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Titre :
Revue Desjardins : organe officiel de la Fédération des caisses populaires Desjardins
Éditeur :
  • Québec :La fédération des caisses populaires,1941-2004
Contenu spécifique :
Février
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
autre
Notice détaillée :
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Revue Desjardins : organe officiel de la Fédération des caisses populaires Desjardins, 1966, Collections de BAnQ.

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DANS CE NUMÉRO : LES PRÊTS POUR L'ACHAT D'AUTOMOBILES ¦ % .•* V F n t ^W1 . La Caisse populaire face à l’ère dynamique de 1966 IRÉNÉE BONNIER Quelles sont les express ions que nous entendons le plus souvent à l’heure actuelle ?.« Ça change vite .On est en pleine évolution .Il faut se rattraper .Il va nous falloir continuer à étudier .Nous sommes à l’âge de l’automatisation .i\ous avons l’impression d’être dépassés! )) Autant d’expressions qui veulent exprimer une marche vers l’avant.Nous nous sentons comme assis dans un train filant à vive allure, laissant derrière nous un certain nombre de paysages familiers et nous orientant vers des horizons neufs auxquels le rythme accéléré de notre course nous empêche de donner une forme précise ; mais ces nouveaux horizons prendront un aspect plus vivant et se révéleront davantage à notre portée lorsque notre course se ralentira et que nous prendrons contact avec ces nouvelles réalités.On dit que ça bouge.Nos paysages familiers bougent, nos habitudes bougent, nos institutions même bougent.Ceci n est pas unique à la province de Québec ; ceci est vrai à travers le monde.Nous bougeons parce que la société bouge, parce que la mécanisation a apporté des transformations industrielles autant dans Les milieux ruraux qu urbains et a également apporté avec elle des transferts de populations.Ces populations ne vivent plus nécessairement dans les mêmes milieux et ne ressentent pas nécessairement Les mêmes besoins ; c est dans ce sens qu elles bougent véritablement.Les échelles de valeurs, c est-à-dire les termes de comparaison, les pôles d’attraction qui guident notre comportement prennent parfois une nouvelle forme.Ces nouvelles formes ne sont pas nécessairement supérieures et sont même parfois inférieures à celles que les populations avaient auparavant.Les gens vivent davantage ensemble, les distances sont supprimées, les modes de communication sont faciles, rapides et permettent des rapports humains fréquents et impensables jus- qu’à maintenant.Qu’on le veuille ou non, nous faisons davantage partie de la même communauté.La Caisse populaire, qu est-elle devenue en 1966 ?Elle épouse les contours du développement de la société actuelle et elle doit devenir de plus en plus communautaire.La Caisse populaire, ce n est pas un comptoir où on reçoit de l’épargne et où on fait des prêts ; la Caisse populaire c est un groupe de personnes d’abord et avant tout.Ces personnes sont reliées par des liens communs de préoccupations, de modes de comportement, d’échelles de valeur et de besoins.Ces besoins, ils sont tout à fait humains ; ce peut être des besoins de sécurité, d’épargne, des besoins médicaux, des besoins d’éducation, des besoins de moyen de transport, des besoins d’ameublement.Autant de besoins qui caractérisent une communauté de personnes.La Caisse populaire ne s’identifie pas à tel ou tel individu, mais plutôt à un groupe de personnes qui vivent dans un territoire donné et qui ont ensemble des préoccupations et des aspirations communes.Le premier but de la Caisse est de répondre à ces préoccupations et à ces aspirations.La Caisse populaire vit au rythme du développement de la société actuelle et est en mesure d’ajuster ses politiques d’opération en regard des besoins sociaux et économiques de 1966.Elle sera ce que les sociétaires la feront.Son dynamisme dépendra des relations qui existeront entre la communauté de personnes qui la possèdent et les aspirations humaines, raisonnables de ces mêmes personnes.Voilà pourquoi, en regard du sens communautaire de plus en plus développé à notre époque, La Caisse populaire s’impose comme étant ! organisme le plus naturel pour que les humains puissent s’aider et s’entraider.SOMMAIRE Le mouvement Desjardins—IV 2'7 Cyrille Vaillancourt Reportage : Sortir les pauvres 30 de leur misère Jean-Jacques LeFrançois La politique de prêts de 68 35 Caisses populaires André Morin Notes et commentaires 36 Cyrille Vaillancourt L’urbanisation et la nouvelle so- 38 ciété québécoise Yves Martin Qu’est-ce que la coopération ?4:2 Paul-Émile Charron N Vol.32-N° 2 Lévis, février 1966 LA RE VUE DESJARDINS, organe officiel de La Fédération de Québec des Unions régionales des Caisses populaires Desjardins, société régie par la Loi des Caisses d'épargne et de crédit, publiée sous la direction de Jean-Jacques Le François, et tirée ce mois-ci à 17,000 exemplaires, est imprimée aux ateliers Charrier & Dugal (1965), Ltée, à Québec.• Le prix de Tabonne-ment, pour un an, est $2.00.• Le ministère des Postes, à Ottawa, a autorisé l'affranchissement en numéraire et l'envoi comme objet de deuxième classe de la présente publication.V RÉDACTION ET ADMINISTRATION LA FÉDÉRATION DE QUÉBEC DES UNIONS RÉGIONALES DES CAISSES POPULAIRES DESJARDINS F C I I C » N ÉDIFICE DESJARDINS: 59, AVENUE BÉGIN, LÉVIS (QUÉBEC) 26 Le mouvement DesJardins - IV CYRILLE VAILLANCOURT Avant T organisation de la Fédération, en 1932, chaque Union s'employait de son mieux à coordonner à l'intérieur de son secteur les efforts des Caisses populaires et, en même temps, à faire une éducation efficace pour développer l'esprit des Caisses ou pour ramener à l'esprit du fondateur les quelques Caisses qui s'en étaient éloignées.Les Unions, en faisant l'inspection des Caisses populaires, constatèrent que certaines Caisses, contrairement à l'esprit de monsieur Desjardins, utilisaient des dépôts d'épargne pour acheter des valeurs en dehors du Québec et même en pays étrangers.Pourtant, monsieur Desjardins donnait cet avertissement dans une conférence qu'il prononça en 1910 : (( Actuellement, avec la centralisation qui devient de plus en plus grande, on s'achemine vers des perturbations sociales, des crises de chômage.On draine, des petits centres ouvriers, de la campagne, les capitaux vers les grands centres.Dans quelques années, comme on aura appauvri les petits centres et la campagne, le capital humain suivra le capital argent.Alors, vous aurez des villes surpeuplées, des crises de chômage, des troubles sociaux.)) Et à ceux qui lui reprochaient de fonder des Caisses populaires autonomes et indépendantes dans chaque centre, monsieur Des jardins répondait : (( Moi, je distribue le fertilisant et je le laisse sur le sol là où il est produit, afin de maintenir et d'accroître sa fertilité.Je veux que l'argent de la terre serve d'abord à la terre et que l'argent de l'ouvrier serve à l'ouvrier.Si, donc, l'épargne est utilisée là où elle est produite d'abord je crée la prospérité dans chacun des milieux où ce système opérera, et quand tous ces milieux, toutes ces campagnes, tous ces comtés seront prospères, la grande ville sera aussi prospère.» Les Unions se concertèrent pour que ces cas d'exception disparaissent et que les Caisses populaires emploient à la campagne l'argent recueilli à la campagne, que l'argent de l'ouvrier serve à l'ouvrier, et l'argent des cultivateurs profite aux cultivateurs.Aussi, lorsque la Fédération fut organisée, elle s'empressa de demander au Gouvernement d'amender la loi des syndicats coopératifs pour obliger les Caisses populaires à faire fructifier les épargnes au bénéfice de nos milieux qui les ont produites.Voyons d'abord les préliminaires de la fondation de La Fédération de Québec des Unions régionales des Caisses populaires Desjardins.Le 17 novembre 1931, les représentants des Unions se réunirent à l'archevêché de Trois-Rivières.M.Sinaï-T.Lupien fut prié de présider cette réunion, et M.Laurent Létour-neau, d'agir comme secrétaire.Cette assemblée avait été convoquée à la demande de L'Union de Trois-Rivières dans le but de discuter des meilleures démarches à faire pour obtenir que le gouvernement du Québec acccorde les octrois nécessaires à la diffusion et à la surveillance des Caisses populaires.Après lecture de la correspondance échangée entre le ministre provincial de l'Agriculture et M.l'abbé J.-E.Poisson, on en vint à la conclusion que pour avoir quelque chance d'obtenir des octrois il fallait organiser une fédération provinciale des Caisses populaires.Sur proposition de monsieur Eugène Poirier, notaire, appuyée par le chanoine Thomas Caron, la résolution suivante fut adoptée à l'unanimité : (( Que les Unions régionales de Québec, Trois-Rivières, Montréal et Gaspé, couvrant actuellement toute la province et représentées par leurs délégués, déclarent requérir la fondation de La Fédération provinciale de Québec des Caisses populaires Desjardins, à responsabilité limitée, avec sa principale place d'affaires à Lévis, comté de Lévis.» M.l'abbé J.-E.Poisson, MM.Cyrille Vaillancourt et Wilfrid Guérin, notaire, furent désignés pour rencontrer le ministre de l'Agriculture de Québec et lui exposer les besoins des Caisses populaires en ce qui regarde leur diffusion et leur surveillance.L'Union de Gaspé nomma son représentant qui devait accompagner la délégation auprès du ministre de l'Agriculture.Le 22 décembre 1931, une deuxième réunion préliminaire à la fondation de la Fédération provinciale était tenue à l'archevêché de Trois-Rivières.M.Sinaï-T.Lupien présidait rassemblée et M.Laurent Létourneau agissait comme secrétaire.Les délégués des Unions étaient : Québec : M.l'abbé Émile Turmel et M.Cyrille Vaillancourt ; Montréal : Messieurs Eugène Poirier, notaire, et Wilfrid Guérin, notaire ; Trois-Rivières : M.le chanoine Thomas Caron et M.l'abbé J.-E.Poisson.Bien qu'étant de L'Union de Trois-Rivières, M.Laurent Létourneau fut désigné délégué de L'Union de Gaspé.Le secrétaire de l'assemblée informa les délégués qu'il avait adressé à chaque Union une copie du procès-verbal de la réunion précédente, en demandant à chacune d'elles d'autoriser un ou deux de ses membres à signer la déclaration de fondation de La Fédération provinciale de Québec des Unions régionales des Caisses populaires Desjardins.A cette même réunion, les délégués prirent connaissance des discours qui furent prononcés au Conseil législatif et à l'Assemblée législative par le premier ministre de la Province et le ministre de l’Agriculture concernant les Caisses populaires devant une délégation de L'Union catholique des cultivateurs.Les autorités gouvernementales semblaient disposées envers l'œuvre des Caisses populaires, et une fois prise la décision de demander un octroi substantiel au Gouvernement, la discussion porta sur le montant à solliciter.On en vient à la conclusion, après une estimation des besoins et du travail à faire, qu'un montant de $25,000.n'était pas trop élevé ; les délégués eurent le mandat de demander un tel octroi lorsqu'ils se rendraient rencontrer le ministre de l'Agriculture.M.Cyrille Vaillancourt fut prié de s'entendre avec l'honorable Adélard Godbout, ministre de l'Agriculture, pour fixer la date de cette rencontre avec les délégués des Unions.Contrairement à ce qui avait été décidé à la réunion précédente, cette délégation auprès du ministre ne fut pas limitée aux noms indiqués dans la résolution adoptée puisque tous les représentants des Unions existantes furent invités à en faire partie.Le notaire Wilfrid Guérin avait déjà commencé la rédaction d'un projet de règlements pour la Fédération.A cette réunion du 22 décembre 1931, le projet fut étudié et discuté et certains articles furent modifiés ; puis, il fut décidé de faire dactylographier ce projet, tel que modifié, et d'en adresser une copie à chaque Union régionale pour approbation, après modifications s'il y avait lieu.Dans notre article de décembre dernier, nous écrivions que la Fédération avait été fondée le 25 février 1932.Nous devons rectifier et préciser que cette fondation eut lieu le 24 février 1932, après la sanction, le 19 février de la même année, de la loi accordant à la Fédération un montant de $20,000.en vue d'organiser la propagande et la surveillance efficace des Caisses populaires.Ayant publié le texte de cette loi dans notre article de novembre dernier, nous n'y reviendrons pas.En même temps que cette loi était votée, le 19 février 1932, on fit amender la loi des Syndicats coopératifs pour qu'à l'avenir les Caisses populaires ne puissent pas envoyer de leur argent en dehors de la province de Québec et, partant, à l'étranger.L'article 39 de ladite loi fut modifié en remplaçant le troisième alinéa par le suivant : (( La moitié au moins de ces fonds doit être placée en la manière prescrite par les dispositions de l'article 40 », c'est-à-dire la moitié au moins des fonds de réserve.À la même date, soit le 19 février 1932, l'article 40 de la loi des Syndicats coopératifs fut amendé en y ajoutant ce qui suit : (( A l'exception de ces crédits ou prêts à leurs membres, des sommes déposées à une banque à charte, à une caisse d'épargne, à un autre syndicat coopératif de crédit, ou à une fédération régionale ou provinciale de ces syndicats, tous les placements de ces sociétés de crédit doivent être faits : dans les fonds ou obligations de la Puissance du Canada ou de la province de Québec ou garantis expressément par la Puissance ou la province, ou dans les emprunts de toute municipalité ou de toute corporation scolaire en cette province, ou dans les emprunts dûment autorisés pour la construc- 28 tion ou la réparation en cette province des églises, presbytères ou cimetières, ou dans les emprunts de fabriques ou de corporations ecclésiastiques ou religieuses en cette province, ou en biens-fonds dans cette province, ou sur premier privilège ou première hypothèque pour un montant ne dépassant pas les trois cinquièmes de dévaluation municipale des biens-fonds affectés.
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