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Titre :
Revue Desjardins : organe officiel de la Fédération des caisses populaires Desjardins
Éditeur :
  • Québec :La fédération des caisses populaires,1941-2004
Contenu spécifique :
Mars
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
autre
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  • Ligne de communication,
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Revue Desjardins : organe officiel de la Fédération des caisses populaires Desjardins, 1959, Collections de BAnQ.

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R-243 'IlllïîiirïKtw'lini EDIFICE DESJARDINS » »'• .¦ v- ^ gjrp ¦4?*.•¦VSVfo .** .^1 ««n^ f r» ¦ S> ¦ ^ 4, Ï DESJARDINS ¦gimiDiniMii XXV-N Mars 1959 BILLET - ?- C’EST L’histoire d’un jeune chevalier nommé Cœur Hardy.Enrôlé dans une école de chevalier, il ne semblait avoir ni le tempérament ni l’énergie qu il jaut pour accomplir des exploits chevaleresques.Si bien que les directeurs de l’école, en Jace de ce manque d’enthousiasme, aurait décidé le renvoi de Cœur Hardy, si l’un d’eux, mieux avisé, n’avait pas décidé d’apprendre au jeune homme comment on tue les dragons.Et les leçons commencèrent.L’élève apprit, étudia ; il étudia, apprit : des dragons en papier mâché, il passa aux dragons de bois.D’un solide coup de hache, il décapitait inévitablement tous ces dragons.Il Jut donc diplômé.« Il est temps que tu te lances dans la vie, lui dit le directeur, et la vie pour toi, ce sont les dragons.)) Pour stimuler son attrait, il lui promit quelque chose qui l’aiderait à tuer les dragons.Ce ne sera ni une hache spéciale, ni une armure particulière, ni la Jaculté de se rendre invisible, mais quelque chose dont il pourrait user selon son bon vouloir.Cette arme extraordinaire n’était rien d’autre qu’un mot magique qui, énoncé une seule fois, rendrait le dragon inoffensij.Dès le lendemain, Cœur Hardy, fort de sa puissance, se lança à la rencontre de son premier dragon qui, chargeant, soufflant jeu et flamme, Jut décapité d’un seul coup de hache, .et de l’aide du mot magique.Le jeune chevalier en conclut qu il était aussi Jacile de tuer des dragons véritables que des dragons de bois.Cœur Hardy ne connut que des victoires : il revenait de chacune de ses sorties avec les oreilles d’un dragon.De plus en plus il avait confiance.Ce soir-là, il sortit pour tuer son cinquantième dragon.Hélas, le temps qu il avait passé à la taverne à s’amuser, lui avait Jait oublier le mot magique, source selon lui de tant de victoires glorieuses.Aussi, Jace au dragon, Cœur Hardy manijesta tellement son impuissance que l’animal, sûr de sa Jorce, s’apprêta à le dévorer.Mais le chevalier se souvint soudain du mot magique, mais n’ayant pas eu le temps de le prononcer, il ne put que brandir sa hache .et de la tête du dragon alla voler loin, à la plus grande distance jamais atteinte.Cœur Hardy comprit que le mot magique n était qu un mot sans valeur auquel il avait donné trop d’importance.Quand, le lendemain, le jeune homme alla rencontrer le cinquante et unième dragon, il se trouva en jace du plus petit animal jamais vu .Le chevalier ne revint jamais.On ne retrouva rien de lui, sauf la partie métallique des médailles.Le dragon avait dévoré jusqu aux rubans.(Suite à la page 50) NOTRE COUVERTURE.— {Photo : Service de Ciné-photographie.) I \ ( XY 111 a EDIFICE DESJARDINS -wue DESJARDINS Organe officiel de la Fédération de Québec des Unions régionales des Caisses populaires Desjardins, société régie par la Loi des syndicats coopératifs de Québec Vol.XXV, N«3 QUÉBEC Mars 1959 Sommaire Billet.Editorial: Qu' en dites-vous 1.In Memoriam.Fêtons-nous.Noblesse de l'épargne.Une autre forme d'inflation.À l'Assurance-vie Desjardins.Notre billet de banque est né au Canada.Souvenirs.La grandeur humaine.Contribution des Caisses populaires au mouvement coopératif.La prise de poisson de mer dans les Maritimes.Les stocks de beurre de fabrique ont augmenté.Le revenu monétaire de la vente des produits agricoles.La production d'argent, de plomb et de zinc.Les stocks de viande et de saindoux en entrepôt frigorifique.La population du Canada a augmenté en 1958.Les institutions canadiennes d'enseignement supérieur.Record des naissances en 1958.Les expéditions de véhicules automobiles en 1958.La fabrication de fromage refait.Service de renseignements.Consultations légales.Les exportations et approvisionnements de blé.Le confort moderne dans les ménages PAGE Jos.Turmel.42 C.Vaillancourt.43 .44 Jos.Turmel.45 M8r G.-L.Pelletier.45 Jos.Turmel.46 .47 Georges Mauguin.48 Sr Marie-du-Calvaire.49 .49 Paul-Émile Charron.50 .52 .53 .54 .54 .54 .:.54 .55 .55 .55 .55 .56 Le Conseiller juridique.58 .59 .59 Rédaction et administration LA FÉDÉRATION DES CAISSES POPULAIRES ÉDIFICE DESJARDINS 59, AVENUE BÉGIN, - LÉVIS, P.Q.• PRIX DE L’ABONNEMENT Pour les caisses et leurs sociétaires.$1.50 Pour les autres.$2.00 • LA REVUE DES JARDINS est imprimée aux ateliers Charrier d Dugal, Inc., Québec.Oe^jSsOeBÎ Autorisé comme envoi postal de deuxième classe, ministère des Postes, Ottawa. ZA V(/£y '0eSjA#D/A/S Qu’en dites- vous JEPUIS quelque temps, et nous devrions dire depuis quelques mois surtout, dans certains centres, petits ou moyens, des groupes de dix, quinze ou vingt personnes s'organisent en clubs dits clubs de placements.Chaque membre de ces clubs dépose un certain montant par semaine ou par mois, et lorsqu'on a amassé disons $1,000., cet argent est investi dans des valeurs quelquefois spéculatives.Le but de ces clubs est de tâcher de retirer le plus de revenu possible de l'argent investi.On demande souvent à des gérants de nos Caisses populaires de faire partie de ces clubs de placements, et même d’en être pour ainsi dire l'âme dirigeante.De nos gérants nous demandent ce qu'ils doivent faire.Nous n'hésitons pas à dire que nos gérants de Caisses populaires doivent s'abstenir de faire partie de ces clubs de placements.Tout d'abord, ils ne peuvent servir deux maîtres à la fois, car ces deux organismes poursuivent des buts tout à fait différents : dans les Caisses populaires, nous travaillons à rendre service à nos sociétaires aux meilleures conditions possibles, c'est-à-dire en leur prêtant à un taux d'intérêt le plus avantageux pour l'emprunteur.Nous cherchons à aider les petites gens par des petits ou moyens prêts à des taux d'intérêt réduits.En définitive, les Caisses populaires agissent de façon on ne peut plus humaine.Par contre, ces clubs de placements cherchent à retirer le plus possible de revenus de l'argent investi ; c'est ce qui fait que dans certains cas on spécule, on prend des risques.Dans les Caisses populaires, on ne peut se permettre cette spéculation parce que l'argent de nos sociétaires est confié aux Caisses populaires pour être une source de crédit mutuel qui aide les petites gens à améliorer leur situation.L'article 44 des règlements de la Caisse populaire se lit comme suit : (( La société s'interdit toute spéculation de bourse ou opérations aléatoires quelconques.)) Comment un gérant de Caisse populaire qui s'interdit toute spéculation boursière ou opération spéculative peut-il, alors, être en même temps l'âme dirigeante d'un de ces clubs de placements qui font des opérations de placements spéculatifs ?Le gérant de Caisse populaire, qui est là pour protéger et l'épargnant et l'emprunteur, doit être au-dessus de tout reproche.Ses faits et gestes ne doivent pas venir en contradiction avec les principes des Caisses populaires.Le gérant de Caisse populaire doit vivre sobrement, ne pas se permettre de spéculer ni d’encaisser à son profit des commissions, même si on lui en offre ; ces commissions doivent être déposées au nom de la Caisse populaire.Le gérant de Caisse populaire ne doit jamais non plus accepter ni encore moins solliciter d'être rétribué par quelqu'un qui veut emprunter de la Caisse populaire.Le gérant qui agirait ainsi n'est pas digne de remplir la charge qu'il occupe.Enfin, le gérant de Caisse populaire doit avoir une conduite exemplaire dans sa paroisse, car tous ont les yeux tournés vers lui.C est l'homme de bon conseil, de bon jugement, de droiture, d'honnêteté.C'est l'idée de l'entraide et du service qui doit inspirer sa conduite.C'est par le bon exemple qu'il donne dans son milieu qu'il 44 LA REVUE DESJARDINS Québec, mars 1959 contribuera à le transformer pour le mieux.C’est là, en définitive, le rôle que doit jouer la Caisse populaire dans la paroisse.Le gérant en est la cheville ouvrière et ses gestes doivent corroborer les actes que pose la Caisse populaire pour aider ses membres à améliorer leurs conditions de vie.IN MEMORIAM -?- M.L’ABBÉ JEAN-BAPTISTE BÉLANGER M.l’abbé Jean-Baptiste Bélanger, curé de Berthier, Montmagny, vient de mourir subitement.Les Caisses populaires perdent un grand ami sur lequel elles pouvaient toujours compter.Nous prions la famille de M.l’abbé Bélanger, ainsi que les paroissiens de Berthier, d’accepter nos vives condoléances.M.J.-HENRI PARADIS La Caisse populaire de Notre-Dame-du-Chemin (Québec) vient de perdre un de ses fondateurs, en la personne de M.J.-Henri Paradis.Il fut quinze ans commissaire de crédit, et deux ans directeur.Mêlé activement à tous les mouvements qui réclamaient son zèle, M.Paradis s’y employa avec une humilité et une sincérité qui peuvent servir d’exemple à tous ceux qui ne veulent pas confondre action et agitation.M.ALFRED OUELLET C'est avec regret que tous ceux qui l’ont connu ont appris le décès accidentel de M.Alfred Ouellet, cultivateur, sociétaire et président de la Caisse populaire de Saint-Omer de L’Islet, après en avoir été le vice-président de la fondation, le 12 juillet 1945, jusqu’en 1954.Il s’est distingué par son dévouement au service de sa paroisse comme président de la Caisse populaire et comme membre du conseil municipal et à titre de promaire de la municipalité depuis 1954.M.Ouellet était commandeur du mérite du défricheur.Nos vives condoléances à la famille cruellement éprouvée.M.HENRI SAMSON La mort n’épargne personne.Elle nous laisse pourtant le souvenir.C’est la loi à laquelle chacun doit se soumettre, et la Providence dans sa grande générosité, permet que se perpétue longtemps dans notre mémoire le souvenir d’un être cher, d’un confrère estimé.Notre confrère Henri Samson est décédé le 13 février 1959 ; né le 27 mai 1917, il était entré au service de l’Assurance-Vie Desjardins le 4 février 1952.il a rempli différentes fonctions soit à la comptabilité et au Service de l’assurance-vie prêt et épargne.C’est dire qu’il était connu de tout le personnel interne et externe de l'Assurance-Vie Desjardins et d’un bon nombre de gérants de Caisses populaires.Son application au travail, son sens de l’honneur et une vie disciplinée ne pouvaient que commander le respect et l’appréciation de ses supérieurs.Tout le personnel de l’Assurance-Vie Desjardins a été vivement affecté du décès de Henri Samson, survenu seule-lement après 2 mois de maladie.Nous présentons à sa digne épouse, à son fils Jacques ainsi qu’à toute sa famille, l’expression de nos plus vives sympathies et l’assurance d’une bonne pensée.Nous prions la Providence de lui accorder le repos éternel.Mme THÉODORE ROULEAU À Québec, le 7 février, Mme Théodore Rouleau est décédée subitement à l’âge de 73 ans.Madame Rouleau était la mère de M.Alfred Rouleau, gérant de l'Assurance-Vie Desjardins, et du R.P.Jean-Paul, s.j.Nous les prions tous les deux d’accepter l'expression de nos vives condoléances.M.HONORÉ TREMBLAY M.Rosario Tremblay, chef des inspecteurs de la Fédération des Caisses populaires, a perdu son père, M.Honoré Tremblay.Il était âgé de 72 ans.Les funérailles ont eu lieu à Sainte-Praxède de Brompton, le 7 février.Nous offrons à M.Tremblay et à toute sa famille, l’assurance de nos condoléances sincères.M.LOUIS ADAM Le 1er mars, M.Louis Adam est mort à Montréal à l’âge vénérable de 82 ans.Il était le père de M.François Adam, gérant de la Société d’assurance Desjardins.Nous l’assurons, de même que sa famille, de toutes nos condoléances.M.BRUNO FRASER À Normandin, est décédé, le 11 février, M.Bruno Fraser, à l’âge de 75 ans.Il était le père de l’épouse de M.Paul-Emile Charron, assistant-secrétaire de la Fédération.Nous les assurons, ainsi que les familles éprouvées, de nos vives condoléances.TABLE D’INTÉRÊT  2X ET 2^% PAR ANNÉE • A la demande de quelques Caisses populaires, nous avons préparé des cartes d’intérêt trimestriel à 2J4 et 2%% par année.• Si vous êtes intéressés à vous procurer de ces cartes, elles sont disponibles à notre comptoir de papeterie au prix de $0.15 l’unité. Volume XXV, n° 3 LA REVUE DESJARDINS 45 N A votre intention, nous a-vons dressé une liste des Caisses pour qui 1959 rappelle un anniversaire qui, à notre avis, mérite d’être noté.Sans doute, la Caisse de Saint-Sauveur de Québec mettra plus d’éclat dans ses réjouissances puisqu’elle fêtera ses noces d’or.Mais, l’occasion n’est-elle pas opportune pour l’une ou l’autre des Caisses mentionnées de préparer avec plus de soin l’assemblée générale annuelle de cette année ?Vous voulez faire de la propagande ?Vous avez tout à la portée de la main, et selon vos moyens.Mais que toute la paroisse sache le bien accompli par votre Caisse depuis 25, 30, 40, ou 50 ans.Ce sera aussi, et vous n’aurez garde de l’éviter la fête de la reconnaissance pour tous vos anciens officiers, morts ou vivants, qui ont donné leur temps, leurs connaissances à bâtir votre Caisse et lui permettre d’être ce qu’elle est aujourd’hui.Rappelons à nos sociétaires que nous sommes les héritiers d’une belle œuvre à laquelle les bâtisseurs n’ont pas été étrangers, loin de là.Nous nous excusons des erreurs qui auraient pu se glisser dans notre nomenclature.Si on nous les indique, nous ferons les corrections avec plaisir.Ad multos annos à nos Caisses jubilaires 1 J os.Turmel Il y a 50 ans La Caisse populaire de Saint-Sauveur était fondée en janvier 1909.Elle fête donc, cette année ses noces d'or.Il y a 40 ans Ce seront les noces de rubis, en 1959, pour les Caisses suivantes : Sainte-Catherine de Montréal, fondée le 19 février 1919 ; Fêtons-nous.-?-— Saint-Godefroi, Bonaventure, 23 février 1919 ; Saint-Joseph du Mont-Rolland, Terre-bonne, 19 février 1919 ; Sainte-Clothilde, Montréal, 2 mars 1919; Saint-Siméon, Bonaventure, 11 mai 1919 ; Saint-Alphonse de Caplan, 20 octobre 1919 ; Saint-Côme, Beauce, 23 octobre 1919 ; Saint-Çharles, Montréal, 16 novembre 1919.Il y a 30 ans Cinq Caisses célèbrent leurs noces de perle : Cité de Shawinigan, 11 mars 1929 ; Saint-Adelphe, Saint-Maurice, 19 mai 1929 ; Saint-Sévérin, Beauce, 19 mai 1929 ; Isle aux Grues, Montmagny, 10 septembre 1929 ; Sacré-Cœur de Valleyfield, Beauharnois, 13 novembre 1929.Il y a 25 ans Plus nombreuses sont les Caisses qui ont à souligner cette année leurs noces d'argent de fondation : Sociale de Sherbrooke, 10 janvier 1934 ; Saint-Pierre les Becquets, Nicolet, 15 janvier 1934 ; L’Ange-Gardien, Montmorency, 13 février 1934 ; (( IL faut énormément de vertu I pour épargner, car l’épargne exige le renoncement, demande le sacrifice, signifie que l’on ne regarde pas seulement pour aujourd’hui, mais que l’on pense à demain, et c’est pourquoi l’Eglise de toutes ses forces, loue l’épargne, elle encourage l’épargne, elle bénit l’épargne, elle prie pour que nos gens épargnent.Le motif c’est que elle voit dans ce sacrifice quotidien, qui est un renoncement immédiat aux biens de la Sainte-Croix, Lotbinière, 24 avril 1934 ; Martinville, Compton, 24 avril 1934 ; Sainte-Marie, Beauce, 2 mai 1934 ; Plessisville, Mégantic, 8 mai 1934 ; Saint-Samuel de Horton, Nicolet, 13 mai 1934 ; Saint-Charles de Caplan, Bonaventure, 27 mai 1934 ; Saint-Joseph de Carleton, 10 juin 1934 ; Saint-Alexis de Matapédia, 10 juillet 1934 ; Québec-Ouest, 11 juillet 1934 ; Sainte-Félicité, Matane, 15 juillet 1934 ; Saint-Amable, Verchères, 29 juillet 1934 ; Rivière-Ouelle, Kamouraska, 23 septembre 1934.?« L’épargne n empêche pas de bien vivre ; elle aide à mieux vivre.» ?« Si tu désires le progrès de ta Jamilte et de ta patrie, travaille et épargne.)) ?« L’on se repent rarement de parler peu, très souvent de trop parler ; maxime usée et triviale que tout le monde sait et que tout le monde ne pratique pas.)) — La Bruyère terre, un geste qui trempe dans les vertus chrétiennes, qui habitue à être plus fort, qui donne une énergie qui se transfuse dans les autres vertus et qui concourt à l’accomplissement du chrétien.(( Le geste de quelqu’un qui taille une partie de ses économies quotidiennes et qui va les porter à la Caisse populaire, a une portée familiale, une portée chrétienne.)> (Mgr G.-L.Pelletier) Noblesse de l’épargne -?- 46 LA REVUE DESJARDINS Québec, mars 1959 Une autre forme d'inflation -?- IL n'est pas toujours agréable de dire la vérité ; et plus notre situation est élevée, plus l'auditoire à qui on s'adresse est averti et influent, plus aussi il eut parfois être pénible de dérider les plaies d'un blessé qui ne veut pas guérir.Le 24 février dernier, M.le sénateur Vaillancourt, au sénat, est revenu à la charge pour dénoncer les lectures perverses, la littérature pourrie et pourrissante.Depuis longtemps, déjà, les parents avertis auraient du user de toute leur autorité pour bannir de leurs maisons une production littéraire qui ne mérite pas ce titre.Comment se fait-il, je vous le demande, qu'il soit nécessaire de revenir si souvent à la charge ?Faudra-t-il que le cardinal Léger, nos évêques, nos hommes publics, se mettent toujours au blanc et fassent eux-mêmes une besogne qui nous revient à nous, qui nous croyons bons vivants et bons chrétiens ?Devront-ils, malgré nous, protéger ou sauver des enfants qui nous appartiennent à nous ?Manquerons-nous à tel point de réflexion, que ces extraits du dernier discours de l'honorable Vaillancourt, avec et après bien d'autres, ne nous amènent pas, non seulement à réfléchir, mais cette fois à agir, et tout de suite ?Voici ce qu'a dit à ce sujet Monsieur le sénateur Vaillancourt : Outre l'inflation économique, il existe un autre genre d'inflation aussi grave, sinon davantage, parce qu'elle affecte la nature entière de l'être humain ; c'est l’inflation à travers le monde de la criminalité et de l’immoralité.En parlant dans l’autre chambre, dernièrement, l'honorable ministre de la Justice se demandait comment il pourrait arriver à résoudre, à brève échéance, le problème de la pénurie d’espace dans les pénitenciers ; il en coûtera des centaines de millions pour établir les constructions nécessaires à loger nos criminels.Et dire que l’on vit dans le siècle de l'atome où on produit des choses vraiment extraordinaires 1 Malheureusement, dans ces découvertes, on a oublié cette vérité qui est de toujours : l'homme est composé d'un corps et d'une âme, et trop souvent on a oublié l’âme, — ce principe de vie qui vient de Dieu, et que la science humaine est impuissante à engendrer.Je m'occupe de bien-être social, dirigeant et aidant de mon mieux dans ma région les Services sociaux qui y existent et plus particulièrement le Service familial.Tous les jours, des pères, des mères de famille viennent nous dire : (( Je ne sais ce qui se passe, j’ai un garçon de 14 ans, j'ai une fille de 16 ans, je ne suis plus capable d'en venir à bout, nous n'arrivons plus à nous faire obéir, ces enfants ont des idées inquiétantes, et nous nous demandons où ils les prennent.)) Nous faisons enquête, et nous découvrons que dans 98% des cas, ces enfants lisent ces revues obscènes, cette littérature malsaine, à bon marché, qui enseigne le plaisir sensuel, étale le crime, décrit l’immoralité.En outre, ces jeunes vont au cinéma, y recherchent surtout les spectacles où l'on enseigne l’immoralité, où l’on étale avec force détails des organisations de gangsters, de meurtriers, où l’on fait aussi presque l’éloge de l’adultère, et où l’on expose sans vergogne les misères d'alcôves, etc., etc.Puis, il y a toujours la femme trompée, parce qu'elle ne comprend pas son mari, et qu'elle n'est pas sexuellement adaptée, comme elle devrait l’être, alors que l'autre, qui vient après, quels charmes n’a-t-elle pas 1 Savez-vous la réflexion que j’entendais de la part de jeunes qui venaient de voir un film à la télévision : argne.Au 31 décembre 1958, es 1,190 Caisses populaires Desjardins affiliées administraient pour le compte de leurs 1,065,200 sociétaires $578,450,000.d’épargnes.INSTITUTIONS DE CRÉDIT POPULAIRE qui sont à la base du crédit sain et efficace sont ceux-là même qui sont à la base de l’économie.Est-il meilleur emprunteur que celui qui est économe ?Pourquoi les commissaires de crédit exigent-ils que les emprunteurs s’engagent à faire des petites remises partielles et régulières sur leurs emprunts ?C’est pour les amener à pratiquer l’économie, à surveiller leurs affaires, à réaliser des épargnes qui leur permettront de se desendetter peu à peu et d’améliorer leur situation économique et sociale.Les Caisses po-ulaires assument cette tâche ’inciter les familles à s’entraider dans la communauté paroissiale en les unissant autour d’une institution qui leur rappelle sans cesse la nécessité de s’entraider, leur enseigne la valeur pratique de la prévoyance et les avantages d’une sage administration de leurs biens.Voilà les objectifs que s’efforcent de réaliser les Caisses populaires Desjardins.Elles ont prêté des centaines de millions de dollars pour aider leurs sociétaires et leurs institutions économiques et sociales.Au cours de l’année 1958, les Caisses populaires Desjardins ont prêté à leurs sociétaires, $129,600,000.dont $51,375,-000.en petits prêts personnels à court terme, et $78,225,000.en prêts hypothécaires.Les Caisses rurales ont avancé à leurs membres, en l’année 1958, $19,260,000.en petits prêts personnels et $16,-830,000.en prêts hypothécaires.Les Caisses populaires prêtent d’abord aux sociétaires des coopé- ratives pour les aider à participer raisonnablement au financement de leurs coopératives.Elles incitent les sociétaires à apporter à leurs coopératives une participation financière raisonnable, pro-ortionnée, qui les engage, qui les e à leurs coopératives, qui marque leur intérêt réel et qui souligne bien leur responsabilité et leur solidarité au sein de leur coopérative.C’est cette participation des sociétaires qui détermine ensuite la participation directe de la Caisse populaire elle-même au financement de la coopérative.Car il y a une façon efficace d’aider les coopératives dans leur financement : c’est celle d’aider d’abord leurs sociétaires en leur prêtant à eux Cargent nécessaire au paiement du capital social requis our un bon équilibré financier e leur coopérative.La Caisse populaire aide ensuite de façon indirecte en prêtant à leur coopérative elle-même, qui groupe alors des sociétaires qui se sont engagés vraiment, qui ont prouvé leur ins-térêt réel et leur solidarité au sein de leur coopérative en souscrivant et en payant un capital social proportionné à l’entreprise, à son coût d’organisation et de fonctionnement.Les Caisse populaires ont prêté, au cours de leur année sociale 1957, au-delà de $2,500,000.aux coopératives elles-mêmes pour les aider à sa financer.Une enquête faite en 1946 avaient établi que les Caisses Populaires avaient prêté $7,890,170.aux coopératives.Paul-Émile Charron • - - • Les stocks de beurre de fabrique ont ausmenté -?- Si les Caisses populaires Desjardins sont d’abord des coopératives d’épargne c’est pour pouvoir être ensuite de puissantes et efficaces institutions de crédit populaire.Si les Caisses populaires incitent leurs sociétaires à la pratique de l’économie et si elles les exhortent à faire des épargnes et à les grouper au sein d’une institution leur appartenant, c’est sans doute pour qu’ils se créent une source abondante de crédit ; mais c’est aussi pour qu’ils fassent, par la pratique de l’économie et de l’épargne, l’apprentissage du crédit ; car les principes LES stocks de beurre de fabrique dans neuf grandes villes canadiennes, le 1er janvier, se sont accrus à 52,687,000 livres (42,066,000 un an plus tôt), mais les stocks de fromage cheddar ont diminué de 23,400,000 à 21,004,-000 livres.Voici les stocks de beurre de fabrique, par ville : Québec, 5,941,000 livres (4,158,- 000 un an plus tôt) ; Montréal, 25,247,000 (25,615,000) ; Toronto, 4,543,000 (1,619,000) ; Winnipeg, 9,620,000 (4,720,000) ; Ré-gina, 1,271,000 (477,000) ; Saskatoon, 1,294,000 (620,000) ; Edmonton, 2,006,000 (1,504,000) ; Calgary, 443,000 (1,173,000) ; et Vancouver, 2,322,000 (2,180,- 000). 54 LA REVUE DESJARDINS Québec, mars 1954 Le revenu monétaire de la vente des produits agricoles LE revenu monétaire provenant de la vente des produits agricoles et des paiements de participation pour la campagne agricole précédente s’est élevé, en 1958, à $2,808,234,000., soit 8.3% de plus que les $2,591,861,000.de l'année précédente et de 5.4% de plus que les $2,591,861,000.de l’année précédente et de 5.4% de plus que les $2,663,520,000.de 1956.Le total de 1958 est inférieur de 1.8% au sommet ($2,859,- 100,000.) attaint en 1952.Les paiments supplémentaires faits en vertu de la loi sur l’assistance à l’agriculture des Prairies, en 1958, se sont chiffrés par $61,- 085,000., contre $1,987,000.en 1957 et $5,004,000.en 1956.L’augmentation du revenu monétaire de la ferme peut être largement attribué à des recettes plus élevées pour la vente des bestiaux et des produits animaux.Toutes les provinces ont accusé des recettes agricoles monétaires plus élevés en 1958 qu’en 1957.Voici les totaux en milliers de dollars : Ile-du-Prince-Edouard, 28,730 (24,509 en 1957) ; Nouvelle-Ecosse, 43,622 (41,955) ; Nouveau-Brunswick, 48,147 (44,-813) ; Québec, 424,607(387,915); La production d’argent, de plomb et de zinc EN 1958, au regard de 1957, le zinc et l'argent ont été produits en moindres quantités en octobre, mais la production de plomb a été plus considérable durant la même période ainsi que au cours de janvier-octobre.Voici la statistique d’octobre : argent, 2,390,012 (2,853,815 un an aupa- ravant) onces de fin ; plomb, 14,564 (14,294) tonnes ; et zinc 27,028 (36,782 tonnes.Suivent les chiffres de janvier-octobre : argent, 25,526,348 (23,645,060) onces de fin ; plomb, 150,167 (150,176) tonnes ; et zinc, 346,-126 (338,794) tonnes.Les stocks de viande et de saindoux en entrepôt frigorifique LES stocks de viande (fraîche, congelée et fumée) en entrepôt frigorifique au 1er janvier étaient de 80,009,000 livres, soit à un niveau inférieur de 4% aux 83,336,000 livres du mois précédent et supérieur de 20% aux 66,719,000 livres d’un an plus tôt.Les stocks de viande congelée se sont établis à 52,- 903,000 livres (un mois auparavant, ils étaient de 49,986,000 livres et un an auparavant, de 42.789.000) , ceux de viande fraîche à 18,176,000 (21,363,000 et 15.647.000) et ceux de viande fumée à 8,930,000 (11,987,000 et 8,283,000).Les stocks de saindoux au 1er janvier étaient de 8,408,000 livres (5,659,000 un mois avant et de 6,823,000 un an plus tôt) et les stocks de suif, de 4,568,000 (4,401,000 et 5,779,-000) Ontario, 873,287 (791,477) ; Manitoba, 441,943 (203,849) ; Saskatchewan, 563,023 (538,857) ; Alberta, 483,648 (440,740) ; et Colombie canadienne, 121,227 (117,746).La population du Canada a augmenté en 1958 ON estime à 17,284,000 la population du Canada au 1er Janvier 1959, soit une avance de 397,000 (2.4%) sur les 16,887,000 d’un an plus tôt, selon des estimations publiées aujourd’hui par le Bureau fédéral de la statistique.Cette augmentation peut être rapprochée des avances de 425,000 et de 543,000 des années 1956 et 1957.Depuis le 1er juin de l’an passé, l’accroissement a été de 236,000.La population de Canada a augmenté de 1,203,000 (7.5%) depuis le recensement de 1956.Les provinces qui ont marqué la plus forte croissance sont la Colombie canadienne (11.7%), l’Alberta (9.3) et l’Ontario (8.9).À Terre-Neuve et au Québec l’augmentation est de 7%.Dans les Maritimes, l’accroissement de la population a été en-dessous de la moyenne nationale, soit de 5.2% au Nouveau-Brunswick, de 2.9 en Nouvelle-Ecosse et de 2 en Ile-du-Prince-Edouard.La croissance a également été plus lente au Manitoba (3.3%) et en Saskatchewan (1.7).?(( La plus noble jaçon de vivre, la plus ardente et la plus complète, c est de donner tout son cœur et de se dévouer.» — Henry Bordeaux Volume XXV, n° 3 LA REVUE DESJARDINS 55 Les institutions canadiennes d'enseignement supérieur AU commencement de Tannée scolaire 1958-1959, le Canada comptait 339 institutions d’enseignement supérieur.On en trouve la liste dans la publication bilingue Institutions d’enseignement supérieur au Canada, 1958-1959, que le Bureau Fédéral de la Statistique a publié récemment.La province de Québec a compté la plus grand nombre de ces institutions (204), puis l’Ontario (62), la Nouvelle-Ecosse (16), la Saskatchewan (16), le Manitoba (10), TAlberta -?- (10), le Nouveau-Brunswick (9), la Colombie canadienne (8), Terre-Neuve (2) et ITle-du-Prince-Édouard (2).Sur les 339 institutions, 296 étaient confessionnelles (258 catholiques et 38 protestantes), 23 relevaient des provinces, 4 relevaient du pouvoir fédéral et les 17 autres étaient dirigées par des particuliers.Seulement 55 de ces institutions décernaient des grades dans une ou plusieurs Facultés et 18 d’entre elles seulement en théologie.En plus du répertoire des institutions, la publication contient des renseignements sur les conditions d’admission, les frais de scolarité et les sujets d’étude pour les grades et diplômes ordinaires ou de spécialisation.On y lit aussi un bref exposé de l’expansion de l’enseignement supérieur au Canada et des renseignements intéressants pour les étudiants futurs et autres personnes du Canada et de l’étranger.La publication se vend $0.75.l’exemplaire.Record des naissances en 1958 -?- LES naissances ont atteint un record au Canada en 1958, selon les estimations basées sur les enregistrements des bureaux provinciaux de l’état civil et contenues dans le rapport de décembre du Bureau fédéral de la statistique sur l’état civil.Le rapport donne aussi un résumé des principales statistiques depuis la fin de la seconde guerre mondiale.Les mariages n’ont été surpassés que par le record de 1946, tandis que les décès ont diminué sur le sommet de 1957.On estime que les naissances ont touché la cime de 472,000 en 1958, quelque peu (0.6%) seulement au-dessus du record précédent (469,000 en 1957) ; la EN 1958, les expéditions, par les fabricants canadiens, de tous les genres de véhicules automobiles ont diminué de 12% (359,625) sur les 409,821 véhicules expédiés en 1957, de 24% sur les 470,674 de 1956 et de 21% sur natalité a par conséquent diminué à 27.7 pour 1,000 habitants contre 28.3 Tannée précédente.Après avoir grimpé progressivement depuis la fin de la seconde guerre mondiale, la natalité est redescendue au niveau des premières années de 1950.On estime que les mariages ont atteint 135,200 en 1958, soit 1.5% de plus que les 133,200 de 1957, mais 1.6% de moins que le record précédent (137,400 en 1946).Le taux de la nuptialité pour 1,000 habitants est descendu de 8 en 1957 à 7.9, faisant suite à la chute presque continuelle amorcée depuis le sommet atteint en 1946 (10.9).Les décès se sont chiffrés par 133,600, soit les 453,623 de 1955.Elles ont cependant augmenté légèrement comparativement aux expéditions de 1954 (355,786), mais ont diminué de près de 25% sur le sommet jamais égalé de 1953 (479,-649).2.2% de moins que le sommet atteint en 1957 (136,600), mais chiffre plus élevé qu’en toute autre année depuis la guerre.Le taux de la mortalité est passé de 8.2 en 1957 à 7.8.Il a continuellement baissé depuis le sommet de 1946 (9.4).•.• La fabrication de fromage refait -?- LA production de fromage refait atteignait en 1958 le total de 49,234,155 livres, soit 11.4% de plus que les 44,206,862 de 1957, d’après un rapport spécial du Bureau fédéral de la statistique.En décembre la production (4,729,745 livres) a augmenté de 25% sur novembre (3,782,046 — rectifié) et de 24% sur décembre 1957 (3,817,146).Le 31 décembre, les stocks des fabricants se chiffraient par 1,-783,917 livres, soit 13% de moins que les 2,048,526 d’un mois au- {>aravant et 12.5% de plus que es 1,585,352 d’un an plus tôt.Les expéditions de véhicules automobiles en 1958 56 LA REVUE DES JARDINS Québec, mars 1959 Service de renseignements -?- DE L’ASSEMBLÉE GÉNÉRALE ANNUELLE Q.— L’assemblée générale des sociétaires doit-elle être tenue chaque année dans les Caisses populaires ?Est-ce là une exigence de la loi ?Et pourquoi tenir cette assemblée générale des sociétaires chaque année dans les Caisses populaires ?R.— Les sociétaires sont les co-propriétaires de la Caisse populaire.Ils en sont les usagers et les bénéficiaires.Ils en sont les seuls responsables.Ils ont donc droit de savoir comment leur Caisse populaire est administrée et comment elle se comorte.Ceux qui Tadministrent le font au nom es sociétaires, qui les ont choisis et qui leur ont confié un mandat.Il est juste que les administrateurs, les commissaires de crédit et les conseillers de surveillance rendent compte de la façon dont ils se sont acquittés de leurs fonctions.C'est le moyen qu'ont les sociétaires de s'assurer que leur Caisse populaire est dans la bonne voie et cfu'elle poursuit les buts qui ont présidé à son etablissement dans la paroisse.Ce contrôle des opérations et cette bonne orientation gue les sociétaires assurent à leur Caisse sont évidemment nécessaires.La Loi des syndicats coopératifs de Québec en reconnaît d'ailleurs la nécessité en obligeant la Caisse populaire à tenir, chaque année, une assemblée générale des sociétaires afin qu'ils puissent prendre connaissance du compte rendu des opérations de leur Caisse et délibérer sur les affaires de la société.La loi (article 27) est bien formelle : « L'assemblée générale se réunit chaque année dans les soixante jours qui suivent la clôture de l'exercice social, pour prendre connaissance du compte rendu annuel pour l'exercice précédent et pour délibérer généralement sur les affaires de la société.)) L’ASSEMBLÉE GÉNÉRALE DOIT ÊTRE BIEN PRÉPARÉE Donc, l'assemblée générale annuelle des sociétaires de la Caisse est nécessaire, et elle est obligatoire.Par conséquent, le conseil d'administration doit la préparer, fa convoquer et la tenir dans les soixante jours qui suivent la fin de l'année sociale de la Caisse.Le conseil d'administration, la commission de crédit, le conseil de surveillance font un rapport assez élaboré de leurs activités, ils le soumettent à l'assemblée générale des sociétaires, puisqu'ils ont à lui rendre compte de leur mandat.C'est le droit des sociétaires d'être bien renseignés sur les opérations de leur Caisse.C'est, par conséquent, le devoir des dirigeants de la Caisse de Îpréparer un bon compte rendu des opérations de eur Caisse au cours de la dernière année sociale.L'année sociale de la Caisse terminée, le gérant, dès que la chose est possible, convoque le Conseil d'administration pour lui soumettre la situation financière qui révèle le résultat des opérations de l'année, et pour établir le partage des bénéfices à être propose à l'assemblée générale des sociétaires.À cette séance, le conseil d'administration fixe la date et détermine l'endroit de la tenue de l’assemblée générale annuelle.Le gérant fait bien de ne pas tarder à convoquer cette réunion des administrateurs, afin qu'ils aient le temps voulu pour préparer comme il convient l'assemblée générale des sociétaires et pour la tenir dans le délai prévu par la loi.On nous permettra d'y insister, cette assemblée générale doit être bien préparée, et elle doit être tenue dans un temps et en des circonstances qui n'incitent pas à faire les choses en vitesse.Les sociétaires ont le devoir très important de connaître ce que fait leur Caisse et comment elle se com- f>orte.Que le conseil d'administration leur facilite a tâche : qu'il choisisse une date et un moment du jour qui conviendront le mieux à la majorité des sociétaires et qu'il leur accorde tout le temps nécessaire pour bien étudier les rapports soumis par les trois conseils ou commissions de la Caisse et pour demander tous les renseignements désirés.COMMENT SE TIENT L’ASSEMBLÉE GÉNÉRALE ANNUELLE Le Conseil d'administration élabore un programme intéressant de l'assemblée, afin d'y attirer le plus grand nombre possible de sociétaires.Un programme à la fois récréatif et instructif est de nature à y attirer beaucoup de sociétaires, et s'il est bien exécuté, il contribue à rendre l'assemblée générale intéressante et fructueuse.Il prépare un ordre du jour précis, afin que l'assemblée procède dans l'ordre et évite les discussions inutiles ou inopportunes.En voici un, à titre de suggestion : 1 ° Prière ; 2° Souhaits de bienvenue du président et lecture de l’avis de convocation de l’assemblée ; 3° Eecture et adoption du procès-verbal de la dernière assemblée générale annuelle ; 4° Rapport du conseil d’administration par le gérant sur les activités de l’année ; 5° Rapport de la commission de crédit ; 6° Rapport du conseil de surveillance ; 7° Demandes de renseignements, remarques, adoption des rapports du gérant, de la commission de crédit et du conseil de surveillance ; Volume XXV, n° 3 LA REVUE DESJARDINS 57 8° Quittance donnée aux responsables de l*administration, et remerciements ; 9° Adoption du taux du boni suggéré ; 10° Fixation de la limite du capital social et de la limite des prêts sur reconnaissance de dette aux sociétaires (s’ il y a lieu) ; 11° Autorisation d’emprunt au conseil d’administration de la Caisse populaire ; 12° Élections des offic iers ; 13° Conférence ou Jorum ; 14° Chant de l’hymne national.LA PROCÉDURE À SUIVRE Après la récitation de la prière, le président demande au secrétaire de donner lecture de Tavis de convocation de rassemblée, puis du procès-verbal de la dernière assemblée générale annuelle des sociétaires.Après quoi, le gérant donne aux sociétaires les explications requises et répond aux demandes de renseignements.Le président demande ensuite Tadoption du procès-verbal.On passe alors la résolution suivante : Il est proposé par Æ.appuyé par M.et résolu que le proces-verbal de la dernière assemblée générale annuelle de la Caisse populaire de .tenue en date du .soit adopté.Le procès-verbal, une fois adopté, doit être signé, séance tenante, par le président et le secrétaire.RAPPORT DU CONSEIL D’ADMINISTRATION Le rapport du conseil d'administration, dont le gérant donne lecture, doit révéler la situation financière exacte de la Caisse à la fin de l'année sociale, l'état des opérations de l'année, avec leur résultat en bénéfices.Ce rapport décrit ce qui est entré à la Caisse (parts sociales, épargne, remise sur prêts, remboursement d'obligations, etc.), et ce qui en est sorti (retraits d'épargne, de parts sociales, prêts, etc.) au cours de l'année sociale.Ce qui est entré à la Caisse, ce sont les recettes, ce qui en est sorti, ce sont les déboursés.Il indique les changements que les entrées et les sorties ou emplois ont opérés aux divers postes de la situation financière de la Caisse.Le bilan (qui présente l'actif, le passif et l'avoir- firopre) atteste le résultat définitif qu'ont donné es entrées et les sorties.Il est la photographie de la Caisse en fin d'année sociale.L'assemblée générale, selon les termes même de la Loi des syndicats coopératifs (article 38), se basant sur ce compte rendu, détermine le montant des bénéfices dont elle fait la répartition.Il importe que le président ou le gérant de la Caisse explique la situation financière, de façon à ce que les sociétaires puissent la comprendre, s'intéresser à la marche de leur Caisse et en apprécier les services.On adopte ce rapport sur les opérations de l'année sociale écoulée après que le gérant en a donné la lecture et qu'il a répondu aux demandes de renseignements des sociétaires.Il est proposé par M., appuyé par M., et {unanimement) résolu que le rapport du conseil, d’administration sur les opérations de l’année sociale se terminant le .soit accepté, et que décharge et quittance soient données au gérant et à tous les administrateurs.La même résolution peut inclure l'adoption du rapport soumis par la commission de crédit sur les rets faits dans le cours de la dernière année sociale, e même que le rapport du conseil de surveillance sur les vérifications qu’il a faites au cours de l'année.Ce rapport du conseil de surveillance constitue un témoignage d'appréciation sur le comportement de la Caisse, les services qu'elle a rendus, le bon travail du conseil d’administration et de la commission de crédit.Le conseil de surveillance profite de T occasion pour faire des suggestions, s il y a lieu, à l'assemblée générale des sociétaires.ADOPTION DU BONI SUR LE CAPITAL SOCIAL Le conseil d’administration suggère à l'assemblée générale le taux du boni qu'il juge la Caisse en mesure de verser sur les parts sociales pour l'année qui vient de se terminer, et il prie l'assemblée générale de l'adopter.L'assemblee générale adopte, après délibérations, s'il y a lieu, la proposition suivante : Il est proposé par M., appuyé par M., et résolu que le boni suggéré par le conseil d’administration au taux de .soit accepté.L'assemblée générale passe ensuite (s'il y a lieu de la modifier) une résolution pour déterminer le nombre maximum de parts sociales pouvant être détenues par un sociétaire.Il est proposé par M., appuyé par M., et résolu que le nombre maximum de parts sociales qu un sociétaire puisse posséder soit Jixé à .L'assemblée générale détermine, s'il y a lieu, la limite maximum des prêts pouvant être consentis à la fois à une seule personne-sociétaire, sur reconnaissance de dette, avec ou sans caution, sans garantie additionnelle.Il est proposé par M., secondé par M., et résolu que la limite maximum des prêts pouvant être consentis à une personne-sociétaire sur reconnaissance de dette avec ou sans caution, sans garantie collatérale, soit fixée h $ .{inscrire le montant), la dite résolution rescindant toute résolution ou partie de résolution relative à cette catégorie de prêts antérieurement adoptée.Si la limite déjà établie par résolution convient aux sociétaires, il n'y a pas lieu évidemment d’adopter une nouvelle résolution.LE POUVOIR D’EMPRUNT Le conseil d'administration se fait octroyer, par une résolution adoptée par l'assemblée générale, le 58 LA REVUE DESJARDINS Québec, mars 1959 droit d'emprunter pour et au nom de la Caisse {populaire un montant qui ne doit pas excéder évidemment ce que la Loi des syndicats coopératifs de Québec autorise d'emprunter.La résolution peut se rédiger comme suit : Il est proposé par M.appuyé par M.et résolu que le conseil cCadministration soit autorisé à emprunter pour et au nom de la Caisse populaire de sl la chose devenait nécessaire à la bonne marche de la société au cours de l'année, une ou des sommes d'argent, dont le montant total ne devra pas excéder en aucun temps $ .au taux d'intérêt jugé le plus acceptable par les administrateurs.Les administrateurs sont également autorisés {>ar la présente résolution à fournir des valeurs de a Caisse populaire en garantie de l'emprunt, si la chose était exigée par le prêteur.Le montant d'emprunt ne doit jamais excéder ce que la Loi des syndicats coopératifs de Québec autorise à la Caisse d'emprunter.ÉLECTION DES DIRIGEANTS DE LA CAISSE Le gérant mentionne dans son rapport les noms des dirigeants sortant de charge.Le choix des dirigeants se fait d'abord par mise en nomination.Si le nombre des sociétaires qui sont mis en nomination excède le nombre de dirigeants à élire, il faut bien alors faire une élection par scrutin.Si tel n'est pas le cas, ceux qui sont mis en nomination sont déclarés élus.Les dirigeants qui sortent de charge sont rééligibles.Si 1 assemblée le décide, ce sont les termes mêmes des statuts, 1 election et les votes se font au scrutin secret.Il suffit que cinq sociétaires le réclament pour qu on soit tenu de procéder au scrutin secret.L'assemblée générale des sociétaires nomme par résolution trois scrutateurs.Le président de la Caisse peut présider les élections.Si le président de la Caisse est sortant de charge, il peut alors céder sa place au vice-président.Le secrétaire de la Caisse peut agir comme secrétaire des élections.Le président d'élection appose ses initiales sur tous les bulletins de vote.Les sociétaires qui ont le droit de vote y inscrivent le ou les noms de celui ou de ceux pour qui ils votent, sans signer, il va sans dire, leur bulletin.CEUX QUI PEUVENT VOTER L'on doit rappeler que l'article 86 des Statuts généraux de la Caisse populaire stipule que (( pour avoir droit de voter aux élections, il faut être sociétaire depuis au moins trois mois et être en règle avec la société.Cette disposition ne s'applique pas aux élections de la première année sociale.)) Les mineurs et les femmes sous puissance de mari ne peuvent pas participer à l'élection des officiers (articles 17 et 18 des statuts et article 14 de la Loi des syndicats coopératifs).CEUX QUI PEUVENT ÊTRE ÉLUS Pour ce qui est de l'éligibilité, notons que l'article 87 des Statuts stipule que (( pour être éligible aux diverses charges, il faut que le sociétaire soit en règle avec la société, et de plus, qu'il en soit membre depuis six mois.Toutefois, exception est faite pour la première année sociale.)) Les scrutateurs, en présence du président, font la compilation des votes.Le résultat de l'élection est enregistré au procès-verbal.Le président déclare élus à leurs fonctions respectives les candidats qui ont obtenu le plus grand nombre de votes.•-• Consultation légale -?- DE LA TAXATION DES SYNDICATS COOPÉRATIFS ET DES COOPÉRATIVES Nous arrive d'une Caisse populaire la question suivante : Q.— Est-il vrai que la Caisse populaire comme syndicat coopératif régi par la Loi des syndicats coopératifs de Québec ne devrait pas être taxée, par conséquent, ne devrait pas payer de taxes municipales ni scolaires comme propriétaire ou locataire 7 C'est là un problème qui nous est soumis assez souvent.Nous lui avons déjà donné une réponse dans La Revue Desjardins de janvier 1945.Nous croyons devoir y revenir ici à l'intention des Caisses populaires, du moins celles qui ont été fondées depuis 1945 et qui n’ont pas en mains La Revue Desjardins de janvier 1945.R.— Les immeubles des syndicats coopératifs régis par la Loi des syndicats coopératifs de Québec ne sont pas exempts de taxes.Quant à la taxe d’affaires et aux droits annuels, un amendement récent à la Loi des syndicats coopératifs déclare que les activités coopératives ne sont pas répu- tées constituer l’exploitation d'un com merce, d'un établissement financier ou d'un moyen de profit.(7 Geo.VI, chapitre 42, art.4.) En conséquence, aucune taxe d'affaires ne peut leur être imposée, ni en vertu du Code municipal, ni en vertu de la Loi des cités et villes, puisque 1 article 700 du Code municipal et la disposition correspondante de la Loi des cités et villes ne permettent à la Corporation que d’imposer un commerce, un établissement financier ou un moyen de profit et d’existence.Les activités de la Caisse populaire Volume XXV, n° 3 LA REVUE DES JARDINS 59 n'étant pas en vertu de la Loi réputées constituer ^exploitation d'un commerce etc., il en résulte que les syndicats coopératifs ou les Caisses populaires constituées en vertu de cette loi ne peuvent faire l'objet d'une taxe d'affaires annuelle.En conséquence, toute résolution ou tout règlement qui chercherait à modifier la Loi en ajoutant aux exemptions prévues, serait entaché d'illégalité.Quant aux coopératives agricoles, l'article 700 du Code municipal prévoit que la corporation locale peut imposer des droits annuels ou taxes d'affaires, et ajoute que rien n'autorise une corporation à imposer une taxe sur les sociétés coopératives agricoles constituées en corporation en vertu de la Loi des sociétés coopératives agricoles, ni sur les syndicats coopératifs constitués en corporations pour fins agricoles en vertu de la Loi des syndicats coopératifs de Québec.Quant à la taxe foncière, l’article 693 déclare que sont biens non imposables toutes les propriétés appartenant aux sociétés d’agriculture et d’horticulture, ou spécialement employées par ces sociétés pour des fins d'exposition.Une disposition analogue exempte de payer les cotisations scolaires.LES sorties de blé canadien pour exportation outre-mer au cours de la semaine terminée le 7 janvier ont fortement décru sur un an plus tôt (3,557,-000 boisseaux contre 6,807,000), d’où réduction de 6.1% sur un an auparavant entre le 1er août et le 7 janvier (106,970,000 contre En résumé, les sociétés agricoles sont exemptes de la taxe foncière municipale et de la cotisation scolaire, en autant que leurs immeubles sont concernés, et ne peuvent se faire imposer de taxes d'affaires municipales.Le Conseiller juridique 113,869,000).Le 7 janvier, les stocks visibles en entrepôt ou en cours de route au Canada s’établissaient à 378,737,000 boisseaux, léger fléchissement (0.1%) sur les 379,269,000 d’une semaine plus tôt, mais hausse de 1.3% sur les 373,746,000 d’un an auparavant.• - :- • Les exportations et approvisionnements de blé -?- Le confort moderne dans les ménages -?- LE pourcentage des ménages canadiens jouissant du confort moderne a de nouveau augmenté en 1958, d’après l’enquête annuelle du Bureau sur les installations et l’équipement des ménages, dont les résultats provisoires sont publiés aujourd'hui.L’enquête révèle que tous les ménages, sauf environ 4%, avaient le service d’électricité et que tous, sauf un petit nombre, avaient des radios.Plus des quatre cinquièmes avaient des machines à laver et la réfrigération mécanique, et près des quatre cinquièmes disposaient de postes téléphoniques.Au sommet de la liste d’augmentation sur 1957 figuraient les téléviseurs, qui se trouvent dans près de 70% des 4,173,000 ménages, contre 63% en 1957.Environ 96% des ménages possédaient des radios durant les deux années et près de 79% disposaient de postes téléphoniques (76% en 1957).Plus de 96% des ménages avaient le service d’électricité, contre un peu moins l’année précédente.Des fournaises ont servi au chauffage dans environ 61% des ménages en 1958, contre 59% en 1957 et le pourcentage de ceux ui utilisaient d’autres systèmes e chauffage est tombé de 41 à 39.Plus de ménages ont em- Ïdoyé le mazout et le gaz pour e chauffage et moins de ménages ont chauffé au charbon et au coke.Des ménages possédant des fournaises, 34% (32 en 1957) ont utilisé le mazout en 1958, 13% (16) ont utilisé du charbon ou de coke, 10% (17) du gaz et 4% (comme en 1957) du bois.L’électricité a servi à la cuisson dans près de 50% des ménages canadiens en 1958, augmentation d’environ 1% sur 1957.Moins de ménages ont utilisé le bois ou le charbon à cette fin (22% contre 125), mais plus de ménages ont utilisé le gaz (22% contre 20).Les réfrigérateurs mécaniques ont été en usage dans plus de 86% des ménages, contre 83% l’année précédente, et environ 8% avaient des congélateurs mé- nagers contre 7%.Environ 87% (86) des ménages avaient des machines à laver, 60% (58) avaient des aspirateurs et 68% (67) avaient des machines à coudre.63% des ménages avaient des automobiles, contre 60% l’année précédente ; 57% (55) d’entre eux en avaient une et 7% (6) en avaient deux ou plus.Les facteurs de pondération pour les estimations de 1958 sont fondés sur les projections de la population établie au recensement de 1956, et les estimations de 1957 sont rectifiés pour s’y conformer ; en effet, les chiffres d’abord publiés avaient été pondérés avec des facteurs fondés sur les projections de la population établie au recensement de 1951.Le total des ménages ne comprend pas ceux du Yukon et des territoires du Nord-Ouest, ni des réserves indiennes, ni des institutions ou autres logements de type collectif, ni des logements non permanents, tels les remorques, les chalets d’été, etc. * Le plus grand héroïsme est dans le courage d'un effort quotidien, » Béthune
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