Revue Desjardins : organe officiel de la Fédération des caisses populaires Desjardins, 1 janvier 1967, Mars
DESJARDINS MARS 1 n i A lire attentivement : MESSAGES DU PRESIDENT ET DU DIRECTEUR GENERAL DE LA FEDERATION combattre Tusure et relever le niveau de vie des classes laborieuses * Le 6 avril 1897, le député de Montréal-Sainte-Anne aux Communes, Michael Quinn, présentait un bill dont l'objet était de soustraire les emprunteurs à l'obligation de payer un taux d’intérêt exorbitant et même usuraired L’ancienne loi qui stipulait que l’on pouvait exiger n’importe quel taux d’intérêt, donnait lieu à des abus criants.(( Il s’est présenté par tout le pays, surtout dans la ville de Montréal, des cas où l’on a perçu des intérêts équivalents presqu’à 3,000% par année.Il y a eu, il n’y a que quelques jours à Montréal, un cas remarquable où un homme qui avait emprunté $150., a été poursuivi et condamné à payer, en intérêts, la somme de $5,000.sur ce capital de $150.2 » Desjardins, de son siège de rapporteur, écoutait, avec horreur et stupéfaction, le récit de ces injustices.Il ne pouvait demeurer indifférent.« Ce furent ces tristes révélations qui nous amenèrent à approfondir ce problè- * Roby, Yves, ALphonse Desjardins et Us Caisses populaires, 1854-1920, Chez Fides et au Service de la papeterie de La Fédération : $2.1.Débats de La Chambre des communes, I (6 avril 1897) : 468-469.2.Loc.cit.me et nous engagèrent à étudier les moyens de le résoudre.» 3 Comme il y avait peu de débats en français à la Chambre des communes, cela lui laissait amplement la liberté de s’occuper de cette question.4 Il fait des recherches dans les bibliothèques et lit tout ce qu’il trouve concernant le problème de l’usure.Il se livre même à une enquête dans son propre entourage.5 6 L’encyclique de Léon XIII, Rerum novarum, lui révèle l’ampleur et l’étendu des ravages.Au Canada, le problème était si grave, qu’à plusieurs reprises dé; à, les députés avaient débattu la question.5 Selon Desjardins, de telles mesures ne sont qu’un trompe-l’œil et ne sauraient résoudre le problème de l’usure de façon efficace. em-1 nts, I lent ‘ rser 1 soit I dé-1 s la I dot 11 de-1| \ soi, H M- I jere | «or ' iOll .ace SoD Ses -on- I (i doit I en rendre compte immédiatement a rassemblée générale des sociétaires qu’il convoque dans le plus court délai, laissant a cette assemblée le soin de décider des mesures a prendre.Il doit aussi examiner les comptes, les vérifier et s'assurer de la valeur des prêts et des garanties exigées.Il doit voir à ce que chaque commission et chaque officier fasse son devoir sans faveur à personne ni faiblesse pour qui que ce soit.C'est, en un mot, l'assemblée générale siégeant en permanence et ayant l'œil toujours ouvert sur les officiers, du premier au dernier.Il faut donc être bien prudent dans le choix des membres de ce conseil.La gestion de la Caisse est confiée à un fonctionnaire appelé gérant.Il est nommé par le Conseil d'administration.C'est lui qui tient les écritures, reçoit tous les fonds.C'est à lui que toutes les demandes de prêt doivent être envoyées.Jamais un emprunteur ne doit s'adresser a un membre de la Commission de crédit.C'est là une habitude déplorable qu'il ne faut pas laisser s'implanter, car elle présente de très graves inconvénients, surtout pour les commissaires qui se trouvent ainsi dans une position délicate, peut-être même très embarrassante.Le gérant seul est l’intermédiaire entre les sociétaires et les organes de la société.Il a la garde des livres de la comptabilité et des fonds, et pour plus de sûreté, il doit donner un cautionnement d'un montant raisonnable pour assurer la fidèle exécution de ses devoirs.Le gérant est donc un fonctionnaire très important ; aussi doit-on choisir une personne de tact, d’un commerce facile et agréable même, toujours serviable, courtois mais inflexible sur l'observance des règlements jusque dans leurs plus petits détails.Il ne peut tolérer aucun relâchement, source d’abus toujours déplorables et qui trop souvent amène la mort des meilleures sociétés.S’il a à signaler des écarts ou à réprimer des manquements, il ne doit pas hésiter ; il est de son strict devoir de le faire, mais il lui faut apporter une grande courtoisie dans ses réprimandes, mêlée à beaucoup de bienveillance, ce qui n’exclut pas la fermeté la plus sévère.Il doit aussi avoir une connaissance générale de la situation des sociétaires ; de leurs qualités comme de leur solvabilité.Le choix d’un gérant est donc chose sérieuse, et ne doit pas être fait à la légère.Cependant, qu’on n’aille pas croire qu’il est bien difficile de trouver des personnes qui réunissent ces qualités ; un bon nombre les possèdent sans s'en douter.Il s'agit donc de les discerner et de donner ses suffrages au plus compétent.Il va sans dire que l'argent disponible est déposé au nom de la Caisse dans une ou des banques choisies avec prudence par le Conseil d'administration et que le gérant ne garde pas de fonds en mains, sauf une somme très minime pour faire face aux opérations les plus pressantes et de mince importance.Il est dans son propre intérêt aussi de garder le moins d'argent possible en mains, puisqu'il en est personnellement responsable.Tous les officiers d'une Caisse populaire la servent gratuitement, c’est la loi et le dévouement social qui l'exigent.Seul le gérant peut être rétribué ou récompensé pour ses travaux, surtout ceux des écritures.Mais cette rétribution ou indemnité est proportionnée à la quantité d'ouvrage qu’il doit faire.S’il a peu de besogne, il recevra peu ; s’il a beaucoup à faire, sa rémunération sera plus élevée, mais la Caisse faisant aussi plus d’affaires, partant, plus de profits, pourra payer davantage sans s’obérer.Les profits nets — toutes les dépenses, les pertes — s’il y en a — et l’intérêt sur les épargnes étant payés — sont affectés d’abord à la création d’un avoir social collectif sous les noms, de fonds de réserve, fonds de prévoyance et, s’il y a lieu, fonds de surplus, en prenant pour les deux premiers un percentage déterminé pour chacun d’eux.La balance est répartie aux sociétaires sous forme de boni ou dividende, en proportion du montant des parts payées de chacun et du temps pendant lequel elles ont été acquittées.Cette répartition se fait seulement une fois par année, après la clôture des comptes.Pas une Caisse n’a donné moins de quatre pour cent ; plusieurs mêmes paient quatre et demi ou cinq pour cent.Les dépôts d’épargne ont un intérêt de trois pour cent comme partout ailleurs.Un mot seulement des officiers.Le président doit exercer une surveillance générale et s’assurer que chacun fait son devoir.Le vice-président le remplace en cas d’absence ou d’incapacité, et aide le président dans l’accomplissement de ses fonctions.Le secrétaire dresse les procès-verbaux des réunions des sociétaires et des commissions, fait la correspondance.Comme la charge de gérant peut être cumulée avec une autre, le président, le vice-président ou le secrétaire peut être aussi gérant.C’est ordinairement le secrétaire qui est nommé gérant. Le fonds de réserve Abordons maintenant un point très important.Il s'agit du patrimoine ou fonds de réserve.Une Caisse populaire est tenue par la loi de mettre de côté, chaque année, au moins dix pour cent de ses profits nets.Ces montants doivent s’accumuler d’année en année jusqu'à ce que le total égale au moins le maximum du passif représenté en quelque temps que ce soit par les parts sociales et les épargnes des sociétaires.Mais une Caisse doit, au début, surtout, mettre ainsi de côté plus que dix pour cent, les doubler même, afin que la réserve, grossisse le plus rapidement possible et atteigne, dès les premières années, une somme un peu sérieuse tout en étant encore modeste en soi.Afin de prévenir toute tentative de s’emparer du patrimoine par un moyen détourné, la loi prescrit aussi qu’au cas de dissolution, la balance de l’actif, y compris la réserve, ne retournera pas aux sociétaires présents alors, mais ira à une œuvre d’utilité générale désignée par le lieutenant-gouverneur en conseil.Cette mesure est très sage, car il aurait été souverainement in;uste qu’un groupe d’individus eût, à un moment donné, la faculté de s’approprier le fruit de la prévoyance de leurs prédécesseurs, qui n’avaient pour but que de constituer une œuvre durable au bénéfice des générations qui leur succéderaient dans la paroisse.Le rôle du patrimoine consiste à protéger d’abord les fonds sociaux contre toute perte possible mais peu probable.Il sert encore à fortifier davantage la situation créée par la variabilité du capital social, par conséquent, du retrait facultatif des parts qui le forment ; notre but, en imposant l’obligation de l’accumuler par ces prélèvements annuels, a été de constituer un fonds collectif intangible qui servît à perpétuer les services économiques de cet organisme, quelque vicissitude qu’il dût rencontrer dans sa carrière.L’existence même de ce patrimoine, outre les précieux avantages déjà signalés, ne peut qu’attacher étroitement les sociétaires à leur œuvre par les liens de l’intérêt direct, puisque tout en assurant l’intégralité de leur avoir, il le rendra plus rémunérateur en accroissant la somme totale des bénéfices nets à être répartis sur les parts sociales et en réduisant l’intérêt exigé sur les prêts, car les ressources de ce patrimoine ne seront pas inactives, mais produiront un revenu.En effet, les bénéfices ainsi grossis ne sont pas répartis sur les parts seulement, ils doivent être appliqués dans une égale mesure à diminuer le taux de l’intérêt des prêts, ce qui sera à l’avantage des emprunteurs.Suivant ses nécessités, chaque sociétaire peut devenir emprunteur : il y a sans cesse une partie des membres qui recourt aux prêts, l’autre qui temporairement n’en a pas besoin.Celui qui verse des économies aujourd’hui peut être emprunteur demain.Les deux groupes varient continuellement quant aux individus qui en font partie, mais leur existence simultanée est indispensable à la prospérité d’une telle Caisse.S’il n’y avait pas d’emprunteurs, elle ne ferait pas de bénéfices ; de même aussi, s’il n’y avait pas de membres qui y mettent leurs économies, il n’y aurait pas de fonds à prêter.Ce sont donc deux facteurs essentiels.Or, les Caisses ont adopté pour règle absolue de les traiter tous deux avec une justice égale, en les faisant bénéficier l’un et l’autre des profits réalisés.Chaque fois donc que le boni est accru, chaque fois aussi les conditions faites aux emprunteurs sont bonifiées.C’est l’application du régime coopérateur sur lequel reposent ces sociétés d’épargne et de crédit.C’est là, il est vrai, un principe nouveau en une telle matière, mais ce principe se recommande parce qu’il est fondé sur l’équité et la solidarité bien comprises.Il ne faut pas oublier, non plus, que même les emprunteurs profitent des bonis accrus, puisqu’ils sont sociétaires et, comme tels, propriétaires de parts jouissant de ces bonis.Il s’ensuit donc que tous seront doublement intéressés au maintien de la Caisse comme épargnistes et comme emprunteurs éventuels par les avantages qu’ils en retireront.Ce patrimoine contribuera largement aussi à perpétuer l’existence de la Caisse, car toutes les générations qui se succéderont dans la paroisse voudront pour les mêmes motifs maintenir un tel organisme.C’est ainsi que le clocher paroissial deviendra le symbole non seulement de la vie religieuse, mais aussi celui d’une vie économique régénérée, mieux outillée, intensifiée, rendue plus facile et plus fructueuse.Sans exagérer l’importance de ce facteur nouveau, nous croyons voir là pour nos groupements agricoles le germe d’une heureuse évolution, le point de départ de la réaction vers le retour décisif et continu à la terre et l’éloignement des séductions trompeuses de la ville.< (/?suivre.) 58 les Caisses populaires en 1966 •et le ntaJ peut partie item, iedesl r de- ‘Dieot ileur ospé- prun- néme! raitet isant laque si les .liées, equel C'est telle parce 1 îüe ictus, ipné- | nsuit ; s au i 'inffle 3s eu ment j outes ¦ ¦oisse j itel issial teli-/ ' repe- facile reau, icoles i i/ 1} 4 jiirt.) ANDRÉ MORIN Au cours de Tannée 1966, les Caisses populaires ont manifesté une fois de plus, la stabilité de leur rythme de croissance et leur dynamisme.L'année 1966 fut une année de taux d’intérêt très élevés et de grande compétitiondansle secteur financier.Celle-ci n’a pas empêché les Caisses populaires de voir leur actif croître de $154 millions ou 12.8%.L’augmentation moyenne de l’actif au cours des dix dernières années fut de 11.7%.C’est là un rythme de croissance des plus enviables.Au cours de la dernière année, l’épargne dans les Caisses populaires affiliées a augmenté de $117.8 millions ou 11.5% et le capital social s’est accru de $27.3 millions ou 25.4%.Le tableau 1, nous donne l’importance relative des différentes formes d’épargne dans les diverses institutions financières au 31 décembre 1966, ainsi que les augmentations annuelles obtenues.Précisons que les chiffres des Caisses populaires, cités dans le tableau I, ne comprennent que les Caisses populaires affiliées aux Tableau I IMPORTANCE RELATIVE DES DIVERSES FORMES D’ÉPARGNE DANS LES INSTITUTIONS FINANCIÈRES (en millions de dollars) Au 31 décembre 1966 Au 31 décembre 1965 Augmentation annuelle Caisses populaires affiliées : Épargne 1,146.2 1,028.4 11.5% Capital social 134.7 107.4 25.4% Banques à charte : Épargne personnelle 10,248 9,725 5.4% Autres dépôts à préavis 2,346 3,044 14.8% Dépôts à vue du public 5,994 5,486 9.3% Total des dépôts 20,016 18,594 7.6% Banques d’épargne du Québec : Dépôts du public 421.2 401.8 4.8% Compagnies de fiducie : * Dépôts et certificats à vue 1,113 1,120 -0.6% Certificats de dépôts et de placements garantis 2,332 1,927 21.0% Sociétés de prêts hypothécaires : * Dépôts et certificats à vue 371 352 5.4% Certificats de dépôts et « débentures » .1,166 1,050 11.0% Sociétés d’investissements * (fonds mutuels) : Capital versé 1,658 1,332 24.5% * Pour les compagnies de Fiducie, les Sociétés de prêts hypothécaires et les Sociétés d’investissements les chiffres donnés sont à la fin du troisième trimestre de chaque année.Source : Bulletin statistique de la Banque du Canada, janvier et février 1967.Service de recherche, La Fédération de Québec des Unions régionales des Caisses populaires Desjardins.Tableau II LA STATISTIQUE DU CRÉDIT — SOLDE DES PRÊTS EN COURS, FIN DE MOIS (en millions de dollars) Octobre 1965 Octobre 1966 Variation Société de financement des ventes 1,123 1,222 + 8.8% Sociétés de petits prêts 1,009 1,134 + 12.4% Grands magasins 490 532 + 8.6% Magasins de meubles et d’accessoires.201 209 + 4.0% Banques à charte — prêts personnels.2,799 2,998 + 7.1% Caisses populaires : Prêts sur reconnaissance de dette 180 233 + 29.7% Source : B.F.S.61-004 La Statistique du crédit et Service de recherche, La Fédération de Québec des Unions régionales des Caisses populaire Desjardins.Unions régionales membres de notre Fédération.Les statistiques de l’ensemble des Caisses d’épargne et de crédit opérant au Canada ne sont pas encore connues pour 1966.Signalons seulement que leur actif total à la fin de 1966 serait de $3 milliards.59 Au cours de 1966 les Caisses populaires ont continué de manifester leur dynamisme dans leur politique de prêt.Au cours de la dernière années elles ont prêté $256 millions sur reconnaissance de dette et $121 millions avec garantie hypothécaire.Le solde de leurs prêts en cours sur reconnaissance de dette s’est accru de 27.0% tandis que le solde de leurs prêts hypothécaires s’accroissait de 7.7%.Signalons encore une fois que le rythme de croissance de nos prêts sur reconnaissance de dette est bien supérieur au rythme de Tableau III SITUATION ESTIMATIVE DES CAISSES POPULAIRES À LA FIN DE 1970 (en millions de dollars) $ 760 $ 285 Prêts : Epargne 1,710 Reconnaissance de dette.600 Hypothèque 650 Autres passifs et bénéfices non répartis 30 Terrain, immeuble, ameuble- 110 95 $2,120 $2,120 croissance des prêts personnels des autres institutions engagées dans le crédit à la consommation.Le tableau II donne les dernière statistiques fédérales publiées à ce sujet.Mais ce sont là que des chiffres du passé.Vous êtes peut-être davantage intéressés par l’avenir.Si les tendances des dernières années continuaient à se maintenir au cours des quatre (4) prochaines années, les grandes lignes de la situation des Caisses populaires à la fin de 1970 pourraient ressembler à la situation estimative illustrée au Tableau III.Vous vous demandez peut-être où sera rendu votre Union régionale à la fin de 1970.Le tableau IV vous indique quel serait l’actif de chaque Union régionale à la fin de 1970 si elles maintenaient pendant quatre (4) autres années le taux moyen d’augmentation qu’elles ont maintenu au cours des dix (10) dernières années.NOTES ET COMMENTAIRES Tableau IV Taux moyen d'augmentation annuelle de l’actif de 1957 à 1966 Actif au 31 décembre 1966 Actif estimatif à la fin de 1970 (en millions de dollars) Trois-Rivières 9.6% $ 165 $ 238 Québec 9.8% 355 516 Montréal 13.7% 549 916 Gaspé 13.3% 15 25 Sherbrooke 11.3% 59 91 Rimouski 9.6% 39 55 Chicoutimi 8.3% 40 55 Ouest québécois 16.3% 9 16 Saint-Hyacinthe 15.6% 84 150 Joliette 13.4% 48 80 Total $1,363 $2,142 Les chiffres estimés pour l’an 1970 ne veulent aucunement être des objectifs ou servir de normes.Us veulent simplement illustrer à quel rythme les Caisse populaires se développent actuellement et donner un ordre de grandeur de l’avenir.< Les Caisses populaires jrançaises en Ontario Dans la province d’Ontario, il y a 82 Caisses populaires d’expression française, dont l’actif total est de $49 millions et qui comptent plus de 75,000 sociétaires.En 1965, ces Caisses populaires ont prêté $17 millions à 10,000 de leurs membres, et ont payé en intérêts sur les dépôts d’épargne et en bonis plus de $1,600,000.Les premières Caisses populaires en Ontario ont été fondées par.le Commandeur Alphonse Desjardins lui-même, et trois de ces Caisses ont déjà plus de 50 ans d’existence.Il y a actuellement en Ontario 1,546 Caisses populaires et Credit Unions.IL y a 60 ans 5 mars 1907.Lord Grey visite les bureaux de la Caisse populaire de Lévis et se fait inscrire comme sociétaire.< 60 Feu Albert Côté é- CYRILLE VAILLANCOURT US Un grand apôtre de la coopération est disparu.Le 23 janvier dernier décédait à l’âge de 60 ans monsieur Albert Côté.Qui, dans nos Caisses populaires et dans tous nos organismes coopératifs reliés à nos Caisse populaires, n’a pas connu monsieur Albert CôtéI Albert Côté fut l’apôtre de la coopération partout où il y avait du bien à faire.Il le fut d’abord dans les Caisses populaires, puis dans les coopératives d’habitation, au Conseil de la Coopération, et même dans les sept dernières années il fut directeur du Service de l’habitation familiale au gouvernement de la province de Québec.Il s’efforça par ses conseils et son expérience de faire bénéficier des avantages de cette loi de l’habitation la plus humaine possible les économiquement faibles, en s’efforçant d’améliorer leurs conditions de vie économique et de logement.Monsieur Côté a été élevé à la campagne.Il perdit son père tout jeune et il dut travailler dur, non seulement sur la ferme pour remplacer son père, mais lorsqu’il fit ses études pour devenir ingénieur professionnel il dut travailler pendant ses vacances et le plus souvent le soir pendant l’année universitaire en vue d’avoir les revenus suffisants pour payer ses cours.Une fois reçu ingénieur, il entra au ministère des Mines de la province de Québec, mais, dès 1941, il commença à découvrir sa vocation de coopérateur.Il suivit des cours à la nouvelle école des sciences sociales de Laval que le Révérend Père Georges-Henri Lévesque venait de mettre sur pied.Il fut alors élu secrétaire de la Coopérative de consommation La Québécoise et, en 1943, après la mort tragique du gérant de la Caisse populaire de Saint-Sauveur, monsieur Côté devenait gérant de cette Caisse.Peu après, il fut nommé directeur de L’Union régionale des Caisses populaires Desjardins du district de Québec, poste qu’il occupait encore au moment de son décès.Au début de 1945, il fut l’un des fondateurs de La Société d’assurance des Caisses populaires ; il fut nommé directeur des agences et il contribua beaucoup à développer cet organisme.Quelques années après, en 1948, il aida aussi à L’Assurance-Vie Desjardins qui venait de naître, et il en fut nommé l’un des administrateurs.Il était administrateur de l’Assurance-Vie Desjardins lors de son décès.Monsieur Côté se dévoua aussi ardemment dans le domaine des coopératives d’habitation ouvrières de Sainte-Monique des Saules, près de Québec, etc.En 1948, il présidait à la fondation de La Fédération des coopératives d’habitation de la province de Québec.Voyant ses grandes qualités -de coopérateur, le Conseil de la coopération du Québec le nomma, en 1955, directeur du Service de l’éducation.Dès l’année suivante, il devint trésorier de cet organisme, poste qu’il occupa jusqu’en 1966.Partout où il y avait un mouvement coopératif monsieur Côté se sentait attiré vers ce groupe.C’est lui qui fut le promoteur de la fondation de La Fédération des mutuelles incendie en 1956, et il en était le gérant depuis le début.Monsieur Côté était d’une santé plutôt précaire et ce n’est que par son amour du prochain et son énergie indomptable qu’il pouvait se maintenir au travail.Quelqu’un me disait, il y a quelque temps :
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