce vaillant clown lanceur de party existe réellement.«Quand je ris, je ris vraiment.Je ne fais pas semblant.Quand je me moque du show business ou de ce que je suis en train de faire c’est à moi-même que je m’attaque d’abord.Parce qu ’ily a del ’humour dans tout ça.» On lui a déjà demandé quelles étaient ses convictions profondes.«En quelle religion je crois?Celle du sucre raffiné!» Il est difficile d’atteindre le fond de sa pensée.Mais quel est le plus gros préjugé maintenu par son personnage extravagant?Voilà qui le fait réfléchir.«Je ne sais pas, j’ai moi-même vendu tant defarces à la presse au cours des années que j’ai perdu la trace du vrai et du faux, encore plus dans ce que la presse a inventé à mon sujet.Mais je crois que la plus grande fausseté veut que le petit monde de Diamond Dave s’avale en une seule gorgée.Ce n ’est pas vrai du tout.» Quelle est la part de vérité du sauvage emplumé de son récent album?«Ce gars-là est sur son 36 et prêt à tomber amoureux.Il ne comprend pas pourquoi tout le monde le regarde, c’est pas ça le rock’n roll?» C’est au moins le roth’n roll, celui d’un éternel adolescent qui se rappelle de ce qu’un oncle lui a dit: «Dave, la clef du succès est la sincérité.Une fois que tu peux prendre un air sincère, tu as gagné!» Propos recueillis par Craig Lee Pf 1**1 urn-,;.ŒpïlBîBli^h «Pas d’orchestre dans la maison!» C'est à s'y méprendre.Les cassettes FUJI reproduisent tellement bien la courbe des fréquences de guitare, l'essence de la texture du synthétiseur et la puissance de la rythmique.qu'on se croirait en plein spectacle.Et peu importe le volume, les sons restent clairs, purs, sans distortion ou bruit de fond.La nouvelle technologie FUJI, même les parents trouvent ça fort! 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