Argus journal, 1 mai 1981, Mai - Juin
CfM ESN 03T7-&a52 Mai/Juin 1981 May/June Bulletin de nouvelles publié par la C.B.P.Q./C.P.L.Q.News Bulletin published by the C.B.P.Q./C.P.L.Q.360, rue LeMoyne Montréal, Québec 845-3327 owf/conïïtïïs RAPPORTS ADMINISTRATIFS 2 Message du nouveau président: monsieur Paul-Emile Filion 5 Rapport financier 6 Rapport du registraire NOUVELLES DES COMITES 7 Nouvelles du comité d'emploi ACTIVITES PROFESSIONNELLES 12e CONGRES ANNUEL - SHERBROOKE - 7-9 MAI 1981 10 Atelier sur le comité de formation professionnelle 11 Assemblée générale: Plan biennal 12 Compte rendu sur la plénière sur le Plan biennal 13 Plan biennal: atelier 4 - présence de la profession 15 Journée de formation professionnelle - "La qualité de vie au travail" 16 Compte rendu du 12e Congrès annuel DOSSIERS ET NOUVELLES 19 Communiqué IFLA - Nomination de monsieur Yvon Albert Laurendeau 20 La Centrale des bibliothèques 20 Le bibliothécaire: un gestionnaire 21 Base de données sur la documentation québécoise en éducation 22 Code des professions - Pavé fédéral dans la mare provinciale 24 Conference of the Canadian Library Association ARGUS JOURNAL SUPPLEMENT Procès-verbal de la 12e Assemblée générale annuelle de la Corporation des bibliothécaires professionnels du Québec, tenue â THôtel Motel Le Baron, 3200 ouest, rue King à Sherbrooke, le vendredi 8 mai 1981. WOT flWTOMIfS Message du nouveau president A note from Paul-Emile Filion, the new president La Corporation vient de tenir son douzième congrès annuel à Sherbrooke (7-9 mai 1981).L’Assemblée générale, l’une des mieux suivies de notre brève histoire, a permis de mesurer l’activité de plusieurs comités et de prendre une connaissance d’ensemble des décisions du Bureau et du Comité administratif.Surtout le programme nrof^ccionr»oi ^ 1^.11 p diurne proressionnel a su donner au thème Le bibliothécaire professionnel et la gestion" un éclairage puissant et pratique.The keynote address of Miriam Tees, our third president, was extremely well received as it gave our deliberations a pertinent and positive orientation.La session intensive du samedi, dirigée par Pierre Dubois de Woods Gordon, sur la "QVT" (qualité de vie au travail) restera un modèle du genre.La Corporation remercie ceux de ses membres qui lui ont préparé et présenté cet excellent congrès.L’activité de la Corporation pour les deux ans à venir devrait s’orienter dans le sens d une Consolidation, d’une Conférence, et d’une Conscription.Consolidation Après douze ans, il faut assurer à notre groupe une croissance modérée, une consolidation de ses activités et services.Quelques-uns de nos fondateurs ne sont plus avec nous, mais la releve s’affirme déjà.Le nombre des membres demeure remarquable mais la Corporation gagnerait sûrement en force de persuasion et de frappe si tous les collègues du Québec, sans exception, se joignaient à nous.Les comités doivent s’efforcer d'élargir l’éventail de leurs membres et les associer davantage a leurs deliberations et opérations.2 Conférence La conférence générale de la Fédération internationale des associations de bibliothèques et de bibliothécaires (IFLA) se tiendra à Montréal du 22 au 28 août 1982, à 1?invitation de l'ASTED.Déjà, des comités existent où beaucoup de nos membres apportent leur compétence et leur expérience.A mesure que se rapproche la date de la conférence, nous devons nous tenir prêts à participer encore davantage aux initiatives du Comité df organisât ion de cette 48e conférence de l^FLA.La Corporation participera officiellement à quelques activités; on pense par exemple à une documentation bien identifiée à la Corporation et qui serait distribuée à tous les participants.Notre principale contribution demeure évidemment la participation individuelle des membres aux tâches qui leur seront proposées dans le cadre de la Conférence.Il s'agit d'une occasion privilégiée de vivre, d'une façon discrète mais intense, son professionalisme, essentiellement un service.Conscription In times of national emergency, conscription gathers in vital services persons of brawn and brain who have not joined of their own initiative.If we believe that our services are essential especially as the year 2000 gets closer, we have to recruit dynamic people for the world of documentation-information.We must insure that the schools of librarianship do not accept only the top literary candidates among those who flock to their courses; they must welcome people who had not considered an information career as an outstanding profession, a calling to the complexity of modern sciences, the art of management and communication and, basically, a deep feeling for accurate documentation in all its formats and media, and the wish to share the knowledge of the masterpieces of world creation and reflection.The future and the moral responsibility of the Corporation rests really not so much in the preoccupation for added courses (management, mathematics, and computer science) to the curricula, but first and foremost on the recruitment of top achievers, men and women with a strong and balanced personality, well-recommended by their professors, their peers, and past human records, people who have been properly interviewed by practising professionals.3 La Conscription dont il s’agit ici, c’est le recrutement systématique de personnalités fortes pour maintenir le niveau de la profession et la protection du public.La Corporation doit s’enrichir régulièrement d’hommes et de femmes qu’on ira chercher dans les secteurs scientifiques de nos universités, dans les sciences sociales et administratives et ailleurs, par exemple dans le commerce et l’industrie.Pourquoi pas des vocations tardives?Celles de gens qui ont fait leurs preuves et qui à trente-cinq ans s avèrent plus dynamiques que beaucoup de jeunes diplBmés du premier cycle.Il est urgent que la Corporation se dote de moyens efficaces pour assurer aux écoles de bibliothéconomie ce recrutement de haute valeur, absolument indispensable.Chacun d’entre nous doit faire sa part pour accomplir ce programme 1981-1983; Consolidation, Conférence internationale, et Conscription des talents.Each and every one of the 1,000 plus members of the Corporation must share in the pursuit of these goals in the next two years.Mai 1981 /} RAPPORT FINANCIER avril 1981 (provisoire) 1.SOMMAIRE SOLDE au 31 mars 1981 PLUS les recettes du mois d'avril 1981 MOINS les déboursés du mois d'avril 1981 $ 83,911.89 15,844.47 15,072.89 $ 84,683.47 SOLDE au 30 avril 1981 2• ANALYSE DES OPERATIONS A- REVENUS Admission #310 Cotisations #320 Revenus de congrès #340 Publicité de congrès #345 Intérêt-revenu #350 Revenu divers #360 Revenus de stages #370 Abonnements à Argus #380 Publicité Argus #390 Vente de publications #382 F.de banque (CERTIFICATS AU VERSO) PREVISIONS OPERATIONS 1981 DUJMOIS 2,500 150.00 120,000 1 ,405.00 9,000 7,455.00 8,620 2,868.25 4,500 2,476.30 7,300 990.00 1 ,900 106.00 4,000 341.25 400 50.67 2.00 TOTAL ACCUMULE DISPONIBILITE 525.00 113,580.00 8.075.00 2,124.38 3,148.49 3.950.00 1 ,482.54 (114.25) 253.67 TOTAL: $ B- DEPENSES Salaires #400 Avantages soc.#405A-401 Loyer et électricité #410 Entretien & réparations420 Frais du secrétariat #430 Communications #432 Honoraires prof.#435-436 Publication d'ARGUS #440 Publications d'ARGUS J.442 Frais de publications #445 Dép.des comités- perm.451 -du Bureau Frais de réunions #450 Frais de reprêsentation452 Publicité et rel.ext.#453 Dépenses de congrès #454 Frais de stages #455 Taxes et permis #470 Divers #475 Assurances #415 Mobilier #140 Papeterie p.d'avance #154 Timbres payés d'avance 155 Cotisations & abon.#456 Frais de banque TOTAL: $1 158,220 $15,844.47 $133,024.33 65,400 5,380.03 20,462.75 7,000 368.04 1 ,205.43 2,300 160.00 640.00 1 ,500 137.06 484.08 11 ,400 496.18 2,601.40 3,800 281.10 1,112.69 2,000 — — 18,300 303.00 3,857.12 6,000 831.10 831.10 5,400 170.00 170.00 2,050 271.70 478.36 5,000 52.15 566.78 600 35.00 64.00 2,000 30.12 322.00 1 ,500 50.00 150.00 11,600 1 ,642.25 2,905.55 7,300 985.90 3,441.57 150 93.50 — 3,320.62* 225 310.00 800 500.00 160.00 1,000 - 821.00 8.64 35.64 55,425 $15,072.89 $40,712.97 C- FOND!DE__RECHERCHE Operation Total du mois_ accumulé 213.00 2,271.46 5 RAPPORT DU REGISTRAIRE COMITE D'ADMISSION LISTE DES NOUVEAUX MEMBRES INSCRITS AU TABLEAU DE LA CORPORATION DU 1er MAI AU 16 JUIN 1981 Beaudoin, Michel Bouchard, Marcel Grof-Iannel1i, Martie Lamoureux, Michelle Pierrard-Biniek, Maryse Provencher, Louise-Marie Ross, Elspeth Rothe, Eckhard E.Tomlinson, James BUREAU 1981/1982 Paul-Emile Filion, président Florian Dubois, vice-président Michel Boisvert, trésorier Madeleine Laliberté, secrétaire Diane Mittermeyer, conseillère Danièle Baillargeon Gilbert Blondeau Henriette Dostaler Ginette Gagnier Françoise Jobin Yvon Paquin Angèle Pintal NOUVELLES DES COMITÉS NOUVELLES VU COMITE V EMPLOI PobtoA au cou/iA de* detinÂeAA mo^6.Pouti toute InfaonmatÀ-on: Lû>e ClrwL!>,tin-Côte, bibliothèque nationale du Québec, 1700, >iue Salnt-Venlà, MontAéal, Québec, H2X 3K6 ou votsie >iep>iéAentant régional.1.Université d ' Ottaiva, Ontario.directeur.Bibliothèque de droit Nutnéro de concoure: SP-80-273.2.Ville de Jonqulère.Service deA IoIaIta, Québec Bibliothécaire profieAAionnel, responsable du service aux enfants des bibliothèques municipales.Avant le 27 mars 1981.3.La Presse, dossier no 8210.Bibliothécaire demandé pour bureau dfavocats.4.Bibliothèque centrale de prêt des Laurentldes, Mont-Rolland, Québec, directeur général.Avant le 3 avril 1981.5.Concordia University, Montréal, Québec.Reference Selection Librarian.Science and Engineering Library.Before April 6 th, 1981.6.Gouvernement du Québec, Projet Archipel, Montréal, Québec.Bibliothécaire documentaliste.Contrat d’un an.7.Centre canadien d’architecture, Montréal, Québec.Bibliothécaire en chefi.8.Commission Scolaire Jérome-Le Royer, Pointe-aux-Trembles, Québec.Bibll-othécaire.Travail pour 3 mois. 9.Vlttz de St-Luc, Quebec.Btbtiotkecciitie, ticAponAable de la bibliothèque municipale.Avant le 16 av^ill 1981.10.Ville de Saint-Jean-au>l-Richelieu, Québec.Bibliothèque municipale.Service de* lolAiAA et pa/icA.Bibliothécaire profieAAlonnel, responsable de la section des adultes.Avant le 24 avril 1981.11.Ofifilce de la langue française, Québec.Che^ du service de la documentation terminologique.Adjoint aux cadre* supérieur*.Concour* numéro: 625J-540012/LB Vu 4 avril au 21 avril 1981 pour VInscription.12.Conseil régional de la santé et de* service* sociaux de la région de Trois-Rivières [CRSSS-04] Québec.Bibliothécaire, coordonnateur des services de documentation.Concoures 81-05.Avant le 24 avril 1981.13.Ville de Montréal, Québec.Service du catalogue Bibliothécaire préposé à l'analyse doccunentalre.Travail pour 5 mois.14.Hôpital Rivière-des-Prairies, Québec.Chefi du service de la bibliothèque.Avant le 9 mal 1981.15.fédération Internationale des associations de bibliothécaires et des bibliothèques IIFLA] 48e conférence générale, Montréal, 1982 Adjoint au président du Comité d' organisation, du 1er juin 1981 au 31 août 1982.Communiquer avec Onll Vupuis, C.P.1144, Suce.Vesjardins, Montréal Québec, H5B 1B3, ou 288-8524.16.Société Radio-Canada, Montréal.Bibliothécaire de référence.8 J7.Lakzlwad UvUvzsi<ij, ThundeA Bay, OntoAlo.Ckizi LlbAOAlan 18.VàJULz de RoxboAo, Québec.&ib&iothéccUAe pouA en^untb.19.Canadien National, MonlAéal.Bibliothécaire de réfiéience.Emploi* relatif à la bibliothéconomie 1.Conseil de* Art* du Canada, Ottawa, Ontario.Ayewt del lettrei et de Védition.Avant le 3 avril 1981.1.McGraw-Hill, éditeur*, St-Laurent, Québec.Représentant* en édition. par suite de ces rencontres apprennent à nous apprécier et sont meme attirés vers notre profession quand ils veulent changer d'orientation.Quant à la publicité auprès des etudiants en bibliothéconomie, ils sont très bien informés, puisqu ils reçoivent toute la documentation de la C.B.P.Q.: Argus, argus-journa1, dépliants, etc.Pour ce il serait bon de d'une part, une b donné au Secondai niveau collégial qui est des élèves des niveaux Secondaire et Collégial, les orienter du côté de la Bibliothéconomie, en préparant, rochure et pochette pour le Cours d'information scolaire re, et, d autre part, en associant les bibliothécaires du au Projet de Sensibilisation auprès des étudiants du Cégep.13 On ne devra pas laisser tomber le Dossier de Presse déjà amorcé.La grève au journal "Le Devoir" n’a pas permis de publier l'encart, la liste des membres et d annoncer les activités du Congrès de la Corporation à Sherbrooke.Afin de stimuler les membres actuels et des membres possibles de la C.B.P.Q.à renouveler leur cotisation ou à adhérer à l'Association, le Comité a 1 intention de reprendre cette initiative à l'automne.Un peu partout, on devra essayer d'identifier des personnes "contact" par les médias: presse, radio, T.V.On devra aussi être à l'affût des possibilités de faire connaître notre profession en passant des annonces gratuites acceptées par des publications comme la Revue OSE.Ainsi, on peut parler de perfectionnement professionnel pour certains membres, de voyages culturels, de projets réalisés par des bibliothécaires, etc.Chacun peut s'exprimer par Argus et Argus-Journal.qui continueront de refleter notre vie professionnelle.A cet effet, les opinions et les commentaires des membres peuvent être adressés au Secrétariat pour fins de publication.Toutefois, faute de budget, il y a maintenat restriction dans le nombre de pages publiées dans chaque numéro.Pour ne pas trop grever le budget d Argus, il serait préférable que les Mémoires à paraître soient comptés dans un autre item du budget global.D'ne personne de l'Atelier 4 suggère un procédé rapide, efficace, et pas trop coûteux déjà expérimenté par l'ABQ pour atteindre les membres de la Corporation: une seule feuille serait publiée chaque mois et résumerait toutes les nouvelles concernant la profession, les actions prises, etc.Cette feuille ne remplacerait pas nos autres publications.En guise de conclusion, ajoutons que chaque bibliothécaire a la responsabilité d'essayer de valoriser sa profession dans son milieu par les moyens à sa portée pour assurer la qualité de vie dont il a tant été question tout au long du Congrès.Animatrice : Rapporteur: Mme Rachèle Galonné Mme Jacqueline Lacaillade 11 mai 1981 JOURNEE DE FORMATION PROFESSIONNELLE DU CONGRES le 9 mai 1981 LA QUALITE DE VIE AU TRAVAIL Pour tous les participants, cette journée animée par monsieur Pierre Dubois, Ph.D.en psychologie apporta sûrement beaucoup quant à la compréhension de' la notion de qualité de vie au travail.(Q.V.T) En effet, monsieur Dubois, animateur-né a su intéresser son auditoire tout au long de cette journée d'ailleurs très chargée.Il savait très bien détendre son public par un jeu de mots approprié lorsqu'il nous sentait fatigués.Animateur-né, oui, Pierre Dubois l'est, car il sait s'adapter constamment aux réactions de la salle et réajuster son tir selon les besoins .Pour nous entretenir de la qualité de vie au travail (Q.V.T), monsieur Dubois nous demanda d'abord d'exprimer, par groupes de dix personnes environ, ce que devait être pour nous la Q.V.T.dans les bibliothèques et en contrepartie, ce qu'elle était réellement dans notre milieu de travail.Partant de nos réponses, il élabora davantage la notion de Q.V.T.Il expliqua comment celle-ci s'était développée au fil des ans tout en faisant le lien avec les théories administratives de Taylor, Mayo, Reyfield et Crockett, Herzberg et la pyramide de besoins de Maslow.En effet, monsieur Dubois a su relier les théories administratives et la notion de Q.V.T.â l'époque et au contexte social, économique, politique et religieux sous lequel elles ont vu le jour.Ce qui, sans aucun doute, en facilita la compréhension et fascina les quelques historiens â l'écoute dans la salle.Il traita 'gaiement de l'impact psychologique du travail; du stress, de ses effets et c.- ses causes; de la réorganisation des méthodes de travail et des moyens pour améliorer la Q.V.T.Il précisa que, pour ce faire, certaines technioues ont été mises sur pied dont les techniques extrinsèques: horaire de travail flexible ou comprimé, participation au projet, amélioration des conditions physiques de travail etc.qui possèdent un effet sur la Q.V.T.mais qui demeurent tout de même extérieures â l'individu.Les techniques extrinsèques (rotation, élargissement, enrichissement des tâches, équipes semi-autonomes oû l'équipe a pleine liberté pour s'organiser) sont plus susceptibles de motiver davantage les employés que ne le feraient les premières.Bref, monsieur Dubois a couvert nombre d'aspects concernant la Q.V.T.en peu de temps.Evidemment, les participants intéressés â modifier la Q.V.T.dans leur bibliothèque auraient intérêt S se documenter, â s’informer plus avant et â user d'imagination pour améliorer l'environnement physi-9^® psychologique dans lequel ils travaillent.Les bases et concepts principaux leur ont été exposés, à eux de jouer maintenant! La présidente du comité de formation professionnel le Si 1 vie Delorme P.S.: Félicitations à Marc Joanis pour l'organisation de cette journée ainsi qu'aux responsables du congrès. COMPTE RENDU DU 12e CONGRES ANNUEL Les 7, 8, 9 mai avait lieu à Sherbrooke, à l'Hôtel Le Baron, le 12e Congrès annuel de la C.B.P.Q.Nous nous sommes retrouvés, plus de 200 membres de la Corporation, autour du thème: "Le bibliothécaire professionnel et la gestion".GrSce au bon travail du comité organisateur, le thème a été bien exploité et développé de façon fort intéressante par des conférences, des panels, des ateliers et des discussions engendrées par ces activités.Dès le jeudi soir, nous étions plongés dans le vif du sujet par une conférence de Miriam Tees et un panel qui complétait bien l'exposé de Mme Tees.Dans sa conférence intitulée: "Le bibliothécaire gestionnaire de ressources humaines, financières et matérielles".Mme Tees a voulu situer et définir le style de gestionnaire que le bibliothécaire devra développer pour gérer, dans la prochaine décennie, les bibliothèques ou tout autre organisation de même type qui devront faire face à de multiples changements qui surviendront dans le monde de l'information.Vint ensuite un panel sur: "La préparation d'un bibliothécaire au rôle de gestionnaire" qui nous a donné l'occasion de réfléchir sur la nécessité ou l'obligation pour un bibliothécaire d'avoir une formation en administration pour accéder à un poste de direction dans une bibliothèque.En premier lieu, Camille Côté a fait un inventaire succinct mais très révélateur des cours en administration offerts par les Ecoles de bibliothécono-mie du Canada et des Etats-Unis.Il apparait évident que la formation en administration ne semble pas une priorité pour l'ensemble des écoles canadiennes et américaines.Ensuite, nous avons eu le point de vue d'un administrateur devenu directeur d|une bibliothèque et celui d'un bibliothécaire devenu administrateur de bibliothèques.Chacun à sa façon nous a donné son idée sur la formation né cessaire à un directeur de bibliothèque.Pour Yvan Savoie, du Cégep de Sherbrooke, la bibliothèque est une entreprise à gérer comme bien d'autres.De plus, un bon administrateur peut tout gérer s'il possède les compétences et les techniques de gestion nécessaires pour faire fonctionner son organisation.Quant à Guy Cloutier, de l'Université de Sherbrooke, un bibliothécaire peut faire un bon gestionnaire.Selon lui, il n'est pas nécessaire d'avoir une formation complète en administration mais plutôt d'acquérir une formation de base complète dans les domaines de l'information, de la communication et de la documentation.Puis pour terminer, Paul Milliard, du Centre Hospitalier Hôtel-Dieu de Sher brooke, nous a entretenu sur la possibilité pour un organisme d'engager un professionnel pour occuper un poste de gestionnaire.Il appert que dans le secteur public, la préférence est donnée aux professionnels à qui on accorde des facilités d'acquérir une formation en gestion et surtout en gestion de ressources humaines.16 La journée du vendredi fut riche en activités fort diverses, très enrichissantes et stimulantes.Le tout a commencé par un panel où quatre panellistes oeuvrant dans le monde de l'éducation nous ont présenté plusieurs moyens d'acquérir une formation en gestion.Il y a les programmes réguliers en administration offerts par les écoles d'administration comme ceux de l'Ecole nationale d'administration publique ou le programme MBA de l'Université de Sherbrooke.Nous avons aussi le choix de multiples cours de perfectionnement offerts soit par l'entremise des Services d'éducation aux adultes des universités, soit par l'ENAP et d'autres proposés par l'employeur ou d'autres organismes comme par exemple la C.B.P.Q., ce qui devient plus de la formation sur mesure.Ensuite les participants se sont répartis en ateliers pour échanger et poursuivre la réflexion sur les thèmes déjà amorcés pendant la conférence ou les panels.Il y avait quatre choix possibles, aussi intéressants les uns comme les autres: atelier 1 sur le rôle des écoles de bibliothéconomie face à l'enseignement de la gestion, atelier 2 sur le rôle de l'employeur face à la formation en gestion de son personnel, atelier 3 qui demandait si tous les bibliothécaires doivent devenir des gestionnaires et atelier 4 qui voulait identifier les principaux problèmes de gestion dans une bibliothèque.Ces ateliers et bien d'autres ont nourri pendant longtemps les discussions "officieuses" de bien des congressistes.L'après-midi a commencé de façon très relaxante par une conférence de Maurice Payette, professeur au département de psychologie de l'Université de Sherbrooke, sur le stress au travail.Après avoir défini le stress et les formes qu'il peut prendre, M.Payette nous a communiqué les résultats du sondage fait auprès de 220 bibliothécaires sur le stress.Il y a eu 70 réponses et il appert que les bibliothécaires vivent autant de stress que d'autres groupes de professionnels.Ces résultats sont fragmentaires mais révélateurs.Par la suite, c'est très détendus et nombreux que les membres de la C.B.P.Q.se sont retrouvés pour l'Assemblée générale annuelle.Les affaires courantes ont été réglées de façon diligente.Ensuite, nous nous sommes retrouvés en plénière et en ateliers pour préparer le plan biennal de la C.B.P.Q.L'Assemblée générale a repris avec les résolutions.Peu de résolutions mais les membres ont pu dans la plénière formuler leurs desiderata quant aux priorités que le Bureau pourrait se donner pour les deux prochaines années.L'Assemblée a été clôturée par le discours du nouveau président, Paul-Emile Filion qui se propose de coordonner l'action de la C.B.P.Q.autour des mots-clés comme Consolidation -Conférence de l'IFLA et Communication - "Conscription" i.e.recrutement et animation des membres.17 Cette journée fort bien remplie s'est terminée par une série d'activités sociales.Le tout a commencé par un souper japonais.Puis comme digestif, nous avons assisté 3 la pièce "Aux p'tits maux les grosses pelules" par le théStre du Sang neuf.Et ça s'est terminé par une dégustation de vin et fromage.Frais et dispos, les congressistes se sont retrouvés le samedi matin pour une journée d'activité professionnelle organisée par le comité de formation professionnelle, sous la responsabilité de Marc Joanis, en collaboration avec le comité du Congrès.Le thème de la journée était tout un programme: "La qualité de vie au travail dans les bibliothèques".GrSce aux qualités et â l'expérience de l'animateur Pierre Dubois, la Q.V.T des participants a été enrichie.Monsieur Dubois a réussi, en une journée fort remplie, 3 nous faire connaître et apprécier cette nouvelle technique de gestion la Q.V.T.ou la qualité de vie au travail.Il nous a situé le contexte dans lequel cette notion de Q.V.T.a vu le jour.Puis comment dans l'entreprise privée, il est possible d'implanter un système de gestion basé sur la Q.V.T.Et nous avons terminé cette journée en essayant de voir comment dans le monde des bibliothèques, cette notion de Q.V.T.serait applicable et surtour désirable.Et voilà, le congrès est terminé, nous sommes repartis probablement fatigués mais très satisfaits du 12e Congrès.C'est vraiment l'occasion de refaire le plein, de s'enrichir de mille et une idées et de prendre contact avec nos confrères.A l'année prochaine à Montréal pour le 13e Congrès.Anne-Marie Lachance, bibl.prof.18 SX» ET no» COMMUNIQUE NOMINATION DE M.YVON ALBERT LAURENDEAU AU POSTE D'ADJOINT AU PRESIDENT DU COMITE D'ORGANISATION DE LA 48e CONFERENCE GENERALE DE L'IFLA.Depuis le premier juin dernier, le comité d'organisation de la 48e Conférence générale de 1 IFLA peut compter sur les services de monsieur Yvon Albert Laurendeau nommé adjoint au président du comité d'organisation monsieur Onil Dupuis.’ Monsieur Laurendeau était, jusqu'en mai dernier, directeur général de l'ASSITEJ/Canada (Association internationale du théStre pour l'enfance et la jeunesse) postequ'il occupa pendant près de deux ans.A ce titre, il dut voir à l'organisation administrative du secrétariat de l'Association 3 la préparation des documents légaux d'incorporation, à l'organisation de congrès, a la création de comités, etc.Auparavant, soit de 1969 à 1979, il avait été secrétaire général puis directeur général de la Corporation des bibliothécaires professionnels du Québec.L expérience qu'il y a acquise en matière d'animation de comités, d organisation de congrès, de rédaction de documents de toutes sortes, de promotion des intérêts de la bibliothéconomie, de relations avec dès organismes provinciaux, nationaux et internationaux et sa grande connaissance du milieu des bibliothèques ne pourront que l'aider à assumer pleinement ses nouvelles fonctions d'adjoint au président du comité d'organisation de la 48e Conférence générale de l'IFLA.Sa carrière professionnelle repose en outre sur une solide formation, à la fois classique et universitaire, en sciences humaines.Son dynamisme, sa grande capacité de travail et sa riche expérience, tant à 1 echelle nationale qu'internationale, contribueront sûrement au succès de la Conference de 1982 qui, rappelons-le, se tiendra à l'Hôtel Reine Elizabeth du iù au 28 août.Source: sous-comité de l'information et de la publicité IFLA 1982 19 JEUX ET JOUETS La Centrale des bibliothèques, un organisme relevant de la Direction générale des moyens d enseignement du ministère de l'Education, commencera à l'automne la publication de ÇlL0i*_Jeunesse: jeux et jouets, une revue dont la périodicité n est pas encore établie.Réalisé avec la collaboration de la Direction generale des réseaux du M.E.Q., ce nouvel outil documentaire se veut une suite a^tpertpire de jouets pour une ludothèque édité par la D.G.R.en septembre Ce nouveau Çhoix_s'adresse en principe à tous ceux qui se préoccupent du jeu comme instrument de développement de l'enfant.Il devrait donc intéresser un très large public de parents et d'éducateurs dans les garderies, ludothèques lou joujoutheques), maternelles, écoles primaires, bibliothèques publiques, etc.Depuis le lancement du projet "ludothèques" en novembre 1980, la Centrale b^éimcié de la collaboration de nombreux établissements: Bibliothèque publique de Pointe-Claire, Bibliothèque municipale de Montréal, B.L.p.de 1 üutaouais, Joujouthèque de Ste-Foy, etc.Les méthodes de traitement adoptées pour les jeux et jouets résultent d'un tra-vail d équipé avec la joujouthèque de l'Hôpital Ste-Justine (en particulier avec Marie-Claude Puiuion, responsable de l'analyse des jouets) et Denise Garon, de T Université Laval.La rédaction des notices selon les RCAA 2 assurera un haut niveau de normalisation ^ cet instrument bibliographique.Mais le nouveau Choix va aussi innover dans bien d autres domaines: analyse, évaluation, classification et indexation.,]n^ ^ase Années de Choix Jeunesse: jeux et jouets sera aussi disponible en version ordinolinque pour l'interrogation en direct par ordinateur.1 oo en 2T ID LU O O oc CD CC LU ü CO CD CC SHERBROOKE (ML) - “Le bibliothécaire d’aujourd'hui doit se transformer en bon gestionnaire du bien public ou privé ” L’affirmation vient du nouveau président de la Corporation des bibliothécaires du Québec.M.Paul Emile Filion.En effet, la diversité et la complexité des bibliothèques modernes exigent des personnes qui y oeuvrent une connaissance suffisante des techniques de gestion Pour ne pas dilapider les fonds publics, cela va de soi, mais aussi pour assurer au sein même de l’institution un cadre de travail serein qui se répercutera sur la qualité des services offerts.Réunis en congrès annuel sous le thème le ’’Bibliothécaire professionnel et la gestion”, les membres de la Corporation devaient prendre connaissance des théories de po»r.te qui animent le savoir de la gestion M Pierre Dubois, psychologue industriel à l’Université de Montréal.a donc fait part de cette science nommée “I*a qualité de vie au travail.” Ce spécialiste devait rappeler que le concept de la qualité de la vie au travail n’est pas nouveau “Toutefois son utilisation de plus en plus frequente aussi bien dans les milieux de travail que sur la scène politique démontre claire ment son importunée croissante '’ “Dans la période de bouleversements sociaux et économiques que traverse la société nord-américaine.situation a laquelle le Quebec n’échappe pas.l’amélioration de la qualité de vie au travail canalise les aspirations de la majorité des travailleurs et traduit un nouvel ordre des valeurs de travail centré sur la recherche d'un bien-être aussi bien economique, physique que psychologique”, dit-il M Dubois avance que fondé sur une méthodologie scientifique, l'examen de la qualité de la vie au travail permet de poser un diagnostic précis et valide des reper eussions psvchologiques et physiques de l'exercice d’une fonction et d'identifier les principaux facteurs qui portent atteinte au bien-être et au rendement des employés D'ailleurs, les recherchas scientifiques réalisées par ia firme pour laquelle M Dubois travaille ont notamment n .éle que la santé peut tout aussi bien ètr 1 mise en peril par ce qu’il est convenu d appeler le stress au travail ou le “stress professionnel”.En effet, il appert que “l’exercice d'un travail comportant un danger potentiel, de la monotonie excessive ou une charge de responsabilité très forte — pour ne citer que ces quelques cas — est susceptible de créer une pression psychologique qui se solde, pour une proportion appréciable de travailleurs, par des malaises ou des maladies d’ordre nerveux ou psychosomatique: troubles cardiaques, dépression nerveuse, insomnie, troubles gastriques et autres.” Pour M Dubois, l’analyse de la qualité de la vie au travail consti-tih tant pour la Direction d'une entreprise que pour son Syndicat, un guide pratique et valide dans ! amelioration de la situation de travail du personnel.Le conférencier aura permis aux congressistes de réfléchir sur les relations de travail entre bibliothé caires et techniciens et personnel de soutien Ils auront également •valuer les nouvelles méthodes d organisation au travail ainsi que le phénomène du stress dans les bibliothèques j BASE DE DONNEES SUR LA DOCUMENTATION QUEBECOISE EN EDUCATION Dans le contexte de la politique québécoise de la recherche scienti-fique, le ministère de l’Education du Québec a reçu du Conseil du Trésor l’autorisation d’affecter 280 000 $, répartis sur trois ans, pour constituer une base de données sur les recherches effectuées en éducation au Québec, depuis 1970 plus particulièrement.Cet inventaire permettra aux chercheurs de connaître ce qui existe et de l’utiliser pour leurs travaux.Cette réalisation relève du Service de la recherche du ministère de l’Education, sous la responsabilité de MM.Norman Ryan et Robert Ayotte.Ces derniers se proposent de faire réaliser l’analyse des travaux de toute nature produits dans le domaine de la recherche en éducation au Québec et sur le Québec.Au niveau des commissions scolaires, des cégeps et des universités, il se fait plusieurs dizaines de recherches chaque année.L’inventaire de ces travaux est entrepris avec un grand désir d’exhaustivité.La réalisation de cet inventaire a été confié à la Centrale des bibliothèques, organisme du ministère de l’Educa-tion géré par le C.A.D.R.E.(Centre d’animation et de recherche en éducation).L’entente a été conclue le 19 janvier 1981.La Centrale a comme objectif de traiter, en février et en mars 1981, environ 400 documents de recherche en éducation; le budget investi a été de 25 à 30 mille dollars.Par la suite, le projet continuera au rythme de quelque mille documents par année.Chaque document sera soumis à une description bibliographique complète selon les règles de catalogage anglo-américaines (2e édition), avec les vedettes-matiere de Laval, les cotes de Dewey et de L.C.A cela s’ajoute un résumé analytique détaillé (du genre ’’abstract”) de 300 à 500 mots, accompagné d’une indexation en profondeur à l’aide de descripteurs empruntés au Thésaurus de descripteurs sur l’éducation organisé et développé par Jean-Luc Roy et ses collaborateurs au CADRE.Ces données sont entrées dans le nouvel ordinateur de la Centrale: ordinateur Hewlett-Packard, série 3000, modèle III, avec le recours à un logiciel éprouvé: MINISIS mis au point par le Centre de recherche pour le développement international à Ottawa.Cela constituera une base de données particulière, qui sera diffusée informatiquement par l’intermédiaire d’INFORMATECH QUEBEC.Une publication semestrielle est aussi prévue pour rendre disponible sur support imprimé le contenu de cette base de données.Rosaire Pelletier, bibliothécaire prof., (mai 1981) * Pour de plus amples informations, vous pourrez lire un article de Norman Ryan dans la revue INFORMATION de la Fédération québécoise des directeurs d’écoles (novembre 1980,p.18-20 et 25:”La recherche québécoise en éducation:situation actuelle et perspective” )t 21 Code des professions Pavé fédéral dans la mare provinciale Le domaine des professions relève de la compétence législative des provinces qui voient notamment à assurer la protection du public dans la distribution des sen'ices professionnels.Un jugement de la cour fédérale du Canada, soustrayant les fonctionnaires fédéraux aux exigences du code des professions, vient de remettre tout cela en question.par René Dussault* Le récent jugement rendu par la division d’appel de la Cour fédérale du Canada, dans La Reine c.Lefebvre et Flnstitut professionnel de la fonction publique du Canada et la Commission des relations de travail dans la fonction publique.marque un point tournant dans l’évolution du droit professionnel québécois.En effet, il rend ce droit inapplicable à la fonction publique fédérale.Assez curieusement, toutefois, personne.à ce jour, ne semble avoir attiré l’attention sur la brèche importante qu’ouvre ce jugement dans la compé tence législative des provinces dans le domaine des professions et sur les conséquences qu’il peut avoir en ce qui concerne la protection du public dans la distribution des services professionnels Pourtant, c^tte notion de “protection du public’* constitue la préoccupation centrale du code des professions et de Fensemble des mesures législatives adoptées dans ce domaine par l’Assemblée nationale en 1973.Ces mesures, on s’en souvient ont été saluées par plusieurs comme opérant une véritable réforme des professions au Québec Dans ce jugement, il s’agissait fondamentalement de savoir si les professionnels fonctionnaires exerçant au Québec pour le compte du gouvernement fédéral sont soumis à l’application du code de# professions et de la loi régissant leur profession.Plus précisément, le litige portait sur l’interprétation qu’il convient de donner à l’article 32.01 de la convention collective régissant les chimistes à l’emploi du ministère de la Santé na tionale et du Bien-êtœ social Cet article se lit comme suit 32.01 L’employeur rembourse les cotisations des membres et les droits d’inscription payés par l’employé à une association ou à un conseil d’administration lorsque le versement est indispensable à Fexercice continu des fonctions de l’emploi qu’il occupe Les intimés, chimistes à l’emploi du gouvernement fédéral et exerçant leur profession au Québec, alléguaient devant la Cour fédérale que des cotisations professionnelles payées par des employés de la Couronne fédérale en vertu de lois provinciales constitutives de corporations professionnelles d’appartenance obligatoire.comme la loi des chimistes professionnels.sont des cotisations que l’employeur doit rembourser à ses employés parce qu’elles sont “indispensables” à l’exécution de leurs fonctions.Leur grief avait, auparavant, été rejeté par leur employeur au motif que leur statut de préposé de la Couronne fédérale les soustrayait à l’obligation d’appartenir à l’Ordre des chimistes du Québec même si leur travail effectué au Québec en était un normalement réservé aux membres de l’ordre mais avait été accueilli par l’arbitre dans une décision rendue le 16 janvier 1979.Appelé à se prononcer sur cette sentence arbitrale, le juge Pratte.rendant le jugement au nom de la cour, fit sienne la position des autorités fédérales.Faisant d’abord remarquer que “l’exécution par la Couronne fédérale des tâches administratives qui sont les siennes exige qu’il y ait une fonction publique fédérale”.le juge Pratte poursuit; Le pouvoir de réglementer l’engagement de ses fonctionnaires, comme celui de réglementer leurs conditions de travail, m’apparaît appartenir exclusivement au Parlement fédéral.C’est pourquoi, à mon avis, des lois comme le code des professions et la loi des chimistes professionnels ne peuvent s’appliquer aux préposés de la Couronne en raison des actes qu’ils accomplissent dans l’exécution de leurs fonctions.S’il en était autrement, cela reviendrait à dire que chacune des dix provinces pourrait établir à sa guise les critères de compétence auxquels devrait se sou- mettre le gouvernement fédéral dans l’engagement de son personnel Je ne peux accepter pareille conclusion Le 6 mai 1980, la Cour suprême du Canada rejetait une requête pour permission d’appeler présentée par les intimés.Bien que cette requête ne s’appuyait pas essentiellement sur des arguments de nature constitutionnelle, on peut dire que pour l’instant, dans l’état actuel du droit, les professionnels à l’emploi du gouvernement fédéral, qu’ils soient médecins, avocats, infirmiers ou autres, ne sont pas tenus d’appartenir à leur corporation professionnelle, même lorsqu’ils pratiquent au Québec et malgré l’obligation en ce sens que leur fait la loi provinciale.Il en découle qu’ils ne sont pas assujettis aux mécanismes de discipline et d’inspection professionnelle prévus par le code des professions, sauf s’ils décident eux-mêmes d’adhérer à leur corporation.A la limite, à défaut par leur employeur de leur en faire une exigence, ils n’auraient même pas à être dûment qualifiés comme médecins, avocats, infirmiers ou autres au sens des lois provinciales pour exercer pour le compte du gouvernement fédéral Une situation inacceptable Une telle situation, qui existe à la grandeur du Canada est inacceptable.Comment admettre, en effet, que du seul fait de son emploi par le gouvernement fédéral, un professionnel pourrait se permettre de devenir incompétent ou de manquer à l’éthique de sa profession par des fraudes ou d’autres manières sans qu’il puisse être sujet au contrôle de la corporation professionnelle à laquelle il appartient?Il est vrai qu’il existe au sem des grandes administrations, publiques ou privées, certains mécanismes internes de contrôle de la qualité des services professionnels mais serait-il vraiment sage de se départir sans plus d’examen du contrôle externe qu’offre le mécanisme de la corporation professionnelle?En 1969, le gouvernement du Québec lui-même a tenté, en déposant à l’Assemblée nationale un projet de loi 23.intitulé loi du ministère de la Fonction publique, de soustraire clairement tout fonctionnaire québécois membre d’une corporation professionnelle à toute sanction que celle-ci pourrait prendre contre lui.“en raison des actes qu’il a posés, des paroles qu il a prononcées ou des écrits qu’il a publiés en sa qualité de sous-chef ou de fonctionnaire’ (art.56 c).Un débat parlementaire dans le texte définitif de la loi.Quelques années plus tard, le code des professions fut adopté sans que jamais on ne revienne sur cette question.Nous sommes donc actuellement placés dans une situation où la compétence législative fondamentale des provinces dans le domaine des professions est mise en brèche par cet autre principe constitutionnel voulant que “les législatures provinciales sont impuissantes à apporter un frein à l’exercice des pouvoirs de la Couronne fédérale’’.Si.dans des domaines comme ceux des relations de travail ou du salaire minimum, on peut concevoir que les employés du gouvernement fédéral soient assujettis à des lois fédérales distinctes de celles des provinces, la chose est plus difficile dans le domaine des professions où le contrôle de l’exercice par les membres doit nécessairement être confié à la corporation professionnelle qui les regroupe dont l’existence relève de la compétence législative des provinces.Deux solutions La situation d’exception, pour ne pas dire de vide, créée sur le plan de l’application des mécanismes de contrôle de l’acte professionnel par le jugement de la cour d’appel fédérale, dans l’arrêt Lefebvre.doit être corrigée dans l’intérêt même du public.A cette fin.deux voies semblent possibles.La première serait l’adoption par le Parlement du Canada d’un code des professions canadien dont l’application devrait nécessairement, pour des raisons pratiques, être confiée par délégation aux diverses corporations professionnelles existant dans 'es provinces.Malgré les avantages évidents qu’elle présente sur le plan d’une certaine uniformité, cette solution ne me parait pas souhaitable en raison des dangers de chevauchement de juridictions constitutionnelles, de conflit et de confusion qu’elle créerait non seulement au sein des deux ordres de gouvernement et des corporations professionnelles mais aussi dans le public.En effet, dans une même province, les exigences de formation et de maintien de compétence d’un professionnel exerçant auprès du public seraient alors susceptibles de varier selon qu’il travaille pour le compte du gouvernement fédéral ou pour le compte de toute autre organisation, y compris son propre compte.La seconde, qui me paraît préférable étant donné la compétence constitutionnelle fondamentale des provinces dans le domaine des professions et aussi la capacité des corporations pro- fessionnelles d’harmomser raisonnablement leurs exigences d’une province à l’autre, serait qu’une corporation professionnelle, à l’occasion d’un litige, sollicite l’appui du gouvernement du Québec et conteste de plein front une telle situation jusqu’en Cour suprême du Canada.A défaut pour une corporation de prendre action, le gouvernement du Québec pourrait peut-être intervenir de lui-même.Une corporation ou le gouvernement pourrait, en ce faisant, faire valoir que la Couronne fédérale ne peut prendre avantage de certaines dispositions de la législation professionnelle, particulièrement celles qui lui assurent des candidats plus compétents et des services professionnels meilleurs — ce qu’elle fait lorsqu’elle demande comme condition d’emploi que les postulants satisfassent aux conditions de l’ordre professionnel visé — et en même temps refuser d’être soumise au reste de la loi plus spécialement aux dispositions qui visent la meilleure protection du public Elle pourrait également s’appuyer sur l’arrêt rendu par la cour d’appel du Québec dans Corporation des agronomes de la province de Québec vs Mercier où il fut reconnu que la loi des agronomes s’appliquait à un fonctionnaire provincial exerçant la profession d’agronome, pour le motif, comme le déclarait le juge en chef Létoumeau.que “cette loi ne vise ni n’affecte aucun des droits de la Couronne”.En l’espèce, précisait le magistrat, “il ne s’agit que de droits propres au défendeur pouvant à l’occasion impliquer quelque intérêt pour la Couronne en sa qualité d’employeur, mais qui ne sont pas du domaine de celle-ci’’.Un tel raisonnement, qui permet de contourner la prérogative voulant que les lois ne portent pas atteinte à la Couronne.pourrait, s’il était éventuellement retenu par la Cour suprême du Canada permettre l’application du code des professions et des lois connexes aux fonctionnaires fédéraux exerçant leur profession au Québec.Ce raisonnement, d’ailleurs, a été retenu par les tribunaux pour justifier, dans un contexte où la protection du public était également en cause, l’application du code de la route d’une province aux fonctionnaires fédéraux circulant sur les routes de cette province.• René Dussault est professeur à TE-cole nationale d’administration publique et avocat-conseil à l'étude Amyot, Lesage, Bernard, Drolet et associés, de Québec. \ CONFERENCE OF THE CANADIAN LIBRARY ASSOCIATION - HAMILTON, ONTARIO Reporter: Hilari Farrington, Concordia University The official opening of C.L.A.was held on Friday morning, June 12.According to Alan MacDonald, C.L.A.President, the Theme Session had been considerably shortened this year to allow more time for the numerous workshops and meetings which had been scheduled.The speaker was Robert Wedgworth, Executive Director of the American Library Association, who focused on the changing roles of librarians and information specialists, in addressing himself to the Conference theme: "Competence".Later that day, I attended a CACUL-sponsored workshop on "Library Services for the Disabled in Colleges and Universities".The opening remarks for the workshop were made by the convener, Joan Robinson, a poised and articulate librarian from the North York Public Library, who addressed the group using notes in braille.Among the workshop speakers was Sharon Pipon, of the Magnétothèque Générale, whose intelligence and wit was greatly appreciated by the participants.During the course of the session on library services for the disabled, we were presented with a proposal to C.L.A.which was to request that the Association express its support of Recommendation 60 of the House of Commons Special Committee on the Disabled and the Handicapped.Included in the motion was a request that the National Librarian, as a first priority in its new programme, appoint a Committee on Library Services to the Handicapped, and that a national union catalogue of braille and audiotape materials be created.As a speaker at the CACUL workshop on "The Librarian as Teacher", I was unable to attend a host of other workshops, all scheduled on the same day.The dismay felt by many participants at these scheduling conflicts makes one hope that there may be more attention given to this at future conferences.In any event, our day-long library instruction workshop included segments on the preparation of instructional materials, the presentation of the materials in the classroom, methods of evaluating library instruction (including the use of videotape), and teaching librarians "how to teach".Other CACUL workshops scheduled on the same day as the above included: "Workshop on Library Buildings", "Problem-solving Skills for Librarians", "Improving Performance through Effective Interviewing Techniques," "Interpersonal Skills for Librarians," and "Challenges of the 80*s." The veritable wealth of information offered in such a limited period of time forced many participants into making difficult decisions! The last days of the Conference were mainly devoted to meetings of various committees and interest groups, including: the Staff Training and Development Interest Group, the Library Instruction Interest Group, the Gay Interest Group, the Public Relations Committee, which sponsored a workshop on marketing the library; the Library and Information Needs of Native Peoples Committee, a symposium of the Library History Interest Group, the Committee on Government Publications, a tour sponsored by the Committee on Service to the Print Handicapped, the On-Line Users Interest Group, and a panel discussion of the Information Services Coordinating Group on "The Implications of the New Videotex Technology for Libraries".Other events scheduled on the final days are too numerous to mention here, but all illustrate nation-wide interest and concern on the part of librarians in matters which are of vital interest both to the profession and to the people it serves.24
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