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Titre :
Revue Desjardins : organe officiel de la Fédération des caisses populaires Desjardins
Éditeur :
  • Québec :La fédération des caisses populaires,1941-2004
Contenu spécifique :
Mai
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
autre
Notice détaillée :
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  • Ligne de communication,
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Revue Desjardins : organe officiel de la Fédération des caisses populaires Desjardins, 1964, Collections de BAnQ.

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DE5JHRD NS L’ÉDIFICE DESJARDINS NUMÉRO 5 VOLUME 30 ranimiMoiMiii y»y.y».:' ¦»» g,.¦ : •¦ • ' " SwsP» A,” « ' -, ,.X."L.‘ r*wx*.' ; ."' .^ ^ ^ /6t* J •*:¥ *¦ *'U ** ¦ * r> W, JS1?'-,-'” :iK- —* .¦¦¦- ; - -.- c était un tout jeune homme, vingt ans à peine, .peut-être / Et avec ça, d’un chic parfait : une vraie carte de mode.Mêlé aux autres clients du magasin, il attendait, appuyé avec nonchalance sur une pile de marchandises en vente à rabais.IL a attendu sans impatience jusqu’à ce que se présente le commis-vendeur.— Pour toi, mon vieux 7 — Je vous dois combien ?Il y eut un tout petit moment de silence pendant que le commis faisait des recherches parmi des états de compte dus.— Tu dois $150., reprit l’employé.— Je vous paye.Et les $150.tombèrent par billets de dix et de vingt.Je les ai vus, les $150.de mes yeux vus, s’étaler les uns apres les autres, avec le sourire du jeune client.— Je ne vous dois plus rien.Après un peu d’hésitation il ajoute : (( Me faites-vous encore crédit ?» — Mais très certainement, réplique avec complaisance le vendeur.Et à ma grande surprise, le jeune homme, séance tenante, s’est endetté tout de suite de cent cinquante dollars.Voulez-vous connaître l’histoire au complet 7 Sachez donc que dans le cours de la semaine le marchand avait répondu à un appel téléphonique d’une institution financière : on lui demandait quelles étaient les possibilités financières du jeune homme en question, et si on pouvait lui prêter sans prendre de risques inutiles.Voilà comment un jeune homme de vingt ans, chic, portant beau, a pu, un soir de ces semaines dernières, entrer dans un magasin, endetté de $150.00 en sortir avec une dette de $J>00.sur que son stratagème n était pas éventé.Ce cas n’est pas unique.Combien de jeunes et de moins jeunes aussi, savent si peu calculer qu ils sont toujours en face d’un portefeuille vide.I ide 7 Ce qui y entrera demain appartient déjà à un prêteur qui n a que le souci de ses interets.La prochaine paye est hypothéquée.Mais pourquoi charger le tableau 7 Ce grand gars chic et endetté, qui n’a pas appris à faire sérieusement son budget, pourrait être mon fils .ou le vôtre.J os.Turmel L’ÉDIFICE DESJARDINS DESJARDINS Organe officiel de la Fédération de Québec des Unions régionales des Caisses populaires Desjardins, société régie par la Loi des Caisses d'épargne et de crédit Vol.30 - N» 5 Lévis, mai 1964 SOMMAIRE Le rapport de la Commission Porter Cyrille Vaillancourt Programme d’information Je an-Jacques LeFrançois Pour ou contre la publicité ?L’enquête L’actualité économique L’amortissement des dettes L’opinion des autres La masse des hommes considère notre ère d’abondance économique avec un esprit d’antan Romeo Maione La vie sur terre remonte à 2,700,000,000 d’années De la fumée qui coûte cher .Le mot juste Les autobus de Montréal LA COUVERTURE : Les barques au repos .Havre-Aubert, aux lles-de-la-Madeleine.[Gracieuseté de l’Office du film du Québec.) RÉDACTION ET ADMINISTRATION LA FÉDÉRATION DES CAISSES POPULAIRES ÉDIFICE DESJARDINS 89, AVENUE BÉGIN LÉVIS (QUÉBEC) PRIX DE L’ABONNEMENT Pour les Caisses et leurs sociétaires.Pour les autres.$1.75 $2.25 LA REVUE DESJARDINS, tirée ce mois-ci à 17,000 exemplaires, est imprimée aux ateliers Charrier & Dugal, Inc., à Québec.H Le ministère des Postes, à Ottawa, a autorisé l'affranchissement en numeraire et l'envoi comme objet de deuxième classe de la présente publication. itüai le rapport de la Commission Porter i A Commission royale d'enquête sur le " système bancaire et financier canadien, présidée par M.Dana Harris Porter, déposa son rapport au Gouvernement canadien le 24 avril dernier.Cette étude très fouillée a nécessité de la part des commissaires et des experts qui les ont secondés une somme énorme de travail.À noter aussi que les commissaires n'ont pas craint d'émettre des S idées vraiment constructives et dé faire des recommandations qui n’auront pas toutes l'heur de plaire à tout le monde.Dix-sept pages du rapport sont consacrées aux Caisses populaires et Credit Unions.Ce qui nous a particulièrement frappé dans ces pages c'est la distinction très nette qu’on fait entre les Caisses populaires et les Credd Unions.Les chiffres donnés sur les Caisses populaires finissent avec 1961 ; il y a encore eu une évolution en 1962 et 1963.Presque toutes nos Caisses populaires étant organisées sur le plan paroissial, elles ont beaucoup plus d'importance que les Credd Unions qui opèrent sur le plan occupationnel.Nos Caisses populaires, préci- E sèment parce qu'elles opèrent sur la base paroissiale qui leur permet d'associer les citoyens de toutes les professions et tous les milieux, peuvent aider leurs sociétaires d'une manière beaucoup plus efficace, et cela non seulement par des prêts personnels facilitant l'achat de biens mobiliers et d'articles durables ou autres, mais aussi pour 1 acquisition ou l'amélioration de propriétés et de maisons familiales.Les quelque 4,700 Caisses populaires et Crédit Unions existant dans le Canada sont groupées en 18 fédérations, distinctes et, note le rapport, (( parfois rivales )).Cette expressions (( parfois rivales )) est peut-être un peu dure, car effectivement cette rivalité entre Caisses populaires et Credit Unions ne devrait pas exister.Le rapport de la Commission Porter fait aussi mention que les Caisses populaires et les Crédit Unions sont régies par des lois provinciales, et que (( ces lois limitent le recrutement des membres aux personnes qui ont un lien commun d'association ou qui résident dans un territoire bien défini )).Il indique que la moitié de l'actif des Caisses populaires est constitué de prêts aux sociétaires, principalement de prêts sur hypothèque.Si les membres de la Commission Porter avaient pu voir les statistiques de nos Caisses populaires pour l’année 1963, ils se seraient rendus compte que cette répartition des prêts a complètement changé au cours des deux dernières années : nos Caisses populaires, en effet, ont en 1963, consenti 155,115 prêts sur reconnaissance de dette (billet) pour une valeur de $127,-092,000., et 24,060 prêts hypothécaires pour un montant de $106,619,000.Il est également question dans ce rapport de la taxation des Caisses populaires et des Crédit Unions ; nous en extrayons le paragraphe suivant : (( On a souvent soutenu devant nous que les Caisses populaires et les Crédit Unions 83 doivent une bonne part de leur succès au fait qu'en leur qualité de coopératives elles échappent en pratique à l'impôt sur les profits des compagnies, ce qui leur confère un avantage sur les institutions rivales qui doivent acquitter des impôts sur leurs bénéfices.Même s'il n'entre pas dans nos attributions d'examiner l'à-propos des lois fiscales dans leur incidence sur les entreprises coopératives en général, nous avons étudié les avantages de concurrence qu'en tirent les Caisses populaires et les Credit Unions.Leurs dividendes sur actions sont, à toutes fins pratiques, comparables à des intérêts sur dépôts.De fait, la ressemblance est telle que si cette partie des revenus devenait imposables, les Credit Unions pourraient sans trop de difficultés modifier la forme de leurs paiements aux sociétaires de façon à en faire à tous égards des intérêts fermes et déductibles aux fins de l'impôt.Cela ne changerait rien non plus du point de vue des sociétaires puisque le rendement de leurs actions de Credit Unions est déjà imposable entre leurs mains comme intérêt.Cependant, ceci causerait certains problèmes aux sociétés locales qui devraient budgeter leurs résultats financiers et veiller à ne verser ni ¦ .' ' Vp , ,,X, Old Harry, aux îles-de-la-Madeleine.Deux aspects différents de l’inlassable morsure de la mer sur les caps sablonneux trop ni trop peu de leurs bénéfices, un problème qu'elles évitent actuellement en n'établissant généralement leurs taux de rendement qu'après avoir connu les résultats de leur exercice financier.Aussi, du point de vue qui nous concerne particulièrement I — celui des avantages de concurrence des A1 diverses institutions financières — le résultat pratique d'assujettir les dividendes à l'impôt serait insignifiant.Nous ne sommes donc pas prêts à recommander un chan- i gement dans ce domaine, surtout si l'on con- * sidère qu'une autre Commission d'enquête doit étudier le régime fiscal des coopératives dans son ensemble.Ainsi, les considérations de justice ou d'avantage de concur- Nl| rence se résument au fait que leurs verse- « ments aux réserves ne sont pas sujets à :ii l'impôt.Ceci constitue certes un avantage pour les institutions coopératives, mais pas aussi important que bien des critiques veu- L’t lent le faire paraître.)) U suivre.) ^pro- enn’é.ren-^tats| 11 point %enf “«des crésul-: ;ildes àj ie soin-11 dan-on conquête Kidérad eoncurlp ' verse-j ujets à i ''antase1! ü J1 iais pas lesveia v, j '1 ujeu5.Dans tous les milieux, à tous les paliers, on reconnaît, aujourd'hui, la nécessité de plani/ier.De la machine complexe qu’est devenu l’Etat moderne, et cela comprend la machine administrative québécoise, longtemps demeurée à l’heure de la calèche et du cheval, mais maintenant en plein essor, jusqu’à l’individu qui implore « un système de budget », on est avide, on sent le besoin d’organiser son activité, son existence.On ne veut plus, et même si, peut-être, on aimerait le faire, on ne le peut plus, aller à la bonne franquette.On se rend compte qu’il faut maintenant connaître les rouages du monde moderne, qu’il faut savoir compter, prendre des décisions, et les bonnes.Autrement, c’est la catastrophe.Alphonse Desjardins avait vu juste.Il voulait fournir à ses sociétaires des cadres, un point d’attache, un phare qui les guiderait.Car la Caisse populaire est autre chose,.— doit l’être, en tout cas —, qu’un agencement de comptoirs, de pupitres, de guichets, de gros livres de comptabilité contenant des chiffres bien formés.La Caisse va, — doit aller —, plus loin que cela.Avec le temps, les cadres se sont élargis.Chacun, dans son canton, dans son village, en ville, dans son quartier, a œuvré.Le mouvement a pris de l’ampleur.L’existence tranquille à laquelle nos populations étaient habituées a soudainement été bousculée, ébranlée.Nos gens se sont aperçus qu’il leur fallait, dans le monde nouveau, être renseignés s’ils voulaient éviter les erreurs coûteuses, les pièges que leur tendent, à tous les détours, des exploiteurs qui les sollicitent, les guettent comme une proie.C’est ici que la Caisse a un rôle à jouer.Le phare doit guider.Ainsi est née l’idée d’un programme dit « intégré » d’information.Programme considérable par lequel nous nous proposons, nous tentons, d’atteindre les masses (non seulement les sociétaires, attendu qu il ne suffit pas de prêcher aux convertis ; il y a les autres, aussi .) pour les renseigner.Programme qui a débuté avec l’année et dont les effets se font sentir d’une façon surprenante, encourageante si l’on en juge par les échos qui nous en parviennent chaque jour.La qualité de nos publications ne fait d’ailleurs pas défaut.Tirage énorme, aussi, qui nous permet d’atteindre une partie importante de la population.On imprimera, par exemple, au mois de juin, 500,000 exemplaires de Ma Caisse.Ce programme a été offert aux Caisses par le Service de l’éducation de la Fédération au prix de dix sous par sociétaire.A ce pnx-là, pas une Caisse n est en mesure d’éditer elle-même une seule des publication du programme (J’imagine, ici comment le système pourrait servir pour d’autres imprimés, les rapports annuels, par exemple).Donc, économie.Surtout là où, comme on nous a dit, on a établi des programmes locaux de (( publicité ».Pour nous, il s’agit d’information, d’éducation des masses.Nous n’annonçons pas de produit.Le but immédiat de nos publications n’est pas d’amener les gens à la Caisse pour simplement en grossir l’actif.Le programme va plus loin.Nous voulons renseigner, rendre service aux familles, à la communauté.Bien sûr, cela ne peut que, par contrecoup, faire prospérer la Caisse.Toutes les Caisses n’ont pas adhéré au programme.Nous nous sommes demandés pourquoi.Et pour le savoir, nous avons questionné.Une seule question : (( Vous nous rendriez service en nous disant pourquoi votre Caisse n’adhère pas au programme d’information de la Fédération.» Les réponses sont venues, nombreuses, variées.Certaines, surprenantes.De maints endroits, on nous a dit franchement qu’on n’avait pas les moyens de participer au programme.Cela est possible.Ce problème des « petites Caisses », en ce qui touche le programme d’information, a été résolu par certaines Unions régionales et par certains groupements de Caisses qui achètent en bloc des publications et les répartissent dans leurs secteurs.L’Union de Québec distribue ainsi 200,000 exemplaires de Ala Caisse et des « dépliants » à toutes les familles de son territoire.Le système fonctionne parfaitement.Il y aura toujours des pauvres.Caisses ou individus.Faudrait-il pour cela les ignorer les mettre de côté ?Et puis ne serait-ce pas mettre en pratique la formule coopérative que d’appuyer une (( petite Caisse » ?A ceux qui nous ont répondu qu’ils avaient leur (( propre programme de publicité », nous ne pouvons que répéter ce que nous avons dit plus haut à savoir qu’il ne s’agit pas de (( publicité », qu’il serait plus économique à n’importe quelle Caisse d’utiliser nos services.Des gérants ont dit vouloir adhérer au programme mais n’avoir pas l’approbation de leurs administrateurs.Cela donne à réfléchir .Il y a eu ceux qui ne lisent pas .qui nous ont quand même demandé ce que c’est que le programme d’information de la Fédération.Nous les renseignerons, cela va sans dire.Quelques réponses (( originales ».(( On n’a pas le temps de souscrire à tous les programmes de la Fédération.» Quelqu’un a vu une atteinte à son (( autonomie ».La plus étonnante réponse nous est parvenue d’un monsieur qui nous a fait savoir qu’il n’avait « pas besoin de nos insignifiances » 1 Un gérant nous a dit qu’il était (( tellement inondé de papiers qu’il lui avait fallu « les brûler pour faire de la place » 1 Plusieurs, enfin, de Montréal, surtout, ont mentionné des difficultés de distribution.À Montréal, pourtant, ville débordante d’activité et d’énergie, ville dynamique s’il en et une, où Ton ne manque pas d’imagination, la solution d’un problème comme celui de distribuer (quelqu’un a dit (( de se débarrasser de ») Ma Caisse ne devrait pas être difficile à trouver .Jean-Jacques LeFrançois 85 POUR O LE mode de vie de l’homme occidental s’est transformé profondément en un demi-siècle.Cinquante ans ont agi avec plus de force qu’un demi-millénaire.Parmi les phénomènes qui sont apparus depuis le début du siècle, la publicité est celui qui modifie le plus le comportement, le libre arbitre, le choix de l’homme de la rue, et sans qu’il le perçoive consciemment.Le budget annuel de la publicité, dans les démocraties modernes, suit une progression supérieure à celle du revenu national.ARGUMENTS POUR La publicité, en informant des milliers d’acheteurs de l’existence d’un produit, en permet la vente en masse et la fabrication en grande série, à un prix de revient très bas.Le consommateur, achetant moins cher, est donc le grand bénéficiaire.Les producteurs, patrons, ouvriers, grâce à ce stimulant, fabriquent tou;ours plus, sans crainte de mévente.Aux Etats-Unis, où la publicité est reine, le citoyen ;ouit d’un fort revenu, grâce à elle.La publicité libère et enrichit les moyens de diffusions de l’information et de la culture que sont la presse et les arts graphiques.Depuis des siècles, ceux-ci étaient l’apanage d’une faible élite ; après l’explosion créatrice de la Renaissance, ils s’étaient engagés sur une voie stérilisante.L’apparition de la publicité a engendré le renouveau de l’imprimerie : nouveaux styles de caractères, de mise en page, généralisation de l’illustration, rajeunissement du livre, dont la présentation a été égayée et embellie.ARGUMENTS CONTRE La publicité dénature Les arts graphiques.Pour faire acheter le plus souvent possible, elle impose la mode, éphémère et versatile.Les artistes graphiques, chargés d’exalter cette escroquerie qui Frappe l’esthétique, ne peuvent échapper à la contagion et la mode typographique s’est installée dans le domaine du livre, aux dépens parfois de la lisibilité, qualité essentielle du caractère d’imprimerie.De plus, il n’est pas possible à des artistes sincères de s’adapter en permanence à des styles fugitifs.La publicité a fondé un art graphique, mais détruit ce qui est essentiel à l’art, la notion permanence.La publicité tient La presse sous sa dépendance^ Pour toucher le maximum de lecteurs, l’annonceur choisit les journaux ou périodiques à grand tirage et ignore la presse à petit ou à moyen tirage.Celle-ci, pour sauvegarder son équilibre financier, fixe un prix de vente relativement élevé, ce qui la conduit à perdre peu à peu ses lecteurs, puis à disparaître.Cet écrasement des petites et moyennes entreprises de presse profite exclusivement aux très grosses.Il y a plus.Les journaux à très important tirage se refusent à toute opinion franche et libre, à toute originalité d’esprit.Ils entretiennent une manière de conjuration de la pensée et de la morale conformistes.Pour obtenir la grande audience réclamée par les annonceurs, il faut éviter toute qualité inaccesible aux moins cultivés.Les petites et moyennes entreprises n’ayant a leur disposition que des supports à grande diffusion, mais à tarifs très élevés, elles ne peuvent financer un budget de publicité rentable et sont condamnées à végéter, à fusionner avec une grande firme ou à disparaître.La mort du commerçant.Il n’est plus possible de vendre un article de grande consommation sans une importante campagne publicitaire.Le commerçant, sollicité par plus de marques qu’il n’a de rayons, refuse tout produit nouveau qui n’est pas pré-vendu par une publicité d’envergure.Il cesse litre i) kœl % ara % 86 LA PUBLICITE .tes g erie stes sei' tries lii' aplifti a notioî •H'JdMÏ l'ann® a jrai loyen fr litre { at eleti lecte® : etitesil sclusivf ] aporl et Il« lentu» a in aiifc3 :er d’être un vendeur et devient un distributeur ; il reconnaît ainsi son inutilité économique et signe son arrêt de mort.Les libres services, les supermarchés sont des parcs à vendre, d’où le vendeur est absent et où se pressent les acheteurs préalablement conditionnés par la publicité.La publicité, d’abord collaboratrice du commerçant, le chasse aujourd’hui de sa boutique.Le producteur est-il satisfait ?Alors qu’à la suite de tels efforts pour vendre, les usines devraient sans cesse manquer de machines et de personnel pour satisfaire la demande fortement stimulée, que voyons-nous aux Etats-Unis, pays pionnier ?La capacité de production de l’industrie sidérurgique y est utilisée à 65-70% et le nombre de chômeurs s’élève à 3 millions.Le consommateur est-il comblé ?La partie du prix de revient des articles de grande série, consacrée à la publicité est très importante et contribue à augmenter le prix de vente.En outre, le coût réel de l’objet peut être deux ou trois fois supérieur au prix de vente initial si le consommateur, persuadé par la publicité qu’un article démodé nuit à son standing et à ses bonnes fortunes, renouvelle son achat sans attendre que l’article soit usé.La publicité constitue-t-elle un progrès ?L’écriture est l’un des moteurs du progrès de notre civilisation.La publicité la remplace par l’image ou même par le verbe.Les grands noms de notre civilisation (Aristote pour la logique.Bacon pour la méthode expérimentale, etc.) sont liés aux progrès de la connaissance, à l’élimination dans le langage et le texte de toute ambiguïté, au passage du concret à l’abstrait.La publicité fait table rase de ces conquêtes intellectuelles.Pour convaincre, elle affirme et au lieu de démontrer, elle répète l’affirmation à l’infini ; tout en retournant à la pensée primitive, elle excite les valeurs instinctives.La publicité conduit à la dilapidation des matières premières et de l’énergie des nations industrielles occidentales : les grosses firmes concurrentes se combattent non pas en améliorant la qualité et les prix des produits, conformément aux règles de la doctrine libérale classique, mais en augmentant leurs budgets de propagande.La publicité a été conçue, dès ses débuts, par des hommes dont la qualité est l’audace et qui ont pincé la corde des grands instincts et des grandes nostalgies.LES PERSPECTIVES DE LA PUBLICITÉ Ce qui, dans la publicité, s’oppose au progrès de l’intelligence : argumentation irrationnelle, appel aux instincts primaires, nivellement culturel et gaspillage, est voué à la disparition.Ce qui en demeurera, c’est la technique moderne de communication entre fabricants et consommateurs, car les producteurs de demain seront de plus en plus éloignés de leurs clients pour plusieurs raisons : Les milliers de fabriques à audience régionale seront remplacées par quelques usines géantes travaillant à l’échelle des continents ; Le raccourcissement des circuits commerciaux fera disparaître la plupart des structures intermédiaires ; Les applications de l’énergie atomique contribueront à disperser la population urbaine ; L’organe ultra-moderne de la distribution actuelle, le super-marché, sera périmé ; la vente par correspondance se développera.À ce moment, la publicité se sera elle-même muée en information économique totale et sereine.{Planète n° 10—Résumé — Revue de la presse — (( Caisse nationale de crédit professionnel », Bruxelles.) 87 NOTE DE LA RÉDACTION.— Beaucoup de gens ont entendu parler de Eenquête Tremblay-Fortin.Bien peu, cependant, ont eu Eoccasion de prendre connaissance du rapport que les deux sociologues ont fait de leurs travaux.Nous croyons que La Revue Desjardins est le bon endroit pour l’exposer.En voici une autre tranche.4.MOBILITÉ GÉOGRAPHIQUE LA mobilité professionnelle des travailleurs est très souvent accompagnée d’une mobilité géographique.Dans certains cas, le travailleur pourra laisser sa famille au village ou dans sa ville d’origine et voyager entre son nouveau lieu de travail et son lieu de résidence.Dans d’autres cas, la mobilité professionnelle entraînera la mobilité géographique de la famille.TABLEAU XI Satisjaction au travail et milieu de résidence Degré de satisfaction Lieu de résidence Total % Urbain Rural Satisfait 647 > 352< 999 69% Insatisfait 235< 226 > 461 32% Total 882 578 1,460 100% Cette mobilité géographique des familles, en particulier si elle implique le passage d’un milieu rural au milieu urbain, peut influencer le comportement économique, les besoins et les aspirations.La majorité des études, qui utilisent la distinction entre milieu rural et milieu urbain, considèrent ces deux milieux comme deux sous-cultures à l’intérieur d’une société plus vaste.Cependant, les études sur l’importance de la socialisation première des individus soulignent le fait que l’important n’est pas tellement de résider actuellement dans tel ou tel milieu mais le fait d’y être né et d’y avoir été élevé.Même si le travailleur d’origine rurale réside présentement dans une zone métropolitaine, par exemple, il gardera davantage les façons de vivre et les façons de penser du milieu rural que celles du milieu urbain.Inversement, le travailleur né dans une grande ville conservera probablement des comportements et des attitudes proprement urbaines même s’il déménage dans un milieu rural pour y exercer son occupation.Donc la mobilité géographique de la famille et, en particulier, la relation qui existe entre le lieu d’origine et le lieu de résidence actuel peuvent devenir très importante dans notre analyse des comportements et des attitudes vis-à-vis la consommation.Les données du tableau XII nous indiquent que la population étudiée a manifesté une mobilité géographique très forte.Près de 60% des chefs de famille sont nés dans le milieu rural tandis que 60% d’entre eux vivent dans le milieu urbain.Près de 90% des chefs de famille qui résident actuellement dans le milieu rural sont nés dans le milieu rural.La même proportion se retrouve quelle que soit la prospérité de l’agriculture du milieu rural.Cependant la majorité des chefs de famille qui résident actuellement dans les villes sont nés dans le milieu rural et non dans le milieu urbain.Seulement 50% des chefs de famille qui résident dans les zones métropolitaines y sont nés alors que dans les petites villes seulement 30% des chefs de famille sont nés dans la ville où ils habitent actuellement.On a donc assisté au cours d’une même génération à une mobilité extrême des familles.Cette mobilité pourra sans doute nous permettre d expliquer les transformations rapides qui se sont produites au niveau du comportement économique et des attitudes vis-à-vis le niveau de vie.« ?ft du i fflustnii k fami repi i®e url |?fiente ^teut Kttrec Petits 88 L’cnquctc TABLEAU XII Lieu de naissance des pères selon le lieu de résidence aedei s vasti a soi le fai résida nais Ma résenta xeiB] s façon lieu ur-.os mi Lieu de résidence actuel Lieu de naissance Total N Strate 1 Strate 2 Strate 3 Strate 4 Strate 5 Strate 6 Autres Strates 1 .50.4 > 2.6 = 3.9< 15.4< 9.7< 6.1< 11.7 100 (494)- " 2.3.5< 35.9> 6.6 = 25.8 = 14.7 = 7.6< 6.0 100 (198) “ 3 .3.7< Ll< 31.1> 23.2 = .14.2 = 13.7 = 13.2 100 (190) " 4.10.6< 2.8< 2.2< 65.4> 8.9< 5.6< 4.6 100 (179) “ 5 .Ll< 1.6< 4.2< 16.8< 68.6 > 3.1< 4.7 100 (191) “ 6.2.4< 1.0< 2.9< 8.7< 14.4 = 64.9> 5.3 100 (208) Total.19.8 6.6 7.5 23.2 19.3 15.2 8.4 100 (1,460) entfK ootïfe urtai1 lent a£' «ut11* Afin de tenir compte à la fois du milieu d’origine et du milieu de résidence actuelle nous avons construits une typologie où sont mises en relation ces deux dimensions.Nous obtenons ainsi 4 types de familles : a) les familles totalement urbaines qui représentent environ 23% des familles visitées ; b) les familles totalements rurales qui représentent 30% des familles ; c) les familles d’origine urbaine résidant dans le milieu rural qui représentent 9% des cas ; et, enfin, d) les familles d’origine rurales résidant dans le milieu urbain qui forment le groupe le plus nombreux et représentent 38% des cas.Il sera très important de mettre cette typologie en relation avec les comportements économiques.5.OCCUPATION SECONDAIRE ET TRAVAIL FÉMININ La population étudiée est de condition financière relativement modeste.On pouvait s’attendre à ce qu’une bonne proportion des chefs de famille exercent une occupation secondaire en plus de leur occupation principale.Cependant comme l’indi- quent les données du tableau XIII, la proportion des chefs de famille qui exercent un deuxième emploi est assez faible, soit 17%.On ne retrouve aucune différence significative entre les différentes strates ou entre le milieu rural et le milieu urbain.Par ailleurs, comme l’indiquent les données du TABLEAU XIII Avez-vous un emploi secondaire 7 Strates % oui 1 16.2 = 2 14.7 = 3 16.8 = 4 21.8 = 5 18.3 = 6 19.7 = Total 17.5 (1,460) 89 L’cnqttêtc tableau XIV, ceux qui acceptent d'exercer un emploi secondaire le font à cause d'un besoin urgent de revenus supplémentaires.Ceci est particulièrement vrai du milieu rural.Près de 80% de ceux qui ont un emploi secondaire utilisent l'argent ainsi gagné pour « combler un vide )) dans le budget général.C'est donc par nécessité que la très grande majorité des travailleurs se cherchent un emploi secondaire.TABLEAU XIV Utilisation des revenus provenant de l’emploi secondaire du mari et du travail de la mère Budget général Autres dépenses Strates Emploi secondaire du chef % Le travail de la mère % Emploi secondaire du chef % Le travail de la mère % 1 75.0 = 81.0 = 25.0 = 19.0 = 2 69.0 = 62.5 = 31.0 = 37.5 = 3 59.4< 63.6 = 40.6 > 36.4 = 4 87.2> 86.4 = 22.8< 13.6 = 5 91.4 > 67.8 = 8.6< 32.2 = 6 80.5 = 72.7 = 19.5 = 27.3 = Total 77.3 72.6 22.7 27.4 Il en va de même pour le travail de la mère de famille qui n’est pratiqué que dans 11% des foyers visités.Dans les trois quarts des cas le travail de la femme est forcé par un déficit grave au niveau du budget général.Dans les autres cas, le désir de réaliser une aspiration à plus ou moins court terme (comme l'aspiration de devenir propriétaire d'une maison ou d’une automobile par exemple) est à l'origine d’une telle décision.En général la femme mariée doit sortir de son foyer pour trouver un travail rémunéré.Cependant il existe ici une grande différence entre le milieu rural et le milieu urbain (tableau XV).Dans le milieu rural il semble beaucoup plus facile pour la femme de trouver un travail qu’elle puisse exercer tout en demeurant à la maison.En général, les femmes mariées qui travaillent considèrent que leur travail ne comporte pas d'inconvénients majeurs.Cela est illustré au tableau XVI.Les inconvénients mentionnées sont le danger pour la santé et les difficultés de bien « tenir sa maison )).En général, l'éducation des enfants et la bonne entente entre mai et femme semblent être peu influencés par le travail de la femme.Le conflit entre le travail de la femme mariée et ses rôles traditionnels semble surtout se situer au niveau du rôle de ménagère.Le rôle de mère et le rôle d'épouse ne semblent pas entrer en conflit avec le travail extérieur.6.CONCLUSIONS Les familles que nous avons étudiées sont donc des familles en majorité du milieu ouvrier bien qu’un certain pourcentage soit des familles de (( collets-blancs )).Le degré d’instruction des chefs de famille est relativement peu élevé.Bien que 60% de ces familles habitent actuellement le milieu TABLEAU XV La mère peut-elle faire son travail rémunéré à la maison ?Strates Maison Extérieur Indéter- miné Total 1 16.7< 76.2 > 7.1 = 100 (42) 2 28.1 = 59.4 = 12.5 = 100 (31) 3 22.7 = 77.3 > 100 (22) 4 31.8 = 59.0 = 9.0 = 100 (24) 5 60.7> 35.7< 3.6 = 100 (30) 6 45.5 = 40.9< 13.6 = 100 (22) .Total, .32.7 59.5 7.7 100 (171) TABLEAU XVI Inconvénients du travail jémimn Types d’inconvénients Oui Non Indé- cis Indé- ter- miné Total Nuit à la santé 32.1 63.1 1.8 3.0 100 (171) Nuit à la tenue de la maison 30.3 66.0 .5 2.9 100 (171) À l’éducation des enfants 11.3 71.4 3.0 14.3 100 (171) \ A la bonne entente entre mari et femme 7.7 86.3 .6 5.3 100 (171) urbam, la majorité d'entre elles proviennent du milieu rural.Ces familles ont donc été soumises non seulement à des changements au niveau de l'occupation mais à des changements dans le lieu de résidence.Ces changements pourront donc entraîner des transformations assez considérables ) au niveau des comportements et des attitudes sur le plan économique.Ces transformations se manifestent d’ailleurs par le fait que la composition de la famille dans le milieu rural n'est pas différente de celle du milieu urbain et par la conscience plus vive dans le milieu rural de la nécessité d’augmenter le degré d’instruction des enfants.Cependant, en dépit d’une certaine homogénéité dans les caractéristiques du milieu rural et du milieu urbain, certaines différences significatives persistent principalement au niveau de la structure des industries et à celui de la satisfaction au travail.Jusqu’ici, nous avons analysé séparément chacune de ces caractéristiques.Cependant vu l’influence de l’instruction, de l’occupation, du lieu d’origine et du lieu de résidence des familles sur le comportement économique, il faudra analyser les relations qui existent entre ces différentes caractéristiques.Il sera urgent, aussi, d’étudier la relation entre ces caractéristiques et le revenu des familles (cf.Chapitre IV).En effet, le niveau du revenu dépend de l’occupation et probablement du lieu où cette occupation est exercée.Sans introduire dès maintenant le niveau de revenu attaché à chacune des occupations ou à chaque milieu, il est utile d’indiquer à l’instant les relations logiques existant entre ces différentes variables.Ces relations peuvent être résumées ainsi.Tout d’abord, c*est le lieu d'origine plus que le lieu de résidence actuelle qui influence le degré d'instruction qu'a reçu le chef de famille.A son tour, le degré d’instruction qu’a reçu le père influence le genre d’occupation qu’il peut exercer.Par ailleurs, le genre d’occupation exercée par le chef de famille ne dépend pas uniquement de son degré d’instruction mais aussi de son lieu de résidence actuelle.Cette influence du milieu s’explique par les différences dans la structure industrielle du milieu rural et du milieu urbain.L’occupation exercée influencera à son tour le revenu dont on pourra disposer dans la famille et le niveau de vie dont elle jouira.L’occupation influencera aussi le degré de satisfaction au travail et les possibilités de chômage.Cependant, si l’occupation demeure le facteur principal qui détermine le revenu du travailleur, son lieu de résidence actuelle influence aussi son niveau de revenu.La même occupation si elle est exercée dans le milieu rural comportera ordinairement un revenu un peu inférieur à celle correspondante exercée dans le milieu urbain.De même un manœuvre sera plus exposé au chômage s’il demeure dans le milieu rural que s’il demeure dans le milieu urbain.Ce dernier point sera analysé plus en détail dans le chapitre sur le chômage.Dans les chapitres suivants nous verrons que c’est le niveau de revenu disponible qui influence le plus le comportement et les attitudes économiques.Mais il s’agira là d’une influence directe et fondamentale.Indirectement le lieu de résidence, le lieu d’origine et même l’occupation auront une influence très importante.Le milieu d’origine et le lieu de résidence, par leurs structures industrielles respectives et par leur influence sur les attitudes vis-à-vis l’instruction, influencent l’occupation et le revenu des travailleurs et partant, le comportement économique.Mais il faut se rappeler que cette influence est indirecte.Ce n’est pas parce que l’on participe à une culture dite rurale qu’on aura un comportement différent des habitants des villes mais parce que les conditions objectives de ce milieu rural nous auront placé dans une position défavorable par rapport aux résidents des villes.D’ailleurs, si le heu d’origine ou de résidence a une influence sur l’occupation et le revenu, on s’aperçoit qu elle n’a déjà plus d’influence sur la composition de la famille et sur le désir de mobilité sociale.Au chapitre suivant nous verrons qu’elle n’a aussi que très peu d’influence sur certaines attitudes des chefs de famille.(/i suivre}) -LA CONNAISSANCE DU MILIEU Dans la littérature courante aussi bien que dans les hypothèses des sociologues, on a un peu trop tendance à se représenter les Canadiens français et leur milieu de façon monolithique : (( catholiques et français, toujours 1 » On l'aura vu, par exemple, à l'occasion des discussions sur le nationalisme.On le constate encore si on se reporte aux propos plus récents sur nos structures sociales et sur la question des écoles.De toute évidence, la réflexion sociologique sur notre société doit se diversifier.Les études régionales, entre autres, revêtent ainsi une signification toute particulière.Cette urgence de la recherche scientifique rejoint des préoccupations politiques, récentes elles aussi, plus soucieuses des situations et des genres de vie concrets.Dans les cercles des partis comme dans les administrations, on parle de plus en plus de planification et d'aménagement du territoire.Ces propos resteront fort généreux et fort abstraits si on ne dispose pas, avant longtemps, d'une connaissance plus concrète et plus nuancée du territoire.(La Revue de V Université Laval) Un message inquiétant LE bulletin de mars de la Banque Canadienne Nationale se termine par une phrase qui devrait inciter nos hommes d’affaires, particulièrement nos chefs de petites entreprises, à examiner attentivement la situation où ils doivent aujourd’hui exercer leur activité.Au fait, après avoir fait l analyse de l’évolution où nous sommes plongés, le rédacteur de la Banque écrit : « L’intervention gouvernementale, la poussée du syndicalisme et la concentration économique font que les affaires ne sont plus les affaires.» C’est sans doute la première fois que l’on décrit en si peu de mots et avec tant de réalisme la véritable nature du grand problème qui se pose maintenant à ceux qui participent ou encore qui veulent participer à l’essor économique de la province et qui doivent toujours agir dans les cadres d’entreprises plutôt restreintes.Le bulletin de la Banque mentionne d’abord que le monde des affaires est devenu fort complexe à cause de l’ensemble des lois et des contrôles émanant des gouvernements à tous les^niveaux.Tl rappelle que les interventions de l’Etat sont de plus en plus multiples a cause de l’étendue et de la nature de la fiscalité et du droit de regard qu’exercent certains ministères sur la gestion même des entreprises et l’utilisation de leur fonds.Le bulletin souligne encore que dans ce domaine le provisoire tend à devenir permanent parce que les gouvernements considèrent aujourd’hui qu’il ont la grande responsabilité de la planification écono- mique.En second lieu, la Banque attribue au syndicalisme la complexité croissante du monde des affaires parce que l’action des syndicats a introduit dans la vie économique un nouvel élément de pression qui tend à donner des structures nouvelles a l’organisation même de la production.92 HliS l'actualité économique Troisième facteur et non le moindre qui modifie rapidement la situation de la petite et de la moyenne entreprise dans la province, c^est la concentration qui se produit à tous les niveaux de l’activité industrielle et commerciale.Le bulletin souligne qu’un simple regard sur l’actualité permet de conclure que le phénomène est loin d’être en perte de vitesse.• De l’avis de la Banque, le succès en affaires dans la province ne peut plus être obtenu suivant la formule^ traditionnelle de l’administration familiale.A cause des facteurs énumérés précédemment, il appelle la puissance financière, le recours possible au marché des capitaux et surtout la spécialisation des tâches.Pour les hommes d’affaires, précise le bulletin, qui n’ont pas perçu la portée des transformations de notre milieu économique, la situation est tragique.Sans le mentionner directement, le dernier bulletin de la Banque Canadienne Nationale pose peut-être une question capitale a laquelle personne n’a encore donné de réponse satisfaisante.• Pendant des années on a insisté sur la valeur de notre vocation terrienne comme moyen de conserver notre héritage culturel et d’améliorer notre niveau de vie.Ce fut l’apogée chez nous du mouvement coopératif qui nous a donné de si précieuses institutions pour ne mentionner que les Caisses populaires.Maintenant on insiste surtout sur notre vocation industrielle et sur \e relèvement économique par la puissance de l’Etat.Il serait bien difficile de faire la preuve que le Canadien français a maintenant acquis la formation nécessaire pour devenir un véritable bâtisseur d^entreprises comme le sont, par nature, ceux qui ont bâti le Canada anglais et la grande république américaine.(La Presse) Le rapport Porter LA Commission Porter s’est intéressée au problème des prêts personnels.La loi prévoit actuellement un intérêt maximum de 2 pour cent par mois sur les prêts inférieurs à $300., de 1 pour cent par mois sur les prêts allant de $300.à $1,000.et de pour cent sur les prêts allant de $1,000.à $1,500.Au delà de $1,500., il n’y a plus aucune limite.Ces restrictions expliquent que les compagnies de finance se soient en général spécialisées dans les petits prêts.Elles ne font presque pas de prêts d’une valeur supérieure à $100.Le taux de 6 pour cent par année sur les prêts allant de $1,000.à $1,500.n’est pas assez payant pour ces institutions.Au delà de $1,500., le citoyen ordinaire qui a besoin d’un emprunt ne jouit plus d’aucune protection.La Commission Porter maintiendrait les taux actuels sur les prêts inférieurs à $300.Elle établirait ensuite un taux uniforme de 1 pour cent par mois sur les prêts allant de $300.à $5,000.Ce taux de 12 pour cent est probablement un peu trop élevé mais il s’agit d’un maximum qui ne sera pas atteint par tous si une réelle concurrence existe.Cette norme aurait pour effêt de faire disparaître les ogres qui subtilisent présentement 30, 35 et même 40 pour cent d’intérêt aux emprunteurs.Chaque compagnie prêteuse serait tenue de dévoiler le prix exact qu’elle exige pour une somme prêtée.Ce serait la tin de bien des mensonges.Cependant, les taux prévus par la Commission Porter ne portent que sur les prêt ordinaires, non sur les ventes conditionnelles.La Commission a laissé de côté l’un des aspects les plus importants du problème : les ventes à tempérament.Pourquoi le taux d’intérêt sur les prêts consentis à l’intérieur de ces transactions ne serait-il pas, lui aussi, rigoureusement limité ?Claude Ryan (Le Devoir) L’AMORTISSEMENT SYSTÉMATIQUE FAVORISE LE DÉSENDETTEMENT CETTE affirmation peut paraître banale tant elle est naturelle.C'est, en effet, le seul moyen rationnel, pour le débiteur, de se libérer honnêtement de ses engagements par un effort continu et persévérant.Le crédit agricole ou artisanal, plus spécialement alourdi, ne saurait plus efficacement s’assainir que par l’application du principe séculaire de la libération graduelle des dettes.Par ce moyen, on évite l’intervention, donc la tutelle de l’Etat.En exigeant le remboursement par petits acomptes, le créancier peut suivre la situation de son débiteur.Il peut en contrôler les possibilités et le résultat de l’exploitation de son entreprise.Il peut ainsi intervenir en temps utile, réclamer de lui les réorganisations et les réformes qui pourraient être nécessaires dans ses méthodes de travail.Mais encore faut-il que les économies du débiteur ne soient pas versées dans un panier percé.On a connu, dans bien des communes, ces cas presque dramatiques de chefs d’exploitation familiale découragés, décidés à quitter la terre, à tout abandonner, parce que ne pouvant plus faire face aux multiples échéances dans les divers établissements financiers de la région.(Test quTls ont eu la faiblesse, pour ne pas dire le malheur, de disperser ici et là leurs dettes par petits montants chargés de lourds intérêts, parfois à des taux usuraires.Bien qu'acharnés au travail, ces gens ne connaissent plus aucun répit.Malgré les versements multiples et répétés, leur situation s’alourdit plutôt et ils vont immanquablement au désespoir s’ils ne trouvent pas le bon conseiller qui leur propose la consolidation rationnelle et salutaire des dettes, consolidation aboutissant à une charge d’intérêt et d’amortissement aisément supportable et ramenant la joie de vivre dans la famille du propriétaire débiteur.Nos Caisses Raiffeisen ont ici un rôle social et moral de première importance a jouer.Nous savons que d’aucunes ont de magnifiques cas de sauvetage à leur actif.Ils témoignent de l’utilité de ces institutions locales où se traitent, sans fausse honte, les problèmes les plus humains.L’AMORTISSEMENT SYSTÉMATIQUE DES DETTES EST UNE ÉCOLE DE DISCIPLINE Il a une valeur économique et sociale tout d’abord, éducative et morale ensuite.Par ce moyen, les dirigeants de la Caisse Raiffeisen peuvent parfaire l’éducation professionnelle des coopérateurs débiteurs.Ils favorisent la rationalisation de l’exploitation des entreprises individuelles et en améliorent d’une manière constante la situation financière.Effectivement, l’amortissement obligatoire est une épargne forcée.Le professeur Laur l’a répété à maintes reprises : (( Rembourser ses dettes est la meilleure épargne pour le paysan )).Cet axiome vaut pour tous les individus, quels qu’ils soient.Par l’amortissement régulier, la Caisse Raiffeisen stimule les énergies, développe l’initiative individuelle.Elle éveille la volonté et renforce l’esprit de responsabilité des débiteurs.Elle les incite a mettre un frein aux dépenses exagérées, à l’intempérance peut-être.C’est donc une école constante de moderation et de sobriété.Le programme raiffeiseniste étant non seulement d’ordre purement économique, mais encore éthique, la pratique de l’amortissement en facilite grandement la pleine réalisation.EN DÉSENDETTANT LE DÉBITEUR, L’AMORTISSEMENT DÉCHARGE SUCCESSIVEMENT LES CAUTIONS DE LEURS ENGAGEMENTS L’amortissement empêche les cautionnements de se prolonger anormalement.On a vu autrefois des cautionnements se transmettre de génération en génération.Dès lors, l’amortissement atténue les gros risques du cautionnement.En corrélation avec la distribution rationnelle du crédit, l’amortissement systématique rend superflues les restrictions apportées au cautionnement par le nouveau droit ainsi que les mesures que ce dernier prévoit pour la sauvegarde des cautions.Si les nouvelles dispositions imposées en 1942 étaient devenues d’une urgente nécessité pour l’assainissement du régime du cautionnement, il n’en faut pas chercher les raisons ailleurs que dans le manque de conscience de trop de prêteurs capitalistes qui ne se soucient pas le moins du monde de la défense des intérêts des cautions par l’amortissement obligatoire.On a encore en mémoire le triste spectacle des débâcles en chaîne provoquées à l’époque parmi la gent paysanne surtout.Sans attendre les prescriptions légales, les Caisses Raiffeisen ont, de tout temps, pratiqué le système social et moral de l’amortissement systématique.Et si la plupart de nos institutions coopératives de crédit n’ont jamais subi de perte après 25, 40 ou 50 ans d’activité, c’est certainement parce qu’elles ont toujours rigoureusement appliqué le principe de l’amortissement approprié et régulier des dettes.L’AMORTISSEMENT SYSTÉMATIQUE EST UNE MESURE DE SÉCURITÉ CONTRE LA DÉPRÉCIATION DES GAGES Voilà bien, à longue échéance, une assurance pour la sauvegarde des intérêts des sociétaires indéfiniment responsables et des déposants.Au cours des temps, tout immeuble tombe plus ou moms sous le coup de la dépréciation.La reconnaissance de dette considérée intégralement comme de premier rang peut arriver à charger le bâtiment jusqu’à la dernière tuile.Dans ce cas, ce ne serait plus que nominalement une première hypothèque.Substantiellement, elle ne le serait plus depuis longtemps et il y aurait tromperie à privilégiée en ce sens ques les dirigeants connaissent les immeubles, qu’ils peuvent en tout temps en apprécier la valeur selon le degré d’entretien.Périodiquement, les fiches d’estimation doivent être revues.Si besoin est, des correctifs peuvent être apportés à la situation par l’exigence d’un amortissement approprié et régulier.Ouvrant ici une parenthèse, nous pensons avoir démontré l’importance des séances de contrôles du Conseil de surveillance, la nécessité de l’existence de ce Conseil et sa responsabilité devant les sociétaires.Par la revision annuelle des garanties des prêts et crédits, il prend conscience de la valeur des actifs et assure la sécurité de l’institution.Kamor tissement des dettes (suite) l’égard des déposants et des sociétaires parce qu’on leur montrerait ce qui n’existe plus.Effectivement, dans certaines régions de montagne ou communes éloignées du trafic urbain, des expériences ont permis d’étonnantes constatations.La réalisation de domaines agricoles ou de bâtiments locatifs n’y intervenait qu’au-dessous de la valeur fiscale pourtant assez basse et prise comme limite du premier rang.Le seul moyen de prévenir un tel état de choses déplorable est l’amortissement.C’est dire que la surveillance périodique de la valeur actuelle des immeubles peut seule assurer la suffisance de la valeur des actifs.Les Caisses Raiffeisen sont ici dans une situation L’AMORTISSEMENT SYSTÉMATIQUE DES DETTES RAMÈNE LES CAPITAUX DANS LE CIRCUIT FINANCIER ET PERMET LE SERVICE DE NOUVEAUX CRÉDITS L’amortissement successif fait rentrer à la Caisse, petit à petit et sans à-coup, les fonds immobilisés en prêts ou crédits pour les remettre en circulation.Utilisés tout d’abord pour le maintien d’une saine liquidité, ces fonds donnent à la Caisse la possibilité de répondre normalement à ses engagements, aux besoins courants des déposants, aux nouveaux besoins de crédit de ses membres.L’amortissement renforce ainsi la capacité d’action de la Caisse, développe son champ d’activité et son potentiel de vie.La force de l’institution résulte, dans une large mesure, de la vitesse de roulement des capitaux prêtés.Le problème de l’amortissement prend toute son importance si l’on sait que, même en période de haute conjoncture, la formation de la nouvelle épargne est lente et qu elle ne suffit pas à satisfaire tous les besoins de crédits.Dès qu’un resserrement des capitaux se fait sentir, des restrictions doivent intervenir dans l’octroi des prêts et crédits.Et l’on sait aussi que nos Caisses Raiffeisen doivent travailler avec leurs propres moyens ; elles ne peuvent compter que sur les capitaux locaux ; elles ne bénéficient pas de l’apport de capitaux étrangers.C’est pourquoi elles doivent forcément faire amortir rapidement les anciens prêts pour pouvoir, après s’être assurée la liquidité légale, remplir pleinement leur mission auprès des sociétaires dans l’octroi normal des petits prêts courants et des crédits d’exploitation.On a pu d’ailleurs constater qu’en période de pénurie de capitaux, certaines banques s’étaient vues dans l’obligation de procéder à des dénonciations de crédits (même de premier rang hypothécaire), alors que, grâce à l’amortissement régulier, nos Caisses n’y avaient pas été contraintes et avaient pu trouver la solution satisfaisante pour passer sans trop d’embarras de telles périodes difficiles.A ces moments-là, l’amortissement des dettes prend toute sa signification.Mais il faut aussi considérer la technique de l’amortissement.C’est ce qui fera l’objet d’une prochaine étude.(Le Messager Raiffeisen.) 95 L’Industrielle aux étrangers ?IL^ serait tragique que le contrôle de ¦ l’une de nos deux plus importantes sociétés d’assurance-vie passe du jour au lendemain entre des mains étrangères.Les représentants de l’industrielle s'évertuent depuis des années à faire comprendre à leurs clients que ces derniers ont tout intérêt à s’assurer dans des entreprises appartenant à des Canadiens et dirigées par des Canadiens.C’est sans doute motivé par cet argument que des milliers des nôtres ont accordé leur clientèle à l’industrielle.Deviendront-ils cocus une fois de plus ?Nous avons trop souffert, trop appris depuis vingt ans pour aller répéter en 1964 les vieilles histoires de Grothé et de Joubert.M.J.-Louis Lévesque est un homme à l’imagination extrêmement fertile.S’il ne peut plus pour des raisons financières, que laisse soupçonner le faible rendement actuel des actions, porter la responsabilité de l’industrielle, il devrait s’évertuer à faciliter la « mutualisation )) de cette société.Ce serait la meilleure façon de garantir que l’institution restera entre les mains de ceux qui l’ont bâtie avec leur travail et leurs épargnes.Une société de cette envergure est plus qu’un bien privé.C’est un véritable bien national.Dans plusieurs pays d’Europe, ce caractère communautaire des sociétés d’assurance est tellement reconnu que le commerce de l’assurance est ^confié à des sociétés appartenant à l’État.Si l’industrielle doit changer de régime juridique, il faut trouver un mode de transformation qui respecte les exigences légitimes de la communauté qui l’a édifiée.{Le Devoir) Le désarroi des vieux de 45 ans IL s’agissait d’une expérience.Difficile ¦ de dire qu’elle est concluante.Seulement 1,811 travailleurs âgés (45 ans et plus) ont trouvé de l’emploi chez des embaucheurs auxquels le gouvernement fédéral a versé une prime allant jusqu'à $75.par mois et par individu.493 travailleurs en Ontario et 407 dans le Québec ont bénéficié de cette initiative fédérale.C’est fort mince, tellement peu encourageant — et on a dépensé une fortune en réclame pour lancer cette initiative — qu’il y a lieu de se demander si l’expérience, terminée au 31 mars, sera reprise l’an prochain ?En soi, la loi est évidemment bonne puisque toute formule imaginée pour faire échec au chômage doit être retenue et mise en œuvre.En est-il de même de certaines modalités ?Par exemple, le travailleur doit avoir été en chômage durant six mois avant de pouvoir frapper à la porte d'un embaucheur que la prime pourrait intéresser.Dans tout cela il y a un aspect de marchandage pour le moins déplaisant.L’humiliation est déjà assez vexante d’être jugé « âgé » à 45 ans sans qu’on exige que vous ayiez été sans travail durant six mois pour être digne de valoir une prime à votre employeur.Le ministre du Travail, M.Allan MacEachen, prenant la défense de la loi, a dû préciser que les embaucheurs eurent à se plaindre du bas niveau d’instruction des « vieux de 45 ans ».Fort possible.Alais une loi d’aide comme celle-ci n’a pas mission de tout corriger dès le départ.On vient au secours des gens ou on ne fait rien du tout.Leur dire qu’ils auraient dû fréquenter l’école plus longtemps c’est ajouter à leur désarroi.Donc une initiative qui a du bon à la condition de rendre certaines modalités moins sévères .pour la prochaine fois.{La Presse) La faim dans le monde f^ANS de nombreux pays, cette année, on va célébrer le dixième anniversaire de .l’inoubliable appel de l'abbé Pierre qui a mis en branle depuis, tant de bonnes volontés et de bras courageux.Si vous ne savez rien de cet abbé, ancien résistant du Vercors, ex-aumônier des F.F.L.navales, ancien député qui a abandonné son siège à l’Assemblée nationale parce que les lenteurs du parlement l'empêchaient de porter secours légalement à tous les cas d’urgence qu’il avait l’air d’être seul à connaître de tout le parlement, lisez donc le dernier numéro de Faim et Soif, qui est consacré aux terribles problèmes sociaux du monde moderne et vous dira un peu la besogne abattue par les équipes de l’abbé Pierre, des Chiffonniers d'Emmaüs aux disciples de diverses nationalités dans plusieurs coins du globe.Toute la misère approchée n’a pas été rayée au total, toutes les larmes des enfants n’ont pas été séchées, tous ces pauvres n’ont pas encore de maisons confortables, mais des multitudes tout de même ont été aidées, soulagées, orientées par les Chiffonniers d’Emmaüs et leurs disciples, par l’abbé Pierre personnellement, par les courriers de Clara Candiani et de François Guillaume, dans la revue Faim et Soif, etc.Des magnifiques témoignages venus du monde politique, littéraire, artistique, scientifique et philosophique, à l’occasion de ce dixième anniversaire, retenons les trois paragraphes suivants, signés par un ancien ministre de la Construction, en France, Pierre Sudreau : (( Tous les Français, dit-il, ont entendu parler de l’abbé Pierre.Mais ils ont peut-être oublié que son action en faveur du logement des déshérités a puissamment contribué à une prise de conscience du problème.Il a été l’un des catalyseurs de la construction en France.« L’abbé Pierre fut aussi l’un des premiers à évoquer le problème de la faim et de l’ignorance dont souffrent d’innombrables populations sur la terre.(( Il a fait plus à lui tout seul que de nombreux colloques internationaux.» (.).Parmi le flot des nouvelles sur les bandits, les tueurs, les tortionnaires d’enfants et de vieillards, tous les hors-la-loi à qui on ne ménage pas la publicité, flot qui nous inonde l’esprit chaque jour, quel motif pour retrouver foi dans l’humanité que d'apercevoir ici et là des figures comme l’abbé Pierre, Raoul Fol-lereau, Sœur Marie-Suzanne et tous ceux SMii* ¦ .¦ ¦ c lel’inii ne », TOI anav itils Pirtioil imite i tspetie: «1! À piepate- qui les aident ! Le progrès dont on sait j faire usage peut donc servir à autre chose qu’à défigurer le visage humain, à fausser la conscience de la jeunesse ; il peut aussi rendre sa dignité à l'homme et préparer le retour de la joie dans lemonde.Il' ’est" Germaine Bernier {Le Devoir) Un climat favorable à l'industrie A VANT de décider de s’installer dans un centre urbain de préférence à un autre, une entreprise industrielle doit tenir compte de plusieurs facteurs dont l’importance varie selon le genre d’industrie.Certaines donneront la première place à la possibilité de recruter la main-d’œuvre nécessaire, d’autres insisteront sur les moyens de transport, les facilités d’approvisionnement en matière première, sur l’écoulement de la production ou sur les besoins du marché local et régional.Il est un point, cependant, auquel toutes les entreprises industrielles atta- ffflate, ^ iéi fret.Fi! j "H® ftetl 96 chent une importance considérable.Ce ' point réside dans l’état des relations entretenus entre les entreprises déjà installées et la population du centre urbain concerné.Assaillis par toutes sortes de problèmes relatifs à la production, au coût, à l’administration et à de multiples autres aspects de la gestion, les responsables d’une entreprise industrielle ne tiennent généralement pas à se trouver aux prises avec des difficultés dans le domaine particulièrement délicat des relations avec le milieu où ils exercent leurs activités.Il en résulte donc que la première condition à remplir par un centre urbain désireux d’attirer de nouvelles industries consiste en l’établissement d’un ; climat favorable à l’expansion industrielle.Ce climat il doit exister au sein de la population, mais il doit surtout se manifester chez les chefs de fde et chez les responsables de l’administration municipale.Dans notre région, ce climat de compréhension et de collaboration existe à un degré fort intéressant.L’une de ses manifestations les plus caractéristiques se trouve dans l’organisation, par plusieurs villes de la région, de banquets annuels offerts aux industriels par l’administration municipale.{La Tribune) Jouai /"NN doit rechercher les causes les plus profondes de la « décomposition )) du langage et tâcher d’agir directement sur elles.Il n’en reste pas moins qu’il faut, du même coup, avec de l’audace et de l’imagination, tenter de rejoindre la langue directement à l’école et dans tous les moyens de communication.Or, voilà, il me semble, où presque rien n’a vraiment bougé.Où sont les dispositifs mis en place pour améliorer, en particulier, l’enseignement de la langue écrite et de la langue parlée ?Quel- Îles expériences-pilotes a-t-on engagées à fond ?À quelles expériences au moins se prépare-t-on ?{Le Devoir) ate** t,à e;5^ ne et P ijiomlt Dwitfl Ïjj eiirea; tratf ,tl 4.Qu’est-ce qu’un profit suffisant?I E profit incite personnes et entreprises “ à redoubler d’efforts.Il suscite les placements.Ceux-ci déclenchent l’expansion, accentuée et financée à son tour par les profits accumulés.Une économie saine et en expension assure de meilleurs salaires et des impôts pour défrayer les services du gouvernement à la population.Mais le rôle principal — et sans pareil — du profit dans une économie commerciale comme la nôtre est de dicter l’utilisation la plus efficace des ressources.Sa motivation sert de cerbère au gaspillage.Elle incite à produire ce que le consommateur désire au prix qu’il consent à payer.Elle pousse même à prévoir ses besoins.Elle oriente les moyens de production vers les secteurs où il y a pénurie et les détourne des secteurs où il y a pléthore.Elle contraint sans cesse le producteur à l’efficience.Aussi le profit sert-il de signal d’alarme.L’absence de profit est un indice de capacité de production excédentaire, d’inefficacité des méthodes de production ou de non satisfaction des besoins du consommateur.Pour une année récente, sur les 104,596 compagnies dont le gouvernement fédéral a obtenu des renseignements sur les impôts, les profits et les revenus, près de 35% ont opéré à perte.Quelle triste nouvelle pour les détenteurs de capitaux et les employés de ces 37,358 compagnies ! En somme, la compagnie a le devoir, non pas moral mais strictement économique, de faire des profits.{La Revue Imperial Oil) Pourquoi GM a choisi Québec LA décision prise par les autorités de General Motors of Canada, Ltd., d’investir près d’une centaine de millions à Sainte-Thérèse, dans la banlieue de Montréal, donnera probablement à la province le dynamisme qui semblait manquer jusqu’à maintenant dans le développement de nouvelles industries de transformation.Il est acquis depuis longtemps déjà que l’épineux problème du chômage ne trouvera de véritable solution que par l’essor de l’industrie secondaire.Aussi n’est-il pas surprenant de constater avec quelle satisfaction les autorités gouvernementale ont accueilli le projet de GM qui marquera le début d’une industrie du véhicule-moteur dans la province.Si prometteur à plusieurs points de vue que soit le nouveau développement, il reste quand même nécessaire de se demander quels ont été les motifs véritables d’une telle décision.* * * À cause du climat politique particulier qui règne actuellement dans le Québec et du rôle accru de l’Etat dans les projets de développement économique d’envergure, on croît facilement que cette acquisition primordiale dans le domaine industriel est attribuable au travail comme au démarches de nos planificateurs.C’est mal connaître la nature des considérations qui président à l’expansion des filiales américaines à l’étranger que de penser à une influence directe de cette sorte.Au fait, si General Motors of Canada, Ltd., a décidé de construire une vaste usine à Sainte-Thérèse, c’est que l’entreprise juge le moment opportun de décentraliser sa production canadienne et de s’établir directement sur le marché québécois qui constitue l’un de ses principaux débouchés au Canada.Les calculs effectués par la compagnie ont certainement révélé que l’investissement projeté produirait un rendement intéressant sans quoi le projet aurait probablement été remis à un moment plus favorable de la conjoncture.* * * Il arrive cependant que non seulement cette conjoncture est favorable mais qu’elle semble exceptionnelle.L’industrie du véhicule-moteur en Américque du Nord qui a constamment connu dans le passé une alternance régulière de progrès et de reculs connaît pour la première fois une prospérité inouïe qui persiste pour la troisième année consécutive.Malgré une hausse considérable de la production, le marché apparaît toujours insatiable de sorte que les grands producteurs se voient maintenant forcés de multiplier les nouvelles usines.* * * Comment se fait-il que les Américains aient ainsi devancé les Français dans le développement de cette nouvelle industrie québécoise ?Une mentalité différente en affaires paraît en être la raison profonde.L’industriel français n’est pas l’homme des décisions rapides ; il exige des certitudes avant de passer à l’action, une connaissance approfondie du milieu où il veut pénétrer.Il s’engage difficilement si la mathématique financière ne lui fournit pas un bilan positif.Moins soucieux de détails techniques et d’analyses des marchés, l’industriel américain se laisse surtout guider par les résultats d’ensemble.Dans ce cas précis de l’industrie de l’automobile, reconnaissons de plus qu’il avait ce grand avantage d’être déjà familier avec les exigences comme les possibilités du marché canadien.Alors que les Français considèrent encore les investissements au Québec comme une sorte/ d’aventure, les Américains y voient un prolongement normal de leur puissance industrielle.(La Presse) À la recherche de la pierre philosophale |E ne connais pas de pays au monde ~ où l’indépendance-ait jailli du cerveau des experts.L’indépendance est une option profonde qui engage toute la vie d’un peuple.Elle ne se fait pas par départements spécialisés.Elle fait un peu penser au choix d’un état de vie par l’individu.Qui peut prouver à l’avance qu’il soit plus économique, pour tel individu, de se marier que de demeurer dans le célibat ?On ne le sait vraiment qu’après avoir fait son choix.On entend depuis quelques mois des experts affirmer tantôt que la séparation du Québec serait un désastre économique, tantôt qu’elle pourrait s’accomplir sans trop de heurts.En réalité, ils ne le savent pas.Ils transposent en termes économiques leurs opinions politiques.Tout dépendrait, dans l’hypothèse d’une séparation, des circonstances politiques dans lesquelles elle s’accomplirait.Des experts peuvent nous dire quel sera notre statut à l’ONU, quels seront nos frais de représentation diplomatique, dans l’éventualité d’une séparation du Québec.Ils ne peuvent pas nous dire ce que sera notre niveau de vie, ce que seront nos rapports avec nos voisins, ce que sera notre mesure de liberté intérieure.Ce sont là des questions qui dépendent essentiellement des choix politiques qui seront faits.Ce sont ces questions qui comptent, non pas celle de savoir si nous aurons demain quelques parvenus de plus à promener en Cadillac dans les capitales du monde.Claude Ryan {Le Devoir) 97 LA MASSE DES HOMMES CONSIDÈRE NOTRE ÈRE D’ABONDANCE ÉCONOMIQUE AVEC UN ESPRIT D’ANTAN Dans un expose sur 1 Évolution économique et sociale et la valeur de notre témoignage, présente a Levis, M.Romeo Maione, directeur adjoint du Département international du Congrès du Travail du Canada, était l'invité de la Société d'assurance des Caisses populaires et de l’Assu-rance-Vie Desjardins, à l'occasion de leurs assemblées annuelles.Il a mis l'accent sur la nécessité d'adapter les structures et les systèmes sociaux à la puissance que 1 électricité, l'automatisation et l'énergie nucléaire confèrent à l’homme moderne.Dans l'ère moderne qu'il a définie comme (( la période la plus révolutionnaire que l'homme a jamais vécue )), M.Maione voit les problèmes de production remplacés par des problèmes de distribution et il considère que, maintenant, l'homme a acquis les instruments nécessaires pour assurer la culture, autrefois réservée aux riches, à toute la population.Dans les pays sous-développés comme l'Inde où les gens meurent de faim, on voit maintenant la possibilité de sortir du marasme grâce a la production alimentaire d’autres pays.(( Ça donne un optimisme formidable », a affirmé le conférencier, « mais nous sommes bloqués par des structures dépassées.» Sous 1 influence des changements rapides apportes aux modes de vie, tout le monde est porté à se poser des questions.(( Les femmes », a dit M.Maione, « qui sont complètement déracinées dans le monde actuel, cherchent leur place dans la vie moderne.On se demande quel est et quel sera le rôle de la famille.Il sera probablement réduit.» L'Eglise se pose également des questions.On le voit par le Concile ; elle est forcée de considérer sa mission en face du monde moderne.' M.Maione a dit qu il n'était pas surpris par les recriminations qui entourent le pacte confédératif, au Canada.Le pacte a été tracé pour une situation entièrement différente de ce qui nous concerne maintenant, et il a besoin d'être renouvelé.On doit aborder ce renouvellement d'une manière franche et avec courage, a précisé M.Maione.Il a dit que d autres nations avaient dû affronter certaines épreuves récemment et se trouvent mieux de les avoir abordées franchement.Il a cité la Belgique qui a dû faire face simultanément aux problèmes de 1 unité europénenne, de la décolonisation du Congo et des frictions ethniques entre les Wallons et les Flamands.Le monde a maintenant une plus grande mobilité verticale qui permet à des enfants d'ouvriers de fréquenter l’université, et une facilité de communication qui fait que les choses qui étaient autrefois envisagées au niveau de la paroisse peuvent l'être au niveau du diocèse.Du fait de la rapidité des changements et de la complexité du monde moderne, la masse des hommes considère notre ère d'abondance économique avec un esprit d'antan, laissant place à une exploitation de l’homme par l’homme sous une nouvelle forme, plus profonde et plus dangereuse que l’exploitation des travailleurs par les patrons que les syndidats se sont attachés à enrayer.il b jtOC ill « L'exploitation de l’homme par l'homme est entree dans une autre phase, plus profonde et plus dangereuse, parce que les exploiteurs ne voient plus, ne vivent plus en contact avec ceux qu'ils exploitent », a dit le conférencier.Dans cette exploitation, on utilise de grands moyens, des méthodes psychologiques subtiles.M.Maione a parlé de la publicité faite à la télévision par les compagnies de finance, qui donnent une impression de facilité aux gens, mais qui ne publient jamais les taux d'intérêt qui vont de 25 à 28 pour cent par an.Il a critiqué le fait que l’Église tolère que des prêtres donnent la bénédiction aux bureaux des compagnies de finance.« Je ne comprends pas », s est-il exclame, (( que dans un secteur où les Caisses populaires travaillent bien, les gens aillent emprunter aux compagnies de finance 1 » « Nous avons besoin de revoir la valeur de la personne humaine, de lui redonner de la dignité, » a-t-il a;oute.(( On voit des vendeurs qui doivent dire continuellement des mensonges pour pouvoir faire vivre leur famille.Il nous revient de dénoncer ces fraudes et ces tactiques psychologiques malhonnêtes.» Dans le domaine de l'éducation, il faudra faire de gros efforts, selon M.Maione.Il a dit qu’un petit garçon, très doué en imagination à six ans, a perdu son imagination après avoir passé quelques années dans une de nos écoles catholiques.Citons ses propres mots : (( Quand on lui fait passer un examen et qu il est capable de répéter ce qu’on lui a^ inculqué, on considère qu'il est éduqué.Ce n est pas ça.Dans un monde qui change rapidement, il faut une grande capacité d’adaptation.Il faut qu il conserve son esprit imaginatif et qu'on l'aide à s'en servir.» Comme lignes d'action, M.Maione a préconisé que les syndicats dépensent de cinq à dix pour cent de leur budget pour l’éducation de leurs mem- ptîho Hn bres, que les Caisses populaires canadiennes aident le développement de Caisses populaires en Amérique latine, par exemple.Pour l'Amérique latine, a dit M.Maione, la seule solution entre le capitalisme et le communisme, c'est le mouvement coopératif.Pour terminer son exposé, le conférencier a dit que 1 ère moderne est idéale pour l’homme qui veut servir son prochain, car il y a beaucoup à faire et on a réellement les moyens pour le faire.98 La vie sur terre remonterait à 2,700,000,000 d’années La vie serait apparue sur terre voici 2,700,-000,000 d’années.C’est ce que croient pouvoir affirmer des microbiologistes de la Faculté de médecine ouest-australienne, après avoir étudié à fond les traces d’organismes vivants existant dans une roche découverte il y a un an à 250 milles a l’est de Perth, dans une mine d’or désaffectée de Southern Cross.La roche a été découverte par le géologue sud-africain Anthony Marshall, et a été étudiée par les microbiologistes Perret et May, dont le rapport, qui vient d’être publié, a provoqué une avalanche de demandes de renseignements de savants américains.Jusqu’à présent, en effet, les plus vieux organismes vivants dont on avait trouvé trace — au Canada — remontaient à 1,900,000,000 d’années.L’évaluation de l’ancienneté de ces micro-organismes, qui sont une forme de vie élémentaire qui n’existe plus sur terre est déterminée par les moyens scientifiques les plus précis dont on dispose actuellement.Par contre, des bactéries vieilles de 250 millions d’années ont été découvertes par des savants allemands qui ont réussi à les faire revivre après les avoir placées dans une solution nutritive.De la fumée qui coûte cher.L’émotion provoquée dans le monde par la publication du rapport des experts U.S.A.chargés d’enquêter sur la nocivité du tabac est à peine calmée qu’une seconde enquête nous apprend que les Américains sont .les plus grands fumeurs du monde.En 1963, ils ont fumé 533 milliards de cigarettes, 7,2 milliards de cigares et 32,000 tonnes de tabac pour la pipe.Ce qui équivaut à une dépense globale de 8 milliards de dollars.Trois millions de travailleurs dépendent directement ou indirectement de l’industrie du tabac.Le budget de publicité des grandes firmes de tabac dépasse 150 millions de dollars, dont la moitié va à la télévision.Quant aux différents impôts relatifs au tabac, ils ont rapporté la coquette somme de 3,3 milliards de dollars.Cependant, les U.S.A.ne fument pas tout ce qu’ils récoltent dans leurs 21 Etats du Sud — où l’on dénombre 750,000 planteurs.L’exportation vers l’Europe des cigarettes et du tabac en feuilles a représenté en effet 510 millions de dollars.Voilà de la fumée qui coûte cher.N.de la R.— Monsieur Paul-Émile Charron est en Europe.Sa chronique, ICI ON VOUS RENSEIGNE, nous reviendra le mois prochain.L’ÉPIDÉMIE DES « PLACES » QUI N’EN SONT PAS .Après la (( place des Arts » et la « place Ville-Marie », voici qu'on nous annonce la création d'une « place de la Justice ».Déjà, nous souffrions du mal, particulièrement ridicule celui-là, des « plaza », voici qu'avec les meilleures intentions du monde assurément, on multiplie les « places » qui n en sont pas.En français, une place ne désigne jamais un immeuble, si impressionnant soit-il, ni un ensemble d’immeubles si vaste soit-il.« Place », en l’occurrence, désigne un lieu géographique donné, dans une ville ou un village, un espace découvert, le plus souvent entouré de bâtiments et nommé en fonction du principal de ces bâtiments, d'un monument qui y est érigé ou en souvenir d’un événement historique.Ce sera la Grand’place, la place de la Mairie, la place de la Bourse, la place de la Libération, etc.Ainsi, avons-nous à Montréal la place d’Armes, la place Viger, la place Dominion, justement nommées.Lieu public, lieu de passage, rectangulaire ou circulaire peu importe, espace de dimensions variables et entouré de bâtiments : voilà, une fois encore, ce qu'est une « place » en français.On a appelé (( place des Arts » un bâtiment, certes somptueux, qui est au fond une sorte d’opéra.Si on n’estimait pas devoir l’appeler Opéra, on pouvait dire « Maison de la Culture ».Dans quelle ville de langue française, le théâtre ou l’opéra local sont-ils baptisés « Place du théâtre », « place de l’Opéra »?Vous irez entendre un concert à l’Opéra et non à la (( place de l'Opéra ».La Bourse de Paris s’appelle .la Bourse et l’espace qui s'étend devant le vaste immeuble s’appelle lui, place de la Bourse.Le cas de « place Ville-Marie » est plus discutable : on peut prétendre à la rigueur qu’il y a là une place, encore qu’il s’agit plutôt d’une esplanade.Ce qui est certain, c’est que l’immeuble principal ne peut s’appeler « place Ville-Marie » mais — s’il est le seul sur la place — « immeuble de la place Ville-Marie ».Il ne suffit pas d’un ensemble d’immeubles séparés par des terre-pleins et bordés de pelouses pour faire une « place » : mieux vaut dans ce cas, si tous les bâtiments ont la même destination, parler de « cité » : cité universitaire, administrative, parlementaire.Un immeuble, un groupe d’immeubles ne sont en aucun cas « une place » ; s’ils entourent, s’ils définissent en quelque sorte un espace découvert, un lieu de passage, c’est cet espace qui pourra s’appeler « place », place de la Justice ou toute autre.Verrons-nous demain des églises s’appeler « place de la Religion » et des centres de loisirs s’appeler « place des Sports » ?H est temps d’enrayer l’épidémie.J.-M.L.{Le Devoir) Les autobus de Montréal En moyenne, 2,000 chauffeurs de la C.T.M.rencontrent 1,500,000 voyageurs par jour.Ces même chauffeurs perçoivent un million de droits de passage par jour, en billets ou en monnaie et vérifient 500,000 correspondances.Le temps moyens passé dans un autobus par chacun des 280,000,000 clients de la C.T.M.est de 27 minutes pour un parcours moyen de 3.4 milles par voyageur.Le passager moyen utilise Lautobus deux fois par jour, passe donc 54 minutes par jour dans l’autobus.99 il faut gouverner la fortune comme la santé; en jouir quand elle est bon prendre patience quand e«?'e est mauvaise, et ne jamais faire de grands remèdes sans un extrême besoin — LA ROCHEFOUCAULD (Maximes )
de

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