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Titre :
Revue Desjardins : organe officiel de la Fédération des caisses populaires Desjardins
Éditeur :
  • Québec :La fédération des caisses populaires,1941-2004
Contenu spécifique :
Mars
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
autre
Notice détaillée :
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  • Ligne de communication,
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Revue Desjardins : organe officiel de la Fédération des caisses populaires Desjardins, 1962, Collections de BAnQ.

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EDIFICE DESJARDINS y< ! ¦Jggar,.t1' .v -y -0’ r ^v# L.'e^ .a 4' w #*¦>.W i iü DESJARDINS ifWirggiMTiâiQiari r Vol.XXVIII~N° 3 Mars 1962 BILLET - ?- POUR garder jalousement ce précieux trésor, il fallait un surveillant vigilant, intraitable.Et avec le dragon, chacun savait qu il faudrait le tuer plutôt que de lui ravir ce qui lui avait été confié.Aussi les grands voleurs passaient-ils au large.Or, deux renards plus osés {ils sont toujours partout, ces finauds-là, et rarement à la façon des autres), furent attirés par cet or ; ils croyaient qu’il adoucirait la charge de leur drôle de vie.C’est de loinr.qu ils saluèrent le dragon-trésorier : « nous venons faire connaissance avec toi, dirent-ils et aussi rendre un hommage respectueux à ta grande puissance.Nous avons apporté avec nous deux grands sacs pleins de gibier ; et ce n’est là qu’une partie de notre avoir ; nous en avons tant et tant que, vraiment, nous ne savons qu’en faire ; vous n’avez qu’à nous le dire si vous en voulez ; nos stocks sont illimités, si bien que, la famine s’abattant dans nos régions, on ne craint pas de pouvoir nous suffire ; ainsi donc, il n’y a pas à vous gêner ».Chose étrange, cet amas de biens périssables réussit à endormir la défiance du dragon ; non seulement il ne vit rien d’alarmant dans la présence des renards en ces lieux, mais encore il fut émerveillé de la sagesse de leur jugement.Il les invita, avec étonnante bonhomie, à vider leurs sacs.Et notre dragon s empiffre ! ! ! s’empiffre ! ! ! remettant à plus tard le soin de dévorer les deux renards ; quand on est dragon, on ne doute pas de l’avenir ; quand on est dragon, on a rien à craindre ; aussi son imprudence fut poussée à l’extrême.Alourdi par une abondante nourriture, il reporta au lendemain la précaution de dévorer les deux renards.D’ici là, il les invite à rester au camp et s’engage à les traiter comme des amis.Habitué à tout faire trembler autour de Lui, il ne se doute même pas qu il n’aura pas le temps de le regretter.Vous vous imaginez quel était le complot des scélérats; prenant le fameux dragon par surprise, ils l’étranglèrent dès son premier et lourd sommeil.Les renards nous ressemblent un peu, ou nous ressemblons aux renards ; n’avons-nous pas créé des besoins inutiles, certes et sans nombre pour nous faire croire importants.Après Leur forfait, il fallait faire Le partage de l’or, or comme ils se donnaient L’un à l’autre La même importance, l’œuvre accomplie provoquait des ambitions chez nos compères ; le partage de l’or fit naître une autre crise.L’un des fripons, hypocritement, pour éviter de donner l’éveil pensa tout haut: (( À quoi peut bien nous servir tout ce tas d’argent, je te le demande ?Nous n’avons pas été intelligents, pour une fois ; jamais nous n’aurions dû livrer nos sacs de victuailles : est-ce qu on mange du métal ?Et quel sort serait Le nôtre si, par pure (suite à la page 52) NOTRE COUVERTURE.— {Photo: Office du film de la province de Québec.) DESJARDINS EDIFICE DESJARDINS Organe officiel de la Fédération de Québec des Unions régionales des Caisses populaires Desjardins, société régie par la Loi des syndicats coopératifs de Québec Vol.XXVIII, No 3 QUÉBEC Mars 1962 Sommaire Billet.Editorial : Prévoyance.Jubilé d'argent à Asbestos.Les dettes, écueil principal du mariage .Le gérant, ses qualités et responsabilités .Nouveaux bureaux à Saint-Ludger .Lutte acharnée aux E.-U.d’A.contre la loi proposant la déclaration du taux d'intérêt.Manchettes ;.Discipline — Economie - Progrès .250 Caisses, 136,000 sociétaires dans les autres provinces.La Bible vous parle.On nous demande.In Memomam.Le revenu agricole net en 1961.Leurs buts véritables .Les indices des prix à la consommation .Plus de Canadiens trouvent un emploi en 1961 .Assurance accident-maladie à l’Assu- rance-Vie Desjardins.L’éducation.En Birmanie, c’est un peu comme au Québec 1.Service de renseignements.Consultation légale.1.PAGE Jos.Turmel.42 C.Vaill AN COURT.43 .45 .45 Édouard Adam.46 .47 .48 .49 Marcel-B.Caron.50 .51 .51 .52 .53 .54 .54 .54 .55 .55 Mer Fulton Sheen.56 .56 .57 Le Conseiller juridique 58 Rédaction et administration LA FÉDÉRATION DES CAISSES POPULAIRES ÉDIFICE DESJARDINS 59, AVENUE BÉGIN, ¦ LÉVIS, P.Q.PRIX DE L’ABONNEMENT Pour les caisses et leurs sociétaires.$1.75 Pour les autres.$2.25 LA REVUE DESJARDINS est imprimée aux ateliers Charrier c3 Dugal, Inc., Québec.0S£@ig)îBC Le Ministère des Postes, à Ottawa, a autorisé l’affranchissement en numéraire et l'envoi comme objet de deuxième classe de la présente publication. Prévoy a nee C'EST vieux jeu, dit-on, que de parler de prévoyance en 1962 lorsque T État-providence règle tous les problèmes.Pourquoi être prévoyant si l'Etat nous fait vivre ?Les pensions de vieillesse assurent de quoi manger aux vieillards, les allocations familiales sont d'un grand appoint pour les familles, en cas de maladie il y a l'assurance-hospitalisation, et demain ce sera l'assurance-santé pour tous.Pourquoi donc prêcher une prévoyance inutile ?Dépensons, dépensons même plus que nous ne gagnons.(( Il vit de la rente de ses dettes )), disaient autrefois nos braves gens en parlant de celui qui dépensait plus que son revenu.C'est un peu ce qui existe de nos jours : trop de gens vivent de la rente de leurs dettes ; ils s'étonnent ensuite de ne pouvoir se procurer le confort qu'ils désireraient avoir et assurer la vraie sécurité à leur famille.En effet, celui qui dépense sans compter, qui gaspille ce qu'il gagne, et même davantage, pour des choses inutiles, des folies, ne pense guère à sa famille : il ne peut prétendre aimer les siens.Pourtant, à la télévision et à la radio les chansons que l'on entend portent toujours sur le même thème : l'amour.Mais quel amour I II commence et finit avec la sensualité, c'est la jouissance physique que l'on adule ; mais la ouissance physique, on s'en fatigue vite.Comment croire qu'un jeune homme aime sa future femme comme elle doit être aimée s'il ne pense pas ou ne tient même pas à lui donner un gîte confortable ?Aimer réellement quelqu’un, c'est vouloir le rendre heureux.Un jeune homme qui aime sa future épouse comme elle mérite de l'être prend tous les moyens pour qu'elle soit heureuse, et le premier de ces moyens, c'est la pré- voyance.Voyons le tourtereau et la tourterelle qui s'aiment : avec quel amour le tourtereau prépare le nid pour celle qu'il aime : il va chercher brindille par brindille pour confectionner le nid qui logera toute la famille.Et nous, les humains, nous n'aurons même pas la prévoyance du tourtereau et de la tourterelle ?A voir vivre certains jeunes gens et certaines jeunes filles, comment croire qu'ils se préparent un foyer heureux I D'après une enquête faite par la J.O.C., on en est venu à la conclusion que les jeunes gaspillent leur argent, et à l'avance leur vie future, à occuper leurs loisirs ; ils arrivent ainsi au mariage sans aucune préparation économique, et bien souvent sans amour l'un pour l'autre.Le rapport soumis à la suite de cette enquête prouve que l'insouciance des jeunes, face à l’économie, est sans égale.Bien peu épargnent, et ceux qui le font épargnent très peu.Il a été trouvé que 24.9% des jeunes filles et 24.7% des jeunes gens qui travaillent n'ont aucune économie.Parmi ceux qui économisent, les montants mis de côté ne sont pas élevés puis-qu'après deux ou trois ans de travail les garçons n'ont réussi à économiser en moyenne, que $390.99, et les jeunes filles, $276.81.Cela est peut-être dû parfois à des salaires insuffisants, mais la cause première de cette déficience, on l’a trouvée dans la famille.Toujours d'après cette enquête de la J.O.C., dans 54% des cas où les jeunes n'ont pas d'épargne, c'est parce que les parents eux-mêmes n'ont jamais épargné.La constatation la plus inquiétante qui ait été faite, c'est que les jeunes qui se marient ont un avenir incertain parce qu'ils se marient avec des dettes. 44 LA REVUE DES JARDINS Québec, mars 1962 Il y a quelques années, nous avons fait au Service familial de Lévis une enquête afin de trouver la cause de ces difficultés de ménage si fréquentes dans certains foyers.Savez-vous que dans 57% des cas on trouvait à T origine un problème économique.Autrefois, détait b alcoolisme, mais aujourd'hui, le problème économique a dépassé le problème de l'alcool.Nous pourrions citer nombre d'exemples où des jeunes gens ont gagné pendant quatre ans, cinq ans et plus, $75., $80.par semaine, les jeunes filles qu'ils courtisaient ont retiré un salaire de $35., $40.par semaine, et pourtant leur mariage a été un désastre.Pourquoi ?Parce que ces jeunes gens avaient vécu trop vite et trop largement sans songer à mettre un sou de côté ; parfois même ils se sont mariés à crédit : les meubles et tout le nécessaire pour organiser une maison, achetés à la semaine, coûtent du 24% et jusqu'à 40% d'intérêt.Avant le mariage, ces deux jeunes dépensaient tout ce qu'ils gagnaient ; un an après leur mariage, ils étaient trois pour vivre avec un seul salaire, et payaient en plus 27%, 28% et même 40% d'intérêt sur les effets achetés à tempérament.Le problème devient presqu'insoluble.Combien de ces mères de famille sont venues au Service familiale et ont demandé de placer leur enfant pour pouvoir recommencer à travailler comme avant leur mariage ; le mari est devenu ivrogne, ou encore déserte le foyer, etc., etc.Si on consulte le mari, il nous répond : (( Oue voulez-vous, ma femme ne sait rien faire parce qu'avant son mariage elle n'a pas même appris à faire sa chambre ; nous allions au théâtre chaque soir, nous fréquentions les centres de loisirs, souventes fois nous avons veillé dans les clubs, et nous avons dépensé en moyenne $5., $10.et $15.par soir.)) Comment voulez-vous qu’avec une telle formation ces jeunes gens arrivent à organiser un foyer heureux ?C'est impossible.Le temps de la jeunesse a été gaspillé comme l'argent ; on n'a pas appris à raisonner, souvent même ces jeunes n'ont pas trouvé à la maison des exemples à imiter ; pour une bonne part, les parents sont responsables de ces désastres parfois irréparables.On est étonné ensuite que les choses aillent mal dans le monde ; comment peut-il en être autrement ?La légèreté a rarement engendré des choses profitables.La prévoyance, c'est la créatrice de la sécurité économique au foyer ; elle apporte aussi le bonheur.Le jeune homme qui prétend aimer une jeune fille et veut la rendre heureuse n'arrivera à son but que s'il est prévoyant, c'est là le moyen de réussir.La prévoyance, c'est la mère guérisseuse de bien des maux dans le ménage.Le proverbe qui dit : (( prévenir, c'est guérir )) s'applique aussi bien sur le plan économique que sur le plan moral.Prêchons la prévoyance.Mettons-la en pratique.Bâtissons des caisses de prévoyance et de dotation afin d'entraîner nos jeunes à la vertu d'épargne, vertu salvatrice du foyer et de la nation.Disons aux jeunes de la J.O.C.toute notre admiration.Souhaitons-leur bien sincèrement plein succès.Messieurs les sociétaires, vous avez deux sociétés d’assurance qui vous appartiennent : la SOCIÉTÉ d'ASSURANCE des CAISSES POPULAIRES et l’ASSURANCE-VIE DESJARDINS.} pensez-vous ? Volume XXVIII, n° 3 LA REVUE DES J A RD INS 45 Jubilé d'argent à Asbestos LA Caisse populaire cTAsbestos célébrait son 25e anniversaire le mois dernier en présentant à plus de 1,100 de ses sociétaires et amis réunis pour Toccasion un rapport annuel dont toute la population de la ville peut-être fière.Fondée le 22 février 1937, la Caisse atteint maintenant un actif de plus de 3 millions et compte au-delà de 4,000 sociétaires.Les cérémonies d’occasion étaient réhaussées par la présence de Thon, sénateur Cyrille Vaillancourt, gérant-général de la Fédération des Caisses populaires Desjardins.Plusieurs dignitaires du mouvement coopératif ainsi que de nombreux visiteurs représentant les autorités religieuses et civiles de la région se sont aussi joints aux sociétaires pour marquer cet événement mémorable dans la vie de la Caisse.La journée qui précéda les célébrations officielles en fut une de reconnaissance envers ceux qui étaient là à la fondation, et les continuateurs, qui depuis, sont partis pour un monde meilleur.Une messe de requiem fut célébrée en leur mémoire dans les quatre paroisses de la ville.La journée des célébrations commença par une messe solennelle célébrée dans la paroisse Saint-Aimé où la Caisse pris naissance il y a 25 ans.Le sermon de circonstance fut prononcé par M.le chanoine Roméo Demers, curé de la paroisse.L’assemblée annuelle tenue dans l’après-midi permit aux sociétaires de se rendre compte du progrès de leur organisation et de prendre les décisions requises pour assurer la continuation de son bon fonctionnement et de son progrès continu.M.Rosario Tremblay, chef des inspecteurs de la Fédération, ainsi que le sénateur Vaillancourt et M.le curé Parent furent les principaux conférenciers durant l’assemblée.Les dirigeants invitèrent ensuite tous les anciens dirigeants -?- et membres des comités avec leurs épouses à une visite et réception officielle aux bureaux de la Caisse payant un hommage plus particulier à M.J.-Maurice Beau-chesne qui fut le secrétaire-gérant pendant plus de 15 ans et qui compte 25 ans à la direction et à M.J.-H.Olivier qui compte 22 années de dévouement à la Commission de crédit.Tous deux reçurent un fauteuil de repos.Des souvenirs étaient aussi remis aux épouses.La journée fut clôturée par un grand banquet réunissant quelque 200 personnes et où on souligna le mérite de trois membres fondateurs, MM.Julien Proulx, Jules-Maurice Beauchesne et J.-H.Olivier.LES dettes ont maintenant supplanté l’alcool et
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