Revue Desjardins : organe officiel de la Fédération des caisses populaires Desjardins, 1 janvier 1951, Octobre
ÉDIFICE DESJARDINS tmm» DESJDRDINS i-itnni nimiDiDioiTi Octobre 1951 urne BILLET ?MEAIE Les vacances ont une fin, Les LntermLnabLes vacances comme Les autres.Notre jeunesse a repris le chemin de L’école ou du collège ; nous lui souhaitons bonne chance, et que L’année lui soit légère.Mais nous, les anciens, nous qui ne sommes pas partis pour l’école, parce qu a n est plus temps pour nous de partir, parce que ce temps-là est passé, fini, pouvons-nous vraiment nous déjendre d’une grande tristesse 7 II nous reôle tant de choses à apprendre encore, et que nous avons le devoir d’apprendre.Cependant, que jaisons-nous de sérieux pour déchirer Le voile de nos trop nombreuses ignorances ?Sans doute, vous avez prêché à vos enfants la grande nécessité de l’instruction, la vraie, celle qui fait les hommes.Peut-être même avez-vous rendu L’émouvant témoignage que rendait l’illustre Ozanam au soir de son existence : (( Je ne connais pas de bonheur plus grand que de parler à des jeunes gens qui ont de l’intelligence et du cœur.» C’ est bien.Mais c’est insuffisant, parce que ce n est peut-être que de la théorie.Ne croyez-vous pas, coopérateurs, que l’exemple vaudrait beaucoup mieux 7 Voici L’automne « triste et monotone )) : les veillées sont longues, il « fait noir de bonne heure )) : comme le moment serait propice pour organiser les cercles d’étude, qui ne sont tout de même pas si compliqués ! Ce n’est pas tout de faire son petit bonhomme de chemin et de compter toujours sur les autres pour avoir des idées .et les mettre à exécution.C’est vous, vous, qui me lisez, qui devez, cet automne, mettre l’épaule à la roue, pour que dans votre maison, la vôtre, vous soyez le véritable exemple de l’homme studieux.Que notre couverture vous y invite ! Regardez ce moinillon : il est tout jeune, cependant, il se penche avec tant d’attention sur son Livre, le petit frère P .que l’on sent son esprit et son cœur totalement pris.Il est pour nous tout un enseignement.IL vous rappelle, sans doute une parole de Le Play relevant d’une grave maladie qui l’avait conduit près du tombeau ; après sa guérison, on lui demandait quelles réflexions avait provoqué en lui le sentiment de sa fin menaçante, il répondit avec simplicité : « Du bord de la mort, j’ai mesuré, non la vanité de la vie, mais son importance.)) L’importance de la vie ! Quelle affaire ! Vous voulez créer dans les âmes jeunes le désir profond de l’étude sérieuse 7 Vous voulez qu ils aiment l’étude, (( cette grande prière de l’intelligence )) 7 Donnez l’exemple / C’est la condition de la conquête.Jos.Turmel NOTRE COUVERTURE.-Pierre C .à l’étude, photographie de M.Roland Charuest, p.s.a.- r.-.s., L’Ancienne-Lo-rette, Québec.ÉDIFICE DESJARDINS a DESJARDINS Organe officiel de la Fédération de Québec des Unions régionales des Caisses populaires Desjardins, société régie par la Loi des syndicats coopératifs de Québec Vol.XVII, No 10 QUÉBEC Octobre 1951 Sommaire Billet.Précautions à prendre lorsqu’une Caisse fait un prêt.Situation financière des Banques aux Etats-Unis.Dixième anniversaire.L’organisation internationale des familles .Assemblée générale annuelle de l’Union régionale des Caisses de la Gas- pésie.Le service de renseignements.Loi, statuts et règlements.VIIIe congrès de l’Union régionale des Caisses populaires du diocèse de Chicoutimi.Pour votre propagande.M.le chanoine J.-A.St-Laurent.Un gérant nous visite.In memoriam.L’as.surance-incendie.Le Pape et les problèmes de la vie rurale .Soyons présents à l’assemblée générale L’alimentation humaine.Consultations légales.Comme quoi l’invraisemblable est parfois vrai.PAGE Jos.Turmel.142 C.Vaillancourt.143 .145 J.T.146 .:.146 147 .148 J.-E.Badeau.149 .150 .152 C.V.153 .153 Jos.Turmel.154 Albert Côté.155 Pierre Pavan.156 Pamphile Nadeau.157 .158 Le conseiller juridique 159 P.-É.C.159 Rédaction et administration LA FÉDÉRATION DES CAISSES POPULAIRES ÉDIFICE DESJARDINS 59, AVENUE BÉGIN, • LÉVIS, P.Q.PRIX DE L’ABONNEMENT Pour les caisses et leurs sociétaires.$1.50 Pour les autres.$2.00 LA REVUE DESJARDINS est imprimée aux ateliers Charrier eJ Dugal, Limitée, Québec Autorisé comme envoi postal de deuxième classe, ministère des Postes, Ottawa. Précautions à prendre lorsqu'une Ca isse fait un prêt ON reproche parfois aux Caisses populaires d'être formalistes, d'exiger des contrats renfermant trop de détails.Pourtant, dans un contrat, les précisions ont toujours leur valeur ; voilà pourquoi la Fédération des Caisses populaires a fait imprimer une formule d'acte hypothécaire dont la rédaction veut inclure le plus utile et le plus nécessaire.Nous revenons sur le sujet en demandant à tous nos gérants de Caisses populaires de se procurer ces formules d'actes hypothécaires.Si toutes nos Caisses s'en servaient, plusieurs n'auraient pas à nous écrire pour nous dire combien leur situation est embarrassante du fait qu'elles n'ont pas précisé telle ou telle chose dans leur contrat hypothécaire.En utilisant la formule d'hypothèque mise spécialement à la disposition des Caisses par la Fédération des Caisses populaires, vous vous éviterez bien des ennuis.La première chose à faire lorsque votre Caisse consent un prêt hypothécaire, c'est de vous assurer que celui à qui vous prêtez a une garantie morale parfaite.N'allez jamais prêter à un bandit, un spéculateur, un joueur de cartes, un ivrogne, un bootlegger, etc., etc.L'argent dans nos Caisses populaires a été gagné honnêtement, il appartient à d'honnêtes épargnants ; il ne doit pas servir à encourager le vice.Aussi, quand vous savez que l'emprunt demandé par tel sociétaire, quoiqu'il soit bien garanti, servira à faire du mal, ce prêt doit être refusé.Une fois cette garantie morale considérée, demandez-vous si la garantie matérielle existe.Que cette dernière garantie soit réelle et non fictive.Je vais illustrer ma pensée par un exemple : La Caisse popu-.laire prête sur une maison.Le fond de terrain n'appartient pas au propriétaire de l'immeuble, ce dernier payant une rente chaque année.La garantie n'est pas aussi bonne que si l'emprunteur était propriétaire du fond de terre.La raison est bien simple : Je suppose que le propriétaire de la maison a construit son immeuble sur un terrain qui ne lui appartient pas.Que ce propriétaire vienne en difficultés et ne paie pas ses taxes, la maison sera vendue.Non seulement votre Caisse sera obligée de payer les taxes, mais elle devra aussi payer le montant dû en rentes sur le fond de terre.Et si la Caisse veut devenir propriétaire de la maison, elle devra payer le capital de la rente.Votre prêt s'en trouvera augmenté de façon assez substantielle.Il peut arriver aussi qu'il y ait des contrats passés antérieurement et que le propriétaire du fond de terre oblige le déménagement de la maison.Nous savons que dans une paroisse, une salle paroissiale a été construite sur un terrain appartenant à la Fabrique.La Caisse populaire a prêté sur cette salle paroissiale.Nous n'avons pas à juger si le prêt était bon ou s'il ne l'était pas, mais nous savons qu’aujourd'hui la Fabrique a besoin de son terrain pour agrandir l'église et les dépendances : la salle paroissiale déménagera ou disparaîtra.Ce sont des choses à considérer.C'est une des raisons pourquoi une Caisse populaire qui fait un prêt hypothécaire doit toujours exiger un certificat de recherches ; elle s'assure si, réellement, elle est la première à avoir une hypothèque sur l'immeuble concerné.Qu' on n'aille pas dire que c'est 144 LA REVUE DESJARDINS Québec, octobre 1951 exiger trop de formalités.Nos Caisses populaires demandent toujours le certificat de recherches parce qu'elles veulent être protégées ; et ainsi, bien des gens sont éclairés sur leur situation alors qu'ils ne l'avaient jamais été auparavant.Il ne faut pas, non plus, lors de la signature du contrat hypothécaire, que la valeur des biens que l'on veut hypothéquer soit changée.Exemple : un cultivateur demande à la Caisse populaire un emprunt de $3,000., remboursable en dix annuités.Les commissaires de crédit considèrent la valeur morale de l'emprunteur, puis sa valeur matérielle : une maison, des bâtiments sur la ferme, plus une bonne terre à bois ; ils acceptent alors de prêter.Mais au moment de passer le contrat, l'emprunteur dit au notaire : ((Je me réserve le droit de couper du bois sur ma terre pour une durée de deux ans.)) Cette restriction ajoutée, on signe le contrat.À notre avis, le gérant ne peut signer un tel contrat ainsi amendé sans revenir devant les commissaires de crédit et leur demander s'ils acceptent cette proposition.Dans deux ans, l'emprunteur aura peut-être coupé tout le bois, ce qui diminuera grandement la valeur de la terre.Cet emprunteur savait sûrement à l'avance qu'il exigerait cette clause dans le contrat .Je me demande même si la Caisse devrait lui prêter.Ce sont là des trucs de maquignon.Assez souvent, on nous demande si une Caisse populaire peut prêter en deuxième hypothèque.Comme pratique générale, c'est non.Et c'est non même si la propriété a une grande valeur et que la deuxième hypothèque n'est pas très élevée.Un exemple : un immeuble coûte $20,000.Un premier prêt de $5,000.a été fait sur cette maison et on vient vous demander un emprunt de $3,000., garanti par deuxième hypothèque.La marge est tellement grande que la Caisse se croit parfaitement protégée en faisant le prêt demandé.C'est vrai, mais si les choses vont mal, n'oublions pas que, pour sauver une deuxième hypothèque la Caisse sera obligée d'acheter la première, et le prêt, au lieu d'être de $3,000., sera alors de $8,000., et peut-être davantage avec tous les frais.Si on n'a pas réussi à rencontrer les intérêts et ses engagements sur $5,000., puis $3,000., qu'arrivera-t-il pour un emprunt plus considérable ?Un autre point : lorsqu'une Caisse populaire fait un prêt hypothécaire, elle ne doit pas remettre l'argent à l'emprunteur aussi longtemps que toutes les formalités n'auront pas été remplies : tout d'abord le certificat de recherches, puis le transport des assurances feu au nom de la Caisse, de même que le transport des assurances vie, s'il y a lieu.Sur l'acte d'hypothèque, il doit être mentionné que les polices d'assurance sont payables à la Caisse’.Il faut aussi voir à ce que ce transport soit fait par les compagnies d'assurance ; autrement, s'il y a un feu, les compagnies ne seront pas obligées d'envoyer l'argent à la Caisse.Les polices d'assurance restant payables à l'assuré, il arrive que ce dernier reçoit l'argent puis se lamente qu’il en a besoin pour se reconstruire.Ce sont des ennuis qu'il serait facile d'éviter si on voulait agir avec prudence et suivre les directives données.Une autre précaution à prendre quand vous faites un prêt hypothécaire : c'est d'exiger que les polices d'assurance dépassent le montant du prêt fait.Servons-nous encore d'un exemple : une maison coûte $20,000.La Caisse prête $8,000., et l'emprunteur, trouvant les primes d'assurance trop élevées, s'assure pour seulement $8,000.La maison brûle.L'emprunteur revient à la Caisse et demande cette fois un emprunt de $15,000.à $18,000.Cet emprunteur est dans une situation intenable, et si la Caisse ne lui avance pas l'argent demandé, elle passera pour une exploiteuse, une capitaliste, enfin que sais-je.Si l'emprunteur, lors de sa première demande, avait pris une assurance de $15,000., il aurait eu, après avoir passé au feu, $7,000.pour recommencer à se construire, à part les $8,000.que la Caisse aurait pu lui avancer.Avec cette marge de sécurité, la Caisse aurait été protégée davantage.Signalons, enfin, une autre précaution à prendre lors d'un prêt sur hypothèque : il faut toujours exiger que toutes les polices d'assurance-feu sur l'immeuble hypothéqué soient transportées au nom de la Caisse. Volume XVII, n° 10 LA REVUE DES JARDINS 145 -üîs a1-: "JDU' doit : au-cei" vie, être a un ré, î puis serait piu c’est epas' ¦uous coûte IW canoë 3 entà priffl' ur est iaisse tele apita' aient' is une ¦cette tai \ tion e polies tléf La raison est bien simple.Procédons toujours par un exemple : une maison coûte $20,000.Elle est assurée pour $15,000., par deux polices d'assurance de $7,500.chacune ; une seule police cependant a été transportée au nom de la Caisse.Cette dernière a prêté $8,000.Il survient un feu partiel et les dommages s'élèvent à $8,000.Les deux compagnies d'assurance paieront chacune $4,000., mais comme il n'y a qu'une police faite payable à la Caisse, cette dernière ne recevra que $4,000.bien qu'il y ait $8,000.de dommages.Exigez toujours, lorsque vous faites un prêt sur hypothèque avec transport des polices d'assurances-feu, que ces polices d'assurance renferment la clause hypothécaire.Avec cette clause, si l'assuré à négligé de payer sa prime, la Caisse est protégée quand même, à moins que les polices ne soient annulées.On nous répond parfois que toutes ces formalités exigées prennent trop de temps avant de pouvoir remettre l’argent à l'emprunteur.C'est précisément quand c'est urgent qu'il ne faut pas faire de faux pas, étant donné qu'on n'a pas le temps de revenir en arrière.Il faut procéder avec célérité, sans doute, mais aussi avec prudence.C'est ainsi que les choses se font vite et bien.Qu'on relise l'article de M.François Adam, le gérant général de la Société d'assurance des Caisses populaires, dans la Revue Desjardms de juin-juillet 1951, au sujet du transport des polices d'assurance au nom de la Caisse.Vous comprendrez pourquoi nous vous conseillons de procéder ainsi.Enfin, qu'on ne l'oublie pas, les Caisses populaires, en prêtant, rendent service à celui qui a besoin d'argent.En lui aidant, la Caisse ne doit cependant pas être exploitée, car l'argent qu'elle prête ne lui appartient pas.Le devoir des directeurs et des commissaires de crédit est de prendre soin des épargnes de chacun des sociétaires et de prêter toujours suivant la loi de la prudence et de la justice, en exigeant de chaque emprunteur une garantie parfaite de sécurité et d'honnêteté.Situation financière des Banques aux Etats-Unis -?- Nous extrayons du rapport annuel de la Federal Deposit Insurance Corporation, des Etats-Unis, au 21 décembre 1950, quelques cbiffres qui révèlent Tétât financier des banques des Etats-Unis et de leurs possessions et indiquent leur progrès en ces derniers cinq ans.31 déc.1945 31 déc.1950 Actif total $178,203,000,000 $192,241,000,000 Argent en caisse et fonds dus par les banques 35,585,000,000 41,236,000,000 Obligations du gouver- nement des États-Unis 101,822,000,000 73,188,000,000 Obligations des États et des municipalités Autres obligations.Prêts et escomptes.Actifs divers 4.064.000.000 4.531.000.000 30,473,000,000 1.728.000.000 8.249.000.000 6.568.000.000 60,711,000,000 2.289.000.000 Le passif et le capital- actions $178,203,000,000 $192,241,000,000 Les dépôts 166,474,000,000 176,120,000,000 Engagements divers.1,203,000,000 2,205,000,000 Capital-actions 10,526,000,000 13,916,000,000 Nombre de banques.14,725 14,693 Il apparaît donc qu’il s’est produit des changements importants dans la distribution de l’actif des banques aux États-Unis depuis 1945.Ainsi, ce qu’elles avaient en obligations du gouvernement central dans leur portefeuille, elles Font sensiblement réduit, puisque cet item de l’actif est passé de $101,822,000,000.à $73,188,000,000.Par ailleurs, les banques ont doublé les montants de leurs obligations municipales et de leurs prêts.NOTES DE LA REDACTION : M.le notaire Raoul Desjardins, fils du commandeur Alphonse Desjardins, et qui assuma la gérance de la Caisse populaire de Lévis à la suite du décès du fondateur en 1920, fonction qu’il remplit jusqu’en 1941, est décédé en septembre.?La prochaine émission de la Revue Desjardins rappellera les mérites du notaire Desjardins.?Elle contiendra aussi une note sur M.l’abbé Thomas-Louis Imbeau, propagandiste des Caisses populaires qui a été nommé récemment chanoine. 146 LA REVUE DESJARDINS Québec, octobre 1951 Dimanche, le 12 août 1951, la population de Vallée-Jonction était en liesse : elle fêtait le dixième anniversaire de sa Caisse populaire, fondée le 18 mars 1941.Et ce fut une vraie fête coopérative qui débuta à deux heures de Taprès-midi par un forum auquel participèrent non seulement les paroissiens mais encore quelques invités des Caisses avoisinantes, qui, tous, montrèrent un vif intérêt dans les questions en rm j !» AI.J.-L.CLie he, président de la Caisse populaire de Beauce-Jonction, depuis sa jondation en 1941.cause et prirent activement part au débat.A cinq heures, un buffet froid rélmit à la salle paroissiale, les officiers de la Caisse, anciens et nouveaux, et leurs invités.Ce fut un feu roulant : tous les souvenirs furent rappelés avec tant de gaîté que, véritablement, on se rendait compte que cette fête était une fête paroissiale.Le soir, après vêpres, Cétait l ’assemblée générale annuelle.Le rapport, à cause des circonstances, a été un peu plus élaboré.La séance était sous le patronage de Dixiè ixieme anniversaire M.le curé J.Turcotte et la présidence de M.J.-L.Cliche, président depuis la fondation.Le gérant, M.L.-J.Gagnon révéla que l’actif de la Caisse était de $321,237.30, le nombre des sociétaires 687, et les emprunteurs 155.L’avoir-propre s’élevait à $16,509.69.Dans ses dix années d’existence la Caisse de Beauce-Jonction a fait des virements de fonds pour un montant de $10,668,000.Voilà le résultat obtenu dans une paroisse de 325 familles.C’est beau et nous sommes heureux de le souligner en souhaitant que les officiers et les sociétaires restent toujours convaincus de la nécessité d’une saine coopération, et de la force que représentent l’entente et l’harmonie.Trois officiers de la Caisse de Beauce-Jonction fêtaient également leur 10e anniversaire comme tels : MM.J.-L.Cliche, prési- dent, Georges Turcotte, vice-président, et Arthur Pomerleau, président de la Commission de crédit.L’occasion était belle pour marquer combien ces trois dirigeants avaient eu à cœur le progrès solide de leur Caisse.Au tout début, que de voyages, de démarches de toutes sortes ont été faits sans qu’il en coûte un seul sou à la Caisse parce que .le président souvent .ou un autre payait de sa poche 1 Et ce qui est encore plus beau, c’est que les sociétaires l’ont bien compris.Comme ils comprennent aussi, le dévouement appréciable du gérant, M.L.-J.Gagnon, qui est véritablement l’âme de la Caisse.À la Caisse populaire de Beau-ce-Jonction et à ses officiers jubilaires, nos félicitations et nos vœux les meilleurs pour un avenir toujours de plus en plus prospère.J.T.L’organisation internationale des Familles PEUT-ETRE en est-il qui l’ignorent, une association internationale des familles a été mise sur pied en 1947 dans le but d’établir des liens entre les associations familiales nationales et autres et de représenter le famille sur le plan mondial.Elle a pris pour titre : l'Union internationale des organismes famil-liaux.Elle mérite bien son titre puisqu’elle est reconnue officiellement comme la voix autorisée de la famille auprès du Conseil économique et social des Nations-Unies, de l’U.N.E.S.C.O., de l’Organisation internationale du travail, de l’Organisation mondiale de la santé et de l’Organisme des Nations-Unies pour l’alimentation et l’agriculture.De temps à autre, elle organise des conférences auxquelles sont invités à participer les experts gouvernementaux en matière de politique familiale.En fin de juillet, elle tenait son assemblée générale à Bruxelles, Belgique.Au delà de cent organisations intéressées aux problèmes familiaux y étaient représentées.C’est une trentaine de pays qui, par leurs délégués, discutèrent de politique familiale et les problèmes des mouvements familiaux à travers le monde.La Ligue ouvrière catholique du Canada en fait partie depuis 1948.Et l’École des parents du Québec s’y est jointe en 1949.La famille est la cellule vitale de la société.C’est sur la famille qu’elle repose.Or, de nos jours, bien des menaces pèsent sur elle.Nul doute qu’un tel organisme remplira un rôle des plus utiles pour la sauvegarde de cette institution vitale.t s' Volume XVII, n° 10 LA REVUE DES JARDINS 147 Assemblée générale annuelle de l'Union régionale des Caisses de la Gaspésie -4- LE 23 juillet, rUnion régionale des C.P.D.du district de Gaspé tenait sa 29e assemblée générale annuelle, à Maria, comté de Bonaventure.L'assemblée était sous la présidence de Me G.-E.Blanchard, de Chandler, vice-président de TUnion régionale.M.Charles-A.Forest, président de TUnion régionale de Gaspé, n’a pu assister à ce congrès à cause de son mauvais état de santé.Outre les délégués des Caisses affiliées, on notait la présence de quelques invités d’honneur : M.l'abbé Emile Turmel, aumônier de la Fédération, M.Tabbé J.-E.Plourde, curé de Maria, M.Tabbé Maurice Boudreau, vicaire à Maria, le Rév.Père André Audet, o.p., de Montréal, M.François Adam, gérant de la Société d’assurance des Caisses populaires et M.Jos.Turmel, propagandiste de TUnion de Québec.L’assemblée débuta à 10 h.30 a.m.Dans son allocution d’ouverture Me Blanchard signala l’absence de M.Charles Forest et fit ressortir tout le dévouement que celui-ci a apporté et apporte encore à l’œuvre des Caisses populaires et plus particulièrement à l’administration de TUnion régionale.Il souhaita la bienvenue aux délégués et aux invités, souligna tout le dévouement et même le surnaturel que comporte la conduite des administrateurs des Caisses populaires.Il appuya tout particulièrement sur le caractère de (( tempérant )) qui doit caractériser les dirigeants des Caisses populaires.(( Il faut s’appliquer à être les modèles que nos gens s’attendent de trouver dans leurs dirigeants.)) RAPPORT DU GÉRANT Le gérant, M.Adrien Bernard, présenta le rapport financier.Signalons qu’au 31 mai 1951, 1 actif de la Caisse régionale s’éle- vait à $660,282.42, le capital social à $11,364.75 et l’épargne à $594,727.04.CAISSES AFFILIÉES Pour les 35 Caisses ayant fait rapport, l’actif total se chiffre à $2,655,924.68.Les huit Caisses dont les rapports n’ont pas encore été transmis à TUnion représentent un actif approximatif de $65,000.DISTRIBUTION DE L’ACTIF Pour les 35 Caisses sus-mentionnées l’encaisse liquide est de $941,176.95, les prêts et placements sont de $1,714,747.73.Au cours de Tannée des prêts ont été consentis pour $506,352.28 et les sociétaires ont remis sur leurs prêts la somme de $592,785.22.Comme l’indique ce rapport, Tannée terminée le 31 mai dernier marque une augmentation générale de l’actif de nos Caisses.Ceux qui y contribue méritent certes des félicitations.Il reste cependant beaucoup à faire.Vous êtes à même de constater que peu de nos Caisses locales ont atteint leur plein développement.Les paroisses ne bénéficient pas encore à la limite des services que peut rendre une Caisse pleinement développée et progressive : ou si Ton préfère, nos Caisses n’ont pas atteint la limite de leur développement.Nous faisons donc un appel pressant aux gérants de nos Caisses pour que, chacun dans sa localité, avec l’appui des administrateurs, s’applique à faire progresser sa Caisse.Le gérant local qui comprend bien son rôle et veut l’avancement de sa Caisse est assurément le meilleur des propagandistes.Chacun devrait se fixer un objectif quant au nombre de nouveaux sociétaires à recruter dans Tannée.Une vraie Caisse po- pulaire devrait compter au moins deux sociétaires par famille.Il faudrait en même temps entreprendre une campagne paroissiale en faveur de l’épargne.L’Union sera heureuse de seconder les efforts de tous et de prêter son concours dans toute la mesure du possible.ALLOCUTIONS M.François Adam montre les liens et la coopération existant entre les Caisses populaires et leurs sociétés d’assurance.Il explique les principales clauses du contrat de Garantie globale, que la Société d’Assurance offre aux Caisses, et il donne aux gérants les conseils appropriés.M.Tabbé Emile Turmel, secrétaire de la Fédération, fait quelques remarques concernant les Caisses de la Gaspésie, TUnion régionale de Gaspé, le rang d’ancienneté qu’elle occupe dans la province, la longue expérience administrative de son président, M.Forest, et la valeur de cette expérience pour les Caisses en général, car M.Forest est aussi administrateur de la Fédération des C.P.D.Il fait ensuite ressortir la valeur formatrice de l’épargne, grâce aux sacrifices que sa pratique exige.M.Jos.Turmel, propagandiste TU.R.de Québec, parle des Caisses en général, de l’ampleur du mouvement de la coopération d’épargne et le crédit.Son allocution fut agrémentée d’exemples pittoresques qui instruisent en amusant.Monsieur le curé Plourde tira les conclusions.Ce fut une journée d’étude bien remplie.Elle portera ses fruits, et en abondance, espérons-le.L’étude est à la base de la coopération, d’une coopération intelligente et éclairée qui apportera des effets durables.C’est la clef du succès. 148 LA REVUE DESJARDINS Québec, octobre 1951 Le Service de renseignements -?- O.— Pourquoi une caution 1 Nous aimons emprunter de la Caisse populaire parce que nous y sommes bien traités.Quand nous empruntons $100.de notre Caisse, nous avons $100.et non pas $94.; la Caisse populaire ne nous fait pas payer l’intérêt à Tavance, avant même qu’on ait l’argent en mains.Nous remboursons notre emprunt par petits montants, et, à chaque remise, nous payons un peu d’intérêt, avec les revenus que l’emprunt nous a permis de faire, et, l’intérêt est calculé seulement sur l’argent qu’il nous reste à rembourser.C’est très avantageux d’emprunter de la Caisse populaire, parce que ça coûte pas cher d’intérêt et les remboursements sont faciles à faire.Mais il y a cette fameuse caution 1 Pourquoi la Caisse populaire y tient-elle tant ?A-t-elle peur qu’à un moment donné, on tire derrière pour la rembourser, sous prétexte que ce sont des petits montants qu’elle prête ?S’imagme-t-elle que nous pensons tout simplement qu’elle ne nous fera pas de misère si nous ne remboursons pas selon les conditions indiquées à la reconnaissance de dette ?Peut-être, est-ce parce que les Commissaires de crédit, dans la crainte d’être gênés un jour de demander à des emprunteurs retardaires, qui sont parfois leurs voisins ou parents, d’avoir à rembourser à temps leur emprunt, préfèrent se réfugier derrière un règlement de la Caisse qui exige une caution ?Et alors si des emprunteurs sont en retard, les Commissaires de crédit n’ont qu’à demander au gérant d’avertir les cautions.R.— C’est un fait, bien des sociétaires voudraient bien que leur Caisse populaire ne demande pas de cautions sur les prêts ; ils sont gênés d’aller demander à leur voisin ou à un ami de cautionner leur emprunt à la Caisse.À la vérité, c’est qu’au fond, ils ne comprennent pas bien les raisons pour lesquelles la Caisse populaire exige une caution.Disons tout d’abord bien clairement que ni les règlements ni la la loi des Syndicats coopératifs de Québec qui régit les Caisses populaires, n’obligent les Commissaires de crédit à exiger une caution.Il n’en reste pas moins que cette exigence de la caution découle d’une certaine manière de la nature même de la Caisse populaire.M.le Commandeur Desjardins a lié deux fonctions économiques au sein d’une même institution : la fonction épargne populaire et la fonction crédit populaire.Il a voulu créer une institution qui met efficacement l’épargne du peuple au service du peuple.Une telle institution mariant indissolublement et efficacement l’épargne populaire et le crédit populaire n’existait pas.Il y avait bien alors en Europe des institutions d’épargne et des coopératives de crédit, mais pas de coopératives d’épargne et de crédit.Les institutions d’épargne ne prêtaient pratiquement pas d’argent aux petites gens.On disait dans ce temps-là : mettre l’épargne dans les mains des petites gens, c’était mettre des rasoirs dans la main des enfants.Ils déposaient cependant leur argent dans des institutions d’épargne ; ils ne l’auraient certes pas fait si ces institutions d’épargne avaient prêté ces épargnes aux gens à revenus modestes, tels les paysans et les artisans.En France, par exemple, les institutions d'épargne investissaient leurs épargnes dans des obligations gouvernementales ou les déposaient tout sirpple-ment dans des institutions sous contrôle de l’Etat.C’est qu’on voulait assurer aux épargnants que leur argent était en parfaite sécurité.Les coopératives de crédit n’étaient pas alimentées par les petites épargnes du peuple ; elles s’approvisionnaient à même des emprunts.On ne croyait pas en la possibilité de faire fonctionner efficacement une institution populaire qui recueillerait les épargnes des petites gens et les leur prêterait pour satisfaire leur besoin de crédit.M.Desjardins a cru qu avec la coopération, il pouvait faire fonctionner, dans le cadre paroissial oà tous les gens se connaissent et veulent s’entraider, une institution qui recueillerait les épargnes des petites gens et les prêterait efficacement et avec sécurité à ces mêmes petites gens.Cette institution, c’est la Caisse populaire.Et vous comprenez alors que la base de la coopérative d’épargne, c est cette assurance qu ont les gens de ne pas perdre un sou lorsqu ils y déposent leurs économies.Cela veut dire que la coopérative de crédit qui est greffée sur la coopérative d’épargne, au sein de notre Caisse populaire, ne doit rien faire dans ses opérations de prêts qui soit de nature à diminuer en rien la confiance des déposants ; sinon, c’est la coopérative d’épargne qui meurt, et inévitablement la coopérative de crédit, qui tire sa subsistance en quelque sorte de la coopérative d’epargne.C’est justement pour maintenir cette confiance populaire dans la coopérative d’épargne qui se trouve dans la Caisse populaire que les Commissaires de crédit exigent une caution ; les déposants, sachant que les Commissaires de crédit prennent toutes les précautions nécessaires, ont pleine confiance que leurs épargnes à la Caisse populaire sont bien protégées et qu’elles leur seront remises entièrement et en n’importe quel temps.Ils ont l’assurance que tous les prêts sont entièrement protégés, lès petits prêts par des cautions, et les prêts plus considérables par des hypothèques ou par la garantie de valeurs mobilières. 19# Volume XVII, n° 10 LA REVUE DES JARDINS 149 ndan: î; it atioiE eus M pr» wail ’,11! Il .aisü tà tnt C0 ituri i sinon ne# sutst' )3# .cK#0 cef së ûBS1î Et vous réalisez donc qu'en un sens c'est la nature même de la Caisse populaire qui exige la caution.Ce n'est pas une mesure de gens trop craintifs ou qui veulent par ce moyen s’écarter tout simplement des ennuis ou des situations qui pourraient les mettre à la gêne dans l'accomplissement de leurs devoirs.C'est entendu que la caution aide la Caisse à se faire rembourser ses prêts.Dans l’esprit de la Caisse populaire, la caution c'est une personne qui vient témoigner à la Caisse que l’aspirant-emprunteur mérite qu'on lui prête.Et c'est tellement vrai qu'il mérite d’être aide et que la Caisse peut lui prêter sans hésitation que la personne qui vient ainsi le recommander, est disposée à se porter garant de son emprunt.En somme, la caution vient assurer la Caisse de la valeur morale et de la solvabilité de l’emprunteur.Qu est-ce qu iL y a de gênant à se faire ainsi témoigner par son voisin de sa valeur morale et de son honnêteté ?La caution, c'est votre voisin, ou un ami, ou quelqu’un qui connaissant mieux la famille, vient témoigner par sa signature que l'emprunteur est citoyen honorable et qui ne manquera pas à ses engagements.N’est-ce pas honorant ?N'est-ce pas une bonne chose la caution ?Nous le répétons, la confiance populaire c'est ce qui assure à la Caisse l’existence.Et la caution c est justement un des moyens que la Caisse a à sa disposition pour maintenir cette confiance populaire dans l'utilisation sage et prudente des épargnes.Lois, statuts et règlements DIRIGEANTS des Caisses populaires, il vous est nécessaire dans le bon exercice de vos fonctions de bien connaître la Loi des syndicats coopératifs, les Statuts et Règlements de votre propre société.Au cours des réunions conjointes, tenues à l’occasion des différentes inspections faites à votre Caisse, les inspecteurs vous ont rappelé les avantages de lire et d’étudier attentivement la Loi des syndicats coopératifs, les Statuts et Règlements régissant votre Caisse.Us ont recommandé de plus l’abonnement à La Revue Desjardins, ainsi que la lecture attentive du Catéchisme des Caisses populaires, rédigé par feu M.le chanoine Philibert Grondin.En devenant familiers avec ces différentes données, vous pouvez exercer plus aisément vos fonctions parce que vous avez les lumières qui vous permettent des décisions plus conformes aux règlements et à l’esprit du fondateur.A ce sujet, vous nous permettrez sans doute de vous faire une suggestion que nous croyons pratique et très avantageuse, et qui confirme ce que nous venons d’exposer.Par exemple, il est question de fixer le salaire du gérant.Les administrateurs, après avoir étudié la question et en être venus à une entente, passent la résolution suivante : « Proposé par M.X ., appuyé par M.X ., que le salaire du gérant soit fixé à $.par mois à compter du 1er février 1951, suivant l’article 55 des Statuts, 3e paragraphe.)) Il est maintenant question, pour la Commission de crédit d’accorder quittance sur un immeuble à un emprunteur.La résolution pourrait s’écrire comme suit : (( Proposé par M.X ., appuyé par M.X ., que quittance soit donnée à M.X .(désigner ici le nom de l’emprunteur, le numéro de son compte, les détails de l’immeuble concerné, enfin tous les renseignements étant nécessaires pour accorder la quittance) et ce en vertu de l’article 22 de la Loi, 2e paragraphe.Les surveillants se présentent à la Caisse pour accomplir fidèlement leur tâche une jois par mois 1 Nous supposons qu’ils ont vérifié l’encaisse, le portefeuille, et qu’ils se sont assurés si les résolutions passées par les autres Conseils ont été respectées.Le procès-verbal de leur réunion doit nécessaire- ¦ I qiii^ I i# I liai'" I lis* I J1 J ?LES gérants de nos Caisses populaires sont toujours les bienvenus aux bureaux de la Fédération.Il en vient pratiquement tous les jours et en vérité, ça nous fait plaisir de les recevoir.Ces contacts, très personnels, sont l’occasion d’échange de vues et de suggestions qui profitent à tout le mouvement.Les idées nouvelles qu’on nous soumet dans ces occasions sont riches d’expérience et d’à propos.Ainsi, cette semaine, nous arrive, toute fraîche, une pratique de propagande et d’éducation très bien inspirée.Voici donc la trouvaille : Un sociétaire devient emprunteur pour la première fois.Après avoir pourvu aux détails du prêt, on lui adresse la lettre suivante, signée par le président de la Caisse populaire : Bien cher sociétaire, Nous apprenons, avec plaisir, que vous avez été accepté comme emprunteur de notre Caisse populaire.C’est un fait qui vous honore, parce que notre société — qui est aussi la vôtre — a comme principe de considérer, avant toutes choses, la valeur morale de l’emprunteur, son esprit de travail et d’économie.Et cette politique, dont nous n’avons qu'à nous féliciter, est justifiée par le fait que l’argent qui est mis à votre disposition aujourd’hui est le produit de l’épargne de vos concitoyens, de vos voisins.C est une richesse qu il faut se garder de dilapider.En cela, nous avons notre part de responsabilité, comme administrateurs, mais vous avez également la vôtre comme emprunteur.Nous vous faisons totalement confiance à vous-même et à votre épouse dévouée.Les valeurs matérielles exigées, l’ont été dans un esprit de protection contre les revers de la fortune.Nous nous honorons de posséder nos meilleurs titres de garantie dans votre sens du devoir et votre esprit d’équité.Les engagements que vous avez pris, vous y serez donc fidèle malgré tout ce qui peut survenir.Ce faisant, vous servirez vos propres intérêts, ceux de votre Caisse populaire, et vous serez, dans la société, un témoignage vivant de ce que vaut une institution comme la nôtre.Cordialement, Un pareil message se passe de commentaires ; tout de même, on ne peut s’empêcher de désirer que tous les emprunteurs de nos Caisses populaires soient traités de la même façon.Que vous en semble ?Très Révérend Alonsieur le chanoine J.-A.Saint-Laurent, curé de Saint-Jean-l’Evangéliste de Nouvelle.une Caisse.Diverses circonstances ont retardé cette fondation jusqu’en 1915.Mais elle a été fondée.De Saint-Omer, M.le chanoine St-Laurent partit en 1916^ pour devenir curé à Saint-Jean-l’Evan-géhste de Nouvelle.Et tout de suite le nouveau curé demande la fondation d’une Caisse.C’était la guerre, les voyages étaient difficiles, M.Desjardins se sentait déjà miné par la maladie.Par ailleurs, à la suite de grandes exploitations de bois, l’argent affluait dans la paroisse, et le zélé curé s’inquiétait, à bon droit, des dépenses aussi considérables qu’inutiles qui s’y faisaient.(( Il ne vient personne de Lévis ?Je fonderai moi-même la Caisse.)) Et le curé a fondé la Caisse.Si bien qu’avec le succès qu’il a remporté avec sa Caisse, M.Desjardins l’a chargé de le remplacer en Gaspésie.Faut-il s’étonner ensuite que, au moment où se fondait la Fédération des Caisses en 1932, M.St-Laurent en devient un des premiers directeurs et puis le vice-président.Tout en félicitant, et de grand cœur, le très révérend M.le chanoine St-Laurent, nous voulons lui redire tous nos remerciements et l’assurer de notre gratitude.Nous sommes très heureux de de l’honneur qui lui arrive : il l’avait bien gagné.C.V. 154 LA REVUE DESJARDINS Québec, octobre 1951 IN MEMORIAM M.H.-H .Lemieux Avec la mort de M.H.-H.Lemieux, la Caisse populaire du Christ-Roi a perdu un de ses vieux serviteurs.En effet, pendant vingt ans, c’est-à-dire depuis la fondation de la Caisse, jusqu’à ces derniers mois, M.Lemieux était membre de la Commission de crédit et son président.Il est décédé, à l’âge de 71 ans 6 mois, le 23 juillet dernier et inhumé à Lévis le 27 du même mois.A la dernière assemblée générale, M1Ie T.Rodrig ue, alors gérante de la Caisse populaire de Christ-Roi, a bien montré le magnifique travail de M.Lemieux.Elle a dit : une I érêtsl J : Laf au I ‘Uul Volume XVII, n° 10 LA REVUE DESJARDINS 159 Consultations légales quiL useif fines, lions.I ntaa ft :au DU NANTISSEMENT AGRICOLE Q.— Est-ce que le terme d'un nantissement agricole peut être renouvelé à son échéance ?R.— Disons d'abord que ce terme est toujours pour un maximum de 18 mois.Je suis d’opinion que ce terme ne peut être étendu, et que si, à l’échéance, l’agriculteur emprunteur ne rembourse pas, il faut procéder à un nouveau prêt et remplir une seconde fois toutes et chacune des formalités prévues aux articles 1979a et suivants du Code civil.MODIFICATIONS AUX AMENDEMENTS OU RÈGLEMENTS D’UNE CAISSE POPULAIRE Q.— Quelles procédures doit-on suivre lorsque demande est faite pour modifier l’un ou l’autre des articles des statuts ou des règlements de la Caisse populaire.Exemple : Dans une Caisse populaire, il y a un règlement qui détermine que le nombre des administrateurs est fixé à cinq.Et il est question d’amender ce règlement en vue d’augmenter le nombre des directeurs.A quelles conditions peut-il être modifié ?Et quelles formalités faut-il remplir ?R.— Quels que soient les termes employés dans les statuts de cette Caisse, il ne faut pas perdre de vue le point suivant : la loi l’emporte sur les règlements et les statuts, et à ce point de vue, il faut se rappeler le deuxième alinéa de l’article 29, qui se lit comme suit : Les modifications aux règlements ne peuvent être votées valablement que par les trois-quarts des sociétaires présents à l’assemblée spécialement ajournée dans ce but à une date ultérieure.C’est dire que ce règlement comme tout autre étant en vigueur, ne peut être modifié, sans d’abord avoir été adopté à une assemblée générale des sociétaires.Cette première modification doit être de nouveau soumise à un ajournement dûment convoqué, et ce règlement doit être voté par les trois-quarts des sociétaires présents à cet ajournement.Comme quoi l’invraisemblable est parfois vrai ej ;tîU ’¦ aire1 LA sobriété est une vertu.Elle a pour objet l’usage modéré ou tempérant des boissons enivrantes.A voir les chiffres du Bureau fédéral, de la statistique, qui mesurent en dollars l’usage que les Canadiens font des liqueurs alcooliques, le moins qu’on puisse dire, c’est qu'il y en a certes trop qui boivent trop, ne discernant plus dans leur intempérance l’existence d’une telle [ vertu, et qu’il vaut de la pratiquer ! comme les autres.Au cours de l’année fiscale se terminant le 31 mars 1950, la consommation des boissons alcooliques, la bière comprise, s’estime à $507,659,671.Et ce chiffre n’englobe pas Terre-Neuve.C’est $18,786,000.de plus qu’en l’année fiscale 1948-49.L’Ontario a englouti dans les boissons fortes, le vin et la bière $196,790,174.au cours de l’année fiscale 1949-50, et le Québec, de son côté, $111,613,799.Et si l’on pouvait établir les dépenses qu entraînent pour un trop grand nom- bre, hélas 1 et aussi pour la nation, les conséquences d’un usage immodéré des boissons alcooliques à quel chiffre effarant n’arriverait-on pas ! Quel magnifique emploi les Canadiens pourraient faire d'une large partie de cet argent pour la cause de l’éducation de notre jeunesse, par exemple ! Que de belles institutions sociales un tel capital permettrait d’édifier ! Tout notre enseignement à ces divers degrés serait vite beaucoup mieux outillé.qu’il ne l’est présentement.Nous n’avons pas les moyens de dépenser tant en futilités lorsque nous songeons un peu à ce que nous avons à construire et au coût très élevé de la vie.La pratique de la vertu de sobriété serait certes bienfaisante à bien des gens.Quant à ceux qui, d’expérience, ne croient plus en la possibilité de la pratiquer, qu’ils se réfugient dans le sanctuaire de l’abstinence et qu’ils concentrent leurs efforts a tenir la promesse d’y demeurer le reste de leurs jours.P.-É.C.Je ne vois pas que l’on puisse éviter cette prescription formelle de la loi qui régit nos Caisses populaires.DE L’ENREGISTREMENT DES ACTES HYPOTHÉCAIRES ET AUTRES Q.— Le supplément de la Gazette officielle de Québec, du 14 mai 1947, fait part de la modification suivante que la Législature a apportée à l’article 2129 du Code civil : 2129a.L’enregistrement des actes de prêt hypothécaire, de cautionnement hypothécaire, de tutelle et de curatelle se fait par dépôt.Quel est donc le but de cet article ?Quels avantages comporte-t-il dans son application ?R.— L’objet du nouvel article 2129a du Code civil est le suivant : « A l’avenir l’enregistrement des actes secondaires ou temporaires se fait par dépôt, )) Cela comporte donc que la transcription n’est plus nécessaire.Deux copies authentiques sont remises au Régis-trateur ; l’une de ces copies est retournée revêtue du certificat d’enregistrement et la transcription au long ne se fait plus.DU CERTIFICAT DE RECHERCHES ET CERTIFICAT D’HYPOTHÈQUES Q.— En quoi le certificat de recherches est-il distinct du certificat d’hypothèques ?R.— L’on peut obtenir du Régistra-teur soit un certificat de recherches ou certificat des enregistrements, soit un certificat des hypothèques.Le certificat des enregistrements indique tous documents enregistrés contre un immeuble.Il permet de faire l’historique de la propriété, d’établir les mutations successives par vente, succession, donation ou autres titres translatifs de charges affectant l’immeuble, tels que hypothèques, droit d’habitation, servitude, etc.En lisant le certificat des enregistrements, l’on peut reconstituer l’histoire de la propriété, et en obtenant copie des actes qui y sont indiqués, l’on possède un dossier complet.Par ailleurs, le certificat des hypothèques ne fait voir que les sommes dues et garanties par l’immeuble.Le Conseiller juridique I____LLE (la Ca isse populaire) retient l’argent au pays Elle y fixe les bons ouvriers Elle encourage l’épargne Elle facilite le travail Elle ouvre la voie à toute initiative Elle est l’asile de la confiance réciproque Elle est le trait-d’union entre le riche et le pauvre Elle est la vraie charité chrétienne Elle aide sans hu milier Elle fait, de modestes ouvriers des villes et des cultivateurs, des administrateurs habiles Elle apprend à compter Elle apprend à se dévouer Elle est l’école de l’ordre de l’économie et du sacrifice Elle est toujours ouverte pour le travailleur et I honnête homme EH e ne se ferme que devant l’incorrigible, l’ivrogne et le paresseux Elle enrichit sans injustice et sans remords (Abbé Peters - «Prêtres de France») (NOTES DE LECTURE DE M.LE COMMANDEUR DESJARDINS)
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