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Titre :
Québec rock
Magazine mensuel présentant le monde de la musique rock et de la musique populaire d'ici et d'ailleurs. [...]

Québec Rock est un magazine consacré à la musique et publié à Montréal de 1977 à 1986. Fondé par Paul Haince, Jacques « Coco » Letendre et le journaliste Marc Desjardins, qui y fera carrière, il est d'abord offert gratuitement sur papier journal dans les magasins de disques; il connaîtra un fort succès commercial en format magazine à la suite de son rachat par Guy Perron.

Québec Rock rassemblera au cours des ans une équipe de journalistes jeunes et dynamiques, dont certains connaîtront une longue carrière médiatique - notamment Georges-Hébert Germain, Nathalie Petrowski, Franco Nuovo et Laurent Saulnier. Le magazine s'occupe surtout de couvrir les événements musicaux, avec des entrevues, des nouvelles du milieu musical québécois et international, des critiques de disques, mais aussi des chroniques variées, particulièrement sur la mode et le cinéma.

Plusieurs numéros ont été de grands succès en kiosque, s'écoulant à plusieurs dizaines de milliers d'exemplaires : ils présentaient en page couverture Normand Brathwaite (pour la comédie musicale Pied de poule), Michael Jackson, Ding et Dong, Corey Hart, Diane Dufresne, etc. Québec Rock a été une sorte de Rolling Stone québécois qui, avec sa version anglaise Graffiti, en est venu à détrôner le magazine américain dans son créneau au pays.

Son éditeur a aussi publié un magazine à succès pour les adolescents, Fan Club, et a été un exemple à l'époque sur le plan de la convergence médiatique, profitant de productions télévisuelles associées sur TQS pour utiliser la dynamique des renvois promotionnels.

Éditeur :
  • Montréal, Québec :Québec rock,1977-1986
Contenu spécifique :
Cahier 2
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
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Références

Québec rock, 1986-10, Collections de BAnQ.

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iV 1 ¦ rt'l\} [£! Et puis des dialogues à se rouler par terre — des hommes d’affaires qui n’en reviennent pas de négocier avec la «femmes exécutive» {«Pas possible! Elle fait des pipes aux syndicalistes!»), ou encore des marmots à la répartie cinglante {«Tu m’aimes?» demande le père.«Combien pour une réponse positive?» répond le fiston de six ans).Martin Veyron serait le nouveau moraliste de la société française.Auteur vedette depuis L’amour propre, un album de bédé sur les nouveaux rapports sexuels et amoureux dans la France des années 80 (et vous savez comment ils aiment discuter, les Français.), il continue ainsi sur sa lancée, avec cette petite comédie de moeurs légèrement provocatrice sur l’absence de romantisme, l’impossibilité de l’amour, l’éternelle emprise du sexe.François Benoit et Philippe Chauveau acceptation A , , • GLOBALE Acceptation globale Boréal 1986 Remarquez qu’au Québec aussi les bonnes vieilles valeurs foutent le camp.Benoit et Chauveau, eux, sont autour de la trentaine et ils constatent: ils sont jeunes, se font dire depuis des années qu’ils sont maigres, pauvres, sans emploi, sans idées, ne pensant qu’à l’argent et au plaisir.Alors eux ils.en remettent et répondent que c’est vrai.«On s’assume, et on échangerait bien notre B.S.contre votre Volvo.» Ils écrivent Acceptation globale, qui se veut le manifeste ironique de leur génération.Comble d’ironie, le livre leur apporte gloire et richesse.Pour eux, le Québec des 30 dernières années comporte trois catégories d’individus: les Modernistes Globa-listes (MG), qui ont plus de 45 ans et ont sorti le Québec de la grande noirceur en construisant un Etat moderne, Hydro-Québec et quelques polyvalentes.Ensuite les Refus Globalistes (RG), entre 30 et 45 ans, qui se sont accaparés tout le pouvoir mis en place par les MG mais qui n’ont jamais pu s’empêcher de gueuler et de soupirer sur les luttes qui leur donnaient bonne conscience.Enfin, lesjeunes, les Accepteurs globalistes (AG), qui ont essuyé les expériences pédagogiques les plus délirantes et qui voient maintenant les jobs bloquées par les RG.120 pages de caricature grossière et d’une parfaite mauvaise foi.mais traversées d’un humour qui n’ôublie-ra pas, parce que nos deux petits malins mettent le doigt sur certains comportements réels.Essentiel pour briller dans les salons, que vous aimiez ou non.En plus, c’est illustré par Pratt et Simard, deux AG pleins de talent.? I irie rcrc marie ¦Ke-^îrance* tam Vos yeux méritent le détour, Marie France a donc créé pour vous le nouveau traceur à paupières.Il souligne le charme de votre regard indubitablement jeune et séducteur.Il existe en noir, émeraude, bleu marine et bleu ciel.Il ne barbouille pas, ne flo-conne pas, ne coule pas et est sans parfum irritant.Le eyeliner de Marie France: un clin d'oeil aux filles d'aujourd'hui.marie trance” MAINTENANT LE CONDOM DU BON SENS EST PLUS INDIQUÉ QUE JAMAIS! pr'otectfond un Lubrifiant With the extra Spermicidal ° , of.-' nonoxync^ Spermicide ^ur chaque condom noroxyP0l-9âWt *Sheik Elite est vendu sans ordonnance dans toutes les pharmacies.Bien qu’il ne soit pas considéré comme substitut unique d’un condom et d’un spermicide vaginal séparé, il offre une protection importante sans casse-tête additionnels.Les condoms ont toujours été une solution indiquée pour la planification familiale des jeunes couples.Ils ne sont ni difficiles à acheter ni à utiliser.Les risques d’échecs sont à peu près nuis.Il n’existe pratiquement aucun effet secondaire.Sheik Elite rend cette solution encore plus sensée.Il s’agit d’un nouveau condom amélioré, recouvert à l’intérieur et à l’extérieur d’un lubrifiant spermicide.Il vous offre une plus grande protection sans l’inconvénient d’avoir à utiliser en même temps une crème ou une gelée vaginales.* Si vous y pensez bien, le contrôle des naissances n’a jamais été plus simple, plus pratique et moins compliqué qu’aujourd’hui.SHEIKEUTE Maintenant, plus que jamais, une marque de confiance.Julius Schmid du Canada Ltée.Scarborough, Ontario 'i;.UcUn ULr/tJEZ./ E 2 Q Q Q PAR HUGO LÉGER Ce qui persiste à toujours revenir finit par charrier une odeur quelque peu malsaine.Ainsi sont les clichés vicieux.Voici le second tome de notre encyclopédie des tromperies célèbres, avec le même regard malicieux sur ces croyances apparemment imputrescibles qui, comme les assassins, reviennent inlassablement sur les lieux de leurs crimes.Du yéti aux plantes parlantes, en passant par les pores qui respirent, une opération de premiers soins plutôt culinaire, et les grandes peurs qui font peur.Mentir comme un respir En médecine, les croyances populaires prolifèrent comme des bacilles.Je vous épargnerai la liste des propriétés curatives du gui ou des pouvoirs aphrodisiaques de T huître.Je m’arrêterai plutôt à l’information selon laquelle les pores de la peau respirent.Coup de fil à Nicholas Panaccio, dermatologue réputé, et le mystère est résolu.«C’est faux.La peau ne respire pas.Elle sécrète la sueur par les glandes sudoripares, et du sébum, sorte l’huile de la peau, par ses glandes sébacées.Mais trop de sébum peut bloquer les pores de la peau.Ilfaut la laisser «respirer», c’est-à-dire, la laver.» Dans la foulée de ce cliché, on prétend dans les meilleures familles que peindre ou enduire de peinture tout le corps entraîne la mort rapide par suffocation (comme la jeune actrice dans le Goldfinger de James Bond ou l’héroïne d’une nouvelle d’Henri Troyat), victime de l’obturation de ses pores.«C’est encore faux, répond Nicholas Panaccio.C’est dangereux si la peinture employée contient une substance toxique.» La demoiselle du film en question l’aura appris un peu plus tard, d’ailleurs.Les plantes parlantes Après l’animal, le végétal.«Ilfaut parler aux plantes», prêchaient les chantres du granola au milieu des années 70.C’était encore l’époque où l’on branchait une pauvre fougère à une batterie d’appareils afin de mesurer ses dérives existentielles.Depuis, la communication semble un peu figée.«Aucune étude n ’est vraiment concluante à ce sujet», raconte Normand Fleury (un nom prédestiné), responsable de l’information horticole au Jardin botanique de Montréal.«Rien n ’est plus difficile à prouver que l’incidence de la voix humaine sur la croissance des plantes.Nos jardiniers ne parlent pas aux plantes.Mais je ne suis pas tout à fait fermé à certaines hypothèses: les plantes sensibles aux énergies, aux vibrations du corps humain, par exemple.» .peut-être drague-t-elle?.pis passe-moi pas aut ’chose! .Parce que du beurre.Appliquer du beurre sur une petite brûlure: efficace?Pas vraiment.«Parce que le corps gras étalé isole la région brûlée au contact de l’air, on croit améliorer les choses.Défait, le meilleur remède, c’est l’eau froide.En faisant tremper, on ralentit les effets de la réaction chimique accélérée provoquée par la brûlure.» Blanc de blanc Une grande peur peut faire blanchir les cheveux?«C’est vrai, poursuit Panaccio, même si je n ’aijamais été témoin de ce phénomène.Précisons que le blanchissement n ’est pas instantané.Il prend même plusieurs jours à sefaire.Suite à un violent choc nerveux, les sécrétions de l’hypophyse stimulent négativement la mélanine, ce pigment présent surtout dans la peau à laquelle il donne sa couleur.Il s’agit de cas très rares, » précise le docteur Panaccio qui en redemande encore.Tintin, pourtant.Croyez-vous au yéti qui hante les montagnes neigeuses de l’Hima-laya?Si l’on en croit la revue américaine The Atlantic, réputée pour le sérieux de ses spéculations, il serait hasardeux de ranger le yéti dans l’armoire à monstres, à côté de celui du Loch Ness et de Sylvester Stallone.Le célèbre zoologiste Edward W.Cronin y a publié les résultats d’un séjour d’études au Népal oriental, entre l’Everest et le Kanchen-juya.Les traces découvertes n’appartiennent, selon lui, ni à un ursidé, ni à aucun primate connu.Alors.LE MOIS PROCHAIN: des slips trop serrés et d’autres caleçons contraceptifs, des yeux cernés par la télévision et les verres de contact, des somnambules, Sherlock Holmes et son cher Watson, et d’autres clichés aussi vicieux les uns que les autres. ofi 'pqXTicipt A ceTte Ultiort [)£¦ Ti;Le5/\M/ot TeAiy ffRoUi LLafc4 MjeffC-U^fc CffqREsL (jfttoti & TMnciS JweJ0 TftéijERj C~JÔrfeSco MAX fifcztl’z.c R/I er/\ î>«^|6-l/e r> '-ÇfîJ Prologue Cette histoire est (peut-être) véridique.Seuls certains noms ont été changés, par respect pour la pôvre Aurore.Toute ressemblance avec des événements ou des personnages connus ou inconnus est (peut-être) pure coïncidence.Mais laissez-nous vous raconter la bouleversante histoire d’Aurore.AURORE SUR LA VILLE ITladame était riche.¦¦¦¦Trrrrès riche.De nature débrouillarde et économe, elle avait trouvé le moyen de s’organiser une vie somptueuse.Veuve plusieurs fois, elle avait la chance inouïe de toujours être couchée sur les testaments de ses défunts.Ainsi, sa fortune enflait après chaque deuil (qu’elle porte de mieux en mieux d’ailleurs).Comme toute dame riche qui se respecte, Madame ne faisait rien qui puisse abîmer ses beaux ongles style acrylique qui, frais peints, semblaient allonger ses doigts sans fin.enfin.Madame avait engagé un homme de compagnie pour tromper l’ennui.Il s’appelait Gaston.Gaston faisait la cuisine, la vaisselle, le lavage, le repassage, le magasinage, le jardinage, le placotage et le conduisage de limousine.Le jardinage aussi.Car Madame cultivait des herbes rares qu’elle fumait en cachette de Gaston.Ce dernier était aussi, naturellement, son coiffeur, son manucure, son pédicure, son confident et j’en passe.Le plus récent mari de Madame était mort d’une crise cardiaque en les surprenant, elle et Gaston, en train de brutaliser la pôvre Aurore.Pourtant, chose étrange, Gaston, pour une fois, avait été couché sur le testament également.Probablement nanti de certaine fortune, sinon d’une fortune certaine, il demeurait au service de Madame pour beaucoup de raisons.Veut-il lui déclarer son amour secret?.La vie pourrait être si facile.Mais Aurore est toujours là, comme une ombre, surveillant chacun de leurs gestes et ne leur laissant aucune intimité.Mais qui est Aurore?(à suivre) Gaston et Madame CONTE BREF Il était une fois qui se maria et eut beaucoup d’enfants.COMPTE BREF Un et un font deux.COMTE BREF Le fils du comte de Repen-tigny né hier matin à 6h52 est mort deux heures plus tard sous la tente à oxygène de la clinique.Max F.MENSONGES À LA MODE Bonnaissez-vous les cinq mensonges les plus courants par les temps qui courent?1.«Vous n’avez pas du tout changé!» 2.«J’allais justement t’appeler.» 3.«Le chèque a été posté hier.» 4.«Non merci, je ne mange jamais de dessert.» 5.«Vous savez, j’écoute très rarement la télévision.» Aussi, une mention spéciale pour «Au plaisir de se revoir!» Jean B- 12 Us défraient les manchettes de l’actualité en posant des gestes brillants ou imbéciles, et bien souvent, lefil des événements nous dépasse.En pleine heure de tombée, Québec-Rock n ’a pas hésité à téléphoner à quelques personnes qui sont les vedettes du grand film de notre quotidien.MODÉRONS NOS TRANSPORTS Le problème de la violence dans les autobus de la STCUM préocupe tout le monde.Nous avons effectué un rapide tour d'horizon pour tâcher de découvrir les causes de la zizanie.Un porte-parole de la STCUM nous a déclaré sans ambages: «On a déjà eu bien trop de commentaires sur ces affaires-là dans la presse, ça ne nous intéresse pas d'en parler.» Nous avons interrogé quelques usagers.OR: Que pensez-vous des chauffeurs d'autobus?MmeSirois, de Saint-Henri: — «Je n'ai jamais eu de problème jusqu'ici, les chauffeurs ont toujours été courtois avec moi.J'ai toujours payé ma place par exemple.» AA.Legault, de N.D.G.: — «Y sont niaiseux et bêtes.Le 30 août, il y en a un qui m'a refusé parce que je présentais ma carte de septembre, j'avais déjà jeté l'autre.» J.David, de Côte-des-Neiges: — Un chauffeur a refusé à ma mère de monter dans le bus parce qu'elle n'avait pas assez de monnaie, elle n'avait qu'un billet de 5$.Il était dix heures du soir, elle venait de souper chez nous.Je trouve ça exagéré.» OR: :t dans le métro?AA.Viau, de AAontréal-Nord: — «Dans le métro ils sont bien pires, mais ils sont protégés par des cages! Personnellement, je ne suis pas prêt à frapper personne, mais ça m'arrive de réagir.J'haïs me faire répondre par des gens bêtes qui donnent l'impression d'haïr leur "job" et d'haïr les gens.On n'est pas à Paris ici!» LA CHANCE AUX TUEURS La tragédie de Rock Forest continue de scandaliser la population puisque l'administration sherbrookoise récompense les responsables au lieu de sévir.Nous avons rejoint le maire de Sherbrooke, M.Jean-Paul Pelletier, pour lui demander une explication.OR: AAonsieur le maire, pourquoi n'avoir pas suivi les directives de la commission de police envers les agents impliqués à Rock Forest?J-PP: La commission recommandait qu'on rétrograde les policiers au grade de constable pour trois ans.Cette mesure, nous ne pouvons pas l'appliquer parce que la communauté policière ne le prendrait pas.C'est une punition.C'est un manque de respect pour eux, et c'est contraire à la convention collective.Je ne peux commettre une illégalité juste pour étancher la soif de punition manifestée par l'opinion OR: AAerci monsieur le maire.Faut-il s'acheter des vestes pare-balles pour se protéger des policiers en mal de promotion?ALLÔ LE QUAT'SOUS?Louison Danis vient d'être nommée directrice du Théâtre de Quat-Sous, succédant à Louise Latra-verse, celle qui a vigoureusement relancé le petit théâtre de l'avenue des Pins.Nous lui avons téléphoné un vendredi matin.OR: Louison, quelle est la première chose que tu as faite au Quat'Sous?LD: Pas le temps de repeindre le bureau, il faut mettre la programmation d'automne sur ses rails.OR: Quelle pièce rêves-tu de monter?LD: Il y en a plusieurs, je ne veux pas révéler mes secrets (rires).OR: AAerci Louison! 13 cter oé&iG a kJauætte: TeP-TEv cÀ ^ LARGUEZ LES AMARRES.! 1.Crystal Ship 17.(The Doors) 2.Nagivator (The Pogues) 3.6 Months in a Leaky Boat (Split Enz) 4.Death Ship (Hoodoo Gurus) 5.Yellow Submarine (The Beatles) 6.Speedboat (Lloyd cole & the Commotions) 7.Trois Matelots (Renaud) 8.Ferryboat Bill (Velvet Underground) 9.Night Boat to Cairo (Madness) 10.Ship of Fools (Soul Asylum) 11.Ferry Cross the Mersey (Gerry & the Pacemakers) 12.One of Our Submarines is Missing (Thomas Dolby) 13.Shipbuilding (Elvis Costello) 14.Slow Boat to China (John Prine) 15.Ghost Ships (The Saints) 16.Rock the Boat (Hues Corporation) Parler pour parler.1.Qu'est-ce que je viens de dire?(Francis Cabrel) • 2.Rien à dire, je t'aime ; (Alec Mansion) i 3.Coeur qui cause (Michel Lalande) 4.Parle et ça passe (Jeanne Mas) 5.Comment lui dire (France Gall) 6.Je voulais te dire que je t'attends (Diane Dufresne) 7.Talk about it (Belgazou) 8.Maître en parologie (Diane Tell) 9.Sous les mots (Gilles Rivard) 10.Les Aveux (Elton John et France Gall) Jules A.18.19.20.21 22.23.24.25.26 27 28.29 30.Pirates à bâbord (Tonie) Seven Seas (Echo & the Bunnymen) Me Ship Came in (Style Council) Come Sail Away (Styx) Sink my Boat (Ian Dury & the Blockheads) Bateau de pluie (Catherine Lara) Dazzle Ship (Orchestral Manoeu-vers in the Dark) Someone's Rocking my Dreamboat (Murray Head) Shipyards of New Zealand (Midnight Oil) Don't Pay the Ferryman (Chris de Burgh) Sailing (Christopher Cross) Ship of Dreams (B-Movie) Dreamboat Annie (Heart) Ships in the Night (Boys Don't Cry) F.T.& M.F /; a* V v Québec-Rock présente: LE DICTIONNAIRE DES SUPERSTITIONS cette semaine, la lettre Agate.Pierre qui guérit de la soif.Offerte au mois de juin, elle assure la santé pour de longs jours.Aigle.L’aigle dessiné sur une plaque d’or battu (Egypte) ou cloué contre la porte de l’étable (Finlande) éloigne les mauvais esprits.La cervelle d’aigle rend fou furieux celui qui la mange, et cet état excessif dure le temps de la digestion (Moyen-Age).Aiguille.Il faut se faire piquer immédiatement par la personne à qui l’on fait cadeau d’une aiguille, sinon, une brouille s’ensuivrait.L’aiguille qui a servi à coudre le linceul d’un mort doit être mise en lieu sûr.Elle est très recherchée par les sorciers qui l’utilisent pour toutes sortes de tours.Par exemple, aux grand repas, une telle aiguille placée sous l’assiette d’un convive pourra lui couper l’appétit.Ail.Cuit sous la cendre durant la nuit de la Saint-Jean, ét mangé le lendemain, l’ail préserve pour toute l’année des fièvres et des maléfices.On le place aussi près des berceaux pour éloigner les serpents.Mangé le matin, l’ail donne du courage, et en avril, il confère tout pouvoir.Alouette.On trouvera charmant, irrésistible, l’homme qui porte en secret dans sa poche l’oeil droit d’une alouette enveloppé dans une peau de loup.Cet oeil plongé dans un verre de vin: celle qui le boira tombera amoureuse.; yj* 04, $ La Yougoslavie: championne des complications géo-politiques Il ne faudrait tout de même pas se croire trop persécuté I par notre problème constant de langues officielles (français et anglais) au Canada.Suffit de songer à la Yougos-lavio- On y.trouve deux alphabets (latin et cyrillique), trois grandes religions (orthodoxe, catholique et musulmane), quatre cultures (latine, germanique, slave et orientale), cinq nationalités (serbe, croate, slovène, macédonienne et monténégrine), six républiques (Serbie, Croatie, Slovénie, Macedoine, Monténégro et Bosnie-Herzégovine) et sept voisins (Italie, Autriche, Hongrie, Roumanie, Bulgarie, Grèce et Albanie).Ouf! _ ^ Jean B.obis les Pou lbs Mah les oeuf) .od sour-iLs ^ CMoVfQiÆ Qw Chronique culinaire: La poule aux oeufs durs I e Livre des Records Guiness répertorie nombre de I faits et de records plus inusités les uns que les autres.Concernant les odeurs les plus repoussantes, l'édition 1986 nous apprend que "parmi les 17 000 odeurs répertoriées à ce jour, choisir la plus désagréable est éminemment subjectif, mais l'éthyl mercaptan et le butyséléno-mercaptan peuvent sans difficulté prétendre à ce titre avec des effluves rappellant à la fois le chou pourri, l'ail, l'oignon, les égoûts, la crevette, le melon de la veille, et le dessous de bras." DIS-MOI COMMENT TU T’APPELLES.lux Etats-Unis, une course au dernier nom dans la I liste des annuaires locaux a donné lieu à des extravagances.Ainsi, après des années de suprématie, M.Hero Zzyzzx a cédé le dernier rang de l’annuaire 1986 de San Francisco à M.Zachary Zzzzzzzzzzra.Parions que M.Zzzzzzzzzra est un bon dormeur.Jean B.LES JOIES DU GOLF Ie golf a la réputation de gâcher des promenades qui pourraient être délicieuses.Peu importe que les fanatiques de ce sport en proclamentles bienfaits, il est scientifiquement prouvé qu’ils feraient plus d’exercice en se baladant sans leurs bâtons de golf! L’analyse chronométrée d’une partie à quatre joueurs démontre en effet que le joueur passe 36.6% de son temps à marcher, 8.5% à essayer de frapper la balle, 20.4 % à perdre du temps sur les verts et 34.5% tout simplement à attendre.Du reste, les tests sur les dépenses d’énergie nous apprennent que la course nous permet de brûler 679 calories/heure, la marche 334 cal/h t le golf, avec toutes ses lambineries, 223 cal/h seulement.JB.DES AA O T S.DES AAAUX.Tout le monde connaît le mot le plus long de la langue française, anticonstitutionnel lement, qui a 25 lettres.Pourtant, un mot suédois bat considérablement ce mot avec une performanche de 94 lettres: Spàrvagnsaktiebolagsskensmutsskjutarefackfôreningspersonalbeklâd- nadsmagasinsfôrràdsfôrvaltaren.Traduction: Directeur du dépôt des réserves d'uniformes du personnel des nettoyeurs du rail de l'Union de la compagnie de tramway.La personne en titre, Stefan Johansson, possède une carte d'affaires de 15 centimètres par 15 centimètres (6''X6”).Jean B.Pour 4 personnes.Prenez une poule moyenne juste avant la ponte.Plongez-la dans l'eau bouillante.Les oeufs pourront être servis chauds ou froids.Avec ou sans la poule- Max F.PALINDROMES HBn palindrome est une ^^phrase ou une locution qui peut se lire aussi bien dans un sens comme dans l'autre.En voici quelques exemples.Ami lecteur, sauras-tu en inventer d'autres?Esope reste ici et se repo- se.Émile-Eric, notre valet, alla te laver ton ciré élimé.Jean B.U 3.PALMARES NOCTURNE.Nuit magique (Catherine Lara) Vivre dans la nuit (Nuance) Les nuits sont chaudes (Nanette Workman) Rouler la nuit (Beau Dommage) Nuit d'amour (Bernard Lavilliers) Vol de nuit (Céline Lomez) Nuit sauvage (Les Avions) Quand vient la nuit (Bill) Oiseau de nuit (François Guy) Les nuits chaudes (Robert Leroux) 7.8.9.10.Jules A.IL N'Y A PERSONNE SOUS CE NOM.T.Rita Mitsouko 2.Marc Seberg 3.Matt Bianco 4.Jethro Tull 5.Bill Baxter 6.Lili Drop 7.Judas Priest 8.Raoul Petite 9.Henry Cow FO.Edith Nylon Laurent 5.e/eaj.C'esfEcHU a cA EifQ egg gy PUJ%.jou/s ¦ ¦ Si vous désirez en savoir davantage sur notre façon de fabriquer le whisky Jack Daniel, écrivez-nous.LE VIEILLISSEMENT DU WHISKY JACK DANIEL connaît des étés chauds et des hivers froids.Heureusement, il y a des hommes comme Lawrence Bums qui veillent.La chaleur de Tété fait suinter notre whisky à l’intérieur des fûts (là où il prend du corps et du coloris).L’air froid de nos hivers renverse ce processus.Au fil des ans, il faut des hommes de la trempe de Burns pour surveiller cette délicate évolution.Un entrepôt de chez Jack Daniel constitue un lieu de repos privilégié pour un whisky.Et de l’avis de M.Bums, cela est tout aussi valable pour un homme.JACK DANIEL’S TENNESSEE WHISKEY Une fille vaguement punk me chuchote: «attendez un moment», puis elle me pousse doucement dans un couloir aussi peu éclairé que la politique antinucléaire du gouvernement fédéral.Je n’y vois donc goutte et comme une aveugle je touche le mur à ma gauche pour avancer.Suis-je au Parc Belmont, dans un bar particulièrement louche, ou, pire encore, dans le fond du coeur d’un mafiosi?Vous n’y êtes pas: je suis à l’exposition d’art contemporain LUMIERES: PERCEPTION-PROJECTION*.J’entends déjà des soupirs s’élever dans le fond des maisons: «l’art contemporain, c’est platte!».Je vous répondrai: peut-être, parfois, MAIS PAS ICI! Ici, c’est surtout le règne du fun, du jeu et de la participation.Par exemple, au bout du couloir noir dont je parle plus haut vous aboutissez dans une vaste pièce nue au bout de laquelle brille une grande toile mauve, toute nue.Une vague déception vous envahit, vous vous approchez de la toile, et là: surprise! ! ! (Je ne vous dis pas ce que c’est, ça gâcherait votre plaisir.) C’est dejames Turrell, un américain.Dans la salle adjacente, de Andrew Ginzell et Kristin Jones, toujours des U.S.A., une toute petite fenêtre se découpe, l’air de rien.En avant plan, se remplit et se vide un aquarium, où nagent des boules et des aiguilles de bois.Vous regardez mieux: en dessous de faquarium dansent les reflets d’un soi-disant feu; derrière, vous apercevez encore des planètes qui tournent, un filet d’eau perpétuel qui ressemble à une projection, bref, derrière cette innocente fenêtre d’à peine un pied par deux vous guette un décor qui lui a nécessité un espace de quatre-vingt-dix pieds de long! ! ! En entrant dans la pièce du français Michel Verjux, vous vous dites peut-être: il y a rien là.En effet, trois projecteurs à diapositives placés par terre projettent trois lueurs carrées sur le mur.C’est tout.Mais promenez-vous avec un/e ami/e entre les projecteurs, et lâchez votre fou avec les jeux d’ombres ainsi créés: Verjux offre avec son installation tous les plaisirs de l’enfance! Mais moi, ce que j’ai préféré c’est le travail du québécois-vivant-à-New-York, Paul Hunter.Dans une chambre vous attendent trois tables sur-élevées, * LUMIERES est présentée jusqu’au 2 novembre par le Centre International d’Art Contemporain de Montréal, Place du Parc, 3575, avenue du Parc (coin Prince-Arthur), Montréal, Métro Place des Arts, autobus 80 ou 129, direction nord; droit d’entrée 4,50$, étudiants 2,50$.Si vous désirez recevoir une brochure sur le whisky Jack Daniel, écrivez-nous, ici à Lynchburg, Tennessee 37352, États-Unis. PARANNEDANDURAND Lumière sur Lumières Quand l'art est lumineux.Marching Man, 1985 de Bruce Nauman Néon et tube de verre monté sur aluminium 195,5 x 167,6 x 25,4 cm Artist’s Studio, 1985 Paul Hunter Bois, plastique et acrylique 6,2 x 60 x 182 cm surmontées de lampes.Des chaises banales sont disposées autour.On s’assoit, et un peu par hasard on regarde DANS une table par de judicieuses ouvertures sur le côté.O découvertes: à l’intérieur tout un univers apparaît, peuplé de minuscules silhouettes! Si vous passez la main sur la table, le soleil semble se coucher, ou se lever dans ces paysages lilliputiens: un enchantement, j’en veux une pour Noël! Ensuite vous pourrez toujours méditer sur la relation de couple devant les néons animés de Bruce Nauman, tripper devant les différents hologrammes de Al Razutis ou Marie-Andrée Cossette, peser sur le bouton pour que se manifeste et carrillonne un arc-en-ciel dans une sculpture de John Francis, avec Luc Courchesne éclairer votre avenir grâce à votre passé (ça vous coûtera deux pièces de vingt-cinq sous, je vais vous dire un secret: sifflez si vous voulez en voir plus avec celui-là), zut zut je commence à manquer d’espace, ils sont quarante- trois exposants, de huit pays, chaque salle vient accompagnée d’une jeune personne des plus charmante, prête à vous fournir des explications, bref, pour le prix, je vous garantis qu’avec LUMIERES vous aurez un deux heures au moins de distractions tout à fait inusitées.?Pyramide éclairée éclairante, 1986 Michel Verjux Bois, néons, plexiglas et projecteur 200 x 200 x 1200 cm CLAUDE GOSSELIN: Pour l'amour de l'art LUMIÈRES: PERCEPTION-PROJECTION est la seule exposition d’art contemporain d’envergure et facilement accessible au public à Montréal.43 artistes de calibre international y prennent part, dont une quinzaine viennent du Québec.C’est la première fois qu’autant d’artistes d’ici sont en lice, on en a même parlé dans les augustes pages du New York Times qui, pour la première fois, s’intéresse à une expo canadienne.L’homme derrière les feux de la rampe (ou de l’expo) est Claude Gosselin.Originaire de Valleyfield, Claude Gosselin a enseigné l’histoire de l’art, et a été critique d’art au Devoir avant de mettre son talent à contribution du Conseil des Arts, du MAC et du Centre International d’Art Contemporain qu’il fonde vers la fin de 1983.Après une expérience mitigée à Québec-84, Gosselin a organisé Aurora Borealis, durant l’été 1985 à Montréal.Bilan: 20,000 visiteurs.L’approche de Gosselin est dynamique, jeune, épanouie.D’ici le 2 novembre, près de 40,000 visiteurs auront parcouru l’installation LUMIÈRES.L’aspect décontracté des locaux du CIAC permet une approche maximale des oeuvres modernes qui s’y trouvent.«On démocratise l’art visuel.Dans les musées, on chuchote.Ici, on peut circuler, parler à voixnormale, amener son bébé dans sa poussette.Contrairement aux expos de musées, on peut pénétrer l’espace de l’artiste et l’oeuvre nous entoure.On y participe, on actionne certaines installations.» Plus que jamais, l’art y est vivant.Avec un petit budget de 825 000$ (dont les deux-tiers proviennent d’un programme d’aide à la création d’emploi qui fournit du travail à 68 personnes de avril à novembre), le CIAC réalise un sympathique petit miracle.Dès janvier, Claude Gosselin s’attaquera à la préparation de Cosmogonies, le volet 87 qui nous attend l’été prochain.Répétons-le: l’art contemporain n’est plus une énigme abstraite et hermétique.L’art est à nous! S.C.F.17 visuel Un tandem inédit de morning man envahit les ondes québécoises ! ! Ce nouveau duo dynamique de la radio est composé de Batman Christian Lavoie et de Robin Paul Faquin.Tous les matins, fidèles à leurs postes (CHOI-FM, bien entendu.), avant le lever du soleil car, comme toutes les bonnes chauve-souris, ils évitent les rayons du soleil, ils seront là pour vous faire débuter votre BatJournée.Mais attention.La BatRadio n'est pas invincible aux forces du mal.Un seul ennemi, un seul homme les menace.Mais quel bonhomme ! Il est aussi inquiétant que le Jocker, le Sphinx et le Pingouin réunis.Cet homme est un chien méchant terrible.Cet homme (mais est-ce vraiment un homme.?), c'est Mad Dog Vachon.Tous les matins, il s'attaque à nos valeureux héros avec son BatHumour ravageur, destructeur.De plus, le BatSport sera assuré par nul autre que Claude Lavoie.L'occasion sera Bat pour savoir si les combats de lutte sont truqués ou si c'est des matches en bonne et dûe forme.La BatRecherche revient à Michel St-Cyr, repasseur officiel des BatCapes de Batman et Robin.Le Batshow débute à 6 heures du lundi au vendredi.Le Batshow.c'est une BatÉmission pleine d'humour et d'information.Na na na na na na na na na, le Batshow à CHOI-98.Le show qui bat tous les autres. PAR HUGO LEGER 3 STARS DE L'ÉGLISE ÉLECTRONIQUE ¦ ¦ ¦ 55 ans, le pasteur baptiste Pat B» Robertson est l’une de ces bêtes cle l’écran céleste.Une sorte de B H croisement entre Bob Barker, l’animateur de quizz au sourire incandescent, et Jean-Marie Le Pen, le leader de l’extrême-droite française.Talent de publiciste et charisme oratoire.Comme toute pizzeria qui se respecte, il livre les miracles à domicile.Deux extra-larges au diabète avec double hernie: pas de problème, un pro de la foi ne recule devant aucune maladie, si incurable soit-elle.En plein émission, Pat Robertson lance aux téléspectateurs: “Ily a une femme qui s’appelle Marcia qui a un cancer de la gorge et le Seigneur vient juste de la guérir.Quelqu ’un a un champignon dans le poumon et ment juste d’être sauvé par la puissance de Dieu.” C’est aussi simple que ça pour cet homme dont la marque de commerce est le pouvoir émotif et miraculeux de la croyance.A la tête de la chaîne par câble Christian Broadcasting Network (CBN: 233 millions$ de revenus annuels et 4 000 employés), Pat Robertson sévit dans plus de 16 millions de foyers par mois et bénéficie d’un bassin de 30 millions d’abonnés.Selon plusieurs spécialistes des communications, ce diplômé en droit de la prestigieuse université Yale a réussi ce que Ted Turner a vainement tenté et ce que Rupert Murdoch s’évertue à réaliser: créer une quatrième chaîne, véritable alternative aux trois grands réseaux américains.Depuis 1981, la cote d’écoute a triplé.Raison majeure: d’une grille toute religieuse, CBN est passé à une programmation axée sur le divertissement familial.Les émissions chrétiennes (le populaire talk-show The 700 Club, entre autres) côtoient les séries défraichies {Flipper, Regardez-bien, ils ne sont pas assis, ils flottent! Divinement branchées, les stars de l’église électronique.Les médias américains les ont baptisés téléévangélistes.Ils sont blancs, propres, riches et de droite.Pentecôtistes ou Fondamentalistes, ils se fendent en sermons et en miracles devant des légions de dévots.Jésus réincarné showbusiness.Ces idoles du TV Gospel fracassent les cotes d’écoute, et se partagent un alléchant corps du Christ de plus d’un milliard de dollars.Messie beaucoup.Le vétéran Billy Graham est un enfant de choeur, par trop libéral, à côté de ces nouveaux magnats de la foi qui lorgnent désormais vers la Maison-Blanche.A prévoir: aller simple pour l’enfer aux humanistes, socialistes, féministes et homosexuels de tous poils.Une croisade pour le moins inquiétante.Miracle en direct.Et vive l’Enfer! Papa a raison, etc), les vieux films, les westerns — toujours utile cejohn Wayne — et les quizz.Mais pour ce quinquagénaire ultra-conservateur, cheveux gris, joues roses et sourire de jeune premier, le ciel n’est pas encore gagné.Il songe sérieusement à se présenter comme candiat républicain à l’élection présidentielle de 1988.Selon ses dires, il serait en profonds pourparlers avec le Sauveur pour s’assurer du bien-fondé de sa marche vers la Maison-Blanche.Robertson n’est d’ailleurs pas un dilettante de la politi- Bénis soient les évangélistes car les belles blondes sont à eux! | {“STARS DE L'ÉGLISE ÉLECTRONIQUE que.En 1984, grâce à Operation Blessing, il a réalisé une levée de fonds de 50 millions$ dont 2 millions furent versés à la guérilla anti-sandiniste du Nicaragua.Aucun doute possible, les diables communistes y ont perdu quelques cornes.Dans cette énorme foire télévisuelle de la religion (200 stations locales de télévision et 1 134 postes de radio), la concurrence est terrible.Les anges risquent de s’y brûler les ailes.Prenons le cas de Jim Bakker et de sa larmoyante épouse, Tammy.Ce Pentecôtiste de 46 ans au visage joufflu, à qui l’on donnerait le bon Dieu sans confession , est propriétaire du réseau PTL {People That Love ou Praise The Lord).Avec ses 13 millions d’abonnés, il arrive bon second derrière le rouleau compresseur de Robertson.Recettes annuelles: 100 millions!.Jim Bakker, c’est aussi le Disney de la religion.En 1978, il a fait construire, au coût de 175 millions!, Heritage Le premier et le plus célèbre des évangélistes : Billy Graham, le haut-parleur de Dieu sur Terre.USA, un énorme complexe de l’entertainment pour toute la petite famille.Ce parc thématique, biblique de la cave au grenier, troisième du genre aux Etats-Unis, regroupe le Bakker’s Assemblies of God Church, un luxueux hôtel de 500 chambres, un mail commercial de 25 boutiques, un théâtre hi-tech, des glissades d’eau et la plus grande piscine “à vagues” du monde.Les chambres de l’hôtel sont décorées selon le dernier cri post-ecclésiastique, et les shows à grand déploiement du théâtre Bakker font pâlir d’envie les grosses productions de Broadway.Avis aux intéressés: les baptêmes se font tous les mardis matin dans la piscine de l’hôtel.“Jésus n’a jamais enseigné la pauvreté”, répète Jim Bakker à qui veut l’entendre — et ils sont nombreux: 5 millions de visiteurs en 1984 — pendant que sa femme, maquillée comme une cover-girl passée date voit à la gestion de son entreprise de cosmétiques et de bas-culottes.Originaires pour la plupart du sud américain, pays du Ku Klux Klan et des cowboys mal dégrossis, ces prédicateurs savent, mieux que quiconque, exacerber les valeurs traditionnelles de l’Amérique puritaine.Le tout bien enrobé de glamour et d’effets calculés.Ainsi, Jimmy Swaggart, 50 ans, est un fameux chanteur de gospel.Il a vendu 13 millions de copies de ses disques.Oh Lord, qui dit mieux! Avec ses 140 millions! de revenu annuel, il a fondé en 1984 le Jimmy Swaggart Bible College et le Family Workshop Center, un auditorium béni de 7 000 sièges, à Bâton Rouge (Louisiane).D’autres aussi ont fait construire des monuments à leur gloire, comme par exemple Oral Roberts: un hôpital de 294 lits et une université pouvant accueillir 4 600 étudiants.L’une des figures dominantes de cette industrie de l’espoir se nomme Jerry Falwell.Retenez bien ce nom.Ce fondamentaliste aux opinions de béton, fondateur de la Liberty University (7 000 étudiants), galvanise les foules, chaque dimanche soir, sur les ondes de la superstation WTBS, propriété du géant Ted Turner (34 millions d’abonnés).Il est également l’initiateur de \a Moral Majority, l’un des plus imposants lobbys ultra-conservateurs aux Etats-Unis.En septembre 1985, après une visite-éclair à son copain P.W.Botha, il blâma sévèrement le Congrès américain pour ses sanctions économiques envers le régime d’apartheid sud-africain, et demanda un renforcement des investissements U.S.dans ce pays.Drôle de prêcheur que ce Falwell.A prime abord, le succès de ces prédicateurs de l’ère électronique peut paraître étonnant, voire absurbe en cette époque de libéralisation des valeurs.Pourtant, leur mayonnaise a pris et rudement bien.La recette est élémentaire: des réponses simples et tranchées à des problèmes humains et sociaux de plus en plus complexes.Le vide religieux des sociétés modernes appelle le plein de nouvelles croyances.La “plate-forme” idéologique de ces groupes religieux s’alimente à la source: la sainte Bible prise au pied de la lettre.Le monde divisé entre le mal et le bien.Voici quelques échantillons de leurs positions: condamnation totale de l’avortement, l’homosexualité vue comme un péché mortel, la femme cantonnée à la maison pour l’éducation des enfants, un anti-communisme exacerbé, le retour des prêtres et de l’enseignement religieux dans les écoles, j’en passe et des meilleures.Le salut de nos âmes en dépend.Au Québec, le phénomène reste marginal.Un seul télé-évangéliste en règle: Claude A.Gagnon, un Néo-Pentecôtiste qui avec son émission Le chemin du paradis au canal 7 (CHLT-Sherbrooke), illumine les samedis matins de la région.Au menu: rejet massif du monde où règne Satan, dénonciation des églises organisées (surtout l’église catholique), rappel des standards évangéliques, retour à la pureté de l’Évangile.Point à la ligne.Impossible d’obtenir une entrevue avec monsieur Gagnon.C’est connu, le magazine Québec Rock est damné par tous les Saints.Mais je me suis tout de même présenté au Temple du Réveil, son repaire, rue Papineau à Montréal, pour assister à l’une de ses prestations.Très édifiant.Dans cette église rénovée de frais, le néon est à l’honneur.Les mots Jésus et Alleluia brillent en lettres stylisées.Un long tube fluorescent ceinture la corniche de la mezzanine.Divine lumière.Aucun autel, aucun Christ en croix, aucun banc de bois, rien ne rappelle le décor des églises traditionnelles.Juste une scène, un plancher incliné et des sièges confortables.Comme au théâtre.Dans la salle, le spectacle était un peu triste, un vieil anglophone, une handicapée physique, une jeune fille hallucinée, un couple de yuppies de la Parole, et finalement la femme et les deux enfants du Révérend.Pas de quoi déclencher une surboum arrosée à l’eau bénite.D’ailleurs, Claude A.Gagnon ne réussira jamais à soulever son auditoire.Même avec sa tête de soldat de plomb spray-netée, son accent vaguement acadien, ses chansons biblico-country, son discours truffé d’“alle-luias” et de “ Hey man” gros comme le bras.J’ai filé à l’anglaise au moment des offrandes.Une fois sorti du temple, encore sonné par tant de démagogie, une phrase me revenait sans cesse à l’exprit: “medium is the message”.Les téléévangélistes ont fait leur affaire de cette formule-choc de McLuhan.N’est-ce pas Jim Bakker qui disait que “si Jésus était aujourd ’hui sur terre, ilferait de la télévision.Ce serait son seul moyen pour rejoindre tous les gens qu ’il ««mUV Jésus Christ Superstar et son Saint-Esprit, les communications.?22 ''/faÿàéi./rrœ^cÆga*^ a^/z^rxiy '-'s* » < S»i .¦ r.» ~-.r * ^4/orj qu ’elle présente un de ses meilleurs spectacles de sa carrière et que son nom est sur toutes les lèvres, Diane Dufresne devient mère.Alors qu ’ily a quelques années personne ne voulait la reconnaître, aujourd’hui une nouvelle génération de chanteuses semble vouloir lui laisser une place importante.Parmi celles-ci, au premier rang, Jano Bergeron, audacieuse comme une boîte à surprise, avec un visage à plusieurs facettes, et qui voudrait bien faire du cinéma.Sur scène.T |J1 ano Bergeron est née à Cha-pais, dans le milieu du rzcw/^-re nordique québécois, près de Chibougamau, il y a vingt-sept ans.«Presque vingt-huit», rectifie-t-elle immédiatement comme si elle voulait exorciser sa belle tête d’adolescente, son rôle de jeune fille de seize ans qu’elle interprète dans le téléroman Épopée Rock.Eh, oui, comme tout le monde, Jano Bergeron a un loyer à payer! Jano Bergeron, la chanteuse, est née dans les clubs, les cabarets.Une des plus dures écoles pour une chanteuse.Juke-box vivant, la chanteuse n’est là que pour distraire les clients.Un extra avec la grosse Mol tiède.Un surplus sans frais supplémentaire.Les consommateurs ne font pas attention à la chanteuse si elle ne va pas les chercher, si elle ne s’insinue pas entre le goulot et la bouche.Difficile physiquement aussi.Le dernier set débute vers deux heures du matin, le club empeste la bière et la cigarette.On peut couper la fumée au couteau.Pourtant, Jano était respectée dans le milieu.Elle avait un public fidèle qui PAR LAURENT SAULNIER voyait en elle une des dernières pros du cabaret, une des descendantes d’Edith Piaf et Alys Robi.Parce qu’avec Jano, le cabaret est aussi un théâtre douloureux .«J’ai chanté très longtemps une chanson comme le Parc Belmont dans mes shows.C’était comme un exutoire pour moi.Si Dufresne fait le Parc Belmont en jouant la folle, moi j’étais beaucoup plus une malade mentale.Je me suis fait mettre une camisole de force, j’ai grimpé sur des pianos, cassé des pieds de micros, une vraie malade mentale.Le public était fou de cette chanson.Dès que j’arrivais sur scène, il me la réclamait à grands cris.Pour plusieurs habitués des cabarets, j’étais la fille qui chantait le Parc Belmont.» Une bonne partie de ce public des cabarets la suit encore.Parmi eux, une forte majorité d’homosexuels, friands de flash et de flesh, de strass et de stress.Similitude de public, donc, entre Dufresne et Bergeron, la mère et la fille spirituelle.«Ce public-là, les gais, c’est un public en or, fidèle au maximum.Si les homosexuels aiment Dufresne et moi, c’est qu ’ils adorent les femmes, les déguisements, le maquillage, une certaine folie audacieuse.C’est un public exigeant qui t’en demande beaucoup mais qui t’en donne énormément en retour.Quand tu chantes, il t’écoute religieusement mais tout de suite après, il devient délirant.C’est extraordinaire!» C’est dans un de ces endroits, souvent négligés par le public rock, que Pierre Dubord découvre Jano Bergeron.Dubord, ex-imprésario de Plume et Offenbach, est à l’emploi des disques CBS.Chercheur de talents.Lorsqu’il voit Jano Bergeron, il transcende la chanteuse de cabaret et voit l’avenir rose d’une chanteuse rock.Dubord regarde au loin et croit fermement en elle.Après de longues et difficiles négociations avec CBS, Jano obtient un contrat avec la multinationale alors que l’industrie du disque au Québec est au bord de l’abîme.Jano troque son rôle de chanteuse de club contre celui d’une auteure et interprète de ses chansons.L’entertainer devient artiste, le cocon explose et nous fait voir une nouvelle (et belle) tête pleine de fantaisie et d’idées folles.Car Jano Bergeron, c’est vraiment ça.D’accord avec vous, sur disque ce n’est peut-être pas évident, surtout sur son deuxième album Féline, trop aseptisé, véritable produit de studio.C’est sur scène que Jano devient vraiment féline, enjôleuse et indépendante.Jano, en spectacle, c’est beaucoup plus que le traditionnel tour de chant.Elle donne un vrai show moderne avec danseurs-choristes-mimes et où les musiciens ne sont pas des simples exécutants.Ce sont des participants eux aussi, des comédiens, des jongleurs.Jano Bergeron n’a pas de limites.Si elle fait du cinéma sur scène, elle voudrait bien s’investir dans ce médium aussi.Comédienne et chanteuse, Jano Bergeron est aussi une auteure.«J’écris souvent, tout le temps.Dès que j’ai une idée, un flash, une émotion, je la note.Qu’il soit quatre heures du matin ou de l’après-midi.Au départ, j’écris l’émotion brute, comme je la ressens.Aussi forte qu’elle soit.C’est après que je la transforme en chanson, comptant les pieds et cherchant les rimes.Je n ’ai qu ’une seule contrainte, il faut qu ’à la fin, le feeling soit positif.Je descends parfois jusqu ’au plus profond de l’abîme mais à lafin, il y a toujours une lumière au bout du tunnel.Je suis unefille foncièrement positive.» «Je suis en train d’écrire un opéra-rock qui devrait être prêt dans cinq ou six ans.Je veux écrire un roman également.Je veux amalgamer mes différents talents pour faire un show total, À ' : >, J J complet et audacieux.» Jawo Bergeron, en plus de ses mille talents, a aussi mille facettes.Une femme mystérieuse mais qui sait où elle va, le regard déterminé, comme sur la pochette de Féline.Une femme qui sait chanter ses petits scéna-rii, de petites histoires qui sont toutes différentes mais qui se rejoignent autour de Jano-la-comédienne.Ces mille facettes lui attirent aussi mille publics.De la petite madame de 45-50 ans qui l’a vu dans un quizz à la télé par un mardi après-midi pluvieux au rocker qui va entendre des musiques composées par John MacGale, ex-Offenbach.Jano a fait un choix très clair entre un public cible très précis et qui aime tout d’elle avec passion et un public hétéroclite qui l’aime par petits bouts et qui découvre l’éventail Jano Bergeron en spectacle, formule qui nous fait voir sa palette de sentiments, de personnages, de talents.De par cette position, Jano Bergeron est une marginale dans notre showbusi-ness.Issue des cabarets, elle n’a pas le dossier pur d’un Paul Piché ou d’un Pierre Bertrand.Elle a dû ramer pour s’affirmer, bûcher pour obtenir sa place sous les projecteurs.Jano Bergeron n’a pas la réputation tout d’un bloc d’un Michel Rivard ou d’un Richard Séguin.Avec son miroir éclaté, elle pose fièrement en descendante directe de Diane Dufresne aussi dispersée, avec des attitudes diverses allant de la pureté à un certain conservatisme, lequel est de bon aloi si elle veut conquérir les ondes.Avec Féline, son deuxième microsillon, Jano Bergeron risque fort de séduire même les plus irréductibles.Pochette signée Dimo Safari (un des photographes canadiens les plus hot du moment), arrangements et réalisation de Michel Lefrançois (un des gourous de studio les plus cotés au Québec), mixage de Aldo Nova dont la réputation n’est plus à faire (et qui joue en tournée avec Cyndi Lauper).Une équipe presque parfaite.Forte en radio et (chose rare) bonne vendeuse en magasin, l’hiver 86-87 risque d’être marqué du sceau Jano Bergeron.? PAR SYLVAIN-CLAUDE FILION Du plus profond des deux est venue la pureté, en format nouveau et amélioré.A bord d'un jet supersonique, l'homme nouveau, sur des rythmes prétendument tout aussi nouveaux, propose de nous enivrer de vitesse et de lumières, tel un ange-macho qui, par innocence, prêche, pèche, ou fait les deux à la fois.Top Gun a été le favori des box-offices tout Tété, tout comme la trame sonore du film a tenu la tête du palmarès Billboard durant le mois d’août.Propulsé par un film-recette où, badigeonnés de miel, action et émotion se coudoient, Tom Cruise est devenu le nouveau prototype du jeune homme que toutes-les-filles-et-même-certains-garçons désirent.Top Gun a révélé un archétype réinventé: le macho cute.Il est étonnant qu’on ne nous ait pas encore annoncé qu’une série télévisée fera suite à Top Gun.Le succès du film, où le militarisme simplifié s’acco-mode de romance, a consacré une nouvelle tête dans le peloton restreint des jeunes mâles montants de Hollywood.Tom Cruise, qui n’a que 24 ans, affiche un style propre à redonner du souffle au bon vieux précepte de base du machisme: la super-virilité, l’infaillibilité.Son personnage de Maverick, dans le film, est un peu ce que tout jeune homme a rêvé d’être un jour ou l’autre.Modèle pour la jeunesse, épanchement d’une envie jamais satisfaite pour les plus vieux, Top Gun est aussi une sorte de Flashdance masculin: un jeune homme peine, force et sue pour gagner le coeur de sa bien-aimée, et les honneurs personnels qu’il convoite dans la grande jungle de la vie.Pas beau, tout ça?En fait, comme simplicité, difficile de trouver plus dépouillé.Se distinguant par la minceur de ses dialogues, Top Gun se rachète avec des images éblouissantes, un rythme excellent, et des chansons accrocheuses qui, à tour de rôle, montent et descendent dans les colonnes fébriles des palmarès internationaux.Le film lui-même connaît une carrière mondiale florissante et prend l’affiche un peu partout sur le globe.Top Gun synthétise surtout deux phénomènes majeurs: la consécration du marketing marriage qui unit maintenant cinéma estival et musique populaire; et la montée d’un nouveau type de machisme rendu séduisant par son ingénuité à la fois candide et expérimentée.TOM CRUISE Thomas Cruise Mapother III est né le 3 juillet 1962 à Syracuse, état de New York, et grandit avec ses trois soeurs d’une ville à l’autre, car son père, ingénieur-électricien, est appelé à dé- ¦ i ' CD CÆ M • Enfant, Tom imite Donald Duck, Woody Woodpecker et W.C.Fields.ménager fréquemment.Enfant, Tom se distingue déjà par des imitations de Donald Duck, de Woody Woodpecker, et de W.C.Fields.Souffrant d’une légère dyslexie, il préfère rapidement les sports à l’intellect.Mais attiré par les feux de la rampe, Cruise canalise son énergie physique vers les planche^.Il débute au théâtre à 16 ans, et, emballé, il laisse la banlieue d’Ottawa où il demeure alors pour aller tenter sa chance à New York.Après de petits rôles dans Endless Love et Taps, la déconfiture du navet Loosin’ Il le pousse à changer d’imprésario.Cruise veut faire des films plus sérieux, plus intelligents, plus artsy.Pendant le tournage de The Outsider, il manifeste sa véritable nature d’enfant terrible, jouant des tours sur le plateau, inscrivant les mots Helter Skelter sur le miroir de la vedette féminine Diane Lane, ou répandant du miel sur le siège des toilettes.Une nature excessive se révèle rapidement, contrastant étonnamment avec le Tom Cruise de l’adolescence qui a déjà failli entrer chez les Franciscains chez qui il a étudié une saison.Quand il tourne Risky Business, Tom Cruise trouve un rôle idéal où il peut se partager également entre la comédie et le drame.Il tourne ensuite Legend avec Ridley Scott, puis, on lui propose Top Gun.Le popcorn est prêt à éclater.Tom pourrait avoir l’air du joyeux insouciant à qui la vie sourit sans mesure.Pourtant, si son tiroir semble aussi garni que n’importe quel autre, il se défend tout aussi bien devant les journalistes.Il s’implique sincèrement, n’hésite pas à répondre à toutes les questions, accepte de commenter maints détails qui rebutent souvent les autres vedettes du plateau.Quand on lui a demandé ce qu’il pensait de l’attaque des F-14 contre les jets égyptiens ordonnée par Reagan au printemps dernier, dans un style analogue à une scène 33 yywsWWHW-wwww vw “W'-.La consécration du marketing marriage: cinéma estival et musique populaire.LE PRESTIGE DE L’UNIFORME Au temps des guerres tribales, on se peignait le visage.Maintenant, on revêt Tuniforme.L’essentiel reste de savoir à quel clan on appartient et surtout de pouvoir reconnaître d’un seul coup d’oeil qui tape sur qui.L’uniforme marque la préséance de la survie collective sur celle de l’individu.Le porter implique la sécurité d’être défendu par tout mais aussi le risque de devoir se sacrifier pour le bien commun.En tant qu’animal grégaire, l’être humain échappe rarement à l’uniformisation, et plus une société s’organise, plus les uniformes se multiplient.Voyez la cohorte des employés à attaché-case défiler au centreville à l’ouverture des bureaux.Ne dirait-on pas une armée de fourmis laborieuses?Observez les élèves du secondaire aux abords de leurs polyvalentes-bunker.Quoique plus débraillés, leurs uniformes punk ou new-wave les solidarisent dans leur défi aux autorités.A l’époque de la guerre du Viêt-Nam, les pacifistes habillés au surplus de l’armée contredisaient le message habituel de l’uniforme.Dans la perpétuelle guerre des sexes, les lesbiennes les plus radicalement anti-hommes s’emparent des viriles tenues de camouflage dans une tentative ambigüe de saboter les symboles de l’autorité masculine.Aujourd’hui, la remontée du travail-famille-patrie traditionnel redose les blasons naguère les plus flétris.On redécouvre le prestige de l’uniforme et les centres d’enrôlement débordent.Est-ce le retour du si tu veux la paix prépare la guerre romain ou l’attente du feu d’artifice final?Ah puis ça suffit! Let’s drop the big one now! FJ- OP GUN de Top Gun où Maverick descend allègrement une formation ennemie, Tom Cruise répond: «J’ai senti que je comprenais comment ils (les pilotes) pouvaient se sentir.Car pour obtenir les jets pour le film, nous avons dû nous rendre à Washington pour discuter avec le Secrétaire de la Marine et tous les officiels.Vraiment, tout le monde était là.J’ai fréquenté des pilotes de combat pendant neuf mois.J’adore voler dans les F-14.Je n ’aime pas particulièrement les armes de guerre, mais j’aime voler.Ces pilotes qui vont là-haut risquent leur vie à chaque fois.Voler est une expérience tellement intense et émouvante.Mais jamais, depuis le tournage de Top Gun, j’ai eu envie d’être impliqué dans un film belliciste.J’ai voulu me mettre dans la peau, sentir la personnalité de ces gars-là, ce qui les poussait à voler.» Rien de compliqué, M.Cruise.Il prend son métier avec naturel et s’en vante sans complexe.Sa nature de bon-vivant, son instinct Terrien, et son hypnotique pouvoir de séduction défient toute complication.«L’important, c’est d’être relax quand on travaille, dit-il.Même chose dans la vie.Il ne faut pas prendre les choses trop au sérieux.Plutôt laisser les événement se dérouler, sans jouer, ou faire semblant.» LES NOUVEAUX AMANTS ROMANTIQUES Top Gun, par son personnage de Maverick, ouvre le chapitre des nouveaux héros romantiques des années 90.Les chanteurs de pomme intergalactiques.L’ange-macho descendu du ciel est un torrent de douceur, de passion, de violente tendresse.Sans poils et sans Corvettes, ils garent leur superjet à l’heure des couchers de soleil pour siroter du vin blanc avec les belles femmes de tête d’aujourd’hui.Un peu yuppies, un peu latins, les nouveaux héros font leur possible pour avoir l’air parfait sans perdre leur précieux appât romantique.Les vedettes de cinéma ne sont pas plus récupérées qu’autrefois, sauf que tout se passe tellement plus vite, de plus en plus vite.Car, par-delà les modes et les courants, et de face-lift en face-lift, l’idéologie impérialiste américaine bat toujours à la même cadence de son coeur superficiel: on mettra toujours dans la pilule du militarisme tout le sucre exigé et redemandé par un public intellectuellement diabétique.?34 AIWA revient moins cher à long terme Les produits AIWA sont conçus et construits pour durer des années et des années.Comme toujours, vous avez la satisfaction de savoir que vous possédez ce qu'il y a de meilleur.AIWA 11-7700 CHAÎNE AUDIO À REPRODUCTION SYNCHRONISÉE Tout y est.L’intégration à son plus au niveau dans le domaine des composantes audio.Amplificateur 150 Watts.Lecteur de disques numériques DX-770 CD.5 compartiments à cassettes, double lecteur de cassettes, possibilité d’écoute de l’original ou de la copie.Haut-parleurs AFBS pour bien apprécier les basses fréquences.Contrôle à distance pour toutes les opérations.Voici une chaîne audio qui fera la fierté de tous les amateurs de musique combinant le style et la suprématie de la musique.i AIWA Chez tous les détaillants participants à travers le Canada Distributeur national: SHRIRO (CANADA) LTD.Montréal Toronto ) r TEXTE HUGO LEGER MPH ' ÿ m j % WN s y * * .,iA > % iS!ftsfSv, D Le surf u n homme.Une planche.Une vague.Une marée d'émotions.Casse-cou sous la grande muraille.Mission E pour Equilibre: chevaucher le mouvement perpétuel de la mer.Rodéo des beach boys.Presque nu.Sans autre mécanique que son corps.Le tango des ondes.Surfer, c'est jouir.Un peu, beaucoup, passionnément, à la folie.Le plus orgasmique des sports nautiques.B La planche à voile Eole et Neptune en communion solennelle.La voile bandée par le vent, la planche caressant les eaux, le corps en osmose parfaite avec les éléments.La sensation paradoxale d'être enfin libre, si dépendant.Retour à la solitude originelle.31 milles/heure d'euphorie.La bombe atomique pourrait tomber qu'on se croirait encore maître du monde.EjLes cyclistes O ladiateurs du guidon, les forçats de la pédale.Une vitesse laborieuse, suante, atteinte à la force du tibia.L'aérodynamisme au ras les pâquerettes.Prisonniers d'un vélodrome, long ruban qui se déroule à l'infini, ils roulent, cydent, tournent, résolvent la quadrature du cercle.Pour une poignée de kilomètres, les pistards se cramponnent à des millièmes de secondes.OLa vieille auto Avec la vieille décapo, ça décoiffe.Ballade rétro pour fous du volant.Le plaisir au compteur, la pédale au plancher.Ce dédain permanent des freins.En mains, l'instrument possible de votre Destin, capable de vous perdre ou de vous sauver.Chaque kilomètre est une petite victoire.Chaque virage, une grisante surprise.Fir-min, suivez cette voiture! f >• ’ ^ ____________________' .- ' ’ ' ¦' /' ' >'5* 'S.I / m M : I SÛR 7 • I { MPH m Æ 9*Z>ïZs^ ¦ Æssrr- »^v ^ ^.* -> • -t.=—:r—~ v XV **55^^ - 670 MILLION MPH dragsters Dragons de fer écorchant l'asphalte d'un speedway anonyme.Saint- Sébastien casqué domptant la bête.Vision dantesque: le feu, la nuit, l'enfer.Des dragsters rugissant comme des furies.Des pilotes cinglés qui se défoncent à l'accélération.'Dans l'air, une odeur de caoutchouc roussi, de pétrole brûlé.Qui n'a jamais aimé la vitesse, n'a jamais aimé la Les jets Le sang ne se coagule plus dans le coeur, le sang gicle jusqu'à l'extrémité de vos mains, de vos pieds, de vos paupières.Le front se plisse, les joues se creusent.Plein régime.Incontrôlable looping des tripes, double vrille de l'hypophyse.Le ciel ne peut attendre.L'avion à réactions.La délectation vécue d'un seul jet.supersoni- que Libellule argentée appelle rêve insensé.Reçu 5 sur 5.Prêt à décoller.Détachez l'animal de race, la créature pur-sang d'une symphonie en technologie majeure.Oeil séduit, cieux conquis.La noblesse des formes, l'élégance d'un dandy de métal, le charme d'un beau ténébreux das l'aube naissante.Insaisissable objet du désir.Toujours parti vers d'hypothétiques croisades.FlLa vitesse de la lumière Vite, toujours plus vite.La lettre c: vitesse de la lumière dans le vide.Championne toutes catégories: 260 000 milles/seconde.Le vertige.Une limite supérieure inaccessible.Aucun mot pour traduire les extrêmes.Laissons plutôt s'éclater le spectre des couleurs.Laissons la lumière se nourrir d'elle-même.Pour des siècles, des siècles.Amen.39 Ponopresse finalement > Nous n'avons plus le temps de vous en parler, mais nous ne perdons pas de vue que les Expos ne participeront pas aux Séries Mondiales encore cette année; qu'il faut dorénavant un visa pour visiter la France qui a déclaré la guerre aux terroristes; que le Déclin de l'Empire Américain a raflé deux autres prix internationaux au Festival of Festivals de Toronto; qu'il y a seize ans déjà, la crise d'octobre déplaçait l'armée canadienne dans nos caves; que Brian Mulroney entend déclarer la guerre à la drogue avant la fin du mandat conservateur à l'instar de son homologue Ronald; que Yul Brynner et Orson Welles nous ont quittés le même jour il y a un an; que les pages de télévision sont augmentées dans La Presse et que ça permet à Louise Cousineau d'écrire encore plus de choses intéres- santes; que les événem^n+s ¦•ôcents gu Chili laissent pré-sager le commencement de la tm pour Pinochet; qu il taut se méfier des taxis Hochelaga car certains chauffeurs n'admettent pas leurs erreurs et qu'on ne se gêne pas pour vous envoyer promener au standard; que l'excellent photographe Rodolf Noël rentre d'un séjour à Chicago et Toronto et qu'il va maintenant croquer des sujets plus montréalais; que Sinclair et Noreen Stevens baignent encore dans l'eau trouble et bouillante de leur passé en commission d'enquête à Ottawa; qu'il reste encore des ké-taines qui font des blagues pas drôles sur Challenger dont on vend encore des effigies en caoutchouc dans les pharmacies; que les Canadiens joueront leur première partie de leur saison locale au Forum de Montréal le 11 octobre; que la montréalaise Johanne Corna expose des oeuvres magnifiques à la Galerie Morgan de Boston jusqu'à la fin octobre; qu'André-Philippe Gagnon, infatigable, hante maintenant les hauts-lieux de l'humour à Los Angeles et à Las Vegas; et que le 9 novembre prochain, un nouveau maire dont le nom commence par D succédera à l'inexpugnable Jean Drapeau./¦ v, .V: \ \ Ciao! Rodolf Noël
de

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