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Titre :
Revue Desjardins : organe officiel de la Fédération des caisses populaires Desjardins
Éditeur :
  • Québec :La fédération des caisses populaires,1941-2004
Contenu spécifique :
Décembre
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
autre
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  • Ligne de communication,
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Revue Desjardins : organe officiel de la Fédération des caisses populaires Desjardins, 1956, Collections de BAnQ.

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'lüriiiiîni»! i-i w w ÉDIFICE DESJARDINS DESJRRDINS fa-, n ' mmi iÿf U Décembre 1956 h %.; I ^ î BILLET - ?- NOMBRE d’hommes, obscurs par l’origine et La naissance, ont été grands et glorieux dans leur carrière et leur mort.S’ils étaient nés et avaient été nourris dans les villages, ils ont régné et ont triomphé dans les villes.Après avoir commencé à la crèche de la pauvreté obscure, ils ont possédé des palais et des trônes.Leur renommée est comme une tour qui s’élève de plus en plus haut, jusqu’à ce qu elle devienne évidente, qu elle commande de partout l’attention.Franklin, l’homme d’état américain, était le fils d’un jabricant de chandelles et de savon.Daniel Dejœ, publiciste et romancier anglais, était fils de valet, lui-même fils de boucher.Le père du poète anglais Shakespeare, était màrchand de meubles.Un autre poète anglais, Wilton, était le fils d’un courtier d’argent.C’est un laboureur écossais qui a donné le jour à Robert Burns « le poète paysan.» Mahomet, appelé « le Prophète )), avait pour père un conducteur d’ânes.La duchesse de Dantzig, dont le mari était maréchal de France, avait été laveuse à Paris.Napoléon Ier, n était-il pas issu d’une mince jamille de Corse 7 Ce négociant, possesseur d’une des plus grandes fortunes réalisées en Amérique, F.F.Astor, avait vendu des pommes dans les rues de New-York.La grande Catherine, impératrice de toutes les Russies, était une fille des champs.Le philantrope Burritt, consul à Birmingham, grand lutteur contre la guerre et L’intempérance, était forgeron : on l’avait surnommé le « Savant forgeron ».Abraham Lincoln, homme d’état américain président de son pays, avait été fendeur de pieux.Enfin, deux fois président des États-Unis, le général Grant avait été tanneur.C’est (( dans une étable obscure » qu’est né le Sauveur du monde, apportant la paix aux hommes de bonne volonté.Il a été le divin exemple de l’humilité, à la fin d’un monde et au commencement d’un autre.Plus grand que tous les grands, plus puissant que tous les puissants, Il devait consacrer trente années de sa vie à préparer trois années d’apostolat, à former les quelques pauvres pêcheurs avec qui II fondera son Eglise, contre laquelle les forces du mal ne prévaudront jamais.« Il naît pauvre aujourd’hui ».« Tandis que toute la terre est à lui.» C’est à croire que l’humilité c’est la vérité.Noël à tous les hommes de bonne volonté.Paix à la terre.Elle en a besoin.Jos.Turmel NOTRE COUVERTURE.—Arbre de Noël, Québec.— {Photo : Service de Ci né photographie.) ÉDIFICE DESJARDINS Organe officiel de la Fédération de Québec des Unions régionales des Caisses populaires Deslardins, société régie par la Loi des syndicats coopératifs de Québec Vol.XXII, N012 QUEBEC Décembre 1956 Sommaire PAGE Billet Jos.Turmel 182 Éditorial: Inflation (Intérêt-Crédit).C.Vaillancourt 183 Modération vs inflation Paul-Émile Charron.185 L’Union régionale des Caisses populaires Desjardins de Joliette tient son assemblée générale annuelle 186 Témoignage de M.Alphonse Desjardins Jos.Turmel 187 Assemblée générale annuelle de l’Union régionale des Caisses populaires Desjardins de Trois-Rivières 188 A la Caisse populaire de Saint-Claude (Richmond) 188 Assemblée générale annuelle de l’Union régionale de Saint-Hyacinthe.190 Si nous ne les avions pas Jos.Turmel 191 Agent de charité ; de paix, de progrès S.É.le cardinal LÉGER.192 La boisson et les cigarettes avant la religion ?192 Une arme de défense Jos.Turmel 193 Notes et commentaires 194 Service de renseignements 195 Consultation légale Le conseiller juridique 195 Canadiens aux États-Unis 196 In Memoriam 196 Table des matières.197 Rédaction et administration LA FÉDÉRATION DES CAISSES POPULAIRES ÉDIFICE DESJARDINS 59.AVENUE BÉGIN.LÉVIS.P.Q.• PRIX DE L’ABONNEMENT Pour les caisses et leurs sociétaires.$1.50 Pour les autres.$2.00 • LA REVUE 1) ESJ AUDI NS est imprimée aux ateliers Charrier c3 Dugal, inc., Québec* Autorisé comme envoi postal de deuxième classe, ministère des Postes, Ottawa.DESJRRD NS ^ A \ m S./LA R g V(/£y 'pesjA^D///s INFLATION Intérêt - Crédit IL ne se passe pas de journée sans qu'on nous écrive pour nous demander ce que nous pensons de la situation économique : l'inflation est-elle rendue à un point dangereux ?l'augmentation des taux d'intérêt est-elle justifiable?et enfin, les ventes à tempérament ou à crédit contribuent-elles réellement à la prospérité de l'économie canadienne ?C'est assez difficile de répondre par une simple phrase à ces questions qui comportent tant d'aspects à envisager.Ceux qui sont en faveur de l'accroissement des ventes à crédit ou à tempérament nous font la remarque qu'en restreignant ces ventes l'économie du pays en souffrira, et qu'une dépression s'ensuivra.S'il y a eu des abus considérables de spéculation en 1929, alors que les trop grandes facilités de crédit accordées aux spéculateurs ont été une des causes de la crise à ce moment-là, il nous semble qu'avec l'expérience acquise il devrait être possible aujourd'hui de prévenir de tels abus et d'empêcher une autre crise économique de se produire.Des moyens ont été pris d'ailleurs, notamment dans le domaine de la bourse, pour prévenir une crise économique comme celle de 1929.Une des causes de cette crise, disons-nous, a été la spéculation favorisée pour ne pas dire stimulée par le crédit trop facile accordé aux spéculateurs.En 1929 et les années antérieures, on pouvait acheter n'importe quel stock à la bourse, en payant 10% comptant, et la balance, en empruntant ; à peu près tout le monde jouait à la bourse dans ce temps-là.Nous avions alors, com- me aujourd'hui d'ailleurs, l'occasion de parcourir les campagnes, et nous rencontrions des gens demeurant dans les rangs de telles et telles paroisses, qui ne recevaient que l'édition hebdomadaire d'un journal mais qui jouaient à la bourse, toujours à crédit.Quand les valeurs sur la bourse ont cessé de monter et que les gens ont voulu réaliser les valeurs qui se trouvaient alors surévaluées, ceux qui les avaient achetées sur marge avec 90% de crédit n'ont pas été capables de payer la différence, et on sait ce qui est arrivé : l'échafaudage monté à coup de crédit s'est écroulé et a entraîné dans sa chute la ruine de beaucoup de gens.Il n'en est plus ainsi aujourd'hui : Celui qui achète des valeurs à la bourse doit payer au moins 50% comptant, et ce n'est pas une loi du pays qui oblige à procéder ainsi, mais ce sont les contrôleurs eux-mêmes de la bourse qui ont imposé cette obligation.Voilà ce qu'on peut appeler de la saine démocratie.C'est ce qui explique aussi pourquoi, malgré une baisse de 50% dans les parts de la bourse, depuis quelques mois, il n'y a pas eu de panique, car le fait d'avoir payé 50% comptant d'une valeur signifie habituellement qu'on est capable de payer la balance, ou encore qu'on fera tout son possible pour arriver à la payer, car autrement la perte serait trop considérable.On peut dire, après l'expérience de 1929, que le crédit irraisonné et irraisonnable a été, en grande partie, la cause de la spéculation et de la crise dont nous avons eu à souffrir à ce moment-là.La même situa- 184 LA REVUE DESJARDINS Québec, décembre 1956 tion se répétera-t-elle en 1957 ou 1958 ?C’est là un autre problème.Il faut bien se rendre compte que l’inflation existe jusqu’à un certain point, mais on cherche à la contrôler par des moyens que les uns n’aiment pas parce qu’ds les affectent, et que d’autres approuvent.Tous, cependant, devraient bien considérer que le gouvernement est là pour le bien de la nation et que les mesures qu’il prend visent à protéger la stabilité économique et le bien-être en général.Certains prétendent que la restriction du crédit empêchera le développement économique du pays et provoquera du chômage.D’autres croient que l’augmentation du taux d’intérêt ne contribuera pas à empêcher l’inflation.Parlons d’abord du taux d’intérêt.Il est certain que ce n’est pas simplement en contrôlant le taux d’intérêt qu’on va enrayer entièrement l’inflation ; tout de même, ce contrôle est sûrement nécessaire, et déjà on en sent les effets.D’ailleurs, il ne faudrait pas se scandaliser de cette hausse du taux d’intérêt.J’ai toujours été étonné des bas taux d’intérêt : à certains moments, tout était à la hausse, le coût de la vie était plus élevé, mais toujours le taux d’intérêt demeurait bas.Nous avions demandé, dans le temps, à quelqu’autorité s’il n’était pas à craindre que le taux d’intérêt aussi peu élevé favorise la spéculation.Dans le passé, celui qui avait $50,000.ou $100,000.de réserve à l’épargne pouvait, une fois rendu à l’âge de sa retraite, vivre raisonnablement avec les revenus de son épargne, sans avoir à restreindre son train de vie habituel.Mais avec un taux d’intérêt aussi bas que 3% et le coût actuel de la vie, même l’épargnant qui a $100,000.ne peut pas vivre avec le revenu de ce capital.La conséquence, c’est qu’on a spéculé afin d’avoir plus de revenus pour boucler son budget, et cette spéculation a certes contribué à l’inflation.Avec les revenus de cette spéculation, on a prêté à des compagnies de finance qui, de leur côté, ont refinancé le crédit à des taux d’intérêt exhorbi-tants, créant ainsi un autre genre d’inflation.On est effrayé aujourd’hui du taux d’intérêt de 5%, 53/2% ef 6%.Cependant, il y a quinze ou vingt ans, lorsque vous pouviez changer un dollar de papier pour un dollar en or, c’est-à-dire lorsque la monnaie avait une valeur beaucoup plus grande que celle qu’elle a maintenant, on payait alors pour emprunter un taux d’intérêt de 5% et 6% et parfois plus, et personne ne s’en scandalisait.Aujourd’hui, on a une monnaie dépréciée et on se scandalise.Je ne vois pas comment on peut raisonner sainement en pensant ainsi.Au sujet des taux d’intérêt peu élevés, nous connaissons des gens qui possèdent plusieurs milliers de dollars et qui ont investi leurs capitaux dans des maisons de finance s’occupant tout spécialement de crédit aux compagnies de prêts ou aux organisations qui vendent à tempérament, avec un intérêt de 18% et 24%.Aujourd’hui, avec la hausse des taux d’intérêt, ces compagnies de finance vont y penser deux fois, car les gens vont peut-être préférer 5%, 5J^% et 6% avec bonne garantie, à 8% ou 10% spéculatif ; par le fait même, on sera obligé de restreindre un peu le crédit et voir à normaliser les choses.Ventes à tempérament.Ventes à crédit.Restreindre ces ventes, dit-on, c’est restreindre l’activité économique, car les gens qui achètent à tempérament ou à crédit activent les industries et contribuent à éloigner le chômage.Il y a certes une part de vérité dans cette assertion, mais dans 50% des cas, malheureusement — et je puis le prouver devant n’importe quel comité — ces ventes à tempérament ou à crédit sont faites pour des articles de luxe ou pour des choses absolument inutiles, ce qui ne sert pas beaucoup à la prospérité de la nation.Si l’acheteur à crédit ou à tempérament attendait, pour acheter telle marchandise, d’avoir accumulé, par ses épargnes, le montant nécessaire, il paierait au moins 10%, 15% et même parfois 20% meilleur marché et, de ce fait, il pourrait restreindre l’inflation, et avec le surplus de 10%, 15% ou 24% payé en intérêt au bénéfice de quelques-uns, il pourrait faire travailler le commerce davantage et acheter des choses nécessaires et utiles.Voilà comment les ventes à tempérament et à crédit, faites à outrance, créent l’infla- Volume XXII, n° 12 LA REVUE DES JARDINS 185 tion et nuisent à l'économie entière de la nation.On cherche actuellement à stabiliser l'économie.Des mesures sont prises visant à contrôler l'inflation sans pour autant provoquer une contraction dans l'activité économique qui amènerait une dépression néfaste ; avec le bon sens et les dispositions qui sont déjà prises et qui pourront être complétées, le cas échéant, qu'on maintienne l'activité économique du pays et qu'on empêche, par une saine modération dans les achats des biens de consommation, l'inflation néfaste des prix.On maintiendra ainsi la prospérité que nous avons et le bien-être dont nous jouissons.Modération vs inflation LES économistes prévoient une autre année de prospérité grandissante pour l’économie américaine.D’après une enquête récente que Dun e3 Bradstreet a menée auprès des hommes d’affaires, l’année 1957 marquerait, en effet, une augmentation appréciable dans les ventes, dans les profits, dans l’emploi, parce que les investissements seront plus élevés et la consommation plus grande encore en 1957 qu’en 1956.Il semble bien que l’économie canadienne connaîtra, elle aussi, une plus grande expansion en 1957.* * * Toutes ces belles perspectives sont cependant assombries par la menace croissante de l’inflation.Le développement économique lui-même dans son progrès rapide pose le problème de la stabilité de l’économie.La stabilité économique et la sécurité sociale que tout le monde désire, requiert un juste équilibre des forces économiques en présence, notamment du pouvoir d’achat en face des biens disponibles.En 1952, les Américains ont épargnés 8% de leurs revenus disponibles ; en 1955, ils n’ont épargné que 6.1%.Le crédit à la consommation, par ailleurs, s’est accru rapidement.Il excède présentement $40 milliards.Le revenu personnel des Américains s’est accru de 5% cette année par rapport à 1955, -?- alors que le crédit à la consommation a augmenté de 14% au cours de la même période.Au Canada c’est sensiblement le même phénomène qui tend à se développer.Le crédit à la consommation qui excède 23/f milliards l’indique assez clairement.* * * Nous souhaitons que l’épargne sous toutes ses formes s’intensifie sensiblement en 1957 ; l’épargne et le paiement des dettes (c’est une forme d’épargne) voilà d’excellents moyens de réduire la pression du pouvoir d’achat sur les prix et, par conséquent, de combattre l’inflation.Le pouvoir d’achat exerce une pression sur les prix au point de les faire se hausser lorsque les biens disponibles sont insuffisants et lorsque les citoyens achètent trop, ne savent pas se modérer, croient pouvoir tout acheter, comme c’est chez nous le cas, ces années-ci.Dans une économie qui, avec le plein embauchage, est à la limite de sa capacité actuelle de production, le grand remède à l’inflation se trouve chez les citoyens eux-mêmes : ce remède vraiment efficace c’est la modération dans les achats des biens de consommation.Activer la production, d’une part, et réduire la consommation, d’autre part, voilà les deux solutions à l’inflation des prix.Si la première n’est guère possible dans notre économie actuelle qui produit déjà à la limite de ses forces disponibles, la seconde solution demeure sûrement possible, et elle devient plus nécessaire encore si la première solution n’est guère possible.À l’inflation, qui menace notre prospérité économique actuelle, opposons donc l’arme si efficace de la modération dans les achats.Faisons un loyal effort d’acheter un peu moins (parce que nous achetons un peu trop) pendant les mois qui viennent.La valeur de notre dollar dépendra de l’effort d’un chacun d’user de modération dans ses dépenses et de donner son plein rendement.Travail et épargne demeurent donc toujours les piliers de l’édifice économique et la base de la sécurité sociale.Paul-Émile Charron ?« L’instruction sans éducation est un torrent sans digue, et l’éducation sans religion est un foyer sans feu.» ((La science est non seulement une des sources principales de la vertu, mais encore elle l’entretient, elle la conserve, et elle l’augmente.)) — Bossuet « La mémoire est infidèle.Les choses ne passant que dans la mémoire mais non dans la conscience, s’oublient.)) 186 LA REVUE DES J A RD IN S Québec, décembre 1956 L'Union régionale des Caisses populaires Desjardins de Joliette tient son assemblée générale annuelle -?- Le 30 octobre, Les délégués des Caisses populaires Desjardins du diocèse de Joliette assistaient à l’assemblée générale annuelle {la douzième) de leur Union régionale et de leur Caisse centrale.Ils avaient le plaisir d'entendre des chiffres qui attestaient la progression notable des effectifs et le développement considérable des opérations de leur Caisse centrale et des services de leur Union régionale.Nous empruntons au compte rendu qu’a fait L’Action populaire, de Joliette, de cette réunion des Caisses populaires du diocèse de Joliette.L’ASSEMBLÉE eut lieu à l’École supérieure Saint-Via-teur et comme toujours l’assistance était nombreuse, presque toutes les Caisses locales y ayant envoyé des délégués.Comme toujours aussi les officiers de l’Union régionale étaient à leur poste sur l’estrade d’honneur où avaient aussi pris place quelques invités dont l’hon.sénateur Cyrille Vaillancourt, gérant-général de la Fédération provinciale des Caisses populaires, M.le commandeur J.-Abel Marion, président de la Fédération des Caisses, M.J.-Bpte Lemoine, président général de l’U.C.C.et président de l’Union régionale des Caisses de Saint-Hyacinthe, M.François Adam, gérant de la Société d’assurances des Caisses populaires, M.Jean-Paul Langlois, de l’Assurance-Vie Desjardins, M.Lefebvre, représentant de l’Union régionale de Montréal, les officiers de l’Union régionale de Joliette, les employés de la Caisse régionale, des aumôniers ayant à leur tête M.l’abbé J.-Marc Marsolais, aumônier de l’Union régionale de Joliette.Il y eut programme chargé, comptes rendus de procès-verbaux, rapports des diverses commissions, élections, allocutions, etc.A l’item élection, les officiers sortant furent réélus, à l’exception de M.Paul Caillé, démissionnaire, à qui succède M.Sylvestre Sylvestre.L’actif total des 44 Caisses affiliées atteignait au 31 août 1956 l’impressionnant montant de $13,544,612.69 contre $11,384,-090.71 à la même date l’an dernier.C’est une augmentation de $2,160,524.98 soit 18.98%.Pour la première fois, l’actif a progressé tous les mois classant notre Union régionale au quatrième rang des unions régionales de la province.Cet important bilan est dû à plusieurs causes, mais les deux principales sont la propagande intelligente et soutenue des officiers et, en particulier, des gérants et la mise sur pied de deux nouveaux plans d’assurance d’un genre tout à fait original : l’assurance-vie prêt et l’assurance-vie épargne.37 Caisses ont jusqu’ici adhéré à l’assurance-vie prêt et 10 à l’assurance-vie épargne et selon toute probabilité, au 1er décembre toutes les Caisses affiliées auront adhéré à l’assurance-vie prêt.8 Caisses ont en dépôt des montants dépassant $1,000.00 par famille.La Caisse de Saint-Zénon se classe en première place sur cet item avec un montant de $2,052.27 par famille et 701 sociétaires, soit 3.37 sociétaires par famille.La Caisse de Saint Cléophas a $1,687.09 par famille et 3.33 sociétaires par famille.La Caisse de Saint-Thomas vient en troisième place, puis Sainte-Elisabeth, Saint-Roch, Saint-Damien, Saint-Alphonse et Joliette (Cathédrale) se classe au huitième rang avec un montant de $1,-005.93 par famille et 1.47 sociétaire par famille.Les deux Caisses qui ont le plus augmenté leur actif au cours de l’année sont la Caisse de Joliette (augmentation de $270,000.) et Saint-Pierre ($217,000.).Les 44 Caisses de l’Union régionale couvrent un territoire comprenant environ 18,000 familles et elles comptent 27,000 sociétaires.La Caisse régionale a pour 94.14% de son actif prêté en obligations.L’avoir-propre des Caisses (fonds de réserve, fonds de prévoyance et surplus) s’élève à $573,283.94, une augmentation de $90,948.89 sur l’an dernier, soit 18.85% à rapprocher pour comparaison des 18.98% d’augmentation de leur actif durant la même période.Durant l’année écoulée, les Caisses de notre Union ont prêté $4,508,000.et ont reçu des remboursements pour un montant de $3,169,000.Quant à la Caisse régionale elle-même, elle affiche un actif de $1,937,174.30 et les entrées et emplois d’argent à cette Caisse durant l’année dernière, ont atteint un chiffre formidable de $71,114,486.76.Et le mouvement général des entrées et emplois depuis sa fondation atteint $478,245,542.13, ce qui indique certainement beaucoup de travail de la part des employés de cette Caisse et ce qui indique combien elle avait sa raison d’être au centre de notre Union régionale.Ces diverses constations que nous venons d’énumérer ressortent des rapports préparés et donnés par le président, M.Gérard Gauthier, le secrétaire-gérant M.Marcel Gravel, ainsi que des rapports de l’inspecteur-propa-gandiste, M.Normand Lemire, et des présidents respectifs de la Commission de crédit et du Conseil de surveillance.M.l’abbé Jean-Marc Marsolais, aumônier, tira, sur l’invi- Volume XXII, n° 12 LA REVUE DESJARDINS 187 tation du président, les conclusions de cette réunion.Voici quelques extraits de son allocution qui ne manquera pas d’intéresser vivement les délégués.(( On peut affirmer, sans crainte de se tromper, qu’une des plus grandes figures de notre peuple canadien-français depuis un siècle, est celle de M.Alphonse Des jardins.On peut l’appeler à juste titre, le père de la coopération au Canada.Ce qui le rend grand à nos yeux, c’est qu’il s’est penché sur les misères de notre peuple et qu’il l’a aidé efficacement par une formule vraiment sociale et salvatrice.a /W« 188 LA REVUE DESJARDINS Québec, décembre 1956 Assemblée générale annuelle de l'Union régionale des Caisses populaires Desjardins de Trois-Rivières L’Union régionale des Caisses populaires Desjardins de T rois-Rivières groupe les Caisses populaires Desjardins des diocèses de Trois-Rivières et Nicolet.Les Caisses affiUêes, au nombre de 135, ont un actij total excédant $65,000.000.La Caisse régionale, organe financier de l’Union, administre un actif de plus de $11,000,000.Elle tenait en fin d’octobre son assemblée générale annuelle et soumettait son trente-sixième rapport annuel à ses Caisses.Nous vous donnons, avec le bilan de la Caisse régionale au 31 aoù.t 1956, quelques extraits du rapport du Conseil d’administration, soumis par son secrétaire-gérant, M.Jean-Jacques Caron.NOUS avons l'honneur, aujourd'hui, de soumettre à votre approbation le trente-sixième rapport annuel de l'Union régionale des Caisses populaires Desjardins de Trois-Rivières, pour l'année sociale terminée le 31 août dernier.Avant de commenter les opérations du dernier exercice, nous ne pouvons passer sous silence le décès de M.Laurent Létourneau, survenu le 13 novembre 1955, au tout début de l'année sociale que nous venons de terminer.Pendant 31 ans, M.Létourneau occupa le poste de gérant de votre Union régionale ; pendant 31 ans, en dépit d’une santé chancelante, il s'est dévoué sans compter pour faire de votre Union régionale ce qu'elle est aujourd'hui ; pendant 31 ans, toutes et chacune de nos Caisses populaires affiliées ont pu bénéficier de sa vaste expérience, de ses précieux conseils, de son jugement rapide et sûr.En perdant M.Létourneau, nous avons perdu un homme d’une compréhension extraordinaire, un homme qui ne vieillissait pas, un homme qui se renouvelait constamment et qui apportait à la solution des problèmes de l’heure les méthodes d'aujourd'hui ; en perdant M.Létourneau, nous avons perdu un homme supérieur dont le nom restera attaché à celui des Caisses populaires, dans notre région surtout.Nous vous invitons à avoir une bonne pensée dans vos prières pour ce vrai chrétien qui a consacré sa vie à aider les siens.Le nombre de nos Caisses populaires affiliées reste le même que l'an dernier, soit 135.Certains projets de fondation nous ont été soumis, au cours de la dernière année sociale, et nous avons tenu des réunions préliminaires où nous avons été invités à le faire.En ce qui concerne nos 135 Caisses populaires affiliées, tenant compte de la situation économique dans notre région, nous anticipions une certaine augmentation de l'actif de ses Caisses, mais nous étions loin de nous attendre à établir un record : en 1942-43, A LA CAISSE POPULAIRE DE SAINT-CLAUDE (Richmond) La Caisse populaire de Saint-Claude {Richmond) a souligné, dimanche, le 28 octobre par diverses manijestations, le quarantième anniversaire de sa fondation.La célébration débuta par une messe solennelle chantée par JH.l’abbé Edouard Comeau, curé de Saint-Claude.Elle fut couronnée par une soirée sociale à laquelle participèrent avec enthousiasme les paroissiens qui firent salle comble.Cette photo fut prise au moment oà Æ.Joseph Maurice, président actuel et co-fondateur de la Caisse populaire de Saint-Claude {que l’on voit à gauche) rappela {il est âgé de 75 ans) de vieux souvenirs à des interlocuteurs : M.Émilien Lafrance, député provincial de Richmond, AI.l’abbé Édouard Comeau, curé de la paroisse, JH.René Dupont, secrétaire-gérant de l’Union régionale de Sherbrooke, dont fait partie la Caisse populaire de Saint-Claude, M.Paul-Emile Charron, assistant-secrétaire de la Fédération provinciale des Caisses populaires Desjardins, conférencier invité.- i-, -AV Volume XXII, n° 12 LA REVUE DES JARDINS 189 nous avions obtenu la plus forte augmentation à date, elle était de $7,600,000.; pour la dernière année, Taugmentation de Tactif s'élève à $9,069,920.72.Comme la chose s'est produite l'an dernier, l'assurance-vie épargùe a certainement contribué dans une bonne proportion, d'après les renseignements que nous avons obtenus des gérants de nos Caisses populaires qui ont adhéré au cours de la dernière année sociale; nous sommes portés a croire également que la pratique régulière de l'épargne gagne des adeptes parmi nos sociétaires.Nous félicitons et remercions bien sincèrement les responsables de ce magnifique résultat.Tous, nous avons raison d'être fiers de ces succès, mais nous devons ajouter qu’il ne faut pas se laisser griser par les résultats obtenus qui dépendent, dans une certaine mesure, du travail de chacun, nous ne pouvons le nier, mais où une foule d'autres facteurs entrent également en ligne de compte.Dans la majeure partie de nos Caisses affiliées, les directives de la Fédération et de l’Union sont scrupuleusement observées ; en tenant compte des conditions économiques qui prévalent actuellement, nous ne pouvons que vous conseiller énormément de prudence et vous inviter à respecter davantage les directives concernant le maintien de la liquidité et d'une encaisse satisfaisante.Au chapitre des prêts, nous croyons devoir insister de nouveau sur le fait que si vous désirez réellement rendre service à vos sociétaires - emprunteurs, vous vous efforcerez, au moment de la demande d'emprunt, d'obtenir que des conditions précises de remboursement soient établies et, une fois le prêt consenti, vous verrez à ce que les conditions posées soient respectées intégralement ; il y a encore trop de prêts qui sont consentis pour une période d’un an et où, d'année en année, on renouvelle le prêt pour le même montant quand, dans certains cas, le montant n’est pas augmenté de celui des intérêts qui n'ont pas été payés.Les inspecteurs de la Fédération et de l'Union s'appliquent, dans la préparation de leur rapport, a vous faciliter le travail de redressement dans ce domaine.Le nombre des sociétaires est passé de 113,550 l'an dernier a 121,651 a la fin de notre année sociale, soit une augmentation de 8,101 ; l'épargne moyenne par sociétaire qui était de $434.25 l'an dernier est actuellement de $472.-19 ; par contre, la proportion du capital social par rapport à l'épargne qui s'établissait a 7.9% l'an dernier a baissé cette année à 7.5%.N'y aurait-il pas lieu, pour les Caisses populaires qui n’ont pas atteint les 10% recommandés, de travailler activement à faire payer du capital social additionnel par leurs sociétaires ?Plusieurs de nos Caisses affiliées ont adhéré cette année aux plans d'assurance-vie prêt et d'assu- rance-vie épargne ; nous invitons celles qui ne l'ont pas encore fait, à étudier la.possiblité d'accorder ces deux bénéfices à leurs sociétaires ; dans quelques cas, nous avons différé notre autorisation, parce que nous n'avions pas la certitude que les Caisses concernées pourraient assumer le paiement des primes.Comme vous pouvez le constater, les résultats obtenus dans nos Caisses affiliées sont intéressants; ils le sont également à la Caisse de l'Union régionale.Son actif a augmenté de $1,500,000.Cette majoration d'actif est très appréciable, tout en n'étant pas aussi élevée que celle de l'année précédente.Nous avons maintenu une encaisse moyenne plus élevée, quoique, à la fin de notre année sociale, cette encaisse soit un peu moins élevée qu'elle ne l'était au 31 août 1955.SITUATION DE LA CAISSE DE L’UNION RÉGIONALE DE TROIS-RIVIERES au 31 août 1956 ACTIF PASSIF Placements .$ 9,304,209.54 Capital social .$ 663,850.00 Prêts 309,698.98 Épargne 9,914,692.81 Emprunt — Placements et prêts.$ 9,613,908.52 Ristournes 43,000.00 Boni (suggéré) 39,608.50 Immeubles 180,000.00 Inventaire (mobilier).27,000.00 Total du passif.$10,651,151.31 Inventaire papeterie pour les Caisses 19,941.23 Avoir-propre 390,299.67 Encaisse 1,210,601.23 Total de l'actif.$11,051,450.98 Grand total .$11,051,450.98 SITUATION DES CAISSES AFFILIÉES À L’UNION au 31 août 1956 Actif .$65,617,000.00 Épargne .57,442,000.00 Prêts .30,835,000.00 Avoir-propre 3,211,000.00 Placements .20,958,000.00 Sociétaires 121,651.00 Encaisse 12,328,000.00 Emprunteurs 18,514.00 Capital social 4,304,000.00 TABLE D’INTÉRÊT  2'A ET 2^% PAR ANNÉE • A la demande de quelques Caisses populaires, nous avons préparé des cartes d’intérêt trimestriel à 2J4 et 2%% par année.• Si vous êtes intéressés à vous procurer de ces cartes, elles sont disponibles à notre comptoir de papeterie au prix de $0.15 l’unité. 190 LA REVUE DESJARDINS Québec, décembre 1956 Assemblée générale annuelle de TUnion régionale de Saint-Hyacinthe QLUS de 250 délégués repré-sentant 51 Caisses populaires assistaient, le 20 octobre, à Saint-Hyacinthe, à la douzième assemblée générale annuelle de leur Union régionale de Saint-Hyacinthe.M.Jean-Baptiste Lemoine, président de l’Union, souhaita la invités : MM.menvenue aux Abel Marion, président de la Fédération des Caisses populaires, François Adam, directeur général de la Société d’assurance des Caisses populaires, Rosario Tremblay, chef des inspecteurs de la Fédération, MM.René Dupont et Marcel Gravel, respectivement gérants des Unions régionales de Sherbrooke et de Joliette, Jean- T,a chaude et accueillante vieille maison.(Photo : Service de Ciné-photographie.) ¦¦Il -¦ V fk '«#¥¦ / Paul Langlois, représentant de l’Assurance-Vie Desjardins, et M.Jean-Marie Gagnon, secrétaire-gérant de la Caisse populaire de Lévis.Il ressort de l’exposé du gérant, de l’U.R.de Saint-Hyacinthe, M.Marcel Rousseau, sur les opérations de l’année, que l’Union régionale de Saint-Hyacinthe a fait des progrès intéressants.L’avoir-propre, de $55,779.05 qu’il était l’an dernier, a été porté à $72,-202.04.L’actif de la Caisse régionale était, en fin d’année, de $2,355,244.94.L'actif global des 60 Caisses affiliées était de $19,-500,000.C’est une augmentation de $3 millions sur celui de l’an dernier.Le gérant, commentant la hausse récente des taux d’intérêt, recommanda aux Caisses, en ce qui concerne l’épargne, de ne pas dépasser, pour le moment du moins, 2J^%, et de faire connaître davantage les services que les Caisses populaires assurent à leurs membres.Il les exhorta à s’en tenir à l’esprit et aux règlements des Caisses dont l’expérience a confirmé la valeur.M.Lemoine, président de l’Union, rappela la nécessité de s’employer à faire pénétrer davantage chez les classes populaires les principes de la coopération et de l’entr’aide qui sont la base même de l’établissement des Caisses populaires.Ces principes, dit-il, doivent toujours être le moteur de nos activités.Il fit une mise en garde contre les dangers des trop grandes facilités de crédit dont jouit actuellement le peuple canadien.L’abus du crédit est une des causes principales de l’inflation que le gouvernement canadien essaie présentement de combattre.Dans la mesure où nous pouvons collaborer à cette politique par plus de modération dans les achats, c’est notre devoir de le faire.M.Lemoine assura le président de la '¦H Volume XXII, n° 12 LA REVUE DESJARDINS 191 Fédération que TUnion régionale de Saint-Hyacinthe tâchera de continuer d'aider à l'administration des Caisses affiliées de façon à ce que les règlements soient toujours suivis le mieux possible et que le Service d'inspection n'ait pas à signaler de manquements graves.M.Abel Marion, président de la Fédération, s'est dit heureux de noter que les Caisses populaires de l'Union de Saint-Hyacinthe progressent de façon remarquable et qu'elles ne posent pas de problèmes graves à la Fédération.Après un bref commentaire sur la situation actuelle du marché des valeurs mobilières, M.Marion recommanda l'observance des directives de la Fédération en ce qui concerne l'encaisse et les placements.L'inspecteur-propagandiste de l'Union, M.Lucien Pilon, commenta pour le bénéfice des délégués la partie du rapport évoquant les activités du Service de l'inspection et de la propagande.Il démontra que si les Caisses populaires de l'Union de Saint-Hyacinthe font preuve de vitalité et sont administrées sagement, le mérite en revient pour une grande partie aux officiers des Caisses populaires qui acceptent avec dis- cipline les directives de l'Union.M.François Adam et Jean-Paul Langlois firent, à titre de représentants de nos deux sociétés d'assurance, des commentaires intéressants sur les activités de ces deux services d'assurance des Caisses populaires Desjardins.M.le chanoine Roland Frigon, aumônier de l'Union régionale, invita les délégués de continuer à se dévouer pour la cause de la coopération car c'est là une façon très efficace, et combien méritoire, d'exercer ^la charité que nous demande l'Eglise et d'améliorer les conditions de vie matérielle et spirituelle de notre peuple.Si nous ne les avions pas .• -?- SUR les onze institutions d’enseignement supérieur que compte l'Union régionale de Québec, dix possèdent leur Caisse populaire régulière, où les élèves apprennent comment utiliser leur argent, comment aussi le faire fructifier.Ils commencent dès leur jeune âge à prendre contact avec la coopération et dans un domaine qui n'est pas facile, celui du portefeuille.Parce que les écoliers ont aujourd'hui plus d’argent dans leur portefeuille qu'autre-fois, il convient qu’ils apprennent comment il faut traiter ce serviteur indispensable et .exigeant.Nous comptons 5,090 élèves dans les collèges et couvents de notre Union qui ont une Caisse populaire.De ce nombre, 2,404 sont sociétaires ayant en dépôt d'épargne $149,582.92 tandis que leur capital social est de $49,-674.84.Elles ont un actif total de $160,512.91 et un avoir-propre de $3,677.92.Le service de nos Caisses étudiantes est exactement le même que celui des Caisses paroissiales ; ainsi au 31 octobre, les prêts en cours étaient de $2,297.95.Si on ajoute les montants recueillis par les Caisses scolaires, on peut se féliciter du travail qui s'accomplit, tranquillement et sans bruit, avec et par les jeunes.Aussi, c'est avec beaucoup d'intérêt que nous faisons nôtres leurs petits problèmes d'aujourd'hui.Un bon nombre parmi ces étudiants prennent contact avec la réalité ayant l'occasion d'occuper des postes d'importance dans leur coopérative ; c'est une façon de leur faire apprendre que le métier de chef est un métier parfois lourd de responsabilités et de conséquences.C'est aussi un moyen de leur rappeler que tout ne commençant pas avec eux, ils ont à continuer le travail de leurs devanciers tout en restant les architectes de leur propre fortune.Etudiantes ou scolaires, nos Caisses de jeunes veulent apprendre à des sociétaires en herbe qu'il ne faut pas « jeter ses choux trop gros )), selon l'expression populaire ; que cette part d'épargne soit déposée dans des institutions qui leur appartiennent et qu'ils peuvent déjà contrôler.Etudiante ou scolaire, ces Caisses invitent les jeunes à s'intéresser très tôt dans la conduite de leur petit budget, afin que plus tard, ils s'acheminent normalement vers la caisse populaire paroissiale.L’étudiant, devenu professionnel, et l’écolier travailleur, n'oublieront pas que la Caisse populaire s'est occupée d'eux quand ils avaient besoin d'elle.Parce que nous les aurons habitués à avoir l'œil sur les petites dépenses, ils éviteront adultes, les crevasses faibles qui peuvent tout de même faire sombrer un grand navire.Si c'est un grand privilège d'être jeune, le privilège de grandir jusqu'à devenir un homme indépendant à la fleur de son âge l'est encore davantage.Jos Turmel, propagandiste de L’Union de Québec.?« Qui ne raccommode pas ses vieux effets n en portera jamais de neuj.» ?«.Un pays qui ne veut plus des hommes de Joi, va aux hommes de loi, en attendant qu il aille aux hommes sans Joi ni loi.)) — Guiset 192 LA REVUE DESJARDINS Québec, décembre 1956 Asent de charité, de paix, de progrès -4- Son Éminence Le cardinal Paul-Émile Léger n a jamais ménagé son encouragement à [’œuvre des Caisses populaires.Son Eminence a meme manifesté le désir d’avoir une Caisse populaire dans chacune des paroisses de son archidiocèse.Le 9 octobre dernier, Son Éminence procédait à la bénédiction du nouvel édifice de la Caisse populaire de Saint-Jean-de-la Croix, à Montréal, et prononçait à cette occasion une allocution dont voici, pour le bénéfice de nos lecteurs, quelques extraits : LE nom seul de Caisse populaire fait surgir les idées de charité, de paix et de progrès.Depuis décembre 1900 de nombreuses paroisses ont été dotées d'une Caisse populaire.L'on ne saurait trop se réjouir du développement progressif de cette institution extrêmement bienfaisante.Aussi l’Église bénit-elle avec sérénité les succursales nouvelles de cette œuvre de promesses.« L'idéal des Caisses populaires, assurait le fondateur de l'œuvre, n'est pas et ne peut pas être celui de réaliser un gain matériel, mais bien d'améliorer les conditions morales des ouvriers, en accroissant leurs ressources matérielles par l'action commune )) (cité dans Revue Desjardins, mars 1956).Voilà certes une affirmation des principes de base de votre œuvre.Aussi longtemps et partout où ces principes resteront en honneur, les Caisses UN quotidien de Montréal nous fait savoir que, ces derniers dix ans, les Canadiens ont dépensé cinq fois plus pour l’alcool et trois fois plus pour le tabac que pour leurs églises.Pour chaque 10 sous donnés à une église, ce sont donc 50 sous et 30 sous qui sont dépensés respectivement pour la boisson et le tabac.Le journal termine sa nouvelle ainsi : (( En chiffres globaux, les pratiquants canadiens (catholiques et protestants) ont donné, de 1946 à 1956, quelque Eopulaires vivront et grandiront.a société est par essence et définition l'organisation de l'entraide humaine.Ce secours mutuel que ses membres sont appelés à fournir, découle de leur nature même.Le païen Térence en avait exprimé l’inéluctable logique : « Je suis homme et rien de ce qui est humain ne peut m’être étranger.)) La loi donnée à Moïse supposait ce lien de nature entre les humains : « Tu aimeras le Seigneur, ton Dieu .et ton prochain )) (Matt., xxiii, 40).Le Verbe divin vient sur terre ; il se fait homme.Assumant l'humanité, faisant sienne notre nature, il épouse en même temps nos misères, nos aspirations, nos besoins.Parce qu'il pouvait dire : je suis homme, Jésus pouvait déclarer aussi : « De toute la nécessité émanant de la nature des choses et des surélévations de la grâce, de toutes les nécessités impérieuses qui jaillissent et dé- chose comme $1,360,000,000.à leurs églises.Et en alcools de toutes sortes, savez-vous combien ?$7,000,000,000 .seulement ! Evidemment, ceux-là qui se plaignent bien fort d'être financièrement exploités par leur église, ce sont surtout ceux qui ont fait largement leur part pour que le dernier montant dépasse de beaucoup le premier î {Semaine religieuse de Québec, 8 novembre 1956.) coulent du choix libre de mon amour, plus les choses, petites ou grandes, sont proprement humaines, plus elles sont miennes par le fait même, et plus de plein droit je les fait passer avant tout le reste.Cette promotion de l'humain, si l'on peut dire, se rattache à la législation suprême, au droit sacré de l'Incarnation )) (P.Th.Dehau, L’Apostolat de Jésus, p.148).Et il remettra en relief en l'éclairant, l'explicitant et l'illustrant, le grand commandement de la charité.Tout ce qui, dans la suite des siècles, sera accompli en faveur des hommes ou à leur détriment, Jésus le considérera comme fait à lui-même.Ses disciples, on les reconnaîtra par leur charité.La doctrine de saint Paul, qui met en lumière la constitution merveilleuse du Corps mystique, le Christ total, éclaire encore le devoir de l'entraide mutuelle dans la charité, l'amour bien entendu.Il constitue certes un exercice non équivoque de charité sociale, cet effort conjugué des citoyens en faveur de la formation morale de leurs frères.L'aumône est nécessaire et elle s'impose.Elle devient même facteur indispensable de la perfection personnelle.Mais celui qui la reçoit pour en être soulagé temporairement, n'y trouve pas la réhabilitation complète qu'offre l'entraînement à l'épargne qui développe chez l'ouvrier la dignité de la personne humaine en le faisant jouir d'un droit naturel, le droit de posséder.L'épargne n'est pas une thésaurisation, mais une possession d'un avoir que l'on utilisera à bon escient pour améliorer sa situation et sa vie.En sollicitant du Ciel l'humilité, la bonté, la mansuétude qui doivent marquer les fonctions aux Caisses populaires, la bénédiction du rituel ne fait que confirmer le caractère de charité propre à celles-ci.Tous les rouages dans cette organisation chrétiennement humanitaire porteront ce sceau de charité.La boisson et les cigarettes avant la religion ? Volume XXII, n° 12 LA REVUE DESJARDINS 193 Les ouvriers, les gens du peuple trouveront chez les fonctionnaires des Caisses populaires, des amis et des frères pour les encourager et leur donner les conseils qu’ils sollicitent.Charité fraternelle proprement chrétienne et que Ton ne saurait trop admirer et louer 1 Agent de charité, la Caisse populaire devient par le fait génératrice de paix.Son but vise à établir l’ordre chez les itidividus et par conséquence dans la société.Or, la paix se définit : la tranquillité de l’ordre.La Caisse populaire est donc à ce point de vue, artisan de paix.Parce que respectueux de l’ordre et de l’harmonie dans le monde et chez les hommes leurs semblables, les propagandistes et les organisateurs, à la suite du fondateur de cette institution d’épargne, se constituent des promoteurs de la vertu.Les Caisses populaires revendiquent, en effet, de par leurs constitutions mêmes, le rôle d’écoles où s’enseigne la pratique de la grande vertu sociale, morale et toujours nécessaire : l’épargne.Par le fait, elles entraînent le peuple à la prévoyance, à l’économie, à l’appréciation du sens des valeurs, dans la hiérarchie des biens.C’est l’indication du chemin de la paix.Paix pour l’individu que cesse de tourmenter l’angoisse de priver les siens de mille choses nécessaires, parce qu’il n'aurait pas su leur réserver une somme d’argent dépensée en futilités passagères qui le sollicitaient au moment où il avait quel- que argent dans sa poche.Paix du foyer aussi où l’on peut attendre en sécurité la nourriture, le vêtement, les remèdes ; où les enfants connaissent la joie dans la maîtrise des caprices et le sacrifice des plaisirs excitants toujours impuissants à satisfaire.La paix ainsi établie chez l’individu et dans les familles, grâce à l’économie bien comprise et pratiquée, corrobore la paix sociale.Si « nul ne peut faire un pas sans peser sur le monde », un effort véritable de vertu, la pratique du bien ne sauraient rester sans répercussion dans le monde.C’est ce qui rend incontestable le fait que les Caisses populaires deviennent facteurs de paix sociale, en même temps qu’elles apportent une aide appréciable à l’économie de notre province.De fait, les Caisses populaires contribuent à consolider l’économie sociale chez nous et chez les nôtres.Leur histoire se ponctue de progrès et de développements remarquables.Il semble que par ceux-ci, la Providence paternelle de Dieu nous donne déjà une illustration de la parabole évangélique des talents.« Tu as été fidèle en peu de choses, je te chargerai de beaucoup )) (Matt., xxv, 23), dit le Roi à ceux à qui il a remis la gestion de ses biens et qui les ont fait fructifier.Ainsi la fidélité aux principes droits des modestes débuts de 1900 s’épanouit dans le nombre croissant des paroisses où s’établissent des Caisses, dans l’ex- Une arme de défense PARTOUT où elle pouvait faire du bien, la Société de la Bible a largement distribué le volume Faites ça .et vous vivrez l Une nouvelle édition vient de se faire, et celle-ci est bien canadienne, puisque les commentateurs sont canadiens.C’est un des motifs qui nous invitent à nous procurer ce volume à prix modique.En présentant cette cinquième édition.Son Excellence Monseigneur l'archevêque de Québec disait : « Puisse la nouvelle édition de Faites ça .et vous vivrez! tout comme les précédentes, porter dans les âmes les fruits de lumière et d’amour.» Que chaque famille ait donc à cœur d’avoir son Livre bien à elle.Si ce n’est déjà fait, c’est à faire tout de suite.« Faites ça .et vous vivrez ! )) Jos.Turmel pansion de la Revue Desjardins, organe de votre mouvement, dans l’œuvre de l’assurance-vie, dans la Caisse scolaire, comme dans les secours apportés à des œuvres de progrès chez nous, telle la collaboration aux coopératives de l’habitation.Au progrès de votre œuvre correspond chez notre peuple une prise de conscience plus accentuée de sa dignité et de sa responsabilité.La formule même de votre œuvre tend à cette progression constante.QaletujbUeSi pe/ipétuel • Le calendrier perpétuel des Caisses populaires Desjardins (illustration ci-contre) a très belle apparence et sera un ornement pour votre institution.De couleur rouge marron, il mesure 12" X 17" ; les lettres, la feuille d’érable et la bordure sont dorées.Le nom des mois et les chiffres sont blancs et bien visibles.Chaque Caisse devrait en posséder un.Le prix de vente est de Adressez vos commandes à .I U - Msiv,Er LA FEDERATION DES CAISSES POPULAIRES DESJARDINS 59, AVENUE BEGIN, LEVIS, P.O. 194 LA REVUE DES JARDINS Québec, décembre 1956 Notes et commentaires -4- NOMBRE DES FAILLITES Les faillites des sociétés commerciales ont augmenté de 12% au cours des premiers six mois de Tannée 1956 ; leur nombre a été de 1,404 à comparer à 1,258 pour la période correspondante Tan dernier.Les faillites des sociétés de construction d’après le Bureau fédéral de la statistique, ont été de 219 au cours du premier semestre de 1956 contre 86 pour le premier semestre de 1955.PRODUITS DE L’ÉRABLE Les produits de Térable, selon le Bureau fédéral de la statistique, 12 novembre 1956, sont 20% plus considérables en 1956 qu’en 1955.MAIN-D’ŒUVRE AU CANADA Le nombre de personnes occupant un emploi était évalué à 5.674.000 au Canada en date du 20 octobre dernier, d’après le Bureau fédéral de la statistique.La main-d’œuvre civile du Canada est passée de 5,619,000 à 5.772.000 d’octobre 1955 à octobre 1956.HEURES DE TRAVAIL ET SALAIRES Moyennes des heures de travail par semaine (à gauche) et moyennes des salaires par semaine (à droite) dans les industries pour la semaine se terminant le 1er septembre 1956.Ces chiffres sont empruntés au Bulletin quotidien du Bureau fédéral de la statistique, du 19 novembre 1956.TÉLÉGRAMMES Les systèmes de câbles et de télégrammes exploités au Canada ont transmis 20,067,424 télégrammes en 1955 et 2,238,433 câblogrammes.ACCIDENTS D’AUTOMOBILES La circulation automobile au Canada (la province de Québec n’est pas comprise) a vu augmenter les accidents mortels.Durant le premier trimestre de 1956, ils étaient de 371 contre 354 en 1955, à la même période.Le nombre de personnes blessées a aussi augmenté : 9,940 contre 9,053.Les rapports d’accidents de 35,546 qu’ils étaient pour le même temps, sont de 36,961.VILLES OU SE FABRIQUENT LES ALIMENTS De la valeur totale des produits expédiés par les fabricants canadiens d’aliments et de boissons, en 1954, Montréal et Toronto s’en partagent 28%.Montréal venait en tête avec $500,032,000.puis Toronto avec $488,876,000.Vancouver était au troisième rang avec $174,918,000.et, enfin, Winnipeg avec $91,074,000.FABRICANTS D’ALIMENTS ET DE BOISSON Sur 38,028 établissements manufacturiers, 8,090 s’occupaient de la préparation d’aliments et de boisson en 1954 : soit un sur cinq.C’était le cinquième, à peu près, de la valeur totale de tous les produits manufacturés durant 1 annee.DU RAIL AU PNEU Depuis la fin de la guerre, le pneu remplace rapidement le rail.Le nombre de tramways électriques a baissé de 3,512 à 2,137 de 1945 à 1954.Par contre, le nombre de trolleybus qui était de 67 est passé à 1,144 ; celui des autobus, enfin de 1,454 qu’il était, est de 2,348 en 1954.RADIOS ET TÉLÉVISEURS De janvier à septembre 1956, les ventes de radios ont augmenté, mais celles des téléviseurs ont diminué.Pendant cette période l’augmentation des ventes de radios a été de 44,967, tandis que pour les téléviseurs, la diminution est de 56,184.LE BUDGET FAMILIAL ?¦ Brochure de 32 pages.¦ Format commode (5T6" X 8") ¦ Couverture illustrée.¦ Présentation simple.¦ Utilisation facile.C’est un article de propagande de premier choix pour la Caisse populaire, et chaque sociétaire souhaitera posséder et utiliser ce livret de budget.Prix : $0.10 l’unité 0.75 la douzaine 5.00 le cent 45.00 le mille • Vos commandes seront complétées sans délai, au comptoir de papeterie de la Fédération des Caisses populaires Desjardins de Québec.Heures de travail Salaires Fabrication 41 heures $62.36 Extraction minière 42.7 » $73.74 Transport technique et motorisé 44.2 » $67.63 Construction 43.4 » $71.57 Services 40.4 » $35.47 Volume XXII, n° 12 LA REVUE DESJARDINS 195 Service de renseignements ?Q.— Qu est-ce qui fait La force, La puissance, L’efficacité des Caisses populaires Desjardins ?Quel est Le grand facteur de suçcès de ces coopératives d’épargne et de prêts ?R.— La grande raison qui explique la valeur et la fécondité des Caisses populaires c’est qu’elles font appel sans cesse à l’effort personnel.La cooperation c’est l’union des efforts de ceux qui veulent coopérer.L’« aides-toi toi-même )) alimente la coopération.La coopération unit et coordonne les efforts de ceux qui veulent s’aider.C’est l’entr’aide.Le principe essentiel, celui qui est à la base même du succès dans les Caisses populaires c’est donc l’« aide-toi toi-même )), l’effort de chacun des sociétaires.Ces efforts sont rendus puissants par leur union, leur coordination.Les épargnes représentent les efforts personnels.Unies, ces petites épargnes constituent une puissance financière mise au service de ceux qui en ont besoin et qui peuvent en faire un usage utile ou avantageux.C’est ainsi que l’entraide constitue avec les efforts de chacun des associés une puissance financière au service de la communauté où opère la Caisse populaire.Ce qui est vrai de l’épargne l’est aussi du crédit.Le principe de l’effort personnel vaut autant pour l’emprunteur que pour le déposant.C’est encore l’« aides-toi toi-même )) qui explique la valeur et la fécondité du service de crédit de la Caisse populaire.Les emprunteurs doivent faire des efforts pour tirer le meilleur parti possible des épargnes qui leur sont prêtées.Ils doivent pratiquer la prévoyance et l’économie, réaliser des épargnes qui leur permettront de rembourser peu à peu leurs emprunts et d’améliorer leur situation économique et sociale.Monsieur Desjardins, dans son témoignage devant le Comité spécial de la Chambre des communes chargé de l’étude du projet de loi concernant les sociétés industrielles et coopératives (1906-1907) rapporte à ce propos qu’il soutient lui-même ce que dit l’honorable F.A.Nicholson dans son rapport d’enquête sur le crédit aux Indes à la fin du siècle dernier : De fait, Le grand principe qui semble être L’unique base du succès dans Les associations coopératives de crédit formées parmi Les travailleurs, est Le self-help {Liaide-toi toi-même).— C’est le surplus péniblement mis de côté à même le produit laborieusement acquis qui est le vrai éducateur.(( Celui-là seul saura apprécier la valeur d’un don s’il se le fait à lui-même ; pour en avoir un soin scrupuleux il doit en être constitué le gardien )) (Wolff).(( Le seul vrai moyen d’aider le pauvre est d’en faire l’agent de son propre bien-être {L’archevêque Summer, p.136).Il ressort de ce texte que le crédit populaire doit venir de l’épargne populaire.Les classes laborieuses organisent avec leurs petites épargnes leur propre crédit.Et ce crédit est bon et bien utilisé parce qu’il repose justement sur le sens de la responsabilité, et de l’effort et de la solidarité de ceux-là mêmes qui l’alimentent par leurs épargnes, fruit de leur labeur, et qui s’en servent avec avantage.Consultation légale DE LA NOMINATION DES DIRIGEANTS EN CAS DE VACANCE Q.— Qu advient-il en cas de vacance dans l’Cin ou l’autre des trois conseils de la Caisse populaire ?R.— Vous m’avez souligné la divergence de rédaction entre l’article 56 des règlements de la Caisse populaire et l’article 24 de la loi des Syndicats coopératifs de Québec à ce sujet.Voici les deux textes : « Art.56 des règlements.—
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