Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
Revue Desjardins : organe officiel de la Fédération des caisses populaires Desjardins
Éditeur :
  • Québec :La fédération des caisses populaires,1941-2004
Contenu spécifique :
Août - Septembre
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
autre
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Ligne de communication,
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichiers (10)

Références

Revue Desjardins : organe officiel de la Fédération des caisses populaires Desjardins, 1953, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
R-243 ÉDIFICE DESJARDINS wammmm i i iiijwiiwiwmww—i—MWB • —OS DESJARDINS iniPiDiaiTi - "n Août-Septembre 1953 XIX —Nos 8-9 BILLET - ?- CE petit pépin de pomme n’a l’air de rien.Il ne pèse rien.Il prend si peu de place dans le creux de la main que, un tout petit peu distrait, je le perdrais.Le mal ne serait pas grave.Il y en a encore des milliers et des milliers.Et puis, qu’est-ce donc qu un pépin de pomme ?Mais, pourtant, si j’avais la précaution de jeter ce pépin en terre, pour peu qu il y pousse librement, il prendrait bientôt toute sa place, et si l’endroit oà il pousse est trop étroit, il s’en jerait une.Et ainsi, avec le temps, le pépin devient pommier.Les racines vont s’étendre au loin, grossir, oubliant parfois les faiblesses et les besoins des plantations voisines.Pour obtenir ce résultat, il n’a fallu qu un tout petit pépin.Un sou, aussi, n’est qu un sou.Ce n est rien.Il y en a encore des milliers d’autres.Oui, donc, à quoi bon m!attarder à alourdir mon gousset de ces pauvres sous.C’est cependant, une petite graine comme le pépin, qui ne pèse pas, qui n a l’air de rien.Bonheur à celui qui la plante l Qui sait, en effet, si ce premier sou économisé, et bien placé, ne sera pas la source d’une vie réglée, d’un caractère bien formé ?Le pépin a bien donné un pommier II! Pourquoi le sou ne donnerait pas l’aisance, sinon la fortune ?Un sou commence un dollar, un sou finit un dollar, a-t-on répété.C’est avec des petites choses, parfois que l’on finit par en faire des grandes.« Le règne de Dieu ressemble à un grain de moutarde qu un homme a pris et semé dans son champ.C’est la plus petite de toutes les semences ; mais en poussant, elle s’élève au-dessus de toutes les autres plantes du potager et devient un grand arbre : les oiseaux du ciel viennent s’abriter dans ses branches.)) Pourquoi ne pas dire tout cela, à notre façon, à nos petits enfants, qui attendent de nous cette bonne directive ?Essayons, ça vaut la peine.Jos.Turmel NOTRE COUVERTURE.^— La Caisse scolaire conduit à L’économie et à l’épargne.— (Photo : Studio Gosselin, Lévis.) ÉDIFICE DESJARDINS DESJARDINS Organe officiel de la Fédération de Québec des Unions régionales des Caisses populaires Desjardins, société régie par la Loi des syndicats coopératifs de Québec Vol.XIX, N®* 8-9 QUÉBEC Août-Septembre 1953 Sommaire i Billet.Éditorial : Agissons, c’est urgent.La pratique de l’épargne pour la formation morale et sociale des jeunes Dépôts d'épargne hebdomadaires $1.à 10., pour une période de 1 an à 10 ans.L’épargne scolaire.L’université Saint-François-Xavier d’Antigonish honore des coopérateurs .Pourquoi un budget ?.Caisse d’épargne scolaire à Montréal In Memoriam.Le calendrier co-op 1954.M.Desjardins et l’épargne scolaire.35e anniversaire de la Caisse populaire Sacré-Cœur-de-Jésus, Beauce La folie de l’heure.Caisses d’épargne scolaire de Sorel.L’épargne chez les jeunes et le logement .i.Saint-Casimir et l’épargne scolaire.L’épargne à l’honneur dans les écoles de Giffard.Être jeune.L’épargne scolaire.PAGE Jos.Turmel .122 C.Vaillancourt .123 .125 .126 Paul-Emile Charron.127 P.-É.C .129 René Croteau 130 .131 132 132 Jos.Turmel .133 Émilien Lessard .134 .134 Édouard Farly .135 Albert Côté .136 Jos.Turmel .137 138 Général MacArthur.138 139 Rédaction et administration LA FÉDÉRATION DES CAISSES POPULAIRES ÉDIFICE DESJARDINS 59, AVENUE BÉGIN, LÉVIS, P.Q.• PRIX DE L’ABONNEMENT Pour les caisses et leurs sociétaires.Pour les autres.$1.50 $2.00 LA REVUE DESJARDINS est imprimée aux ateliers Charrier c3 Dugal, inc., Québec.Gafeffeag Autorisé comme envoi postal de deuxième classe, ministère des Postes, Ottawa. /ft?fi.-fi J Z n,,.tA R g VCfi£/ '0£SjAfiD/A/S Agissons, c'est urgent! CE numéro de La Revue Desjardins, août-septembre, est tout spécialement consacré à T épargne chez les jeunes.Nous entendons un peu partout des gens d'âge raisonnable se plaindre de la mauvaise éducation d'un très grand nombre de nos jeunes, du gaspillage éhonté fait par la jeunesse.Quand nous disons gaspillage, nous ne voulons pas simplement parler des dépenses inconsidérées d'argent, mais aussi du gaspillage d'énergie, de volonté, du gaspillage moral, spirituel, enfin du gaspillage sous toutes ses formes.On dit parfois que la jeunesse est folle, elle ne pense plus, elle ne raisonne plus ; dans certains milieux, on en désespère.Pourtant, si la jeunesse est si frivole, pour une large part à qui la faute?Est-ce que la jeunesse peut prendre une éducation quelque peu raisonnable en fréquentant les cinémas ?Ou'est-ce que les compagnies de films nous présentent ?Des romans à l'eau de rose ?Si ce n'était que cela.Les scènes d'adultère succèdent aux scènes de meurtre, de concubinage, de vols, etc., etc., et la jeunesse qui les voit se dérouler, entend tout ce qui s'y dit, peut-elle alors rêver à un ideal bien élevé ?Peut-elle, dans ces conditions, s'imaginer qu'il peut y avoir du bon ?On lui montre tout ce qui est facile, avec tous les penchants morbides de l'être humain.Mais, de la grandeur, de la réelle beauté de la vie, lui en parle-t-on ?Faire le bien, aimer son prochain, restent encore un devoir, et on en parle si peu ! S'ils veulent devenir, plus tard, virils, les jeunes doivent être capables dès maintenant de faire des sacrifices, de donner un peu d'effort et du travail.Le sacrifice I Quel mot dérisoire de nos jours ! (( À quoi bon, se disent les jeunes, s'imposer quelques sacrifices ou quelques restrictions, L'État nous fera vivre demain si nous avons besoin : allocations familiales, pensions de vieillesse, pensions des aveugles, pensions des mères nécessiteuses, pensions des vétérans, assurance-chômage, assurance-maladie, etc., etc.Et puis, demain, ce sera la semaine de trente heures au lieu de la semaine de quarante heures, et on s'amusera encore davantage.Qui vient nous parler de sacrifice ?)) Pourtant les peuples qui ont voulu pratiquer toutes ces théories du moindre effort, sont disparus.Si l'on veut que nos enfants soient meilleurs que nous, il faut commencer, dès leur jeune âge, à faire leur éducation, éducation faite non par les cinémas, par ces revues de légèreté et de vanité, distribuées par centaines de mille et lues avidement, revues qui ne laissent rien ni dans l'esprit, ni dans le cœur .ni dans la bourse.Un des moyens les plus efficaces, pour refaire le monde qui, actuellement, s'en va à la décadence, une des méthodes les plus puissantes pour rénover cet esprit de vérité qui se meurt, c'est de faire pratiquer la vertu d'épargne.Que l'on ne s'imagine pas qu'avec seulement des théories il sera possible de contrôler l'économie du monde ; il faut des méthodes plus pratiques et plus sûres pour maintenir l'équilibre économique des peuples.L'épargne contribue non seulement à faire mettre de côté quelqu'argent pour assurer au lendemain une meilleure existence, mais elle contribue aussi à stabiliser l'économie d'une nation.En effet, cet argent mis de côté, non pas en avaricieux mais comme un épargnant, après nous être 124 LA REVUE DESJARDINS Québec, août-septembre 1953 accordé un train de vie raisonnable, cette épargne nous permettra, si plus tard il nous arrive quelque chose de fâcheux, de vivre sur le même pied qu’au;ourd’hui et évitera bien des perturbations économiques : chômage, etc.Si nous dépensons tout notre avoir aujourd’hui et que, demain, il arrive une crise quelconque, nous n’aurons aucune réserve pour faire face à la situation rendue angoissante par le manque de travail, etc.; au contraire, si nous avons pensé à épargner, même avec du chômage, nous pourrons continuer à vivre raisonnablement et permettre à nos dépendants de vivre comme autrefois.Ainsi, l’épargne c’est la stabilisation de l’économie d’un pays, d’une nation.Si nous voulons que nos enfants deviennent des économes, il faut commencer, dès leur jeune âge, à leur apprendre à mettre quelques sous de côté ; montrons-leur à l’avance les services qu’ils pourront retirer plus tard de cette épargne.Combien d’enfants pourraient mettre de côté $5., $10., $25., $100.et peut-être plus, chaque année, au lieu de dépenser en folie, au fur et à mesure, les 25 sous, les 50 sous, les piastres qu’ils reçoivent.Quand arrivent les vacances, les enfants qui ont é-pargné durant l’année scolaire, sont capables parfois de faire un petit voyage instructif, d’aller voir des amis, de s’acheter quelques volumes afin de s’instruire davantage, développer leur intelligence et d’augmenter leurs connaissances.Et puis, après, cinq, dix, quinze ans d’épargne, quand arrivera pour eux le temps d’entrer dans la vie, ils auront quelques centaines ou quelques milliers de dollars à eux, ils ne seront pas devant l’existence, les bras ballants, ne sachant que faire, comment agir, précisément parce qu’ils n’auront rien qui puisse leur permettre d’organiser leur vie.Ils auront, en outre, enrichi leurs facultés, car à chaque fois, qu’ils auront épargné, ils auront accompli un acte de volonté, affermi leur caractère : à 18 ans, à 20 ans, ils seront alors en mesure de faire face à la vie.L’habitude de l’épargne aura développé en eux une force de caractère qu’ils n’auraient pu avoir ou acquérir s’ils avaient tout gaspillé comme le font un grand nombre de nos jeunes.Que dire aussi de l’épargne réalisée par ce jeune homme qui a rêvé, dès son jeune âge, d’avoir plus tard un foyer bien à lui.Si, à 20 ans, il a réussi à épargner $2,000, $3,000, il sera en état de s’établir.On se demandera peut-être comment arriver à avoir un tel montant de côté à cet âge ?C’est simple.Pour l’enfant qui vient de naître, les parents mettront de côté ses allocations familiales, et, à 16 ans, cet enfant aura $1,500.en épargne.Et qu’on y ajoute tous les petits montants d’argent gagnés ou reçus, tout cela permettra au jeune homme de réaliser facilement $2,000.à $3,00Q,.pour ses 20 ans.Mais les parents sont-ils décidés à agir ainsi ?Hélas, ils sont les premiers responsables.Les parents sont trop mous, ils ne veulent pas se donner la peine, ils ne veulent pas se dévouer pour leurs enfants, ils s’imaginent qu’en leur donnant tout ce qui peut flatter leurs fantaisies, en leur évitant le moindre pleur, le moindre effort, c’est encore le meilleur moyen de les bien élever et de leur donner du bonheur.Non, ce n’est pas par ce moyen-là que les parents vont assurer du bonheur à leurs enfants, mais c’est par cette mollesse qu’ils leur donneront la triste pauvreté qui les attend.Les parents restent les premiers responsables.Le bon Dieu ne nous a pas donné des enfants pour en faire des bons à rien.Il a voulu que nous ayons des enfants pour ue nous en fassions des citoyens honnêtes, es serviteurs de Dieu et de la nation, des hommes et des femmes qui seront meilleurs que nous.C’est là le but ultime de la vie, parce que la loi de la nature commande, ordonne que nous nous développions toujours, que nous grandissions, que nous fassions mieux demain.Et ce serait l’inverse dans la famille ?Ce que l’on fait actuellement est contre le bon sens et explique, pour une part, notre décadence.Il faudrait que dans toutes les écoles on organise l’épargne scolaire.Dans la ville de Montréal, depuis 1949, dans 235 écoles de la Commission des Ecoles catholiques de la Cité, les enfants ont déposé $2,188,922.50, et ils ont laissé à l’épargne $1,165,588.76.Pourquoi n’en serait-il pas ainsi proportionnellement dans toute la province de Québec ? Volume XIX, n°s 8-9 LA REVUE DESJARDINS 125 À cette fin, il est nécessaire que toutes les Commissions scolaires, par leurs commissaires, prennent leurs responsabilités.Ce Service d'épargne scolaire peut s'organiser avec les Caisses populaires ou avec tout autre organisme.Ce qui importe, c'est d'enseigner aux jeunes à épargner méthodiquement, c'est-à-dire, que chaque semaine les enfants viennent déposer leurs petites épargnes.Les professeurs diront peut-être que cela représente beaucoup d'ouvrage.C'est vrai.Mais quand on travaille à une cause, la fatigue qu'on s'est imposée disparaît vite quand on constate de bons résultats.Oui, c'est de l'ouvrage, mais de l'ouvrage constructif, et les professeurs et les institutrices qui trouveront qu'une caisse scolaire, c'est trop de besogne, ne sont pas dignes d'être professeurs, d'être institutrices.Que les Commissions scolaires fassent les déboursés nécessaires pour organiser les caisses scolaires dans leurs écoles : carnets, feuilles de comptabilité, etc., c'est un devoir de salut public.Les Commissaires d'écoles doivent agir s'ils veulent faire leur devoir ; ils ne sont pas nommés à cette charge exclusivement pour voir à la surveillance des classes, la construction des écoles, mais pour pousser, en tout premier lieu, l'éducation, l'instruction et la formation de la jeunesse.Ce serait faillir à leur tâche que de ne pas s'occuper de ce point essentiel de la formation des jeunes, c'est-à-dire leur faire pratiquer la vertu d'épargne.Nous faisons appel à toutes les Commissions scolaires, dans les grandes villes, les petits villages et petites paroisses.C'est le temps d'agir sans délai car le salut de la nation en dépend, la survivance de notre race y est liée.« Chacun de nous est un livre ouvert: heureusement, les hommes ne savent pas lire.)) -R.P.SeRTILLANGES # On trouve des jouissances dans la pratique de la vertu qu’on ne saurait trouver ailleurs.)) • - —- • La pratique de l'épargne pour la formation morale et sociale des jeunes JE voudrais vous répéter que l’œuvré des Caisses’ populaires est une œuvre en quelque sorte de rédemption sociale, très particulièrement chez nous, parce qu’elle provoque, qu elle exige le développement de la vertu, le sens chrétien, et qu’elle éclaire le sens social.Vous le comprenez bien, nous sommes d’abord chargés de nous-mêmes, de notre sort, mais nous ne sommes pas seuls sur la terre ; nous sommes dépendants les uns des autres et, par conséquent, il n’est pas possible que nous nous traitions simplement comme des individus.Nous devons nous rappeler que nous sommes des êtres en société.Voilà pourquoi il nous faut développer, outre la perfection personnelle, le sens -?- social, c’est-à-dire de la collaboration à l’œuvre commune.En ce qui concerne la perfection personnelle, qu’est-ce donc qui fait le plus défaut à nous tous ?On nous l’a signalé, c’est que nous manquons d’énergie, nous manquons de vouloir, nous sommes faibles, nous sommes lâches, nous suivons, nous n’avons pas de caractère, et voilà bien ce qui fait la diminution, l’affaiblissement de plus en plus inquiétant, la disparition même en certains milieux de l’esprit chrétien.Pourquoi sommes-nous devenus des païens dans les modes, dans les habitudes de réjouissance, par exemple, dans les fréquentations, dans les sorties?Pourquoi même sommes-nous devenus des païens dans nos lectures, dans les journaux, dans les théâtres, dans les relations ?Tout simplement parce que nous sommes trop lâches pour être des chrétiens.Nous consentons à être baptisés, nous voulons bien rester chrétiens mais, très communément, nous n’avons pas la force de l’être en pratique.C’est le manque d’abnégation, de renoncement, et, vous le savez bien, comment Notre-Seigneur a caractérisé la vie chrétienne ; par le renoncement.Cela consiste à se renoncer.Je voudrais vous signaler comment l’épargne dans la Caisse populaire exige du renoncement.Elle demande un acte de volonté et, par conséquent, elle est de nature, au point de vue personnel, à protéger en nous la force et la 126 LA REVUE DESJARDINS Québec, août-septembre 1953 vertu.Vous voyez par suite le grand effet moral de la Caisse populaire, véritable école de moralité individuelle, comme on vous le signalait à l'instant.Je ne sais pas si on pourrait jamais mettre suffisamment en valeur, en relief, cette pensée que l'économie, l’épargne pratiquées par renoncement personnel, c’est la plus difficile de nos jours de toutes les mortifications ; d’autre part, je pense que c est la plus utile, c est celle qui protégera l’esprit chrétien chez nous.S’il y a l’esprit de l’épargne, il y aura plus facilement la fuite de tous ces plaisirs qui nous perdent et qui nous font simplement vivre comme des païens.(Extrait de l'allocution de Son Éminence le cardinal J.-M.-R.Villeneuve à la Journée de l’épargne, Lévis, 26 janvier 1936.) Dépôts d’épargne hebdomadaires de $1.a $10., pour une période de 1 an à 10 ans (Avec intérêt payé à tous les six mois et ajouté au capital déposé) 1 an 2 ans 3 ans 4 ans 5 ans 6 ans 7 ans 8 ans 9 ans 10 ans Intérêts de 2% semi-ann.$1.00 par semaine 52.106.160.216.273.331.390.450.511.574.2.00 « 105.212.321.432.545.661.779.900.1,023.1,148.3.00 « 157.317.481.648.818.992.1,169.1,349.1,534.1,722.4.00 « 210.423.641.864.1,091.1,322.1,558.1,799.2,045.2,296.5.00 « 262.529.802.1,080.1,364.1,653.1,948.2,249.2,256.2,870.6.00 « 314.635.962.1,296.1,636.1,983.2,338.2,699.3,068.3,444.7.00 « 367.741.1,122.1,512.1,909.2,314.2,727.3,149.3,579.4,018.8.00 « 419.847.1,283.1,728.2,182.2,645.3,117.3,599.4,090.4,591.9.00 « 472.952.1,443.1,944.2,454.2,975.3,506, 4,049.4,601.5,165.10.00 « 524.1,058.1,604.2,160.2,727.3,306.3,896.4,498.5,113.5,739.Intérêt de 2}/2% semi-ann.$1.00 par semaine 52.106.162.218.276.335.396.459.523.588.2.00 « 105.213.323.436.552.671.793.918.1,046.1,177.3.00 « 157.319.485.654.828.1,006.1,189.1,376.1,568.1,765.4.00 « 210.425.646.872.1,104.1,342.1,585.1,835.2,091.2,354.5.00 « 262.532.808.1,090.1,380.1,677.1,982.2,294.2,614.2,942.6.00 « 315.638.969.1,308.1,656.2,012.2,378.2,753.3,137.3,531.7.00 « 367.744.1,131.1,526.1,932.2,348.2,774.3,212.3,660.4,119.8.00 « 420.850.1,292.1,744.2,208.2,683.3,171.3,670.4,183.4,708.9.00 « 472.957.1,454.1,962.2,484.3,019.3,567.4,129.4,705.5,296.10.00 « 525.1,063.1,615.2,180.2,760.3,354.3,963.4,588.5,228.5,885.Intérêt de 3°/t $1.00 par semi-ann.semaine 53.107.163.220.279.340.403.468.535.603.2.00 « 105.214.325.440.559.681.806.936.1,069.1,207.3.00 « 158.320.488.660.838.1,021.1,210.1,404.1,604.1,810.4.00 « 210.427.650.880.1,117.1,361.1,613.1,872.2,139.2,414.5.00 « 263.534.813.1,100.1,397.1,702.2,016.2,340.2,674.3,017.6.00 « 316.641.975.1,320.1,676.2,042.2,419.2,808.3,208.3,621.7.00 « 368.747.1,138.1,540.1,955.2,382.2,823.3,276.3,743.4,224.8.00 « 421.854.1,301.1,761.2,235.2,723.3,226.3,744.4,278.4,828.9.00 « 473.961.1,463.1,981.2,514.3,063.3,629.4,212.4,812.5,431.10.00 « 526.1,068.1,626.2,201.2,793.3,403.4,032.4,680.5,347.6,035.Note : Tous les chiffres dans ce tableau ont été ramenés au dollar près. Volume XIX, nos 8-9 LA REVUE DES JARDINS 127 L'épargne scolaire LA prévoyance est un principe vital durant toute la vie du bon citoyen.La génération montante doit, si elle veut réaliser son idéal de vie, mettre l'économie et l’épargne, qui la manifestent, à la base de sa conduite.Aussi, l’enseignement méthodique, rationnel, pratique des principes de la prévoyance sociale et de l’épargne chez la jeunesse doit constituer un élément organique des matières de l’enseignement.Ce travail d’éducation sociale doit faire partie, nous semble-t-il, des obligations professionnelles de l’instituteur, qui est avant tout un éducateur.CE QU’EST L’ÉPARGNE L’épargne est la manifestation de la prévoyance humaine.Elle traduit chez l’homme la volonté de durer ; elle évoque l’idée de conservation, de stabilité, de protection contre certains risques inhérents à la vie.Elle n’est pas l’avarice, cet amour de l’argent pour lui-même, qui, selon l’expression du fabuliste La Fontaine, (( perd tout en voulant tout gagner )).Elle n’est pas non plus la thésaurisation, sorte de crainte incitant l’homme à des actes de cachette qui le privent de revenus et qui paralysent en quelque sorte l’activité économique.L’épargne obéit certes à des préoccupations d’une grande valeur morale et sociale : elle veut assurer à l’individu et à ceux qui en dépendent aujourd’hui et demain la sécurité matérielle et sociale, une existence convenable, en les libérant d’une inquiétude constante qui empoisonne leur vie.L’épargne c’est une dépense différée en vue d’un emploi plus utile, plus opportun ; elle assure une medleure répartition dans le temps de l’utilisation des biens acquis par le travail.SES AVANTAGES Elle est une vertu dont la pratique a une portée économique.sociale et morale des plus considérables.L’accumulation des capitaux, l’obtention des instruments de production, les perfectionnements techniques qui rendent le travail humain moins pénible, plus efficace, plus fécond, et qui permettent la réalisation de travaux d’intérêt public, ne sont-ils pas rendus possibles grâce a la pratique de l’épargne chez le peuple ?Le progrès social, la prospérité individuelle et collective ne sont-ils pas attribuables en grande partie à l’épargne ?L’épargnant est un prévoyant.Il organise son train de vie selon ses moyens.mène un genre de vie modéré, prélève sur ses revenus de quoi parer aux imprévus et satisfaire a ses besoins futurs, afin de n’être jamais à charge de la société, et de maintenir le mieux possible son train de vie dans les périodes d’adversité.SA VALEUR MORALE En plus d’être une source principale de la richesse et un facteur puissant de régularisation de la vie économique, et de progrès social, l'épargne exerce une influence morale profonde sur les citoyens.Elle est une vertu qui se rattache aux quatre grandes ver- Tout bon arbre doit porter de bons fruits, sinon .(Photo : Service de Ciné-photographie.) mA 'Ml m\] , ¦ arce que tenir des comptes pour e seul fait d'en tenir, ça ne donne rien du tout comme résultat, sauf que l'on saura qu'à telle date on a affecté tel montant pour un voyage, un meuble, etc.Quant à déterminer si ces dépenses convenaient bien au revenu gagné, ça c'est une autre question qui, elle, relève de la préparation du budget.DÉFINITION DU BUDGET une méthode donnée, l’emploi qui sera fait de son revenu.La question mathématique ne vient qu'en second lieu, et comme accessoire, comme simple moyen de contrôle.Il est, en effet, nécessaire de tenir un registre de ses revenus et dépenses pour voir comment sont respectées les prévisions que l'on a faites ; mais bien loin d’être le travail essentiel, cette pratique devient une simple technique au service de l'esprit d’économie, au service de la vertu d'épargne elle-même.Faite avec la préparation voulue, et dans un véritable esprit d'économie, la tenue de ses comptes ne devient plus une corvée, non plus que le sujet de regrets à la pensée de certaines dépenses extravagantes, mais un travail que l'on aime et que facilite encore la vision claire d'une situation engagée sur le chemin de la prospérité, d'un avoir qui s'accroît graduellement par une épargne raisonnée et constante.LE BUDGET EST-IL NÉCESSAIRE?Classés selon les résultats qu’ils obtiennent dans l'emploi de leurs revenus, les gens peuvent se diviser, de façon simple, en deux grandes catégories : ceux qui (( arrivent » et ceux qui (( n arrivent pas ».Et, sans avoir fait de relevé détaillé de l'un ou de l'autre groupe, on peut raisonnablement croire que le nombre de ceux (( qui n'arrivent pas » est le plus élevé.En effet, en dépit de l’augmentation constante du revenu du travailleur canadien depuis dix ans seulement, il est fantastique de voir quelle expansion a connu le crédit aux particuliers, tant sous forme directe, par les institutions des prêts, et les compagnies de finances, que par le truchement des ventes à tempérament ou de ventes sur comptes courants, que marchands et commerçants ont aujourd’hui a-doptées comme pratique d'affaire.Ce phénomène peut servir de sujet à différentes sortes d’enquêtes, mais il reste que, dans les limites de la question qui nous occupe, il se pose comme le résultat nécessaire de l'imprévoyance et de la frivolité, dans lesquelles vivent nos gens.La cause de ce dérèglement se situe donc nettement dans l'ordre moral, et il serait vain de vouloir résoudre la difficulté par quelque recette, fut-elle la meilleure, appli- II est important, dès le départ, de voir nettement la différence qu'il y a entre une Liste de dépenses et un budget.Un budget, c’est exactement un état de prévision des dépenses que l'on pourra faire, compte tenu du revenu que l'on a.Un budget, c'est l'acte par lequel l'on pense avant de dépenser.C'est le plan que l'on trace à son activité économique, ce sont les limites que l'on assigne à chaque catégorie de dépenses, étant donné tel revenu dont on peut disposer.Il s'agit donc, d'un acte de l'intelligence et de la volonté qui prévoit, définit d’avance selon BUDGET INDIVIDUEL (Pour les jeunes travailleurs de 18 À 25 ans) Salaire Logement et nourriture Vêtement Assurance Autres 1 Épargne $20.par semaine $10.$3.$1.$4.$2.$25.« 12.4.2.4.3.$30.« 14.5.2, 6.3.35.« 15.6.2.8.4.40.« 17.6.3.8.6.45.« 18.6.3.10.8.50.« 20.6.4.10.10.1 Autres : Transports, soins médicaux, volumes, etc. Volume XIX, n°s 8-9 LA REVUE DESJARDINS 131 quée à la seule réorganisation de la vie matérielle.Il faut d'abord amener les individus à réfléchir de façon sérieuse sur leurs conditions propres, et les faire se convaincre eux-mêmes qu'il y va de leur avantage et de leur sécurité personnelle d'abandonner, une fois pour toute, la pratique de vivre à crédit, et d’organiser leur existence sur une base raisonnable, vraiment digne de leur personne.Tant que ce but ne sera pas atteint, tant que ne seront point acquises ces dispositions de l'esprit, il est bien inutile de parler de plan d'épargne, d'économie ou de budget.Pour épargner, et avant d'épargner, il faut vouloir épargner.C'est une condition bien simple, mais nécessaire.Une fois que la résolution est arrêtée il reste à prendre des moyens de l’exécuter.Et ici, la prudence et l’expérience nous rappellent qu’il ne faut pas oublier de considérer dans nos plans, l'éternelle faiblesse humaine.Aussi est-ce pour aider, soutenir et contenir cette nature, sujette à toutes les défaillances que nous préconisons la préparation et la tenue d’un budget.Sans être un instrument infaillible, il y a de grandes chances pour que les normes d’existence tracées dans un plan budgétaire réussissent à maintenir le plus grand nombre de ceux qui y auront participé, dans la voie de la sécurité.UN BUDGET, C’EST TROP RIGIDE Ce qui empêche encore un bon nombre de persoimes d’établir un budget, c’est la peur.Peur d’elles-mêmes sans doute, mais surtout peur d’être paralysées par un choix, qui, à un moment donné, ne cadrerait plus avec la réalité.Ce sont par ailleurs des personnes convertis à l’idée de l’économie et à la nécessité de l’épargne, mais pour elles subsiste toujours la phobie d’une limite fixe imposée à leur liberté.A ce chapitre, il faut bien comprendre que le budget ne représente pas une règle de conduite imposée de l’extérieur.Et tous les modèles de budget qui sont publiées ne sont pas autre chose que des suggestions destinées à aider chaque individu à organiser ses dépenses.Le budget c’est quelque chose de personnel, c’est un choix que l’on fait soi-même, librement et selon ses besoins particuliers, lesquels seront toujours, par quelque manière, différents de ceux du voisin.Plus encore, entre les prévisions établies pour différentes catégories de dépenses, il se produira immanquablement un jeu de compensation couvrant le déficit à tel item donné par les excédents enr gistrés ailleurs.Par exemple, vous dépensez dans un mois $30.en frais médicaux, alors que la EMILE GIRARDIN, gérant de l'Union régionale des Caisses populaires Desjardins de Montréal et directeur général adjoint du Service des études à la Commission des écoles catholiques de Montréal, soucieux de ses responsabilités d’éducateur, a longuement réfléchi et enquêté pour mettre à point un système d'organisation efficace de l’épargne chez les jeunes.Sous sa direction habile, avec la collaboration de la Commission des écoles catholiques de Montréal, s'est établi peu à peu, avec l’année scolaire 1949, dans les écoles de la métropole, un réseau de Caisses d’épargne scolaire dont les succès dépassent les plus beaux espoirs et témoignent de la pédagogie de leur auteur.Les chiffres que voici sont plus éloquents que les plus beaux discours : Années Déposants Dépôts 1949-1950.49,982 $333,917.29 1950-1951.56,399 469,879.92 1951-1952.65,215 605,178.41 1952-1953.73,093 775,946.88 somme prévue sous cette rubrique était de $20.; par contre vous avez un excédent de $8.pour les voyages et de $2.pour les dépenses diverses.Il n’est pas défendu non plus de provoquer directement des modifications de ce genre : ce sera justement le signe que vous dominez votre argent, que vous en dirigez l’emploi, et que, par dessus tout, vous restez une personne libre ; car c’est le propre de la vraie liberté de toujours se porter sur le choix le meilleur.Peut-être pourrez-vous tirer profit du modèle du budget ci-dessus ?C’est dans cet esprit que nous vous le proposons.René Croteau Le système opère dans 235 écoles de la Commission des écoles catholiques de Montréal et les deux tiers des élèves (73,093 sur 112,500) déposent régulièrement à la Caisse d’épargne.De septembre 1949 au 12 juin 1953, ils ont déposé la somme de $2,188,922.50.Il en est resté, croyez-le ou non, $1,165,588.76.Comme quoi l’invraisemblable est parfois vrai.Voilà pour les chiffres dont l’éloquence se passe de mots.Mais l’éducation qui résulte pour ces jeunes de la pratique régulière de la petite épargne, comment pourrait-on l’exprimer, la mesurer ?C’est des pages et des pages qu'il faudrait écrire de main de maître pour faire voir un peu la magnifique transformation chez ces jeunes, l’influence profonde sur toute la vie de cette jeunesse qu'exerce pareil médium de formation morale et sociale.Quel beau travail 1 Et combien nécessaire dans notre société moderne si délétère 1 Qu’ils sont bien avisés les éducateurs qui forment ainsi une génération d’énergiques, de prévoyants à l’esprit social qui assureront demain la relève.Qu’ils soient félicités tous ceux qui accomplissent, avec enthousiasme et foi en l’avenir, une œuvre si magnifique auprès de notre jeunesse.Caisses d'épargne scolaire à Montréal P.E.C. 132 LA REV VE DESJARDINS Québec, août-septembre 1953 IN MEMORIAM M"' Vaillancourt Toute la vie de mademoiselle Anne-Marie Vaillancourt a été un témoignage et un exemple.Son enthousiasme pour la bonne besogne bien faite était communicatif.Et jamais, malgré une écrasante besogne, elle n'a perdu le sens aigu de ses responsabilités.Sa tâche durait douze mois par année ; alors que les autres semblaient écrasés sous le poids de la tâche, mademoiselle Vaillancourt bâtissait ses programmes pour le travail à venir.Elle n'était pas une tapageuse : elle différenciait, et depuis toujours, action et agitation.C’est là peut-être le secret de son amour pour le travail obscur mais productif.Madame Françoise Gaudet-Smet, dans un bel article écrit à la mémoire de la défunte, disait : « Faire entrer dans les maisons paysannes tous les inconvénients de la production sériée lui semblait un crime.Et comme elle avait raison 1 Dans sa colère polie, s’exhalait toute l'âme farouche des beautés qu’on se fait pour soi et dont la valeur intrinsèque ne peut tenir dans des chiffres.L'ingéniosité, l'esprit créateur, l’adresse, pour la maison d’abord, dans le grand équilibre économique et social, sans oublier le (( personnel », qu’apporte à un pays une maîtresse de maison, une gardienne de foyer qui travaille à sa mesure, pour ses besoins et selon ses moyens.« Elle avait cette foi, magnifique et rare.Elle l’avait grande, haute, rayonnante, lumineuse.Tout en vivant d’un idéal exigeant, elle ne cessait jamais d’être humaine, sensible, pratique.» Aussi, il ne faut plus être étonné si la directrice des Cercles des fermières voulait d’abord autour d’elle des apôtres.« Former des apôtres, a-t-elle dit, garder des apôtres, çela c’est la tâche dure, difficile, ingrate.» Une mort brutale, impitoyable a emporté mademoiselle Vaillancourt.Mais « rien n'est fini, ajoute Madame Gaudet-Smet.En mémoire d’Anne- -?- Marie Vaillancourt, il se fera de grandes choses.À semence de qualité, riche moisson est toujours assurée, loi de justice immanente et d’économie supérieure.» À son frère, l’honorable sénateur Vaillancourt, et à toute la famille frappée par ce deuil, la Revue Desjardins présente ses très vives condoléances.M.Xavier Arsenault La Caisse populaire de Bonaventure est en deuil.M.Xavier Arsenault, membre de la commission de crédit depuis la fondation de la Caisse, le 6 juillet 1913, est décédé le 7 juin dernier.C’est un fait assez rare et qui mérite d’être souligné : en effet, avoir été pendant quarante ans commissaire de crédit mérite plus qu’une mention honorable.Et quand on l’a été comme le fut M.Arsenault, avec autant de conviction, de charité, de belle largeur de vue, cela vaut bien que le cas soit cité en exemple.La Revue recommande M.Arsenault au souvenir de ses lecteurs, particulièrement à tous nos Commissaires de crédit.Et elle prie la famille du disparu d’accepter ses sincères condoléances.M.Dionis Girardin Les Coopérateurs auront sans doute une pensée pieuse, dans leurs prières, pour le repos de l'âme de M.Dionis Girardin, le vénérable père, récemment décédé, de M.Emile Girardin, gérant de l’Union régionale des Caisses populaires de Montréal et directeur adjoint du Service des études de la Commission scolaire catholique de la cité de Montréal.Nous prions M.Girardin et tous les membres de sa famille d’accepter nos sincères condoléances.F.J.Fitzpatrick Un grand coopérateur qui a laissé son empreinte sur le mouvement coopératif de l’Alberta, M.F.J.Fitzpatrick, est décédé en juin dernier.Il fut inspecteur des Credit Unions et des coopératives de sa province pendant plusieurs années.Fonction où, avec la coopération de M.Laurent Hébert, pour les Caisses populaires françaises, il donna le meilleur de lui-même à aider les siens à s’organiser pour s’entraider.Nos prières pour le repos de l’âme de ce coopérateur et nos condoléances sincères à sa famille.Le calendrier co-op 1954 -?- Les Caisses populaires, comme toutes les autres coopératives, et peut-être même plus que les autres, ont besoin d’être soutenues, par des sociétaires éclairés, bien renseignés et convaincus.Les administrateurs doivent donc mettre en œuvre, tous les moyens d’éducation, de propagande possibles en vue de la formation des sociétaires.Le calendrier est un instrument d’annonce et de publicité dont savent tirer profit les institutions commerciales, financières et industrielles.Comme coopératives, nous voyons plus haut que cela, et cette année, le calendrier qui nous est présenté est un vrai cours de coopération, en résumé.Des notes précises, sur les principaux secteurs coopératifs de notre milieu, fourniront aux personnes de tout âge, de toute condition, une vue d’ensemble exacte de tout le mouvement.C’est un document intéressant et instructif pour toute la famille, et il doit aussi avoir sa place à l’école.Plusieurs Caisses nous ont fait parvenir leur commande, et nous attendons la vôtre, aussitôt après la prochaine réunion de vos administrateurs.Pour ne pas oublier cet item, placez, tout de suite, une note a cet effet sur votre ordre du jour.Pour ceux qui auraient égaré notre premiere circulaire, voici les prix du calendrier co-op 1954.LE CALENDRIER : $25.le cent — $225.le mille.LES ENVELOPPES : $1.75 le cent — $15.00 le mille. Volume XIX, nos g-9 LA REVUE DESJARDINS 133 M.Desjardins et l’épargne scolaire LE service d'épargne scolaire n’est pas une nouveauté.Dès 1907, M.le commandeur Desjardins, qui savait ce qu’il voulait, donnait les résultats obtenus des Caisses scolaires fondées à Lévis : voici, au texte, de quelle façon s’est alors exprimé le fondateur, d’après le procès-verbal du Conseil d’administration de la Caisse populaire de Lévis, le 30 novembre 1907.« Au cours de l’année qui vient de finir, La Caisse populaire de Lévis a réalisé un projet auquel elle tenait beaucoup et qui même avait été prévu dans ses statuts dès notre fondation, celui de la création d’un régime permettant l’épargne du sou.Sur l’initiative de notre président, votre Conseil a organisé un service d’épargne scolaire dans nos maisons enseignantes de la ville de Lévis, de Saint-Joseph et Saint Romuald ainsi que dans toutes les écoles.Cette innovation a été accueillie avec le plus vif plaisir par la population qui a compris quel bienfait il en pouvait résulter pour la génération fréquentant ces écoles.En effet, on ne peut trop à bonne heure faire comprendre toute la valeur de l'épargne, et on ne saurait exagérer le bien que peut produire une belle formation.Les résultats ont dépassé de beaucoup l’attente même des plus enthousiastes, puisqu’en moins de trois mois plus de $964.ou près de mille piastres ont été déposées au collège, au couvent et dans les diverses écoles de la ville, de Saint-Joseph et Saint-Romuald, somme représentant les économies des élèves fréquentant ces maisons enseignantes.Ce résultat est superbe et prouve bien la justesse des prévisions qui ont engagé à fonder l’épargne scolaire.L’élan est donné et nous sommes certains, d'après ces débuts, que le montant ainsi recueilli sera plus que doublé d’ici à la fin de l’année scolaire.» Cinq ans plus tard, dans une brochure publiée par l’Ecole sociale populaire, M.Desjardins revient à la charge.Sa pensée est toujours la même.Après avoir démontré pourquoi les chefs de famille et les jeunes, puis les femmes et les jeunes filles, devaient s’inscrire comme membres de la Caisse, il ajoute : « Les enfants doivent aussi être sociétaires, parce qu’il faut leur enseigner au plus tôt cette belle vertu sociale de l’épargne, afin de combattre de bonne heure les instincts de dissipation, de légèreté ou de gourmandise qui se développent hélas si vite dans notre pauvre nature.En agissant ainsi, non seulement on obtiendra un heureux résultat en formant ces jeunes esprits à la prévoyance par l’épargne et à des habitudes sérieuses, aux sacrifices nécessaires pour acquérir les vertus contraires aux funestes pratiques d’aujourd’hui, mais aussi, on contribuera à faire de la Caisse une œuvre prospère, solide et durable, en lui préparant des sociétaires de premier choix.En effet, ces enfants d’aujourd’hui seront les jeunes gens et les jeunes filles de demain, futurs maris et futures femmes de ménage, et s’ils sont bien formés dès leur bas âge, ils seront les plus fermes soutiens de cet organisme paroissial si utile qu’est la Caisse populaire.Donc, les enfants doivent en être membres afin d’en faire des épargnistes plutôt que des dissipateurs, et s’assurer ainsi pour plus tard des sociétaires actifs et nombreux.» La conclusion vient d’elle-mê-me : loin de laisser les enfants à eux-mêmes, pour leur déformation économique, nous avons l’impérieux devoir de nous pencher tout de suite sur un problème qui devient le nôtre par la force des choses.Nos enfants ne sont pas que l’avenir : ils sont, en plus, nos continuateurs.C’est un titre qui mérite toute notre attention immédiate.Et nous serons, en agissant ainsi, toujours dans la pensée du commandeur Desjardins.J.T.?« La plupart des hommes ne savent pas vivre dans leur propre société.Le monde n est qu’une troupe de Jugitijs d’eux-mêmes.)) Mme de Lambert De la richesse pour les grands .et les petits (Photo : Service de Ciné-Photographie) i J, ^.*4 -H S-is&aL ~+?~j Çl^^ejmÆM*Q*Ægÿi0 r - ^ * ; ¦ î«r ¦¦¦ :'r^WKS; % % 35e anniversaire de la Caisse populaire Sacré-Coeur-de-Jésus, Beauce LA Caisse populaire Sacré-Cœur-de-Jésus, Beauce, fêtait son 35e anniversaire de fondation, dimanche, le 28 juin dernier ; par une heureuse coïncidence, c'était le jour de la solennité de la fête patriotique de Saint-Jean-Baptiste.La grand’messe paroissiale fut célébrée par M.le curé Eudore Bourbeau, curé de la paroisse, assisté, comme diacre et sous-diacre, de M.les abbés F.Lemay et L.Morin, vicaires.Mgr Ernest Lemieux, doyen de la Faculté de théologie, de l’université Laval, dans son instruction, rappela les vertus de saint Jean-Baptiste, patron des Canadiens français, le proposa à notre imitation, puis, parlant de l’œuvre accomplie par le commandeur Alphonse Desjardins, fondateur de la Caisse populaire, il évoqua les bienfaits des Caisses populaires dans l’ordre moral, social et économique.Un banquet fut servi auxquels participèrent les sociétaires en grand nombre.Des orateurs adressèrent la parole à l’issue de ces agapes.Le président actuel, M.Émile Nadeau, souhaita la bienvenue, félicita les dignitaires et les sociétaires pour leur présence, remercia les organisateurs de cette belle fête, engagea tous les paroissiens à se grouper et à s’unir davantage dans les différentes organisations paroissiales.Enfin, évoquant le passé, il fit l’éloge des pionniers de la Caisse, dont le premier président, M.Joseph Gosselin, octogénaire, qui vit encore.M.le curé Eudore Bourbeau, président honoraire de la Caisse populaire, se fît l’interprète de tous les administrateurs pour exprimer à tous les paroissiens la joie qu’il éprouvait à l’occasion de cette belle manifestation, les félicitant de leur dévouement apporté aux succès de cette fête.Et, à titre de président du Comité de célébration du 35e anniversaire, il se fit un plaisir de présenter et de remercier les orateurs qui suivirent.La fol ie de Tfieure C’est le gaspillage, cette satisfaction que l’on donne à tous ses caprices.En dépit du coût élevé de la vie, une trop grande partie des revenus est affectée à des besoins non-essentiels.L’argent dépensé : pour la boisson, parties de plaisir des fins de semaine, joutes de hockey, baseball, etc., ne constituent certainement pas un placement.Pour accumuler un certain capital, il faut placer quelques dollars de ses revenus hebdomadaires.Qu'on le veuille ou non, c’est la seule façon de posséder quelques biens.Sans sacrifice, sans effort, tous nos désirs ne demeureront qu’un but à poursuivre sans jamais se réaliser.Ne restons pas les esclaves de notre instinct et pensons au lendema n.La vie a toujours besoin d’économie.(Caisse populaire Saint-Zéphirin de Stadacona.) Mgr Ernest Lemieux rappela les liens nécessaires entre le spirituel et le temporel, le rôle de l’Église dans la bonne vie économique, et il marqua ce que la coopération peut apporter de bonheur et de prospérité pour notre peuple.Le président fondateur, M.Joseph Gosselin, malgré ses 80 ans, d’une voix encore précise, se dit heureux de prendre part à cette belle fête, évoqua les débuts difficiles de la fondation, se réjouit des succès réalisés, présenta ses meilleurs vœux à la Caisse.M.Émilien Lessard, gérant de la Caisse, remercia les invités de l’extérieur et M.le curé de son accueil bienveillant à l’église et à la salle paroissiale, puis il souhaita à cette fête d’heureux lendemains dans la coopération entre tous les paroissiens, selon la belle devise coopérative : Un pour tous, tous pour un.M.Paul-E.Charron, représentant de la Fédération des Caisses populaires de Québec, excusa auprès de tous l’honorable sénateur Cyrille Vaillancourt, qui fut empêché, à la dernière minute, de se rendre à l’invitation de la Caisse, félicita les organisateurs de la fête, puis il rappela la mémoire des fondateurs, dont M.le curé Alex.Lafrance, le notaire Alphonse Grondin, M.Joseph Gosselin, ainsi que les mérites de ceux qui ont continué l’œuvre dans des circonstances parfois difficiles, et qui, avec la coopération des sociétaires, l’ont établie définitivement sur des bases solides.Il fit l’éloge du fondateur, M.le commandeur Alphonse Desjardins, qui nous a légué un bel héritage en nous laissant une institution Volume XIX, n°s 8-9 LA REVUE DESJARDINS 135 qui fait, dans l'ordre concret de la vie quotidienne, la démonstration vivante de la valeur pratique de la coopération et des vertus chrétiennes.Par la pratique de l'épargne, qui exige la tempérance de vie, le renoncement, et qui favorise un climat moral sain, la Caisse populaire paroissiale peut faire beaucoup pour régler les deux grands problèmes de l’alcoolisme et du logement.Il souhaita à la Caisse d’autres magnifiques anniversaires, qu’elle devra célébrer.Après les discours, rendez-vous sur le terrain du chalet de l’Erablière où un groupe de jeunes avaient préparé différents jeux d’attraction pour l’assistance.Puis, visite de l’immeuble de la Laiterie coopérative de Broughton, sous la direction de M.Alfred Giguère, président ; cette magnifique réalisation, qui a reçu l’appui financier de la Caisse, témoigne de la valeur de la coopération.Le soir grand ralliement à l’hôtel de ville.M.Charles Gosselin remplissait le rôle de maître de cérémonie.M.Émile Nadeau, président de la Caisse, félicita les autorités religieuses et civiles qui rehaussaient de leur présence cette soirée, ainsi que les assistants très nombreux Il fit l'éloge des fondateurs et de leurs successeurs, dont plusieurs sont décédés.Le gérant donna un bref rapport des activités de la Caisse depuis la fondation, le 28 janvier 1918.Chiffres en mains, il retraça les périodes pénibles de la Caisse au cours de la crise économique ; elle fut même sur le point d’être liquidée.Une bonne conférence du propagandiste du temps, M l'abbé Emile Turmel, fit renaître la confiance chez les sociétaires et assura à la Caisse une vigueur nouvelle qui lui valut la survie.M.Paul-É.Charron donna une conférence dans laquelle il rappela d’abord les principaux traits de la vie du fondateur, ses études, l’esprit qui l'animait ; l’évolution de sa pensée dans l’élaboration de son œuvre, les principes et les buts qu’il lui assigna ; ses bienfaits économiques, sociaux et moraux ; le rôle que remplit la Caisse populaire dans l’économie paroissiale ; les conditions dans lesquelles elle distribue des prêts pour qu’ils soient productifs et moralisateurs.Le conférencier expliqua comment l’épargne assure l’apprentissage du crédit et comment la Caisse distribue un crédit sain, discipliné et populaire.Il démontra la solidité du mouvement des Caisses renforcée par les Unions régionales groupées en une Fédération provinciale qui contrôle les placements et vérifie les opérations des Caisses.Il remercia les Dames de leur présence et évoqua le rôlé qu’elles jouent dans l’économie de la première des coopératives : la famille, base de notre société.M.Aimé Cloutier, maire, souhaita que la Caisse vive encore plusieurs trente-cinq ans.Il souligna l’aide du clergé apporté au développement des Caisses, félicita les administrateurs, rappela les années difficiles qu’a traversées la Caisse, et il lui souhaita d'autres succès.M.le curé Eudore Bourbeau, dans le mot de la fin, remercia M.Charron de son bel exposé, félicita les fondateurs et ceux qui, après eux, ont assuré la survie Le nombre des enfants dans les écoles ayant une Caisse d’épargne est de 1,955.Le nombre des déposants était de 809, en fin d’avril 1953, et la moyenne des dépôts de $10.93 par enfant.Nous savons que e capital n'est pas un Dieu, cependant, il faut admettre que l’épargne n'est pas au dernier rang dans l’échelle des valeurs Pourquoi ?Parce que l’épargne c’est un peu nous-mêmes, c’est le fruit de notre travail, c’est, selon l’expression du Père Gratry : «.du travail accumulé, c’est du temps, c’est de la vie huma ne, c’est du sang, des sueurs, des larmes ».N’oublions point que c’est selon Pie de la Caisse.Il remercia Mgr Lemieux « d’avoir bien voulu rester avec nous pour cette fête ».Puis, il demanda à M.Emond, de la Caisse centrale Desjardins, de Lévis, de dire quelques mots, ce qu’il fit de bonne grâce en félicitant les organisateurs du succès de la fête et en formulant des souhaits vis-à-vis la Caisse.Au cours de cette soirée, des chants et des pièces de musique furent exécutés par des paroissiens.La présentation du film des Caisses populaires et du film des fêtes du Cinquantenaire de fondation de la Caisse populaire de Lévis, clôtura cette belle fête inoubliable.Émilien Lessard, gérant.XI, sur le terrain économique que se joue le salut des âmes, des familles, des provinces, du pays comme celui de toutes les nations II faut donc apprendre aux individus, dès le jeune âge, ce que c’est que l’argent, comment l’acquérir, l’art de s’en servir, de le mettre au service de toute la société d’une manière rationnelle pour la gloire de Dieu.Cette grande mission doit être comprise dès le temps de l’école.C’est l’enseignement que donne et fait pratiquer la caisses colaire.Édouard Early, directeur-secrétaire de la Caisse populaire de Sorel.• -.=- • Caisses d’épargne scolaire de Sorel -?- Voici des chiffres révélant les résul- laires de Sorel à la fin d’avril des années tats obtenues dans les cinq caisses-sco- 1952-1953.Année 1952 Année 1953 La Caisse scolaire de l’Ecole supérieure du Sacré-Cœur.La Caisse scolaire du couvent de la Congrégation de No- $2,507.21 3,404.53 142.13 $3,290.80 4,332.93 134.91 La Caisse scolaire de l’école Al"6-Adrien ne-Boily La Caisse scolaire de l’école Anne-de-Nùue 222.42 186.93 La Caisse scolaire de l’école Notre-Dame 1,216.14 110.90 876.75 Divers 17.65 $7,603.33 $8,839.97 136 LA REVUE DESJARDINS Québec, août-septembre 1953 L'épargne chez les jeunes et le logement L'ÉDUCATION morale et sociale de nos jeunes est une nécessité impérieuse.Cette vérité (dont tous nos éducateurs reconnaissent d’ailleurs le bien fondé,) n’est pas à démontrer, tant elle s’impose dans notre société moderne.Or, un des moyens les plus efficaces d’assurer à notre jeunesse cette formation sociale et morale, c’est la Caisse d’épargne scolaire ; elle entraîne les jeunes à la pratique des vertus de prévoyance, d’économie, d’épargne, elle développe chez eux le sens social.Aussi, les Caisses d’épargne scolaires vont-elles sans cesse se multipliant dans nos maisons d’enseignement qui en comprennent la valeur formatrice.L’ÉPARGNE EST UNE NÉCESSITÉ POUR LES JEUNES Nous désirons mettre en lumière que cette habitude de l’économie, de l’épargne prise sur les bancs de l’école, est aussi nécessaire et précieuse à nos jeunes que les premières notions de science qu’ils acquièrent à l’école (n’est-ce pas aussi important de se bien conduire que de savoir lire et écrire) pour organiser convenablement leur vie.Nous voulons rappeler cette nécessité pour nos jeunes de pratiquer t’économie, l’épargne dès t’école, pour pouvoir continuer, une fois leurs études terminées, à prélever régulièrement sur leur salaire un montant d’épargne qui leur permettra d’emprunter ce qui leur manque pour s’établir, se bâtir une maison, lorsque le moment sera venu pour eux de se marier, de fonder un foyer.Danx un pays riche comme le Canada où abondent les matériaux de construction, la main-d'œuvre et l’argent, comment expliquer la pénurie de logements si ce n’est, en grande partie du moins, par la carence, chez la plupart de ceux qui désirent se construire, d’une mise de fonds -?- initiale pour pouvoir contracter un emprunt, en vue de se construire une maison dans des conditions raisonnables.Le haut coût de la vie ne peut justifier complètement cette insuffisance d’épargne chez un grand nombre de ceux qui voudraient emprunter pour se construire une maison familiale ; beaucoup d’entre eux n’ont pas su prendre les mesures nécessaires pour réaliser des épargnes.Nous admettons volontiers qu’un certain nombre de Canadiens ne peuvent pas épargner par suite de l’insuffisance de leur salaire et à cause de leurs charges familiales.Mais combien peuvent épargner qui ne le font pas 1 Et combien ne te font pas parce que, dès le jeune âge, on ne les pas entraînés à la pratique de l’économie et de l’épargne / UN EXCELLENT MOYEN Il importe donc d’entraîner à la pratique de l’épargne tous les jeunes.La Caisse d’épargne scolaire est sûrement un excellent moyen de le faire.Elle en a conduit un grand nombre à la Caisse populaire paroissiale où, sortis de l’école, ils ont continué à faire des épargnes.Félicitons les Caisses populaires qui, en collaboration avec les Commissions scolaires, ont organisé des Caisses d’épargne scolaires.Que toutes les Caisses s’emploient à faire dans les écoles cette éducation à l’épargne.Malheureusement, beaucoup d’écoliers ont abandonné l’habitude de l’épargne dès leur sortie de l’école, comme ils ont délaissé les livres et les autres moyens de continuer à s’instruire.Cet état de chose est fort déplorable, surtout si l’on envisage l'avenir de ces jeunes.SE FIXER UN BUT À ATTEINDRE Il faut agir sur l’enfant avant qu’il ne contracte des habitudes de gaspillage en lui fixant un but d’économie bien précis, un objectif à atteindre.Dès avant sa sortie de l’école, il faut le mettre en face de ses responsabilités familiales futures, il faut lui représenter que le moment où il voudra fonder un foyer n’est pas si éloigné, qu’il arrivera bien plus vite qu'il le croit, et qu’il doit s’y préparer à l’avance.Il faut lui faire comprendre combien à ce moment-là il sera heureux d’avoir amassé l'argent dont il aura besoin pour offrir à sa future épouse une maison convenable et une certaine sécurité matérielle.EXEMPLES Pour illustrer cette pensée, prenons l’exemple de deux jeunes gens qui, à la sortie de l’école, trouvent chacun un emploi dans un métier quelconque avec même salaire.Supposons maintenant que l’un deux a été orienté par ses parents dans le bon sens mentionné plus haut.Il mettra quelques dollars de côté sur chacune de ses payes et il ne gardera en poche que le nécessaire.Ceci l’obligera à exercer un choix parmi les plaisirs légitimes qu’il peut se procurer en tenant compte du montant d’argent qu’il aura délibérément fixé d’avance pour ses dépenses.L’autre jeune homme qu’on n’a pas convaincu de mettre de l’ordre dans ses dépenses pour préparer son avenir, prendra petit à petit l’habitude de satisfaire ses caprices, il cherchera en dehors du foyer les plaisirs plus coûteux et parfois malsains.Il ne pourra évidemment pas économiser et en même temps satisfaire tous ses caprices, et lorsqu’il voudra fonder un foyer, il n’aura pas l’argent, sans compter que la pratique de l’épargne lui apparaîtra alors comme un sacrifice inhumain.Il arrivera ce qui arrive pour bien des jeunes qui se marient : il meublera à crédit son logement, et. Volume XIX, nos 8-9 LA REVUE DES JARDIN S 137 avec ses habitudes de dépenses inconsidérées, passera sa vie à payer des dettes et a envier en rechignant ceux qui ont su mettre de l’ordre dans leur vie.Le premier jeune homme qui a su épargner, pourra se marier et acheter ses meubles, argent comptant.Son habitude de l’épargne lui permettra de continuer à améliorer son sort, en outre d’acquérir plus tôt que tard sa propre maison et d’y vivre une vie normale, dans des conditions qui favorisent le bonheur et la moralité.Tout récemment, dans une région du Lac-Saint-Jean, un jeune homme, qui avait pris la résolution de déposer au service d’établissement de sa Caisse populaire dès sa sortie de l’école, s’est marié et, comme il avait des économies, il a payé comptant son ameublement, et il avait suffisamment d’épargnes à son compte pour pouvoir emprunter de sa Caisse populaire en vue de se construire une maison ; le jour de son mariage, au lieu de fêter la noce à l’hôtel (parce que le logement de ses parents était trop petit pour la reception des invités) il fit la réception dans sa propre maison.Imaginez sa fierté de pouvoir offrir à son épouse non seulement un logis bien meublé mais de la constituer reine d’un foyer bien à eux.Quel beau cadeau à offrir à une épouse 1 Et quel bon moyen d’assurer un plus grand bonheur conjugal 1 IL FAUT LA LEUR ENSEIGNER La plupart des jeunes gens pourraient faire de même si, avant que leurs études soient terminées, on Leur montrait Les avantages matériels et sociaux qu ils retireraient pendant toute leur vie à pratiquer L’é-pargne sans qu il en coûte de si gros sacrifices dans les belles années de leur jeunesse.Ne croyez-vous pas qu’un très grand nombre seraient heureux de s’enrôler dans un plan d’épargne à long terme, en vue de leur établissement, de leur maison, si on réussissait à leur donner de telles convictions, à leur faire comprendre que, pour réussir leur vie, ils doivent se fixer un idéal à poursuivre, un but pratique à atteindre ?SERVICE D’ÉTABLISSEMENT La Caisse populaire Desjardins, qui a pour première mission d’inciter à l’économie et à l’épargne, doit avoir une grande sollicitude Four cette œuvre d’éducation à épargne des jeunes.Souhaitons que tous les dirigeants des Caisses populaires de la province comprennent bien cet apostolat de l’épargne auprès des jeunes, qu’ils favorisent l’organisation des Caisses d’épargnes scolaires et qu’ils incitent les moins jeunes, grâce à un service d’établissement (service d’épargne à long terme) greffé sur la Caisse populaire, à venir déposer régulièrement chaque semaine, chaque mois, une partie du revenu hebdomadaire ou mensuel à leur Caisse paroissiale.Car, nous le répétons, il faut que nos jeunes, conscients de leurs responsabilités futures, prennent le chemin de la Caisse : il est our eux la voie du progrès et du onheur.Pendant que nos Caisses aideront ainsi les jeunes à préparer leur avenir, elles pourront, grâce aux petites épargnes de nos jeunes, disposer de plus de capitaux encore pour aider davantage ceux qui ont un pressant besoin de logement.C’est non seulement les jeunes, mais toute la société, qui tirera avantage de ce mouvement de l’épargne chez nos jeunes.Albert Côté, i.p.Saint-Casimir et l'épargne scolaire -?- La Caisse scolaire de Saint-Casimir (Portneuf) est toute jeune, elle a à peine trois mois d’opérations.Et les résultats déjà encourageants, sont extrêmement prometteurs pour l’année qui va commencer.Nous donnons ce court rapport en vue d’encourager ceux qui hésitent et craignent : il n’y a rien, pour apprendre à nager, que d’aller d’abord à l’eau.Le couvent de Saint-Casimir compte 150 élèves.Or, à la fermeture des classes, la Caisse comptait 45 déposantes pour un montant total de $175.89.La moyenne des déposantes à chaque séance de perception était de 21 pour un montant de $22.Ajoutons, pour être juste, qu’une soixantaine d’élèves seulement ont été invitées à faire partie de la Caisse.On a cru sage, avec raison, pour assurer la survivance du service d’épargne scolaire, de confier aux grandes, au cours des premiers mois, le soin de se mettre bien au courant du fonctionnement de la Caisse.Dès le mois de septembre, les Religieuses qui se montrent si sympathiques au mouvement, se proposent d’organiser le service pour toutes les classes.Alors .on verra ce qu’on verra.Et le collège ?Croyez-vous que les garçons se sont fait tirer l’oreille ?Allons donc 1 Sur les 135 élèves que compte l’institution, 113 ont déposé à leur Caisse un montant de $481.40.La moyenne de dépôts à chaque séance a été de $43.75 pour 44 élèves.Pour des garçons d’une quinzaine d’années qui sont en train d’essayer leurs ailes, c’est un fort beau résultat, rempli de belles espérances.Les économies faites sont bien à eux, et ils savent, les grands garçons, que si cette épargne leur a coûté un effort au moment de la faire, aujourd’hui ils sont contents du sacrifice accompli.Et nous, nous sommes fiers d’eux.Le élèves s’occupent eux-mêmes du fonctionnement du service d’épargne qu’ils se sont fondé : ils apprennent à devenir (( maîtres de leur propre destin ».Evidemment que les autorités des deux institutions apportent au travail de leurs élèves, une attention bienveillante et soutenue : C’est là une clef pour le succès que les professeurs connaissent bien.Comme MM.les dirigeants de la Caisse populaire de Saint-Casimir, nous sommes satisfaits et même un peu étonnés de ces beaux résultats.Bonne chance pour l’année qui vient ! Jos.Turmel La photographie que nous reproduisons nous montre, de gauche à droite: MM.R.Paquet, vice-président ; C.Hawey, secrétaire; G.Carmichael, président; Jacques Potvin, instituteur et responsable des Caisses d’épargne des écoles ; J.-C.Lemay, directeur de l’École supérieure Mar-Gauthier, L’abbé H.Cloutier, aumônier de l’école ; MtU D.Lachance, présidente ; Y.Allard, propagandiste ; T.Bégin, vice-président ; C.Gagnon, secrétaire ; et U.Lévesque, assistante-secrétaire.Nous dinstinguons, sur La deuxième rangée, à droite, Mère Sainte-Hermine, directrice de l’Académie Sainte-Chrétienne.N’apparaissent pas sur cette photo: MM.J.-W.Roy, gérant de la Caisse populaire de Giffard ; B.Desrosiers, propagandiste ; ainsi que Laurent Vachon, assistant-secrétaire.— (Photo Roger Bédard.) L'épargne à l'honneur dans les écoles de Giffard « I E Christ nous a donné l'exemple de l'économie et de l'épargne en demandant à ses apôtres de ramasser les restes après le miracle de la multiplication des pains où II avait manifesté sa divine bonté et sa grande générosité envers les hommes qui le suivaient.» C'est dans un esprit chrétien que M.Paul-E.Charron, assistant-secrétaire de la Fédération des Caisses populaires de la province de Québec, donnait, en fin d'année scolaire, une causerie aux étudiants de Giffard, sur l'épargne envisagée comme moyen efficace d'éducation morale et de formation sociale des jeunes.On sait qu'une Caisse d'épargne scolaire a été organisée, l’an passé, en coopération avec la Caisse populaire paroissiale.Depuis lors, on peut dire que l’épargne est florissante chez nos jeunes, puisque, depuis février, l’an passé, les dépôts s’élèvent au-delà de $7,000.La moyenne des dépôts est de $173.22 par semaine, et la moyenne des déposants se chiffre au-delà de 400.Quant aux fonctionnement de la Caisse, ce sont les élèves eux-mêmes qui en sont les responsables.Dans chaque classe, il y a un caissier, un teneur de livre et un propagandiste qui doivent rendre compte de leurs activités à un conseil composé d'un président, d’un vice-président, et d’un propagandiste en chef.C'est ainsi qu'à Giffard, tout le personnel enseignant, que secondent merveilleusement les membres de la Com- La jeunesse n'est pas une période de la vie, elle est un état d’esprit, un effet de la volonté, une qualité de l’imagination, une intensité émotive, une victoire du courage sur la timidité, du goût de l’aventure sur l’amour du confort.On ne devient pas vieux pour avoir vécu un certain nombre d’années : on devient vieux parce qu’on a déserté son idéal.Les années rident la peau, renoncer à son idéal ride l’âme.Les préoccupations, les doutes, les craintes et les désespoirs sont les ennemis qui, lentement, nous font pencher vers la terre et devenir poussière avant la mort.Jeune est celui qui s’étonne et s’émerveille.Il demande, comme l’enfant insatiable : Et après ?Il défie les événements, et trouve de la joie au jeu de la vie.Vous êtes aussi jeune que votre foi.Aussi vieux que votre doute.Aussi jeune que votre confiance en-vous-même.Aussi jeune que votre espoir.mission scolaire, s’occupe d’une façon particulière de faire acquérir à leurs élèves cette vertu si précieuse qu’est l’épargne.Aussi vieux que votre abattement.Vous resterez jeune, tant que vous resterez réceptif.Réceptif à ce qui est bon et grand.Réceptif aux messages de la nature de l’homme et de l’infini.Si, un jour, votre cœur devait être mordu par le pessimisme et rongé par le cynisme, puisse Dieu avoir pitié de votre âme de vieillard.Général MacArthur
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.