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Titre :
Revue Desjardins : organe officiel de la Fédération des caisses populaires Desjardins
Éditeur :
  • Québec :La fédération des caisses populaires,1941-2004
Contenu spécifique :
Octobre - Novembre
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
autre
Notice détaillée :
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  • Ligne de communication,
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Revue Desjardins : organe officiel de la Fédération des caisses populaires Desjardins, 1957, Collections de BAnQ.

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R-242 ¦irirninirHii ÉDIFICE DESJARDINS DESJARDINS Üinrigimi5gi«anii Octobre-Novembre 1957 VO US voulez acquérir de la fortune 7 N’hypothéquez pas votre avenir, il pourrait vous être utile plus tard.Et le plus sûr moyen d’engager, de lier votre avenir c est de faire des dettes : leur seule excuse consiste dans la perspective de réaliser immédiatement un profit.Ne créez pas de dette, excepté si vous pouvez gagner promptement ce qu’il faut pour acquitter vos obligations.Vous voulez acquérir de la fortune 7 Faites un emploi généreux et judicieux du crédit.Les trois quarts des progrès de notre nouveau monde ont été accomplis par un emploi généreux et judicieux du crédit.Les trois quarts de toutes les anxiétés qui régnent dans la société proviennent de l’abus du crédit.Ainsi que pour plusieurs bonnes autres choses, « plus le bien est considérable plus grand est le mal )).Prenez toujours une semaine pour décider si vous contracterez ou non une dette.Une semaine de délai peut vous épargner des années de chagrin.Développez la confiance et l’honnêteté qui se manifestent de diverses façons.Elles caractérisent l’homme correct dans ses transactions, l’homme fidèle en affaires, l’homme qui ne vous trompera pas pour son avantage personnel.L’honnêteté donne pleine mesure, bon poids, de véritables échantillons, ample service et remplit strictement chaque condition convenue.La vérité de la bonne vieille maxime que (( l’honnêteté est la meilleure ligne de conduite )) est pleinement démontrée, chaque four de la vie ; et la droiture, l’intégrité, réussissent aussi bien en affaires comme en toute autre chose.Ainsi que son digne oncle le disait à Hugh Miller : (( Dans toutes vos transactions, donnez à votre voisin le trait — bonne mesure, entassée, comble — et vous n’y perdrez pas à la fin.» La vérité est l’essence du principe, intégrité et indépendance, et chaque homme en a besoin.La véracité entière est plus requise aujourd’hui qu’en aucune période antérieure de notre histoire.Rappelons-nous que l’honnêteté élève au-dessus de la fortune et au-dessus des rois ; par elle seulement, et non par la splendeur des richesses et des titres, on acquiert de la gloire, cette gloire que nous aurons le bon- (Suite à la page 165.) NOTRE COUVERTURE.—L'honorable sénateur C.Vaillancourt, et M,.l'abbé Emile Turmel, tous deux au service de la Fédération des Unions régionales des C.P.Desjardins, depuis 25 ans.a inillIÎQIQIDIlll EDIFICE DESJARDINS DESJHRDINS Organe officiel de la Fédération de Québec des Unions régionales des Caisses populaires Desjardins, société régie par la Loi des syndicats coopératifs de Québec Vol.XXIII, Nos 10-11 QUÉBEC Octobre-Novembre 1957 Sommaire • PAGE Billet Jos.Turmel 162 Editorial : « Le Roi est mort.Vive le Roi I ».C.Vaillancourt 163 Ils ont tenu 164 Une belle lettre Sr Marie-du-Calvaire .165 CÉLÉBRATION DU JUBILE d'aRGENT DE LA Fédération des Unions RÉGIONALES DES CAISSES POPULAIRES DESJARDINS Congrès des Caisses populaires Desjardins et Paul-Émile Charron.Réunion internationale du Crédit populaire.166 A L’ouverture du congrès .Liste des délégués européens 168 Allocution de M.Emile Girardin 169 Allocution de M.Jacques Basyn 170 Allocution de Mlle Albertine Desjardins 171 Allocution de M.Oddone Fantini 173 Allocution de M.Pierre Montfajon 174 Allocution et conférence du sénateur Vaillancourt 177 lre journée d’étude .L'inflation : sa nature, ses causes, ses conséquences ; les moyens efficaces de la contrôler.René Tremblay 185 Le crédit à la consommation Paul-Émile Charron.188 Le finajicement de la vente à tempérament.Robert Fourcy 191 Les Caisses d'épargne scolaires Émile Girardin 196 Allocution de M.Eugène Doucet 201 2e journée d’étude .L'épargne : sa nature, sa nécessité, ses avantages et les moyens efficaces de la promouvoir.André Raynauld 202 Le budget familial : sa nature, sa nécessité, ses avantages, ses modalités Charles Gagné .205 Au banquet .Allocution de M.Emile Girardin 209 Conférence de M.Jacques Basyn 210 Allocution de l'hon.Yves Prévost 214 Clôture du congrès .Vœux du congrès 216 Plan de recherches sur la famille canadienne-française : ses conditions, ses aspirations, ses besoins • Yves Martin 217 Allocution de M.Emile Girardin à la clôture du congrès .219 Visites coopératives et industrielles 220 La Confédération internationale du Crédit populaire .222 Tout un programme d'action .223 Rédaction et administration LA FÉDÉRATION DES CAISSES POPULAIRES ÉDIFICE DESJARDINS 59, AVENUE BÉGIN, LÉVIS, P.Q.PRIX DE L’ABONNEMENT Pour les caisses et leurs sociétaires.Pour les autres .$1.50 $2.00 I,,/ REVUE D ES.) A RD IN S est imprimée aux ateliers Charrier c3 Dugal, inc., Québec.csdfggfim Autorisé comme envoi postal de deuxième classe, ministère des Postes, Ottawa. r< 74, IA Rg V(/£, '/7>eSjAfiD/A/S « Le Roi est mort, Vive le Roi ! » | ORSOU’UN roi meurt, une vieille cou-" tume qui s'est transmise de génération en génération veut que Ton dise : (( Le Roi est mort, Vive le Roi ! )) ; le roi étant mort, un autre lui succédera et assurera la perpétuité de la royauté.Nous pouvons dire la même chose aujourd'hui : Le congrès est fini, vive le congrès 1 car ces assises ne sont pas simplement un feu de quelques jours, c est un feu bien ardent que nous voulons continuer et même intensifier.Ce congrès qui réunissait des délégués de la Confédération internationale du Crédit populaire et des centaines de représentants de nos Caisses populaires du Québec, a été, nous pouvons le dire avec fierté, un franc succès.Nous avons été heureux de voir combien nos gens, malgré les sujets vraiment sérieux et arides qui ont été discutés, ont assisté à chacune des réunions avec enthousiasme.Voilà pourquoi nous répétons ce que nous disions, le soir du grand banquet au Château-Frontenac : ce ne sont pas des remerciements que nous vous devons, c'est de l'admiration, une admiration qui s'adresse aux représentants des Caisses populaires Desjardins du Québec et aussi, avec combien de sincérité, aux délégués d'outre-mer qui ont fait un réel sacrifice pour venir prendre part à nos assises.Quant au congrès lui-même, les questions d'inflation, de ventes à tempérament, de ventes à crédit, d’épargne, de budget familial, furent discutées, nous semble-t-il, comme jamais ces problèmes ne l'avaient été dans un congrès du genre du nôtre.Et nous concluions de cette étude : Il nous faut continuer notre travail, il nous faut accentuer notre éducation et la formation de nos gens.Pour arriver à faire quelque chose de constructif, pour bien voir où nous allons, une vaste enquête sera entreprise par des spécialistes de l'université Laval afin de déterminer ce qui manque dans notre éducation familiale : Pourquoi, autrefois, nos gens étaient-ils si économes tandis qu'au-jourd’hui ils le sont si peu ?Pourquoi, dans telles familles, on dépense sans compter, on s'endette sans penser et pour des choses plus ou moins utiles ?L'enquête portera sur tout ce problème : Comment vit-on dans une famille de cultivateur dans tel endroit de la province ?Que se passe-t-il dans telles familles d'ouvriers ?de pêcheurs ?qu'est-ce qui empêche des familles bourgeoises, malgré un revenu assez substantiel, de boucler son budget ?Pourquoi les gens ne s'arrêtent-pas à penser avant de dépenser ?Il y a tout un examen à faire pour essayer de clarifier la situation et voir comment on pourra arriver à faire quelque chose de constructif.Cette enquête va durer trois ans, peut-être quatre ans : je crois qu elle rendra service non seulement aux Caisse populaires mais aussi à toutes les organisations économiques de chez nous : aux sociétés d'assurance, aux coopératives de production ou de consommation, aux Banques ; aussi tous nos gens profiteront de cette leçon.C'est pourquoi nous demanderons aux dirigeants de nos Caisses populaires de nous aider dans cette enquête, et nous sommes assurés à l'avance de leur concours.Qu on nous permette de remercier d'une façon spéciale les délégués européens ; ils nous ont été d’un précieux service, et ils ont élargi nos horizons : à chaque séance d'étude, un délégué européen faisait partie de l'équipe de discussion, ajoutons que la conférence donnée lors du grand banquet par le président de la Confédération internationale du Crédit populaire a été quelque chose de 164 LA REVUE DESJARDINS Québec, octobre-novembre 1957 merveilleux, nos gens en parlent encore : cette conférence nous a éclairés, d'une façon unique, sur ce marché commun qu'on veut organiser en Europe.Ces délégués européens sont venus nous rendre visite, ils sont venus voir ce que nous faisions chez nous, si nous avons bien suivi la leçon que leurs ancêtres et les nôtres nous ont donnée, si nous avons observé les enseignements que M.Desjardins avait appris des Raiffeisen, Schulze-Delistz, Luzzatti.À l'occasion du congrès de la Confédération internationale du Crédit populaire qui se tiendra l'an prochain à Bruxelles, à partir du 20 septembre, il nous faudra leur rendre la politesse.Il serait opportun qu'une délégation assez représentative de nos Caisses populaires se rende à ce congrès.Nous aurons, le mois prochain, quelque chose de concret à proposer : nous allons nous adresser à des maisons d'agences de voyage et essayer d'organiser un voyage d'une quinzaine de jours qui permettra d'assister au congrès et faire en plus quelques excursions qui feront voir quelque chose de profitable à tous et à chacun.Il devrait y avoir possibilité, nous semble-t-il, d'avoir une représentation de nos Caisses populaires aussi nombreuse que la délégation européenne à notre congrès.Tenons-nous-en toujours à notre thème du congrès 1957 : Pensons avant de dépen- ser ! • - = :- • \ Aune époque où notre société s'enrichit encore de nouvelles sociétés avec de nouveaux chefs, il n'est peut-être pas inutile de souligner la longue ténacité de deux hommes qui sont sur la ligne de feu de nos Caisses depuis vingt-cinq ans.Dès 1932,- en effet, ç'est-à-dire lors de la mise en marche de la Fédération des Caisses populaires, ils occupaient un poste qu'ils n'ont pas abandonné.Durant ces vingt-cinq dernières années, de nombreuses circonstances ont fait d'eux, et pour nous, des figures représentatives et parfois révélatrices de notre époque.La plupart de ceux qui furent victimes de la crise étaient ou trop vieux ou timides ou sans moyen de défense.C'est dans le silence ou la soumission qu'ils durent subir leur sort.Mais eux, ils nous défendirent.Ils étaient jeunes, mais d'une prudence remarquable, afin de ne rien compromettre : ni rien, ni personne.Ils furent prudents .mais résolus aussi.M.le sénateur Vaillancourt, Ils ont tenu .—-?- président-gérant de la Fédération dès qu'elle s'organisa, en est demeuré le gérant depuis^ sa fondation.Quant à l'abbé Émile Tur-mel, depuis un quart de siècle il est et reste secrétaire du même organisme.Tous les deux sont'comme des témoins de ces temps plutôt difficiles ; leur présence projette une lumière constante et de grand prix sur le mécanisme de nos Caisses d'alors et d'aujourd'hui, et indirectement sur tous nos dirigeants et sociétaires depuis vingt-cinq ans.Il me vient à l'esprit cette phrase de M*r Richard qui s'applique à ces deux hommes dont le nom est si intimement lié l'un à l'autre : « Il faut des paroisses ouvertes, des portes qui se laissent franchir, et surtout des œuvres et des esprits ouverts.)) C’est à ce travail qu'ils se sont donnés l'un et l’autre et auquel ils sont restés attachés.Ne pas leur rendre hommage, ce serait, de notre part, une ingratitude.Ils ont pu se tromper parfois, mais s'ils se sont trompés, c'est honnêtement, en hommes : et pour une large part, ils ont fait les Caisses ce qu'elles sont.C'est de leur travail, de leur dévouement, de leurs inquiétudes que nous héritons : c'est de leur exemple aussi 1 ((Je servirai parce que je suis fait de la même étoffe que tous ceux qui m'entourent et comptent sur moi.)) Fustel de Coulanges a écrit que (( le seul moyen d'être heureux est de ne pas penser à soi, de travailler pour autrui, de se donner à une œuvre en laquelle on a foi.Les hommes n'ont pas encore trouve d’autre moyen d’être heureux.Les jouissances déplaisent vite.L'ambition n’est jamais satisfaite.La seule chose qui trouve sa satisfaction et sa récompense, c'est le dévouement.)) Malgré leur existence chargée, ils se sont collés au réel et ils ont présenté une vie en pleine action.C'est une lourde succession dont nous essaierons de nous montrer dignes.Y a-t-il meilleure façon de dire merci et d'exprimer notre reconnaissance sincère ? Volume XXIII, n°s 10-11 LA REVUE DESJARDINS 165 Une belle lettre -?- Sœur Mane-du-Cahairc {Adrienne Desjardins) qui fui, après Madame Desjardins, La secrétaire de notre fondateur, a eu la gentiLiesse de nous faire parvenir La fort folie Lettre qui suit : Nous la publions pour chacun d’entre vous : et vous aurez en retour une pieuse pensée pour La religieuse qui, dans son cloître, pense à nous, malgré une Longue maladie qui lui défend bien des efforts.C’est le seul salaire que nous offrirons à Sœur Marie-du-Calvaire pour la remercier d’avoir eu confiance dans l’œuvre admirable pour laquelle nous travaillons à notre tour : notre prière sera également une façon digne de lui montrer notre véritable esprit de coopération.Nos remerciements à Adrienne Desjardins et nos souhaits les meilleurs à Sœur Marie-du-Calvaire.— J.T.\ A peine les fêtes du Jubilé d’argent de la Fédération sont-elles terminées à Lévis que les échos en arrivent, tout vibrants de noble enthousiasme, dans mon monastère de Chicoutimi, transmis fidèlement par Al-bertine et Albert tout heureux tous deux d’avoir pu participer à cette épopée dont les étapes ont été un succès croissant.Conçue dès les débuts de la fondation des Caisses populaires par son génial fondateur dont il élaborait les plans avec ma chère maman, j’étais alors sa secrétaire bénévole et, aussi, une critique compréhensive et aimante pour que ses statuts soient assez souples pour être admis par toutes les Caisses.L’une et l’autre nous admirions l’œuvre et aimions le travail ardu du fondateur.Que d’heures passées à étudier un texte, une ligne, pour ne pas froisser ses dévoués collaborateurs qui ne recevaient aucune rémunération.A son dernier voyage à Chicoutimi, papa me disait avec une grande conviction : « tu sais, cette œuvre, ma chère enfant, ce n’est pas moi qui l’ai faite, c’est le Sacré-Cœur qui a tout fait car trop de difficultés surgissaient à chaque pas pour que ce soit mon œuvre.Le Bon Dieu avait besoin d’un instrument et II s’est servi de moi, me plaçant dans un milieu où je pourrais me documenter ; puis il m’a donné une petite secrétaire docile et dévouée )), il ajoutait avec une teinte de tristesse : « elle m’a laissé trop vite 1 )).Vous avez fait un travail intensif pendant ces mois de préparation et surtout pendant les quatre derniers jours du Congrès.Le succès a répondu à votre travail et à votre dévouement à tous et à toutes.Vous préparez l’avenir et l’avenir est aux jeunes qui donnent déjà de beaux espoirs par les Caisses d’Epargne scolaires et par là même vous formez de futurs coopérateurs.Merci et reconnaissance à tous.Que de sacrifices se sont faits sans heur et l’orgueLt de transmettre sans tache à notre postérité.L’honnêteté, c’est la grandeur même ; la malhonnêteté n a jamais grandi un homme et ne le jera jamais.Soyez plutôt, et continuez d’être pauvre, alors que Les autres autour de vous s’engraissent par la jraude et la déloyauté ; restez plutôt sans situation ni pouvoir, alors que les autres mendient leur élévation, endurez plutôt L’aiguillon des espérances désappointées, tandis que les autres parviennent à leur but par flatterie, et dédaignez Les gracieuses poignées de mains pour lesquelles les autres rampent et font des courbettes.Enveloppez-vous du manteau de la vertu, gagnez votre pain avec des mains pures et, si vous arri- bruit et dans l'ombre, qui ont fait de ce Congrès une réussite.Le gram jeté en terre lévisienne il y a 57 ans est devenu un arbre puissant qui étend ses vastes rameaux sur tout le Canada et même outremer puisque, déjà, les Caisses existent au Japon, et ce, grâce au dévouement de ceux et celles qui, avec un cœur généreux, marchent sur les traces du fondateur, le Commandeur Alphonse Desjardins.Merci, merci de celle qui de son cloître et de son lit de malade admire un tel dévouement.Merci à tous ces dévouements qui sont vraiment admirables 1 Adrienne Desjardins (Sr Marie-du-Calvaire) (( Nos lectures nous caractérisent en attendant qu elles nous constituent.On peut déjà nous chercher en elles.Elles coulent dans nos mœurs, les corrompent ou les purifient.)) — Abbé Sanvert
de

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