Revue Desjardins : organe officiel de la Fédération des caisses populaires Desjardins, 1 janvier 1962, Novembre
EDIFICE DESJARDINS IW'm.i iU’LI h J;M5l •1 1:1 ÀL '; Y f f v DE5JHRDINS riaimiBiDgâiTii Novembre 1962 «I.™ BILLET - ?- Une expérience unique LE 24 septembre dernier, tes Esquimaux de Povungnituk se rassemblaient dans une salie commune autour de Monsieur Raymond Audet, directeur adjoint du Service d’inspection de la Fédération des Caisses populaires, et jondaient la première Caisse populaire du Grand Nord Québécois.Le R.P.Steinmann, missionnaire Oblat qui partage leur vie depuis près de 20 ans, serva it d’interprète.Pour Monsieur Audet, cette réunion mémorable et pittoresque couronnait deux semaines de contacts journaliers avec cette population isolée et presque perdue sur les rives de la Baie d’Hudson; deux semaines durant lesquelles il leur avait enseigné le grand principe de la coopération dans le domaine de l’épargne et du crédit.Monsieur Audet nous est revenu de là-bas avec des souvenirs nombreux et variés et c’est avec un enthousiasme convaincant qu il nous parle de cette nouvelle Caisse populaire et du peuple qui l’a créée.Les Esquimaux jormenl un peuple joyeux et gai, qui bien qu en retard sur le plan économique est loin d’être un peuple « sous-développé ».Monsieur Audet nous fait remarquer que si au point de vue économique l’Esquimau est économiquement faible, cela dépend des Blancs qui l’ont exploité et maintenu dans cet état par intérêt.La responsabilité est donc celle des Blancs, et il appartient aux Blancs de corriger leur conduite, puis d’aider les Esquimaux à rattraper le temps perdu .sans négliger les excellentes valeurs de leur civilisation propre.Dans cette ligne d’action il n y a pas d’autre formule que la formule coopérative qui puisse réussir.La Caisse populaire de Povungnituk, s’ajoute comme nouvel outil de relèvement social à la Société coopérative d’artisanat de Povungnituk qui, déjà, a permis à cette peuplade esquimaude de faire connaître les sculptures qui sortent de ses mains.En pages 165 à 167 Monsieur Audet nous fait le récit des deux semaines qu il a vécues dans cette partie de notre belle province.Il saura sûrement vous intéresser et vous rendre fier du rôle que s’apprête à jouer le mouvement des Caisses populaires dans la libération économique de nos concitoyens du Grand Nord.NOTRE COUVERTURE.— La population esquimaude du Grand Nord Québécois envisage l’avenir avec confiance.Penloasie Se vu a, président de la commission de crédit de la nouvelle Caisse populaire de Puvungnituk, symbolise l’espoir de sa nation.Û rmiriinirïn J EDIFICE DESJARDINS DESJARDINS Organe officiel de la Fédération de Québec des Unions régionales des Caisses populaires Desjardins, société régie par la Loi des syndicats coopératifs de Québec Vol.XXVIII, N» 11 QUÉBEC Novembre 1962 Sommaire • Billet : Une expérience unique.Editorial : Une mode dangereuse .Les Caisses populaires Desjardins chez les Esquimaux.La famille et la télévision.Manchettes.L’actualité en images.Nouvelles et commentaires.Assemblée générale annuelle de l'Union régionale des Caisses populaires Desjardins du district de Gaspé.Les coopérateurs tiennent leur congrès .Le coopérateur idéal en ces temps modernes.Cinquantième anniversaire à Saint- André de Kamouraska.Congrès des Caisses populaires Desjardins en 1963.Sur la ferme.Le bilinguisme.Au Canada, deux logements sur trois sont habités par leurs propriétaires L’état matrimonial des Canadiens.In Memoriam.L’histoire d’un signe de piastre.Saviez-vous que ?.Droit de Cité.PAGE .162 C.Vaillancourt.163 Raymond Audet.165 .168 .169 .170 .172 Rosario Tremblay.173 .174 .174 .175 Paul-É.Charron.176 .176 .177 .178 .178 .178 Marcel Caron.179 .179 .179 Rédaction et administration LA FÉDÉRATION DES CAISSES POPULAIRES ÉDIFICE DESJARDINS 59, AVENUE BÉGIN, LÉVIS, P.Q.PRIX DE L’ABONNEMENT Pour les caisses et leurs sociétaires.$1.75 Pour les autres.$2.25 LA REVUE DESJARDINS est imprimée aux ateliers Charrier S Dugal, lnc.t Québec.Le Ministère des Postes, à Ottawa, a autorisé l'affranchissement en numéraire et l'envoi comme objet de deuxième classe de la présente publication. 'rM3 h IA Rg VVF, ' p£SjA/zD/m Une mode dangereuse NOTRE article editorial de la Revue Desjardins de août-septembre dernier intitule (( Vivons avec bon sens )) rappelait qu’il y avait crise économique en certains secteurs parce que trop de gens vivaient au-dessus de leurs moyens.On nous a fait observer que nous avions oublié que l’achat à crédit est devenu la mode à notre époque et qu’il est bien difficile de réagir efficacement contre la mode.Les dames, par exemple, portent des souliers à talons très hauts ; elles semblent montées comme sur des échasses et en équilibre instable.Que voulez-vous ?c’est la mode.C’est la même chose aujourd’hui concernant le crédit, c’est la mode de vivre à crédit, et la responsabilité en revient largement à la publicité intense qui cherche à suggestionner les gens et à leur faire croire qu’il est nécessaire, indispensable même, d’acheter telles choses pour vivre en bonne santé, pour être heureux.Et, suprême consolation, ils n’ont pas un sou à débourser au moment de l’achat : ils n’ont pas à faire le geste de mettre la main dans leurs poches pour sortir de l’argent ; leur seule signature est requise pour avoir livraison de la marchandise achetée, que cette marchandise soit nécessaire ou nuisible, peu importe .c’est la mode.On sait, cependant, que la plupart du temps la mode, qui découle du sens de l’imitation des hommes, est irraisonnée et irraisonnable.C’est à se demander où on va.Dans un discours au Sénat, l’an dernier, nous rappellions que les difficultés économiques constituent une des principales causes des troubles dans les ménages.Lorsque nous avons organisé, il y a quelques années, un Service familial sur la Rive sud dans le but d’aider les gens qui se trouvaient dans le désarroi par suite de la crise économique, l’endettement n’existait pratiquement pas, sauf, évidemment, chez ceux qui avaient des emprunts hypothécaires, et cela, parce que les gens essayaient de vivre selon leurs moyens.Peu de compagnies de finance existaient à ce moment-là, les ventes à tempérament n’étaient pas très élevées, la crise économique était la seule cause de la pauvreté financière chez certaines gens.A la suite de la dernière guerre, les ventes à tempérament se sont développées à vive allure ; et dès que la loi d’urgence fut abrogée, les citoyens Canadiens se sont abandonnés à tous les abus de crédit : ils voulaient avoir sans délai tout ce qu’ils désiraient.Combien de jeunes couples viennent au Service familial de la Rive sud : C’est l’épouse qui vient se plaindre que son mari passe ses soirées en dehors du foyer, boit, s’amuse, dépense son salaire ; elle demande qu’on place ses enfants pour lui permettre de se remettre à travailler et à gagner.On fait venir le mari qui raconte l’histoire de son ménage : Son épouse ne sait rien faire, elle n’a jamais appris, avant son mariage, à tenir une maison, à faire à manger, à coudre, etc.; aussi, la maison est en désordre, il n’y a rien d’attrayant.Ils sont endettés, tout leur ménage a été acheté à tempérament, et comme les revenus sont insuffisants et ne peuvent prendre soin des remboursements ou des versements à faire sur les achats faits à crédit, le mari sort, s’adonne à la boisson, et l’épouse fait de même parfois aussi.J’ai déjà parlé de l’enquête que nous avions faite au Service familial de la Rive 164 LA REVUE DESJARDINS Québec, novembre 1962 sud, et qui a démontré que 57% des troubles de ménage étaient dûs à des difficultés financières par suite d'achats à tempérament, achats exagérés et à des taux d'intérêt exorbitants, que les acheteurs ne peuvent pas payer.L'achat à crédit est devenu la mode, mais quelle mode 1 N'y aurait-il pas moyen de faire plutôt une mode de bon sens pour essayer de faire penser aux gens avant de dépenser.Un redressement s'impose, un travail d'éducation est à faire.La tâche sera longue, ardue, mais il faut la commencer.À cet effet, vous pourrez lire dans une autre j^age de la Revue un article de M.Paul-Emile Charron signalant que le prochain congrès de Caisses populaires (qui sera tenu en mai 1963) traitera de ce problème des ventes à tempérament et des achats à crédit et des mesures que les foyers devront se résoudre à prendre pour enrayer les abus et vivre une vie normale.Savez-vous que certaines autorités médicales américaines prétendent que les maladies de cœur et les morts subites qui se produisent en si grand nombre de nos jours sont attribuables pour une large part à l'insécurité financière des foyers ?Il faut que nos gens apprennent à régler leurs désirs, à contrôler leurs appétits sensibles, à résister aux sollicitations d'une publicité exagérée qui fait prendre le superflu pour le nécessaire, et, en définitive, leur fait trouver normal de vivre au-dessus de leurs moyens.Puis, pour revenir à notre titre (( Une mode dangereuse )), la publicité tapageuse, multiforme, irraisonnée qui dit aux gens : (( C'est la mode aujourd’hui )) rend peu à peu les citoyens esclaves de cette publicité.Cette facilité de crédit à outrance pour n'importe quoi est cause de mésentente dans trop de foyers.Et nous irons plus loin : cette exagération du crédit se réflète même sur l’éducation des enfants, et d'une façon tragique parfois, car on se prive du nécessaire parce qu'il faut payer trop cher pour ces choses achetées à crédit.Nous ne craignons pas de l'affirmer, c'est là une des causes de la délinquence juvénile.Nous terminons cet article en répétant ce que nous disions dans un mémoire pré- senté au Comité des banques et du commerce de la Chambre des communes à Ottawa, le 28 juin 1956 : (( Le crédit à la consommation peut avoir sans doute certains avantages immédiats pour l'économie.Mais il faut aussi prendre en considération les inconvénients qui peuvent résulter des abus du crédit à la consommation pour l'économie de demain.Ou'arriverait-il si tous les citoyens épuisaient par des achats à crédit leur pouvoir d'achat pour quelques années à venir ?Car l'achat à tempérament engage l'avenir : le salaire qu'on recevra demain est déjà promis à des remboursements à faire sur des achats non payés.Comme le pouvoir d'achat de chacun est limité, il peut bien se produire un jour une contraction plus ou moins brusque des achats, puis une réduction accentuée de la production, avec comme conséquence tragique pour notre économie, le chômage et la chute à pic, cette fois, du pouvoir d’achat du pays.Si la vente à tempérament peut, d'une part, activer aujourd'hui la production et permettre aux citoyens de hausser leur train de vie, elle peut bien, d'autre part, causer éventuellement une catastrophe si les citoyens abusent des achats à tempérament.)) (( Le monde libre a mis à la disposition des pays sous-développés dix fois plus de crédits que le bloc soviétique même si on ne tient pas compte du fait que beaucoup des crédits promis par les communistes n’existent encore que sur le papier.De 1950 à 1960, l’Occident a consacré 57 milliards de dollars à des fins de promotion économique dans les pays sous-développés.Dans la même période, le total de l’aide en provenance du bloc soviétique a été de 3 milliards 600 millions de dollars, dont un milliard seulement est parvenu à ce jour entre les mains des intéressés.Il est yrai que les Soviets sont en train d’augmenter leur aide à l’Afrique ; mais les 600 millions de dollars qu’ils ont promis à grand renfort de propagande ne représentent que le vingtième de ce qui a déjà été accordé par les puissances occidentales.Et pourtant, à écouter les coryphées soviétiques, l’aide occidentale n’existerait pas à côté de l’aide communiste ! » (Extrait d’un récent discours de Dirk U.Stikker, tiré de la revue Nouvelles de l’OTAN, juin 1962.) Volume XXVIII, n° 11 LA REVUE DESJARDINS 165 l'es! Ula ecer-‘oinlel r2tioD ’ des pour t'il si âdats elques Rpéra-rece-idour-pavés, in est irune e des delà :e tra-aae et acliat peut, 'duc-ausser autre tastro-lats à Une Caisse populaire Desjardins chez les Esquimaux avs sous- ovléiijuf ) JîS nsaitéî'lp liquet .le total ; xi'iliaol* iieJ’.P31; ! tst 't>i eàï^;.preniis a t le o#: niétà]116 e a'"'®"-!: ; ti« Jel* DIMANCHE matin le 9 septembre 1962, à l’aéroport de Québec, un avion s’envole vers les^régions les plus septentrionales de la province.A bord cet appareil, sept personnes vont rencontrer un groupe de spécialistes du Grand Nord québécois en vue d’étudier les problèmes particuliers aux Esquimaux.La ^délégation du Québec comprend : monsieur Paul-Emile Auger, sous-ministre des Ressources naturelles ; monsieur Pierre Côté, secrétaire du ministre des Ressources naturelles ; monsieur Robert Bergeron, géologue régional pour le Nouveau Québec ; monsieur Eric Gourdeau, assistant-directeur général de la planification économique ; monsieur Edmond Bernier, chef des relevés techniques au ministère des Richesses naturelles ; mademoiselle Thérèse LeVallée, gérante des ventes de la Société coopérative de Povungnituk ; monsieur Raymond Audet, chef-adjoint des inspecteurs des Caisses populaires.PREMIÈRE ÉTAPE: FORT-CHIMO À l’arrivée à Fort-Chimo, où se tiendront les réunions, nous rencontrons trois missionnaires oblats : les Rév.Pères Léchât et Schneider, de Fort-Chimo, A.P.Steinmann, de Povungnituk, ainsi que messieurs J.-D.Furneaux et Archie Flucke, administrateurs des Affaires du Nord à Povungnituk et à Fort-Chimo.Nous faisons aussi la connaissance de monsieur J.-Armand Brassard, du ministère des Ressources naturelles à Great-Whale, et du constable Thibeault, de la Sûreté provinciale.Des séances d’étude, sous la présidence de monsieur Paul-Emile Auger, sous-ministre des Ressources naturelles, permettent d’analyser les besoins les plus urgents des habitants du Nord du Québec.À la clôture de ces sessions, échelonnées sur deux jours, deux faits attirent particulièrement notre attention : la grande détresse de la population esquimaude abandonnée dans des conditions économiques effarantes et l’absence totale de l’apport français dans une région qui est géographiquement nôtre.POVUNGNITUK Lundi soir, le 10 septembre, la délégation du gouvernement provincial reprend la route de Québec alors que mademoiselle LeVallée et le soussigné demeurent à Fort-Chimo jusqu’au lendemain ma- tin alors qu’un avion amphibie nous entraînera vers Povungnituk, terme de notre voyage.La distance entre la baie d’Ungava et la baie d’Hudson, soit environ 350 milles, est parcourue sans incident majeur, sauf la constatation que tout mon bagage est retourné sur l’avion de Québec.C’est donc un être complètement dépouillé qui prend contact avec la nudité déconcertante qu’offre à des yeux profanes la toundra du Grand Nord québécois.C’est à Povungnituk que nous prenons réellement contact avec la population esquimaude, population qui a subi beaucoup moins l’influence des « Blancs » que celle de Fort-Chimo.Après avoir traversé le district plus aristocratique des « Blancs )) où l’on sent l’omniprésence de la Hudson Bay Co.dont les bâtiments occupent un vaste terrain, le Rév.Père Steinmann, o.m.i., nous fait circuler parmi les tentes et les maisonnettes où logent les Esquimaux.Il est impossible de ne pas ressentir une impression de ségrégation exercée par les Blancs à la vue du district qu’ils occupent et de celui habité par les Esquimaux.Un certain soulagement est obtenu lorsque le Père Steinmann nous fait pénétrer dans sa « Mission » installée en plein cœur du village esquimau.Cette grande maison, bâtie des mains du Père Steinmann avec des matériaux d’occasion, prévoit une grande La Mission du Rb.Pert André Steinmann, à Povungnituk.•'k, ut' .-V?J 166 LA REVUE DES JARDINS Québec, novembre 1962 salle^à la disposition des Esquimaux et un espace restreint pour la chapelle et la résidence du missionnaire.Durant deux semaines, c'est dans cette humble maison que nous connaîtrons la chaude hospitalité du Père Steinmann et que nous pourrons connaître, un peu, l’homme extraordinaire, le prêtre fascinant qu’est ce vieil apôtre des missions esquimaudes qui, depuis vingt-cinq ans, n’a posé d’autres gestes que celui de donner sans réserve à ses chers Esquimaux.L’imagination demeure étourdie par un don aussi total dans un dépouillement aussi complet.A Povungnituk, aucun catholique résidant, l’isolement est complet.La nudité du sol nous saisit dès l’arrivée et, pourtant, de cette terre désolée se dégage une atmosphère de grandeur qui ramène vite l’homme à ses dimensions réelles.PREMIER CONTACT AVEC L’ESQUIMAU La température est froide, mais la neige n’a pas encore fait son apparition.Dans quelques semaines, les tentes disparaîtront pour être remplacées par les iglous.Le barrage de la langue nous oblige à pénétrer chez l’Esquimau par le truchement du seul interprète local : le Père Steinmann.C’est par lui que nous découvrons ce peuple simple, exceptionnellement gai et si définitivement attachant.Les nombreuses activités du Père Steinmann — il est l’interprète, le maître de poste, à l’occasion le médecin, l’électricien, le mécanicien, le conseiller technique de la Coopérative, aujourd’hui, le gérant de la Caisse populaire, etc.nous permettent de découvrir les Esquimaux dans toutes les phases de leur vie.Les réunions générales de la Coopérative sont nombreuses et nous nous retrouvons au Sculpteur esquimau à l’œuvre.milieu de ce groupe où tous sont réunis, femmes, enfants, maris, dans la salle de la Mission.De nombreux problèmes sont étudiés et c’est avec admiration que nous constatons jusqu’à quel point les Esquimaux ont su digérer la doctrine coopérative.Cette Coopérative, fondée depuis trois ans par le Père Steinmann, s’occupe particulièrement des œuvres d’art esquimau.Povungnituk groupe un nombre impressionnant de sculpteurs et de graveurs sur pierre.De plus, la Coopérative a un atelier de couture d’où sortent de splendides « parkas )), des tuques de laine aux couleurs magnifiques, et divers autres articles actuellement sur le marché dans les centres du sud.Un des buts de ce voyage est de travailler à l’installation d’un système de comptabilité plus adapté aux besoins nouveaux de cette Coopérative.Devant le développement rapide de la Coopérative, le Père Steinmann avait cru bon venir exposer ses besoins à l’honorable Cyrille Vaillancourt qui a accepté de déléguer quelqu’un à Povungnituk après avoir accordé une vérification sommaire des livres de comptabilité.SCULPTURE ET COOPÉRATION Depuis le mois d’août dernier, le Gouvernement provincial a prêté à la Coopérative les services de mademoiselle Thérèse LeVallée qui assume la fonction de gérante des ventes.C’est en collaboration avec cette dernière que durant plusieurs jours nous avons cherché à ausculter cette Coopérative nouveau genre qui, en plus de manipuler des sculptures, des gravures, des articles de couture, possède aussi un comptoir où les Esquimaux qui ne travaillent pas la pierre viendront livrer le produit de leur chasse et de leur pêche en vue de permettre à ceux Une des nombreuses sculptures exécutées par les Esquimaux de Povungnituk. Volume XXVIII, n° 11 LA REVUE DESJARDINS 167 avec Point péra-s am :r a erses (pii a einenl ration mes, leur cens NOMS H MNOMS V1 ^ fe V > c-C < iv r.4 r .r-V c r j tS A R, K « j « , ** Le mouvement Desjardins présentait trois des dix-neuf exhibits que les organisateurs du 22® congrès général de la coopération avaient prévu tout autour de la principale salle ou se tenaient les assises du congrès à l’Hôtel Mont-Royal.On voit illustrés sur cette page le kiosque des Caisses, populaires celui de L’Assurance Vie Desjardins et celui de la Société d assurance des Caisses populaires.Chacun de ces trois exhibits avait son relief particulier.Les congressistes se sont arrêtés nombreux devant celui des Caisses populaires qui offrait notamment un exposé du succès obtenu par les Caisses scolaires.m mm lYoYAYAYfrAi .* mVhVmVmV/i m wf/ff MVmVi : Vrm hmYAV/h VMfrfftYf/AVé! maYmY114Y»V* 44444444444 Lé 4 » 1 Vm4 4>V4J WffîfWM KwMvW TOmww ir L4 4 4 4 4 444 4% i iM MVfmVAV*Vi LvIwavavÎwV .v/w/ivM w «MM •s ;icaa = f «BWS B ^ * L tSSISBÂHCe B/f Q££J*QOtH/C n/v?frf?cHex vous chez nous wmmm MMÊÊ mÊM ¦« —^ LA SOCIETE des ASSURANCES des CAISSES POPULAIRES # liyiliæ UllÉTÉ DUCE DE (MPOPMES mil 1945 1950 1952 >955 1958 l%l 1962 1963 250 LOCALITES i SERVIES k 300 liurndlo rfooroiilifqlofcolf 750 1000 À LÀ A * À i **• mmm+ 900 1200 irsponsobilito coutionnciwnl tombiné vol rf fiddito 1600 A > A 1 i 1500 outomobilo brisdoqloci’ îombiiif tonifrfial proprleloirfiira(«| ossuroncctousnaiiif!: I ewette, LE GOUVERNEMENT ONTARIEN, dans son mémoire, à la Commission royale d'enquête sur le système bancaire et financier, a demandé que des mesures soient prises afin d'obliger tous les prêteurs d’argent et les organisations de crédit à dévoiler le vrai taux d’intérêt que représentent les frais ajoutés au montant prêté.Ceci permettrait, continue le mémoire, aux emprunteurs de comparer les taux établis par ces diverses organisations et de faire un choix plus judicieux quant à l’usage du crédit.HOMMAGE AU FONDATEUR DU MOUVEMENT DES CAISSES POPULAIRES Le président de la C.U.N.A., M.R.C.Morgan, du Texas, U.S.A., rendait dernièrement hommage au fondateur du mouvement des Caisses populaires.Lors d’une réunion des dirigeants de cette organisation qui se tenait à Hamilton, Ontario, il termina son allocution en disant : « J’espère que nous nous rappellerons toujours que le succès et le rayonnement actuel des coopératives d’épargne et de crédit n’étaient, il y a quelques années, que le rêve et les aspirations d’un petit groupe d’hommes et de femmes qui, avec Alphonse Desjardins, étaient convaincus que le bien-être du peuple serait mieux réalisé par des organisations qui viennent du peuple.)) SYSTÈME DE VENTE À CHAÎNE Les ventes à pyramide ou systèmes de chaîne ont refait leur apparition à travers la province.Les journaux nous apprennent qu'en effet on offre actuellement deux de ces systèmes de vente à chaîne, l’une concernant des montres et l’autre des batteries de cuisine.Dans les deux cas, les prix de ces marchandises sont de 2 à 3 fois plus élevés que leurs valeurs réelles.Selon des renseignements dignes de foi, les montres qui sont vendues dans cette chaîne au prix de $100.00 ne valent environ que le quart de cette somme, tandis que les batteries de cuisine vendues à $259.00 ne coûtent qu’environ une centaine de dollars dans les magasins.INTÉRÊT DE QUARANTE POUR CENT Un marché (( très prospère )) de deuxième hypothèque où les taux d’intérêt s’élèvent quelquefois jusqu’à 40% a été dénoncé par l’Association nationale des constructeurs d’habitations lors de la présentation de leur mémoire à la Commission d’enquête sur le système bancaire et financier.D’autres organisations et plusieurs journaux à travers le pays ont aussi, depuis quelques années, attiré l’attention du public et des législateurs sur les abus qui semblent vouloir se multiplier dans ce domaine et il est à souhaiter que des mesures seront bientôt prises à ce sujet.JUBILÉ À S Al NT-D EN IS-S U R-RI CH ELI EU La Caisse populaire Saint-Denis-sur-Richelieu célébrait dernièrement son 25e anniversaire par une assemblée générale annuelle sérieusement préparée et marquée par plusieurs allocutions de la part de personnalité de marque.La Caisse fondée le 3 mai 1937 a maintenant un actif de $944,630.et plus de 1,000 sociétaires.LE SÉNATEUR CROLL ET LE COUT DU CRÉDIT Pour la troisième année consécutive, le sénateur David Croll vient de demander au Sénat canadien d’approuver une loi ayant pour but de protéger les citoyens qui se servent des facilités de crédit offertent par les sociétés de financement, les plans de remboursement des grands magasins, les sociétés de petits prêts, etc.Le « bill )) du sénateur Croll obligerait tout prêteur ou organisation qui fait le commerce du crédit à dévoiler aux emprunteurs le coût exact de ce crédit, non seulement en dollars et en sous, mais aussi en ce qu’il représente comme taux annuel d’intérêt simple.13 MILLIONS DE SOCIÉTAIRES AUX ÉTATS-UNIS Les quelques 20,000 coopératives d’épargne et de prêts {Crédit Unions) qui sont en opération aux Etats-Unis comptent maintenant plus de 13 millions de sociétaires et des épargnes accumulées qui totalisent au-delà de 6 milliards.Des statistiques qui viennent d’être publiées à ce sujet notent que l'an dernier les coopératives d,’épargne et de prêts américaines avaient consenti 10% du montant total du crédit à la consommation aux Etats-Unis. Volume XXVIII, n° 11 LA REVUE DES JARDINS 173 Assemblée générale annuelle de TUnion régionale des Caisses populaires Desjardins du district de Gaspé PROGRÈS SANS PRÉCÉDENT 'ASSEMBLÉE générale annuelle de l’Union régionale des Caisses Populaires Desjardins du district de Gaspé a été tenue le 17 octobre 1962 à Cap-Chat.Vingt-huit Caisses étaient représentées et une centaine de délégués, dont un groupe important venant spécialement des îles de la Madeleine, ont assisté à l’assemblée qui était présidée par M.Olivier Gagnon, président de l’Union régionale.Les délégués ont été reçus officiellement par Son Honneur le maire de Cap-Chat, Me Claude Jourdain.En plus des dirigeants de l’Union régionale, on notait la présence de Mgr Charles Allard, c.s., curé de la paroisse ; de M.l’abbé P.-E.Lamarre, aumônier de l’Union régionale ; de M.Rosario Tremblay, de la Fédération des Caisses populaires Desjardins ; M.Léon Aubin, de la Société d’assurance des Caisses populaires Desjardins ; M.Clément Gauthier, de L’Assurance-Vie Desjardins.Le gérant a fait rapport d’une augmentation impressionnante de $997,036.50 d’actif dans les Caisses affiliées durant les douze mois de l’année sociale.Cette augmentation est la plus haute jamais enregistrée par les Caisses affiliées de l’Union régionale qui ont maintenant un actif de $8,-183,994.37.Les Caisses de la région avaient en prêts en cours aux sociétaires $4,718,729.64 ; elles ont un capital social de $315,-457.04 et un avoir-propre de $382,853.41.Le nombre de sociétaires dépasse maintenant 23,-000.Ces progrès sont très encourageants.La Caisse régionale a également accompli des progrès notables.L’actif est passé de $1,639,692.60 à $2,264,542.39 en date de la fin de l’année sociale, au 31 août 1962.Cela représente une augmentation de plus de $600,000.d’actif dans les derniers douze mois.L’épargne des Caisses lo- -?- cales déposée à l’Union régionale est augmentée de 75% durant l’année, pour atteindre $1,691,-651.Ce mouvement s’explique par les placements obligataires effectués en commun.Les béné- Bénéfices bruts.Solde de contributions.Dépenses.Intérêt sur épargne .Intérêt sur emprunt Bénéfices nets à partager.Partage : Fonds de dépréciation des valeurs, 10% .Fonds de réserve.Fonds de prévoyance.Fonds spécial.Boni à 5%.Surplus.L’avoir-propre est maintenant composé du Fonds de réserve de $75,000., Fonds de prévoyance, $25,000., Fonds spécial, $10,000.et surplus de $5,275.34, soit un total de $115,275.34.En plus de ce montant, l’Union régionale possède un Fonds de $2,900.pour couvrir la dépréciation de valeurs des Caisses affiliées.Les sociétaires des Caisses populaires de la Gaspésie récoltent maintenant ce qu’ils ont semé depuis plus d’un quart de siècle.Ils sont à se bâtir une économie forte et prospère grâce à leur esprit de travail, leur esprit d'épargne et d’économie, et au dévouement manifesté envers leurs institutions coopératives.Le gérant, M.Adrien Bernard, a cependant signalé dans son rapport, l’urgence pour chacune des Caisses populaires de la région de poursuivre l’éducation des sociétaires, en vue d’enrayer l’ère de déséqulibre qui règne dans notre économie.Il déclara : « La po- lices de l’année sociale ont atteint $97,586.78, soit une augmentation de $14,234.23 sur l’année précédente.L’assemblée générale a approuvé le partage des bénéfices suivant : .$92,418.96 .5,167.82 -$97,586.78 .$35,359.98 34,169.97 - 69,529.95 $28,956.83 $ 2,900.00 5,985.00 3.000.00 1.000.00 14,820.96 27,705.96 $ 350.87 pulation, de façon générale, s’endette pour des biens de consommation, et vit au-delà de ses moyens.Il faudrait que chacun consente à s’imposer sinon un programme d’austérité, au moins un programme de réalité où serait appliquée sagement la maxime Penser avant de dépenser.En octroyant le crédit, la Caisse populaire peut faire l’éducation en ce sens.D’autre part, en faisant mieux connaître à notre population tout le côté social que comporte la formule coopérative dans l’épargne et le crédit, elle sera de plus en plus disposée à vivre sur le plan paroissial, régional et provincial notre devise : S’unir pour servir.)) Les élections tenues à la fin de l’assemblée ont reporté à l’administration ceux dont les termes avaient expiré ; à l’exception de M.Ovide Hubert qui avait décliné la réélection.Il fut remplacé par M.Edgar Bourque, le gérant.Rosario Tremblay La taxe d’entrée de $15.00 est versée directement au Fonds de réserve.$30,194.90 3,975.07 174 LA REVUE DES J A RD INS Québec, novembre 1962 Les coopérateurs tiennent leur congrès -?- C'EST sous le thème L’homme dans Le mouvement coopératif que s'est tenu du 22 au 24 octobre, en l'hôtel Mont-Royal, à Montréal, le congrès annuel de la coopération.Plusieurs centaines de délégués, venus des diverses régions de la province et représentant la plupart des catégories de coopératives en activité chez nous ont participé à ces importantes assises, présidées par M.Paul-Emile Charron, président du Conseil de la coopération du Québec.Le congrès a fourni à tous ses participants l'occasion d’une sé- u '7.•' M.Paul-Émile Charron r -V*- ’ rieuse prise de conscience de la formule coopérative, tant sur le plan économique que sur le plan social.Tl a également contribué à mettre en lumière les connaissances et les qualités requises des sociétaires, des administrateurs et des employés des diverses coopératives pour que celles-ci donnent vraiment les fruits qu'on attend d’elles.Enfin, les conférences et les discussions ont fait ressortir la nécessité pour tous les secteurs du mouvement coopératif de repenser leurs méthodes d'éducation et de propagande en vue de les mieux adopter au contexte dans lequel ils évoluent.La deuxième journée du congrès fut clôturée par un grand banquet auquel participèrent les nombreux délégués et leurs invités.Son Excellence Monseigneur Grégoire, évêque auxiliaire de Montréal, y porta la parole et encouragea les coopérateurs à poursuivre leur travail, précisant que celui-ci (( est tout à fait en concordance avec le message évangélique ».Au cours de ce même banquet, les congressistes entendirent une conférence d’un officier du Conseil économique et social des Nations-Unies, M.Hardy Wich-war, sur Nos responsabilités de •-= coopérateurs vis-à-vis Les populations des pays sous-développés.Deux vœux ont été adoptés à l'issue du congrès.Le premier demande au Conseil de la coopération de « repenser au cours de la prochaine année toute la question de l'éducation coopérative, en procédant autant que possible par une enquête, après consultation des différents secteurs à ce sujet )).Le deuxième, réclame une fois de plus l’adoption, dès le début de la prochaine session, d’une législation qui satisfasse équitablement les besoins du mouvement coopératif.Le mouvement coopératif au Québec compte quelque 2,000,000 de sociétaires, groupés dans plus de 2,500 coopératives se rattachant à une quinzaine de domaine de l’activité économique.=- • Le coopérateur idéal en ces temps modernes -?- EN présentant le thème du congrès général de la coopération, Tdhomme dans le mouvement coopératif, Monsieur Paul-Emile Charron, président du Conseil de la coopération et assistant-secrétaire de la Fédération des Caisses populaires, a brossé le portrait du coopérateur idéal ; modèle 1962.1° C’est un homme libre, et il aspire à une liberté tou;ours plus grande, c'est-à-dire à influencer dans le sens de ses intérêts véritables les conditions économiques et sociales qui l'entourent.2° C’est un homme responsable qui donne toute la mesure de sa collaboration à son organisation, qu’il sait par ailleurs défendre contre les influences indues.5° C'est un homme progressif, qui croit à la fécondité de l’ini- tiative et à la nécessité de l'effort personnel.Il répudie par-dessus tout les mesures de nature à encourager la paresse et le laisser-faire.4° C’est un collaborateur actif et efficace.Il croit à la fécondité de l’entr’aide et à l’efficacité de l’action de groupe.5° C'est un homme réaliste et sage qui a développé un authentique sens social, c'est-à-dire une juste intuition du bien commun.6° C'est un homme qui a le souci d’apprendre, parce qu’il désire pour lui et l’institution dans laquelle il est engagé une perfection toujours plus haute, comme il recherche pour ses concitoyens un progrès économique et humain toujours plus grand.7° C'est un altruiste.II n'a pas une conception égoïste de la Volume XXVIII, n° 11 LA REVUE DES JARDINS 175 Cinquantième anniversaire à Saint-André de Kamouraska LA Caisse populaires Saint-André dans le comté de Kamouraska célébrait le 23 septembre dernier ses premières cinquante années de services dans la paroisse.La cérémonie débuta par une messe solennelle au cours de la- vie économique.Il considère ses problèmes personnels dans les cadres sociaux qui l’entourent et il recherche des solutions humaines à ses problèmes économiques.8° C’est un démocrate, c’est-à-dire un homme qui croit à la décentralisation du contrôle.Il n’admet pas que des petits groupes d’hommes puissent devenir dans la position néfaste de pouvoir dicter à la population dans quelle mesure et de quelle façon ses besoins économiques seront satisfaits.9° C’est un homme imbu de la primauté de l’humain.Il s’insurge contre le fait que le capital soit élevé au rang de maître, avec l’autorité d’asservir les personnes humaines.Pour lui, le capital doit toujours demeurer un serviteur.10° Le coopérateur modèle, c’est enfin un homme au sens le plus riche du mot.Il a un grand respect de la personne humaine et des valeurs qu elle représente.Il a confiance dans ses concitoyens et les juge capables, par l’étude et l’application, d’en venir à trouver les meilleurs solutions à leurs problèmes.Ce portrait rapide et idéal du coopérateur n’est pas une simple vision de l’esprit, de conclure M.Charron.Il existe déjà à de multiples exemplaires dans tous les secteurs du mouvement coopératif chez nous.Faisons en sorte, par des programmes d’éducation et d’information coopératives, que la grande majorité des sociétaires de nos Caisses populaires ressemblent le plus possible à ce modèle.quelle le curé de la paroisse, monsieur l’abbé Napoléon Pelletier, encouragea tous les fidèles à faire partie des sociétés de la paroisse et, en particulier, de leur Caisse populaire qui ne cesse de répandre son activité bienfaisante à tous ceux qui y participent.La messe fut suivie d’un souper et d’une soirée récréative auxquels assistaient les membres dirigeants de la Caisse et de nom-reux invités parmi lesquels on remarquait l’honorable sénateur Cyrille Vaillancourt, le conférencier d’honneur.La Caisse populaire de Saint-André est la plus vieille du comté de Kamouraska.Elle fut fondée le 23 juin 1912 par le Commandeur Alphonse Desjardins lui-même.Cette Caisse populaire est en effet la 33e parmi les Caisses pionnières de la province.La Caisse populaire Saint-André compte aujourd’hui au-delà de 441 sociétaires qui y ont accumulé une épargne de $338,541.et un capital social de $27,228.Durant ses premiers cinquante ans, neuf présidents et quatre gérants ont eu l’honneur de la servir.Le premier président-gérant fut M.l’abbé Dumas qui fit beaucoup pour la fondation de la 4** Caisse et créa la confiance nécessaire aux premiers jours de la fondation.Le président actuel est M.Alphonse Lapointe et son gérant, M.Ovila Gagnon.L’honorable sénateur Cyrille Vaillancourt ne manqua pas de rappeler à tous durant son allocution qu’il faut de plus en plus s’intéresser au développement de la vertu de l’épargne chez les enfants, car dit-il « c’est le point de départ pour former les vertus de volonté et de caractère des hommes de demain )).Il n’oubha pas d’ajouter que « c’est dans la famille que cette éducation se fait et que c’est surtout la mère de famille qui peut encourager par un bon mot les enfants à faire de petites économies et à ouvrir un compte à la Caisse populaire )).Des certificats d’honneur furent remis à deux directeurs qui ont plus de 25 ans de service à la Caisse ; monsieur Félix Bérubé à la commission de crédit depuis 1933 et monsieur Ovila Gagnon secrétaire-gérant depuis 1926.La soirée se termina par la présentation de deux films et un tirage de dix prix de présence qui consistaient de parts sociales dans la Caisse populaire.É&ysc * * :4a m 'f fM [¦ê:r 176 LA REVUE DES JARDINS Québec, novembre 1962 Congrès des Caisses populaires Desjardins en 1963 -?- LA FORMATION ÉCONOMIQUE DES FAMILLES LES Caisses populaires Desjardins sont des écoles paroissiales de prévoyance, d'économie, d’épargne ; c'est du moins ce qu’elles doivent être pour être l’esprit de leur fondateur, le Commandeur Alphonse Desjardins.« Je désire, a-t-il écrit, le 18 octobre 1900, à monsieur Charles Rayneri, directeur du Centre fédératif du Crédit populaire de France, que nos sociétés soient de véritables écoles enseignant la pratique de cette vertu sociale et, pour cela, nous recevrons des dépôts d'un montant même de cinq sous.)) L’économie, qui est l'art de bien administrer ses biens, de les bien utiliser, d’en tirer le meilleur rendement possible, est la manifestation de la prévoyance humaine.L'économie rend possible l'épargne.Celui qui n’est pas prévoyant, c’est-à-dire qui ne sait pas administrer avec sagesse ses biens, ne peut pas épargner, se mettre de l’argent de côté pour en avoir en avant de lui.Prévoyance, économie, épargne sont intimement liées, traduisent en termes différents la même vertu sociale qui doit animer tout ci- LA plupart des gens savent que l’agriculture canadienne a connu une véritable révolution ces dernières années, mais peu d’entre eux en saisissent toute l’importance.De récentes statistiques font voir ce que cela représente au point de vue mécanisation de la ferme : la valeur de la machinerie et de l’équipement dans nos fermes s’est accrue d’un tiers entre 1951 et 1961.L’augmentation du nombre de camions, de tracteurs, de machines agricoles, de trayeuses méca- toyen libre dans l’administration de ses biens, dans l’usage qu’il doit faire de ses revenus.Voilà ce à quoi doivent s’attacher les Caisses populaires Desjardins.Elles doivent développer chez leurs membres ce sens de leurs responsabilités dans l’administration de leurs biens et dans l’utilisation de leurs revenus.Elles doivent les éclairer et les aider dans l’administration et le bon emploi de leurs biens.Les Caisses populaires qui veulent être de véritables écoles de prévoyance, d’économie et d’épargne ne peuvent être satisfaites de conserver les épargnes qui leur sont confiées et de voir à ce qu elles soient utilisés sans qu’il en résulte de pertes ; elles doivent se préoccuper de l’éducation économique des foyers qui les constituent.S’ils se groupent au sein des Caisses populaires, c’est pour s’entraider mutuellement.Et cet entraide mutuelle qu’ils veulent s’assurer ne saurait se limiter à la mise en commun et à l’utilisation sûre de leurs épargnes ; elle va plus loin que ça : les foyers veulent s’aider par leur Caisse populaire à se bien admi- niques, de moteurs électriques, de réfrigérateurs pour le lait, de moissonneuses, de presses et de ramasseuses à foin et d’autres appareils mécaniques explique à la fois la diminution de la main-d’œuvre agricole (plus d’un demi-million au cours de la décennie) et l’augmentation simultanée de la productivité du sol.De nos jours, le garçon de ferme d’il y a une dizaine d’années fabrique ou entretien la machinerie qui exécute maintenant de façon plus efficace les travaux qu’il faisait autrefois à la main.nistrer et à faire des épargnes pour parer à leurs besoins futurs.En d’autres termes, les Caisses populaires Desjardins doivent se préoccuper de l’éducation économique des familles qui les constituent.C’est justement dans le but d’aider mieux les Caisses populaires Desjardins dans leur travail d’éducation économique auprès des foyers que la Fédération de Québec des Unions régionales des Caisses populaires Desjardins a confié, il y a quelques années, à un groupe d’experts en sociologie et en économie de faire une étude approfondie des conditions de vie actuelles de nos foyers, de leurs besoins essentiels et de leurs aspirations.Les 1,500 délégués des Caisses populaires Desjardins réunis à Lévis, en septembre 1957, pour célébrer le jubilé d’argent de leur Fédération provinciale de Québec, se rappelleront, en effet, qu’à l’issue du congrès (dont les questions à l’étude se référaient à l’inflation des prix, au crédit à la consommation, à l’épargne et au budget familial) ils avaient adopté une résolution demandant que des études plus poussées et plus précises sur les problèmes économiques et sociaux confrontant nos familles soient poursuivies incessamment et que les autorités compétentes prennent action pour éclairer les Caisses populaires sur le travail d’éducation qu’elles devront faire auprès de leurs sociétaires afin que les familles soient aidées efficacement à résoudre leurs problèmes économiques.Les congressistes se rendaient bien compte que l’inflation des prix dévore les épargnes, qui, par ailleurs, ne se développent pas au rythme où elles devraient croître pour satisfaire les besoins d’investissement de notre économie en pleine expansion.Ils étaient également bien au fait que les dettes à la consommation augmentaient de façon effarante en dépit des sa- Sur la ferme -?- Volume XXVIII, n° 11 LA REVUE DES JARDINS 177 laires ou des revenus plus considérables que touchent les Canadiens depuis la dernière guerre.La Fédération, consciente de ses responsabilités vis-à-vis les classes besogneuses, désireuse de se renseigner de façon adéquate sur les conditions de vie, les besoins, les aspirations de nos foyers et sur les forces sociales qui influent sur le comportement des familles, a confié au Comité de recherches sociologiques et économiques de Tuniversité Laval cette étude sur la famille cana-dienne-française.Une telle enquête sur les facteurs tant sociaux qu’individuels qui conditionnent l’attitude de nos familles salariées vis-à-vis leurs besoins de consommation et qui influent sur leur comportement vis-à-vis l’utilisation du crédit face à leurs besoins qu elles veulent satisfaire, doit permettre aux dirigeants du mouvement des Caisses populaires Desjardins d’élaborer des politiques appropriées d’éducation économique des foyers et d’indiquer les mesures les plus aptes à mener les familles à se bien administrer, à faire un meilleur usage du crédit à la consommation, et à réaliser les épargnes qu’appelle leur sécurité.Une telle enquête qui jette la lumière sur notre milieu en constante évolution sera d’un précieux secours dans le travail d’éducation que les Caisses populaires doivent poursuivre auprès de leurs sociétaires.Elle apporte des données sûres qui permettront de construire sur des normes objectives et sûres, parce qu’appuyées sur la connaissance des faits et des besoins et des disponibilités des foyers, des budgets adaptés aux familles de nos divers milieux.La connaissance de telles données aidera à mettre à point des méthodes efficaces d’éducation économique et sociale des sociétaires parce qu’elles tiendront compte des comportements et des besoins des familles et des influences sociales qu’elles subissent.Le rapport élaboré d’une telle enquête fait présentement l’objet d’étude des dirigeants du mouvement des Caisses populaires Desjardins.Un congrès provincial des Caisses populaires Desjardins, ayant pour thème ta formation économique des jamittes, sera tenu à Québec, en mai 1963, dans le but d’étudier les principales données de cette enquête et de discuter les conclusions qui s’en dégagent.Les délégués des Caisses populaires qui voudront bien y participer seront invités à faire partie des commissions d’étude de ces assises.Les divers postes du budget familial qui constituent autant de chapitres du volumineux rapport de l’enquête seront étudiés avec soin.Toutes les Caisses populaires Desjardins seront invitées à s’y faire représenter.Elles doivent toutes, sans exception, être intéressées à s’assimiler les idées qu’il faudra retenir de ces assises et à se pénétrer de l’esprit qui inspirera la politique qu’elles devront ensuite réaliser chez elles dans leur milieu propre.LE résultat final de la section linguistique du recensement de 1961, tout déconcertant qu’il soit, au point de vue du bilinguisme au Canada, constitue quand même une lecture fort intéressante.Il en ressort que la proportion de la population parlant le français et l’anglais est d’un peu plus de 12%- D’autres part, 67% des Canadiens parlent l’anglais seulement et 19.1% le français seulement, laissant 1.3% de gens qui ne parlent ni l’un ni l’autre.Ce dernier chiffre peut paraître insignifiant mais il n’en représente pas moins tout près d’un De telles assises seront très importantes dans la vie de nos Caisses populaires Desjardins.Elles constitueront une prise de conscience collective de leurs fonctions essentielles et elles marqueront une étape sinon une orientation nouvelle dans la vie de notre mouvement puisqu’elles s’adapteront à des besoins nouveaux et à des conditions économiques et sociales nouvelles issues de l’industrialisation et de l’urbanisation de notre monde moderne.La doctrine du fondateur demeure.Il importe de la bien appliquer à notre monde qui s’est bien transformé depuis 25 ans si nous voulons que nos Caisses populaires Desjardins accomplissent pleinement la mission d’éducation économique et de formation sociale que leur a assignée leur fondateur.r Paul-Emile Charron quart de million de personnes, soit environ une sur 75.L’on peut se demander comment elles se font comprendre.Ces statistiques indiquent qu’il n’y a eu qu’une faible amélioration sur ce point depuis le recensement de 1951.En tant que Canadiens nous sommes censés avoir deux langues officielles, mais nous ne sommes sûrement pas un peuple bilingue.Après 95 ans de Confédération, et avec environ 80% de citoyens nés au pays, nous ne pouvons guère nous enorgueillir de cet état de choses.C’est le temps de penser à renouveler vos abonnements à LA REVUE DESJARDINS — Le bilinguisme —-+- 178 LA REVUE DESJARDINS Québec, novembre 1962 Au Canada, deux logements sur trois sont habités par leurs propriétaires -?- LE Bureau fédéral de la statistique continue de publier les résultats de plusieurs enquêtes qui ont été faites lors du recensement décennal de l’an dernier.Une de ces enquêtes concerne les conditions du logement des citoyens Canadiens aussi bien que la possession de certains biens jugés essentiels dans les foyers d’aujourd’hui.En 1960, d’après un rapport publié récemment, il existait au Canada 4,554,493 logements comparativement à 3,409,295 dix ans plus tôt.Ces logements abritaient une population de 18,238,- 247 personnes.L’augmentation des logements durant les dernières 10 années a donc dépassé celle de la population (33.6% contre 30.2%)._ Deux tiers des maisons sont occupées par leurs propriétaires tandis que l’autre tiers est occupé par des locataires et cette proportion se manifeste également dans le relevé des maisons unifamiliales par rapport aux maisons à appartements.Davantage de Canadiens vivent dans des maisons unifamiliales.Le prix moyen des maisons occupées par leurs propriétaires est de l’ordre de $11,000.Le loyer L’État matrimonial des Canadiens ?D’AUTRES statistiques qui résultent du recensement de 1961 viennent d’être publiées par le Bureau fédéral de la statistique.Nous notons ici quelques informations qui se rapportent à l'état matrimonial de la population du Canada dont l’âge est de 15 ans et plus.Chez les célibataires de 15 ans et plus, 75.3% des femmes et seulement 64.4% des hommes vivaient dans des régions urbaines en 1961 ; 15.8% des hommes célibataires de 15 ans et plus habi- taient sur des fermes tandis que ce pourcentage était de 9.7% pour les femmes de la même catégorie d’âge.Chez les personnes mariées, un pourcentage légèrement supérieur de femmes (72.2%) habitaient dans des régions urbaines, (71.-8%) chez les hommes.Voici un tableau qui donne la répartition numérique et en pourcentage de la population canadienne de 15 ans et plus, suivant l’état matrimonial et le sexe.POPULATION DE 15 ANS ET PLUS, SUIVANT L’ÉTAT MATRIMONIAL ET LE SEXE, 1961 Total Hommes Femmes Total Hommes Femmes Total, 15 ans et plus 12,046,325 6,052,802 5,993,523 100.0 100.0 100.0 Célibataires 3,191,206 1,811,473 1,379,733 26.5 29.9 23.0 Mariés 8,024,304 4,019,725 4,004,579 66.6 66.4 66.8 Veufs 778,223 199,507 578,716 6.5 3.3 9.7 Divorcés 52,592 22,097 30,495 0.4 0.4 0.5 mensuel moyen des appartements est de $65.Tout près d’un million de maisons sont grevées d’hypothèques.80.3% des logements disposent d’une baignoire ou d’une douche, mais il reste 673,981 logements sans cabinets à chasse et 894,973 logements sans baignoire ou douche.L'eau courante, froide ou chaude, n’est pas encore à la portée de tous puisqu’il y a encore un logement sur cinq qui n’ont pas cette commodité.Il y a un ou plusieurs appareils de télévision dans 83% des logements et la proportion des réfrigérateurs électriques est montée à 91%.Il y a une ou plusieurs voitures dans 68% des familles.Le pourcentage était de 42% dix ans auparavant.On peut affirmer qu’en 1960 les Canadiens vivaient plus confortablement qu’en 1950 bien que les maisons disposant de la télévision étaient plus nombreuses que celles équipées de salles de bain.IN MEMORIAM -?- M.J.-E.TREMBLAY La Caisse populaire de Québec-Est a le regret de nous annoncer que son vice-président, M.J.-E.Tremblay, est décédé dernièrement.M.Tremblay était administrateur de la Caisse populaire de Québec-Est depuis vingt ans et vice-président depuis 1948.M.ÉMILE FRENETTE Un des fondateurs de- la Caisse populaire de Barraute, Abitibi, M.Emile Frenette est décédé récemment.Il fut un membre dévoué de la commission de crédit pendant 16 ans et contribua dans une large mesure au succès de sa Caisse populaire.Nos sincères condoléances aux familles éprouvées. Volume XXVIII, n° 11 LA REVUE DES JARDINS 179 L'histoire d'un signe de piastre -?LORSQUE nous analysons en profondeur la situation des dépôts d'épargne dans les Caisses populaires urbaines aussi bien que rurales, nous sommes parfois étonnés de constater qu’un faible pourcentage des déposants détient la plus grande portion des dépôts d'épargne.Il en est de même dans le secteur du capital social.Cette situation peut-elle causer des inconvénients au point de vue administratif?Nous n’avons pas à juger de ce problème, mais il est certain que si le pourcentage des dépôts était plus élevé par sociétaire, l'administration d'une Caisse populaire s'en trouverait bien moins compliquée, quant à la répartition des fonds à prêter et quant à la constitution du porte-feuille.Par expertise, en particulier dans une Caisse urbaine, on nous a démontré que 130 sociétaires sur 3,000, détenaient 38% du capital social ; par contre, sur 3,500 déposants, 20% détenait plus de 50% de l’épargne.Ceci porte à réflexion ; aussi nous croyons qu’il y a nécessité pour les Caisses populaires de présenter, chaque année, le bilan de ses opérations à ses membres.Elle est en droit d’exiger que chacun de ses sociétaires dresse son propre bilan et s’interroge sur le pourcentage de sa collaboration envers sa Caisse populaire.On aura beau parler de milhons, si le sociétaire ne fait pas pleinement confiance à sa Caisse en y déposant toutes ses économies, nous aurons affaire à cette classe de gens qui s’attend à tout retirer et à ne rien donner.Pour saisir l’importance de la co-responsabilité qui doit exister entre dirigeants et sociétaires, il suffit de penser à tous les services que peut rendre un dollar déposé par un coopérateur et administré par des cooperateurs dans une institution coopérative.Chez nous, le signe de piastre doit être l’incarnation de la som- me des services à rendre et non pas le sujet de discussion entre épargnants et emprunteurs, pour savoir qui doit primer l’autre dans le partage des bénéfices.Pourquoi ne pas voir sous le signe de piastre les services à rendre comme par exemple, l’acquisition d’une maison bien à soi, l’achat au comptant d’un mobilier, les frais d’éducation et d’instruction et autres .Les Caisses populaires étant devenues des institutions adultes, il est temps d’y mettre une âme d’élite, afin qu’elles puissent régner dans nos paroisses au diapason d’une institution humaine appelée à servir le bien commun.Marcel Caron Saviez-vous.-?- Que l'organisation gigantesque qu'est le gouvernement fédéral comprend 23 ministères qui emploient de 93 à plus de 43,000 employés.Que le nombre de personnes à l’emploi du gouvernement fédéral est tout près de 500,000, soit plus de 7% de la population active du Canada ou l'équivalent du nombre d'employés des 25 sociétés industrielles les plus importantes du pays.Qu’en 1960, il en a coûté près de $1,8 milliards de dollars en salaires et traitements au gouvernement fédéral, une somme qui représente plus de 10% de tous les salaires payés par l'industrie canadienne.Que lors de l’enquête royale sur l’organisation du gouvernement, les membres de la commission ont dénombré plus de 100,000 formules différentes utilisées par les différents ministères, organismes, etc., et qu'il en existe probablement un autre 100,000 non identifiées.Qu’à la fin de 1960 la superficie des locaux occupés par les organismes fédéraux atteignait 180 millions de pieds carrés, l’équivalent de plus de cent immeubles, chacun de la grandeur d’un stade de football et d’une hauteur de 28 étages.MERCREDI SOIR 9H.30 fl LA TÉLÉVISION QUELQUES-UNES DES ÉMISSIONS Pour mettre nos lecteurs en appétit, voici quelques-uns des sujets qui seront traités au cours de la prochaine série : Problème global de l’éducation chez nous ; L’organisation scolaire ; La Commission scolaire ; L’assemblée de la Commission ; Participation des contribuables et , des parents ; Elections scolaires ; Organisation matérielle de l’école moderne ; Le coût de l’éducation ; La gratuité scolaire ; Les taxes scolaires ; Le budget ; La Commission scolaire et l’éducation des adultes ; Le personnel enseignant ; L’administration scolaire dans les autres provinces.Bien sûr cette liste n’est pas définitive ; l’émission abordera un grand nombre d’autres sujets qui intéresseront parents et citoyens non seulement au Québec mais à travers tout le Canada français.Que plus de 11,000 employés des divers ministères et autres organismes sont employés hors du Canada et répartis dans une centaine d’endroits dans le monde.Que, dans le seul domaine des télécommunications, il en coûte au gouvernement fédéral plus de $50 millions par année.Tous ces faits et plusieurs autres viennent d’être étudiés par une commission royale d’enquête sur l’organisation du gouvernement fédéral qui, dans un rapport de près de 700 pages, suggère des moyens d’économiser plusieurs millions de dollars par année dans l’administration gouvernementale. L’ARGENT TIRE TOUTE SA VALEUR DE L’EMPLOI SAGE ET PRUDENT QU’ON EN FAIT.-BENJ AM IN FRANKLIN
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