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Titre :
Revue Desjardins : organe officiel de la Fédération des caisses populaires Desjardins
Éditeur :
  • Québec :La fédération des caisses populaires,1941-2004
Contenu spécifique :
Janvier
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
autre
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Revue Desjardins : organe officiel de la Fédération des caisses populaires Desjardins, 1955, Collections de BAnQ.

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PER R-243 ( fîiiiflirillijiïnïnîm EDIFICE DESJARDINS A** vW BILLET - ?- QUEL secret cache une Jais encore l’année qui commence ?Si, pour le découvrir, chacun fixe le chemin déjà parcouru, chacun sait aussi que ce travail est vain.Bénie soit la Providence qui met des voiles sur nos Lendemains, si l’avenir doit être troublant ; mais nous pouvons toujours espérer que 1955 sera une année de paix pour le pauvre monde, Jatigué de l’attendre ; elle apportera peut-être aussi l’espérance aux hommes qui se découragent sous l’excès de souffrance, et elle réussira à se jaire aimer.Hélas, impitoyablement, l’année nouvelle, comme ses devancières, aura peut-être aussi ses jours de mal et d’oubli.Qu importe, puisque nous devons nous incliner devant des jours que nous ne connaissons pas et qui affirment, malgré tout, sa puissance.(( Le vieil an meurt, un autre est né.Et c est ainsi que le monde court vers son éternité.L’homme n est-il pas déjà condamné par l’enjant ?.Chers lecteurs, ce cinquante et unième billet souhaite que l’on trouve chez nous ce qu’on ne trouve nulle part à l’étranger, ce que nos vieilles Jamilles ont conservé comme un trésor héréditaire, cette chose indéfinissable qui est de la santé, de la jeunesse, du sourire, de la Jraîcheur et de l’honnêteté qui est tout notre pays.La nouvelle année nous arrive revêtue de mystère .que nous apporte-t-elle ?Elle vient pour éclairer tous ceux qui vont vers l’avenir avec confiance, le jrère donnant la main à son jrère.Si c est de l’amour que cache l’an nouveau, qu il soit béni l Qu il soit le bienvenu s’il nous apporte la fidélité à nos traditions, la vertu à nos enjants.Que l’an nouveau répande sur vous le bonheur, la paix et l’abondance.Jos.Turmel NOTRE COUVERTURE.— Paysage d'hiver, Saint-Nicolas, Lévis.— [Photo Service de ciné-photographie.) S(A ; IH.V-Qv EDIFICE DESJARDINS DESJARDINS Organe officiel de la Fédération de Québec des Unions régionales des Caisses populaires Desjardins, société régie par la Loi des syndicats coopératifs de Québec Vol.XXI, No 1 QUÉBEC Janvier 1955 Sommaire • PAGE Billet Jos.Turmel 2 Éditorial : Bonne et Heureuse Année et le paradis à la fin de vos jours.C.Vaillancourt 3 Caisses populaires ayant adhéré à Tassurance-vie (( prêt » et à Tassu-rance-vie (( épargne )) 4 Comment T œuvre des Caisses populaires Desjardins s’est développé chez nous 5 Importance vitale de l’épargne dans le mouvement coopératif Albert Côté .12 La Caisse populaire de Lévis présente son cinquante-quatrième rapport annuel 13 La Caisse populaire de Rouyn .14 Les Caisses populaires Desjardins assurent un excellent crédit agricole Paul-Émile Charron., .15 Saint-Jean-Berchmans vit de souvenirs C.-O.JOBIN .17 Revenus de la ferme 17 In Æemoriam 18 Savez-vous que .?18 Service de renseignements 19 Crédit coopératif Alphonse Desjardins .20 Rédaction et administration LA FÉDÉRATION DES CAISSES POPULAIRES ÉDIFICE DESJARDINS 59, AVENUE BÉGIN.- LÉVIS, P.Q.PRIX DE L’ABONNEMENT Pour les caisses et leurs sociétaires.$1.50 Pour les autres.$2.00 LA REVUE DESJARDINS est imprimée aux ateliers Charrier ti Dugal, inc., Québec.Autorisé comme envoi postal de deuxième classe, ministère des Postes, Ottawa. m, Bonne et Heureuse Année et le paradis à la fin de vos jours ! -?- C'EST par ces souhaits traditionnels, répétés de génération en génération, que nous vous disons aujourd'hui, comme nos pères disaient hier : Bonne et Heureuse Année et le paradis à la fin de vos jours 1 Oui, l'année sera bonne si l'on veut qu'elle le soit.Il n'y a rien comme d'être bon soi-même pour que ce vœu se réalise : bon envers les siens, bon dans toutes ses actions et, par le fait même, charitable puisque la bonté présuppose la charité.Traiter constamment les siens avec mansuétude, présumant toujours que ceux qui ne pensent pas comme nous ont cependant les mêmes bonnes intentions que nous avons ; avec une telle bonté, on réussit beaucoup plus facilement à convaincre, et surtout si on a affaire à des gens sincères, notre bonté exerce certes sur eux une influence bienfaisante qui les transforme dans le bons sens, les rend meilleurs.Ainsi, en agissant avec bonté et charité, on vit heureux.N'est-on pas malheureux lorsqu'on a à se reprocher une action qui a manqué de charité, parfois même de justice envers son prochain ?Tandis que si on rend les autres heureux par sa bonté et sa charité, nécessairement on est heureux soi-même ; heureux de faire du bien, de rendre service aux autres : leur propre bonheur contribue certes à nous rendre nous-mêmes heureux.Ce qui veut dire que ces souhaits échangés au Jour de l'An peuvent se réaliser ; ils ne sont pas de vains mots, à condition toutefois qu'on veuille bien prendre les moyens voulus pour qu'ils se réalisent.Puis, comme disaient nos ancêtres, et nous vous répétons aujourd'hui ce souhait suprême : le Paradis à la fin de vos jours.Depuis la chute d'Adam et d'Eve, il n'y a plus de Paradis sur la terre, le Paradis sera la récompense de notre vie terrestre.Malheureusement, trop de gens veulent faire leur paradis sur la terre ; c'est la raison ou la cause première de toutes ces luttes que l'on constate, voilà pourquoi il y a tant d'envieux, il y a tant de gens qui se laissent emporter par l'orgueil, qui ne craignent pas d'être injustes envers les autres, et même parfois voleurs.De fait, lorsqu'on met toutes ses jouissances dans son être physique et qu'on en fait tout le but de sa vie, les moyens à employer importent peu ; ce que l'on veut avant tout, c'est de paraître, de dominer, de jouir le plus possible, et, très souvent, cette jouissance tue l'homme physiquement, et encore plus moralement, il va sans dire.En certains milieux où l'on vit comme si cette vie terrestre était la seule fin, l'on craint cependant l'envahissement du communisme.L'idéologie du communisme, c'est la négation même de Dieu.Il y est dit que l'on prêche à tous les adeptes qu'il n'y a que les jouissances de la terre qui comptent, qu'il faut mettre tout en œuvre pour faire jouir le corps.Combien, parmi les Occidentaux, pratiquent cette idéologie 1 Qu'on n'aille pas croire que le communisme a été inventé par les Orientaux ; ce sont les Occidentaux qui l'ont d'abord introduit et pratiqué en mettant Dieu hors de leur vie.Et le jour où il n'y aura plus d'Être suprême pour gouverner et diriger les hommes, ces derniers s'entre-tueront.Les bêtes dans la jungle ne vivent que pour elles, c'est la plus forte et la 4 LA REVUE DESJARDINS Québec, janvier 1955 plus féroce qui domine les autres en les détruisant ; enlevons Dieu de la vie de rhomme et ce sera la même chose, Thomme deviendra une bête.Vivons en sorte que nous ayons le privilège d'entrer au Paradis céleste, celui qui ne finira jamais.Mais de tous ces vœux de bonté, de charité, de vie heureuse et le paradis à la fin de nos jours, faut-il en déduire que nous devons continuer de vivre comme on le faisait il y a cent ans, cinquante ans, et qu'il ne faut pas aller de l'avant afin de faire le plus de bien possible ?Non, nos Caisses populaires et nos dirigeants de Caisses populaires ne doivent pas se reposer sur leurs lauriers, car qui n'avance recule.Lors du dernier Congrès des dirigeants du mouvement des Caisses, les 9 et 10 novembre dernier, on discuta de Caisses d'établissement, de Caisses d'habitation et de bien d'autres moyens encore pour développer davantage ce qui a déjà été fait et poursuivi depuis plusieurs années.Mais établissons tous ces services au sein de nos Caisses populaires.Comme le disait si bien M.le chanoine Armand Malouin, dans un article publié dans le Messager, de Sher- brooke, en date du 10 octobre 1953 : (( En toute cette question, il faut éviter qu'on se mette à fonder ici et là une foule de Caisses disparates, comme on est en train de le faire présentement.Pourquoi dépenser tant d'énergie à bâtir à côté de ce que nous avons déjà ?.Je me le demande I )) Ce qui veut dire qu'il ne faut pas, sous prétexte d'innover, détruire ce qu'on a pris tant d'années à construire, ce qui a rendu et ce qui rend encore tant de services.Ou'on organise au sein de nos Caisses populaires une section spéciale d'établissement, une section pour l'habitation, une section pour les Caisses dotation et de prévoyance, avec une campagne d'éducation à l'économie et à l'épargne chez notre jeunesse, mais n'essayons pas de créer des organismes, comme disait M.le chanoine Malouin, en marge des Caisses populaires, pour empêcher ces dernières de se développer et, peut-être demain, créer un chaos économique dans toute notre organisation.Nous reviendrons prochainement sur ce CAISSES POPULAIRES AYANT ADHÉRÉ À L’ASSURANCE-VIE «PRÊT ET A L’ASSURANCE-VIE «ÉPARGNE» • Nous avons publié dans le numéro de novembre de cette Revue la liste des premières Caisses qui ont adhéré à l’assurance-vie « prêt )) et à l’assurance-vie e*fa*di*a POUR L’ANNÉE 1955 ? 12 LA REVUE DESJARDINS Québec, janvier 1955 Importance vitale de l’épargne dans le mouvement coopératif NSEIGNER la pratique de Tépargne, faire l'éducation en cette matière, est généralement accepté par tous comme étant le rôle propre des coopératives d'épargne et de crédit.Et celles-ci reconnaissant leur devoir à cet égard.Malheureusement, leur enseignement n'est pas toujours reçu comme il devrait l'être.Tout d'abord, il faut bien admettre que pratiquer l'épargne pour l’épargne, comme vertu, n'est pas beaucoup à la mode de notre siècle.L'autre point de vue trop souvent considéré par la masse, c'est que les Caisses populaires sont intéressées à inviter les gens à la pratique de l’épargne, car c'est une façon pour elles d'augmenter leurs capitaux.En réalité, les autres secteurs coopératifs ne devraient-ils pas se faire eux aussi les propagandistes de l'épargne auprès de leurs membres ?N'ont-ils pas trop négligé l'éducation sur ce plan dans le passé ?Un tel enseignement de leur part pourrait avoir une efficacité particulière, parce qu'il serait facile de le centrer sur des objectifs bien précis et aussi parce que de telles sollicitations à l'épargne paraîtraient moins directement intéressées que celles venant des Caisses populaires.Chose sûre et certaine, les secteurs coopératifs autres que celui de l'épargne et du crédit ne sauraient rester indifférents en face de ce problème.A titre d'exemple, mentionnons la fameuse question des transactions au comptant, qui revient si souvent sur le tapis.Si toutes les coopératives agricoles, si toutes les coopératives de consommation pouvaient être payées rubis sur l'ongle par leurs membres quand ceux-ci y effectuent des achats, leur finance n'en serait-elle pas améliorée de beaucoup ?Quant -?- aux coopératives d’habitation, ne rencontreraient-elles pas moins de difficultés si leurs sociétaires étaient en mesure d'apporter une mise de fonds suffisante pour la finance facile des constructions qui leur sont destinées ?Dans leur propre intérêt, ces divers types de coopératives devraient mettre à leur programme l'éducation à l'épargne chez leurs membres.En plus de rendre directement service à leurs sociétaires, en les aidant à améliorer leur situation, elles contribueraient à bonifier leur propre administration en se débarrassant de la plaie du crédit.Du même coup, elles aideraient aussi à augmenter la puissance des institutions coopératives de finance, car on conçoit normalement que les sommes d'argent épargnées seraient dirigées sous forme de dépôts dans nos Caisses populaires ou sous forme d'assurance dans nos sociétés fraternelles.L'apport de ces nouveaux capitaux rendrait nos institutions coopératives de finance capables de rendre encore plus de service, du fait qu'elles seraient en mesure d'accroître leurs investissements si recherchés et si nécessaires à l'intérieur même du mouvement coopératif.Une telle action concertée en faveur de l'épargne chez les membres des coopératives de production, de consommation et de services serait d'autant plus efficace, encore une fois, qu'elle aurait toutes les apparences extérieures du désintéressement.Elle tournerait à l'avantage des Caisses populaires et des mutuelles, comme nous venons de le dire.Mais surtout, elle favoriserait grandement les individus eux-mêmes et contribuerait pour beaucoup à résoudre le problème de l'établissement.La prospérité des individus amène la prospérité des institu- tions, et la prospérité des institutions coopératives fera la véritable force de notre mouvement coopératif du Québec, dont on a lieu d'attendre le salut pour notre population.Nous n'avons pas le droit de laisser un secteur isolé quand il est dans l'intérêt de tous les secteurs coopératifs de lui permettre de devenir de plus en plus puissant, tout en aidant nos propres sociétaires à améliorer leur sort.Et précisément, sur le plan de l’éducation et de la propagande en faveur de l'épargne tant chez les jeunes que chez les moins jeunes, comme sur les autres plans d'ailleurs, tous les secteurs de la coopération sont solidaires.Dans un prochain article, nous traiterons de la nécessité pour les autres types de coopératives d'enseigner à leurs sociétaires les immenses avantages qu'ils pourraient retirer en devenant membres et en utilisant au maximum les services des coopératives de consommation.Il est une chose que nous ne devons pas oublier et sur laquelle nous ne saurions trop insister : c'est que dans notre mouvement, aucun secteur n'est indépendant des autres et tous doivent s'entr'aider d'une façon pratique.C'est une question d'intérêt bien compris de la part de chacun des secteurs eux-mêmes ; c'est aussi et surtout une manière de viser au plus grand bien de leurs sociétaires.Albert Côté, i.p., directeur du Service d’éducation du C.C.{Ensemble, le 1er décembre 1954.) (( Nous sommes toujours Jort reconnaissants des services qu’on va nous rendre.» — Petit-Senn Volume XXI, n° 1 LA REVUE DES JARDINS 13 La Caisse populaire de Lévis présente son cinquante-quatrième rapport annuel -?- REMARQUES DU PRÉSIDENT, ME VALMORE DE BILLY VOS administrateurs vous présentent le cinquante-quatrième rapport annuel sur les opérations de votre Caisse populaire pour la péroide se terminant le 30 novembre 1954.Vous constaterez à la lecture du bilan que la Caisse a continué sa marche ascendante.En effet, l'actif a augmenté de $173,484.90; donc, il s’établit à $6,148,534.32 à comparer à $5,975,049.42 au 30 novembre 1953.L’épargne est de $5,198,112.44 soit $152,198.65 de plus que l’an dernier.Le capital social s’est accru de $498.55 seulement.Au 30 novembre 1953, il était de $413,728.95 et, cette année, il se chiffre à $414,227.50.Les sociétaires ont souscrit en capital social un montant de $17,358.55 et les retraits se sont élevés à $16,860.Il est à remarquer que cette diminution est due aux retraits effectués pour le règlement de successions.Les.prêts aux sociétaires s’élèvent à $2,856,773.27 dont $2,770,490.27 sur garanties hypothécaires et $86,283.sur reconnaissances de dette.L’augmentation dans les prêts est de $137,601.37 puisqu’à la même date l’an dernier les prêts aux sociétaires s’élevaient à $2,719,-171.90.La Commission de crédit a prêté $751,214.95 dont $694,898.-95 sur hypothèques et $56,316.sur reconnaissances de dette.Les sociétaires ont reçu $136,591.87 en intérêts sur leurs dépôts d’épargne calculés à 3% sur le solde minimum trimestriel.L’avoir-propre de la Caisse, a comparer avec la situation au 30 novembre 1953, s’est accru de $21,838.65.Après le paiement du boni qui s’élèvera à $24,500.il restera une somme d’environ $9,900.à porter au fonds de surplus.L’avoir-propre s’établira alors à près de $511,000.et il sera plus élevé que le capital social de près de $100,000.Votre Conseil d’administration SITUATION AU 30 NOVEMBRE 1954 ACTIF Prêts aux sociétaires s Sur hypothèques.$ 2,770,490.27 Sur reconnaissances de dette.86,283.00 - $ 2,856,773.27 Placements : Obligations.$ 2,969,708.46 Parts à la Caisse centrale.3,000.00 L’Assurance-Vie Desjardins.30,000.00 La Soc.d’Assurance des C.P.D.50,000.00 Intérêts accrus 3,052,708.46 48,678.39 $ 5,958,160.12 Immeubles : Solde de prix de vente.$ 30,139.15 Propriété de la Caisse.900.00 - 31,039.15 Terrain.1,000.00 Ameublement de bureau.4,000.00 $ 5,994,199.27 Caisse au 30 novembre 1954.154,335.05 Total de Pactif.$ 6,148,534.32 PASSIF Capital social.$ 414,227.50 Épargne.5,198,112.44 Total du passif.$ 5,612,339.94 Bénéfices nets Fonds de réserve .$ 375,206.98 34,408.30 Fonds de prévoyance 65,953.77 Fonds de bienfaisance 4,000.00 Surplus 56,625.33 Total de Lavoir- •propre 501,786.08 Grand total.$ 6,148,534.32 14 LA REVUE DESJARDINS Québec, janvier 1955 recommande qu'un boni de 6% soit payé sur le capital social.Le Conseil d'administration demande également de ratifier, à même les bénéfices de l'année, le rabais d'intérêt ou ristourne accordé aux emprunteurs, ce qui a pour effet de réduire le taux d'intérêt sur les prêts à 4^4%.Ce rabais s'élève à $16,900.cette année.Les placements sur obligations s'élèvent à $2,969,708.46.Le portefeuille se divise comme suit : gouvernement provincial, $274,-000.; Corporations municipales, cités et villes, $1,022,000.; commissions scolaires, $867,500.; corporations religieuses, $430,700.' syndics, fabriques, diocèses, hô- pitaux et cimetières, $392,300.Les capitaux de placements devenant échus les cinq prochaines années sont les suivants : 1955, $368,400.; 1956, $418,600.; 1957, $383,500.; 1958, $236,300.; 1959, $291,700.Les administrateurs ont eu la douleur de perdre un membre du Conseil d'administration très dévoué en la personne de M.Joseph-F.L'Héreault décédé au mois de juillet dernier.Monsieur L'Héreault était un membre fondateur de la Caisse et avait été administrateur pendant dix-neuf ans.Le Conseil d'administration profite de la circonstance pour réitérer ses condoléances à la famille du disparu.LA CAISSE POPULAIRE DE ROUYN La Caisse populaire de Rouyn est une des plus progressives et des plus belles de cette région.Depuis sa jondation, le 13 décembre 1942, elle a prêté $1,736,194., elle a permis à plus de 200 ouvriers de se bâtir une maison, et elle n a pas perdu un centin.Elle a 3,080 sociétaires, un actij de $740,000., avec un avoir-propre de $39,182.10 et un capital social de $41,353.09.Elle a bénéficié d’une administration dynamique et éclairée qui explique en grande partie sa progression rapide malgré les difficultés économiques que le milieu oà elle évolue a connues.Les sociétaires sont certes reconnaissants envers ceux qui la dirigent puisqu’ ils ont si bien encouragé leur Caisse populaire.Nous lui souhaitons d’autres progrès.Voici les officiers de cette Caisse qui termine en 1954 la douzième année d’une administration saine et progressive.De gauche à droite : MM.Jules Laperrière, Dr H.-N.Samson, Sigejroy Moreau, Philippe Gaudrault, Antoine Marchand, Donat Thibault, J.-O.Dubois, Maurice Caouette, Jules Trépanier, A.-C.de la Chevrotière, Gérard Beauchemin, Antonio Bissonnette et Mozart Rioux.N’apparaissent pas sur la photo M.P.-A.Brousseau, administrateur de la Caisse, et M.Albert Coutu, du comité de surveillance.CAISSE POPULAIRE Il a été remplacé par M.Louis-de-Gonzague Léveillé.A tous les membres des divers conseils, un cordial merci pour leur collaboration soutenue et bienveillante et aux employés notre satisfaction pour le travail accompli.Savez-vous que .?Des économistes et des représentants de la Trésorerie américaine commencent à s’inquiéter de la progression constante de la dette nette privée et publique américaine, et ils se demandent si elle peut encore s’accroître sans risque grave pour les Etats-Unis dans l’éventualité d’une régression de l’économie américaine.En fin de 1953, la dette nette totale privée et publique des Américains atteignait $585,500,000,000.et on s’attend à ce qu’elle touche les $600 milliards en fin d’année 1954.C’est l’équivalent du revenu national actuel de deux années.Le gouvernement fédéra] a une dette de $278,400,-000,000.C’est sans conteste le plus gros débiteur.Les corporations américaines doivent $175 milliards.Les gouvernements des Etats et des municipalités, pour leur part, avaient une dette totale nette de $38 milliards au 30 juin 1954.L’inquiétude semble porter surtout du côté de la dette de l’Etat central que d’aucuns estiment trop élevée, et des trop grandes facilités accordées au crédit à la consommation ; elles incitent trop de gens à acheter plus qu’ils ne devraient le faire.De toutes les provinces canadiennes c’est la province de Québec qui a le plus grand nombre de pommiers.Elle en comptait, d’après le dernier recensement fédéral, 1,598,000 en 1951, alors que l’Ontario en avait 1,509,000.Les fermes occupées dans le Québec, au nombre de 134,336, d’après le dernier recensement national de 1951, avaient une valeur totale, toujours d'après le même recensement, de $1,399,363,121.dont $846,972,820 représentaient le fonds de terre et les bâtiments ; la différence est répartie entre les machineries, l’outillage et les bestiaux. Volume XXI, n° 1 LA REV VE DES JARDINS 15 Les Caisses populaires Desjardins assurent un excellent crédit agricole -?- NATURE DU CRÉDIT AGRICOLE LES capitaux que requièrent nos fermes peuvent se classer, d'après leur emploi, en trois grandes catégories : 1 ° Le capital utilisé à Tâchât de la propriété agricole et à son amélioration.Le crédit qui procure ce capital est garanti par la ferme : c'est le crédit foncier agricole.2° Le capital d’équipement.Il sert a l'achat du cheptel, des machines aratoires, et autres outils nécessaires aux opérations de la ferme.3° Le capital d’exploitation.Il est utilisé à l'achat des marchandises d'utilité professionnelle : fertilisants, graines de semence, etc., au paiement de la main-d'œuvre et des frais d'entretien de la famille agricole.SA NÉCESSITÉ Notre agriculture s'est, dans une large mesure, industrialisée puis commercialisée.En plus de produire, le cultivateur doit voir à l'écoulement de ses produits : il est devenu homme d'affaires.Il doit utiliser plus de machines, acheter plus d'engrais chimiques, employer de meilleures graines de semence.Il doit avoir des constructions plus modernes, élever de meilleurs animaux, améliorer et intensifier ses productions végétales.Il doit entreposer certains produits en vue d’un écoulement régulier sur le marché à de meilleurs prix.Il doit payer comptant ce dont il a besoin afin d'acheter à meilleur compte possible.En conséquence, il doit bénéficier des avantages d'un système adéquat de crédit à bon compte pour améliorer le rendement de sa ferme, accroître au maximum la qualité et la quantité de ses produits, obtenir une meilleure rémunération pour son travail.SA COMPLEXITÉ Notre industrie agricole est des plus complexes.Nos fermes dif- fèrent les unes des autres : elles n'ont ni les mêmes dimensions, ni la même fertilité, et leurs productions ne sont pas toutes les mêmes, non plus.La répartition du capital entre le fonds de terre, les bâtiments et les instruments de production varie également.Conséquemment, du point de vue du crédit, l'agriculture présente une situation assez difficile ; elle comporte des éléments d'incertitude, tel, par exemple, la température, qui ne sont guère de nature à y attirer les capitaux.Les fermes sont relativement peu considérables.Les affaires de la ferme sont intimement liées à la famille, ce qui entraîne souvent de la confusion dans l’utilisation des capitaux entre la ferme et la famille.Chaque famille a son train de vie et l’apport dn travail qu'elle fournit à la ferme constitue un autre élément difficile d'appréciation.Au surplus, l’agriculture, a raison de son fonctionnement lent, de sa rémunération incertaine et relativement peu élevée, est dans une situation d’infériorité, par rapport a l'industrie et au commerce, sur le marché de l'argent.Le cycle de rendement de l'agriculture diffère totalement de celui de l’industrie et du commerce.L'industriel progressif et le commerçant habile réussissent, en douze mois, à faire plusieurs opérations profitables avec le même capital, alors que le cultivateur, qui collabore avec la nature et ne lui commande qu'en lui obéissant, doit se contenter, sous notre climat, d'une seule récolte par année.Le capital qu'il investit sur sa ferme se trouve par là limité quant au rendement.Voilà pourquoi l'agriculture ne peut pas payer sur ses emprunts les intérêts que les banques touchent sur leurs prêts industriels et commerciaux.UN SYSTÈME APPROPRIÉ DE CRÉDIT AGRICOLE Notre agriculture doit, pour toutes ces raisons, organiser ses propres capitaux en gardant chez elle et pour elle ses épargnes.Elle doit donc organiser et opérer son propre système de crédit.Une organisation efficace du crédit s'avère indispensable à l'agriculture : le capital doit servir l'agriculture et non l'asservir ou la ruiner.Contrairement à ce que d'aucuns peuvent penser, le problème du crédit agricole n'est pas simplement d'assurer une source suffisante et continue de capital à l'agriculture ; un bon système de crédit agricole comporte plus que cela : il doit, pour être vraiment efficace, exercer une saine influence sur l’exploitation et l'administration de la ferme en favorisant un emploi vraiment productif et avantageux du crédit.Un système de crédit qui ne tient pas compte de la rentabilité des fermes mais uniquement de leur valeur marchande, et qui ne se soucie aucunement de l'emploi que les cultivateurs font du crédit, risque fort de favoriser plutôt l'endettement progressif d'un nombre sans cesse grandissant de fermes ; centré sur la seule préoccupation d'assurer l’accès facile à une source abondante de crédit pour les fermes, un tel système peut inciter à des abus regrettables.La chose s'est déjà vue en certains pays, notamment l’Australie, au témoignage d'une enquête menée en ce pays en 1945 par la Commission gouvernementale de la reconstruction rurale.SES CARACTÉRISTIQUES Le problème du crédit agricole ne consiste donc pas seulement à organiser une source adéquate de capital pour l’agriculture ; il n'est vraiment résolu que s'il assure un crédit dans des conditions qui 16 LA REVUE DES JARDINS Québec, janvier 1955 sont économiquement adaptées à l'agriculture et qui en écartent le mauvais usage ou l'emploi abusif.Un système de crédit agricole, pour être sain et efficace, doit posséder les caractéristiques suivantes : 1° il doit être basé sur l'esprit d'entraide, d'économie, de prévoyance, d'épargne, ainsi que sur les qualités professionnelles des cultivateurs ; 2° il doit être accessible à tous les cultivateurs en leur accordant des conditions de remboursement qu'ils sont capables de respecter ; 3° il doit tenir compte de la capacité de rendement des fermes, de leur rentabilité ; 4° il doit être peu coûteux ; 5° il doit être orienté vers la production : son emploi doit, par conséquent, être contrôlé.LES CAISSES POPULAIRES DISTRIBUENT UN TEL CRÉDIT AGRICOLE Toutes ces caractéristiques se retrouvent dans le crédit coopératif distribué sur la base paroissiale.L'organisme le plus apte à organiser et à distribuer un tel crédit agricole, c'est la Caisse populaire paroissiale.L'épargne rurale est la seule base vraie et saine du crédit rural.La Caisse populaire qui retient les épargnes là où elles sont produites et qui les fait retomber comme une pluie bienfaisante sur le sol qui les a produites, est, à coup sûr, l'instrument vraiment efficace en même temps que le moins coûteux de crédit agricole.La Caisse populaire, comme coopérative paroissiale d'épargne, stimule, recueille, organise les épargnes là où elles sont produites.Comme coopérative de crédit, la Caisse populaire, étant administrée par des citoyens qui connaissent bien les cultivateurs au milieu desquels ils vivent, et les conditions individuelles de leurs fermes, et qui savent comment elles se cultivent et s'administrent, fait une distribution sage et prudente du crédit.Les Caisses populaires, parce que paroissiales, assurent au crédit la souplesse requise en l'adaptant à des milieux agricoles dont les condi- tions diffèrent.Elles le rendent accessible à tous les cultivateurs en accordant, après entente avec eux, des conditions de remboursement qui tiennent compte de leurs revenus.Grâce à la connaissance que les Commissaires de crédit ont des fermes et de leurs exploitants, nos Caisses rurales peuvent s'assurer du bon emploi du crédit, écarter les emprunts excessifs, empêcher les abus de crédit.Le crédit de la Caisse est le moins coûteux qui soit.Sa distribution se fait sur place.Les enquêtes ne sont pas nécessaires : les commissaires de crédit connaissent les cultivateurs et leurs fermes.Les frais sont donc réduits au strict minimum.Nos Caisses populaires rurales, dans la mesure où leurs ressources financières le permettent, compte tenu de la liquidité qu'elles doivent maintenir pour honorer les retraits d'épargne de leurs sociétaires-déposants, répondent aux demandes de crédit des cultivateurs.En 1953, nos 785 Caisses populaires rurales affiliées ont consenti 36,627 prêts à court terme sur reconnaissance de dette pour un montant de $13,336,539,52., et 5,370 prêts à moyen et long IL N’AVAIT PAS L'ESPRIT DES C.P.D.La maîtresse de maison vit avec étonnement que l’invité mettait onze morceaux de sucre dans son café, mais qu’il commençait à le boire sans le remuer.— Mais le sucre n est pas encore dissous l dit-elle.Pourquoi ne le remuez-vous pas ?L’invité la regarde, tout étonné : — Oh ! vous savez, je n aime pas le café sucré.EFFETS DE DIFFÉRENCE Deux femmes étaient au coin de la rue quand, tout-à-coup, un chien à la queue duquel des enfants avaient attaché une casserole, passa en trombe, hurlant de toutes ses forces.— Horribles, ces enfants mal élevés l dit une des deux femmes.— C’est votre chien 7 demanda l’autre.— Non, dit la première, mais c’est ma casserole.terme sur garantie hypothécaire ou immobilière pour un montant total de $10,028,642,64.Nous n'avons pas de statistiques nous permettant de faire le partage des prêts aux ruraux se totalisant à $23,365,182.46 en 1953, dans nos Caisses populaires en vue d'établir le montant des prêts agricoles et le montant des prêts non agricoles ; nous pouvons dire cependant que la plupart des prêts à court terme ont été consentis à des cultivateurs, si, par ailleurs, les prêts hypothécaires ont servi pour une partie appréciable à la construction ou à l'achat d'habitations dans nos centres ruraux.Nos Caisses populaires rurales s'efforcent de bien satisfaire, dans la mesure de leurs disponibilités financières et dans le cadre juridique où elles opèrent, les besoins de crédit de nos cultivateurs, qui savent d'ailleurs l'apprécier et le reconnaître.Il s'en trouve cependant qui aimeraient qu'elles prêtent encore plus qu'elles le font à leurs coopératives qui leur vendent à crédit.Ils oublient le plus souvent dans leurs critiques que la coopération n'est possible qu'à deux ou plus, et qu'elle exige que toutes les parties intéressées fassent leur raisonnable part.Qu'ils se demandent s'ils ne seraient pas l'obstacle qui empêche leur Caisse de faire davantage pour leur Coopérative, en songeant bien que la chaîne coopérative a la force de son plus faible anneau, et qu'en matière de relations intercoopératives l'on doit faire, de part et d'autre, sa part de route pour se rejoindre et coopérer.Qu'ils réfléchissent à leur propre participation financière à leur coopérative.Ils n'ont, pour se convaincre de l'importance de leur participation au financement et aux opérations de leur coopérative, qu'à se rappeler que le niveau de l'eau d'un tonneau n'excède jamais sa plus basse douve.Ils comprendront alors peut-être mieux que les Caisses secondent les coopératives dans la mesure où leurs sociétaires, qui sont les premiers intéressés, les appuient et participent eux-mêmes à leur financement et leurs activités.Paul-Emile Charron Volume XXI, n° 1 LA REVUE DES JARDINS 17 Saint-Jean-Berchmans vit de souvenirs LE 18 novembre dernier notre Société fêtait à la fois son président, M.Georges Langlois, et ses vingt années de dévouement au service de notre institution paroissiale.En cette circonstance un hommage de reconnaissance lui fut rendu par les membres du Conseil d’administration, du Conseil de surveillance, de la Commission de crédit et du personnel de la Caisse, au cours d’un banquet et d’une soirée qui étaient sous la Ejrésidence d’honneur du curé de a paroisse, M.le chanoine J.-W.Caumartin, et du député de Papineau à la chambre des Communes, Me J.-Adrien Meunier, c.r.Cette fête organisée par et sous la présidence active de M.Char-les-A.Jobin, secrétaire-gérant, réunissait un groupe de soixante-dix invités comprenant la famille Langlois, des artistes, ainsi que les épouses des membres de nos conseils et commissions.-?- Pareille manifestation répétée pour la quatrième fois consécutive depuis l’année 1951 à Saint-Jean-Berchmans, est en train de devenir une tradition vivante de souvenirs.Le Conseil d’administration, par la voix de son secrétaire, fit ressortir le zèle, le dévouement, et le concours qu’apporta M.Langlois au développement ainsi qu’au progrès et succès de notre Société coopérative d’épargne et de crédit, qui lui reconnaît les états de services qui suivent : Tl devint sociétaire en 1927, membre du Conseil de surveillance en 1935 jusqu’à 1945, membre du Conseil d’administration en 1946 et président actif depuis 1948._ À titre de reconnaissance on offrit au jubilaire un magnifique bracelet-montre gravé, et à son épouse une gerbe de roses de la part des épouses.La Caisse populaire Saint-Jean- Berchmans entre dans sa quarantième année de fondation, cette année, et nous sommes fiers à juste titre de proclamer qu’elle fut fondée par le commandeur Alphonse Desjardins, le 13 juin 1915, au milieu d’une agglomération paroissiale de 775 familles, et qui en compte aujourd’hui 3,887, formant un total de 13,000 âmes.Placée dans un milieu entièrement résidentiel, elle s’est maintenue avec le concours dévoué et inlassable de son clergé paroissial.Son actif est aujourd’hui de $1,560,000.détenus par 2,883 sociétaires.C.-A.Jobin, secrétaire-gérant.?« On connaît te prix de La Jortune quand on l’a gagnée et celui d’un ami quand on l’a perdu.>) — Petit-Senn Revenus de la ferme LES cultivateurs canadiens (Terre-Neuve excepté) ont touché environ 1,094 millions de dollars de la vente de produits agricoles et des versements de participation pour la récolte de blé en 1953 au cours des six premiers mois de 1954.Ce montant est inférieur de 5% aux 1,183 millions reçus dans la première moitié de 1953 et d’environ 12% au record de 1,242 millions enregistré de janvier à juin en 1951.Environ 72.6 millions de dollars de la diminution de 88.7 millions, en comparaison du premier semestre de 1953, s’est produite durant le deuxième trimestre de 1954.Des réductions importantes dans les versements de participation à l’égard du blé, de l’orge, du seigle, du maïs et des pommes de terre ont contribué à la -4- réduction des revenus en espèces des fermes.Le blé, plus que n’importe quelle autre denrée, explique cette réduction ; les ventes beaucoup moins considérables et les prix plus bas ont réduit les recettes globales de 242.9 millions de dollars pour le premier semestre de 1953 à 132.7 millions pour la période correspondante de 1954, réduction de 45%.Par ailleurs, les revenus de la vente des bestiaux et de leurs produits ont augmenté.Les ventes plus considérables de tous les bestiaux ont plus que contrebalancé les bas prix dans toutes les classes sauf les porcs, et ont augmenté de 16% le total des revenus qui est passé de 317.4 millions à 368.5 millions de dollars.Le revenu de la vente des bovins et des veaux a augmenté d’environ 7 % pour s’établir à 180.5 millions de dollars.Les bas prix des œufs ont été plus que contrebalancés par le volume des ventes ; le revenu global provenant des ventes est monté de 60.3 millions à 62.3 millions de dollars.Le revenu des fermes tiré des produits laitiers est passé de 196.5 millions à 200.5 millions de dollars.(Extrait de L’Economiste agricole, octobre 1954.) ?« L’ordre chrétien n’est pas le contenu d’un système, mais le résultat d’une action divine.Or cette action me vise personnellement.)) — Romano Guardini 18 LA REVUE DES JARDINS Québec, janvier 1955 IN MEMORIAM L’Union régionale des Caisses populaires Desjardins des Trois-Rivières a été jrappée par des deuils successes durant le mois de décembre dernier.M.Joseph Montour, agronome, au service du gouvernement provincial et président de la Caisse populaire de Sainte-Catherine-de-Sienne (banlieue des Trois-Rivières) depuis sa fondation, a été mortellement frappé par une automobile le 5 décembre et décédait sur le coup.Monsieur Montour était un pilier des œuvres catholiques et sociales de sa paroisse et sa disparition cause un grand vide difficile à combler.* * * Le 12 décembre, M.Arthur Fortier, gérant de la Caisse populaire de Sainte-Clothilde-de-Horton, décédait subitement.Monsieur Fortier a dirigé la Caisse de Sainte-Clothilde depuis sa fondation, mars 1935.Il s’est dévoué sans compter à son succès.En été, bien occupé durant le jour, il consacrait à la Caisse ses soirées et souvent des parties de nuit à faire le travail qu’il n’avait pu effectuer durant la journée.Il a donc droit à la reconnaissance de tous les intéressés.* * * Le 13 décembre, le président de l’Union régionale des Caisses populaires Desjardins des Trois-Rivières, M.Sinaï-T.Lupien, décédait à l’âge de 74 ans et 6 mois.Monsieur Lupien a été un pionnier des Caisses populaires dans tout le district des Trois-Rivières.Il était gérant de la Caisse populaire de Saint-Théophile-du-Lac (Lac-à-la-Tortue) depuis sa fondation, le 13 septembre 1909, Caisse fondée par le commandeur Desjardins lui-même.Un des membres-fondateurs de l'Union régionale des Caisses populaires Desjardins, il a fait partie de son conseil d'administration dès le début, le 15 décembre 1920, et il était président du dit conseil d’administration depuis l’automne de 1929, soit depuis 25 ans.Il a représenté l’Union des Trois-Rivières au sein du conseil d’administration de la Fédération du Québec des Unions régionales de Caisses populaires Desjardins depuis la fondation de cette dernière, février 1932, jusqu’à son décès.-?- Monsieur Lupien a travaillé énergiquement au développement des Caisses populaires dans l’Union des Trois-Rivières et il a présidé à la fondation de la majorité de ses Caisses affiliées.Il leur a consacré son temps, son argent et sa santé.Le côté social de notre œuvre l’intéressait tout particulièrement.Il La dépense moyenne, par citoyen canadien, pour le cinéma a atteint $8.30 en 1953, contre $8.21 en 1952, et $6.15 en 1946.C’est la Colombie canadienne qui a dépensé le plus pour le cinéma en 1953 ; sa dépense moyenne par tête fut de $10.56.Québec a eu une dépense moyenne, par citoyen, pour le cinéma de $7.00.De toutes les provinces canadiennes, seule l'Ontario a vu ses dépenses pour le cinéma se réduire en 1953 : elle s’est établie à une moyenne, par citoyen, de $9.67, à comparer à $10.06 en 1952.* * * Les soins médicaux coûtent annuellement aux Américains $12,400,000,000.c’est ce que révèle une étude récente faite par le département administratif de la Sécurité sociale à Washington.Voici comment ils sont répartis : services hospitaliers : $3 milliards ; services médicaux et chirurgicaux : $3 milliards : services dentaires : 1 milliard , garde-malades : $600,000,000.; médicaments, etc., etc.: $2.2 milliards.Sur ce montant de $12,400,000,000.les sociétés d’assurance ont versé $2,100,000,000.aux 100,000,000 d’américains qui ont une assurance-maladie ; le solde, soit $10,300,000,000., ce sont évidemment les citoyens eux-mêmes qui ont dû ou doivent le payer.* * * Tous les mouvements paroissiaux qui s’intéressent de quelque façon à l’avenir de notre jeunesse, ne devraient-ils pas se a bien mérité des coopérateurs.A diverses reprises, il a été maire de la corporation municipale et président de la commission scolaire du Lac-à-la-Tortue.Nous offrons aux jamilles des disparus nos sincères condoléances l concerter et s’unir pour organiser, en coopération avec leur Caisse populaire, une campagne systématique d’éducation à l’économie et à l’épargne.N’est-ce pas une excellente façon d’aider nos jeunes à préparer efficacement leur avenir que de les engager ainsi sur le chemin de leur Caisse populaire ?N’est-il pas, messieurs les moins jeunes, qui avez de l’expérience, le chemin de leur bonheur ?La Caisse populaire n’est-elle pas là, sur place, qui les attend, et qui veut les aider à préparer leur avenir ?* * * Un excellent moyen podr nos jeunes de s’amasser ce qu’il faut pour se fonder un foyer sur leur propre pouvoir et s’établir, c’est de mettre régulièrement quelques dollars de leur paie ou de leur revenu à leur Caisse populaire.Combien de nos jeunes savent que déposer $10.par semaine à sa Caisse populaire, avec l’intérêt de 2%, forme après cinq ans $2,727.Se rendent-ils compte de ce qu’ils peuvent ainsi s’amasser d’argent et de bonheur, ces jeunes, de 17 à 25 ans?* * * En fin d'année 1953, il y avait 10 véhicules moteurs par 43 citoyens, au Canada, avec l’Alberta en tête, qui en comptait 10 par 31 citoyens.Les véhicules-moteurs étaient alors au nombre de 3,430,672.C’est une augmentation de 8.7% sur 1952.Cependant, c'est l’Ontario qui avait alors le plus d’automobiles par citoyen : 10 par 44 personnes- Savez-vous que .?-?- Volume XXI, n° 1 LA REVUE DESJARDINS 19 Service de renseignements -?- Q.— Qui choisit le gérant ?R.— C’est le Conseil d’administration.Q.— Quand doit-il le choisir ?R- — À la première séance du Conseil d’admi-tion qui suit l’assemblée générale annuelle.Q.— Est-ce obligatoire ?R.— Certes oui, c’est la loi qui l’exige.L’article 17 de la loi des Syndicats cooperatifs de Québec dit : (( Le Conseil d’administration choisit annuellement parmi ses membres, à sa première séance qui suit l’assemblée générale annuelle, un président, un vice-président, un secrétaire et un gérant.Q.— Qu est-ce que cela veut dire ?R.— Trois choses, qui sont à retenir.et surtout à bien observer, pour demeurer dans la légalité.La première : le gérant doit être choisi parmi les membres du Conseil d’administration.La deuxième : ce sont les membres du Conseil d'administration qui choisissent le gérant.La troisième : ils doivent choisir le gérant à la première séance qui suit l’assemblée générale annuelle.Donc, c’est bien compris, chaque année, il faut nommer le gérant.Ce sont les administrateurs qui le nomment.Et le gérant doit être un des administrateurs.Q.— Est-ce que le gérant peut être aussi secrétaire de la Ca isse ?R.— Oui, le gérant peut être secrétaire, puisque la loi prévoit que la charge de gérant peut être remplie par le président, ou le vice-président, ou le secrétaire.Plus précisément, on doit dire que le président, ou le vice-président, ou encore le secrétaire peut être nommé gérant, tout comme les autres administrateurs.Q.•— Qui nomme les employés ?R.— C’est le Conseil d’administration, et non pas le gérant.Q.— En quoi consiste le rôle du gérant dans la nomination, la suspension ou la révocation d’employés ?R.— Les Statuts généraux de la Caisse populaire confient au gérant la haute surveillance sur le personnel et lui octroie le droit de proposer au Conseil d’administration les nominations, les suspensions et révocations d’employés.C’est le Conseil d’administration, précisent les Statuts, qui décide en dernier ressort.Il est juste et légitime que la nomination des employés et la fixation de leurs traitements relèvent du Conseil d’administration, puisqu’ils sont les employés de la Caisse, et non pas du gérant.Et c’est dans l’intérêt de tous : Caisse, gérant et employés, qu’il en soit ainsi.La liberté de tous si nécessaire à une action efficace y trouve son compte.• Vos sociétaires seront certainement très heureux de recevoir quelques exemplaires des buvards illustrés ci-contre.Ils pourront consulter fréquemment la charte d’épargne qui y apparaît, et ils ne manqueront pas de s’en inspirer pour la préparation de leur budget.• Vous avez le choix de trois catégories de buvards, selon que les chiffres reproduits ont été compilés à 2%, 2^ % et 3% d’intérêt, pour convenir aux différents taux le plus couramment en vigueur dans les Caisses populaires.Ce que produit une épargne régulière À LA CAISSE POPULAIRE Depots hebdomadaires de Si.a S10.pour une période de 1 an à 10 ans Intérêts de 2% semi-ann.I $1.00 par semaine H 2.00 « H 3.00 « H 4.00 « ¦ 5.00 « H 6.00 « H 7.00 « H 8.00 « H 9.00 « H 10.00 « 1 an 2 ans 3 ans 4 ans 52.106.160.216.106.212.321.432.157.317.481.648.210.423.641.864.262.529.802.1,080.314.635.962.1,296.367.741.1,122.1,512.419.847.1,283.1,728.472.952.1,443.1,944.524.1,058.1,604.2,160.5 ans 6 ans 7 ans 8 ans 9 ans 10 ans 1,148.1,169.1,534.1,091.2,045.2,296.2 249, 2,256.1,983.3,068.2,314.3,579.4,018.3,599.5,165.3,896.L’intérêt est payé à tous les six mois et ajouté au capital déposé • Les prix s $ 1.25 le cent — 10.00 le mille — 9.00 le mille (par 5 mille).Le Service de papeterie de la Fédération des C.P.D. RÉDIT OOPÉRATIF à ba&e fiaAxUiiicde Quel sera le champ d'action de ces Caisses ?La paroisse ou le petit groupement municipal, suivant le cas.Ce champ restreint des activités est la base même de la parfaite sécurité des fonds.Ch acun dans la paroisse se connaît, la il est facile de se renseigner, et quand il s’agit de prêts, cette connaissance exacte du caractère, de l'honnêteté absolue du sociétaire emprunteur, est essentielle.On dit: «sociétaire-emprunteur», car il faut être de T association pour emprunter, puisque le principe même sur lequel repose ce genre de collectivité est la coopération.Alphonse Desjardins, fondateur des Caisses populaires.REÇU LE ! 4 AVR, Î974 BIBLIOTHÈQUE NATIONALE DU QUÉBEC (Discours au Congrès de la Jeunesse en 1908.)
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